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	<title>Archives des Russie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Russie - Kapitalis</title>
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		<title>L’Allemagne réforme ses services de renseignement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 08:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le BND à Berlin se verra conférer de nouveaux pouvoirs pour faire face aux menaces d'acteurs étatiques tels que la Russie et la Chine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/lallemagne-reforme-ses-services-de-renseignement/">L’Allemagne réforme ses services de renseignement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La réforme approuvée par le gouvernement fédéral allemand mercredi 12 août 2026 élargit les prérogatives des renseignements et leur attribue des pouvoirs opérationnels car jusque-là les services allemands ont adopté une posture défensive. Considérée comme le ventre mou des pays européens, l’Allemagne est souvent sujette à des opérations de déstabilisation russes comme des actes de sabotage, d’espionnage et de piratage informatique ciblant des infrastructures sensibles et des fabricants d’équipements militaires. À l’ère des guerres hybrides, cette réforme est considérée comme indispensable par les autorités allemandes pour protéger leur pays.</em></strong> <em>(Le siège du BND à Berlin se verra conférer de nouveaux pouvoirs pour faire face aux menaces émanant d&rsquo;acteurs étatiques tels que la Russie et la Chine, en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;intelligence artificielle. Photographie : Michael Sohn/Reuters).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19434788"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la correspondante du <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/12/germany-approves-lifting-curbs-spy-agencies-security-revolution" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a> à Berlin, Deborah Cole, le gouvernement allemand a approuvé un projet de loi visant à lever de nombreuses restrictions imposées à ses services de renseignement depuis l’après-guerre, alors que le pays est sous le choc de deux attentats survenus en un mois et qui ont mis en lumière de graves failles de sécurité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces modifications controversées, qui doivent encore être approuvées par le Parlement, répondent en grande partie à une liste de souhaits établie par les services de renseignement extérieurs et intérieurs, qui déplorent depuis longtemps le retard de l’Allemagne par rapport à ses alliés et à ses ennemis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous transformons nos services de renseignement en véritables services secrets»</em>, a déclaré le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt au journal <em>Bild</em> qui a qualifié cette réforme de <em>«révolution»</em> et d’<em>«historique»</em> en matière de sécurité. Il a ajouté : <em>«Il est grand temps que nous nous positionnions pour être compétitifs et sur un pied d’égalité avec nos partenaires internationaux. Cela exige des capacités opérationnelles et des pouvoirs actifs pour lutter plus efficacement contre le terrorisme d’État moderne et les groupes extrémistes.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un attentat à la voiture bélier perpétré fin juillet lors de la Gay Pride de Berlin par un individu qualifié comme islamiste connu des services de police a été suivi, la semaine dernière, de la découverte d’un drone chargé d’explosifs près d’un avion-cargo ukrainien à l’aéroport de Leipzig, plaque tournante majeure du transport de matériel de défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement de coalition impopulaire de Friedrich Merz, composé de centres-droit et de centre-gauche, est sous pression pour démontrer sa capacité à moderniser le pays afin d’assurer la sécurité de ses citoyens, tout en préservant les droits et principes inscrits dans la Loi fondamentale allemande.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le niveau de menace a considérablement augmenté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les plans de réforme des services de renseignement étaient en préparation depuis des mois et ont fait l’objet de nombreux ajustements avant d’être présentés au gouvernement mercredi dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Service fédéral de renseignement extérieur (BND), qui a fêté ses 70 ans cette année et est dirigé par l’ancien ambassadeur en Ukraine, Martin Jäger, se verra octroyer de nouveaux pouvoirs pour faire face aux menaces émergentes émanant d’acteurs étatiques tels que la Russie et la Chine, avec moins d’obstacles et grâce à l’intelligence artificielle (IA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités allemandes affirment que le niveau de menace a considérablement augmenté depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, des agents liés à Moscou ayant prétendument mené à plusieurs reprises des actes de sabotage, d’espionnage et de piratage informatique ciblant des infrastructures sensibles et des fabricants d’équipements militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jäger a déclaré que <em>«l’Allemagne devait être en mesure de montrer à ses adversaires qu’elle est capable de faire de même, afin que l’autre camp en subisse également les conséquences»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, le BND a principalement adopté une posture défensive, se limitant essentiellement à la collecte d’informations et disposant de peu de pouvoirs opérationnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le projet de loi, qui compte plus de 700 pages, les services de renseignement allemands seront autorisés à manipuler ou à supprimer des données, une pratique connue sous le nom de <em>hack back</em> (contre-piratage), méthode de riposte aux cyberattaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres possibilités figurent la modification des instructions de fabrication des armes ou leur neutralisation lors de leur production.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="am11SdXOiB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/la-course-a-lia-bat-son-plein-dans-le-monde-du-renseignement/">La course à l’IA bat son plein dans le monde du renseignement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La course à l’IA bat son plein dans le monde du renseignement » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/la-course-a-lia-bat-son-plein-dans-le-monde-du-renseignement/embed/#?secret=Jz9RPZES08#?secret=am11SdXOiB" data-secret="am11SdXOiB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Assouplissement des règles de protection des données</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les paiements en ligne versés à des agents subalternes employés ponctuellement par des gouvernements étrangers pourraient être bloqués afin de prévenir les attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à la force par les services de renseignement à l’étranger restera interdit. Cependant, les agents pourront plus fréquemment porter des armes pour leur légitime défense sans autorisation explicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi, que le gouvernement espère voir entrer en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2027, assouplirait les règles de protection des données, largement critiquées pour leur caractère excessif et contre-productif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le BND et l’Office de protection de la Constitution (BfV), organe de surveillance de la sécurité intérieure, seront autorisés à collecter, stocker et analyser davantage d’informations et ce, plus longtemps grâce à l’IA. Il sera également plus facile d’obtenir l’autorisation d’effectuer des recherches en ligne et de surveiller le domicile de personnes suspectées d’infractions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne renforcera également le contrôle du BND et du BfV par un conseil indépendant, en plus des pouvoirs déjà conférés à la commission parlementaire de contrôle du renseignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les réformes soient largement perçues comme nécessaires et attendues depuis longtemps, certains responsables politiques ont mis en garde contre des excès.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accès élargi aux images de vidéosurveillance publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La commissaire fédérale à la protection des données, Louisa Specht-Riemenschneider, a déclaré que son ministère serait privé de tout pouvoir de contrôle sur le BND et a critiqué l’accès élargi aux images de vidéosurveillance dans les espaces publics, en Allemagne comme à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Konstantin von Notz, porte-parole du parti écologiste d’opposition s’est dit favorable à un renforcement des pouvoirs du BND mais a toutefois estimé que le projet de loi était <em>«excessif»</em>. Il a notamment critiqué les pouvoirs accordés au BfV, qu’il a jugés difficiles à concilier avec le principe de séparation des pouvoirs entre les services de renseignement et la police, une leçon tirée des pages les plus sombres de l’histoire allemande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce texte législatif pourrait faire l’objet de recours en justice de la part de ses détracteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une incertitude géopolitique croissante et aux doutes concernant le rôle des États-Unis comme garant de sa sécurité, l’Allemagne s’est également lancée dans un vaste programme de réarmement. Merz a pris ses fonctions l’année dernière en promettant de faire des forces armées allemandes, la Bundeswehr,&nbsp;l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oTwgTRQ0Ci"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/donald-trump-destabilise-la-communaute-du-renseignement-americain/">Donald Trump déstabilise la communauté du renseignement américain</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump déstabilise la communauté du renseignement américain » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/donald-trump-destabilise-la-communaute-du-renseignement-americain/embed/#?secret=w2C52ob03U#?secret=oTwgTRQ0Ci" data-secret="oTwgTRQ0Ci" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le secteur automobile allemand va mal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 06:14:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour réduire leur coût de production, certains constructeurs automobiles allemands sont obligés de licencier une partie du personnel non lié à la production.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la montée irrépressible des voitures chinoises et à la crise énergétique induite par le boycott européen du gaz bon marché russe, certains constructeurs automobiles allemands sont obligés de licencier une partie de leur personnel qui n’est pas lié à la production, d’autres vont jusqu’à licencier des ouvriers de production.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lodz</em>.</p>



<span id="more-19399239"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’effondrement de l’économie allemande a commencé après la décision de l’UE de boycotter le gaz russe, très bon marché. Cette décision lourde de conséquences rentre dans le cadre des sanctions européennes à l’encontre de la Russie. Les droits de douane imposés par Trump et la guerre au Moyen-Orient ont littéralement mis à genoux la première économie européenne, jadis prospère grâce à l’énergie russe bon marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre-temps les voitures chinoises ont envahi le monde entier avec des prix qui défient&nbsp;toute concurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réduire le coût de production, certains constructeurs allemands sont obligés&nbsp;de licencier une partie du personnel qui n’est pas lié à la&nbsp;production, d’autres vont jusqu’à&nbsp;licencier des ouvriers de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constructeur BMW prévoit de supprimer 8&nbsp;000 emplois d’ici fin 2027.&nbsp;C’est l’entreprise qui&nbsp;a annoncé son plan de licenciements qui commencera à être mis en œuvre à partir d’octobre 2026 et s’achèvera à la fin de l’année&nbsp;prochaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un plan de départs volontaires pour réduire les coûts de production </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes concernées par cette&nbsp;suppression sont tous les employés des usines du constructeur munichois en Allemagne qui n’occupent pas des postes directement liés à la production.&nbsp;Autrement dit, les victimes directes seront les employés de bureau.&nbsp;L’idée est d’offrir à près de la moitié de son personnel en Allemagne la possibilité d’adhérer à un plan de départs volontaires et ainsi d’atteindre l’objectif de 8&nbsp;000 emplois en moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un plan de réduction des effectifs qui permettra à BMW de réaliser des économies substantielles, le constructeur estimant qu’il réduira ses coûts de personnel&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, selon les données publiées par le&nbsp;<em>Wall Street Journal</em>, environ 84 000 des 154 000 employés de BMW travaillent en Allemagne.&nbsp;BMW rejoint ainsi la liste croissante des entreprises du secteur automobile, qui traverse en Allemagne l’une de ses pires périodes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Volkswagen, Porsche, Audi et Mercedes suppriment des emplois           </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le constructeur automobile munichois emboîte le pas à d’autres comme Volkswagen, Porsche, Audi et Mercedes, qui ont annoncé ces derniers mois des plans de réduction d’effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal facteur déclencheur de cette crise dans le secteur automobile allemand est le marché chinois, devenu l’un des principaux concurrents des entreprises allemandes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les droits de douane imposés par les États-Unis et la crise au Moyen-Orient aggravent également les difficultés auxquelles est confronté le secteur, l’un des piliers historiques de l’économie allemande qui, ces derniers temps, subit des coups de plus en plus durs et s’effondre de plus en plus.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MjjmH1RSOz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/03/volkswagen-perd-un-milliard-deuros-en-trois-mois/">Volkswagen perd un milliard d’euros en trois mois</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Volkswagen perd un milliard d’euros en trois mois » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/03/volkswagen-perd-un-milliard-deuros-en-trois-mois/embed/#?secret=EqGFSJljFI#?secret=MjjmH1RSOz" data-secret="MjjmH1RSOz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:13:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/">Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Najiba Ben Hassine *</strong></p>



<span id="more-19372435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg" alt="" class="wp-image-19372459" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique berceau des civilisations et riche en ressources naturelles a été le théâtre d’interactions complexes avec les puissances étrangères depuis des siècles façonnant son histoire politique, économique et sociale, affectant ses structures socio-économiques et entravant son développement. Depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, les nations africaines ont été le théâtre de rivalités géopolitiques et économiques et de stratégies de puissances émanant de multiples acteurs internationaux, engendrant des défis complexes et des enjeux confus pour l’Afrique et ses peuples. La reconnaissance de la pleine autodétermination, gage incontournable de la coexistence pacifique et du développement des Etats, implique que chacun possède dans l’ordre mondial l’égale plénitude et exclusivité des compétences étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de l’autonomie reflète à notre sens une réalité politique qui transcende les considérations purement juridiques découlant du concept de souveraineté. Il incarne l’idée de la liberté d’action, d’autonomisation et d’autodétermination des peuples concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autonomie est, en outre un concept relatif, variable et flexible, dépendant des contextes et des aspirations des groupes ou entités concernés. Il s’ensuit que l’évaluation de l’autonomie et la mesure de sa signification juridique et politique demeurent imprécises et controversées. L’autonomie s’exerce dès lors pour faire face à un acte d’ingérence qui signifie <em>«l’action de s’immiscer, c&rsquo;est-à-dire de s’introduire indûment, sans en être requis ou en avoir le droit, dans les affaires des autres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, l’autonomie génère un statut juridique requérant l’acquisition d’un certain degré de puissance. La <em>puissance </em>va plus loin que la simple réunion des éléments constitutifs d’un Etat souverain, et implique la conscience d’un rôle à jouer, d’une mission à remplir et d’un ordre à établir dans un contexte complexe de rapportsinternationaux rappelant à chaque Etat l’obligation de se positionner par rapport à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est pertinent de rappeler à cet égard que la Charte de l’Organisation des Nations Unies (Onu) a interdit l’intervention dans les affaires intérieures des Etats et a érigé cette interdiction en un corollaire du principe de l’égalité souveraine des Etats et une condition essentielle de l’établissement de la paix et de la sécurité internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 4 de la Charte de l’Union africaine (UA) a pris soin également de réaffirmer les principes de l’<em>«égalité souveraine et interdépendance de tous les Etats membres de l’Union»</em> ainsi que celui de la <em>«non-ingérence d’un Etat membre dans les affaires intérieures d’un autre Etat membre»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, l’Afrique est la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales, Pendant la période coloniale, les puissances coloniales ont exploité les ressources du continent africain&nbsp;; ils ont laissé derrière elles des divisions artificielles source de tensions et de conflits. Dans la période postcoloniale, en dépit de l’acquisition de l’indépendance, la domination et l’ingérence étrangère persistaient sous de nouvelles formes, souvent perpétués par le néocolonialisme. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence étrangère revêt différentes formes politique, économique, diplomatique militaire et culturelle. Ainsi, on se trouve confronté à une Afrique de plus en plus impliquée dans la mondialisation et très convoitée par les grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ingérence étrangère a toujours constitué un facteur déstabilisant du continent noir et un frein à son développement et à l’exercice de sa pleine souveraineté sur ses ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette dépendance vis-à-vis de l’étranger, le panafricanisme se présente&nbsp;comme un mouvement politique unitaire, permettant de relever collectivement les défis de la mondialisation, du développement, de la sécurité et la consolidation des acquis précaires de l’exercice des souverainetés nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA, s’inscrivant dans une gouvernance multilatérale, s’efforce d’ériger l’autonomie et la libération en leviers du développement et de stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’autonomie des Etats africains à l’épreuve de l’ingérence étrangère nous parait hasardeuse à traiter. La disparité des Etats africains implique, un traitement différentié à géométrie variable de situations divergentes voire antagonistes, aggravés par le poids de l’héritage colonial auquel s’ajoutent les clivages culturels et les frontières artificielles entre les nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent africain compte 54 Etats appartenant à des civilisations différentes et connaissant des niveaux de développement variés voire disparates ; on note cinq grandes régions : Afrique du Nord, Afrique de l&rsquo;Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Afrique australe. L’amplification des regards et des intérêts externes qui pèsent sur le continent ainsi que la pluralité, la diversité et les interférences des entités interventionnistes complexifient encore notre analyse : les Etats, les organisations et les institutions financières internationales&#8230; Il est légitime, dès lors, de questionner la liberté d’action des Etats africains contre toute forme d’ingérence étrangère ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">I- L ’ingérence étrangère : entrave incessante de l’autonomie des Etats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est opportun dans ce contexte de traiter la pluralité des formes de l’ingérence étrangère et son impact déstabilisant sur le continent. Cette ingérence a marqué l’espace africain revêtant des formes très variées et attestant de stratégies interventionnistes établies d’une manière différenciée en tenant en compte les particularités de chaque Etat africain et de l’étendue des liens historiques politiques et économiques qui les rattachant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence politique</strong></em> présentée comme <em>«une intervention tendant, directement ou indirectement, à imposer un régime démocratique à une entité souveraine par des pressions multiformes (conditionnalités, menaces ou recours à la force)»</em>, remettant en cause le principe de l’autonomie constitutionnelle des Etats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conditionnalité démocratique de l’aide au développement représente une manifestation spectaculaire de l’ingérence étrangère dans la mesure où elle a été consacrée dans des convention internationales ou régionales qui mettent en exergue l’exigence démocratique comme condition de l’application desdites conventions ou accords à l’image de la Convention ACP/UE signée le 23 juin 2000 et l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE signé en 1995. &nbsp;L’institutionnalisation de l’ingérence démocratique en direction de l’Afrique&nbsp;la transforme en&nbsp;un enjeu de débat public international légitimant l’intervention d’acteurs transnationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A titre d’illustration, la gouvernance internationale des élections dans le Golf du Guinée (Nigéria, Cameroun, RDC) s’est imposée comme un moyen de reconstruction des Etats en faillite. Néanmoins, ces ingérences ont souvent contribué à l’établissement d’une forme de tutelle politique et d’un clientélisme entre les agents électoraux internationaux et les élites électorales internes, au détriment de la prise en considération de la souveraineté des peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et des États-Unis ont entretenu un interventionnisme discriminatoire qui amène à stigmatiser certains États non démocratiques et à tolérer d’autres attestant de l’instrumentalisation et de l’ambivalence de la conditionnalité démocratique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au-delà du transfert des valeurs démocratiques, se dévoile la quête par les <em>«entrepreneurs de la cause démocratique»</em> d’un positionnement géostratégique et d’une hégémonie idéologique, politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence humanitaire </strong></em>vise dans sa conception initiale à influencer, à contrôler les actes d’un gouvernement étranger qui enfreignent gravement lois d’humanité.  Néanmoins la politisation de cette pratique risque de camoufler les motifs réels de l’intervention, d’autant plus que le flou juridique qui entoure cette notion pourrait conduire à s‘en servir pour légitimer une ingérence dans les affaires des Etats autorisant des programmes impérialistes au nom de valeurs universelles. Il en atteste pleinement la sélectivité dans le choix des théâtres d’intervention humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence militaire </strong></em>s’exerce également en dépit de l’affirmation intensive du principe du non recours à la force armé dans l’ordre juridique internationale. Cette forme d’ingérence trouve une légitimation internationale. Le continent africain est le théâtre d’affrontements militaires les plus atroces et les plus meurtriers dans le monde. La quasi-totalité de ces conflits surgissent via l’appui de grandes puissances, ou en leur nom. Le cas du Rwanda est le plus emblématique de par le caractère génocidaire du conflit aggravé par une ingérence militaire française.Les conflits armés au Soudan et au Mali provoquent la crise humanitaire la plus grave et la plus atroce dans le continent les transformant en terrains de tensions géopolitiques.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, également, <em>l’ingérence économique et monétaire. </em>Il s’avère pertinent de rappeler dans ce contexte que la résolution adoptée par l’AG de l’Onu le 12 décembre 1974 énonce que <em>«chaque Etat détient et exerce librement une souveraineté entière et permanente sur toutes ses richesses, ressources naturelles et activités économiques».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, on assite à&nbsp;une course contre la montre entre les puissances étrangères pour s’implanter dans les différents pays d’Afrique par des accords militaires ou des partenariats économiques &nbsp;Pour tous les pays industriels entrés dans l’ère de l’électronique et du numérique, les gisements de minéraux&nbsp; à usages industriels rendent l’Afrique plus attractive créant ainsi des rivalités entre les États-Unis, la Chine, le Japon, la Russie, la France, le Royaume-Uni, et la Turquie &nbsp;en tissant des relations d’affaires avec les Etats africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence non seulement freine mais entrave le développement équitable durable&nbsp;&nbsp; du continent africain. Elle alimente en outre l’insécurité, les tensions et les conflits armés source de fragmentation et de morcellement de Etats africains&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’entrave au développement</em> :</strong> les partenariats entretenus entre les Etats africains ont été conçus dans une logique de déséquilibre et de domination négligeant les enjeux et les défis confrontés par les Etats africains et traduisant une surexploitation des ressources au détriment d’une véritable coopération inclusive et intégrée se fondant sur une gouvernance des échanges économiques sociaux et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, plus de la moitié de la population mondiale vit dans une pauvreté multidimensionnelle, dont 51 % (soit environ 588 millions de personnes) résident sur le continent africain</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, un fossé est en train de se creuser entre les pays à revenus moyens en plein essor et les Etats fragiles et les moins développés, aggravant ainsi les déséquilibres socioéconomiques du continent et le poids de la dette souveraine et de l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenariats UE/ Afrique demeurent aussi déséquilibrés. L’accord de Samoa signé le 15 novembre 2023 s’est succédé à l’accord Cotonou, en visant entre autres à lutter contre le changement climatique, protéger l’environnement et garantir une gestion durable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, si cet accord se présente comme un accord de partenariat, il lie des puissances inégales tout en conservant la dépendance et la démarche débiteur/créancier qui caractérisent les accords de Cotonou, et pourrait influencer le processus de l’autonomie décisionnel des Etats ACP dans les instances internationales. En 2019, l’Afrique représentait 2,8% du commerce mondial.&nbsp;Le commerce intra régional de l&rsquo;Afrique ne représentait que 4,4% du commerce continental total.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’escalade de la violence et des conflits</em> </strong>alimentent la fragmentation et l’affaiblissement des structures étatiques centrales et locales et génèrent un continent instable dont la paix est confisquée. La perpétration des coups d’État aggrave encore l’instabilité et l’insécurité et creuse davantage le fossé d’incertitude et de méfiance entre les gouvernants et les gouvernés et les différents acteurs nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1950,&nbsp;l’Afrique a connu 220 des 492 tentatives de coup d&rsquo;État recensées dans le monde. On recense, de surcroît, une hausse de 45% du nombre de situations de conflits armés en Afrique depuis 2020, provoquant le déplacement de quelque 35 millions de personnes sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme par les parties belligérantes lors de conflits armés en Afrique laisse présager une atmosphère d’impunité et de stigmatisation du continent et des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de la responsabilité internationale est accusé d’être sélectif et discriminatoire en se focalisant sur les crimes internationaux perpétrés sur le continent africain et en passant sous silence ceux commis ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, il nous semble que cette situation d&nbsp;insécurité et de guerre est stimulée par les puissances interventionnistes afin de pérenniser leur mainmise sur les ressources du continent : étant fragilisé et fragmenté sa domination devient de plus en plus aisée.&nbsp; L’effacement des entités étatiques et la montée en puissance de groupes armées irréguliers et de milices, la perte par l’État du monopole légitime de la contrainte représentent des handicaps majeurs au développement durable et à l’établissement de la paix et de la sécurité à l’échelle régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II- Les palliatifs visant à renforcer l’autonomie des Etats africains </h2>



<p class="wp-block-paragraph">On opte dans ce contexte pour une étude sélective de ces palliatifs en mettant en exergue les plus influents, à savoir l’apport de la gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA et le renouvellement des résistances nationalistes à l’échelle étatique&nbsp;: <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA</strong> : </em>depuis le milieu du XX<sup>e</sup> siècle, le multilatéralisme régional s’est progressivement affirmé comme le mode privilégié de coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’indépendance, les responsables politiques des nouveaux Etats africains se sont servis des idées du panafricanisme pour défendre l’unité du continent et la formation d’une organisation d’intégration africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 3 de l’acte constitutif de l’UA énonce parmi les objectifs de l’Union <em>«de défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale, et l’indépendance de ses Etats membres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée de l’intégration régionale a été toujours présentée comme corollaire du développement, de stabilité et de solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le multilatéralisme tente de mobiliser les Etats africains pour préserver leur autonomie en assumant pleinement les responsabilités découlant de leur autonomie moyennant une reconceptualisation du principe de souveraineté. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le rôle de l’UA dans la consolidation de l’autonomie des Etats africains et la sécurité du continent se manifeste dans son action opérationnelle guidée par une conception de la souveraineté-responsabilité centrée sur l’homme. Elle défend l’idée de souveraineté partagée enrichie par l’exigence du sentiment d’humanité et de responsabilité pour faire face à des défis qu’un Etat seul ne peut pas relever et qui doivent être traités collectivement dans un esprit de solidarité et de complémentarité tels que la pauvreté, l’insécurité, les crimes internationaux, la pollution…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création du Conseil de Paix et de sécurité par l’Acte constitutif de l’UA marque un tournant décisif dans le renforcement système de sécurité collective africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, l’adoption de l’accord portant création de la ZLE continentale africaine signé en 2018 visant à pallier aux vulnérabilités des économies africaines…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA est, toutefois, confrontée à des défis majeurs tenant à sa capacité à s’ériger en une véritable puissance régionale, à gérer efficacement les disparités et tensions entre les Etats africains. &nbsp;Encore faut-il craindre l’enchainement vers un simple mimétisme du modèle d’intégration européenne sans une prise de conscience des particularités du contexte africain, en transformant l’organisation indirectement en un outil de domination et d’ingérence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le renouvellement du nationalisme africain</strong> </em>a aujourd’hui conduit à placer l’identité ethnique, nationale et religieuse au cœur de tout projet politique, défendant l’autonomie des Etats africains dans son acception de résistance aux tentatives du néocolonialisme et aux ingérences étrangères<sup>, </sup>et répondant aux aspirations de leurs populations à l’autonomie et la prospérité. Ce qui se manifeste en particulier dans le discours politique et la remise en cause d’accords conclus avec les   anciennes colonies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée du nationalisme reflète dans le discours politique des leaders africains une réponse à la domination et aux ingérences étrangères et une quête d’une position respectable sur la scène internationale. Il en atteste la dénonciation en cascade des accords de défense par les États africains qui marque une rupture historique avec les anciennes colonies et en particulier avec la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le président sénégalien Bassirou Diomaye Faye annonçait le départ des troupes françaises du Sénégal. Il a estimé que la présence militaire française<em> «ne correspond pas à notre conception de la souveraineté et de l&rsquo;indépendance»</em>.Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a annoncé la rupture de l’accord de défense entre le Tchad et la France. Il a qualifié cette décision d’<em>«acte souverain, mûrement réfléchi et entièrement assumé»</em>. Ces décisions ont été précédées du retrait des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso puis du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact de ces tendances nationalistes africaines sur la réaffirmation et le renforcement des souverainetés nationales devrait être, sans doute, mesuré à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, il est permis de craindre l’avènement d’un nationalisme sélectif dissuasif à l’égard de certaines puissances interventionnistes mais permissif à l’égard d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît, ce nationalisme devrait être impérativement accompagné de politiques nationales de réforme et de consolidation des structures étatiques internes et d’une gouvernance dans la gestion des ressources nationales ainsi qu’une internalisation et africanisation des valeurs démocratiques. Il devrait aller de pair également avec une reconfiguration profonde des partenariats établis avec les Etats tiers ou les groupements interétatiques fondée sur l’égalité souveraine et la préservation des richesses africaines pour les générations futures ainsi qu’un développement durable et équitable du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, Une stratégie autonomiste mais ouverte au monde extérieur ne peut réellement s’affermir qu’au moyen d’une solidarité panafricaine globalisée qui transcende les divergences et les tensions entre les Etats africains. Etant confrontés à des défis énormes et partageant un sort commun, ces Etats doivent en conséquence s’engager dans une <em>autonomisation </em>propre au continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Maitre-assistante en droit public à la faculté de droit et des sciences politiques de Sousse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/">Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Turquie &#124; En attendant les F-35 américains&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 07:55:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdoğan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Turquie est en pourparlers pour lever les obstacles à l'achat d’avions de combat furtifs F-35 des Etats-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/">Turquie | En attendant les F-35 américains&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Turquie est en pourparlers avec les Émirats arabes unis en vue du transfert du système de défense aérienne russe S-400. Cette initiative vise à lever le principal obstacle à sa réintégration dans le programme d’avions de combat furtifs F-35, selon des responsables américains et régionaux proches du dossier.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19306151"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.wsj.com/world/turkey-aims-to-offload-russian-air-defense-system-as-it-seeks-to-buy-u-s-f-35s-70d05162" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> indique que les États-Unis ont exclu la Turquie du programme F-35 en 2019 après l’acquisition par ce pays du système russe S-400. Ils craignaient en effet que l’exploitation conjointe des deux systèmes ne permette aux radars russes de collecter des données sensibles sur la signature radar des avions de combat américains et de les transmettre à Moscou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouvelle opportunité après le rapprochement Trump-Erdogan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discussions interviennent après la visite du président américain Donald Trump en Turquie lors du sommet de l’Otan au début du mois où il a annoncé son intention de lever les restrictions sur la vente d’avions de combat F-35 à Ankara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump considère le président turc Recep Tayyip Erdoğan comme un partenaire géopolitique crucial au Moyen-Orient et dans le conflit russo-ukrainien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les Émirats cherchent à renforcer leur défense aérienne après les attaques intenses de drones et de missiles dont ont été victimes les États du Golfe lors du conflit avec l’Iran cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>WSJ</em>, le transfert du système aux Émirats pourrait servir les intérêts des trois parties :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la Turquie surmonterait un obstacle majeur à sa réintégration dans le programme F-35&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les Émirats acquerraient un système de défense aérienne à longue portée face à la menace iranienne croissante&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les États-Unis empêcheraient le déploiement du système russe sur le territoire d’un État membre de l’Otan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’accord se heurte encore à d’importants obstacles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obstacles juridiques et politiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès de l’opération nécessite des autorisations complexes, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’accord de la Russie pour la réexportation du système S-400 vers un pays tiers&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’acceptation par les États-Unis du fait que la possession du système par les Émirats ne déclencherait pas de nouvelle crise politique&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’obtention par la Turquie de garanties claires de la part des États-Unis quant au rétablissement de son droit d’acquérir des avions de chasse F-35 une fois le transfert finalisé&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’approbation du Congrès américain, qui détient le pouvoir d’examiner les principaux contrats d’armement et compte des membres opposés au retour de la Turquie dans ce programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à indiquer que les Émirats avaient également signé un accord pour l’acquisition de F-35, mais ce contrat est gelé depuis environ cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie fait actuellement partie du très petit nombre de pays possédant le système russe S-400 avec la Chine et l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington estime que la présence de ce système au sein d’un État membre de l’Otan représente une menace à savoir la possibilité de révéler les caractéristiques techniques des avions occidentaux notamment du F-35, ce qui est de nature à ouvrir la voie à des infiltrations des services de renseignement russes. C’est pour cela que le Congrès américain a imposé des sanctions à Ankara et l’a exclu du programme F-35.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changement de position de la Turquie </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment qu’Ankara est désormais plus disposé à faire des concessions pour résoudre ce problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aaron Stein, président du Foreign Policy Research Institute, a déclaré : <em>«Le discours d’Ankara a opéré un virage à 180°. Cela ne signifie pas que le succès est garanti ou imminent mais cela témoigne d’une réelle volonté de négocier».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le rapprochement entre Washington et Ankara, l’opposition persiste au sein du Congrès américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains membres du Congrès évoquent les craintes israéliennes que l’acquisition du F-35 par la Turquie puisse affaiblir la supériorité aérienne d’Israël au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante démocrate Dina Titus a également signé une lettre adressée aux dirigeants de la Chambre des représentants pour s’opposer à la réintégration de la Turquie dans le programme, invoquant également les tensions turques avec la Grèce et Chypre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que l’idée de retirer les S-400 de Turquie est évoquée. Ces dernières années, plusieurs scénarios ont été discutés, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le déploiement du système en Ukraine après l’invasion russe&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le remettre aux forces américaines pour sa neutralisation technique afin d’empêcher son utilisation contre les aéronefs occidentaux&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’option d’un transfert vers un État du Golfe a émergé avec l’escalade du conflit iranien et le besoin croissant de systèmes de défense aérienne supplémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que révèle cette évolution ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’accord est conclu, il témoignera d’un profond remodelage des alliances régionales :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un rapprochement entre les États-Unis et la Turquie après des années de tensions&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un rôle accru des Émirats dans l’architecture de sécurité régionale&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la volonté de Washington de proposer des solutions pragmatiques pour maintenir la cohésion de l’Otan tout en renforçant le réseau de défense aérienne de ses alliés du Moyen-Orient face à l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Tourisme &#124; La Tunisie à la reconquête du marché russe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 11:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie intensifie sa percée sur le marché touristique russe, en recul depuis 2019, avec le lancement de vols charters. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/16/tourisme-la-tunisie-a-la-reconquete-du-marche-russe/">Tourisme | La Tunisie à la reconquête du marché russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie intensifie sa percée sur le marché touristique russe avec le lancement, dès le 14 juillet 2026, d’un nouveau programme de vols charters directs reliant Moscou et Saint-Pétersbourg à l’aéroport international Habib Bourguiba de Monastir.</em></strong></p>



<span id="more-19237219"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme, commercialisé par les voyagistes russes Pegas Touristik et Biblio-Globus, doit s’étendre jusqu’au 9 novembre. Il prévoit jusqu’à cinq vols aller-retour hebdomadaires au départ de Moscou et deux au départ de Saint-Pétersbourg, offrant une capacité théorique totale d’environ 1 540 sièges par semaine à destination de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces vols seront assurés par la nouvelle compagnie charter égyptienne Pyramids Airlines, à l’aide d’un Airbus A321-200 configuré pour 220 passagers. Fondée en 2025, la compagnie a réceptionné son premier appareil fin février et a lancé ses opérations commerciales en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités et les professionnels du tourisme tunisiens saluent cette initiative, qui marque le retour des vols charters russes après une interruption de cinq ans et témoigne d&rsquo;une confiance renouvelée envers la destination. Plus précisément, ce nouveau programme concrétise le retour à grande échelle de Pegas Touristik et des flux touristiques organisés d’importance, alors que certaines liaisons directes avaient déjà été rétablies en avril 2025 par Nouvelair, avec deux vols hebdomadaires reliant Moscou et Saint-Pétersbourg à Monastir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reprise profite principalement aux stations balnéaires de Monastir, Sousse, Mahdia, Hammamet et de la région du Sahel — des zones traditionnellement incluses dans les forfaits <em>«tout compris»</em> destinés aux touristes russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les opérateurs tunisiens, ces nouvelles liaisons aériennes devraient stimuler le taux d’occupation des hôtels, les services de gestion de destination, le transport touristique, la restauration et l’artisanat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la pandémie, le marché russe constituait une source majeure de tourisme international pour la Tunisie. En 2019, le pays a accueilli plus de 633 000 visiteurs russes ; toutefois, ce chiffre est tombé à environ 14 000 en 2024, en raison notamment de la réduction des vols directs et de l’impact de la guerre en Ukraine sur les transports et les paiements internationaux. Ce regain d’activité survient dans un contexte globalement favorable pour le secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministère du Tourisme, la Tunisie a franchi pour la première fois le cap des 11 millions de visiteurs en 2025, bien que le nombre de touristes russes soit resté bien inférieur aux niveaux d’avant la pandémie. Pour les autorités, cette nouvelle liaison aérienne constitue une première étape vers la reconquête d’un marché caractérisé par des séjours en hôtel et un nombre élevé de nuitées. La viabilité à long terme du programme dépendra toutefois du taux de remplissage des avions, de la qualité des services offerts et de la capacité des opérateurs tunisiens à maintenir des prix compétitifs face aux autres destinations méditerranéennes prisées des voyageurs russes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/16/tourisme-la-tunisie-a-la-reconquete-du-marche-russe/">Tourisme | La Tunisie à la reconquête du marché russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Russie &#124; Sous le signe de la continuité  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 09:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Zolotov]]></category>
		<category><![CDATA[coopération]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed ali Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Serguei Lavrov]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Khatuntsev]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien qu'elle a toujours été une alliée de l'Occident, la Tunisie a maintenir une coopération étroite avec l’Union soviétique et, aujourd’hui la Russie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En pleine guerre froide, dans les années 1960-1990, la Tunisie a toujours gardé des relations privilégiées avec le monde dit libre, c’est-à-dire les Etats-Unis et l’Europe occidentale, qui restent encore aujourd’hui ses deux principaux partenaires, mais cela ne l’a pas empêchée de maintenir une coopération étroite avec l’Union soviétique et, aujourd’hui la Russie, par souci d’indépendance et de non-alignement. Cet axe fondamental de la diplomatie tunisienne est on ne peut actuel malgré les grands chambardements géostratégiques qu’a connus le monde depuis la chute du Mur de Berlin en 1989.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19213159"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des sept dernières décennies, les relations tuniso-russes se sont développées dans divers domaines alors que de vastes perspectives s’offrent aujourd’hui pour le renforcement de la coopération bilatérale dans les secteurs de l’économie, de la santé, de l’éducation, de la culture, de la science et de la technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que le consul de Russie en Tunisie, Vladimir Khatuntsev, a affirmé lors d’un séminaire organisé le 11 juillet 2026 par l’Association d’amitié tuniso-russe pour marquer le 70<sup>e</sup> anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, sous le thème <em>«Les mutations géopolitiques en cours et le positionnement de la Tunisie dans un nouvel ordre mondial»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement a réuni des universitaires tunisiens, des chefs de missions diplomatiques accrédités en Tunisie ainsi que des personnalités s’intéressant aux affaires régionales et internationales.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dgP0qjeLB2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-tunisie-a-interet-a-developper-ses-liens-avec-la-russie/">La Tunisie a intérêt à développer ses liens avec la Russie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie a intérêt à développer ses liens avec la Russie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-tunisie-a-interet-a-developper-ses-liens-avec-la-russie/embed/#?secret=ySfi2IhmCM#?secret=dgP0qjeLB2" data-secret="dgP0qjeLB2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les échanges commerciaux ont triplé ces dernières années</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le consul de Russie, dont les propos ont été rapportés par <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/1523330/%D8%B3%D8%A8%D8%B9%D9%8A%D9%86%D9%8A%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D9%84%D8%A7%D9%82%D8%A7%D8%AA-%D8%B1%D9%88%D8%B3%D9%8A%D8%A7-%D8%AA%D8%B4%D9%8A%D8%AF-%D8%A8%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D8%A7%D9%83%D8%A9-%D9%85%D8%B9-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaique FM</a>, a expliqué que la Commission mixte tuniso-russe, dont la première remonte à 1999, doit tenir sa neuvième session en Tunisie avant la fin de l’année, avec pour objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération, notamment dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et des infrastructures. Il a également souligné les progrès réalisés en matière de coopération sanitaire, mettant en avant la signature, ces derniers mois, d’un programme de coopération conjointe entre les ministères de la Santé des deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, le diplomate russe a souligné que la Tunisie est devenue l’un des cinq principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique, le volume des échanges entre les deux pays atteignant environ 1,8 milliard de dollars — un chiffre qui a triplé ces dernières années. Il a ajouté que la Russie demeure un fournisseur clé de produits pétroliers et de céréales pour la Tunisie, exprimant l’espoir que l’accord de libre-échange actuellement en négociation avec l’Union économique eurasiatique contribuerait à renforcer la coopération économique et les investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de tourisme, le consul de Russie a souligné que la Tunisie occupe une place privilégiée pour les touristes russes, ce qui favorise le développement du secteur touristique ainsi que l’intensification des échanges humains et culturels entre les deux nations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un millier d’étudiants tunisiens dans les universités russes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également mis en exergue l’importance de la coopération dans le domaine de l’éducation, rappelant que le gouvernement russe octroie chaque année 80 bourses à des étudiants tunisiens, tandis qu’environ un millier d’étudiants tunisiens poursuivent actuellement leurs études dans diverses disciplines au sein d’universités russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que la coopération culturelle connaît également une dynamique soutenue, comme en témoignent la participation de troupes de théâtre russes à des événements culturels en Tunisie et la présence d’athlètes russes lors de compétitions internationales organisées par la Tunisie, parallèlement à la participation de metteurs en scène, journalistes et chefs tunisiens à des festivals et concours organisés en Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Khatuntsev a également souligné l’intérêt croissant pour l’enseignement de la langue russe dans les établissements éducatifs tunisiens, précisant que la fondation Russkiy Mir (Monde russe) a récemment apporté son soutien — notamment sous forme de matériel pédagogique, de livres et de mobilier pour les salles de classe de russe — afin de favoriser les échanges culturels entre les deux nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les domaines de la science et de la technologie, le consul de Russie a souligné les étapes clés de la coopération, rappelant la visite en Tunisie, en avril dernier, du cosmonaute russe Kirill Alexandrovitch Peskov — un événement qui a suscité un vif intérêt pour ses conférences — ainsi que la collaboration ayant abouti au lancement, en 2021, du satellite tunisien Challenge 1 à bord d’une fusée russe depuis le cosmodrome de Baïkonour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplomate a conclu en soulignant que les deux parties poursuivent leurs efforts pour finaliser un accord intergouvernemental de coopération dans l’exploration et l’utilisation de l&rsquo;espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques, reflétant ainsi une volonté commune d’ouvrir de nouveaux horizons au partenariat tuniso-russe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Mohamed Ali Nafti et Sergueï Lavrov, ont échangé, samedi 11 juillet, deux messages de félicitations, dans lesquels ils ont souligné la profondeur et la solidité des relations d’amitié et de coopération qui unissent la Tunisie et la Russie, et qui trouvent leur fondement dans l’ancienneté et l’ancrage des liens historiques et économiques unissant les deux peuples amis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils se sont félicités du niveau privilégié des relations bilatérales, qui n’ont cessé de se développer et qui reposent sur un dialogue fondé sur le respect mutuel, l’intérêt commun et sur une coopération fructueuse dans de nombreux domaines.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c1yx3Z9r84"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/22/la-tunisie-et-la-russie-favorables-a-un-monde-multipolaire/">La Tunisie et la Russie favorables à un monde multipolaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et la Russie favorables à un monde multipolaire » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/22/la-tunisie-et-la-russie-favorables-a-un-monde-multipolaire/embed/#?secret=DFPZlZtixx#?secret=c1yx3Z9r84" data-secret="c1yx3Z9r84" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Explorer de nouvelles opportunités de coopération </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également réaffirmé leur volonté commune de continuer à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, et de les porter vers de nouveaux horizons en explorant de nouvelles opportunités de coopération dans des secteurs prometteurs et à forte valeur ajoutée, afin de répondre aux aspirations des deux peuples amis, tout en poursuivant leurs consultations au sein des différentes organisations et instances régionales et internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l’ambassade de Russie à Tunis a rappelé que l’<em>«Union soviétique»</em> et la Tunisie avaient procédé, dans les années 1960, à la nomination réciproque d’ambassadeurs, marquant ainsi le début d’un développement progressif des relations politiques et économiques bilatérales. Moscou a aussi lancé des programmes pour permettre à des étudiants tunisiens de suivre des études dans les universités soviétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur du tourisme compte actuellement parmi les principaux domaines de coopération entre la Russie et la Tunisie, souligne l’ambassade dans son communiqué et rappelle qu’<em>«en 2019, au pic de la saison touristique, près de 650 000 citoyens russes ont visité la Tunisie»</em>. Ce secteur recèle un fort potentiel de croissance et de renforcement des relations bilatérales, estime l’ambassade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle rappelle la visite du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Tunisie en décembre 2023, au cours de laquelle il a été reçu par le président de la République Kais Saïed, ainsi que sa rencontre avec son homologue tunisien, le 20 décembre 2025, en marge de la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat russe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un ordre mondial juste et multipolaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les deux pays s&rsquo;accordent sur l’importance d’établir un ordre mondial juste et multipolaire, fondé sur le respect total des principes fondamentaux du droit international énoncés dans la Charte des Nations unies, dont au premier lieu le principe de l’égalité dans la souveraineté des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures»</em>, souligne le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, l’ambassadeur de Russie en Tunisie, Alexandre Zolotov, a souligné que la Tunisie constitue un partenaire traditionnel et fiable de la Russie en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, mettant en avant une volonté commune de poursuivre le développement de la coopération bilatérale dans les différents domaines et de renforcer le dialogue politique entre les deux parties.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Au sommet de l’Otan, Trump mélange le miel et le fiel !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 11:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Volodymyr Zelensky]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le message de Donald Trump au sommet de l'Otan à Ankara offrait un contraste saisissant entre optimisme et pessimisme, miel et fiel.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Arrivé au sommet annuel de l’Otan à Ankara animé de ressentiment et n’épargnant pas plusieurs pays européens de ses griefs habituels, le message d’adieu de Donald Trump, mercredi 8 juillet 2026, offrait pourtant un contraste saisissant entre optimisme et pessimisme.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19206675"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.theguardian.com/us-news/2026/jul/08/trump-nato-threats-mishaps" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> rapporte qu’en s’adressant aux journalistes en présence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le président américain a surpris tout le monde en témoignant de son affection pour une alliance qu’il avait pourtant fustigée la veille, évoquant notamment la sempiternelle querelle concernant le Groenland.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous venons de terminer notre réunion de l’Otan et ce fut une excellente réunion ! Il y avait beaucoup d’affection et d’unité dans cette salle aujourd’hui. On ne pouvait pas espérer mieux»</em>, a déclaré Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un revirement de situation frappant par rapport à la veille, lorsque le président américain, assis aux côtés du secrétaire général de l’Otan Mark Rutte avait débité une litanie de griefs bien rodée, notamment un manque de soutien perçu dans la guerre contre l’Iran et le refus de l’Espagne de se conformer aux nouveaux objectifs de dépenses de défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une concorde inespérée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Même Zelensky, autrefois la cible de violentes réprimandes publiques dans le Bureau ovale, semblait avoir gagné en estime auprès de Trump. <em>«Nous avons de bonnes nouvelles à nous dire»</em>, a-t-il déclaré, évoquant les perspectives d’un accord pour mettre fin à la guerre de quatre ans et demi entre l’Ukraine et la Russie. Il ajouté concernant son homologue ukrainien : <em>«Il a fait un travail remarquable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concorde inattendue s’expliquait en partie par Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, qui, invité par Trump à décrire cette réunion harmonieuse, a déclaré : <em>«Monsieur, tous les Européens vous attribuent le mérite d’avoir sauvé l’Otan et ils veulent faire ce qu’ils ont à faire et vous êtes là pour ça»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atmosphère s’est assombrie lorsque la conversation a porté sur l’Iran, avec lequel Trump avait récemment signé un fragile mémorandum d’entente instaurant un hypothétique cessez-le-feu de 60 jours, que Washington ne s’est pas gêné de rompre à plusieurs reprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain a d’ailleurs lui-même déclaré mercredi que le cessez-le-feu était pratiquement rompu, après que les forces américaines ont frappé des cibles iraniennes la veille. Il a affirmé que l’Iran avait violé les termes de l’accord en attaquant trois navires dont un pétrolier qatari (pays intermédiaire dans les négociations) dans le détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique vitale, censément rouvert en vertu du récent accord.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tWGl8GOiCx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/">Otan | Une alliance militaire en crise d’identité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Otan | Une alliance militaire en crise d’identité » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/embed/#?secret=GyhUdoAOkL#?secret=tWGl8GOiCx" data-secret="tWGl8GOiCx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des comptes à régler avec l’Iran</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous avons des comptes à régler»</em>, a-t-il déclaré au cours d’un long monologue évoquant les soi-disant transgressions iraniennes passées, notamment la fabrication d’engins explosifs improvisés qui ont tué et blessé de nombreux soldats américains en Irak et en Afghanistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’il y a à peine deux semaines, il avait salué son propre accord comme étant nécessaire pour éviter une catastrophe économique comparable à la Grande Dépression* si le détroit d’Ormuz restait fermé, Trump a désormais écarté toute possibilité d’accord avec les dirigeants iraniens qu’il avait pourtant récemment qualifiés de plus raisonnables après l’assassinat de personnalités clés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ils violent l’accord chaque jour. Ils mentent, ils trichent, ils tuent. Ils tuent depuis 47 ans. Ils ont coulé l’USS Cole»</em>, a déclaré le président américain, faisant référence au rôle présumé de l’Iran dans l’attentat d’Al-Qaïda contre un navire de guerre américain en octobre 2000. Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’étant déjà contenté de la réouverture du détroit d’Ormuz – par lequel transite 20% des approvisionnements mondiaux en carburant –, Trump a affirmé que l’objectif était désormais la<em> «dénucléarisation»</em>, une allusion à la capacité de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire et un objectif censé être atteint par la négociation durant le cessez-le-feu de 60 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous allons conclure un accord. Nous pourrions même nous en passer, car, vous savez quoi, c’est plus simple»</em>, a-t-il déclaré d’un ton menaçant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les circonstances ne semblaient pas propices à la négociation, malgré un bref hommage rendu à Steve Witkoff, son principal émissaire, à Jared Kushner, son gendre, et à JD Vance, qui ont joué un rôle déterminant dans le cessez-le-feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’ai toujours été un négociateur mais je ne crois pas à une telle approche avec eux. Peut-être une attaque d’envergure, qui ferait des ravages»</em>, a-t-il déclaré.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À plusieurs reprises, son discours a dérapé dans des lapsus et des erreurs d’appellation vaguement comiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À un moment donné, évoquant des missiles censés viser le porte-avions USS Abraham Lincoln, il a déclaré qu’ils avaient été tirés par <em>«la République islamique du Japon»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il confond les noms des pays et des dirigeants  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au beau milieu d’un discours enflammé sur la destruction des forces armées iraniennes, il a brusquement changé de sujet pour affirmer : <em>«L’un des sujets que nous allons aborder aujourd’hui, c’est que nous allons leur donner le droit de fabriquer des missiles Patriot»</em>, il parlait bien sûr de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À une autre occasion, après une série de questions sur la guerre russo-ukrainienne, il a demandé aux journalistes s’ils avaient une question pour le <em>«président Poutine»</em>, tandis que Zelensky, l’adversaire acharné du dirigeant russe, était assis à quelques mètres de lui. Ce moment rappelait une gaffe similaire de Joe Biden lors du sommet annuel de l’Otan à Washington en 2024, peu après le débat télévisé désastreux avec Trump à Atlanta qui a finalement mis fin à sa candidature à la présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans doute conscient de cela, Trump a eu une tentative de dissimulation maladroite, persistant et insistant sur le fait qu’il voulait dire Poutine, car il avait un appel téléphonique prévu avec lui plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, son erreur la plus révélatrice a sans doute été sa méprise sur le nom du défunt guide suprême iranien, Ali Khamenei, inhumé cette semaine lors de funérailles nationales, quatre mois après avoir été tué dans une frappe israélienne au début de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ils voulaient aller aux funérailles de Khomeini»</em>, a déclaré Trump, écorchant le nom de Khamenei et le confondant avec celui de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, le guide suprême de la révolution iranienne de 1979, qui a instauré des décennies d’hostilité envers Washington après le siège de 444 jours de l’ambassade américaine à Téhéran et la prise d’otages de 52 Américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* La Grande Dépression est la plus grave crise économique mondiale du XXe siècle, déclenchée par le krach boursier de Wall Street en octobre 1929 et s’est étendu jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7S0A3owqvB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/embed/#?secret=5JAgY2abR9#?secret=7S0A3owqvB" data-secret="7S0A3owqvB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Avion de chasse européen &#124; L’Allemagne claque la porte !</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 08:15:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Berlin a abandonné le projet franco-allemand d'avion de chasse devant être le point d'orgue de la défense européenne commune. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/11/avion-de-chasse-europeen-lallemagne-claque-la-porte/">Avion de chasse européen | L’Allemagne claque la porte !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les responsables européens se gargarisent toujours des termes devenus des lubies et des clichés «Europe de la Défense» et «autonomie stratégique européenne». Avec un Donald Trump qui a fait de l’Europe son bouc émissaire et avec sa volonté d’avaler le Groenland, on croyait que les Européens se sont réveillés et ont mis de côté leur ego au profit de l’intérêt collectif du Vieux continent mais voilà qu’au premier test, «l’Europe de la Défense» et «l’autonomie stratégique européenne» ont fait pschitt. L’Allemagne vient de se retirer du projet d’avion de chasse européen conjoint qu’elle développait avec la France et l’Espagne sur fond de désaccord entre Dassault Aviation et Airbus.&nbsp;</em></strong><em>Photo&nbsp;: Berlin déclare avoir abandonné le projet franco-allemand d&rsquo;avion de chasse).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18894873"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>Wall Street Journal</em> (<a href="https://www.wsj.com/world/europe/germany-drops-jet-project-with-france-in-setback-for-european-defense-sovereignty-3f7a8b27" target="_blank" rel="noreferrer noopener">WSJ</a>), l’Allemagne s’est retirée du projet FCAS (Future Combat Air System, en français Système européen de combat aérien du futur), développé conjointement avec la France et l’Espagne. Cette décision constitue un nouveau revers pour les efforts de l’Europe visant à renforcer son indépendance en matière de défense, à l’heure où le parapluie sécuritaire américain se retire progressivement du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un haut responsable du gouvernement allemand, cette décision fait suite à l’échec des négociations entre Berlin et Paris pour résoudre le différend qui oppose Airbus et Dassault Aviation sur la direction du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable a indiqué que l’Allemagne n’entendait plus participer à la construction ou à l’acquisition de cet avion dans le cadre du projet FCAS, considéré comme la réponse européenne aux avions de combat furtifs américains, chinois et russes de dernière génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après des sources proches du dossier, cette décision a surpris les responsables français, Paris estimant que les gouvernements participants auraient dû exercer davantage de pression sur les entreprises de défense afin de favoriser la coopération et l’avancement du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle feuille de route</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré son retrait du programme d’avions de combat, Berlin prévoit de poursuivre sa coopération avec Paris sur d’autres volets du projet, notamment le <em>«cloud de combat»</em>, un réseau d’intelligence artificielle conçu pour relier les futurs appareils à des essaims de drones et à divers systèmes d’armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ministres de la Défense allemand et français doivent se rencontrer en juillet afin d’élaborer une nouvelle feuille de route pour la coopération en matière de défense, fondée sur un nombre limité de projets plus réalistes et réalisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet FCAS visait à combler le déficit de capacités aériennes européennes et, potentiellement, à surpasser le chasseur américain F-35 dans certains domaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, il est devenu un exemple frappant des difficultés rencontrées par l’Europe pour traduire ses dépenses militaires massives en projets de défense unifiés et efficaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction de la présence militaire américaine en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce problème devient de plus en plus critique à mesure que les États-Unis réduisent leur présence militaire en Europe, dans un contexte de craintes sécuritaires que cela n’incite le président russe Vladimir Poutine à tester la cohésion de l’Otan avant que l’Europe ne puisse combler le vide laissé par le retrait américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision prive l’Allemagne, leader de l’industrie aérospatiale européenne, de tout programme national ou européen majeur pour ses futurs avions de chasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Berlin n’a pas encore décidé de rejoindre un programme concurrent existant, tel que le projet GCAP développé par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les entreprises impliquées dans ce projet concurrent estiment que le programme est déjà à un stade avancé, rendant une réaffectation des rôles industriels extrêmement difficile.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une dépendance excessive aux États-Unis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation intervient alors que l’Europe s’inquiète de plus en plus de sa dépendance excessive aux États-Unis dans le domaine de l’armement et de la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump a soulevé des questions quant à son engagement à long terme envers la défense européenne, tandis que l’industrie de défense américaine peine à répondre à la demande croissante de systèmes de défense aérienne, de missiles et d’avions de chasse F-35.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, Washington a également réorienté certaines commandes d’armements européennes vers ses propres besoins nationaux ou vers l’Ukraine et ses alliés au Moyen-Orient, entraînant de longs délais d’attente pour les pays européens souhaitant acquérir ces armements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation a suscité un débat croissant en Europe quant à la dépendance au chasseur américain F-35, qui nécessite des mises à niveau, des mises à jour logicielles et des pièces détachées constantes fournies par le constructeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Pologne, développent une nouvelle génération de missiles à longue portée, d’une portée supérieure à 1 600 kilomètres, une capacité dont le continent est dépourvu depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’Europe demeure autosuffisante dans de nombreux systèmes militaires et ait enregistré d’importants succès à l’exportation de navires de guerre, les projets de défense transfrontaliers se heurtent souvent à des complexités politiques et industrielles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Tensions entre Berlin et Paris</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal point de désaccord pour le projet FCAS résidait dans l’insistance du PDG de Dassault Éric Trappier à diriger le projet, fort de l’expérience de son entreprise dans la fabrication d’avions de chasse, tandis qu’Airbus dont les principales activités de défense sont basées en Allemagne refusait de céder la direction du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après des mois de négociations, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont conclu que les entreprises ne pouvaient être contraintes de coopérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un responsable allemand, Merz a suggéré à Paris de poursuivre le développement de l’avion de manière indépendante, tout en explorant d’autres formes de coopération en matière de défense entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que cette décision représente un revers pour le concept de <em>«souveraineté européenne en matière de défense»</em>, Berlin espère qu’elle permettra d’apaiser l’une des principales sources de tension avec Paris, notamment compte tenu de la mise en œuvre d’un accord historique visant à étendre la dissuasion nucléaire française à l’Allemagne et à d’autres pays européens.</p>
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		<title>Nouveau tournant dans la guerre russo-ukrainienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 06:53:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Ukraine a subi, dans la nuit du samedi 23 à dimanche 24 mai 2026, une attaque dévastatrice de la part de la Russie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Ukraine a subi, dans la nuit du samedi 23 à dimanche 24 mai 2026, une attaque dévastatrice de la part de la Russie. La capitale a essuyé des tirs de centaines de drones et de dizaines de missiles. Selon divers rapports, la Russie aurait utilisé le nouveau et redoutable missile hypersonique Oreshnik lors de cette attaque. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, à Lödz. </p>



<span id="more-18817986"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal danger du missile hypersonique&nbsp;Oreshnik, capable de transporter plusieurs ogives, réside dans le fait que sa vitesse et sa trajectoire le rendent pratiquement impossible à arrêter pour les systèmes de défense aérienne ukrainiens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la troisième fois que la Russie utilise ce type de missile contre l’Ukraine, selon des médias polonais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indignation européenne à géométrie variable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié l’utilisation du missile hypersonique d’<em>«escalade irresponsable»</em>. Le président français Emmanuel Macron a également condamné l’emploi de cette arme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux va-en-guerre ne voient que ce que fait Poutine en Ukraine, mais se gardent de dénoncer ou même de commenter lorsque Netanyahou rase Gaza ou lorsque les Américains&nbsp;mènent&nbsp;une&nbsp;opération&nbsp;surprise&nbsp;contre&nbsp;trois sites&nbsp;nucléaires&nbsp;iraniens,&nbsp;larguant&nbsp;14&nbsp;bombes&nbsp;GBU-57,en plus des missiles, avions et drones…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Volodymyr Zelensky, qui a communiqué cette information via Telegram, l’attaque russe de dimanche a fait au moins quatre morts et plus de 100 blessés. Là aussi le bilan des morts et des blessés, côté ukrainien, est incomparable au nombre de morts et de blessés à Gaza&nbsp;ou en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre l’utilisation du nouveau missile hypersonique, la Russie a attaqué l’Ukraine avec 600 drones et 90 missiles.&nbsp;La capitale ukrainienne est régulièrement prise pour cible par Poutine. C’est l’un des endroits qui a le plus souffert de la guerre depuis le début du conflit en 2022. Et cette fois-ci, le choix d’utiliser ce type de missile hypersonique pour attaquer la capitale ukrainienne est largement perçu comme une menace nucléaire lancée par Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si, dans ce cas, le missile hypersonique&nbsp;Oreshnik&nbsp;transportait des bombes conventionnelles, il est aussi conçu pour emporter une ogive nucléaire et peut avoir alors une capacité de destruction dévastatrice. Ce troisième lancement apparaît clairement comme un avertissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conflit transformé en guerre d&rsquo;usure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le conflit en Ukraine est depuis un certain temps une guerre d&rsquo;usure, dans laquelle les deux camps maintiennent une tension constante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes s’accordent à dire qu’une victoire militaire est impossible pour les&nbsp;Ukrainiens en dépit&nbsp;du fait que les Russes ne progressent pas sur le terrain, et Poutine a récemment évoqué, pour la première fois, la possibilité d’un accord de paix imminent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zelensky a certes des problèmes internes, mais les analyses de la presse internationale indiquent qu’une guerre très&nbsp;longue et très coûteuse n’arrange pas les affaires des Russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, l’Ukraine, malgré ses faiblesses, parvient à se maintenir et conserve le soutien indéfectible de l’Union européenne, le grand perdant dans cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En face, la Russie souffre, mais pas suffisamment pour que sa population ait le sentiment que le pays s’effondre. Il ne semble donc pas que la guerre soit sur le point de prendre un tournant radical pour le moment. Mais son coût en vies humaines commence à devenir insupportable. La paix devrait être une aspiration urgente tant pour l’Ukraine que pour la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela nous ramène à&nbsp;la sagesse du président&nbsp;chinois Xi Jinping qui a lancé à son homologue américain, Donald Trump, lors de sa récente visite à Pékin : <em>«Ensemble&nbsp;nous gagnerons&nbsp;!»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette propension chinoise à la paix s’explique par l’histoire même de la Chine&nbsp;: en 5000 ans d’existence, les Chinois se sont montrés d’excellents commerçants mais ils n’ont jamais été de bons guerriers. &nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Chine &#8211; Etats-Unis &#124; La grande leçon de sagesse de Xi Jinping</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 07:43:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La récente rencontre à Pékin entre Donald Trump et Xi Jinping a constitué un tournant dans les relations internationales. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/chine-etats-unis-la-grande-lecon-de-sagesse-de-xi-jinping/">Chine &#8211; Etats-Unis | La grande leçon de sagesse de Xi Jinping</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La récente rencontre à Pékin entre Donald Trump et Xi Jinping a constitué un tournant dans les relations internationales, la géopolitique mondiale et l’équilibre des puissances. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18802527"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En recevant le président américain, venu lui demander de faire pression sur l’Iran afin qu’il rouvre le détroit d’Ormuz, le président chinois a évoqué le <em>«piège de Thucydide»</em>, concept utilisé par les analystes politiques pour souligner le risque de conflit entre deux puissances qui se menacent mutuellement, l’une établie et l’autre émergente. Soit, on l’a compris, entre la Chine, incarnant ici l’Athènes antique en pleine ascension, et les États-Unis, la Sparte de jadis, une puissance sur le retour qui va s&rsquo;autodétruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Thucydide, l’Athénien, dans son récit de la guerre du Péloponnèse il y a près de 2 500 ans (au Vᵉ siècle avant J.-C.), racontait comment Sparte, confrontée au danger que représentait l’Athènes émergente, avait déclenché une guerre, qu’elle a fini par perdre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avertissement est lourd de sens, et Trump a sans doute eu le temps de se faire expliquer l’analyse du Chinois qui doit être comprise non comme une ferme déclaration d’intention, car un conflit reste évitable, mais comme un avertissement à méditer. Le président chinois a d’ailleurs adopté une posture nettement plus conciliante envers les États-Unis que celle de son homologue yankee envers la Chine en déclarant qu’ensemble, la Chine et les Etats-Unis ont beaucoup à gagner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sagesse chinoise, forfanterie américaine </h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Réaliser le grand renouveau de la Chine et rendre sa grandeur à l’Amérique peuvent parfaitement aller de pair,&nbsp;et de cette manière, on contribuerait au bien-être du monde entier»</em>, a lancé Jinping à Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Trump a réagi sur les réseaux sociaux, avertissant que Jinping avait déclaré, <em>«avec beaucoup d’élégance»</em>, que les États-Unis étaient peut-être <em>«une nation en déclin»</em>.&nbsp;Et de préciser avec sa forfanterie habituelle&nbsp;:&nbsp;<em>«Il y a deux ans, c’était le cas. Mais aujourd’hui, les États-Unis sont la nation la plus dynamique du monde.»&nbsp;</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre jours après la visite de Trump, le président russe Vladimir Poutine est arrivé lui aussi à Pékin pour une visite officielle de quatre jours. Accompagné de membres du gouvernement (cinq vice-Premiers ministres, huit ministres, et la présidente de la banque centrale) et de dirigeants d’entreprises leaders du gaz et du pétrole, officiellement pour célébrer le 25<sup>e</sup> anniversaire du Traité de coopération, d’amitié et de bon voisinage entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette visite doit spécifiquement aboutir au renforcement du partenariat global et de la coopération stratégique entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une amitié qui se veut non dirigée contre quiconque, mais destinée à promouvoir la paix et la prospérité universelles, selon Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin. Qui a également souligné la forte convergence des politiques étrangères de Moscou et Pékin, une allusion directe à la crise iranienne et à ses répercussions régionales et internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre est également l’occasion pour les deux dirigeants d’afficher leur proximité, dans la foulée de la visite de Trump en Chine dont les résultats ont été mitigés et controversés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le Kremlin, une quarantaine d’accords bilatéraux doivent être signés au terme de la visite. Les échanges entre les deux pays atteignent désormais 240 milliards de dollars, avec une hausse d’un tiers des exportations de brut russe au premier trimestre de cette année. La Chine est devenue le premier importateur de combustibles fossiles russes. Moscou espère également conclure un accord sur un nouveau gazoduc pour ouvrir de nouveaux débouchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présentée avant l’invasion de l’Ukraine comme une <em>«amitié sans limites»</em>, la relation s’est depuis resserrée, tout en devenant de plus en plus asymétrique, la Russie dépendant dorénavant fortement de ses liens commerciaux avec la Chine. De plus en plus dépendante pour se maintenir à flot, elle s’appuie aussi sur les exportations chinoises, devenues essentielles à son effort de guerre en Ukraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un rôle stabilisateur important sur la scène mondiale</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’agence de presse Chine nouvelle, le président Jinping a déclaré : <em>«Nous avons su approfondir sans cesse la confiance politique mutuelle et la coordination stratégique avec une persévérance inébranlable qui a résisté à mille épreuves»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté Poutine a dit devant la presse que son pays et la Chine ont <em>«une politique étrangère indépendante et souveraine. Elles œuvrent ensemble dans le cadre d’une coopération stratégique étroite et elles jouent un rôle stabilisateur important sur la scène mondiale.»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux pays soulignent, également, la nécessité <em>«de revenir au dialogue et aux négociations dès que possible» </em>au Moyen-Orient, selon le texte d’une déclaration commune publiée par le Kremlin. Ils sont en <em>«accord complet»</em> quant au fait que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran violent la loi internationale</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans avoir recours à la force, sans avoir à capturer un chef d’Etat, sans vouloir revendiquer le Groenland, annexer le Canada, faire la guerre à l’Iran pour satisfaire les désidératas d’Israël, à Cuba et à d’autres pays militairement faibles, la Chine cherche à maintenir de bonnes relations avec les pays du monde entier, y compris les Etats-Unis. Si elle est en passe de devenir la première puissance économique (et, peut-être demain, militaire) du monde, grâce à la sagesse de Xi Jinping, elle n’est pas pressée de le crier sur tous les toits, de bomber le torse et de vouloir imposer sa volonté au reste monde, comme le fait, avec une pathétique maladresse, un Trump ignorant de l’histoire humaine.</p>
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