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	<title>Archives des révolution - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des révolution - Kapitalis</title>
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		<title>Les opposants à Kaïs Saïed défilent à nouveau à Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 08:05:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Dalila Ben Mbarek Msaddek]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzeddine Hazgui]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les opposants au président Kaïs Saïed sont descendus nombreux, une nouvelle fois, jeudi 20 août 2026, à Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/21/les-opposants-a-kais-saied-defilent-a-nouveau-a-tunis/">Les opposants à Kaïs Saïed défilent à nouveau à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce n’est pas (ou pas encore) un remake de la révolution du 14 janvier 2011, même si certains slogans scandés par les opposants au président Kaïs Saïed, qui sont descendus nombreux, une nouvelle fois, jeudi 20 août 2026, dans les artères du centre-ville de Tunis, cherchent à le rappeler, en criant leur ras-le-bol et en appelant le locataire du Palais de Carthage, jusque-là imperturbable, à «dégager» (sic&nbsp;!).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19471654"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestants, qui étaient quelques centaines, des milliers disent le organisateurs, appartenant à des horizons politiques divers, ont défilé dans le calme pour réclamer le départ de Kaïs Saïed, en poste depuis 2029, et le rétablissement de la démocratie, qu’ils accusent ce dernier d’en avoir fermé la parenthèse par la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021. C’était une énième manifestation contre sa gestion du pouvoir, sur fond de mécontentement politique et économique croissant, avec des coupures d’électricité et d’eau potable en pleine canicule, et des pénuries de médicaments, d’eau en bouteille et de carburants. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestants ont exprimé leur rejet d’un <em>«pouvoir personnel»</em> et d’une <em>«dérive vers la dictature»</em>, tout en appelant à la libération des dizaines d’opposants, de militants et de journalistes emprisonnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par dérive dictatoriale, les manifestants font référence aux mesures prises par Kaïs Saïed le 25 juillet 2021 en limogeant le gouvernement, en gelant le Parlement élu, avant de le dissoudre, et en commençant à gouverner par décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils reprochent aussi à Kaïs Saïed d’avoir ensuite dissous le Conseil supérieur de la magistrature et révoqué des dizaines de juges, affirmant lutter contre la corruption au sein de l’appareil judiciaire. Cette décision a suscité une large condamnation, des organisations internationales de défense des droits humains y voyant une atteinte à l’indépendance de la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestants brandissaient des pancartes dénonçant la <em>«soif»</em> et l’<em>«obscurité»</em>, en référence à la pénurie d’eau potable et aux coupures d’électricité. <em>«Aujourd’hui, le peuple tunisien vit dans l’humiliation. Il n&rsquo;y a ni eau, ni électricité, ni liberté»</em>, a déclaré à l’AFP l&rsquo;avocat Samir Ben Amor, proche du parti islamiste Ennahdha.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous nous opposons à la situation catastrophique dans laquelle la Tunisie se trouve désormais»</em>, a déclaré Ezzeddine Hazgui, figure historique de l’opposition de gauche, dont le fils, Jawher Ben Mbarek, professeur de droit constitutionnel et activiste politique est en prion depuis trois ans, accusé dans l’affaire dite de complot contre l’Etat dans laquelle ont été condamnés des dizaines de figures majeures de l’opposition. Sa fille, Dalila Ben Mbarek Msaddek, une avocate et militante, accusée dans la même affaire, est en fuite en France. <em>«Il ne reste plus d&rsquo;État ni d&rsquo;institutions, juste un homme qui ignore tout et qui dirige le pays»</em>, a ajouté Hazgui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces manifestations ne signalent pas, en soi, un basculement politique imminent, mais elles reflètent la pression croissante qui pèse sur le président et soulignent la capacité des opposants à se mobiliser dans la rue, malgré leurs divisions habituelles. Pour une fois, islamistes et destouriens, gauchistes et libéraux, conservateurs et progressistes défilaient ensemble dans les rues, scandaient les mêmes slogans et brandissaient des banderoles réclamant le rétablissement des libertés tout en dénonçant la détérioration de la situation économique et sociale du pays.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="19471668" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Manif-AntiSaied-20-aout-2026-3-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19471668" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Manif-AntiSaied-20-aout-2026-3-1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Manif-AntiSaied-20-aout-2026-3-1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Manif-AntiSaied-20-aout-2026-3-1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Manif-AntiSaied-20-aout-2026-3-1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Manif-AntiSaied-20-aout-2026-3-1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Manif-AntiSaied-20-aout-2026-3-1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Manif-AntiSaied-20-aout-2026-3-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Assez d&rsquo;échecs, assez d’injustice et assez d’absurdité. Le pays connaît un effondrement total»</em>, a déclaré à Reuters Wissem Sghaier, un militant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tunisiens font face à des pressions économiques et à une hausse du coût de la vie, aggravées par la dégradation des services publics et des pénuries de certains produits de première nécessité et de médicaments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la frustration grandissante, des manifestations ont éclaté ces dernières semaines dans plusieurs régions du pays pour protester contre des coupures d’eau et d’électricité ainsi que des problèmes environnementaux ; cela suggère que la colère populaire dépasse le cadre des différends politiques avec Kaïs Saïed pour s’étendre aux difficultés croissantes du quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des organisations de défense des droits humains accusent le gouvernement de Kaïs Saïed de mener une vaste campagne de répression visant les dirigeants de l’opposition, les groupes indépendants de la société civile, les journalistes et les militants. Elles affirment que le président utilise l’appareil judiciaire et les forces de sécurité pour museler ses opposants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kaïs Saïed, qui mène sa propre révolution, se considérant à la tête d&rsquo;une nouvelle lutte de libération nationale, rejette les accusations de répression politique, affirmant qu’il ne fait qu’appliquer la loi et poursuivre des personnes soupçonnées de corruption financière ou de complot contre l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La Tunisie entre élan révolutionnaire et conservatisme frileux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-tunisie-entre-elan-revolutionnaire-et-conservatisme-frileux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 09:14:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[conservatisme]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, l’élan révolutionnaire donne l’impression de faire du surplace ou d’enfanter sa contradiction: l conservatisme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-tunisie-entre-elan-revolutionnaire-et-conservatisme-frileux/">La Tunisie entre élan révolutionnaire et conservatisme frileux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Si l’élan révolutionnaire donne l’impression du faire du surplace en Tunisie ou d’enfanter sa contradiction, ce serait plutôt dû à un sentiment grégaire ancré chez la majorité des Tunisiens et qui doit faire l’objet d’une réflexion profonde pour déconstruire l’appréhension que si la douleur du changement semble inévitable, ses fruits risquent d’être cueillis par autrui dans une perspective égocentrique qui donne de moins en moins d’espace à un devenir commun et à la prospérité communautaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19296657"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En dépit de la grogne constante qui la caractérise et des slogans révolutionnaires couronnés depuis 2011 et qui ont donné l’illusion de l’avènement à partir de la Tunisie d’une nouvelle ère pour les sociétés en développement et même pour les pays industrialisés, les résultats indiquent plus une régression dans le discours, les aspirations en plus des indicateurs socio-économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains imputent cet état de fait à des courants politiques ou des forces occultes opérant dans les ténèbres, mais la véritable explication pourrait résider en l’esprit profondément conservateur du peuple tunisien pour en faire, dans son écrasante majorité, un conglomérat de rentiers moraux ou matériels réfractaires au changement et à ce qui pourrait en découler comme incertitudes et sacrifices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe de la société tunisienne</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cet esprit frileux, conservateur et rentier, malgré le dénuement progressif et l’évidente nécessité du changement est le principal paradoxe de la société tunisienne et un excellent outil de marketing politique par la manipulation du sentiment partagé entre l’aversion du risque et la peur de l’inconnu, faisant ainsi du vote utile le parfait mécanisme psycho-électoral de captation sinon des votes tout du moins d’un degré opératoire d&rsquo;assentiment sous couvert du slogan «Le peuple veut» qui en fait sous-tend l’affirmation de l’aversion du changement, du risque et des sacrifices qui pourraient s’avérer douloureux et possiblement inéquitables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’élan révolutionnaire donne l’impression du faire du surplace en Tunisie ou d’enfanter sa contradiction, ce serait plutôt dû à un sentiment grégaire ancré chez la majorité des Tunisiens et qui doit faire l’objet d’une réflexion profonde pour déconstruire l’appréhension que si la douleur du changement semble inévitable, ses fruits risquent d’être cueillis par autrui dans une perspective égocentrique qui donne de moins en moins d’espace à un devenir commun et à la prospérité communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains se hasardent à comparer la Tunisie à la République de Corée, deux pays qui avaient un niveau de développement similaire dans les années 60 du siècle dernier. Depuis, l’écart s’est tellement creusé qu’aucune comparaison n’est devenue rationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre individualisme et intérêt collectif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-dessus de tous les facteurs de développement de la Corée, il faudrait citer en premier lieu le confucianisme avec sa culture de discipline, d’effort et de primauté de la communauté et du groupe sur l’individu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, l’individualisme qui a fait décrire par Bourguiba la société tunisienne comme une poussière d’individus, allié à l’hédonisme arabo-oriental, en plus de quelques mythes de militantisme islamiste, nationaliste arabe ou de gauche, qui ont fini par contrer toute velléité d’insuffler la valeur de la discipline et de la suprématie de l’intérêt collectif, au-delà des intérêts sectaires, privilégiant ainsi un mode de pensée et de comportement egocentrique et au mieux de caste avec ses manifestations féodales, claniques et rentières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit des urgence économiques et de la mise en place d’institutions politiques et administratives en meilleure adéquation avec les exigences de progrès, la première nécessité pour la Tunisie réside dans une nouvelle culture du vivre ensemble et du rapport entre l’individu et la communauté d’abord et l’Etat ensuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de changement aussi radical et profond, la Tunisie risque de persévérer dans les mêmes approximations pour ne pas dire les mêmes erreurs et déconvenues.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<title>Tunisie &#124; Une « révolution » qui a cannibalisé l’économie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/tunisie-une-revolution-qui-a-cannibalise-leconomie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 08:27:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie post-2011 a réussi l’exploit de transformer une révolution en catastrophe économique intégrale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/tunisie-une-revolution-qui-a-cannibalise-leconomie/">Tunisie | Une « révolution » qui a cannibalisé l’économie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span><em style="font-weight: bold;">Le 14 janvier 2011, la Tunisie écrivait une page glorieuse de son histoire. Zine el-Abidine Ben Ali fuyait le pays, emportant avec lui des richesses spoliées et le destin pathétique d</em></span><strong><em>e finir ses jours et d’être enterré en Arabie Saoudite, loin du pays qu’il avait gouverné pendant vingt-trois ans. Ce jour-là, Tunis vibrait d’espérance. Les poètes proclamaient que «le destin répondrait aux aspirations du peuple». Le monde entier applaudissait ce petit pays maghrébin qui osait défier la tyrannie. Quinze ans plus tard, le bilan est d’une brutalité insoutenable : la Tunisie post-2011 a réussi l’exploit de transformer une révolution en catastrophe économique intégrale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-18273412"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Comparez la Tunisie de 2011 avec la Serbie de 2000, et vous mesurerez l’abîme qui sépare une vraie transition d’une mascarade. Lorsque Slobodan Milošević est tombé, le nouveau gouvernement serbe a agi avec détermination : rétablissement des relations avec le FMI, réouverture du commerce, stabilisation macroéconomique immédiate. L’inflation a chuté de moitié, la croissance a explosé à 6% par an, les capitaux étrangers sont revenus en masse. Les Serbes ont cru que les règles avaient changé, et l’économie a répondu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La paix sociale à crédit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La révolution du jasmin, elle, a accouché d’un monstre. Des élections compétitives, certes. Une constitution démocratique, effectivement. Mais l’économie ? Totalement sacrifiée sur l’autel de la lâcheté politique et du clientélisme généralisé. Les gouvernements successifs – qu’ils soient islamistes, laïques, technocrates ou populistes – ont tous adopté la même stratégie suicidaire : acheter la paix sociale à crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La masse salariale du secteur public a explosé, passant de 12% du PIB en 2010 à plus de 15% aujourd’hui. Des dizaines de milliers de postes ont été créés non pas pour améliorer les services publics, mais pour calmer les manifestants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), ce syndicat mafieux déguisé en défenseur des travailleurs, a obtenu tout ce qu’elle voulait : augmentations salariales, primes garanties, impunité totale pour ses adhérents. Résultat ? Un État obèse, paralysé, incapable de fournir le moindre service décent malgré une armée de fonctionnaires payés à ne rien faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un suicide économique par consensus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, les choix difficiles ont été systématiquement reportés. Les subventions – cette drogue économique qui représente aujourd’hui 6,3% du PIB – n’ont jamais été réformées. Pire : elles ont augmenté. L’essence, le pain, l’électricité, l’eau et même le gaspillage… tout est subventionné. Pas pour aider les pauvres, qui en bénéficient proportionnellement moins, mais pour éviter les émeutes. La Tunisie dépense des milliards de dinars pour subventionner les 4&#215;4 des classes aisées pendant que les hôpitaux publics manquent de gaze. Et depuis peu de médicaments vitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises publiques ? Toujours là, toujours aussi inefficaces, toujours aussi corrompues, toujours aussi irrespectueuses du droit citoyen à un service public digne de nom. La Tunisair perd des centaines de millions chaque année. La Steg, la Sonede, la Pharmacie centrale – toutes au bord de la faillite, toutes maintenues en vie par perfusion budgétaire. Et l’économie doit payer la facture, par une sur-fiscalisation honteuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun gouvernement n’a osé les privatiser, les restructurer, ou même simplement exiger qu’elles cessent de saigner les finances publiques. Aucune évaluation sérieuse de ces vampires des taxes des contribuables. Pourquoi ? Parce que l’UGTT menace de grève générale au moindre murmure de réforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rigidité du marché du travail ? Intacte. Le Code du travail tunisien, cette relique protectionniste des années 1960, rend le licenciement quasiment impossible. Résultat : les entreprises privées n’embauchent plus, ou embauchent au noir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chômage des jeunes – le grief initial qui a déclenché la révolution – stagne autour de 40% dans certaines régions. Les diplômés universitaires attendent des années un emploi public qui ne viendra jamais, pendant que le secteur privé étouffe sous les contraintes réglementaires. Leurs diplômes ne valent plus rien, tellement l’UGTT a bourré le système éducatif par les moins compétents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La corruption viscérale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et la corruption ? Ah, la corruption ! Le régime de Ben Ali était une kleptocratie familiale organisée. Au moins avait-elle une certaine efficacité : tu payais la famille Trabelsi, et ton business fonctionnait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2011, la corruption s’est démocratisée. Elle est devenue diffuse, décentralisée, tentaculaire. Chaque parti politique, chaque administration, chaque niveau de gouvernement a développé ses propres réseaux de prédation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2018, la confiance dans le gouvernement avait chuté de moitié par rapport à 2011. Les investisseurs ont compris que la <em>«nouvelle Tunisie»</em> n’était que l’ancienne en pire : plus instable, plus corrompue, plus paralysée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les IDE se sont effondrés. En 2010, malgré la dictature, la Tunisie attirait 1,5 milliard de dollars d’investissements étrangers. En 2023, après treize ans de <em>«démocratie»</em>, ce chiffre peinait à atteindre 800 millions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investisseurs ont vu de nouvelles politiques s’empiler sur l’ancienne économie sans rien changer au fond. Pire encore : ils ont vu l’instabilité politique détruire la seule chose que Ben Ali offrait – la prévisibilité. Sous la dictature, on savait à quoi s’attendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2011, personne ne sait rien. Les gouvernements tombent tous les dix mois. Les politiques changent au gré des coalitions et humeurs de leur patron. Les promesses ne valent rien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du chaos démocratique au chaos autoritaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vint Kaïs Saïed. Élu triomphalement en 2019 avec 73% des voix, porté par le ras-le-bol généralisé envers la classe politique. Le 25 juillet 2021, il suspend le parlement, concentre tous les pouvoirs, promet de <em>«nettoyer»</em> le système. Les Tunisiens fatigués applaudissent. Enfin, quelqu’un va agir !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre ans plus tard, le verdict est sans appel : Saïed a encore plus enfoncé le sens du travail et du mérite. Une catastrophe intégrale véhiculée par encore moins de compréhension des principes fondamentaux de l’économie. On détruit les institutions démocratiques sans rien construire à la place. On écarte les partis politiques sans proposer d’alternative. On dissout le parlement sans améliorer la gouvernance. On concentre tous les pouvoirs pour… ne rien faire, comme réforme structurante, courageuse et conçues à l’aune des résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou plutôt si : on a aggravé la situation. On a rejeté l’accord avec le FMI, ce qui aurait au moins apporté 1,9 milliard de dollars et imposé des réformes structurelles. Et pour quel argument ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>«souveraineté nationale»</em> et le refus des <em>«diktats néolibéraux»</em>. Noble posture. Sauf qu’il n’a aucun plan B.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette publique atteint 81% du PIB. Le service de la dette engloutit 14% du PIB – de l’argent qui ne va ni dans l’éducation, ni dans la santé, ni dans les infrastructures. Les réserves en devises fondent à vue d’œil. Les pénuries de produits de base se multiplient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, l’État donne des discours surréalistes sur les <em>« complots étrangers »</em> et les «&nbsp;<em>traîtres à la nation »</em>. Il arrête des opposants politiques. Il musèle les médias. Il persécute les migrants subsahariens dans des raids racistes dignes des heures les plus sombres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’économie ? Elle continue de sombrer dans l’indifférence la plus totale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le naufrage en chiffres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres sont implacables. Catastrophiques. La croissance moyenne post-2011 ? Misérable 1,5% par an, contre 4-5% sous Ben Ali. Le chômage ? Passé de 13% en 2010 à plus de 16% aujourd’hui, et toujours autour de 40% pour les jeunes diplômés. L’inflation ? Chroniquement supérieure à 7-8% ces dernières années, atteignant 10% en 2023. Les salaires réels ? En baisse constante depuis quinze ans. La paupérisation ronge les classes moyennes, alors que les affaires proposèrent pour les plus aisés à Tunis et sa banlieue nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie de 2026 est objectivement plus pauvre, plus endettée, plus désespérée qu’en 2010. Le PIB par habitant en termes réels a à peine progressé d’un iota.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des centaines de milliers de Tunisiens – souvent les plus qualifiés – ont fui le pays. Les <em>boat people</em> se noient par centaines en Méditerranée chaque année, fuyant ce paradis démocratique que le monde entier leur envie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ancre institutionnel, ce chaînon manquant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème fondamental ? L’absence totale de crédibilité institutionnelle. Une rupture politique ne produit des résultats économiques que si elle établit un point d’ancrage clair : qui décide, selon quelles règles, et pour combien de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie post-2011 n’a jamais fourni cette clarté. Gouvernements éphémères (une quinzaine de premiers ministres et plus de 750 ministres), coalitions fragiles, constitution réécrite, institutions détruites puis reconstruites puis détruites de nouveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun investisseur sensé ne peut miser sur un pays où les règles du jeu – notamment fiscales – changent tous les dix-huit mois. Aucune entreprise ne peut planifier quand elle ne sait pas si le gouvernement tiendra encore l’année prochaine. Aucun citoyen ne peut investir dans l’avenir quand cet avenir est illisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie de la rupture est une question de crédibilité. La Tunisie post-2011 a détruit méthodiquement toute crédibilité. Chaque gouvernement a promis des réformes avant de capituler face à l’UGTT. Chaque coalition a juré de réduire la dépense publique avant d’augmenter les salaires pour acheter la paix sociale. Chaque président a proclamé la guerre à la corruption tout en laissant prospérer les réseaux clientélistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le verdict final</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La révolution tunisienne n’a pas échoué par accident. Elle a été consciemment sabotée par une classe politique incapable, lâche et corrompue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des islamistes d’Ennahdha aux laïcs de Nidaa Tounes, des technocrates aux populistes, tous ont préféré leur survie politique immédiate à l’intérêt national à long terme. Tous ont refusé les choix difficiles. Tous ont bradé l’avenir pour acheter le présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les Tunisiens ? Ils paient cash. Quinze ans après avoir renversé un dictateur, ils sont plus pauvres, plus désespérés, plus impuissants. Le destin devait répondre à leurs aspirations. Il leur a craché au visage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révolution tunisienne restera dans l’histoire comme la preuve éclatante qu’un changement de régime sans transformation économique structurelle ne produit qu’une chose : le chaos stérile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie post-2011 est un cimetière d’espoirs, un monument à l’incompétence collective, une démonstration grandeur nature que la démocratie sans responsabilité économique mène droit à l’abîme. Le jasmin est mort. Il ne reste que les épines du cactus (el hindi) qui entouraient le Jasmin… de l’espoir !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l’auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia</a>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WKS6SUKgqt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/">Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/embed/#?secret=GmlKYdWWC9#?secret=WKS6SUKgqt" data-secret="WKS6SUKgqt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 08:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie entame sa seizième année depuis sa chaotique révolution, dans une ambiance confuse, tendue et pleine d'incertitude.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/evitons-a-la-tunisie-une-nouvelle-revolution-inutile/">Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie entame sa seizième année depuis son entrée chaotique et douloureuse dans une nouvelle ère politique, en décembre 2010/janvier 2011, hâtivement mise sous le signe de la liberté de la justice et de la dignité. Elle entame la nouvelle année dans une ambiance confuse, tendue et pleine d&rsquo;incertitude.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raouf Chatty</strong> *&nbsp;</p>



<span id="more-18223006"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette ambiance&nbsp;marquée par le désenchantement&nbsp;et la fatigue se nourrit des frustrations&nbsp;d’un peuple dont&nbsp;les espoirs&nbsp;et les attentes&nbsp;ont été déçus tout au long de ces années et qui lutte&nbsp;dur pour affronter&nbsp;les difficultés&nbsp;de son&nbsp;quotidien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette atmosphère pourrait se muer, à court terme et sous le poids des contraintes&nbsp;économiques&nbsp;et&nbsp;de la fatigue psychique de la population, en une&nbsp;véritable révolution sociale&nbsp;qui sapera la stabilité du pays, aggravera ses difficultés&nbsp;intérieures,&nbsp;le fragilisera&nbsp;davantage, l’exposera à&nbsp;des dangers réels et hypothéquera son avenir pour&nbsp;des décennies encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc urgent&nbsp;pour&nbsp;le pouvoir politique&nbsp;de prendre aujourd’hui&nbsp;la mesure&nbsp;des menaces intérieures et de&nbsp;prendre&nbsp;les mesures appropriées pour remédier&nbsp;à cette situation explosive, desserrer&nbsp;l’étau politique,&nbsp;décrisper l’ambiance et épargner à la nation&nbsp;des débordements&nbsp;prévisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation actuelle est d&rsquo;autant plus grave que la Tunisie se meut dans un environnement régional précaire et trouble.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223121" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223121" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cette ambiance marquée par le désenchantement et la fatigue&#8230;</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223122" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223122" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">&#8230; se nourrit des frustrations d’un peuple dont les attentes ont été déçus. </figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des retards dans tous les domaines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tunisiens en veulent aux nombreux gouvernements qui se sont succédé et au microcosme politique, économique, syndical, médiatique et intellectuel qui avait occupé les devants de la scène depuis 2012. Ils leur imputent la responsabilité des déboires, des retards enregistrés dans tous les domaines et de la situation difficile dans laquelle le pays se débat depuis de nombreuses années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leurs critiques&nbsp;concernent notamment&nbsp;la décennie dominée par les islamistes&nbsp;et leur gestion calamiteuse&nbsp;des affaires publiques qui a débouché&nbsp;sur&nbsp;une&nbsp;faillite généralisée, laissant le pays pratiquement&nbsp;à genou. Cette faillite&nbsp;a atteint son paroxysme&nbsp;avec le décès&nbsp;de vingt-deux mille Tunisiens de l’épidémie coronavirus.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Héritiers d’un bilan catastrophique,&nbsp;les six gouvernements qui ont géré le pays au cours des six dernières années sous la conduite du président de la république&nbsp;Kaïs Saïed n’ont pas réussi, eux non plus, à&nbsp;redresser la situation. En l’absence&nbsp;de vision, de stratégie, de&nbsp;planification, ils se sont contentés de parer au plus pressé, naviguant le plus souvent&nbsp;à vue, pour répondre&nbsp;aux revendications d’une population impatiente et désespérée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces six gouvernements&nbsp;n’ont pas&nbsp;réussi non plus à mettre en œuvre les politiques sociales et socialisantes du chef de l’Etat, qui accapare tous les pouvoirs depuis la proclamation de l’état d’exception en juillet 2021. Et c’est vers lui qu’une partie du peuple&nbsp;se tourne&nbsp;naturellement aujourd’hui.&nbsp;Car elle approuve son attachement&nbsp;à&nbsp;la souveraineté nationale, sa volonté proclamée d’améliorer le quotidien&nbsp;des plus démunis et son combat contre la corruption et la mauvaise&nbsp;gestion&nbsp;sanctionné&nbsp;par des poursuites&nbsp;judiciaires&nbsp;contre&nbsp;des hauts responsables et d’hommes&nbsp;d’affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les partisans de Saïed attendent&nbsp;de lui&nbsp;des réponses&nbsp;concrètes à leurs attentes en matière de démocratie politique, de justice sociale et de sécurité globale, y compris économique. Ils veulent vivre dans un&nbsp;pays stable, réellement souverain&nbsp;et invulnérable, un pays réaliste, pragmatique&nbsp;et ambitieux, qui rompt avec les idéologies éculées&nbsp;et impose&nbsp;le respect dans son environnement maghrébin, arabe, africain et euroméditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tunisiens déplorent l’aggravation de la pauvreté, du chômage, de&nbsp;la bureaucratie, du&nbsp;laxisme, du laisser-aller, de la cupidité et du népotisme, qui sont censés faire partie du passé. Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et se plaignent&nbsp;de la dégradation&nbsp;du niveau&nbsp;de l’enseignement, de&nbsp;la vétusté de l’école publique, de la situation&nbsp;calamiteuse&nbsp;dans&nbsp;les hôpitaux, les transports publics, les médias&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils déplorent&nbsp;surtout&nbsp;l’hégémonie&nbsp;du tout argent,&nbsp;la prédominance des intérêts privés et du corporatisme, le creusement des disparités sociales, l’effondrement&nbsp;de la classe moyenne,&nbsp;la hausse de la criminalité&nbsp;et&nbsp;de l’insécurité&#8230;</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223077" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223077" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marche de protestation samedi 10 janvier 2026 à Tunis.  </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223076" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223076" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les marches de protestation se poursuivent et se ressemblent. </figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un Pacte de salut national </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays&nbsp;a aujourd’hui besoin de sérénité et de concorde nationale. Or, l’État est le seul en mesure de favoriser l’adoption&nbsp;d’un Pacte de salut national&nbsp;engageant le pouvoir politique et&nbsp;les forces démocratiques et laïques autour&nbsp;des questions prioritaires impliquant le présent&nbsp;et l’avenir de la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce Pacte&nbsp;identifiera&nbsp;les grandes réformes à adopter dans&nbsp;les domaines politique,&nbsp;judiciaire, administratif, économique,&nbsp;financier, fiscal, social, sanitaire, agricole, commercial, éducatif&#8230; sur la base&nbsp;d’un&nbsp;diagnostic objectif&nbsp;de la situation globale du&nbsp;pays,&nbsp;tenant compte de son potentiel&nbsp;global&nbsp;tout comme&nbsp;de son environnement régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour&nbsp;réunir&nbsp;les conditions nécessaires pour son décollage global,&nbsp;la Tunisie doit&nbsp;surtout&nbsp;croire&nbsp;en son potentiel, s’affranchir des&nbsp;démons du <em>«révolutionnisme»</em> paralysant et stérilisant,&nbsp;combattre la culture de l’anarchie et du laisser-aller, réhabiliter l’autorité de la loi et de l’Etat, cultiver les valeurs de l’intégrité, du travail, de la discipline et de&nbsp;la rigueur&nbsp;et engager le peuple sur la voie&nbsp;de la confiance, de la production et de la productivité au travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans&nbsp;la réhabilitation&nbsp;de ces valeurs, le pays ne pourra pas décoller&nbsp;ni reprendre sa place dans son espace géopolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces remèdes exigent&nbsp;cependant&nbsp;organisation, pragmatisme, courage&nbsp;et volonté de la part de toutes&nbsp;les parties&nbsp;pour&nbsp;changer positivement la situation et sauver&nbsp;la Tunisie d’un bond dans le vide qui hypothèquera durablement&nbsp;son avenir et empêchera son décollage pour des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<title>Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 10:31:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’est pas au bord d’une révolution idéologique. Mais d’une révolte sociale — plus dangereuse et plus imprévisible.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/">Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le brouhaha de l’actualité politique, dominée par les manifestations pro-régimes et les contre-manifestations, quand ce ne sont pas des insultes échangées de part et d’autre sur les réseaux sociaux, l’IA apporte un éclairage lucide, perspicace et politiquement neutre sur lequel il ne faudrait pas cracher parce produit par une «machine». A mon humble avis, l’analyse de ChatGPT des risques d’une nouvelle révolution en Tunisie et les remèdes pour l’éviter valent bien sinon surclasse le meilleur des discours politiques que j’ai eu à lire ou à entendre ces derniers temps.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-18109522"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comme tous les chercheurs, enseignants, étudiants et même certains chefs d’entreprises, j’ai intégré l’IA comme outil de travail et ce à double titre&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>A titre d’assistant de recherche :</em> Au lieu de consulter moi-même Google ou Wikipédia ou le site de tel ou tel organisme ou entreprise pour obtenir telle information ou tel chiffre précis, il suffit que j’en fasse la demande à l’un ou l’autre algorithme d’IA qui effectue cette recherche pour moi et me fournit les informations les plus récentes et les plus précises avec indication même de leurs sources. Par exemple, si j’ai besoin de connaitre à la date d’aujourd’hui le montant exact de la dette extérieure de la Tunisie, au lieu de consulter moi-même le site de la BCT et rechercher l’information dans les multiples tableaux qu’il comporte, l’IA le fait pour moi et compare même avec plusieurs autres sources telles que le FMI ou la BM lorsqu’elles existent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans ce sens, l’IA qui permet d’épargner ainsi beaucoup d’efforts et d’énergies, est devenu un assistant de recherche et un auxiliaire de travail hautement appréciable pour tous les chercheurs et décideurs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>A titre d’algorithme de réflexion intelligente&nbsp;: </em>C’est la deuxième et la plus importante fonction de l’IA d’où elle tire son nom. Il s’agit d’analyser des problématiques techniques ou socio-économiques complexes, de collecter les milliers ou les millions de données y afférente, de les analyser en vue de proposer la ou les solution(s) si elle(e)s existe(nt), sinon des avis et des réflexions censées être <em>«intelligentes»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet article, c’est à cette deuxième fonction de l’IA que je fais appel pour répondre à la question, objet du titre de l’article, qui m’est venue à l’esprit ce matin en prenant mon café. Autant dire que cette réflexion et cet article ne s’insèrent pas dans le débat actuel entre supporters et opposants au régime de Kais Saïed mais veulent se situer à un niveau supérieur et par rapport au sens de l’Histoire de notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il va de soi que les opinions qu’exprime ChatGPT à ce sujet n’engage que lui, en l’occurrence la société qui l’a développé, OpenAI, et ne reflètent nullement mon point de vue personnel et n’engagent nullement ma responsabilité d’auteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Selon toi, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie et si oui à quel</strong> <strong>horizon ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ChatGPT&nbsp;</strong>: Voici une perspective nuancée, fondée à la fois sur l’actualité récente et les dynamiques historiques contemporaines en Tunisie, pour répondre à ta question :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. La situation actuelle (montée des tensions en décembre 2025)&nbsp;: </em></strong>la Tunisie est aujourd’hui marquée par plusieurs signes de tension et de mobilisation populaire :des manifestations importantes contre le président Kaïs Saïed montrent une opposition qui s’unit face à l’autoritarisme perçu et à la répression politique&nbsp;; des protestations sociales, notamment à Gabès, sont alimentées par des préoccupations environnementales, sanitaires et économiques&nbsp;; de lourdes peines de prison à l’encontre de figures de l’opposition renforcent le sentiment d’une crise politique profonde&nbsp;; dans le même temps, des manifestations pro-Saïed montrent que le pays est polarisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce climat d’instabilité — économique, politique et sociale — crée un terreau fertile pour de fortes mobilisations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Les causes profondes (crise socio-économique et défi démocratique)&nbsp;: </em></strong>même après la révolution de 2011, la Tunisie a connu :une insatisfaction durable due à la stagnation économique, au chômage élevé et à l’endettement croissant&nbsp;; une crise de gouvernance politique, exacerbée depuis le <em>«self-coup»</em> de 2021 où le président centralise les pouvoirs constitutionnels&nbsp;; un désenchantement vis-à-vis des élites et des partis politiques traditionnels, souvent incapables de proposer des solutions crédibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces facteurs sont traditionnellement présents avant les grandes révoltes, notamment en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. Probabilité d’un nouvel «épisode révolutionnaire»&nbsp;: </em></strong>il est difficile de prévoir avec certitude l’éclatement d’une révolution — mais plusieurs scénarios plausibles à moyen terme (1 à 5 ans) émergent :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Scénario 1 — Mobilisations répétées (le plus probable)&nbsp;: </em>des protestations sociales et politiques continueront de s’intensifier sans forcément devenir une révolution au sens strict (changement de régime par effondrement). Ces mobilisations pourraient culminer lors d’événements ponctuels (crise économique majeure, mesure impopulaire, décès d’un manifestant marquant ou d’un éminent dirigeant politique en prison, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Scénario 2 — Révolte généralisée (~2-4 ans)&nbsp;: </em>si l’opposition politique s’organise de manière structurée, un front uni capable de mobiliser masses, syndicats et classes moyennes pourrait déclencher une large insurrection comparable à celle de 2011 (mais pas automatiquement victorieuse).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Scénario 3 — Transition institutionnelle pacifique&nbsp;: </em>sous pression sociale, une partie des élites ou du pouvoir pourrait négocier des réformes constitutionnelles ou des voies électorales pour désamorcer les tensions avant qu’elles ne deviennent révolutionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un soulèvement rapide et spontané d’ici la fin 2026 est possible, mais une révolution majeure (effondrement du régime, changement radical) demanderait des fractures plus profondes de la société politique tunisienne, ce qui pourrait prendre plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4. Facteurs qui favoriseront ou freineront une révolution&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Facteurs favorables&nbsp;</em>: sentiment de dépossession démocratique et répression politique croissante&nbsp;; dégradation continue des conditions économiques et sociales&nbsp;; syndicats et organisations sociales actives (ex : UGTT).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Facteurs défavorables</em>&nbsp;: répression plus forte de l’État contre les opposants&nbsp;; division ou absence de leadership unifié de l’opposition&nbsp;; fatigue politique après des années de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. Mon point de vue (analyse synthétique)&nbsp;: </em></strong>oui, il y a un potentiel réel pour une nouvelle vague de mouvement révolutionnaire en Tunisie, mais cela ne se déclenchera pas mécaniquement d’un jour à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est plutôt un processus graduel, fait de vagues de protestations, de mobilisation sociale, de négociations et de confrontations politiques — plutôt qu’un soulèvement unique et soudain comme en 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un horizon réaliste pour une transformation majeure (qu’on puisse appeler <em>«révolutionnaire»</em> au sens fort) serait dans les 2 à 5 prochaines années, si les conditions économiques continuent de se détériorer et si l’opposition parvient à s’unifier de manière stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi&nbsp;: Pourquoi, selon toi, la Tunisie est à nouveau dans une zone «pré-révolutionnaire»&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ChatGPT&nbsp;: </strong>la cause centrale reste économique. Comme en 2010 : pouvoir d’achat en chute libre&nbsp;; chômage des jeunes structurel&nbsp;; classes moyennes en voie d’appauvrissement&nbsp;; État financièrement asphyxié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, <em>les révolutions naissent dans le ventre</em>, pas dans les urnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Différence majeure avec 2010</em></strong><strong>&nbsp;: </strong>espoir de démocratie&nbsp;; jeunesse mobilisée&nbsp;; consensus populaire contre Ben Ali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Situation aujourd’hui </em></strong><strong>:</strong> fatigue politique&nbsp;; peur de l’instabilité&nbsp;; absence d’alternative crédible; société fragmentée, pas unie</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qui retarde la révolution, mais ne l’annule pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce qui peut déclencher l’explosion&nbsp;:</em></strong><em> </em>la Tunisie n’explosera pas <em>«par idéologie»</em>, mais à cause d’un choc: pénurie grave (pain, carburant, médicaments)&nbsp;; effondrement budgétaire de l’État&nbsp;; émeutes régionales qui se généralisent&nbsp;; erreur majeure du pouvoir (répression sanglante, mesure économique brutale).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme toujours, l’étincelle est imprévisible, le terrain ne l’est pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Scénarios possibles&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le plus probable (60 %)&nbsp;: </em>colère sociale diffuse, révoltes locales, grèves, sans chute immédiate du régime.→ Tunisie en tension permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Scénario révolutionnaire (30 %)&nbsp;: </em>entre 2026 et 2030 : jonction colère sociale + jeunesse + syndicats&nbsp;; paralysie de l’État. → changement politique profond, mais chaotique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Scénario de blocage autoritaire (10 %)&nbsp;: </em>contrôle renforcé&nbsp;; économie de survie&nbsp;; pays qui tient… jusqu’à la rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En une phrase&nbsp;: la Tunisie n’est pas calme, elle est contenue. Et ce qui est contenu trop longtemps finit toujours par exploser</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi&nbsp;: Quels conseils donnerais-tu à Président Kais Saïed pour réduire les risques d’une nouvelle révolution en Tunisie</strong>&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ChatGPT&nbsp;:</strong> voici des conseils lucides, pragmatiques et hiérarchisés que l’on pourrait adresser au Président Kaïs Saïed pour réduire le risque d’une nouvelle révolution en Tunisie. Ils sont fondés sur les causes profondes de 2010, aggravées aujourd’hui&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Répondre à l’urgence économique avant toute chose</em></strong>&nbsp;<em>(</em><em>la faim précède la démocratie)&nbsp;:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;</strong><em>&#8211; sécuriser immédiatement les produits de base &nbsp;</em>(pain, semoule, huile, sucre, médicaments). → Une rupture d’approvisionnement est souvent l’étincelle révolutionnaire;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; protéger le pouvoir d’achat des classes populaires </em>(subventions ciblées, transferts directs temporaires);</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; dire la vérité sur la situation économique</em>, chiffres à l’appui, même si elle est dure. → Le peuple tolère la souffrance, pas le mensonge.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Redonner de la dignité plutôt que de gouverner par la peur&nbsp;</em></strong><em>(la répression calme un jour, elle prépare l’explosion de demain)&nbsp;</em>:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; mettre fin aux arrestations politiques et symboliques&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; garantir un minimum d’espace d’expression (médias, syndicats, société civile)&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; remplacer la logique sécuritaire par une logique d’écoute sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. Parler au peuple, vraiment</em></strong><strong> </strong><em>(le silence du pouvoir nourrit les rumeurs, pas la stabilité)&nbsp;:</em><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; instaurer une communication régulière, simple, humaine&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; reconnaître les erreurs passées (même partielles)&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; expliquer les choix impopulaires et leurs horizons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4. Offrir un horizon aux jeunes sans promesses creuses</em></strong><strong> </strong><em>(une jeunesse sans avenir est une bombe à retardement)&nbsp;:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; lancer un plan national d’emploi d’urgence (travaux publics, agriculture, environnement)&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; faciliter réellement l’initiative privée (moins de bureaucratie, microcrédit réel)&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; dire clairement : <em>«Voici ce que l’État peut faire, et ce qu’il ne peut pas faire.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. Réconcilier l’État avec la société </em></strong><em>(un État sans confiance gouverne contre son peuple)&nbsp;:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; dialoguer avec l’UGTT, même si elle est critique ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; associer des compétences indépendantes à la gestion économique&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; réhabiliter l’idée de contrat social, pas de soumission.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>6. Réformer la lutte contre la corruption sans sélectivité </em></strong><em>(la justice sélective est perçue comme injustice)&nbsp;: </em><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; cibler les grandes prédations économiques, pas seulement des figures politiques&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; rendre les procédures transparentes&nbsp;; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; montrer que la lutte contre la corruption améliore réellement la vie quotidienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>7. Comprendre une vérité fondamentale&nbsp;</em></strong><em>(on ne prévient pas une révolution par la force, mais par l’espoir).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’est pas au bord d’une révolution idéologique. Elle est au bord d’une révolte sociale — plus dangereuse, plus imprévisible, sans leaders, sans slogans clairs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En une phrase, au Président Kaïs Saïed : <em>la Tunisie n’a pas besoin d’un homme fort, elle a besoin d’un État juste, d’un pouvoir humble et d’un espoir crédible.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion de l’auteur&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il appartiendra à chaque lecteur(ce)s de tirer de cette analyse de ChatGPT les conclusions et les enseignements qu’ils (elles) jugent opportuns.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personnellement, je trouve que ChatGPT fait preuve d’une perspicacité, d’une profondeur d’analyse et d’un sens de l’Histoire, supérieurs à ceux des meilleurs de nos politiciens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire et consultant international.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NqIE6sxdIL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/la-tunisie-face-aux-choix-difficiles/">La Tunisie face aux choix difficiles </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face aux choix difficiles  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/la-tunisie-face-aux-choix-difficiles/embed/#?secret=tKRBMy5Rsf#?secret=NqIE6sxdIL" data-secret="NqIE6sxdIL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La Tunisie face aux choix difficiles </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 09:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[17 décembre 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La révolution tunisienne a échoué non pas par excès d’audace, mais par incapacité à instituer durablement la liberté.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les révolutions échouent rarement par excès d’audace, mais par incapacité à instituer durablement la liberté. Celle du 17 décembre 2010-14 janvier 2011 en Tunisie fut une ouverture. Mais aucune ouverture ne garantit le chemin qui suit</em>, qui, quinze ans après, reste sinueux</strong><em><strong>, erratique</strong> <strong>et incertain </strong>(Photo : On a «fêté» quoi le 17 décembre, un succès ou un échec ?)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18103891"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le sociologue John Walton a décrit ce moment précis comme celui de la révolution en échec. Non pas un échec du soulèvement, mais un échec de la transformation. Selon lui, les sociétés&nbsp;postrévolutionnaires&nbsp;ne s’effondrent pas faute de désir de changement, mais parce que les structures héritées&nbsp;(économiques, administratives, symboliques)&nbsp;ne permettent pas de soutenir durablement les réformes nouvelles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation retombe alors par épuisement. Et la société entre dans ce temps intermédiaire, ni ancien régime, ni ordre nouveau.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un bilan mitigé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Ben Ali est mort politiquement, la Tunisie n’a pas disparu avec lui. Au contraire : l’histoire véritable a commencé. Le corps d’un système de pouvoir massif, saturé de privilèges et d’habitudes, a entamé une chute lente, presque silencieuse. Il a mis des années à toucher le sol, à se déposer dans un mélange de fatigue, d’oubli et de silence officiel. Pendant ce temps, la vie sociale et politique n’a jamais cessé. Elle a continué autrement, en marge, en dessous, dans les interstices.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers à s’en approcher furent ceux qui savent vivre des vides de pouvoir : nouveaux politiciens, récits médiatiques hâtifs, groupes d’influence. Ils ont rongé les restes, disputé l’héritage, jusqu’à ce qu’il ne demeure que l’ossature de l’État : lois anciennes, procédures, bureaucratie robuste. Puis, lorsque les restes ont été consommés, une autre surprise est apparue. Plus lente. Moins visible. Plus profonde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse, les associations, les initiatives culturelles&nbsp;indépendantes&nbsp;ont commencé à creuser la structure non pour la renverser, mais pour la transformer de l’intérieur. À produire une énergie nouvelle, discrète, parfois fragile, mais persistante. Un réseau inédit s’est ainsi tissé, complexe, connecté, issu des&nbsp;abysses&nbsp;sp&nbsp;laissées par l’ancien régime.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les&nbsp;choix&nbsp;difficiles&nbsp;&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>«17 décembre-14 janvier»</em> ne marque donc pas une fin, mais le début d’une élaboration.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Hard&nbsp;Choices</em>, Hillary Clinton rappelle que l’histoire ne se joue pas dans les moments héroïques, mais dans l’après. Dans ce temps où aucune option n’est pure, où chaque décision comporte un coût, où choisir signifie aussi renoncer. La Tunisie vit ce temps‑là : celui des décisions difficiles, de la responsabilité sans garantie, de la patience contrainte.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«إذا الشعب يوما أراد الحياة»&nbsp;n’est pas un slogan. C’est une exigence. Vouloir la vie, ce n’est pas seulement briser le silence ; c’est accepter l’angoisse de la liberté, la lenteur des constructions, l’absence de modèle prêt‑à‑porter. Beaucoup désirent la liberté ; peu supportent ce qu’elle exige.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Clinique d’un présent&nbsp;discret&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La société tunisienne n’est pas explosive. Elle est compressée. Comme un corps qui retient son souffle trop longtemps. Frustrations économiques accumulées, sentiment d’injustice difficile à formuler, fatigue psychique collective proche de l’épuisement moral. Les affects dominants sont discrets mais persistants : lassitude, méfiance, irritabilité silencieuse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas une année de révolte massive. C’est une année de&nbsp;<em>besoin de cadre</em>. La peur du chaos et de l’effondrement l’emporte sur le désir d’expérimentation. Beaucoup préfèrent un ordre dur mais lisible à une liberté vécue comme menaçante. La tolérance au contrôle augmente. Le silence social s’installe. Une résignation active prend forme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lien collectif se replie. Alain Ehrenberg a donné un nom à cet état diffus : la fatigue d’être soi. Une fatigue propre aux sociétés où l’autonomie n’est plus une conquête, mais une obligation silencieuse, laissant chacun seul face à ses échecs et à ses impasses. La rue n’est plus le lieu du désir projeté ; elle devient le lieu du danger perçu. La société se privatise psychiquement : on protège la famille, le clan, le micro‑réseau. L’autorité est à la fois désirée comme protection et redoutée comme écrasement. Le clivage interne est constant : <em>«J’ai besoin qu’on me protège, mais j’ai peur d’être étouffé»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cliniquement, ce temps favorise des troubles anxieux diffus, des états dépressifs masqués, une agressivité passive. Peu de violence collective, mais beaucoup de violence retournée contre soi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Freud avait déjà mis des mots sur ce paradoxe fondamental. Dans ‘‘<em>Malaise dans la civilisation</em>’’, il écrit que <em>«l’homme n’est pas cet être débonnaire assoiffé d’amour que l’on imagine, mais qu’il porte en lui une puissante part d’agressivité»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque cette agressivité ne trouve plus d’inscription symbolique&nbsp;(politique, collective, institutionnelle)&nbsp;elle ne disparaît pas. Elle se retourne. Elle se déplace. Elle se loge dans le corps social sous forme de fatigue, de retrait, d’hostilité muette ou de violence dirigée contre soi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité apparente n’est alors pas le signe d’une pacification, mais d’une contention.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La «fête» du 17 décembre&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 décembre ne demande pas d’applaudir. Il demande de&nbsp;<em>répondre</em>. Non pas par des slogans, mais par une élaboration patiente. Il rappelle que la révolution n’est pas un événement figé, mais un processus qui passe par des phases de doute, de repli, parfois de régression.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corps du système déchu n’était pas un symbole de fin. Il est la preuve que la vie sait continuer, même au cœur d’un ordre mort. La question, désormais, n’est plus : contre quoi nous sommes‑nous levés ? Mais : que faisons‑nous de ce qui a été ouvert ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut‑être que la maturité politique commence ici. Quand la liberté cesse de crier. Quand elle travaille en silence. Quand un peuple apprend que vouloir la vie, c’est accepter le temps et les choix difficiles qui l’accompagnent.&nbsp;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ga47yMQiOM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/tunisie-le-dialogue-est-le-seul-moyen-pour-sortir-de-la-crise/">Tunisie | Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/tunisie-le-dialogue-est-le-seul-moyen-pour-sortir-de-la-crise/embed/#?secret=7IyoaUeYDK#?secret=Ga47yMQiOM" data-secret="Ga47yMQiOM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/la-tunisie-face-aux-choix-difficiles/">La Tunisie face aux choix difficiles </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 08:08:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dialogue est le seul moyen pour remettre la Tunisie sur les rails et lui permettre de  réaliser les objectifs de la révolution de 2011.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie est entrée en décembre 2010 &#8211; janvier 2011 dans une phase cruciale de son histoire contemporaine, une révolution pour la liberté et la dignité. Transformé depuis en démon, l’esprit révolutionnaire s’est installé progressivement, involontairement et volontairement, dans le cœur et l’esprit des gens au point de desservir les véritables objectifs de la révolution.</em></strong> <em>(Ph. Les partisans de Kaïs Saïed ont défilé, mercredi 17 décembre 2025, pour exprimer leur soutien au président de la république).  </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raouf Chatty *</strong></p>



<span id="more-18103626"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le pays&nbsp;est aujourd’hui victime&nbsp;de l’anarchie qui a frappé tous les secteurs&nbsp;et qu’aucun&nbsp;gouvernement&nbsp;post 2011 n’a&nbsp;cherché à stopper.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le déclenchement des soulèvements&nbsp;populaires&nbsp;au centre du pays, en décembre 2010, qui se sont vite&nbsp;métamorphosés, avec l’aide de l’extérieur, en un courant révolutionnaire irréversible, porté par les islamistes&nbsp;et les gauchistes, le pays&nbsp;s’est retrouvé&nbsp;face&nbsp;à de&nbsp;grandes difficultés, héritées&nbsp;du passé et&nbsp;alimentées par des demandes populaires croissantes que l’État n’a ni les moyens ni les ressources de satisfaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">durant quinze ans, les gouvernements ont&nbsp;laissé&nbsp;faire&nbsp;et le pays&nbsp;s’est&nbsp;installé&nbsp;dans un bouillonnement sourd, mais intense, à tous les niveaux, mêlé à un&nbsp;sentiment de crainte favorisé par l’affaiblissement de l’appareil de l’Etat, de défiance généralisée et&nbsp;d’instabilité, &nbsp;qui l’a&nbsp;maintenu&nbsp;dans&nbsp;la confusion&nbsp;et&nbsp;l’a empêché d’entrevoir&nbsp;sereinement&nbsp;l’avenir, de penser à&nbsp;son développement et&nbsp;d’asseoir&nbsp;sa stabilité politique,&nbsp;seule garante de sa souveraineté, de son indépendance et de&nbsp;son invulnérabilité&nbsp;dans&nbsp;un environnement régional précaire et instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révolution,&nbsp;qui&nbsp;visait&nbsp;à rompre&nbsp;avec&nbsp;les tares du&nbsp;passé&nbsp;et à construire un État de droit, fort,&nbsp;stable,&nbsp;juste, respecté et une société&nbsp;libre, développée, solidaire&nbsp;et prospère, a été travestie et&nbsp;ses objectifs initiaux détournés pour assouvir des ambitions de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant&nbsp;cette période, et notamment tout&nbsp;au long&nbsp;de la&nbsp;<em>«décennie noire»</em> (2011/2021)&nbsp;dominée par les islamistes, la révolution a été trahie&nbsp;par les luttes pour le pouvoir, l’amateurisme des nouveaux gouvernants,&nbsp;l’hétérogénéité de la nouvelle classe politique, la cupidité des partis, les calculs égoïstes des uns et des autres, les règlements de comptes, l’anarchie,&nbsp;l’affaiblissement&nbsp;de&nbsp;l’autorité de l’État, la montée de la défiance&nbsp;entre gouvernants et gouvernés, créant ainsi un environnement malsain&nbsp;dont le pays peine encore&nbsp;à sortir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui,&nbsp;alors que le pays&nbsp;vit sous haute tension,&nbsp;traversé par&nbsp;des divergences&nbsp;politiques&nbsp;profondes&nbsp;sur des dossiers aussi importants&nbsp;que les droits de l’homme, les libertés individuelles, la gestion des affaires publiques,&nbsp;les dossiers économiques&nbsp;et sociaux,&nbsp;les relations&nbsp;étrangères&#8230;, il est crucial&nbsp;que&nbsp;toutes les parties, qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition, à l’exception de celles qui ont utilisé&nbsp;la religion à des fins politiques,&nbsp;se tournent vers le dialogue et la concertation&nbsp;sur tous les sujets&nbsp;pour assainir la vie publique, en mettant&nbsp;l’intérêt suprême du pays au-dessus de toute autre considération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dialogue est le seul moyen&nbsp;pour&nbsp;remettre la Tunisie sur les rails&nbsp;et lui permettre&nbsp;de travailler sérieusement&nbsp;et sereinement pour&nbsp;réaliser les objectifs de la révolution, et construire son avenir de façon&nbsp;responsable et sereine.&nbsp;La voix&nbsp;de la raison devant toujours prévaloir&nbsp;pour&nbsp;le bien du pays&nbsp;et son invulnérabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Qui a poussé Ben Ali vers la porte de sortie ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/tunisie-qui-a-pousse-ben-ali-vers-la-porte-de-sortie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:56:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[17 décembre 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[décennie noire]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Dougui]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est encore difficile, 15 ans après, de reconstituer, avec minutie, les faits qui ont abouti au départ du président Ben Ali.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/tunisie-qui-a-pousse-ben-ali-vers-la-porte-de-sortie/">Tunisie | Qui a poussé Ben Ali vers la porte de sortie ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Révolution/révolte» droit d’inventaire ! Construire un beau récit des journées insurrectionnelles (17 décembre 2010-14 janvier 2011) est à la portée de tout un chacun et d’aucuns n’ont pas manqué de le faire dès le 15 janvier 2011. Mais il est autrement plus difficile de reconstituer, avec minutie, les faits qui ont abouti au départ du président Ben Ali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Dougui</strong> *</p>



<span id="more-18097962"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1.jpg" alt="" class="wp-image-18098024" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Noureddine-Dougui1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui savent comment les choses se sont passées n’ont pas encore livré leurs témoignages. Une grande question demeure qui est de savoir qui a poussé Ben Ali vers la porte de sortie ? La rue, une <em>«révolution de Palais»</em> ou les deux ? On ne saura pas la réponse de sitôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en à l’après Ben Ali, là aussi il y a une divergence de vues : pour une grande partie de l’élite politique issue de l’opposition et celle qui a accédé au pouvoir, durant les années 2011- 2021, ce fut une transition démocratique sans précédent dans l’histoire de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, pour les tenants du pouvoir actuel, c’était un fiasco total, d’où l’expression stéréotypée : <em>«décennie noire»</em> utilisée, à tout bout de champ, pour qualifier cette période. Où se situe la réalité ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit d’inventaire fournira, me semble-t-il, quelques éléments de réponse. Il s’agit d’établir honnêtement et sans arrière-pensée le bilan de cette période controversée. Pour faire simple, il faudrait établir la liste de ce qui a été positif et ce qui était erroné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La distance par rapport aux faits appréhendés n’étant pas suffisante, cette tâche ne pourrait pas être pas être confiée aux historiens, elle devrait incomber, en premier lieu, aux décideurs de l’époque qui gagneraient à faire, sinon leur autocritique du moins leur auto-évaluation. La société civile, les intellectuels indépendants ayant participé à cette dynamique politique pourraient apporter une contribution conséquente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Historien.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/noureddine.dougui" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l&rsquo;auteur. </a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OQxpZRFLLS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/la-revolution-tunisienne-15-ans-apres-inachevee-mais-toujours-vivante/">La révolution tunisienne, 15 ans après | Inachevée mais toujours vivante  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La révolution tunisienne, 15 ans après | Inachevée mais toujours vivante   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/la-revolution-tunisienne-15-ans-apres-inachevee-mais-toujours-vivante/embed/#?secret=hCvKNBdQVJ#?secret=OQxpZRFLLS" data-secret="OQxpZRFLLS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie │ Kaïs Saïed et le  «renversement de système»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/13/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-et-le-renversement-de-systeme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 09:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed se donne pour mission de parachever la révolution trahie des Tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/13/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-et-le-renversement-de-systeme/">Tunisie │ Kaïs Saïed et le  «renversement de système»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lorsque le peuple tunisien s’est soulevé et a réclamé la dignité pour toute la nation, les forces de l’ancien régime, depuis le soir du 14 janvier 2011, ont transformé cette revendication nationale collective en revendications sectorielles.</em></strong></p>



<span id="more-16532421"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a déclaré le président de la république Kaïs Saïed, lors de sa rencontre lundi 12 mai 2025, au palais de Carthage, avec la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzeri, ajoutant, dans un communiqué publié par la présidence à l’issue de cette rencontre, que le peuple exigeait le renversement du système, mais la réponse, dès le lendemain, a été de distribuer de l’argent pour attiser les flammes de la révolution par les forces qui s’y opposaient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce <em>«renversement de système»</em> que Saïed est en train de mettre en œuvre depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, qui lui permit d’accaparer l’essentiel des pouvoirs dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte de révolution&nbsp;trahie et qu’il se donne pour mission de parachever, que Saïed a souligné la nécessité de traiter toutes les questions dans le cadre d’une vision nationale globale couvrant tous les secteurs, insistant sur la priorité absolue à accorder à la justice sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traiter les problèmes dans une approche sectorielle, en l’absence de cette vision globale, ne permettra pas l’atteinte de la justice souhaitée, a-t-il insisté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est par des solutions collectives et nationales que les nations peuvent faire face à toutes sortes de difficultés et de défis, et c’est ce à quoi nous œuvrons, d’autant plus que le peuple tunisien a toujours fait preuve d’une profonde conscience, que ce soit face au colonialisme et à ses agents aujourd’hui, a expliqué Saïed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces agents de l’étranger, rescapés de l’ancien régime, ont pillé de nombreux équipements publics et tenté de détruire le pays tout en se présentant comme des victimes, perpétuant ainsi la misère et les difficultés, a encore souligné Saïed. Pour ces derniers, le pouvoir est un butin, et les postes des récompenses, a-t-il ajouté, dans une limpide allusion à ses opposants dont beaucoup sont en prison, poursuivis dans des affaires d’atteinte à la sécurité de l’Etat. Ils n’aiment pas la patrie mais la richesse qu’ils tirent de leurs postes, a-t-il lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le chef de l’État, la priorité absolue est de parvenir à la justice sociale, non seulement en parole, mais aussi dans la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A cet effet, il a réaffirmé que les responsables sont tenus de déployer des efforts pour surmonter les difficultés. Ils doivent aussi montrer l’exemple en termes de sacrifice, de dévouement et d’intégrité. Ceux qui choisissent une voie différente n&rsquo;ont leur place dans aucune institution étatique. Car l’État, avec toutes ses institutions et ses législations, que les responsables sont chargés de mettre en œuvre, existe uniquement pour servir le peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie possède de jeunes talents, qualifiés et patriotes, prêts à reprendre le flambeau. La lumière de la justice, de la liberté et de la dignité nationale éclairera bientôt chaque recoin de cette nation bien-aimée, lit-on dans le même communiqué, un brin lyrique.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> (avec Tap)</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Décès de Fouad Mebazaa</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/tunisie-deces-de-fouad-mebazaa/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 20:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ancien président]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Fouad Mebazaa]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fouad Mebazaa, homme d&#8217;État et ancien président de la République par intérim (2011) a tiré sa révérence ce mercredi 23 avril 2025. Né le 15 juin 1933 à Tunis Fouad Mebazaa, membre du Rassemblement constitutionnel démocratique a eu une longue et riche carrière politique et a été à la tête de différents ministères sous Ben...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/tunisie-deces-de-fouad-mebazaa/">Tunisie | Décès de Fouad Mebazaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Fouad Mebazaa, homme d&rsquo;État et ancien président de la République par intérim (2011) a tiré sa révérence ce mercredi 23 avril 2025.</strong></em></p>



<span id="more-16268649"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Né le 15 juin 1933 à Tunis Fouad Mebazaa, membre du Rassemblement constitutionnel démocratique a eu une longue et riche carrière politique et a été à la tête de différents ministères sous Ben Ali, notamment celui la Santé, de la Jeunesse et des Sports, ou encore des Affaires culturelles</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ancien ambassadeur de la Tunisie auprès de l&rsquo;Office des Nations unies à Genève, il a également présidé la Chambre des députés et c&rsquo;est à ce titre qu&rsquo;il devient président de la République par intérim le 15 janvier 2011 après la chute de Ben Ali et ce dans le cadre des dispositions constitutionnelles, avant de céder ses pouvoirs à Moncef Marzouki le en décembre 2011.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/tunisie-deces-de-fouad-mebazaa/">Tunisie | Décès de Fouad Mebazaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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