Face à la montée irrépressible des voitures chinoises et à la crise énergétique induite par le boycott européen du gaz bon marché russe, certains constructeurs automobiles allemands sont obligés de licencier une partie de leur personnel qui n’est pas lié à la production, d’autres vont jusqu’à licencier des ouvriers de production.
Habib Glenza, à Lodz.
L’effondrement de l’économie allemande a commencé après la décision de l’UE de boycotter le gaz russe, très bon marché. Cette décision lourde de conséquences rentre dans le cadre des sanctions européennes à l’encontre de la Russie. Les droits de douane imposés par Trump et la guerre au Moyen-Orient ont littéralement mis à genoux la première économie européenne, jadis prospère grâce à l’énergie russe bon marché.
Entre-temps les voitures chinoises ont envahi le monde entier avec des prix qui défient toute concurrence.
Pour réduire le coût de production, certains constructeurs allemands sont obligés de licencier une partie du personnel qui n’est pas lié à la production, d’autres vont jusqu’à licencier des ouvriers de production.
Le constructeur BMW prévoit de supprimer 8 000 emplois d’ici fin 2027. C’est l’entreprise qui a annoncé son plan de licenciements qui commencera à être mis en œuvre à partir d’octobre 2026 et s’achèvera à la fin de l’année prochaine.
Un plan de départs volontaires pour réduire les coûts de production
Les personnes concernées par cette suppression sont tous les employés des usines du constructeur munichois en Allemagne qui n’occupent pas des postes directement liés à la production. Autrement dit, les victimes directes seront les employés de bureau. L’idée est d’offrir à près de la moitié de son personnel en Allemagne la possibilité d’adhérer à un plan de départs volontaires et ainsi d’atteindre l’objectif de 8 000 emplois en moins.
Un plan de réduction des effectifs qui permettra à BMW de réaliser des économies substantielles, le constructeur estimant qu’il réduira ses coûts de personnel
Actuellement, selon les données publiées par le Wall Street Journal, environ 84 000 des 154 000 employés de BMW travaillent en Allemagne. BMW rejoint ainsi la liste croissante des entreprises du secteur automobile, qui traverse en Allemagne l’une de ses pires périodes.
Volkswagen, Porsche, Audi et Mercedes suppriment des emplois
Le constructeur automobile munichois emboîte le pas à d’autres comme Volkswagen, Porsche, Audi et Mercedes, qui ont annoncé ces derniers mois des plans de réduction d’effectifs.
Le principal facteur déclencheur de cette crise dans le secteur automobile allemand est le marché chinois, devenu l’un des principaux concurrents des entreprises allemandes.
Les droits de douane imposés par les États-Unis et la crise au Moyen-Orient aggravent également les difficultés auxquelles est confronté le secteur, l’un des piliers historiques de l’économie allemande qui, ces derniers temps, subit des coups de plus en plus durs et s’effondre de plus en plus.



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