<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Zied Ladhari - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/zied-ladhari/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/zied-ladhari/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 04 Feb 2022 09:27:03 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Zied Ladhari - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/zied-ladhari/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tunisie : Ennahdha à la trappe de l&#8217;Histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/04/tunisie-ennahdha-a-la-trappe-de-lhistoire/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/04/tunisie-ennahdha-a-la-trappe-de-lhistoire/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Feb 2022 09:23:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Chokri Belaid]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Brahmi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Dilou]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=379642</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chassé du pouvoir le 25 juillet 2021 après avoir gouverné pendant dix ans et mis la Tunisie en quasi-faillite, le parti islamiste Ennahdha s&#8217;agite et gesticule, profitant des difficultés du pays qu&#8217;il a lui-même provoquées, pour essayer de se refaire une santé. Mais jusque-là en vain, malgré le renfort, direct ou indirect, des idiots inutiles...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/04/tunisie-ennahdha-a-la-trappe-de-lhistoire/">Tunisie : Ennahdha à la trappe de l&rsquo;Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Rached-Ghannouchi.jpg" alt="" class="wp-image-364001"/><figcaption> <em>Rached Ghannouchi, un sulfureux mélange de «cheikh», de «gourou» et de «caïd» à la tête d&rsquo;une bande de malfaiteurs, </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Chassé du pouvoir le 25 juillet 2021 après avoir gouverné pendant dix ans et mis la Tunisie en quasi-faillite, le parti islamiste Ennahdha s&rsquo;agite et gesticule, profitant des difficultés du pays qu&rsquo;il a lui-même provoquées, pour essayer de se refaire une santé. Mais jusque-là en vain, malgré le renfort, direct ou indirect, des idiots inutiles de la gauche stupide et des pseudo-démocrates à la petite semaine, comme les Néjib et Issam Chebbi, Hamma Hammami ou autres Jawhar Ben Mbarek.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-379642"></span>



<p>Dernière gesticulation en date du parti islamiste tunisien, le communiqué publié dans la soirée du mercredi 2 février 2022 où il appelle à manifester, dimanche 6 février, au centre-ville de Tunis, <em>«pour défendre les droits et les libertés»</em> (sic!) et dénoncer <em>«la responsabilité du pouvoir en place dans la dégradation du niveau de vie des Tunisiens»</em> (re-sic!).</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;effronterie des sans-gêne</h2>



<p>Le parti conduit (à la géhenne de l&rsquo;Histoire) par l&rsquo;inénarrable Rached Ghannouchi pousse la malhonnêteté jusqu&rsquo;à dénoncer <em>«le laxisme des autorités face à la hausse des prix, aux pénuries de produits de base, au retard dans le paiement des salaires du secteur public et à l&rsquo;absence totale de gouvernement»</em>. Il dénonce aussi avec l&rsquo;effronterie des sans-gêne <em>«les tentatives du pouvoir en place pour échapper à la responsabilité de la crise économique, sociale et politique, et pour trouver des prétextes à son incapacité à gouverner et à tenir ses promesses de sauvetage du pays.»</em> Il va jusqu&rsquo;à mettre en garde contre <em>«les risques d&rsquo;implosion sociale»</em> et appeler à <em>«mettre fin à l&rsquo;état d&rsquo;exception»</em>, en vertu duquel il a été chassé du pouvoir à la suite de manifestations massives ayant pris pour cibles ses bureaux dans tout le pays, et à <em>«restaurer le processus démocratique avec une légitimité constitutionnelle et à ouvrir un dialogue national global qui apporte la stabilité politique et gouvernementale indispensable à un sauvetage économique qui évite au pays la faillite»</em>.</p>



<p>Certes, tout ce qu&rsquo;Ennahdha reproche au régime d&rsquo;exception mis en place par le président Kaïs Saïed pourrait être accepté et beaucoup en Tunisie y souscrirait volontiers, car nous sommes nombreux à déplorer l&rsquo;inaction du président de la république, ses hésitations, sa propension à parler beaucoup et à ne rien faire pour aider à redresser le pays qui sombre dans la crise, mais le parti islamiste n&rsquo;a ni crédibilité, ni légitimité pour surfer sur cette vague-là dans l&rsquo;espoir de redorer son blason et de se replacer au centre de l&rsquo;échiquier politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mouvement mort et enterré</h2>



<p>Cet échiquier, qu&rsquo;il a longtemps manipulé comme une marionnette, a vomi Ennahdha, et on l&rsquo;espère définitivement, au point que beaucoup des dirigeants islamistes, qui ont désormais honte de se présenter sous ce dénominateur, comme Abdellatif Mekki, Samir Dilou, Imed Hammami et autres Zied Ladhari, ont préféré quitter le bateau qui prenait eau de toutes parts et ils sont en train de créer de nouvelles formations politiques, estimant sans doute qu&rsquo;Ennahdha, dont le premier noyau a été créé il y a un demi-siècle, est bel et bien mort et enterré.</p>



<p>Autre provocation des Nahdhaouis : après avoir organisé sous l&rsquo;égide de leur président Rached Ghannouchi, un sulfureux mélange de <em>«cheikh»</em>, de<em> «gourou»</em> et de <em>«caïd»</em> à la tête d&rsquo;une bande de malfaiteurs, une soi-disant réunion de l&rsquo;Assemblée dont les travaux sont gelés depuis le 25 juillet, ne voilà-t-il pas choisissent une date historique, le 6 février en l&rsquo;occurrence, pour la manifestation pour les droits et les libertés à laquelle ils appellent leurs partisans.</p>



<p>Soit le même jour et dans le même lieu, le centre-ville de Tunis, où les Tunisiens descendent pour célébrer l&rsquo;anniversaire de l&rsquo;assassinat du dirigeant de gauche Ckokri Belaïd, tué devant chez lui par des extrémistes religieux de la même mouvance qu&rsquo;Ennahdha, meurtre où ce mouvement est directement impliqué à un niveau ou un autre, ne fut-ce que parce que ses dirigeants conduisaient alors les affaires du pays et n&rsquo;ont rien fait pour protéger le chef du Front populaire, alors qu&rsquo;ils étaient dûment informés des menaces pesant sur lui et proférés par des éléments issus de leurs rangs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dissiper l&rsquo;écran de fumée</h2>



<p>Les Tunisiens vont d&rsquo;ailleurs descendre encore une fois ce dimanche pour exiger la vérité sur cet assassinat et demander à la justice d&rsquo;accélérer les investigations et de démasquer les auteurs et les commanditaires de ce crime ignoble resté impuni, et qui fut suivi, quelques mois plus tard, par l&rsquo;assassinat d&rsquo;un autre dirigeant du Front populaire, Mohamed Brahmi, également tué devant chez lui par des extrémistes religieux de la mouvance d&rsquo;Ennahdha, le 25 juillet 2013.</p>



<p>Ennahdha croit-il pouvoir provoquer par ses gesticulations un écran de fumée qui ferait oublier ses crimes et sa responsabilité dans la situation catastrophique où il a mis le pays&nbsp;? Si c&rsquo;est le cas, les Tunisiens devraient se mobiliser pour lui exprimer tout le mépris et toute la haine qu&rsquo;ils lui vouent et leur détermination à ne lui laisser aucune possibilité de reprendre du service.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/04/tunisie-ennahdha-a-la-trappe-de-lhistoire/">Tunisie : Ennahdha à la trappe de l&rsquo;Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/04/tunisie-ennahdha-a-la-trappe-de-lhistoire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Larbi Guesmi explique les raisons de sa démission du mouvement Ennahdha</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/01/larbi-guesmi-explique-les-raisons-de-sa-demission-du-mouvement-ennahdha/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/01/larbi-guesmi-explique-les-raisons-de-sa-demission-du-mouvement-ennahdha/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jan 2021 12:45:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Jelassi Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Guesmi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Dilou]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=330475</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un autre membre dirigeant du parti Ennahdha, Larbi Guesmi, a annoncé sa démission, aujourd’hui, vendredi 1er janvier 2020, dans un post Facebook, en précisant que cette décision a été prise jeudi, à l’issue de la réunion du Majlis Choura du mouvement islamiste tunisien. Par Imed Bahri Membre du mouvement depuis le milieu des années 1970,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/01/larbi-guesmi-explique-les-raisons-de-sa-demission-du-mouvement-ennahdha/">Larbi Guesmi explique les raisons de sa démission du mouvement Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Larbi-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-330476"/></figure>



<p><strong><em>Un autre membre dirigeant du parti Ennahdha, Larbi Guesmi, a annoncé sa démission, aujourd’hui, vendredi 1er janvier 2020, dans un post Facebook, en précisant que cette décision a été prise jeudi, à l’issue de la réunion du Majlis Choura du mouvement islamiste tunisien.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-330475"></span>



<p>Membre du mouvement depuis le milieu des années 1970, du temps où il était encore élève, Larbi Guesmi a occupé plusieurs postes de direction avant et après la révolution de 2011. Il a longtemps dirigé le mouvement dans les régions du Kef et de Siliana et a été condamné à de lourdes peines de prison en 1987 et 1991. Il a aussi vécu en exil et représenté le mouvement en Algérie, où il a trouvé refuge après sa sortie de prison, et en Suisse.</p>



<p>Membre fondateur d’Ennahdha, Larbi Guesmi ait partie de Majlis Choura depuis 2014 sans discontinuer, mais les dérives qu’il a constatées au sein du mouvement et les errements de sa direction actuelle rassemblée autour du président Rached Ghannouchi l’ont finalement poussé à jeter l’éponge. Dans le long texte de sa démission, il détaille les dérives et les errements en question et fait part de sa profonde déception et de son désespoir quant à une possible réforme interne d’un mouvement miné par le clientélisme, le népotisme et la corruption.</p>



<p>Le sort réservé au 100 dissidents (pour la plupart des dirigeants historiques) ayant demandé à Rached Ghannouchi de ne pas se présenter pour un 3e mandat à la tête du mouvement, et la campagne de dénigrement dont ces derniers font l’objet au sein des instances du mouvements et sur les réseaux sociaux ont fini par convaincre Larbi Guesmi qu’Ennahdha a définitivement tourné le dos à son passé, à ses principes et à ses valeureux enfants pour s’attacher les services d’une camarilla d’opportunistes sans foi ni loi.</p>



<p class="has-text-align-left">Les griefs exprimés par Larbi Guesmi rappellent celles déjà évoqués par la plupart des dirigeants ayant démissionné, critiqué ou pris leurs distances vis-à-vis du parti islamiste tunisien, corrompu par l&rsquo;exercice du pouvoir et où ils ne se reconnaissent plus. Parmi ces dirigeants et pas des moindres, on citera Abdelhamid, Jelassi Abdellatif Mekki, Mohamed Ben Salem, Samir Dilou, Imed Hammami et autres Zied Ladhari&#8230; </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/01/larbi-guesmi-explique-les-raisons-de-sa-demission-du-mouvement-ennahdha/">Larbi Guesmi explique les raisons de sa démission du mouvement Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/01/larbi-guesmi-explique-les-raisons-de-sa-demission-du-mouvement-ennahdha/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ennahdha, de la fissure à la rupture ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/12/ennahdha-de-la-fissure-a-la-rupture/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/12/ennahdha-de-la-fissure-a-la-rupture/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 14:03:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Zitoun]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Dilou]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=324297</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bien qu’il se montre souvent aux côtés du président Erdogan, un néo-libéral qui avait inauguré un programme de privatisations tous azimuts soutenu ouvertement par le FMI, Ghannouchi ne reste pas moins un disciple du leader soudanais des Frères musulmans, Hassan Al-Tourabi, dont l’islam politique est profondément ancré dans un nationalisme arabe teinté de socialisme nassérien....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/12/ennahdha-de-la-fissure-a-la-rupture/">Ennahdha, de la fissure à la rupture ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Rached-Ghannouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-324300"/><figcaption><em>Le fondateur du parti sera-t-il son&#8230; fossoyeur ?</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Bien qu’il se montre souvent aux côtés du président Erdogan, un néo-libéral qui avait inauguré un programme de privatisations tous azimuts soutenu ouvertement par le FMI, Ghannouchi ne reste pas moins un disciple du leader soudanais des Frères musulmans, Hassan Al-Tourabi, dont l’islam politique est profondément ancré dans un nationalisme arabe teinté de socialisme nassérien. C’est cette contradiction congénitale qui émerge aujourd’hui au cœur du parti Ennahdha et menace de le faire imploser.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Helal Jelali </strong>*</p>



<span id="more-324297"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>



<p>La fronde d’une centaine de hauts responsables d’Ennahdha contre Rached Ghannouchi, le président du parti islamiste tunisien, est en fait une scission de deux courants au sein de l’islam politique. La première, un islamisme du leader soudanais Hassan Al Tourabi ancré dans le nationalisme arabe et teinté de socialisme nassérien et celui de Receb Tayyip Erdogan, un islamisme marqué par le néo-libéralisme et les privatisations des entreprises publiques. Deux écoles qui n’avaient cessé de s’affronter de Kuala Lampur à Rabat. Elles se sont affrontées même dans l’Iran chiite où les islamo- progressistes ont été violemment écartés du pouvoir dès les premiers mois après le retour de l’imam Khomeiny à Téhéran.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Erdogan fait rimer islamisme et nationalisme</h3>



<p>L’organisation internationale des Frères musulmans s’est toujours méfiée de la création de partis politiques nationaux. Sa stratégie, non déclarée, consistait à présenter des candidats indépendants aux élections et donnait ses instructions politiques discrètement à ses élus. La raison est simple, pour les Frères musulmans, un parti politique serait la matrice de divisions et d’ambitions personnelles qui pourraient nuire aux intérêts de la <em>«oumma islamiya» </em>(nation islamique) et à l’essence même de l’islamisme politique, qui porte en lui la promesse suprême de l’instauration du califat.</p>



<p>Depuis 1960, le mouvement islamiste turc avait affronté quatre grandes scissions et la création de nombreux partis politiques : Parti de l’Ordre, Parti de la Vertu, Parti du Salut National, etc., Mais celui qui a réussi à fédérer les islamistes turcs fut Erdogan, qui avait usé et abusé d’un discours plus nationaliste qu’islamiste. Ce n’était pas l’option de Necmeddine Erbakan, fondateur du courant islamiste des années soixante.</p>



<p>Quant au parti Ennahdha, soudé et discipliné au temps de la <em>«Troïka»</em> (2012-2014), traverse, depuis une année, une tempête marquée par des démissions et des scissions.</p>



<p>Bien sûr, à première vue, la principale raison de cette fissure serait l’entêtement de son président Rached Ghannouchi à s’accrocher au pouvoir, à maintenir une gestion clanique du parti et à refuser d’organiser un congrès qui mettrait fin à son mandat. Mais la crise de leadership au sein d’un parti est souvent le symptôme d’une crise plus profonde, parfois même un jeu de plaques tectoniques…</p>



<p>Aujourd’hui, rien n’exclut que les dissidents ne soient pas tentés de créer un autre parti. Les anciens ministres Zied Ladhari, Lotfi Zitoun, Mohamed Ben Salem et Abdellatif Mekki y pensent sûrement en se rasant le matin.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Ghannouchi-Tourabi.jpg" alt="" class="wp-image-324318"/><figcaption><em>Ghannouchi et son mentor Tourabi.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">La genèse de la crise</h3>



<p>L’histoire d’Ennahdha est perlée de plusieurs crises depuis 2011. Les militants de l’intérieur, souvent des universitaires, n’avaient-ils pas accouru chez l’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi, qui avait été maintenu à son poste jusqu’au 27 février 2011, pour lui suggérer de retarder le retour de leur leader en Tunisie. En politique, les arrière-pensées sont, parfois, plus parlantes que les déclarations. Certains observateurs avaient compris que ces militants n’auraient pas souhaité son retour au pays. Mais le Guide avait un atout nécessaire pour le parti, une belle caisse d’argent délivrée par certains pays du Golfe.</p>



<p>Le choix de la candidature de Habib Jemli pour présider le gouvernement au lendemain des législatives de 2019 et le lâchage de Zied Ladhari – ce dernier a fait campagne même auprès de l’administration américaine – a été manifestement l’erreur impardonnable pour les jeunes cadres du parti. Enfin, cette alliance avec le parti de Nabil Karoui, Qalb Tounes, est qualifiée par la base populaire de<em> «malsaine».</em> Donc, depuis le décès de l’ancien président de la République Béji Caid Essebsi, toute la tactique politicienne de Ghannouchi a <em>«foiré»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La grande fissure</h3>



<p>Pendant le règne de la<em> «Troïka»</em>, le parti islamiste avait réussi à donner l’image d’un mouvement politique préoccupé par les conditions sociales des couches défavorisées. Il avait engagé une campagne de recrutement de dizaines de milliers de fonctionnaires dans l’administration et les entreprises publiques, et des indemnités d’aide sociale directe ont été attribuées sans tenir compte des conséquences macroéconomiques et des déséquilibres dans les finances de l’État, ce qui avait conduit à l’envolée de la dette publique. La<em> «Troïka» </em>n’avait pas choisi un plan de lutte contre la pauvreté bien encadré financièrement. Ces mesures apparemment populaires, avec le développement du commerce informel, ont provoqué la méfiance du patronat et des décideurs économiques et des grandes familles bourgeoises.</p>



<p>Conséquence directe, ces choix économiques ont été l’occasion de faire émerger une nouvelle génération de Nahdaouis sensibles au réalisme économique et qui avaient ouvert leurs oreilles aux doléances des hommes d’affaires et experts économiques.</p>



<p>Entre les populistes de la première heure et les rénovateurs des beaux salons tunisois de la realpolitik, un mur a surgi pour marquer les plaques tectoniques. Même les vieux barons du Conseil de la Choura sont éclaboussés et c’est Abdehamid Jelassi qui claqua la porte pour dénoncer les dérives du cheikh. Le clientélisme a ses limites, et la caisse avait commencé à se vider et voilà qu’une centaine de dirigeants commence à violer la sacro-sainte discipline et mener, carrément, une campagne médiatique contre le big boss.</p>



<p>Ces dissidents voudraient travailler en confiance avec cette nouvelle bourgeoisie et obtenir le soutien du patronat et des banquiers pour redresser un parti en perte de vitesse avec son électorat, et avec les soutiens internationaux. Et cerise sur le gâteau, le président Kais Saied est aux aguets et rejette viscéralement tout compromis avec l’actuelle direction d’Ennahdha. Après ces fissures, la rupture entre les deux camps semble de plus en plus probable. Entre le mythe du Phoenix – cet oiseau qui renaît éternellement de ses cendres – et la résurrection, le jeu politique n’offre souvent qu’un seul joker… Celui de la catharsis d’Aristote… En clair, pour ne pas dire purification, le parti aura besoin d’une clarification quant à ses choix économiques …?</p>



<p>Pour Ghannouchi les dès sont donc jetés. Son erreur fatale a été sa candidature et son élection à la présidence de l’Assemblée. Son choix a été motivé pour convaincre ses amis de reporter le congrès du parti qui devrait mettre fin son mandat de dirigeant du mouvement islamiste. Aujourd&rsquo;hui, il laisse ses amis plaider pour sa candidature à la présidentielle de 2024, pour les mêmes raisons.</p>



<p>M. Phoenix croit bien sûr à son propre mythe, sauf que ses adversaires les plus acharnés habitent bien dans le même immeuble que lui et connaissent bien tous ses secrets. En politique, l’adage populaire dit «tous les coups sont permis»… Bien qu’il se montre souvent aux côtés du président Erdogan, un néo-libéral qui avait inauguré un programme de privatisations tous azimuts soutenu ouvertement par le FMI, Ghannouchi ne reste pas moins un disciple du leader soudanais des Frères musulmans, Hassan Al-Tourabi, dont l’islam politique est profondément ancré dans un nationalisme arabe teinté de socialisme nassérien. C’est cette contradiction congénitale qui émerge aujourd’hui au cœur du parti Ennahdha et menace de le faire imploser.</p>



<p><em>* Ancien journaliste à Paris.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yxV0zmXIwY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/06/les-elections-americaines-entre-peplum-western-et-casino/">Les élections américaines entre péplum, western et casino</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les élections américaines entre péplum, western et casino » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/06/les-elections-americaines-entre-peplum-western-et-casino/embed/#?secret=64pMzMA5Xm#?secret=yxV0zmXIwY" data-secret="yxV0zmXIwY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="p4A1bK772C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/28/maghreb-un-nouvel-enjeu-geopolitique/">Maghreb, un nouvel enjeu géopolitique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maghreb, un nouvel enjeu géopolitique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/28/maghreb-un-nouvel-enjeu-geopolitique/embed/#?secret=iUr7w6WCas#?secret=p4A1bK772C" data-secret="p4A1bK772C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qjZBsxUhrk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/22/kais-saied-et-les-complots-la-parole-presidentielle-piegee-par-les-rumeurs/">Kaïs Saïed et les complots : la parole présidentielle piégée par les rumeurs</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed et les complots : la parole présidentielle piégée par les rumeurs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/22/kais-saied-et-les-complots-la-parole-presidentielle-piegee-par-les-rumeurs/embed/#?secret=DZTeoSU4gf#?secret=qjZBsxUhrk" data-secret="qjZBsxUhrk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/12/ennahdha-de-la-fissure-a-la-rupture/">Ennahdha, de la fissure à la rupture ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/12/ennahdha-de-la-fissure-a-la-rupture/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rached Ghannouchi n’a pas fini de diviser Ennahdha, il l’enterrera bientôt…</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/16/rached-ghannouchi-na-pas-fini-de-diviser-ennahdha-il-lenterrera-bientot/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/16/rached-ghannouchi-na-pas-fini-de-diviser-ennahdha-il-lenterrera-bientot/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2020 11:31:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Karama]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Dilou]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=320781</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’inamovible président du parti islamiste Ennahdha, à la tête du mouvement islamiste tunisien depuis bientôt un demi-siècle, n’est pas prêt à passer le témoin. À 79 ans, accomplis le 22 juin dernier, Rached Ghannouchi regarde l’avenir avec des ambitions renouvelées, au risque de faire imploser son parti où beaucoup craignent qu’il soit enterré… avec lui....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/16/rached-ghannouchi-na-pas-fini-de-diviser-ennahdha-il-lenterrera-bientot/">Rached Ghannouchi n’a pas fini de diviser Ennahdha, il l’enterrera bientôt…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/rached-ghannouchi-ARP.jpg" alt="" class="wp-image-302087"/></figure>



<p><strong><em>L’inamovible président du parti islamiste Ennahdha, à la tête du mouvement islamiste tunisien depuis bientôt un demi-siècle, n’est pas prêt à passer le témoin. À 79 ans, accomplis le 22 juin dernier, Rached Ghannouchi regarde l’avenir avec des ambitions renouvelées, au risque de faire imploser son parti où beaucoup craignent qu’il soit enterré… avec lui. Ils n’hésitent plus d’ailleurs à le dire tout haut, tout en choisissant leurs mots pour ménager son ego surdimensionné.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-320781"></span>



<p>Le désormais fameux <em>«groupe des 100»</em>, comprenant des dirigeants de premier rang du mouvement islamiste, comme Mohamed Ben Salem, Abdellatif Mekki, Samir Dilou, Fathi Ayadi, Imed Hammami, Zoubaier Chehoudi, Zied Ladhari, ou autres Abdelmajid Najjar, auteur des motions doctrinales d’Ennahdha des congrès de 1986 et de 2016, multiplient les lettres adressées à celui qui se comporte plus comme le<em> «cheikh»</em> d’une confrérie religieuse ou le gourou d’une secte, que comme le président d’un parti civil doté d’un règlement interne et de structures organisationnelles démocratiquement élues, ou encore aux autres membres du mouvement pour leur rappeler le nécessaire respect des règles et des procédures dans la gestion des affaires d’Ennahdha, à commencer par l’alternance à sa tête qui exige, selon le règlement intérieur, que M. Ghannouchi ne se présente pas à un nouveau mandat, d’autant qu’il assure aussi, en même temps, depuis janvier dernier, la présidence de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et que cela exige, outre une disponibilité totale, un minimum de distance vis-à-vis des partis, y compris (et surtout) le sien.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’insatiable Ghannouchi se croit-il immortel ?</h3>



<p>Les problèmes que vit l’instance législative depuis le début de l’année et qui lui valent une perception très négative (et le mot est faible) auprès des Tunisiens, tiennent d’ailleurs au fait que M. Ghannouchi a du mal à se défaire de l’un de ses nombreux chapeaux. Celui qui demande aux dirigeants d’Ennahdha de l’appeler<em> «raïs»</em> (président) ou <em>«zaïm»</em> (leader), en s’adressant à lui, croit pouvoir s’éterniser à son poste.</p>



<p>Selon certains dissidents, qui l’appellent à ne pas succomber à la tentation de la <em>«présidence à vie»</em>, qu’il critiquait lui-même vivement, sous les règnes de Bourguiba et Ben Ali, Ghannouchi se voit déjà au Palais de Carthage, la présidence de la république étant aujourd’hui son prochain challenge, même si les sondages d’opinion l’ont toujours placé loin, très loin, bas, très bas, dans l’estime des Tunisiens.</p>



<p>Au-delà des querelles de positionnement ou de leadership personnel, dont aucun parti n’est exempt, les dirigeants d’Ennahdha s’interrogent aujourd’hui sérieusement sur l’avenir de leur formation. Celle-ci garde certes un noyau dur d’électeurs capables de la maintenir au centre de l’échiquier politique tunisien, mais ce noyau continue de s’effriter, en raison, surtout, des positions contradictoires et souvent incompréhensibles par la base, que le chef d’Ennahdha impose à ses <em>«frères musulmans»</em>, dans le cadre de ses interminables magouilles et manœuvres politiciennes. </p>



<p>L’alliance avec Qalb Tounes et son président Nabil Karoui est loin de faire l’unanimité dans l’entourage de Ghannouchi, tout comme celle avec la coalition Al-Karama, dont l’extrémisme n’est pas du goût de certains éléments modérés du mouvement islamiste.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La menace de Abir Moussi et du PDL se précise</h3>



<p>Au rythme où vont les fissures et les scissions, longtemps tues ou minimisées et désormais éclatées au grand jour, Ennahdha pourrait se retrouver, à la veille des prochaines échéances électorales, en 2024, dans la situation où s’était retrouvé Nidaa Tounes en 2019.</p>



<p>L’effritement actuel de la popularité du mouvement, désormais précédé dans les sondages d’opinion par son ennemi absolu, le Parti destourien libre (PDL) et sa tonitruante présidente Abir Moussi, est un signe avant-coureur d’une décadence annoncée, d’autant que beaucoup de Tunisiens attribuent clairement la responsabilité de la crise sévissant dans leur pays depuis 2011 à Ennahdha, parti au pouvoir sans discontinuer depuis cette date.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/16/rached-ghannouchi-na-pas-fini-de-diviser-ennahdha-il-lenterrera-bientot/">Rached Ghannouchi n’a pas fini de diviser Ennahdha, il l’enterrera bientôt…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/16/rached-ghannouchi-na-pas-fini-de-diviser-ennahdha-il-lenterrera-bientot/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>8</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ennahdha : Une pétition pour appeler Ghannouchi à respecter le principe de dévolution du pouvoir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/ennahdha-une-petition-pour-appeler-ghannouchi-a-respecter-le-principe-de-devolution-du-pouvoir/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/ennahdha-une-petition-pour-appeler-ghannouchi-a-respecter-le-principe-de-devolution-du-pouvoir/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2020 10:29:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=316602</guid>

					<description><![CDATA[<p>En poste depuis près de 29 ans, le président d&#8217;Ennahdha, Rached Ghannouchi, devrait céder sa place à la tête du mouvement islamiste dans quelques mois, à l&#8217;occasion de la tenue du 11e Congrès du parti. Mais plusieurs Nahdhaouis craignent que le leader historique du mouvement ne présente encore une fois sa candidature pour un nouveau...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/ennahdha-une-petition-pour-appeler-ghannouchi-a-respecter-le-principe-de-devolution-du-pouvoir/">Ennahdha : Une pétition pour appeler Ghannouchi à respecter le principe de dévolution du pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Rached-Ghannouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-299757"/></figure>



<p><strong><em>En poste depuis près de 29 ans, le président d&rsquo;Ennahdha, Rached Ghannouchi, devrait céder sa place à la tête du mouvement islamiste dans quelques mois, à l&rsquo;occasion de la tenue du 11e Congrès du parti. Mais plusieurs Nahdhaouis craignent que le leader historique du mouvement ne présente encore une fois sa candidature pour un nouveau mandat.</em></strong></p>



<span id="more-316602"></span>



<p>En effet, selon la radio Mosaïque FM, environ 100 membres d&rsquo;Ennahdha, faisant partie du bureau exécutif, du conseil de la Choura et/ou du bloc parlementaire du parti, ainsi que des dirigeants régionaux, ont signé une pétition à l&rsquo;attention de Rached Ghannouchi pour lui demander d&rsquo;annoncer clairement qu’il ne se présentera pour un nouveau mandat.</p>



<p>Les signataires se sont appuyés sur l’article 31 du règlement intérieur du mouvement et sur l&rsquo;importance de respecter les principes de démocratie censés régir le parti, à l&rsquo;instar de celui de la dévolution du pouvoir.</p>



<p>Qui succédera à Rached Ghannouchi à la tête d&rsquo;Ennahdha ? L&rsquo;un des membres de «<em>son clan</em>», tels que Ali Larayedh ou Noureddine Bhiri, ou un «<em>rebelle</em>» comme Abdellatif Mekki ou Zied Ladhari ? Ou sera-t-il Rached Ghannouchi lui-même ? La réponse aura lieu à l&rsquo;issue du prochain congrès, dont la date n&rsquo;a pas encore été déterminée, mais qui devrait avoir lieu avant la fin de l&rsquo;année actuelle ou au début de la suivante.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/ennahdha-une-petition-pour-appeler-ghannouchi-a-respecter-le-principe-de-devolution-du-pouvoir/">Ennahdha : Une pétition pour appeler Ghannouchi à respecter le principe de dévolution du pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/ennahdha-une-petition-pour-appeler-ghannouchi-a-respecter-le-principe-de-devolution-du-pouvoir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zied Ladhari : «J&#8217;ai cessé toute activité partisane et je ne compte pas revenir sur ma décision»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/08/zied-ladhari-jai-cesse-toute-activite-partisane-et-je-ne-compte-pas-revenir-sur-ma-decision/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/08/zied-ladhari-jai-cesse-toute-activite-partisane-et-je-ne-compte-pas-revenir-sur-ma-decision/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 17:45:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[député]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[islamiste]]></category>
		<category><![CDATA[parti]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=315548</guid>

					<description><![CDATA[<p>Commentant les rumeurs qui circulent sur son éventuel retour au poste de secrétaire général d&#8217;Ennahdha, le député Zied Ladhari a affirmé avoir arrêté toute activité partisane : «Je ne compte pas revenir sur ma décision», a-t-il insisté. Zied Ladhari, qui avait démissionné, en novembre 2019, de son poste de secrétaire général du parti islamiste en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/08/zied-ladhari-jai-cesse-toute-activite-partisane-et-je-ne-compte-pas-revenir-sur-ma-decision/">Zied Ladhari : «J&rsquo;ai cessé toute activité partisane et je ne compte pas revenir sur ma décision»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Zied-Ladhari.jpg" alt="" class="wp-image-315550"/></figure>



<p><em><strong>Commentant les rumeurs qui circulent sur son éventuel retour au poste de secrétaire général d&rsquo;Ennahdha, le député Zied Ladhari a affirmé avoir arrêté toute activité partisane : «Je ne compte pas revenir sur ma décision», a-t-il insisté.</strong></em></p>



<span id="more-315548"></span>



<p>Zied Ladhari, qui avait démissionné, en novembre 2019, de son poste de secrétaire général du parti islamiste en expliquant<em> «ne plus être en phase avec certaines décisions du parti»,</em> a publié un post, aujourd&rsquo;hui, mardi 8 septembre 2020, sur sa page officielle, pour démentir un article publié, hier, par un journal local qui a affirmé que le concerné s&rsquo;apprêtait à reprendre son poste, «<em>à cause des exigences de la situation politique actuelle».</em></p>



<p>Pour le député, sa décision est irrévocable : «<em>Depuis ma démission, en novembre dernier, j&rsquo;ai quitté la vie partisane et je ne vais plus assumer aucune responsabilité au sein d’aucun parti politique</em>».</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/08/zied-ladhari-jai-cesse-toute-activite-partisane-et-je-ne-compte-pas-revenir-sur-ma-decision/">Zied Ladhari : «J&rsquo;ai cessé toute activité partisane et je ne compte pas revenir sur ma décision»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/08/zied-ladhari-jai-cesse-toute-activite-partisane-et-je-ne-compte-pas-revenir-sur-ma-decision/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ghannouchi à l’aune du Principe de Peter ou l’incompétence au pouvoir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/09/ghannouchi-a-laune-du-principe-de-peter-ou-lincompetence-au-pouvoir/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/09/ghannouchi-a-laune-du-principe-de-peter-ou-lincompetence-au-pouvoir/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 10:46:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[principe de Peter]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=286575</guid>

					<description><![CDATA[<p>«Incompétent, macho, gâteux… à destituer, illico presto»! Voilà le ressenti de plusieurs propos tenus récemment, par d’illustres personnalités politiques, à l’égard du Cheikh Rached Ghannouchi (79 ans), qui cumule et contre toute attente, la présidence de son parti islamiste Ennahdha (depuis 51 ans) et celle de l’Assemblée, haut lieu du pouvoir législatif en Tunisie. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/09/ghannouchi-a-laune-du-principe-de-peter-ou-lincompetence-au-pouvoir/">Ghannouchi à l’aune du Principe de Peter ou l’incompétence au pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Rached-Ghannouchi-ARP.jpg" alt="" class="wp-image-255310"/><figcaption><em>Un incompétent sénile et gâteux trône à la tête d&rsquo;une Tunisie presque déjà ruinée. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em> «Incompétent, macho, gâteux… à destituer, illico presto»! Voilà le ressenti de plusieurs propos tenus récemment, par d’illustres personnalités politiques, à l’égard du Cheikh Rached Ghannouchi (79 ans), qui cumule et contre toute attente, la présidence de son parti islamiste Ennahdha (depuis 51 ans) et celle de l’Assemblée, haut lieu du pouvoir législatif en Tunisie. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Dr Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-286575"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p> Dans leurs mots et à leurs façons de décrire l’incompétence grandissante du cheikh Ghannouchi, les propos tenus vérifient le Principe de Peter! </p>



<p> Que dit le Principe de Peter? Quels enseignements en tirer pour Ghannouchi et pour les élites politiques d’une Tunisie ruinée économiquement ?  </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le Principe de Peter</h3>



<p> Laurence Johnston Peter (1919-1990) est un chercheur de l’ouest canadien (Vancouver), mondialement connu pour la pertinence de ses publications au sujet du management et dysfonctionnement des organisations hiérarchiques et pyramidales. Ses recherches démontrent que la carrière des décideurs et des élites politiques progresse dans la hiérarchie organisationnelle grâce à des promotions par palier, dans une cadence rythmée par les compétences, et ce jusqu’à atteindre un<em> «plateau»</em>, où les nouvelles fonctions finissent par dévoiler le summum d’incompétence de ces élites. Le tout pour claironner les incompatibilités et les frictions liées aux nouvelles positions occupées.</p>



<p> Face aux incompétences ainsi dévoilées, Peter nous apprend que les élites politiques finissent par <em>«trôner»</em> inutilement dans des postes décisifs, faisant du surplace, multipliant les erreurs, et attirant les foudres de leurs communautés et collègues. Peter ajoute que face au blocage de promotion et des incompétences désormais visibles, ces élites s’entêtent et se crispent! </p>



<p> Et au lieu de se remettre en cause et de tirer leur révérence, ces élites incompétentes s’accrochent mordicus jusqu’à leur mise à l’écart forcée, justement suite à des protestations et contestations justifiables, mais exigeant du courage de la part de ceux et celles qui veulent les mettre en exergue.</p>



<p> En Tunisie, Bourguiba, Ben Ali… et même Caïd Essesbi ont payé cher leur méconnaissance du Principe de Peter! Une telle méconnaissance a aussi mis la Tunisie dans plusieurs périlleuses situations.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Principe-de-Peter.jpg" alt="" class="wp-image-286581"/></figure></div>



<p> Exprimée de manière pragmatique, Laurence Peter formule sa théorie en deux principes et trois corollaires. </p>



<p> <strong>Principes:</strong></p>



<p><strong> P1 </strong>: <em>les compétents sont promus systématiquement à un niveau hiérarchique supérieur.</em><br><strong> P2</strong> : <em>les incompétents ne sont ni promus ni rétrogradés vers d’anciens postes.</em></p>



<p><strong> Corollaires</strong></p>



<p><strong> C1 </strong>: <em>la promotion fait que les compétents finissent par occuper des postes supérieurs qui dévoilent leurs incompétences et exhibent au grand jour leurs inaptitudes. </em><br><strong> C2</strong> : <em>Sans alternance flexible et sans remise en cause, les organisations et partis politiques finissent par être dirigés par des incompétents, au sommet de leurs incompétences.</em><br><strong> C3</strong> : <em>Plus ils sont incompétents, plus ils s’entêtent et s’accrochent à la vénalité de leurs privilèges et à leur statut hiérarchique dominateur, et plus grands sont les méfaits (politiques, économiques, sociales, etc.) pour leurs organisations… et pour leur pays.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"> Moussi, Jelassi, Ladhari, Mekki… sont témoins</h2>



<p> Le Cheikh Rached Ghannouchi constitue une illustration parfaite du Principe de Peter. Et pour preuve, l’omerta entourant son incompétence, à la tête de son parti religieux et au sommet du pouvoir législatif en Tunisie, se fissure progressivement et les langues se diluent! Plusieurs élites et médias n’hésitent plus à dire tout haut ce que les Tunisiennes pensent tout bas! </p>



<p> Pas besoin de faire la totale, on se limite aux personnalités les plus connues et les plus commentées dans les réseaux sociaux durant les deux dernières semaines. </p>



<p> D’un côté, c’est l’un des plus importants dirigeants du parti Ennahdha, Abdelhamid Jelassi en personne (ayant passé 16 ans en prison et côtoyé Ghannouchi pendant 35 ans) qui expose sa déception, sortant de son devoir de réserve pour dévoiler en public (sur plusieurs médias) le jeu maléfique, les manigances dangereuses et l’incompétence grandissante de son chef de parti Rached Ghannouchi.</p>



<p> Jelassi décrit en des mots choisis la <em>«sénilité» </em>de Ghannouchi et son incompétence à assumer ses fonctions de manière lucide, honnête et intègre. Le qualifiant quasiment de calife d’une autre époque, entouré d’une cour (<em>«bilât»</em>), d’un collège de fanatiques qui tirent les ficelles, qui siphonnent sans vergogne les dividendes du pouvoir… et qui considèrent l’État comme une prise de guerre, une prise de razzia, comme du temps de l’islam des temps anciens. Pour Ghannouchi, le pouvoir serait une fin en soi!</p>



<p> La lettre de démission de Jelassi (dans une dizaine de pages de révélations) en dit long sur les bévues de Ghannouchi, cet enseignant du secondaire… devenu l’<em>«ayatollah»</em> du pouvoir législatif en Tunisie. Jelassi se demande comment Ghannouchi a obtenu autant de pouvoir, malgré son incompétence et ses responsabilités directes dans la débâcle de l’économie tunisienne, entre 2012 et 2019.</p>



<p> D’un autre côté, et aux antipodes de Jelassi, c’est l’avocate Abir Moussi, députée et chef du seul parti bourguibien, qui monte au créneau en faisant circuler une pétition voulant destituer légalement Rached Ghannouchi, qu’elle qualifie de <em>«terroriste»</em>, incompétent, et de fanatique des <em>«Frères musulmans»</em>… Elle s’insurge contre l’incompétence de Ghannouchi et ameute les députés pour le destituer de la présidence de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), neuf ans après la transition démocratique en Tunisie.</p>



<p> Mme Moussi, une femme battante, était la cible de presque 70 élus issus des trois partis religieux du Parlement tunisien. Certains l’ont traitée de <em>«mécréante»</em>, et d’autres qualificatifs orduriers indignes de l’ARP. La raison : elle a osé critiquer le Cheikh Rached Ghannouchi, en plénière au parlement et sous la présidence du même Cheikh, qui au lieu de rappeler à l’ordre les députés en cause, acquiesce dans le silence, avec le sourire… avec plein de non-dits. Pour lui, les attaques et insultes d’une cinquantaine de députés islamistes, tous ensemble contre une seule femme, députée et courageuse était anodin et ne méritant aucun commentaire… ni condamnation. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Principe de Peter et les élites politiques</h3>



<p> Allant au-delà des incidents et contestations dévoilant l’incapacité désormais patente du Cheikh Ghannouchi, les élus politiques et l’establishment partisan de la Tunisie contemporaine ne doivent plus tolérer l’incompétence dans les postes clefs de l’État et à la tête des institutions ayant un impact stratégique économique, social, monétaire… législatif ou exécutif. </p>



<p> L’histoire nous a montré que Bourguiba, Ben Ali, Kadhafi, Moubarak, Saddam Hussein, etc., se sont vainement accrochés au pouvoir, malgré leur incompétence, sénilité et incapacité en fin de parcours! Tous, ils ont fini mal, laissant un mauvais souvenir et malheureux héritage pour leur pays et concitoyens. </p>



<p> Ghannouchi est en passe d’imiter ces leaders ayant refusé de céder à temps le pouvoir. Voyant ses résultats et connivences avec des réseaux islamistes internationaux, Ghannouchi risque de faire encore plus de dégâts à la jeune démocratie tunisienne, surtout qu’il détient plein pouvoir sur les leviers législatifs de l’État tunisien et de l’ère de la transition démocratique.</p>



<p> Plusieurs révolutions et coups d’État, menés dans les pays arabo-musulmans (1960-2010), sont tombés dans le même piège que le Principe de Peter a décrit depuis les années 1940. Il faut dire que la culture arabo-musulmane continue de vénérer les personnes affaiblies par l’avancement de l’âge, pensant à tort que plus ils sont âgés, et plus ils sont compétents et efficaces en politique.</p>



<p> Le Principe de Peter contredit cette croyance et attire l’attention sur l’impératif de destituer, limoger… les élites ayant épuisé leur compétence…et ruiné leur capital de confiance. </p>



<p> Sans faire de l’<em>«âgisme»</em>,<a rel="noreferrer noopener" aria-label=" l’âge médian des leaders actuels des démocraties occidentales est de seulement 52 ans (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2019-12-11/europe-s-millennial-leaders-are-bucking-politics-as-usual" target="_blank"> l’âge médian des leaders actuels des démocraties occidentales est de seulement 52 ans</a> (avec un minimum de 34 ans et d’un maximum de 69 ans). Ghannouchi (79 ans), à côté, n’est rien d’autre qu’une «donnée aberrante», un <em>outlier</em> dans le jargon des statisticiens.</p>



<p> En Tunisie, pour les fins de la transition démocratique, l’économie doit retrouver son prestige et doit servir comme indicateur de performance (ou d’échec) des leaders politiques et décideurs clefs, et à tous les niveaux de gouvernance (locale, régionale et nationale). </p>



<p> Le niveau de performance économique du pays doit servir de proxy pour quantifier la performance et la compétence des élites politiques qui gouvernent le pays.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3UgyfUy7CF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/26/le-plan-daction-contractuel-de-fakhfakh-un-pamphlet-de-voeux-pieux/">Le plan d’action contractuel de Fakhfakh : un pamphlet de vœux pieux ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le plan d’action contractuel de Fakhfakh : un pamphlet de vœux pieux ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/26/le-plan-daction-contractuel-de-fakhfakh-un-pamphlet-de-voeux-pieux/embed/#?secret=gjLeXS57VZ#?secret=3UgyfUy7CF" data-secret="3UgyfUy7CF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bZlqmG6Jom"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/23/tunisie-vote-de-confiance-politique-vs-veto-de-defiance-economique/">Tunisie: vote de confiance politique vs veto de défiance économique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: vote de confiance politique vs veto de défiance économique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/23/tunisie-vote-de-confiance-politique-vs-veto-de-defiance-economique/embed/#?secret=DDvsuNnp55#?secret=bZlqmG6Jom" data-secret="bZlqmG6Jom" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TV7tj7aXEE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/06/tunisie-le-consensus-benediction-ou-malediction/">Tunisie : le consensus, bénédiction ou malédiction ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le consensus, bénédiction ou malédiction ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/06/tunisie-le-consensus-benediction-ou-malediction/embed/#?secret=fIQhPsFmuH#?secret=TV7tj7aXEE" data-secret="TV7tj7aXEE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/09/ghannouchi-a-laune-du-principe-de-peter-ou-lincompetence-au-pouvoir/">Ghannouchi à l’aune du Principe de Peter ou l’incompétence au pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/09/ghannouchi-a-laune-du-principe-de-peter-ou-lincompetence-au-pouvoir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>14</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zied Ladhari, le seul député Ennahdha a avoir voté contre le gouvernement Fakhfakh</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/27/zied-ladhari-le-seul-depute-ennahdha-a-avoir-vote-contre-le-gouvernement-fakhfakh/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/27/zied-ladhari-le-seul-depute-ennahdha-a-avoir-vote-contre-le-gouvernement-fakhfakh/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 21:31:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ARP]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[député]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[parlement]]></category>
		<category><![CDATA[parti islamiste]]></category>
		<category><![CDATA[vote confiance]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=284177</guid>

					<description><![CDATA[<p>Zied Ladhari, député Ennahdha et son ancien secrétaire général, n&#8217;a pas accordé la confiance au gouvernement Elyes Fakhfakh, contrairement à tous les autres élus de son parti. Le 10 janvier dernier, il avait également pris une position contraire à celle du parti islamiste, en votant contre le gouvernement Habib Jemli. C&#8217;est ce qu&#8217;indique le rapport...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/27/zied-ladhari-le-seul-depute-ennahdha-a-avoir-vote-contre-le-gouvernement-fakhfakh/">Zied Ladhari, le seul député Ennahdha a avoir voté contre le gouvernement Fakhfakh</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Zied-Ladhari.jpg" alt="" class="wp-image-284180"/></figure>



<p><strong><em>Zied Ladhari, député Ennahdha et son ancien secrétaire général, n&rsquo;a pas accordé la confiance au gouvernement Elyes Fakhfakh, contrairement à tous les autres élus de son parti. Le 10 janvier dernier, il avait également pris une position contraire à celle du parti islamiste, en votant contre le gouvernement Habib Jemli.</em></strong></p>



<span id="more-284177"></span>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;indique le rapport publié, cet après-midi, jeudi 27 février 2020, par l&rsquo;organisation <a href="https://majles.marsad.tn/2019/fr/votes/5e57dcbf272df451330d3d96" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Al-Bawsala (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Al-Bawsala</a>, dévoilant les détails des votes des députés de l&rsquo;Assemblée de représentants du peuple (ARP), à l&rsquo;issue de la plénière consacrée au vote de confiance pour le gouvernement.</p>



<p>L&rsquo;ancien ministre du Développement, de l&rsquo;Investissement et de la Coopération internationale, qui avait annoncé, le 28 novembre dernier, qu&rsquo;il démissionnait de toutes les instances d&rsquo;Ennahdha, a de nouveau confirmé les divergences qu&rsquo;il a avec les autres membres de son parti, dont il reste membre.</p>



<p>Il reste à savoir jusqu&rsquo;où pourra aller ce cavalier seul, assez rare dans un parti aussi monolithique que le parti islamiste tunisien, fonctionnant généralement à l&rsquo;unanimité sourde et aveugle.   </p>



<p>Notons que la députée Ennahdha, Saida Lounissi, n&rsquo;était pas présente hier, lors de la plénière, et n&rsquo;a donc pas participé au vote.</p>



<p>Le gouvernement Fakhfakh a obtenu la confiance du parlement avec 129 voix (77 contre et une abstention).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pqVJQfZTKo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/10/zied-ladhari-depute-ennahdha-ne-votera-pas-la-confiance-au-gouvernement-jemli/">Zied Ladhari, député Ennahdha, ne votera pas la confiance au gouvernement Jemli</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Zied Ladhari, député Ennahdha, ne votera pas la confiance au gouvernement Jemli » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/10/zied-ladhari-depute-ennahdha-ne-votera-pas-la-confiance-au-gouvernement-jemli/embed/#?secret=UwWXM02SBN#?secret=pqVJQfZTKo" data-secret="pqVJQfZTKo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/27/zied-ladhari-le-seul-depute-ennahdha-a-avoir-vote-contre-le-gouvernement-fakhfakh/">Zied Ladhari, le seul député Ennahdha a avoir voté contre le gouvernement Fakhfakh</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/27/zied-ladhari-le-seul-depute-ennahdha-a-avoir-vote-contre-le-gouvernement-fakhfakh/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ennahdha «gêné» par la démission de Zied Ladhari du secrétariat général, estime Abdelkarim Harouni</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/03/ennahdha-gene-par-la-demission-de-zied-ladhari-du-secretariat-general-estime-abdelkarim-harouni/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/03/ennahdha-gene-par-la-demission-de-zied-ladhari-du-secretariat-general-estime-abdelkarim-harouni/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moncef Dhambri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 10:06:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkarim Harouni]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=260686</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réagissant à la récente démission de Zied Ladhari du secrétariat général d’Ennahdha, Abdelkarim Harouni a minimisé l&#8217;importance de ce départ et tenté de rassurer les troupes d&#8217;Ennahdha que tout allait bien à Montplaisir et que des changements dans l’organisation du parti islamiste vont bientôt être introduits – «ainsi que l’exige la prochaine étape…» Par Marwan...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/03/ennahdha-gene-par-la-demission-de-zied-ladhari-du-secretariat-general-estime-abdelkarim-harouni/">Ennahdha «gêné» par la démission de Zied Ladhari du secrétariat général, estime Abdelkarim Harouni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Zied-Ladhari.jpg" alt="" class="wp-image-260750"/></figure>



<p><strong><em>Réagissant à la récente démission de Zied Ladhari du secrétariat général d’Ennahdha, Abdelkarim Harouni a minimisé l&rsquo;importance de ce départ et tenté de rassurer les troupes d&rsquo;Ennahdha que tout allait bien à Montplaisir et que des changements dans l’organisation du parti islamiste vont bientôt être introduits – «ainsi que l’exige la prochaine étape…»</em></strong></p>



<p>Par<strong> Marwan Chahla</strong></p>



<span id="more-260686"></span>



<p>Le président du conseil de la Choura d&rsquo;Ennahdha a été le plus en vue des dirigeants islamistes à commenter la démission de Zied Ladhari du secrétariat général du parti islamiste. A deux reprises hier, lundi 2 décembre 2019, M. Harouni est revenu sur cette démission pour la qualifier de «<em>normale</em>» et qu’elle demeure, en définitive, la parfaite illustration de «<em>la manière dont les choses se font chez Ennahdha…, c’est-à-dire en toute démocratie.</em>» </p>



<h3 class="wp-block-heading">Une démission trop médiatisée au goût de Harouni</h3>



<p>Le détail qui semble «<em>déranger</em>» et «<em>étonner</em>» Abdelkarim Harouni –et le parti islamiste – c’est que Zied Ladhari ait procédé comme il l’a fait, en remettant sa démission et en se précipitant pour présenter les raisons de son départ au grand public, sur un réseau social&#8230;</p>



<p>Abdelkarim Harouni et Ennahdha, par voie de conséquence, cache mal l’effet négatif qu’une démission du secrétariat général de Zied Ladhari peut avoir  comme préjudice sur le parti islamiste. Qu’il ait été prévisible ou pas importe peu, ce départ a eu l’effet d’une bombe. De fait, le parti islamiste a perdu l’un de ses «&nbsp;<em>hommes de vitrine</em>&nbsp;» qui vendaient le mieux son illusoire islamo-démocratisme. Ennahdha jouerait-il désormais franc jeu&nbsp;? </p>



<p>Dans l’annonce de sa démission du SG et de toute autre responsabilité au sein des instances d’Ennahdha, Zied Ladhari a enrobé comme il a pu son profond désaccord avec le parti islamiste. Dans son post sur Facebook, dans la soirée du 28 novembre 2019, il a arrondi les angles et écrit qu’«<em>il n’est plus à l’aise avec un certain nombre de décisions importantes prises par le parti.</em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ennahdha à droite toute </h3>



<p>Bien plus qu’une saute d’humeur de Zied Ladhari, un homme jeune «<em>pressé</em>» qui a vu «<em>les portes du palais de la Kasbah se fermer à son nez.</em>» Il s’agit bel et bien d’une page du parti islamiste qui est tournée et un virage <em>«extrême-droitiste»</em> que vient d’emprunter Ennahdha et qui se précisera encore plus, à l’avenir…</p>



<p>Tenant compte du fait que <em>«l’islamo-démocratisme» </em>n’a pas payé, qu’Ennahdha a vu sa popularité décliner depuis 2011 – à raison d’une perte d’environ 500.000 voix, à chaque échéance électorale ! –, il devenait donc urgent de retourner aux sources originelles et aux fondamentaux du mouvement islamiste – quitte à jeter le bébé avec l’eau du bain. Il s’agit donc de faire peau neuve et de mieux coller à l’humeur du temps, le temps du populisme, du dégagisme et du retour en puissance <em>«des forces de la révolution.</em>»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/03/ennahdha-gene-par-la-demission-de-zied-ladhari-du-secretariat-general-estime-abdelkarim-harouni/">Ennahdha «gêné» par la démission de Zied Ladhari du secrétariat général, estime Abdelkarim Harouni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/03/ennahdha-gene-par-la-demission-de-zied-ladhari-du-secretariat-general-estime-abdelkarim-harouni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zied Ladhari explique les raisons de sa démission des instances du parti Ennahdha</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/28/zied-ladhari-explique-les-raisons-de-sa-demission-des-instances-du-parti-ennahdha/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/28/zied-ladhari-explique-les-raisons-de-sa-demission-des-instances-du-parti-ennahdha/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2019 19:40:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[choura]]></category>
		<category><![CDATA[démission]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Jemli]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=259653</guid>

					<description><![CDATA[<p>«La décision n&#8217;a pas été facile, mais après mûre réflexion, je suis obligé de renoncer à toutes mes responsabilités au sein du parti», annonce le secrétaire général et député Ennahdha, Zied Ladhari, ce soir, jeudi 28 novembre 2019, en précisant ne plus être à l&#8217;aise avec certaines décisions prises par son parti, notamment celle relative...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/28/zied-ladhari-explique-les-raisons-de-sa-demission-des-instances-du-parti-ennahdha/">Zied Ladhari explique les raisons de sa démission des instances du parti Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Ladhari-ennahdha.jpg" alt="" class="wp-image-259659"/></figure>



<p><em><strong>«La décision n&rsquo;a pas été facile, mais après mûre réflexion, je suis obligé de renoncer à toutes mes responsabilités au sein du parti», annonce le secrétaire général et député Ennahdha, Zied Ladhari, ce soir, jeudi 28 novembre 2019, en précisant ne plus être à l&rsquo;aise avec certaines décisions prises par son parti</strong></em>, <strong><em>notamment celle relative à la formation du gouvernement.</em></strong></p>



<span id="more-259653"></span>



<p>La rumeur avait circulé plus tôt sur le net et Zied Ladhari a du publier un post Facebook pour expliquer les raisons ayant motivé sa décision. </p>



<p>Il précise avoir remis, au début de cette semaine, une lettre de démission, de son poste de secrétaire général et du bureau exécutif du parti, au chef d&rsquo;Ennahdha, Rached Ghannouchi.</p>



<p>Ce dernier a refusé la démission du SG du parti, mais ils se sont revus hier, et Zied Ladhari indique avoir réitéré sa volonté à renoncer à ses responsabilités au sein d&rsquo;Ennahdha.</p>



<p>«<em>Je ne suis pas à l&rsquo;aise avec un certain nombre de décisions importantes du parti. Et comme je n&rsquo;ai malheureusement pas réussi à convaincre les institutions à abandonner certains choix, que j&rsquo;estime contraires aux promesses électorales et allant contre l’intérêt du pays et la volonté des Tunisiens, j&rsquo;ai fait ce choix de démissionner des instances du parti</em>», explique le député.</p>



<p>M. Ladhari, ancien ministre du Développement, de l&rsquo;Investissement et de la Coopération internationale, explique aussi qu&rsquo;il s&rsquo;est opposé au récent choix d&rsquo;Ennahdha relatif à la formation du  prochain gouvernement : «<em>J&rsquo;ai l&rsquo;impression que nous n&rsquo;avons pas appris des précédentes erreurs et que nous nous apprêtons à les reproduire. J&rsquo;estime que le prochain gouvernement doit être celui de la réforme et une occasion de sauver le pays, comme une ultime chance</em>».</p>



<p>Zied Ladhari assure avoir tenté de convaincre les autres dirigeants du parti, et surtout Rached Ghannouchi, lors des dernières réunions, afin de choisir une personnalité indépendante et sur la base de ses compétences. Il a également évoqué ce sujet au sein du conseil de la Choura, mais en vain.</p>



<p>«<em>Je ne peux poursuivre mes responsabilités dans de pareilles circonstances, d&rsquo;autant que nous avançons vers l&rsquo;inconnu et nous ne savons pas quel prix la Tunisie devra payer en cas d&rsquo;énième erreur».</em></p>



<p>En d&rsquo;autres termes, Zied Ladhari n&rsquo;est pas d&rsquo;accord avec le choix de Habib Jemli, imposé par Rached Ghannouchi, pour présider le prochain gouvernement, bien que d&rsquo;autres candidats aient été proposés par le conseil Choura, beaucoup plus compétents et plus expérimentés.</p>



<p>L&rsquo; inquiétude et l&rsquo;opposition du député se sont traduites par la démission, probablement pour ne pas avoir à assumer le choix du cheikh islamiste qui a désigné une personnalité effacée et qui sera sous ses ordres sans rechigner.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="exIAP04SYh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/28/ennahdha-les-raisons-de-la-soudaine-saute-dhumeur-de-zied-ladhari/">Ennahdha : Les raisons de la soudaine saute d’humeur de Zied Ladhari</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ennahdha : Les raisons de la soudaine saute d’humeur de Zied Ladhari » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/28/ennahdha-les-raisons-de-la-soudaine-saute-dhumeur-de-zied-ladhari/embed/#?secret=wQVawrKkjh#?secret=exIAP04SYh" data-secret="exIAP04SYh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/28/zied-ladhari-explique-les-raisons-de-sa-demission-des-instances-du-parti-ennahdha/">Zied Ladhari explique les raisons de sa démission des instances du parti Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/28/zied-ladhari-explique-les-raisons-de-sa-demission-des-instances-du-parti-ennahdha/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
