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	<title>Archives des Tanger - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Tanger - Kapitalis</title>
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		<title>Rentrer au bled autrement &#124; Le train comme mémoire vivante</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 06:29:08 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nassira El Moaddem, journaliste française d’origine marocaine, s'interroge dans un livre ‘‘Et si on rentrait au bled en train ?’’ </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/28/rentrer-au-bled-autrement-le-train-comme-memoire-vivante/">Rentrer au bled autrement | Le train comme mémoire vivante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec ‘‘Et si on rentrait au bled en train ?’’ (Gallimard, Paris, mai 2025, 144 pages), Nassira El Moaddem, journaliste française d’origine marocaine, signe un récit aussi bref que dense, aussi personnel qu’universel. Loin des récits de voyage formatés, son texte propose une alternative simple, mais radicale dans son époque : ralentir. Prendre le train pour rejoindre le Maroc depuis la France. Prendre le temps de traverser. De regarder. De transmettre.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-17111457"></span>



<p>L’été 2022, la journaliste décide d’embarquer mari et enfants dans une traversée ferroviaire entre Paris et Tanger, en passant par Barcelone, Cordoue, Cadix. Pas par goût de l’exotisme inversé, ni pour satisfaire à une posture écologique à la mode, mais pour renouer avec une autre idée du voyage. Le bled ne se rejoint plus en survolant le réel, mais en l’habitant, pleinement. </p>



<p>L’Espagne, souvent traversée sans pause par les familles maghrébines en route vers le sud, devient ici une terre à arpenter, à regarder autrement. On y mange, on s’y perd, on s’y souvient. Chaque escale est un moment vécu, pas un simple arrêt.</p>



<p>L’écriture est simple, épurée, sans effets. Elle épouse le rythme du voyage : lente, attentive, parfois traversée par la fatigue ou le silence. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une autre manière de voyager</h2>



<p>Ce n’est pas un livre de slogans, mais il est traversé par une conscience politique forte. Celle d’une enfant de l’émigration qui connaît le prix des déplacements, la charge des retours, la complexité de la transmission. Elle évoque les valises trop lourdes, les banquettes brûlantes, les douanes anxiogènes, les souvenirs qui collent à la peau. Et dans tout cela, la volonté de montrer à ses enfants qu’il existe une autre manière de voyager, de revenir, de dire : <em>«voilà d’où l’on vient»</em>.</p>



<p>Ce livre n’a rien d’un manifeste théorique. Il est fait de gestes concrets, de souvenirs familiers, de regards posés là où d’ordinaire on passe trop vite.</p>



<p>Ce que Nassira El Moaddem offre, ce n’est pas un guide, mais un chemin. Celui d’un retour au bled qui ne nie ni les frontières, ni la complexité, mais qui fait le pari du lien. Et ce pari-là, discret mais tenace, mérite d’être lu, partagé, transmis.</p>
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		<item>
		<title>Un bateau électrique reliera le Maroc et l’Espagne en 2027</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/31/un-bateau-electrique-reliera-le-maroc-et-lespagne-en-2027/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 12:09:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Armon à Gijón]]></category>
		<category><![CDATA[Baleària]]></category>
		<category><![CDATA[énergie électrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Tarifa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les catamarans frères España 2030 et Marruecos 2030 relieront les ports de Tanger et de Tarifa en 2027. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un projet vise à relier le port de Tanger, au Maroc, et Tarifa, en Espagne, avec un bateau électrique et donc zéro émission.</em></strong></p>



<span id="more-15361738"></span>



<p>L’armateur espagnol Baleària a remporté en décembre dernier l’appel d’offres pour un contrat de 15 ans attribué par l’Autorité portuaire de la Baie d’Algésiras (APBA) pour gérer le corridor maritime reliant les deux continents et mesurant 18 milles marins (environ 28 kilomètres) entre les deux ports.</p>



<p>Le lancement du projet est prévu pour 2027; les catamarans frères España 2030 et Marruecos 2030 qui exploiteront la route seront construits au chantier naval Armon à Gijón, en Espagne.</p>



<p>Les navires seront équipés de 16 MW d’énergie électrique provenant de quatre unités de propulsion électrique et disposeront d’une capacité de batterie de 11 500 kWh. Chaque catamaran mesurera 25 mètres de large et pourra accueillir 804 passagers ainsi que 225 voitures, capables d’atteindre une vitesse maximale de 26 nœuds et en cas d’urgence, ils pourront compter sur quatre générateurs de réserve diesel qui fourniront une capacité totale de 11 200 kW.</p>



<p>Bien entendu, les ports devront également s’équiper de systèmes de recharge spécialisés pour ces bateaux verts. L’itinéraire a une grande importance économique puisqu&rsquo;en 2024 il y a eu 3.442.770 passagers, avec une augmentation de 6,9% par rapport à l’année précédente.</p>



<p>À l’avenir, on estime pouvoir accueillir jusqu’à quatre millions de passagers.</p>
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		<item>
		<title>Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2023 09:54:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Guesmi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sayyida Al-Hurra, reine de Tétouan, fut l’unique reine gouvernante d’un Etat musulman de toute l’Histoire, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/">Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En mémoire de «la Noble Dame» ou de «la dame émancipée», l’unique reine gouvernante d’un Etat musulman de toute l’Histoire, Sayyida Al-Hurra Bint Ali Ibn Rachid, née à Grenade en 1485, morte Tétouan (Maroc) en 1542, fût la reine de Tétouan et de sa région de 1515 à 1542.</em></strong></p>



<p>Pa<strong>r Abdellaziz Guesmi *</strong></p>



<span id="more-6789810"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La perte du paradis de l’enfance andalouse dont elle fut chassée en 1492 est le Fil d’Ariane de sa vie, une&nbsp; blessure, née de cet arrachement qui déterminera ses choix et ses actions.</p>



<p>Mais, face à sa haine sans limite envers les usurpateurs espagnols, elle est destituée en 1542 suite à un complot familial ourdi par des traîtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une féroce envie de revanche</h2>



<p>Descendante d’une famille andalouse expulsée d’Espagne, toute sa vie est marquée par la volonté de prendre sa revanche sur les chrétiens ibériques. Théoricienne de la contre-Reconquista, son combat pour expulser les Espagnols et les Portugais de Sebta et de Melilla, comme préalable à la libération d’Al-Andalus, est à méditer.</p>



<p>Considérée comme l’une des personnalités les plus importantes de l’Occident musulman de son époque, Sayyida est connue aussi pour son alliance avec le corsaire ottoman Kheireddine dit Barberousse, dans leur lutte commune pour dominer la Méditerranée et empêcher l’expansion des Européens.</p>



<p>Sayyida Al-Horra est la fille du prince Ali Ben Moussa Ben Rachid el-Idrissi El-Alami Ben Mchich, de l’aristocratie andalouse, qui a combattu à Grenade, aux côtés du dernier roi, Boabdil, pour arrêter l’avancée des chrétiens dans les ultimes bastions musulmans en Andalousie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="frLiTLKMlU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/">Rétrospective : la chute de Grenade</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : la chute de Grenade » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/embed/#?secret=ItkH3y6QQP#?secret=frLiTLKMlU" data-secret="frLiTLKMlU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ali était le prince de Chefchaouen, petite ville rifaine, et de sa région qui incluait aussi Tétouan et les tribus qui vivaient entre Sebta, Tanger, Asilah et Ksar Elkebir.</p>



<p>Sa mère était d’origine espagnole. Convertie à l’islam, elle avait pris le nom de Zahra Fernández. Deux enfants naissent du mariage d’Ali et de Zahra : Ibrahim et Al-Horra. Le lieu de naissance est important car toute sa vie a été déterminée par les événements de sa petite enfance. En filigrane, on sent une béance à combler. Une féroce envie de revanche.</p>



<p>Au décès de son père, et contrairement aux règles de succession dynastique, elle est désignée Sultane-gouvernante avant même son frère, tellement elle était apte au pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libre de la tutelle des hommes</h2>



<p>Son nom est toujours précédé dans les sources arabes par «<em>Sayyida</em>» ou «<em>Sitt</em>». Le premier la range parmi les «<em>maîtres</em>» (<em>Al-Asyâd</em>), qualificatif accordé aux descendants d’une lignée prophétique. Pour certaines sources, les parents lui ont donné le nom d’Al-Horra en souvenir de la première Aicha Al-Horra qui était la mère du sultan Abou Abdallah (Boabdil) Ben Al Ahmar, dernier roi de Grenade. Ce nom avait, du reste, un très bon écho chez la communauté andalouse, installée à l’époque à Chefchaouen et à Tétouan. Il l’a prédestinée à être libre de la tutelle des hommes.</p>



<p>Mariée à Hassan Ben Ali Al-Mandri, un Grenadin installé à Tétouan, Sayyida retrouve un milieu andalou cultivé et raffiné comme celui où elle avait grandi en Espagne musulmane. Ce mariage permet à son mari, neveu du fondateur de Tétouan, de devenir gouverneur, représentant du père de Sayyida Al-Hurra. Au décès de son mari, Sayyida épouse le sultan de Fès, mais refuse de l’accompagner à sa capitale, ce qui représente une réelle manifestation d’indépendance de la part d’une femme de l’époque.</p>



<p>Maîtrisant parfaitement l’espagnol, ce qui lui a facilité la communication avec la population locale essentiellement d’origine andalouse et avec l’Espagne elle-même lors des discussions diplomatiques ou pour libérer les captifs chrétiens du royaume, Sayyida était profondément marquée par l’histoire d’Al-Andalus. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-6789984" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Une haine sans limite envers les spoliateurs espagnols</h2>



<p>Sayyida Al-Hurra est décrite comme l’ennemie jurée des Espagnols et une instigatrice pour la revanche. Sa principale occupation était de lutter contre les chrétiens par tous les moyens dont elle disposait, dont la guerre qui consistait à attaquer la marine marchande. Elle disposait, à Martil, d’un port adapté à ce type de guerre et avait de nombreux navires prêts à se lancer jour et nuit dans des opérations contre les côtes espagnoles. La guerre ne l’empêchait pas de veiller à bien gérer sa ville. Elle réussit la gageure d’être le chef incontesté dans la région grâce à sa détermination et à des alliances précieuses, celles du sultan de Fès et du fameux Kheireddine dit Barberousse, qui opérait à partir d’Alger et dont le seul nom provoquait la terreur chez les plus grands amiraux européens.</p>



<p>Face à son refus de toute concession et à sa haine sans limite envers les spoliateurs espagnols, elle est destituée en 1542 suite à un complot familial ourdi par le père de son gendre Al-Mandri et par son demi-frère Mohammed Ben Rachid, allié à Don Alfonso de Noronha, gouverneur portugais de Sebta et aux Saadiens.</p>



<p>Sayyida meurt en 1542 dans l’ingratitude, mais elle est toujours dans notre mémoire.</p>



<p><em>* Proviseur à Grenoble.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pm5cQmwRCy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/">Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/embed/#?secret=Ql89jRUILX#?secret=pm5cQmwRCy" data-secret="pm5cQmwRCy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/">Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le poème du dimanche : «Rime de la lettre k» d&#8217;Abou Al-Hassan Ali Al-Housri</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/le-poeme-du-dimanche-rime-de-la-lettre-k-dabou-al-hassan-ali-al-housri/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jan 2022 07:14:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Al-Hassan Ali Al-Housri]]></category>
		<category><![CDATA[Andalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Jilani Ben El Haj Yahia]]></category>
		<category><![CDATA[Kairouan]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Marzougui]]></category>
		<category><![CDATA[Tanger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grande voix de la poésie classique arabe, Abou Al-Hassan Ali Al-Housri était célèbre pour ses panégyriques et ses poèmes d’amour, comme « Ya laylu assabbu » (O nuit d’amour !). Mais outre sa poésie d’amour, il était un grand poète de l’élégie&#8230; Né vers 1029 à Kairouan, Al-Housri devint non-voyant dès sa prime enfance. Grand érudit, il apprit...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/le-poeme-du-dimanche-rime-de-la-lettre-k-dabou-al-hassan-ali-al-housri/">Le poème du dimanche : «Rime de la lettre k» d&rsquo;Abou Al-Hassan Ali Al-Housri</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Abou-Al-Hassan-Ali-Al-Housri-1-.jpg" alt="" class="wp-image-375545"/></figure></div>



<p><strong><em>Grande voix de la poésie classique arabe, Abou Al-Hassan Ali Al-Housri était célèbre pour ses panégyriques et ses poèmes d’amour, comme « Ya laylu assabbu » (O nuit d’amour !). Mais outre sa poésie d’amour, il était un grand poète de l’élégie&#8230;</em></strong></p>



<span id="more-375543"></span>



<p>Né vers 1029 à Kairouan, Al-Housri devint non-voyant dès sa prime enfance. Grand érudit, il apprit la théologie, la langue et la littérature arabo-musulmanes. Suite à l’invasion hilalienne (1050-1070) et le saccage de Kairouan, il prend le chemin de l’exil, comme beaucoup d’autres, d’abord vers Sebta / Ceuta, puis vers l’Andalousie, où il fut convoité par les roitelets, <em>muluks</em> <em>at-tawaif </em>comme, Al-‘Amiri, Al-Muqtadir ou Ibn Samadeh, etc. </p>



<p>Al-Housri était devenu célèbre par ses panégyriques et ses poèmes d’amour, comme « <em>Ya laylu assabbu »</em> (O nuit d’amour !). Mais outre sa poésie d’amour, il était un grand poète de l’élégie où il pleura, dans des poèmes déchirants, la perte de son fils, Abdelghani, comme il pleura avec grande nostalgie, sa ville natale, Kairouan.</p>



<p>Les conflits et les guerres, interminables entre les roitelets, finirent par le faire exiler à Tanger, où il mourut en 1106.</p>



<p>Sa poésie est d’une grande maîtrise de l’art métrique arabe. Il organisa un premier recueil, « <em>Al-Mu’achcharât</em> » (Les dizains), en des poèmes écrits en dix vers, selon l’ordre de l’alphabet arabe. Le poème commence par une lettre, la même, est utilisée comme rime. En cela, Al Housri fut innovateur et pionnier. Un deuxième recueil, « <em>Ijtirah al-Jarih »</em>, composé de 2600 vers, avec un petit recueil additif, où les poèmes sont composés de quinze vers.</p>



<p>Cf. l’ouvrage fort précieux, en deux volumes (en arabe) <em>: Ali Al-Housri</em> par Jilani Ben El Haj Yahia et Mohamed Marzougui, MTE, 1974.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekr</strong>i</p>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading"><em>Rime de la lettre k (poème XXII)</em></h2>



<p><em>Assez de tristesse de n’avoir point d’ami</em></p>



<p><em>Seul je suis sans vie qui réjouisse ni piété</em></p>



<p><em>Je suis comme l’or que le temps croit factice</em></p>



<p><em>Et jette au feu pour qu’à la fonte il devienne pur</em></p>



<p><em>J’ai haï ma vie et apprécié ma mort</em></p>



<p><em>Si je ris, mes yeux pleurent de sang</em></p>



<p><em>J’ai grandi dans la complainte du temps et de ses hommes</em></p>



<p><em>D’un temps traître que je ne peux quitter&nbsp;!</em></p>



<p><em>J’aurais renié la religion de l’amour si les regards</em></p>



<p><em>De l’être frêle ne décidèrent ma perte</em></p>



<p><em>Avec mes larmes je lui écrivis une lettre</em></p>



<p><em>Sans doute répondit-il tu es le défunt</em></p>



<p><em>En toi, j’ai découvert mon masque faon du désert</em></p>



<p><em>Avant tes regards je n’acceptais guère de périr</em></p>



<p><em>De même que la gazelle sauvage gambade dans le désert</em></p>



<p><em>Gazelle de douce compagnie tu croîs dans le bien-être</em></p>



<p><em>Perfection désirée par les pleines lunes certaines</em></p>



<p><em>Que tu si étais ajusté tu serais le centre du collier</em></p>



<p><em>Ta parole est de perle de même ta bouche</em></p>



<p><em>De vin est ta salive de musc ta senteur</em></p>



<p><em>Al-Mu’achcharât</em> (Les dizains)</p>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading">Rime de la lettre ‘ayn (élégie XX)</h2>



<p><em>La tombe qui t’enserre mes pleurs l’ont irriguée</em></p>



<p><em>Ah si elle pouvait nous réunir ensemble&nbsp;!</em></p>



<p><em>J’ai vécu mais si j’étais mort quand il partit</em></p>



<p><em>Mieux eût fait de moi la patience</em></p>



<p><em>Ma vie il me faut l’endurer</em></p>



<p><em>Je ne peux mourir avant sa durée</em></p>



<p><em>Je suis étonné dans ce malheur</em></p>



<p><em>De celui qui en est atteint et a peur</em></p>



<p><em>Les malheurs du temps sont peu de choses</em></p>



<p><em>Sauf l’éloignement de l’aimé et s’y soumettre</em></p>



<p><em>J’ai de ce temps ce qui me suffit</em></p>



<p><em>Je ne peux le repousser et me satisfaire</em></p>



<p><em>Abdelghani mon fils je me sacrifie</em></p>



<p><em>Pour toi si j’ai pour cela pouvoir</em></p>



<p><em>Tu m’as appris comment pleurer</em></p>



<p><em>Alors que je ne fournissais de larmes</em></p>



<p><em>J’ai excusé celui à qui je reprochais les pleurs</em></p>



<p><em>Depuis que tu m’as fait pleurer de sang</em></p>



<p><em>Les gens me consolèrent puis dirent</em></p>



<p><em>Qu’a-t-il le lion vaillant si apeuré</em></p>



<p><em>Mes demeures tombèrent en ruines tu y étais ma</em></p>



<p><em>Compagnie comme elles sont devenues lugubres</em></p>



<p><em>Le temps les a détruites quand il les embellissait</em></p>



<p><em>Elles pleurent maintenant le printemps</em></p>



<p><em>Peut-être que le Clément et le Miséricordieux</em></p>



<p><em>Me pardonne t-Il si tu intercédais</em></p>



<p><em>Tu as mon salut combien sera l’absence</em></p>



<p><em>Te souviendras-tu du retour</em></p>



<p><em>Reviens et demande à Dieu de saisir mon âme</em></p>



<p><em>Afin que la rencontre soit rapide</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>Ijtirah al-Jarih</strong></em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Trad. de l’arabe par </em><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DjHeDvHE9X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/02/le-poeme-du-dimanche-cesse-mon-coeur-de-aboulkacem-chebbi/">Le poème du dimanche : ‘‘Cesse mon cœur’’ de Aboulkacem Chebbi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Cesse mon cœur’’ de Aboulkacem Chebbi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/02/le-poeme-du-dimanche-cesse-mon-coeur-de-aboulkacem-chebbi/embed/#?secret=7iLtncShTh#?secret=DjHeDvHE9X" data-secret="DjHeDvHE9X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1YKMxszPD7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/12/le-poeme-du-dimanche-la-maitresse-des-mers-de-jamila-mejri/">Le poème du dimanche : «La Maîtresse des mers» de Jamila Mejri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «La Maîtresse des mers» de Jamila Mejri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/12/le-poeme-du-dimanche-la-maitresse-des-mers-de-jamila-mejri/embed/#?secret=oBvg3b9e6v#?secret=1YKMxszPD7" data-secret="1YKMxszPD7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HQe88EtvDL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/07/le-poeme-du-dimanche-sous-le-parapluie-de-sargon-boulus-de-moncef-al-ouhaibi/">Le poème du dimanche :  »Sous le parapluie de Sargon Boulus » de Moncef Al-Ouhaïbi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche :  »Sous le parapluie de Sargon Boulus » de Moncef Al-Ouhaïbi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/07/le-poeme-du-dimanche-sous-le-parapluie-de-sargon-boulus-de-moncef-al-ouhaibi/embed/#?secret=Cwj1PgEK5A#?secret=HQe88EtvDL" data-secret="HQe88EtvDL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Décès de Youssefi, une grande figure politique marocaine et maghrébine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 May 2020 07:27:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Youssefi]]></category>
		<category><![CDATA[Allal El-Fassi]]></category>
		<category><![CDATA[Driss Basri]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan II]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Ben Barka]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El-Basri]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed V]]></category>
		<category><![CDATA[Tanger]]></category>
		<category><![CDATA[USFP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abderrahmane Youssefi, qui vient de mourir à l’âge de 96 ans – il a été enterré hier, vendredi 29 mai 2020 à Casablanca – était une des principales figures du Panthéon politique marocain, avec le roi Mohammed V, Abdelkrim Khattabi, promoteur de la République du Rif, le président du parti de l’Istiqlal Allal El-Fassi, le...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Abderrahmane-Youssefi-Mohammed-VI.jpg" alt="" class="wp-image-301363"/><figcaption><em>Abderrahmane Youssefi</em> <em>inaugurant une avenue portant son nom à Tanger, sa ville natale, sous les applaudissement du roi Mohammed VI.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Abderrahmane Youssefi, qui vient de mourir à l’âge de 96 ans – il a été enterré hier, vendredi 29 mai 2020 à Casablanca – était une des principales figures du Panthéon politique marocain, avec le roi </em></strong><em><strong>Mohammed V, </strong></em><strong><em>Abdelkrim Khattabi, promoteur de la République du Rif, le président du parti de l’Istiqlal Allal El-Fassi, le militant nationaliste et unioniste arabe Mohammed El-Basri, alias El-F’kih, son ami et compagnon de luttes, Mehdi Ben Barka, Abderrahim Bouabid et le syndicaliste Mahjoub Ben Seddik.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-301362"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Résistant de la première heure – il était encore lycéen à Rabat lorsqu’il s’engagea dans l’Istiqlal – pour l’indépendance de son pays de l’occupation française, engagé dans le camp progressiste arabe, africain et tiers-mondiste, il avait conduit le Maroc en douceur vers la démocratie, en assumant en 1998 une alternance à laquelle le conviait le roi Hassan II, un an avant de disparaître.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’option démocratique contre «l’aventurisme révolutionnaire»</h3>



<p>Son <em>«intronisation»</em> marquait la fin des <em>«années de plomb»</em> et tournait une longue page d’affrontements, souvent violents, entre le parti qu’il avait fondé avec Mehdi Ben Barka en 1959, l’Union nationale des forces populaires (UNFP), rebaptisée en 1975 Union socialiste des forces populaires (USFP). Dès cette année, il soutient l’option démocratique contre <em>«l’aventurisme révolutionnaire» </em>qui était la marque de l’UNFP. Rentré au pays quelques années plus tard, il succédera à Abderrahim Bouabid à la tête du parti.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Abderrahmane-Youssefi-Hassen-II.jpg" alt="" class="wp-image-301367" width="500"/><figcaption><em>C&rsquo;est lui que le roi Hassen II choisit pour assurer la sortie des «années de plomb»</em></figcaption></figure></div>



<p>D’une rare perspicacité politique, il avait compris qu’il ne fallait pas rater l’occasion historique qui était ainsi offerte par Hassan II à l’opposition dans des circonstances sur lesquelles pesaient la dégradation de l’état de santé du souverain et la disgrâce de son tout-puissant ministre de l’Intérieur Mohammed Basri, bête noire des partis d’opposition, grand <em>«faiseur»</em> d’élections au profit du Palais. Il n’y avait pas son pareil pour créer en un tour de main un <em>«parti du Makhzen» </em>à l’approche de chaque élection et de le faire gagner contre tous ses adversaires. Prélude à ce virage politique décisif, Youssefi obtenait en 1994 de Hassan II, à l’issue d’une longue négociation, une amnistie générale en faveur des tous les détenus et exilés politiques marocains.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le compagnon Mehdi Ben Barka se souvient</h3>



<p>Après la disparition de Hassan II, Abderrahmane Youssefi, définitivement converti à la social-démocratie, accompagnera son fils Mohammed VI, dans ses premiers pas au pouvoir à la tête d’une monarchie autocratique, qu’il ambitionnait de faire évoluer vers une monarchie constitutionnelle. Il quitte le gouvernement en octobre 2002 sur un bilan mitigé : la bouteille à moitié pleine pour les uns, à moitié vide pour les autres, avant de se retirer de la vie politique en 2003, s’astreignant à un long silence, qu’il ne brisera qu’après la publication de ses mémoires : <em>‘‘Récit du passé’’</em> en 2018. Il y évoque notamment le rapt de son compagnon Mehdi Ben Barka par des barbouzes liés à la police française, à Paris le 29 octobre 1965. Le corps de Ben Barka n’a jamais été retrouvé alors que des incertitudes subsistent depuis 55 ans sur le commanditaire en dernier ressort de l’opération.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Mohammed-VI-au-chevet-de-Abderrahmane-Youssefi.jpg" alt="" class="wp-image-301365" width="500"/><figcaption><em>Mohammed VI au chevet de Abderrahmane Youssefi peu de temps avant sa mort.</em></figcaption></figure></div>



<p>Né à Tanger le 8 mars 1924, Youssefi fut membre du secrétariat général de l’UNFP-USFP, et rédacteur en chef de son organe <em>‘‘Attahrir’’</em> entre 1959 et 1965. Avocat de formation, il fut arrêté à deux reprises par la police marocaine durant les <em>«années de plomb»</em>. Contraint à un long exil en France entre 1965 et 1981, il consacrera son long séjour à suivre les affaires du Maroc, alors en pleine dérive royale, au soutien des luttes palestiniennes et à la création de l’Organisation arabe des droits de l’homme, basée au Caire. Il militait enfin en faveur d’un Grand Maghreb Arabe Uni, dans le sillage de la conférence de Tanger qui avait réuni au 27 au 30 avril 1958, les trois principaux partis engagés dans la lutte anticolonialiste : l’Istiqlal (Maroc), le Front de libération nationale (Algérie) et le Néo-Destour (Tunisie). </p>



<p>L’homme était secret, mais affable dès qu’on l’approchait, d’une très grande culture et fidèle en amitié.</p>
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		<title>Instituto Cervantes Túnez : Un concert en ligne pour célébrer la fin de ramadan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 12:08:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Casablanca]]></category>
		<category><![CDATA[concert en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Instituto Cervantes Túnez]]></category>
		<category><![CDATA[Marrakech]]></category>
		<category><![CDATA[Ramadan]]></category>
		<category><![CDATA[Tanger]]></category>
		<category><![CDATA[Tétouan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les instituts Cervantes du Maroc, de Tunisie et d’Algérie organisent «Música para celebrar unidos», un concert en ligne, pour fêter la fin du mois sacré de ramadan avec la participation des musiciens des deux rives de la Méditerranée. Le concert sera diffusé le 26 mai à partir de 19h (heure de Tunis) sur la page...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/22/instituto-cervantes-tunez-un-concert-en-ligne-pour-celebrer-la-fin-de-ramadan/">Instituto Cervantes Túnez : Un concert en ligne pour célébrer la fin de ramadan</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Concert-Institut-Cervantes.jpg" alt="" class="wp-image-300245"/></figure>



<p><strong><em>Les instituts Cervantes du Maroc, de Tunisie et d’Algérie organisent «Música para celebrar unidos», un concert en ligne, pour fêter la fin du mois sacré de ramadan avec la participation des musiciens des deux rives de la Méditerranée.</em></strong></p>



<span id="more-300244"></span>



<p>Le concert sera diffusé le 26 mai à partir de 19h (heure de Tunis) sur la page facebook de l’Instituto Cervantes Túnez.</p>



<p>Les artistes participants sont la soprano marocaine Samira Kadiri (Tétouan), la musicienne Begoña Olavide (Tanger), la spécialiste marocaine du Muwashah et de la Nuba Andalusí Ihsan R&rsquo;mikí (Marrakech), l’interprète algérienne de musique andalouse Lila Borsali (Oran), le professeur de flûte à bec espagnol Pedro Bonet (Rabat) , le groupe tunisien Hemlyn (Tunis), la chanteuse de malouf algérienne Lamia Ait Amara (Alger), Le multi instrumentiste et compositeur espagnol Ignacio Béjar (Casablanca).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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