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	<title>Archives des protectorat français - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des protectorat français - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘La voix de la braise’’ &#124; Epopée mémorielle de la Tunisie noire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 08:17:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
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		<category><![CDATA[traite transsaharienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘La voix de la braise’’, roman de Abdelhamid Largueche retrace l’histoire d’une famille noire tunisienne mêlée avec celle de la nation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/la-voix-de-la-braise-epopee-memorielle-de-la-tunisie-noire/">‘‘La voix de la braise’’ | Epopée mémorielle de la Tunisie noire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘La voix de la braise’’, premier roman de l’historien Abdelhamid Largueche (à paraître aux éditions Sikelli, à Tunis) se présente comme une ambitieuse fresque romanesque qui retrace, sur près de trois siècles (1740-2020), l’histoire d’une famille noire tunisienne dont le destin s’entremêle avec celui de la nation. Bien plus qu’un simple roman historique, l’œuvre s’impose comme une méditation profonde sur la mémoire, l’identité et la transmission, explorant les strates souvent occultées de l’histoire tunisienne.</em></strong></p>



<p><strong>Amel Fargi *</strong></p>



<span id="more-18218768"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Amel-Fargi.jpg" alt="" class="wp-image-16730686" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Amel-Fargi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Amel-Fargi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Amel-Fargi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>À travers la saga de la lignée de Samba/Moussa, Largueche construit un récit polyphonique où se croisent les grandes transformations politiques (esclavage, colonisation, indépendance, révolution) et les silences individuels, les blessures intimes et les résistances discrètes. Cet article se propose d’analyser la structure narrative innovante du roman, d’examiner sa dimension mémorielle et politique, et d’évaluer son apport à la littérature maghrébine contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre saga familiale et fresque historique</h2>



<p><em>La structure tripartite comme cadre d’intelligibilité historique&nbsp;:</em><strong> </strong>le roman se structure selon une division tripartite qui correspond aux grands cycles de l’histoire tunisienne : <em>«La Nuit du Désert (1740-1881)»</em> couvre la période précoloniale et l’esclavage ; <em>«Le Regard qui Blesse (1881-1956)»</em> traite du Protectorat français et de la lutte indépendantiste; <em>«Le Silence et le Retour (1956-2020)»</em> aborde la Tunisie postcoloniale jusqu’à la révolution.</p>



<p>Cette architecture n’est pas seulement chronologique mais thématique : chaque partie explore une forme spécifique de domination et de résistance.</p>



<p>L’alternance entre récits intimes et contexte historique crée un effet de va-et-vient constant entre le personnel et le politique, montrant comment les grandes forces historiques s’incarnent dans des destins singuliers.</p>



<p><em>Le système des générations comme fil conducteur&nbsp;: </em>la progression narrative s’articule autour de quatre générations successives, chacune incarnant une posture différente face à l’histoire :Samba/Moussa représente la rupture originelle et la survie dans la dépossession&nbsp;; Othman incarne l’entre-deux identitaire, né libre mais marqué par l’héritage esclavagiste&nbsp;; Youssef et Aïcha personnifient l’engagement politique et social dans la lutte anticoloniale&nbsp;; et Rafiq matérialise la quête mémorielle dans une Tunisie désillusionnée.</p>



<p>Ce dispositif générationnel permet à Largueche d’explorer la dialectique complexe entre transmission et transformation, entre fidélité à l’héritage et nécessité d’inventer de nouvelles formes d’être au monde.</p>



<p><em>L’art de la transition et du montage temporel&nbsp;: </em>l’auteur maîtrise remarquablement les ellipses et les transitions, passant d’une époque à l’autre avec une fluidité qui évite le didactisme. Les<em> «sauts temporels»</em> ne sont jamais arbitraires : ils correspondent à des moments charnières où se joue le destin collectif. La technique narrative mêle différents registres – récit historique, monologue intérieur, dialogue, description ethnographique – créant une texture romanesque riche et variée. Les <em>«carnets»</em> des personnages (ceux de Youssef puis de Rafiq) servent de fil rouge matériel et symbolique, matérialisant la continuité de la mémoire à travers les époques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mémoire, praxis politique et déconstruction des récits officiels</h2>



<p><em>Contre-histoire et réhabilitation mémorielle&nbsp;: ‘‘La voix de la braise’’</em> s’inscrit dans la tradition des <em>«romans de contre-histoire»</em> qui donnent voix aux oubliés des grands récits nationaux.</p>



<p>Largueche entreprend un travail de <em>«réhabilitation mémorielle»</em> en mettant en lumière plusieurs dimensions occultées de l’histoire tunisienne :</p>



<p>1.«L’esclavage et la présence noire» : le roman restitue la réalité de la traite transsaharienne et ses prolongements dans la société tunisienne contemporaine&nbsp;;</p>



<p>2. «Les résistances infra-politiques»: à côté du mouvement national <em>«officiel»</em>, il montre les formes de résistance discrètes (spiritualité noire, solidarités féminines, préservation culturelle)&nbsp;;</p>



<p>3. «Les continuités entre systèmes de domination» : l’œuvre suggère comment certaines structures hiérarchiques (raciales, sociales) survivent aux changements de régime.</p>



<p><em>Métaphore de la braise ou épistémologie de la mémoire&nbsp;: </em>la <em>«braise»</em> fonctionne comme métaphore centrale d’une mémoire qui ne s’éteint jamais complètement mais peut se raviver à tout moment. Cette image guide toute l’épistémologie mémorielle du roman :</p>



<p>&#8211; «Mémoire-chaleur» : elle préserve une énergie potentielle, une virtualité de sens&nbsp;;</p>



<p>&#8211; «Mémoire-fragilité» : elle menace toujours de s’éteindre si on ne l’entretient pas&nbsp;;</p>



<p>&#8211; «Mémoire-transmission» : elle passe d’une génération à l’autre comme un feu qui se communique.</p>



<p>Les <em>«sanctuaires noirs»</em> représentent les lieux où cette mémoire se conserve hors des institutions officielles, dans des espaces de spiritualité et de communauté qui échappent au contrôle des pouvoirs successifs (beylical, colonial, national).</p>



<p><em>Archives du silence ou méthodologie de la remémoration&nbsp;:</em><strong> </strong>le personnage de Rafiq incarne une <em>«méthodologie spécifique de la remémoration»</em> :</p>



<p>&#8211; Collecte des témoignages oraux : il parcourt le pays pour recueillir les récits des anciens&nbsp;;</p>



<p>&#8211; Attention aux non-dits : il écoute autant les silences que les paroles&nbsp;;</p>



<p>&#8211; Reconstruction fragmentaire : il assemble patiemment les pièces d’un puzzle mémoriel&nbsp;;</p>



<p>&#8211; Transmission créative : il adapte les formes de transmission aux nouvelles générations.</p>



<p>Cette démarche constitue une critique implicite des historiographies officielles qui privilégient les archives écrites et les grands événements au détriment des mémoires intimes et des expériences marginalisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intersectionnalité des luttes : race, genre et classe</h2>



<p><em>La question raciale comme fracture persistante&nbsp;: </em>le roman explore avec subtilité la persistance des hiérarchies raciales à travers les régimes politiques :</p>



<p>&#8211; Sous le <em>«Protectorat»</em>, la racialisation devient bureaucratique avec la catégorie <em>«indigène»&nbsp;</em>;</p>



<p>&#8211; Après <em>«l’indépendance»</em>, le discours d’égalité masque mal la permanence des préjugés&nbsp;;</p>



<p>&#8211; Sous Ben Ali, la question raciale est doublement occultée : par le discours modernisateur et par le contrôle politique.</p>



<p>L’expérience des personnages noirs montre comment la<em> «couleur de peau»</em> fonctionne comme un marqueur social qui traverse les classes et les époques, créant une forme spécifique d’<em>«altérité»</em>.</p>



<p><em>‘‘La voix de la braise’’</em> est une contribution majeure à la littérature maghrébine contemporaine par son ampleur historique, sa profondeur anthropologique et son inventivité formelle. Plus qu’un roman sur la mémoire, c’est un roman par et avec la mémoire, qui fait de l’acte de remémoration une pratique éthique et politique. En suivant le destin d’une famille noire tunisienne sur trois siècles, Largueche nous offre non seulement une fresque historique impressionnante mais aussi une réflexion profonde sur les conditions de possibilité d’un vivre-ensemble véritablement inclusif.</p>



<p>L’œuvre résiste aux catégorisations faciles : à la fois saga familiale et essai historique, récit initiatique et traité politique, elle témoigne de la vitalité de la forme romanesque pour penser les questions les plus urgentes de notre temps. Sa publication en 2026, quinze ans après la révolution tunisienne, lui donne une résonance particulière : elle rappelle que toute révolution politique doit s’accompagner d’une révolution mémorielle qui donne voix à ceux que l’histoire a trop longtemps réduits au silence.</p>



<p>La dernière phrase du roman – <em>«La braise continue à brûler»</em> – résume cet optimisme têtu qui parcourt l’œuvre : malgré les tentatives d’effacement, malgré les désillusions, malgré le temps qui passe, quelque chose persiste, quelque chose résiste, quelque chose attend son heure pour se raviver et éclairer à nouveau le chemin. C’est peut-être là le message le plus précieux de ce roman remarquable : la mémoire n’est pas derrière nous, elle est devant nous, et c’est en marchant vers elle que nous inventons notre avenir.</p>



<p><em>* Comédienne et professeur d’art dramatique.</em></p>
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		<item>
		<title>Agnès Jésupret raconte l’enfance chahutée d’une Italienne de Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/agnes-jesupret-raconte-lenfance-chahutee-dune-italienne-de-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 06:54:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Jésupret]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[communauté italienne]]></category>
		<category><![CDATA[Grombalia]]></category>
		<category><![CDATA[protectorat français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une histoire exhumée de la mémoire  d’une vieille dame d’origine italienne ayant grandi dans la Tunisie du protectorat français.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/agnes-jesupret-raconte-lenfance-chahutee-dune-italienne-de-tunisie/">Agnès Jésupret raconte l’enfance chahutée d’une Italienne de Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec ‘‘Les os noirs’’, son premier roman, Agnès Jésupret explore une histoire intime et oubliée née d’un témoignage recueilli presque par hasard : celui d’une vieille dame d’origine italienne ayant grandi dans la Tunisie du protectorat français. À travers ce récit nourri de mémoire, de malédictions et d’ombres coloniales, l’autrice tisse un fil entre fiction et réalité, entre silence et transmission. Dans cet entretien accordé à Kapitalis, elle revient sur la genèse de son livre, son regard sur l’histoire coloniale, sa méthode de travail minutieuse et sensorielle, et son désir de voir son roman dialoguer avec la Tunisie d’aujourd’hui. Une parole sensible et engagée, portée par une romancière pour qui l’écriture est un geste de réparation.</em></strong></p>



<p>Entretien réalisé par <strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-17063074"></span>



<p><strong><em>Kapitalis&nbsp;: Vous vous définissez comme «biographe anonyme pour des gens qui le sont tout autant ». Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire un premier roman ?</em></strong></p>



<p><strong>Agnès Jésupret</strong>&nbsp;: J’ai commencé à écrire ce roman avant d’écrire des livres de souvenirs. J’ai eu envie de l’écrire parce que je suis tombée sur une dame assez âgée, d’origine italienne, qui m’a raconté son enfance en Tunisie. Cette histoire était tellement incroyable, tellement tourmentée, que je lui ai demandé l’autorisation d’en faire un roman. La dame m’a dit que je pouvais faire ce que je voulais de son histoire, alors j’ai commencé à <em>«m’amuser»</em> à écrire. Pendant une dizaine d’années, je suis revenue sur ce roman, c’était mon passe-temps. Quelque temps après avoir rencontré cette dame, j’ai commencé à faire des livres de souvenirs.</p>



<p>Je précise que la dame ne m’avait pas demandé d’écrire ses souvenirs, ce n’est pas une commande.</p>



<p><strong><em>Quelle part de réalité se cache derrière cette fiction ? Est-ce l’écho d’un témoignage recueilli ou une construction totalement littéraire ?</em></strong></p>



<p>Oui, j’ai recueilli le témoignage de cette dame en la filmant avec un camescope, ensuite j’ai retranscrit ses souvenirs et j’ai commencé à broder autour, à extrapoler, à nourrir son récit d’autres récits. Je me suis beaucoup documentée, j’ai beaucoup lu, j’ai fouillé dans les archives pour essayer de reconstituer le contexte dans lequel elle avait grandi, j’ai créé des personnages annexes pour donner une idée plus précise de ce qu’était la Tunisie à l’époque, et parce que c’était important pour moi de ne pas donner que le seul point de vue de la communauté italienne.</p>



<p>Dans <em>‘‘Les os noirs’’</em>, beaucoup de choses sont donc vraies (l’histoire de la malédiction, les empoisonnements, la déchéance de la famille…) et beaucoup d’autres ont été ajoutées par mes soins…</p>



<p><strong><em>Pourquoi avoir situé l’histoire en Tunisie, et plus précisément à Grombalia ?</em></strong></p>



<p>Ce n’est pas un choix. Je voulais raconter l’histoire de cette dame, elle était née en Tunisie, à Grombalia.</p>



<p>Peut-être que cette histoire m’a attirée parce que je suis très attachée à la Méditerranée et aux pays méditerranéens.</p>



<p><strong><em>Le thème de la malédiction traverse tout le roman. Est-ce pour vous une figure littéraire, une croyance culturelle ou un fil symbolique ?</em></strong></p>



<p>Pour la vraie Clara, la malédiction est une réalité qui a touché sa famille, c’est comme ça qu’elle expliquait tous les malheurs survenus.</p>



<p>Pour moi, les malédictions n’existent pas, elles sont effectivement des croyances culturelles, mais je laisse les lectrices et lecteurs se faire leur opinion, chacun a le droit de croire ou de ne pas croire aux malédictions. La question reste ouverte, je n’émets pas de jugement catégorique dans le roman.</p>



<p>Il se trouve aussi que la malédiction a un côté très <em>«romanesque»</em>, je crois qu’en tant que lecteur, on aime lire des histoires de malédiction&#8230;</p>



<p><strong><em>Le récit évoque en creux la violence coloniale et les mécanismes d’appropriation. Était-ce un angle assumé dès le départ ?</em></strong></p>



<p>Oui, je suis très touchée par toutes les histoires de colonisation, de colonialisme, je suis révoltée par les injustices, intéressée par les flux migratoires, les exils. Ce sont des thématiques qui m’animent depuis longtemps. J’ai été bénévole quelques années dans une association qui proposait des cours d’alphabétisation à des Afghans, Turcs, Algériens et Marocains habitant à Marseille. J’ai été confrontée, et je le suis encore, à des hommes et des femmes aux parcours chahutés et qui, pour se libérer de certaines dominations, risquaient leur vie. Je souffre de me sentir impuissante face aux injustices liées au colonialisme et aux mécanismes de domination. Je ne pouvais pas écrire un livre se déroulant sous le protectorat français de Tunisie sans montrer plus ou moins ouvertement mon désaccord avec certaines pratiques.</p>



<p><strong><em>On sent dans le texte une attention très forte aux détails sensoriels : odeurs, textures, gestes. Comment avez-vous travaillé cette atmosphère ?</em></strong></p>



<p>Je ne suis jamais allée en Tunisie, alors j’ai fait confiance à ce que m’avait raconté la vraie Clara et j’ai lu beaucoup, j’ai regardé des vidéos d’archives. Je voulais effectivement que l’on puisse sentir et ressentir les choses de manière assez précise.</p>



<p>Les lecteurs et lectrices tunisiens que j’ai eu l’occasion de rencontrer m’ont dit qu’ils avaient été bluffés par ces descriptions, ça me touche beaucoup.</p>



<p><strong><em>La figure du père, Pierre Ignorante, est ambivalente : homme «honnête» mais inflexible, et parfois aveugle. Comment l’avez-vous construit ?</em></strong></p>



<p>La vraie Clara m’a beaucoup parlé de son père, mais ça ne suffisait pas pour en faire un personnage crédible, alors j’ai affiné son portrait, j’ai exagéré certains de ses traits de caractère. Il est issu d’un mélange de réalité et de fiction.</p>



<p>Je voulais un personnage <em>«humain»</em>, dont on puisse deviner les contradictions et les failles.</p>



<p><strong><em>Le roman donne la parole à une femme très âgée. Comment avez-vous approché l’écriture de la vieillesse, de la mémoire fragmentée ?</em></strong></p>



<p>C’est l’un des aspects qui m’intéresse le plus. En tant qu’autrice de livres de souvenirs, je suis très curieuse de voir comment fonctionne la mémoire, je manipule les souvenirs avec beaucoup de précaution et d’admiration.</p>



<p>Pour <em>‘‘Les Os noirs’’</em>, dès le départ, j’ai décidé de prendre les souvenirs de cette dame tels qu’ils étaient, c’est-à-dire très incomplets. Je n’ai pas cherché à éclaircir certains points, j’avais envie de reconstituer moi-même la dentelle de ces souvenirs, de combler moi-même les vides et les manques. J’avais cette liberté, qui est celle de la romancière, je l’ai prise.</p>



<p><strong><em>Avez-vous envisagé une suite à ce roman, ou d’autres récits liés à la mémoire familiale et coloniale ?</em></strong></p>



<p>Non, il n’y aura pas de suite. En revanche, j’ai deux romans en préparation qui sont aussi en lien avec les souvenirs et avec les thématiques de colonisation, d’exil et de privation de liberté. Ce sont des questions que je veux creuser par le roman pour essayer de donner, par des histoires personnelles atypiques et des destins étonnants, une vision multiple de ces problématiques complexes et protéiformes.</p>



<p><strong><em>Quelle serait, selon vous, la réception idéale de ce roman en Tunisie, là où l’histoire prend racine ?</em></strong></p>



<p>J’ai déjà de très beaux retours de lecteurs et lectrices tunisiens. Ce sont ceux qui m’ont le plus émue. Mon vœu le plus cher serait que le roman soit traduit en arabe tunisien et j’aimerais qu’il me permette de tisser des liens avec ce pays que je rêve de découvrir.</p>



<p><strong><em>Que voudriez-vous que retienne le lecteur, une fois le livre refermé : un souvenir, une émotion, une question, un malaise peut-être ?</em></strong></p>



<p>Je crois que j’aimerais que l’on comprenne la souffrance qu’engendre l’exil de manière générale, quelle que soit la raison de cet exil, quelle que soit la nationalité de la personne. Mais je voudrais surtout que les lectrices et lecteurs sortent de la lecture du livre avec une vision plus précise de ce qu’était la Tunisie dominée par les Français, de ce que vivaient les Tunisiens musulmans sous ce protectorat et aussi des relations entre les différentes communautés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="coQmjseBif"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/10/les-os-noirs-agnes-jesupret-exhume-la-memoire-dune-tunisie-colonisee/">‘‘Les Os noirs’’ | Agnès Jésupret exhume la mémoire d’une Tunisie colonisée</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les Os noirs’’ | Agnès Jésupret exhume la mémoire d’une Tunisie colonisée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/10/les-os-noirs-agnes-jesupret-exhume-la-memoire-dune-tunisie-colonisee/embed/#?secret=kMqP6LCW6x#?secret=coQmjseBif" data-secret="coQmjseBif" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Google Doodle célèbre la fête nationale tunisienne à notre place</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/google-doodle-celebre-la-fete-nationale-tunisienne-a-notre-place/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 12:42:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[20 mars 1956]]></category>
		<category><![CDATA[Google Doodle]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[protectorat français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le logo du moteur de recherche Google a célébré la fête de l'indépendance tunisienne. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que, le mercredi 20 mars 2024, la Tunisie officielle n’a pas cru devoir célébrer, avec le faste et la solennité requises, le 68<sup>e</sup> anniversaire de l’indépendance du pays, le logo du moteur de recherche Google, tel qu’il est apparu ce jour-là à ses utilisateurs en Tunisie, a tenu à commémorer à sa manière cette date marquante pour les Tunisiens, scellant leur indépendance de la domination française.</em></strong> <strong><em>Pour peu, certains d&rsquo;entre eux, grands patriotes devant l&rsquo;Eternel, auraient parlé d&rsquo;ingérence étrangère</em></strong>.  </p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-12167365"></span>



<p>Google Doodle a célébré <em>«notre»</em> 20 mars en faisant un clin d’œil à la fête nationale tunisienne, puisque le logo du moteur de recherche destiné aux utilisateurs de notre pays intègre une illustration de notre drapeau rouge et blanc flottant haut dans le ciel.</p>



<p><em>«Ce jour-là, en 1956, le pays le plus septentrional d’Afrique accédait officiellement à son indépendance et mettait fin à des décennies de protectorat français.</em> <em>Pour célébrer cette journée, des défilés sont généralement organisés dans la capitale du pays, Tunis, et des représentants du gouvernement et des citoyens assistent à des cérémonies de dépôt de couronnes en l’honneur de ceux qui se sont battus pour la liberté de leur nation»</em>, a écrit Google Doodle. </p>



<p>Malheureusement, et contrairement aux traditions, ces défilés et ces cérémonies n’ont pas eu lieu, et c’est à peine si on a vu le drapeau national brandi dans les rues des différentes villes du pays. Il est vrai qu’avec la crise qui y sévit depuis plusieurs années, l’atmosphère générale est plutôt morose. </p>



<p>Ce n’est cependant pas là la seule explication, puisqu’il y a aussi aujourd’hui en Tunisie des parties politiques, proches du pouvoir, qui pensent que l’indépendance dont on parle est purement formelle, que l’indépendance réelle n’a pas encore eu lieu et que le pays reste encore dominé par des lobbys d’intérêt liés à des puissances étrangères. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour Saïed la libération nationale reste encore à faire </h2>



<p>Aussi le président de la république Kaïs Saïed, qui ne cesse d’invoquer, dans la plupart des déclarations officielles, la <em>«souveraineté nationale»</em> et de dénoncer des ingérences étrangères dans les affaires intérieures de la Tunisie, n’a-t-il pas cru devoir présider une cérémonie officielle ou donner un discours de circonstance à l’occasion du 68<sup>e</sup> anniversaire de l’indépendance, laquelle est historiquement incarnée par Habib Bourguiba, qui avait conduit la lutte contre la colonisation française et largement contribué à l’édification de l’Etat moderne.  </p>



<p>Pour le locataire du Palais de Carthage, dont le mandat s&rsquo;achèvera à l&rsquo;automne prochain et qui semble parti pour un second, la <em>«libération nationale» </em>n&rsquo;a pas eu lieu et reste à faire puisqu&rsquo;il inscrit son projet politique, inauguré par la proclamation de l&rsquo;état d&rsquo;urgence le 25 juillet 2021, sous cette rubrique. Comme quoi, un <em>«combattant suprême» </em>en cache souvent un autre. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0YvHs4P60B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/20/68-ans-apres-lindependance-la-tunisie-se-cherche-toujours/">68 ans après l’indépendance, la Tunisie se cherche toujours</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 68 ans après l’indépendance, la Tunisie se cherche toujours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/20/68-ans-apres-lindependance-la-tunisie-se-cherche-toujours/embed/#?secret=b8k8GBnXhr#?secret=0YvHs4P60B" data-secret="0YvHs4P60B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/google-doodle-celebre-la-fete-nationale-tunisienne-a-notre-place/">Google Doodle célèbre la fête nationale tunisienne à notre place</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rencontre à Tunis sur les monarchies au Maghreb</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/09/rencontre-a-tunis-sur-les-monarchies-au-maghreb/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jan 2024 10:34:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Perrier]]></category>
		<category><![CDATA[État colonial]]></category>
		<category><![CDATA[IRMC]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Temime Blili]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[monarchies]]></category>
		<category><![CDATA[protectorat français]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Débat à l'IRMC à Tunis autour des monarchies en Tunisie et au Maroc.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/09/rencontre-a-tunis-sur-les-monarchies-au-maghreb/">Rencontre à Tunis sur les monarchies au Maghreb</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) organise une rencontre avec l’historien Antoine Perrier pour une présentation-débat autour de son ouvrage ‘‘Monarchies du Maghreb. L’Etat au Maroc et en Tunisie sous protectorat (1881-1956)’’.</em></strong></p>



<span id="more-11200956"></span>



<p>La rencontre aura lieu au siège de l’Institut, à Mutuelleville, à Tunis, le jeudi 11 janvier 2024 à 17h30, et l’ouvrage sera discuté par Leila Temime Blili, professeure émérite d’histoire à l’Université de la Manouba.</p>



<p>En imposant la signature de traités de protectorat aux souverains de Tunisie (en 1881) et du Maroc (en 1912), la France provoque le dédoublement de la structure de leurs États. Aux administrations de monarchies musulmanes déjà anciennes s’ajoutent les institutions d’un État colonial élaboré selon le modèle français.</p>



<p>Antoine Perrier se penche dans son ouvrage sur l’histoire des institutions locales et des fonctionnaires marocains et tunisiens, pour restituer l’originalité du protectorat comme forme de colonisation et mettre en lumière la transformation des monarchies au contact de l’État colonial installé à leurs côtés.</p>



<p>L’émergence de la figure du fonctionnaire salarié et la croissance de l’administration se traduisent différemment au Maroc, où cet essor s’accomplit au profit du sultan, et en Tunisie, où le trône beylical disparaît à l’indépendance.</p>



<p>Cet ouvrage explique ainsi la vie et la mort des institutions et les héritages contemporains du régime politique longtemps dominant au Maghreb : la monarchie.</p>
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		<item>
		<title>Architecture : l’héritage du protectorat français est-il un patrimoine national tunisien ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/20/architecture-lheritage-du-protectorat-francais-est-il-un-patrimoine-national-tunisien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jun 2023 11:39:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[bâtiments historiques]]></category>
		<category><![CDATA[héritage bâti]]></category>
		<category><![CDATA[Leith Lakhoua]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[protectorat français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand l’héritage bâti et urbain du protectorat en Tunisie sera-t-il, véritablement, considéré comme un héritage national tunisien.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/20/architecture-lheritage-du-protectorat-francais-est-il-un-patrimoine-national-tunisien/">Architecture : l’héritage du protectorat français est-il un patrimoine national tunisien ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quand l’héritage bâti et urbain du protectorat en Tunisie sera-t-il, véritablement, considéré comme un héritage national, digne d’intérêt, objet de sollicitude et de stratégies de préservation et de réhabilitation&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Leith Lakhoua</strong> *</p>



<span id="more-8449772"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Leith-Lakhoua.jpg" alt="" class="wp-image-321007"/></figure>
</div>


<p>Que deviennent la plupart des tissus urbains des villes de Tunisie, à l’aube du XXIe siècle, aujourd’hui, habitées, majoritairement, par des Tunisiens&nbsp;? A l’instar des édifices du protectorat et du XXe siècle, les quartiers centraux de Tunis, pris dans les limites de la ville, des années 1930-1950, se détériorent. Assainissement défaillant et obsolète, trottoirs et chaussées, défoncés et abîmés, éclairage public, en berne, réseaux inadéquats.</p>



<p>L’héritage récent, de la période du protectorat, qui abrite, aujourd’hui, de nombreux citoyens, dans ses murs, ne serait-il pas digne de figurer au rang d’héritage historique reconnu et validé par les pouvoirs publics&nbsp;?</p>



<p>Si les voix de la société civile et des associations s’élèvent, depuis peu, pour réclamer plus d’attention, aux enjeux culturels et d’usage, de ce patrimoine récent et habité, force est de constater que, sur le terrain, les édifices subissent, lentement et sûrement les effets d’une dégradation certaine, faute d’entretien, de gestion et de moyens. Ainsi c’est tout un pan de la culture et de la conscience patrimoniale, de cet héritage récent et actuel, qui est oblitéré et oublié.</p>



<p>La question de la réhabilitation de ces tissus dégradés et de leur préservation passe, d’abord, par une reconnaissance du droit au logement et à la ville, à la mixité sociale et fonctionnelle, pour les habitants des quartiers centraux de Tunis. Ensuite, par une prise de conscience officielle de la valeur économique, patrimoniale et sociale de ces ensembles uniques, la plupart du temps, situés stratégiquement, au centre-ville des agglomérations.</p>



<p>Toute la question est de savoir, à partir de quand l’héritage bâti et urbain du protectorat sera, véritablement, considéré comme un héritage national, digne d’intérêt, objet de sollicitude et de stratégies de préservation et de réhabilitation, en attendant notre peur c’est de voir ces beaux bâtiments historiques détruits sous prétexte qu’il n’est pas possible de concilier protection du patrimoine et sécurité des habitants , une habituelle solution de facilité des autorités.</p>



<p><em>* Agriculteur, fondateur et ancien président du Synagri.</em>  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XScM1e7GkL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/24/villa-mussolini-un-rare-exemple-darchitecture-moderniste-en-tunisie/">Villa Mussolini, un rare exemple d’architecture moderniste en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Villa Mussolini, un rare exemple d’architecture moderniste en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/24/villa-mussolini-un-rare-exemple-darchitecture-moderniste-en-tunisie/embed/#?secret=P1Ubg4LwVK#?secret=XScM1e7GkL" data-secret="XScM1e7GkL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="65Dv1WPVjX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/19/plaidoyer-pour-la-sauvegarde-du-patrimoine-recent-en-tunisie/">Plaidoyer pour la sauvegarde du «patrimoine récent» en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer pour la sauvegarde du «patrimoine récent» en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/19/plaidoyer-pour-la-sauvegarde-du-patrimoine-recent-en-tunisie/embed/#?secret=0acGckEXBU#?secret=65Dv1WPVjX" data-secret="65Dv1WPVjX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/20/architecture-lheritage-du-protectorat-francais-est-il-un-patrimoine-national-tunisien/">Architecture : l’héritage du protectorat français est-il un patrimoine national tunisien ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’indépendance a-t-elle encore un sens pour les Tunisiens ?   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/20/lindependance-a-t-elle-encore-un-sens-pour-les-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 09:10:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Commission financière internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[protectorat français]]></category>
		<category><![CDATA[Saoussen Mabrouk]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 67e anniversaire de l'indépendance de la Tunisie  célébrée dans une atmosphère empreinte d’incertitudes croissantes sur la souveraineté et l’avenir du pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/20/lindependance-a-t-elle-encore-un-sens-pour-les-tunisiens/">L’indépendance a-t-elle encore un sens pour les Tunisiens ?   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Certains politiciens et hauts responsables prétendument tunisiens s’évertuent à remettre en question l’indépendance nationale sous divers prétextes aussi fallacieux les uns que les autres. Cette remise en question pourrait être un indice du rejet de cette indépendance et une nostalgie de la domination étrangère.</em></strong> <em>(Illustration : Habib Bourguiba, principal artisan de l&rsquo;indépendance de la Tunisie et de la construction de son Etat moderne).</em></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-7019218"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Le soixante septième anniversaire de l&rsquo;indépendance de la Tunisie célébrée aujourd’hui, lundi 20 mars 2023, survient dans une atmosphère empreinte d’incertitudes croissantes sur la souveraineté et l’avenir du pays.</p>



<p>Au lieu d’inaugurer une nouvelle ère porteuse d’espoir et de prospérité, la révolution de la liberté de la dignité, le 14 janvier 2011, s’est avérée un véritable antonyme et s’est limitée à l’aspect physique de la révolution à savoir la rotation complète d&rsquo;un corps mobile autour de son axe pour nous ramener à une atmosphère qui rappelle tragiquement la période précoloniale de faiblesse de l’Etat, d’effondrement des finances publiques, de fiscalité impopulaire et de concurrence des puissances étrangères notamment à travers la Commission financière internationale (1869) pour prendre le contrôle de la Tunisie et la soumettre à la domination étrangère avec l’instauration du protectorat français en mai 1881.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nostalgie de la domination étrangère</h2>



<p>Je me rappelle comme si c’était hier du journal télévisé de la Watanya 1 qui, en diffusant une séquence sur la célébration, le 20 mars 2013, par l’ambassade de Tunisie à Tokyo que je dirigeais, de la fête de l’indépendance tunisienne dans la ville japonaise d’Ishinomaki, dévastée par le tsunami du 11 mars 2011, par un festival culturel et gastronomique qui avait suscité un profond respect chez les autorités et citoyens japonais, avait omis de mentionner la fête de l’indépendance pour la qualifier de célébration de la journée de l’habit traditionnel. J’ai quitté définitivement Tokyo dix jours plus tard.</p>



<p>Certains politiciens et hauts responsables prétendument tunisiens se sont évertués depuis 2011 à remettre en question l’indépendance nationale sous divers prétextes aussi fallacieux les uns que les autres.</p>



<p>Avoir honte de célébrer l’indépendance nationale pourrait être un indice du rejet de cette indépendance et une nostalgie de la domination étrangère.</p>



<p>Un vieux proverbe recommande de faire attention à ses vœux car ils pourraient être exaucés.</p>



<p>Dans ce même contexte, et à force d’entendre parler de complots visant la Tunisie, on peut légitimement se mettre à en douter et craindre l’exagération même à l’évocation de l’accord secret Sykes-Picot (1916) de partage du Moyen-Orient et précurseur de la déclaration Balfour (1917) promettant un foyer national en Palestine aux juifs du monde avec les conséquences qui n’échappent à personne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le loup est dans la bergerie</h2>



<p>Toutefois, ce qui semble se répéter récemment, sans démenti convaincant, laisse penser non seulement à un complot visant la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Tunisie mais semble révéler les signes annonciateurs d’un réseau international quasi maçonnique bien implanté en Tunisie avec la partie visible de l’iceberg parvenue récemment à une haute position de responsabilité dans l’appareil de l’Etat.**</p>



<p>Nous avons peut-être trop souvent entendu crier au loup pour ne plus nous en alarmer outre mesure. Mais cette fois, il semblerait bien que le loup soit dans la bergerie. A un poste de responsabilité de surcroît.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur. </em></p>



<p><em>** Allusion à la vice-présidente de l’actuelle Assemblée des représentants du peuple, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/tunisie-les-nouveaux-vice-presidents-de-lassemblee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Saoussen Mabrouk</a>, présentée dans les réseaux sociaux en tant que «ministre du Travail» d’un chimérique «royaume d’Atlantis», un réseau international de personnages interlopes aux desseins ambigus.      </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/20/lindependance-a-t-elle-encore-un-sens-pour-les-tunisiens/">L’indépendance a-t-elle encore un sens pour les Tunisiens ?   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nous n’oublierons jamais le 18 janvier 1952 et ses héros</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/19/nous-noublierons-jamais-le-18-janvier-1952-et-ses-heros/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 07:25:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[18 janvier 1952]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Lamine Bey]]></category>
		<category><![CDATA[M’hamed Chenik]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[protectorat français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 18 janvier 1952 est une date phare de l’Histoire contemporaine de la Tunisie et un repère pour tous les patriotes. (1) Par Chedly Mamoghli * Cette date marqua le déclenchement de la lutte armée contre l’occupant français après l’arrestation d’une vingtaine de leaders nationalistes, s’en suivra une grève générale le 22 janvier, des arrestations,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/19/nous-noublierons-jamais-le-18-janvier-1952-et-ses-heros/">Nous n’oublierons jamais le 18 janvier 1952 et ses héros</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Habib-Bourguiba-18-janvier-1952.jpg" alt="" class="wp-image-332629"/></figure>



<p><strong><em>Le 18 janvier 1952 est une date phare de l’Histoire contemporaine de la Tunisie et un repère pour tous les patriotes. (1)</em></strong></p>



<p>Par<strong> Chedly Mamoghli</strong> *</p>



<span id="more-332628"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Cette date marqua le déclenchement de la lutte armée contre l’occupant français après l’arrestation d’une vingtaine de leaders nationalistes, s’en suivra une grève générale le 22 janvier, des arrestations, des exécutions de patriotes tombés sous les balles de l’occupant.</p>



<p>Il n’y a que les ignorants qui ne connaissent pas et ne veulent pas connaître l’Histoire de leur pays ou les traîtres qui ont des allégeances autres que l’allégeance à la Tunisie qui sont indifférents à nos repères dont le 18-Janvier est l’un des principaux.</p>



<p>Nous n’avons aucune haine contre la France ou contre les Français (les générations actuelles n’y sont pour rien) mais nous n’oublions pas la colonisation et ses préjudices, contrairement aux haineux qui eux passent leur temps à cracher sur la France mais oublient les dates phares de notre Histoire comme le 18 janvier 1952.</p>



<p>Je remarque que ni notre président ni aucun parti politique n’a commémoré même pas via un communiqué le 18 janvier 1952. Je suis en colère (colère froide) bien que ceci ne m’étonne pas venant de leur part.</p>



<p>Le 18 janvier 1952, les 8 et 9 avril 1938 ainsi que toutes les autres dates ayant ponctué l’Histoire patriotique de la Tunisie, nous patriotes nous ne les oublierons jamais, nous les célébrerons tant que nous sommes en vie et nous les inculquerons à nos enfants.</p>



<p><em>* Juriste.</em></p>



<p><strong><em>Note  :</em></strong></p>



<p><em>1- Après la plainte déposée contre elle auprès de l’ONU par le 1er ministre tunisien M’hamed Chenik, la France réagit en envoyant, début janvier, Jean-Marie François de Hauteclocque comme résidant général du protectorat français de Tunisie. Ce dernier découvre un pays en situation de révolte armée et exige du prétendant au trône Lamine Bey qu’il fasse preuve d’autorité. Lamine Bey refuse.<br>En France, Robert Schuman expose la crise tunisienne au conseil des ministres…<br>Le général Garbay, ministre de la Défense tunisienne, reçoit alors tous pouvoirs de police : il donne l’ordre d’arrêter M’hamed Chenik, le 1er ministre tunisien, et 3 de ses ministres.<br>Ils sont ensuite expédiés dans le sud du pays, en résidence surveillée. Puis il ordonne la dislocation des cellules du Parti communiste tunisien (PCT).<br>L’avocat nationaliste Habib Bourguiba (fondateur du parti Néo-Destour, lequel prône l’indépendance de la Tunisie) est transféré de sa résidence surveillée de Tabarka pour une autre à Remada.<br>Des partisans du parti Néo-Destour et des militants du PCT, considérés comme spécialement dangereux, sont arrêtés et également envoyés à Remada.<br>Le couvre-feu est alors instauré dans les villes. L’état de siège et la censure sont ensuite rétablis dans tout le protectorat français de Tunisie tandis qu’à Tunis, le 26 mars, le chef de cabinet de Jean-Marie François de Hauteclocque et le prince Chedly organisent discrètement une entrevue entre le résidant général de Hauteclocque et Lamine Bey, le prétendant au trône de Tunisie… (<strong>Source </strong>: <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://marmitevingtieme.canalblog.com/archives/2017/09/26/35712604.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Marmite du 20e siècle</a>). </em></p>



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