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	<title>Archives des Saber Mansouri - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Saber Mansouri - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Entretien : Saber Mansouri explore les marges de l’histoire française contemporaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:32:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[tirailleurs sénégalais]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'écrivain tunisien Saber Mansouri plonge dans les zones périphériques de l’histoire contemporaine de la France,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/13/entretien-saber-mansouri-explore-les-marges-de-lhistoire-francaise-contemporaine/">Entretien : Saber Mansouri explore les marges de l’histoire française contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors de l’événement à la Librairie Îles aux Mots de Marseille, où plusieurs personnes étaient présentes, j’ai eu l’occasion de découvrir l’ouvrage de Saber Mansouri * ‘‘Quand la France perd le Sud et les siens’’. Une histoire contemporaine par la marge. L’auteur m’a ouvert une fenêtre sur l’histoire contemporaine de la France, loin des discours traditionnels, en nous invitant à plonger dans les zones périphériques de cette histoire, là où vivent ceux souvent ignorés par le récit officiel. À travers cet ouvrage, l’écrivain tunisien questionne la république, ses fractures sociales et la place de ceux qui, en raison de leur origine ou de leur situation, ont été relégués à l’ombre du «centre». Un ouvrage audacieux où se croisent histoire, littérature et mémoire collective.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-15172946"></span>



<p><strong><em>Kapitalis&nbsp;: Vous explorez la notion de marge comme clé de lecture de l’histoire française contemporaine. Selon vous, pourquoi est-il essentiel de se tourner vers ces récits périphériques pour mieux comprendre la République et ses contradictions ?</em></strong></p>



<p><strong>Saber Mansouri&nbsp;:</strong> Je suis la trace laissée par Dostoïevski grâce à sa sentence sublime : l’histoire ne révèle sa propre essence qu’à ceux qu’elle a au préalable exclus d’elle-même. Et je pense qu’il est salutaire, inspirant aussi, de chercher la lumière dans l’ombre, de faire parler la marge pour donner à lire la vérité et une histoire à hauteur de la réalité et de l’humanité.</p>



<p>Les figures que j’analyse dans ce livre nous dévoilent véritablement l’essence de l’histoire française contemporaine : après avoir perdu le Sud, l’Afrique donc, la France perd ses <em>«cités»</em> et ses <em>«jeunes de banlieue»</em>. En un mot, la république n’est plus un bien commun.</p>



<p><strong><em>Votre livre traverse des moments historiques allant des tirailleurs africains à Karim Benzema. Comment avez-vous sélectionné ces figures et ces périodes, et que disent-elles de l’évolution des rapports entre la France et ses marges ?</em></strong></p>



<p>Ce sont des figures humaines, des femmes et des hommes qui ont la grâce de donner à voir le tapis français qui se défait depuis les années 70 du XIX<sup>e</sup> siècle jusqu’à Karim Benzema, le dernier esthète balle aux pieds. Pourquoi se défait-il ? À cause d’une conception politique française qui n’embrasse pas les habitants de son propre empire : il est dangereux de faire citoyen d’une nation un individu dont le cœur est ailleurs, dit-on. Et cet individu, c’est le musulman, bien entendu, son cœur et son esprit seraient soumis à la voix d’Allah.</p>



<p>Dans cet essai, je parle aussi de Franck Ribéry, un autre joueur de foot à qui on reproche sa grammaire médiocre (oui, il y a des livres sur le parler Franck Ribéry, comme si un joueur de football était chargé de la rédaction du dictionnaire de l’Académie française). Une république où règne une fracture entre le bon et le mauvais Français n’en est pas une !</p>



<p><strong><em>Vous parlez de ces «vies françaises et étrangères» dépossédées du pouvoir d’écrire leur propre histoire. Quel rôle la littérature et la recherche peuvent-elles jouer pour redonner une voix à ces populations ?</em></strong></p>



<p>Contrairement à la politique, la littérature est capable de tout, notamment le pouvoir de sortir ces figures de l’ombre pour les remettre à l’endroit, au cœur de l’histoire d’une nation, d’un pays, d’un continent, ou du village. Et pour réaliser ce don, l’écrivain est appelé à sortir de lui-même, de se débarrasser de ses certitudes et de ses préjugés pour embrasser le monde qui l’entoure et écrire à hauteur d’humanité et du réel.</p>



<p><strong><em>Pourquoi ce titre ‘‘Quand la France perd le Sud et les siens’’ ?</em></strong></p>



<p>Parce qu’il est beau. Il décrit bien le tapis français défait : la perte des siens aujourd’hui après avoir perdu le Sud, son propre empire.</p>



<p>* <em>Saber Mansouri est né en 1971 à Nefza, dans le nord-ouest de la Tunisie. Docteur en histoire grecque ancienne, il a enseigné pendant vingt ans l’Antiquité grecque à l’université. Auteur de plusieurs livres, il se distingue par ses réflexions profondes sur la relation entre les marges et le centre, l’histoire et les mémoires effacées. En 2024, il publie  ‘‘Paris est une dette’’, un roman publié aux éditions Elyzad, ainsi que l’essai ‘‘Quand la France perd le Sud et les siens’’. Une histoire contemporaine par la marge aux éditions Passés composés, dans lequel il interroge la manière dont les populations marginalisées sont reléguées à l’histoire périphérique, tout en portant un regard critique sur la République française.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="r8TQV6eD2Z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/11/en-lice-pour-le-prix-comar-saber-mansouri-et-lillusion-francaise/">En lice pour le Prix Comar : Saber Mansouri et l&rsquo;illusion française</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En lice pour le Prix Comar : Saber Mansouri et l&rsquo;illusion française » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/11/en-lice-pour-le-prix-comar-saber-mansouri-et-lillusion-francaise/embed/#?secret=IQSxshcgO6#?secret=r8TQV6eD2Z" data-secret="r8TQV6eD2Z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Le Maghreb des Livres rend hommage à Abdelwaheb Meddeb</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/22/le-maghreb-des-livres-rend-hommage-a-abdelwaheb-meddeb/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 May 2024 10:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Azza Filali]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Redissi]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb des Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Saber Mansouri]]></category>
		<category><![CDATA[Walid Amri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un hommage sera rendu à l'écrivain tunisien Abdelwahab Meddeb à la 30e édition du Maghreb des Livres, à Paris. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/22/le-maghreb-des-livres-rend-hommage-a-abdelwaheb-meddeb/">Le Maghreb des Livres rend hommage à Abdelwaheb Meddeb</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La 30e édition du Maghreb des Livres se tiendra les samedi 1er et dimanche 2 juin 2024, dans les salons de l’Hôtel de ville de Paris (3 rue de Lobau, Paris 4<sup>e</sup>). Les lettres marocaines y seront à l’honneur.</em></strong></p>



<span id="more-12899330"></span>



<p>Le public parisien pourra y retrouver&nbsp;des milliers d’ouvrages&nbsp;(romans, essais, BD, beaux livres, édités en France ou au Maghreb) vendus par les libraires partenaires autour de la grande librairie centrale, de la librairie jeunesse et de la librairie «langue arabe».</p>



<p>Une centaine d’auteur(e)s&nbsp;y seront présents en dédicace. Le public pourra assister à des&nbsp;cafés littéraires&nbsp;et à une trentaine d’entretiens&nbsp;avec des auteurs, menés par des journalistes littéraires</p>



<p>Une quinzaine de débats&nbsp;seront organisés autour des thèmes les plus divers concernant la France, le Maghreb, la Méditerranée, les savoirs, la culture et le vivre ensemble.</p>



<p>Entrée libre Parmi les auteurs tunisiens présents à ce salon, on pourrait citer <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/22/en-lice-pour-le-prix-comar-azza-filali-ou-le-roman-comme-quete-de-soi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Azza Filali</a> (Comar d&rsquo;or 2024 pour son roman<em> « Malentendues »</em>), <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/11/en-lice-pour-le-prix-comar-saber-mansouri-et-lillusion-francaise/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Saber Mansouri</a>, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/30/en-lice-pour-le-prix-comar-walid-amri-et-lunivers-glauque-de-la-migration-clandestine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Walid Amri</a> et Hédia Khadar. </p>



<p>Un hommage sera aussi rendu à<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/07/alain-rey-et-salah-stetie-lhommage-a-abdelwahab-meddeb/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Abdelwahab Meddeb</a>, avec la participation de<strong> </strong>Hamadi Redissi, Benjamin Stora et Maati Kabbal (modérateur), en présence de Amina et Hinde, l’épouse et la fille de l’écrivain tunisien décédé le 6 novembre 2014.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/22/le-maghreb-des-livres-rend-hommage-a-abdelwaheb-meddeb/">Le Maghreb des Livres rend hommage à Abdelwaheb Meddeb</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>En lice pour le Prix Comar : Saber Mansouri et l&#8217;illusion française</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/11/en-lice-pour-le-prix-comar-saber-mansouri-et-lillusion-francaise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 07:04:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Comar]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Saber Mansouri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Saber Mansouri puise dans son propre vécu pour raconter les tribulations d’un étudiant tunisien dans un Paris des illusions perdues. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/11/en-lice-pour-le-prix-comar-saber-mansouri-et-lillusion-francaise/">En lice pour le Prix Comar : Saber Mansouri et l&rsquo;illusion française</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son quatrième roman ‘‘Paris est une dette’’ (éd. Elyzad, Tunis 2024, 208 pages), Saber Mansouri puise dans son propre vécu pour raconter les tribulations d’un étudiant tunisien dans une «ville qui n’estime pas ceux et celles qui la désirent».</em></strong></p>



<p>Par <strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-12435237"></span>



<p>Le titre paraphrase celui du célèbre roman <em>‘‘Paris est une fête’’</em> où Ernest Hemingway raconte son séjour, dans les années 1920, dans la capitale française où il vécut, disait-il, <em>«pauvre mais heureux»</em>.</p>



<p>Ce n’est pas le cas du narrateur de <em>‘‘Paris est une dette’’</em>, le jeune tunisien Nader, débarqué de sa Montagne Blanche dans le Paris d’aujourd’hui pour soutenir une thèse de doctorat à la Sorbonne sur le verbe et la piété chez Bossuet et qui, pour pouvoir s’inscrire à l’université  et avoir une carte de séjour au pays de Bossuet a besoin d’une lettre d’accueil signée par, Alphonse de Bonté, son directeur de thèse, document qui lui permettra d’obtenir un visa d’études <em>«perle rare par les temps qui courent et cette atmosphère qui sent le renfermé, la moisissure et la décadence de la France»</em>, lui dit-il, lors de leur première rencontre. Et parce que <em>«l’université ne vous donnera jamais une bourse d’études pour un sujet pareil»</em>, il lui conseille de choisir un autre sujet, puis lui propose tout de go de l’épauler pour traduire  de l’arabe les ‘‘<em>Epitres des Frères de la pureté</em>’’ dans la perspective d’une publication dans une prestigieuse collection. <em>«En plus de la traduction qui est bien payée, vous aurez vingt-cinq pour cent de ce que je toucherai»</em>, lui lance-t-il. C’est la condition pour l’inscrire en thèse et lui donner les attestations nécessaires pour les papiers, à commencer par la carte d’étudiant. Il n’y a donc plus de choix possible. C&rsquo;est à prendre ou à laisser…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le boucher des illusions</h2>



<p><em>«A Paris, l’abandon est une guillotine qui t’anéantit, il faut faire comme les anciens Chinois, dire oui, jamais non, savoir composer avec l’adversité tout en douceur, bien entendu»</em>, lui dira Hafid, le Marocain, l’un des deux veilleurs de nuit à l’hôtel (le second est Tunisien) où il a passé les sept premières nuitées après son arrivée à Paris, et qui garde l’hôtel la nuit et écrit sa thèse la journée. <em>«Au fond</em>, ajoute-t-il<em>, je suis un ingrat, un homme perdu, séduit par le verbe et l’illusion française? La peine est mon salaire pour survivre dans cette ville hostile, une capitale qui a ce pouvoir inouï de te faire oublier ton âme et l’endroit d’où tu viens».</em></p>



<p>Ce sera aussi, on l’a compris, le destin de Nader qui multipliera les petits boulots dans les hôtels pour survivre et boire le verre de la désillusion jusqu’à la lie. Il travaillera dans un hôtel, un restaurant et une boucherie, métier qu’il avait exercé au pays aux côtés de son père.</p>



<p><em>&nbsp;«Paris est la demeure de la désillusion, pensai-je, c’est une ville qui n’estime pas celles et ceux qui la désirent»</em>, dira le narrateur vers la fin de ce qui est vécu comme une descente en enfer. Alors que les mots de Yahya, le gardien de nuit des échoppes de la Montagne blanche, d’où il était venu, le mettant en garde, à la veille de son départ vers la France, résonnent encore dans son esprit&nbsp;: <em>«Ne jamais perdre de vue la réalité, mon enfant; n’oublie pas d’où tu viens, n’invente pas un destin qui n’est pas le tien, ne te mens pas à toi-même, évite de devenir un illusionniste sans pouvoir magique, un ambitieux sans le sou»</em>. Et ce sont exactement les pièges où il s’est laissé tomber. Il se souviendra longtemps de ce qu’un policier a lancé à son collègue, en feuilletant son passeport à son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-De Gaulle&nbsp;: <em>«Ces jeunes sont fous, ils quittent leur pays pour faire des études et finissent par devenir livreurs Uber Eats ou veilleur de nuit dans des hôtels miteux»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sac de la Parisienne</h2>



<p><em>‘‘Paris est une dette’’</em> se lit d’une seule traite. L’humour aidant, souvent corrosif, on apprécie les analyses socioculturelles dont le narrateur enrichit son récit : le contact entre l’Arabe et l’Européen, Français de surcroît, n’est pas exempt de malentendus, de sous-entendus, et même de partis-pris, le racisme implicite, sous-jacent et non moins perfide, n’est jamais loin, comme dans la scène de la Parisienne, dans un bistrot, qui fait tout un ménage pour essayer de mettre son sac à main hors de portée de l’Arabe assis dans la table à côté. Des pages succulentes qui font à la fois rire et pleurer.</p>



<p>Né en 1971 en Tunisie, disciple de Pierre Vidal-Naquet, helléniste et arabisant, Saber Mansouri enseigne actuellement à l’École pratique des hautes études. Il est le fondateur de la collection <em>“Maktaba-Bibliothèque” </em>chez Fayard en 2003, destinée à faire connaître des textes inédits de la culture arabo-musulmane. Il a également publié divers articles dans des revues spécialisées.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Un printemps sans le peuple » de Saber Mansouri : Le triste constat de la Révolution tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/17/un-printemps-sans-le-peuple-de-saber-mansouri-le-triste-constat-de-la-revolution-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2023 09:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[éditions Passés composés]]></category>
		<category><![CDATA[IFT]]></category>
		<category><![CDATA[Saber Mansouri]]></category>
		<category><![CDATA[Un printemps sans le peuple]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’écrivain tunisien Saber Mansouri présentera son dernier ouvrage «&#160;Un printemps sans le peuple&#160;» le 31 janvier à l’Institut Français de Tunisie (IFT). Un essai sur la désillusion post-révolution en Tunisie où comment la démocratie, tout comme l’autoritarisme se fait sans les citoyens. Universitaire, historien et auteur de plusieurs essais et romans, Saber Mansouri a récemment...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/17/un-printemps-sans-le-peuple-de-saber-mansouri-le-triste-constat-de-la-revolution-tunisienne/">« Un printemps sans le peuple » de Saber Mansouri : Le triste constat de la Révolution tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>L’écrivain tunisien Saber Mansouri présentera son dernier ouvrage «&nbsp;Un printemps sans le peuple&nbsp;» le 31 janvier à l’Institut Français de Tunisie (IFT). Un essai sur la désillusion post-révolution en Tunisie où comment la démocratie, tout comme l’autoritarisme se fait sans les citoyens.</strong></em></p>



<span id="more-6087632"></span>



<p>Universitaire, historien et auteur de plusieurs essais et romans, Saber Mansouri a récemment publié «&nbsp;<em>Un printemps sans le peuple&nbsp;: Une histoire arabe usurpée, janvier 2011 – novembre 1911</em>&nbsp;» aux éditions Passés/composés.</p>



<p>Du XIXe siècle jusqu&rsquo;au temps présent, les révolutions sont célébrées comme des moments du génie du peuple, mais Saber Mansouri fait le constat d’une Tunisie où «<em>&nbsp;il n&rsquo;y a aucun nouvel art de gouverner. Après avoir vécu longtemps sous l&rsquo;autoritarisme contre le peuple, les Tunisiens découvrent la démocratie sans les citoyens</em>.&nbsp;»</p>



<p>Dans le cadre de sa programmation du mois de janvier, l’IFT invite Saber Mansouri pour une rencontre autour de son essai «&nbsp;<em>Un printemps sans le peuple</em>&nbsp;», qui sera modérée par l’universitaire Baccar Gherib, et qui sera suivie d’une séance de dédicace.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Prix de littérature de l&#8217;Union Européenne : La Tunisie représentée par trois livres</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/prix-de-litterature-de-lunion-europeenne-la-tunisie-representee-par-trois-livres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 16:25:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amin Al Ghazzi]]></category>
		<category><![CDATA[Bechir Garbouj]]></category>
		<category><![CDATA[EUPL]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Créative Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[littérature tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Prix de la littérature de l&#039;Union Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Saber Mansouri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie sera pour la première fois représentée dans le prestigieux concours de littérature européen « European  Union Prize for Literature EUPL » (Prix de la littérature de l’Union Européenne), et ce avec trois livres. Dans le cadre d’Europe Créative (programme de financement de l’Union Européenne pour les secteurs de la culture et de la création), 14 pays...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/prix-de-litterature-de-lunion-europeenne-la-tunisie-representee-par-trois-livres/">Prix de littérature de l&rsquo;Union Européenne : La Tunisie représentée par trois livres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Untitled-1-3.jpg" alt="" class="wp-image-346948"/></figure></div>



<p><strong><em>La Tunisie sera<strong><em> pour la première fois </em></strong>représentée dans le prestigieux concours de littérature européen « European  Union Prize for Literature EUPL » (Prix de la littérature de l’Union Européenne), et ce avec trois livres.</em></strong></p>



<span id="more-346943"></span>



<p>Dans le cadre d’Europe Créative (programme de financement de l’Union Européenne pour les secteurs de la culture et de la création), 14 pays sont cette année en lice pour le Prix de littérature de l’Union Européenne, dont la Tunisie qui participe avec trois livres différents ayant été préalablement sélectionné par un jury tunisien présidé par l’écrivaine, universitaire et directrice de la Bibliothèque nationale de Tunisie Raja Ben Slama.</p>



<p>Il s’agit d’un livre en langue arabe : « The night of 14 January 2011 » d’Amin Al Ghazzi aux éditions Zayneb et deux en langues française : « L’Emirat » de Béchir Garbouj aux éditions Demeter et « Sept morts audacieux et un poète assis » de Saber Mansouri aux éditions Elyzad.</p>



<p>Les lauréats seront annoncés le 18 mai prochain lors d’un événement numérique.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Fawz Benali</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/26/prix-de-litterature-de-lunion-europeenne-la-tunisie-representee-par-trois-livres/">Prix de littérature de l&rsquo;Union Européenne : La Tunisie représentée par trois livres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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