<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Ahmed Rahmouni - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/ahmed-rahmouni/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/ahmed-rahmouni/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sat, 01 Feb 2025 10:29:56 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Ahmed Rahmouni - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/ahmed-rahmouni/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>‘‘De Saint-Cyr au peloton d’exécution’’: Le curieux destin d’un opposant atypique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/de-saint-cyr-au-peloton-dexecution-le-curieux-destin-dun-opposant-atypique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/de-saint-cyr-au-peloton-dexecution-le-curieux-destin-dun-opposant-atypique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 07:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[Bahi Ladgham]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Driss Guiga]]></category>
		<category><![CDATA[Ghar El Melh]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Lazhar Chraïti]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef El Materi]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Slim]]></category>
		<category><![CDATA[Taïeb Mhiri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15368144</guid>

					<description><![CDATA[<p>Moncef El Materi apporte une lumière crue sur le complot dit de Lazhar Chraïti contre Bourguiba en 1962. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/de-saint-cyr-au-peloton-dexecution-le-curieux-destin-dun-opposant-atypique/">‘‘De Saint-Cyr au peloton d’exécution’’: Le curieux destin d’un opposant atypique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce livre, le tome 1 d’une autobiographie de Moncef El Materi, apporte une lumière crue sur le complot dit de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/28/in-memoriam-lazhar-chraiti-pere-pardonne-nous/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lazhar Chraïti</a> contre Bourguiba en 1962, par l’auteur, directement impliqué.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-15368144"></span>



<p>Il a d’abord l’immense mérite de révéler le côté obscur et hideux du régime, son système carcéral inhumain dans la continuité d’une justice expéditive dont les avocats (Maître&nbsp;Slaheddine Caid Essebsi) bien avant ceux de Ceausescu, s’excusent de devoir défendre <em>«de tels criminels»</em> (!!!). On ne peut éprouver que de la compassion envers tous ceux qui en ont subi les redoutables effets,&nbsp;qui ont été exécutés à la suite de procès&nbsp;dont l’équité demeure contestable et contestée,&nbsp;et qui ont été enterrés dans des fosses communes anonymes sans possibilité pour les familles d’accomplir leur deuil et de d’honorer leurs morts.</p>



<p>Comment tout cela a-t-il été possible? On relèvera évidemment la présence de Béji&nbsp;Caïd&nbsp;Essebsi visitant le bagne de Ghar El Melh dans l’exercice de ses responsabilités au ministère de l’Intérieur, et les représailles qui en ont résulté contre les détenus lorsque quelques-uns parmi eux lui ont demandé une amélioration de leurs conditions de détention. Il n’en sera pas pour autant en tant que sauveur de la Nation, élu à la Présidence de la République plus de 50 ans plus tard. Les voies du Peuple Tunisien, tout comme celles du Seigneur, sont ainsi souvent impénétrables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amateurisme et naïveté des conjurés</h2>



<p>On ne peut cependant pour en revenir au complot lui-même s’empêcher de relever l’amateurisme et la naïveté des conjurés, autant&nbsp;civils que militaires, ainsi que leur organisation défectueuse.</p>



<p>Pourtant, en dépit de certains avertissements émanant de quelques militants destouriens, les services de sécurité, en particulier Driss Guiga, pour qui <em>«Zarg Layoun&nbsp;voit des complots partout»</em> (sic) selon une annotation de sa main d’un rapport des renseignements, n’y avaient vu que du feu. Seule une dénonciation émanant d’un officier participant au complot a fait avorter le projet. Et c’est Bahi Ladgham, le ministre de la Défense faisant fonction de premier ministre, qui a mené lui-même l’interrogatoire des militaires impliqués, apparaissant ainsi, lui un transfuge ex-Yousséfiste d’apparence plutôt effacée, comme un fidèle pilier du régime de Bourguiba. C’était sans doute ce qu’on avait exigé de lui, en tant qu’ex-adversaire, de témoigner de sa fidélité, et il s’en était acquitté. L’auteur l’avait néanmoins taxé d’acharnement injustifié et de menaces gratuites. Cela doit être relativisé du moment qu’il n’eut recours ni à la torture physique ni à l’humiliation contre les suspects.</p>



<p>Quant à Taïeb Mhiri, qui en tant que ministre&nbsp;de l’Intérieur s’est également impliqué dans l’enquête, le livre suggère qu’il en savait beaucoup plus qu’on veut bien le dire, en particulier par le biais du résistant Bouyahya. Tout comme d’ailleurs Mongi&nbsp;Slim, que quelques-uns des conjurés avaient proposé comme futur président après l’élimination de Bourguiba. Mais quelles étaient les motivations du complot?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mEBaLLhoze"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/">Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/embed/#?secret=KhiI8hEG9X#?secret=mEBaLLhoze" data-secret="mEBaLLhoze" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Un homme comme <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ahmed Rahmouni</a>, accusé à tort de Yousséfisme par les petits chefs du Parti Destourien à Thala, et déjà incarcéré pour cela durant deux années, s’était retrouvé dépouillé de son statut prestigieux de Zeitounien et éloigné de son terroir pour devenir un simple professeur salarié d’un collège de Tunis enseignant l’éducation civique, de peu d’importance aux yeux des élèves.</p>



<p>Ainsi, à côté des motivations personnelles des conjurés, d’anciens résistants lésés ou frustrés par le collectivisme de Ben Salah, ou des Yousséfistes ayant subi les rigueurs de la répression, tout un pan traditionnel de la population tunisienne avait été heurté par le comportement provocateur et la volonté de Bourguiba de marginaliser selon eux la langue arabe et l’Islam dans la Tunisie nouvelle.</p>



<p>On peut comprendre que des militaires issus du Machreq dont quelques-uns avaient même participé à la guerre de Palestine, hostiles de principe à la langue française, ou de l’ancienne armée beylicale, y aient été sensibles. C’est néanmoins la participation des Saint Cyriens, censés adopter les normes modernes, qui a semé la panique et perturbé le pouvoir tunisien.</p>



<p>Mais la lecture du livre n’éclaire pas sur les motivations profondes de l’auteur, un membre de la bourgeoisie tunisoise&nbsp;aisée, condamné à mort dont la peine au dernier moment a été commuée en détention à vie, pour des raisons qu’il prétend ignorer.</p>



<p>Une bataille sans objet et ne servant que les intérêts égoïstes de Bourguiba</p>



<p>On ne peut pas considérer que les divergences entre son oncle Mahmoud El Materi et Bourguiba n’y aient pas été pour quelque chose, dans cette condamnation, du moins jusqu’à un certain point. Néanmoins la motivation principale semble avoir été la bataille de Bizerte pour laquelle l’auteur avait quitté le contingent stationné au Congo, qui a coûté la vie à au moins 5000 Tunisiens dont plusieurs militaires, à commencer par un ami de l’auteur, et saint-cyrien comme lui, le commandant Mohamed Béjaoui, tombé au champ d’honneur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="n0ZLR9Fao3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/les-trois-decennies-bourguiba-aux-fondations-dun-etat-perenne/">‘‘Les trois décennies Bourguiba’’ : aux fondations d’un Etat pérenne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les trois décennies Bourguiba’’ : aux fondations d’un Etat pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/les-trois-decennies-bourguiba-aux-fondations-dun-etat-perenne/embed/#?secret=foBV3Hksvt#?secret=n0ZLR9Fao3" data-secret="n0ZLR9Fao3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Selon le livre, cette bataille fut sans objet et ne servit que les intérêts égoïstes de Bourguiba, une thèse soutenue par Salah Ben Youssef. On peut comprendre que des jeunes frais émoulus de l’académie militaire eussent pu le penser face au déséquilibre des forces en présence et l’ampleur des pertes subies. Mais plus de 60 années après les faits, que l’on puisse encore en être convaincu appelle certaines précisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’honneur de l’armée tunisienne</h2>



<p>L’affaire de Bizerte a commencé pour deux raisons: le refus de la France de fixer une date à son évacuation de la ville et de la base aéronavale, et les travaux entrepris par l’armée française pour prolonger les pistes d’atterrissage en empiétant sur le territoire tunisien afin d’accueillir les nouveaux avions de chasse supersoniques, démontrant ainsi une volonté de ne pas quitter les lieux de sitôt. Dans les circonstances de l’époque, cela ne pouvait s’apparenter qu’à une provocation française.</p>



<p>Or, l’État tunisien, tout comme tout autre État dans le monde, est à tout moment en droit d’étendre sa souveraineté sur son territoire, en recourant pour y parvenir aux moyens de son choix. Et il est à cet égard paradoxal que les maximalistes de l’indépendance, à commencer par Salah Ben Youssef, qui jusque-là l’accusaient de collusion avec la France, l’aient critiqué sur cela. Une telle argumentation est donc dénuée de bonne foi.</p>



<p>Quant à l’honneur de l’armée tunisienne qui aurait été terni par la défaite et les morts inutiles, même ses adversaires français ont reconnu son courage et sa bravoure malgré des pertes sévères et la disproportion des moyens. Quoiqu’on en dise, l’honneur du soldat partout dans le monde demeure de servir et d’obéir, si ce n’est pas de mourir. De surcroît, De Gaulle avait la volonté d’en découdre afin d’offrir une victoire à l’armée française après le putsch des généraux d’Alger de 1961 qui refusaient l’indépendance de l’Algérie.</p>



<p>Cet élément crucial de la tuerie a été totalement passé sous silence, et tout cela a été porté au passif du seul Bourguiba, coupable de surcroît, il faut bien en convenir, d’avoir fait abattre le secrétaire général du Néo Destour à Genève, dans le cadre de la sale&nbsp;guerre que les deux hommes n’avaient cessé de se livrer.</p>



<p>Il est non moins significatif que dans son discours de Janvier 1963,&nbsp; justement qualifié de terrible selon le Docteur Slimane Ben Slimane, Bourguiba qui avait disculpé l’Egypte, ait lui aussi omis de mentionner Bizerte et De Gaulle, et ait au contraire choisi d’attaquer, outre ceux considérés comme les ennemis intérieurs du régime (haineux, fellaghas,&nbsp;yousséfistes, communistes), le président algérien Ben Bella <em>«proche des&nbsp;Chinois (maoïstes)&nbsp;et de Che Guevara»</em>, et coupable de contrevenir aux normes diplomatiques&nbsp;internationales en appuyant le complot par le biais d’un citoyen algérien, Mostari Ben Saïd.</p>



<p>D’une manière étonnamment prémonitoire d’un futur changement de régime en Algérie, qui surviendra en 1965, le discours évoquait les désaccords entre Ben Bella et son ministre de la Défense, le colonel Boumediene. Il balayait&nbsp; toute possibilité de démocratie et de multipartisme, renvoyée à un avenir où le peuple tunisien jouirait de la maturité et du patriotisme du peuple britannique, autrement dit aux calendes grecques.</p>



<p>Qu’il ait omis de mentionner que l’Armée&nbsp;d’un pays aussi enraciné dans la démocratie que la France avait tenté de renverser et d’assassiner son président élu explique certes la référence par cet adepte convaincu de la francophonie&nbsp;au seul cas britannique, puisque le peuple français s’était révélé aussi immature que le sien tunisien.</p>



<p>Ce discours allait tout de même malgré certaines incohérences constituer le programme cadre&nbsp;par lequel le Destour allait verrouiller toute possibilité de pluralisme politique et de partage du pouvoir qui&nbsp;se prolongerait jusqu’au départ de Ben Ali, en 2011, soit durant 50 ans, auquel tous les opposants, à commencer par l’auteur, opposeront&nbsp;plus tard à partir des années 70 l’expérience sénégalaise du président Senghor.</p>



<p>C’est oublier que dans les pays d’Afrique, le système représentatif est inné à la société, par le biais des assemblées des villages ou des anciens, épargnées par le colonisateur dont elles propageaient&nbsp;l’influence, ce dont les organisations sociales des pays du Maghreb sont dépourvues, elles dont les élites traditionnelles dépossédées et passées souvent à la résistance armée ont été laminées par le colonialisme et remplacées par une administration aux ordres.</p>



<p>D’autre part, la démocratie a-t-elle un sens lorsque la monnaie, en l’occurrence le Franc CFA, est imposée par l’ancienne puissance coloniale, détentrice des réserves de devises dont le pays où elle occupe toujours des bases militaires ne peut lui-même librement disposer?</p>



<p>Pour tout dire Bourguiba a bien tiré profit du complot de 1962 pour verrouiller à son profit le système politique. Il ne faut pas oublier qu’en 1958, Tahar Mahdaoui, agissant sur instructions de Salah Ben Youssef, n’avait pas eu le courage de l’abattre en plein théâtre de Tunis lorsque, armé d’un fusil, il s’était trouvé à quelques mètres de lui.</p>



<p>Cependant, prétendre que les conjurés ne méritaient pour autant pas plus de cinq années d’emprisonnement parce que le complot n’était pas passé à sa phase exécutoire demeure une spéculation fortuite, qui n’est que renforcée par la nature du régime politique qu’ils projetaient d’instaurer, ou pis, sur laquelle ils n’étaient pas encore arrivés à se mettre d’accord. Mais&nbsp; il apparaît que l’auteur du livre se soit fait un point d’honneur non seulement à ne pas dénoncer ceux qui avaient participé au complot et qui n’ont pas été arrêtés, et il y en a, mais également à défendre la mémoire de ses camarades de cellule, d’abord son ami Hamadi Ben Guiza, plus tard tourmenté par les services de sécurité du <em>«démocrate»</em> Mohamed Mzali à la recherche d’un complot de Kadhafi ou de Wassila, ensuite Ezzedine Chérif, l’un des chefs du commando armé de la ville de Gafsa pris et exécuté en 1980.</p>



<p>Evidemment cet épisode demeuré mystérieux&nbsp;sort ainsi quelque peu de l’ombre. Les membres du commando venus d’Algérie se cachent trois semaines avant l’attaque dans la ville dont ils essaieront de prendre le contrôle. Lâchés&nbsp;par les Libyens et les Algériens qui semblent leur avoir fait de fausses promesses, et déçus par la population qui&nbsp;refuse de collaborer et de prendre les armes qu’ils leur apportent,&nbsp;ceux qui prétendaient soulever la population des villes <em>«oubliées»</em> de l’Ouest du pays, dont on ignore toujours le nombre, quand ils ne succombent pas dans les combats, sont pris et exécutés sommairement ou après jugement.</p>



<p>Selon l’auteur, c’est le séjour durant trois années au bagne de Ghar El Melh qui a radicalisé Ezzedine Chérif&nbsp;et en a fait un adversaire implacable du régime.</p>



<p>Néanmoins cette affaire est située&nbsp;dans le cadre des luttes de clans faisant rage, et une collusion entre Wassila Bourguiba, Boumediene, et Kadhafi, y est implicitement&nbsp;suggérée, il est vrai en citant Amor Chédli, afin d’écarter Hédi Nouira du pouvoir. Il s’avère qu’un certain Azzedine&nbsp;Azzouz avait&nbsp; prévenu le ministre de l’Intérieur Othman&nbsp;Kechrid de contacts avec les Algériens, mais confié à Ben Ali, alors directeur de la sûreté pour interrogatoire, celui-ci l’avait simplement placé en cellule jusqu’à l’attaque. Or des témoignages rapportés par un journaliste tunisien à Beyrouth ainsi qu’un officier concordent pour confirmer que l’armée tunisienne était au courant que quelque chose se tramait trois semaines avant les faits et qu’elle avait pris certaines dispositions.</p>



<p>Naturellement, on ne s’étonne pas de la volonté de l’auteur de disculper ainsi le futur gendre de son fils Sakhr de toute responsabilité, d’ailleurs sans grand résultat; Ben Ali en charge d’un témoin important n’en a pas tiré les renseignements disponibles à temps. Si ses ennemis tels Driss Guiga et Wassila y ont trouvé un alibi pour l’écarter, il ne le doit qu’à son impéritie.&nbsp;</p>



<p>L’intervention de l’armée française dans les combats? Peut être, et c’est encore un argument utilisé par ses détracteurs pour prouver que Bourguiba était à la solde des Français contre son propre peuple, mais les Saoudiens n’avaient pas hésité à utiliser le GIGN français dans l’enceinte de la mosquée de la Mecque. Tout État a donc le droit d’utiliser tous les moyens disponibles contre la subversion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ultime ironie du destin</h2>



<p>Quoiqu’il en soit, sous le régime de Bourguiba, l’auteur a eu toute latitude de devenir un homme d’affaires prospère et de voyager, malgré la surveillance à laquelle il a été constamment soumis, même si de temps à autre il fut privé de son passeport, en particulier après des rencontres imprudentes à l’étranger avec des opposants.</p>



<p>Néanmoins, ultime ironie du destin, c’est paradoxalement avec l’avènement de la liberté&nbsp;en Tunisie en 2011 pour laquelle il considère avoir lutté et sacrifié dix années de sa vie, que Moncef El Materi, réfugié&nbsp;à l’étranger, verra ses biens gelés, fera l’objet d’une demande d’extradition et paiera le prix de ses liens matrimoniaux avec les familles Ben Ali et Trabelsi, quand son ancien geôlier tortionnaire deviendra président de la République. Peut être cela explique-t-il sa réticence à publier le Tome 2 de ces mémoires.</p>



<p>C’est dommage !&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘De Saint-Cyr au peloton d’exécution de Bourguiba (Tome 1)’’, de </em></strong><strong><em>Moncef El Materi Arabesques Editions, Tunis, 1<sup>er</sup> mars 2014.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/de-saint-cyr-au-peloton-dexecution-le-curieux-destin-dun-opposant-atypique/">‘‘De Saint-Cyr au peloton d’exécution’’: Le curieux destin d’un opposant atypique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/de-saint-cyr-au-peloton-dexecution-le-curieux-destin-dun-opposant-atypique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 06:23:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Bella]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Néo Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Thala]]></category>
		<category><![CDATA[Zitouna]]></category>
		<category><![CDATA[Zitouniens]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=4885071</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ahmed Rahmouni, patriote ou traître, piétiné dans le conflit existentiel ayant opposé Habib Bourguiba et Salah Ben Youssef.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/">Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est l’histoire d’un clerc pris dans la tourmente de l’Histoire&nbsp;: Ahmed Rahmouni, patriote ou traître, piétiné dans le conflit existentiel ayant opposé, au milieu du siècle dernier, les deux «frères» ennemis&nbsp;: Habib Bourguiba et Salah Ben Youssef. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-4885071"></span>



<p>Il y avait eu au début du siècle dernier la guerre civile en Irlande entre les partisans de Michaël&nbsp; Collins,&nbsp;et ceux de Simon De Valera à propos de l’autonomie concédée par les Britanniques au premier et l’indépendance totale et immédiate exigée par le second.</p>



<p>Plus près de nous, au milieu du siècle dernier, le conflit entre le Bureau politique du Néo Destour et son secrétariat général, Salah Ben Youssef, demeure pour tous ceux qui ne l’ont pas vécu personnellement, ou à travers les souffrances endurées par leurs familles et leurs proches, une abstraction plus que l’Histoire elle-même. Habib Bourguiba a tenté de l’enfouir au plus profond de l’inconscient collectif du pays et Zine El Abidine Ben Ali, en réhabilitant le vaincu, a pensé asseoir son pouvoir en clôturant définitivement un sujet toujours gênant.</p>



<p>Le parti Ennahdha, en rouvrant&nbsp;le dossier des victimes au nom du droit des familles à la justice et à la vérité, a tenté sournoisement de remettre en question la légitimité politique de Bourguiba en se situant dans l’alternative que l’exercice personnel du pouvoir et la narration unique officielle de l’Histoire ont escamotée. Et dans ce sens le récit biographique de Ahmed Rahmouni doit&nbsp; être perçu non pas comme la réhabilitation des idées politiques des vaincus, mais comme plutôt un exemple de ces <em>«subaltern studies»</em> qui, dans les années 80 du siècle dernier, dans les universités américaines, avaient tenté de fournir une version de l’Histoire autre que celle des guerriers, des princes et des rois, dans les pays décolonisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Combat pour le pouvoir</h2>



<p>L’auteur a donc recueilli les témoignages écrits issus de l’administration coloniale et beylicale, et oraux des habitants, des témoins, des familles, pour démontrer que la lutte de libération nationale, si on peut appeler cela ainsi, avait été la plupart du temps un combat pour le pouvoir entre les différentes composantes de l’élite autochtone.</p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WrCG185I3D"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/24/la-vraie-fausse-affaire-ben-youssef-ou-la-chasse-aux-fantomes/">La vraie fausse affaire Ben Youssef où la chasse aux fantômes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La vraie fausse affaire Ben Youssef où la chasse aux fantômes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/24/la-vraie-fausse-affaire-ben-youssef-ou-la-chasse-aux-fantomes/embed/#?secret=MSO24jNt6U#?secret=WrCG185I3D" data-secret="WrCG185I3D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p>En ce sens, le Cheikh Ahmed Rahmouni, originaire de Foussana dans le district de Thala à 20 kilomètres de la frontière algérienne, constitue un cas peu ordinaire parce qu’étant d’extraction paysanne et issu d’une région reculée du pays, rien ne le destinait à devenir professeur à la prestigieuse université de la Zitouna de Tunis. Et en effet, en général, seuls les rejetons des familles tunisoises les plus prestigieuses, les <em>«baldiya»</em>, y occupaient les plus hautes fonctions et cela fournissait ainsi la preuve que l’égalitarisme de l’islam et l’idée intrinsèque de justice que son enseignement sous-tend n’y étaient pas tenus en particulière estime.</p>



<p>Le Cheikh Rahmouni pense n’avoir dû sa réussite qu’au hasard, la présence inattendue du Cheikh Mohamed Tahar Ben Achour durant son exposé de thèse et son commentaire élogieux ayant emporté l’adhésion du jury.</p>



<p>Après cela, le Cheikh avait adhéré à l’Association des Jeunes Musulmans, à la Voix de l’Étudiant&nbsp;Zitounien, et il avait créé de nombreuses écoles coraniques (pas dans le sens des medersas pakistanaises) pour lutter contre l’analphabétisme, ainsi que la section de la Zitouna à Thala qui serait reconnue après trois années d’activités par l’administration publique. Il était ainsi devenu une personnalité de premier plan dans la région de Thala. Cela ne l’avait pas empêché de connaître des démêlés avec quelques uns de ses collègues, et d’être accusé par eux de malversations financières, mais l’administration de la Zitouna se rangea de son côté et le disculpa.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ceC44RBVbJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/">Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/embed/#?secret=4AvEHEHCPO#?secret=ceC44RBVbJ" data-secret="ceC44RBVbJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cependant cette affaire ne faisait qu’annoncer&nbsp;les luttes personnalisées&nbsp;que les différends politiques dans la région cèleraient. Il faut dire que le Cheikh Rahmouni faisait aussi partie du Bureau politique du Destour (l’ancien) et dans les années 50, il s’était opposé à la politique de conciliation avec l’administration du protectorat&nbsp; lorsque le Néo Destour avait participé au gouvernement de Mhamed Chenik et que le portefeuille de la Justice avait été confié à&#8230; Salah Ben Youssef.</p>



<p>Ce dernier ne s’était pas fait faute de rappeler aux Zitouniens&nbsp;qu’ils ne constituaient qu’une composante du mouvement national aux nécessités duquel ils devaient se soumettre, en abandonnant l’agitation politique lorsque la situation l’exigeait, comme c’était alors le cas. Et Ahmed Rahmouni avait répliqué qu’ils ne recevraient d’ordre de personne et qu’ils gardaient leur autonomie de décision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De volte-face en scissions</h2>



<p>Cependant ces frictions disparurent lorsque le Néo Destour, se rendant compte de l’inanité des discussions avec les autorités coloniales, opta pour la lutte armée en janvier 1952, après l’interdiction de son congrès. Des hommes comme Lazhar Chraiti, un ancien de la guerre de Palestine de 1948, Sassi Lassoued et Mahjoub Ben Ali prirent le maquis dans les montagnes de Gafsa et de Kasserine au nom de ce qu’on a appelé l’Armée nationale de libération.</p>



<p>Si des soldats, des gendarmes et des colons français furent tués, la chasse aux collaborateurs fit de nombreuses victimes innocentes tunisiennes à l’instar de Saïd Ben Mohamed de Afrane. Et naturellement le Cheikh Rahmouni ne se faisait pas faute d’apporter toute l’aide qu’il pouvait aux maquisards, logistique et financière.</p>



<p>Cependant, avec l’année 1954, le Néo Destour opérait un nouveau revirement en faveur de la reprise des discussions avec la France et les cellules du parti disséminées à travers tout le pays étaient chargées de mettre au pas les récalcitrants dont le Cheikh Rahmouni faisait partie, en usant au besoin de la manière forte.</p>



<p>Ainsi plusieurs représentants du courant zitounien, tel Abdelkarim Gamha, étaient assassinés, et&nbsp;Rahmouni craignant pour sa vie finissait par démissionner du bureau politique de l’ancien Destour, et les maquisards étaient obligés de remettre leurs armes aux autorités françaises comme condition préalable à l’ouverture des négociations.</p>



<p>En fin de compte, les accords sur l’autonomie interne étaient signés en 1955, mais le Cheikh Rahmouni se trouvait en butte à l’hostilité déclarée&nbsp;du représentant local du Néo Destour à Thala, Mohamed Ben Lamine, qui ne manquait&nbsp;pas une occasion de le dénigrer. Et quand celui-ci fut nommé comme sous-préfet, les ennuis commencèrent. Mais entre septembre 1955 et octobre 1956 la Tunisie connaissait une terrible crise politique avec l’affrontement entre Bourguiba et Ben Youssef, qui estimait que les accords sur l’autonomie&nbsp;interne étaient une grave erreur, la quasi scission du parti, et les affrontements entre les militants de factions rivales du même parti.</p>



<p>Le Cheikh, accusé d’empêcher les Zitouniens&nbsp;de participer aux réunions du Néo Destour (clan de Bourguiba), se retrouva une première fois en prison pour une semaine, puis une seconde fois pour un mois parce qu’on l’avait accusé d’avoir participé au congrès général de la Zitouna en présence de Salah Ben Youssef.</p>



<p>Finalement, l’accusation se révélant infondée, il fut muté à Tunis, en tant qu’enseignant en 1956 et quelques mois après, il était accusé sur&nbsp;dénonciation d’un étudiant d’attenter à la sûreté de l’Etat et de dénigrer des ministres du gouvernement tunisien durant ses cours, ce qu’il a toujours nié, quoique les paroles rapportées eussent bien reflété le fond de sa pensée, et il eut fort bien pu les avoir proférées. En 1956, il était condamné à trois années de prison mais, gracié&nbsp;9 mois avant l’échéance de sa peine, il fut réintégré dans l’enseignement public parce qu’un autre contestataire, Ahmed Soua, lui-même condamné, l’avait été.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’affaire du complot</h2>



<p>Les choses ne devaient pas en rester là. En décembre 1961, après l’assassinat de Salah Ben Youssef et les évènements de Bizerte, il était de nouveau arrêté en compagnie d’un groupe de militaires et de civils comprenant entre autres les maquisards Lazhar Chraiti et Sassi Lassoued et le Zitounien Abdelaziz El Akremi, considéré comme l’âme de la conspiration. Tous étaient accusés de complot en vue de changer le régime politique par la force et d’assassiner le chef de l’Etat.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1sO7hbe7y2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/18/habib-bourguiba-et-salah-ben-youssef-devant-le-tribunal-de-lhistoire/">Habib Bourguiba et Salah Ben Youssef devant le tribunal de l’Histoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Habib Bourguiba et Salah Ben Youssef devant le tribunal de l’Histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/18/habib-bourguiba-et-salah-ben-youssef-devant-le-tribunal-de-lhistoire/embed/#?secret=T0v3lJQm0b#?secret=1sO7hbe7y2" data-secret="1sO7hbe7y2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Durant les interrogatoires le Cheikh Rahmouni&nbsp;était étiqueté comme yousséfiste, ce qui revenait à trop simplifier les choses. L’enquête devait démontrer l’amateurisme des conjurés qui se réunissaient dans des cafés et dont les uns pensaient que la révolte devrait débuter dans les montagnes et s’étendre ensuite sur tout le pays alors que les autres ne savaient pas ce qu’ils feraient une fois qu’ils se saisiraient&nbsp;du président, ou s’il fallait ou non pilonner le palais présidentiel avec les chars.</p>



<p>Rahmouni parlait, lui, de l’aide d’un pays étranger, sans doute l’Algérie. Et évidemment dans tout cela on ignorera toujours de quel régime politique la Tunisie aurait été dotée si le complot avait réussi. Mais c’est l’un des conjurés, Ali Ben Belgacem, qui sans doute pris de panique, s’empressa de dénoncer le complot que la sûreté&nbsp;de l’Etat n’avait pas pu découvrir.</p>



<p>Il est certain que toutes les personnes impliquées furent torturées et les aveux obtenus demeurent donc hypothétiques. Durant un procès qui rappelait le livre de Kafka, des avocats nommés d’office (aucun membre du barreau ne voulut faire partie de la défense) se déclarèrent honteux de devoir défendre des <em>«traîtres»</em> et en fin de compte ils convainquirent leurs clients d’exprimer leur repentir et de solliciter la clémence du président .Ce fut peine perdue et leurs espoirs furent déçus. Douze personnes furent condamnées à mort dont sept militaires, et parmi elles dix furent exécutées à peine un mois après les faits. Seuls Moncef El-Materi, futur père de Sakhr, et un certain Guiza, virent leurs peines commuées sur intervention de Wassila, l’épouse du président.</p>



<p>Visiblement Bourguiba avait été désireux d’en finir rapidement et de tourner la page et il ne voulait pas que ce procès devienne une tribune contre son pouvoir en expliquant pourquoi l’élite de l’armée, issue de Saint Cyr, associée à des maquisards et à des Zitouniens imbus de leurs privilèges, avait tenté de l&rsquo;assassiner.&nbsp;Cela ne l’empêcha pas d’accuser Ahmed Ben Bella, à qui il reprochait d’accueillir les Yousséfistes en Algérie, et les communistes qui n’avaient absolument rien eu à&nbsp;voir dans la conjuration. Bourguiba tentait ainsi de retirer les dividendes politiques de l’affaire en restreignant les libertés, et en déblayant le terrain de toute opposition organisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une bien tardive réhabilitation</h2>



<p>En 2013, les restes de feu Ahmed Rahmouni furent découverts à Tunis grâce à une analyse ADN et ré-inhumés à Thala dans une atmosphère de grande ferveur populaire, preuve s’il en est, même post mortem, que, au moins chez lui, il ne fut jamais tenu pour un traître mais plutôt, si ce n’est pour un héros, du moins pour une victime de l’injustice; pas celle de la justice ni de Bourguiba, la réalité de la participation au complot étant indubitable, mais des circonstances, qui ont fait qu’entre Bourguiba et Ben Youssef, il fallût faire un choix, et que celui qui ne fût&nbsp;pas l’ami fût l’ennemi. Mais les souvenirs ne s&rsquo;estompent pas facilement face à l’Histoire officielle.</p>



<p>Pour conclure, qui Ahmed Rahmouni fut-il ? En dépit des allégations de son avocat, il ne fut pas plus un traître que ne le furent les Décembristes ou les membres de Narodnaia&nbsp; Volia en Russie. Sur la fin de sa vie avec la rédaction en 1961 d’un article sur les juridictions divines et séculières publié dans le premier numéro de la revue ‘‘<em>Al Maarifa</em>’’, d’ailleurs interdit, il sembla glisser vers le radicalisme musulman, et cela peut expliquer dans une certaine mesure la décision fatale qu’il prit de participer au complot. Mais il est non moins certain que la décision de Bourguiba de supprimer le Waqf et d’empêcher ainsi le financement de l’enseignement de la Zitouna lui en a aliéné tous les enseignants en les privant du prestige inhérent à leurs fonctions et en les réduisant au rang de simples fonctionnaires appointés par l&rsquo;Etat.</p>



<p>Cependant il demeure nécessaire de savoir si un enseignement qui consacrait au plus 20% de ses horaires aux matières profanes était nécessaire au nom de la préservation de l’authenticité de la nation et si sa suppression était assimilable aux atteintes à la foi. L’école républicaine gratuite ouverte à tous les enfants quelles que soient leurs origines a en tous cas permis à des millions de Tunisiens une promotion économique et sociale par l’acquisition de compétences modernes par le biais de la langue française, que l’enseignement élitiste de la Zitouna n’aurait jamais permise.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WrCG185I3D"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/24/la-vraie-fausse-affaire-ben-youssef-ou-la-chasse-aux-fantomes/">La vraie fausse affaire Ben Youssef où la chasse aux fantômes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La vraie fausse affaire Ben Youssef où la chasse aux fantômes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/24/la-vraie-fausse-affaire-ben-youssef-ou-la-chasse-aux-fantomes/embed/#?secret=MSO24jNt6U#?secret=WrCG185I3D" data-secret="WrCG185I3D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Un intellectuel maghrébin&nbsp; affirmait que la langue française était un butin de guerre, et les nationalistes en Inde ont toujours considéré la langue anglaise comme un facteur d’unité dans un pays aux langages multiples et n’ont jamais éprouvé de complexes à l’utiliser, mais en Tunisie l’usage du français a posé problème parce que le pouvoir de la Zitouna était basé exclusivement sur l’expertise dans l’usage des subtilités de la langue arabe.</p>



<p>C’est surtout l’instauration du Code du statut personnel et le laïcisme proclamé de Bourguiba qui en ont scandalisé beaucoup. Mais l’accusation d’apostasie partout dans le monde et tout au long de l’Histoire a souvent servi d’alibi à des frustrations économiques, sociales, ou politiques. On peut considérer que Bourguiba n’y aurait sans doute pas prêté le flanc s’il ne s’était pas attaqué à l’institution de la Zitouna. Il était pressé d’entraîner son peuple vers le modernisme mais celui-ci ne l’était pas et 60 ans&nbsp;après, avec l’irruption du parti Ennahdha et du populisme conservateur sur la scène politique, il s’avère qu’il ne le soit toujours pas et le pays en paie le prix lourd.</p>



<p>Dans ce contexte, on peut donc comprendre sans forcément y agréer&nbsp;la trajectoire de Ahmed Rahmouni, de surcroît en butte aux attaques des petits chefs locaux des cellules du Néo Destour qui dans les régions de l’intérieur ne concevaient pas pour les notables d’autre attitude que la soumission et la pleine coopération avec les autorités.</p>



<p>Ahmed Rahmouni ne fut donc pas un yousséfiste, mais c’est simplement Salah Ben Youssef, à l’origine un moderniste aussi intransigeant que Bourguiba, qui en surfant sur la grande vague du panarabisme nassérien de l’époque a fini&nbsp;par adopter les idées de l’ancien Destour relativement à l’identité nationale, par conviction ou par opportunisme.</p>



<p>Plus simplement, on peut dire que le Cheikh Ahmed Rahmouni, nationaliste destourien (ancien) fier et imbu des principes de l’islam, chassé de sa région par des machinations politiques et emporté dans le tourbillon d’un combat des chefs qui le dépassait, était le membre d’une caste privilégiée en voie de disparition, celle des Zitouniens, et il a choisi de mourir plutôt que vivre dans un pays qu’il ne reconnaissait plus; tout comme le firent les Samouraïs à l’ère Meiji.</p>



<p>C’est en tous cas ce que laisse suggérer la lecture de ce livre dont le mérite est de faire resurgir des brumes de l’histoire et d’expliquer ce destin tragique, qui éclaire d’un jour nouveau une époque cruciale du pays en suscitant l’indulgence et la compassion.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique</em>.</p>



<p>‘<strong><em>‘Ahmed Rahmouni, son parcours et son destin, dans le sillage du conflit Bourguiba-Ben Youssef (1920-1963)’’, en arabe, du Dr Idris Raissi, préfacé par Dr Mohamed Dhifallah, Sotumedia Editions, Tunis,&nbsp;2018.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/">Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Rabeh Khraïfi annonce qu&#8217;il a porté plainte contre le juge Ahmed Rahmouni</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/04/tunisie-rabeh-khraifi-annonce-quil-a-porte-plainte-contre-le-juge-ahmed-rahmouni/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/04/tunisie-rabeh-khraifi-annonce-quil-a-porte-plainte-contre-le-juge-ahmed-rahmouni/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 10:51:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[Rabeh Khraïfi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=365023</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le professeur de droit public et chercheur en droit constitutionnel, Rabeh Khraïfi, a annoncé, ce lundi 4 octobre 2021, qu&#8217;il a déposé une plainte judiciaire contre le juge et président de chambre à la Cour de cassation, Ahmed Rahmouni, pour diffamation. L&#8217;annonce a été faite via un post Facebook où il a partagé un statut...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/04/tunisie-rabeh-khraifi-annonce-quil-a-porte-plainte-contre-le-juge-ahmed-rahmouni/">Tunisie : Rabeh Khraïfi annonce qu&rsquo;il a porté plainte contre le juge Ahmed Rahmouni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Rabeh-Khraifi-Ahmed-Rahmouni.jpg" alt="" class="wp-image-365026"/><figcaption><em>Rabeh Khraïfi &#8211; Ahmed Rahmouni</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Le professeur de droit public et chercheur en droit constitutionnel, Rabeh Khraïfi, a annoncé, ce lundi 4 octobre 2021, qu&rsquo;il a déposé une plainte judiciaire contre le juge et président de chambre à la Cour de cassation, Ahmed Rahmouni, pour diffamation.</em></strong></p>



<span id="more-365023"></span>



<p>L&rsquo;annonce a été faite via un post Facebook où il a partagé un statut de M. Rahmouni à travers lequel ce dernier demande, ironiquement, «<em>comment le professeur </em>Rabeh Khraïfi<em> trouve le temps pour inventer tous ces mensonges</em>».</p>



<p>«<em>Ahmed Rahmouni qui représente un échantillon des juges non impartiaux ni indépendants, m&rsquo;insulte et m&rsquo;évalue scientifiquement, même s&rsquo;il n&rsquo;a pas les qualifications académiques pour cela. Il considère les mesures du 25 juillet comme un coup d&rsquo;État et je les considère comme constitutionnelles, alors il a dit que je répandais des mensonges</em>», a expliqué Khraïfi.</p>



<p>Et d&rsquo;ajuter qu&rsquo;il portera également plainte contre le magistrat Mongi Ajari car ce dernier a soutenu les propos du juge Rahmouni.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/statut-rabeh-khraifi-ahmed-rahmouni.jpg" alt="" class="wp-image-365028" width="500"/></figure></div>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>



<p><em> </em> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/04/tunisie-rabeh-khraifi-annonce-quil-a-porte-plainte-contre-le-juge-ahmed-rahmouni/">Tunisie : Rabeh Khraïfi annonce qu&rsquo;il a porté plainte contre le juge Ahmed Rahmouni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/04/tunisie-rabeh-khraifi-annonce-quil-a-porte-plainte-contre-le-juge-ahmed-rahmouni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Me Ben Halima et Dardouri réagissent à leur condamnation à la prison</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/12/me-ben-halima-et-dardouri-reagissent-a-leur-condamnation-a-la-prison/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/12/me-ben-halima-et-dardouri-reagissent-a-leur-condamnation-a-la-prison/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2018 15:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[association des magistrats tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[avocat]]></category>
		<category><![CDATA[Béchir Akremi]]></category>
		<category><![CDATA[Bureau 13]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Ben Halima]]></category>
		<category><![CDATA[Issam Dardouri]]></category>
		<category><![CDATA[Maher Zid]]></category>
		<category><![CDATA[sécuritaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=148482</guid>

					<description><![CDATA[<p>Imed Ben Halima/Issam Dardouri. Me Imed Ben Halima et le syndicaliste sécuritaire Issam Dardouri réagissent à leur condamnation par défaut à 16 mois de prison chacun, pour diffamation, hier, mercredi 11 avril 2018. Le verdict a été prononcé en l’absence des 2 prévenus qui disent n’avoir pas reçu de convocation et qui feront donc opposition...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/12/me-ben-halima-et-dardouri-reagissent-a-leur-condamnation-a-la-prison/">Me Ben Halima et Dardouri réagissent à leur condamnation à la prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-148500" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Imed-Ben-Halima-Issam-Dardouri.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Imed Ben Halima/Issam Dardouri.</em></p>
<p><em><strong>Me Imed Ben Halima et le syndicaliste sécuritaire Issam Dardouri réagissent à leur condamnation par défaut à 16 mois de prison chacun, pour diffamation, hier, mercredi 11 avril 2018.</strong></em><span id="more-148482"></span></p>
<p>Le verdict a été prononcé en l’absence des 2 prévenus qui disent n’avoir pas reçu de convocation et qui feront donc opposition à ce jugement dès réception de sa notification officielle par la justice.</p>
<p>Me Ben Halima a indiqué à Kapitalis que l’affaire remonte à octobre 2015. Il avait été poursuivi par le ministère public, pour diffamation d&rsquo;un fonctionnaire, après avoir déclaré dans une émission de la télévision nationale que la justice a besoin d&rsquo;être réformée pour garantir son indépendance.</p>
<p>Il avait cité à l&rsquo;appui de son analyse l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd (tué le 6 février 2013, par des extrémistes religieux) qui traînait, et traîne encore, dans les méandres de la justice et pointé du doigt le juge du bureau N°13 (le très controversé Béchir Akremi, Ndlr), alors en charge de ce dossier.</p>
<p>En avril de la même année, il a été entendu par le juge comme accusé puis il n’a plus eu de nouvelle, jusqu’à hier, lorsque des statuts Facebook ont annoncé le jugement prononcé contre lui et de Issam Dardouri, qui était sur le même plateau TV en 2015 et avait tenu les même propos.</p>
<p>On sait que le blogueur islamiste, ancien greffier avant la révolution, a été le premier à diffuser l’information sur son blog et via ses pages Facebook. Information qui a été ensuite largement relayée par les réseaux islamistes sur le net.</p>
<p>«<em>Tout le monde a parlé de réforme de la justice, les magistrats ont été les premiers à le faire, à l’instar d’Ahmed Rahmouni, Kalthoum Kannou ou encore Raoudha Grafi </em>(anciens présidents de l&rsquo;Association des magistrats tunisiens, Ndlr)», s’est indigné l’avocat, ajoutant que les dirigeants du Front populaire n’ont jamais cessé de critiquer et de dénoncer ce qu’ils ont qualifié d’abus de Bechir Akremi, sans jamais être inquiétés.</p>
<p>De son côté, Issam Dardouri a confié à Kapitalis son étonnement en apprenant ce verdict et assuré n’avoir pas été convoqué et n&rsquo;avoir jamais comparu devant le juge dans cette affaire. D&rsquo;ailleurs, il ne s&rsquo;explique pas que Maher Zid ait pu être informé avant les concernés&#8230; De qui a-t-il tenu cette information ?</p>
<p>«<em>Contrairement à ce que raconte Maher Zid, je ne suis pas en fuite et d’ailleurs je n’ai aucune raison de fuir et je ferais opposition à ce verdict</em> », a-t-il ajouté.</p>
<p>Le syndicaliste sécuritaire a assuré avoir exprimé, dans l&rsquo;émission en question, des critiques constructives, qui ne portent pas atteinte à la justice mais appellent à réformer le secteur, qui a été, des années durant, un instrument aux mains de la dictature.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cdaz5XNQOk"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/21/ahmed-rahmouni-se-felicite-de-la-promotion-de-bechir-akremi/">Ahmed Rahmouni se félicite de la promotion de Béchir Akremi</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed Rahmouni se félicite de la promotion de Béchir Akremi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/21/ahmed-rahmouni-se-felicite-de-la-promotion-de-bechir-akremi/embed/#?secret=c3LS58IlVq#?secret=cdaz5XNQOk" data-secret="cdaz5XNQOk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PEPVAo3ZhD"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/21/affaire-belaid-un-juge-suspecte-de-connivence-avec-des-suspects/">Affaire Belaïd : Un juge suspecté de connivence avec des suspects</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire Belaïd : Un juge suspecté de connivence avec des suspects » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/21/affaire-belaid-un-juge-suspecte-de-connivence-avec-des-suspects/embed/#?secret=IBpmuVxlW7#?secret=PEPVAo3ZhD" data-secret="PEPVAo3ZhD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/12/me-ben-halima-et-dardouri-reagissent-a-leur-condamnation-a-la-prison/">Me Ben Halima et Dardouri réagissent à leur condamnation à la prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/12/me-ben-halima-et-dardouri-reagissent-a-leur-condamnation-a-la-prison/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Affaire des juges Rahmouni : Un test de la neutralité de la justice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/14/affaire-des-juges-rahmouni-un-test-de-la-neutralite-de-la-justice/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/14/affaire-des-juges-rahmouni-un-test-de-la-neutralite-de-la-justice/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2017 08:04:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Majdoub]]></category>
		<category><![CDATA[magistrats]]></category>
		<category><![CDATA[Mnaouar Ouertani]]></category>
		<category><![CDATA[Nabeul]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=101510</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le traitement judiciaire qui sera réservé à l’affaire du couple de juges Rahmouni-Abid sera un test grandeur nature de l’impartialité de la justice tunisienne. Par Abderrazek Krimi Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tunis a auditionné, mardi 13 juin 2017, la déposition du juge Ahmed Rahmouni et de son épouse, la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/14/affaire-des-juges-rahmouni-un-test-de-la-neutralite-de-la-justice/">Affaire des juges Rahmouni : Un test de la neutralité de la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-101511" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/Ahmed-Rahmouni.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le traitement judiciaire qui sera réservé à l’affaire du couple de juges Rahmouni-Abid sera un test grandeur nature de l’impartialité de la justice tunisienne.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Abderrazek Krimi</strong></p>
<p><span id="more-101510"></span></p>
<p>Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tunis a auditionné, mardi 13 juin 2017, la déposition du juge Ahmed Rahmouni et de son épouse, la juge Leila Abid.</p>
<p>Les deux magistrats avaient déposé une plainte à l’encontre du ministre de l’Intérieur Hedi Majdoub, du gouverneur de Nabeul Mnaouar Ouertani et du président de la délégation spéciale de la municipalité de Hammamet, au sujet de la décision de démolition émise par le gouvernorat de Nabeul concernant 19 constructions non-autorisées à Mrezga, délégation de Hammamet, dont une villa propriété du couple.</p>
<p>Le juge Rahmouni, par ailleurs président de l&rsquo;Observatoire tunisien de l&rsquo;indépendance de la justice (Otim), qui a contesté cette décision, a accusé le gouverneur de Nabeul de le viser personnellement, à travers sa décision. Se prévalant du titre de propriété du terrain sur lequel a été construite la villa, il a déclaré à la presse que la décision de démolition est illégale et injustifiée.</p>
<p>Cette affaire, du reste assez banale, si l’on tient compte du nombre de bâtiments démolis quasi quotidiennement parce que construits sans autorisation municipale, risque de prendre de l’ampleur, eu égard la personnalité et la position des deux plaignants. Elle constitue, en effet, un test grandeur nature du degré d’impartialité de notre justice, qui a milité des décennies durant pour son indépendance, qu’elle vient d&rsquo;ailleurs d’acquérir, en droit et en fait, par la reconnaissance de cette indépendance par la constitution de 2014 et par la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).</p>
<p>La question que se posent les observateurs est de savoir si la justice, dans cette affaire particulière, sera en mesure d’imposer le respect de la loi quelle que soit la partie concernée et de résister à l’esprit corporatiste, devenu une spécificité tunisienne depuis la révolution de janvier 2011, et qui a souvent caractérisé le corps de ma magistrature au cours des dernières années.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/14/affaire-des-juges-rahmouni-un-test-de-la-neutralite-de-la-justice/">Affaire des juges Rahmouni : Un test de la neutralité de la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/14/affaire-des-juges-rahmouni-un-test-de-la-neutralite-de-la-justice/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Affaire Rahmouni : Un juge a-t-il le droit d’enfreindre la loi ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/09/affaire-rahmouni-un-juge-a-t-il-le-droit-denfreindre-la-loi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/09/affaire-rahmouni-un-juge-a-t-il-le-droit-denfreindre-la-loi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 09:15:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[juge]]></category>
		<category><![CDATA[Mnaouar Ouertani]]></category>
		<category><![CDATA[Nabeul]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=100702</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’ordre de démolition de la villa des époux Rahmouni, magistrats de leur état, à Hammamet, provoque une polémique pleine de leçons. Par Abderrazek Krimi Une décision de démolition de 19 constructions anarchiques dans la localité de Mrezga, délégation de Hammamet, a été émise par le gouverneur de Nabeul. Le propriétaire de l’une de ces constructions...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/09/affaire-rahmouni-un-juge-a-t-il-le-droit-denfreindre-la-loi/">Affaire Rahmouni : Un juge a-t-il le droit d’enfreindre la loi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-39819" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Ahmed-Rahmouni-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’ordre de démolition de la villa des époux Rahmouni, magistrats de leur état, à Hammamet, provoque une polémique pleine de leçons.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Abderrazek Krimi</strong></p>
<p><span id="more-100702"></span></p>
<p>Une décision de démolition de 19 constructions anarchiques dans la localité de Mrezga, délégation de Hammamet, a été émise par le gouverneur de Nabeul. Le propriétaire de l’une de ces constructions n’est autre que le président de l’Observatoire tunisien pour l’indépendance de la magistrature (Otim), le juge Ahmed Rahmouni.</p>
<p><strong>Qui a dépassé quoi ? </strong></p>
<p>Aussitôt la nouvelle relayée par les médias, M. Rahmouni, a crié à la machination et dénoncé ce qu’il considère comme une <em>«campagne orchestrée contre lui par le gouverneur de Nabeul»</em>, Mnaouar Ouertani.</p>
<p>L’attaque étant souvent la meilleure stratégie de défense, le juge a considéré que les 19 décisions de démolition émises par le gouverneur, dans le cadre de la lutte contre la corruption, le visent personnellement et, en juriste méticuleux, il a pointé ce qu’il a qualifié d’irrégularités dans cet ordre de démolition.</p>
<p>Suivant toujours cette stratégie d’attaque, M. Rahmouni a fait état de ce qu’il a considéré comme <em>«abus de pouvoir et autres délits»</em> commis par le gouverneur, indiquant, en outre, qu’il a informé le ministre de l’Intérieur et le chef du gouvernement des dépassements de ce dernier.</p>
<p>M. Rahmouni a cru bon de préciser aussi que la construction en question n’est pas sa propriété propre mais celle de sa femme, Nabila Abid, elle-même juge, et que les documents de propriété et de la situation foncière du terrain qu’elle détient sont en règle.</p>
<p>Grand donneur de leçons devant l’Eternel, le juge Rahmouni, qui a toujours fait de la lutte contre la corruption son sujet de prédilection et son cheval de bataille, a-t-il été pris à son propre piège? Si un citoyen qui enfreint la loi, même par ignorance, ne peut pas être exonéré de ses responsabilités, que dire alors lorsqu’il s’agit d’un magistrat, supposé veiller au respect de cette loi?</p>
<p><strong>La loi s’applique-t-elle aussi aux juges ? </strong></p>
<p>M. Rahmouni est en principe le plus habilité à savoir que la possession de documents légaux de propriété d’un terrain ne donne pas d’office droit à la construction d’une maison. Il faut aussi une autorisation de bâtir en bonne et due forme émise par la municipalité de la région et qui dépend de plusieurs facteurs autres que la propriété du terrain : l’aménagement de la zone dans laquelle se trouve le terrain, le rapport entre la superficie à bâtir et la superficie totale du terrain, le respect du retrait par rapport à la voie publique et aux voisins, critères que M. Rahmouni ne semble pas avoir respecté.</p>
<p>D’où la décision de démolition qui a concerné 19 maisons, c’est-à-dire 19 citoyens contribuables, et le fait d’être magistrat ne donne, à notre connaissance, aucune dérogation. Et M. Rahmouni, le chevalier blanc de la lutte contre le népotisme, la corruption et les passe-droits, le sait sans doute mieux que nous tous…</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/09/affaire-rahmouni-un-juge-a-t-il-le-droit-denfreindre-la-loi/">Affaire Rahmouni : Un juge a-t-il le droit d’enfreindre la loi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/09/affaire-rahmouni-un-juge-a-t-il-le-droit-denfreindre-la-loi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Guerre contre la corruption : Le juge Rahmouni fait la fine bouche</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/25/guerre-contre-la-corruption-le-juge-rahmouni-fait-la-fine-bouche/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/25/guerre-contre-la-corruption-le-juge-rahmouni-fait-la-fine-bouche/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 May 2017 10:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[Chafik Jarraya]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[Douane]]></category>
		<category><![CDATA[hommes d’affaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=98156</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le juge Ahmed Rahmouni critique les arrestations effectuées dans le cadre de la guerre contre la corruption. Commentant l&#8217;arrestation des affairistes Chafik Jarraya, Yassine Chennoufi et autres milliardaires, qui ont fait fortune grâce à la corruption, à la contrebande et au commerce parallèle, le président de l&#8217;Observatoire tunisien de l&#8217;indépendance de la justice (Otij) a émis des doutes sur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/25/guerre-contre-la-corruption-le-juge-rahmouni-fait-la-fine-bouche/">Guerre contre la corruption : Le juge Rahmouni fait la fine bouche</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-98161" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/rahmouni-jarraya.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le juge Ahmed Rahmouni critique les arrestations effectuées dans le cadre de la guerre contre la corruption.</strong></em><span id="more-98156"></span></p>
<p>Commentant l&rsquo;arrestation des affairistes Chafik Jarraya, Yassine Chennoufi et autres milliardaires, qui ont fait fortune grâce à la corruption, à la contrebande et au commerce parallèle, le président de l&rsquo;Observatoire tunisien de l&rsquo;indépendance de la justice (Otij) a émis des doutes sur les véritables motivations de ces arrestations, tout en s’inquiétant de l’absence de garantie judiciaire pour les concernés.</p>
<p>Ahmed Rahmouni a estimé que la manière avec laquelle ces interpellations ont été menées et le mystère entourant la partie qui les a ordonnées laissent perplexe.</p>
<p>«<em>La justice et le ministère public n’ont pris aucune décision d’arrestation, et encore moins de détention. De plus, il n’y a aucune déclaration officielle expliquant ces arrestations et le choix des personnes en particulier, ni encore de précision sur leur lieu de détention</em>», a-t-il déploré, ajoutant :<em> «Le chef du gouvernement s’est contenté d’une brève déclaration où il a lancé des mots attendus, suffisants pour que certains se lancent dans un mouvement de soutien».</em></p>
<p>Ahmed Rahmouni, qui nous a habitués à être très critiques à l&rsquo;égard des bonnes décisions et à se réjouir de celles qui le sont moins, a tout de même précisé que ses propos ne devraient pas mener à la conclusion qu’il est favorable à la corruption.</p>
<p>Ouf, on a failli le penser&#8230;</p>
<p>Pour revenir au droit, qui est le domaine de M. Rahmouni, rappelons que les arrestations ont été effectuées dans le cadre de la loi d&rsquo;urgence en vigueur dans le pays, et qui permet au ministre de l&rsquo;Intérieur de mettre en résidence surveillée les personnes susceptibles de constituer une menace pour la sécurité publique et la sûreté de l&rsquo;Etat, en attendant de constituer des dossiers d&rsquo;accusation et de les déférer devant la justice. Ce que M. Rahmouni feigne d&rsquo;ignorer.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/25/guerre-contre-la-corruption-le-juge-rahmouni-fait-la-fine-bouche/">Guerre contre la corruption : Le juge Rahmouni fait la fine bouche</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/25/guerre-contre-la-corruption-le-juge-rahmouni-fait-la-fine-bouche/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Magistrature : Le CSM tiendra sa 1ère réunion le 28 avril 2017</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/magistrature-le-csm-tiendra-sa-1ere-reunion-le-28-avril-2017/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/magistrature-le-csm-tiendra-sa-1ere-reunion-le-28-avril-2017/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 07:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée des représentants du peuple]]></category>
		<category><![CDATA[conseil supérieur de la magistrature]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ennaceur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=92492</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mohamed Ennaceur convoquera, mardi 25 avril 2017, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) à tenir sa première réunion. Cette convocation fait suite à la ratification, en début de cette semaine, par le président de la république Beji Caïd Essebsi, de l’amendement de la loi organique...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/magistrature-le-csm-tiendra-sa-1ere-reunion-le-28-avril-2017/">Magistrature : Le CSM tiendra sa 1ère réunion le 28 avril 2017</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-75559" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Conseil-supérieur-de-la-magistrature-Carthage.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mohamed Ennaceur convoquera, mardi 25 avril 2017, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) à tenir sa première réunion.</strong> </em></p>
<p><span id="more-92492"></span></p>
<p>Cette convocation fait suite à la ratification, en début de cette semaine, par le président de la république Beji Caïd Essebsi, de l’amendement de la loi organique n° 34 de l’année 2016 portant sur la mise en place et l’organisation de cette instance constitutionnelle.</p>
<p>C’est ce qu’a annoncé l’adjoint au président de l’ARP chargé des relations avec les instances constitutionnelles, Salah Bargaoui, ajoutant que la date de cette réunion aura lieu 3 jours plus tard.</p>
<p>Il est à rappeler que l’article 4 du texte de loi amendé stipule que le président de l’ARP est exclusivement chargé de convoquer le CSM à tenir sa première réunion et ce dans un délai ne dépassant 7 jours après la date d’entrée en vigueur de la nouvelle loi. Ce qui a été rejeté par certaines structures représentatives du corps de la magistrature qui y ont vu une ingérence de la part du pouvoir législatif dans les affaires de la magistrature, contraire au principe de séparation des pouvoirs.</p>
<p>On peut a priori supposer qu’avec la tenue de cette première réunion, la polémique autour du CSM et le blocage qu’a engendré sa mise en place vont enfin cesser. Ceci bien entendu sans compter avec d’éventuelles récriminations qui pourront être exprimées par certaines structures de la magistrature, à l’instar de l’Observatoire tunisien pour l’indépendance de la magistrature (Otim), présidé par le juge Ahmed Rahmouni, qui a même menacé de mobiliser la rue et d’appeler la désobéissance civile. Une autre structure, l’Association des magistrats tunisiens (AMT), a cherché du soutien d’Ong internationales, notamment l’Organisation internationale des juristes (OIJ) et menacé de bloquer le service judiciaire.</p>
<p>D’autre part, il est à noter le caractère urgent de la tenue de cette première réunion du CSM dont dépend la mise en place de la cour constitutionnelle qui reste, jusqu’à présent, le maillon manquant à l’édifice des institutions constitutionnelles et démocratiques tunisiennes.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Abderrazek Krimi</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/magistrature-le-csm-tiendra-sa-1ere-reunion-le-28-avril-2017/">Magistrature : Le CSM tiendra sa 1ère réunion le 28 avril 2017</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/magistrature-le-csm-tiendra-sa-1ere-reunion-le-28-avril-2017/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Magistrature : L’initiative législative sur le CSM adoptée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/29/magistrature-linitiative-legislative-sur-le-csm-adoptee/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/29/magistrature-linitiative-legislative-sur-le-csm-adoptee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2017 08:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[association des magistrats tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[conseil supérieur de la magistrature]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Rahoui]]></category>
		<category><![CDATA[Raoudha Karafi]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Abbou]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Fetiti]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=88807</guid>

					<description><![CDATA[<p>Palais de Justice de Tunis.  Les députés de l’opposition et l’Association des magistrats tunisiens (AMT) tempêtent contre l’amendement de la loi organique relative au Conseil supérieur de la magistrature (CSM). L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, hier, mardi 28 mars 2017, lors d’une séance plénière, l’initiative législative présentée par le gouvernement pour l’abrogation de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/29/magistrature-linitiative-legislative-sur-le-csm-adoptee/">Magistrature : L’initiative législative sur le CSM adoptée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-8683" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Palais-de-justice-de-Tunis.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Palais de Justice de Tunis. </em></p>
<p><em><strong>Les députés de l’opposition et l’Association des magistrats tunisiens (AMT) tempêtent contre l’amendement de la loi organique relative au Conseil supérieur de la magistrature (CSM).</strong> </em></p>
<p><span id="more-88807"></span></p>
<p>L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, hier, mardi 28 mars 2017, lors d’une séance plénière, l’initiative législative présentée par le gouvernement pour l’abrogation de la loi organique n° 2016-34 du 28 avril 2016 relative au CSM.</p>
<p>Au terme d’une séance plénière houleuse, qui a connu plusieurs protestations de la part des députés du Front populaire, mais aussi de Samia Abbou (Courant démocratique), qui ne rate jamais ce genre d’occasion pour faire son show et s’illustrer, le texte a finalement été adopté : 120 députés ont voté pour, contre 12 abstention et 2 voix contre.</p>
<p>En guise de protestation, les députés Jilani Hammami (Front populaire), Tarek Fetiti (Union patriotique libre, UPL) et l’inévitable Samia Abbou ont quitté la séance plénière et refusé de voter le projet.</p>
<p>Pour sa part, Mongi Rahoui (Front populaire) a exprimé, hier, sur les ondes de Shems FM, son refus de l’amendement de la loi sur le CSM, décrivant l’ARP comme <em>«l’assemblée du chaos et des lobbies»</em> et dénonçant ce qu’il a considéré comme un <em>«complot fomenté par Nidaa Tounes et Ennahdha qui veulent une justice semblable à celle de Ben Ali»,</em> a-t-il dit. Selon lui, une pétition pour contester cette loi a déjà été signée par 34 députés, laissant entendre qu&rsquo;une action sera menée contre cet amendement auprès du tribunal administratif, en l&rsquo;absence de la cour constitutionnelle, non encore mise en place.</p>
<p>Du côté des magistrats, le juge Ahmed Rahmouni, président de l&rsquo;Observatoire national de l&rsquo;indépendance de la magistrature (Onim) a réagi au vote d’hier après-midi dans un post publié sur sa page Facebook où il a exprimé sa colère, allant même jusqu’à menacer d&rsquo;une descente des juges dans la rue pour protester contre le vote de l’amendement.</p>
<p>Pour sa part, Raoudha Karafi, présidente de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a, lors d’un rassemblement effectué hier par les magistrats devant l’ARP, qualifié l’amendement de «<em>mascarade législative</em>».</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Abderrazek Krimi</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/29/magistrature-linitiative-legislative-sur-le-csm-adoptee/">Magistrature : L’initiative législative sur le CSM adoptée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/29/magistrature-linitiative-legislative-sur-le-csm-adoptee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ben Fraj à Rahmouni : «Il n’y a pas la guerre entre les médecins et les juges»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/10/ben-fraj-a-rahmouni-il-ny-a-pas-la-guerre-entre-les-medecins-et-les-juges/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/10/ben-fraj-a-rahmouni-il-ny-a-pas-la-guerre-entre-les-medecins-et-les-juges/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 08:40:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Rahmouni]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital Farhat Hached]]></category>
		<category><![CDATA[juges]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=82531</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’affaire de l’arrestation de la résidente accusée d’erreur médicale ayant entraîné la mort d’un nouveau-né continue de faire des vagues et de provoquer des polémiques. Par Abderrazek Krimi Sahbi Ben Fraj, le député du bloc Al-Horra à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a répondu, jeudi 9 février 2017, dans un post sur sa page Facebook,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/10/ben-fraj-a-rahmouni-il-ny-a-pas-la-guerre-entre-les-medecins-et-les-juges/">Ben Fraj à Rahmouni : «Il n’y a pas la guerre entre les médecins et les juges»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-82532" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Ahmed-Rahmouni-Sahbi-Ben-Fraj.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>L’affaire de l’arrestation de la résidente accusée d’erreur médicale ayant entraîné la mort d’un nouveau-né continue de faire des vagues et de provoquer des polémiques.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;">Par <strong>Abderrazek Krimi</strong></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-82531"></span></p>
<p style="text-align: left;">Sahbi Ben Fraj, le député du bloc Al-Horra à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a répondu, jeudi 9 février 2017, dans un post sur sa page Facebook, aux déclarations du juge Ahmed Rahmouni et au communiqué du tribunal de première instance de Sousse justifiant l’arrestation de la résidente en médecine pour erreur médicale ayant entraîné le décès d’un nouveau-né de 6 mois à l’hôpital Farhat Hached à Sousse.</p>
<p style="text-align: left;">Selon M. Ben Fraj, médecin de son état, les justifications avancées par le porte-parole du tribunal de Sousse peuvent être résumées en 3 points : 1- la falsification d’un dossier médical en changeant le terme Apgar 0 par celui d&rsquo;Apgar 1 et la suppression de l’expression <em>«mort-né»</em> par <em>«né vivant»</em>; 2- les témoignages de la sage-femme, du deuxième médecin et du chef de service auprès du premier instructeur et du ministère public qui confirment que le bébé était vivant à sa naissance et est resté en vie pendant 122 heures, jusqu’à sa réadmission au service pédiatrique; 3- le rapport du médecin légiste qui a confirmé que le bébé a respiré et vécu pendant un certain temps avant de décéder.</p>
<p style="text-align: left;">Le député a ajouté, dans le même statut :<em> «Il est clair que le rédacteur du communiqué du tribunal a choisi les témoignages qui conviennent à sa démonstration, les a reformulés et reconstitués de manière à aboutir à la conclusion que l’arrestation était nécessaire pour la révélation de la vérité, que la falsification existe, que les témoins ont confirmé la version du père, que la manipulation du dossier est certaine et que l’affirmation de l’expertise médicale que le bébé était mort-né est de pure complaisance pour innocenter une collègue».</em></p>
<p style="text-align: left;">Sahbi Ben Fraj a, par ailleurs, affirmé que <em>«la première déformation est que le rapport préliminaire du médecin légiste demande une expertise médicale approfondie avant d’émettre une conclusion finale et ne précise pas s’il y a eu un manquement, si la respiration a duré quelques secondes ou quelques minutes ou quelques heures, si cette respiration était le résultat de la réanimation et de la respiration artificielle ou bien une respiration normale».</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>«La deuxième déformation consiste en ce que ni la résidente ni le chef du service n’ont déclaré que la résidente arrêtée a commis une erreur dans son premier diagnostic, comme on peut lire dans le communiqué, mais ils ont déclaré auprès de la première instruction qu’il se peut qu’il y ait eu une erreur dans l’écoute des battements du cœur»,</em> explique encore M. Ben Fraj.</p>
<p style="text-align: left;">Il est à noter que le constat de la vie ou du décès n’est pas basé uniquement sur l’écoute des battements du cœur et que la sage-femme et la deuxième médecin ont émis des doutes sur l’existence de battements du cœur. C’est la raison pour laquelle elles ont changé la numérotation Apgar de 0 à 1 et que cette numérotation ne change en rien le fait que la mort soit réelle et définitive, estime le député.</p>
<p style="text-align: left;">En troisième lieu, la déclaration du tribunal de Sousse a négligé le témoignage franc du chef de service lors de l’instruction, qui a affirmé avoir réexaminé le bébé et confirmé qu’il était bien mort, qu’il ne présentait aucune trace de vie, ajoutant que la résidente n’a commis aucune erreur en tentant de le réanimer.</p>
<p style="text-align: left;">«<em>Et pourtant, l’honorable ministère public a décidé la garde à vue du médecin</em>», a déploré le député, qui trouve <em>«étrange que la décision d’arrêter la médecin ait été prise 3 heures avant son audition!!!, ce qui veut dire que la décision était déjà prête et que le juge en question n’a donné aucune importance à l’audition de la praticienne et n’a pas cru devoir attendre le rapport des experts et celui de la commission de contrôle médical et administratif du ministère de la Santé dont le communiqué doute textuellement de son sérieux».</em></p>
<p style="text-align: left;">Dans le même statut, Sahbi Ben Fraj poursuit : <em>«L’honorable juge Ahmed Rahmouni aurait peut-être dû se demander sur les vraies pressions dont a fait l’objet le ministère public et qui l’ont contraint à arrêter une femme médecin qui ne représente aucune menace pour la sécurité publique, et ce même avant d’avoir pris sa déposition (surtout qu’il n’y a aucune crainte qu’elle échappe à la justice), et sans même qu’il </em>(le ministère public, Ndlr)<em> ne prenne la peine d’attendre le rapport des experts et la lecture du rapport final de la commission d’enquête du ministère de la Santé et avant de terminer l’audition de tout le staff médical en charge de la mère du bébé.»</em></p>
<p style="text-align: left;">Et le député de conclure : <em>«Voilà des années qu’on parle des erreurs médicales et on a suffisamment de courage pour reconnaître leur existence et la nécessité d’œuvrer en vue de les éviter. M. Rahmouni peut-il avoir le courage de parler des erreurs judiciaires? du terroriste relâché </em>(par la justice, Ndlr)<em> qui a fait exploser le bus de la garde présidentielle, par exemple? L’honorable juge va-t-il, par la même occasion, parler du corporatisme des magistrats ? des querelles internes qui entravent la mise en place du Haut conseil de la magistrature et la formation de la Cour constitutionnelle? J’espère que M. Rahmouni pourra nous répondre à ces questions, juste pour enrichir le débat et loin de tout esprit corporatiste… Car la guerre entre les médecins et les juges n’est pas à l’ordre du jour»</em>.</p>
<p style="text-align: left;">Il est à noter que le juge Ahmed Rahmouni avait affirmé que <em>«la justice ne peut exercer son rôle au milieu des pressions de toutes parts, y compris de la part des membres de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) qui n’ont aucun lien avec l’affaire et qui apparaissent sans explication dans les médias pour augmenter l’excitation et dramatiser les événements»</em>, citant nommément Bochra Belhaj Hmida et&#8230; Sahbi Ben Fraj.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/10/ben-fraj-a-rahmouni-il-ny-a-pas-la-guerre-entre-les-medecins-et-les-juges/">Ben Fraj à Rahmouni : «Il n’y a pas la guerre entre les médecins et les juges»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/10/ben-fraj-a-rahmouni-il-ny-a-pas-la-guerre-entre-les-medecins-et-les-juges/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
