«Rome décidera-t-elle de l’avenir de la pêche à la crevette rouge en Méditerranée ?», s’est demandé l’ancien député Majdi Karbai, résident en Italie, en évoquant, dans un poste Facebook, la 49ᵉ session de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), qui se tiendra du 26 au 30 octobre 2026, au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à Rome, avec la participation de plusieurs pays, dont la Tunisie et l’Italie qu’oppose un litige commercial à ce sujet.
Cette réunion intervient dans un contexte sensible, après le dépassement du quota tunisien de pêche à la crevette rouge en 2026, selon des informations relayées par la presse, et les pressions qui en ont résulté sur les exportateurs tunisiens et importateurs italien, a fait remarquer Karbai, et de préciser que «l’enjeu n’est pas seulement environnemental : il est aussi économique et politique.»
«Qui fixe les quotas de pêche ? Sur quels critères ? Les règles sont-elles appliquées équitablement à tous les pays, ou la durabilité devient-elle un instrument de pression sur les pêcheurs et les produits tunisiens ?», s’interroge-t-il, faisant ainsi écho aux requêtes des pêcheurs tunisiens de crevette rouge qui se considèrent lésés par les quotas qui leur sont attribués par l’Italie et l’Union européenne. Et il répond : «Entre la préservation des ressources marines et la défense des intérêts des pêcheurs, une question demeure : les décisions prises à Rome seront-elles équitables et transparentes, ou les pêcheurs tunisiens paieront-ils le prix des rapports de force en Méditerranée ?»
Sans attendre les conclusions officielles de la réunion, on peut compter sur les responsables tunisiens pour défendre les intérêts de leurs pêcheurs avec force argument, mais rien ne laisse présager une issue positive pour ces derniers qui devraient chercher d’autres débouchés pour leurs produits et ne pas dépendre d’un seul marché, en l’occurrence européen.
I. B.



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