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	<title>Archives des Albert Memmi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Albert Memmi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie et le piège de la francophonie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Memmi]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les élites tunisiennes, cette francophonie imposée par la France fonctionne comme une «prison dorée».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/la-tunisie-et-le-piege-de-la-francophonie/">La Tunisie et le piège de la francophonie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La relation entre Tunis et Paris demeure structurante, omniprésente, asymétrique mais rentière, hégémonique et colonialiste dans ses préceptes fondamentaux. Quand trop ce n’est pas assez…. Car derrière la coopération culturelle et économique se profile une réalité plus dérangeante : celle d’une domination linguistique et symbolique qui enferme la Tunisie dans ce que l’on pourrait appeler le piège de la francophonie.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18519977"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Ce piège n’est pas une simple question de langue. Il est historique, politique et économique. La langue française, introduite durant la période coloniale, s’est imposée comme langue de l’administration, du savoir et des élites.</p>



<p>Or, comme l’a magistralement analysé Albert Memmi dans <em>Portrait du colonisé</em>, la domination coloniale ne disparaît pas avec l’indépendance : elle se reconfigure dans les esprits, les pratiques et les structures. La francophonie, dans ce contexte, apparaît moins comme un espace de partage que comme la prolongation d’une hiérarchie ancienne.</p>



<p>Les événements présentés par l’ambassade de France à Tunis en sont une illustration contemporaine. Qu’il s’agisse du Business Forum Afrique-France, de la saison Méditerranée ou des programmes de coopération culturelle, la Tunisie est invitée, encouragée, parfois sommée de participer à des dispositifs conçus ailleurs, selon des logiques définies à Paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Asymétrie et diktats</h2>



<p>L’asymétrie est subtile mais réelle : la Tunisie s’insère, obligée d’une certaine manière, dans la France qui structure en Tunisie. Faisant comme chez elle.</p>



<p>Cette subordination est honteuse et contreproductive pour la culture et la souveraineté de la Tunisie.</p>



<p>Pour les élites tunisiennes, cette francophonie imposée par la France fonctionne comme une <em>«prison dorée»</em>.</p>



<p>Elle offre des opportunités, des réseaux, une reconnaissance internationale. Mais elle enferme aussi dans un espace linguistique très limité, franchouillard, de plus en plus déconnecté des dynamiques globales. Car le monde du savoir, de la technologie et de l’innovation parle aujourd’hui une autre langue : l’anglais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le verdict de l’économie</h2>



<p>Les données internationales sont sans équivoque. Un expert maîtrisant l’anglais bénéficie en moyenne d’un avantage salarial significatif, souvent estimé à plus de 1000 dollars annuels supplémentaires, et peut voir ses revenus doubler par rapport à ceux limités à un espace linguistique restreint.</p>



<p>Plus fondamentalement, l’accès à la connaissance passe désormais quasi exclusivement par l’anglais : publications scientifiques, innovations technologiques, intelligence artificielle, finance internationale.</p>



<p>Dans ce contexte, la francophonie agit comme un filtre, voire comme un retardateur. Les travaux produits aux États-Unis ou dans les grands centres de recherche anglophones sont souvent traduits en français avec plusieurs années de décalage.</p>



<p>Les universitaires francophones, y compris en France, accusent un retard structurel dans l’appropriation des innovations de rupture. Ce décalage se répercute directement sur des pays comme la Tunisie, qui dépend de ces circuits de diffusion indirects.</p>



<p>Le résultat est un cercle vicieux. Faute de moyens pour accéder directement aux universités anglo-saxonnes, les étudiants tunisiens passent par des intermédiaires francophones. Faute d’exposition à l’anglais, ils restent confinés dans des marchés limités. Et faute d’ouverture linguistique, l’économie tunisienne peine à s’intégrer pleinement dans les chaînes de valeur globales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le complexe du colonisé </h2>



<p>Mais au-delà de l’économie, il y a une dimension psychologique. Albert Memmi parlait du <em>«complexe du colonisé»</em> : cette tendance à intérioriser la supériorité de l’autre et à chercher sa validation. La francophonie, pour une partie des élites tunisiennes, devient ainsi un refuge identitaire autant qu’un outil de distinction sociale. On s’y réfugie faute de mieux, parfois par conformisme, parfois par naïveté.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de rejeter la France. Elle est un partenaire historique, un espace culturel riche, et pour beaucoup de Tunisiens, un pays d’adoption. Mais l’enjeu est ailleurs : il s’agit de sortir d’une relation exclusive, de rompre avec une dépendance héritée, et de rééquilibrer les horizons.</p>



<p>La Tunisie doit repenser sa politique linguistique comme un levier stratégique. Cela implique de renforcer massivement l’apprentissage de l’anglais dès le plus jeune âge, d’encourager la production scientifique directe dans les circuits internationaux, et de multiplier les partenariats avec les universités et entreprises anglo-saxonnes. Il ne s’agit pas de remplacer une dépendance par une autre, mais d’élargir les possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une langue ce n’est pas neutre</h2>



<p>Car une langue n’est jamais neutre. Elle structure l’accès au savoir, conditionne les opportunités économiques et façonne les imaginaires. Tant que la Tunisie restera enfermée dans une francophonie exclusive, elle restera à la périphérie du monde qui innove.</p>



<p>Sortir de cette <em>«prison dorée»</em> est donc une urgence. Non pas contre la France, mais pour la Tunisie. Le savoir et la technologie se créent et se communiquent en anglais, et la Tunisie n’a pas besoin de rentier et intermédiaire francophone pour accéder au progrès.</p>



<p><em>* Economiste.</em></p>



<p><strong>Blog de l’auteur&nbsp;</strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>. &nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Réédition de l’‘‘Autobiographie impossible’’ d’Albert Memmi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/reedition-de-lautobiographie-impossible-dalbert-memmi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 09:39:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Mahfoudh]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Memmi]]></category>
		<category><![CDATA[Autobiographie impossible]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du colonisé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ‘‘Autobiographie impossible’’ , Albert Memmi livre une réflexion libre sur le couple, la foi, le racisme et la vieillesse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/reedition-de-lautobiographie-impossible-dalbert-memmi/">Réédition de l’‘‘Autobiographie impossible’’ d’Albert Memmi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les éditions Grasset viennent de rééditer ‘‘Autobiographie impossible’’ (collection «Les Cahiers rouges», Paris, 24 avril 2024, 224 p.), où l’écrivain franco-tunisien Albert Memmi plonge au cœur des sujets les plus fondamentaux de la condition humaine : l’identité, le travail, la famille, l’amour, la politique, la religion, l’art.</em></strong></p>



<span id="more-13147827"></span>



<p>Dans cet ouvrage initialement publié en 1985 dans l’emblématique collection <em>«Ce que je crois»</em> du même éditeur, l’auteur du célèbre essai <em>‘‘Portrait du colonisé’’</em>  et du roman autobiographique<em> ‘<em>‘</em>La statue de sel’’</em>, propose une méditation libre, qui explore les idéaux et les hypothèses formant sa vision du monde.</p>



<p>Penseur du post-colonialisme, Albert Memmi expose dans cette <em>‘‘Autobiographie impossible’’</em><em> </em>ses convictions sur les questions de racisme et d’exclusion, sur les tensions culturelles et sociales d’un monde structuré par les inégalités. Plus que jamais d’actualité, il s’interroge sur la question de l’identité et de la validité du moi comme unicité.</p>



<p><em>«Essai, sans doute, et important, mais aussi mémoire intime, où Albert Memmi parsème son texte d’évocations nostalgiques et de souvenirs vivaces sur sa Tunisie natale. Une autobiographie intellectuelle majeure, par l’une des grandes voix de la littérature que l’on n’appelait pas encore post-coloniale»</em>, note l’éditeur sur la quatrième de couverture. &nbsp;</p>



<p>Evoquant cet ouvrage, le romancier tunisien d’expression française Ahmed Mahfoudh écrit ceci sur sa page Facebook&nbsp;: <em>«</em><em>Trente-cinq ans avant sa mort, Albert Memmi (1920-2020) livrait (…) ce texte aux allures d’inventaire provisoire, où l’écrivain et intellectuel, fidèle à une méthode d’écriture combinant récit personnel, philosophie et sociologie, livrait le fruit d’une vie de réflexion sur le couple (son miracle et ses apories), la foi, le racisme (il y propose la notion d’«hétérophobie»), la pauvreté, la vieillesse…»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/reedition-de-lautobiographie-impossible-dalbert-memmi/">Réédition de l’‘‘Autobiographie impossible’’ d’Albert Memmi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Juifs de Tunisie, je t’aime moi non plus</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/17/juifs-de-tunisie-je-taime-moi-non-plus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 08:48:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Zouaoui]]></category>
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		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'attentat de Djerba remet sur la table la place qu’occupe la communauté juive dans la société tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/17/juifs-de-tunisie-je-taime-moi-non-plus/">Juifs de Tunisie, je t’aime moi non plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le dernier attentat  ayant visé la synagogue de la Ghriba, le 10 mai 2023 à Djerba, et  qui a coûté la vie à cinq personnes dont un Français, a remis sur la table la place qu’occupe la communauté juive dans la société tunisienne.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-7961616"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure>
</div>


<p>Il va sans dire que cet attentat est un acte isolé perpétré par un loup solitaire. Cet acte a, d’ailleurs, suscité l’émoi de toute la Tunisie qui s’est défendue des soupçons antisémites qu’une certaine presse internationale tente injustement de lui accoler.</p>



<p>Il est faux aussi de prétendre que la communauté juive en Tunisie vit en permanence dans l’insécurité ou qu’elle subit des vexations au quotidien, loin s’en faut.</p>



<p>Le dernier attentat contre le temple de la Ghriba, ou celui de 2002 contre le même lieu de culte juif n’attestent en rien d’une ambiance raciste, antisémite ou xénophobe. La Tunisie, à l’instar de plusieurs pays dans le monde, est exposée à l’hydre du terrorisme qui frappe là où on ne l’attend pas. Et plusieurs sites différents en ont été la cible dans notre pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des leçons de tolérance</h2>



<p>Faut-il rappeler à ce propos que tout au long de son histoire, la Tunisie n’a pas connu de pogroms antisémites. Bien&nbsp; au contraire, les Israélites de Tunisie ont bénéficié d’une protection des hautes autorités aussi bien religieuses que politiques.</p>



<p>A titre d’exemple, le Saint patron de Tunis&nbsp;<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/histoire-et-legende-sidi-mahrez-et-les-juifs-del-harra/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sidi Mehrez</a> (951-1022) a pris la&nbsp;communauté juive&nbsp;sous son aile en leur assignant un quartier spécial — la&nbsp;Hara&nbsp;— à proximité de sa propre demeure.</p>



<p>Au cours de la seconde guerre mondiale, Moncef Bey, le souverain de Tunis,&nbsp;s’est opposé, en 1942, à l’application des lois iniques de Vichy contre les juifs et a incité ses sujets musulmans à accueillir chez eux leurs concitoyens de confession israélite pour les protéger du nazisme.</p>



<p>Habib Bourguiba a, de son côté, veilla au grain sur l’ouverture de son nouvel État à tous les&nbsp;Tunisiens sans distinction de race ou de religion. Et l’on se rappelle son discours de 1967, lorsqu’après la guerre israélo-arabe, des boutiques de citoyens juifs ont été saccagées. Il avait déclaré que les Tunisiens juifs étaient aussi ses enfants et menacé de lourdes sanctions ceux qui leur portent atteinte. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XZUBV2WcQc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/histoire-et-legende-sidi-mahrez-et-les-juifs-del-harra/">Histoire et légende : Sidi Mahrez et les juifs d’El Hara…</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire et légende : Sidi Mahrez et les juifs d’El Hara… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/histoire-et-legende-sidi-mahrez-et-les-juifs-del-harra/embed/#?secret=3ebw4SPP60#?secret=XZUBV2WcQc" data-secret="XZUBV2WcQc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces leçons de tolérance et d’acceptation d’autrui dont témoigne notre longue histoire ne nous dédouanent pas pour autant de notre responsabilité envers cette minorité. Le sentiment antisémite envers la communauté juive existe bel et bien. Certes, il n’est pas ostentatoire, mais plutôt insidieux et à bas bruit. Il se manifeste à travers des plaisanteries de mauvais goût aux relents haineux et discriminatoires. A tel enseigne que le vocable juif devient parfois dans la bouche de certains d’entre nous une offense.</p>



<p>Et pourtant, l’apport de la communauté israélite à notre patrimoine culturel est d’une grande richesse<strong>. </strong>Qui se souvient encore aujourd’hui parmi les jeunes des<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/les-celebres-chanteurs-tunisiens-juifs-un-ouvrage-signe-fakher-rouissi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> chanteurs </a>tels que Cheikh Afrite, Raoul Journo ou Habiba Msika, du célèbre architecte Olivier-Clément Cacoub, ou alors de l’écrivain Albert Memmi, du sociologue Pierre Sebag ou du célébrissime linguiste Claude Hagège et j’en passe et des meilleurs? Quant à la finesse de la cuisine judéo-arabe de Tunisie, elle est perpétuée par un grand nombre de nos chefs. &nbsp;</p>



<p>Sauf que de toute l’histoire des juifs tunisiens, qui s’étend sur près de deux mille ans, seul le pèlerinage de la Ghriba revient dans les médias, une fois par an, au mois de mai. Mais qu’en sera-t-il de cet événement religieux s’il n’était pas consubstantiellement lié à l’ouverture de la saison touristique en Tunisie&nbsp;? Car en dehors de ce pèlerinage à la Ghriba, on n’entend plus parler de cette communauté. Pire encore, certains ignorent même jusqu’à son existence</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une communauté invisible</h2>



<p>Il est vrai que la population des juifs tunisiens n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin. Elle compte, aujourd’hui, un peu plus de 1000 individus habitants pour la plupart dans l’île de Djerba. Et pourtant, avant l’indépendance, les Tunisiens de confession juive étaient présents dans presque toutes les villes du pays, de Bizerte à Djerba en passant par Tunis, Sousse, Moknine, Sfax, le Kef, Kairouan, Gabes et bien d’autres.</p>



<p>Les raisons du rétrécissement de cette communauté sont multiples. Elles remontent d’abord au fameux décret Crémieux&nbsp;qui attribua d’office depuis 1870 la citoyenneté française aux&nbsp; Israélites indigènes. Lequel décret a incité un bon nombre d’entre eux à s’exiler en France dans l’espoir de meilleures perspectives de vie. Aussi, les émeutes provoquées par la guerre de Six jours en 1967 avaient précipité le départ vers l’exil de plusieurs milliers de juifs tunisiens. Et ce, sans parler du choix religieux et idéologique que d’aucuns ont fait en allant s’installer en Israël après la création de cet Etat en 1948.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bPKkLRhCmY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/kais-saied-les-juifs-la-palestine-et-la-duplicite-de-loccident/">Kaïs Saïed, les juifs, la Palestine et la duplicité de l’Occident</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed, les juifs, la Palestine et la duplicité de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/kais-saied-les-juifs-la-palestine-et-la-duplicite-de-loccident/embed/#?secret=F3rIwx5ust#?secret=bPKkLRhCmY" data-secret="bPKkLRhCmY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par ailleurs, l’invisibilité de la communauté juive ne s’explique pas seulement par les raisons ci-dessus citées, elle est aussi le fruit de leur exclusion volontaire de la vie politique. En effet, la constitution tunisienne de 1959 ne les autorise pas à se présenter aux élections présidentielles.&nbsp; Elle leur interdit aussi de s’enrôler dans l’armée ou de porter les armes.</p>



<p>Depuis l’indépendance, seuls trois citoyens de confession juive ont dirigé des ministères, en l’occurrence Albert Bessis ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme en 1955, remplacé par son coreligionnaire André Barouch en 1956, et plus récemment René Trabelsi, ministre du Tourisme de 2018 à 2020.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour plus d’efforts d’ouverture</h2>



<p>Parce qu’elle est multiple et indivisible, la Tunisie se doit de promouvoir une image plus ouverte sur la pluralité de ses héritages. Pour cela, elle doit décourager, mordicus, toutes sortes de velléités racistes, antisémites ou xénophobes. Le vote par le parlement, en 2018, d’une loi condamnant le racisme sous toutes ses formes est à marquer d’une pierre blanche. Encore faut-il que les lois soient respectées.&nbsp;</p>



<p>Aussi, plus d’effort doit être fourni dans ce sens pour éviter que le malentendu qui résulte de l’ignorance d’autrui. Plusieurs pistes sont à explorer pour combler le manque de connaissance de ces minorités. La diffusion d’émissions sur les religions juive et chrétienne à la radio et à la télévision, à l’instar de celles qui traite de l’islam, en est une parmi d’autres. Pareilles émissions contribueront à rapprocher les communautés entre elles et à lever toutes sortes de malentendus. Il y a aussi l’introduction, dans le cursus scolaire, de l’enseignement des doctrines juive et chrétienne. Ceci permettrait d’éduquer la jeune génération à la tolérance et à l’acceptation des différences. Et enfin, la transmission officielle de la part des hauts responsables de l’Etat des vœux à l’occasion des fêtes religieuses juives et chrétiennes, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays du monde, en l’occurrence le Canada ou la Nouvelle Zélande</p>



<p>Enfin, l’histoire de la Tunisie&nbsp;a doté son peuple d’une certaine ouverture d’esprit et d’une propension à aller vers l’autre. Ce qui lui permit de résister aux tentations de repli sur soi, toutes les fois que le discours identitaire refait surface, prôné par les partisans d’un panarabisme primaire et d’un islamisme obtus et radical. </p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire de l’Etat à la retraite.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pqA9h6N7uh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/les-celebres-chanteurs-tunisiens-juifs-un-ouvrage-signe-fakher-rouissi/">« Les célèbres chanteurs tunisiens juifs » : Un ouvrage signé Fakher Rouissi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Les célèbres chanteurs tunisiens juifs » : Un ouvrage signé Fakher Rouissi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/les-celebres-chanteurs-tunisiens-juifs-un-ouvrage-signe-fakher-rouissi/embed/#?secret=MQaVHhVniu#?secret=pqA9h6N7uh" data-secret="pqA9h6N7uh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/17/juifs-de-tunisie-je-taime-moi-non-plus/">Juifs de Tunisie, je t’aime moi non plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Vient de paraître : Les littératures du Maghreb en langue russe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Feb 2022 09:16:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Albert Memmi]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bécheur]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzi Mellah]]></category>
		<category><![CDATA[littératures du Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Moscou]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Tlili]]></category>
		<category><![CDATA[Prof. Svetlana Projogina]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un ouvrage volumineux (400 p.) consacré aux littératures du Maghreb et aux auteurs de langue française vient de paraître à Moscou, à l’Institut des études de l’Orient-Académie des Sciences, par l’académicienne Prof. Svetlana Projogina. Les oeuvres de nombreux écrivains y sont étudiées et analysées. Figurent les auteurs, entre autres, Taos Amrouche, Ali Bécheur, Azouz Begag,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/25/vient-de-paraitre-les-litteratures-du-maghreb-en-langue-russe/">Vient de paraître : Les littératures du Maghreb en langue russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Litteratures-tunisiennes-en-russe.jpg" alt="" class="wp-image-381971"/></figure></div>



<p><strong><em>Un ouvrage volumineux (400 p.) consacré aux littératures du Maghreb et aux auteurs de langue française vient de paraître à Moscou, à l’Institut des études de l’Orient-Académie des Sciences, par l’académicienne Prof. Svetlana Projogina. </em></strong></p>



<span id="more-381970"></span>



<p>Les oeuvres de nombreux écrivains y sont étudiées et analysées. Figurent les auteurs, entre autres, Taos Amrouche, Ali Bécheur, Azouz Begag, Tahar Ben Jelloun, Tahar Bekri, Maïssa Bey, Rachid Boudjedra, Nina Bouraoui, Albert Camus, Driss Chraïbi, Mohammed Dib, Tahar Djaout, Assia Djebar, Nabile Farés, Mouloud Feraoun, Malek Haddad, Yasmina Khadra, Mohamed Khaïreddine, Abdelatif Laâbi, Mouloud Mammeri, Abdelwahhab Meddeb, Faouzi Mellah, Albert Memmi, Rachid Mimouni, Malika Mokaddem, Boualem Sansal, Leila Sebbar, Ahmed Séfrioui, Jean Sénac, Abdelhak Serhane, Mustapha Tlili, Kateb Yacine.</p>



<p>Le titre français de l’ouvrage pourrait être&nbsp;traduit ainsi : «Le temps de ne pas vivre et de ne pas mourir».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/25/vient-de-paraitre-les-litteratures-du-maghreb-en-langue-russe/">Vient de paraître : Les littératures du Maghreb en langue russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunis : Des hommages posthumes à la mémoire d’Albert Memmi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 06:12:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Memmi]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance Française de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque nationale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[hommage posthume]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Bibliothèque nationale tunisienne et l’Alliance française de Tunis organisent respectivement des hommages à l’écrivain franco-tunisien Albert Memmi, le 26 juin et le 1er juillet 2020. Un mois après sa disparition, deux hommages posthumes seront rendus à la mémoire du grand romancier et essayiste Albert Memmi, décédé le 22 mai dernier. Considéré comme le père...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Untitled-2.jpg" alt="" class="wp-image-305036"/></figure></div>



<p><strong><em>La Bibliothèque nationale tunisienne et l’Alliance française de Tunis organisent respectivement des hommages à l’écrivain franco-tunisien Albert Memmi, le 26 juin et le 1<sup>er</sup> juillet 2020.</em></strong></p>



<span id="more-305029"></span>



<p>Un mois après sa disparition, deux hommages posthumes seront rendus à la mémoire du grand romancier et essayiste Albert Memmi, décédé le 22 mai dernier.</p>



<p>Considéré comme le père des écrivains francophones en Tunisie (l’Académie Française lui avait décerné le Grand Prix de la Francophonie en 2004 pour l’ensemble de son œuvre), Albert Memmi est né à Tunis en 1920 dont il évoque le souvenir entre autres dans son roman autobiographique <em>«La statue de sel»</em> (1953), préfacé par Albert Camus. «<em>Comme une mère, une ville natale ne se remplace pas</em>», écrivait-il.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Untitled-3-1.jpg" alt="" data-id="305039" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Untitled-3-1.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=305039" class="wp-image-305039"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Untitled-4.jpg" alt="" data-id="305040" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Untitled-4.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=305040" class="wp-image-305040"/></figure></li></ul></figure>



<p>C’est d’abord la salle Tahar Haddad à la Bibliothèque nationale qui accueillera une rencontre autour de l’œuvre et de la vie d’Albert Memmi avec plusieurs interventions et témoignages de personnalités intellectuelles comme Raja Ben Slama, Afef Mbarek, Samir Marzouki, Ichraf Ben Hammouda, Samia Kassab Charfi…</p>



<p>L’Alliance Française de Tunis organisera par la suite un après-midi littéraire modéré par le journaliste et animateur Hatem Bourial où seront présents des amis de feu Albert Memmi et des spécialistes de son oeuvre.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
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		<title>Albert Memmi décède à 100 ans : L’étranger entre Orient et Occident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2020 12:14:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Memmi]]></category>
		<category><![CDATA[La Statue de sel]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du colonisé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Albert Memmi, écrivain juif natif de Tunis, auteur de nombreux essais et romans en français, langue du colonisateur, vient de décéder le 22 mai 2020 à Paris, à l’âge de 100 ans. Un bel esprit libre et réfractaire qui a pleinement contribué à la formation intellectuelle de plusieurs générations de Maghrébins. Par Mohamed Sadok Lejri...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Albert-Memmi.jpg" alt="" class="wp-image-300519"/></figure>



<p><strong><em>Albert Memmi, écrivain juif natif de Tunis, auteur de nombreux essais et romans en français, langue du colonisateur, vient de décéder le 22 mai 2020 à Paris, à l’âge de 100 ans. Un bel esprit libre et réfractaire qui a pleinement contribué à la formation intellectuelle de plusieurs générations de Maghrébins.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>



<span id="more-300518"></span>



<p>Nous assistons, depuis quelques semaines, à une véritable hécatombe dans les rangs des artistes et hommes de plume. Des noms prestigieux, que nous connaissons depuis toujours, s’éteignent l’un après l’autre et à quelques jours d’intervalle. C’est triste de voir ceux qui nous ont fait rêver et les beaux esprits qui ont pleinement contribué à notre formation intellectuelle fermer définitivement les paupières.</p>



<p>Nous pouvons citer, à titre d’exemples, Jean Daniel, Lucien Sève, Christophe, Chedly Klibi, Michel Piccoli, Salah Stétié et Jean-Loup Dabadie. Le nom du célèbre écrivain tunisien, devenu français en 1973, Albert Memmi, vient de s’ajouter à cette funèbre liste. J’espère que cette dernière mettra du temps avant de s’allonger.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un écrivain pris entre trois mondes</h3>



<p>Albert Memmi était un individu pris entre trois mondes. Ses essais s’apparentaient souvent à des études sociologiques [cf. <em>“Portrait du colonisé, précédé de Portrait du colonisateur’’</em> (1957) ; <em>‘‘Portrait d&rsquo;un juif’’ </em>(1966);<em> ‘‘Juifs et Arabes’’</em> (1974)], ils étaient nourris de son expérience de la vie et exprimaient sa conscience douloureuse. Le même déchirement apparaît clairement dans ses romans, notamment dans<em> ‘‘Le Scorpion ou la Confession imaginaire’’</em> (1969),<em> ‘‘Agar’’</em> (1955) et dans le roman qui l’a fait connaître aux lecteurs francophones,<em> ‘‘La Statue de sel’’</em> (1953).</p>



<p><em>«Descendrais-je d’une tribu berbère que les Berbères ne me reconnaîtraient pas, car je suis Juif et non Musulman, citadin et non montagnard; porterais-je le nom exact du peintre que les Italiens ne m’accueilleraient pas, car je suis Africain et non Européen. Toujours je me retrouverai Mordekhaï, Alexandre Bénillouche, indigène dans un pays de colonisation, Juif dans un univers antisémite, Africain dans un monde où triomphe l’Europe»</em>, écrit-il dans ce roman , où il raconte son enfance de juif à Tunis.</p>



<p><em>‘‘La statue de sel est’’</em>, en effet, le roman qui a fait connaître Albert Memmi au public. Il est paru en 1953, et pourtant l’idée centrale de ce livre est toujours d’actualité. En effet, <em>‘‘La statue de sel’’</em> traite des problèmes de ceux qui sont à cheval sur deux civilisations.</p>



<p>Dans ce roman, Albert Memmi prend pour personnage principal un Tunisien israélite. Son cas est celui de tous ceux qui sont déchirés entre d’un côté les traditions et les coutumes ancestrales et de l’autre la philosophie et la grande aventure de la connaissance apportées par la civilisation occidentale. L’histoire est vue de l’intérieur à travers les yeux du narrateur, les événements qui se déroulent dans ce roman n’interviennent en quelque sorte que comme réactifs.</p>



<p>Albert Memmi a choisi ce titre pour son roman car la statue de sel évoque l’histoire de la femme de Loth, changée en statue pour avoir regardé derrière elle malgré sa promesse. L’écrivain aborde les problèmes psychologiques qui se posent aux personnes prises dans différents milieux. Il aborde ces problèmes de front et en parle d’une façon crue, tout en se dévoilant.</p>



<p>Voici un deuxième extrait du roman :<em> «Devant l’impossible union des deux parties de moi-même, je décidai de choisir. Entre l’Orient et l’Occident, entre les croyances africaines et la philosophie, entre le patois et le français, il me fallait choisir : je choisissais Poinsot, ardemment, vigoureusement. Un jour, entrant dans un café, je me suis vu en face de moi-même ; j’eus une peur atroce. J’étais moi et je m’étais étranger. C’était un miroir qui couvrait tout un mur, si net qu’on ne le devinait pas. Je me devenais étranger tous les jours davantage. Il me fallait cesser de me regarder, sortir du miroir.»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">La littérature colonisée condamnée à mourir jeune</h3>



<p>Albert Memmi a également cerné une question qui, aujourd’hui, est encore d’une actualité brûlante : le <em>«drame linguistique»</em> que connaissait la littérature maghrébine. Il estimait que la littérature maghrébine d’expression française était issue d’une histoire coloniale plus ou moins violente et qu’elle avait un héritage linguistique qui n’a eu de cesse de déclencher polémiques et vives animosités. Longtemps considérée comme le symbole de l’acculturation de l&rsquo;intellectuel maghrébin, ou encore comme son <em>«butin de guerre»</em>, la littérature maghrébine d’expression française était, selon lui, vouée à l’extinction.</p>



<p>Ces lignes prophétiques, feu Albert Memmi les a écrites en 1957 : <em>«Les prochaines générations, nées dans la liberté, écriront spontanément dans leur langue retrouvée. Sans attendre si loin, une autre possibilité peut tenter l&rsquo;écrivain; décider d&rsquo;appartenir totalement à la littérature métropolitaine. Laissons de côté les problèmes éthiques soulevés par une telle attitude. C’est alors le suicide de la littérature colonisée. Dans les deux perspectives, seule l’échéance différant, la littérature colonisée de langue européenne semble condamnée, à mourir jeune, et sans postérité.»</em></p>



<p>D’aucuns pensent que cette terrible prédiction faite par Albert Memmi a été démentie par les événements. Pourvu qu’elle soit complètement fausse, mais ça dépendra de nous…</p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="J6AEgx1RC4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/26/tunisie-an-1-le-journal-dalbert-memmi/">‘‘Tunisie, an 1’’ : Le journal d’Albert Memmi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Tunisie, an 1’’ : Le journal d’Albert Memmi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/26/tunisie-an-1-le-journal-dalbert-memmi/embed/#?secret=mk4mxit7CN#?secret=J6AEgx1RC4" data-secret="J6AEgx1RC4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CcV7OQDbyr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/commemoration-de-la-rafle-des-juifs-de-tunis-le-9-decembre-1942/">Commémoration de la rafle des juifs de Tunis, le 9 décembre 1942</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Commémoration de la rafle des juifs de Tunis, le 9 décembre 1942 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/commemoration-de-la-rafle-des-juifs-de-tunis-le-9-decembre-1942/embed/#?secret=gCVUFBaEAp#?secret=CcV7OQDbyr" data-secret="CcV7OQDbyr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/25/albert-memmi-decede-a-100-ans-letranger-entre-orient-et-occident/">Albert Memmi décède à 100 ans : L’étranger entre Orient et Occident</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Commémoration de la rafle des juifs de Tunis, le 9 décembre 1942</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 11:59:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Memmi]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Degas]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Bourial]]></category>
		<category><![CDATA[Institut français de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Le Journal de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[rafle des juifs de Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rafle des juifs de Tunis, le 9 décembre 1942, sera commémorée le lundi 16 décembre 2019 à 14h30 à l’auditorium de l’Institut français de Tunis (IFT), au 20-22 avenue de Paris, Tunis. Cette commémoration, qui aura lieu en présence des participants au pèlerinage de Rabbi Isthak Hai Taieb Lo Met, est organisée par le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/commemoration-de-la-rafle-des-juifs-de-tunis-le-9-decembre-1942/">Commémoration de la rafle des juifs de Tunis, le 9 décembre 1942</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Albert-Memmi.jpg" alt="" class="wp-image-264537"/></figure>



<p><strong><em> La rafle des juifs de Tunis, le 9 décembre 1942, sera commémorée le lundi 16 décembre 2019 à 14h30 à l’auditorium de l’Institut français de Tunis (IFT), au 20-22 avenue de Paris, Tunis.  </em></strong></p>



<span id="more-264534"></span>



<p> Cette commémoration, qui aura lieu en présence des participants au pèlerinage de Rabbi Isthak Hai Taieb Lo Met, est organisée par le Laboratoire du Patrimoine de l’Université de la Manouba, en association avec l’Association de sauvegarde du patrimoine culturel des juifs de Tunisie (Paris). </p>



<p> Outre le rappel des faits historiques et la projection de films documentaires, le programme comprend un échange entre notre confrère Hatem Bourial et le professeur Guy Dugas, autour du livre <em>‘‘Journal de guerre 1939-1943 : Suivi de Journal d’un travailleur forcé et autres textes de circonstance’’ </em>d’Albert Memmi, Paru le 21 février 2019.</p>



<p> Proclamation du statut des Juifs en 1940, occupation italo-allemande en 1942 et 1943, théâtre de l’affrontement entre les forces de l’Axe et celles des Alliés : la Tunisie a été mêlée de près aux convulsions de la Seconde Guerre mondiale.</p>



<p><em> ‘‘Le Journal de guerre’’</em> d’Albert Memmi nous parle, au jour le jour, de ces événements, commentant le conflit, la défaite française, les lois antisémites de Vichy, la société coloniale contemporaine et la montée des discriminations en Tunisie. </p>



<p> <em>«Apprenti-philosophe»</em> âgé d’à peine vingt ans et farouchement pacifiste, l’auteur se trouve d&rsquo;abord affecté dans un bureau de recrutement de la main d’œuvre juive, puis s’engage volontairement dans un camp de travail forcé, pour vivre au contact <em>«des souffrances physiques et des détresses morales»</em> infligées à sa communauté. </p>



<p> Né d&rsquo;une rude épreuve personnelle, le <em>«Journal d’un travailleur forcé» </em>constitue un témoignage rare sur les camps de travail sous tutelle italienne ou allemande, mais c’est aussi un texte littéraire dans lequel bien des engagements de l&rsquo;œuvre future d’Albert Memmi trouvent leur origine.</p>



<p> Pour ce jeune auteur, c’est dans cette écriture expérimentale du réel, à la première personne et sans compromis, que s’est jouée l’expérience fondatrice : celle de sa future vocation d’écrivain.</p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ckMCZGaaN9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/26/tunisie-an-1-le-journal-dalbert-memmi/">‘‘Tunisie, an 1’’ : Le journal d’Albert Memmi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Tunisie, an 1’’ : Le journal d’Albert Memmi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/26/tunisie-an-1-le-journal-dalbert-memmi/embed/#?secret=jKNoVCDbtB#?secret=ckMCZGaaN9" data-secret="ckMCZGaaN9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JviTV6FiWI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/12/patrimoine-vers-la-creation-dun-musee-du-judaisme-tunisien/">Patrimoine: Vers la création d&rsquo;un musée du judaïsme tunisien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Patrimoine: Vers la création d&rsquo;un musée du judaïsme tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/12/patrimoine-vers-la-creation-dun-musee-du-judaisme-tunisien/embed/#?secret=sjVs3EgP1x#?secret=JviTV6FiWI" data-secret="JviTV6FiWI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/commemoration-de-la-rafle-des-juifs-de-tunis-le-9-decembre-1942/">Commémoration de la rafle des juifs de Tunis, le 9 décembre 1942</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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