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	<title>Archives des Saint-Augustin - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Saint-Augustin - Kapitalis</title>
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		<title>Le pape Léon XIV en Algérie &#124; Programme encadré, enjeux implicites</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 06:33:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La visite du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril 2026, s’inscrit dans un cadre strictement balisé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/">Le pape Léon XIV en Algérie | Programme encadré, enjeux implicites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La visite du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril 2026, s’inscrit dans un cadre strictement balisé. Deux jours, deux villes, deux registres clairement définis. Mais derrière ce programme maîtrisé, se dessine une séquence plus complexe, où diplomatie, mémoire et souveraineté s’entrecroisent, révélant des enjeux qui dépassent largement le seul cadre religieux.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18637488"></span>



<p>Lundi 13 avril, à Alger, tout relève d’un protocole millimétré. Dès son arrivée, le souverain pontife est accueilli par les plus hautes autorités de l’État, dans une mise en scène qui rappelle l’importance accordée à cette visite. Le recueillement au Mémorial des Martyrs inscrit d’emblée le déplacement dans une reconnaissance de l’histoire nationale algérienne, marquée par la lutte pour l’indépendance.</p>



<p>La suite du programme confirme cette logique d’encadrement. Entretiens officiels, discours calibrés, échanges institutionnels : chaque moment est pensé pour éviter toute ambiguïté. La visite de la Grande Mosquée d’Alger constitue à cet égard un passage clé. Elle souligne la place centrale de l’islam dans la société algérienne et rappelle que toute ouverture interreligieuse s’inscrit ici dans un cadre défini par l’État.</p>



<p>Le message est clair : ouverture, mais sous contrôle. Même l’incident sécuritaire signalé dans la région de Blida, en marge de cette première journée, n’a pas perturbé le déroulé officiel. Il rappelle toutefois que ce type de visite reste un moment sensible, où la stabilité affichée repose sur des équilibres fragiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Annaba : la mémoire comme levier</h2>



<p>Mardi 14 avril, le déplacement vers Annaba introduit un changement de ton. Le programme prévoit une visite du site antique de Hippone, suivie d’une messe à la basilique dédiée à Saint Augustin.</p>



<p>Ici, le Vatican déplace le centre de gravité de la visite. Il ne s’agit plus seulement de dialogue contemporain, mais d’un travail sur la mémoire. En se rendant à Hippone et en célébrant une messe dans un lieu chargé d’histoire, le pape réactive une référence majeure : celle d’une Afrique du Nord qui fut, avant l’islamisation, un foyer intellectuel du christianisme.</p>



<p>La figure de Saint Augustin, penseur né en Numidie, devient alors un point d’ancrage stratégique. Elle permet de relier passé et présent, local et universel, dans une mise en récit qui dépasse les frontières nationales. Ce choix, loin d’être anodin, inscrit la visite dans une temporalité longue, où l’histoire est mobilisée comme levier d’influence.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-18637523" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1024x682.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Entre souveraineté et récit universel</h2>



<p>En respectant scrupuleusement le programme — Alger pour la diplomatie, Annaba pour la mémoire — la visite révèle une double dynamique. D’un côté, une Algérie soucieuse de préserver sa souveraineté et de contrôler les cadres du discours, en veillant à ce que chaque étape reste conforme à ses équilibres politiques et religieux. De l’autre, un Vatican qui investit le terrain symbolique, là où les marges de manœuvre sont plus larges et les effets plus durables.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de prosélytisme direct, mais d’une stratégie plus subtile. En réactivant certaines références historiques, le Saint-Siège cherche à réinscrire l’Afrique du Nord dans une cartographie spirituelle globale, où le christianisme retrouve des racines anciennes susceptibles d’être mobilisées dans le présent.</p>



<p>Brève dans sa durée, la visite du pape Léon XIV n’en est pas moins dense dans ses implications. Elle met en lumière un dialogue feutré, où chaque geste, chaque lieu et chaque symbole participent d’une construction plus large : celle d’un rapport en constante négociation entre souveraineté nationale et récit universel.</p>
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		<title>« Confessions de Saint-Augustin ou la passion de transmettre » à la Bibliothèque diocésaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 22:14:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque diocésaine]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Audebrand]]></category>
		<category><![CDATA[Médina]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Augustin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Bibliothèque diocésaine organise une présentation des « Confessions de Saint-Augustin ou la passion de transmettre » par sœur Françoise Audebrand, résidente en Tunisie depuis de nombreuses années. L&#8217;évènement organisé dans le cadre du cycle initié en début d&#8217;année autour des « Grandes figures du christianisme antique en Tunisie », aura lieu ce mardi 25 novembre 2025 à 10h...</p>
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<p><strong><em>La Bibliothèque diocésaine organise une présentation des « Confessions de Saint-Augustin ou la passion de transmettre » par sœur Françoise Audebrand, résidente en Tunisie depuis de nombreuses années.</em></strong></p>



<span id="more-17971849"></span>



<p>L&rsquo;évènement organisé dans le cadre du cycle initié en début d&rsquo;année autour des « Grandes figures du christianisme antique en Tunisie », aura lieu ce mardi 25 novembre 2025 à 10h à Bibliothèque diocésaine (des sciences des religions) au centre de la Médina de Tunis</p>



<p>Dans son exposé, sœur Françoise propose une relecture du chemin spirituel de Saint-Augustin, dans une démarche qui pourrait éclairer le nôtre, dans toute l&rsquo;épaisseur de notre humanité.</p>



<p>Ni lecture théologique, ni réflexion philosophique, le travail de sr Françoise explore le chemin de conversion que Dieu a fait faire à Augustin à travers les événements de sa vie.</p>
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		<title>Carthage, la «Tunisienne» &#124; Nos ancêtres les Massyles (2-2)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dougga, au nord-ouest de l'actuelle Tunisie chef-lieu de la grande circonscription punique de la Tusca, qui englobait une cinquantaine de cités.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/">Carthage, la «Tunisienne» | Nos ancêtres les Massyles (2-2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Souvent, les historiens de l’antiquité, aussi bien latins que grecs, ne faisaient allusion aux royaumes limitrophes à la grande cité qu’incidemment, lorsqu’ils étaient associés pour soutenir Carthage dans ses conflits contre Rome. Le meilleur exemple est celui du royaume Massyle qui bordait le territoire de Carthage et entretenait des relations étroites à tous les niveaux.</em></strong><em> (Ph. Dougga, au nord-ouest de l&rsquo;actuelle Tunisie fut le chef-lieu de la grande circonscription punique de la Tusca, qui englobait une cinquantaine de cités)</em>.</p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-16958003"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ce royaume est mentionné par Hésianax, dès l’époque de la première guerre punique<sup>(1)</sup>. Son existence aurait débuté avec Zelalsen puisqu’à la fin du II<sup>e</sup> siècle Av. J.-C., son roi, Gaia, fils de Zelalsen et père de Massinissa, est déjà l’héritier d&rsquo;une dynastie, sinon son descendant direct<sup>(2)</sup>. L’apparition du royaume au IV<sup>e</sup>&nbsp;siècle&nbsp;av. J.-C. comme une entité stable et établie, avec l’émergence d’une dynastie régnant sur des territoires qui s’étendent de Thugga (Dougga) à l’Ampsaga (Oued Rhumel) est confirmée. Cependant, il va décroitre progressivement durant le règne de Gaïa.</p>



<p>En effet, à partir de 240 av. J.-C., Carthage procède à une occupation progressive de la sphère Massyle.</p>



<p>Cependant, on est bien obligé de constater une connaissance encore rudimentaire et insuffisante de la géographie historique des confins de Carthage, traduite d’ailleurs par l’absence, jusqu’ici, d’un véritable travail monographique et détaillé sur le sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle de Dougga dans l’antiquité carthaginoise ?</h2>



<p>Ce qui est par contre prouvé, c’est que <em>«Thugga était déjà, à la fin du IV<sup>e</sup> siècle avant J.-C., au dire de Diodore de Sicile, “d’une belle grandeur”»</em>. Cité importante, ce qui a amené certains historiens à l’identifier comme la première capitale du royaume Massyle et le foyer originel de la dynastie. Selon d’autres, elle serait même le chef-lieu de la grande circonscription punique de la Tusca, qui englobait une cinquantaine de cités comme l’affirme Appien. Ce rôle de premier plan, qu’elle semble avoir joué dans l’histoire de la région, a livré les plus anciennes inscriptions libyques datées&nbsp;: <em>«C’est le seul site où se trouve attestée l’utilisation de l’épigraphie libyque pour des inscriptions publiques. Le plus connu de ses vestiges est le célèbre mausolée dit d’Atban, monument, datable de la 2<sup>e</sup> moitié du II<sup>e</sup> siècle avant J.-C. Promue au rang de résidence royale sous Massinissa et ses successeurs, elle devint l’une des villes principales du royaume numide&#8230;»</em><sup>(3)</sup>. Le célèbre mausolée dit d’Atban situé à la lisière sud du site était vraisemblablement un cénotaphe dédié au roi Massinissa<sup>(4)</sup>.</p>



<p>La chronologie du royaume Massyle et de sa dynastie commencerait donc avec Zelalsen, le père de Gaïa. Cependant, les données archéologiques pourraient faire remonter l’hypothèse de l’émergence du royaume des Massyles au IV<sup>e</sup>&nbsp;siècle&nbsp;av. J.-C. Le roi Aylimas est mentionné comme régnant en 310 av. J.-C. sur le territoire directement voisin de Carthage dans le récit de Diodore. Par ailleurs, un site officiel précise que Massinissa (203-148 av. J.-C.)<sup>(5)</sup> était né à Thugga (Dougga) <em>«au nord de l’actuelle Tunisie»</em>, ce qui témoigne encore de la justesse de la localisation du foyer principal de la dynastie à Thugga.</p>



<p>Entre 212 et 206 av. J.-C. le roi des Massyles, Gaia, envoya son fils Massinissa à la tête d’un contingent de troupes, en Espagne aux côtés des Carthaginois. Le décès de Gaia nécessita le retour précipité de Massinissa, pour défendre ses droits à la succession, menacés tant par des prétendants que par le royaume voisin des Masayesyles. Mais s’il obtint gain de cause en écartant ses rivaux, il fut dépossédé de son trône par Syphax le roi des Masaesyles. Massinissa fut contraint à l’exil avant de reprendre ses possessions et de régner pendant 54 ans jusqu’à sa mort en 148 av. J.-C.</p>



<p>Jugurtha, le petit-fils de Massinissa, est <em>«revendiqué par la Tunisie»</em>, légitimement parmi les personnalités marquantes. La Table de Jugurtha&nbsp;est un site historique à Kalâat-Es-Senan dans la région du Kef en Tunisie. D’autres illustres figures le sont comme Saint-Augustin (354-430), Saint-Cyprien (200-258), Tertullien (150-230), Apulée (125-170), représentent ce grand héritage intellectuel dans lequel les Tunisiens se reconnaissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les marqueurs indélébiles de l’histoire tunisienne</h2>



<p>Tous ces marqueurs de l’histoire tunisienne et leurs relations avec un territoire à un moment donné, sont des indices sur la formation et les transformations des frontières. L’archéologie en tant que segmentation de l’espace, montre une frontière perçue – et vécue – tout au long de l’histoire.</p>



<p>La configuration territoriale du royaume massyle se situe <em>«entre la rivière Ampsaga et les territoires de Carthage»</em><sup>(6)</sup>. Sous l’empereur Constantin (306-337), toute la partie orientale fut gouvernée de fait par un légat représentant le proconsul de Carthage. Cette région était riche en terroirs et en villes&nbsp;: notamment Madaure, Thagaste, mais aussi Calama, Thibilis, Théveste…</p>



<p>Outre cet élément géographique, il y a le rayonnement culturel linguistique. Cette influence a été profonde et le punique faisait aussi partie, on l’a démontré, de la filiation linguistique. Saint- Augustin&nbsp;témoigne :<strong> «</strong><em>Demandez à nos paysans qui ils sont : ils répondent en punique qu’ils sont des&nbsp;Chenani </em>(Cananéens)». Il mentionnait aussi que dans les environs d’Hippone (<em>Fussalla</em>), les habitants parlaient un patois punique. Dans une lettre au Pape&nbsp;<em>Celestin</em>&nbsp;en 422, il recommandait un évêque<strong> (</strong><em>punica lingua esset instructus</em><strong>&nbsp;) </strong>pour une localité proche. Dans d’autres écrits il laissait comprendre que les habitants de Calama (Guelma) utilisaient le punique et que lui-même avait besoin d’un&nbsp;<em>punicum interpreteus</em>&nbsp;pour s’entretenir avec les donatistes.</p>



<p>Après 146 av. J.-C., Rome découpa les territoires carthaginois en quatre provinces : <em>la Proconsulaire </em>(désignation comme le grenier à blé de Rome et qui couvrait les espaces s&rsquo;étendant autour de Tunis et incluant Annaba). <em>La Numidie </em>au centre et au sud jusqu&rsquo;aux confins sahariens. <em>La Maurétanie césarienne</em>, <em>La Maurétanie tingitane</em><sup>(7)</sup>. Carthage connait une nouvelle période de prospérité même sous l’occupation romaine, jusqu’à la chute de l’empire romain, au 5<sup>e</sup>&nbsp;siècle. La domination romaine fut remplacée, brièvement, par celle des Vandales, qui font de Carthage la capitale de leur royaume. Carthage est ensuite conquise, temporairement, par l’Empire byzantin, jusqu’à l’avènement de la religion musulmane, au 7<sup>e</sup>&nbsp;siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La résilience de l’État tunisien à travers les siècles </h2>



<p>La longue période de transition de l’Antiquité à l’époque médiévale témoigne de la résilience de l’État tunisien sous plusieurs dynasties. Un éclairage rapide atteste de la permanence d’un État dont les frontières dépassent de loin celle que le colonialisme français fixera.</p>



<p>La dynastie aghlabide, entre 800 et 909, gouverne depuis Kairouan, comprenant la Tunisie, le Constantinois et la Tripolitaine, une période riche donnant une réelle autonomie à la Tunisie.</p>



<p>Le troisième temps concerne la période fatimide (909-973)avec comme capitale Mahdia, englobant la Tunisie, s’étendant de l’est de l’ancien Constantinois à la Tripolitaine. Puis les zirides, un Émirat vassal de l’Empire fatimide (972-1048), puis Émirat indépendant (1048-1148), avec pour capitale Kairouan (984-1057) Mahdia (1057-1148). Les Hafsides (1228-1574) s’émancipent à la faveur de la chute de l’Empire almohade et en deviennent indépendants en 1236 avec pour capitale Tunis.</p>



<p>Après la disparition des califats arabes, les pachas de l’Empire ottoman organisaient Ifrikya en trois provinces : Alger en 1518, Tunis et Tripoli 1574. En 1613,Mourad Corso fonde la première dynastie des beys de Tunis qui jouit d’une certaine autonomie par rapport au sultan ottoman. Le territoire est géré dans le cadre de l’empire ottoman, successivement par deux dynasties : les Mouradites (1612-1705)&nbsp;: et les Husseinites (1705-1957) avec Hussein Ben Ali en tant que bey de Tunis. Il instaure une monarchie placée sous la souveraineté des Ottomans…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stopper le pillage de notre patrimoine</h2>



<p>L’évolution des frontières tunisiennes a été un processus complexe, marqué par des périodes de conflits, de négociations et de consolidations territoriales. Finalement, c’est l’administration coloniale française qui les a tracés au cordeau, en tant qu’entreprise de domination fondée sur la prise de possession d’un espace par une puissance étrangère dans le but d’y imposer sa souveraineté et de l’exploiter dans son intérêt.</p>



<p>Cette modeste contribution ne prétend pas <em>«refaire»</em> l’Histoire mais aspire participer à rétablir quelques aspects constitutifs de notre conscience nationale que certains tentent d’usurper, car il est grand temps de se débarrasser des rognures de l’époque coloniale. Beaucoup de faits ont été déconstruits parce qu’ils ne favorisent pas un nouveau projet suprématiste en reptation, dont j’ai constaté les ébauches au cours de mes lectures et de mes navigations sur le net, -et je ne dois pas être le seul à le percevoir- en étant stupéfié par des gratte-papiers aux ordres, qui revendiquent ni plus ni moins des monuments de la conscience nationale tunisienne : Jugurtha et Massinissa, Saint-Augustin, etc…</p>



<p>Ces omissions ne se font-elles pas à l’ombre d’un patronage idéologique, dont l’objectif principal était d’ancrer l’idée que nos figures emblématiques ne font pas partie de l’histoire et du patrimoine tunisiens&nbsp;?</p>



<p>Je lance un appel à nos historiens, archéologues et chercheurs pour déployer un effort salutaire afin de stopper le pillage de notre patrimoine qui prend plusieurs formes. La plus manifeste est l’adoption par des supplétifs des thèses du colonialisme avec tout ce qui lui est sous-jacent, qui consiste à dépouiller un pays, par le mensonge et la négation de la vérité, de sa mémoire, de sa culture et des composants fondamentaux de sa conscience nationale.</p>



<p><em>* Écrivain.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>1-&nbsp; </em><em>Fragmenta Historicorum Graecorum, III, p. 10, n° 11.</em><em></em></p>



<p><em>2- Camps G., Origines du royaume massyle, 1967, p. 29-38.</em></p>



<p><em>3- Ali Dabbaghi dans&nbsp;Sites et Monuments L’Institut National du Patrimoine – Tunisie.</em></p>



<p><em>4- Khanoussi Mustapha. L&rsquo;évolution urbaine de Thugga (Dougga) en Afrique proconsulaire : de l&rsquo;agglomération numide à la ville africo-romaine. In: Comptes rendus des séances de l&rsquo;Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 147ᵉ année, N. 1, 2003. pp. 131-155.</em></p>



<p>5- <em>https://www.poste.dz › philately.</em></p>



<p>6- <em>Lugan, Bernard, Histoire des Algéries, Edition Ellipses, pages 6 et 7, janvier 2025.</em></p>



<p>7- <em>Epistola. CCIX. 2 &amp; 3. 75.</em></p>



<p><em>8- Euromed-IHEDN Conférence du 16 novembre 2021 Cycle 2021-2022 par M. Sadok Boubaker.</em></p>



<p><strong><em>Article précédent: </em></strong></p>



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<p></p>
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		<title>‘‘Africa quasi Roma’’: Quand les Berbères en perdaient leur latin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est bien sous l’égide musulmane que l’expression politique des aspirations berbères s’est parachevée, en particulier avec les empires Almoravide et Almohade.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’âme historique berbère, si tant est qu’il puisse en exister une, dont se réclament certains Maghrébins, y compris Tunisiens, on peut la caractériser par la frustration et le sentiment d’injustice, issus d’ambitions politiques légitimes (nationales?) jamais réalisées sous les Puniques ou les Romains. Et en dépit de l’antagonisme arabo-berbère, qui s’était exacerbé en Andalousie, c’est pourtant bien sous l’égide musulmane que l’expression politique des aspirations berbères s’est parachevée, en particulier avec les empires Almoravide et Almohade.</em></strong> <em>(Illustration : Saint-Augustin par Philippe de Champagne, détail).</em></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-8637926"></span>



<p>Après mille ans de présence, il ne reste plus rien de la présence romaine en Afrique, si ce n’est des ruines, celles-là même d’ailleurs que l’on retrouve en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, et naturellement, en Italie et dans les Balkans.</p>



<p>Le forum, le capitole, les thermes, le théâtre, les castellum et les remparts… Rome a reproduit à l&rsquo;infini son modèle partout où elle dominait, et dont l’armée, les institutions politiques, la cité, la religion, la hiérarchie sociale, l’exploitation agricole et le contrôle des communications terrestres et maritimes&nbsp;assuraient&nbsp;la pérennisation.</p>



<p>Certes ! Mais qu’y a t il eu de spécifiquement autochtone dans cette latinité imposée aux peuples qui habitaient la rive sud de la Méditerranée depuis la cyrénaïque jusqu’à la Tingitane?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’enjeu de la romanisation</h2>



<p>L’occupation romaine y avait débuté par un génocide de proportion colossale, la destruction totale de Carthage et le massacre de sa population, un acte d’autant plus odieux qu’il fut prémédité par le Sénat romain.</p>



<p>La culture punique a survécu semble-t-il dans les villes qui s’étaient ralliées aux envahisseurs pour éviter la destruction, jusque dans les bourgs reculés et les campagnes de Numidie et de Maurétanie.</p>



<p>Le fond culturel profond punique ne fut donc pas entamé et persista après l’adoption du christianisme par l’empire, ce que reconnaît Saint Augustin (Augustin d’Hippone). Simplement il ne trouva plus d’expression dans la sphère publique, mis à part les pratiques funéraires et quelques inscriptions épigraphiques.</p>



<p>Tout cela a donné lieu à une société dont les élites locales, les notables, jouaient par obligation et intérêt, d’autres diront duplicité, le jeu de la romanisation, tout en réservant l’expression de leur culture profonde à leur domaine intime. Mais en quoi la culture punique, elle-même importée, pouvait-elle intégrer l’âme berbère, au point d’en constituer une référence identitaire, même de substitution, face à la latinité triomphante?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jdbFw8IIPk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/locean-atlantique-musulman-le-rendez-vous-manque/">‘‘L’océan Atlantique musulman’’ : le rendez-vous manqué</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘L’océan Atlantique musulman’’ : le rendez-vous manqué » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/locean-atlantique-musulman-le-rendez-vous-manque/embed/#?secret=zenhmeU7Ff#?secret=jdbFw8IIPk" data-secret="jdbFw8IIPk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>En fait, les institutions romaines n’ont fait bien souvent que reproduire en les faisant évoluer celles préexistantes, et mis à part l’institutionnalisation de la langue il n’y eut donc pas de véritable rupture entre la cité punique et la latine.</p>



<p>D’autre part, l’âme punique sémitique&nbsp;trouva dans le culte du Saturne africain la substitution qui satisfaisait sa fascination révérencieuse du sacré. Mais qu’en a-t-il été de l’autochtone véritable, celui que l’on nomme Libyen ou Berbère, dans tout cela?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’âme historique berbère</h2>



<p>Doublement aliéné et dénué d’expression littéraire, l’autochtone ne pouvait qu’adopter les langages, les organisations et les cultures conquérantes, ou bien les dominantes comme le grec, langue des échanges internationaux parlée à la cour de Cirta, et pour préserver son âme un hénothéisme dénué de spéculation philosophique lui laissant toute latitude d’observer et de s&rsquo;adapter.</p>



<p>Ainsi l’histoire de la latinité fut-elle celle des colons de l’empire et de ceux parmi les autochtones qui réussirent&nbsp;à s’insérer dans l’ordre établi et qui finirent parfois par se révolter.</p>



<p>Pourquoi en fin de compte, la latinité a-t-elle fini par disparaître en Afrique du Nord?</p>



<p>En Europe, les peuples germaniques conquérants, les Wisigoths, les Francs, les Lombards et les Saxons, n’ont eu&nbsp;d’autre opportunité que de reproduire le modèle politique des Romains dans la recherche d’une légitimité, avec la collaboration décisive de l’église romaine catholique. Les royaumes ainsi créés, embryons des futurs Etats nationaux, ont&nbsp;diffusé directement&nbsp;par le langage, ou indirectement par le christianisme, la culture latine.</p>



<p>En Afrique, la seule tentative d’instaurer un royaume germanique, celle des Vandales, a fini par échouer, parce qu’ils n’avaient pas réussi à&nbsp;y intégrer les chefs berbères, sans lesquels toute domination n’aurait été qu’illusoire.</p>



<p>Mis&nbsp;à part le siècle et demi qui suivit la conquête, Rome puis Byzance ne permirent pas l’instauration d’Etats Garamante, Gétule, ou Musulame, parce que le blé et l’huile africains représentaient un enjeu économique trop&nbsp;important pour être laissés à la discrétion d’Etats alliés ou clients. C’était bien mal récompenser des alliés qui avaient activement participé aux guerres civiles que Rome avait menées sur leur propre territoire au prix de multiples dévastations.</p>



<p>On peut caractériser l’âme historique berbère si tant est qu’il puisse en exister une, par la frustration et le sentiment d’injustice, issus d’ambitions politiques légitimes (nationales?) jamais réalisées sous les Puniques ou les Romains. Et en dépit de l’antagonisme arabo-berbère qui s’était exacerbé en Andalousie, c’est pourtant bien sous l’égide musulmane que l’expression politique des aspirations berbères s’est parachevée, en particulier avec les empires Almoravide et Almohade. Ceux qui se trouvent aujourd’hui dans l’opportunité de brandir une identité politique berbère de substitution feraient bien de s’en souvenir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w18KymzEgs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/">‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/embed/#?secret=400D1lZv9o#?secret=w18KymzEgs" data-secret="w18KymzEgs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Il reste la survivance de l’être punique latin, prétentieux, avide d’honneurs, prêt à tous les compromis, sinon les compromissions, pour réaliser ses objectifs. Il a eu beau être chrétien, il n’en est pas moins devenu schismatique en étant donatiste, et même terroriste avec les circoncellions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’obligation d’obéir</h2>



<p>Néanmoins, c’est bien Augustin d&rsquo;Hippone, le roi du compromis, encore lui, qui fort des épîtres de Paul de Tarse, a fait obligation à l’esclave d’obéir à son maître et a rendu licite la participation au culte (désormais civil) de César dès lors que celui-ci fût devenu chrétien.</p>



<p>Aujourd’hui, le peuple, le nôtre, préfère un système autoritaire à une démocratie de notables, et si ces derniers font étalage de richesse dans un océan de misère, et jouent quelquefois les évergètes afin de masquer des ambitions politiques (Qalb Tounès), si le plus grand nombre de terroristes contemporains proviennent de nos contrées, cela a aussi pour origine l’esprit collectif qui depuis les âges les plus reculés, et bien avant l’arrivée de l’islam, se manifeste dans notre façon d’être qui nous avait valu d’être taxés de perfidie par nos tourmenteurs.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Africa, quasi Roma&nbsp;: 256 av. J.-C.-711 apr. J.-C.’’, de Jean-Marie Lassere, éditions CNRS, Paris 2015, 786 Pages.</em></strong></p>



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		<title>‘‘L’Histoire’’ : Carthage, Saint-Augustin, Ibn Khaldoun et le déterminisme de l’Histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Oct 2022 07:40:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La connaissance de l’Histoire, pour biaisée qu’elle soit, demeure salutaire pour éviter les erreurs qui en ont émaillé le cours, grâce au sens critique. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La connaissance de l’Histoire, pour biaisée qu’elle soit, demeure salutaire pour éviter les erreurs qui en ont émaillé le cours, grâce au sens critique, sans jamais perdre de vue l’effet du temps et l’ingratitude des mémoires. La relecture de ‘‘L’Histoire’’, le célèbre essai de l’historien des civilisations britannique Arnold Toynbee, le prouve, y compris par ses parti-pris, ses silences et ses oublis.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> * &nbsp;</p>



<span id="more-4458888"></span>



<p>L’Histoire a-t-elle un sens, une direction, une signification, ainsi que l’ont signifié les deux tunisiens, St Augustin et Ibn Khaldoun? Selon Arnold Toynbee, dans la perspective occidentale chrétienne qu’il partage, la réponse ne fait aucun doute. Son œuvre monumentale analyse la naissance, la croissance, l’apogée, le déclin, la mort, la renaissance, l’influence mutuelle des civilisations, en s’inspirant des nombreux exemples qui jalonnent le cheminement historique de l’humanité.</p>



<p>C’est là, à tout&nbsp;le&nbsp;moins, la vision d’un biologiste analysant un organisme vivant, sa création, et essayant d’en prévoir&nbsp;autant la fin que le cheminement des gènes dans les cellules d’autres êtres vivants. Et on peut comprendre qu’à l’époque actuelle un&nbsp;Yuval&nbsp;Harari ait pu envisager le cheminement de l’humanité selon une perception informatique, celle&nbsp; des échanges d’informations et des algorithmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Occident hellénique et cultures barbares</h2>



<p>Mais Toynbee, un sujet britannique, a réalisé son effort de réflexion avant la désintégration de l’Union Soviétique, et l’accession de la Chine à l’économie de marché. Cependant l’intérêt n’en est pas altéré, bien au contraire. Si l’hypothèse d&rsquo;une alternative chinoise à la civilisation mercantile occidentale que le cours chaotique du Maoïsme avait laissé entrevoir dans les années 60 du siècle dernier, fait aujourd’hui sourire, le travail de synthèse de l&rsquo;historien, à la recherche de repères dans le cheminement du temps, est impressionnant.</p>



<p>Le temps et la mémoire sont les domaines dans lesquels le travail de recherche réalise un tri afin de déterminer ce qui est utile, ce qui est conforme aux normes mentales du chercheur, issues de l’éducation, du champ culturel, de ce qui ne l’est pas. Et en agissant ainsi l’historien s’expose inévitablement à la critique, celle de ne pas être objectif, mais peut-on lui faire grief de se faire ainsi le reflet de sa propre personnalité?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DTihmx14Rq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=n42qFa7q2b#?secret=DTihmx14Rq" data-secret="DTihmx14Rq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>De surcroît,&nbsp;étant spécialiste de la Grèce et de Byzance, il était presque inévitable que ce que Toynbee a appelé hellénisme en constitue la référence principale. Cependant le concept d’hellénisme est indubitablement une frontière, une de plus, établie par les Grecs depuis Marathon, puis l’Occidental qui prétend en hériter, contre les autres cultures, celles barbares évidemment, dont d’emblée tous deux se distinguent par leur refus d’en faire partie. Et les opinions de Toynbee relativement aux différentes manières dont une civilisation militairement vaincue triomphe de ses vainqueurs n’est que le reflet de cette inquiétude de l’immigration que l’anglais impérialiste témoigne vis-à-vis de la reconstitution à l’intérieur de l’espace&nbsp;de la souveraineté, des communautés exogènes et de leur culture, dont selon lui, l’Etat inévitablement ne pourra venir à bout.</p>



<p>C’est une perspective semblable qui a plus tard conduit au Brexit. Mais face à l’Hellénisme des Macédoniens puis des Romains, l’historien distingue les civilisations qu’il qualifie de syriennes, toutes celles qui ont éclos&nbsp;entre la Méditerranée, les limites sud du plateau anatolien et de l’Arménie, l’Est des monts Zagros du plateau iranien, et le nord du désert d’Arabie. Elle englobe ainsi le Cham&nbsp;(Syrie, Palestine, Liban, Jordanie) et la Mésopotamie. Mais peut-on comparer Jérusalem à Babylone?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Religions et civilisations </h2>



<p>En réalité, le concept de civilisation syrienne est surprenant. A&nbsp; première vue, elle peut être considérée comme une variante de la civilisation mère mésopotamienne, mais elle occulte la Phénicie et Carthage, parce qu’elle&nbsp;met en lumière Judah et Israël, annonçant l’arrivée du christianisme puis de l’islam.</p>



<p>Il est intéressant de constater que ces deux grandes religions monothéistes ne sont pour l’historien qu’un même emprunt de l’hellénisme à la civilisation syrienne, même si la classification des catégories civilisationnelles dans ce livre se base fondamentalement sur le fait religieux.</p>



<p>C’est là déjà une relativisation de l&rsquo;antagonisme islamo-chrétien, surprenante de la part d’un auteur britannique héritier des croisades et de Richard Cœur de Lion, mais néanmoins louable, même si le culte et le crédo chrétiens ont plus à voir avec ceux qui avaient cours dans la Rome païenne.</p>



<p>Quant au fait juif dans l’historiographie occidentale, l’évocation de l’introduction des lois issues de l’Ancien Testament dans le Codex de Justinien de l’Empire Byzantin est déjà&nbsp;un autre sujet d’étonnement dont il est difficile d’évaluer les conséquences. On aura beau arguer de la longévité du judaïsme, ne faut-il pas l’envisager à la lueur du triomphe des religions dont il a été l’une des principales sources d’inspiration? Et-ce&nbsp; là l’opinion d’un chrétien protestant ? Et ce destin exceptionnel supposé n’est-il pas l’émanation de l&rsquo;esprit d&rsquo;un protestant anglican?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="skzC21ptFz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/22/georges-w-bush-mensonges-guerres-et-paix/">Georges W. Bush : mensonges, guerres et paix</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Georges W. Bush : mensonges, guerres et paix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/22/georges-w-bush-mensonges-guerres-et-paix/embed/#?secret=Om7fqWfDz0#?secret=skzC21ptFz" data-secret="skzC21ptFz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>On pourra par ailleurs remarquer la place démesurée qu’il accorde au Bouddhisme Mahayana simplement du fait de sa diffusion en Chine, alors qu’il est loin d’y constituer&nbsp;le fait social déterminant. Mais c&rsquo;est toujours les mêmes choix de l’historien qui se manifestent ainsi; le bouddhisme est important parce qu’il a selon lui servi de véhicule à l’hellénisme en Asie, dont la preuve est constituée par la diffusion d’une esthétique artistique de synthèse gréco indienne jusqu’aux confins de la Chine.</p>



<p>Dans toute cette construction intellectuelle, l’Iran, dont l’auteur reconnaît tout de même au Zoroastrisme un rôle déterminant dans l’élaboration de l’eschatologie juive, est singulièrement absent. Et on ignorera toujours son influence, ainsi que celle de l’Inde, dans l&rsquo;élaboration du stoïcisme qui a tant influencé le monothéisme, et de l’épicurisme, cette philosophie de la jouissance qui n’est pas sans rappeler le tantrisme hindou et qui est à la base du matérialisme athée occidental à l&rsquo;origine du modernisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La place et le rôle de Carthage occultés</h2>



<p>Enfin, la dernière remarque qu’on pourra faire c’est évidemment le rôle de Carthage dans l’Histoire, totalement occulté. Carthage fut une cité marchande, la plus importante parmi toutes, établie par les Phéniciens avec à sa tête un sénat et des institutions et qui disposait d’une marine importante avant même l’ascension&nbsp;de Rome. Et les Phéniciens ayant diffusé leur alphabet dans tout le monde connu, il n’est pas interdit de penser qu&rsquo;ils eussent constitué les professeurs de la civilisation grecque, tout&nbsp;comme les Grecs le furent pour les Romains.</p>



<p>Pourtant c’est uniquement en tant qu’ennemie&nbsp;de Rome que Carthage est passée à la postérité par le biais des auteurs latins, même si l’auteur de sa destruction, Scipion l’Emilien, avait pleuré en pensant à l’avenir de Rome. Mais si l’hellénisme est demeuré aussi important dans l’historiographie occidentale c’est peut-être parce que les Grecs, les Romains, et leurs héritiers, les Occidentaux, ont tenu à narrer les faits de leurs temps, selon leur vision de l’Homme, et une narration semblable dans les civilisations rivales, en particulier celle de Carthage, a été sans doute perdue, ou occultée.</p>



<p>Rien ne prouve que l’Histoire n’ait été le plus souvent que le résultat aléatoire de batailles gagnées ou perdues sur des détails insignifiants comme Zama, ou à ce qu’on dit, celles de Poitiers (732 et 1356) ou encore Waterloo. Rien ne dit que l’Histoire aille toujours dans le sens de ce que l’on nomme progrès ou civilisation.&nbsp;Les dégâts environnementaux irréversibles et le spectre de l’holocauste nucléaire doivent nous rappeler l’anéantissement de tous ceux qui se sont pris pour des Dieux dans la mythologie grecque.</p>



<p>Il est opportun de se remémorer ce verset&nbsp;du Coran qui a hérité de la Bible sa lecture déterministe du cheminement historique où Dieu annonce aux Anges sa décision d’installer sur terre un Représentant&nbsp;(Calife), autrement dit l’être humain; ces derniers demandent pourquoi il installerait&nbsp;celui qui y ferait le mal et ferait couler le sang et Dieu répond&nbsp;qu’il sait ce qu’ils ignorent. Autrement dit,&nbsp;le savoir est ce bien supérieur qui légitime la prééminence de l’être humain et rend le mal et l’effusion de sang dérisoires, quand il ne les prévient&nbsp;pas. La connaissance&nbsp; de l’Histoire, pour biaisée qu’elle soit, demeure donc salutaire pour éviter les erreurs qui en ont émaillé le cours, grâce au sens critique, sans jamais perdre de vue l’effet du temps et l’ingratitude des mémoires.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘L&rsquo;histoire’’, essai de Arnold Toynbee, traduit de l’anglais par Jacques Potin et Pierre Buisseret, éditions Payot, Paris, 3 janvier 1996 714 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/09/lhistoire-carthage-saint-augustin-ibn-khaldoun-et-le-determinisme-de-lhistoire/">‘‘L’Histoire’’ : Carthage, Saint-Augustin, Ibn Khaldoun et le déterminisme de l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Vient de paraître : la pensée de Saint-Augustin et les défis du XXIe siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 09:29:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi les nouvelles publications de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts «Beït Al-Hikma» l&#8217;ouvrage collectif publié sous la direction du Dr Salah Hannachi intitulé «Pertinence de la pensée de Saint-Augustin aux défis du XXIe siècle». Ce livre constitue un recueil des communications présentées à l’occasion de la première édition des Journées augustiniennes...</p>
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<p><strong><em>Parmi les nouvelles publications de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts «Beït Al-Hikma» l&rsquo;ouvrage collectif publié sous la direction du Dr Salah Hannachi intitulé «Pertinence de la pensée de Saint-Augustin aux défis du XXIe siècle».</em></strong></p>



<span id="more-388931"></span>



<p>Ce livre constitue un recueil des communications présentées à l’occasion de la première édition des Journées augustiniennes de Carthage organisées en novembre 2019, au siège de Beït Al-Hikma, à Carthage.</p>



<p>«Un évènement annuel qui vise à étudier davantage la philosophie augustinienne, qui constitue un héritage culturel commun à l&rsquo;humanité, et en débattre avec un regard contemporain axé sur les problématiques actuelles et les horizons futures», explique Dr Amira Kaddour, du comité de pilotage des journées augustiniennes.</p>



<p>Augustin d&rsquo;Hippone (latin : Aurelius Augustinus) ou saint Augustin est né le 13 novembre 354 à Thagaste (l&rsquo;actuelle Souk Ahras, Algérie), un municipe de la province romaine d&rsquo;Afrique, et mort le 28 août 430 à Hippone (l&rsquo;actuelle Annaba, Algérie), est un philosophe et théologien chrétien romain d&rsquo;origine punique.  Formé à Carthage, dans la Tunisie actuelle, il a occupé le rôle d&rsquo;évêque d&rsquo;Hippone en Numidie. </p>



<p>Avec Ambroise de Milan, Jérôme de Stridon et Grégoire le Grand, il est l&rsquo;un des quatre Pères de l&rsquo;Église occidentale et l’un des trente-six docteurs de l’Église. Et sa pensée continue d&rsquo;irriguer la philosophie moderne. </p>
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