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	<title>Archives des Révolution tunisienne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Révolution tunisienne - Kapitalis</title>
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		<title>Tragédie iranienne et banalisation du mal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 07:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre à Tunis sur le thème "Ali Shariati et la résistance dans la littérature iranienne", sur fond de guerre contre l'Iran.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion de International Quds Day, célébré vendredi 13 mars, la 60<sup>e</sup> édition du Forum arabe de la poésie de résistance s’est tenue les 13 et 14 mars 2026 à l’espace Yanni à Tunis, autour du thème : «Ali Shariati et la résistance dans la littérature iranienne». Dans un monde traversé par les guerres, les fractures idéologiques et l’épuisement des systèmes politiques, cette rencontre rappelle que la résistance n’est pas seulement une affaire militaire ou diplomatique. Elle est aussi une question de conscience.</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18486768"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il existe dans l’histoire des peuples des moments où quelque chose se fissure. Les institutions restent debout. Les discours continuent de circuler. Les idéologies parlent encore. Mais une fatigue s’installe dans le cœur du système. On pourrait appeler cela l’épuisement symbolique du pouvoir. Le monde contemporain en porte les signes. Les guerres se multiplient. Les sociétés se polarisent. Les peuples oscillent entre colère et lassitude.</p>



<p>Dans ce paysage incertain, la résistance change de forme. Elle cesse parfois d’être un cri collectif. Elle devient un travail intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pensée comme résistance</h2>



<p>Dans le monde iranien, une figure intellectuelle a tenté de penser ce moment avec une intensité rare : Ali Shariati.</p>



<p>Inspiré de Frantz Fanon, de Jean-Paul Sartre et de Karl Marx, Shariati tenta une expérience intellectuelle singulière : penser la libération humaine à partir de l’intérieur de la tradition islamique. Il parlait d’un phénomène dangereux qu’il appelait l’<em>«estahmâr»</em> (un mot difficile à traduire). Ce n’est pas seulement la domination. C’est l’abrutissement des consciences.</p>



<p>Pour Shariati, un peuple peut être dominé de plusieurs façons : par la nature, lorsqu’il vit dans la peur et l’ignorance ; par d’autres hommes, lorsqu’il subit l’exploitation économique ou politique ; mais la domination la plus subtile est celle des idées figées, lorsque l’idéologie remplace la pensée, lorsque la mémoire devient rituel, lorsque la tragédie devient habitude.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le danger de l’habitude</h2>



<p>Shariati mettait souvent en garde contre un phénomène paradoxal. Le danger n’est pas seulement d’oublier une tragédie. Le danger est de s’y habituer. Il évoquait la mémoire de Karbala. Selon lui, si la tragédie se transforme en simple rituel annuel, elle perd sa force morale. Elle devient un spectacle. Et le spectacle endort les consciences. Cette intuition résonne aujourd’hui bien au-delà de l’histoire iranienne.</p>



<p>Dans un monde saturé d’images de guerre et de violence, l’humanité court un risque : celui de s’habituer au drame ou la banalisation du mal si on se refaire à Hannah Arendt.</p>



<p>Dans les périodes de tension politique, les identités deviennent rigides. Chacun se définit par un rôle : militant, moderniste, religieux, progressiste, patriote…</p>



<p>Ces identités peuvent donner un sens à l’action collective. Mais elles peuvent aussi devenir des masques psychiques. Il arrive pourtant que ces masques se fissurent lorsqu’un individu cesse un instant de défendre un rôle social. Là une parole plus simple apparaît. Une parole qui parle de fatigue, d’injustice réelle, de peur de l’avenir, de désir de dignité. Selon Carl Gustav Jung, on dirait que le <em>persona</em> se fissure. Et qu’une parole plus authentique surgit.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18486809" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Manifestation-pro-iranienne-Tunis.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Manifestation à Tunis contre la guerre en Iran.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Sociétés et révolutions</h2>



<p>Les sociétés qui ont traversé des révolutions connaissent souvent ce moment. La révolution française n’a pas seulement été un événement politique. Elle a été précédée par des décennies de pensée. Les écrits de Jean-Jacques Rousseau, de Montesquieu ou de Voltaire avaient préparé le terrain symbolique de la rupture. Les idées avaient précédé l’événement. La révolution tunisienne, elle, est née d’un geste plus spontané. Elle fut d’abord un soulèvement social. Mais après la rupture vient toujours une question plus difficile : qui pense l’après ? Les révolutions peuvent ouvrir une brèche dans l’histoire. Mais elles ne suffisent pas à produire une vision durable.</p>



<p>Lorsque les systèmes politiques se fatiguent, une autre dynamique apparaît. Les grandes structures perdent leur capacité d’inspiration. Alors les initiatives individuelles commencent à prendre la relève : un enseignant crée un espace de pensée, un écrivain redonne sens aux mots, un citoyen refuse la passivité. Ces gestes sont souvent invisibles. Mais ils constituent la matière silencieuse des transformations futures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La liberté intérieure</h2>



<p>Aujourd’hui, dans un monde traversé par les crises géopolitiques, les conflits idéologiques et l’incertitude économique, la question de la lucidité devient centrale. Car la domination ne repose pas uniquement sur la force. Elle repose souvent sur la fatigue morale des sociétés. Lorsqu’un peuple cesse de croire que le changement est possible, la domination devient presque inutile. Elle se maintient d’elle-même.</p>



<p>C’est peut-être ici que commence la véritable résistance. Non dans les slogans. Mais dans la conscience. Lorsque l’individu cesse de répéter les récits imposés. Et commence à interroger le monde avec lucidité. Car la liberté humaine n’est peut-être rien d’autre que cela : la capacité d’être le poète de sa propre existence.</p>
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		<item>
		<title>«Rien n’a changé» à Sidi Bouzid l Le printemps trahi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/rien-na-change-a-sidi-bouzid-l-le-printemps-trahi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 11:26:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bouazizi]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>15 ans après le sacrifice de Bouazizi, la désillusion persiste à Sidi Bouzid et dans toute la Tunisie.</p>
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<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous la traduction du reportage signé par l’envoyée spéciale de l’agence publique italienne<a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2025/12/22/nulla-e-cambiato-la-primavera-tradita-di-sidi-bouzid_d912e596-113c-479f-8055-8a051296acbe.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Ansamed</a>, sur la célébration des événements du 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid, berceau de ce qui sera appelé Révolution tunisienne et déclenchera le Printemps arabe de 2011. 15 ans après le sacrifice de Bouazizi, la désillusion persiste dans la ville tunisienne.</em></strong> <em>(Ph. Des parents de Mohamed Bouazizi se recueillent sur sa tombe.)</em></p>



<p><strong>Valentina Brini</strong></p>



<span id="more-18124217"></span>



<p>À Sidi Bouzid également, l’artère principale porte le nom du premier président tunisien.</p>



<p>L’avenue Habib Bourguiba, large et rectiligne, s’étend sur environ 265 kilomètres depuis la capitale, loin de la mer et des circuits touristiques.</p>



<p>Des cafés bordent les façades basses et défraîchies, avec leurs chaises en plastique. Des hommes, accoudés aux tables, semblent contempler le temps qui s’écoule. Gravé sur la façade de la poste, le visage de Mohamed Bouazizi se dresse à quelques dizaines de mètres du commissariat. Aucune plaque ne le commémore, mais chacun sait où regarder.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une saison de trahison</h2>



<p>Le 17 décembre 2010, ce vendeur ambulant de vingt-cinq ans – Basboosa, son surnom – s’est immolé par le feu après une nouvelle humiliation de la part des autorités locales, allumant la mèche d’un incendie qui a embrasé le monde arabe tout entier. Quinze ans plus tard, ce printemps résonne comme une saison de trahison.</p>



<p><em>«Rien n&rsquo;a changé»</em> déclare Abdelkader Moussa, 58 ans, marié et père de deux enfants. Ses paroles sont sèches, sans emphase ni colère. Sidi Bouzid, observe-t-il, <em>«continue de souffrir des mêmes maux qu’avant 2010 : érosion du pouvoir d’achat, coût de la vie toujours plus élevé, revenus en berne.»</em> Il secoue légèrement la tête et s’éloigne sur l’avenue, engloutie par la nuit.</p>



<p>Dans les commerces du quartier, parmi des étagères de fortune et des réfrigérateurs qui bourdonnent sans cesse, de petits drapeaux canadiens apparaissent à côté des prix écrits au marqueur. C’est là que la famille Bouazizi a choisi l’exil. Même l’âme de celui qui est devenu le symbole de la Révolution du Jasmin a laissé derrière elle un pays – et une ville – perçus comme invivables : une économie écrasée par une dette publique avoisinant les 80 % du PIB, un climat de suspicion et de surveillance où la corruption demeure un fléau, et peu de perspectives d&#8217;emploi. L’arrivée de la saison des olives devrait ramener des emplois et un peu de répit. Il y a plutôt la crainte d’une issue inéluctable, avec des conséquences dévastatrices pour les familles déjà en difficulté.</p>



<p>Parmi des caisses de dattes, de bananes et de légumes, Charfeddine Hamda, 42 ans, exerce le même métier que Bouazizi. Son quotidien, explique-t-il, est marqué par la même étouffante atmosphère : contrôles incessants, restrictions arbitraires, routes barrées. Les forces de l’ordre l’empêchent de travailler là où passent les clients ; il n’a pas sa place sur les marchés publics. <em>«Ma vie est en suspens, j’attends toujours une amélioration qui ne vient jamais»</em>, se lamente-t-il. <em>«Les véritables revendications de la révolution n&rsquo;ont jamais été satisfaites»</em>, affirme-t-il.</p>



<p>À côté de la charrette de Bouazizi – un autel profane érigé sur un socle de pierre à quelques pas de la fresque – se côtoient les récits du présent. Deux roues robustes, des essieux bruts, une structure réduite à l’essentiel, et, sur le côté, une inscription arabe noire : <em>«Je ne pardonne pas, je n&rsquo;oublie pas.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quinze ans plus tard, une immense déception</h2>



<p>Ichrak, 46 ans, originaire de Sabbala et mère de quatre enfants vivant avec son père à Sousse, marche d’un pas vif. Après son divorce, elle a repris ses études universitaires pour s’occuper l’esprit et ne pas se laisser abattre par une réalité qu’elle juge <em>«plus dure qu’avant»</em>. Elle s’attendait à ce que la révolution apporte des droits sociaux, des emplois, et même des loisirs aux jeunes de Sidi Bouzid. <em>«Quinze ans plus tard, c’est une immense déception»</em>, dit-elle, même si elle espère que <em>«les choses s’amélioreront avec le temps»</em>.</p>



<p>Un peu plus loin, un chauffeur de taxi attend pour partir vers le nord, en direction d’Hammamet. Avant de démarrer, il se résigne : <em>«C’était mieux avant, quand Ben Ali était au pouvoir»</em>, songe-t-il, évoquant également <em>«son grand ami Bettino Craxi»</em>. De son point de vue – assis sur un siège en cuir usé – la comparaison avec le gouvernement de Kaïs Saïed est frappante : <em>«Les routes étaient mieux entretenues, la Tunisie était plus sûre et les ressources étaient accessibles à tous.»</em></p>
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			</item>
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		<title>La révolution tunisienne à l’épreuve des révolutions historiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/la-revolution-tunisienne-a-lepreuve-des-revolutions-historiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 09:35:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[fatigue révolutionnaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bouazizi]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La révolution tunisienne répond-elle aux critères classiques du phénomène révolutionnaire à travers le monde ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis janvier 2011, la révolution tunisienne est constamment convoquée dans le grand récit des révolutions historiques. Elle a été rapprochée tantôt de la Révolution française de 1789, tantôt des révolutions russes de 1917, parfois des mouvements de 1848 ou des révolutions dites «de velours» de la fin du XXᵉ siècle. Cette comparaison quasi réflexe pose une double question : qu’est-ce qu’une révolution historique ? Et la révolution tunisienne répond-elle aux critères classiques du phénomène révolutionnaire ?</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18109362"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Comparer n’est pas assimiler. Comparer, c’est situer. C’est interroger les invariants de l’histoire politique – rupture, violence, légitimité, souveraineté – tout en reconnaissant les singularités de chaque contexte. Comme l’écrivait Hannah Arendt, <em>«les révolutions ne sont pas interchangeables, mais elles dialoguent à travers le temps»</em>.</p>



<p>La révolution tunisienne mérite donc d’être pensée non comme une anomalie, ni comme une imitation tardive, mais comme une révolution moderne, située à la jonction de l’histoire longue des révolutions et des mutations contemporaines du politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce qu’une révolution ? Repères théoriques</h2>



<p><strong><em>La révolution comme rupture historique :</em></strong> le mot <em>«révolution»</em> est longtemps resté associé à l’astronomie, désignant un retour cyclique. Ce n’est qu’à partir du XVIIIᵉ siècle qu’il acquiert son sens politique moderne : une rupture irréversible dans l’ordre social et politique (Koselleck).</p>



<p>Pour Alexis de Tocqueville, la Révolution française n’est pas seulement un événement, mais <em>«l’aboutissement d’un long processus de centralisation et de délitement social»</em>. La révolution ne surgit pas du néant : elle cristallise des tensions anciennes.</p>



<p><strong><em>Violence et légitimité :</em></strong> la plupart des grandes révolutions ont été violentes : 1789-1794 en France; 1917-1921 en Russie ; 1949 en Chine.</p>



<p>Arendt distingue cependant la violence du pouvoir : la violence peut détruire un ordre, mais elle ne fonde pas à elle seule une légitimité durable. Cette distinction est essentielle pour comprendre la singularité tunisienne.</p>



<p><strong><em>Révolution sociale ou révolution politique:</em></strong> Crane Brinton identifie des phases récurrentes : 1.crise de l’ancien régime ; 2- mobilisation populaire ; 3. phase radicale ; 4. stabilisation ou retour à l’ordre</p>



<p>Mais toutes les révolutions ne transforment pas la structure sociale. Certaines restent politiques, d’autres deviennent sociales. C’est l’un des nœuds du débat tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les grandes révolutions historiques : constantes et différences</h2>



<p><strong><em>La Révolution française (1789)</em></strong> fonde le modèle moderne de la révolution politique. Ses apports sont majeurs (souveraineté populaire, égalité juridique, citoyenneté, fin de la monarchie de droit divin); mais elle fut aussi marquée par la terreur, la guerre civile et l’instabilité chronique (Soboul).</p>



<p>La révolution tunisienne s’en rapproche par son aspiration à la dignité et à la citoyenneté, mais s’en éloigne par l’absence de refondation radicale de l’ordre social.</p>



<p><strong><em>La Révolution russe (1917)</em></strong><strong>&nbsp;</strong>est l’exemple type de la révolution idéologique totale. Lénine transforme une crise impériale en projet historique global, fondé sur une doctrine structurée (Marx, Engels, Lénine).</p>



<p>La Tunisie, à l’inverse, n’a pas porté de projet idéologique unifié. Son mouvement fut spontané, pluriel, parfois contradictoire – ce qui est à la fois sa force et sa faiblesse.</p>



<p><strong><em>Les révolutions européennes de 1848 et les printemps avortés</em></strong> furent largement démocratiques, libérales, nationales… et majoritairement vaincues. Marx y voit <em>«l’apprentissage douloureux du peuple».</em></p>



<p>La révolution tunisienne partage avec 1848 le caractère inachevé, la difficulté à transformer l’élan populaire en institutions stables.</p>



<p><strong><em>Les révolutions non violentes contemporaines </em></strong>d’Europe de l’Est (1989) ou la chute de l’apartheid en Afrique du Sud montrent qu’une révolution peut être pacifique, négociée, institutionnelle (Vaclav Havel, 1990).</p>



<p>La Tunisie s’inscrit clairement dans cette lignée, avec un compromis politique initial salué internationalement (Stepan &amp; Linz, 2013).</p>



<h2 class="wp-block-heading">La révolution tunisienne : genèse et dynamique</h2>



<p><strong><em>Une révolution sans leader :</em></strong> le geste de Mohamed Bouazizi n’était pas idéologique. Il exprimait une humiliation sociale, un sentiment d’injustice et de dépossession (Hibou, 2011).</p>



<p>Contrairement aux révolutions classiques, la révolution tunisienne n’a pas de chef, n’a pas de parti fondateur, n’a pas de doctrine officielle.</p>



<p>Cela la rapproche des révolutions du XXIᵉ siècle analysées par Manuel Castells comme des <em>«révolutions en réseau»</em>.</p>



<p><strong><em>Le rôle des classes moyennes et de la jeunesse :</em></strong> la révolution tunisienne est portée par : une jeunesse diplômée marginalisée, des classes moyennes fragilisées, des régions intérieures abandonnées</p>



<p>Elle n’est ni une révolte de la faim, ni une insurrection ouvrière classique, mais une révolte de la dignité («<em>karama»</em>).</p>



<p><strong><em>L’État au cœur du conflit</em></strong><strong>&nbsp;: </strong>contrairement à la Libye ou à la Syrie, l’État tunisien ne s’est pas effondré. L’armée est restée en retrait, et l’administration a continué à fonctionner.Cela a évité la guerre civile, mais a aussi limité la rupture révolutionnaire (Bayart).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une révolution inachevée ou une révolution empêchée ?</h2>



<p><strong><em>La question sociale non résolue :</em></strong> toutes les grandes révolutions échouent lorsqu’elles ne répondent pas à la question sociale (Polanyi, 1944).En Tunisie : chômage structurel, déséquilibres régionaux, dépendance économique</p>



<p>La révolution politique n’a pas été accompagnée d’une révolution économique.</p>



<p><strong><em>Le poids de l’ancien régime&nbsp;:</em></strong><strong> </strong>comme l’avait montré Tocqueville, les révolutions héritent toujours de l’ancien régime. En Tunisie, les réseaux administratifs, économiques et culturels de l’État autoritaire ont survécu, souvent intacts.</p>



<p>La révolution a changé le sommet, mais rarement la base.</p>



<p><strong><em>La fatigue révolutionnaire :</em></strong> les révolutions prolongées produisent une lassitude sociale. L’aspiration à l’ordre, même au prix de la liberté, est un phénomène historiquement récurrent (Arendt).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le positionnement historique de la révolution tunisienne</h2>



<p>La révolution tunisienne n’est ni un échec pur, ni une réussite exemplaire. Elle est la première révolution démocratique du monde arabe, une révolution sans bain de sang majeur&nbsp;; une révolution sans projet socio-économique structuré&nbsp;; elle inaugure une nouvelle catégorie historique : la révolution civique incomplète, située entre rupture symbolique et continuité structurelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une révolution pour le XXIᵉ siècle</h2>



<p>Comparer la révolution tunisienne aux grandes révolutions historiques ne revient pas à la juger à l’aune du passé, mais à comprendre ce que signifie faire révolution aujourd’hui.</p>



<p>Dans un monde globalisé, interconnecté, dominé par l’économie financière, les révolutions ne prennent plus nécessairement le Palais d’Hiver. Elles déplacent les frontières du dicible, du légitime et du possible.</p>



<p>La révolution tunisienne restera dans l’histoire non pour ce qu’elle a totalement accompli, mais pour ce qu’elle a rendu irréversible : la fin du consentement à l’humiliation.</p>



<p><em>* Docteur en biologie et essayiste.</em></p>



<p><strong>Bibliographie (citée dans le texte)</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Arendt, H. (1963). <em>On Revolution</em>. Penguin.</li>



<li>Arendt, H. (1970). <em>On Violence</em>. Harcourt.</li>



<li>Bayart, J.-F. (2014). <em>L’État en Afrique</em>. Fayard.</li>



<li>Brinton, C. (1938). <em>The Anatomy of Revolution</em>. Vintage.</li>



<li>Castells, M. (2012). <em>Networks of Outrage and Hope</em>. Polity Press.</li>



<li>Hibou, B. (2011). <em>La force de l’obéissance</em>. La Découverte.</li>



<li>Koselleck, R. (1972). <em>Futur passé</em>. EHESS.</li>



<li>Marx, K. (1852). <em>Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte</em>.</li>



<li>Polanyi, K. (1944). <em>The Great Transformation</em>. Beacon Press.</li>



<li>Soboul, A. (1962). <em>La Révolution française</em>. Gallimard.</li>



<li>Stepan, A. &amp; Linz, J. (2013). <em>Democratization Theory</em>. Johns Hopkins.</li>



<li>Tocqueville, A. de (1856). <em>L’Ancien Régime et la Révolution</em>.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ffIQ1vIxg1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/quinze-ans-apres-le-printemps-arabe-nest-pas-termine/">Quinze ans après, le Printemps arabe n’est pas terminé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quinze ans après, le Printemps arabe n’est pas terminé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/quinze-ans-apres-le-printemps-arabe-nest-pas-termine/embed/#?secret=n7dwKitYCA#?secret=ffIQ1vIxg1" data-secret="ffIQ1vIxg1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/la-revolution-tunisienne-a-lepreuve-des-revolutions-historiques/">La révolution tunisienne à l’épreuve des révolutions historiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La révolution tunisienne, 15 ans après &#124; Inachevée mais toujours vivante  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Krichen]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Triki]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Redissi]]></category>
		<category><![CDATA[Latifa Lakhdar]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bouazizi]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Yadh Ben Achour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 décembre 2025, quinze ans sont passés depuis l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid, l’étincelle qui a embrasé la Tunisie et le monde arabe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/la-revolution-tunisienne-15-ans-apres-inachevee-mais-toujours-vivante/">La révolution tunisienne, 15 ans après | Inachevée mais toujours vivante  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 17 décembre 2025 marque quinze ans depuis l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid, l’étincelle qui a embrasé la Tunisie et le monde arabe. Cette «Révolution de la dignité» n’a pas seulement renversé une dictature ; elle a fait naître une initiative citoyenne inédite, portée par des textes fondateurs qui ont transformé la révolte en projet politique durable. Ces textes – slogans, chartes, décrets, constitutions, essais réflexifs – forment une généalogie à la fois politique (revendication populaire), juridique (institutionnalisation de la liberté) et symbolique (dignité, vivre-ensemble, autonomie de la sphère civile). Quinze ans plus tard, ils restent des phares dans un paysage où la transition démocratique vacille.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-18094917"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg" alt="" class="wp-image-7425261" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p><strong>1. Les mots d’ordre révolutionnaires</strong></p>



<p><em>«Travail, liberté, dignité nationale» – «Le peuple veut la chute du régime». &nbsp;&nbsp;</em></p>



<p>Ces slogans, anonymes et collectifs, constituent les véritables textes fondateurs. Ils sont des <em>«actes performatifs»</em> : en les énonçant, des sujets jusque-là invisibles (jeunes diplômés des régions intérieures) se sont autorisés à parler au nom du commun.&nbsp;</p>



<p>Ils fondent l’initiative citoyenne comme droit d’agir sans délégation préalable. Pas d’idéologie, pas de chef : seulement la dignité (<em>karāma</em>) revendiquée par tous. Le philosophe Fathi Triki y voit l’exigence éthique centrale : la révolution est d’abord une reconnaissance mutuelle, un vivre-ensemble dans la dignité. Ces mots ont brisé la peur et ouvert l’espace public à la multitude hétérogène.</p>



<p><strong>2. L’auto-organisation populaire&nbsp;</strong></p>



<p>Dès janvier 2011, à Sidi Bouzid, Kasserine et Gafsa, des comités de protection de la révolution produisent des appels publics, listes de revendications et chartes de vigilance. C’est une pratique d’auto-organisation hors partis et hors État : un contre-pouvoir populaire pur.&nbsp;</p>



<p>La Charte citoyenne (lancée par l’Initiative citoyenne en février 2011) cristallise ces revendications en 16 principes : État civil, égalité, indépendance de la justice, alternance, rejet de la violence, préservation des acquis des femmes, liberté de conscience, droit au travail et développement régional équitable.&nbsp;</p>



<p>Elle affirme : <em>«La véritable légitimité est celle des valeurs citoyennes qui ont permis la victoire de la révolution.»</em> C’est le peuple, et non les partis, qui porte la légitimité révolutionnaire.</p>



<p><strong>&nbsp;3. Le décret-loi n°2011-88 : la première consécration juridique&nbsp;</strong></p>



<p>Ce décret, adopté le 24 septembre 2011 sous la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror) présidée par Yadh Ben Achour, consacre la liberté d’association par simple déclaration. Il rompt avec le régime autoritaire des associations sous Ben Ali et transforme l’initiative citoyenne en acteur reconnu de l’espace public.&nbsp;</p>



<p>Yadh Ben Achour, dans ses écrits, y voit la <em>«deuxième naissance»</em> de la Tunisie : un État de droit où la société civile devient autonome et inaliénable.</p>



<p><strong>&nbsp;4. La légitimité révolutionnaire institutionnalisée&nbsp;</strong></p>



<p>Sous Ben Achour, la Haute instance produit rapports et principes reconnaissant explicitement la légitimité révolutionnaire et la participation citoyenne.&nbsp;</p>



<p>La Constitution de 2014 en est le couronnement : articles 21 (égalité), 31 (liberté d’expression), 35 (liberté d’association), 139 (démocratie participative locale). Pour la première fois, l’initiative citoyenne devient principe constitutionnel.</p>



<p><strong>&nbsp;5. De la protestation à la proposition&nbsp;</strong></p>



<p>Les manifestes pour la transparence, la justice transitionnelle, la décentralisation traduisent une maturation : l’initiative citoyenne devient force normative.&nbsp;</p>



<p>Les penseurs donnent sens à ce mouvement :&nbsp;</p>



<p>&#8211; Fathi Triki : la révolution comme exigence éthique de dignité et reconnaissance.&nbsp;</p>



<p>&#8211; Latifa Lakhdar : crise de l’imaginaire collectif, rôle de la culture et de l’école.&nbsp;</p>



<p>&#8211; Aziz Krichen : crise de l’État et des élites modernisatrices.&nbsp;</p>



<p>&#8211; Hamadi Redissi : sécularisation en marche, islam politique confronté au pluralisme.&nbsp;</p>



<p>&#8211; Mondher Kilani : autonomie de la sphère civile, éclipse du religieux dans le politique, présence des femmes, non-violence.</p>



<p>Moi-même j&rsquo;y ai vu un symptôme historique de longue durée (marginalisation des régions, héritage postcolonial).&nbsp;</p>



<p><strong>15 ans après : une révolution inachevée, mais vivante&nbsp;</strong></p>



<p>Ces textes fondateurs ont permis une transition unique : liberté d’expression, élections pluralistes, Constitution progressiste. Pourtant, la société civile reste tiraillée entre instrumentalisation partisane et autonomie réelle.&nbsp;</p>



<p>La crise actuelle (concentration des pouvoirs, chômage persistant, inégalités régionales) montre que la flamme de Sidi Bouzid brûle encore. Les slogans de 2011 – dignité, travail, liberté – restent des exigences non satisfaites.&nbsp;</p>



<p>L’initiative citoyenne tunisienne, née dans la rue, institutionnalisée par la Charte et le décret 88, consacrée par la Constitution, reste la boussole. Comme le dit Fathi Triki : <em>«La révolution n’est pas terminée ; elle est une œuvre éthique en devenir.»</em>&nbsp;</p>



<p>À l’heure de l’an XV, relisons ces textes fondateurs non comme archives, mais comme promesses : la Tunisie peut encore achever sa révolution citoyenne, inclusive, juste et digne pour tous.&nbsp;</p>



<p><em>* Historien.</em></p>
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		<title>Les ‘‘Chroniques de Tunisie’’ d&#8217;Anna Chronique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 11:36:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[expatriée française]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vient de paraître ‘Chroniques de Tunisie : Une française au pays de la révolution’’ d'Anna Chronique. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>&nbsp;‘‘Chroniques de Tunisie&nbsp;: Une française au pays de la révolution’’ est le titre d’un ouvrage écrit par Anna Chronique et qui sort en librairie ce mercredi 15 janvier 2025, le lendemain de la célébration du 14<sup>e</sup> anniversaire de la révolution du 14 janvier 2011. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-15188765"></span>



<p>Publié par les éditions Dunod Graphic, cet ouvrage de 160 Pages est un récit autobiographique d’une expatriée française en pleine révolution tunisienne. &nbsp;</p>



<p>En 2008, Anna et Boris, des profs en début de carrière et souvent en galère postulent pour partir enseigner à l’étranger. Après des démarches fastidieuses et quelques nuits d’insomnie, ils décrochent chacun un poste pour la Tunisie à la surprise de leurs proches.</p>



<p>Sont-ils au courant que le pays est une dictature? Que sa sécurité cache une répression systématique des opposants et une forte censure?</p>



<p>Qu’importe ! Anna, Boris et leur chat partent vivre leur nouvelle vie d’expatriés rythmée par la valse des taxis, le concert nocturne des muezzins et les rencontres hautes en couleurs avec les Tunisiens. Ils parcourent les routes de ce pays riche en vestiges, autant de livres ouverts sur son histoire : de Carthage aux hauts lieux du beylicat et du protectorat français aux exceptionnels sites romains comme El Jem ou Dougga&#8230;</p>



<p>Mais tout bascule en décembre 2010, quand éclate la révolution du jasmin qui ébranle les dictatures du monde arabe.</p>



<p>Anna Chronique mène une double vie d’enseignante et d’auteure BD. Dans un premier ouvrage, <em>‘‘Ma vie de prof’’</em>, elle raconte avec humour et tendresse son quotidien de maman et d’enseignante dans des bulles d’humeur. Dans cet album jeunesse, dont elle a réalisé les illustrations, elle a retrouvé avec plaisir ses pinceaux et rêves d’enfants.</p>
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		<item>
		<title>Le FSN organise un rassemblement mardi 14 janvier à Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jan 2025 20:07:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Front du salut national]]></category>
		<category><![CDATA[FSN]]></category>
		<category><![CDATA[rassemblement]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Front du Salut national (FSN) organise un rassemblement, mardi 14 janvier 2025, afin de célébrer le 14e anniversaire de la Révolution tunisienne. Tout en appelant les forces nationales à participer à ce rassemblement prévu devant le Théâtre municipal à l’avenue Habib Bourguiba de Tunis mardi à partir de midi, le FSN précise que ce...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Front du Salut national (FSN) organise un rassemblement, mardi 14 janvier 2025, afin de célébrer le 14e anniversaire de la Révolution tunisienne.</em></strong></p>



<span id="more-15140509"></span>



<p>Tout en appelant les forces nationales à participer à ce rassemblement prévu devant le Théâtre municipal à l’avenue Habib Bourguiba de Tunis mardi à partir de midi, le FSN précise que ce rassemblement sera organisé à la mémoire des martyrs et des luttes des Tunisiens pour une Tunisie libre et démocratique.</p>



<p>Dans son communiqué le Front du Salut national ajoute que «<em> ce rassemblement vise également à défendre et à préserver les acquis de la révolution notamment les libertés et les droits, l&rsquo;équité ainsi que la justice sociale… </em>».</p>



<p>La même source a par ailleurs pointé du doigt ce qu&rsquo;elle a qualifié de «<em> déclin effrayant des droits et des libertés, tout en dénonçant de l&rsquo;injustice et un échec économique et social </em>».</p>



<p>Le FSN a de ce fait appelé à se mobiliser une fois de plus <em>« pour défendre les valeurs de la révolution et les revendications légitimes du peuple ».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/09/le-fsn-organise-un-rassemblement-mardi-14-janvier-a-tunis/">Le FSN organise un rassemblement mardi 14 janvier à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Rencontre à Paris pour commémorer le 14e anniversaire de la révolution tunisienne (Vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/rencontre-a-paris-pour-commemorer-le-11e-anniversaire-de-la-revolution-tunisienne-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 09:36:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Bel Haj Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Abdessamed]]></category>
		<category><![CDATA[Houeidia]]></category>
		<category><![CDATA[Jemna]]></category>
		<category><![CDATA[Nachaz]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Sammama]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre à paris autour de l'ouvrage ‘‘Une révolution est passé par là’’ de Hichem Abdessamed, et Fathi Bel Haj Yahya. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/rencontre-a-paris-pour-commemorer-le-11e-anniversaire-de-la-revolution-tunisienne-video/">Rencontre à Paris pour commémorer le 14e anniversaire de la révolution tunisienne (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le&nbsp;Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)&nbsp;organise une rencontre</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>avec Hichem Abdessamed,&nbsp;coauteur avec Fathi Bel Haj Yahya de&nbsp;l&rsquo;ouvrage&nbsp;‘‘Une révolution est passé par là’’, édité </em></strong><strong><em>par l’association </em></strong><strong><em>Nachaz/Dissonance.</em></strong></p>



<span id="more-15127683"></span>



<p>La rencontre, organisée à l’occasion du 14<sup>e</sup> anniversaire de la révolution tunisienne (17 décembre 2010-14 janvier 2011), vise à commémorer cette date historique, qui avait marqué le début d’une transition démocratique en Tunisie aujourd’hui en panne. Elle se tiendra le 14 janvier 2025, à 18h30, au Maltais Rouge, 40 rue de Malte, 75011 Paris (métro&nbsp;: République). &nbsp;</p>



<p>Il s’agit d’un moment privilégié pour revisiter cet épisode fondateur et en analyser les répercussions durables sur la société tunisienne.</p>



<p>Fruit d’une enquête approfondie menée par l’association Nachaz/Dissonance, ‘‘<em>Une révolution est passée par là</em>’’se distingue par son approche novatrice : il délaisse la centralité de Tunis et des élites politiques ou médiatiques pour explorer les dynamiques locales souvent ignorées.</p>



<p>À travers trois lieux (Jemna, Sammama, Houeidia), trois sites et trois figures emblématiques, il met en lumière la persistance des idéaux révolutionnaires et des pratiques alternatives face aux désillusions de la transition postrévolutionnaire. </p>



<p>Malgré les obstacles et les reculs démocratiques en Tunisie, cet ouvrage souligne l’émergence d’initiatives sociales, culturelles et écologiques qui continuent de faire vivre l’esprit révolutionnaire.</p>



<p>Les récits, enrichis d’images saisissantes et de témoignages poignants, rendent hommage à ces expériences locales tout en invitant à une réflexion sur leur signification dans le contexte tunisien actuel.&nbsp;</p>



<p>Plus qu’un document académique, cet ouvrage se veut une œuvre visuelle et narrative, conçue pour interpeller et nourrir des débats sur la pérennité de l’esprit révolutionnaire en Tunisie.&nbsp; Cette rencontre, au cours de laquelle Hichem Abdessamad partagera son analyse et son vécu, produits de cette enquête, sera également un moment de solidarité avec ceux qui, malgré les obstacles, continuent de s’engager pour défendre les acquis de la révolution.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="ثورة مرت من هنا، جمنة، سمّامة، الهوايدية..." width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/-Zr5O74wtck?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/rencontre-a-paris-pour-commemorer-le-11e-anniversaire-de-la-revolution-tunisienne-video/">Rencontre à Paris pour commémorer le 14e anniversaire de la révolution tunisienne (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La révolution tunisienne de l’euphorie au cauchemar</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/la-revolution-tunisienne-de-leuphorie-au-cauchemar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 09:02:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[17 décembre 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[fonctionnaires]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[pensions de retraite]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sentiment est enraciné dans le cœur de la majorité des Tunisiens que l’anniversaire du 17 décembre 2010 s’est transformé au fil du temps de la déception à une crise. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/la-revolution-tunisienne-de-leuphorie-au-cauchemar/">La révolution tunisienne de l’euphorie au cauchemar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le sentiment est enraciné dans le cœur de la majorité des Tunisiens que l’anniversaire du 17 décembre 2010 s’est transformé au fil du temps de la déception à une crise dans laquelle l’espoir d’un avenir radieux s’est perdu malgré les difficultés et les revers que la Tunisie avait subis à cette époque.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-14914387"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Les scènes festives enflammées se sont retirées, suivies de sentiments et d’expressions de chagrin et de chagrin d’amour ressemblant à un défilé de condoléances.</p>



<p>Des Tunisiens, de plus en plus nombreux, perçoivent que ce qui est pompeusement qualifié en Tunisie de révolution de la liberté et de la dignité et romantiquement à l’étranger de révolution des jasmins a pris, après l’euphorie des premiers moments, l’allure d’un cauchemar et d’un mauvais sort jeté à la Tunisie et aux Tunisiens.</p>



<p>Comme si ce pays, jadis respecté et imité pour ses nombreux acquis, en dépit de l’effet corrosif de la corruption et du népotisme de la fin du règne de feu Ben Ali, expiait un lourd péché et éprouvait un plaisir masochiste à détruire tout ce qui en faisait un objet d’envie pour devenir un pays regardé avec incompréhension, suspicion et même une pointe de plus en plus prononcée d’indifférence et d’insignifiance.</p>



<p>A l’heure où de grands bouleversements géostratégiques pointent à l’horizon, la Tunisie est dans l’obligation de se ressaisir et de prendre conscience qu’elle mérite mieux et doit mieux faire.</p>



<p>Dans ce contexte, ceux qui ne cessent de répéter la propagande malveillante que certains colportent pour rabaisser le Maroc doivent voir sur le terrain les progrès réalisés dans l’infrastructure, l’urbanisme, l’investissement et la création d’emplois en plus des performances du secteur touristique de ce pays qui innove et progresse à un rythme rapide. Ceci sans compter les succès engrangés sur la scène internationale par la diplomatie marocaine.</p>



<p>En plus de l’amélioration des salaires de la fonction publique, la dernière réforme que le parlement et le gouvernement tunisiens refusent obstinément avec un acharnement singulier consiste en la décision du gouvernement marocain d’alléger progressivement l’imposition des pensions de retraite des fonctionnaires pour atteindre une exemption totale en 2026.</p>



<p>Il fut un temps ou les responsables marocains venaient dans notre pays pour s’informer sur l’expérience tunisienne. Il semble que le temps soit venu pour que les responsables tunisiens se rendent plus fréquemment au Maroc, en espérant qu’ils pourront s’en inspirer pour aider la Tunisie à retrouver la voie de la croissance.</p>



<p>Le temps presse car l’écart se creuse dangereusement.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>
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		<title>Kaïs Saïed célèbre la révolution tunisienne à Sidi Bouzid</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 08:23:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
		<category><![CDATA[Chokri Nasri]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Menzel Bouzayène]]></category>
		<category><![CDATA[Mezzouna]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Amari]]></category>
		<category><![CDATA[Nfidhet El Akerma]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed célèbre la fête de la révolution à Ben Guerdane, Gabès et Sidi Bouzid.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/kais-saied-celebre-la-revolution-tunisienne-a-sidi-bouzid/">Kaïs Saïed célèbre la révolution tunisienne à Sidi Bouzid</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour Kaïs Saïed, la révolution tunisienne n’a pas eu lieu avec la fuite de Ben Ali, le 14 janvier 2011, qui n’est selon lui que l’aboutissement d’un mouvement déclenché, le 17 décembre 2010, à Sidi Bouzid. Et c’est cette date qu’il célèbre désormais officiellement. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-14914047"></span>



<p>C’est ainsi que le président de la république a effectué, mardi 17 décembre, une visite dans plusieurs délégations relevant du gouvernorat de Sidi Bouzid, à l’occasion du 14<sup>e</sup> anniversaire de la révolution tunisienne. Lors de sa visite à la délégation de Mezzouna, il a rencontré des habitants devant le Complexe du plastique.</p>



<p>À cette occasion, les citoyens ont exprimé leurs attentes et préoccupations et réclamé de relancer ce complexe qui permet de créer des emplois aux habitants de la région.</p>



<p>Ensuite, le président Saïed s’est rendu dans la délégation de Menzel Bouzayène, où il a visité le cimetière de la ville pour réciter la fatiha à la mémoire du martyr Chokri Nasri. Il a, à cette occasion, rencontré des citoyens qui ont réclamé davantage de services dans la région.</p>



<p>Le chef de l’État s’est ensuite dirigé vers la région de Nfidhet El Akerma, où il a visité le cimetière local et récité la fatiha à la mémoire de Mohamed Amari, premier martyr de la révolution tunisienne, qui a succombé, le 24 décembre 2010.</p>



<p>Au terme de sa visite, le président de la république s’est rendu dans la délégation de Regueb, où il a échangé avec des citoyens qui ont évoqué les difficultés rencontrées dans la région.</p>



<p>Ils ont, à ce propos, réclamé l’aménagement des pistes agricoles, l’amélioration des services de santé de base et l’identification de solutions durables pour la récolte d’olives, qui pose cette année de gros problèmes aux producteurs.</p>



<p>Avant de se rendre à Sidi Bouzid, Saïed s&rsquo;était rendu à Ben Guerdane et Gabès où il est également allé à la rencontre des citoyens pour entendre leurs doléances.     </p>



<p><em>«La Tunisie est entrée dans une nouvelle phase de son histoire et on œuvre actuellement à trouver des solutions radicales aux revendications du peuple tunisien»</em>, a déclaré le chef de l’Etat, selon le communiqué de la présidence de la république, en soulignant, une nouvelle fois, que <em>«la Tunisie mène une guerre de libération nationale et il ne nous reste que la victoire et la reconstruction»</em></p>



<p>En célébrant la fête de la révolution dans des régions du sud et du centre, en allant à la rencontre de l&rsquo;arrière pays, qui plus est le 17 décembre et non le 14 janvier, le président Saïed a voulu signifier que la chute de l&rsquo;ancien régime a commencé avec le soulèvement des populations de l&rsquo;intérieur, et la fuite de Ben Ali n&rsquo;aura été que le couronnement de ce mouvement. Pour certains de ses partisans, le 14 janvier était plutôt le début de la contre-révolution ou de la restauration de l&rsquo;ancien régime sous une nouvelle forme, ce à quoi la proclamation de l&rsquo;état d&rsquo;exception, par le président Saïed, le 25 juillet 2021, était venu mettre fin.  </p>



<p><em>«Le processus révolutionnaire doit se poursuivre en vue d’assainir </em>[le pays]<em> et afin que la construction soit solide et ne tombe pas»,</em> a souligné Saïed. <em>«Nous sommes dans une course contre la montre et nous voulons accélérer l’histoire afin que personne ne subisse d’injustice et que personne n’échappe non plus à la reddition des comptes»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p><em>«Chaque responsable doit garder à l’esprit, à tout moment en tout lieu, les souffrances des misérables et des pauvres et œuvre à réduire les obstacles»</em>, a par ailleurs déclaré le président, ajoutant que la montre ne revient jamais en arrière, en tout cas pas l’avant 17 décembre 2010 ou l&rsquo;avant 25 juillet 2021.</p>



<p><em>«Les défis son énormes en raison des décennies de destruction et de corruption généralisée et il est du droit du peuple tunisien de demander des comptes et d’exiger l’assainissement de l’administration»</em>, a encore déclaré Saïed qui, selon ses termes, mène une nouvelle guerre de libération nationale contre ce qu’il considère comme l’ennemi intérieur.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>.</p>
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		<title>‘‘La Tunisie de 1574 à 2023’’, d’une poussière d’individus à un Etat-nation   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 10:16:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Henia]]></category>
		<category><![CDATA[Académie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[Etat-nation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Ben Romdhane]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mahmoud Ben Romdhane s'interroge sur la lente maturation de l'idée d'Etat-nation indépendant, souverain et démocratique en Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/18/la-tunisie-de-1574-a-2023-dune-poussiere-dindividus-a-un-etat-nation/">‘‘La Tunisie de 1574 à 2023’’, d’une poussière d’individus à un Etat-nation   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, «Beït Al-Hikma» a organisé, le 15 novembre 2024, à son siège, à Carthage-Hannibal, la présentation du dernier essai du Pr Mahmoud Ben Romdhane intitulé ‘‘La Révolution tunisienne. Une longue œuvre historique. La Tunisie de 1574 à 2023’’.</em></strong></p>



<span id="more-14655164"></span>



<p>Après la présentation de l’ouvrage par le chef du département des sciences humaines et sociales, Pr Abdelhamid Henia, le Pr Ben Romdhane a présenté à un auditoire averti un exposé de l’essentiel de ses analyses dans un ouvrage qui s’interroge sur les conditions historiques et culturelles de la lente maturation de l’idée de peuple et de nation souveraine dans l’Ifriqiya (l’ancienne Africa romaine) et son accomplissement dans la création de l’Etat tunisien indépendant moderne.</p>



<p>Le président de l’Académie et auteur du livre a commencé par rappeler que la Révolution tunisienne de 2011 est la première et, jusqu’ici, dernière révolution démocratique du XXIe siècle à l’échelle universelle, à l’heure où la démocratie est confrontée à un reflux systématique depuis près de deux décennies. Une <em>«grande révolution»</em>, qui a déclenché des insurrections en chaîne dans le monde arabe, vite retombées, faute d’une œuvre historique préalable.</p>



<p>Considérant, à l’instar de toute démarche d’inspiration tocquevillienne, que la Révolution ne peut se comprendre que dans et par la continuité historique et qu’elle n’est – selon les termes de l’auteur – que <em>«le complément du plus long travail, la terminaison soudaine d’une œuvre à laquelle dix générations d’hommes avaient travaillé»</em>, l’ouvrage étudie les avancées réalisées par la Tunisie sur la voie de la construction d’un Etat-nation souverain et démocratique entre 1574 et 2023.</p>



<p>L’histoire de la Tunisie est étudiée à travers ce long processus historique, marqué par des transformations majeures, allant de la domination ottomane, la crise économique ayant imposé le Protectorat français, la montée du nationalisme et la lutte contre la colonisation qui a abouti à l’Indépendance.</p>



<p>Puis, les grandes réformes sociales et de modernisation engagées par Bourguiba, l’ère Ben Ali entre <em>«sultanisme»</em> et un certain essor économique. Pour arriver à la Révolution de 2011 et la transition démocratique.</p>



<p>L’auteur traite de manière inédite les bouleversements de cette période sur les plans politique, économique et social jusqu’au point d’orgue que représente le 25 juillet 2021, date de la proclamation de l’état d’exception par le président de la république Kaïs Saïed et les développements qui l’ont suivie.</p>



<p><em>‘ La Révolution tunisienne. Une longue œuvre historique. La Tunisie de 1574 à 2023’’ </em>se pose comme un ouvrage-référence qui revient sur le passage des habitants de ce pays, la Tunisie, dominés par une puissance étrangère, réduits au statut de sujets, divisés en une mosaïque de communautés en lutte les unes contre les autres, soumis à une société traditionnelle et patriarcale; à celui d’individus constitués en État-Nation souverain; acteurs, auteurs de leur vie, citoyens libres.</p>



<p>L’ouvrage se présente, ainsi, comme l’étude de la réalisation progressive des constructions institutionnelles jusqu’à l’entrée de la Tunisie dans une ère démocratique fortement mouvementée et dont l’issue reste encore incertaine.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/18/la-tunisie-de-1574-a-2023-dune-poussiere-dindividus-a-un-etat-nation/">‘‘La Tunisie de 1574 à 2023’’, d’une poussière d’individus à un Etat-nation   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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