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	<title>Archives des Saad Hariri - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Saad Hariri - Kapitalis</title>
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		<title>Proche-Orient : Que cache la détente entre le Hezbollah et les Émirats?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 05:25:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les dessous des récents contacts entre le Hezbollah et les Emirats.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/25/proche-orient-que-cache-la-detente-entre-le-hezbollah-et-les-emirats/">Proche-Orient : Que cache la détente entre le Hezbollah et les Émirats?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est un précédent. Un membre important de la direction du Hezbollah libanais en la personne de Wafiq Safa, chef de l’unité de liaison et de coordination au sein du parti chiite libanais, s’est rendu aux Émirats arabes unis dans le cadre de ce qui constitue la première visite d’un haut représentant du parti à Abou Dhabi. Comment et pourquoi? Éléments de réponse. </em></strong><em>(Illustration : Wafiq Chafiq joue les missi dominici entre le Hezbollah et Abou Dhabi). </em></p>



<p>Par <strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-12198816"></span>



<p>Wafic Safa s’est rendu la semaine dernière aux Émirats à bord d’un jet privé émirati et y resté trois jours sachant que le Hezbollah est considéré comme une organisation terroriste par Abou Dhabi.</p>



<p>En effet, le 2 mars 2016, le Hezbollah est placé sur la liste des organisations terroristes du Conseil de coopération du Golfe, organisme composé de six monarchies du Golfe dont les Émirats arabes unis. Le Hezbollah est vu comme un bras armé de l’Iran et l’instrument du projet d’expansionnisme régional de Téhéran dans le monde arabe. Également, les médias des Émirats sont très acerbes quand ils abordent le parti chiite libanais. Tous ces éléments font que la visite de Wafic Safa à Abou Dhabi a surpris les observateurs et soulevé autant de questions sur ses motifs.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Médiation syrienne</h2>



<p>Dans son article publié par le journal russe<em> Nezavisimaya</em>, Igor Subbotin affirme que le but officiel de la visite de M. Safa est de discuter de la libération des citoyens libanais emprisonnés aux Émirats mais les experts soulignent que les négociations pourraient également porter sur la fin des affrontements entre le Hezbollah et Israël avec lequel les Émirats arabes unis ont établi des relations officielles.</p>



<p>L’auteur cite <em>Reuters </em>relayant que la visite de Safa a eu lieu à l’invitation des Émirats ce qui pourrait indiquer une tendance à la détente. Les médias libanais ont indiqué également que M. Safa a quitté Beyrouth et l’a regagné après trois jours dans un jet privé émirati. L’une des sources de l’agence a décrit la visite annoncée comme un nouveau chapitre dans les relations entre les pays arabes et le mouvement libanais même si les négociations elles-mêmes -selon ces données- se sont officiellement concentrées sur l’accord de libération des Libanais détenus dans les prisons émiraties où certains d’entre eux sont accusés de blanchir de l’argent au profit du Hezbollah et de l’Iran et d’autres sont accusés d’avoir établi des relations avec le mouvement chiite libanais.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="D5rChSWkmT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/17/gallant-menace-de-detruire-le-hezbollah-nasrallah-le-traite-de-fou/">Gallant menace de détruire le Hezbollah, Nasrallah le traite de fou</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gallant menace de détruire le Hezbollah, Nasrallah le traite de fou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/17/gallant-menace-de-detruire-le-hezbollah-nasrallah-le-traite-de-fou/embed/#?secret=Oqh0T4dMiC#?secret=D5rChSWkmT" data-secret="D5rChSWkmT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>De son côté, la chaîne d’opposition <em>Syrie</em> a rapporté que les négociations ont débuté avec la médiation de Damas qui entretient des relations étroites avec le Hezbollah et qui a rétabli ses relations diplomatiques avec les Émirats il y a plus de cinq ans. Bachar Al-Assad s’est d’ailleurs rendu en mars 2022 à Abou Dhabi, premier pays arabe qu’il a visité depuis 2011, année des printemps arabes qui eu pour conséquence une longue rupture entre Damas et les pays arabes surtout avec les monarchies du Golfe. Les Émirats ont été aussi les premiers à rouvrir leur ambassade à Damas et Emirates a été l’une des premières compagnies à desservir de nouveau la capitale syrienne.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stabiliser le Liban</h2>



<p>Selon les données, le régime syrien voulait gagner la confiance de la région en se présentant comme un médiateur efficace et en obtenant des avantages en retour. L’intérêt des Émirats réside peut-être avant tout dans la stabilisation de la situation au Liban où la crise politique et les désaccords entre les différentes factions politiques ont empêché l’élection d’un président et où la situation ne cesse de se détériorer sur tous les plans.</p>



<p>Toujours selon la chaîne syrienne, le médiateur dans les négociations entre les Émirats et le Hezbollah était le chef des renseignements généraux syriens, le général de division Houssam Louka.</p>



<p>Quant à Wafiq Safa surnommé par la classe politique libanaise<em> «El Hajj Wafiq»</em>, il est connu comme l’intermédiaire entre le Hezbollah et la communauté internationale, d’une part, et les autres factions politiques libanaises, d’autre part, ainsi qu’avec les services de sécurité libanais. En 2019, il a été inscrit sur la liste des sanctions du département du Trésor américain et certains éléments indiquent qu’il pourrait avoir été impliqué dans l’attentat de Beyrouth en 1983 qui a tué des centaines de militaires américains et français.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="brOlkdmFPw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/le-hezbollah-entre-la-replique-a-israel-et-la-preservation-du-liban/">Le Hezbollah, entre la réplique à Israël et la préservation du Liban</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Hezbollah, entre la réplique à Israël et la préservation du Liban » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/le-hezbollah-entre-la-replique-a-israel-et-la-preservation-du-liban/embed/#?secret=AGGxT2FsJH#?secret=brOlkdmFPw" data-secret="brOlkdmFPw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’auteur de l’article paru dans le journal russe a cité Haneen Ghaddar, chercheuse principale au Washington Institute for Near East Studies, qui considère que l’agenda de la visite de Safa aux Émirats va au-delà de la question des prisonniers, elle déclare:<em> «Les Émirats pourraient jouer un rôle de médiation pour mettre fin à l’escalade au Liban et négocier un accord avec le Hezbollah qui doit encore fournir certaines garanties pour un cessez-le-feu et cela pourrait également faire partie des négociations entre les Émirats arabes unis et l’Iran auxquelles participe le Liban.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ambitions régionales d’Abu Dhabi</h2>



<p>En conclusion, Ghaddar a indiqué: qu’<em>«en échange de la libération des prisonniers libanais, le Hezbollah pourrait offrir quelque chose que ce soit en terme de concessions à Israël ou de la contrebande du Captagon, l’anesthésique synthétique que le parti participe à transmettre à la Jordanie voisine</em> (le Hezbollah est accusé par les pays du Golfe de jouer un rôle dans le trafic du Captagon qui est fabriqué en Syrie puis qui transite par la Jordanie pour enfin parvenir aux pays du Golfe, Ndlr)».</p>



<p>Ce qui est par contre certain, c’est que les Émirats ont toujours été timides et se sont toujours rangés derrière l’Arabie saoudite concernant le dossier libanais qui a longtemps été la chasse gardée de Riyad depuis la fin des années 1980 et l’élaboration des Accords de Taëf jusqu’à il y a quelques années quand les Saoudiens se sont désengagés du Liban estimant que leur allié sunnite Saad Hariri n’a pas réussi à contenir le Hezbollah qui est devenu très puissant et qui faisait la pluie et le beau temps au Liban et considérait par ricochet que le pays du Cèdre était devenu sous domination iranienne. Ceci est intervenu d’abord en 2017 via la démission forcée de Saad Hariri depuis Riyad pour protester contre la domination iranienne puis quand ce dernier s’est désengagé de la vie politique libanaise durant l’été 2022 et dès lors l’Arabie saoudite ne cherche plus à y jouer un rôle via le leadership sunnite libanais qu’elle parraina jusqu’à lors. Un vide s’était donc créé et l’influence iranienne via le Hezbollah y est allée crescendo donc les Émirats semblent aujourd’hui vouloir combler ce vide.</p>



<p>Cet activisme émirati pourrait gêner le grand frère saoudien qui ne verra pas d’un bon œil le rôle de puissance régionale ravie par les Émirats qui semblent plus que jamais gourmands en matière géopolitique. Ils sont déjà très actifs dans le sud du Yémen, au Soudan, dans la Corne de l’Afrique, en Libye et aujourd’hui au Liban avec cette détente avec le Hezbollah, une détente indispensable car celui qui veut jouer un rôle au Liban et peser ne peut pas ignorer le puissant parti chiite avec lequel il faut composer. Affaire à suivre&#8230;</p>
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		<title>Liban : l&#8217;heure de vérité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 09:11:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En défaut de paiement depuis mars, le Liban est confronté depuis des mois à la pire crise économique de son histoire. Rongé par la pauvreté, qui atteint la moitié de la population, il est au bord de l’explosion sociale et politique. Par Hassen Zenati Six semaines de répit. C’est la trêve que la pandémie du...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Liban-Manifestations.jpg" alt="" class="wp-image-297009"/><figcaption><em>Les banques, saccagées par les manifestants, incarnent tous les maux du système en place.  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>En défaut de paiement depuis mars, le Liban est confronté depuis des mois à la pire crise économique de son histoire. Rongé par la pauvreté, qui atteint la moitié de la population, il est au bord de l’explosion sociale et politique.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-297008"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Six semaines de répit. C’est la trêve que la pandémie du Covid-19 a consentie au gouvernement de Hassane Diab, qui se débat depuis son investiture, fin janvier, contre une crise économique et financière inextricable, venue se greffer sur une crise sociale et politique récurrente.</p>



<p>Arrivé au pouvoir après la chute du gouvernement de Saad Hariri, emporté en octobre dernier, par une violente vague de contestation contre la corruption, Hassane Diab, de confession sunnite, comme l’exige la constitution, est soutenu par une coalition atypique et fragile formée de deux formations chiites: Hezbollah et le Mouvement Amal, ainsi que le Courant patriotique libre du chef de l’Etat (chrétien) Michel Aoun. Le Courant du futur (sunnite de Saad Hariri), pivot jusque-là des majorités parlementaires libanaises, s’est abstenu.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La crise économique aggravée par la crise sanitaire</h3>



<p>Après six semaines de confinement, les manifestants ont repris de nouveau la rue à la fin de la semaine dernière pour demander un gouvernement «propre», des réformes institutionnelles, mais surtout du travail et des moyens pour assurer leur survie, alors que l’activité économique est grippée par la crise sanitaire. Pour eux, l’heure de vérité a sonné. Près de la moitié des Libanais vivent désormais sous le seuil de pauvreté, selon la Banque Mondiale.</p>



<p>L’épicentre de la contestation se situe à Tripoli (nord du pays), ou des heurts ont opposé les forces de sécurité aux manifestants : gaz lacrymogènes contre cocktails Molotov. On ne déplore qu’un seul mort, un jeune garagiste, mais on compte par ailleurs plusieurs dizaines de blessés et plusieurs arrestations dans des conditions de brutalité dénoncées par Amnesty International.</p>



<p>La tension est brusquement montée de plusieurs crans dans les grandes villes, lorsque les manifestants ont pris pour cibles les agences bancaires, accusées de tous les maux du pays. Il leur est reproché les restrictions draconiennes imposées sur les retraits de leurs avoirs en dépôt, qui ne passent pas. Le retrait maximum par personne et par semaine, a été d&rsquo;abord fixé entre 200 et 400 dollars, avant d’être interrompu, et, dans la foulée, les transferts de devises à l’étranger ont été interdits.</p>



<p>Outre qu’elles sont jugées<em> «illégales»</em>, les mesures décriées équivalent, aux yeux des usagers, à une déclaration de faillite des banques. Elles ne sont pas faites pour rassurer les épargnants, saisis de panique. La livre libanaise, indexée depuis 1997 sur le billet vert américain, s’est littéralement effondrée. Ces dernières semaines, elle a crevé le seuil de 4.000 livres pour un dollar, perdant 150% se sa valeur dans les bureaux de change au noir, alors que le taux officiel est resté inchangé à 1.507 livres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les banques accusées de tous les maux du système</h3>



<p>Malgré les démentis répétés des autorités bancaires, certains redoutent même que les banques imposent un <em>«haircut»</em> à leurs clients, en ponctionnant une partie de leurs dépôts à la manière de Chypre, à l’apogée de la crise financière traversée par l’île en 2012. Les banques sont accusées par la rue de complicité avec le pouvoir et d’avoir contribué à l’endettement public effréné et à la faillite de l’État.</p>



<p>Pilier du système, la Banque centrale du Liban est elle aussi en pleine tourmente. Elle est accusée d’avoir été incapable d’enrayer la chute de la livre, alimentant ainsi une inflation galopante, estimée à 55% par le ministre de l’Économie, Raoul Nehmé. Mais son discret gouverneur Riad Salamé a rompu le silence pour rejeter la responsabilité du marasme économique sur la classe politique qui, selon lui, s’est engagée à faire des réformes – celles préconisées depuis longtemps par le Fonds monétaire international (FMI) – qu’elle n’a pas faites. Il a rappelé aussi que la Banque centrale n’a pas cessé ces dernières années de financer l’Etat, en se demandant in petto où sont passées ces avances. <em>«La Banque centrale a toujours réclamé des réformes, mais je ne sais pas s’il y avait une volonté politique de les faire»</em>, a-t-il asséné.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un plan de relance économique qui tarde à venir</h3>



<p>Le Premier ministre Hassane Diab, qui a reconnu «une aggravation à une vitesse record de la crise sociale», affirme travailler sur un plan de relance économique, qu’il doit présenter incessamment.</p>



<p>Depuis mars dernier le pays, qui croule sous le poids d’une dette de 92 milliards de dollars, représentant 170% de son PIB, s’est déclaré officiellement en défaut de paiement (faillite), pour la première fois dans son histoire. Il a demandé l’aide du FMI. Mais, une partie de la classe politique méfiante craint <em>«la mise sous tutelle»</em> du pays et la perte de toute autonomie économique au profit de ce dernier.</p>



<p>Derrière ces crises économique et sociale se profile aussi une crise politique et institutionnelle. Les Libanais ne manifestent pas seulement pour améliorer leur ordinaire, mais aussi pour dénoncer la corruption et l’incompétence de leurs gouvernants. Ils réclament un<em> «nouveau Liban» </em>démocratique, débarrassé de son confessionnalisme. </p>



<p>Le système politique établi sous la tutelle française à l’indépendance du pays, devenu archaïque, a atteint ses limites depuis longtemps, selon la majorité des jeunes manifestants. Ils exigent son abandon. </p>



<p>Ce système prévoit un partage du pouvoir entre les trois principales confessions du pays, avec notamment un président de la république chrétien maronite, un chef du gouvernement musulman sunnite et un président de l’assemblée musulman chiite. </p>



<p>Le système politique gravite par ailleurs autour des ce qu’on appelle au Liban les <em>«grandes familles»</em>, qui sont accrochées au pouvoir et à ses avantages. Les manifestants qui brandissaient en octobre dernier à Beyrouth et Tripoli le slogan : <em>«Ni chrétiens, ni musulmans, unité nationale</em>», savent qu’il sera sans doute difficile de les en déloger et que le chemin de la réforme sera long. Il reste en effet jalonné de peurs et de méfiance réciproques, dans une région qui est une véritable poudrière prête à exploser à tout moment.</p>
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