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	<title>Archives des protectionnisme - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des protectionnisme - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie-Chine &#124; Un partenariat au cœur des nouvelles routes du commerce</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 09:47:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Remarquable évolution dans la manière dont les Chinois perçoivent et interagissent avec la Tunisie et les Tunisiens.. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/tunisie-chine-un-partenariat-au-coeur-des-nouvelles-routes-du-commerce/">Tunisie-Chine | Un partenariat au cœur des nouvelles routes du commerce</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors de mon second voyage en Chine en l’espace de 15 ans, j’ai été agréablement surpris par l’évolution remarquable de ce grand pays dans de nombreux domaines, que ce soit en termes de développement économique, technologique ou relatif à l’infrastructure et dans la manière dont les Chinois perçoivent et interagissent avec la Tunisie et les Tunisiens. </em></strong><em>(Ph. China Shanghai Yuyuan Garden City / Canton Fair).</em> </p>



<p><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-18203636"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Lotfi-Sahli-Chine.jpg" alt="" class="wp-image-18203677" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Lotfi-Sahli-Chine.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Lotfi-Sahli-Chine-180x300.jpg 180w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>
</div>


<p>Cette connaissance accrue de notre pays est évidente, notamment à travers les informations demandées lors de l’octroi du visa pour la Chine. Les autorités et les entreprises chinoises semblent de plus en plus conscientes du rôle stratégique que peut jouer la Tunisie dans le commerce international.</p>



<p>En exploitant ces synergies, des secteurs clés comme les énergies renouvelables, la fabrication et la logistique pourraient bénéficier d’une innovation accrue et d’une croissance soutenue. Cela permettrait à la Tunisie de moderniser son économie, diversifier ses ressources et répondre aux exigences du développement durable.</p>



<p>Une intégration accrue dans l’initiative du programme de la route de la soie offrirait à la Tunisie une meilleure visibilité internationale et un rôle stratégique dans le commerce mondial.</p>



<p>En alignant ses priorités économiques sur celles de la Chine, la Tunisie pourrait consolider sa position en tant que partenaire privilégié, favorisant ainsi des retombées positives pour elle-même et pour ses partenaires africains.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La Tunisie, une passerelle stratégique</strong></h4>



<p>Les Chinois savent que les produits fabriqués en Tunisie, portant le label <em>Made in Tunisia</em>, peuvent pénétrer le marché européen sans barrières douanières grâce aux accords préférentiels entre la Tunisie et l’Union européenne. Cela ouvre des perspectives intéressantes pour les investisseurs chinois, qui voient en la Tunisie une plate-forme idéale pour contourner certains obstacles commerciaux et accéder à des marchés à fort potentiel.</p>



<p>De plus, les Chinois encouragent un taux d’intégration raisonnable dans les produits tunisiens, ce qui permet non seulement d’accroître leur valeur ajoutée locale, mais aussi de répondre aux exigences des marchés internationaux, notamment européens et américains.</p>



<p>Dans le contexte du retour d’une administration américaine favorable à un protectionnisme accru, marquée par l’annonce de hausses significatives des droits de douane sur les importations chinoises, ces opportunités deviennent encore plus stratégiques. La Tunisie pourrait ainsi se positionner comme un partenaire clé, offrant une plate-forme de production et de transformation permettant un accès plus compétitif et sécurisé aux marchés européen et nord-américain.</p>



<p>Cette coopération pourrait ainsi non seulement renforcer les échanges économiques entre nos deux pays, mais également contribuer à une modernisation des secteurs industriels tunisiens. Elle incarne un modèle de partenariat gagnant-gagnant, où la Tunisie sert de passerelle entre la Chine et le reste du monde, tout en consolidant son propre développement économique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dd7IKdwFdx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/22/tunisie-chine-les-prealables-a-une-cooperation-efficace/">Tunisie-Chine : les préalables à une coopération efficace</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Chine : les préalables à une coopération efficace » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/22/tunisie-chine-les-prealables-a-une-cooperation-efficace/embed/#?secret=Ny2e0VpKey#?secret=dd7IKdwFdx" data-secret="dd7IKdwFdx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>La Tunisie et sa souveraineté vestimentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 09:55:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si s’habiller tunisien pourrait aider à retrouver le plein emploi, la dignité économique et l’empreinte culturelle ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/la-tunisie-et-sa-souverainete-vestimentaire/">La Tunisie et sa souveraineté vestimentaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La question du plein emploi en Tunisie est trop souvent abordée par le haut : chiffres macroéconomiques, réformes financières, plans d’austérité ou promesses d’investissements étrangers. Elle est rarement pensée à partir du quotidien, de ce qui touche chaque citoyen dans ses gestes les plus simples. Or, s’habiller est l’un de ces gestes universels, répétitifs, constants, et pourtant profondément politiques. Et si s’habiller tunisien pourrait aider à retrouver le plein emploi, la dignité économique et l’empreinte culturelle&nbsp;? </em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18183904"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Pendant plusieurs décennies, la Tunisie a su se vêtir elle-même. Cette réalité, aujourd’hui presque oubliée, n’était ni marginale ni archaïque : elle constituait un véritable système économique intégré, capable de faire travailler des dizaines de milliers de personnes, de structurer les villes et les villages, et d’ancrer la production dans la culture locale. La mémoire de cette époque n’est pas une nostalgie : elle est un gisement de solutions.</p>



<p>La thèse défendue dans cet article est simple mais exigeante : la souveraineté vestimentaire peut devenir un levier central du plein emploi en Tunisie, tout en restaurant une dignité économique, une cohérence culturelle et une ambition africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la Tunisie s’habillait elle-même</h2>



<p>Il fut un temps où la Tunisie produisait l’essentiel de ce qu’elle portait. Les tissus sortaient d’usines nationales, parmi lesquelles la célèbre Sogitex, symbole d’une industrie textile publique protégée et structurante. Ces tissus étaient ensuite transformés localement : robes, jupes, costumes, draps, manteaux. Dans chaque quartier, dans chaque rue presque, travaillaient des couturières et des tailleurs.</p>



<p>Ce modèle reposait sur plusieurs piliers solides : une industrie textile nationale protégée&nbsp;; un artisanat de confection dense et diffus; un commerce de proximité; et une culture du sur-mesure et de la réparation.</p>



<p>Même les chaussures, souvent peu confortables mais accessibles, étaient tunisiennes. Les espadrilles, imparfaites mais bon marché, permettaient à chacun de se chausser dignement. Les importations étaient limitées aux accessoires : boutons, fermetures éclair, mercerie. La valeur ajoutée, elle, restait locale.</p>



<p>Ce choix n’était pas accidentel. Il relevait d’une politique économique consciente, fondée sur la protection des industries naissantes, comme l’ont fait avant nous l’Europe, les États-Unis ou le Japon (Chang, 2002).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle structurant du protectionnisme intelligent</h2>



<p>Contrairement au discours dominant actuel, le protectionnisme n’est pas un gros mot. Il devient nocif lorsqu’il est aveugle et permanent. Mais lorsqu’il est temporaire, ciblé et stratégique, il constitue un outil de développement essentiel (Rodrik, 2011).</p>



<p>Dans le cas tunisien, la protection du textile a permis : la montée en compétence de la main-d’œuvre&nbsp;; la stabilisation de l’emploi urbain et féminin&nbsp;; et la constitution d’un tissu industriel et artisanal cohérent.</p>



<p>Le textile est un secteur intensif en main-d’œuvre, particulièrement adapté à un pays à forte démographie active et à faible capital. En abandonnant cette protection sans stratégie de substitution, la Tunisie a exposé son industrie à une concurrence internationale écrasante, souvent fondée sur des coûts sociaux et environnementaux insoutenables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La double destruction : malls et friperies</h2>



<p>Aujourd’hui, deux modèles dominent l’habillement en Tunisie, et tous deux sont destructeurs de souveraineté.</p>



<p><em>Les malls ou l’importation du prestige</em><strong>&nbsp;</strong>:les centres commerciaux proposent des produits importés, souvent haut de gamme, inaccessibles à la majorité. Ils drainent les devises, créent peu d’emplois qualifiés et participent à une dépendance culturelle, où l’élégance est perçue comme nécessairement étrangère.</p>



<p><em>Les friperies ou l’illusion de l’accessibilité&nbsp;:</em><strong> </strong>à l’autre extrême, les friperies offrent des vêtements à bas prix, mais au coût caché immense. Elles détruisent la production locale, inondent le marché de vêtements usagés venus du Nord et transforment la Tunisie en décharge textile mondiale (Niinimäki et al., 2020).</p>



<p>Entre le luxe importé et la seconde main massive, l’industrie nationale n’a plus d’espace pour respirer.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18183974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Définition et portée de la souveraineté vestimentaire</h2>



<p>Par analogie avec la souveraineté alimentaire (Patel, 2009), la souveraineté vestimentaire peut se définir comme la capacité d’un pays à produire majoritairement, sur son territoire, des vêtements accessibles, adaptés culturellement, socialement et économiquement à sa population.</p>



<p>Il ne s’agit ni d’autarcie ni de repli identitaire. Il s’agit de maîtrise : maîtrise des chaînes de valeur, des emplois, des savoir-faire, des normes.</p>



<p>La dépendance vestimentaire est une fragilité stratégique. Un pays incapable d’habiller sa population dépend entièrement de flux extérieurs, soumis aux crises, aux ruptures logistiques et aux rapports de force internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gandhi et le vêtement comme acte politique</h2>



<p>L’exemple de Mahatma Gandhi est ici central. En promouvant le <em>khadi</em>, tissu filé et tissé localement, Gandhi ne prônait pas le retour au passé, mais un acte de désobéissance économique face à l’industrie textile britannique. Le vêtement devenait un symbole de dignité, d’autonomie et de résistance (Roy, 1999).</p>



<p>La leçon est universelle : se vêtir n’est jamais neutre. C’est choisir un système économique plutôt qu’un autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le textile comme moteur du plein emploi</h2>



<p>Relancer une filière textile intégrée permettrait &nbsp;d’absorber une partie massive du chômage, de créer des emplois féminins stables, de revitaliser les régions, et de réhabiliter les métiers manuels.</p>



<p>Chaque dinar investi dans le textile crée plus d’emplois que dans les secteurs capitalistiques. Le plein emploi ne viendra pas des technologies importées seules, mais de secteurs à forte intensité humaine, enracinés localement (ILO, 2018).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Habiller l’Afrique : une ambition réaliste</h2>



<p>La Tunisie ne doit pas penser petit. L’Afrique est le continent de demain : croissance démographique, urbanisation, émergence d’une classe moyenne. La demande en vêtements adaptés, abordables et de qualité y est immense.</p>



<p>Grâce à sa position géographique, son savoir-faire et son histoire textile, la Tunisie peut devenir une plateforme vestimentaire africaine, à condition de reconstruire d’abord son marché intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Azzedine Alaïa et le génie tunisien du vêtement</h2>



<p>La preuve que la Tunisie possède un talent exceptionnel dans l’art d’habiller est incarnée par Azzedine Alaïa. Parti de Tunisie, devenu l’un des plus grands couturiers à Paris, Alaïa n’a jamais renié son rapport charnel au tissu, à la coupe, au corps.</p>



<p>Son parcours démontre que l’excellence tunisienne peut être universelle sans être déracinée. Il est l’illustration parfaite de ce que pourrait devenir une filière nationale ambitieuse : une alliance entre artisanat, créativité et modernité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Se vêtir pour se redresser</h2>



<p>La souveraineté vestimentaire n’est ni un slogan ni une utopie. Elle est un choix de société. Elle engage l’emploi, la culture, l’environnement, la dignité.</p>



<p>S’habiller tunisien, ce n’est pas seulement consommer autrement. C’est produire autrement, penser autrement, transmettre autrement. C’est redonner un sens au travail, une valeur au geste, une cohérence à l’économie.</p>



<p>Comme hier, dans les rues d’Ez-Zahra et d’ailleurs, la Tunisie peut à nouveau se vêtir elle-même – et, ce faisant, se remettre debout.</p>



<p><strong>Bibliographie indicative</strong></p>



<p>Chang, H.-J. (2002). <em>Kicking Away the Ladder</em>. Anthem Press.</p>



<p>Rodrik, D. (2011). <em>The Globalization Paradox</em>. Oxford University Press.</p>



<p>Patel, R. (2009). <em>Food Sovereignty</em>. Journal of Peasant Studies.</p>



<p>Niinimäki, K. et al. (2020). <em>The Environmental Price of Fast Fashion</em>. Nature Reviews Earth &amp; Environment.</p>



<p>Roy, A. (1999). <em>The Politics of the Spinning Wheel</em>. Oxford India.</p>



<p>International Labour Organization (2018). <em>Employment-intensive industries and development</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K5r4EkL8pW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/25/pour-relancer-le-secteur-du-textile-en-tunisie/">Pour relancer le secteur du textile en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour relancer le secteur du textile en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/25/pour-relancer-le-secteur-du-textile-en-tunisie/embed/#?secret=BFPj3Obmy1#?secret=K5r4EkL8pW" data-secret="K5r4EkL8pW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie face au retour du protectionnisme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/la-tunisie-face-au-retour-du-protectionnisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 15:29:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit se préparer à un monde plus incertain et instable, moins généreux et prévisible, où l’anticipation devient vitale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un monde de plus en plus incertain, instable et protectionniste, les nations moyennes et petites ne peuvent plus se contenter d’être spectatrices. Parmi elles, la Tunisie doit se préparer à un monde moins généreux, moins prévisible, où la souveraineté, l’autonomie stratégique et la capacité d’anticipation deviennent vitales.</em></strong> <em>(Ph. « Kairouan » de Paul Klee).</em></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18095004"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" style="width:200px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis une décennie, un changement profond s’opère dans l’ordre international. La mondialisation que l’on a connue pendant les années 1990-2010 — ouverte, libérale, fondée sur l’extension du commerce et des valeurs universelles — se retire progressivement au profit d’un monde fragmenté, plus dur, plus protectionniste. Les États-Unis ont refermé une partie de la parenthèse libérale qu’ils avaient eux-mêmes ouverte. L’Europe apparaît désorientée, prise entre la menace russe, la crise énergétique, l’affaiblissement industriel, et l’incertitude stratégique liée à une désolidarisation américaine en matière de défense.  </p>



<p>Dans ce contexte, les nations moyennes et petites ne peuvent plus se contenter d’être spectatrices. Parmi elles, la Tunisie doit se préparer à un monde moins généreux, moins prévisible, où la souveraineté, l’autonomie stratégique et la capacité d’anticipation deviennent vitales.</p>



<p>L’objectif de cet article est de montrer comment la Tunisie peut transformer cette nouvelle réalité mondiale en une opportunité pour son développement, en articulant trois axes : 1- comprendre la recomposition géopolitique&nbsp;; 2-réinventer le modèle économique tunisien&nbsp;; 3- construire une diplomatie active, prudente et non-alignée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fin d’un monde ouvert : un retour de la puissance</h2>



<p><strong><em>Le retrait américain&nbsp;: pivot ou désengagement ? </em></strong>Depuis Barack Obama, les États-Unis ont entamé un retrait relatif du Moyen-Orient et de l’Europe. Biden l’a fait silencieusement, Trump l’a brutalement assumé. Selon Mearsheimer (2018), ce retrait n’est pas un accident, mais un réalignement stratégique fondé sur l’idée que <em>«l’énergie américaine ne doit plus être dilapidée dans des conflits lointains»</em> (Mearsheimer, <em>The Great Delusion</em>).</p>



<p>Cette tendance repose sur trois faits : 1- pivot vers l’Asie pour contenir la Chine&nbsp;; 2- fatigue impériale après l’Irak et l’Afghanistan&nbsp;; 3- crise interne américaine : polarisation, inégalités, déficit démocratique</p>



<p>L’Otan, longtemps pilier du système de défense européen, n’est plus considérée comme une priorité. Trump a menacé d’abandonner les alliés européens s’ils ne montaient pas leurs dépenses militaires. Cette idée est aujourd’hui reprise au Congrès américain par des voix influentes.</p>



<p>L’Europe découvre soudain, pour reprendre la formule de Luuk van Middelaar (2019), qu’<em>«elle vit dans un monde hobbesien»</em> — un monde où la force prime sur la norme.</p>



<p><strong><em>La menace russe et le choc stratégique&nbsp;: </em></strong>l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 a brisé un mythe : celui d’une Europe post-historique. L’idée, illustrée par Fukuyama (1992), que <em>«l’histoire était terminée»</em> au profit d’un monde pacifié et démocratique, a été brutalement démentie.</p>



<p>L’Europe réapprend ce que la Tunisie a toujours su : la géopolitique n’est pas un chapitre de livres, mais une affaire d’intérêts, de territoires, d’armée, d’énergie.</p>



<p><strong><em>Le retour du protectionnisme&nbsp;: </em></strong>les États-Unis n’ont plus honte de défendre leur industrie par la force des barrières douanières : Inflation Reduction Act, Buy American Act, relocalisations massives. L’Union européenne suit timidement. L’OMC est marginalisée.</p>



<p>Le capitalisme mondial est désormais un capitalisme des blocs, comme l’annonçait déjà Zbigniew Brzezinski (1997) : <em>«La lutte pour le contrôle des régions clés n’a jamais cessé.»</em></p>



<p>Le monde redevient multipolaire, conflictuel, stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie dans le nouvel ordre mondial</h2>



<p><strong><em>Une position géographique stratégique&nbsp;:</em></strong> la Tunisie n’est ni un pays enclavé ni marginal. Elle est sur une ligne de fracture géopolitique au sud de l’Europe, au nord de l’Afrique, au centre de la Méditerranée, face aux routes migratoires, proche des champs énergétiques libyens et algériens.</p>



<p>Elle possède une qualité irremplaçable : la stabilité relative. Dans un Maghreb où la Libye est imprévisible, l’Algérie fragile par sa dépendance aux hydrocarbures, la Tunisie demeure un pivot.</p>



<p><strong>Le risque d’être marginalisé&nbsp;: </strong>le danger n’est pas l’hostilité, mais l’indifférence.</p>



<p>Un monde protectionniste favorise les grands blocs&nbsp;(États-Unis&nbsp;; Chine&nbsp;; Inde&nbsp;; Europe&nbsp;; Russie&nbsp;; Turquie).</p>



<p>Les petits pays subissent, comme l’observait déjà Raymond Aron en 1962 : <em>«Les États faibles n’ont pas l’initiative des décisions.»</em></p>



<p>Le risque pour la Tunisie est de devenir seulement un espace de transit, un marché, un tampon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Europe désemparée : partenaire fragilisé mais indispensable</h2>



<p><strong><em>L’Europe face à la guerre&nbsp;: </em></strong>L’Europe a longtemps cru en trois illusions : la paix éternelle&nbsp;; l’énergie bon marché&nbsp;; l’armée américaine gratuite.</p>



<p>Ces trois illusions se sont effondrées en 2022. L’Allemagne découvre sa vulnérabilité industrielle. La France s’inquiète pour sa souveraineté nucléaire. L’Italie regarde vers les flux migratoires et la Méditerranée.</p>



<p>Pourtant, l’Europe reste le premier partenaire de la Tunisie : premier investisseur&nbsp;; premier marché et premier partenaire académique.</p>



<p><strong><em>Une solidarité conditionnelle&nbsp;: </em></strong>l’Europe ne donne plus. Elle prête, elle exige, elle conditionne.</p>



<p>Migration, surveillance des côtes, stabilisation régionale : voilà les priorités européennes.</p>



<p>L’accord de juillet 2023 entre la Tunisie et l’Union européenne n’est pas un accord économique, c’est un accord stratégique. Il confirme un fait : la Méditerranée est redevenue un espace de sécurité et non seulement d’économies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que doit faire la Tunisie ? Un nouveau modèle</h2>



<p><strong><em>Passer de l’assistance à l’autonomie&nbsp;: </em></strong>pendant des années, la Tunisie a vécu sous le modèle de la générosité internationale (coopération, aide publique au développement, soutien budgétaire).</p>



<p>Ce modèle est terminé. Le monde est devenu dur. Il donne peu. Il exige beaucoup.</p>



<p>La Tunisie doit passer à un modèle d’autonomie intelligente : nourrir davantage son économie par ses propres forces&nbsp;; bâtir des chaînes de valeur locales&nbsp;; orienter l’éducation vers l’innovation</p>



<p>Amartya Sen (1999) nous rappelle que le développement n’est pas seulement économique, mais une capacité d’agir.</p>



<p><strong>Trois secteurs prioritaires&nbsp;:</strong></p>



<p><em>a) Agro-industrie et souveraineté alimentair</em>e : l’eau devient rare. Le climat se transforme. Les prix agricoles explosent. Le monde entre dans ce que Lester Brown (2011) appelait <em>«l’ère des pénuries»</em>.</p>



<p>L’agriculture tunisienne doit se moderniser : goutte à goutte généralisé; variétés résistantes agriculture de précision; et valorisation des produits du terroir.</p>



<p>Souveraineté ne signifie pas autarcie, mais capacité à résister aux chocs externes.</p>



<p><em>b) Énergie solaire, gaz, interconnexion</em> : le Sahara tunisien est un trésor solaire. L’Allemagne rêve de produire au sud ce qu’elle consomme au nord. La Tunisie peut devenir un exportateur d’énergie verte.</p>



<p>L’interconnexion électrique avec l’Italie (Elmed) est stratégique : elle transforme la Tunisie en pont énergétique.</p>



<p><em>c) Économie de la connaissance </em>: la Tunisie exporte ses cerveaux. Elle peut aussi exporter leurs idées (biologie, ingénieries diverses, numérique, IA…)</p>



<p>Ce n’est pas un rêve romantique : l’Inde, l’Estonie, Israël l’ont fait.</p>



<p>L’université tunisienne doit redevenir un laboratoire d’innovation, pas une machine à diplômes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diplomatie : prudence active et non-alignement</h2>



<p>La Tunisie n’a aucun intérêt à choisir entre Washington, Bruxelles, Moscou, Pékin, Ankara, ou Riyad Elle doit dialoguer avec tous, comme le faisait la diplomatie yougoslave à l’ère de Tito.</p>



<p>Le non-alignement, loin d’être une nostalgie, est une stratégie de survie pour les États moyens. Comme le souligne Henry Kissinger (2014)&nbsp;: <em>«L’équilibre des puissances protège les faibles, autant que les forts.»</em></p>



<p><strong><em>Maghreb, la grande occasion&nbsp;: </em></strong>aucun pays maghrébin ne pèse seul. Une union économique, même minimale, créerait un marché de 100 millions de consommateurs&nbsp;; un corridor énergétique&nbsp;; une puissance méditerranéenne.</p>



<p>Mais l’histoire nous enseigne que le Maghreb est une idée plus sentimentale que politique.</p>



<p>Pourtant, la Tunisie peut être le médiateur entre l’Algérie et le Maroc. Sa neutralité est un atout.</p>



<p><strong><em>Afrique : l’avenir démographique et économique&nbsp;: </em></strong>d’ici 2050, l’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants. Le continent sera le centre de la croissance mondiale (McKinsey, 2016). La Tunisie doit se tourner vers le sud &nbsp;(santé<strong><em>, </em></strong>formation, ingénierie, agriculture…)</p>



<p>La Cedeao, l’Afrique de l’Est, l’Afrique australe : la Tunisie doit y être présente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La culture tunisienne comme soft power</h2>



<p>Dans un monde de puissance, l’influence douce devient essentielle. La Tunisie possède un capital symbolique : modernité relative, laïcité sociale statut des femmes, patrimoine romain, islamique, méditerranéen, cinéma, littérature, musique…</p>



<p>La culture est une diplomatie.</p>



<p>La Méditerranée n’est pas seulement une mer de commerce. C’est une mer d’imaginaire. Paul Klee, August Macke et Louis Moilliet n’étaient pas venus à Saint-Germain-Ezzahra pour exporter des marchandises. Ils venaient chercher une lumière, une liberté.</p>



<p>La culture tunisienne peut redevenir un message universel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays debout dans un monde incertain</h2>



<p>La Tunisie n’est pas condamnée à subir. Elle doit comprendre le monde, se réformer, se projeter, ne pas attendre les miracles extérieurs</p>



<p>Le monde d’hier — généreux, ouvert, multilatéral — est terminé. Celui qui vient sera plus compétitif, plus violent, plus fermé. Comme l’écrit Pierre Hassner (2003)&nbsp;: <em>«Nous entrons dans l’âge post-occidental.»</em></p>



<p>Pourtant, la Tunisie possède trois forces essentielles : une position géographique unique&nbsp;; une tradition d’éducation, de dialogue, de modération&nbsp;; et un potentiel culturel qui fait d’elle un pays respectable</p>



<p>Dans un monde protectionniste, la Tunisie doit se préparer non pas à demander, mais à offrir de la stabilité, de l’énergie, du savoir, des services et une diplomatie sage.</p>



<p>Si elle parvient à conjuguer souveraineté et ouverture, lucidité et créativité, elle ne sera pas un espace oublié, mais une porte de la Méditerranée.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Références bibliographiques</em></strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Aron, Raymond. Paix et guerre entre les nations. Calmann-Lévy, 1962.</em></li>



<li><em>Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and Its Geostrategic Imperatives. </em><em>Basic Books, 1997.</em></li>



<li><em>Brown, Lester. World on the Edge: How to Prevent Environmental and Economic Collapse. </em><em>Earth Policy Institute, 2011.</em></li>



<li><em>Fukuyama, Francis. The End of History and the Last Man. </em><em>Free Press, 1992.</em></li>



<li><em>Hassner, Pierre. La terreur et l&#8217;empire : La violence et la paix II. Seuil, 2003.</em></li>



<li><em>Kissinger, Henry. World Order. Penguin Books, 2014.</em></li>



<li><em>Luuk van Middelaar. Quand l&rsquo;Europe improvise : Dix ans de crises politiques. Gallimard, 2019.</em></li>



<li><em>McKinsey Global Institute. Lions on the Move II: Realizing the Potential of Africa’s Economies, 2016.</em></li>



<li><em>Mearsheimer, John. The Great Delusion: Liberal Dreams and International Realities. </em><em>Yale University Press, 2018.</em></li>



<li><em>Sen, Amartya. Development as Freedom. </em><em>Oxford University Press, 1999.</em></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Analyse de l’IACE &#124; Et si le protectionnisme était la solution pour une relance durable ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/analyse-de-liace-et-si-le-protectionnisme-etait-la-solution-pour-une-relance-durable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 07:50:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[politique industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le contexte actuel des hausses tarifaires, une analyse de l'IACE préconise une nouvelle politique industrielle en Tunisie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), think tank basé à Tunis, a publié dans son blog   une analyse économique sous le titre <a href="https://shorturl.at/WbytS">«Quand le protectionnisme paye»</a>. Dans le contexte des hausses tarifaires imposées par les Etats-Unis à la majorité de ses partenaires, dont la Tunisie (25%), l’analyse explore une politique industrielle sélective et adaptée au contexte de notre pays.</em></strong></p>



<span id="more-17850451"></span>



<p>Cette politique s’articulerait autour de trois pistes concrètes : la substitution aux importations dans les secteurs accessibles ; le retour de la politique de compensation commerciale et des mesures ciblées respectant les engagements internationaux.</p>



<p>Se basant sur les dernières statistiques publiées par le Département du Commerce américain, les auteurs de l’article constatent que le protectionnisme américain a commencé à porter ses fruits&nbsp;: une croissance du PIB au 2ᵉ trimestre de 3,8 % contre 3,3 % estimés initialement (taux annualisé); un rebond des achats locaux de biens d’équipement, ainsi qu’une baisse des demandes d’allocations de chômage et un raffermissement du taux de change du dollar, qui s’est apprécié de 0,66 % par rapport à un panier de grandes monnaies, malgré la baisse récente du taux d’intérêt de base et les incertitudes sur l’économie américaine, notamment à court terme (inflation).</p>



<p>Constatant également que <em>«l’objectif des mesures protectionnistes introduites par le Président Trump était d’accroître la production des entreprises américaines et les bénéfices des hommes d’affaires, même si la production locale est plus coûteuse que les importations»,</em> ils se demandent si la Tunisie pourrait s’inspirer de ce nouveau modèle, plus favorable aux entreprises qu’au consommateurs mais d’une façon sélective et ciblée. Et ce par&nbsp;:</p>



<p><em>«1- l’adoption d’une politique de substitution aux importations dans certains secteurs industriels dont l’accès est aisé, soit parce qu’il avait été déjà réalisé dans le passé (industries mécaniques et électriques, industries de matériaux de construction), soit parce qu’il est devenu technologiquement faisable de nos jours. Cela exige une politique industrielle de l’État, qui doit encadrer, supporter et subventionner certaines activités industrielles, comme cela a été fait en Tunisie dans le programme de mise à niveau du siècle dernier et aux USA cette décennie. Les circonstances internationales sont favorables à cette orientation. De plus, des mesures douanières peuvent être adoptées, si cela est possible compte tenu des accords bilatéraux et multilatéraux existants;</em></p>



<p><em>2. la réinstauration de la politique de compensation commerciale vécue dans les années 90 qui exigeait des fournisseurs de voitures automobiles d’acheter des pièces de rechange et autres produits locaux à raison d’une proportion de leurs ventes en Tunisie. Les circonstances internationales sont favorables à ces mesures de compensation, qui obligent les importateurs de certains produits, où la concurrence internationale est vive, à exiger de leurs fournisseurs de faire des achats locaux, augmentant ainsi les exportations du pays.</em></p>



<p><em>3- Cette politique protectionniste peut poser des problèmes pour un petit pays comme la Tunisie, avait suivi longtemps une politique d’ouverture commerciale extérieure. Des réactions de la part des pays partenaires sont attendues, notamment de ceux avec qui la Tunisie est liée par des accords de coopération (UE en particulier). Pour cela, les mesures protectionnistes doivent être sélectives (par branches d’activité voire même par produits) et non générales, en donnant la préférence aux mesures qualitatives (conformité aux normes, formes de financement) sur les mesures quantitatives (taxe), et doivent être appliquées d’une manière progressive. Cela permettrait d’éviter des mesures contradictoires avec les clauses de l’accord d’association pour les produits actuellement importés par la Tunisie de l’UE, et de se concentrer sur les produits importés d’Asie (Chine, Turquie, transit de Dubaï).»</em> </p>



<p>Dans le nouveau monde qui se dessine avec des orientations et des méthodes de fonctionnement tournant le dos au libéralisme économique et renouant avec les politiques publiques de type keynésienne pour relancer la croissance de la production et de l’emploi, le défi aujourd’hui est d’assurer un développement durable et inclusif. </p>



<p><em>«Pour accomplir ce triple rôle (croissance, durabilité et équité), les politiques publiques doivent donner la priorité aux politiques industrielles sectorielles et aux mesures méso- et microéconomiques, dans un cadre global de stabilité macroéconomique assurée par des politiques fiscales et monétaires qui respectent les grands équilibres ou pseudo-équilibres financiers intérieurs et extérieurs»</em>, préconisent les auteurs.</p>



<p><strong><a href="https://shorturl.at/WbytS">Lire l’article complet.</a></strong> </p>



<p></p>
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		<title>Rencontre à Bizerte sur les instruments de défense commerciale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/31/rencontre-a-bizerte-sur-les-instruments-de-defense-commerciale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 06:33:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[barrières commerciales]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[défense commerciale]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[dumping]]></category>
		<category><![CDATA[marchés asiatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[PME tunisiennes]]></category>
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		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Journée de sensibilisation à Bizerte dédiée aux instruments de la défense commerciale contre les tentations protectionnistes de certains pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/31/rencontre-a-bizerte-sur-les-instruments-de-defense-commerciale/">Rencontre à Bizerte sur les instruments de défense commerciale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Vendredi 30 mai 2025, à Bizerte, une journée de sensibilisation dédiée aux instruments de la défense commerciale a permis aux participants, cadres institutionnels et opérateurs économiques, de débattre des moyens pour soutenir les PME tunisiennes face aux intentions protectionnistes de certains pays, exacerbées par l’annonce, récemment, du renforcement des droits de douane par les Etats-Unis.</em></strong></p>



<p><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-16648872"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg" alt="" class="wp-image-16629392" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Cette rencontre, organisée par la Chambre de commerce du nord-est de Bizerte, en collaboration avec le ministère du Commerce et avec l’appui de la GIZ, l’agence de coopération allemande pour le développement, a été marquée par la présence du ministre du Commerce, et enrichie par une forte mobilisation du ministère, notamment par la participation d’un staff technique composé de hauts cadres. Ces derniers se sont succédé pour présenter de manière détaillée les différents instruments juridiques et réglementaires permettant de protéger l’économie nationale, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), contre les pratiques déloyales telles que le dumping.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Face aux tensions protectionnistes</h2>



<p>L’accent a été mis sur les intentions protectionnistes de certains pays, ainsi que sur les mécanismes d’appui mis en place pour soutenir les PME tunisiennes face à ces menaces.</p>



<p>L’événement a réuni les représentants des cinq gouvernorats du nord (Bizerte, Béja, Le Kef, Jendouba et Siliana), ainsi que plusieurs opérateurs économiques : industriels, exportateurs, consultants en commerce international</p>



<p>Deux témoignages ont particulièrement retenu l’attention.</p>



<p>Un industriel local spécialisé dans les produits sidérurgiques a vu ses ventes chuter brutalement en raison de la concurrence d’un importateur jugé déloyal. Suite à cette situation, les services compétents du ministère du Commerce sont intervenus pour analyser le dossier et prendre les mesures appropriées.</p>



<p>Un autre cas concernait un fabricant tunisien exportant vers le Maroc, qui a récemment été confronté à l’imposition d’une taxe d’entrée sur son produit, illustrant ainsi les barrières commerciales auxquelles font face les exportateurs tunisiens, même dans des pays partenaires.</p>



<p>La rencontre s’est conclue par une discussion amicale et franche entre les opérateurs économiques et les responsables du ministère. Ce moment d’échange direct a permis aux participants de partager leurs expériences, leurs attentes, mais aussi leurs propositions pour renforcer la compétitivité des entreprises tunisiennes face aux défis du commerce international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives encourageantes pour certaines filières</h2>



<p>Parmi les témoignages marquants, un exportateur d’anguilles tunisiennes vers la Corée du Sud, l’Australie et les États-Unis a mis en avant l’engouement croissant des marchés asiatiques pour les produits de la mer tunisiens, évoquant des perspectives encourageantes pour le développement des exportations dans cette filière.</p>



<p>À cette occasion, le ministère du Commerce et ses partenaires ont annoncé plusieurs orientations futures, notamment la mise en place de formations ciblées sur les instruments de défense commerciale; un suivi renforcé des dossiers liés à la concurrence déloyale; et une collaboration plus étroite avec les opérateurs économiques pour une meilleure réactivité.</p>



<p>Cette initiative témoigne de l’engagement concret des autorités tunisiennes à défendre les intérêts économiques nationaux, tout en favorisant une intégration compétitive et durable dans le commerce international.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/31/rencontre-a-bizerte-sur-les-instruments-de-defense-commerciale/">Rencontre à Bizerte sur les instruments de défense commerciale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Protectionnisme de Trump &#124; Le dollar dans une zone de turbulence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/07/protectionnisme-de-trump-le-dollar-dans-une-zone-de-turbulence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 06:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[constructeurs automobiles]]></category>
		<category><![CDATA[dollar américain]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[tarifs douaniers]]></category>
		<category><![CDATA[Wall Street]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les tarifs douaniers de Trump étaient censés stimuler le dollar alors pourquoi l'inverse s'est-il produit?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/07/protectionnisme-de-trump-le-dollar-dans-une-zone-de-turbulence/">Protectionnisme de Trump | Le dollar dans une zone de turbulence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Les tarifs douaniers de Trump étaient censés stimuler le dollar alors pourquoi l&rsquo;inverse s&rsquo;est-il produit?», s’est interrogé le <a href="https://www.wsj.com/finance/currencies/trump-tariffs-us-dollar-217b3dc9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> dans une enquête où il souligne les inquiétudes concernant la récession (ralentissement du rythme de la croissance) pouvant avoir un impact important sur la monnaie américaine.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16102823"></span>



<p>Après que Trump a annoncé mercredi une série de tarifs punitifs sous le nom de Liberation Day (Jour de la libération), le marché boursier a connu une baisse significative et le dollar américain a fluctué par rapport aux principales devises. Cette volatilité reflète la confusion de Wall Street quant à la manière de gérer la monnaie américaine, a indiqué le <em>WSJ, </em>alors que la plupart des analystes insistaient sur le fait que la hausse des tarifs douaniers devrait conduire à un dollar plus fort et &nbsp;espéraient que la réduction des importations de biens étrangers contribuerait à réduire le déficit commercial et à baisser la demande de devises étrangères. Ils pensaient également qu’avec cette politique protectionniste, la croissance économique américaine pourrait dépasser celle de la zone euro et influer positivement sur le dollar.</p>



<p>Cependant, cela n’est pas arrivé. L&rsquo;indice du dollar américain, basé sur un panier de devises, a perdu plus de 4% cette année et est revenu aux niveaux observés le 5 novembre avant la reprise postélectorale. Les données de la Commodity Futures Trading Commission ont montré un changement dans le comportement des spéculateurs qui ont commencé à parier massivement contre le dollar américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’erreur du marché</h2>



<p>Le journal rapporte que la monnaie américaine a chuté par rapport à l’euro en comparaison à l’année dernière, un événement rare lorsque l’économie américaine surpasse en dynamisme celle de la zone euro.</p>



<p>Ce renversement soudain ne peut pas être le résultat d’une augmentation des tarifs douaniers, pouvant accroître le risque de récession, car le dollar se renforce généralement pendant les périodes de récession comme pendant celles d’expansion, les investisseurs y lorgnant à ces périodes comme une valeur refuge.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qs4F68LnMb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/03/devaluation-strategique-du-dollar-le-retour-du-plaza-accord/">Dévaluation stratégique du dollar | Le retour du Plaza Accord ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dévaluation stratégique du dollar | Le retour du Plaza Accord ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/03/devaluation-strategique-du-dollar-le-retour-du-plaza-accord/embed/#?secret=cGdBZrS52G#?secret=Qs4F68LnMb" data-secret="Qs4F68LnMb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p> Le journal explique la raison de l’erreur du marché : le dollar a atteint des niveaux extrêmement élevés ce qui le rend mûr pour une baisse. Comme le soutiennent certains investisseurs, l’offensive économique américaine contre ses alliés contribue à l’érosion du statut du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale. </p>



<p>Le <em>WSJ </em>estime que cela aurait pu être une victoire pour l’administration américaine. En 2024, le principal conseiller économique de Trump, Stephen Meyer, a souligné la nécessité de remédier au déficit commercial en pénalisant les banques centrales et les trésors étrangers qui déposent des actifs aux États-Unis. Cela correspond à l’idée selon laquelle la demande de valeurs refuges surévalue le dollar et par conséquent impose un lourd fardeau à l’économie américaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le potentiel des États-Unis en déclin</h2>



<p>Toutefois, le journal souligne que cette vision reste à prouver car l’augmentation des achats officiels d’actifs étrangers a tendance à coïncider avec un dollar plus faible. Les réserves mondiales en dollars sont restées stables depuis 2018 tandis que le dollar a augmenté de 16% selon les données du Fonds monétaire international (FMI). Une réponse plus précise qui n’est peut-être pas en faveur de Trump est que la confiance dans le potentiel économique à long terme des États-Unis est en déclin.</p>



<p>Sur de longues périodes, les rendements boursiers deviennent un moteur majeur des taux de change. Alors que les traders de devises peuvent suivre les différentiels de rendement des obligations à court terme, les différentiels de rendement des actions entre les actions américaines et européennes ont montré une corrélation de 70% avec les mouvements du dollar et de l&rsquo;euro sur la période de cinq ans depuis 2001.</p>



<p>Cela indique qu’une grande partie de la force du dollar est due aux investissements qui suivent la croissance relative de la productivité économique, tirée principalement par les énormes profits générés par les grandes entreprises de la Silicon Valley qui ont transformé les États-Unis en un exportateur majeur de biens technologiques en particulier de services.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="24sWpW5la9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/impacts-de-la-nouvelle-politique-etrangere-americaine-sur-la-tunisie-selon-liace/">Impacts de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon l&rsquo;IACE</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Impacts de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon l&rsquo;IACE » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/impacts-de-la-nouvelle-politique-etrangere-americaine-sur-la-tunisie-selon-liace/embed/#?secret=8LSGHZToXr#?secret=24sWpW5la9" data-secret="24sWpW5la9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Les marchés pourraient désormais anticiper un autre changement structurel. La poussée vers le réarmement renforce les espoirs d’une reprise économique en Europe tandis que les États-Unis peuvent entrer en récession à cause de la politique protectionniste de Trump et de la concurrence croissante de la Chine dans le domaine de l’intelligence artificielle.&nbsp;</p>



<p>Le <em>WSJ</em> n&rsquo;est pas opposé au protectionnisme en soi mais à la manière dont il est mis en œuvre par l’administration Trump. Le gouvernement américain doit tenter de soutenir les industries essentielles, estime le journal.</p>



<p>La délocalisation visant à réduire les coûts a également porté préjudice aux travailleurs, fragilisé les chaînes d’approvisionnement et rendu les entreprises moins disposées à innover. Des géants industriels comme Intel et Boeing peuvent en témoigner.</p>



<p>Cependant, le problème réside dans les tarifs douaniers, soudains et irréguliers, de Trump qui pourraient avoir un impact négatif sur l’investissement des entreprises plutôt que d’encourager ces dernières à réorienter leur production grâce à une approche ciblée et systématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des expériences ratées</h2>



<p>Plutôt que de provoquer un miracle économique à l’Asiatique, ces politiques risquent d’être davantage des expériences ratées.</p>



<p>Il existe des avantages potentiels à rapatrier des emplois d’assemblage du Mexique aux États-Unis pour des entreprises comme General Motors et Ford mais appliquer cela à toutes les pièces automobiles, y compris les composants de faible valeur comme les tissus et le câblage automobile, rendrait l’industrie automobile américaine inefficace. Il existe également la possibilité de représailles contre les partenaires commerciaux et l’imposition de droits de douane de 100% sur les véhicules électriques chinois.&nbsp;</p>



<p>Le journal souligne que les constructeurs automobiles américains excellent dans le segment des camions et des SUV (Sport utility vehicle, littéralement véhicule utilitaire à caractère sportif), où les consommateurs américains sont plus exigeants mais ils ont du mal à produire des véhicules à moins de 25 000 dollars, même avant l’imposition des tarifs. Tesla reste également une marque de luxe.</p>



<p>Si le marché américain s’isole, les grands constructeurs comme Toyota et Hyundai risquent de ne pas innover dans leurs usines américaines comme elles le font ailleurs. C’est ce qui s’est produit au Brésil et en Argentine où les tentatives de construire une industrie automobile nationale ont protégé les entreprises de la concurrence étrangère entre les années 1950 et 1980. Le Japon, la Corée du Sud et la Chine ont procédé autrement pour créer des constructeurs automobiles de classe mondiale. Ils ont combiné protectionnisme économique et discipline sur les marchés étrangers.</p>



<p>L’accent excessif mis sur le déficit commercial néglige le fait que la compétitivité et la rentabilité des biens échangeables américains jouent un rôle majeur dans la détermination de la valeur du dollar mais ces facteurs sont désormais remis en question.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mQZDUdAfMT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/les-droits-de-douane-americains-effets-limites-sur-la-tunisie/">Les droits de douane américains | Effets limités sur la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les droits de douane américains | Effets limités sur la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/les-droits-de-douane-americains-effets-limites-sur-la-tunisie/embed/#?secret=XLrL4N3Ckr#?secret=mQZDUdAfMT" data-secret="mQZDUdAfMT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/07/protectionnisme-de-trump-le-dollar-dans-une-zone-de-turbulence/">Protectionnisme de Trump | Le dollar dans une zone de turbulence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Impacts de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon l&#8217;IACE</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/impacts-de-la-nouvelle-politique-etrangere-americaine-sur-la-tunisie-selon-liace/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 13:03:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[aide internationale]]></category>
		<category><![CDATA[America First]]></category>
		<category><![CDATA[dinar tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[hausse du dollar]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impacts économiques de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon une étude de l'IACE. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/impacts-de-la-nouvelle-politique-etrangere-americaine-sur-la-tunisie-selon-liace/">Impacts de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon l&rsquo;IACE</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a publié l’<a href="https://iace.tn/les-impacts-economiques-de-la-reelection-de-donald-trump-en-2024-sur-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> suivante sur les «Impacts économiques de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie» et notamment la hausse du dollar, l’augmentation des droits de douane et la baisse de l’aide internationale. Et propose des recommandations pour anticiper leurs effets.</em></strong></p>



<span id="more-16098455"></span>



<p>La réélection de Donald Trump en 2024, avec la poursuite de la doctrine America First, pourrait avoir des répercussions significatives sur l’économie mondiale, notamment en raison de son approche protectionniste, de ses réformes fiscales et de sa stratégie monétaire agressive.</p>



<p>Pour la Tunisie, ces politiques pourraient engendrer à la fois des défis et des opportunités, nécessitant une analyse approfondie et des mesures adaptées pour en anticiper les effets. D’une part, la hausse du dollar, l’augmentation des droits de douane et la baisse de l’aide internationale peuvent fragiliser son économie. D’autre part, ces changements pourraient inciter la Tunisie à diversifier ses partenariats économiques et à renforcer sa production locale. Cette note analyse les impacts de ces mesures et propose des recommandations pour anticiper leurs effets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Une nouvelle donne économique mondiale</h2>



<p><strong><em>Protectionnisme et réorientation commerciale</em></strong></p>



<p>L’administration Trump a intensifié ses politiques protectionnistes, notamment en augmentant les droits de douane sur les importations provenant de pays concurrents comme la Chine. Cette stratégie a perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales, créant un environnement commercial plus incertain pour les partenaires économiques des États-Unis, y compris la Tunisie.</p>



<p>Les mesures protectionnistes ont non seulement augmenté le taux moyen des droits de douane sur les produits chinois mais ont également encouragé d’autres pays à adopter des pratiques similaires, exacerbant ainsi la conflictualité commerciale mondiale.</p>



<p>Le nouveau mandat de Trump pourrait conduire à une escalade encore plus prononcée du protectionnisme américain. Cela pourrait inclure l’imposition de droits de douane universels ou significativement accrus sur toutes les importations, ce qui risquerait d’entraîner une guerre commerciale mondiale. De telles mesures ne manqueraient pas d’affecter négativement le commerce international et potentiellement entraîner une perte du PIB mondial.</p>



<p><strong><em>Réformes fiscales et croissance américaine</em></strong></p>



<p>Les baisses d’impôts entreprises par l’administration Trump visent principalement à stimuler l’économie américaine en encourageant l’investissement privé et la création d’emplois.</p>



<p>Cependant, ces réformes comportent des risques significatifs : elles pourraient creuser le déficit budgétaire américain et exacerber les inégalités sociales. Un déficit budgétaire accru pourrait avoir des implications importantes pour la stabilité financière globale et influencer négativement les flux d’investissement vers des pays émergents comme la Tunisie.</p>



<p>En outre, ces politiques fiscales peuvent renforcer le rôle dominant du dollar dans le commerce international tout en accentuant sa volatilité face aux autres devises. Cela complique encore davantage l’environnement économique pour des pays dépendants du dollar dans leurs transactions internationales.</p>



<p><strong><em>Appréciation du dollar et fluctuations monétaires</em></strong></p>



<p>La politique monétaire menée par la Fed a conduit à une appréciation notable du dollar ces derniers mois, d’abord marquée par plusieurs hausses successives des taux directeurs. En 2024, la Fed a réduit ses taux à trois reprises (-0,25 % à chaque fois), mais elle adopte une approche plus prudente en 2025 en raison des risques inflationnistes liés aux mesures de Trump. Cette dynamique a rendu difficile la gestion de la dette extérieure pour de nombreuses économies émergentes. Après l’élection de Trump, le dollar s’est apprécié de 3% en termes nominaux et de 4% face à l’euro en novembre 2024, porté par les annonces de tarifs douaniers universels et de baisses d’impôts.</p>



<p>Pour un pays comme la Tunisie dont une grande partie des transactions se fait en dollars (comme beaucoup d’autres), cette situation se traduit par un coût accru pour ses importations ainsi qu’une inflation importée qui affecte directement le pouvoir d’achat intérieur. L’inflation résultante peut aggraver davantage l’instabilité macro-économique locale si elle n’est pas correctement gérée via une politique monétaire adaptée ou grâce à diversification accrue dans ses relations commerciales internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Conséquences pour l&rsquo;économie tunisienne</h2>



<p><strong><em>Inflation et hausse des coûts des importations</em></strong></p>



<p>L&rsquo;appréciation du dollar a un impact significatif sur l’économie tunisienne, notamment en renforçant le coût des matières premières et de l’énergie. En 2024, les coûts de l’énergie ont augmenté de 18%, tandis que les prix des produits alimentaires ont grimpé de 12%. Ces hausses affectent directement le pouvoir d’achat des ménages tunisiens, déjà fragilisé par un contexte économique tendu. L’inflation importée réduit la capacité des ménages à faire face aux dépenses courantes, entraînant une contraction de la consommation intérieure, moteur clé de l’économie nationale.</p>



<p>Par ailleurs, la dépréciation du dinar face au dollar complique la gestion des finances publiques, augmentant le poids de la dette extérieure libellée en devises et restreignant les marges de manœuvre budgétaires du gouvernement.</p>



<p><strong><em>Commerce extérieur et investissements</em></strong></p>



<p>Le commerce extérieur est fortement impacté par la forte dépendance à l’égard du dollar pour environ 60% des transactions commerciales. L’augmentation du coût des importations pèse sur la balance commerciale tunisienne, particulièrement dans les secteurs stratégiques comme le textile et l’agroalimentaire. Le textile, qui représente une part significative des exportations tunisiennes, souffre de l’augmentation du coût des matières premières importées (coton, teintures, équipements), réduisant ainsi la compétitivité des entreprises locales sur les marchés internationaux. De même, le secteur agroalimentaire, fortement dépendant des importations de céréales et d’huiles végétales, voit ses coûts de production grimper, ce qui limite sa capacité à exporter à des prix compétitifs et aggrave le déséquilibre commercial.</p>



<p>De plus, l’incertitude économique mondiale combinée au rapatriement massif de capitaux a entraîné une baisse significative (15% en 2025) des investissements directs étrangers (IDE), fragilisant ainsi davantage le tissu économique local.</p>



<p>Les secteurs stratégiques comme le textile et l’agroalimentaire sont particulièrement touchés par cette dynamique. En outre, les exportations tunisiennes vers les États-Unis, principalement dans le secteur agroalimentaire (huile d’olive conditionnée) et dans le textile (filière jeans), pourraient être impactées par la hausse annoncée des droits de douane.</p>



<p><strong><em>Fluctuations du prix du pétrole</em></strong></p>



<p>La production pétrolière américaine a atteint un niveau record en 2024, avec 13,2 millions de barils par jour, grâce à l’assouplissement des réglementations environnementales et à l’augmentation des investissements dans l’exploitation des gisements non conventionnels.</p>



<p>Cette surproduction, combinée à une politique énergétique axée sur l’indépendance des États-Unis, exerce une pression à la baisse sur les prix du pétrole, qui pourraient se stabiliser autour de 70 USD le baril.</p>



<p>Pour la Tunisie, un tel scénario présente des avantages immédiats, notamment une réduction de la facture énergétique du pays, qui dépend fortement des importations pour couvrir ses besoins en hydrocarbures. Une baisse du prix du pétrole permettrait de contenir les coûts des carburants et de l’électricité, limitant ainsi les tensions inflationnistes et allégeant la pression sur le budget de l’État.</p>



<p>Cependant, cette dynamique comporte aussi des risques majeurs pour l’économie tunisienne. Une baisse prolongée des prix du pétrole affecterait directement les revenus des pays exportateurs de pétrole, en particulier ceux du Golfe. Une réduction des excédents budgétaires de ces États pourrait se traduire par une diminution des investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie.</p>



<p>De plus, les transferts financiers des travailleurs tunisiens expatriés dans les pays du Golfe pourraient également être affectés par une contraction des revenus pétroliers. Cette réduction des recettes entraînerait des coupes budgétaires dans les économies du Golfe et de la Libye, ce qui impacterait l’emploi et les salaires des travailleurs étrangers, y compris ceux d’origine tunisienne. Il est crucial de suivre l’impact de cette diminution des recettes pétrolières des pays limitrophes sur les exportations tunisiennes vers ces pays, ainsi que sur les dépenses des touristes maghrébins et le soutien financier. Ces aspects doivent être observés avec prudence durant la période à venir.</p>



<p><strong><em>Aide internationale et présence économique américaine en Afrique</em></strong></p>



<p>La réduction des budgets alloués aux programmes d’aide américains, notamment via l’USAID, limite considérablement les capacités de financement des projets de développement en Tunisie.</p>



<p>Historiquement, ces fonds ont soutenu des initiatives essentielles dans des domaines tels que l’éducation, la gouvernance, l’entrepreneuriat et les infrastructures, contribuant ainsi à la stabilité économique et sociale du pays. La diminution de ces ressources, amorcée sous la première administration Trump avec une réduction de 28% de l’aide bilatérale en 2018, et alors qu’en 2023, le budget de l’USAID s’élevait à 43,79 milliards de dollars, risque de ralentir certains projets en cours, de fragiliser les ONG locales et d’accroître la dépendance de la Tunisie à d’autres sources de financement, notamment européennes et multilatérales.</p>



<p>Toutefois, en parallèle à cette réduction de l’aide directe, l’administration Trump encourage un modèle alternatif basé sur l’investissement privé à travers des initiatives comme <em>«Prosper Africa»</em>. Ce programme vise à stimuler les échanges commerciaux et les investissements américains en Afrique en offrant des incitations aux entreprises souhaitant s’implanter sur le continent.</p>



<p>Bien que la Tunisie ne figure pas parmi les pays prioritaires du programme, elle pourrait bénéficier indirectement de cette dynamique en renforçant ses relations commerciales avec les États-Unis et en attirant des investisseurs intéressés par les opportunités qu’offre l’économie tunisienne, notamment dans les secteurs de la technologie, des énergies renouvelables et de l’industrie manufacturière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Enjeux et recommandations</h2>



<p>Face aux défis économiques mondiaux actuels, notamment ceux induits par les politiques américaines et les fluctuations monétaires internationales, la Tunisie doit adopter des stratégies proactives pour renforcer sa résilience économique. Voici quelques pistes clés pour y parvenir :</p>



<p><strong><em>Diversifier les partenariats économiques</em></strong></p>



<p>Face aux tensions économiques mondiales et aux évolutions de la politique américaine, la Tunisie doit&nbsp;adopter une approche proactive en diversifiant ses partenaires commerciaux.</p>



<p>Maintenir des relations solides avec l’Union européenne tout en renforçant les liens avec la Chine pourrait offrir à la Tunisie une meilleure résilience face aux incertitudes mondiales. La Chine est déjà devenue le deuxième plus grand fournisseur de biens pour la Tunisie, après la France. Cela permettrait également d’exploiter pleinement les opportunités commerciales offertes par ces deux géants économiques. La Tunisie bénéficie déjà de plusieurs accords commerciaux qui peuvent lui permettre d’élargir ses débouchés à l’international. L’accord d’association avec l’UE, ainsi que les accords préférentiels avec des blocs régionaux africains, offrent des opportunités que les entreprises tunisiennes pourraient mieux exploiter à travers une stratégie d’exportation plus ciblée. En outre, l’exploration de nouveaux accords bilatéraux avec des partenaires émergents, comme l’Inde ou la Turquie, pourrait permettre à la Tunisie de diversifier encore davantage ses flux commerciaux et d’accroître sa résilience face aux chocs externes.</p>



<p><strong><em>Soutenir la production locale</em></strong></p>



<p>Renforcer la production locale est essentiel pour réduire la dépendance aux importations et stabiliser l’économie intérieure.</p>



<p>Le renforcement des chaînes de valeur locales est essentiel pour favoriser une économie plus autonome et résiliente. Il s’agit de soutenir des secteurs économiques stratégiques, tels que le textile, l’agroalimentaire, et d’autres industries locales. En investissant dans ces secteurs, on pourrait réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations. Cela implique également d&rsquo;améliorer l&rsquo;intégration verticale dans ces secteurs.</p>



<p>Pour que ces investissements dans les secteurs stratégiques soient réellement fructueux, il est crucial d’encourager les entreprises locales à se développer et à être compétitives à l’échelle internationale. Cela peut passer par un accès facilité à des financements adaptés.</p>



<p><strong><em>Optimiser la gestion monétaire et budgétaire</em></strong></p>



<p>Une gestion prudente du système financier est cruciale pour limiter les impacts négatifs des perturbations externes sur l’économie tunisienne. Cela implique la mise en place de stratégies à la fois monétaires et budgétaires pour protéger la stabilité financière et soutenir le pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p>La politique monétaire doit être un outil central dans la gestion des chocs externes, comme les fluctuations des taux de change, notamment l’appréciation du dollar par rapport au dinar tunisien. Cette appréciation peut rendre les importations plus chères, exacerbant ainsi l’inflation et réduisant le pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p>L’adaptation du budget national afin de soutenir la stabilité économique face aux crises externes nécessite une gestion rigoureuse et visée des finances publiques, notamment par le biais de subventions ciblées, pour atténuer les effets négatifs de l’inflation, en particulier en ce qui concerne les hausses de prix des biens essentiels.</p>



<p>Cela dit, la clé du succès réside dans notre capacité à mettre en œuvre ces mesures déjà évoquées, qui s&rsquo;avèrent de plus en plus urgentes pour permettre l&rsquo;adaptation aux évolutions économiques mondiales et aux besoins de la population tunisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/impacts-de-la-nouvelle-politique-etrangere-americaine-sur-la-tunisie-selon-liace/">Impacts de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon l&rsquo;IACE</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie va réviser l’accord de libre-échange avec la Turquie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/05/la-tunisie-va-reviser-laccord-de-libre-echange-avec-la-turquie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 08:53:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[commerce extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[textiles]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie travaille à la révision des dispositions de l’accord de libre-échange avec la Turquie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/05/la-tunisie-va-reviser-laccord-de-libre-echange-avec-la-turquie/">La Tunisie va réviser l’accord de libre-échange avec la Turquie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le ministère du Commerce et du Développement des exportations travaille à la révision des dispositions de l’accord de libre-échange avec la Turquie signé en 2005 dans le but de réduire le déficit commercial de la Tunisie avec ce pays.</em></strong></p>



<span id="more-9656748"></span>



<p>À cet égard, le ministère envisage d’élargir la liste des produits exclus du régime privilégié, notamment les produits similaires fabriqués sur le marché local et les industries confrontées à des difficultés dues à l’augmentation des importations turques.</p>



<p>D’autres mesures de défense commerciale sont activées alors que l’industrie nationale a été affectée par des pratiques d’importation déloyales ou massives, a indiqué le ministère dans un document publié ce week-end. Ceci en plus de faire face au protectionnisme croissant dans de nombreux pays et qui affecte les exportations nationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rationalisation des importations</h2>



<p>Ces mesures comprennent des taxes protectionnistes pour fournir des ressources supplémentaires au trésor public et la mise en place d’une plateforme d’enregistrement des exportateurs étrangers autorisés à exporter leurs produits vers la Tunisie, en coordination avec les structures compétentes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8OanB5OH6p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/17/tunisie-turquie-le-commerce-inegal-le-commerce-illegal/">Tunisie &#8211; Turquie : Le commerce inégal, le commerce illégal&#8230;</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Turquie : Le commerce inégal, le commerce illégal&#8230; » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/17/tunisie-turquie-le-commerce-inegal-le-commerce-illegal/embed/#?secret=K48wmuvo21#?secret=8OanB5OH6p" data-secret="8OanB5OH6p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour certains produits, des conditions techniques et des frais d’enregistrement seront imposés aux exportateurs souhaitant accéder au marché tunisien.</p>



<p>Afin de lutter contre l’importation anarchique, a indiqué le ministère, un système de contrôle avant importation des produits de consommation a été mis en place.</p>



<p>Le contrôle de l’origine des produits a été renforcé pour contrer la contrefaçon par certains exportateurs dans le but d’accéder au régime privilégié, en plus de lutter contre les fausses déclarations de la valeur des marchandises afin de favoriser la mobilisation des ressources, lit-on encore dans le document.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement des exportations</h2>



<p>Les progrès dans la numérisation des procédures du commerce extérieur ont atteint plus de 50%. Cette démarche concerne 70 procédures bancaires et douanières ainsi que des procédures de transport et de contrôle technique à l’exportation et à l’importation.</p>



<p>La numérisation sera déployée dans tous les ports. Une cellule de gestion par objectifs pour numériser et faciliter les procédures du commerce extérieur est en préparation.</p>



<p>Le service SOS Export sera également modernisé pour répondre aux défis auxquels sont confrontés les opérateurs économiques, notamment les exportateurs, et identifier au plus vite les solutions adaptées.</p>



<p>En outre, le ministère a déclaré que les préparatifs pour la 2<sup>e</sup> réunion du Conseil supérieur des exportations sont en cours; les travaux porteront sur le marché africain, la formation et la logistique.</p>



<p>Le commerce extérieur de la Tunisie à prix constants au cours des sept premiers mois de 2023 fait ressortir que les exportations ont enregistré une hausse de 11,1% contre 23,1% au cours de la même période en 2022, pour atteindre 36 151,1 millions de dinars (MDT) contre 32 529,1 MDT au cours de la même période en 2022.</p>



<p>La hausse des exportations a été tirée par la croissance observée dans plusieurs secteurs, notamment les industries agroalimentaires (+13,6%), les textiles, habillement et cuir (+13,3%) et les industries mécaniques et électriques (+19,4%), précise l’Institut national de la statistique (INS) .</p>



<p>Pendant ce temps, les exportations d’énergie ont chuté de 28,8%; ceux des phosphates et dérivés ont suivi (-5,4%).</p>



<p>Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (71,4% de l’ensemble des exportations) ont augmenté de 15,7%.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KrAvH2KGbE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/tunisie-turquie-comment-parvenir-a-un-commerce-bilateral-equilibre/">Tunisie-Turquie : comment parvenir à un commerce bilatéral équilibré ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Turquie : comment parvenir à un commerce bilatéral équilibré ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/tunisie-turquie-comment-parvenir-a-un-commerce-bilateral-equilibre/embed/#?secret=cXlkOPEp3F#?secret=KrAvH2KGbE" data-secret="KrAvH2KGbE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/05/la-tunisie-va-reviser-laccord-de-libre-echange-avec-la-turquie/">La Tunisie va réviser l’accord de libre-échange avec la Turquie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&#8217;économie mondiale (3-3) : Quid de mondialisation ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2020 09:36:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[économie mondiale]]></category>
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		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[technologie 5G]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sauver le monde de la pandémie de la Covid-19, il a fallu sacrifier l’économie. Voilà la situation redoutable que les décideurs de tous les pays y compris la Tunisie ont à affronter. La crise engendrée par cette pandémie ne ressemble à aucune autre. Elle a commencé par un choc de l’offre – la production...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/16/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-3-3-quid-de-mondialisation/">La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&rsquo;économie mondiale (3-3) : Quid de mondialisation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mondialisation-Covid-19.jpg" alt="" class="wp-image-312225"/></figure>



<p><strong><em>Pour sauver le monde de la pandémie de la Covid-19, il a fallu sacrifier l’économie. Voilà la situation redoutable que les décideurs de tous les pays y compris la Tunisie ont à affronter. La crise engendrée par cette pandémie ne ressemble à aucune autre. Elle a commencé par un choc de l’offre – la production a chuté alors que les travailleurs restaient chez eux – et a été suivi d’un choc de la demande alors que les revenus diminuaient. Cela aura des conséquences dont l’ampleur n’est pas encore évaluée. Peut-on espérer des réformes profondes qui conduiraient à un nouvel ordre international plus inclusif, coopératif et stable ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ezzeddine Larbi</strong> *</p>



<span id="more-312223"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Ezzeddine-Larbi.jpg" alt="" class="wp-image-311579"/></figure></div>



<p>La crise de Covid-19 soulève la question de savoir si la mondialisation a atteint son apogée. Les deux dernières décennies ont été impactées par deux chocs d’offre positifs à savoir la mondialisation et la technologie. Maintenant, la mondialisation va devenir dé-globalisation (protectionnisme et fragmentation) donc un choc négatif et la technologie ne sera plus la même : la rivalité stratégique entre la Chine et les États-Unis et les guerres commerciales sont à l&rsquo;origine de ces tendances. Et cette prédiction de la dé-globalisation est elle-même ancrée dans l&rsquo;idée que les États-Unis et la Chine sont enfermés dans un piège de Thucydide, dans lequel les tensions géopolitiques entre une puissance dominante et montante vont submerger.</p>



<p>La rivalité stratégique sur la technologie 5G entre les États-Unis et la Chine confronte les pays à un choix entre les deux superpuissances : la 5G non chinois coûterait 50% plus cher. C’est l’âge de <em>«Splinternet»</em>, internet fragmenté, qui peut entraîner la détérioration des régimes démocratiques, des marchés libres et ouvert et davantage de corruption.</p>



<p>La pandémie accélérera probablement la pression pour localiser les industries stratégiques telles que la production pharmaceutique, l’agro-industrie et la technologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Améliorer l’environnement commercial et poursuivre l’intégration régionale</h3>



<p>Pour profiter de l’opportunité offerte par la délocalisation, les pays du Moyen-Orient et d’Afrique devraient à la fois améliorer leur environnement commercial et poursuivre l’intégration régionale. Ils doivent régionaliser leurs programmes de concurrence et de réglementation. Ils pourraient également envisager un régulateur numérique régional. Ce serait difficile politiquement mais cela en valait la peine. Les régulateurs régionaux ont les meilleures chances de libérer le plein potentiel des pays en développement.</p>



<p>La réponse numérique au travail à domicile résultant de la pandémie a été impressionnante dans les économies avancées, mais également dans les pays en développement. Pourtant, la mauvaise qualité d&rsquo;Internet dans les pays en développement risque d’accentuer la fracture numérique.</p>



<p>Encore une fois, la pandémie a accéléré les tendances vers les petits détaillants vendant en ligne, l’apprentissage à distance, la vidéoconférence, le streaming vidéo et les jeux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qu’en est-il des perspectives de l’économie mondiale ?</h3>



<p>La récession due à la pandémie du coronavirus sera suivie d’une reprise terne. Les marchés financiers voient manifestement un avenir beaucoup plus radieux. Comme mentionné, il y a une relance monétaire massive et une relance budgétaire massive dans les pays développés. Les gens s’attendent à ce que les nouvelles de la contagion s’améliorent et qu’il y ait un vaccin à un moment donné. Et il y a un élément «<em>FOMO</em>» [peur de rater]. Il y a des millions de nouveaux comptes en ligne – des chômeurs assis à la maison faisant du day-trading – et ils jouent essentiellement sur le marché sur la base du sentiment pur.</p>



<p>À mon avis, il y aura une correction significative une fois que les gens se rendront compte que la reprise sera en forme de U pour ne pas dire W ou L alors que les marchés financiers semblent envisager une reprise en forme de V.</p>



<p>La délocalisation ne ramènera pas réellement des emplois, mais accélérera seulement l&rsquo;automatisation, tout en créant de nouveaux emplois. Le travail par les robots, l’automatisation, et l’intelligence artificielle entraîneront une augmentation de la productivité avec des bénéfices supérieurs.</p>



<p>Le marché, tel qu’il est actuellement ordonné, va rendre le capital plus fort et le travail plus faible. Donc, pour changer cela, il faut investir dans les employés. Donnez-leur une éducation, un filet de sécurité sociale – donc s’ils perdent leur emploi à cause d’un choc économique ou technologique, ils reçoivent gratuitement une formation professionnelle, des allocations chômage, des prestations sociales, des soins de santé. Sinon, les tendances du marché vont impliquer davantage d’inégalités de revenu et de richesse. Beaucoup peut être fait pour le rééquilibrer.</p>



<p>Le monde a besoin d’un leadership mondial afin d’étendre les ressources nécessaires aux pays qui en ont le plus besoin. Ce leadership doit venir des deux plus grands du monde – Chine et Etats-Unis. Les deux puissances doivent «prendre les devants» et assurer le leadership mondial à un moment où les pays les plus pauvres du monde sont en difficulté à cause de la pandémie.</p>



<p>Les élections présidentielles américaines de novembre pourront constituer le «tournant» lorsque les deux pays parviendront à un dialogue. J’espère que d’autres pays, les plus petites démocraties du monde, peuvent les pousser à se réunir dans une sorte de dialogue.</p>



<p>Ainsi, après des années très difficiles, voire de misère, nous espérons arriver à développer un ordre international plus inclusif, coopératif et stable. Toute fin heureuse suppose que nous trouvons un moyen de survivre aux temps difficiles à venir.</p>



<p>* <em>Professeur agrégé de sciences économiques à l’Université de Tunis; consultant principal auprès de la Banque Mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD).</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="X0Oo5KuSX9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/14/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-2-3-quid-de-la-tunisie/">La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&rsquo;économie mondiale (2-3) : Quid de la Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&rsquo;économie mondiale (2-3) : Quid de la Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/14/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-2-3-quid-de-la-tunisie/embed/#?secret=bj1cqlzxKy#?secret=X0Oo5KuSX9" data-secret="X0Oo5KuSX9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jWhzY70piH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/12/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-1-2/">La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&rsquo;économie mondiale (1-3)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&rsquo;économie mondiale (1-3) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/12/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-1-2/embed/#?secret=pbYs0yPLfG#?secret=jWhzY70piH" data-secret="jWhzY70piH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Retour du protectionnisme : priorités et opportunités pour la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/retour-du-protectionnisme-priorites-et-opportunites-pour-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2020 08:28:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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		<category><![CDATA[importations tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise Covid-19 a démontré l’échec de la mondialisation libérale et le retour en force du protectionnisme. Les pays se sont refermés sur eux-mêmes afin de doter l’Etat des moyens pour affronter la crise et protéger les entreprises nationales. Et si cette crise était une opportunité pour relancer l’économie en Tunisie ? Par Atef Hannachi...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/retour-du-protectionnisme-priorites-et-opportunites-pour-la-tunisie/">Retour du protectionnisme : priorités et opportunités pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Economie-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-293224"/></figure>



<p><strong><em>La crise Covid-19 a démontré l’échec de la mondialisation libérale et le retour en force du protectionnisme. Les pays se sont refermés sur eux-mêmes afin de doter l’Etat des moyens pour affronter la crise et protéger les entreprises nationales. Et si cette crise était une opportunité pour relancer l’économie en Tunisie ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Atef Hannachi</strong> *</p>



<span id="more-295642"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Atef-Hannachi.jpg" alt="" class="wp-image-200261"/></figure></div>



<p>La Tunisie, on le sait, a une économie ouverte sur l’extérieur où l’exportation a une grande importance en termes d’emploi et de recettes en devises. De même, les sociétés qui opèrent sur le marché local ont un besoin important d’approvisionnement extérieur pour fonctionner et livrer sur leurs clients.</p>



<p>Le schéma suivant présente la composition du PIB tunisien par secteur d’activité :</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Tableau-1-2.jpg" alt="" class="wp-image-295643"/></figure></div>



<p>Ce schéma démontre qu’aucun secteur économique n’est épargné par la crise actuelle, à part l’agriculture, les industries agro-alimentaires et les services financiers.</p>



<p>Les entreprises, et par conséquent l’Etat, vont se trouver affaiblis par le manque de ressources.</p>



<p>La répartition des exportations tunisiennes est détaillée dans le tableau suivant :</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Tableau-2-1.jpg" alt="" class="wp-image-295644"/></figure></div>



<p>La répartition des destinations des exportations tunisiennes par pays se détaille comme suit :</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Tableau-3.jpg" alt="" class="wp-image-295645"/></figure>



<p>La réparation des importations tunisiennes par secteur se détaille comme suit :</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Tableau-4.jpg" alt="" class="wp-image-295646"/></figure>



<p>Par conséquent, l’actuelle crise de protectionnisme dans le monde va provoquer les conséquences suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>réduire les chiffres d’affaires des sociétés d’export, mettre en difficulté les sociétés totalement exportatrices et aggraver la situation de la balance des payements;</li><li>réduire les revenus des entreprises publiques de produits minéraux vu la diminution de la demande mondiale et le ralentissement de la croissance mondiale;</li><li>réduire les flux des IDE.</li></ul>



<p>Ainsi, la barrière mise par le modèle libéral à l’intervention de l’Etat est levée. La théorie deKeynes développée après la crise de 1929 revient en force et l’intervention de l’Etat devient une nécessité pour investir et restructurer les activités économiques.</p>



<p>Dans ce contexte, l’Etat doit utiliser tous les moyens disponibles pour faire face à la crise. Ses priorités seront les suivantes:</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li>réduire le taux d’intérêt directeur afin d’inciter à investir;</li><li>permettre aux banques de financer les investissements de l’Etat, en adaptant les normes comptables IPSAS pour les comptes des entités publiques;</li><li>aider les entités industrielles opérant sur le marché européen à commercialiser leur produit sur le marché local par l’élimination des barrières à l’entrée, la réduction des coûts de douane et la révision des lois relatives à la franchise;</li><li>promouvoir les investissements intérieurs afin qu’ils complètent les chaînes de valeur locales et réduire les importations;</li><li>promouvoir les produits d’origine tunisienne par l’augmentation des droits de douane sur les produits similaires importés;</li><li>revoir les taux d’imposition en matière de TVA tout en gardant l’équilibre des ressources fiscales afin d’inciter la consommation locale;</li><li>inciter l’Etat à lancer des investissements de restructuration et d’infrastructure avec la formule partenariat publique-privé;</li><li>permettre à l’Etat d’investir dans les dérivés des produits minéraux, vue la diminution de la demande mondiale des produits brut.</li></ol>



<p><em>* Expert Comptable.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/retour-du-protectionnisme-priorites-et-opportunites-pour-la-tunisie/">Retour du protectionnisme : priorités et opportunités pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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