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	<title>Archives des aide américaine - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des aide américaine - Kapitalis</title>
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		<title>Le gel de l’aide étrangère américaine met des millions de vies en danger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 08:32:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[USAID]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Washington Post met en garde contre le gel de l’aide étrangère américaine décidée par Donald Trump.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/04/le-gel-de-laide-etrangere-americaine-met-des-millions-de-vies-en-danger/">Le gel de l’aide étrangère américaine met des millions de vies en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2025/02/02/trump-foreign-aid-suspension-rubio-usaid/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a publié un article de son comité éditorial mettant en garde contre le gel de l’aide étrangère américaine alors que des informations font état d’une possible fermeture par le président Donald Trump de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) soulignant que l’aide étrangère américaine est une expression efficace de son soft power et fournit un retour sur investissement plus important que tout autre poste budgétaire. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15408910"></span>



<p>Le journal rappelle que l’aide étrangère est l’un des postes les plus mal compris du budget fédéral et un thème de prédilection exploité pernicieusement à des fins politiciennes. Cela suscite généralement beaucoup de buzz pour une poignée de dollars relativement modeste alors que l’aide américaine soutient des milliers de programmes dans 204 pays.</p>



<p>Cette aide fournit des médicaments vitaux à des millions de personnes vivant avec le VIH/SIDA et le paludisme à titre d’exemple. Il purifie également l’eau potable, aide à débarrasser les anciennes zones de guerre des mines terrestres restantes et forme la police locale à lutter contre la traite des êtres humains et à prévenir le ciblage et le commerce illégal d’espèces sauvages.</p>



<p>Pour de nombreuses personnes à travers le monde, l’aide est également le symbole le plus visible de la puissance américaine, de son soft power et une démonstration tangible de l’intégrité américaine.</p>



<p>L’aide étrangère s’élevait à 68 milliards de dollars au cours de l’exercice 2023 soit environ 1% du budget fédéral. Cependant, cette mesure est depuis longtemps dans le collimateur de certains conservateurs et autres critiques qui la considèrent comme un gaspillage de l’argent des contribuables qui pourrait être mieux dépensé aux États-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les intérêts bien compris des Etats-Unis</h2>



<p>Après son retour à la Maison Blanche, Trump a signé un décret le premier jour de son mandat gelant toute l’aide étrangère pendant 90 jours pour la réexaminer affirmant que <em>«l’industrie de l’aide étrangère et la bureaucratie ne sont pas alignées sur les intérêts américains et, dans de nombreux cas, sont contraires aux intérêts américains et aux valeurs américaines.»</em></p>



<p>Le secrétaire d’État Marc Rubio a ensuite envoyé un câble le 24 janvier à toutes les ambassades et missions américaines pour suspendre la plupart des programmes d’aide étrangère pendant la période d’examen qui est censée être terminée au moment où le gel expire.</p>



<p>Au départ, les exemptions n’étaient accordées que pour l’aide alimentaire d’urgence et l’assistance militaire à Israël et à l’Égypte et non pour l’aide à l’Ukraine ou à Taïwan.</p>



<p>Mardi, cédant peut-être à l’indignation et aux critiques mondiales, Rubio a émis une dérogation supplémentaire pour l’aide humanitaire vitale. Il a ajouté que les programmes seront examinés pour identifier les lacunes, les doublons et l’alignement avec les objectifs américains en l’occurrence le programme politique America First de Donald Trump. Et c’est dans cette optique que lors de son audition de confirmation au Sénat et dans sa déclaration annonçant le gel des dépenses, Rubio a déclaré: <em>«Chaque dollar que nous dépensons, chaque programme que nous finançons, chaque politique que nous poursuivons doit être justifié en répondant à trois questions simples: Rend-t-il l’Amérique plus sûre? Est-ce que cela rend l’Amérique plus forte? Cela rend-il l’Amérique plus prospère?»</em>&nbsp;</p>



<p>Le journal estime que la révision périodique est une bonne idée et que Rubio a raison dans sa quête d’éradiquer les déficits et les doublons. Les programmes qui ne sont plus utiles doivent être supprimés mais un ordre général visant à geler la plupart des programmes d’aide étrangère menace de causer des dommages humanitaires immédiats. Si la nouvelle dérogation pour les médicaments vitaux, les services médicaux et les abris constitue un soulagement bienvenu, la suspension de trois mois de l’aide pourrait nuire à de nombreux autres programmes vitaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sort de l’aide humanitaire</h2>



<p>Prenons par exemple les programmes financés par les contribuables comme le Plan d’urgence du président pour la lutte contre le sida (Pepfar) annoncé sous la présidence de George W. Bush en 2003. À la fin de l’année dernière, le Pepfar fournissait une thérapie antirétrovirale à environ 21 millions de personnes. Présent dans 55 pays, il fournit une prophylaxie pré-exposition (pour empêcher les personnes de contracter le VIH) à environ 2,5 millions de personnes. En Afrique du Sud, le Pepfar couvre la plupart des coûts du personnel qui administre les médicaments et les messages de prévention du VIH. En plus de soutenir la recherche sur le VIH dans le pays.</p>



<p>Dans de nombreux pays, les responsables de la santé s’inquiètent vivement d’un éventuel arrêt des dépenses.</p>



<p>Heureusement, le Département d’Etat a annoncé samedi que la pause ne s’appliquerait pas au Pepfar.</p>



<p>Les États-Unis sont également un donateur mondial majeur dans la lutte contre le paludisme, en grande partie par le biais de l’Initiative présidentielle contre le paludisme (PMI), et au cours de l’exercice 2024, le Congrès a alloué 795 millions de dollars à l’USAID pour financer les efforts de diagnostic et de traitement du paludisme et la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides.</p>



<p>Les responsables africains de la santé préviennent que même une brève suspension de ces aides pourrait annuler les progrès réalisés en matière de prévention du paludisme en particulier dans les villes sujettes à la maladie comme Lagos au Nigeria.</p>



<p>La suspension de l’aide entraverait également la réinstallation des réfugiés. Les États-Unis aident les groupes de la société civile qui apportent un soutien aux personnes comme les détenteurs de visas spéciaux afghans en leur fournissant de la nourriture, un logement et des services de garde d’enfants pour les aider à s’installer dans les communautés américaines et à trouver la voie de l’autosuffisance. Beaucoup de ces réfugiés ouvriront de petites entreprises ou travailleront dans des usines et des entrepôts où il y a une pénurie de travailleurs américains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’aide aux démocraties émergentes</h2>



<p>L’aide étrangère aide les démocraties émergentes à organiser des élections, à renforcer les systèmes judiciaires et à financer des groupes de défense des droits de l’homme, des médias indépendants et des groupes syndicaux qui défendent les droits des travailleurs.</p>



<p>En général, l’aide étrangère est un outil politique efficace et inhabituel. Contribuer à éradiquer la pauvreté et à promouvoir la démocratie génère une bonne volonté qui rend les États-Unis plus forts. La lutte contre les agents pathogènes potentiellement mortels et l’élimination des causes d’instabilité économique et sociale contribuent également à rendre le monde plus sûr.</p>



<p>L’expansion de la prospérité mondiale crée de nouveaux marchés pour les produits américains. Le WP appelle Rubio à étendre ses exemptions pour inclure tous les programmes essentiels de santé et de protection sociale. Le ministre doit veiller à ce que l’examen soit mené rapidement et équitablement afin que l’aide puisse reprendre son acheminement avant que l’interruption ne cause des dommages durables.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/04/le-gel-de-laide-etrangere-americaine-met-des-millions-de-vies-en-danger/">Le gel de l’aide étrangère américaine met des millions de vies en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les relations tuniso-américaines à l&#8217;épreuve de l’ouragan Trump   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 06:56:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Joe Wilson «exhorte» le Secrétaire d’Etat Marco Rubio de couper «toute aide américaine» à la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/les-relations-tuniso-americaines-a-lepreuve-de-louragan-trump/">Les relations tuniso-américaines à l&rsquo;épreuve de l’ouragan Trump   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Les </em></strong><em><strong>Etats</strong></em><strong><em> n’ont </em></strong><em><strong>pas</strong></em><strong><em> d’</em></strong><em><strong>amis</strong></em><strong><em>, ils n’ont que des </em></strong><em><strong>intérêts</strong></em><strong><em>», disait le Général de Gaulle. Depuis son retour à la Maison blanche, Donald Trump, homme d’affaires de son état qui cherche le gain partout, ne cesse d’appliquer cette règle vis-à-vis des pays amis historiques des Etats-Unis. </em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi </strong></p>



<span id="more-15366467"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>Après l’Arabie saoudite qui doit passer à la caisse, l’Egypte et la Jordanie qui sont sommés d’accueillir les Palestiniens de Gaza sur leur sol, la galaxie Trump s’attaque aujourd’hui à la Tunisie en appelant à couper l’aide américaine à notre pays.</p>



<p>Cette fois ce n’est pas Donald Trump, mais le sénateur républicain Joe Wilson qui s&rsquo;y attèle, en <em>«exhortant»</em> le Secrétaire d’Etat Marco Rubio  de couper <em>«toute aide américaine»</em> à la Tunisie au prétexte que le président  Kaïs Saïed est hostile aux Etats-Unis.</p>



<p>Les mots sont crûs, sans nuances ni fioritures diplomatiques : <em>«J’exhorte @SecRubio de supprimer toute aide à la Tunisie dans le cadre de la révision de l’aide étrangère. Il n’y a aucune raison pour que les contribuables</em> [américains]<em> financent ce pays. Kaïs Saïed est un dictateur haineux anti-américain et a transformé une démocratie émergente en un État policier tyrannique. Trump va y remédier»,</em> a posté le sénateur sur son <a href="https://x.com/RepJoeWilson/status/1885045131939659831" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte X</a>, le 30 janvier 2025.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson.jpg" alt="" class="wp-image-15366602" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson-300x75.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson-768x192.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Post-Joe-Wilson-580x145.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>Le sénateur Wilson fait ici allusion à l’arrêt de pratiquement tous les programmes d’aide étrangère américaine en cours en attendant d’examiner s’ils sont conformes aux politiques du président Donald Trump. Cet arrêt a été ordonné par le secrétaire d’État américain aux Affaires Étrangères, Marco Rubio, à la demande du chef de la Maison blanche, qui veut conditionner cette aide à l’alignement total des pays bénéficiaires aux positions et aux intérêts états-uniens. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La Tunisie ne vit certes pas grâce à l’aide américaine et elle compte de nombreux autres partenaires à travers le monde, mais cette aide, surtout sur le plan militaire et sécuritaire, est assez importante pour notre pays.</p>



<p>Il reste à savoir si le Département d’Etat et le Pentagone, qui ont sans doute une appréciation plus nuancée que celle de Wilson, non seulement de la situation en Tunisie mais de l’intérêt qu’ont les Américains à poursuivre leur aide à un pays comme le nôtre qui a toujours compté dans les stratégies militaires des Etats-Unis, étant donnée sa position à la pointe de l’Afrique et au cœur de la Méditerranée, à un jet de pierre de l’Europe.</p>



<p>Les pyromanes qui entourent le président Trump peuvent certes influer négativement ses décisions, et on commence à <em>«goûter»</em> à ce que sera la politique étrangère américaine dans les quatre prochaines années, y compris à l’égard des alliés historiques et stratégiques de Washington comme le Canada et l’Union européenne, qui commencent à en baver.</p>



<p>On peut donc s’attendre à tout de la part du locataire de la Maison blanche, y compris et surtout au pire, mais on peut aussi espérer que, concernant la Tunisie, alliée historique des Etats-Unis dans la région, les <em>«pressions amicales»</em> suffiront pour remettre les pendules à l’heure et que l’on ne viendra pas à jeter le bébé avec l’eau du bain. Même si, à vrai dire, on voit mal la Tunisie <em>«de»</em> Kaïs Saïed rejoindre le club des pays arabes ayant noué des relations diplomatiques avec Israël dans le cadre des fameux <em>«accords d’Abraham»</em> promus par Trump lors de son premier mandat, et qu’il compte relancer à l’orée de son second mandat, pour en faire le point d’orgue de sa politique étrangère en direction du monde arabe. Avis de tempête…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6hvTl62inT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/">La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/embed/#?secret=mbXTMUP1r9#?secret=6hvTl62inT" data-secret="6hvTl62inT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/01/les-relations-tuniso-americaines-a-lepreuve-de-louragan-trump/">Les relations tuniso-américaines à l&rsquo;épreuve de l’ouragan Trump   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 10:51:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mauvaise nouvelle pour les pays en développement bénéficiant jusque-là de l’aide américaine, comme la Tunisie: l'ouragan Trump pointe à l'horizon. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/">La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mauvaise nouvelle pour les pays en développement bénéficiant jusque-là de l’aide américaine, comme la Tunisie : l&rsquo;ouragan Trump pointe à l&rsquo;horizon.</em></strong> <strong><em>Tout indique, en effet, que cette aide va être suspendue, repensée et recalibrée selon les diktats de la nouvelle administration.</em></strong> <strong><em>Il y aurait certainement des gagnants et, surtout, des perdants. </em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-15283722"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Le secrétaire d’État américain aux Affaires Étrangères, Marco Rubio, a ordonné l’arrêt immédiat de pratiquement tous les programmes d’aide étrangère en cours en attendant d’examiner s’ils sont conformes aux politiques du président Donald Trump, indique un câble interne vu par le <a href="https://www.ft.com/content/45fc5347-7f2c-4a99-9d4e-e561eb5a9285" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>. Une revue doit être faite dans 85 jours, et en attendant, tout est arrêté, stoppé net.</p>



<p>La Tunisie, qui pourrait être concernée par cette révision, risque de perdre quelques programmes d’aides de l’USAID et des programmes spécifiques (militaires et investissements divers). Finie la philanthropie et les dons non conditionnels.</p>



<p>La décision affectera les contrats d’assistance internationale administrés par Washington, y compris par l’intermédiaire de l’Agence américaine pour le développement international, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars et couvrant des pays du monde entier.</p>



<p>Trump s’insurge contre <em>«l’industrie de l’aide étrangère»</em></p>



<p>Dans le câble envoyé au département d’État et à l’USAID vendredi 24 janvier 2025, Rubio a déclaré que tous les nouveaux décaissements d’aide étrangère devaient être suspendus et que les agents de négociation des contrats et les agents de subventions devaient <em>«émettre immédiatement des ordonnances d’arrêt de travail&#8230; jusqu’à ce que le secrétaire déterminera, après un examen»</em>.</p>



<p>La période d’examen devrait durer jusqu’à 85 jours, laissant le sort de centaines de contrats d’aide étrangère aux États-Unis, qui valaient plus de 70 milliards de dollars au cours de l’exercice 2022, potentiellement dans les limbes pendant trois mois.</p>



<p>Rubio a également ordonné que toute aide étrangère versée par l’intermédiaire d’une agence ou d’un département soit approuvée par le secrétaire d’État, ce qui centraliserait l’examen de tous les programmes d’aide internationale au niveau de son bureau.</p>



<p>Le câble de Rubio met en œuvre un décret signé par Trump lors de son premier jour au pouvoir. Le nouveau président dénonce <em>«l’industrie de l’aide étrangère et la bureaucratie»</em> comme <em>«non alignées sur les intérêts américains et dans de nombreux cas contraires aux valeurs américaines»</em>, et demandé la suspension de l&rsquo;aide.</p>



<p>Dans les premiers jours de son deuxième mandat à la Maison Blanche, Trump a pris des mesures agressives pour remodeler et rediriger toutes les agences du gouvernement américain pour mettre en œuvre ses politiques.</p>



<p>Les agences scientifiques telles que les National Institutes of Health ont également suspendu les subventions en attendant l’examen par la nouvelle administration, ce qui a alarmé les chercheurs.</p>



<p>Il y a quelques exceptions à l’ordonnance de gel de l’aide de Rubio, parmi lesquelles des <em>«renonciations approuvées»</em> pour le financement militaire pour Israël et l’Égypte, ainsi que pour l’aide alimentaire d’urgence étrangère.</p>



<p>Mais l’ordonnance a précisé qu’en plus de suspendre les contrats nouveaux et en cours, les agences gouvernementales américaines, y compris l’USAID, doivent cesser de publier des propositions de projets d’aide étrangère.</p>



<p>Les diktats de la nouvelle administration Trump</p>



<p>Plus tôt cette semaine, Rubio a déclaré que Trump lui avait demandé <em>«de placer notre intérêt national fondamental comme la mission directrice de la politique étrangère américaine»</em>, affirmant que parmi ses principales priorités étaient de freiner la migration de masse et de supprimer les politiques climatiques qui <em>«affaiblissent»</em> l’Amérique.</p>



<p><em>&nbsp;«Chaque dollar que nous dépensons, chaque programme que nous lançons et chaque politique que nous poursuivons doivent être justifiés par la réponse à trois questions simples : Cela rend-il l’Amérique plus sûre? Cela rend-il l’Amérique plus forte? Est-ce que cela rend l’Amérique plus prospère?»</em></p>



<p>Tout indique que la générosité de l’aide américaine aux pays pauvres, comme la Tunisie, va être repensée, re-calibrée selon les diktats de la nouvelle administration Trump. Chaque dollar alloué à l’aide internationale devient un levier pour servir les intérêts et exigences américaines. Une nouvelle période s’annonce!</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>À suivre</em></strong></p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZXeQ72xm6Ri9znfwz1bHf2IPv1Ws1Sv0Ty7UL3WhexWcWIO2tn0FDvbtJherKr9XyPtbUI9Dj8yVq_vHfo_fivG6jugqI4QuJvduSM-tOg2cTsOxYd9QGu6HCuucFROF0NMEawOS8Dz010eJRv8dfy3HhWIm7eiceJf-MBLUPzyfw&amp;__tn__=-UK-R" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/">La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pour mieux répondre aux attentes de la société civile en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/05/pour-mieux-repondre-aux-attentes-de-la-societe-civile-en-tunisie/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 08:57:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Sabina Henneberg]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réduction de l’aide américaine à la Tunisie doit s'accompagner par un meilleur ciblage des fonds affectés à la société civile. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/05/pour-mieux-repondre-aux-attentes-de-la-societe-civile-en-tunisie/">Pour mieux répondre aux attentes de la société civile en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La réduction de l’aide américaine ne signifie pas nécessairement l’abandon des Tunisiens ou le processus de démocratisation à l’œuvre dans le pays. Il s’agit de mieux cibler les fonds limités qui lui sont affectés, estime l’auteur de cette étude.  </em></strong></p>



<p>Par <strong>Sabina Henneberg</strong> *</p>



<span id="more-7276552"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Sabina-Henneberg.jpg" alt="" class="wp-image-4190185" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Sabina-Henneberg.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Sabina-Henneberg-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Sabina-Henneberg-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Depuis que le président tunisien Kaïs Saïed a commencé à consolider son pouvoir en juillet 2021, la société civile autrefois forte de la Tunisie est en proie à des divisions. Elle était un produit de la période post-printemps arabe, lorsque la Tunisie est devenue un parangon pour la transition démocratique et que les ONG y ont proliféré, y compris les syndicats, les groupes de défense des droits de l’homme et les associations caritatives scolaires. Ces groupes de la société civile ont obtenu le soutien de l’Occident dans l’espoir qu’ils contribueraient à propulser la transition de l’État loin d’un régime autoritaire. Pourtant, le recul actuel a soulevé la question de savoir si tout ce soutien occidental en valait la peine.</p>



<p>Dans<a href="https://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/civil-society-tunisia-resetting-expectations" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> sa note politique</a> richement illustrée, l’experte de l’Afrique du Nord Sabina Henneberg examine le lien entre la société civile tunisienne et l’État et la meilleure façon pour les dirigeants politiques américains d’y répondre. Réduire le soutien à la société civile, soutient-elle, ne signifie pas nécessairement abandonner les Tunisiens ou la démocratisation. Au lieu de cela, il serait plus judicieux, estime-t-elle, de diriger des fonds limités en mettant l’accent sur la préservation de la loi sur les associations post-2011; donner la priorité aux efforts de lutte contre la corruption; soutenir les efforts de lutte contre le terrorisme, tout en restant conscient des soupçons de la société civile concernant la répression étatique; et renforcer les opportunités éducatives pour les jeunes Tunisiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recommandations politiques</h2>



<p>Alors que la Tunisie subit une incertitude toujours plus grande et que ses acquis démocratiques depuis 2011 s’estompent, les décideurs américains seront de plus en plus mis au défi de trouver des moyens de s’engager de manière constructive.</p>



<p>De plus, alors que l’espace de la société civile menace de se rétrécir encore plus, la communauté des donateurs désireux de soutenir le développement démocratique devra rechercher de nouvelles façons d’orienter les financements.</p>



<p>Compte tenu de l’image résolument mitigée présentée dans cet article de l’efficacité de la société civile tunisienne, les donateurs, et en particulier les États-Unis, devraient envisager d’autres moyens de soutenir la Tunisie. Réduire le soutien à la société civile ne signifie pas abandonner les Tunisiens ou le processus de démocratisation de la Tunisie.</p>



<p>Au contraire, l&rsquo;administration Biden devra faire un usage ciblé de ses ressources limitées afin que : (1) Washington ne soit associé à aucune répression des droits de l’homme ou à d’autres activités anti-démocratiques; (2) tout soutien à la société civile s’accompagne de réformes démocratiques complémentaires et d’autres formes de développement institutionnel; et (3) les intérêts américains, y compris la lutte contre l’extrémisme violent et la promotion de relations interpersonnelles solides, soient clairement avancés.</p>



<p>À long terme, le maintien de liens entre les États-Unis et la Tunisie sur la base de ces principes permettra à Washington d’être un partenaire plus efficace qui soutient les efforts des Tunisiens pour sortir d’un régime autoritaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v60jOko6GZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/">Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/embed/#?secret=rsM8iDmTj6#?secret=v60jOko6GZ" data-secret="v60jOko6GZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les recommandations générales suivantes peuvent guider ces considérations :</p>



<p><strong>S’opposer à toute réforme du décret-loi 2011-88.</strong></p>



<p>Comme dans d’autres domaines de la transformation politique de la Tunisie, ce n’est pas nécessairement la législation, mais plutôt sa mise en œuvre, qui a été un obstacle au développement sain de la société civile. L’intérêt de gérer la société civile par le DL-88 est un point sur lequel les militants de la société civile, si souvent divisés, ont tendance à s’accorder. Une première composante d’une relation réformée entre les États-Unis et la Tunisie devrait donc consister à soutenir la campagne de la société civile pour préserver la loi.</p>



<p>La pression étrangère a joué un rôle déterminant dans le blocage du projet de décret destiné à remplacer le DL-88 qui a été divulgué au début de 2022. Par conséquent, en faire un objectif central de la diplomatie américaine en Tunisie démontrerait l’engagement de Washington envers les militants pour la démocratie à l’intérieur du pays tout en aidant à préserver leur capacité à fonctionner. Encourager les partenaires français et européens à faire de même donnerait encore plus de poids à la campagne.</p>



<p>De plus, la Tunisie est devenue une plaque tournante régionale importante pour les professionnels du développement travaillant sur les pays d’Afrique du Nord (en particulier l’Égypte et la Libye), et la préservation du DL-88 éviterait tout resserrement de l’espace dans lequel les ONG internationales et nord-africaines opèrent.</p>



<p><strong>Donner la priorité aux programmes anti-corruption.</strong></p>



<p>Des niveaux élevés de corruption ont agi comme un obstacle au développement d’institutions démocratiques qui pourraient autrement être un véritable partenaire de la société civile. La corruption sape également la confiance au sein de la société tunisienne en général.</p>



<p>Que le gouvernement tunisien choisisse ou non de limiter le soutien étranger à la société civile en remplaçant le DL-88, les décideurs politiques à Washington devraient continuer à rechercher des approches efficaces pour lutter contre la corruption. Non seulement une telle assistance serait difficile à opposer au président Saïed, compte tenu de sa rhétorique populiste, mais elle pourrait également renforcer les relations entre les autorités gouvernementales et les OSC, en particulier au niveau local. Cela pourrait signifier un soutien ciblé à la bonne gouvernance par le biais de partenariats entre le gouvernement et les OSC. Un exemple serait les activités dans lesquelles la société civile et les autorités locales coopèrent pour organiser des procédures budgétaires participatives ou développer des <em>«chartes citoyennes»</em>, dans lesquelles les pouvoirs municipaux publient leur engagement à fournir des services de qualité. Un autre exemple serait le soutien aux stages pour les membres des OSC afin de travailler conjointement avec les fonctionnaires engagés dans les efforts de lutte contre la corruption.</p>



<p><strong>Continuer à soutenir les efforts de lutte contre le terrorisme.</strong></p>



<p>Comme indiqué, les militants de la société civile tunisienne sont parfaitement conscients que les États-Unis accordent la priorité à la lutte contre l’extrémisme violent, et beaucoup pensent que cela a amené Washington à fermer les yeux sur le problème croissant de la brutalité policière et d’autres violations des droits de l’homme par le ministère de l’Intérieur.</p>



<p>Non seulement cela nuit à la perception des États-Unis en général en Tunisie, mais cela sape également les processus de démocratisation en affaiblissant la crédibilité des États-Unis. Dans le même temps, la dépendance de la société civile vis-à-vis des fonds étrangers, y compris des fonds américains, risque de saper la confiance dans les OSC.</p>



<p>Restaurer la confiance dans la démocratie parmi les Tunisiens nécessitera de susciter un niveau de confiance plus élevé dans la société civile et dans les motivations de Washington. L’administration Biden devrait entreprendre un effort concerté de diplomatie publique pour aider les Tunisiens à mieux comprendre la nature et les objectifs du soutien américain aux forces de sécurité tunisiennes et, plus précisément, comment les États-Unis cherchent à impliquer la société civile dans ces efforts.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NoOG0WaUgE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/21/la-negligence-des-droits-de-lhomme-a-contribue-a-la-crise-en-tunisie/">La négligence des droits de l&rsquo;homme a contribué à la crise en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La négligence des droits de l&rsquo;homme a contribué à la crise en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/21/la-negligence-des-droits-de-lhomme-a-contribue-a-la-crise-en-tunisie/embed/#?secret=v3NfvX0lgR#?secret=NoOG0WaUgE" data-secret="NoOG0WaUgE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cela pourrait signifier, par exemple, d’organiser des conférences financées par des donateurs avec des responsables, des militants et le public pour présenter et discuter de la manière dont l’aide à la sécurité est conforme aux normes internationales des droits de l’homme.</p>



<p><strong>Plus la société civile sera impliquée dans les réformes, plus la confiance s’établira.</strong></p>



<p>Se concentrer sur l&rsquo;éducation. Compte tenu des défis auxquels est confronté le soutien à la société civile traditionnelle et des questions que les événements récents ont soulevées quant à son efficacité, le renforcement des opportunités éducatives pour les jeunes Tunisiens présente un moyen à faible risque de faire avancer les intérêts américains. Un soutien accru aux programmes de langue anglaise et aux programmes qui soutiennent le secteur de l’éducation dans les régions intérieures de la Tunisie représenterait une étape vers le dépassement de la fracture entre les régions intérieures et côtières qui a miné le développement démocratique de la Tunisie.</p>



<p>Le soutien aux programmes d’échange ou à d’autres opportunités pour les Tunisiens des communautés rurales de voyager à l’étranger pourrait également contribuer à dynamiser les jeunes de ces régions tout en maintenant de bonnes relations avec l’Occident et une bonne perception de celui-ci.</p>



<p>Enfin, bien que de portée limitée, les programmes – y compris le programme de leadership des visiteurs internationaux – qui amènent aux États-Unis des journalistes tunisiens, des militants des droits de l’homme ou des responsables gouvernementaux engagés dans la construction d’institutions démocratiques pour en savoir plus sur des processus éprouvés pourraient être étendus. Cela serait précieux dans la période actuelle, alors que les États-Unis sont susceptibles de réduire leur présence à l’intérieur de la Tunisie.</p>



<p><strong>Se préparer aux pires scénarios humanitaires.</strong></p>



<p>Bien que la Tunisie et le Fonds monétaire international aient conclu un accord au niveau du personnel sur un ensemble de prêts de 1,9 milliard de dollars, cela offrira au mieux une solution temporaire aux profonds problèmes économiques du pays. En attendant, les citoyens essaient de trouver un moyen de quitter le pays, y compris de risquer leur vie pour traverser la Méditerranée vers l’Europe en bateau.</p>



<p>De plus, si le paquet de prêts du FMI se concrétise, les réformes nécessaires, y compris les réductions de la masse salariale et des subventions, seront impopulaires. Malgré ces défis, les États-Unis devraient continuer à utiliser leur influence au sein du FMI pour faire pression en faveur des réformes nécessaires et s’engager dans toute assistance technique nécessaire pour les mettre en œuvre, à condition que le gouvernement tunisien accepte finalement leur mise en œuvre.</p>



<p>Dans l’intervalle, les troubles croissants provoqués par la détérioration des conditions économiques mondiales en raison d’une insécurité alimentaire déjà croissante obligeront Washington à être vigilant et prêt à convertir une partie de son soutien économique existant en une aide humanitaire plus rapide si la situation s&rsquo;aggrave.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/civil-society-tunisia-resetting-expectations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Institute</a>. </p>



<p><em>* Chercheuse américaine spécialisée dans l’Afrique du Nord, boursière Soref 2022-23 au Washington Institute.</em></p>
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		<title>Le sénateur Rand Paul dénonce «les gaspillages de l’argent du contribuable américain en Tunisie»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 08:53:25 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il semble que les amis occidentaux du «Printemps de Tunisie» ont perdu patience… De plus en plus de voix de ceux qui avaient réservé une standing ovation à notre 14 janvier 2011 et salué l’exemplarité de la transition démocratique de notre pays seraient sur le point de se raviser… Par Marwan Chahla Un de ces...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/12/le-senateur-rand-paul-denonce-les-gaspillages-de-largent-du-contribuable-americain-en-tunisie/">Le sénateur Rand Paul dénonce «les gaspillages de l’argent du contribuable américain en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Rand-Paul.jpg" alt="" class="wp-image-238983"/></figure>



<p><strong><em>Il semble que les amis occidentaux du «Printemps de Tunisie» ont perdu patience… De plus en plus de voix de ceux qui avaient réservé une standing ovation à notre 14 janvier 2011 et salué l’exemplarité de la transition démocratique de notre pays seraient sur le point de se raviser…</em></strong></p>



<p> Par <strong>Marwan Chahla</strong><br></p>



<span id="more-238980"></span>



<p> Un de ces rétropédalages nous est venu, la semaine dernière, des Etats-Unis où le sénateur républicain Rand Paul est en passe de devenir le<em> «Monsieur Anti-Gaspi»</em> des deniers publics américains. Sénateur du Kentucky, Etat du sud-est américain, depuis 2011, cet homme s’est forgé une solide réputation, au sein de la Chambre haute du Congrès des Etats-Unis et auprès de l’opinion américaine, de <em>«flingueur» </em>des gaspillages fédéraux.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’assistance des Etats-Unis à la Tunisie est «quasiment inutile»<br></h3>



<p> Dans le cadre de son projet intitulé <em>‘‘Waste Book’’</em>, un rapport circonstancié sur la manière dont l’argent public américain est dépensé, Rand Paul a consacré une bonne partie de l’édition été 2019 de son journal aux <em>«gaspillages de l’argent du contribuable américain en Tunisie.»</em> </p>



<p>Selon cet homme: <em>«il est vrai qu’aucun des postes des dépenses fédérales ne pourra, à lui seul, résorber le gigantesque déficit budgétaire fédéral</em> [plus de 22.000 milliards de dollars, ndlr]<em>, mais chacune des dépenses inutiles, même les plus petites, rend cette tâche encore plus ardue.»</em><br></p>



<p> Dans chaque édition de son journal, Rand Paul établit une liste de ce qu’il considère comme des <em>«dépenses fédérales abusives»</em> consenties par le gouvernement des Etats-Unis au profit de certains pays alliés de Washington. Cette édition de l’été 2019 du<em> ‘‘Waste Book’’</em>, qui passe en revue <em>«le gaspillage de 50 milliards de dollars américains»</em>, estime que l’assistance des Etats-Unis à la Tunisie dans les domaines du développement et reconstruction du pays est <em>«quasiment inutile.» </em></p>



<p><em> «Qu’est-ce qui peut justifier que le département d’Etat continue de croire [après neuf années d’appui à la transition démocratique tunisienne] que d’autres millions de dollars supplémentaires du gouvernement des Etats-Unis puissent réussir là où les centaines de millions de dollars déjà accordés ont échoué ?»</em>, s’interroge Rand Paul.<br></p>



<p> Le sénateur du Kentucky a la réponse à sa question, et elle est catégorique: les efforts du département d’Etat, qui consistent à renforcer les institutions et le processus démocratiques en Tunisie et à consolider la confiance des citoyens en leur démocratie naissante, sont<em> «tout simplement futiles.»</em><br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Rien ne sert d’<em>«imposer aux Tunisiens la stabilité politique, de l’extérieur»</em><br></h3>



<p> Selon Rand Paul, étant donné les longs retards pris par la transition démocratique tunisienne, il n’y aurait qu’un seul constat à faire: certes les tentatives américaines d’édification de nation (nation building) en Tunisie ont été moins désastreuses (et bien moins coûteuses) qu’ailleurs, mais les bonnes intentions des Etats-Unis ont été vaines car elles reviennent à <em>«imposer aux Tunisiens la stabilité politique, de l’extérieur.»</em><br></p>



<p> Le moins que l’on puisse dire, conclut le sénateur, c’est que<em> «l’implication du gouvernement américain dans les affaires internes de la Tunisie ne ferait que rendre la population tunisienne encore plus méfiante du processus politique du pays.»</em><br></p>



<p> Traduisons les propos du sénateur républicain: que les Tunisiens mettent de l’ordre dans leur maison et qu’ils passent au palier supérieur de leur construction démocratique… Alors, et seulement lorsque les Tunisiens auront appris à s’aider eux-mêmes – par les réformes, les assainissements de leurs systèmes et par le travail –, les Américains feront preuve d’une plus grande générosité à leur égard. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/12/le-senateur-rand-paul-denonce-les-gaspillages-de-largent-du-contribuable-americain-en-tunisie/">Le sénateur Rand Paul dénonce «les gaspillages de l’argent du contribuable américain en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Réduire l’aide des Etats-Unis à la Tunisie serait une grave erreur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Dec 2017 06:30:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[parti islamiste]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Premier contact de Chahed avec l&#8217;administration Trump lors de son voyage aux Etats-Unis en juillet 2017. L’auteur défend avec force l’idée selon laquelle la Tunisie, plus qu’à aucun autre moment de son histoire récente, a besoin du soutien des Etats-Unis… Par Safwan Masri * Lorsque le président Dwight Eisenhower a visité la Tunisie, le 17...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/12/reduire-laide-des-etats-unis-a-la-tunisie-serait-une-grave-erreur/">Réduire l’aide des Etats-Unis à la Tunisie serait une grave erreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-106458" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Youssef-Chahed-Etats-Unis.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Premier contact de Chahed avec l&rsquo;administration Trump lors de son voyage aux Etats-Unis en juillet 2017.</em></p>
<p><em><strong>L’auteur défend avec force l’idée selon laquelle la Tunisie, plus qu’à aucun autre moment de son histoire récente, a besoin du soutien des Etats-Unis…</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Safwan Masri</strong> *</p>
<p><span id="more-127720"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-127721" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/PSafwan-Masri.jpg" alt="" width="200" height="200" />Lorsque le président Dwight Eisenhower a visité la Tunisie, le 17 décembre 1957, il avait demandé au président Habib Bourguiba ce que les Etats-Unis pouvaient faire pour aider son jeune pays. Bourguiba, qui souhaitait construire une nation moderne se distinguant du reste du monde arabe, n’avait pas sollicité d’Eisenhower une aide militaire, mais il a plutôt demandé de la nourriture, de l’éducation et du logement pour son peuple.</p>
<p><strong>La Tunisie, seule dans le monde arabe</strong></p>
<p>Aujourd’hui, à un moment où les responsables politiques à Washington sont en pleines tractations avec la Maison Blanche sur le budget de l’Etat pour l’année 2018, ils devraient avoir présent à l’esprit cet échange entre Eisenhower et Bourguiba.</p>
<p>La requête de Bourguiba a été acceptée et, vers la fin des années 1960, le 1/6 de la croissance économique de la Tunisie était le produit de l’aide au développement fournie par les Etats-Unis.</p>
<p>Durant cette période, également, la Tunisie avait nombre d’alliances avec les Etats-Unis et d’autres puissances occidentales, malgré le fait que ces adhésions impliquaient très souvent qu’elle se soit trouvée en conflit avec le reste du monde arabe, y compris notamment lorsque Bourguiba avait défendu l’idée selon laquelle la question palestinienne devrait être résolue par étapes et qu’il avait prôné, en 1965, une solution pacifique au problème israélo-palestinien.</p>
<p>A cette époque, aussi, la Tunisie se distinguait du reste des nations arabes d’une autre manière significative. Au lendemain de son indépendance, en 1956, le pays a régulièrement alloué le plus gros du budget de l’Etat – parfois jusqu’au tiers – à l’éducation et au développement de la jeunesse tunisienne.</p>
<p>L’enseignement en Tunisie inculquait aux apprenants des valeurs qui étaient en accord avec les idéaux de pluralisme et d’ouverture et les principes que défendaient les Etats-Unis. Pour Bourguiba, l’éducation était un moyen dont il se servait pour combattre ce qu’il avait pour habitude d’appeler les structures mentales de ceux d’entre les Tunisiens qui s’opposaient ou étaient indifférents à ses programmes de modernisation du pays –notamment, par le biais de la défense des droits de la femme et de la réduction de l’influence sociale de la religion.</p>
<p>L’enseignement en Tunisie – fondé sur le bilinguisme et la mixité – avait favorisé le développement chez les apprenants de leur esprit critique et leur capacité de raisonnement. Alors que le pouvoir de la religion et son discours exclusionniste régnaient en maîtres à travers toute la région, c’était le pouvoir de l’éducation qui définissait la Tunisie et lui traçait la voie à suivre.</p>
<p>Cet investissement que le pays a consenti pour la promotion de l’éducation a fini par payer, le jour où, en 2011, les Tunisiens se sont révoltés, ont délogé Zine El-Abidine Ben Ali et, ensuite, ils ont réussi à tirer avantage de la dynamique suscité par le Printemps arabe afin d’assurer une transition pacifique vers une démocratie pleinement opérationnelle.</p>
<p>Et, en cela, l’expérience tunisienne demeure une anomalie arabe.</p>
<p><strong>Le Congrès américain réclame «pas moins» de 165 millions de dollars </strong></p>
<p>Il s’agit, en effet, d’une expérience qui, pendant plus d’un demi-siècle, a su démontrer l’importance de l’éducation et d’autres instruments de puissance douce en tant que mécanismes de progrès. Pourtant, aujourd’hui, l’administration de Donald Trump remet en question cette réalisation, et elle la menacerait même en proposant de réduire son aide financière à la Tunisie de 177 millions de dollars, en 2016, à moins de 55 millions de dollars, pour 2018 (…)</p>
<p>Les commissions budgétaires de la Chambre des représentants et du Sénat ont rejeté le projet de budget de la Maison Blanche, défendant tous deux une assistance de <em>«pas moins»</em> de 165 millions de dollars à la Tunisie. Bien que ce désaccord indique clairement que la Tunisie a de solides alliés à Washington, cette aide dépend encore d’un accord entre le législatif américain et l’administration Trump sur les affectations de crédit pour l’année 2018.</p>
<p>La transition démocratique en Tunisie reste fragile et le pays continue de faire face à de nombreux problèmes: un taux de chômage élevé, une croissance insuffisante, une montée persistante de l’endettement et une corruption endémique. (…) Le temps est donc venu pour le monde, et les Etats-Unis en particulier, de concrétiser les engagements pris à renforcer cette démocratie tunisienne émergente, qui reste vulnérable, et d’aider les Tunisiens à consolider les acquis de leur révolution et à établir la stabilité dans leur pays.</p>
<p>Avec pareil soutien, il y a tout lieu de croire que l’Etat de droit et des institutions démocratiques prévaudra dans ce pays. Depuis la chute du régime de Ben Ali, la Tunisie a adopté une constitution civile progressiste, organisé des élections parlementaires libres et équitables et tenu une présidentielle dont le vainqueur, pour la première fois dans l’histoire du pays, a été démocratiquement élu. Pour la première fois également, dans un pays arabe, un parti islamiste, Ennahdha, a abandonné son étiquette islamiste et s’est redéfini, en mai 2016, en formation politique islamo-démocrate – c’est-à-dire un parti politique qui place les intérêts économiques du pays au-dessus de toutes autres considérations; il a décidé d’interdire à ses dirigeants de participer aux activités des organisations religieuses et caritatives ou de prêcher dans les mosquées.</p>
<p>Récemment aussi, la femme tunisienne a été la première dans le monde arabe à obtenir le droit d’épouser un non-musulman; et, en août dernier, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a ébranlé le monde musulman en défendant l’idée de l’égalité successorale entre les deux sexes (selon la charia, en matière d’héritage, la femme n’a droit qu’à la moitié de ce qui revient à l’homme).</p>
<p>Il y a six décennies, les présidents Eisenhower et Bourguiba avaient mis la Tunisie sur la bonne voie et s’étaient accordés sur les termes les plus productifs de l’engagement des Etats-Unis en faveur de ce pays. Les décideurs américains, à Washington et la Maison Blanche, devraient garder à l’esprit l’histoire de cette entente entre les deux hommes d’Etat et ne jamais perdre de vue que la Tunisie demeure l’exemple unique d’une transition démocratique pacifique qui a réussi dans la région.</p>
<p>Réduire l’aide des Etats-Unis à ce pays serait une erreur très coûteuse.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Texte traduit de l’anglais par</em> <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><em>* Safwan Masri est professeur et vice-président exécutif à la prestigieuse Columbia University de New York. Il vient de publier, cet été, une livre sur notre pays (“Tunisia: An Arab Anomaly” (Columbia University Press, 2017), où il tente d’analyser l’exception tunisienne, l’unique réussite des soulèvements arabes de 2011&#8230; </em></p>
<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
<p><em><strong>Source</strong></em>: <a href="http://thehill.com/opinion/national-security/364138-tunisia-is-an-american-soft-power-success-story-keep-it-that-way"><em>‘‘The Hill’’.</em></a></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aV9A6vXR7h"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/25/vient-de-paraitre-exception-tunisienne-ou-anomalie-arabe/">Vient de paraître : Exception tunisienne ou «anomalie arabe» ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vient de paraître : Exception tunisienne ou «anomalie arabe» ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/25/vient-de-paraitre-exception-tunisienne-ou-anomalie-arabe/embed/#?secret=YNPC2BICqv#?secret=aV9A6vXR7h" data-secret="aV9A6vXR7h" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4DBmQWEL5q"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/05/financial-times-la-tunisie-a-mis-lislam-a-sa-place/">‘‘Financial Times’’ : La Tunisie a mis l’islam à sa place</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Financial Times’’ : La Tunisie a mis l’islam à sa place » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/05/financial-times-la-tunisie-a-mis-lislam-a-sa-place/embed/#?secret=eYoFDOdkmu#?secret=4DBmQWEL5q" data-secret="4DBmQWEL5q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/12/reduire-laide-des-etats-unis-a-la-tunisie-serait-une-grave-erreur/">Réduire l’aide des Etats-Unis à la Tunisie serait une grave erreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’aide américaine à la Tunisie pourrait augmenter</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Aug 2017 16:44:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide américaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Chambre des représentants propose d’augmenter l’aide totale des Etats-Unis à la Tunisie à 165,4 millions de dollars pour l’année fiscale 2018. Ce montant est plus élevé que 142 millions de dollars d’aide totale (économique et militaire) prévue dans le projet de budget de l’Etat proposé par la Maison blanche. Ce projet présenté par l’administration...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-110532" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Tunisie-Etats-Unis.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Chambre des représentants propose d’augmenter l’aide totale des Etats-Unis à la Tunisie à 165,4 millions de dollars pour l’année fiscale 2018.</strong></em></p>
<p><span id="more-110531"></span></p>
<p>Ce montant est plus élevé que 142 millions de dollars d’aide totale (économique et militaire) prévue dans le projet de budget de l’Etat proposé par la Maison blanche.</p>
<p>Ce projet présenté par l’administration américaine illustre fidèlement le slogan de campagne de Donald Trump, <em>«America First».</em></p>
<p>Ainsi, il y est question de réduire l’allocation au Département d’État de 19 milliards de dollars par rapport à 2017 (presque moins 30%), et de manière plus importante les dotations aux pays étrangers. Parallèlement, il entend augmenter les ressources de la défense de 54 milliards de dollars (plus de 10%).</p>
<p>Selon le magazine <em>‘‘Foreign Policy’’</em>, l’aide économique américaine à la Tunisie devait passer de 60 millions à 40 millions de dollars. Pour l’Égypte «la coupe» est importante : de 142,6 millions de dollars en 2016 à 75 millions en 2018, soit une baisse de 47,4 %.</p>
<p>Ces deux États pouvaient s’estimer heureux : l’assistance économique apportée au développement de 77 autres pays serait complètement abandonnée.</p>
<p>Grâce à un lobbying intense au Congrès et une visite bien préparée, mi-juillet, du chef du gouvernement Youssef Chahed, à Washington, Tunis apparaît gagnante.</p>
<p>Résultat : l’administration Trump prévoyait de diminuer respectivement de 82% et de 33 % les aides militaires et économiques en 2018 pour la Tunisie, passant au total de 142 à 55 millions de dollars, fait face, à une forte opposition de la Chambre des représentants, qui voudraient, au contraire, renforcer l’aide à la Tunisie, l’unique <em>success story</em> du <em>«Printemps arabe»</em>.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>H. M.</strong></p>
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		<title>Le partenariat Tunisie-Etats-Unis sert les intérêts américains</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/14/le-partenariat-tunisie-etats-unis-sert-les-interets-americains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 07:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Washington]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chahed reçu à Washington par le ministre du Trésor américain Steven Mnuchin. L’auteur, haut responsable du think-tank IRI, explique l’intérêt fondamental qu’ont les Etats-Unis à continuer d’appuyer la transition démocratique en Tunisie. Par Scott Mastic * Ces dernières années, la Tunisie a eu droit à une vaste couverture médiatique – pour des raisons à la fois...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/14/le-partenariat-tunisie-etats-unis-sert-les-interets-americains/">Le partenariat Tunisie-Etats-Unis sert les intérêts américains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-106171" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Youssef-Chahed-Steven-Mnuchin.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Chahed reçu à Washington par le ministre du Trésor américain Steven Mnuchin.</em></p>
<p><em><strong>L’auteur, haut responsable du think-tank IRI, explique l’intérêt fondamental qu’ont les Etats-Unis à continuer d’appuyer la transition démocratique en Tunisie.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Scott Mastic </strong>*</p>
<p><span id="more-106170"></span></p>
<p>Ces dernières années, la Tunisie a eu droit à une vaste couverture médiatique – pour des raisons à la fois positives et négatives. En tant berceau du Printemps arabe et un des rares pays de la région à accomplir des progrès significatifs sur la voie de la transition démocratique, la Tunisie demeure, à plus de titre, une lueur d’espoir dans une région si agitée. Cependant, dans le même temps, le pays a également fait la une de la presse en raison du nombre de Tunisiens qui ont rejoint les rangs de l’EI en Syrie et en Libye.</p>
<p><strong>Le pays n’est pas sur la bonne voie, selon 83% des Tunisiens</strong></p>
<p>La visite du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, cette semaine à Washington, offre l’occasion de mettre en exergue l’importance stratégique d’une Tunisie sûre et démocratique pour les intérêts américains. Depuis la révolution de 2011, la Tunisie a avancé à pas de géant: en développant un système parlementaire pluraliste, en organisant avec succès des élections libres et transparentes et en adoptant une constitution qui offre toutes les garanties de la liberté de pensée et d’expression.</p>
<p>Toutefois, ces progrès peuvent être facilement inversés et ils restent vulnérables aux niveaux faibles de la confiance que le peuple place en la capacité du gouvernement à offrir un avenir meilleur. Et si ces tendances négatives se poursuivent, la stabilité de ce pays stratégiquement important sera sérieusement mise en danger.</p>
<p>Une récente enquête menée par l’International Republican Institute (IRI) a révélé la précarité de cette situation: 83% des Tunisiens estiment que leur pays n’est pas sur la bonne voie. La raison? Dans une très large mesure, il s’agit tout simplement de questions fondamentales pressantes. Près de 90% qualifient la situation économique actuelle dans le pays de mauvaise, alors qu’un nombre croissant de Tunisiens reconnaissent qu’ils éprouvent de sérieuses difficultés à joindre les deux bouts.</p>
<p>Lorsqu’on les interroge sur ce que devrait être la première priorité de leur gouvernement, une écrasante majorité de Tunisiens choisissent le dossier économique et déclarent que la lutte contre la corruption est la meilleure manière de relancer l’activité économique. Ces révélations sont confirmées par les résultats d’une autre étude conduite récemment par un groupe de chercheurs de l’IRI dans la ville de Béja, sur les facteurs déterminants du radicalisme islamiste.</p>
<p>Ces groupes de discussion ont démontré que le chômage, la gouvernance déplorable des affaires locales et la corruption endémique privent les citoyens tunisiens de leur sens de responsabilité et de leur estime d’eux-mêmes et accroissent leurs vulnérabilités au recrutement par les extrémistes violents. Durant les six dernières années, le pays a connu une croissance économique très faible et la dévaluation du dinar a sensiblement érodé le pouvoir d’achat du consommateur tunisien.</p>
<p>De plus, les régions longtemps négligées de l’intérieur du pays –là où la révolution de 2011 a démarré – sont toujours pauvres. (…)</p>
<p>Jusqu’ici, la jeune démocratie tunisienne a donné la preuve de sa solidité à faire front à tous ces défis. Cependant, avec cette instabilité sur le pas de sa porte et la grogne à l’intérieur, le risque de dérapage pour ce pays est véritablement énorme. La recherche que nous avons menée montre que plus le fossé entre les attentes des citoyens et leur réalité de tous les jours s’approfondit plus la tentation extrémiste devient grande. Si le gouvernement est incapable de répondre aux besoins du peuple et de donner la preuve que le pays est en train de réaliser des progrès, le gouvernement risque d’être déstabilisé par des éléments antidémocratiques à l’affût de la première occasion pour tirer avantage des vacances de pouvoir –de la même manière que l’EI a colonisé la Libye de l’intérieur.</p>
<p><strong>Aide américaine à la Tunisie, 0,00045% du budget fédéral </strong></p>
<p>Dans une région sous le choc du désordre et du dysfonctionnement politique, les Etats-Unis ne peuvent guère se permettre de laisser un allié émergent comme la Tunisie emprunter la voie de la Libye. Face à tous les défis auxquels elle a été confrontée, la Tunisie a administré la preuve d’une résilience qu’aucun Etat du Printemps arabe n’a été capable de démontrer. Et elle a clairement exprimé son souhait de renforcer son partenariat avec les Etats-Unis dans une région où les alliés de cette crédibilité sont extrêmement rares. En outre, la situation positive du pays en rapport avec ses voisins d’Afrique du nord accorde à la Tunisie une position de choix dans la résolution de la crise libyenne, assurant, de fait, une fonction d’interlocuteur essentiel, avec l’Algérie et l’Egypte, dans les pourparlers de paix sur cette question.</p>
<p>Sur le plan économique, la proportion élevée de citoyens francophones en Tunisie et sa main d’œuvre qualifiée font de ce pays une porte d’entrée vers l’Afrique francophone pour les entreprises américaines. Ceci ne sera pas seulement profitable au milieu des affaires américain –le progrès économique en Tunisie est essentiel pour faire barrage aux terroristes, au trafic de stupéfiants et des armes, et les flux migratoires quittant l’Afrique du nord pour l’Europe et bien au-delà.</p>
<p>A la tête du gouvernement tunisien, depuis moins d’un an, M. Chahed a pris des mesures qui répondent aux exigences populaires de réprimer la corruption, en ordonnant l’arrestation de plusieurs hommes d’affaires suspects. Cette campagne anti-corruption, qui se poursuit, donne la preuve que le gouvernement tunisien essaie de faire ce qu’il faut pour relancer la croissance économique du pays.</p>
<p>Depuis 2011, le modeste investissement de l’Amérique dans la transition démocratique tunisienne a été plus que largement rentable. Avec moins de 19 millions de dollars consentis par le gouvernement des Etats-Unis, des organisations pour la promotion de la démocratie comme l’IRI ont permis de mettre sur pied des partis politiques en Tunisie, soutenu des dirigeants tunisiens dans la rédaction d’une constitution la plus démocratique du monde arabe et se sont assurées de la tenue par le pays de ses premiers scrutins libres et équitables.</p>
<p>Durant l’année fiscale 2017 (qui prend fin en avril 2018, ndlr), les Etats-Unis devraient dépenser environ 27 millions de dollars en aide à la promotion de la démocratie et la gouvernance en Tunisie et près de 50 millions de dollars en soutien à l’économie tunisienne. Ensemble, ces deux catégories d’assistance représentent 0,2% du total de l’aide étrangère américaine ou 0,00045% du budget fédéral des Etats-Unis.</p>
<p>Afin de rétablir la stabilité en Afrique du nord, il est absolument indispensable que les Etats-Unis poursuivent les efforts de renforcement de leur alliance avec la Tunisie. De toute évidence, une transition démocratique tunisienne réussie consolidera la stabilité régionale; mais une incapacité du gouvernement tunisien à tenir ses promesses de bonne gouvernance et de développement économique risque de produire un autre Etat fragilisé. En accordant une priorité entière au partenariat avec la Tunisie, les Etats-Unis pourront faire valoir, dans la région, les objectifs de leur diplomatie <em>«America First»</em> (L’Amérique d’abord, ndlr).</p>
<p style="text-align: right;"><em>Article traduit de l’anglais par</em> <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><em>*Scott Mastic est directeur regional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord auprès de l’International Republican Institute (IRI), une organisation à but non-lucratif basée à Washington, informellement liée au Parti républicain et travaillant avec d’autres think-tanks néolibéraux à « soutenir la croissance des libertés politiques et économiques, de la bonne gouvernance et des droits humains dans le monde… »</em></p>
<p><em>**Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p><em><strong>Source</strong></em>: <a href="http://thehill.com/blogs/pundits-blog/foreign-policy/341661-how-a-us-tunisia-partnership-puts-americas-interests-first"><em>‘‘The Hill’’</em></a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/14/le-partenariat-tunisie-etats-unis-sert-les-interets-americains/">Le partenariat Tunisie-Etats-Unis sert les intérêts américains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Washington pourrait augmenter l’aide à la Tunisie en 2017</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/08/11/washington-pourrait-augmenter-laide-a-la-tunisie-en-2017/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Aug 2016 08:41:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès américain]]></category>
		<category><![CDATA[Département d’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Washington]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le congrès américain pourrait se montrer plus compréhensif et coopératif que l’année dernière avec le Département d’Etat pour ce qui est de l’aide des Etats-Unis à la Tunisie. Selon le site ‘‘Al Monitor’’, les deux chambres du congrès – la Chambre des représentants et le Sénat – semblent avoir entendu les appels qui leur ont...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/08/11/washington-pourrait-augmenter-laide-a-la-tunisie-en-2017/">Washington pourrait augmenter l’aide à la Tunisie en 2017</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-24892" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/11/Tunisie-Etats-Unis.jpg" alt="Tunisie-Etats-Unis" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong><em>Le congrès américain pourrait se montrer plus compréhensif et coopératif que l’année dernière avec le Département d’Etat pour ce qui est de l’aide des Etats-Unis à la Tunisie. </em></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-60963"></span></p>
<p style="text-align: left;">Selon le site<a href="http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2016/07/tunisia-looks-to-us-to-entrench-democracy.html#ixzz4GuwpFLei"><em> ‘‘Al Monitor’’</em></a>, les deux chambres du congrès – la Chambre des représentants et le Sénat – semblent avoir entendu les appels qui leur ont été lancé – notamment par l’ambassadeur de Tunisie à Washington, Fayçal Gouiaa – en vue d’une augmentation de l’aide américaine à notre pays.</p>
<p style="text-align: left;">En effet, les propositions de la Chambre des représentants et du Sénat excéderaient la demande du Département d’Etat pour la Tunisie respectivement de 20 et de 5 millions de dollars.</p>
<p style="text-align: left;">En 2015, le Sénat avait pendant longtemps bloqué l’octroi à la Tunisie d’une aide de 134 millions de dollars, avant de donner son feu vert.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Nabil Ben Ameur </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/08/11/washington-pourrait-augmenter-laide-a-la-tunisie-en-2017/">Washington pourrait augmenter l’aide à la Tunisie en 2017</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Daniel Rubinstein : Les Etats-Unis ont alloué 780 M$ à la transition en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/13/daniel-rubinstein-les-etats-unis-ont-alloue-780-m-a-la-transition-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 15:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Rubinstein]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’aide financière des Etats-Unis à la transition politique en Tunisie depuis la révolution de janvier 2011 s’est élevée à 780 millions de dollars (M$). Ce chiffre a été avancé par Daniel Rubinstein, ambassadeur des Etats-Unis à Tunis, mercredi 13 avril, à Tunis, en ouverture de la conférence sur la décentralisation en Tunisie, sous le thème...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/13/daniel-rubinstein-les-etats-unis-ont-alloue-780-m-a-la-transition-en-tunisie/">Daniel Rubinstein : Les Etats-Unis ont alloué 780 M$ à la transition en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-43962" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Daniel-Rubinstein.jpg" alt="Daniel-Rubinstein" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>L’aide financière des Etats-Unis à la transition politique en Tunisie depuis la révolution de janvier 2011 s’est élevée à 780 millions de dollars (M$).</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-46785"></span></p>
<p style="text-align: left;">Ce chiffre a été avancé par Daniel Rubinstein, ambassadeur des Etats-Unis à Tunis, mercredi 13 avril, à Tunis, en ouverture de la conférence sur la décentralisation en Tunisie, sous le thème «<em>Quel pouvoir local voulons-nous</em> ?».</p>
<p style="text-align: left;">Le chef de la représentation diplomatique états-unienne à Tunis a précisé que sur cette enveloppe 100 M$ ont été consacré à la construction de la démocratie, sans préciser la répartition de ce montant.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Nabil Ben Ameur </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/13/daniel-rubinstein-les-etats-unis-ont-alloue-780-m-a-la-transition-en-tunisie/">Daniel Rubinstein : Les Etats-Unis ont alloué 780 M$ à la transition en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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