<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Slimane Ben Slimane - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/slimane-ben-slimane/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/slimane-ben-slimane/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 27 Mar 2026 10:29:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Slimane Ben Slimane - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/slimane-ben-slimane/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>70 ans d’indépendance &#124; Paroles d’héritiers du mouvement national</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 10:29:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Miled]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Tlili]]></category>
		<category><![CDATA[Bahi Ladgham]]></category>
		<category><![CDATA[Bchira Ben Mrad]]></category>
		<category><![CDATA[Farhat Hached]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud El Materi]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement national]]></category>
		<category><![CDATA[Néo Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Slimane Ben Slimane]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18525233</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rencontre à la librairie Al KItab dans le cadre de la commémoration du 70ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/">70 ans d’indépendance | Paroles d’héritiers du mouvement national</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le cadre de la commémoration du 70</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, une rencontre intitulée «Témoignage et hommage aux artisans de la liberté et du mouvement national» sera organisée le dimanche 29 mars 2026 à la Librairie Al Kitab Mutuelleville, à Tunis, afin de rappeler le rôle joué par plusieurs figures marquantes de la lutte anticoloniale.</em></strong></p>



<span id="more-18525233"></span>



<p>Originalité de cette initiative : ce sont les enfants de militants et de leaders du mouvement national qui prendront la parole. À travers leurs témoignages, ils reviendront sur les parcours de leurs parents, évoquant les années de mobilisation politique, les périodes de clandestinité, d’emprisonnement ou d’exil qui ont jalonné la lutte pour la liberté.</p>



<p>Ces hommes et ces femmes provenaient d’horizons politiques variés et ont milité au sein d’organisations différentes — qu’il s’agisse du Néo-Destour, du mouvement syndical ou encore du courant communiste. Malgré cette diversité d’engagements et parfois de visions, tous partageaient une même ambition : mettre fin au protectorat et permettre à la Tunisie d’accéder à la souveraineté nationale.</p>



<p>La rencontre permettra également de revenir sur l’itinéraire de plusieurs grandes figures du mouvement national. Parmi elles, Habib Bourguiba, fondateur du Néo-Destour et acteur central de la lutte politique contre le protectorat français. Dès les années 1930, il s’impose comme l’un des principaux dirigeants du mouvement national et joue un rôle déterminant dans le processus qui mènera à l’indépendance de 1956.</p>



<p>Le syndicaliste Farhat Hached, fondateur de l’UGTT, sera également évoqué pour le rôle majeur qu’il a joué dans la mobilisation des travailleurs contre la domination coloniale avant son assassinat en 1952. Le parcours du médecin et dirigeant nationaliste Mahmoud El Materi, cofondateur du Néo-Destour, sera rappelé pour sa contribution à l’organisation politique du mouvement national.</p>



<p>La rencontre évoquera aussi l’engagement de Bahi Ladgham, militant destourien impliqué dans les démarches politiques qui ont accompagné les dernières étapes de la lutte pour l’indépendance.</p>



<p>D’autres figures seront également mises à l’honneur, comme Slimane Ben Slimane, médecin et militant engagé contre le système colonial, Ahmed Ben Miled, acteur actif du mouvement national, ainsi que Ali Jrad, secrétaire général du Parti communiste tunisien avant l’indépendance.</p>



<p>Une attention particulière sera également portée à Ahmed Tlili, figure importante du syndicalisme tunisien, ayant contribué à la mobilisation des travailleurs dans le contexte de la lutte pour l’indépendance.</p>



<p>La contribution des femmes à la lutte nationale sera également rappelée à travers la figure de Bchira Ben Mrad, pionnière du mouvement féministe tunisien.</p>



<p>Au-delà de la commémoration, cette rencontre ambitionne de proposer une autre manière de revisiter la mémoire nationale, en rupture avec une histoire officielle parfois réductrice, afin de rendre justice à toutes les figures du combat pour la liberté et l’indépendance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/">70 ans d’indépendance | Paroles d’héritiers du mouvement national</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Histoire du Comité tunisien pour la liberté et la paix (1948-1968)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/histoire-du-comite-tunisien-pour-la-liberte-et-la-paix-1948-1968/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/histoire-du-comite-tunisien-pour-la-liberte-et-la-paix-1948-1968/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 08:10:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ammar Farhat]]></category>
		<category><![CDATA[CTLP]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Kazdaghli]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Mountada Ettajdid]]></category>
		<category><![CDATA[Nirvâna]]></category>
		<category><![CDATA[Slimane Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Zoubeir Turki]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18370292</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’historien Habib Kazdaghli revient dans un livre sur l’histoire du Comité tunisien pour la liberté et la paix (1948-1968).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/histoire-du-comite-tunisien-pour-la-liberte-et-la-paix-1948-1968/">Histoire du Comité tunisien pour la liberté et la paix (1948-1968)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les éditions Nirvâna annoncent la parution, cette semaine, d’un nouveau livre en langue arabe de l’historien Habib Kazdaghli, qui sera le douzième volume de la collection Mountada Ettajdid. Une étude originale qui revient sur une page peu connue de l’histoire contemporaine de la Tunisie et qui s’intéresse au Comité tunisien pour la liberté et la paix (1948-1968).</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18370292"></span>



<p>Préfacé par Moncef Ben Slimane, professeur de sociologie, collègue et ami de longue date de l’auteur, et fils du docteur Slimane Ben Slimane, longtemps président du CTLP, ce livre se veut un témoignage rigoureux sur un espace de liberté et de réflexion civile dans la Tunisie d’après-guerre, longtemps méconnu du grand public.</p>



<p>Le CTLP n’a jamais été une organisation de masse ni un instrument de pouvoir. Son objectif était d’abord d’offrir un lieu de pensée, de vigilance et de liberté d’expression. Fidèle aux idéaux de défense des droits et libertés publiques, il se mobilisait en solidarité avec les peuples pour leur droit à l’autodétermination et leur indépendance, tout en contribuant à la consolidation de la paix et au renforcement des droits humains dans une Tunisie en pleine recomposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un espace civil indépendant</h2>



<p>À travers ses communiqués, ses colloques et ses prises de position, le Comité a su préserver un espace civil indépendant. Il a rassemblé des talents et des personnalités aux sensibilités politiques variées, convaincus que chacun pouvait contribuer à l’édification nationale depuis sa position propre. Progressivement, cependant, cette ouverture a commencé à se refermer sous le poids de l’autorité personnelle de Bourguiba.</p>



<p>L’ouvrage sera présenté pour la première fois lors d’une soirée ramadanesque le lundi 23 février 2026 à 21h, à la librairie Al Kitab Mutuelleville. Cette première rencontre coïncide avec le 40ᵉ anniversaire du décès de Slimane Ben Slimane (1905-1986), dirigeant destourien, président du CTLP, fidèle compagnon et ami des communistes tunisiens.</p>



<p><em><strong>Image de couverture (1960) :</strong> Un moment emblématique de l’histoire du Comité : la délégation tunisienne en visite en Union soviétique. De droite à gauche : Ammar Farhat (peintre), Saleh Krou (gouverneur), Hamadi Ben Zina (médecin), Noureddine Bouarouj (professeur), Zoubeir Turki (peintre) Dr Slimane Ben Slimane (médecin), Ahmed Zouiten (pharmacien), Mahmoud Soueili (artisan) et Mnaouar Samadh (poète).</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/histoire-du-comite-tunisien-pour-la-liberte-et-la-paix-1948-1968/">Histoire du Comité tunisien pour la liberté et la paix (1948-1968)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/histoire-du-comite-tunisien-pour-la-liberte-et-la-paix-1948-1968/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Depuis un siècle et demi, le collège Sadiki au fondement de la modernité tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/17/depuis-un-siecle-et-demi-le-college-sadiki-au-fondement-de-la-modernite-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/17/depuis-un-siecle-et-demi-le-college-sadiki-au-fondement-de-la-modernite-tunisienne/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 07:03:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bach Hamba]]></category>
		<category><![CDATA[Béchir Sfar]]></category>
		<category><![CDATA[Collège Sadiki]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kheireddine Bacha]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Bey]]></category>
		<category><![CDATA[Slimane Ben Slimane]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15564573</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’école tunisienne commémore en ce mois de Février 2025 un siècle et demi de modernité éducative avec la naissance du Collège Sadiki en 1875.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/17/depuis-un-siecle-et-demi-le-college-sadiki-au-fondement-de-la-modernite-tunisienne/">Depuis un siècle et demi, le collège Sadiki au fondement de la modernité tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’école tunisienne commémore en ce mois de Février 2025 un siècle et demi de modernité éducative avec la naissance du Collège Sadiki en 1875. Le laboratoire du Patrimoine de l’université de Manouba, en association avec le Centre d’art et de la culture Ksar Saïd et l’association Nadwa organisent deux évènements majeurs le 20 février 2025 consacrant l’ancrage historique et symbolique de ce monument dans la conscience nationale et citoyenne tunisienne.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche </strong>*</p>



<span id="more-15564573"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg" alt="" class="wp-image-7425261" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le premier évènement est le vernissage d’une exposition photographique qui raconte l’histoire du Collège depuis sa fondation en 1875 du temps où il logeait dans la vieille caserne de Sidi Morjani en bas de l’actuelle Rue de la Zitouna jusqu’en 1897, date de l’inauguration du majestueux monument actuel.&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-de-la-caserne-turque-au-batiment-moderne-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15564593" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-de-la-caserne-turque-au-batiment-moderne-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-de-la-caserne-turque-au-batiment-moderne-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-de-la-caserne-turque-au-batiment-moderne-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-de-la-caserne-turque-au-batiment-moderne-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-de-la-caserne-turque-au-batiment-moderne-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-de-la-caserne-turque-au-batiment-moderne-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-de-la-caserne-turque-au-batiment-moderne.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"><em>De la caserne turque au bâtiment moderne</em></p>



<p>Le bâtiment moderne surplombe la place de la Kasbah, et qui a vu passer des générations et des générations d’enfants du pays toutes classes confondues.</p>



<p>Du haut de son minaret et de ses coupoles, le monument, classé patrimoine national en 1992, nous contemple et veille sur la médina de Tunis, capitale du savoir au Maghreb depuis des siècles.</p>



<p>Ce collège moderne dans son architecture et son programme éducatif est l’œuvre du Grand vizir réformateur Kheireddine Bacha, premier ministre de Sadok Bey. Après avoir sillonné  l’Europe il constata que les nouvelles sociétés européennes ont émergé au milieu du XIXe siècle comme des sociétés modernes grâce à l’essor des sciences et des techniques. Constat qui l’a amené à donner la priorité à la science et à l’éducation modernes. Il annonce l’ère des réformes dans son ouvrage programme édité en 1867 et intitulé : « <em>Les meilleurs chemins pour connaitre l’État des Nations</em>« .</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="552" height="746" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Kheireddine-Bacha-.jpg" alt="" class="wp-image-15564595" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Kheireddine-Bacha-.jpg 552w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Kheireddine-Bacha--222x300.jpg 222w" sizes="(max-width: 552px) 100vw, 552px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"><em>Kheireddine Bacha, fondateur de Sadiki en 1875.</em></p>



<p>Ce fut l’œuvre de Kheireddine la plus durable qui a résisté aux convulsions politiques et sociales de la fin de siècle et surtout à la tourmente coloniale.</p>



<p>A côté de l’enseignement de la langue arabe et des sciences religieuses, Sadiki fut le foyer de l’innovation éducative avec l’introduction de l’enseignement des langues modernes (français et italien), des mathématiques et de la physique, ainsi que de la culture du corps par la gymnastique. Ce fut la grande révolution par une nouvelle éducation qui allait changer la manière de penser et d’agir de la jeunesse tunisienne.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15564599" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Sadiki-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><em>Salle de gymnastique au tout début du XXe siècle&nbsp;: la culture du corps fait son irruption.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une destinée nationale et patriotique&nbsp;:</h2>



<p>Le collège Sadiki allait vite devenir la matrice de nouvelles élites qui vont façonner une nouvelle identité pour le pays. Sadiki sera dès le départ l’espace de formation certes des traducteurs et fonctionnaires de l’administration coloniale, mais aussi et surtout des élites nouvelles qui vont donner à la jeune nation en formation ses premiers médecins, avocats et chefs nationalistes qui vont remettre en cause l’ordre colonial et annoncer l’ère de la libération nationale.</p>



<p>Déjà les premières figures issues des premières promotions montrent bien la voie à suivre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Sfar-Abdeljeli-Zaouche-et-Alo-Bach-Hamba-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15564625" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Sfar-Abdeljeli-Zaouche-et-Alo-Bach-Hamba-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Sfar-Abdeljeli-Zaouche-et-Alo-Bach-Hamba-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Sfar-Abdeljeli-Zaouche-et-Alo-Bach-Hamba-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Sfar-Abdeljeli-Zaouche-et-Alo-Bach-Hamba-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Sfar-Abdeljeli-Zaouche-et-Alo-Bach-Hamba-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Sfar-Abdeljeli-Zaouche-et-Alo-Bach-Hamba-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Sfar-Abdeljeli-Zaouche-et-Alo-Bach-Hamba.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bechir Sfar &#8211; Abdeljelil Zaouche &#8211; Ali Bach Hamba.</figcaption></figure>
</div>


<p>Béchir Sfar, premier de sa promotion devient une figure de prou du nationalisme naissant et fonde la Khaldounia, sœur de Sadiki, qui initie les jeunes zitouniens aux sciences modernes; de son côté, Ali Bach Hamba, pionnier des Sadikiens, fonde en 1905 l’Association des anciens de Sadiki et en 1907 le journal <em>Le Tunisien</em>, premier journal des revendications tunisiennes. Ali Bach Hamba dirige le premier mouvement nationaliste organisé ; le mouvement Jeune Tunisien et finit sa vie en exil en Europe.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="430" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Denguezli.jpg" alt="" class="wp-image-15564604" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Denguezli.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Denguezli-300x215.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Bechir-Denguezli-580x416.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</div>


<p><em>Béchir Denguizli (1869-1934), Sadikien et premier médecin tunisien musulman moderne.</em></p>



<p>Les promotions se succèdent et transmettent cette passion pour le savoir et cette conscience de maitriser le destin d’un peuple jusqu’à la montée des élites qui vont forcer le destin.</p>



<p>Les années 1920 et 1930 allaient voir éclore des générations principalement issues de cette école à double culture, ancrées dans la culture arabe mais ouvertes sur les cultures du monde. Les figures emblématiques commencent à se multiplier et à s’organiser dans des associations et des partis politiques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="430" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-15564605" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba-300x215.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba-580x416.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</div>


<p><em>Deux Sadikiens, compagnons de route dans la longue marche pour l’indépendance. Slimane Ben Slimane et Habib Bourguiba.</em></p>



<p>Cette aventure alla sceller une alliance durable entre le mouvement national et les élites sadikiennes, alliance qui va culminer lors des évènements du 9 avril 1938 lorsque Ali Belhouane, professeur à Sadiki, appelle les élèves à rallier la grande manifestation qui revendiquait un parlement tunisien.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="700" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hassan-Hosni-Abdelwahabet-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-15564610" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hassan-Hosni-Abdelwahabet-Habib-Bourguiba.jpg 500w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hassan-Hosni-Abdelwahabet-Habib-Bourguiba-214x300.jpg 214w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>
</div>


<p>Habib Bourguiba <em>avec Hassan Hosni Abdelwahab, Sadikien devenu historien du territoire national avec sa « Brève histoire de la Tunisie ».</em></p>



<p>Le collège Sadiki, dont le système éducatif moderne a servi de modèle pour l’école de l’indépendance avec la réforme de 1958 qui a fait de Sadiki la base de l’enseignement, est devenu non seulement la référence mais aussi un lieu de mémoire de la culture nationale. En 1992 l’État classe le bâtiment Monument National.</p>



<p>* <em>Historien. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VNGzbFCyBz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/10/celebrer-le-college-sadiki-cest-celebrer-la-tunisie/">Célébrer le collège Sadiki, c’est célébrer la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Célébrer le collège Sadiki, c’est célébrer la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/10/celebrer-le-college-sadiki-cest-celebrer-la-tunisie/embed/#?secret=lc1j8Jnkuf#?secret=VNGzbFCyBz" data-secret="VNGzbFCyBz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/17/depuis-un-siecle-et-demi-le-college-sadiki-au-fondement-de-la-modernite-tunisienne/">Depuis un siècle et demi, le collège Sadiki au fondement de la modernité tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/17/depuis-un-siecle-et-demi-le-college-sadiki-au-fondement-de-la-modernite-tunisienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bourguiba, Ben Slimane et le 9 avril 1938 : Quelle histoire?!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2024 06:46:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[9 avril 1938]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Belhouane]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Materi]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Slim]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Slimane Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Sfar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12405644</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur les événements du 9 avril 1938, page importante de la lutte de la Tunisie pour l’indépendance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/">Bourguiba, Ben Slimane et le 9 avril 1938 : Quelle histoire?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article s’inspire largement des ‘‘Mémoires’’ du Dr Slimane Ben Slimane et rappelle, à l’occasion de l’anniversaire des événements du 9 avril 1938 **, cette page importante de la lutte de notre pays pour l’indépendance. C’est également un hommage au Dr Ben Slimane dont beaucoup de Tunisiens n’ont presque jamais entendu parler et que l’histoire officielle et ses hagiographes, de 1956 à nos jours, ont ignoré et, parfois, gommé.</em></strong> <em>(Illustration : Dr Ben Slimane et Bourguiba en 1937).</em></p>



<p>Par <strong>Moncef Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-12405644"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-374492"/></figure>
</div>


<p>Nous sommes en novembre 1937 et le Néo-Destour vient de clore les travaux du congrès de la rue du Tribunal. Habib Bourguiba, accompagné du Dr Ben Slimane, part pour une tournée de propagande dans les régions de l’intérieur…</p>



<p>A Menzel-Bou-Zelfa accompagné de Moufdi Zakaria, militant du Parti populaire algérien (PPA). Ce dernier fut étonné de la force du Néo-Destour, de son prestige&#8230; Bourguiba rentra à Menzel-Bou-Zelfa sur un cheval. Naceur Jellouli le ridiculisera dans le journal<em> “La Dépêche Tunisienne” </em>à la rubrique <em>«Am el Hadj».</em></p>



<p>A Monastir c’était notre <em><em>«</em>quartier général<em>»</em></em>. Chaque matin, nous partions vers un groupe de villageois. Nous tenions des réunions dans des maisons, dans des huileries.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fusillade à Bizerte</h2>



<p>C’est la fusillade à Bizerte qui annonça que la répression allait toucher la Tunisie après le Maroc et l’Algérie.</p>



<p>Après la fusillade, le Parti avait décidé d’envoyer Hédi Nouira, Mongi Slim et moi-même à Bizerte. Nous avions quitté Tunis au milieu de l’après-midi. Arrêtés sur la route par des gendarmes, on avait l’impression d’un pays en état de guerre. Arrivés à Bizerte<em>,</em> le contrôleur civil Mottes, à ses côtés le caïd Mohamed Salah Mzali, avait tenté de faire pression sur nous sans obtenir de résultats.</p>



<p>Nous avions quand même rencontré nos amis, encore sous le coup de la fusillade. Bougatfa s’attendait à être arrêté. Le lendemain, j’avais assisté aux obsèques des victimes de la fusillade. Le Parti communiste tunisien et les syndicats CGT étaient représentés par El-Gharbi, artisan tailleur. Tahar Ben Ammar assistait aux obsèques. Rentrés à Tunis, nous apprenions l’arrestation de Bougatfa.</p>



<p>Quelques jours après, je me rendis le soir à Bizerte avec Bourguiba pour tenir une réunion. Nous étions accompagnés de Mahmoud Bourguiba, le journaliste d’<em>El-Zohra</em>. Avant de rencontrer nos amis, le commissaire de police nous avait convoqués. Ensuite, nous avions tenu une réunion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le conseil national du 4 mars 1938</h2>



<p>Un Conseil national très important fut tenu à la veille de la grande bataille qu’allait livrer le peuple tunisien contre le colonialisme, bataille qui durera jusqu’au début de 1943.</p>



<p>L’atmosphère était surchargée, mais la grande majorité des militants était consciente et résolue à tenir tête à la répression.</p>



<p>Un problème de détail se posait: celui de remplacer le Docteur Mahmoud Materi. Tahar Sfar refuse. On me fit la proposition, mais je répondis que ma situation matérielle n’était pas à la hauteur de ce poste. J’étais interne à l’hôpital Sadiki. Je vivais dans une chambre de l’hôpital, nourri par lui et gagnais 1000F par mois. On n’insista pas et on passa à des questions plus importantes.&nbsp;</p>



<p>Au cours de ce Conseil, ma position était, qu’il fallait résister à l’offensive du colonialisme&#8230;</p>



<p>Les événements se précipitent. Ali Belhouane est révoqué de ses fonctions de professeur au Collège Sadiki. L’agitation estudiantine au Collège était continue. Les élèves étaient en contact permanent avec le Parti.</p>



<p>Ali Ben Youssef, élève à cette époque, avait joué un grand rôle dans cette agitation. Attia, directeur du Collège et Vieux-Destourien ayant des relations avec les agents de la Résidence, poussait à la répression&#8230;</p>



<p>Après les graves décisions prises par le Conseil national en mars 1938 et qui seront tenues secrètes, une grande tournée de propagande à travers toute la Tunisie fut décidée.</p>



<p>Il s’agissait d’informer les militants et les masses populaires de l’imminence de la répression et des actions à entreprendre pour lutter contre cette répression et gagner la bataille en définitive.</p>



<p>Youssef Rouissi et moi-même étions désignés pour une tournée dans la région de Béja, Souk El-Arba et Aïn Draham.</p>



<p>Dans les réunions qui ont suivi le Conseil national, on appelait les Tunisiens à ne pas payer l’impôt, au refus du service militaire, aux sabotages des voies ferrées, poteaux téléphoniques, ponts, etc.</p>



<p>Il était nécessaire de ne plus prendre de précautions oratoires et d’engager la bataille avec tous les atouts possibles. Nous savions que la bataille allait être dure, d’autant plus que la France était à la veille d’une guerre avec l’Axe…</p>



<p>Après la réunion de Souk El-Arba, nous en avions tenu d’autres au grand marché de Souk El Ahad, à Ain Draham et Tabarka. Nous voulions prouver que nous étions le pays réel et Peignon, le contrôleur civil, flanqué du colon algérien Mahiouz et du collabo tunisien Ben Henda, en faisaient autant pour prouver qu’ils étaient le pays légal…</p>



<p>Le lendemain matin, 4 avril, nous devions tenir une réunion à Oued Melliz. Nous nous préparions à partir avec Mohamed Ben Amara, un bon et sympathique militant de Souk El-Arba lorsqu’on est venu nous avertir que nous étions convoqués au commissariat où on nous signifia que nous étions arrêtés, si Youssef et moi-même. Conduits à la prison, nous avons été enfermés ensemble dans une cellule. De notre cellule, nous entendions de temps en temps les cris des manifestants dans la ville.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tous transférés au Tribunal militaire</h2>



<p>Mardi 5 avril au petit jour, nous fûmes transférés au Palais de Justice de Tunis. Le juge d’instruction, Darrodes, nous inculpa et nous voilà envoyés à la prison civile.</p>



<p>Nous n’étions pas complètement isolés de l’extérieur. Les premiers jours de la prison se passaient sans trop de secousses. Ce sont les événements de l’extérieur qui influaient, sur la vie de la prison. C’est à partir du 9 avril que les choses ont commencé à changer.</p>



<p>Pendant notre courte promenade de l’après-midi de ce même jour, le bruit de la fusillade nous arrivait nettement et à l’ampleur du drame qui se jouait dans les rues entre les Tunisiens désarmés et les forces de répression brutale qui souhaitaient impatiemment ce jour, l’angoisse me prenait au cœur…</p>



<p>Vers la fin de la journée du 9 avril, des cris de manifestants nous arrivaient de l’extérieur. Le lendemain, 10 avril, ce fut l’arrestation de Bourguiba et d’autres destouriens. L’après-midi, nous étions tous réunis…</p>



<p>Nous fûmes plus tard amenés et transférés au Tribunal militaire. Arrivés là,&nbsp; nous étions installés dans des cellules et les militaires et gendarmes qui nous surveillaient s’amusaient à nous faire peur en parlant entre eux de l’exécution de nos amis, et en disant que nous étions là pour être exécutés à notre tour.</p>



<p>Nous étions soustraits individuellement de la cellule et c’était pour aller devant le juge d’instruction qui nous informa de notre inculpation. Après cela, nous fûmes transférés à la Prison militaire et c’était de nouvelles insultes et humiliations. Nos affaires étaient piétinées et l’harissa tâchait nos vêtements et autres objets.</p>



<p>Après cette fouille, nous fûmes placés chacun dans une cellule. Je respirais un peu après tant de secousses. Alors commença la vie à la Prison militaire de Tunis qui durera jusqu’à la fin des interrogatoires.</p>



<p>Le juge d’instruction chargé de notre affaire était le Lieutenant-Colonel De Guérin de Cayla. Il se flattait d’avoir envoyé à l’échafaud des hommes politiques en Afrique Noire et en Indochine.&nbsp;</p>



<p>En 1938, le bureau politique du Néo-Destour fut condamné et transféré à la prison du Fort Saint Nicolas à Marseille d’où il fut libéré en 1943 par la gestapo allemande.</p>



<p><em>* Universitaire et activiste politique.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </em></p>



<p>** <em>Les «événements du 9 avril 1938» &nbsp;sont des émeutes qui ont lieu à Tunis dans un contexte de manifestations populaires revendiquant des réformes politiques, notamment l’institution d’un parlement, pas majeur vers l’indépendance de la Tunisie encore sous protectorat français. Débordées par un mouvement spontané, les forces de police et l’armée de l’occupation française ne rétablissent le calme qu’au prix de nombreux morts chez les émeutiers. Cette date est un évènement marquant du mouvement national tunisien.&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jMuh6byafj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/">Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/embed/#?secret=s7Fg4cBamc#?secret=jMuh6byafj" data-secret="jMuh6byafj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/">Bourguiba, Ben Slimane et le 9 avril 1938 : Quelle histoire?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le président Kaïs Saïed manque un rendez-vous avec le récit national tunisien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/24/le-president-kais-saied-manque-un-rendez-vous-avec-le-recit-national-tunisien/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/24/le-president-kais-saied-manque-un-rendez-vous-avec-le-recit-national-tunisien/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2021 08:42:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[20 mars 1956]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellaziz Thaalbi]]></category>
		<category><![CDATA[Bahri Guiga]]></category>
		<category><![CDATA[fête de l’indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud El-Materi]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Slimane Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Sfar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=342586</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans cette «Lettre ouverte à monsieur le Président de la République», Kaïs Saïed, l’auteur exprime «l’indignation d’un modeste citoyen sidéré de voir l’incarnation de l’autorité de l’Etat tourner le dos, le samedi 20 mars 2021, à la célébration de la fête de l’indépendance de son pays». Par Adel Zouaoui * Monsieur le Président, Je m’adresse...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/24/le-president-kais-saied-manque-un-rendez-vous-avec-le-recit-national-tunisien/">Le président Kaïs Saïed manque un rendez-vous avec le récit national tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Kais-Saied-1.jpg" alt="" class="wp-image-313868"/></figure>



<p><strong><em>Dans cette «Lettre ouverte à monsieur le Président de la République», Kaïs Saïed, l’auteur exprime «l’indignation d’un modeste citoyen sidéré de voir l’incarnation de l’autorité de l’Etat tourner le dos, le samedi 20 mars 2021, à la célébration de la fête de l’indépendance de son pays».</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-342586"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>Monsieur le Président,</p>



<p>Je m’adresse à vous, avec beaucoup de déférence, à travers ces quelques lignes pour vous exprimer toute mon indignation. Celle d’un modeste citoyen sidéré de voir l’incarnation de l’autorité de l’Etat tourner le dos, le samedi 20 mars 2021, à la célébration de la fête de l’indépendance de son pays.</p>



<p>Cette journée-là était terne, morne et morose, tout à fait ordinaire. Elle était comme toutes les autres en ces temps de crises. Ne devrait-elle pas être particulièrement empreinte de joie, de fierté et de festivités.</p>



<p>Monsieur le Président, au cas vous l’auriez oublié, la Tunisie a retrouvé son indépendance le 20 mars 1956. Une date mémorable que rien n’égalera, même le formidable exploit du lancement du premier satellite tunisien Challenge-one dont vous avez suivi les premières étapes.</p>



<p>Monsieur le Président, je ne remets aucunement en cause votre présence à ce fameux exploit. Ce dernier constitue bel et bien un petit pas pour l’aérospatial, mais résolument un très grand pas pour la Tunisie. Votre soutien à cette première prouesse technologique réalisée par des jeunes en pleine ferveur est plus que symbolique.</p>



<p>D’ailleurs, n’êtes-vous pas le défenseur d’une jeunesse bouillonnante d’énergie ? Laquelle est encore et toujours freinée dans son élan par une bureaucratie ombrageuse et pesante.</p>



<p>Mais qu’à cela ne tienne. En vous absentant à la célébration de la fête de l’indépendance de la Tunisie, vous avez manqué votre rendez-vous avec le récit national. Ce qui est incompréhensible et même inadmissible.</p>



<p>Monsieur le Président de la République, auriez-vous oublié qu’il vous échoit d’incarner les symboles de l’Etat. La fête de l’indépendance en est l’un des plus forts.</p>



<p>Autour de trois millions d’électeurs vous ont élu pour incarner leurs espoirs, mais aussi leurs symboles et leur mémoire. Et surtout pour leur rappeler ce qui est en commun entre eux tous.</p>



<p>L’indépendance de la Tunisie, le 20 mars 1956, constitue indiscutablement notre socle national. Ce dernier est inébranlable, malgré toutes sortes de tentatives, avortées, de le fissurer.</p>



<p>En étant aux abonnés absents le jour du samedi 20 mars2021, c’est comme si vous aviez écarté d’une chiquenaude ce moment fort de notre histoire contemporaine. C’est comme si vous aviez tenté de rompre le lien qui nous lie les uns aux autres. Lequel lien fait de nous une nation à part entière dans le concert des nations libres et souveraines.</p>



<p>Il ne vous est pas loisible, occupant la magistrature suprême, d’esquiver cette date fatidique de l’histoire de la Tunisie. Elle a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui, des Tunisiens, fiers de l’être.</p>



<p>Pour préserver votre neutralité, vous devez nous épargner votre propre interprétation de l’histoire. Condition sine qua non pour être le président de tous.</p>



<p>Sacher alors que la lutte nationale pour l’indépendance de la Tunisie ne se résume pas en la personne de Habib Bourguiba, au cas où cette figure vous exècre. Il en était certes le symbole, mais il n’était pas le seul à s’être sacrifié pour l‘indépendance de ce pays. Bourguiba s’inscrivait dans un continuum de lutte pour la liberté et la dignité qui s’était enclenché bien avant lui.</p>



<p>Un continuum qui a débuté par l’affaire du Djallez en 1911, pour se poursuivre avec les manifestations du 9 avril 1938, le bombardement de Sakiet Sidi Youssef, le 8 février 1958, et la bataille de Bizertele 17 juillet 1961.</p>



<p>Auriez-vous oublié tous ces milliers d’anonymes qui sont tombés pour que notre pays soit libre et indépendant ?</p>



<p>Auriez-vous oublié les figures de proue qui ont jalonné le mouvement national : celles de Abdellaziz Thaalbi, fondateur du Destour, Tahar Sfar, Mahmoud El-Materi, Bahri Guiga, Slimane Ben Slimane, Salah Ben Youssef, Habib Thameur, Ferhat Hached, Moncef Bey, Ahmed Tlili, ainsi que Bchira Ben Mrad, Wassila Bourguiba, Chérifa Messaadi et j’en passe et des meilleurs.</p>



<p>À tous ceux-là vous avez tourné le dos et affiché votre mépris. Un mépris qui frise l’arrogance.</p>



<p>Le samedi 20 mars 2021 était une journée tout-à fait ordinaire, même triste, sous un ciel lourd et pesant, assombri, de surcroît, par la sinistrose d’une double crise économique et sanitaire.</p>



<p>Et pourtant, on aurait voulu vivre un moment de fierté et de liesse. On aurait aimé voir les rues de notre capitale et nos villes pavoisées aux couleurs nationales. On aurait aimé vous entendre parler avec emphase et fierté du récit de notre histoire contemporaine. On aurait aimé voir notre ciel illuminé par des feux d’artifices. On aurait aimé vivre notre 14-Juillet à l’unisson. Mais hélas, ce fut le contraire.</p>



<p>Aux multiples frustrations que nous subissons vient s’ajouter encore une autre. Le samedi 20 mars 2021 était une journée comme toutes les autres, avec son lot de soupçons et de vindictes, de parjures et d’insultes.</p>



<p>Quel souvenir auront nos enfants de cet évènement une fois adultes ? Aucun. Qu’a-t-on à leur dire et à leur raconter? Est-ce encore une occasion manquée avec notre histoire contemporaine?</p>



<p>Monsieur le Président de là où vous êtes, n’êtes-vous pas redevable, comme nous tous, à ceux qui ont sacrifié leur temps, leur jeunesse et leur vie pour que nous devenions ce que nous sommes aujourd’hui ?</p>



<p>Mal vous en a pris. En dévoyant cette fête nationale, n’êtes-vous pas en train d’accréditer l’idée saugrenue, celle qui prétend que nous sommes loin d’avoir acquis notre entière souveraineté. Laquelle idée siffle à bas bruit comme un larsen depuis la prétendue révolution du 14-Janvier 2011.</p>



<p>Enfin pour parler d’honnêteté, une valeur chère à votre cœur, par laquelle vous avez séduit vos électeurs, sachez monsieur le Président de la République que rendre hommage aux pères fondateurs de notre nation relève aussi d’une autre honnêteté, celle-ci intellectuelle? Car la propreté morale, à elle seule, ne suffit pas. Elle doit aller de pair avec des valeurs telles que la gratitude et la reconnaissance envers les sacrifices consentis par les anciens.</p>



<p>Ça fait dix longues années que nous avons été empêchés de rêver d’une Tunisie meilleure. Alors de grâce, soyez, dorénavant, le gardien de notre mémoire collective.</p>



<p>Vous nous éviteriez certainement de mourir une deuxième fois.</p>



<p><em>*Retraité de la Cité des Sciences de Tunis, ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié : </em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VTkUIHM32R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/21/pour-navoir-pas-celebre-la-fete-de-lindependance-kais-saied-inquiete/">Pour n’avoir pas célébré la fête de l’indépendance, Kaïs Saïed inquiète</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour n’avoir pas célébré la fête de l’indépendance, Kaïs Saïed inquiète » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/21/pour-navoir-pas-celebre-la-fete-de-lindependance-kais-saied-inquiete/embed/#?secret=aLY1TaGg4w#?secret=VTkUIHM32R" data-secret="VTkUIHM32R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4FZB7IRmBr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/04/cite-des-sciences-de-tunis-de-lurgence-a-rectifier-le-tir/">Cité des Sciences de Tunis : de l’urgence à rectifier le tir</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cité des Sciences de Tunis : de l’urgence à rectifier le tir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/04/cite-des-sciences-de-tunis-de-lurgence-a-rectifier-le-tir/embed/#?secret=v0dG2vNQhQ#?secret=4FZB7IRmBr" data-secret="4FZB7IRmBr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6S841IZcdX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/la-tunisie-face-a-la-colere-des-jeunes-il-est-temps-de-briser-le-mur-des-incomprehensions/">La Tunisie face à la colère des jeunes : Il est temps de briser le mur des incompréhensions ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à la colère des jeunes : Il est temps de briser le mur des incompréhensions ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/la-tunisie-face-a-la-colere-des-jeunes-il-est-temps-de-briser-le-mur-des-incomprehensions/embed/#?secret=1dIOdCQmtp#?secret=6S841IZcdX" data-secret="6S841IZcdX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/24/le-president-kais-saied-manque-un-rendez-vous-avec-le-recit-national-tunisien/">Le président Kaïs Saïed manque un rendez-vous avec le récit national tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/24/le-president-kais-saied-manque-un-rendez-vous-avec-le-recit-national-tunisien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Feb 2021 11:47:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Ben Mustapha]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[parti communiste tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Hamza]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Slimane Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Rouissi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=338001</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous sommes le 25 février 1986, une foule d’un millier de personnes, hommes et femmes infiltrés par quelques agents de la police politique, s’est regroupée au cimetière du Djellaz pour dire adieu au Dr Slimane Ben Slimane. Commentant l’événement, l’historienne Sophie Bessis écrit : «il n’est pas sûr que les jeunes Tunisiens aient en mémoire...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/">Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Slimane-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-338004"/></figure>



<p><strong><em>Nous sommes le 25 février 1986, une foule d’un millier de personnes, hommes et femmes infiltrés par quelques agents de la police politique, s’est regroupée au cimetière du Djellaz pour dire adieu au Dr Slimane Ben Slimane. Commentant l’événement, l’historienne Sophie Bessis écrit : «il n’est pas sûr que les jeunes Tunisiens aient en mémoire le nom de l’homme qui s’est éteint au matin du 24 février à plus de 80 ans… le Docteur Slimane Ben Slimane a pourtant consacré la majeure partie de sa vie à défendre son pays et l’idée qu’il s’en faisait».</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moncef Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-338001"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-246569"/></figure></div>



<p>En effet, l’histoire officielle et les hagiographes de Bourguiba n’ont ménagé aucun effort pour jeter dans les oubliettes cet homme qui fut un historique, un<em> «zaïm»</em> (leader) du Néo-Destour, un des premiers défenseurs d’une Tunisie démocratique et des mouvements de libération algériens, vietnamiens et congolais.</p>



<p>Ceux qui ont connu Slimane Ben Slimane ou entendu parler de lui ont tous été frappés par la personnalité et la singularité de l’homme que Raouf Hamza, spécialiste du mouvement national, décrit en ces termes : <em>«Cet homme de rigueur et de courage qui suscitait l’agacement des uns et l’admiration des autres mais qui en imposait à tous… Cet homme d’une rare fidélité à ses convictions et à ses choix… et d’une constante intransigeance dans son refus des compromissions et des faux semblants…»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Qui est Slimane Ben Slimane ?</h3>



<p>Le Docteur Slimane Ben Slimane est né le 13 février 1905 dans le village de Zaghouan à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Tunis. Fils d’un épicier analphabète, il a dû batailler pour que son père se décide à l’inscrire à l’école primaire, l’<em>«école des koffars»</em>, et non à l’école coranique.</p>



<p>Ses études secondaires au Collège Sadiki lui fournirent l’occasion de faire ses premières expériences dans l’agitation politique nationaliste. Ayant réussi en 1928 à son baccalauréat mathématiques, il part en France pour suivre des études de médecine à Paris.</p>



<p>Durant son séjour parisien (1928-1937), il milite au sein de l’Association des étudiants musulmans nord-africains et de l’Etoile nord-africain où il côtoie plusieurs jeunes figures des mouvements communistes et nationalistes maghrébins.</p>



<p>Il adhère en 1934 au Néo-Destour et participe aux côtés de Hédi Nouira et Salah Ben Youssef, étudiants eux-aussi à la même époque à Paris, à la campagne pour la scission du Vieux-Destour.</p>



<p>Les études de médecine terminées, le Docteur Ben Slimane rentre en Tunisie (1936) et participe au Congrès de la rue du Tribunal du Néo-Destour de 1937 à la fin duquel il est élu membre du bureau politique.</p>



<p>Le 4 avril 1938, il est arrêté par la police française à Souk El-Arba (actuelle Jendouba) en compagnie de Youssef Rouissi au cours d’une tournée d’agitation dans la région du Nord-Ouest en vue d’appeler la population à la désobéissance civile. Quelques jours après, les événements sanglants du 9 avril 1938 vont entraîner l’arrestation de toute la direction du Néo-Destour et sa condamnation à la suite du fameux procès instruit par le Colonel de Guérin de Cayla.</p>



<p>Il restera incarcéré, en compagnie de tous les dirigeants néo-destouriens, à Téboursouk puis au Fort saint Nicolas de Marseille de 1938 à 1943. Tout le groupe des prisonniers nationalistes tunisiens sera libéré par le chef de la Gestapo de Lyon, le célèbre Klaus Barbie, qui espérait par ce geste négocier un éventuel appui des nationalistes tunisiens à l’Allemagne nazie. Espoir déçu malgré un séjour d’hôtes de marque à Rome après plusieurs années d’incarcération.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Débuts des divergences avec Bourguiba</h3>



<p>À partir de 1949 apparaissent de profondes divergences entre le Docteur Ben Slimane et Bourguiba, soutenu par une bonne partie des dirigeants néo-destouriens, à propos des alliances du parti. On était en pleine guerre froide, Bourguiba défendait l’idée qu’il fallait se ranger du côté du bloc occidental, alors que le Docteur S. Ben Slimane prônait un certain neutralisme même si sa culture et ses amis politiques, les communistes et progressistes tunisiens, le font plutôt pencher du côté de l’URSS.</p>



<p>Et c’est à la suite de sa participation à une réunion du Mouvement de la Paix, organisation internationale proche du bloc socialiste, qu’il va en mars 1950 être exclu du bureau politique et du parti du Néo-Destour.</p>



<p>Au lendemain de l’indépendance, et malgré quelques tentatives de Bourguiba en 1959 de lui conférer des charges et des responsabilités au sein de la nouvelle administration et de l’assemblée nationale, il n’adhérera plus à aucun parti et choisira de faire un itinéraire au sein de l’opposition tunisienne en tant que personnalité politique indépendante et «compagnon de route» des communistes tunisiens. Il présidera ainsi une liste indépendante formée de progressistes et de communistes à l’occasion des premières élections législatives du mouvement en 1959.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Singularité et ténacité d’un engagement politique</h3>



<p>En outre, il deviendra le premier président du Comité tunisien pour la liberté et la paix et créera en décembre 1960 avec Abdelhamid Ben Mustapha du Parti communiste tunisien, Rachid Belajouza et d’autres intellectuels de gauche le mensuel<em> ‘‘La Tribune du Progrès’’.</em> Deux années après sa parution, le journal va être suspendu et le Docteur Ben Slimane qui publia un article sur <em>«Le Palais de Carthage et le pouvoir personnel»</em> va comparaître en justice pour <em>«appel à la sédition»</em>.</p>



<p>En 1967, il s&rsquo;engage du côté du mouvement de libération vietnamien et tente de mobiliser l’opinion tunisienne contre l’intervention américaine en présidant le Comité de solidarité avec le peuple vietnamien. La sanction ne tarda pas puisqu’il est renvoyé du poste de médecin qu’il occupait à l’hôpital Habib Thameur.</p>



<p>Tout au long de ces années et malgré des itinéraires politiques opposés les ponts entre le Docteur Ben Slimane et Bourguiba n’ont jamais été complètement rompus. En effet, les deux hommes vont se rencontrer à deux occasions en 1962 et en 1966.</p>



<p>Le 14 août 1973, surprenant un peu tout le monde, Bourguiba rend visite au Docteur Ben Slimane à son domicile, le décore de l’insigne de<em> «l’ordre du mérite» </em>de Bourguiba et décide la levée de son exclusion du Néo-Destour.</p>



<p>Le 7e Congrès afro-asiatique d’ophtalmologie réuni à Tunis en 1980 lui décerna une dernière médaille puisque le Docteur Ben Slimane s’éteint le 25 février 1986 à l’âge de 81 ans.</p>



<p>Au cours des funérailles, les amis, les compagnons de route et même les adversaires d’hier lui ont rendu un vibrant hommage et rappelé la singularité et la ténacité de son engagement politique qui fut toujours guidé par une profonde conviction en une éthique de l’action et par un profond attachement à une certaine idée de l’intégrité et de la droiture.</p>



<p>Les notes et souvenirs rédigés par le Docteur Ben Slimane ont été rassemblés par sa famille et publiés dans un livre intitulé <em>‘‘Slimane Ben Slimane: souvenirs politiques’’ </em>en 1989 et réédités en 2018 par les éditions Nirvana.</p>



<p>Cet article a été écrit sur le zaïm oublié pour lui servir et valoir ce que de droit : le respect.</p>



<p><em>* Professeur universitaire, président de Lam Echaml.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xwngpR0Ckh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/12/tunisie-piratage-dune-revolution-et-hameconnage-dun-president/">Tunisie : Piratage d’une révolution et hameçonnage d’un président</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Piratage d’une révolution et hameçonnage d’un président » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/12/tunisie-piratage-dune-revolution-et-hameconnage-dun-president/embed/#?secret=M4iQf0FeY2#?secret=xwngpR0Ckh" data-secret="xwngpR0Ckh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2tHnntZBBi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/29/kais-saied-envoie-la-transition-democratique-au-placard/">Kaïs Saïed envoie la transition démocratique au placard</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed envoie la transition démocratique au placard » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/29/kais-saied-envoie-la-transition-democratique-au-placard/embed/#?secret=PyDEmuETo2#?secret=2tHnntZBBi" data-secret="2tHnntZBBi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3PT0fZaY24"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/17/kais-saied-un-president-a-linsu-de-notre-plein-gre/">Kaïs Saïed : Un président «à l’insu de notre plein gré»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed : Un président «à l’insu de notre plein gré» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/17/kais-saied-un-president-a-linsu-de-notre-plein-gre/embed/#?secret=Y7AGmgRoUX#?secret=3PT0fZaY24" data-secret="3PT0fZaY24" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/">Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
