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	<title>Archives des révolution du jasmin - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des révolution du jasmin - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Célébration lugubre du 14 janvier à Paris : après le renversement, le vacillement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 06:01:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'ancrage de la Tunisie dans la précarité s’est effectué. Il est en train de se confirmer de jour en jour.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/19/celebration-lugubre-du-14-janvier-a-paris-apres-le-renversement-le-vacillement/">Célébration lugubre du 14 janvier à Paris : après le renversement, le vacillement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Treize ans après, triste commémoration du déclenchement de la «révolution» tunisienne qui a conduit à la chute de l’ancien dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Un sentiment qui prédomine hors des frontières, et notamment à Paris où un groupe de manifestants a voulu faire entendre sa voix.</em></strong> <em>(Photos de l&rsquo;auteur). </em></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-6137153"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>


<p>Paris, 14 janvier 2023.Un week-end aux conditions climatiques tristes s’accordant parfaitement à la morosité ambiante d’une manifestation organisée Place de la République par des membres de la communauté tunisienne très présente en France. Avec pour ligne directrice la dénonciation du vacillement d’une démocratie balbutiante, avertissant l’opinion publique du rétrécissement des droits citoyens  par l’élargissement des pouvoirs de l’actuel président Kaïs Saïed.</p>



<p>Place de la République correspond à un choix hautement stratégique. Le cœur de l’agglomération francilienne propose une sorte de fuseau horaire fédérateur proche du GMT, au Nord de la France, c’est-à-dire pragmatiquement entre l’Ouest européen et l’ex-Rideau de Fer, entre le Nord et le Sud, entre Atlantique et Méditerranée, entre littoraux et intérieur des terres. Un terrain neutre à l’image du temps parisien tel que le définissent les climatologues&nbsp;: un climat de type océanique dégradé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une assistance abattue</h2>



<p>C’est justement le crachin et un vent glacial qui se sont associés pour accueillir une foule composée essentiellement d’hommes, une masse intermittente étant donné la météo.</p>



<p>Cette assemblée en majorité masculine se révélait plutôt ouvrière pour les plus âgés, alors qu’elle se montrait plus intellectuelle concernant les plus jeunes. Comptant une petite minorité de femmes venues en famille, pour la plupart voilées. Au vu des slogans agités, on ne peut s&rsquo;y tromper: il s&rsquo;agit de partisans du mouvement islamiste Ennahdha, qui a cueilli les fruits de la révolution et les a fait pourrir en gouvernant, très mal, pendant dux ans.  </p>



<p>Une assistance aux airs graves, consternés, reprenant de façon disciplinée mais presque mécanique les slogans et ordres du jour disparates scandés par des organisateurs plus dynamiques que leur public. Le seul moment d’enthousiasme étant la reprise collective de la chanson de Nour Chiba <em>‘‘Nour ethaoura fi galbi mazel hay’’</em>.Un moment qui tient plus de la légèreté que de la réflexion pure… Quand la politique est devenue variété, le chanteur étant en prison depuis plusieurs mois pour une affaire de drogue.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-6137278" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/14-janvier-2023-Paris-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Des slogans&#8230; islamistes.</em> </figcaption></figure></div>


<p>Un peu plus loin, de l’autre côté de la place, se tient une manifestation contre ce qui est train de se passer en Afghanistan et le sort réservé aux femmes afghanes sous le slogan <em>«Laissez les Afghanes étudier !»</em>.L’Orient souffre d’un bout à l’autre.</p>



<p>La diaspora tunisienne a maintenu des liens forts avec la terre d’origine. Plus intenses encore que ceux entretenus par les Algériens et les Marocains vis-à-vis de leur territoire ancestral. La fibre nationaliste demeure le point fort à préserver, à cultiver, héritage du Bourguibisme et dans une certaine mesure du Bénalisme. Ce patriotisme se détecte dans la façon qu’ont les Tunisiens en France à tenir des commerces particuliers en lien avec les denrées ou prestations typiques du pays des racines familiales. Ainsi les salons de thé tenus aussi bien par des Tunisois que des gens de Djerba ou Zarzis installés dans l’Hexagone ressemblent souvent à s’y méprendre à ceux du<em> «bled»</em>. Des lieux où les consommateurs pour la plupart des habitués expliquent que finalement le seul moment de vraie cohésion nationale est permis par le football. Lequel a enclenché une vraie vague de solidarité ethno-religieuse pendant la dernière coupe du monde, lorsque les Aigles de Carthage avaient battu la France et qu’il a fallu épauler le Maroc tout au long du reste de la compétition. Mais en dehors du sport, la Tunisie suscite-t-elle encore de l’intérêt&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gWfUtSSSNk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/">«El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/embed/#?secret=CnYE5aUpfJ#?secret=gWfUtSSSNk" data-secret="gWfUtSSSNk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une perte de visibilité sur la scène internationale  </h2>



<p>Internationalement, l’enthousiasme des pays étrangers pour la Révolution du Jasmin semble s’essouffler. Ainsi, un touriste venu d’Angleterre s’étonne du thème et du rôle de la Tunisie pour un événement historique dont la dénomination évolutive laisse planer approximation et doute. Jusqu’à l’aplanissement. Révolution Tunisienne&nbsp;? Révolution Numérique&nbsp;? Révolution du Jasmin&nbsp;? Printemps Arabe&nbsp;? Le Britannique va jusqu’à se faire préciser qu’il ne s’agit pas du mouvement des Gilets Jaunes&nbsp;!</p>



<p>Plus loin c’est un citoyen français lambda qui confond le drapeau tunisien avec l’étendard turc. Avant de se rappeler qu’il y avait eu un grand soulèvement populaire en janvier 2011 en Tunisie. Dont le retentissement s’est apparemment estompé étant donné l’intérêt décroissant manifesté envers la nation de Habib Bourguiba de la part de l’Occident comme – et c’est plus grave encore – du Monde Arabe en général. Dommage, car Tunis avait des atouts pour servir de rampe de lancement à un panarabisme démocratique plausible contrairement à celui despotique de la Libye sous Mouamar Kadhafi.</p>



<p>Le pays du jasmin est en train de se faire distancer diplomatiquement par l’Algérie qui se tourne vers la Russie et dont les rapports conflictuels avec la France cachent une relation réellement privilégiée. Et surtout par le Maroc, de plus en plus proche des États-Unis, qui a procédé à une normalisation de ses relations avec Israël et qui dispose d’un strapontin utile auprès des pays du Golfe.</p>



<p>Avec la course du Dinar vers la dévaluation, un ancrage de la Tunisie dans la précarité s’est effectué. Il est en train de se confirmer de jour en jour.</p>



<p>Cette précarisation ambiante s’est attaquée également aux institutions, aux infrastructures, et commence à faire peur pour ce qui en est de la liberté de la presse. Quant à la récupération du fait religieux soumis tantôt à des dissensions internes tantôt à des influences exogènes…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9ESTW2l9e6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/20/france-terrorisme-la-position-inconfortable-des-tunisiens-de-nice/">France &#8211; Terrorisme : la position inconfortable des Tunisiens de Nice</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France &#8211; Terrorisme : la position inconfortable des Tunisiens de Nice » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/20/france-terrorisme-la-position-inconfortable-des-tunisiens-de-nice/embed/#?secret=M4NZERxQdq#?secret=9ESTW2l9e6" data-secret="9ESTW2l9e6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le paysage politique sociopolitique tunisien, déjà fortement mosaïqué suite à la transition démocratique, court vers la fragmentation. Le premier résultat visible en est l’hésitation des électeurs.</p>



<p>Avoir élaboré une nouvelle constitution a été une avancée par rapport aux autres nations arabes mais ça ne résout pas tout. La confrontation, sous forme d’affrontement et non de dialectique, débouche partout dans le monde arabe à une rhétorique de la guerre civile comme en Libye ou en Syrie ou de la répression accrue de la dissidence comme en Égypte ou au Bahreïn, qui avait pourtant fait preuve d’ouverture ces dernières années notamment en acceptant l’édification de lieux de culte liés à des confessions diverses. Et que dire de l’Iran où les notions de démocratie et de droit d’expression sont très violemment contrées par le pouvoir en place.</p>



<p>Ainsi, de la France à la Tunisie, un goût amer saisit les spectateurs comme les acteurs de l’ère postrévolutionnaire. De Paris à Tunis, un itinéraire mélancolique pour un tourisme politico-littéraire a été tracé, du spleen de Charles Baudelaire à la tristesse de Aboulkacem Chebbi.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les islamistes ne reviendront pas au pouvoir en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/18/les-islamistes-ne-reviendront-pas-au-pouvoir-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jan 2023 09:13:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que ses politicaillons de tout bord s'agitent, la Tunisie s'enfonce inexorablement dans la crise socio-économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/18/les-islamistes-ne-reviendront-pas-au-pouvoir-en-tunisie/">Les islamistes ne reviendront pas au pouvoir en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les dirigeants du parti islamiste Ennahdha et leurs alliés (et comparses), qui ont détourné la révolution du peuple tunisien, phagocyté son Etat et détruit son économie, rêvent aujourd’hui d’une intervention étrangère qui les remettrait en selle. Mais les Tunisiens, qui les ont vomis, empêcheront sans doute leur retour. </em></strong><em>(Manifestation d&rsquo;Ennahdha à<strong> </strong>Tunis, le cadavre bouge encore!)</em></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-6115890"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Le faux extrait du livre de l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton paru en 2014 évoquant les circonstances du départ forcé de feu Ben Ali, le 14 janvier 2011, dans des circonstances restées inexpliquées à ce jour, et qu’on a fait circuler à nouveau récemment sur les réseaux sociaux, a tout l’air d’un écran de fumée pour occulter les nombreuses trahisons et complicités de parties tunisiennes désireuses de se refaire une virginité patriotique. **</p>



<p>De plus, l’échec des manifestations du 14 janvier 2023 à Tunis, pour célébrer le 12<sup>e</sup> anniversaire de la <em>«Révolution du Jasmin»</em> et dénoncer la dérive autoritaire de Kaïs Saïed, dont certaines parties politiques et syndicales rêvaient de faire une réédition du 14 janvier 2011, a mis a nu leur incapacité de mobiliser les Tunisiens, malgré l’immense frustration de ces derniers et leur crainte pour l’avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La «révolution» de qui et de quoi&nbsp;?</h2>



<p>Cet échec associé au désintérêt général pour le deuxième tour des élections législatives, fixé au 29 janvier courant, après un record mondial d’abstentions lors du premier tour (près de 90%), est une preuve supplémentaire que les parties actives sur la scène politique tunisienne n’ont pas pu être à l’origine du départ de Ben Ali et de l’écroulement de son régime, malgré tous les slogans et les prétentions assénés avec conviction pendant plus d’une décennie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fToRNkS4Ve"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/15/tunisie-deux-combats-en-un-pour-abir-moussi/">Tunisie : deux combats en un pour Abir Moussi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : deux combats en un pour Abir Moussi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/15/tunisie-deux-combats-en-un-pour-abir-moussi/embed/#?secret=bhC2VVFfS0#?secret=fToRNkS4Ve" data-secret="fToRNkS4Ve" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il semble de plus en plus évident que ces parties auraient été des figurants et au mieux des comparses, procédant par la suite, tels des brigands de grand chemin, au détournement de l’angoisse et des aspirations de nombreux segments de la population pour satisfaire leur soif de pouvoir et de richesse ou faire passer à travers la gorge du peuple tunisien leurs chimères d’adolescents immatures.</p>



<p>La conjoncture internationale qui a été à l’origine du prétendu printemps arabe et du départ de Ben Ali laisse penser que la perspective d’un changement de trajectoire ou carrément de régime en Tunisie n’est plus entre les mains des Tunisiens mais devra, selon toute vraisemblance, attendre une intervention étrangère probablement à la faveur d’une reconfiguration géostratégique de toute la région, conséquemment au conflit russo-otanien en Ukraine dans le cadre d’une nouvelle architecture de la paix et de la sécurité dans la région euro-méditerranéenne qui pourrait être précipitée par la cascade de scandales et de commissions d’enquête contre une administration Biden désormais aux abois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le salut viendra-t-il de l’étranger&nbsp;? &nbsp;</h2>



<p>En dépit de la gloire à laquelle ont pu prétendre fallacieusement et sans vergogne plusieurs pseudo révolutionnaires et faux prophètes, il semble qu’à la lumière de l’impasse et du blocage actuels, les forces extérieures qui ont, en toute vraisemblance planifié et téléguidé le prétendu printemps arabe, soient les seules capables de refermer cette parenthèse qui a fait d’une Tunisie émergente, en dépit de nombreux défis, un État défaillant dans plusieurs secteurs et techniquement en faillite.</p>



<p>Entretemps, alors que les politicaillons de tout bord continueront de gesticuler sans convaincre et réaliser quoi que ce soit, la Tunisie s’enfoncera inexorablement dans la crise socio-économique et le désespoir avec un coût de sauvetage de plus en plus exorbitant et douloureux.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MqzfDenRxo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/13/comment-sortir-la-tunisie-de-limpasse-actuelle/">Comment sortir la Tunisie de l’impasse actuelle ?   </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment sortir la Tunisie de l’impasse actuelle ?    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/13/comment-sortir-la-tunisie-de-limpasse-actuelle/embed/#?secret=8uq7ZpZJAI#?secret=MqzfDenRxo" data-secret="MqzfDenRxo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie, la révolution qui n’a pas échoué</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 07:34:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bouazizi]]></category>
		<category><![CDATA[révolution du jasmin]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dix ans après la Révolution du Jasmin en Tunisie, les nouvelles générations arabes n’accepteront plus jamais la dictature. Il est vrai que la liberté n’a pas totalement triomphé, mais elle a réussi à s’inscrire durablement à l’horizon, et plus personne ne pourra l’en effacer. Par Lluís Bassets L’incendie a pris très rapidement naissance en Tunisie....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Revolution-2011.jpg" alt="" class="wp-image-331990"/></figure>



<p><strong><em>Dix ans après la Révolution du Jasmin en Tunisie, les nouvelles générations arabes n’accepteront plus jamais la dictature. Il est vrai que la liberté n’a pas totalement triomphé, mais elle a réussi à s’inscrire durablement à l’horizon, et plus personne ne pourra l’en effacer.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Lluís Bassets</strong></p>



<span id="more-331988"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Lluis-Bassets.jpg" alt="" class="wp-image-331989"/></figure></div>



<p>L’incendie a pris très rapidement naissance en Tunisie. Mohamed Bouazizi s’est immolé le 17 décembre: Ben Ali est tombé le 14 janvier. C’était la Révolution du Jasmin, immédiatement admirée mais dans le même temps redoutée par le monde entier, en raison non seulement de son caractère fulgurant et pacifique, mais aussi par l’efficacité des réseaux sociaux et le rôle joué par Wikileaks dans la dénonciation de la corruption dévastatrice du régime tunisien et des régimes arabes.</p>



<p><em>«L’Égypte n’est pas la Tunisie»</em>, a tonné Hosni Moubarak; il ne savait pas qu’il était le prochain à tomber sur la liste. Toujours prudente, la Chine a procédé à l’arrachage des plants de jasmin – symbole tunisien par excellence – de tous les jardins publics. L’exemplarité de la révolution tunisienne a inspiré jusqu’au Mouvement des Indignés 15-M (15 Mars 2011) en Espagne qui ne vivait pourtant pas sous la domination d’une dictature.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les mouvements de protestation font tâche d’huile</h3>



<p>Le printemps venait de commencer. Après la Tunisie et l’Égypte, tombèrent violemment les dictateurs du Yémen et de la Libye. Au Bahreïn les protestations furent réprimées dans le sang. En Syrie, Bachar Al-Assad déclenche la guerre civile, qui commémore au mois de mars prochain son tragique dixième anniversaire. Les mouvements de protestation d’une ampleur inquiétante parfois font tâche d’huile à travers toute la géographie arabe. En même temps que s’organise la contre-révolution menée par l’Arabie Saoudite, superpuissance centrale du bloc réactionnaire, qui intervint militairement au Bahreïn remplissant la même fonction que celle de l’Union Soviétique lors de son intervention en Hongrie en 1956 et en Tchécoslovaquie en 1968; non sans avoir pris dans ses bagage l’arrosoir des billets toujours prêt à l’emploi des opulents régimes pétroliers pour prodiguer les aides sociales; des timides ouvertures démocratiques sont opérées également comme au Maroc.</p>



<p>Dix ans plus tard, plus personne ne doute de la victoire de la contre-révolution. En Tunisie, la démocratie a été réduite à la portion congrue. Les expériences de l’islam politique au pouvoir ont été stoppées par les urnes. En Égypte les Frères musulmans au pouvoir ont été sauvagement rayés de la carte par les militaires. En Turquie, l’espoir d’une démocratie pluraliste islamiste intégrée à l’Europe est parti en fumée. Il n’y qu’en Tunisie, que les islamistes entrent et sortent du gouvernement comme n’importe quel autre parti.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Que nous reste-t-il de ce printemps ?</h3>



<p>Washington a échoué dans toutes les variantes de sa politique étrangère. À commencer par les guerres de Bush, la démocratisation d’Obama et aujourd’hui, le repli désordonné de Trump qui délégua des responsabilités géopolitiques à la nouvelle coalition montée par les Saoudiens, les Émiratis et les Israéliens, contre la Turquie et l’Iran. Les monarchies absolues ont triomphé.</p>



<p>De ce printemps nous reste, malgré tout, une gloire certaine. Il y avait en Tunisie, en Égypte, en Libye et au Yémen quatre despotes corrompus et cruels qui préparaient une succession dynastique. Ils voulaient assoir des dynasties sur le modèle de celles des cheikhs des tribus de la Péninsule arabique, devenus monarques, et pour l’heure amis proches de Trump. Les nouvelles générations arabes n’accepteront plus jamais cela. Il est vrai que la liberté n’a pas totalement triomphé, mais elle a réussi à s’inscrire durablement à l’horizon, et plus personne ne pourra l’en effacer.</p>



<p><em>El País, 24 décembre 2020. Traduit de l’espagnol par</em> <strong>Abdellatif Ben Salem</strong></p>
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		<title>La Tunisie de l’illusion révolutionnaire à l’illusion démocratique</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Dec 2020 09:51:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dix ans après la Révolution du Jasmin de 2011, les objectifs révolutionnaires ont été sacrifiés sur l’autel de l’ego des élu(e)s, de leur mesquinerie, de leur égoïsme et de leur petitesse d’esprit. Les fortes espérances portées par les slogans révolutionnaires, celles du travail, de la liberté et de la dignité, se sont évaporés dans l’air....</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Revolution.jpg" alt="" class="wp-image-323494"/></figure>



<p><strong><em>Dix ans après la Révolution du Jasmin de 2011, les objectifs révolutionnaires ont été sacrifiés sur l’autel de l’ego des élu(e)s, de leur mesquinerie, de leur égoïsme et de leur petitesse d’esprit. Les fortes espérances portées par les slogans révolutionnaires, celles du travail, de la liberté et de la dignité, se sont évaporés dans l’air. Elles ont été remplacées par les forfanteries, les jactances, les coteries, les alliances et les arrangements factices qui se font et se défont au mépris des choix des électeurs.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-327986"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>Dans quelques temps, la Tunisie commémorera le dixième anniversaire de ce qu’on se plait à qualifier de Révolution du Jasmin et son corollaire, la transition démocratique. Mais avant même de faire une mise au point sur ce qu’a apporté cette <em>«révolution»</em> à la Tunisie, prenons connaissance du vrai sens de ce vocable que nos élu(e)s n’ont de cesse de seriner à tout bout de champs.</p>



<p>Si on se réfère aux différents dictionnaires de la langue française, plusieurs significations sont données au mot révolution. Lesquelles partent toujours de la même idée, celle du mouvement orbital, d’une rotation ou d’une circonférence. Ne dit-on pas, dans le jargon astronomique, la révolution de la Terre autour du Soleil ? En tout état de cause, une révolution sous-tend l’idée d’un mouvement rotatoire et circulaire qui aboutit nécessairement à un sens dessus-dessous, marquant par conséquent une rupture entre l’avant et l’après, entre le passé et le présent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">D’une révolution l’autre</h3>



<p>De par l’histoire de l’humanité, les révolutions n’ont pas été que politiques ou sociales, elles ont aussi été scientifiques, technologiques, industrielles, médicales, etc. Elles étaient grandes ou petites, visibles ou inaperçues, locales ou planétaires, bruyantes ou silencieuses.</p>



<p>Force est de rappeler que la première révolution que les Homo-Sapiens aient connue était agricole. Pendant 2,5 millions d’années, ces derniers se sont nourris de la cueillette des plantes et des animaux qui vivaient et se produisaient sans leur intervention. Mais tout cela changea le jour où ils se mirent à labourer la terre et à domestiquer quelques espèces animales. Ainsi ils révolutionnèrent leur façon de se nourrir et d’être. Du coup, ils passèrent du nomadisme à la sédentarité.</p>



<p>S’ensuivirent après d’autres révolutions qui ont fortement marqué le cours de la vie des hommes tout au long de leur histoire. La liste est longue, mais contentons-nous de quelques exemples parmi les plus édifiants.</p>



<p>Sur le plan de nos connaissances scientifiques, la Révolution copernicienne, 1530, fut l’une des plus bouleversantes. Elle changea la représentation mentale qu’on se faisait de l’univers en plaçant le soleil, plutôt que la Terre, au centre de l’univers. La révolution darwinienne, en 1859, quant à elle, avança l’idée de l’évolution biologique des espèces par la sélection naturelle, battant ainsi en brèche la théorie créationniste défendue par l’église. Il y a aussi la révolution freudienne qui, au début du vingtième siècle, mit en perspective le rôle de l’inconscient dans nos comportements, nos choix, nos émotions, nos décisions, etc.</p>



<p>Dans le souci de créer plus de richesse et d’établir plus de passerelles entre les êtres humains, d’autres révolutions ont vu le jour. La Révolution industrielle, en Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle, bouleversa notre mode de production, en rassemblant plus d’ouvriers dans les usines et en faisant prévaloir le travail à la chaîne pour plus de productivité. Tout récemment, la Révolution des nouvelles technologies a changé de fond en comble notre mode de communication. D’autres encore viendront enrichir la longue liste des grands bouleversements dans nos existences. Citons parmi celles qui pointent déjà leur nez la révolution du Big-Data, ou alors celle de l’Intelligence Artificielle.</p>



<p>Quant à la sphère politique et sociale, la révolution qui a eu le plus de retentissement de par le monde est celle française en 1789, pour avoir mis un terme à l’arbitraire, à l’omnipotence, à l’absolutisme et à la répression, revendiquant ainsi plus d’égalité sociale, plus de dignité et plus de liberté pour les hommes.</p>



<p>Cependant, toutes les révolutions n’étaient pas salutaires pour l’humanité. Certaines étaient même dévastatrices. À proprement parler, la Révolution bolchévique de 1917 a mis en place un régime répressif, de fer, ayant instauré la terreur et ayant failli à assurer le partage de la richesse, comme le promettaient ses théoriciens. De même pour la révolution culturelle chinoise, qui avait incité au lynchage à mort des supposés<em> «représentants de la bourgeoisie»</em>, à la destruction des temples et du patrimoine ancien et à l’humiliation des écrivains. Elle s’est soldée en définitive par plusieurs millions de victimes.</p>



<p>En gros, l’idée même de Révolution se résume bel et bien à un grand moment de rupture dans l’histoire de l’humanité, dont l’objectif est de transformer notre perception du monde, notre façon de produire, notre façon d’exister et de communiquer les uns avec les autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">D’aucuns regrettent le régime d’avant 2011</h3>



<p>Quid de la révolution du jasmin (17 décembre 2010- 14 janvier 2011) ? Que nous a-t-elle apporté à nous autres citoyens ayant souffert, des décennies durant, de l’autoritarisme, de l’inégalité sociale, du sentiment d’abandon? Quelle rupture avait-elle marqué entre l’avant et l’après 14-Janvier 2011 ? Qu’en est-il alors de ses résultats depuis son éclatement il y a 10 ans ? Que dalle. Nada. Les maux d’il y a dix ans et contre lesquels toute une nation s’est insurgée se sont aggravées et même multipliées au centuple. Dix années après, il y a dix fois plus de corruption, dix fois plus de népotisme, dix fois plus de passe-droits, de laxisme, de laisser-aller, de je-m’en-foutisme, etc. À tel enseigne qu’un fort sentiment d’être tombé de Charybde en Scylla habite bon nombre d’entre nous.</p>



<p>Aujourd’hui, si d’aucuns regrettent l’ancien régime d’avant 2011, d’autres appellent à l’intervention de l’armée pour redonner à l’Etat son autorité perdue. Dix années après, il y a comme un désenchantement général dans un climat où la sinistrose sévit chaque jour un peu plus. Nos enfants, quant à eux, ne voyant plus le bout du tunnel, n’hésitent pas à se jeter par milliers dans les abîmes de la Méditerranée en espérant atteindre les rives d’un eldorado illusoire. Et pour cause, les objectifs révolutionnaires ont été sacrifiés sur l’autel de l’ego de nos élu(e)s, de leur mesquinerie, de leur égoïsme et de leur petitesse d’esprit. Les fortes espérances portées par les slogans révolutionnaires, celles du travail, de la liberté et de la dignité, se sont évaporés dans l’air. Elles ont été remplacées par les forfanteries, les jactances, les coteries, les alliances et les arrangements factices qui se font et se défont au mépris des choix des électeurs.</p>



<p>Et pourtant, vue de l’extérieur, l’expérience démocratique tunisienne semble avoir réussi, puisqu’elle assure l’alternance du pouvoir. Chose impensable dans un monde arabe qui brille par son monolithisme. Elle rassure aussi puisqu’elle a libéré la parole. Laquelle parole a ramené les détenteurs de l’autorité publique de leur statut de demi-dieu à celui d’êtres humains, reprochables et critiquables à souhait. Mais cela aurait-il suffit à garantir l’ancrage d’une démocratie, véritable et authentique ? Loin s’en faut. Et pour cause. On est confronté à un topo électoral hybride, à cheval entre parlementaire et présidentiel, le moins qu’on puisse dire abscons, incompréhensible et inintelligible de surcroît. Lequel a été fabriqué de toutes pièces pour satisfaire et convenir à une classe politique dont le seul objectif est de demeurer au pouvoir le plus longtemps possible, tout en faisant accroire à tous que la démocratie est en cours de construction. Sinon comment expliquer le fait qu’un candidat très largement élu président de la république se trouve dans l’incapacité de changer quoi que ce soit dans le quotidien de ses électeurs? Comment admettre aussi, dans une démocratie, que le chef du gouvernement puisse, sans pour autant bénéficier de légitimité électorale, concentrer la plupart des pouvoirs entre ses mains? Comment percer l’énigme des partis qui après avoir remporté les élections législatives se trouvent dans l’opposition, ou pire encore dans l’opposition et dans la majorité à la fois. Un pandémonium que même les élites du pays sont incapables d’expliquer. À quoi alors aurait servi d’investir des milliards dans des élections démocratiques qui s’avèrent, en fin de parcours, illusoires ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les mêmes causes reproduisent les mêmes effets</h3>



<p>Outre cette configuration électorale ex nihilo, qui n’a rien de semblable dans aucun autre pays du monde, les résultats électoraux se révèlent truqués. La Cour des Comptes l’atteste dans son dernier rapport. L’argent sale et étranger a coulé à flots au cours des dernières élections législatives pour permettre à certains partis politiques de remporter des sièges au parlement. Et ce, sans parler de certains magnats vénaux et véreux qui ont instrumentalisé la misère d’une certaine frange de la population à travers des chaînes TV ou des associations caritatives dont ils sont propriétaires pour rafler le plus grand nombre de sièges possibles.</p>



<p>De quelle démocratie nous parle-t-on ? Où est la vraie volonté du peuple ? Si d’emblée le jeu démocratique est faussé, pourquoi s’étonner de voir le parlement, ce haut lieu du pouvoir législatif, se transformer en une foire d’empoigne où les polémiques violentes le disputent aux attaques ad hominem.</p>



<p>Pis encore. Pour ce qui est du modèle économique, le même, pourtant essoufflé à la fin de l’ancien régime, et qui a été à l’origine du soulèvement populaire du 18 décembre 2010 au 14 janvier 2011, est tout naturellement reconduit au grand dam de tous ceux qui espéraient un changement de l’ordre établi depuis l’indépendance. Les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. C’est même pire. Le chômage a quintuplé. La dette publique a explosé. Le service public s’est affreusement délité. La précarité et la paupérisation se répandent à toutes les classes sociales. Tous les voyants sont désormais au rouge.</p>



<p>Et pourtant, il y a comme une cécité qui s’empare de toute la classe politique. On se détourne de l’essentiel pour se focaliser sur ce qu’il n’est pas. On renoue avec le prurit identitaire pour détourner l’attention des véritables préoccupations sociales.</p>



<p>À la base de toutes ces dérives démocratiques aux lourdes conséquences socio-économiques, il y a nos politicards, ces astres pâles, qui après avoir défendu mordicus la démocratie se transforment en véritables arapèdes du pouvoir, rechignant à passer la main toutes les fois que l’occasion se présente. Les exemples sont légion. Celui de Rached Ghannouchi, président de la mouvance islamiste depuis un demi-siècle, est édifiant. Ce dernier cherche, en usant de plusieurs entourloupes, à rempiler à la tête de son parti. Ou alors celui du légendaire Hamma Hammami qui, en cherchant à préserver coûte que coûte le leadership de la gauche, a créé une scission au sein du Front populaire, laquelle est conduite par son camarade Mongi Rahoui devenu son pire ennemi. La contagion dictatoriale s’est même étendue à la centrale syndicale où Nourredine Taboubi, président de l’UGTT cherche, lui aussi, à rempiler pour un autre mandat, quitte à amender le règlement intérieur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La démocratie vite transformée en partitocratie</h3>



<p>Peut-on construire une démocratie sans démocrates ? Dix ans après la chute de la dictature notre classe politique n’a pas réussi à entériner l’esprit démocratique qui requiert abnégation, don de soi et transcendance lucide. À quand un Mandela tunisien qui, malgré sa stature internationale, quitterait le pouvoir de son propre gré pour le bienfait de sa nation ? Car une vraie démocratie qui exprimerait la volonté du peuple servirait sans aucun doute de levier pour une véritable croissance économique. C’est loin d’être le cas de la démocratie tunisienne qui s’est vite transformée en partitocratie où la sclérose et l’entre-soi s’érigent en règle, comme dans des clubs fermés.</p>



<p>Enfin, à l’occasion de la commémoration du dixième anniversaire de la Révolution du Jasmin 14-Janvier 2011, ce qui nous reste à faire, nous autres citoyens, c’est de renforcer notre résilience pour pouvoir rebondir vers des horizons meilleurs, et surtout pour nous dépêtrer, une fois pour toute, des rets d’un régime politique devenu, en si peu de temps, indigeste et obsolescent.</p>



<p><em>* Sous-directeur chargé de l&rsquo;organisation des manifestations scientifiques à la Cité des sciences de Tunis.  </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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		<title>Chems-Eddine Yahia raconte le sud tunisien en 7 contes décalés</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 09:04:53 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Chems-Eddine Yahia]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Chemseddine-Yahia.jpg" alt="" class="wp-image-318893"/></figure>



<p><strong><em>Ecrivain d&rsquo;origine tunisienne vivant en France, Chems-Eddine Yahia vient de publier un livre intitulé ‘‘La Cité des Infirmiers. Nouvelles (révolutionnaires) du sud tunisien’’ (éd. La Bruyère, France), où il livrer 7 histoires inspirées de la période d’exception qu’a été la Révolution du Jasmin, qui va souffler ses 10 ans.</em></strong></p>



<span id="more-318892"></span>



<p><em>«C’est une décennie de questions, de doutes, de déceptions, de victoires, de progrès, une décennie d&rsquo;histoires que j&rsquo;ai décidé de raconter à travers mon livre»</em>, explique Chems-Eddine Yahia.</p>



<p>Ce livre est une exploration de la grandeur et des failles de la condition humaine sur fond de Printemps arabe à travers 7 nouvelles au rythme débridé où chaque personnage est poussé dans ses derniers retranchements.</p>



<p><em>«Dans ce sud tunisien si cher à mon cœur, des gens ordinaires sont mis à l’épreuve révélant le meilleur ou le pire d’eux-mêmes au cours d’histoires oscillant entre la satire sociale au vitriol et le conte fantastique»</em>, souligne l’auteur. Il ajoute : <em>«Ces nouvelles n’ont pas vocation à exprimer un témoignage sur des faits avérés mais juste un modeste point de vue d’un tunisien sur son pays. J’y parle des dommages collatéraux causés par la Révolution du Jasmin et de l’utilisation à outrance de cet alibi pour justifier laxisme, haine ou absence de prise de conscience. C’est un livre où des thèmes de société comme la reconstruction d’un pays, la place de la femme ou le glissement vers l’extrémisme côtoient des thèmes plus personnels pour moi tels que la paternité, le regard des autres, le déracinement et les actes manqués.»</em></p>



<p>Dans ce recueil, chaque nouvelle propose une innovation narrative avec la volonté de surprendre tant dans le fond que dans la forme. Ainsi, le lecteur se retrouve tour à tour assistant d’un docu-reportage, acteur d’une épopée, spectateur d’une fable ou victime d’un règlement de «conte».</p>



<p>À la manière d’un Maupassant dépassé, l’auteur offre un point de vue décalé oscillant entre satire sociale et conte fantastique dans ce livre sorti en septembre 2020 et disponible dans toutes les librairies et sur Amazon. Il peut aussi être commandé à la maison d’édition <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.labruyere.fr/catalogue/691/la-cite-des-infirmiers-nouvelles-revolutionnaires-du-sud-tunisien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Bruyère</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/02/chems-eddine-yahia-raconte-le-sud-tunisien-en-7-contes-decales/">Chems-Eddine Yahia raconte le sud tunisien en 7 contes décalés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La révolution tunisienne a «tué» tous ses prétendus pères</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 13:55:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[révolution du jasmin]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Tahya Tounes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous nous acheminons allègrement vers le 10e anniversaire du soulèvement populaire du 14 janvier 2011. Ce soulèvement, qui comme la Covid-19 s’est invité dans notre quotidien sans crier gare, de manière soudaine, rapide, dévastatrice , mais comme la Covid-19 à son début, avec un soupçon de manipulation, de traîtrise, de mains étrangères pour nous livrer...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/03/la-revolution-tunisienne-a-tue-tous-ses-pretendus-peres/">La révolution tunisienne a «tué» tous ses prétendus pères</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/ben-ali-tunisie-révolution-1.jpg" alt="" class="wp-image-213340"/><figcaption><em>Dix ans après la révolution du jasmin, une grande débâcle.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Nous nous acheminons allègrement vers le 10e anniversaire du soulèvement populaire du 14 janvier 2011. Ce soulèvement, qui comme la Covid-19 s’est invité dans notre quotidien sans crier gare, de manière soudaine, rapide, dévastatrice , mais comme la Covid-19 à son début, avec un soupçon de manipulation, de traîtrise, de mains étrangères pour nous livrer en très peu de temps un paysage politique incongru où ceux qui étaient au pouvoir sont allés en prison et ceux qui étaient en prison ont pris le pouvoir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mohamed Sahbi Basly</strong> *</p>



<span id="more-314895"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Sahbi-Basly.jpg" alt="" class="wp-image-142211" width="200"/></figure></div>



<p>C’est cette définition que j’avais personnellement retenue de ladite<em> «révolution»</em> et ce que je servais à chaque fois que l’on me demandait si ce qui s’est passé en Tunisie le 14 janvier 2011 était bien une révolution. Je répondais généralement qu’il s’agissait bien d’une révolution. Mai, au fur et à mesure qu’on posait les bonnes questions, à l’intérieur comme à l’extérieur, suivant l’évolution des événements ayant succédé au 14 janvier 2011 jusqu’à ce jour, ainsi que le quasi-laminage de tous les parrains de cette révolution qui ont hanté nos veillées nocturnes devant notre poste de TV pendant toutes ces années, tous sans exception, où presque, et mis à part Rached Ghannouchi, le leader du mouvement Ennahdha, ont disparu de la scène politique tunisienne, le dernier en date est Mohamed Abbou, président d’Attayar, qui a annoncé, hier, mercredi 2 septembre 2020, son retrait de la vie politique, en même temps que la fin du mandat du gouvernement Elyes Fakhfakh, dont il était membre.</p>



<p>Pour notre jeune démocratie tunisienne, force est de constater que le bilan des dix dernières années est bien maigre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tous les parrains de la révolution du jasmin ont été balayés par elle</h3>



<p>Sur le plan politique, tous les parrains de la révolution du jasmin ont été balayés par celle-ci, ce qui confirme, une fois n’est pas coutume, qu’un mouvement fondé sur un mensonge et une usurpation du pouvoir par la manipulation de l’opinion publique, avec la complicité de forces occultes à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, ne peut à la longue qu’être démasqué… Pour le cas d’espèce il a fallu 10 ans au commun des mortels pour se rendre compte de la supercherie.</p>



<p>La montée de la popularité de Abir Moussi auprès de l’opinion publique est l’illustration du ras le bol populaire face aux problèmes socio-économiques, mais également et surtout de la conviction partagée par un grand nombre que le 14 janvier 2011 fut un grand mensonge, et par conséquent de l’envie tout aussi partagée de revenir à la case départ… Est-ce cela le bilan des dix dernières années : une grande débâcle ? Pourquoi faire une révolution pour en arriver là? Qui devra assumer ce bilan mitigé pour l’histoire ? Est-ce au peuple tunisien, qui a crié de toutes ses forces <em>«dégage»</em> pour l’ancien régime et ses serviteurs de payer la facture ? Ou bien devrions-nous faire porter la responsabilité à tous ceux qui ont gouverné notre pays depuis le 14 janvier 2011 ?<br></p>



<p>Certains continuent d’ailleurs à ce jour de vouloir faire porter le chapeau de cet échec économique et social à la gestion de Ben Ali pendant ses 23 années de règne? Toujours est-il que nous nous trouvons aujourd’hui face à des défis multiples difficiles à relever, en tête desquels l’emploi tient le haut du pavé. Ironie du sort, c’est cette même raison qui a fait sortir des milliers de jeunes chômeurs dans la rue le 14 janvier 2011. Ils étaient 400.000 chômeurs à l’époque, ils sont près d’un million dix ans après. Voilà le bilan…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les nouveaux gouvernants n’ont aucune notion de l’Etat et de l’intérêt collectif</h3>



<p>Oui cette révolution a éliminé rapidement tous ses prétendus mentors, simplement parce qu’ils se trouvaient là par hasard. Ils n’ont jamais été à l’origine de ce soulèvement populaire … Ils en ont cueilli les fruits avec opportunisme. C’est leur absence de vision, leur acharnement à tout détruire, à commencer par les institutions de l’Etat, leur rancune vis-à-vis des régimes de Bouguiba et Ben Ali, leur fidélité à l’agenda idéologique ou politique qui leur a été imposé et l’absence chez eux de toute notion élémentaire de gouvernement, tout sens de l’intérêt collectif et de la souveraineté nationale… qui ont accéléré l’élimination de ces pseudo révolutionnaires.</p>



<p>Je ne souhaite pas à la Tunisie de sombrer de nouveau dans un régime autocratique. Je ne serai jamais de ceux qui souhaitent revenir en arrière ni perdre les acquis. Les événements du 14 janvier 2011 ont permis à la Tunisie d’acquérir, et je l’espère de manière définitive, deux valeurs essentielles : la liberté d’expression et l’exercice démocratique du pouvoir.</p>



<p>Un simple toilettage de la constitution de 2014 pour définir un régime politique conforme à notre culture, une réforme du code électoral pour permettre à la démocratie de base de s’exprimer pleinement et une cour constitutionnelle pour assurer la pérennité des institutions de l’Etat permettront à la Tunisie de sortir à l’horizon 2021 non seulement indemne des errements des dix dernières années, mais renforcée dans ses grands choix politiques, économiques et sociaux qui répondront, tôt ou tard, aux attentes des Tunisiennes et des Tunisiens .</p>



<p>C’est ce à quoi doit s’atteler tout patriote qui se respecte pour rompre ce cercle vicieux, et en premier lieu notre chef de l’Etat qui devra être le rassembleur de toutes les forces qui le souhaitent vers cet objectif suprême qu’est celui de l’intérêt supérieur de l’Etat. On y arrivera certainement avec la volonté de tous.</p>



<p><em>* Membre du bureau politique de Tahya Tounes.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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</div></figure>



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		<item>
		<title>Gordon Gray ou « le diplomate américain qui a eu la chance rare de voir le peuple tunisien profiter de sa réussite »</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/25/gordon-gray-ou-le-diplomate-americain-qui-a-eu-la-chance-rare-de-voir-le-peuple-tunisien-profiter-de-sa-reussite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moncef Dhambri]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2020 09:37:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[révolution du jasmin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une réflexion publiée par l’hebdomadaire anglophone The Arab Weekly, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie Gordon Gray, très régulier chroniqueur sur les affaires de notre pays, revient son expérience de joggeur américain pratiquant son sport dans les rues de notre capitale et de ses banlieues, au lendemain de la révolution… «Des souvenirs impérissables», écrit-il....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/25/gordon-gray-ou-le-diplomate-americain-qui-a-eu-la-chance-rare-de-voir-le-peuple-tunisien-profiter-de-sa-reussite/">Gordon Gray ou « le diplomate américain qui a eu la chance rare de voir le peuple tunisien profiter de sa réussite »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Gordon-Gray-Rafik-Abdessalem.jpg" alt="" class="wp-image-275881"/><figcaption><em>Gordon Gray reçu par l&rsquo;ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem, en 2012.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Dans une réflexion publiée par l’hebdomadaire anglophone </em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="The Arab Weekly (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://thearabweekly.com/running-after-revolution" target="_blank">The Arab Weekly</a>,<em> l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie Gordon Gray, très régulier chroniqueur sur les affaires de notre pays, revient son expérience de joggeur américain pratiquant son sport dans les rues de notre capitale et de ses banlieues, au lendemain de la révolution… «Des souvenirs impérissables», écrit-il.</em></strong></p>



<p>  Par <strong>Marwan Chahla</strong> </p>



<span id="more-273788"></span>



<p>Gordon Gray n’est pas le commun des agents du département d’Etat américain. Le point culminant de sa carrière professionnelle — qui a débuté en 1982, alors qu’il avait 26 ans — a été sa nomination par le président Barack Obama ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, poste qu’il a occupé de septembre 2009 à juillet 2012. L’homme a été un témoin privilégié de ces années cruciales du déclin de l’ancien régime, de la fuite de Ben Ali, du soulèvement du 14 janvier 2011 et des premiers pas du «<em>Printemps tunisien</em>»… </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Des souvenirs de la Tunisie qu’il n’oubliera jamais</h3>



<p>Assez fréquemment, en tant qu’observateur averti des affaires tunisiennes, le diplomate américain, à la retraite depuis juin 2015, prend sur sa fin de carrière en tant vice-président exécutif de la National US-Arab Chamber of Commerce ou son farniente, depuis 2017,  pour commenter les développements en Tunisie et pour dire aussi qu’il garde «<em>des souvenirs de la Tunisie qu’il n’oubliera jamais.</em>»</p>



<p>Cette semaine, l’homme qui a été en très grande partie responsable du lâchage américain de Ben Ali, a publié <strong><a href="https://thearabweekly.com/running-after-revolution">une tribune dans The Arab Weekly</a></strong>, intitulée ‘‘<em>Courir après la révolution</em>’’, où il se plaît de raconter son expérience de joggeur assidu alors qu’il était ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie.</p>



<p>Oui, le diplomate américain, aux moments les plus forts de la Révolution du jasmin, trouvait le temps pour pratiquer sa course à pied. Il écrit: «<em>La révolution qui a poussé Ben Ali à la fuite était beaucoup moins violente que, par exemple, la révolution iranienne</em> [de 1979, ndlr]<em> ou le chaos auquel nous assistons aujourd’hui en Syrie et au Yémen. Bien sûr, il y a eu en Tunisie des fusillades et des pillages – le plus souvent prenant pour cibles les villas luxueuses appartenant au clan Ben Ali – qui ont tourmenté le pays après la fuite du dictateur.</em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une fois la crise immédiate passée et les rues de Tunis ont retrouvé leur calme </h3>



<p>Mais cette confusion, selon Gordon Gray, a été d’une courte durée. «<em>Une fois la crise immédiate est passée et les rues de Tunis ont retrouvé leurs calme, j’ai fortement encouragé le personnel de l’ambassade à reprendre vite le dessus, à se ressaisir et retrouver leur vie normale – une vie paisible, en lisant, en regardant un film ou en passant plus de temps avec leurs familles… Pour ma part, il s’agissait de reprendre mes courses  à travers les rues pittoresques de Tunis et ses banlieues côtières</em>», ajoute-t-il.</p>



<p>Ce qui a le plus marqué Gordon Gray, au lendemain de la révolution, c’est la manière et la détermination avec lesquelles les Tunisiens – le plus normalement et le plus tranquillement – «<em>ont renoué avec les rythmes quotidiens de leurs vies.</em>»</p>



<p>«<em>Je connais nombre de diplomates américains qui sont férus de la course à pied, mais ce que j’ai connu en Tunisie est une expérience unique: être capable de faire mon jogging juste au lendemain d’une révolution démocratique et voir par moi-même un peuple profitant des fruits de sa réussite»,</em> conclut l’ancien ambassadeur américain, ajoutant que, <em>«quelques années plus tard, j’ai été heureux en revenant en Tunisie de constater que le pays a avancé et, bien sûr, j’ai pu faire mon jogging le long de mes parcours préférés.</em>»</p>



<p>Oui, il y a une moitié pleine de la Révolution du jasmin que nous autres Tunisiens ne voyons pas, car les soucis de la moitié vide, notamment sur les plans économique et social où les changements tardent à venir, ne nous laissent le temps d’apprécier.</p>



<p class="has-text-align-right"> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>In memoriam : Ben Ali ou la grandeur et la décadence d’un chef d’Etat mal-aimé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/20/in-memoriam-ben-ali-ou-la-grandeur-et-la-decadence-dun-chef-detat-mal-aime/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2019 11:10:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dégagisme]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bouazizi]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[révolution du jasmin]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le décès hier, jeudi 19 septembre 2019, de Zine El Abidine Ben Ali, l’ancien président tunisien en exil depuis la Révolution du Jasmin, renvoie à de multiples palabres. Entre constatations et nostalgie. Le moment d’une vraie table-ronde est-il arrivé pour les acteurs de la vie politique tunisienne? Par Jean-Guillaume Lozato * Ben Ali a déplu....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/20/in-memoriam-ben-ali-ou-la-grandeur-et-la-decadence-dun-chef-detat-mal-aime/">In memoriam : Ben Ali ou la grandeur et la décadence d’un chef d’Etat mal-aimé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Regne-de-Ben-Ali.jpg" alt="" class="wp-image-241336"/><figcaption><em>Le parcours de Ben Ali en 4 images.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le décès hier, jeudi 19 septembre 2019, de Zine El Abidine Ben Ali, l’ancien président tunisien en exil depuis la Révolution du Jasmin, renvoie à de multiples palabres. Entre constatations et nostalgie. Le moment d’une vraie table-ronde est-il arrivé pour les acteurs de la vie politique tunisienne?</em></strong></p>



<p> Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-241335"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>



<p> Ben Ali a déplu. Ben Ali n’est plus. Un constat qui devrait ravir le peuple tunisien dans son ensemble au vu des circonstances belliqueuses de son départ forcé en janvier 2011. Ce serait trop simple. La politique est une circonvolution. Dans la plupart des Etats le nombre d’IEP et par voie de conséquence le nombre d’étudiant en sciences politiques démontrent l’importance cruciale de surveiller l’opinion publique comme le lait sur le feu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un bilan mitigé mais…</h3>



<p> Feu Zine El Abidine Ben Ali a eu l’avantage de récupérer un pays engagé sur la voie du bourguibisme. Un concours de circonstances et une santé défaillante de son prédécesseur le conduisant au fauteuil bien confortable de premier dirigeant d’une nation apparaissant à l’époque (1987) comme bien engagée sur la voie du progrès.</p>



<p> Ce progrès, le militaire de formation a eu le génie de l’allier à la sécurité alors que le spectre du terrorisme à caractère islamiste pointait depuis l’Algérie toute proche lors de la <em>«décennie noire»</em>. Tout en ouvrant de plus en plus le marché tunisien aux doctrines libéralistes. Jusqu’à renforcer l’appareil boursier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un dogme militaro-capitaliste.</h3>



<p> C’est à la façon d’un Berlusconi que le militaire de carrière a troqué l’uniforme pour le costume présidentiel, posant tel un chef d’entreprise sur les innombrables campagnes d’affichage à son effigie. Une posture, une gestuelle, un regard déterminé, un sourire commercial. Une allure d’homme d’affaires qui a permis de conquérir un électorat avide de pouvoir d’achat. Une classe moyenne choyée par le parti présidentiel, le Rassemblement constitutionnel (RCD) tout en s’enrichissant soi-même. Voilà le tour de force de Ben Ali. Séduire et intimider.</p>



<p> Naturellement tout système recèle un point faible et est soumis à des aléas. Lorsque des difficultés ont commencé à apparaître à mi-parcours, l’erreur de l’ex-dictateur a été de sous-estimer ses conseillers et à ne pas tenir compte de certains prévisionnistes. Les canaux du <em>«benalisme»</em> ont commencé à se trouver soumis à des remous par l’intermédiaire d’entités distinctes et au départ sans connections les unes avec les autres. Par exemple les chefs d’entreprises locaux las de devoir payer des pots-de-vin; les commerçants tributaires de règles horaires trop strictes dans certains gouvernorats; les étudiants devant composer avec le poids idéologique des instances gouvernementales. Puis vinrent les intellectuels de divers bords, les artistes, les paysans délaissés dans certaines zones estimées comme non prioritaires, les ouvriers au fur et à mesure de l’abaissement du niveau de vie à partir de 2009/2010. Enfin, un autre élément s’est invité à cet amoncellement: l’interprétation du fait religieux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Quand politique et religion ne font pas bon ménage</h3>



<p> Combattre le fondamentalisme terreau fertile de tous les extrêmes est un service rendu aux croyants très pieux, comme aux laïcs, comme aux athées. Le problème est que le gouvernement tunisien des années 1987-2011 l’a fait presque uniquement par la force et non par la pédagogie. Reléguant du même coup tout fervent croyant musulman au rang de suspect.</p>



<p> Oui la religion est d’abord une affaire privée avant d’être une affaire d’Etat. Même l’Occident avait eu à gérer ce problème avec le catholicisme. Il ne s’agit pas d’un apanage exclusivement arabo-musulman. Contraindre des islamistes à l’exil a contribué à ensevelir Ben Ali, petit à petit. La conséquence de cela a été qu’au lendemain du départ de ce dernier les salafistes ont semé le doute dans la société tunisienne pourtant jusque là caractérisée par la tolérance et dans certains cas une profonde laïcité. </p>



<p> Ben Ali aurait-il voulu trop plaire aux Occidentaux? Il y a de fortes chances. C’est à partir du milieu des années 2000 que la présence montante du voile sur la tête des femmes tunisiennes aurait du pousser à la réflexion un ancien chef d’Etat qui lui ne se voilait pas la tête mais la face en négligeant les convictions d’appartenance à la communauté musulmane du peuple dont il avait la charge. Avec de surcroît un élément de communication incompatible : la présence de son épouse Leila Trabelsi.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les Trabelsi, un facteur déclenchant</h3>



<p> L’ex-première dame avait pour faculté de rassembler toutes les hostilités eu égard à son image de parvenue. Le tout renforcé par les frasques des membres de sa famille, d’énormes malversations financières ainsi qu’une réputation peu crédible. Cette erreur de recrutement conjugal aura été fatale au haut dirigeant. De plus c’est une femme agent municipal qui a été, à son insu, la cause de l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, étincelle du Printemps Arabe. Un épisode qui a fait éclater toutes les rancœurs. Sans Leila Trabelsi, le clan Ben Ali serait peut-être encore aux commandes de la nation tunisienne à l’heure actuelle…</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une Tunisie en friche</h3>



<p> Le paysage tunisien actuel se retrouve extrêmement mosaïqué. L’électorat national a pris l’habitude du dégagisme. Une méthode qui a ressemblé à un tirage au sort au vu des dernières élections présidentielles ayant conduit à un duel final entre Kaïs Saïed et Nabil Karoui, deux extra-terrestres. L’un tout en froide retenue, l’autre tout en expression. Un déséquilibre symptomatique du yo-yo de l’opinion publique tunisienne qui n’est désormais que tunisoise. Avec à la clé une crise de représentativité et un vote impacté par le morcellement  régional.</p>



<p> La situation est des plus urgentes pour ce pays arabe ni pétrolier ni marqué par une grande superficie territoriale. </p>



<p> Pauvre Tunisie, coincée entre deux voisins géants disposant d’hydrocarbures et le regard rempli d’incertitudes tournée vers une Europe lui donnant des conseils le plus souvent remplis d’ infantilisations primaires.</p>



<p> Pauvre Tunisie qui a voulu ouvrir la voie de la démocratie mais qui ne voit qu’un chemin bordé de brouillard. </p>



<p> Pauvre Tunisie qui en est réduite à subir de véritables mascarades pour ses élections (la présence d’Abir Moussi entre autres…).</p>



<p> La première issue de secours devra être la reprise économique et par là la reprise du tourisme de masse en nommant les responsables adéquats sous peine d’accroissement de fuite des matières grises. La Tunisie devra aussi établir des sortes de tables rondes avec des personnalités autochtones qui résident sur le territoire et à l’étranger afin de dresser un état des lieux en variant les points de vue sans se soumettre à la flagornerie d’intervenants étrangers soucieux des intérêts de leurs investisseurs. C’est ce qui avait perdu Ben Ali. Des observateurs ou analystes tels que l’historien militaire Fayçal Cherif ou l’universitaire spécialiste en communication des médias Slaheddine Oueslati (qui avait prédit le renversement de Ben Ali mais que peu de gens avaient bien voulu écouter hélas) auraient tout à fait le profil. </p>



<p> Pour finir tout un symbole: il y a quelques semaines est décédé le député partisan de la laïcité Naceur Brahmi, lui-même cousin de Mohamed Brahmi, assassiné il y a quelques années. Preuve en est que la situation est urgente avec la disparition progressive des différents acteurs de la Révolution alors que la Tunisie n’est toujours pas sortie de l’impasse.</p>



<p><em>* Enseignant en langue et civilisation italiennes auprès de l’ENSG et de l’UPEMLV, auteur de recherches universitaires sur le football italien comme phénomène de société.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Cmtd7p4X0H"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/19/peuple-ingrat-vous-naurez-pas-mes-os-aurait-dit-ben-ali-aux-tunisiens/">«Peuple ingrat ! Vous n’aurez pas mes os !» aurait dit Ben Ali aux Tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Peuple ingrat ! Vous n’aurez pas mes os !» aurait dit Ben Ali aux Tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/19/peuple-ingrat-vous-naurez-pas-mes-os-aurait-dit-ben-ali-aux-tunisiens/embed/#?secret=c5fBq1myap#?secret=Cmtd7p4X0H" data-secret="Cmtd7p4X0H" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/20/in-memoriam-ben-ali-ou-la-grandeur-et-la-decadence-dun-chef-detat-mal-aime/">In memoriam : Ben Ali ou la grandeur et la décadence d’un chef d’Etat mal-aimé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le 14 janvier : Propos désabusés en marge d’un si triste anniversaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jan 2019 19:24:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Menzel Bouzaiane]]></category>
		<category><![CDATA[Oueslatia]]></category>
		<category><![CDATA[révolution du jasmin]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la crise, l’instabilité et l’appauvrissement généralisé, les gouvernements qui se sont succédé en Tunisie depuis la révolte du 14 janvier 2011, n’ont montré aucune aptitude à pouvoir sauver le pays d’un tsunami annoncé. Par Mohamed Habib Ladjimi * La médiocrité de la vie politique en Tunisie a atteint son paroxysme en octobre dernier...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-146470" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Crise-Tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Face à la crise, l’instabilité et l’appauvrissement généralisé, les gouvernements qui se sont succédé en Tunisie depuis la révolte du 14 janvier 2011, n’ont montré aucune aptitude à pouvoir sauver le pays d’un tsunami annoncé.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Habib Ladjimi</strong> *</p>
<p><span id="more-193160"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-193176 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Mohamed-Habib-Ladjimi.jpg" alt="" width="200" height="200" />La médiocrité de la vie politique en Tunisie a atteint son paroxysme en octobre dernier avec l&rsquo;intronisation du sieur Karim Melaiki au poste de maire de Oueslatia, dans la région de Kairouan. Le hic, c&rsquo;est que ce bonhomme est un célèbre&#8230; voleur de moutons, avec un casier judiciaire à l&rsquo;appui.</p>
<p>De telles situations cocasses sont devenues le pain quotidien des Tunisiens depuis l’énigmatique <em>«révolution du jasmin»</em>, déclenchée le 17 décembre 2010 à Menzel Bouzaiane (Sidi Bouzid) mais, dit-on, concoctée depuis un an à la Maison blanche.</p>
<p>Huit ans déjà que ce petit pays vit de Charybde en Scylla et d’un drame à l’autre. Ce qui a fait dire à un facebooker : <em>«La Tunisie naquit en 1956 et tomba malade en 1987»</em> (date de la prise du pouvoir par l’autocrate Zine El Abidine Ben Ali, qui prit la fuite le 14 janvier 2011, Ndlr).</p>
<p>Si le facebooker n’a pas cru devoir continuer sa narration, c’est parce qu’il est inutile d’égrener tous les épisodes sanglants, ni le nombre de morts, civils, touristes et nationaux, civils et militaires, tombés, çà et là, au nom d’un islam radical au visage particulièrement hideux.</p>
<p>Face à cela et à l’appauvrissement général du pays, les gouvernements qui se sont succédé depuis 2011 n’ont montré aucune aptitude à pouvoir sauver le pays d’un tsunami annoncé.</p>
<p>Le gouvernement actuel, quand à lui, est composé, soit de blancs-becs, soit de vieux politicards, balançant entre <em>«si jeunesse savait, et si vieillesse pouvait»</em>&#8230;</p>
<p>Le dinar glisse à une vitesse grand V. Dans les grandes surfaces, les prix vous font croire que vous êtes à Oslo. Mais, en sortant, vous tombez nez-a-nez sur Calcutta&#8230; Le lait est quasiment rationné, le beurre a disparu. Les piments sont aussi chers que les bananes et les sardines talonnent de près les scombridés. Quand il pleut, les barrages ne se remplissent pas. Et quand il y a huit millions de touristes, la Banque centrale manque encore de devises et le dinar chute de plus belle&#8230; L’or du Pérou, quoi&#8230;</p>
<p><em>* Journaliste.</em></p>
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		<title>‘‘Before the 14th’’ : Exposition sur la Révolution tunisienne au Musée du Bardo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jan 2019 14:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Musée national du Bardo]]></category>
		<category><![CDATA[révolution du jasmin]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le musée national du Bardo, à Tunis, accueillera l’exposition ‘‘Before the 14th, Instant tunisien- Archives de la Révolution’’ à partir du 14 janvier 2019, afin de faire revivre les moments marquant de la Révolution tunisienne. Cette exposition est organisée par le ministère des Affaires culturelles à l’occasion du 8e anniversaire de la Révolution du 14...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/03/before-the-14th-exposition-sur-la-revolution-tunisienne-au-musee-du-bardo/">‘‘Before the 14th’’ : Exposition sur la Révolution tunisienne au Musée du Bardo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-191653" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Exposition-Instant-Tunisien.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le musée national du Bardo, à Tunis, accueillera l’exposition ‘‘Before the 14th, Instant tunisien- Archives de la Révolution’’ à partir du 14 janvier 2019, afin de faire revivre les moments marquant de la Révolution tunisienne.</strong></em></p>
<p><span id="more-191650"></span></p>
<p>Cette exposition est organisée par le ministère des Affaires culturelles à l’occasion du 8e anniversaire de la Révolution du 14 janvier 2011. Elle se poursuivra jusqu’au 31 mars 2019 dans la salle des expositions temporaires du Musée du Bardo et sera accompagnée par diverses activités culturelles et artistiques autour du thème de la Révolution du Jasmin.</p>
<p>Dans une démarche pédagogique, documentaire et artistique, l’exposition propose une reconstruction des 29 jours de la révolution (du 17 décembre 2010 au 14 janvier 2011), et ce, à travers des textes, des vidéos, des photographies, des chansons, des poèmes, des sons, des statuts Facebook, sélectionnés à partir du fonds des archives de la révolution constitué par les donations des citoyens, acteurs-témoins des événements… qui constituent aujourd’hui un énorme archive.</p>
<p>Le programme complet autour de cette exposition sera présenté le mercredi 9 janvier courant au Musée national du Bardo, en présence des organisateurs.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
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