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	<title>Archives des Rome - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Rome - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>ITA Airways opère un 3e vol quotidien entre Tunis et Rome  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 12:27:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>ITA Airways inaugure un troisième vol quotidien entre Tunis et Rome et signe un premier accord avec le Comité des Italiens en Tunisie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ITA Airways inaugure un troisième vol quotidien entre Tunis et Rome et signe un premier accord avec Comites Tunisia (le comité des Italiens en Tunisie). Les détails de cette collaboration ont été présentés à l’<a href="https://www.agenzianova.com/news/ita-airways-lancia-il-terzo-volo-giornaliero-tra-tunisi-e-roma-prima-convenzione-con-comites/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agenzia Nova</a> par Domenico Bianco, directeur d’ITA Airways pour l’Afrique du Nord, et Sandro Fratini, président de Comites Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-18796533"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Un nouveau vol quotidien entre Tunis et Rome, des tarifs préférentiels pour la communauté italienne résidente et une collaboration inédite en Afrique du Nord&nbsp;: tels sont les piliers de l’accord signé entre ITA Airways et Comites Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative vise à renforcer les liens de la compagnie aérienne avec la communauté italienne de Tunisie, en constante expansion, et qui compte désormais, selon Fratini, plus de 10 000 personnes résidant dans le pays, dont environ 7 800 concentrés dans la région d’Hammamet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Bianco, la décision d’introduire un troisième vol quotidien sur la liaison Tunis-Rome s’explique par <em>«l’excellente performance du marché tunisien»</em>, qui a permis à la compagnie aérienne de <em>«miser»</em> sur une expansion opérationnelle à compter du 2 juin 2026. Ce nouveau vol décollera de Tunis à 5h30 et atterrira à Rome Fiumicino à 7h55, complétant ainsi une offre qui permettra à ITA Airways d’opérer trois vols quotidiens entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la compagnie, ce nouvel horaire représente avant tout un choix stratégique en matière de connectivité internationale. <em>«Cette nouvelle fréquence nous permettra d&rsquo;exploiter pleinement le potentiel du réseau au départ du hub de Rome Fiumicino»</em>, a expliqué Bianco à Nova, soulignant comment ce vol permet aux passagers tunisiens de se connecter rapidement à des liaisons intercontinentales, notamment vers l’Amérique du Nord, ainsi que vers les principales destinations européennes en début de matinée. Le directeur a également souligné l’importance du vol du soir au départ de Rome, connu comme le <em>«dernier vol»</em>, qui décolle de Fiumicino à 22h00. L’arrivée à Tunis est prévue à 22h20, permettant ainsi aux voyageurs de profiter pleinement de leur journée dans la capitale italienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Un client tunisien ou résident tunisien peut partir à 5h30 du matin, arriver à Rome à 7h55 et, en théorie, revenir le soir même»</em>, a souligné Bianco, insistant sur l’avantage concurrentiel pour les clients professionnels, institutionnels et les voyageurs d’affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’élément véritablement novateur réside dans l’accord conclu avec Comites Tunisia, qu’ITA Airways présente comme un projet pilote. <em>«Il s’agit du premier accord de ce type que nous avons dans le domaine que je couvre»</em>, a déclaré M. Bianco, expliquant que les membres des comités des Italiens à l’étranger pourront bénéficier de tarifs préférentiels auprès des agences de voyages partenaires et au guichet ITA Airways de Tunis, sur simple présentation de leur carte de service délivrée par le Comites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ITA Airways, les Comités représentent <em>«un interlocuteur privilégié, grâce à ses liens avec une communauté italienne de plus en plus importante et structurée»</em>, a ajouté Bianco. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/ita-airways-opere-un-3e-vol-quotidien-entre-tunis-et-rome/">ITA Airways opère un 3e vol quotidien entre Tunis et Rome  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘La Saga Massyle’’ &#124; Aux confins de Carthage, au cœur de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/la-saga-massyle-aux-confins-de-carthage-au-coeur-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 08:22:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘La Saga Massyle’’ est une fresque historique où Ridha Ben Slama redonne vie à une période importante de l’histoire de la Tunisie antique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/la-saga-massyle-aux-confins-de-carthage-au-coeur-de-la-tunisie/">‘‘La Saga Massyle’’ | Aux confins de Carthage, au cœur de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Haut fonctionnaire, puis essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur la politique tunisienne dont il connaît bien les arcanes pour y avoir été mêlé lui-même d’assez près, Ridha Ben Slama vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc en publiant son premier roman, ‘‘La Saga Massyle’’ (éditions Arabesques, Tunis, 2026, 285 pages), qui revisite une page lointaine et méconnue de l’histoire tunisienne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Kefi &nbsp;</strong></p>



<span id="more-18778943"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comme son titre l’indique, <em>‘‘La Saga Massyle’’ est </em>une fresque historique où l’auteur a cherché à redonner vie à une période importante de l’histoire de la Tunisie qui s’étend de la fin du IV<sup>e</sup> siècle jusqu’à l’an 46 avant J.-C., et qui a vu une dynastie autochtone (comme on dit aujourd’hui) régner sur un immense territoire s’étendant des frontières occidentales et méridionales de Carthage jusqu’aux profondeurs des Aurès, soit une grande partie du territoire algérien actuel, avec pour <em>«capitale»</em> Thougga, la Dougga actuelle, site antique situé dans le nord-ouest de la Tunisie, classé sur la liste du&nbsp;patrimoine mondial&nbsp;de l’Unesco en 1997.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on parle de l’histoire antique de la Tunisie, on a tendance à la réduire à celle de Carthage, empire maritime et commercial qui a régné sur la Méditerranée entre les IX<sup>e</sup> et II<sup>e</sup> siècle av. J.-C. et dont les guerres menées contre Rome ont marqué l’histoire de l’humanité à cette époque. On évoque aussi les noms de Hanon, Magon, Hamilcar et autres Hannibal, et on oublie qu’au faîte du règne de la cité punique, un autre empire partageait le même territoire, l’empire Massyle, fondé par l’Aguellide (ou chef) Zelalsen (308-227 avant J.-C.) et qui fut longtemps l’allié de Carthage, protégeant ses frontières terrestres et lui fournissant les guerriers dont il avait besoin pour sécuriser ses navires sillonnant la Méditerranée, tout en l’approvisionnant en divers produits : blé, huile, bois, etc.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9LqHQhvEzF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/carthage-la-tunisienne-1-2/">Carthage, la «Tunisienne» ! (1-2)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Carthage, la «Tunisienne» ! (1-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/carthage-la-tunisienne-1-2/embed/#?secret=xIYbk0U8J9#?secret=9LqHQhvEzF" data-secret="9LqHQhvEzF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce roi Massyle dont la descendance a régné pendant plus de deux siècles à Thougga (et les immenses territoires que cette cité contrôlait par alliances tribales) que Ridha Ben Slama met en scène à travers un récit tout de bruits et de fureurs, où l’humaine condition apparaît dans toute sa complexité, entre courage et lâcheté, fidélité et trahison, amour et haine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et comme dans tout récit historique, <em>‘‘La Saga Massyle’’</em> reconstitue la vie quotidienne à cette époque lointaine avec une précision et un grand souci du détail qui sont le fruit d’un long travail de documentation historique effectué par l’auteur pendant plusieurs décennies. Car les historiens antiques, qui étaient très braqués sur les conflits ayant opposé Carthage et Rome, ont accordé peu d’intérêt aux autres peuples qui, à cette même époque, ont joué un rôle important, y compris dans l’issue de ces conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la rareté des sources, Ridha Ben Slama a dû faire un double travail : celui d’historien, pour reconstituer une époque et redonner corps et vie à un peuple marginalisé et presque oublié par l’histoire, puis celui de romancier en déclinant le fuit de ses recherches sous forme romanesque, le but étant de rapprocher les personnages du commun des lecteurs et de permettre à ces derniers de s’identifier à eux, à leurs faits et gestes, à leurs triomphes et infortunes, à leurs héroïsmes et déchéances. Et l’on peut dire qu’au final, le romancier n’a rien à envier à l’historien, puisque <em>‘‘La Saga des Massyles’’</em> se laisse lire avec autant d’intérêt (pour la découverte d’une page méconnue de notre histoire) que de plaisir (celui de suivre les péripéties d’une saga dont les personnages nous ressemblent tant).</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gZVnK8kLTW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/">Carthage, la «Tunisienne» | Nos ancêtres les Massyles (2-2)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Carthage, la «Tunisienne» | Nos ancêtres les Massyles (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/embed/#?secret=UOvXwqETnX#?secret=gZVnK8kLTW" data-secret="gZVnK8kLTW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/16/la-saga-massyle-aux-confins-de-carthage-au-coeur-de-la-tunisie/">‘‘La Saga Massyle’’ | Aux confins de Carthage, au cœur de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Vient de paraître &#124; Saint-Augustin et la tragédie des civilisations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/10/vient-de-paraitre-saint-augustin-et-la-tragedie-des-civilisations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Saint Augustin, qui a enseigné à Carthage, Rome et Hippone, prône l’équilibre entre foi et raison, sans domination ni arrogance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/10/vient-de-paraitre-saint-augustin-et-la-tragedie-des-civilisations/">Vient de paraître | Saint-Augustin et la tragédie des civilisations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chantal Delsol est philosophe et écrivain. Professeur émérite en philosophie politique, elle a fondé en 1993 et dirigé l’Institut Hannah-Arendt. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, elle vient de publier ‘‘La tragédie migratoire et la chute des empires, Saint Augustin et nous’’ , un essai fort savant et très accessible, où elle aborde notre époque en la comparant à celle du théologien et philosophe, Saint Augustin d’Hippone (354-430).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<span id="more-18340832"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La chute de Rome et sa destruction par Alaric en 410, la défaite d’un monde jusque-là civilisé, mais devenu trop puissant et orgueilleux, le démantèlement d’une culture brillante, tant de situations que l’auteur analyse, dans un parallélisme avec précision historique. Elle donne les raisons du délitement&nbsp;: la démesure et la violence, les manquements graves aux valeurs, le non respect des autochtones, l’obscurité qui s’installe dans la société. Les nouvelles valeurs chrétiennes qui succèdent au paganisme sont attaquées par les <em>«Barbares»</em>, les rustres, les envahisseurs et autres révoltés de l’intérieur que l’empire ne peut repousser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ni domination ni arrogance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’est pas difficile de remarquer la similitude avec l’actualité et à laquelle renvoie l’essai. Ancrée comme dans un miroir dans l’Histoire du V<sup>e</sup> siècle de la latinité, il est absurde de ne pas y voir des vérités et des leçons à tirer. Pour cela l’auteure fait appel à la sagesse philosophique de Saint Augustin, l’auteur des <em>‘‘Confessions’’ </em>et de <em>‘‘La Cité de Dieu’’</em>, dont il est question ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saint Augustin, né à Tagaste/Souk Ahras et mort à Hippone/Annaba, qui a enseigné à Carthage, Rome, Hippone, prône l’équilibre entre foi et raison, l’attachement à la paix dans la croyance, le christianisme n’est ni domination ni arrogance. Et Chantal Delsol de rappeler la volonté hégémonique des empires où la règle est <em>«Tout est à moi, parce que je suis moi»</em> ou comme l’écrit Virgile dans <em>‘‘L’Eneide’’</em> à propos de Jupiter&nbsp;: <em>«Moi, je n’impose de terme ni à leur puissance ni à leur durée. Je leur ai accordé un empire sans fin.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La tragédie des civilisations ne peut être résolue qu’avec humanisme, respect des autres populations et leurs cultures, l’apprentissage et la connaissance de l’Autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘La tragédie migratoire et la chute des empires, Saint Augustin et nous’’, Ed. Odile Jacob, Paris, 2 janvier 2026, 208 pages. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/10/vient-de-paraitre-saint-augustin-et-la-tragedie-des-civilisations/">Vient de paraître | Saint-Augustin et la tragédie des civilisations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Conférence sur les nécropoles phéniciennes et puniques de Carthage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/22/conference-sur-les-necropoles-pheniciennes-et-puniques-de-carthage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 10:31:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Université Sapienza]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Carthage, de capitale d’un empire maritime à colonie romaine puis à grande métropole de l’Antiquité tardive.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/22/conference-sur-les-necropoles-pheniciennes-et-puniques-de-carthage/">Conférence sur les nécropoles phéniciennes et puniques de Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Carthage, ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, accueillera un événement scientifique exceptionnel, une conférence internationale consacrée à ses racines les plus anciennes, qui se tiendra dans cette le 27 novembre 2025.</em></strong></p>



<span id="more-17957904"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence, intitulée <em>«Carthage et les cultures antiques de la Méditerranée. Recherche archéologique, formation et promotion du tourisme tuniso-italien. La mission INP-Sapienza à Dermech et sur la colline de l&rsquo;Odéon»</em> présentera les dernières découvertes de la mission archéologique conjointe de l’Institut national du patrimoine (INP) et de l’Université Sapienza de Rome, menée dans les nécropoles phéniciennes et puniques du site archéologique de cette ville dont le sous-sol regorge de vestiges antiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération scientifique lancée en 2021 entre les deux institutions, qui renouvelle et renforce l’engagement de l’université italienne, sous l&rsquo;impulsion de sa rectrice, Antonella Polimeni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette coopération a permis la réalisation de quatre campagnes de fouilles, d’études et de mise en valeur dans la nécropole de Dermech, située dans le parc des thermes d’Antonin, et dans la nécropole de la colline de l’Odéon, au sein du site des <em>«Villas romaines»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une cité à la fois phénicienne et romaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches ont mis au jour des zones funéraires phéniciennes et puniques méconnues ou peu documentées, offrant des perspectives importantes pour la reconstitution du rôle de la ville dans le réseau commercial de l’ancienne Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nécropoles de Dermech et de l’Odéon, souvent moins connues que les monuments carthaginois les plus visités, apparaissent ainsi comme des clés privilégiées pour comprendre la complexité d’une cité à la fois africaine et méditerranéenne, phénicienne et romaine, un pont entre les deux rives de la mer qui l’entoure encore aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les publications préliminaires de la mission, à Dermech, une nécropole datant principalement des VII<sup>e</sup> et VI<sup>e</sup> siècles avant J.-C., des tombes à fosse et des chambres souterraines creusées dans la roche ont été mises au jour, contenant un mobilier funéraire comprenant des céramiques, des amulettes et des objets ornementaux. Le site s’étend sous des structures romaines et byzantines, au sein du parc des Thermes d’Antonin, et témoigne des pratiques funéraires des élites et des communautés urbaines durant la période archaïque de Carthage.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Site-archeologique-de-Carthage-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17957942" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Site-archeologique-de-Carthage-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Site-archeologique-de-Carthage-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Site-archeologique-de-Carthage-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Site-archeologique-de-Carthage-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Site-archeologique-de-Carthage-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Site-archeologique-de-Carthage-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Site-archeologique-de-Carthage.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Carthage, de capitale d’un empire maritime à colonie romaine puis à grande métropole de l’Antiquité tardive.</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sur l’Odéon, dans le quartier archéologique des <em>«Villas romaines»</em>, les fouilles les plus récentes se sont concentrées sur une nécropole punique datant des IV<sup>e</sup> et II<sup>e</sup> siècles avant J.-C. Des archéologues tunisiens et italiens y ont identifié une zone funéraire monumentale, avec des tombes à chambre et des sépultures multiples, ainsi que des structures artisanales et des installations métallurgiques et céramiques datant de la seconde moitié du V<sup>e</sup> siècle et du IV<sup>e</sup> siècle avant J.-C.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les découvertes comprennent également une inscription punique mentionnant la divinité Kotar, associée à des activités métallurgiques, et un groupe de tombes hellénistiques contenant un riche mobilier funéraire, confirmant la dimension <em>«cosmopolite»</em> du monde punique et l’intensité des contacts avec la mer Égée et la Sicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence du 27 novembre, annoncée sur les canaux de la mission et ceux des institutions participantes, vise à présenter au public tunisien et international un bilan des premières années de fouilles et à débattre de la place de Carthage dans le système des cultures antiques du centre-ouest de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mission INP-Sapienza est dirigée par Mounir Fantar et Moez Achour pour la Tunisie et par Lorenzo Nigro pour l’Italie. Elle met l’accent sur la formation conjointe de jeunes archéologues et la promotion des sites auprès du public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence portera sur le dialogue naissant entre les données de fouilles et les grandes questions historiques&nbsp;: l’évolution du paysage funéraire entre les périodes phénicienne, punique et romaine; la circulation des artisans, des biens et des cultes entre le Levant, l’Afrique du Nord et les îles méditerranéennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Place de Carthage dans le réseau méditerranéen</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation de Carthage, de capitale d’un empire maritime à colonie romaine puis à grande métropole de l’Antiquité tardive, a été marquée par des études récentes, notamment l’analyse génétique de restes humains provenant de Dermech. Ces études ont montré que la population punique-carthaginoise était issue d’un mélange dense d’éléments nord-africains, siciliens et égéens, confirmant ainsi l’image d&rsquo;une ville profondément enracinée dans les réseaux méditerranéens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement de Carthage s’inscrit dans la longue tradition de collaboration archéologique entre l’Italie et la Tunisie, qui a célébré cette année son 60<sup>e</sup> anniversaire. Cette collaboration repose également sur l’expérience de l’École archéologique italienne de Carthage et sur les importants programmes de recherche menés sur le site depuis le sauvetage par l’Unesco jusqu’à des périodes plus récentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la continuité de cette tradition, la conférence du 27 novembre vise à démontrer comment les nouvelles technologies de fouilles, de documentation et d’analyse contribuent à une meilleure compréhension de la ville et de ses nécropoles, en reliant Carthage à d’autres capitales antiques de la Méditerranée, de Rome à la Sardaigne et à la péninsule Ibérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/eventi/2025/11/21/a-cartagine-un-convegno-sulle-necropoli-puniche_3b86168c-4d62-4243-b030-8d19908e9a03.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/22/conference-sur-les-necropoles-pheniciennes-et-puniques-de-carthage/">Conférence sur les nécropoles phéniciennes et puniques de Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Retour en Tunisie de 30 pièces archéologiques restaurés à Rome  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/retour-en-tunisie-de-30-pieces-archeologiques-restaures-a-rome/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 12:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Bardo]]></category>
		<category><![CDATA[colisée]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Zama Regia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après leur restauration et exposition à Rome, des pièces archéologiques retournent au Musée national du Bardo en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/retour-en-tunisie-de-30-pieces-archeologiques-restaures-a-rome/">Retour en Tunisie de 30 pièces archéologiques restaurés à Rome  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trente artefacts issus des fouilles archéologiques de Zama Regia, dans le gouvernorat de Siliana, au centre de la Tunisie, ont regagné leur place au Musée national du Bardo, après leur restauration en Italie.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/reel/836056515708898" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<span id="more-17937176"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, dans un communiqué publié lundi 17 novembre 2025, que le placement de ces objets s’est effectué en présence de représentants du ministère, de l’Institut national du patrimoine (INP) et de la Douane tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après inspection par les experts de l’INP et les agents de la Douane, l’état des pièces a été jugé satisfaisant, permettant leur transfert en toute sécurité au Musée en prévision de leur exposition, prévue pour fin janvier 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces artefacts ont été montrés dans l’exposition<em> «La Magna Mater de Zama»</em>, qui s’est tenue du 5 juin au 5 novembre 2025 au Parco Archeologico del Colosseo, à Rome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisée en collaboration entre l’INP et le Parc archéologique du Colisée, cette exposition itinérante sera présentée au Musée national du Bardo à partir de janvier 2026, étape initialement prévue pour décembre prochain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les artefacts en question ont en effet été découverts grâce aux fouilles menées entre 1995 et 2007, sous la direction du chercheur tunisien Fathi Bejaoui. Ces pièces, principalement des sculptures et des instruments rituels, sont liées aux cultes religieux pratiqués dans les temples antiques de Zama. Elles font partie d’une vaste collection couvrant plusieurs périodes de l’histoire de la région, avant et après J.-C.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Statuettes-Zama-Regia-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17937202" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Statuettes-Zama-Regia-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Statuettes-Zama-Regia-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Statuettes-Zama-Regia-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Statuettes-Zama-Regia-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Statuettes-Zama-Regia-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Statuettes-Zama-Regia-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Statuettes-Zama-Regia-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les artefacts ont été restaurés dans les laboratoires du Parc archéologique du Colisée, avec la participation d’une équipe tunisienne. Une assurance internationale de 3,4 millions d’euros a été souscrite pour la protection des objets lors de leur transfert vers Rome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la coopération archéologique entre la Tunisie et l’Italie, renforcée par un accord signé en septembre 2024, visant à préserver et valoriser le site de Zama Regia. Un budget de 800 000 euros, alloué par la partie italienne sur quatre ans, soutient ce projet de réhabilitation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat bilatéral, entamé dans les années 1960, a été célébré en avril 2025 au musée du Bardo, à l’occasion des 60 ans des missions archéologiques communes entre la Tunisie et l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après <strong>Tap.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/reel/836056515708898" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Narcisse’’ d’Ovide</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/26/le-poeme-du-dimanche-narcisse-dovide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2025 06:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[latinité]]></category>
		<category><![CDATA[Métamorphoses]]></category>
		<category><![CDATA[Ovide]]></category>
		<category><![CDATA[Rome]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 43 avant J.-C. à Sulmone, près de Rome, Ovide est un poète majeur de la latinité. Il est célèbre pour ses "Métamorphoses".</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/26/le-poeme-du-dimanche-narcisse-dovide/">Le poème du dimanche | ‘‘Narcisse’’ d’Ovide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Né en 43 avant J.-C. à Sulmone, près de Rome, Ovide est un poète majeur de la latinité.</em></strong> <strong><em>Il est célèbre pour ses « Métamorphoses ».</em></strong></p>



<span id="more-17482402"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Rejetant la proximité avec les différents pouvoirs politiques, il développe d’abord, le thème de l’amour, qui le rend célèbre, très jeune, puis projette d’écrire une œuvre qui cherche à retracer le parcours de la création du monde jusqu’à son époque. Il composera ainsi les <em>Métamorphoses</em> en 12000 vers, où sont réunies 231 histoires, en 15 livres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mythe, comme récit imaginaire, donne aux <em>Métamorphoses</em> une force poétique, revisitée à travers les siècles par divers poètes et auteurs qui sont allés sur ses traces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Exilé en Mer noire, à la fin de sa vie, pour une raison inconnue, pris de désespoir, il écrit des poèmes pleins de mélancolie, <em>Les Tristes,</em> <em>Les Pontiques</em>. Il meurt en 18 après J.-C.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il était une source limpide aux eaux brillantes et argentées, que ni les bergers, ni les chèvres qui paissent sur la montagne, ni nul autre bétail n’avait jamais approchée, que n’avait troublée, nul oiseau, nulle bête sauvage, nul rameau tombé d’un arbre. Elle était entourée de gazon qu’entretenait la proximité de l’eau&nbsp;: et la forêt empêchait le soleil de jamais réchauffer ces lieux. C’est là que l’enfant, fatigué par l’ardeur de la chasse et par la chaleur, vint s’étendre, attiré par l’aspect du lieu et par la source. Mais, tandis qu’il tente d’apaiser sa soif, une autre soif grandit en lui. Pendant qu’il boit, séduit par l’image de sa beauté qu’il aperçoit, il s’éprend d’un reflet sans consistance, il prend pour un corps ce qui n’est qu’une ombre. Il reste en extase devant lui-même, et, sans bouger, le visage fixe, absorbé dans ce spectacle, il semble une statue faite de marbre de Paros. Il contemple, couché sur le sol, deux astres, ses propres yeux, et ses cheveux, dignes de Bacchus, dignes aussi d’Apollon, ses joues imberbes, son cou d’ivoire, sa bouche charmante, et la rougeur qui colore la blancheur de neige de son teint. Il admire tout ce par quoi il inspire l’admiration. Il se désire, dans son ignorance, lui-même. Ses louanges, c’est lui-même qu’il les décerne. Les ardeurs qu’il ressent, c’est lui qui les inspire. Il est l’aliment du feu qu’il allume. A combien de reprises il prodigua de vains baisers à l’onde trompeuse&nbsp;! Que de fois, pour saisir le cou aperçu, il plongea dans l’eau ses bras, sans les refermer sur soi. Que voit-il donc&nbsp;? Il l’ignore; mais ce qu’il voit l’embrase, et la même erreur qui abuse ses yeux excite leur convoitise. Crédule enfant, à quoi bon ces vains efforts pour saisir une fugitive apparence? L’objet de ton désir n’existe pas&nbsp;! Celui de ton amour, détourne-toi et tu le feras disparaître. Cette ombre que tu vois, c’est le reflet de ton image. Elle n’est rien par elle-même, c’est avec toi qu’elle est apparue, quelle persiste, et ton départ la dissiperait, si tu avais le courage de partir!</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mais ni le souci de Cérès, ni celui du repos ne peut l’arracher de là, étendu dans l’herbe épaisse, il contemple, sans en rassasier ses regards, la mensongère image, et par ses propres yeux se fait lui-même l’artisan de sa perte.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Métamorphoses, Livre III (traduction de Joseph Chamonard, ‘‘Etonnants classiques’’, GF Flammarion).</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/26/le-poeme-du-dimanche-narcisse-dovide/">Le poème du dimanche | ‘‘Narcisse’’ d’Ovide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Goulette &#124; Un voyageur arrêté avec 15 plaques de cannabis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/la-goulette-un-voyageur-arrete-avec-15-plaques-de-cannabis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 21:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cannabis]]></category>
		<category><![CDATA[douane tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[La Goulette]]></category>
		<category><![CDATA[port]]></category>
		<category><![CDATA[Rome]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La douane tunisienne a indiqué que la lutte contre le trafic de drogue a une nouvelle fois porté ses fruits avec une saisie de 15 plaques de cannabis au port de La Goulette (nord de Tunis). Dans un communiqué publié ce mercredi 17 septembre 2025, la douane précise que la drogue, dont le poids total...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/la-goulette-un-voyageur-arrete-avec-15-plaques-de-cannabis/">La Goulette | Un voyageur arrêté avec 15 plaques de cannabis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La douane tunisienne a indiqué que la lutte contre le trafic de drogue a une nouvelle fois porté ses fruits avec une saisie de 15 plaques de cannabis au port de La Goulette (nord de Tunis).</strong></em></p>



<span id="more-17503068"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié ce mercredi 17 septembre 2025, la douane précise que la drogue, dont le poids total s&rsquo;élève à 1474 grammes, a été découverte dissimulée dans les bagages d&rsquo;un voyageur en provenance du port de Rome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est grâce à la vigilance des équipes de la brigade canine et de la brigade de recherche (détection par rayons X) que les plaques de cannabis ont été repérées, indique la même source, ajoutant que le dossier a été transmis aux services de sécurité compétents pour la poursuite de l&rsquo;enquête, sur ordre du ministère public.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Carthage, l’Histoire s’invite au café</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 12:17:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Belkhodja]]></category>
		<category><![CDATA[bataille de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Boulbaba Nsiri]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[guerres puniques]]></category>
		<category><![CDATA[Hannibal]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[Néjib Gaça]]></category>
		<category><![CDATA[Rome]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi, le café culturel Scipion, à Carthage, accueille une rencontre exceptionnelle sur «La bataille de Cannes : génie tactique et création stratégique». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/01/a-carthage-lhistoire-sinvite-au-cafe/">À Carthage, l’Histoire s’invite au café</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sous l’ombre bienveillante des ruines antiques, la mémoire carthaginoise s’apprête à vibrer de nouveau. Ce samedi 2 août 2025 à 17h30, le café culturel Scipion, situé au cœur de Carthage, accueillera une rencontre exceptionnelle organisée par l’Association du Récif Culturel, sous la présidence de Néjib Gaça.</em></strong></p>



<span id="more-17141597"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement, à la fois historique et symbolique, portera sur un moment clé de l’histoire antique : la bataille de Cannes, opposant les forces de Carthage à celles de Rome. Intitulée <em>«La bataille de Cannes : génie tactique et création stratégique»</em>, la conférence sera assurée par Mourad Jebali, historien reconnu pour ses travaux sur l’armée d’Hannibal et les guerres puniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux invités de marque prendront part au débat : l’écrivain auteur d’ouvrage sur l’histoire carthaginoise historien tous deux figures incontournables des études carthaginoises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà du contenu érudit, c’est le choix du lieu qui interpelle : le café Scipion, nommé d’après le général romain vainqueur d’Hannibal à Zama. Une provocation ? Plutôt un pied de nez à l’histoire dominante. Pour Néjib Gaça, président de l’association organisatrice, <em>«il s’agit de retourner les symboles, d’investir les lieux de mémoire pour y faire résonner notre propre récit, celui de la grandeur carthaginoise.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un geste politique et culturel assumé, dans une Tunisie en quête de repères.<em> «En choisissant Scipion pour honorer Hannibal, nous célébrons le génie de notre peuple, la fierté d’un héritage, et la capacité à transformer les cafés en espaces de pensée et de transmission»</em>, ajoute un membre de l’association.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre est également née d’une dynamique locale, impulsée par les habitants de la banlieue nord de la capitale et les habitués du café, désireux de faire des lieux de sociabilité ordinaire des poumons culturels vivants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte méditerranéen traversé par les tensions identitaires et les relectures du passé, cette initiative locale réaffirme une vérité simple : l’Histoire ne se résume pas aux musées. Elle se raconte, se discute, et s’habite – parfois autour d’un café.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Carthage, la «Tunisienne» &#124; Nos ancêtres les Massyles (2-2)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dougga, au nord-ouest de l'actuelle Tunisie chef-lieu de la grande circonscription punique de la Tusca, qui englobait une cinquantaine de cités.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Souvent, les historiens de l’antiquité, aussi bien latins que grecs, ne faisaient allusion aux royaumes limitrophes à la grande cité qu’incidemment, lorsqu’ils étaient associés pour soutenir Carthage dans ses conflits contre Rome. Le meilleur exemple est celui du royaume Massyle qui bordait le territoire de Carthage et entretenait des relations étroites à tous les niveaux.</em></strong><em> (Ph. Dougga, au nord-ouest de l&rsquo;actuelle Tunisie fut le chef-lieu de la grande circonscription punique de la Tusca, qui englobait une cinquantaine de cités)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-16958003"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce royaume est mentionné par Hésianax, dès l’époque de la première guerre punique<sup>(1)</sup>. Son existence aurait débuté avec Zelalsen puisqu’à la fin du II<sup>e</sup> siècle Av. J.-C., son roi, Gaia, fils de Zelalsen et père de Massinissa, est déjà l’héritier d&rsquo;une dynastie, sinon son descendant direct<sup>(2)</sup>. L’apparition du royaume au IV<sup>e</sup>&nbsp;siècle&nbsp;av. J.-C. comme une entité stable et établie, avec l’émergence d’une dynastie régnant sur des territoires qui s’étendent de Thugga (Dougga) à l’Ampsaga (Oued Rhumel) est confirmée. Cependant, il va décroitre progressivement durant le règne de Gaïa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, à partir de 240 av. J.-C., Carthage procède à une occupation progressive de la sphère Massyle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, on est bien obligé de constater une connaissance encore rudimentaire et insuffisante de la géographie historique des confins de Carthage, traduite d’ailleurs par l’absence, jusqu’ici, d’un véritable travail monographique et détaillé sur le sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle de Dougga dans l’antiquité carthaginoise ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est par contre prouvé, c’est que <em>«Thugga était déjà, à la fin du IV<sup>e</sup> siècle avant J.-C., au dire de Diodore de Sicile, “d’une belle grandeur”»</em>. Cité importante, ce qui a amené certains historiens à l’identifier comme la première capitale du royaume Massyle et le foyer originel de la dynastie. Selon d’autres, elle serait même le chef-lieu de la grande circonscription punique de la Tusca, qui englobait une cinquantaine de cités comme l’affirme Appien. Ce rôle de premier plan, qu’elle semble avoir joué dans l’histoire de la région, a livré les plus anciennes inscriptions libyques datées&nbsp;: <em>«C’est le seul site où se trouve attestée l’utilisation de l’épigraphie libyque pour des inscriptions publiques. Le plus connu de ses vestiges est le célèbre mausolée dit d’Atban, monument, datable de la 2<sup>e</sup> moitié du II<sup>e</sup> siècle avant J.-C. Promue au rang de résidence royale sous Massinissa et ses successeurs, elle devint l’une des villes principales du royaume numide&#8230;»</em><sup>(3)</sup>. Le célèbre mausolée dit d’Atban situé à la lisière sud du site était vraisemblablement un cénotaphe dédié au roi Massinissa<sup>(4)</sup>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chronologie du royaume Massyle et de sa dynastie commencerait donc avec Zelalsen, le père de Gaïa. Cependant, les données archéologiques pourraient faire remonter l’hypothèse de l’émergence du royaume des Massyles au IV<sup>e</sup>&nbsp;siècle&nbsp;av. J.-C. Le roi Aylimas est mentionné comme régnant en 310 av. J.-C. sur le territoire directement voisin de Carthage dans le récit de Diodore. Par ailleurs, un site officiel précise que Massinissa (203-148 av. J.-C.)<sup>(5)</sup> était né à Thugga (Dougga) <em>«au nord de l’actuelle Tunisie»</em>, ce qui témoigne encore de la justesse de la localisation du foyer principal de la dynastie à Thugga.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 212 et 206 av. J.-C. le roi des Massyles, Gaia, envoya son fils Massinissa à la tête d’un contingent de troupes, en Espagne aux côtés des Carthaginois. Le décès de Gaia nécessita le retour précipité de Massinissa, pour défendre ses droits à la succession, menacés tant par des prétendants que par le royaume voisin des Masayesyles. Mais s’il obtint gain de cause en écartant ses rivaux, il fut dépossédé de son trône par Syphax le roi des Masaesyles. Massinissa fut contraint à l’exil avant de reprendre ses possessions et de régner pendant 54 ans jusqu’à sa mort en 148 av. J.-C.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jugurtha, le petit-fils de Massinissa, est <em>«revendiqué par la Tunisie»</em>, légitimement parmi les personnalités marquantes. La Table de Jugurtha&nbsp;est un site historique à Kalâat-Es-Senan dans la région du Kef en Tunisie. D’autres illustres figures le sont comme Saint-Augustin (354-430), Saint-Cyprien (200-258), Tertullien (150-230), Apulée (125-170), représentent ce grand héritage intellectuel dans lequel les Tunisiens se reconnaissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les marqueurs indélébiles de l’histoire tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ces marqueurs de l’histoire tunisienne et leurs relations avec un territoire à un moment donné, sont des indices sur la formation et les transformations des frontières. L’archéologie en tant que segmentation de l’espace, montre une frontière perçue – et vécue – tout au long de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La configuration territoriale du royaume massyle se situe <em>«entre la rivière Ampsaga et les territoires de Carthage»</em><sup>(6)</sup>. Sous l’empereur Constantin (306-337), toute la partie orientale fut gouvernée de fait par un légat représentant le proconsul de Carthage. Cette région était riche en terroirs et en villes&nbsp;: notamment Madaure, Thagaste, mais aussi Calama, Thibilis, Théveste…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cet élément géographique, il y a le rayonnement culturel linguistique. Cette influence a été profonde et le punique faisait aussi partie, on l’a démontré, de la filiation linguistique. Saint- Augustin&nbsp;témoigne :<strong> «</strong><em>Demandez à nos paysans qui ils sont : ils répondent en punique qu’ils sont des&nbsp;Chenani </em>(Cananéens)». Il mentionnait aussi que dans les environs d’Hippone (<em>Fussalla</em>), les habitants parlaient un patois punique. Dans une lettre au Pape&nbsp;<em>Celestin</em>&nbsp;en 422, il recommandait un évêque<strong> (</strong><em>punica lingua esset instructus</em><strong>&nbsp;) </strong>pour une localité proche. Dans d’autres écrits il laissait comprendre que les habitants de Calama (Guelma) utilisaient le punique et que lui-même avait besoin d’un&nbsp;<em>punicum interpreteus</em>&nbsp;pour s’entretenir avec les donatistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après 146 av. J.-C., Rome découpa les territoires carthaginois en quatre provinces : <em>la Proconsulaire </em>(désignation comme le grenier à blé de Rome et qui couvrait les espaces s&rsquo;étendant autour de Tunis et incluant Annaba). <em>La Numidie </em>au centre et au sud jusqu&rsquo;aux confins sahariens. <em>La Maurétanie césarienne</em>, <em>La Maurétanie tingitane</em><sup>(7)</sup>. Carthage connait une nouvelle période de prospérité même sous l’occupation romaine, jusqu’à la chute de l’empire romain, au 5<sup>e</sup>&nbsp;siècle. La domination romaine fut remplacée, brièvement, par celle des Vandales, qui font de Carthage la capitale de leur royaume. Carthage est ensuite conquise, temporairement, par l’Empire byzantin, jusqu’à l’avènement de la religion musulmane, au 7<sup>e</sup>&nbsp;siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La résilience de l’État tunisien à travers les siècles </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La longue période de transition de l’Antiquité à l’époque médiévale témoigne de la résilience de l’État tunisien sous plusieurs dynasties. Un éclairage rapide atteste de la permanence d’un État dont les frontières dépassent de loin celle que le colonialisme français fixera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dynastie aghlabide, entre 800 et 909, gouverne depuis Kairouan, comprenant la Tunisie, le Constantinois et la Tripolitaine, une période riche donnant une réelle autonomie à la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième temps concerne la période fatimide (909-973)avec comme capitale Mahdia, englobant la Tunisie, s’étendant de l’est de l’ancien Constantinois à la Tripolitaine. Puis les zirides, un Émirat vassal de l’Empire fatimide (972-1048), puis Émirat indépendant (1048-1148), avec pour capitale Kairouan (984-1057) Mahdia (1057-1148). Les Hafsides (1228-1574) s’émancipent à la faveur de la chute de l’Empire almohade et en deviennent indépendants en 1236 avec pour capitale Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la disparition des califats arabes, les pachas de l’Empire ottoman organisaient Ifrikya en trois provinces : Alger en 1518, Tunis et Tripoli 1574. En 1613,Mourad Corso fonde la première dynastie des beys de Tunis qui jouit d’une certaine autonomie par rapport au sultan ottoman. Le territoire est géré dans le cadre de l’empire ottoman, successivement par deux dynasties : les Mouradites (1612-1705)&nbsp;: et les Husseinites (1705-1957) avec Hussein Ben Ali en tant que bey de Tunis. Il instaure une monarchie placée sous la souveraineté des Ottomans…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stopper le pillage de notre patrimoine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’évolution des frontières tunisiennes a été un processus complexe, marqué par des périodes de conflits, de négociations et de consolidations territoriales. Finalement, c’est l’administration coloniale française qui les a tracés au cordeau, en tant qu’entreprise de domination fondée sur la prise de possession d’un espace par une puissance étrangère dans le but d’y imposer sa souveraineté et de l’exploiter dans son intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette modeste contribution ne prétend pas <em>«refaire»</em> l’Histoire mais aspire participer à rétablir quelques aspects constitutifs de notre conscience nationale que certains tentent d’usurper, car il est grand temps de se débarrasser des rognures de l’époque coloniale. Beaucoup de faits ont été déconstruits parce qu’ils ne favorisent pas un nouveau projet suprématiste en reptation, dont j’ai constaté les ébauches au cours de mes lectures et de mes navigations sur le net, -et je ne dois pas être le seul à le percevoir- en étant stupéfié par des gratte-papiers aux ordres, qui revendiquent ni plus ni moins des monuments de la conscience nationale tunisienne : Jugurtha et Massinissa, Saint-Augustin, etc…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces omissions ne se font-elles pas à l’ombre d’un patronage idéologique, dont l’objectif principal était d’ancrer l’idée que nos figures emblématiques ne font pas partie de l’histoire et du patrimoine tunisiens&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je lance un appel à nos historiens, archéologues et chercheurs pour déployer un effort salutaire afin de stopper le pillage de notre patrimoine qui prend plusieurs formes. La plus manifeste est l’adoption par des supplétifs des thèses du colonialisme avec tout ce qui lui est sous-jacent, qui consiste à dépouiller un pays, par le mensonge et la négation de la vérité, de sa mémoire, de sa culture et des composants fondamentaux de sa conscience nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Écrivain.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1-&nbsp; </em><em>Fragmenta Historicorum Graecorum, III, p. 10, n° 11.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2- Camps G., Origines du royaume massyle, 1967, p. 29-38.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3- Ali Dabbaghi dans&nbsp;Sites et Monuments L’Institut National du Patrimoine – Tunisie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4- Khanoussi Mustapha. L&rsquo;évolution urbaine de Thugga (Dougga) en Afrique proconsulaire : de l&rsquo;agglomération numide à la ville africo-romaine. In: Comptes rendus des séances de l&rsquo;Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 147ᵉ année, N. 1, 2003. pp. 131-155.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">5- <em>https://www.poste.dz › philately.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">6- <em>Lugan, Bernard, Histoire des Algéries, Edition Ellipses, pages 6 et 7, janvier 2025.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">7- <em>Epistola. CCIX. 2 &amp; 3. 75.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>8- Euromed-IHEDN Conférence du 16 novembre 2021 Cycle 2021-2022 par M. Sadok Boubaker.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Article précédent: </em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Carthage, la «Tunisienne» ! (1-2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 11:55:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> L’État tunisien actuel est sans conteste le prolongement historique et culturel de l’État carthaginois antique qui s'étend une bonne partie de l'Afrique du nord. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un énorme manque d’intérêt pour l’histoire de notre pays, de la part d’une grande frange de nos concitoyens, est constaté par de nombreux observateurs. Une «distraction» qui serait due peut-être aux difficultés immenses que les Tunisiens endurent pendant des années. Cette apathie teintée de lassitude incite des parties étrangères à se permettre de retoucher des faits historiques et de s’arroger des figures emblématiques de notre patrimoine, dans l’indifférence générale. Ce sujet peut paraitre assez anodin à la base, mais il joue un rôle crucial dans la formation et la cohésion de la conscience nationale tunisienne, qui n’est certes pas figée, elle est à la fois ancrée à un héritage et représente un processus dynamique en constante évolution.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-16957596"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Chaque nation se définit tant par ses caractéristiques identitaires que par les territoires qui sont les siens. Il arrive que la toponymie doublée ou redondante, qui est un phénomène ordinaire lié à l&rsquo;Histoire, survient et bouleverse la pertinence de ces déterminants. On pourrait évoquer à ce titre la problématique concernant l’emplacement de Cirta, pour le situer à l’actuelle El Kef ou bien à Constantine.&nbsp;Plusieurs chercheurs soutiennent que les descriptions de Cirta dans les textes anciens correspondent incontestablement à la topographie du Kef, au nord-ouest de la Tunisie actuelle.&nbsp;D’autres, guidés par une approche plutôt <em>«sélective»</em>, considèrent que Cirta était située sur l’emplacement de l’actuelle ville de Constantine, au nord-est de l’Algérie actuelle. D’autres encore pensent que le site de Sicca, nom antique du Kef, pourrait être le même que celui de Cirta…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fausses controverses toponymiques et géographiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Somme toute, la plupart des historiens situent Cirta sur le site de l’actuelle ville du Kef, qui s’appellera d’ailleurs plus tard Sicca Veneria et <em>Colonia Iulia Veneria Cirta Nova</em>. <strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce débat autour de la localisation géographique de Sica (Sicca Veneria) et Cirta persiste encore. En d’autres termes, la controverse perdure pour préciser si elles sont deux villes distinctes ou si elles désignent la même cité à différentes époques ou sous différents noms dans l’Antiquité, ainsi que sur l’histoire de ces deux villes au temps de Carthage et de Rome.&nbsp;Les interactions entre Cirta et Sicca sont étudiées, ainsi que leur rôle dans un contexte plus large et sur l’histoire des deux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A. Berthier, J. Juillet et R. Charlier estimaient que ce qui est appelé <em>«la Numidie de Jugurtha»</em>, reposait sur l’identification, par ces auteurs, du fleuve Mulucha à l’oued Mellègue, principal affluent de la Medjerda, et de Cirta à la ville que les Romains appellent Cirta nova Sicca (Le Kef). Dans une étude collective sur <em>‘‘Le Bellum Iugurthinum et le problème de Cirta’’</em>, parue en 1950, A. Berthier revient à la charge et procède à une démonstration, faisant du Kef la Cirta de Salluste et non pas Constantine. Cette thèse a été approfondie dans son livre, paru en 1981, intitulé <em>‘‘La Numidie, Rome et le Maghreb’’</em> <sup>(1)</sup>, qui se traduit essentiellement par une localisation du domaine du royaume massyle vers l’Est. Elle apporte de nouveaux éléments sur les controverses toponymiques de la géographie décrite par Salluste, relative à son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est préconisé de considérer que l’archéologie fonde ses déductions sur un terrain variable et les données qu’on a aujourd’hui peuvent être demain contestée, surtout lorsque les sources historiques anciennes sont écrites majoritairement par des étrangers qui constituent par conséquent des témoins indirects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <em>«agrémenter»</em> encore les différentes démonstrations, le nom de <em>«Sarim Batim»</em> avait été évoqué aussi comme ancien nom de Constantine. C’est une hypothèse formulée et défendue par Ph. Berger lors du onzième congrès des Orientalistes tenu à Paris en 1897. Il s’était demandé si<em> «l’expression Sarim Batim, que l’on trouve sur quelques inscriptions néo-puniques de Constantine, n’est pas un nom de lieu désignant Cirta»</em>, et aussi par André Berthier qui proposait la dénomination de Sarim Batim pour désigner Constantine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche dans les sources lexicales des langues anciennes affirme que <em>Sarrim</em>, signifie en akkadien <em>«roi, prince, seigneur, maitre»</em> et <em>Batim</em>, signifie <em>«maison»</em><sup>(2)</sup>. Il a été établi que la langue punique adopte un système consonantique, c’est-à-dire, qu’elle se base sur la transcription des <em>«consonnes»</em>. D’où la difficulté d’avoir une seule et unique prononciation. Ainsi, il y a lieu de ne considérer que la racine des deux vocables à savoir SRM et BTM renvoient à <em>«maison royale, maison du prince, ville royale…»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de souligner que les centaines de fragments trouvés à Constantine portent des inscriptions avec la décoration habituelle de stèles trouvées à Carthage. D’après M. Berthier, parmi les objets l’image de Tanit se rencontre très fréquemment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des atteintes au récit historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette controverse, connue sous le nom de<em> «problème de Cirta»</em>, fait l’objet de publications et de discussions continues, interminables.&nbsp;S’il ne s’agissait que d’une recherche académique sur la localisation de deux cités et sur leur dénomination, personne ne trouverait rien à en redire. Mais, cette démarche académique à l’origine a eu pour conséquence indirecte une posture équivoque de certains milieux, dont le dessein est de s’attribuer des figures historiques, de s’approprier ou d’utiliser leur image ou leur héritage indument, ce qui implique des atteintes à la conscience nationale et à la construction du récit historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, on observe depuis quelques temps que les explorations fondées en vue d’établir la véracité historique a ouvert le champ à des tentatives de déformation et de falsifications des faits historiques, d’une manière inqualifiable, qui témoignent d’une vision fantasmée de l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces assertions anachroniques qui circulent dans certains médias et réseaux sociaux trahissent une volonté de présenter un récit construit, sélectif et qui sert les visées de ceux qui les promeuvent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idéologie, dans son orientation péjorative, se glisse pour déformer l’histoire en présentant une version biaisée du passé, souvent pour servir des agendas politiques et des arrière-pensées suprématistes. Cette déviation peut prendre la forme d’omissions, de distorsions, de simplifications excessives ou de reconstructions idéologiques du passé. Il faut bien le préciser, il s’agit tout simplement d’une forme de spoliation, à l’instar du transfert illicite d’objets d’art et de biens historiques. Cette action est récupérée par des milieux allogènes qui l’instrumentalisent, elle peut avoir des conséquences graves pour l’affirmation de notre conscience nationale et la mémoire de notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc essentiel de <em>«remettre les pendules à l’heure»</em> comme on dit, de clarifier et de mettre fin à toute ambigüité à ce sujet, en se référant à la rigueur scientifique autant que faire se peut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au commencement était Carthage… &nbsp;&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient tout d’abord de rappeler ce que représentait Carthage sur le continent et pour toute la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’antiquité, Aristote (384-322 av. J.-C) inclut l’exemple de Carthage parmi ceux des meilleures constitutions dans son livre II et au livre V de sa <em>Politique</em> (335 av. J.-C. environ). Le mérite de cette constitution aurait été, d’après Socrate, celui de l’équilibre entre les pouvoirs. D’autres auteurs anciens font également allusion à son organisation<sup>(3)</sup>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État carthaginois était une puissance maritime, il étendit sa prééminence en établissant des comptoirs et en exerçant un contrôle commercial le long des côtes, maintenant une influence politique souvent indirecte dans l&rsquo;intérieur des terres, notamment en s&rsquo;appuyant sur ses relations avec les chefs tribaux. Vers 510Av. J-C, Rome reconnaissait par traité le monopole commercial de Carthage dans la Méditerranée occidentale. Le caractère maritime et commercial de la puissance carthaginoise n’a pas pour autant atténué son assise terrienne. La ville continentale prise par les troupes carthaginoises (Général Hannon, III<sup>e</sup> siècle av. J.-C.) est l’ancienne <em>Theveste</em> (Tebessa) qui appartenait aux Gétules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Carthage, différentes populations ont non seulement cohabité, mais un véritable brassage humain s’était effectué : carthaginois évidemment, tribus autochtones (massyle, gétule, musulame…), grecs, italiens et ibères, ce qui a contribué au rayonnement de la civilisation punique. Elle est renommée notamment par son navigateur-explorateur Hannon, par son agronome Magon et par ses grands militaires et stratèges de génie Hamilcar Barca et son fils Hannibal. Elle est connue par l’écrivain Apulée, fondateur de la littérature latine africaine, par Saint-Cyprien et par Saint-Augustin qui y fit sa formation et de fréquents séjours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à sa résonance historique et littéraire, la civilisation de Carthage a toujours nourri l’imaginaire universel. En substance, <strong>l’État tunisien est sans conteste le prolongement historique et culturel de l’État carthaginois, alors que d’autres entités étatiques régionales n’ont vu le jour que très récemment</strong>.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">* <em>Écrivain.</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>A suivre&#8230; </strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Notes&nbsp;:</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1- Préface d’André Wartelle; Paris: Picard, 1981; in-8°, 224 pages, 12 figures, 8 cartes.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2- Hein Bernd et All. Les langues africaines. Ed. Karthala. 2004. en p.110.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3- Diodore de Sicile, Trogue Pompée/Justin, dont la source est encore une fois Timée, Polybe, Appien, et Tite-Live surtout.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Article lié: </em></strong></p>



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