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	<title>Archives des Sharan Grewal - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Sharan Grewal - Kapitalis</title>
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		<title>Pourquoi l’armée tunisienne soutient-elle Kaïs Saïed ?  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 08:03:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rôle de l’armée tunisienne dans ce qu’il considère comme le coup d’État de Kaïs Saïed, selon Sharan Grewal.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/31/pourquoi-larmee-tunisienne-soutient-elle-kais-saied/">Pourquoi l’armée tunisienne soutient-elle Kaïs Saïed ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son livre, <a href="https://global.oup.com/academic/product/soldiers-of-democracy-9780198873518?cc=gb&amp;lang=en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Soldiers of Democracy&nbsp;? Military Legacies and the Arab Spring’’ </a>(«Soldats de la démocratie ? Héritages militaires et le printemps arabe»), Sharan Grewal, boursier non résident au think tank américain Brookings, examine le rôle de l’armée tunisienne dans ce qu’il considère comme le coup d’État de Kaïs Saïed, montrant comment les normes, les intérêts et la politique de l’armée ont façonné son comportement.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-9156075"></span>



<p>Longtemps saluée pour son professionnalisme, l’armée tunisienne a aidé le président Kaïs Saïed à prendre le pouvoir le 25 juillet 2021, en fermant le parlement. Des tribunaux militaires ont depuis poursuivi des dissidents, tandis que le pays recule vers l’autoritarisme, estime Sharan Grewal, qui a pris part à la <a href="https://www.brookings.edu/events/soldiers-of-democracy-the-tunisian-military-and-the-presidential-coup/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">discussion virtuelle</a> sur les conclusions de son nouveau livre et l’évolution de l’armée tunisienne, organisée par le Center for Middle East Policy de Brookings, le 25 juillet 2023, deux ans après la prise de pouvoir de Saïed.</p>



<p>Les panélistes ayant participé à cette discussion diffusée en ligne sont Suzanne Maloney, vice-présidente et directrice des relations extérieures à Brookings, Sharan Grewal, chercheur non-résident au Center for Middle East Policy, Mohamed Dhia Hammami, doctorant à Syracuse University, Eya Jrad, chargée de recherche au Nato Defense College, et Erin Clare Brown, rédactrice Afrique à <em>New Lines Magazine</em>. Ils ont examiné des questions clés telles que pourquoi l’armée a accepté de fermer le parlement, comment les relations entre civils et militaires évoluent aujourd’hui et les implications pour la politique américaine vis-à-vis de la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;armée tunisienne n&rsquo;a jamais dit « Non » au président </h2>



<p>Nous nous contenterons dans cet article de rapporter certaines analyses de Sharan Grewal à propos de ces questions. Selon le chercheur, trois raisons principales expliquent les positions de l’armée qui l’ont amenée à fermer le parlement et à soutenir le processus initié par Saïed.</p>



<p><em>«L’armée tunisienne a soutenu la démocratie au début de la transition démocratique, avant de la lâcher ensuite, et cela à de quoi surprendre et susciter des interrogations. L’armée a soutenu la démocratie au début du processus quand elle a refusé de donner suite aux appels au coup d’Etat lancés en 2013, pourquoi a-t-elle donc accepté de faciliter le coup d’Etat de Kaïs Saïed et de contribuer ainsi à l’opération de démantèlement de la démocratie, en jugeant les civils dans ses tribunaux et en aidant à expulser des immigrés africains?»</em>, se demande Grewal.*  </p>



<p>Le chercheur, qui a discuté de ces questions avec de hauts gradés de l’armée tunisienne à la retraite, affirme avoir identifié trois facteurs déterminants qui ont amené l’armée à respecter les ordres de Kaïs Saïed. &nbsp;</p>



<p><em>«Ce que l’armée a fait ne dénote pas d’un grand professionnalisme, parce que le professionnalisme signifie l’application des ordres émanant du chef de l’exécutif, sauf ceux qui sont illégaux ou non constitutionnels. Or, la fermeture du parlement était un acte non-constitutionnel»</em>, estime le chercheur. Il explique : <em>«L’article 80</em> (de la constitution de 2014, en vertu duquel Kaïs Saïed a décidé le limogeage du chef du gouvernement Hichem Mechichi, le gel des travaux du parlement et la proclamation de l’état d’exception, Ndlr) <em>stipule la poursuite des travaux de l’Assemblée. Cette décision de fermeture est incompréhensible, car le président est lui-même professeur de droit constitutionnel. L’armée n’a pas examiné la constitution de 2014, et n’a pas étudié l’article 80 et les limitations qu’il stipule. Et à ce moment-là, elle n’a pas fait preuve de neutralité. Il n’y avait aucune partie que l’armée pouvait consulter à ce sujet, car il n’y avait pas de Cour constitutionnelle et il n’y avait pas de juristes qualifiés pour donner un avis autorisé au sein du ministère de la Défense.»</em></p>



<p>Sur un autre plan, Grewal s’inscrit en faux contre la<em> «fable»</em> selon laquelle le général Rachid Ammar aurait dit <em>«Non»</em> à Ben Ali, estimant que l’armée tunisienne n’a pas d’antécédent dans ce domaine : elle n’a jamais dit <em>«Non» </em>à aucun président. <em>«L’armée n’avait pas la connaissance nécessaire lui permettant de considérer que l’ordre de Kaïs Saïed</em> (de fermer le parlement, Ndlr) <em>était inconstitutionnel. L’application des ordres de Saïed s’inscrit aussi dans la culture de l</em>&lsquo;<em>obéissance</em> <em>aux ordres du président et l&rsquo;adoption de son interprétation de l’article 80. Elle s&rsquo;inscrit aussi dans la volonté de l&rsquo;armée de rester hors du champ politique»</em>, explique Grewal. Qui poursuit : <em>«L’un des généraux me l’a dit : « Nous avons dit oui au président à ce moment-là parce que nous suivons les instructions. Si nous avions dit non au président, cela aurait été interprété comme une ingérence dans les affaires politiques’’»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une neutralité rompue</h2>



<p>Le chercheur souligne un autre facteur déterminant&nbsp;: selon lui, <em>«les généraux de l’armée tunisienne ont adopté les thèses populistes du président et sa théorie sur le nécessaire assainissement du système politique. Et cela s’explique par l’histoire de l’armée tunisienne qui s’est toujours tenue à l’écart de la politique. Mais lorsqu’elle a vu la politique de près au cours de la transition démocratique, celle-ci leur est apparue comme l’incarnation du désordre et de l’incompétence. Elle a compris que les partis politiques œuvrent pour leurs propres intérêts pour remporter les élections».</em></p>



<p>Grewal affirme que les généraux avec lesquels il a discuté en 2019 et 2020 répétaient tous les discours de Saïed selon lesquels tous les partis politiques sont corrompus, que la démocratie exigeait des partis intègres et que ces partis étaient inexistants en Tunisie. Et il estime qu’une telle position est en contradiction avec le principe de neutralité que ces généraux prétendent observer. </p>



<p><em>«En vérité, cette position est éminemment politique»</em>, souligne-t-il, en affirmant que l’amélioration de la situation générale de l’armée au lendemain de la révolution de 2011, la nomination de plusieurs hauts gradés militaires dans des postes importants au sein de l’Etat et la confiance dont jouit généralement l’armée auprès de l’opinion publique ont aussi joué un rôle déterminant dans toutes ces évolutions, dont a profité Kaïs Saïed pour avoir le soutien de l’armée. </p>



<p><em>* La participation de l&rsquo;armée à l&rsquo;expulsion des migrants n&rsquo;est pas prouvée. Ce sont les forces de sécurité qui ont mené cette mission. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/31/pourquoi-larmee-tunisienne-soutient-elle-kais-saied/">Pourquoi l’armée tunisienne soutient-elle Kaïs Saïed ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Occident hausse les épaules alors que la démocratie se meurt… en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/01/loccident-hausse-les-epaules-alors-que-la-democratie-se-meurt-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 10:20:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La démocratie naissante de la Tunisie semble terminée, tandis que le pays lui-même entre dans une phase sombre de consolidation autoritaire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/01/loccident-hausse-les-epaules-alors-que-la-democratie-se-meurt-en-tunisie/">L’Occident hausse les épaules alors que la démocratie se meurt… en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La démocratie naissante en Tunisie semble terminée, tandis que le pays lui-même entre dans une phase de consolidation autoritaire. Et tout se passe avec l’acquiescement de facto de l’administration Biden et de ses homologues occidentaux.</em></strong> <em>(manifestation à Tunis pour dénoncer le racisme contre les Subsahariens- Ph. Mohamed Messara/EPA-EFE/Shutterstock).</em></p>



<p>Par <strong>Ishaan Tharoor</strong> <em>(avec Sammy Westfall)</em></p>



<span id="more-6740890"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Ishaan-Tharoor.jpg" alt="" class="wp-image-6740920" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Ishaan-Tharoor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Ishaan-Tharoor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Ishaan-Tharoor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Pendant une dizaine d’années, la Tunisie a été présentée comme une <em>success story</em>. Non pas à cause de ce qu’elle avait déjà accompli après avoir renversé un despote et adopté la démocratie multipartite, mais à cause des idéaux qui continuaient d’animer la petite nation nord-africaine alors qu’elle œuvrait par intermittence à consolider cette démocratie. La Tunisie a été la première fleur du printemps arabe de 2011 – et la seule fleur à ne pas s’être malheureusement fanée lorsque les soulèvements pour la démocratie ont cédé la place aux guerres civiles et aux contre-révolutions autocratiques brutales dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fausses aurores et espoirs déçus</h2>



<p>Aujourd’hui, la démocratie naissante de la Tunisie semble terminée, tandis que le pays lui-même entre dans une phase sombre de consolidation autoritaire. Loin d’être un succès unique, c’est devenu un énième récit édifiant dans une région pleine de fausses aurores et d’espoirs déçus. Et tout se passe avec l’acquiescement de facto de l’administration Biden et de ses homologues occidentaux.</p>



<p>En juillet 2021, le président tunisien Kaïs Saïed s’est lancé dans un coup d’État par étape, limogeant son Premier ministre, suspendant le Parlement et promulguant des mesures d’urgence qui lui ont permis de gouverner par décret. En 2022, Saïed a supprimé la constitution post-dictature promulguée en 2014 et en a fait adopter une nouvelle qui, entre autres, donne au président le pouvoir ultime de nommer les juges. Sa campagne pour faire plier le système judiciaire à sa volonté s’est accélérée par la suite, avec des dizaines de juges et de procureurs révoqués dans le cadre d’une campagne <em>«anti-corruption»</em> amorphe.</p>



<p>Saïed a justifié ses actions par une volonté de lutter contre la corruption présumée et de secouer une scène politique sclérosée et inefficace, qui était entachée de luttes intestines et de plus en plus impopulaire parmi les Tunisiens ordinaires. Mais les détracteurs de Saïed craignaient que le règne d’un seul homme ne se profile à l’horizon, et ils semblent avoir eu raison.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="k91n4JjWPD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/27/tunisie-la-transition-democratique-est-elle-dans-limpasse/">Tunisie : la transition démocratique est-elle dans l’impasse ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la transition démocratique est-elle dans l’impasse ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/27/tunisie-la-transition-democratique-est-elle-dans-limpasse/embed/#?secret=F5iWadsJ33#?secret=k91n4JjWPD" data-secret="k91n4JjWPD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>(…) Les élections de décembre et de la fin du mois dernier ont donné à la Tunisie un nouveau parlement, mais la participation électorale dépassait à peine 10%. Les analystes ont déclaré que le faible taux de participation était rare dans la transition démocratique tunisienne et reflétait un sentiment plus profond de désespoir et de désenchantement dans une société ravagée par des crises économiques qui ont été aggravées par la pandémie. Dans ce contexte, les autorités ont procédé au cours du mois dernier à une série d’arrestations, rassemblant des politiciens, des chefs d’entreprise et des journalistes.</p>



<p><em>«Il y a eu un démantèlement systématique des freins et contrepoids. Des individus sont arrêtés sans aucun fondement légal, sans même être informés des raisons de leur arrestation ou des accusations portées contre eux»</em>, a récemment déclaré Saïd Benarbia de la Commission internationale des juristes basée à Genève à Amberin Zaman d’<em>Al-Monitor</em>. <em>«Sans une forte réaction interne et externe, il est peu probable que le gouvernement fasse marche arrière»</em>, ajoute-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La position erronée des Etats-Unis</h2>



<p>Extérieurement, cependant, il n’y a pas eu de réaction forte. Alors qu’elle défend la liberté et la démocratie en Ukraine, l’administration Biden a, au mieux, publié des déclarations périodiques exprimant sa <em>«préoccupation»</em> pour les événements qui se déroulent en Tunisie. Elle n’a pas fait grand-chose pour mobiliser une quelconque réponse internationale pour défendre la démocratie en difficulté du pays et a salué les votes largement tournés en dérision pour un parlement tunisien présenté comme <em>«une première étape essentielle»</em> pour une restauration démocratique. La réponse de l&rsquo;Union européenne n’a pas été plus ferme.</p>



<p>En décembre, Saïed a même eu une séance photo avec le président Biden lors d’un sommet des nations africaines à Washington. Il est venu au bureau du<em> Washington Post</em> et, lors d’une rencontre avec des journalistes et des membres du comité de rédaction, a rejeté les critiques de recul démocratique sous son règne. <em>«Il y a tellement d’ennemis de la démocratie en Tunisie qui veulent tout faire pour torpiller la vie démocratique et sociale du pays de l’intérieur»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>(…) Sharan Grewal de la Brookings Institution a pointé la position erronée (des Etats-Unis, Ndlr): <em>«L’administration </em>(américaine, Ndlr) <em>pourrait être tentée d’essayer de revenir au statu quo et de donner la priorité à ses intérêts stratégiques en Tunisie»</em>, a-t-il récemment écrit. Et d’ajouter : «Pourtant, l’administration Biden doit reconnaître qu’il n’y aura pas de <em>business as usual</em> avec Saïed, dont la vision – exprimée à la fois par ses déclarations publiques et par le préambule de la nouvelle constitution – est  de rompre avec l’alliance historique de la Tunisie avec l’Occident et de poursuivre à la place une stratégie de non-alignement.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qugp5c8FHk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/21/tunisie-kais-saied-une-longue-route-vers-lechec/">Tunisie : Kaïs Saïed, une longue route vers l’échec</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed, une longue route vers l’échec » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/21/tunisie-kais-saied-une-longue-route-vers-lechec/embed/#?secret=iFvXrpYmI0#?secret=Qugp5c8FHk" data-secret="Qugp5c8FHk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le principal levier que l’Occident pourrait avoir sur Saïed, a expliqué Grewal, est un prêt prévu du Fonds monétaire international (FMI) à la nation criblée de dettes qui est toujours en cours de négociation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La recherche du bouc émissaire</h2>



<p>La semaine dernière, Saïed a affiché une autre dimension inquiétante de son règne : le racisme. Il a ainsi mis en garde contre un complot de longue date visant à modifier la composition démographique de la Tunisie par la migration depuis l’Afrique subsaharienne, une accusation de complot qui faisait écho à la théorie raciste du<em> «grand remplacement» </em>défendue par des éléments de l’extrême-occident. Sa rhétorique s’est accompagnée d’arrestations (et d’attaques) contre des Noirs dans le pays.</p>



<p><em>«Couplée à une campagne d’arrestations généralisées de migrants, l’escalade de la rhétorique du palais présidentiel dans le pays à majorité arabe a suscité la peur parmi les citoyens noirs et les immigrés de la violence de rue ou des arrestations arbitraires, dans un pays avec un système judiciaire qui est désormais largement sous le contrôle du président»</em>, a écrit ma collègue Claire Parker.</p>



<p>La recherche du bouc émissaire a une cause évidente et déprimante : <em>«Comme il a concentré le pouvoir entre ses propres mains, il a également concentré la responsabilité de l’économie et des services publics défaillants du pays, de la hausse des prix et des pénuries alimentaires, et du sentiment général de précarité qui règne dans la vie des Tunisiens»</em>, écrit Erin Clare Brown dans le magazine <em>New Lines</em>. Saïed avait besoin de nouveaux méchants à blâmer.</p>



<p>Plutôt que de faire avancer la transition démocratique de la Tunisie, Saïed a ramené le pays à la case départ, selon les analystes. <em>«En 1987, Zine El Abidine Ben Ali a organisé un coup d’État pour devenir président. À l&rsquo;époque, il avait promis d’installer la démocratie dans le pays avant de lancer une vaste campagne de poursuites contre ses opposants politiques quelques mois plus tard»</em>, a écrit Amine Snoussi, un commentateur politique basé à Tunis. <em>«Deux ans plus tard, Ben Ali était le seul candidat légal à la présidence et a entamé un règne de 23 ans de dictature brutale»</em>, a-t-il rappelé.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Article traduit de l&rsquo;anglais. </em></p>



<p><em>* Les intertitres sont de la rédaction.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2023/03/01/tunisia-saied-democracy-crackdown/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thé Washington Post</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/01/loccident-hausse-les-epaules-alors-que-la-democratie-se-meurt-en-tunisie/">L’Occident hausse les épaules alors que la démocratie se meurt… en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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