<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des souveraineté - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/souverainete/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/souverainete/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 04 Aug 2026 06:15:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des souveraineté - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/souverainete/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:13:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[ingérence]]></category>
		<category><![CDATA[multilatéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[najiba ben hassine]]></category>
		<category><![CDATA[panafricanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19372435</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/">Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Najiba Ben Hassine *</strong></p>



<span id="more-19372435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg" alt="" class="wp-image-19372459" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique berceau des civilisations et riche en ressources naturelles a été le théâtre d’interactions complexes avec les puissances étrangères depuis des siècles façonnant son histoire politique, économique et sociale, affectant ses structures socio-économiques et entravant son développement. Depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, les nations africaines ont été le théâtre de rivalités géopolitiques et économiques et de stratégies de puissances émanant de multiples acteurs internationaux, engendrant des défis complexes et des enjeux confus pour l’Afrique et ses peuples. La reconnaissance de la pleine autodétermination, gage incontournable de la coexistence pacifique et du développement des Etats, implique que chacun possède dans l’ordre mondial l’égale plénitude et exclusivité des compétences étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de l’autonomie reflète à notre sens une réalité politique qui transcende les considérations purement juridiques découlant du concept de souveraineté. Il incarne l’idée de la liberté d’action, d’autonomisation et d’autodétermination des peuples concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autonomie est, en outre un concept relatif, variable et flexible, dépendant des contextes et des aspirations des groupes ou entités concernés. Il s’ensuit que l’évaluation de l’autonomie et la mesure de sa signification juridique et politique demeurent imprécises et controversées. L’autonomie s’exerce dès lors pour faire face à un acte d’ingérence qui signifie <em>«l’action de s’immiscer, c&rsquo;est-à-dire de s’introduire indûment, sans en être requis ou en avoir le droit, dans les affaires des autres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, l’autonomie génère un statut juridique requérant l’acquisition d’un certain degré de puissance. La <em>puissance </em>va plus loin que la simple réunion des éléments constitutifs d’un Etat souverain, et implique la conscience d’un rôle à jouer, d’une mission à remplir et d’un ordre à établir dans un contexte complexe de rapportsinternationaux rappelant à chaque Etat l’obligation de se positionner par rapport à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est pertinent de rappeler à cet égard que la Charte de l’Organisation des Nations Unies (Onu) a interdit l’intervention dans les affaires intérieures des Etats et a érigé cette interdiction en un corollaire du principe de l’égalité souveraine des Etats et une condition essentielle de l’établissement de la paix et de la sécurité internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 4 de la Charte de l’Union africaine (UA) a pris soin également de réaffirmer les principes de l’<em>«égalité souveraine et interdépendance de tous les Etats membres de l’Union»</em> ainsi que celui de la <em>«non-ingérence d’un Etat membre dans les affaires intérieures d’un autre Etat membre»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, l’Afrique est la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales, Pendant la période coloniale, les puissances coloniales ont exploité les ressources du continent africain&nbsp;; ils ont laissé derrière elles des divisions artificielles source de tensions et de conflits. Dans la période postcoloniale, en dépit de l’acquisition de l’indépendance, la domination et l’ingérence étrangère persistaient sous de nouvelles formes, souvent perpétués par le néocolonialisme. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence étrangère revêt différentes formes politique, économique, diplomatique militaire et culturelle. Ainsi, on se trouve confronté à une Afrique de plus en plus impliquée dans la mondialisation et très convoitée par les grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ingérence étrangère a toujours constitué un facteur déstabilisant du continent noir et un frein à son développement et à l’exercice de sa pleine souveraineté sur ses ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette dépendance vis-à-vis de l’étranger, le panafricanisme se présente&nbsp;comme un mouvement politique unitaire, permettant de relever collectivement les défis de la mondialisation, du développement, de la sécurité et la consolidation des acquis précaires de l’exercice des souverainetés nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA, s’inscrivant dans une gouvernance multilatérale, s’efforce d’ériger l’autonomie et la libération en leviers du développement et de stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’autonomie des Etats africains à l’épreuve de l’ingérence étrangère nous parait hasardeuse à traiter. La disparité des Etats africains implique, un traitement différentié à géométrie variable de situations divergentes voire antagonistes, aggravés par le poids de l’héritage colonial auquel s’ajoutent les clivages culturels et les frontières artificielles entre les nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent africain compte 54 Etats appartenant à des civilisations différentes et connaissant des niveaux de développement variés voire disparates ; on note cinq grandes régions : Afrique du Nord, Afrique de l&rsquo;Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Afrique australe. L’amplification des regards et des intérêts externes qui pèsent sur le continent ainsi que la pluralité, la diversité et les interférences des entités interventionnistes complexifient encore notre analyse : les Etats, les organisations et les institutions financières internationales&#8230; Il est légitime, dès lors, de questionner la liberté d’action des Etats africains contre toute forme d’ingérence étrangère ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">I- L ’ingérence étrangère : entrave incessante de l’autonomie des Etats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est opportun dans ce contexte de traiter la pluralité des formes de l’ingérence étrangère et son impact déstabilisant sur le continent. Cette ingérence a marqué l’espace africain revêtant des formes très variées et attestant de stratégies interventionnistes établies d’une manière différenciée en tenant en compte les particularités de chaque Etat africain et de l’étendue des liens historiques politiques et économiques qui les rattachant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence politique</strong></em> présentée comme <em>«une intervention tendant, directement ou indirectement, à imposer un régime démocratique à une entité souveraine par des pressions multiformes (conditionnalités, menaces ou recours à la force)»</em>, remettant en cause le principe de l’autonomie constitutionnelle des Etats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conditionnalité démocratique de l’aide au développement représente une manifestation spectaculaire de l’ingérence étrangère dans la mesure où elle a été consacrée dans des convention internationales ou régionales qui mettent en exergue l’exigence démocratique comme condition de l’application desdites conventions ou accords à l’image de la Convention ACP/UE signée le 23 juin 2000 et l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE signé en 1995. &nbsp;L’institutionnalisation de l’ingérence démocratique en direction de l’Afrique&nbsp;la transforme en&nbsp;un enjeu de débat public international légitimant l’intervention d’acteurs transnationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A titre d’illustration, la gouvernance internationale des élections dans le Golf du Guinée (Nigéria, Cameroun, RDC) s’est imposée comme un moyen de reconstruction des Etats en faillite. Néanmoins, ces ingérences ont souvent contribué à l’établissement d’une forme de tutelle politique et d’un clientélisme entre les agents électoraux internationaux et les élites électorales internes, au détriment de la prise en considération de la souveraineté des peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et des États-Unis ont entretenu un interventionnisme discriminatoire qui amène à stigmatiser certains États non démocratiques et à tolérer d’autres attestant de l’instrumentalisation et de l’ambivalence de la conditionnalité démocratique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au-delà du transfert des valeurs démocratiques, se dévoile la quête par les <em>«entrepreneurs de la cause démocratique»</em> d’un positionnement géostratégique et d’une hégémonie idéologique, politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence humanitaire </strong></em>vise dans sa conception initiale à influencer, à contrôler les actes d’un gouvernement étranger qui enfreignent gravement lois d’humanité.  Néanmoins la politisation de cette pratique risque de camoufler les motifs réels de l’intervention, d’autant plus que le flou juridique qui entoure cette notion pourrait conduire à s‘en servir pour légitimer une ingérence dans les affaires des Etats autorisant des programmes impérialistes au nom de valeurs universelles. Il en atteste pleinement la sélectivité dans le choix des théâtres d’intervention humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence militaire </strong></em>s’exerce également en dépit de l’affirmation intensive du principe du non recours à la force armé dans l’ordre juridique internationale. Cette forme d’ingérence trouve une légitimation internationale. Le continent africain est le théâtre d’affrontements militaires les plus atroces et les plus meurtriers dans le monde. La quasi-totalité de ces conflits surgissent via l’appui de grandes puissances, ou en leur nom. Le cas du Rwanda est le plus emblématique de par le caractère génocidaire du conflit aggravé par une ingérence militaire française.Les conflits armés au Soudan et au Mali provoquent la crise humanitaire la plus grave et la plus atroce dans le continent les transformant en terrains de tensions géopolitiques.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, également, <em>l’ingérence économique et monétaire. </em>Il s’avère pertinent de rappeler dans ce contexte que la résolution adoptée par l’AG de l’Onu le 12 décembre 1974 énonce que <em>«chaque Etat détient et exerce librement une souveraineté entière et permanente sur toutes ses richesses, ressources naturelles et activités économiques».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, on assite à&nbsp;une course contre la montre entre les puissances étrangères pour s’implanter dans les différents pays d’Afrique par des accords militaires ou des partenariats économiques &nbsp;Pour tous les pays industriels entrés dans l’ère de l’électronique et du numérique, les gisements de minéraux&nbsp; à usages industriels rendent l’Afrique plus attractive créant ainsi des rivalités entre les États-Unis, la Chine, le Japon, la Russie, la France, le Royaume-Uni, et la Turquie &nbsp;en tissant des relations d’affaires avec les Etats africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence non seulement freine mais entrave le développement équitable durable&nbsp;&nbsp; du continent africain. Elle alimente en outre l’insécurité, les tensions et les conflits armés source de fragmentation et de morcellement de Etats africains&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’entrave au développement</em> :</strong> les partenariats entretenus entre les Etats africains ont été conçus dans une logique de déséquilibre et de domination négligeant les enjeux et les défis confrontés par les Etats africains et traduisant une surexploitation des ressources au détriment d’une véritable coopération inclusive et intégrée se fondant sur une gouvernance des échanges économiques sociaux et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, plus de la moitié de la population mondiale vit dans une pauvreté multidimensionnelle, dont 51 % (soit environ 588 millions de personnes) résident sur le continent africain</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, un fossé est en train de se creuser entre les pays à revenus moyens en plein essor et les Etats fragiles et les moins développés, aggravant ainsi les déséquilibres socioéconomiques du continent et le poids de la dette souveraine et de l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenariats UE/ Afrique demeurent aussi déséquilibrés. L’accord de Samoa signé le 15 novembre 2023 s’est succédé à l’accord Cotonou, en visant entre autres à lutter contre le changement climatique, protéger l’environnement et garantir une gestion durable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, si cet accord se présente comme un accord de partenariat, il lie des puissances inégales tout en conservant la dépendance et la démarche débiteur/créancier qui caractérisent les accords de Cotonou, et pourrait influencer le processus de l’autonomie décisionnel des Etats ACP dans les instances internationales. En 2019, l’Afrique représentait 2,8% du commerce mondial.&nbsp;Le commerce intra régional de l&rsquo;Afrique ne représentait que 4,4% du commerce continental total.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’escalade de la violence et des conflits</em> </strong>alimentent la fragmentation et l’affaiblissement des structures étatiques centrales et locales et génèrent un continent instable dont la paix est confisquée. La perpétration des coups d’État aggrave encore l’instabilité et l’insécurité et creuse davantage le fossé d’incertitude et de méfiance entre les gouvernants et les gouvernés et les différents acteurs nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1950,&nbsp;l’Afrique a connu 220 des 492 tentatives de coup d&rsquo;État recensées dans le monde. On recense, de surcroît, une hausse de 45% du nombre de situations de conflits armés en Afrique depuis 2020, provoquant le déplacement de quelque 35 millions de personnes sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme par les parties belligérantes lors de conflits armés en Afrique laisse présager une atmosphère d’impunité et de stigmatisation du continent et des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de la responsabilité internationale est accusé d’être sélectif et discriminatoire en se focalisant sur les crimes internationaux perpétrés sur le continent africain et en passant sous silence ceux commis ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, il nous semble que cette situation d&nbsp;insécurité et de guerre est stimulée par les puissances interventionnistes afin de pérenniser leur mainmise sur les ressources du continent : étant fragilisé et fragmenté sa domination devient de plus en plus aisée.&nbsp; L’effacement des entités étatiques et la montée en puissance de groupes armées irréguliers et de milices, la perte par l’État du monopole légitime de la contrainte représentent des handicaps majeurs au développement durable et à l’établissement de la paix et de la sécurité à l’échelle régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II- Les palliatifs visant à renforcer l’autonomie des Etats africains </h2>



<p class="wp-block-paragraph">On opte dans ce contexte pour une étude sélective de ces palliatifs en mettant en exergue les plus influents, à savoir l’apport de la gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA et le renouvellement des résistances nationalistes à l’échelle étatique&nbsp;: <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA</strong> : </em>depuis le milieu du XX<sup>e</sup> siècle, le multilatéralisme régional s’est progressivement affirmé comme le mode privilégié de coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’indépendance, les responsables politiques des nouveaux Etats africains se sont servis des idées du panafricanisme pour défendre l’unité du continent et la formation d’une organisation d’intégration africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 3 de l’acte constitutif de l’UA énonce parmi les objectifs de l’Union <em>«de défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale, et l’indépendance de ses Etats membres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée de l’intégration régionale a été toujours présentée comme corollaire du développement, de stabilité et de solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le multilatéralisme tente de mobiliser les Etats africains pour préserver leur autonomie en assumant pleinement les responsabilités découlant de leur autonomie moyennant une reconceptualisation du principe de souveraineté. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le rôle de l’UA dans la consolidation de l’autonomie des Etats africains et la sécurité du continent se manifeste dans son action opérationnelle guidée par une conception de la souveraineté-responsabilité centrée sur l’homme. Elle défend l’idée de souveraineté partagée enrichie par l’exigence du sentiment d’humanité et de responsabilité pour faire face à des défis qu’un Etat seul ne peut pas relever et qui doivent être traités collectivement dans un esprit de solidarité et de complémentarité tels que la pauvreté, l’insécurité, les crimes internationaux, la pollution…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création du Conseil de Paix et de sécurité par l’Acte constitutif de l’UA marque un tournant décisif dans le renforcement système de sécurité collective africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, l’adoption de l’accord portant création de la ZLE continentale africaine signé en 2018 visant à pallier aux vulnérabilités des économies africaines…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA est, toutefois, confrontée à des défis majeurs tenant à sa capacité à s’ériger en une véritable puissance régionale, à gérer efficacement les disparités et tensions entre les Etats africains. &nbsp;Encore faut-il craindre l’enchainement vers un simple mimétisme du modèle d’intégration européenne sans une prise de conscience des particularités du contexte africain, en transformant l’organisation indirectement en un outil de domination et d’ingérence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le renouvellement du nationalisme africain</strong> </em>a aujourd’hui conduit à placer l’identité ethnique, nationale et religieuse au cœur de tout projet politique, défendant l’autonomie des Etats africains dans son acception de résistance aux tentatives du néocolonialisme et aux ingérences étrangères<sup>, </sup>et répondant aux aspirations de leurs populations à l’autonomie et la prospérité. Ce qui se manifeste en particulier dans le discours politique et la remise en cause d’accords conclus avec les   anciennes colonies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée du nationalisme reflète dans le discours politique des leaders africains une réponse à la domination et aux ingérences étrangères et une quête d’une position respectable sur la scène internationale. Il en atteste la dénonciation en cascade des accords de défense par les États africains qui marque une rupture historique avec les anciennes colonies et en particulier avec la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le président sénégalien Bassirou Diomaye Faye annonçait le départ des troupes françaises du Sénégal. Il a estimé que la présence militaire française<em> «ne correspond pas à notre conception de la souveraineté et de l&rsquo;indépendance»</em>.Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a annoncé la rupture de l’accord de défense entre le Tchad et la France. Il a qualifié cette décision d’<em>«acte souverain, mûrement réfléchi et entièrement assumé»</em>. Ces décisions ont été précédées du retrait des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso puis du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact de ces tendances nationalistes africaines sur la réaffirmation et le renforcement des souverainetés nationales devrait être, sans doute, mesuré à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, il est permis de craindre l’avènement d’un nationalisme sélectif dissuasif à l’égard de certaines puissances interventionnistes mais permissif à l’égard d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît, ce nationalisme devrait être impérativement accompagné de politiques nationales de réforme et de consolidation des structures étatiques internes et d’une gouvernance dans la gestion des ressources nationales ainsi qu’une internalisation et africanisation des valeurs démocratiques. Il devrait aller de pair également avec une reconfiguration profonde des partenariats établis avec les Etats tiers ou les groupements interétatiques fondée sur l’égalité souveraine et la préservation des richesses africaines pour les générations futures ainsi qu’un développement durable et équitable du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, Une stratégie autonomiste mais ouverte au monde extérieur ne peut réellement s’affermir qu’au moyen d’une solidarité panafricaine globalisée qui transcende les divergences et les tensions entre les Etats africains. Etant confrontés à des défis énormes et partageant un sort commun, ces Etats doivent en conséquence s’engager dans une <em>autonomisation </em>propre au continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Maitre-assistante en droit public à la faculté de droit et des sciences politiques de Sousse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/">Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Banques tunisiennes &#124; Retard numérique et illusion de rattrapage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/06/banques-tunisiennes-retard-numerique-et-illusion-du-rattrapage/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/06/banques-tunisiennes-retard-numerique-et-illusion-du-rattrapage/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 08:46:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[interopérabilité]]></category>
		<category><![CDATA[My TT]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18876512</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, les circuits décisionnels sont paralysés, les bases de données fragmentées, et les ingénieurs compétents partent à l’étranger.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/06/banques-tunisiennes-retard-numerique-et-illusion-du-rattrapage/">Banques tunisiennes | Retard numérique et illusion de rattrapage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une tribune publiée ici même le 30 mai dernier, j&rsquo;ai tenté de nommer ce que le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/30/la-transition-numerique-en-tunisie-et-le-syndrome-my-tt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">piratage de My TT</a> a rendu visible : non pas un incident technique isolé, mais le symptôme d&rsquo;une faillite de gouvernance structurelle appelée le «triangle interdit». Des lecteurs m’ont interpellé avec une question simple et redoutable : d’accord pour le diagnostic — mais par où commence-t-on ? C’est à cette question que je tente de répondre aujourd’hui.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-18876512"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis la parution de cette tribune, plusieurs responsables m’ont contacté pour me confirmer, en privé, ce que tout le monde sait mais que personne ne dit officiellement : le triangle interdit n’est pas une exception&nbsp;tunisienne. C’est notre mode de fonctionnement institutionnel par défaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On me répondra que des chantiers sont en cours — et c’est vrai. La Banque centrale de Tunisie (BCT) a engagé des réflexions sur l’interopérabilité. Des appels d’offres de modernisation ont été lancés. Des comités se réunissent. Mais un chantier ouvert n’est pas un chantier livré, et une réflexion institutionnelle n’est pas une décision exécutée. Ce que j’observe de l’intérieur, c’est que la vitesse de ces chantiers reste dictée par le rythme du triangle interdit — non par l’urgence du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat m’a conduit à une conviction que j’assume pleinement :&nbsp;notre plus grand danger aujourd’hui n’est pas le retard numérique. C’est l’illusion du rattrapage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos banques publiques déploient des applications mobiles. Elles annoncent des projets d’intelligence artificielle (IA). Elles recrutent des consultants en transformation digitale. Et pendant ce temps, les circuits décisionnels restent paralysés, les bases de données restent fragmentées, et les ingénieurs les plus compétents continuent de voter avec leurs pieds vers le secteur privé ou l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Numériser le dysfonctionnement ne produit pas une banque moderne. Cela produit un dysfonctionnement à grande vitesse, avec une interface soignée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cela, le piège du miroir : se regarder se transformer sans jamais transformer l’essentiel.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="As1OLk0d3Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/30/la-transition-numerique-en-tunisie-et-le-syndrome-my-tt/">La transition numérique en Tunisie et le syndrome «My TT»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La transition numérique en Tunisie et le syndrome «My TT» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/30/la-transition-numerique-en-tunisie-et-le-syndrome-my-tt/embed/#?secret=cNUP95wELg#?secret=As1OLk0d3Y" data-secret="As1OLk0d3Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que nous refusons de regarder en face</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On cite l’Inde à tort et à travers dans les colloques sur la souveraineté numérique. On me dira que la comparaison est intenable : l’Inde dispose de ressources humaines et financières sans commune mesure avec les nôtres. C’est exact. Mais ce n’est pas la leçon indienne qui m’intéresse ici — c’est sa méthode.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UPI, ce système de paiement instantané qui traite aujourd’hui des volumes comparables à Visa à l’échelle mondiale, n’a pas émergé d’un budget colossal. Il a émergé d’une&nbsp;discipline de séquençage&nbsp;: une décennie d’investissement dans l’invisible avant de lancer le visible. Un système d’identification souverain, des comptes bancaires universels pour les populations non bancarisées, une couche d’interopérabilité construite avant que quiconque ne parle d’application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Inde n’a pas commencé par l’interface. Elle a commencé par le socle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie veut son équivalent de l’UPI. Mais a-t-elle posé sa couche d’identification numérique souveraine ? L’interopérabilité entre le registre civil, les bases fiscales et les systèmes bancaires est-elle aujourd’hui une réalité opérationnelle — ou une promesse de feuille de route dont on reparlera lors du prochain Forum de l’investissement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Estonie, elle, a compris une vérité que nous continuons d’inverser : la transformation numérique de l’État a commencé par une réforme de gouvernance. Les applications ont suivi. Jamais l’inverse. Et si l’on objecte que l’Estonie est un petit pays sans héritage administratif lourd — soit. Mais la leçon n’est pas dans la taille du pays. Elle est dans l’ordre dans lequel les décisions ont été prises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus près de nous, le Maroc a tiré en 2024 une leçon que nous devrions méditer : une seule décision réglementaire ciblée — la fin du monopole de la monétique interbancaire — a libéré plus d’énergie transformatrice que dix ans de stratégies nationales de digitalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos banques privées ont d’ailleurs certains des mêmes blocages organisationnels. Mais les banques publiques portent une responsabilité supplémentaire : elles financent l’économie réelle, les PME, les régions, les secteurs que le privé ne veut pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément parce qu’elles occupent cette position stratégique irremplaçable que leur transformation n’est pas optionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et à l’échelle continentale, le Système de Paiement et de Règlement Panafricain connecte désormais 19 pays et plus de 150 banques commerciales pour permettre les transactions en devises locales, sans passer par des correspondants hors du continent. Le Caire vient d’en devenir le siège. La Tunisie, qui se targue d’ambitions transsahariennes, peut-elle se permettre d’observer cette architecture de l’extérieur ? Rester en marge n’est pas un choix souverain. C’est un abandon de terrain habillé en prudence.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nYzbrqgjJz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/banques-tunisiennes-mirage-du-tout-virtuel-ou-abandon-de-souverainete/">Banques tunisiennes | Mirage du tout-virtuel ou abandon de souveraineté ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banques tunisiennes | Mirage du tout-virtuel ou abandon de souveraineté ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/banques-tunisiennes-mirage-du-tout-virtuel-ou-abandon-de-souverainete/embed/#?secret=niF29ZRv1p#?secret=nYzbrqgjJz" data-secret="nYzbrqgjJz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre ruptures, dans l’ordre où elles doivent venir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trajectoires ne sont pas des modèles à copier. Ce sont des miroirs qui permettent de formuler avec précision ce que nous devons faire — et dans quel ordre. Car l’ordre est tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Première rupture : gouverner avant de déployer.</strong>&nbsp;La matrice Raci n’est que le point de départ. Ce qu’il faut instaurer, ce sont des comités de gouvernance de la donnée et de l’IA rattachés directement aux conseils d’administration. Certains y verront une énième couche bureaucratique. C’est l’inverse : c’est précisément l’absence de ces instances qui force chaque décision technologique à remonter vers des arbitrages informels où le triangle interdit reprend la main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté numérique commence par décider qui, dans notre pays, est responsable de la donnée bancaire nationale. Pas de la gérer. D’en répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deuxième rupture : traiter le core banking comme une urgence nationale.</strong>&nbsp;La dette technologique de nos banques publiques n’est pas un problème budgétaire informatique. C’est un risque systémique. Un système de <em>core banking</em> vieillissant rend toute ouverture API coûteuse et toute interopérabilité avec les fintechs périlleuse. J’entends déjà l’argument des contraintes budgétaires — il est réel. Mais le coût de la non-modernisation est systématiquement omis du calcul : chaque année d’immobilisme rend la migration suivante plus complexe, plus risquée et plus chère. Le vrai luxe que nous ne pouvons pas nous permettre, c’est le statu quo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Troisième rupture : déployer une IA de back-office avant une IA de vitrine.</strong>&nbsp;J’anticipe l’objection des plus impatients : attendre le back-office, n’est-ce pas trop lent face à la concurrence ? Non — parce que déployer une IA sur des données fragmentées et des processus opaques ne produit pas de l’IA. Cela produit de l’<em>automatisation de l’erreur</em>. Les modèles de scoring prédictif pour financer les TPME, la détection d’anomalies dans les flux de paiement, l’automatisation des processus de conformité : ce sont ces outils invisibles qui transforment réellement une institution. Un chatbot ne réforme pas une banque. Une architecture de données souveraine, si.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatrième rupture : renverser le rapport au capital humain.</strong>&nbsp;Je l’écris en sachant que c’est la partie la plus contestée — y compris en interne. On m’objectera que remettre en cause les grilles de rémunération, c’est s’attaquer aux acquis sociaux. Ce n’est pas ce que je propose. Je propose de créer, à côté des statuts existants, des filières spécifiques pour les compétences numériques rares — data engineers, experts en cybersécurité, architectes cloud — avec des conditions attractives. Non pas pour détruire ce qui existe, mais pour cesser de financer la compétitivité de nos concurrents avec nos propres cerveaux formés à nos frais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vraie question de 2026</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays ne se développe pas avec des diagnostics. Il se développe quand quelqu’un, quelque part dans la chaîne de commandement, accepte de porter la responsabilité de l’exécution — avec un nom, un délai, et une obligation de résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>My TT</em>&nbsp;était un avertissement. Il en viendra d’autres, plus graves, si nous continuons de confondre l’affichage numérique avec la transformation numérique. La différence entre les deux n’est pas technique. Elle est de courage institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie Software n’est pas une destination. C’est un choix. Et comme tout choix stratégique qui mérite ce nom, il commence par décider ce à quoi on renonce — les rentes, les monopoles, les matrices de responsabilité floues et les consensus qui ne blessent personne parce qu’ils ne décident rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne bâtit pas une souveraineté numérique avec des intentions. On la bâtit avec des institutions capables de les exécuter. **</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique et cadre de banque. &nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent que leur auteur et ne sauraient en aucun cas refléter la position officielle d&rsquo;une autorité publique ou d’une institution privée.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N0zHcFirHj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/le-capital-humain-talon-dachille-des-banques-publiques-en-tunisie/">Le capital humain, talon d’Achille des banques publiques en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le capital humain, talon d’Achille des banques publiques en Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/le-capital-humain-talon-dachille-des-banques-publiques-en-tunisie/embed/#?secret=qnDIqjvus1#?secret=N0zHcFirHj" data-secret="N0zHcFirHj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/06/banques-tunisiennes-retard-numerique-et-illusion-du-rattrapage/">Banques tunisiennes | Retard numérique et illusion de rattrapage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/06/banques-tunisiennes-retard-numerique-et-illusion-du-rattrapage/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Transition énergétique et souveraineté sous contrainte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/tunisie-transition-energetique-et-souverainete-sous-contrainte/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/tunisie-transition-energetique-et-souverainete-sous-contrainte/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[hydrogène vert]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[véhicules électriques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18707716</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour une Tunisie en transition, la souveraineté énergétique est prise dans des rapports d'interdépendance croissants.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/tunisie-transition-energetique-et-souverainete-sous-contrainte/">Tunisie | Transition énergétique et souveraineté sous contrainte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À mesure que le système énergétique mondial se reconfigure, la Tunisie s’inscrit dans une dynamique de transition accélérée. Véhicules électriques, projets d’énergies renouvelables et d’hydrogène vert, ouverture aux investissements internationaux : les signaux d’un basculement sont visibles. Mais derrière cette modernisation, une autre réalité se dessine celle d’une souveraineté prise dans des rapports d’interdépendance croissants, où l’accès aux ressources, aux technologies et aux marchés devient conditionnel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18707716"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La transition énergétique tunisienne ne peut être comprise indépendamment de son environnement international. Elle s’inscrit dans une reconfiguration plus large des flux énergétiques mondiaux, marquée par la transition verte européenne, la sécurisation des approvisionnements et la montée en puissance des énergies renouvelables comme instruments géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la Tunisie change de statut : d’espace périphérique, elle devient un territoire d’articulation entre différentes logiques de puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses ressources, notamment solaires, et sa proximité avec l’Europe la positionnent au cœur de nouvelles chaînes de valeur énergétiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avancées réelles, mais transition encore embryonnaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan interne, la transition est engagée, mais reste structurellement incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production nationale d’électricité atteint environ 20 térawattheures (TWh) par an, en progression régulière. Toutefois, elle demeure largement dominée par les énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les énergies renouvelables représentent aujourd’hui entre 5 et 6 % du mix électrique, ce qui traduit une phase encore initiale de transformation, en décalage avec les objectifs affichés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, la Tunisie reste dépendante à près de 60 % de ses besoins énergétiques, principalement via les importations de gaz naturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données posent un cadre clair : la transition est amorcée, mais elle s’inscrit dans une structure de dépendance persistante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modernisation visible et mutations sociales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation se manifeste également dans l’espace social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’introduction de véhicules électriques, notamment ceux du constructeur chinois BYD, constitue un marqueur tangible de cette mutation. Des modèles accessibles, à partir d’environ 55 000 dinars, et dotés d’autonomies pouvant dépasser 500 km rendent cette technologie progressivement intégrée dans le paysage urbain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diffusion est soutenue par des dispositifs publics, notamment l’exonération des droits de consommation et la régulation des importations par quotas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, des initiatives locales émergent, à l’image du réseau de bornes de recharge développé par Helios, encore limité mais structurant les premières bases d’une infrastructure nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transition et interdépendances structurelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces avancées, la structure du système énergétique tunisien reste marquée par de fortes interdépendances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les technologies clés, notamment les panneaux solaires, sont majoritairement importées. Les investissements dans les projets stratégiques impliquent des acteurs étrangers. Les débouchés, en particulier dans le domaine de l’hydrogène vert, s’orientent principalement vers les marchés européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la transition énergétique s’opère dans une configuration où la production locale repose sur des chaînes de valeur globalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle n’est pas spécifique à la Tunisie. Il caractérise de nombreuses économies en transition. Mais il pose une question centrale : celle de la capacité à maîtriser les conditions de production et de valorisation de l’énergie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du marché ouvert à l’accès conditionnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système énergétique mondial évolue vers une forme de régulation plus complexe. Il ne repose plus uniquement sur des mécanismes de marché ouverts, mais sur <em>«des logiques d’accès conditionnel»</em> aux ressources, aux infrastructures et aux circuits de distribution. Les flux énergétiques sont désormais traversés par des considérations géopolitiques, diplomatiques et stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, l’information elle-même devient un enjeu : sa circulation est partiellement différenciée, et son accès dépend des positions occupées dans les réseaux de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement transforme la nature de la souveraineté énergétique. Celle-ci ne se réduit plus à la possession de ressources, mais implique la capacité à s’insérer dans des systèmes d’accès hiérarchisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une perspective systémique, la transition énergétique tunisienne peut être analysée comme un système en réorganisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les transformations en cours produisent des effets en chaîne : l’accélération technologique accroît les besoins en importation&nbsp;; l’intégration aux marchés internationaux renforce les dépendances&nbsp;; ces dépendances exigent des formes accrues de coordination politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système ne progresse pas de manière linéaire. Il fonctionne par ajustements successifs, dans un équilibre instable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dépendance comme impensé politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dépendance énergétique n’est pas uniquement un fait économique. Elle est aussi un objet politique difficile à stabiliser. Elle oscille entre reconnaissance partielle et discours de dépassement, sans toujours faire l’objet d’une élaboration explicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une perspective psychopolitique, cette ambivalence produit des effets : polarisation du débat public&nbsp;; défiance envers les projets structurants&nbsp;; difficulté à construire des orientations stratégiques partagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dépendance n’est pas seulement subie : elle est aussi insuffisamment pensée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Clivage et illusion de maîtrise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la complexité, le débat public tend à se structurer autour d’oppositions simplifiées : souveraineté contre dépendance, ouverture contre menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme renvoie au concept de clivage développé par Melanie Klein, qui permet de réduire l’ambivalence en divisant le réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette simplification a un coût&nbsp;: elle transforme des enjeux structurels en affrontements moraux, rendant plus difficile leur traitement réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, la souveraineté peut fonctionner comme une forme d’illusion de maîtrise. En effet, les sociétés produisent des illusions pour se protéger de l’incertitude. La souveraineté, dans ce sens, agit comme une réponse à l’angoisse d’un monde instable&nbsp;: une manière d’affirmer une maîtrise là où celle-ci est partielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>‘‘L’Avenir d’une illusion’’</em>, Sigmund Freud, compare le Moi à un cavalier tentant de diriger un cheval plus puissant que lui. De la même manière, le politique tente d’organiser un système (économique, technologique, géopolitique) dont il ne contrôle pas entièrement les forces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le politique dans un système instable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les décisions politiques s’inscrivent dans une dynamique de régulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur énergétique devient un espace de concentration d’enjeux économiques, stratégiques et symboliques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions dans ce domaine peuvent être interprétées comme des tentatives d’ajustement dans un système en déséquilibre, où la maîtrise complète n’est pas accessible, mais où la capacité d’action reste déterminante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, certaines décisions (comme le limogeage, annoncé hier, mardi 28 avril, de la ministre de l’Énergie par le président Kaïs Saïed) prennent une portée qui dépasse leur dimension administrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition énergétique tunisienne ne se réduit ni à un processus d’autonomisation, ni à une simple reproduction de la dépendance. Elle s’inscrit dans un espace intermédiaire. Un entre-deux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, la souveraineté ne peut plus être pensée comme une indépendance absolue. Elle devient une capacité à&nbsp;: organiser les interdépendances, négocier les conditions d’accès, structurer la valeur produite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire de l’énergie ne suffit pas. Ce qui compte, c’est la capacité à en maîtriser les conditions. Et c’est précisément dans cet espace <em>«discret, instable, mais décisif»</em> que se joue aujourd’hui l’avenir énergétique de la Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Sv5oQwVBhN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/29/detroit-dhormuz-ferme-catastrophe-a-venir-pour-la-tunisie/">Détroit d’Hormuz fermé, catastrophe à venir pour la Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Détroit d’Hormuz fermé, catastrophe à venir pour la Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/29/detroit-dhormuz-ferme-catastrophe-a-venir-pour-la-tunisie/embed/#?secret=AulpLlQUvf#?secret=Sv5oQwVBhN" data-secret="Sv5oQwVBhN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/tunisie-transition-energetique-et-souverainete-sous-contrainte/">Tunisie | Transition énergétique et souveraineté sous contrainte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/tunisie-transition-energetique-et-souverainete-sous-contrainte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le numérique, ultime frontière de la souveraineté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 05:57:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[cloud national]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[transformation digitale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18509070</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit cesser d’être une simple consommatrice de solutions clés en main pour devenir un pôle d’ingénierie numérique régionale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/">Tunisie | Le numérique, ultime frontière de la souveraineté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la Tunisie s’apprête à naviguer dans les eaux troubles du plan de développement 2026-2030, il est temps de sortir des incantations budgétaires pour affronter la réalité : notre indépendance ne se jouera pas dans les salons feutrés de la diplomatie financière, mais sur le terrain de la maîtrise technologique. Le numérique n’est plus un luxe de technocrates ; c’est le nouveau contrat de souveraineté que l’État doit signer avec ses citoyens.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-18509070"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’illusion des dernières années a été de croire qu’une couche de vernis technologique suffirait à masquer les archaïsmes de notre administration. Soyons clairs : numériser un processus absurde ne fait que rendre l’absurdité plus rapide. Pour réussir ce quinquennat, il faut un courage politique de rupture : simplifier avant de coder. La transformation digitale doit être le scalpel qui débarrassera l’économie tunisienne des kystes bureaucratiques qui étouffent l’initiative privée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, laisser nos données souveraines — qu&rsquo;elles soient bancaires, fiscales ou identitaires — errer sur des serveurs hors de nos frontières est une faute stratégique. La souveraineté numérique n’est pas un repli frileux, c’est une protection active. Le déploiement d’un cloud souverain national n’est pas une option technique, c’est la construction des remparts de notre sécurité économique au XXI<sup>e</sup> siècle. Sans maîtrise de la donnée, l’indépendance de décision n’est qu’un slogan creux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA contre l’informel : le choc de transparence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’économie souterraine défie l’État, l’intelligence artificielle (IA) est notre meilleure alliée. L’intégration de l’IA dans le <em>back-office</em> de nos banques ne doit pas seulement servir à optimiser les profits, mais à révolutionner l’inclusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En affinant le <em>scoring</em> de risque, nous pouvons enfin ramener vers le secteur formel ces milliers de PME et d’entrepreneurs marginalisés par un système bancaire trop frileux. C’est par la technologie, et non par la seule coercition fiscale, que nous gagnerons la bataille de la transparence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le défi du mix énergétique : l’intelligence ou le déclin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’ambition de porter à 35 % la part des énergies renouvelables d’ici 2030 (contre à peine 4 ou 5% aujourd’hui, alors que la pays souffre d’un déficit énergétique structurel estimé à près de 60%), exige un saut qualitatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pilotage de cette transition, le couplage entre « Green Finance » et « Smart Grids », demande une expertise analytique que nous ne pouvons plus importer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit cesser d’être une simple consommatrice de solutions clés en main pour devenir un pôle d’ingénierie numérique régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chemin vers 2030 est étroit. Il exige de rompre avec les vieux réflexes d’un État-providence à bout de souffle pour embrasser un État-stratège, agile et résolument tourné vers la modernité. Si nous manquons le virage de la souveraineté numérique, nous ne serons que les spectateurs passifs de notre propre déclassement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ingénieur informatique, cadre d&rsquo;une banque publique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BTXJrHaemK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/tunisie-vers-une-independance-technologique-et-economique/">Tunisie | Vers une indépendance technologique et économique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Vers une indépendance technologique et économique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/tunisie-vers-une-independance-technologique-et-economique/embed/#?secret=zgpr1XDptk#?secret=BTXJrHaemK" data-secret="BTXJrHaemK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/">Tunisie | Le numérique, ultime frontière de la souveraineté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie entre souveraineté et anxiété</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/la-tunisie-entre-souverainete-et-anxiete/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/la-tunisie-entre-souverainete-et-anxiete/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 08:07:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18500013</guid>

					<description><![CDATA[<p>La célébration du 70e anniversaire de l’Indépendance met les Tunisiens devant leurs manques présents et leurs angoisses de l'avenir.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/la-tunisie-entre-souverainete-et-anxiete/">La Tunisie entre souveraineté et anxiété</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La célébration du 70<sup>e</sup> anniversaire de l’Indépendance, le 20 mars 2026 de la Tunisie, a coïncidé avec celle de l’Aïd El-Fitr, la Tunisie n’est plus seulement face à un calendrier. Elle est face à un miroir : celui de ses désirs, de ses peurs, de ses contradictions et de ses projets. Ce n’est pas une simple célébration. C’est un appel à nous regarder tels que nous sommes et tels que nous pouvons devenir. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18500013"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un peuple est un corps. Et comme tout corps, il peut intégrer ou rejeter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois de Ramadan impose une discipline, une retenue, une forme de maîtrise de soi. L’Aïd vient consacrer cette traversée, comme une sortie vers la réconciliation et le partage. L’indépendance, proclamée en 1956, relève d’une autre temporalité&nbsp;: celle de la lutte politique et de la souveraineté retrouvée. Mais dans les deux cas, il s’agit de franchir une limite,&nbsp;sortir d’un état de dépendance pour accéder à l’autonomie : tenir sans se fermer, accueillir sans se dissoudre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Souveraineté sous pression</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde n’est plus un décor. Il est une pression constante. Les secousses des guerres, les crises énergétiques et économiques : tout concourt à produire une insécurité diffuse. Mais le réel n’est pas seulement une menace. Il est aussi une matière. Dans cet environnement, les alliances évoluent, se recomposent, parfois se fragilisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour des pays comme la Tunisie, la souveraineté ne peut plus être envisagée comme un acquis figé. Elle devient un exercice d’équilibre, entre ouverture et préservation des intérêts nationaux. Le risque de se voir imposer un <em>«scénario obligé»</em>&nbsp;: dans un monde multipolaire, la marge de manœuvre des États dépend de leur capacité à éviter les dépendances excessives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que se joue la différence entre une société qui subit et une société qui transforme. Car le danger n’est pas dans la contrainte, mais dans l’incapacité à y répondre autrement que par la répétition. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’angoisse du manque  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque est devenu le langage souterrain de notre époque : manque d’argent, manque de stabilité, manque d’avenir. Et lorsque ce manque devient trop intense, il cherche une sortie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que la présence de migrants subsahariens en Tunisie devient un point de tension. Non pas en raison de ce qu’elle est, mais de ce qu’elle réveille. Nos peurs collectives se cherchent un visage. Elles se projettent sur ceux qui semblent différents, fragiles, étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple subsaharien en Tunisie n’est pas la cause de nos tensions. Mais les sociétés projettent leurs angoisses sur des figures extérieures lorsqu’elles ne parviennent plus à les contenir. Répondre par le rejet ou la fermeture ne dissout pas la peur. Elle se transforme en colère, en révolte, en contre-violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple de l’Iran en 2026 est éclairant : attaqué, frappé au cœur de ses infrastructures vitales, il ne s’est pas effondré, il s’est défendu, exacerbant les tensions régionales et mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même mécanisme se répète quand une société se défend en rejetant l’autre à l’intérieur de ses frontières. La vraie sagesse consiste à ne pas attaquer les faibles ou les vulnérables pour masquer nos peurs. Car qui se sent menacé se défend et la projection de l’angoisse devient alors conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ressources et souveraineté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où l’énergie est à la fois levier et menace, dépendre des autres équivaut à perdre une part de liberté. Chaque coup de prix, chaque interruption d’approvisionnement, chaque crise énergétique internationale réveille cette&nbsp;peur de ne plus exister, peur de ne plus pouvoir maintenir ce qui fait vivre une société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté ne se mesure pas seulement par les frontières. Elle se construit sur ce que nous possédons réellement : nos ressources humaines, nos jeunes, nos talents, nos travailleurs, nos ressources naturelles, nos terres fertiles, phosphates, gaz, solaire, éolien, et demain peut-être hydrogène vert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie de ces richesses transite vers le mode sans que nous en récoltions les bénéfices réels. Nos infrastructures, nos productions et notre énergie alimentent d’autres marchés, pendant que notre peuple ressent le manque et l’injustice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une souveraineté réelle commence par la valorisation de ce que nous avons, la protection de ceux qui vivent et travaillent sur notre sol, et la construction d’un avenir autonome et durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Humanité et stratégie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que de rejeter, il faut apprendre à transmuter : la peur en vigilance, l’angoisse en empathie et la tension sociale en projet collectif non en discours de haine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 20 mars 2026, la Tunisie ne choisit pas les conditions dans lesquelles elle évolue. Mais elle peut choisir la manière d’y répondre. Ne pas rejeter ce que le réel impose. Ne pas s’y soumettre non plus. Mais le travailler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un peuple souverain n’est pas celui qui exclut, qui rejette ou qui cède à la peur. Il est celui qui transforme la peur en énergie, le manque en projet, la vulnérabilité en puissance. Il est celui qui reste humain, lucide et responsable dans un monde instable. Et c’est cela qui garantit notre dignité, notre liberté et notre puissance face à l’histoire et au réel.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/la-tunisie-entre-souverainete-et-anxiete/">La Tunisie entre souveraineté et anxiété</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/la-tunisie-entre-souverainete-et-anxiete/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Débat tunisien à Paris &#124; «Le 20 mars fait-il encore date ?»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/debat-tunisien-a-paris-le-20-mars-fait-il-encore-date/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/debat-tunisien-a-paris-le-20-mars-fait-il-encore-date/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 06:31:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[20 mars]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Bessis]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18488942</guid>

					<description><![CDATA[<p>Débat à Paris à l’occasion des 70 ans de l’indépendance de la Tunisie : «Le 20 mars fait-il encore date ?»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/debat-tunisien-a-paris-le-20-mars-fait-il-encore-date/">Débat tunisien à Paris | «Le 20 mars fait-il encore date ?»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion des 70 ans de l’indépendance de la Tunisie, le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) organise une rencontre-débat pour interroger le sens de cette date aujourd’hui. La rencontre, qui devra répondre à cette question&nbsp;: «Le 20 mars fait-il encore date ?», se tiendra le 20 mars 2026 à partir de 19 heures au 1<sup>er</sup> rue Mounet Sully, 75020 Paris. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-18488942"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 20 mars 1956 marque la fin du protectorat et l’accès de la Tunisie à la souveraineté nationale. Cette indépendance a ouvert une nouvelle étape : construction de l’État, affirmation de la citoyenneté, espoirs de vie politique libre et démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais soixante-dix ans plus tard, que reste-t-il de ces promesses ? Le récit national a été simplifié, parfois instrumentalisé, la vie politique traverse une crise profonde et le lien entre l’État et les citoyens s’est fragilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première rencontre sera l’occasion de revenir sur la place du 20 mars dans le récit national, de questionner les continuités et les ruptures qui marquent l’histoire politique de la Tunisie depuis 1956, et de réfléchir aux formes actuelles de la souveraineté et au rôle des citoyen·ne·s.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle réunira Sophie Bessis, historienne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb et Hatem Nafti, chercheur à l’Institut de recherche et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entrée est libre et le débat ouvert à toutes et tous, qui peuvent suivre les discussions à distance sur <a href="https://www.facebook.com/crldhtunisie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/debat-tunisien-a-paris-le-20-mars-fait-il-encore-date/">Débat tunisien à Paris | «Le 20 mars fait-il encore date ?»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/debat-tunisien-a-paris-le-20-mars-fait-il-encore-date/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Face à la logique de la force, un front intérieur fort</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-face-a-la-logique-de-la-force-un-front-interieur-fort/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-face-a-la-logique-de-la-force-un-front-interieur-fort/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 09:55:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alstom]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[FBI]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[front intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[ingérence]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Jallouli]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18207766</guid>

					<description><![CDATA[<p>La seule solution pour contrer la logique de la force, incarnée aujourd'hui par les Etats-Unis, réside dans front intérieur fort et une nation unie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-face-a-la-logique-de-la-force-un-front-interieur-fort/">Tunisie | Face à la logique de la force, un front intérieur fort</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ecoutez bien&nbsp;! Laissons de côté les vaines fanfaronnades et les discours clivants. On peut s’accorder à dire que les États-Unis sont un État voyou, et en parler comme on veut, mais force est de constater que cela ne changera rien, du moins pas pour l’instant. La seule solution pour contrer la logique de la force réside dans une nation forte et unie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sami Jallouli *</strong></p>



<span id="more-18207766"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Qu’on le veuille ou non, nous sommes confrontés à une force irrésistible une fois qu’elle a pris une décision. Qu’on l’appelle arrogance ou démonstration de force, elle n’en demeure pas moins une réalité tangible. Nous avons vu des banques et des multinationales capituler et débourser des centaines de millions de dollars pour se sauver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, la société française Alstom, dont le directeur avait d&rsquo;abord raillé une amende américaine d’environ 770 millions de dollars, a finalement cédé et payé. Qui plus est, les Américains ont pris le contrôle de l’entreprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, une équipe du FBI a pénétré dans le siège de l’entreprise, en plein cœur de Paris, et a confisqué tous les documents qu’elle souhaitait sans que personne n’ose l’arrêter, alors même qu’elle se trouvait sur le territoire d’un pays aussi puissant que la France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une autorité transnationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette influence s’étend jusqu’à vous, même si vous n’avez jamais mis les pieds en Amérique. Le simple fait d’utiliser le dollar pour une transaction financière, ou Gmail pour vos communications, suffit à vous placer sous leur juridiction, qui exerce une autorité internationale et transnationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pourriez dire que c’est illégal, et je serais d’accord, mais une fois entré sur leur territoire, vous ne pouvez rien y faire…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème, c’est que certaines personnes continuent d’aborder les questions cruciales et stratégiques sous un angle émotionnel, oubliant que diriger des pays est totalement différent de diriger des organisations de défense des droits de l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, nous rejetons toute ingérence étrangère, mais la souveraineté se consolide en renforçant le front intérieur, et non par des slogans. Ce renforcement ne peut être réalisé que par un véritable dialogue national, une ouverture à tous ceux qui croient en un État civil et démocratique, et en offrant aux jeunes la possibilité d’innover et de travailler sans contraintes juridiques obsolètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelques mois, dans un article paru dans la revue <em><a href="https://www.leconomistemaghrebin.com/2023/01/22/sami-jallouli-un-appel-au-dialogue-semble-urgent/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Économiste Maghrébin</a></em>, j’appelais à la nécessité de s’asseoir à la table du dialogue et à l’avènement d’un examen approfondi des politiques publiques… Je crois que cette opportunité demeure, malgré son retard…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édification d’un système économique et politique cohérent, la maîtrise des sciences et la formation d’un front national pour défendre nos intérêts supérieurs constituent le seul rempart imprenable. Autrement, notre rhétorique actuelle ne fera qu’engendrer un populisme fallacieux et opportuniste aux conséquences désastreuses pour tous.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Article traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Juriste et politologue.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/sami.jallouli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l’auteur.</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Essejd74NF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/souverainete-et-mise-sous-tutelle-le-cas-du-venezuela/">Souveraineté et mise sous tutelle | Le cas du Venezuela</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Souveraineté et mise sous tutelle | Le cas du Venezuela » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/souverainete-et-mise-sous-tutelle-le-cas-du-venezuela/embed/#?secret=BhIgIeJSZp#?secret=Essejd74NF" data-secret="Essejd74NF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-face-a-la-logique-de-la-force-un-front-interieur-fort/">Tunisie | Face à la logique de la force, un front intérieur fort</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-face-a-la-logique-de-la-force-un-front-interieur-fort/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Souveraineté et mise sous tutelle &#124; Le cas du Venezuela</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/souverainete-et-mise-sous-tutelle-le-cas-du-venezuela/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/souverainete-et-mise-sous-tutelle-le-cas-du-venezuela/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 09:34:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Sabrine Bouzeriata]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18207621</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce qui s’est joué au Venezuela est un avertissement : la souveraineté n’est plus un droit abstrait, mais une capacité concrète. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/souverainete-et-mise-sous-tutelle-le-cas-du-venezuela/">Souveraineté et mise sous tutelle | Le cas du Venezuela</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’extraction d’un chef d’État en exercice, sans conflit armé ni effondrement institutionnel visible, marque une inflexion majeure dans les pratiques de la puissance internationale. Au-delà du cas vénézuélien, cet épisode interroge la réalité contemporaine de la souveraineté, la portée effective du droit international et les nouvelles formes de domination politique à l’ère de la contrainte indirecte.</em></strong> <em>(Ph. L&rsquo;après Maduro au Venezuela frappé du sceau de l&rsquo;incertitude). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sabrine Bouzeriata</strong> *</p>



<span id="more-18207621"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata.jpg" alt="" class="wp-image-17394193" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce qui s’est produit récemment au Venezuela ne peut être réduit à un simple épisode de transition politique ou à une correction tardive d’un régime contesté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’un événement révélateur d’une transformation profonde de l’ordre international, où la force ne s’exerce plus prioritairement par la guerre, mais par l’érosion méthodique des capacités étatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une défaite déjà inscrite dans les institutions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un président en exercice a été neutralisé au cœur même de son appareil institutionnel, sans invasion, sans affrontement militaire, sans rupture formelle de l’ordre constitutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité oblige à déplacer le regard : la question n’est plus celle de la légitimité d’un régime, mais celle des conditions dans lesquelles un État peut encore exercer une souveraineté effective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Venezuela n’a pas été défait militairement. Il a été progressivement affaibli. Les sanctions économiques prolongées, l’isolement financier, la pression sur la monnaie, la contraction des échanges et la fragmentation sociale ont produit un environnement où l’État fonctionne en tension permanente. L’acte final n’a fait que matérialiser une défaite déjà inscrite dans les structures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence illustre une évolution majeure des rapports de force internationaux. La domination ne passe plus nécessairement par l’intervention directe, mais par la création d’un épuisement stratégique. Il ne s’agit plus de renverser un pouvoir, mais de le rendre inopérant, incapable de décider, de protéger ou de résister.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, les références au droit international, à la démocratie ou aux droits humains conservent une présence discursive, mais leur application apparaît sélective. Elles fonctionnent comme des instruments de légitimation a posteriori, rarement comme des garde-fous contraignants. La cohérence normative cède le pas à l’utilité géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coût de la dissidence géostratégique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est désormais difficile à contourner : certains États peuvent s’écarter largement des standards démocratiques sans subir de conséquences majeures, tant qu’ils respectent les lignes d’alignement stratégique. D’autres, en revanche, sont sanctionnés non pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils refusent d’être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le critère central n’est donc ni la gouvernance, ni la transparence, ni même la stabilité interne. Il est celui de la conformité géopolitique. Le coût de la dissidence stratégique est devenu plus élevé que celui de l’autoritarisme aligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe également, c’est la normalisation du procédé. L’événement est traité comme une opération de gestion politique : communiqués sobres, procédures juridiques invoquées, narratifs maîtrisés. Le chef d’État se transforme en objet sécuritaire, et la société concernée disparaît du champ de l’analyse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas vénézuélien, cette séquence interpelle directement les États du Sud, notamment ceux du pourtour méditerranéen. Elle rappelle que la souveraineté proclamée ne suffit plus. Sans capacité économique autonome, sans cohésion sociale, sans marge stratégique réelle, l’État devient vulnérable à des formes de pression indirectes, mais redoutablement efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les constitutions ne garantissent plus à elles seules la protection du pouvoir politique. Les élections non plus. Ce qui demeure déterminant, c’est l’existence d’un rapport de force tangible, multidimensionnel, capable de dissuader toute mise sous tutelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui s’est joué au Venezuela n’est donc pas une exception. C’est un précédent. Un avertissement clair : dans le nouvel ordre mondial, la souveraineté n’est plus un droit abstrait, mais une capacité concrète. Et tout État incapable de la défendre s’expose à être traité non comme un acteur, mais comme un dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Journaliste et analyste politique. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DLb3YbaFav"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/laventurisme-de-trump-plonge-le-venezuela-dans-lincertitude/">L’aventurisme de Trump plonge le Venezuela dans l’incertitude</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’aventurisme de Trump plonge le Venezuela dans l’incertitude » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/laventurisme-de-trump-plonge-le-venezuela-dans-lincertitude/embed/#?secret=fKWvzjufpR#?secret=DLb3YbaFav" data-secret="DLb3YbaFav" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/souverainete-et-mise-sous-tutelle-le-cas-du-venezuela/">Souveraineté et mise sous tutelle | Le cas du Venezuela</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/souverainete-et-mise-sous-tutelle-le-cas-du-venezuela/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 11:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[accord militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18178268</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tebboune a réfuté les allégations relatives à un accord militaire entre l'Algérie et la Tunisie portant atteinte à la souveraineté tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/">Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Abdelmadjid Tebboune a fermement réfuté les allégations concernant un accord militaire secret avec la Tunisie qui porterait atteinte à la souveraineté tunisienne. Ces accusations proviennent de la diffusion d’un document douteux prétendant révéler les détails d’un tel accord. En réponse, le président algérien a qualifié ces allégations de tentative de déstabilisation de la Tunisie et de l’amitié de longue date entre les deux nations nord-africaines. «Certains acteurs tentent de semer la discorde entre l’Algérie et la Tunisie, pensant ainsi faciliter leurs infiltrations», a-t-il déclaré dans son discours à la nation, </em></strong><strong><em>31 décembre 2025</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18178268"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La controverse a éclaté après la signature, le 7 octobre 2025, à Alger, d’un accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie. Cet accord visait à renforcer l’entraînement militaire conjoint, l’échange d’informations et la coordination face aux menaces transfrontalières. Cependant, le manque de détails officiels concernant cet accord a alimenté rumeurs et inquiétudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a précisé, à la réponse d’une question de député, que l’accord n’était qu’une mise à jour d’un pacte de coopération de 2001, conçu pour s’adapter à la nouvelle dynamique régionale et en élargir le champ d’application.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les craintes de l’opposition politique tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cela, le 17 décembre, un document en ligne, censé révéler les détails de l’accord, a commencé à circuler, suscitant des craintes quant à une possible <em>«subordination»</em> de la Tunisie à l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document, provenant prétendument d’une source confidentielle, laissait entendre que l’accord autoriserait l’armée algérienne à pénétrer jusqu’à 50 kilomètres en Tunisie pour poursuivre des terroristes ou des groupes armés. Cela impliquait également que l’Algérie pourrait intervenir pour rétablir la <em>«stabilité institutionnelle»</em> en Tunisie en période de troubles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation a suscité des craintes, notamment au sein de l’opposition politique tunisienne, déjà confrontée à une forte répression depuis l’accaparement du pouvoir par le président Kaïs Saïed, depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021. Les détracteurs de Saïed perçoivent ce pacte militaire comme une nouvelle atteinte à la souveraineté tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le document divulgué, la Tunisie serait responsable du soutien logistique, incluant l’hébergement et les dépenses des troupes algériennes, et fournirait également des ressources naturelles en échange de l’intervention algérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, la Tunisie aurait besoin de l’approbation de l’Algérie avant de conclure tout nouvel accord de sécurité ou militaire avec d’autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document a soulevé des inquiétudes en Tunisie quant à sa souveraineté et a alimenté des débats sur la transparence des alliances du pays, certains accusant l’Algérie de tenter d’exercer une forme de tutelle sur la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document a été largement repris par les médias étrangers, en particulier marocains et français, qui y ont vu la preuve de l’influence croissante de l’Algérie sur la Tunisie. <em>Le Figaro</em>, un quotidien français de droite, a même comparé la situation au protectorat français sur la Tunisie au début du XX<sup>e</sup> siècle.<br>L’authenticité du document est toutefois fortement contestée. Certains experts y ont relevé de multiples signes de falsification, notamment des erreurs dans l’en-tête et des références inexactes aux grades militaires et aux textes juridiques. Le contenu contredisait aussi, selon eux, la Constitution algérienne, qui impose des conditions strictes aux interventions militaires à l’étranger et exige l’approbation du Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démenti formel du président algérien </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un discours à la nation, Tebboune a mis en garde contre toute tentative de division entre l’Algérie et la Tunisie, insistant sur les liens fraternels étroits qui unissent les deux pays. Il a ajouté que ceux qui cherchent à rompre ces liens sous-estiment la force du patriotisme tunisien&nbsp;: <em>«La Tunisie n’est pas une cible facile, et ceux qui le pensent se trompent.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tebboune a également lancé une pique à l’encontre de ceux qui militent pour une normalisation des relations avec l’entité <em>«israélienne»</em>, faisant référence aux accords de normalisation conclus entre cette entité et certains pays arabes, comme le Maroc et les Émirats arabes unis. Il a souligné que le président Saïed n’était ni favorable à une normalisation avec l’entité <em>« israélienne»</em>, ni pressé de prendre de telles mesures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président algérien a réaffirmé que l’Algérie ne s’est jamais ingérée dans les affaires intérieures de la Tunisie et ne le fera jamais. <em>«La sécurité de l’Algérie est indissociable de celle de la Tunisie»</em>, a-t-il déclaré, ajoutant&nbsp;: <em>«Qui nuit à la Tunisie nuit à l’Algérie.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président tunisien Kaïs Saïed avait déjà démenti en termes très généraux les rumeurs concernant l’accord militaire le 18 décembre, les qualifiant de pures inventions destinées à nuire au peuple tunisien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eV2FqrE8zw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/">A propos de l&rsquo;accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A propos de l&rsquo;accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/embed/#?secret=J0X5ZXpOws#?secret=eV2FqrE8zw" data-secret="eV2FqrE8zw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/">Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>10</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Amine Mahfoudh dénonce un viol de la constitution tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/28/amine-mahfoudh-denonce-un-viol-de-la-constitution-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/28/amine-mahfoudh-denonce-un-viol-de-la-constitution-tunisienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 09:21:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Mahfoudh]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Sehili]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Chengriha]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18149204</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'accord militaire récemment signé entre l’Algérie et la Tunisie continue d’alimenter des débats houleux en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/28/amine-mahfoudh-denonce-un-viol-de-la-constitution-tunisienne/">Amine Mahfoudh dénonce un viol de la constitution tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le récent <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accord militaire</a> signé le 7 octobre 2025 à Alger entre l’Algérie et la Tunisie, dont le contenu n’a pas été rendu public par les autorités des deux pays, continue d’alimenter des articles dans les médias internationaux (notamment </em>Jeune Afrique <em>et </em>Le Figaro<em>) et des débats houleux, notamment en Tunisie, où certains y ont vu une atteinte à la souveraineté tunisienne.</em></strong> <em>(Ph. Le ministre tunisien de la défense Khaled Sehili et le chef d&rsquo;état major de l&rsquo;armée algérienne Saïd Chengriha signant le fameux accord militaire).</em></p>



<span id="more-18149204"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le professeur de droit constitutionnel et activiste politique Amine Mahfoudh, qui fut un moment un proche du président Kaïs Saïed avant de rompre avec lui, a publié à ce sujet le poste Facebook que nous traduisons ci-dessous.      </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Constitution stipule que le Président de la République doit ratifier les traités et autoriser leur publication. Qu’est-ce qui justifie la violation de cet article et le refus d’autoriser la publication de traités ratifiés, notamment ceux relatifs aux relations avec l’État algérien&nbsp;? Nous sommes, une fois de plus, confrontés à une violation flagrante de la Constitution et à un manquement au respect dû au peuple tunisien, puissance souveraine.»</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/">https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/28/amine-mahfoudh-denonce-un-viol-de-la-constitution-tunisienne/">Amine Mahfoudh dénonce un viol de la constitution tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/28/amine-mahfoudh-denonce-un-viol-de-la-constitution-tunisienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
