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	<title>Archives des Sinaï - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Sinaï - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Yasmina Khadra croise le sacré et le politique en Palestine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 08:36:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yasmina Khadra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son nouveau roman, Yasmina Khadra nous amène en Palestine, où géographie et histoire s’entrelacent avec les destinées humaines.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/02/yasmina-khadra-croise-le-sacre-et-le-politique-en-palestine/">Yasmina Khadra croise le sacré et le politique en Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son nouveau roman, à paraître le 4 mars 2026 aux éditions Flammarion, Yasmina Khadra ouvre la porte d’un monde où géographie et histoire s’entrelacent avec les destinées humaines. ‘‘Le Prieur de Bethléem’’ n’est pas un simple récit : c’est une véritable exploration des espaces sacrés, des souvenirs et de l’expérience humaine face à l’invisible.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18425879"></span>



<p>Dès les premières pages, le lecteur est transporté de Mont Halhoul aux temples de Jéricho, des oasis du Sinaï aux dunes de Wadi Rum. Chaque pierre, chaque arbre, chaque grotte devient témoin des siècles et acteur du récit. Ici, la Palestine n’est pas seulement un territoire : elle est présence, mémoire, mystère.</p>



<p>Le roman joue sur deux temporalités qui se répondent. Alexandre Yakovlevoï, éditeur, découvre un manuscrit ancien, bouleversant, qui le confronte à des vérités inattendues. La tension de ses gestes, la rapidité de sa respiration, le regard qui s’accroche aux lignes : Khadra plonge le lecteur dans une expérience littéraire et humaine immédiate.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autorité et transcendance</h2>



<p>Dans le même temps, Tarek Haïdara, ministre de l’Intérieur en Jordanie, retourne à Wadi Rum trente ans après un séjour qui a marqué sa jeunesse. Le désert n’est pas décor : il est personnage, exigeant, silencieux, rigide et infiniment vaste. Il confronte le ministre à ses propres certitudes, à ses doutes, à la dimension quasi mystique de la vie. Dans cette confrontation, le politique se heurte au sacré, l’autorité à la transcendance.</p>



<p>Au cœur de l’intrigue surgit un miracle. Un vieil homme recouvre la vue après des années de cécité. Yasmina Khadra raconte l’événement avec sobriété, sans artifice, mettant en lumière l’émerveillement face à l’inexplicable. La rencontre avec le prince Ali accentue le contraste entre foi et protocole, émotion et contrôle politique. L’inattendu devient enjeu humain, diplomatique et symbolique. Chaque geste, chaque silence a un sens : l’écriture ne laisse jamais de vide, elle charge l’espace de tension et de réflexion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Récit immersif et réfléchi</h2>



<p>Le roman excelle à articuler le sacré, l’histoire et l’expérience personnelle. Les lieux – désert, villages, dunes – portent le poids des épreuves et des révélations des personnages. Les dialogues et les gestes révèlent les tensions entre humilité et pouvoir, tradition et modernité, croyance et pragmatisme. L’écriture de Khadra allie rigueur et lyrisme : précision des descriptions, densité narrative et émotion brute se mêlent pour offrir un récit à la fois immersif et réfléchi.</p>



<p>La Palestine devient miroir : de l’histoire, du présent et des choix individuels. Elle reflète la mémoire collective et la complexité des destins. Le roman interroge l’identité, la responsabilité humaine et la capacité à se confronter à l’invisible. Khadra confronte ses lecteurs à la densité du monde, aux contradictions de l’humain et à la force de l’expérience spirituelle. Le miracle n’est pas spectaculaire : il est simple, puissant, et fait ressentir toute la fragilité et la grandeur de l’existence.</p>



<p>Yasmina Khadra, par ce roman, se positionne au sommet de son art. Écrivain humaniste et témoin des paradoxes contemporains, il déploie une écriture où le politique et le sacré s’entrelacent. Chaque chapitre, chaque phrase, chaque rencontre pousse à réfléchir : sur la foi, sur l’histoire, sur l’importance des lieux et la manière dont ils façonnent nos vies. Alexandre et Tarek incarnent deux facettes du rapport humain au territoire : l’une littéraire, intime, sensible ; l’autre politique, stratégique, confrontée au pouvoir et à la responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fragilité des certitudes</h2>



<p>Le roman frappe par sa densité et sa maîtrise narrative. L’écriture est immersive : le lecteur traverse les dunes, ressent le vent, le silence et le poids du sable. Les scènes sont construites avec un sens du rythme et de l’émotion qui tient captif. La Palestine n’est pas décrite : elle est vécue. Le désert, les villages et les lieux saints deviennent autant de personnages. Chaque événement – rencontre, dialogue, miracle – souligne la fragilité des certitudes et la nécessité de l’humilité face à l’invisible.</p>



<p>Sur le plan critique, <em>‘‘Le Prieur de Bethléem’’</em> séduit par sa profondeur et sa capacité à rendre tangible l’invisible. On peut noter un certain classicisme dans les personnages secondaires, mais cela n’affaiblit pas l’impact du récit principal. Khadra réussit à capter le lecteur par l’intensité de ses descriptions, la puissance de ses thèmes et la finesse de ses dialogues. La lecture laisse un écho durable : le lecteur n’oublie pas la rencontre avec le miracle, le désert, la mémoire des lieux et les choix des personnages.</p>



<p>Enfin, ce roman s’impose comme une œuvre majeure de Yasmina Khadra. Il ne se contente pas de raconter : il immerge, questionne et frappe. Il rappelle que la Palestine est plus qu’un territoire : c’est un espace de mémoire, de foi, de politique et d’histoire. Khadra montre que l’humain, face au sacré et au pouvoir, est toujours en quête de sens et de vérité. </p>



<p><em>« Le Prieur de Bethléem »</em> est un roman qui touche par sa clarté, sa densité et sa profondeur, et qui laisse le lecteur avec le sentiment d’avoir traversé un territoire à la fois réel et mythique, tangible et spirituel.</p>
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		<title>Quelle formule réunira l’Égypte et Israël à Gaza…  «après le Hamas» ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/29/quelle-formule-reunira-legypte-et-israel-a-gaza-apres-le-hamas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 10:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
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		<category><![CDATA[Sinaï]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment la guerre israélienne contre Gaza a remis l'Egypte au centre du jeu politique au Moyen-Orient. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une convergence d’intérêts s’est créée entre Israël et l’Égypte grâce à des stratégies contradictoires, qui a été brisée en grande pompe après l’opération «Déluge d’Al-Aqsa» menée par le Hamas en Israël, le 7 octobre dernier. Mais ni Israël ni l’Égypte n’ont de plan pour le «lendemain» [de la guerre israélienne contre Gaza]. Mais ils devront bientôt examiner comment construire un plan d’action commun dans ce territoire… sans le Hamas, qui a servi jusque-là d’axe les reliant.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Zvi Bar&rsquo;el </strong>*</p>



<span id="more-10729111"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Zvi-Barel.jpg" alt="" class="wp-image-10729138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Zvi-Barel.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Zvi-Barel-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Zvi-Barel-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La stratégie suivie par Benyamin Netanyahou contre le Hamas, dans le but de contrecarrer toute opportunité de négociations politiques entre Israël et une direction palestinienne représentative, était basée sur un <em>«concept»</em> dont le résumé est que <em>«l’argent apportera le calme»</em>, pas seulement la sécurité. Renforcer le pouvoir du Hamas signifie affaiblir l’Autorité palestinienne et décider du sort de tout projet politique.</p>



<p>Après l’effondrement de ce concept, Netanyahou investit de grands efforts pour sauver quelque chose de cette stratégie. Sa déclaration, qui exclut la possibilité que l’Autorité assume la responsabilité de la gestion du secteur, est un élément essentiel de cette stratégie. Mais si Netanyahou portait la responsabilité directe et exclusive de la définition de la stratégie et de la mise en œuvre du <em>«concept»</em>, il avait un partenaire essentiel, le président égyptien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les relations entre Sissi, Israël et le Hamas</h2>



<p>Abdelfattah Sissi, qui s’est imposé comme médiateur exclusif entre Israël et le Hamas, et comme le leader qui a été convoqué à chaque confrontation [d’Israël] avec le Hamas et qui a servi de modèle pour l’entente entre les deux parties, a obtenu de grands acquis politiques grâce à ce concept. Car bien que le Qatar soit le pays qui a transféré des milliards de dollars au Hamas et a donné refuge aux dirigeants du Hamas sur son territoire, c’est l&rsquo;Égypte qui s’est placée en position de médiateur, et ce, non seulement grâce à son contrôle du passage [frontalier] de Rafah, qui est le bol d’oxygène vital pour le Hamas et la bande de Gaza.</p>



<p>Alors que l’Égypte et le Qatar mènent des négociations entre Israël et le Hamas sur la libération des [otages israéliens kidnappées par Hamas], et que le président américain Biden fait l’éloge du dirigeant égyptien et le remercie pour ses efforts, il est difficile de se rappeler que Biden lui-même a annoncé lors de sa campagne électorale qu’il <em>«mettra fin aux chèques en blanc donnés à Sissi, le dictateur favori de Trump.»</em></p>



<p>Comme d’habitude face à des dirigeants rejetés comme Erdogan puis Netanyahou, Biden a attendu quatre mois avant de passer le premier appel téléphonique avec Sissi, après que le président égyptien ait réussi à parvenir à un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, mettant fin à l’opération [israélienne] <em>«Gardien des murs»</em> en mai 2021. Dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, l’Égypte s’est engagée à investir un demi-milliard de dollars dans la reconstruction de la bande de Gaza et a même commencé à mener de vastes opérations de reconstruction dans la bande de Gaza en coordination avec le Hamas. Mais face au concept israélien, l’Égypte avait d’autres considérations lourdes qui ont motivé la décision d’investir dans ce secteur, les efforts de médiation et la construction d’un partenariat avec le Hamas.</p>



<p>Les relations entre Sissi et le Hamas ont commencé par une guerre. Après la destitution de Mohamed Morsi, président égyptien élu et homme des Frères musulmans, Sissi a déclaré une guerre acharnée au mouvement des Frères musulmans et au le Hamas, son enfant gâté, comme l’ont qualifié les médias égyptiens.</p>



<p>Après la destitution de Morsi, Sissi a limogé le chef des renseignements, Mohamed Shehata, qui était chef des renseignements militaires sous le commandement d’Omar Suleiman à l’époque du président Hosni Moubarak et a été nommé pour gérer l’accord Shalit avec le Hamas en raison de ses relations étroites avec cette [organisation] et avec d’autres organisations palestiniennes, qu’il parrainait depuis des années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Caire-Tel Aviv : deux stratégies contradictoires  </h2>



<p>Dans le cadre de la purge des officiers du renseignement qui avaient occupé des postes sous le commandement de Moubarak, Shehata et certains officiers supérieurs ont dû partir, et la nomination de Muhammad Farid Al-Tahami et d’un certain nombre d’officiers supérieurs affiliés à <em>«l’aile belliciste»</em> et qui a exigé de rompre les liens avec le Hamas et de le combattre, ce qui a accumulé des preuves selon lesquelles ses membres ont pris d’assaut la prison de Natroun et libéré des membres du mouvement des Frères musulmans, et qu’il a coopéré avec des organisations terroristes islamiques qui opéraient dans la péninsule du Sinaï, et puis avec la branche de l’Etat islamique (Daêch) là-bas.</p>



<p>En février 2015, le Hamas était considéré comme une organisation terroriste, mais cette décision a été annulée quatre mois plus tard en raison du <em>«manque d’autorité du tribunal pour prendre une décision dans cette affaire»</em>. La décision de Sissi de <em>«nettoyer»</em> l’organisation ne faisait aucun doute. Le porte-parole du Hamas de l’époque, Samer Abu Zuhri, a déclaré dans une interview que la décision de déclassifier le Hamas comme organisation terroriste <em>«représente l’engagement du Caire envers son rôle important dans la question palestinienne. Il ne fait aucun doute que cette décision aura un impact et des résultats positifs sur les relations entre le Hamas et le Caire.»</em></p>



<p>Les résultats positifs ont été retardés. La même année, l’Égypte a détruit 3 000 tunnels reliant la bande de Gaza à la péninsule du Sinaï et a inondé d’autres tunnels avec de l’eau de mer et des eaux usées. Il a nivelé des zones à une profondeur de 1,5 à 3 km le long de la frontière entre la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï pour empêcher les membres de l’Etat islamique du Sinaï d’entrer et de sortir de la bande de Gaza.</p>



<p>Israël considère le projet égyptien de destruction du tunnel comme faisant partie de la lutte commune contre le Hamas. Quant à l’Égypte, elle se préoccupait avant tout de mettre un terme aux activités de l’Etat islamique. Deux ans plus tard, en 2017, Ismail Haniyeh s’est rendu en Égypte et une nouvelle page s’est ouverte dans les relations entre l’Égypte et le Hamas, qui s’est engagé à <em>«protéger les frontières et à empêcher toute atteinte à la sécurité nationale égyptienne»</em>. Un an plus tard, le Hamas a stationné des centaines de combattants à la frontière avec l’Égypte, conformément à son engagement d’empêcher les mouvements de terroristes vers et depuis le Sinaï.</p>



<p>Le réseau de relations entre l’Égypte et le Hamas est ainsi devenu partie intégrante de la politique intérieure égyptienne à l’heure où le Hamas est devenu une arme supplémentaire au service de la lutte contre le terrorisme en Égypte.</p>



<p>Le Hamas, qui a rompu ses liens avec la Syrie en 2012, puis avec l’Iran, a trouvé refuge au Qatar et en Turquie. Et une alternative aux relations avec l’Egypte. Mais cet équilibre de dépendance, qui faisait de l’Égypte le maître de la question palestinienne, non seulement dans la bande de Gaza mais aussi en Cisjordanie, était sur le point d’être ébranlé au moment où commençait la signature des accords d’Abraham.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Egypte reprend sa place majeure de médiateur</h2>



<p>En fait, l’Égypte a soutenu les accords par le biais de déclarations, mais ces accords menaçaient l’exclusivité de l’Égypte en tant qu’État de l’axe entre Israël et les Palestiniens, et entre elle et d’autres pays arabes avec lesquels Israël n’avait aucune relation.</p>



<p>L’Égypte était particulièrement préoccupée par le projet de reprise de l’activité de l’oléoduc Eilat-Ashkelon, par lequel aurait été transporté le pétrole importé par Israël depuis les Émirats. Selon les estimations égyptiennes, ce projet réduira de 12 à 17% le volume des échanges commerciaux dans le canal de Suez et érodera considérablement les revenus égyptiens.</p>



<p>Le plus important est que ces accords ont retiré à l’Égypte son monopole sur les relations entre Israël et le monde arabe, jusqu’à ce que l’opération <em>«Gardien des murs»</em> lui offre l’occasion de jouer à nouveau le rôle de médiateur entre le Hamas et Israël, rôle dans lequel l’Égypte a été contrainte d’impliquer le Qatar, mais le Caire est redevenu un pays majeur dans le conflit entre Israël et les Palestiniens.</p>



<p>Ce rôle a amené l’Égypte à s’engager à préserver la position du Hamas en tant qu’autorité à Gaza et en tant que partenaire vis-à-vis d’Israël. Ainsi, alors qu’Israël développait le concept de <em>«l’argent pour la tranquillité»</em> avec l’encouragement de l’Égypte à maintenir le calme, ce concept garantissait le rôle et la position politique de l’Égypte vis-à-vis d’Israël et des États-Unis.</p>



<p>D’un autre côté, l’Égypte a déployé de nombreux efforts pour parvenir à une réconciliation entre le Fatah et le Hamas afin de former un gouvernement palestinien sous ses auspices, contrairement à la stratégie israélienne qui cherchait à maintenir la division. L’Égypte n’a pas <em>«trompé»</em> Israël lorsqu’elle s’est efforcée de renforcer l’autorité du Hamas dans la bande de Gaza en fournissant des installations, une aide à la reconstruction et une aide économique.</p>



<p>Une convergence d’intérêts s’est créée entre Israël et l’Égypte grâce à des stratégies contradictoires, qui a été brisée en grande pompe le 7 octobre. Ni Israël ni l’Égypte n’ont de plan pour le <em>«lendemain» </em>[de la guerre à Gaza]. Mais ils devront bientôt examiner comment construire un plan d’action commun dans ce territoire&#8230; sans le Hamas, qui a servi d’axe les reliant. **</p>



<p>* <em>Analyste politique israélien.</em></p>



<p><em>** Article traduit du journal Haaretz.  </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/29/quelle-formule-reunira-legypte-et-israel-a-gaza-apres-le-hamas/">Quelle formule réunira l’Égypte et Israël à Gaza…  «après le Hamas» ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le destin contrarié de Hosni Moubarak</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/25/le-destin-contrarie-de-hosni-moubarak/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 16:54:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar El-Sadate]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entré dans l’histoire par la grande porte en assénant le premier coup décisif à l’aviation israélienne pendant la guerre de Ramadan 1973 (Kippour), Hosni Moubarak en est sorti par la plus petite des portes, couvert de l’opprobre de son peuple, avant de mourir quasiment dans l’oubli dans un banal hôpital militaire du Caire. Par Hassen...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/hosni-moubarak.jpg" alt="" class="wp-image-283406"/><figcaption><em>La dernière photo prise de lui sur son lit d&rsquo;hôpital, fin 2019.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Entré dans l’histoire par la grande porte en assénant le premier coup décisif à l’aviation israélienne pendant la guerre de Ramadan 1973 (Kippour), Hosni Moubarak en est sorti par la plus petite des portes, couvert de l’opprobre de son peuple, avant de mourir quasiment dans l’oubli dans un banal hôpital militaire du Caire.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-283508"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Lorsqu’il accède à la présidence de la République en 1981, le général Hosni Moubarak est un miraculé. Assis à droite de son président Mohammed Anouar El-Sadate à la tribune du défilé militaire du 6 octobre, Moubarak est dans le viseur du lieutenant Islambouli, qui conduisait le commando du Jihad islamique chargé d’<em>«exécuter»</em> le chef de l’Etat. Il aurait pu le tuer le premier, mais, a-t-il témoigné au tribunal, il se ravisa en lui déclarant : <em>«Ce n’est pas toi que je veux, mais ce chien»,</em> désignant du canon de son arme Anouar El-Sadate avant de l’abattre et de poursuivre son équipée meurtrière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le vice-président effacé vivait à l’ombre du «zaïm» flamboyant</h3>



<p> Hosni Moubarak échappera à la tuerie, traumatisé à vie, avec quelques légères blessures au poignet. Quelques semaines plus tard, il est élu président de la République succédant à Anouar El-Sadate dans une sorte d’indifférence générale que l’assassinat tragique de ce dernier n’a même pas réussi à secouer. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hosni-Moubark-brillant-officier-armee-de-l-air.jpg" alt="" class="wp-image-283509" width="500"/><figcaption><em>Le brillant officier de l&rsquo;armée de l&rsquo;air.</em></figcaption></figure></div>



<p> Le peuple égyptien attendait un <em>«héros»</em> pour qu’il efface la double humiliation d’une guerre perdue dans les pires conditions en 1967, sous Gamal Abdel Nasser, et d’un traité de paix <em>«honteux»</em> signé avec Israël, sous la pression américaine, à l’issue d’une nouvelle confrontation, qui s’était soldée en 1973 par une demi-victoire des armées égyptiennes sur l’armée israélienne, en redorant partiellement le blason des combattants du Nil.</p>



<p> Chef de l’armée de l’air, le général Hosni Moubarak y avait grandement contribué en portant le premier coup en profondeur à l’aviation israélienne stationnée depuis 1967 dans le Sinaï. Une manœuvre audacieuse qui a permis au gros des troupes amassées sur la rive ouest du Canal de Suez de gagner du temps en franchissant la voie d’eau, avant d’avancer le plus loin qu’ils le pouvaient dans la péninsule occupée.</p>



<p> Le compromis militaro-diplomatique, négocié en secret par Anouar El-Sadate avec le secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, devait sceller le sort des armes à l’avantage des Israéliens, à la grande fureur des généraux égyptiens, à l’instar du général Saad-Eddine Chazli, frustrés d’une victoire qu’ils sentaient à leur portée.</p>



<p> Les plus optimistes voyaient en Hosni Moubarak, auréolée de ses exploits militaires, le<em> «chef»</em> qui, faute de pouvoir déclarer une nouvelle guerre aux Israéliens, à laquelle s’opposeraient les Américains de toute façon, allait laver l’honneur de l’Egypte et de l’armée égyptienne en arrachant au moins à Tel-Aviv des concessions majeures en faveur des Palestiniens, laissés pour compte de la<em> «réconciliation»</em> israélo-égyptienne.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Moubarak-Sadate.jpg" alt="" class="wp-image-283510" width="500"/><figcaption><em>Moubarak et El-Sadate lors de la parade militaire du 6 octobre 1981. </em></figcaption></figure></div>



<p> Le vice-président effacé qui vivait à l’ombre du <em>«zaïm»</em> El-Sadate, mégalomaniaque, fantasque et flamboyant depuis 1975, devenu président en 1981, avec les coudées franches, commencera par prendre la posture d’un dirigeant intransigeant, en ignorant les invitations empressées de ses voisins de se rendre en Israël, en exigeant sans jamais faiblir le retour à son pays de Taba, une portion de territoire égyptien aux confins israéliens, confisquée par un promoteur hôtelier patronné par l’armée israélienne, en violation des accords de paix, ou en défendant âprement son bout de gras de l’aide civile et militaire américaine promise en échange de ces accords.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Tous les chemins mènent à Washington </h3>



<p> Mais comme si le fardeau était trop lourd pour ses épaules pourtant carrées, le brillant étudiant de l’Académie militaire égyptienne, dont il sortit major de promotion en sciences de l’aviation, ne tardera pas à fléchir, en prônant ce qu’il appelait une politique du <em>«juste milieu»</em>. Il voulait faire de l’Egypte non plus un acteur majeur au Proche-Orient, mais un <em>«facilitateur»</em>, en multipliant les <em>«médiations»</em> notamment entre Israéliens et Palestiniens, soit directement, soit par le truchement des chefs des Moukhabarat (les renseignements). Le plus connu était le général Omar Souleiman, qui avait l’oreille de Washington. Il endossera alors la politique américaine notamment lors de la guerre contre l’Irak en 1991, en faisant participer l’armée égyptienne à l’opération <em>«Tempête du désert»</em> (<em>Desert storm</em>), menée, en principe, pour la libération du Koweït, mais qui ne tardera pas à révéler des objectifs plus larges sous la pression du Pentagone.</p>



<p> Pressé par une classe moyenne s’appuyant ouvertement sur Washington, qui n’a jamais pardonné à Gamal Abdel Nasser d’avoir nationalisé les terres féodales et l’industrie égyptienne, Hosni Moubarak se tourne désormais vers les affaires domestiques pour parachever la conversion de son pays au néo-libéralisme, entamé par Anouar El-Sadate après sa rupture fracassante avec l’URSS en fin de parcours, peu avant la guerre de 1973. L’économie égyptienne au bord du gouffre devait être redressée. Il comptait sur l’aide américaine et celle des pays du Golfe pour mener ses vastes plans de redressement. Mais ni l’une ni l’autre ne seront au rendez-vous. Malgré les encouragements verbaux qui lui seront prodigués par ces diverses capitales, ainsi que des capitales européennes, les aides sont dispensées au compte goutte en fonction des services rendus, alors que l’Egypte doit faire face aux besoins d’une population en croissance rapide qui s’enfonce chaque jour d’avantage dans la misère.</p>



<p> Alors que les clans s’organisent pour capter les rares subsides venus de l’extérieur, et qu’une camarilla libérale et autoritaire se forme autour de la Présidence, sous la direction du fils cadet du chef de l’Etat, Gamal Moubarak, le régime se raidit. La redoutable police de sûreté de l’Etat réprime à tout va. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’opposition à l’assaut d’un régime gangrené par le népotisme </h3>



<p> L’opposition, revenue d’un profond sommeil, s’active contre le pouvoir. Le mouvement Kefaya (Ça suffit), constitué de magistrats et d’avocats, occupe régulièrement le perron du Palais de justice pour dire son ras-le-bol. Les islamistes s’agitent. L’armée elle même se met à murmurer qu’elle ne veut pas de Gamal Moubarak comme successeur, alors que ce dernier venait de se faire élire à la tête du parti dominant, le Parti national démocratique (PND), et se préparait, sous le patronage de sa mère, Suzanne Moubarak, à entrer dans l’arène.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hosni-Moubarak-devant-le-tribunal-le-9-mai-2015.jpg" alt="" class="wp-image-283512" width="500"/><figcaption><em>Devant le tribunal, avec ses deux fils, le 9 mai 2015.</em></figcaption></figure></div>



<p> La première alerte sérieuse est donnée d’Addis-Abeba en 1995, lorsque le cortège du chef de l’Etat échappe de justesse à un attentat. Suivent plusieurs vagues de violence, attribués pour la plupart à des extrémistes islamistes, qui veulent paralyser le tourisme, une des trois principales sources de revenus extérieurs du pays. </p>



<p> Dès 2004, le terrorisme s’installe dans le Sinaï provoquant, en riposte, une répression sans merci, d’un pouvoir aux abois. C’en est fini du rêve d’une <em>«démocratie libérale» </em>caressé un moment par Gamal Moubarak et ses acolytes, qui l’ont vendu à une classe moyenne crédule. <em>«C’est trop peu et trop tard»,</em> entendait-on dans les allées du pouvoir. </p>



<p> Dans la rue c’est le début d’un grondement sourd, qui conduira bientôt aux manifestations montres de la Place Tahir – le cœur battant de l’Egypte politique depuis toujours. Après trente ans de pouvoir sans partage, Hosni Moubarak, lâché par l’armée, doit céder. Il ne sera pas le dernier Pharaon d’Egypte, tellement la tradition politique de ce pays est imprégnée de culture militaire à tous les niveaux, jusqu’aux gestes quotidiens les plus anodins. Le raïs déchu terminera sa vie errant de tribunal en hôpital jusqu’à sa fin ultime survenue mardi dans un hôpital militaire de deuxième classe au Caire.</p>
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			</item>
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		<title>L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Apr 2018 09:49:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Maréchal Haftar, l&#8217;homme fort de Libye, reçu par le président Sissi. Dans une 1ère partie, on a évoqué les relations de l’Egypte du président Sissi avec la Russie, l’Occident, les Etats-Unis, les pays du Golfe et l’Afrique. Ici, nous traiterons de sa politique envers trois zones de guerre et de tensions : la Libye et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/">L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-149791" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/General-Haftar-Al-Sissi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Maréchal Haftar, l&rsquo;homme fort de Libye, reçu par le président Sissi.</em></p>
<p><em><strong>Dans une<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/04/12/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-1-2/"> 1ère partie</a>, on a évoqué les relations de l’Egypte du président Sissi avec la Russie, l’Occident, les Etats-Unis, les pays du Golfe et l’Afrique. Ici, nous traiterons de sa politique envers trois zones de guerre et de tensions : la Libye et du conflit israélo-palestinien.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Roland Lombardi</strong> *</p>
<p><span id="more-149786"></span></p>
<h3><img decoding="async" class="wp-image-112276 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Roland-Lombardi.jpg" alt="" width="200" height="244" />Sissi et la Syrie</h3>
<p>Au nom de la guerre contre le terrorisme islamiste et de son rapprochement avec Moscou, le président Abdel Fattah Sissi s’est très vite désolidarisé, avec un certain courage, de ses partenaires sunnites et des diktats des pays du Golfe, comme ceux des Occidentaux d’ailleurs, à propos de la crise syrienne.</p>
<p>Le président égyptien a très vite renoué, dès 2014, les relations diplomatiques avec Damas.</p>
<p>En 2016, la visite au Caire du responsable des services de sécurité syriens, le général Ali Mamlouk, pour rencontrer Khaled Fawzy, le chef du service de renseignement général égyptien, fut très remarquée. Certains médias arabes et certaines sources ont même évoqué la présence (démentie par Le Caire) de «<em>conseillers militaires égyptiens»</em> et de pilotes aux côtés des forces d’Assad.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, l’Egypte est très active dans le cadre des négociations, avec la Russie, au sujet des zones de désescalade. Et effectivement, lors du siège de la Ghouta, en coulisse, des négociateurs et des diplomates égyptiens étaient bien présents, encore une fois auprès des Russes, dans les discussions avec certaines milices jihadistes notamment celles encore soutenues par les Saoudiens.</p>
<p>A n’en pas douter, étant un pôle important du monde arabo-sunnite (mais proche de Moscou) et ne souhaitant pas laisser la Turquie ou même l’Arabie saoudite seules dans les pourparlers en Syrie, l’Egypte sera assurément très présente dans la résolution future du conflit.</p>
<h3>L’Egypte face au chaos libyen</h3>
<p>Partageant plus de 1.000 kilomètres de frontières avec la Libye, l’Egypte est très préoccupée par le chaos libyen qui menace sa propre sécurité interne (trafics d’armes, incursions de terroristes…). C’est pourquoi Al-Sissi fut, avec Poutine, le premier à soutenir les forces de l’Est et le maréchal Haftar, le futur homme fort de la Libye. Ce soutien est important et se traduit par des échanges de renseignements, l’envoi d’armes et de conseillers, voire parfois de forces spéciales égyptiennes. Depuis 2014, l’aviation égyptienne y a mené plusieurs raids aériens, souvent avec les Emirats arabes unis, contre des milices islamistes.</p>
<h3>Sissi et le conflit israélo-palestinien</h3>
<p>Très peu évoqué, est également le rôle très important joué par le président égyptien dans le dossier israélo-palestinien. Je rappelle que c’est lui qui a notamment obtenu un cessez-le-feu qui mit fin au conflit à Gaza en août 2014. L’Egypte a par ailleurs organisé, le 12 octobre 2014, au Caire, une conférence internationale pour la Palestine et la reconstruction de Gaza.</p>
<p>Cependant, les relations entre le Hamas et les militaires du Caire n’ont pas toujours été roses. En effet, il faut rappeler que le Hamas avait perdu un allié de poids en la personne de l’ancien président égyptien, issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, lorsque ce dernier fut renversé par l’armée en juillet 2013.</p>
<p>De plus, avec le retour aux manettes des militaires et de Sissi, l’Egypte avait alors entrepris (les médias occidentaux en ont peu parlé) une lutte impitoyable contre le mouvement palestinien de Gaza avec des bombardements massifs, la destruction et l’inondation de tous les tunnels au Sud de l’enclave et enfin, la fermeture du point de passage de Rafah.</p>
<p>Le Hamas a par ailleurs longtemps soutenu les milices jihadistes dans le Sinaï. Toutefois, très isolé politiquement, militairement et sur le plan international, le groupe terroriste palestinien a commencé à craindre d’être <em>«débordé»</em> par Daech, qui a séduit de plus en plus la jeunesse arabe israélienne et palestinienne.</p>
<p>Ainsi, la milice palestinienne a peu à peu cessé sa politique tacite et parfois contradictoire (arrestations de djihadistes à Gaza et soutien aux milices du Sinaï) pour préférer un <em>«rapprochement»</em>, forcé et contre-nature, avec l’armée égyptienne, afin tout simplement de sauvegarder son pouvoir et son leadership.</p>
<p>C’est pourquoi, les Egyptiens ont eux aussi décidé d’établir une sorte de coopération avec le Hamas, pourtant toujours considéré comme une organisation terroriste au Caire. De fait, depuis le réchauffement de leurs relations, le point de passage de Rafah ouvre plus régulièrement.</p>
<p>Depuis 2017, des représentations du mouvement islamiste palestinien ont donc été régulièrement reçues au Caire. Enfin, dans le but de réconcilier l’Autorité palestinienne et le Hamas, des rencontres, avec des diplomates ou des officiers des renseignements égyptiens, sont fréquemment organisées.</p>
<p>Lors de la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, Sissi est resté relativement discret, ne condamnant pas pour autant la décision du président américain. Mais ce qui est certain, c’est qu’actuellement, pour des raisons de prestige, le prince héritier saoudien et surtout le président égyptien, sont plus que jamais très impliqués dans les négociations actuelles, et plus ou moins secrètes, à propos du futur processus de paix israélo-palestinien, relancé par l’administration Trump.</p>
<p>Enfin, ces derniers jours, face à la situation à la frontière entre Gaza et Israël et en raison de ses contacts avec Jérusalem et Ramallah, Le Caire a envoyé des émissaires afin d&rsquo;éviter l&rsquo;escalade de la violence et trouver une solution à cette crise…</p>
<p>Quoi qu’il en soit, il est certain que le président égyptien souhaite, à plus ou moins long terme, instaurer en Egypte une sorte de <em>«dictature éclairée»</em>, devenant même une sorte de modèle pour tous les autocrates en herbe de la région . Mais le nouveau raïs égyptien semble tout aussi déterminé à redonner à son pays, le plus puissant militairement et le plus peuplé du monde arabe (avec près de 100 millions d’habitants), son rôle de phare du sunnisme sur la scène internationale.</p>
<p><em>* Analyste au sein du groupe JFC Conseil, docteur en histoire, consultant indépendant en géopolitique, et chercheur associé à l’Iremam à Aix en Provence (France).</em></p>
<p><em><strong>Précédent article : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4NGYbYFX49"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/14/frappes-occidentales-en-syrie-grand-spectacle-et-frappes-negociees/">Frappes occidentales en Syrie : Grand spectacle et «frappes négociées» !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Frappes occidentales en Syrie : Grand spectacle et «frappes négociées» ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/14/frappes-occidentales-en-syrie-grand-spectacle-et-frappes-negociees/embed/#?secret=5kZhrsyVe4#?secret=4NGYbYFX49" data-secret="4NGYbYFX49" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tKCpZUL9SD"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/16/trump-declenchait-futur-processus-de-paix/">Et si Trump déclenchait… le futur processus de paix ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Et si Trump déclenchait… le futur processus de paix ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/16/trump-declenchait-futur-processus-de-paix/embed/#?secret=PyUNU8VojB#?secret=tKCpZUL9SD" data-secret="tKCpZUL9SD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jcnUUVmNJc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/19/le-monde-arabe-sachemine-t-il-vers-un-printemps-des-militaires/">Le monde arabe s&rsquo;achemine-t-il vers un Printemps des militaires ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le monde arabe s&rsquo;achemine-t-il vers un Printemps des militaires ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/19/le-monde-arabe-sachemine-t-il-vers-un-printemps-des-militaires/embed/#?secret=IxAd67QXQa#?secret=jcnUUVmNJc" data-secret="jcnUUVmNJc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/">L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Il y a 40 ans, Sadate à Jérusalem : Traître ou héros ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/02/il-y-a-40-ans-sadate-a-jerusalem-traitre-ou-heros/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Dec 2017 10:47:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sadate reçu le 19 novembre 1977 par le Premier ministre israélien Menahem Begin. La visite de Sadate en Israël, il y a 40 ans, a été l’acte fondateur de l’ère de la mainmise américano-israélienne sur la région, et de la destruction des pays qui y seraient hostiles. Par Mounir Hanablia * Le 19 novembre 1977,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-126442" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Sadate-en-Israel.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Sadate reçu le 19 novembre 1977 par le Premier ministre israélien Menahem Begin.</em></p>
<p><em><strong>La visite de Sadate en Israël, il y a 40 ans, a été l’acte fondateur de l’ère de la mainmise américano-israélienne sur la région, et de la destruction des pays qui y seraient hostiles.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-126440"></span></p>
<p>Le 19 novembre 1977, Sadate en débarquant à l’aéroport Ben Gourion en Israël puis en se rendant le jour de l’Aïd à Jérusalem pour y prier, à la mosquée Al Aqsa, bouleversait l’ordre politique et l’équilibre stratégique au Moyen Orient.</p>
<p>Une visite historique? Assurément. Le principal pays de la ligne de confrontation arabe, celui qui, allié à la Syrie, avait contraint en 1973 l’Etat sioniste à une guerre coûteuse et difficile, abandonnait son allié, et quittait définitivement le champ de bataille du conflit israélo-arabe pour se ranger sous la bannière américaine dans sa lutte contre le camp soviétique.</p>
<p><strong>L’Egypte, de Moscou à Washington </strong></p>
<p>Depuis la guerre d’Octobre, des plans de désengagement avaient permis à l’Egypte de récupérer une bande d’une vingtaine de kilomètres de profondeur à l’ouest du canal de Suez. Mais le raïs visait en réalité à récupérer la totalité du Sinaï, et en finir ainsi avec un état de guerre qui empêchait tout développement et tout investissement dans son pays. Et après la dernière guerre avec Israël, il avait compris que les clés de la paix se situaient à Washington.</p>
<p>Mais il n’y avait pas que cela : les élections en Israël de juin 1977 avaient amené au pouvoir un gouvernement belliqueux présidé par Menahem Begin et composé d’ultranationalistes comme Ariel Sharon, dont le programme visait à l’intensification de la colonisation dans les territoires occupés, et à la destruction du potentiel militaire des pays arabes afin d’assurer à leur pays une paix de 30 ans.</p>
<p>Aussitôt le gouvernement intronisé, les préparatifs militaires israéliens avaient commencé. Mais si le potentiel militaire israélien avait été décuplé après la guerre de 1973, grâce à l’aide américaine.</p>
<p>Il n’en avait pas été de même pour l’Egypte. En 1972 déjà Sadate avait expulsé les militaires soviétiques que son prédécesseur, le président Nasser, avait installés pendant la guerre d’usure pour assurer la protection aérienne de l’Egypte contre les chasseurs bombardiers Phantom F4 américains livrés en 1968 à Israël et qui étaient capables de transporter des armes nucléaires. Et après la guerre d’Octobre, l’Egypte n’avait même pas été réarmée au niveau qui était le sien durant le conflit.</p>
<p>A qui en incombait la responsabilité? On ne le sait pas trop, peut être aux Etats arabes du Golfe qui avaient quadruplé leurs revenus grâce à l’embargo sur le pétrole et au premier choc pétrolier lors de la guerre, et qui refusaient de fournir l’aide financière nécessaire à l’Egypte pour s’assurer un potentiel militaire en rapport avec son importance géostratégique, peut être à Sadate qui avait déjà décidé de jouer la carte américaine et qui ne voyait plus d’utilité à se pourvoir en armes chez les Soviétiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-126445" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Sadate-Moshe-Dayan.jpg" alt="" width="500" height="282" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Sadate et le ministre des Affaires étrangères israélien Moshe Dayan, en 1977. </em></p>
<p><strong>Sadate se rend chez les ennemis </strong></p>
<p>Quoiqu’il en soit, et au moment où il entreprenait son voyage historique, le rapport des forces sur le terrain était nettement en sa défaveur. On a dit que des contacts préliminaires avaient eu lieu grâce à l’entremise du Roi Hassan II du Maroc, un pays où la communauté juive occupait un rôle éminent, ainsi que celle du président roumain Ceaucescu, un homme qui quoiqu’appartenant au bloc de l’Est entretenait de bonnes relations avec les deux camps.</p>
<p>En se rendant chez ses ennemis, Sadate ne disposait néanmoins d’aucune garantie relativement aux intentions israéliennes. Même son propre ministre des Affaires étrangères Ismail Fahmy avait démissionné face à ce qu’il considérait comme une initiative hasardeuse ressemblant à une capitulation.</p>
<p>En effet, les discours échangés à la Knesseth avaient effectivement ressemblé à un dialogue de sourds. Alors que Sadate avait essayé de faire vibrer la fibre sentimentale en axant son discours sur la nécessité de la paix et sur les liens à établir entre tous les enfants d’Abraham, Begin s’était borné à dire, conformément à sa vision bien ancrée de l’histoire, que depuis sa création son pays avait été constamment en butte à l’hostilité de ses voisins, qu’il avait déjà sacrifié une partie du territoire qui lui revenait de droit (la Jordanie?), mais qu’il avait toujours recherché la paix, et que tout était donc négociable.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-126448" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Sadate-et-Golda-Meir.jpg" alt="" width="500" height="433" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Golda Meir, ancienne Premier ministre d&rsquo;Israël offrant un cadeau à Sadate, le 21 novembre 1977.</em></p>
<p>Ainsi donc alors que Sadate avait joué sa carte maîtresse, celle de la reconnaissance, Begin lui se réservait le droit de décider en fonction de ce qu’il recevrait ultérieurement. Cela mit mal à l’aise une partie de ses ministres, en particulier Ezer Weizman, celui de la Défense, qui craignit que Begin, faute d’un geste spectaculaire équivalent à celui du raïs, ne dilapidât une chance unique de paix, qui ne se représenterait peut être plus. Un raïs qui ne craignit pas d’aller s’incliner sur la tombe de ceux qui étaient tombés les armes à la main contre les soldats de son propre pays, au point de susciter des interrogations et des inquiétudes concernant sa sincérité au sein même du camp israélien.</p>
<p>Mais ce sont les manifestations d’hostilité de la population palestinienne à la mosquée El Aqsa lors de la prière de l’Aïd en sa présence qui démontreraient amplement au président égyptien l’ampleur du refus des principaux intéressés du conflit, et annonceraient le divorce à venir au sein du monde arabe. Et en regagnant son pays, la réalité était là : Sadate n’avait rien obtenu de la part de ses interlocuteurs, et s’était isolé, verbalement au moins, au sein du monde arabe.</p>
<p>C’est au Liban que l’initiative de paix égyptienne eut des répercussions immédiates, deux années après le début de la guerre, elle marquait le nouveau rapprochement entre la Syrie et le camp palestino-progressiste qui s’étaient jusque là affrontés, et la consolidation de l’alliance entre Israël et les Forces libanaises, ces dernières s’efforçant désormais d’impliquer militairement leur allié dans le bourbier libanais afin de chasser les Syriens, jusqu’à y réussir en 1982 avec l’invasion et le siège de Beyrouth.</p>
<p><strong>Des pourparlers de paix sur fond d’hostilité régionale</strong></p>
<p>Les pourparlers de paix entre Israël et l’Egypte allaient néanmoins se poursuivre à Ismaïlia, mais sans grand résultats , Begin s’efforçant de faire achopper les discussions sur les points de détail, et les négociateurs israéliens ayant eu pour instructions de faire traîner les choses. Les discussions de paix finissaient donc par achopper sur l’intransigeance israélienne au point de pousser Sadate à envisager de recourir de nouveau à la force pour faire prévaloir ses droits. Mais l’Egypte était alors stratégiquement affaiblie et se trouvait exposée à une nouvelle débâcle militaire au cas où elle reprendrait la guerre.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-126450" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Accord-de-Camp-David.jpg" alt="" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Sadate, Carter et Begin signent l&rsquo;accord de Camp David, en 1978.</em></p>
<p>C’est alors que les Etats-Unis qui avaient joué un rôle fondamental de négociateur lors de la guerre d’Octobre 1973, pour obtenir un cessez-le-feu et un accord de désengagement entre les deux armées, entrèrent de nouveau en scène. Quelles avaient été leurs motivations? On ne le sait pas trop, peut être la crainte de voir l’Egypte glisser de nouveau dans l’orbite soviétique, ou celle de subir un second choc pétrolier.</p>
<p>Mais près de trois années auparavant, le principal instigateur, et même si on peut dire, architecte, de l’embargo sur le pétrole lors de la guerre d’Octobre, le roi Faïçal d’Arabie, avait été assassiné dans des conditions mystérieuses par un neveu qualifié de déséquilibré, et parmi la famille Al Saoud, il s’agissait du roi le plus militant et le plus intransigeant relativement à la restitution de Jérusalem au camp arabe, il avait en effet exprimé le vœu de prier à la mosquée Al-Aqsa avant de mourir, et il avait été l’un des participants les plus en vue au sommet arabe de Rabat en 1974, auquel Sadate avait participé, qui avait reconnu, contre la volonté des Américains, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) comme seul et unique représentant du peuple palestinien.</p>
<p><strong>Signature des accords de Camp David</strong></p>
<p>Le roi Fahd, nettement plus docile, avait succédé au défunt roi Fayçal. Il est donc permis de se demander si, en se rendant en Israël, en violation des résolutions du sommet de Rabat, Sadate n’avait en fait pas, avec la disparition du roi Faïçal, fait son deuil d’un soutien arabe comparable à celui de la guerre d’Octobre, et s’il n’avait reçu préalablement des garanties américaines quant à la réponse israélienne. Quoique le secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger eût quitté le devant de la scène avec l’arrivée aux affaires de la nouvelle administration américaine du président Jimmy Carter, celle-ci allait pleinement s’investir dans le processus de négociations, qui serait couronné en 1979 par les accords de Camp David, desquels les Etats Unis seraient les signataires au même titre que les deux autres parties.</p>
<p>Ces accords restitueraient certes à l’Egypte la totalité du Sinaï, mais au prix d’une démilitarisation totale, et d’installations de surveillance sur les cols de Mitla et Gidi, y rendant la souveraineté égyptienne assez théorique; sur le plan pratique le Sinaï deviendrait définitivement une zone tampon démilitarisée susceptible d’être réoccupée en cas de violation des accords par l’Egypte, et pas seulement ses clauses militaires…</p>
<p>Ce sont plutôt les clauses politiques qui allaient avoir néanmoins les plus grande conséquences pour l’Egypte et la région dans sa totalité, on peut comprendre que Sadate n’ait pas eu tellement le choix en les signant, il s’agissait apparemment d’un deal qu’il faudrait accepter dans sa totalité selon la loi du tout ou rien. Elles évoquaient pour le peuple Palestinien <em>«une autonomie pleine et entière»</em>, et ultérieurement des discussions sur le statut final, «en toute bonne foi». De quel droit Sadate serait-il intronisé en partie ayant la légitimité politique nécessaire pour signer des accords engageant l’avenir du peuple palestinien, alors qu’en 1974, le sommet arabe en avait désigné le seul représentant légitime, l’OLP, que celle-ci avait la même année reçu à l’Onu le statut d’observateur permanent, et que l’Assemblée générale y avait voté à une forte majorité le droit du peuple palestinien à l’auto détermination, l’indépendance, et à un Etat ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-126451" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/103_1er_Fevrier_000_avion.jpg" alt="" width="500" height="337" /></p>
<p><em>Le retour de Khomeiny en Iran scelle l&rsquo;avènement de l&rsquo;islamisme sur la scène du Moyen-Orient.</em></p>
<p><strong>Israël isole l’Egypte et marginalise l’OLP</strong></p>
<p>La manœuvre israélienne était habile, elle s’assurait de la garantie américaine, elle isolait l’Egypte du camp arabe, marginalisait l’OLP, réduite au statut d’organisation terroriste dont la liquidation s’imposerait dans quelques années au Liban, et laisserait le champ libre à la colonisation israélienne des territoires occupés, puisque le seul statut qui serait reconnu au peuple palestinien serait celui de l’autonomie pleine et entière, les questions politiques étant reportées aux discussions finales, entre Palestiniens et Israéliens, c&rsquo;est-à-dire, lorsqu’il n’ y aurait plus rien à négocier, face au fait accompli issu de la colonisation.</p>
<p>Sur le plan stratégique, l’Egypte désormais armée par l’Amérique, ne constituerait plus aucune menace, et perdrait son importance stratégique régionale au bénéfice de la nouvelle super puissance, l’Etat hébreu.</p>
<p>Sur le plan interne, les accords de paix n’assureraient pas la prospérité économique promise à la population, isoleraient le régime face à l’opposition marxiste, aux partis nationalistes, islamistes, et ils fourniraient aux groupes terroristes les arguments de propagande nécessaires à leurs activités criminelles, dont le raïs lui-même finirait par être la victime.</p>
<p>En Palestine même la colonisation s’intensifierait, et l’armée israélienne, assurée du calme sur sa frontière occidentale, profitant des désordres en Iran depuis la révolution, et de la guerre Iran-Irak, détruirait le réacteur nucléaire irakien Osirak puis envahirait le Liban, saccagerait Beyrouth et en chasserait l’OLP.</p>
<p><strong>L’avènement facteur islamiste </strong></p>
<p>Mais entre-temps, avec l’avènement de la République islamique en Iran, suivi de l’invasion soviétique de l’Afghanistan, le facteur islamiste deviendrait un instrument majeur qui obligerait des années plus tard le colosse militaire israélien, puis l’Armée Rouge, à des retraites peu glorieuses.</p>
<p>En 1979, quelques mois seulement avant le début de la première guerre du Golfe, et des accords de Camp David, donc, le retour triomphal de Khomeiny, qui était réfugié à Neauphle-le-Château, en France, et l’avènement de la République islamique d’Iran, avaient suscité bien des questions relativement au manque de soutien de l’administration Carter à leur principal allié dans la région, le chah d’Iran, que, il ne faut pas l’oublier, les services secrets américains, en 1953, avaient remis sur le trône, en déposant le Dr Mossadegh, un Premier ministre nationaliste et démocratiquement élu.<br />
On avait argué de la foi religieuse du président américain, atterré en 1979 par la situation des droits de l’Homme en Iran, comme on le ferait quelques mois plus tard pour expliquer son implication et son engagement enthousiaste en faveur de la paix entre juifs et arabes, mais on sait combien ces arguments là pèsent peu dans les choix politiques majeurs des grandes puissances.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-126455 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Assassinat-de-Sadate.jpg" alt="" width="500" height="322" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>L&rsquo;assassinat de Sadate en 1980 ne mettra pas fin au processus qu&rsquo;il avait enclenché. </em></p>
<p>En revanche la déposition du chah d’Iran avait objectivement eu trois conséquences : l’arrêt du programme nucléaire iranien, puis irakien; le surenchérissement des prix du pétrole avec la guerre irako-iranienne; l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques, inquiets de la menace que la Révolution iranienne ferait peser sur leurs républiques d’Asie centrale.</p>
<p>La visite de Sadate à Jérusalem fut donc un séisme consacrant la pérennisation de l’occupation israélienne de tout le territoire palestinien, qui fit voler en éclat la solidarité panarabe, introduisit dans la région l’épouvantail islamiste, et déplaça l’arc de cercle de crise vers le Golfe et l’Asie Centrale, qui aboutirait au démembrement de l’Union Soviétique, puis à l’occupation et à la désintégration des Etats du Moyen Orient.</p>
<p>Ce fut donc l’acte fondateur d’une nouvelle ère, celle de la main mise américano-israélienne sur la région, et à la destruction des pays qui y seraient hostiles.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/02/il-y-a-40-ans-sadate-a-jerusalem-traitre-ou-heros/">Il y a 40 ans, Sadate à Jérusalem : Traître ou héros ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Egypte, dans l’œil du cyclone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2017 10:38:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Sinaï]]></category>
		<category><![CDATA[soufisme]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’attaque terroriste contre la mosquée soufie de Bir El Abed, au Sinaï (Egypte) suscite des interrogations sur l’identité des vrais commanditaires. Par Mounir Hanablia * Une attaque a été conduite par des terroristes dans le nord du Sinaï en Egypte, contre une mosquée soufie située à Bir El Abed, faisant plus de 300 morts. Les...</p>
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<p><em><strong>L’attaque terroriste contre la mosquée soufie de Bir El Abed, au Sinaï (Egypte) suscite des interrogations sur l’identité des vrais commanditaires.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-125729"></span></p>
<p>Une attaque a été conduite par des terroristes dans le nord du Sinaï en Egypte, contre une mosquée soufie située à Bir El Abed, faisant plus de 300 morts.<br />
Les soufis constituent les représentants de ce que l’on nomme la dévotion populaire dans la religion musulmane, et le culte des saints et des marabouts en est la manifestation la plus caractéristique et la plus commune.</p>
<p><strong>En quoi le soufisme dérange-t-il les salafistes ?</strong></p>
<p>Au Maghreb, dans le Sahel africain, en Egypte, au Moyen Orient, les soufis se sont souvent regroupés sous forme de confréries, pratiquant des cérémonies où, outre l’invocation du nom divin, la musique incantatoire et les danses, les cérémonies finissaient par prendre un caractère ésotérique et même magique, avec l’entrée en transe des fidèles, et la pratique inconsciente de certains actes supposés témoigner de pouvoirs magiques et de l’invulnérabilité acquise grâce à l’incantation.</p>
<p>En Inde, le mysticisme soufi a joué un rôle encore plus important puisqu’il a depuis très longtemps constitué l’opportunité réunissant dans une même dévotion les fidèles, Musulmans et Hindous, au cours de cérémonies publiques communes tenues annuellement, comme à Ajmer, au tombeau de Moïneddine Chishti, ou à Sehwan, au mausolée de Lal Shahbaz Qalandar au Pakistan.</p>
<p>Ce dernier a d’ailleurs été détruit, il y a quelques mois, au cours d’un attentat-suicide mené par des Talibans. C’est que le culte soufi peut ressembler à bien des égards à la Bhakti, qui est dans l’hindouisme la manifestation de la dévotion populaire, par l’adoration du nom divin, le chant, la danse et la transe.</p>
<p>Au Punjab, la greffe entre les deux dévotions semblables, jointe aux horreurs des invasions en provenance d’Afghanistan et d’Asie Centrale, avait finalement abouti au XVIe siècle à la constitution d’une confraternité militante, celle des Sikhs.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-125732" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/11/Attaque-du-mausolée-de-Lal-Shahbaz-Qalandar.jpg" alt="" width="500" height="324" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Attaque du mausolée de Lal Shahbaz Qalandar au Pakistan par les extrémistes sunnites. </em></p>
<p>Bien sûr, dans un pays basé sur le communautarisme, ces manifestations de fraternisation dans le culte des saints, avec les Hindous, ceux que l’islam orthodoxe considère comme des idolâtres, avaient souvent été dénoncés comme contraires à la foi religieuse, et à l’intérêt de la communauté. Ceux qui s’y adonnaient avaient finalement été considérés comme une cinquième colonne minant l’islam de l’intérieur, et qui devait être combattue, si les Musulmans ne voulaient finir par être assimilés par la majorité hindoue, et leurs coutumes sociales et religieuses dénaturées par des pratiques païennes.</p>
<p><strong>Le rôle politique des confréries soufies </strong></p>
<p>Cependant, et mis à part cela, les confréries soufies partout ont joué un rôle social important puisqu’elles ont très souvent constitué pour les fidèles le refuge grâce auquel ils ont pu surmonter les guerres, les injustices, les invasions, et les crises économiques et sociales. Et elles ont même parfois, fortes de leurs ressources propres souvent confondues avec les biens <em>«habous»</em> (de mainmorte), constitué des foyers de résistance armée, comme les Senoussis en Libye, ou les Tijanis au Mali, ou contribué à une mobilisation sur une large échelle pour le jihad contre les envahisseurs.</p>
<p>Evidemment les autorités coloniales ont le plus souvent ménagé les confréries, dont la collaboration leur assurait la pacification du pays à un moindre coût, et il est vrai que certains marabouts ont trouvé un intérêt à aider la politique coloniale, en bénéficiant de ses largesses.<br />
En revanche, en Tunisie, cela leur a souvent valu l’ire des nationalistes modernistes et qui les accusaient d’affaiblir politiquement le mouvement national, de maintenir l’ignorance et la superstition parmi le peuple, et qui, sitôt accédés au pouvoir, n’avaient de cesse de leur confisquer leurs biens souvent considérables, afin de les priver de leur assise sociale.</p>
<p>En réalité, l’Etat nationaliste postcolonial, jacobin et autoritaire, ne tolérait surtout pas qu’un quelconque groupe organisé disposant de ressources propres, eût pu défier son autorité, en particulier son monopole en matière de culte.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6683" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Incendie-mausolee-Sidi-Bou-Said.jpg" alt="" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le mausolée de Sidi Bou Saïd incendié par les salafistes wahhabites.</em></p>
<p>Mais, fait significatif, depuis la disparition de l’Etat postcolonial en Tunisie, en 2011, de nombreux actes de destruction avaient été commis contre les symboles religieux soufis, en particulier les <em>«zaouias»</em> (mausolées), par les Wahhabites, afin, selon eux, de purifier les pratiques religieuses authentiques entachées de perversions, mais en réalité, afin d’éliminer toute concurrence dans le marché du culte, en poursuivant dans les faits la politique de monopole religieux de l’Etat moderniste disparu.</p>
<p><strong>La guerre des Frères musulmans contre le général Al-Sissi</strong></p>
<p>C’est dans cette perspective que l’on doit interpréter le dernier attentat terroriste en Egypte où, depuis le coup d’Etat militaire du général Al-Sissi, et la déposition du président mal-élu Morsi, une guerre féroce a éclaté entre les Frères Musulmans, soutenus à l’origine par la Turquie et le Qatar, et les institutions sécuritaires de l’Etat, dont l’enjeu est en définitive le contrôle et la collaboration de la population.</p>
<p>La péninsule du Sinaï, montagneuse et désertique, adossée, est-ce un hasard, à la bande de Gaza, jusqu’à tout récemment contrôlée par le Hamas, ainsi qu’au Neguev israélien, en constitue visiblement un terrain de choix. Embuscades et coups de main se succèdent contre la police et l’armée, faisant de plus en plus de pertes et de victimes.</p>
<p>L’attaque et le massacre de la mosquée soufi de Bir El Abed s’est inscrite dans cette logique, dont les Coptes sont déjà les victimes, celle de provoquer un fossé infranchissable entre les communautés, de polariser la société sur des bases confessionnelles, de réduire les confréries à l’obéissance, de faire disparaître toute discordance avec le Wahhabisme du champ religieux, et de discréditer le pouvoir du général Al-Sissi, incapable de protéger les biens et les personnes.</p>
<p>Le fait nouveau est que les terroristes opérant désormais en grand nombre, en uniformes, peut-être ceux de l’armée égyptienne, se sont créé un ou plusieurs réduits à partir desquels ils peuvent se regrouper pour mener de véritables agressions armées, en plein jour. Ils étaient en effet 40 quand ils ont investi la mosquée, et tiré sur les fidèles. Et un massacre dans une mosquée hétérodoxe n’est il pas le moyen le plus horriblement efficace pour signer la présence des terroristes wahhabites de l’Etat islamique (IS, Daêch)?</p>
<p>L’armée en a été réduite à user de l’aviation pour riposter, et nul n’ignore que celle-ci ne peut assurer que des succès tactiques. Ce n’est pas ainsi qu’on délogera un maquis implanté dans une région accidentée, d’accès difficile, où les caches ne manquent pas.</p>
<p>Mais apparemment le sens de cet acte terroriste dépasse le cadre strictement égyptien. Il s’agit peut-être de démontrer que l’organisation terroriste IS, qui a reçu des coups très sévères en Syrie et en Irak, est toujours aussi vivante, mais que seul son centre de gravité s’est déplacé.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-12850 size-full" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/Sissi-inaugure-le-nouveau-canal-de-Suez.jpg" alt="" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Après la Syrie d&rsquo;El Assad, cherche-t-on à déstabiliser l&rsquo;Egypte du général Al-Sissi ?</em></p>
<p>Fait notable, le nord Sinaï se situe exactement sur l’axe de la Mer Rouge, dont le débouché sud, le détroit de Bab El Mandab, est soumis à un blocus sévère, et le Yémen, enjeu de la lutte entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, en fait les frais.</p>
<p>Pourtant l’Etat égyptien, officiellement parrainé par les Saoudiens et les Emirats, contre le Qatar, est paradoxalement en butte aux attaques de ceux qui, en usant des mêmes méthodes terroristes, prétendaient abattre Bachar El Assad… avec la bénédiction des mêmes parrains.</p>
<p><strong>Qui cherche à implanter Daêch au Sinaï ?</strong></p>
<p>Est-ce une provocation iranienne ou qatarie visant à semer la brouille entre l’Egypte et ses protecteurs? Pour répondre à cette question, il faudrait savoir si les terroristes évacués de Raqqa, il y a quelques semaines, avant l’assaut final, n’ont pas tout simplement été transportés (par qui?) au Nord Sinaï, pour parachever leur œuvre de destruction et de démantèlement, dont cette fois l’Egypte serait la cible.</p>
<p>Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que des choses semblables arriveraient. On se souvient comment, en 2001, les membres de l’ISI pakistanaise avaient été évacués de Mazar Cherif, avant l’assaut final, en compagnie de membres d’Al-Qaïda, et la décision de l’état major américain qui n’avait pas jugé utile de faire encercler d’emblée par ses propres troupes la colline de Tora Bora, permettant ainsi aux terroristes de fuir et de franchir la frontière pakistanaise.</p>
<p>Il y a donc l’hypothèse sinistre que la tuerie de Bir El Abed, signant l’implantation massive de l’IS, ne soit que le prélude à la grande offensive contre l’Etat égyptien. Mais par-delà les jeux et les calculs des nations, l’islam soufi, fondamentalement pacifique et tolérant, véhiculant une conception universelle de l’amour, peut constituer effectivement une alternative moderne au wahhabisme sectaire et meurtrier.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Attentat à Sinaï : La Tunisie solidaire avec l’Egypte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2017 16:46:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attaque]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[ministère Affaires étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[morts]]></category>
		<category><![CDATA[policiers]]></category>
		<category><![CDATA[Sinaï]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie condamne l’attaque au camion piégé, survenue aujourd’hui, à un barrage de sécurité dans la péninsule du Sinaï, à Al-Arich, en Egypte. L’attaque terroriste perpétrée, lundi 9 janvier 2017, a tué 9 policiers et fait au moins 13 blessés, dont 4 civils. Dans un communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères a indiqué que...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-78335" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Tunisie-soldiare-avec-Egypte-ap-attentat-Sinai.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Tunisie condamne l’attaque au camion piégé, survenue aujourd’hui, à un barrage de sécurité dans la péninsule du Sinaï, à Al-Arich, en Egypte.</strong></em></p>
<p><span id="more-78332"></span></p>
<p>L’attaque terroriste perpétrée, lundi 9 janvier 2017, a tué 9 policiers et fait au moins 13 blessés, dont 4 civils.</p>
<p>Dans un communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères a indiqué que la «<em>Tunisie condamne avec fermeté ce crime odieux</em>», tout en réaffirmant sa solidarité avec l&rsquo;Egypte dans son combat contre le terrorisme.</p>
<p>Selon les autorités égyptiennes un kamikaze a foncé avec son camion chargé d&rsquo;explosifs sur le barrage, puis des hommes, dont le nombre n’est pas encore connu, ont ouvert le feu sur les forces de l&rsquo;ordre.</p>
<p>L’attentat n’a pas encore été revendiqué, mais on sait que la région du Sinaï est infestée de groupes armés affiliés à l&rsquo;organisation terroriste de l&rsquo;Etat islamique (Daech) .</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Selon Mustapha Abdelkebir, Abou Iyadh est toujours en vie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/12/29/selon-mustapha-abdelkebir-abou-iyadh-est-toujours-en-vie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Dec 2015 13:39:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ajdabiya]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar Charia]]></category>
		<category><![CDATA[raid américain]]></category>
		<category><![CDATA[Seifallah Ben Hassine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donné plusieurs fois pour mort, Abou Iyadh, le chef de l’organisation terroriste Ansar Charia serait bien en vie, en Libye.  Seifallah Ben Hassine (alias Abou Iyadh), qui a fui la Tunisie en septembre 2013, avec la complicité active des services de sécurité, a trouvé refuge en Libye. Selon Mustapha Abdelkebir, spécialiste des affaires libyennes, Abou...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-8797 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Abou-Iyadh.jpg" alt="Abou-Iyadh" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Donné plusieurs fois pour mort, Abou Iyadh, le chef de l’organisation terroriste Ansar Charia serait bien en vie, en Libye.</strong> </em></p>
<p><span id="more-32535"></span></p>
<p>Seifallah Ben Hassine (alias Abou Iyadh), qui a fui la Tunisie en septembre 2013, avec la complicité active des services de sécurité, a trouvé refuge en Libye.</p>
<p>Selon Mustapha Abdelkebir, spécialiste des affaires libyennes, Abou Iyadh a passé plusieurs mois au Sinaï, en Egypte, avant de retourner récemment en Libye. Selon ce spécialiste des affaires libyennes, il n’a pas été tué lors du raid américain contre des camps jihadistes Ajdabiya, à 160 km à l’ouest de Benghazi, en Libye.</p>
<p>Ce raid, effectué dans la nuit du 13 au 14 juin 2015, a visé une ferme où devait se trouver le chef terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Belaouar, chef du groupe des Signataires par le Sang, affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui n’a pas été tué dans ce raid.</p>
<p>Les autorités tunisiennes, qui ont effectué des tests ADN à des proches d’Abou Iyadh, ont eu la confirmation que ce dernier n’a pas trouvé la mort, lui non plus, dans ce raid.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
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		<title>Crash de l&#8217;avion russe: Daech publie des photos de la bombe</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2015 11:37:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[bombe]]></category>
		<category><![CDATA[djihad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;organisation de l&#8217;État islamique (Daech) a publié des photos de l&#8217;engin explosif à l&#8217;origine du crash l&#8217;avion russe dans le Sinaï le 31 octobre 2015. Selon les clichés publiés par Daech dans son magazine « Dabiq », il s&#8217;agit d&#8217;une bombe traditionnelle, fabriquée à l&#8217;aide d&#8217;une canette de boisson gazeuse, qui aurait été introduite dans l&#8217;avion russe....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/19/crash-de-lavion-russe-daech-publie-photos-de-bombe/">Crash de l&rsquo;avion russe: Daech publie des photos de la bombe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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</div>
<p><strong><em>L&rsquo;organisation de l&rsquo;État islamique (Daech) a publié des photos de l&rsquo;engin explosif à l&rsquo;origine du crash l&rsquo;avion russe dans le Sinaï le 31 octobre 2015.</em></strong></p>
<p>Selon les clichés publiés par Daech dans son magazine <em>« Dabiq »</em>, il s&rsquo;agit d&rsquo;une bombe traditionnelle, fabriquée à l&rsquo;aide d&rsquo;une canette de boisson gazeuse, qui aurait été introduite dans l&rsquo;avion russe.</p>
<p>Les photos montrent, également, le passeport d&rsquo;un passager russe qui aurait été ramassé par des djihadistes de l&rsquo;organisation terroriste dans le désert du Sinaï, où s&rsquo;était produit le crash.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>H. A.</strong></p>
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		<title>Poutine: « Les terroristes seront identifiés et punis partout dans le monde »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster aux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 18:26:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Crash d'avion]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
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		<category><![CDATA[président russe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président russe Vladimir Poutine a affirmé que la Russie châtiera les terroristes et leurs complices où qu&#8217;ils soient dans le monde. Suite à la confirmation, par le Service fédéral de sécurité russe (FSB), de la thèse terroriste dans le crash de l&#8217;avion civil russe dans le Sinaï (Egypte), Poutine a déclaré que les bombardements...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/17/poutine-les-terroristes-seront-identifies-et-punis-partout-dans-le-monde/">Poutine: « Les terroristes seront identifiés et punis partout dans le monde »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="video"><iframe loading="lazy" id="div1" src="https://www.youtube.com/embed/1IRj8UzL6Kw?rel=0&amp;iv_load_policy=3&amp;showinfo=0&amp;modestbranding=1&amp;fs=1" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
</div>
<p><strong><em>Le président russe Vladimir Poutine a affirmé que la Russie châtiera les terroristes et leurs complices où qu&rsquo;ils soient dans le monde.</em></strong></p>
<p>Suite à la confirmation, par le Service fédéral de sécurité russe (FSB), de la thèse terroriste dans le crash de l&rsquo;avion civil russe dans le Sinaï (Egypte), Poutine a déclaré que les bombardements des positions des djihadistes en Syrie vont s&rsquo;intensifier et que les terroristes qui ont commandité ce crime seront identifiés et punis.</p>
<p>« <em>Tous ceux qui ont essayé, et qui essaient encore, de venir en aide à des criminels doivent en assumer les conséquences. Je demande à tous nos services de renseignements de se concentrer sur ce travail »</em>, a-t-il dit.</p>
<p>Rappelons que le crash de l&rsquo;avion de ligne russe dans le Sinaï a été revendiqué par Daech. En effet, des traces d’agents explosifs ont été découvertes sur les corps des victimes, a rapporté le directeur du FSB au président Poutine.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>H. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/17/poutine-les-terroristes-seront-identifies-et-punis-partout-dans-le-monde/">Poutine: « Les terroristes seront identifiés et punis partout dans le monde »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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