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	<title>Archives des anglais - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des anglais - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie et le piège de la francophonie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/la-tunisie-et-le-piege-de-la-francophonie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Memmi]]></category>
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		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les élites tunisiennes, cette francophonie imposée par la France fonctionne comme une «prison dorée».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/la-tunisie-et-le-piege-de-la-francophonie/">La Tunisie et le piège de la francophonie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La relation entre Tunis et Paris demeure structurante, omniprésente, asymétrique mais rentière, hégémonique et colonialiste dans ses préceptes fondamentaux. Quand trop ce n’est pas assez…. Car derrière la coopération culturelle et économique se profile une réalité plus dérangeante : celle d’une domination linguistique et symbolique qui enferme la Tunisie dans ce que l’on pourrait appeler le piège de la francophonie.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18519977"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Ce piège n’est pas une simple question de langue. Il est historique, politique et économique. La langue française, introduite durant la période coloniale, s’est imposée comme langue de l’administration, du savoir et des élites.</p>



<p>Or, comme l’a magistralement analysé Albert Memmi dans <em>Portrait du colonisé</em>, la domination coloniale ne disparaît pas avec l’indépendance : elle se reconfigure dans les esprits, les pratiques et les structures. La francophonie, dans ce contexte, apparaît moins comme un espace de partage que comme la prolongation d’une hiérarchie ancienne.</p>



<p>Les événements présentés par l’ambassade de France à Tunis en sont une illustration contemporaine. Qu’il s’agisse du Business Forum Afrique-France, de la saison Méditerranée ou des programmes de coopération culturelle, la Tunisie est invitée, encouragée, parfois sommée de participer à des dispositifs conçus ailleurs, selon des logiques définies à Paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Asymétrie et diktats</h2>



<p>L’asymétrie est subtile mais réelle : la Tunisie s’insère, obligée d’une certaine manière, dans la France qui structure en Tunisie. Faisant comme chez elle.</p>



<p>Cette subordination est honteuse et contreproductive pour la culture et la souveraineté de la Tunisie.</p>



<p>Pour les élites tunisiennes, cette francophonie imposée par la France fonctionne comme une <em>«prison dorée»</em>.</p>



<p>Elle offre des opportunités, des réseaux, une reconnaissance internationale. Mais elle enferme aussi dans un espace linguistique très limité, franchouillard, de plus en plus déconnecté des dynamiques globales. Car le monde du savoir, de la technologie et de l’innovation parle aujourd’hui une autre langue : l’anglais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le verdict de l’économie</h2>



<p>Les données internationales sont sans équivoque. Un expert maîtrisant l’anglais bénéficie en moyenne d’un avantage salarial significatif, souvent estimé à plus de 1000 dollars annuels supplémentaires, et peut voir ses revenus doubler par rapport à ceux limités à un espace linguistique restreint.</p>



<p>Plus fondamentalement, l’accès à la connaissance passe désormais quasi exclusivement par l’anglais : publications scientifiques, innovations technologiques, intelligence artificielle, finance internationale.</p>



<p>Dans ce contexte, la francophonie agit comme un filtre, voire comme un retardateur. Les travaux produits aux États-Unis ou dans les grands centres de recherche anglophones sont souvent traduits en français avec plusieurs années de décalage.</p>



<p>Les universitaires francophones, y compris en France, accusent un retard structurel dans l’appropriation des innovations de rupture. Ce décalage se répercute directement sur des pays comme la Tunisie, qui dépend de ces circuits de diffusion indirects.</p>



<p>Le résultat est un cercle vicieux. Faute de moyens pour accéder directement aux universités anglo-saxonnes, les étudiants tunisiens passent par des intermédiaires francophones. Faute d’exposition à l’anglais, ils restent confinés dans des marchés limités. Et faute d’ouverture linguistique, l’économie tunisienne peine à s’intégrer pleinement dans les chaînes de valeur globales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le complexe du colonisé </h2>



<p>Mais au-delà de l’économie, il y a une dimension psychologique. Albert Memmi parlait du <em>«complexe du colonisé»</em> : cette tendance à intérioriser la supériorité de l’autre et à chercher sa validation. La francophonie, pour une partie des élites tunisiennes, devient ainsi un refuge identitaire autant qu’un outil de distinction sociale. On s’y réfugie faute de mieux, parfois par conformisme, parfois par naïveté.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de rejeter la France. Elle est un partenaire historique, un espace culturel riche, et pour beaucoup de Tunisiens, un pays d’adoption. Mais l’enjeu est ailleurs : il s’agit de sortir d’une relation exclusive, de rompre avec une dépendance héritée, et de rééquilibrer les horizons.</p>



<p>La Tunisie doit repenser sa politique linguistique comme un levier stratégique. Cela implique de renforcer massivement l’apprentissage de l’anglais dès le plus jeune âge, d’encourager la production scientifique directe dans les circuits internationaux, et de multiplier les partenariats avec les universités et entreprises anglo-saxonnes. Il ne s’agit pas de remplacer une dépendance par une autre, mais d’élargir les possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une langue ce n’est pas neutre</h2>



<p>Car une langue n’est jamais neutre. Elle structure l’accès au savoir, conditionne les opportunités économiques et façonne les imaginaires. Tant que la Tunisie restera enfermée dans une francophonie exclusive, elle restera à la périphérie du monde qui innove.</p>



<p>Sortir de cette <em>«prison dorée»</em> est donc une urgence. Non pas contre la France, mais pour la Tunisie. Le savoir et la technologie se créent et se communiquent en anglais, et la Tunisie n’a pas besoin de rentier et intermédiaire francophone pour accéder au progrès.</p>



<p><em>* Economiste.</em></p>



<p><strong>Blog de l’auteur&nbsp;</strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>. &nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/la-tunisie-et-le-piege-de-la-francophonie/">La Tunisie et le piège de la francophonie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ilyes Zouari : «L’Algérie perdra beaucoup à remplacer le français par l’anglais»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/ilyes-zouari-lalgerie-perdra-beaucoup-a-remplacer-le-francais-par-langlais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 07:20:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Ilyes Zouari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En remplaçant le français par l’anglais comme seconde langue, l’Algérie commettrait une très grave erreur et hypothéquerait son avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/ilyes-zouari-lalgerie-perdra-beaucoup-a-remplacer-le-francais-par-langlais/">Ilyes Zouari : «L’Algérie perdra beaucoup à remplacer le français par l’anglais»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«En passant à l’anglais, l’Algérie commettrait la deuxième plus lourde erreur de son histoire, après celle de 1962 lorsqu’elle s’était jetée dans les bras de l’URSS», estime Ilyes Zouari, le président du Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone (Cermf). Qui ajoute : «L’Algérie ferait mieux de s’inspirer de la sagesse, de l’intelligence et de la clairvoyance de ses voisins francophones du Maghreb.» </em></strong></p>



<span id="more-17644862"></span>



<p>Ces propos ont été tenus dans un entretien du chercheur tunisien avec la chaîne YouTube <a href="https://www.youtube.com/watch?v=zFnsXWGinQs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Algérie Part</a> consacrée à l’actualité algérienne.</p>



<p>Répondant aux voix qui s’élèvent en Algérie pour appeler à remplacer le français par l’anglais en tant que seconde langue dans le pays. Il avertit : <em>«L’Algérie va détruire (une nouvelle fois) son avenir si elle remplace le français par l’anglais».</em> Si le régime algérien fait passer le pays à l’anglais, <em>«l’Algérie basculera dans la zone linguistique la moins dynamique économiquement du continent et du monde arabe (la zone francophone étant toujours globalement la plus dynamique, n’en déplaise aux ignorants et soi-disant experts…)»</em>, analyse Ilyes Zouari. <em>«Le pays se coupera de l’océan et du marché francophones qui l’entourent (et notamment de l’Afrique francophone, qui vient de dépasser les 500 millions d’habitants, cette année)»</em>, argumente-t-il.</p>



<p>L’Algérie se rapprochera culturellement, lentement mais sûrement, des pays arabes du Moyen-Orient, sur lesquels elle finira par s’aligner. D’où une explosion, à moyen terme, de l’extrémisme religieux, et du port du niqab. L’Algérie se <em>«démaghrebisera»</em>.</p>



<p>Le pays verra se réduire ses débouchés migratoires (étudiants, travailleurs…), vu l’hostilité historique des pays anglo-saxons à l’égard des populations arabes.</p>



<p>Enfin, le pays n’améliorera même pas son niveau en anglais, toutes les études démontrant que les pays arabes francophones dépassent déjà largement les pays arabo-anglophones, anciennes colonies anglaises, et même largement le Japon et la Chine (eux aussi très largement dépassés par la France&#8230;). A terme, tout semble donc indiquer que le niveau en anglais des Algériens finirait par baisser, conclut Ilyes Zouari.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/ilyes-zouari-lalgerie-perdra-beaucoup-a-remplacer-le-francais-par-langlais/">Ilyes Zouari : «L’Algérie perdra beaucoup à remplacer le français par l’anglais»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Boualem Sansal : «Défendre le français face à la montée du globish</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/boualem-sansal-defendre-le-francais-face-a-la-montee-du-globish/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 09:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Boualem Sansal souligne l’importance vitale de la langue française dans un contexte où le «globish» — un anglais simplifié et largement utilisé dans le monde des affaires. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/boualem-sansal-defendre-le-francais-face-a-la-montee-du-globish/">Boualem Sansal : «Défendre le français face à la montée du globish</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son dernier livre, ‘‘Le français, parlons-en !’’, Boualem Sansal souligne l’importance vitale de la langue française dans un contexte où le «globish» — un anglais simplifié et largement utilisé dans le monde des affaires et de la communication internationale — tend à dominer.</em></strong></p>



<span id="more-14099669"></span>



<p>Dans une interview avec <em><a href="https://www.marianne.net/societe/boualem-sansal-les-francais-sont-mentalement-colonises" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marianne</a></em>, l’écrivain algérien exprime son inquiétude quant à la perception du français en France, où défendre cette langue est souvent considéré comme un combat désuet, voire ridicule.</p>



<p>Sansal évoque une réalité troublante : pour de nombreux Français, parler de la préservation de la langue française suscite des rires ou des réponses en anglais. Il constate une déconnexion alarmante entre l’identité linguistique et culturelle et l’attitude de ceux qui semblent se moquer des préoccupations liées à l’avenir de la langue. Pour lui, cette dérision témoigne d’une forme de <em>«colonisation mentale»</em>, où les Français eux-mêmes semblent abandonner leur héritage linguistique au profit d’une langue étrangère.</p>



<p>Dans son discours, Sansal rappelle que perdre sa langue, c’est perdre une part de son âme. Les pays qui n’ont pas su préserver leur langue ou qui l’ont trahie, selon lui, risquent de ne pas avoir d’avenir. Il évoque avec nostalgie le temps où le français était considéré comme une langue impériale, un vecteur de savoir, de culture et de diplomatie. Il a été élevé dans cette vision d’une langue riche et prestigieuse, ce qui rend sa préoccupation d’autant plus poignante.</p>



<p>En soulignant que le français a longtemps été une langue de référence dans les sciences, la littérature et les échanges internationaux, Sansal nous met en garde contre le danger de l’abandonner. Il plaide pour une prise de conscience collective sur la nécessité de défendre et de promouvoir la langue française, afin de préserver non seulement une forme d’expression, mais aussi l’identité culturelle et l’avenir des générations à venir. Cette réflexion s’inscrit dans un appel à une résurgence d’intérêt et de fierté pour la langue française, qui doit être perçue comme un atout et non comme une entrave dans un monde globalisé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/boualem-sansal-defendre-le-francais-face-a-la-montee-du-globish/">Boualem Sansal : «Défendre le français face à la montée du globish</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘The fall of the kingdom of the Punjab’’ : un Etat indépendant rayé de la carte par les Anglais</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/the-fall-of-the-kingdom-of-the-punjab-un-etat-independant-raye-de-la-carte-par-les-anglais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Mar 2024 06:52:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1849, les Anglais annexaient le royaume du Punjab à leurs possessions indiennes. Pourtant rien ne laissait présager un tel dénouement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/the-fall-of-the-kingdom-of-the-punjab-un-etat-independant-raye-de-la-carte-par-les-anglais/">‘‘The fall of the kingdom of the Punjab’’ : un Etat indépendant rayé de la carte par les Anglais</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 1849, les Anglais, autrement dit la John Company, annexaient le royaume du Punjab à leurs possessions indiennes. Pourtant rien ne laissait présager un tel dénouement. Le royaume disposait de l’armée autochtone la plus puissante d’Asie, commandée par des officiers français issus des guerres napoléoniennes, ou américains, et ayant à sa disposition outre une cavalerie et une infanterie entraînée à l’européenne, une puissante artillerie. Cette armée avait combattu souvent avec succès contre les terribles guerriers Pathans, et avait même réussi à conquérir sur eux la province du nord-ouest et la ville de Peshawar.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-12028917"></span>



<p>Les relations entre le royaume et la compagnie des Indes orientales qui avait conquis la totalité de l’Inde avaient été cordiales. Les Anglais avaient néanmoins obtenu un droit de passage vers l’Afghanistan et ils avaient réussi à conquérir Kaboul avec l’aide des régiments punjabis. Cependant ils n’avaient pas pu s’y maintenir; ils avaient été exterminés par les tribus montagnardes. Par ailleurs, ils avaient interdit à leurs alliés punjabis toute extension en direction du Sind ou l’Est, la rivière Sutlej devant constituer la frontière commune entre les deux puissances. Ainsi toutes les principautés indépendantes à l’est de la rivière&nbsp; passaient sous la dépendance des Anglais.</p>



<p>On ignore à quel moment les dirigeants de la John Company ont commencé à envisager la conquête du royaume voisin, d’autant que jusque-là son gouvernement s’était conduit en allié loyal.</p>



<p>Il convient de rappeler ici que l’élément dominant de l’Etat Punjabi était constitué par les Sikhs, cette confrérie religieuse d’inspiration soufie composée essentiellement par les paysans jats hindous sous l’autorité des dirigeants religieux appelés Gurus à qui était reconnue une autorité quasiment divine comparable à celle des imams chiites.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Britanniques à la manœuvre &nbsp;</h2>



<p>L’histoire&nbsp;de la confrérie, d’abord pacifique, avait été une succession de guerres contre le gouvernement musulman moghol, et quelques gurus avaient été pris et exécutés après avoir été torturés. Le dernier, Gobind Singh, avait demandé qu’après sa mort, nul guru ne lui succédât, le livre saint, l’Adi Granth, constitué d’une compilation d’hymnes composés par les gurus et des soufis musulmans, faisant désormais office de guide de la communauté.</p>



<p>Les Sikhs étaient donc fondamentalement hostiles aux musulmans qui composaient pourtant la majorité de la population. Au début du XIXe siècle Ranjit Singh avait réussi à réunifier la totalité du Punjab, le Kashmir, et une partie de l’Afghanistan sous son autorité. Mais à sa mort, en 1839, une lutte pour le pouvoir s’engageait entre différents clans sikhs, Sindhiwala, Majithia, Attari Wala, un autre, celui des Dogra, étant hindou. Son premier successeur était empoisonné, le second, son fils, mourait sous les blocs de pierre d’une arche écroulée lors de son passage à dos d’éléphant, le troisième était assassiné alors qu’il essayait une arme à feu. L’un des instigateurs du meurtre, un des frères Dogra, s’enfuyait au Kashmir en emportant la totalité du trésor royal, et l’autre se réfugiait en territoire anglais dont l’autorité apparaissait ainsi impliquée dans les désordres survenus dans l’Etat voisin. Une reine était décapitée par ses servantes, tout comme l’était un premier ministre par les soldats.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vf9a7bIx8U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/">‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/embed/#?secret=YFmLCmCXTH#?secret=vf9a7bIx8U" data-secret="vf9a7bIx8U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cependant à partir de 1845 les Anglais mobilisaient&nbsp;leurs forces indiquant clairement qu’ils se préparaient à attaquer. On en ignore encore les raisons. Le Punjab étant la voie d’invasion de l’Inde à partir de l’Afghanistan, ils n’auraient eu d’autre choix que de l’occuper, d’autant que sa population étant en majorité musulmane se serait forcément ralliée à d’éventuels envahisseurs partageant sa religion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démembrement du Punjab</h2>



<p>La première guerre anglo-sikhe débutait quand&nbsp;l’armée du Punjab franchissait la rivière Sutlej sur son propre territoire pour prévenir les mouvements des Britanniques et cela fournissait à ces derniers&nbsp; un prétexte pour ouvrir les hostilités. Plusieurs batailles se déroulaient dont la plus indécise, celle de Ferozeshah, voyait les Britanniques à deux doigts du désastre final qui aurait signifié leur expulsion de l’Inde, être sauvés par la défection de deux chefs de l’armée sikhe.</p>



<p>La première guerre se terminait à Subran avec une nouvelle défaite sikhe et une nouvelle défection de son commandement, et était suivie par le démembrement du Punjab duquel étaient détachés le Kashmir, les collines sub-himalayennes et la frontière du Nord-Ouest. Le pouvoir était nominalement transféré à l’enfant Duleep Singh sous l’autorité de sa mère. Mais très vite celle-ci devenant un symbole de la pérennité de l’État et de l’indépendance était exilée.</p>



<p>La deuxième guerre anglo-sikhe débutait en&nbsp;1849 après un premier soulèvement à Multan et le massacre d’officiers anglais, ainsi que la tentative d’agents anglais de lancer les Afghans dans une guerre contre les Sikhs. La bataille de Chilian Wala voyait une nouvelle fois les Anglais menacés d’annihilation et une fois encore les Sikhs s’abstenir de porter le coup décisif par la faute d’un commandement déficient. La guerre se terminait à Gujrat par une dernière défaite après l’épuisement des munitions dans le camp punjabi.</p>



<p>Le Punjab était ainsi définitivement annexé et devenait une province de l’Inde britannique. Le Koh i noor, ce diamant extraordinaire allait orner la couronne britannique&nbsp;jusqu’à ce jour.</p>



<p>Le maharajah Duleep Singh déposé vivrait en Angleterre et se convertirait au christianisme perdant ainsi tout espoir de se voir rétablir sur le trône.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ir2uIFmHze"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/">«Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/embed/#?secret=tBZ7mZZiG7#?secret=Ir2uIFmHze" data-secret="Ir2uIFmHze" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les auteurs Sikhs, tels le célèbre écrivain journaliste Khushwant Singh, auteur du présent ouvrage, traitant de cette époque troublée, se sont&nbsp;appuyés sur des témoignages, en général issus d’officiers ou administrateurs directement impliqués dans les évènements, le plus souvent anglais, quelquefois européens, ayant un intérêt à dépeindre la Cour Royale du Punjab sous un jour très négatif, afin d’en justifier une conquête autrement injustifiable. L’un des principaux demeure celui du militaire américain Gardner. C’est dire combien il faille en prendre connaissance avec prudence.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fuite, corruption, trahison… &nbsp;</h2>



<p>&nbsp;Les Punjabis contemporains expliquent donc la défaite de leur pays par la trahison, d’abord celle des Dugras, ces hindous qui avaient effectivement aidé les Anglais en s’abstenant d’envoyer des soldats les combattre, puis acheté le Kashmir, et dont le dernier descendant, Hari Singh, empêcherait le rattachement de cette province peuplée aux 3/4 de musulmans, au Pakistan lors de la partition en 1947.</p>



<p>Relativement aux chefs sikhs abandonnant le champ de bataille au moment décisif et épargnant aux Britanniques un désastre certain, il y aurait beaucoup à dire; il est certain que les Anglais ont souvent tenté de circonvenir leurs adversaires par la corruption. La révolte arabe du Hedjaz, en 1916, l’a plus tard prouvé.</p>



<p>Néanmoins, il est étonnant que les chefs de l’armée à&nbsp;Ferozeshah qu’on aurait pu à tout le moins accuser d’incompétence après leur fuite du champ de bataille, pour ne pas dire de trahison, aient été ceux là mêmes qui ont mené la bataille suivante perdue à Subran en 1846.</p>



<p>La question se pose aussi pour Chilian&nbsp;Wala. Cette fois encore, à deux doigts d’une victoire totale, le commandement sikh a failli ou trahi.</p>



<p>La conclusion qui se dégage est édifiante: il est vrai que l’Etat sikh à la mort de Ranjit Singh est apparu non seulement traversé par des fractures communalistes mais aussi dénué des institutions et des traditions politiques nécessaires à une transition institutionnelle du pouvoir; les concurrents ont fait usage des mêmes moyens, l’assassinat, la trahison, la calomnie, que ceux qui étaient utilisés à la cour ottomane dans les mêmes conditions. Mais une réalité demeure: l’Etat sikh, armée et gouvernement, n’ont apparemment, pas plus que le président Sadate en 1973, jamais eu l’intention de vaincre, parce qu’une défaite anglaise aurait comporté pour eux le risque du rétablissement dans le sous-continent d’un pouvoir musulman, perspective qu’ils craignaient plus que tout. Il est à cet égard significatif que lors de la grande révolte contre les Anglais en 1857, ces derniers aient pu compter sur les soldats sikhs qu’ils venaient pourtant de réprimer 8 années auparavant, pour réduire avec succès les soldats hindous et musulmans qui s’étaient soulevés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fOWSsguHGV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/">‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/embed/#?secret=7zL2EkqS7F#?secret=fOWSsguHGV" data-secret="fOWSsguHGV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Faut-il en conclure que les soldats punjabis&nbsp;trahis et tombés sur le champ de bataille à Ferozeshah et Chiliianwala étaient essentiellement musulmans? Le Punjab était demeuré la seule province du nord de l’Inde fidèle à la couronne britannique lors de la grande mutinerie. Les élites au pouvoir au Punjab, sikhes et hindoues, étaient parfaitement conscientes qu’étant minoritaires dans un pays majoritairement musulman, seul le pouvoir des Anglais aurait pu préserver leur position dominante dans la société. Dans ces conditions, les accusations de trahison portées aujourd’hui contre les Dugra hindous, qui semblent justifiées, ou les généraux sikhs exécutant&nbsp;en réalité les ordres de leur gouvernement, s’apparentent plus aux luttes politiques contemporaines en vue de l’établissement d’un Etat proprement sikh au Punjab dans le cadre de la fédération indienne, ou en dehors d’elle et baptisé alors Khalistan, la destruction du Temple d’Or d’Amritsar en 1984 ayant constitué le paroxysme de la lutte indépendantiste.</p>



<p>Il existe aujourd’hui au Canada et aux Etats Unis un mouvement politique Punjabi pro Khalistan, dont quelques militants ont été assassinés, il y a quelques mois, suscitant des accusations au plus haut niveau (Trudeau et Biden) contre les services secrets de l’Inde.</p>



<p>Ce livre, écrit, il ne faut pas l’oublier, sous l’égide de la Fondation Rockefeller, révèle donc depuis sa publication en 1962 un double intérêt, d’abord punjabi nostalgique d’une indépendance révolue illégalement supprimée par les Anglais que&nbsp;la libération de l’Inde et surtout la création du Pakistan n’ont pas rétablie, ensuite américain qui n’a certainement rien d’innocent et que l’accession de l’Inde au statut de grande puissance ne rend que plus actuel.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘The Fall of the Kingdom of Punjab’’ de Khushwant Singh , éd. Penguin Books Limited, 200 pages, 13 août 2014. </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CVdn4wMzr5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/04/the-history-of-history-la-destruction-de-la-mosquee-dayodhya-en-inde/">‘‘The History of History’’ : la destruction de la mosquée d’Ayodhya en Inde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The History of History’’ : la destruction de la mosquée d’Ayodhya en Inde » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/04/the-history-of-history-la-destruction-de-la-mosquee-dayodhya-en-inde/embed/#?secret=kOuR1dOAOG#?secret=CVdn4wMzr5" data-secret="CVdn4wMzr5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Louis XI’’, l’universelle araignée : la ruse au pouvoir, la guerre par les autres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jan 2024 07:21:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[duc de Bourgogne]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XI]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[traité de Cambrai]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pouvoir royal établi par Louis XI au 15e siècle a conservé un caractère absolutiste qui a marqué de son empreinte la République Française.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/21/louis-xi-luniverselle-araignee-la-ruse-au-pouvoir-la-guerre-par-les-autres/">‘‘Louis XI’’, l’universelle araignée : la ruse au pouvoir, la guerre par les autres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Contrairement à l’Angleterre où la noblesse alliée à la bourgeoisie a finalement eu le dessus et imposé sa volonté en imposant une monarchie constitutionnelle, le pouvoir royal établi en France par Louis XI (1461-1483) a conservé un caractère absolutiste qui a perduré jusqu’à la Révolution (1789-1799), et marqué de son empreinte la République Française.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-11339856"></span>



<p>S’il y a un roi auquel la France&nbsp;doit son existence plus que tout autre, c’est bien Louis XI. Héritier d’un père autoritaire et indolent que les évènements plus que ses talents propres ont porté à la tête de la reconquête française face aux Anglais à la fin de la guerre de cent ans, il fait ses premières armes face aux nobles révoltés du Midi, Foix, Armagnac, Nemours,&nbsp; qu’il subjugue en en jouant des uns contre les autres.</p>



<p>Ayant participé à la Praguerie, en s&rsquo;alliant à ces mêmes seigneurs, il est contraint de s’incliner en réintégrant une cour qu’il n’apprécie pas et en étant privé de toute ressource propre. Il profite d’une mission de pacification dans le Dauphiné pour s’y installer, le gérer efficacement, apprendre l’administration en y créant le premier service européen, et la diplomatie grâce aux relations avec ses voisins, Provence, Bourgogne, Savoie. Il s’initie même aux affaires italiennes par le biais des contacts établis avec la Lombardie et Milan. Il se marie contre la volonté paternelle royale à une héritière de Savoie, refuse d’obtempérer à ses injonctions de réintégrer la cour royale, et s’enfuit chez le Duc de Bourgogne, où il demeurera plusieurs années, jusqu’à ce que la couronne de France lui échoit avec la mort de son père.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande œuvre </h2>



<p>A 47 ans, commence alors la grande œuvre de la vie de Louis XI, la suppression définitive de la menace anglaise contre la couronne de France grâce à la destruction de son allié, le duché de Bourgogne.</p>



<p>De Montlhéry à Péronne, puis à Beauvais, les batailles entre Français et Bourguignons se suivent sans être décisives mais la France récupère la Picardie. Le débarquement d’Edward IV d’Angleterre, le roi invincible venu conquérir son royaume en France, n’aboutit pas, les Anglais se trouvant accablés par la stratégie de la terre brûlée adoptée par des Français évitant toute bataille rangée et se bornant à harceler leurs adversaires. L’allié des Anglais Charles dit le téméraire, le duc de Bourgogne, ne remplit pas ses engagements, étant occupé en Allemagne, et la paix est établie entre Français et Anglais par le traité de Cambrai.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YTjCAF0NkT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/">‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/embed/#?secret=LI10zJBEHA#?secret=YTjCAF0NkT" data-secret="YTjCAF0NkT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La grande habileté de Louis XI est alors de prolonger la trêve avec la Bourgogne afin de&nbsp; laisser son duc s’enfoncer dans les rêves de conquête en Allemagne et en Suisse. Malgré ses richesses et ses nombreux soldats, celui-ci s’avère être un piètre stratège, et il est battu en Suisse, à Grandson, à Morat, et finalement à Nancy où il finit par perdre la vie.</p>



<p>Néanmoins le Roi Louis n’en profite pas pour annexer tout le territoire bourguignon jusqu’aux Pays-Bas, en raison de l’hostilité des cités flamandes, en particulier Gand, et alors que l’Angleterre, occupée sur sa frontière nord avec les guerres écossaises fomentées par lui-même, ne peut pas intervenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un embryon d’unité nationale</h2>



<p>En fin de compte à la mort de Louis XI, les frontières françaises au nord et au sud sont affermies, la menace bourguignonne a disparu, les Anglais sont partis, la noblesse a été mise au pas, et un Etat avec des fonctionnaires recrutés sur le mérite et une armée permanente a constitué l’embryon de l’unité nationale.</p>



<p>Certes, tout cela s’est fait avec beaucoup de difficultés; des nobles ont été exécutés, des villes telles que Bouchain ou Lièges détruites, leurs populations étant victimes d&rsquo;exactions. Mais en fin de compte, c’est la stratégie politique adoptée par le Roi, celle de laisser le duc de Bourgogne courir seul à sa perte, en soutenant en sous-main ses adversaires, qui jointe à celle de fédérer et de soutenir les factions anglaises les moins hostiles en Angleterre dans la guerre dite des deux roses, qui ont finalement assuré la pérennité de son royaume, la France.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tmd6FrtNaf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/">«The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/embed/#?secret=PLSRwqqg08#?secret=Tmd6FrtNaf" data-secret="Tmd6FrtNaf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Certes, contrairement à l’Angleterre où la noblesse alliée à la bourgeoisie a finalement eu le dessus et imposé sa volonté en imposant une monarchie constitutionnelle, le pouvoir royal établi par Louis XI a conservé un caractère absolutiste qui a perduré jusqu&rsquo;à la Révolution, et marqué de son empreinte la République Française. Il faut néanmoins bien admettre que sans lui, la face de l’Europe eût été certainement changée.  </p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em>     </p>



<p><em>‘<strong>‘Louis XI’’ de Paul Murray Kendall, éditions Fayard, 1er janvier 2014, Paris, 586 pages. </strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/21/louis-xi-luniverselle-araignee-la-ruse-au-pouvoir-la-guerre-par-les-autres/">‘‘Louis XI’’, l’universelle araignée : la ruse au pouvoir, la guerre par les autres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Suez 1956’’ : Nasser, un patriote égyptien antibritannique, entre Américains et Russes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/31/suez-1956-nasser-un-patriote-egyptien-antibritannique-entre-americains-et-russes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Dec 2023 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Nouri Said]]></category>
		<category><![CDATA[Roi Hussein]]></category>
		<category><![CDATA[Soviétiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mobile qui a animé Nasser dans toutes les entreprises dans lesquelles il s'est engagé à la tête de son pays, c'est sa haine de l’Angleterre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/31/suez-1956-nasser-un-patriote-egyptien-antibritannique-entre-americains-et-russes/">‘‘Suez 1956’’ : Nasser, un patriote égyptien antibritannique, entre Américains et Russes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Que fut Nasser? Un nationaliste arabe? Un patriote égyptien? Un tiers-mondiste militant? Un dictateur ambitieux, cynique et avide de pouvoir? Un agent américain? Un nouvel Hitler? Il est utile de se le demander tellement les avis ont divergé sur la question.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-11113191"></span>



<p>Ce qui est certain c’est que le raïs a établi des relations amicales et même confiantes (selon Miles Copeland **) avec des membres de la CIA ou du Département d’Etat tels Kermit Roosevelt, le tombeur du Dr Mossadegh, l’ancien premier ministre iranien, qu’il recevait chez lui et avec qui il entrait souvent en discussion. Ils l’auraient même mis en contact avec Otto Skorzeny, un ancien agent secret allemand et la propagande israélienne en avait fait ses choux gras. Nécessité oblige, dira-t-on. L’émetteur radio de Sawt A-Arab (Voix des Arabes) acheté grâce aux deniers de l’oncle Sam et pour lequel Nasser bâtit la tour de la Radio du Caire constitue la preuve matérielle de cette collaboration qui semble avoir débuté avant même le coup d’Etat qui abattit le roi Farouk.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les sables mouvants de la politique moyen-orientale</h2>



<p>Les Américains estimaient&nbsp;nécessaire un changement de régime au Caire inféodé aux britanniques et ne voulaient pas d’une révolution populaire. Ils ont donc trouvé ce qu’ils recherchaient avec les officiers libres, qui étaient suffisamment antibritanniques pour exiger le départ des Anglais, suffisamment anticommunistes&nbsp;pour ne pas s’allier aux Soviétiques, et suffisamment réalistes pour s’abstenir de toute guerre contre Israël.</p>



<p>Évidemment avec l’accord de désengagement du Canal de Suez de 1954, imposé par les Anglais et leur laissant toute latitude de revenir dès lors que la Turquie serait attaquée, avec, autre exigence anglaise, l’indépendance du Soudan, avec le refus égyptien de s’engager dans le Pacte de Bagdad, c’est le facteur anglais qui a déterminé l’implication de Nasser dans les sables mouvants de la politique moyen-orientale et il a trouvé dans le nationalisme arabe l’opportunité de donner corps à son opposition. Dès lors, la Voix des Arabes et l’émetteur fourni par les Américains n’ont cessé de porter des coups aux Anglais et à leurs alliés Nouri Said et le Roi Hussein de Jordanie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WZ5Mff7P0A"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/13/la-revolte-dorabi-et-loccupation-anglaise-la-malediction-du-canal-de-suez-avant-nasser/"> »La révolte d’Orabi et l’occupation anglaise’’: la malédiction du canal de Suez, avant Nasser</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  »La révolte d’Orabi et l’occupation anglaise’’: la malédiction du canal de Suez, avant Nasser » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/13/la-revolte-dorabi-et-loccupation-anglaise-la-malediction-du-canal-de-suez-avant-nasser/embed/#?secret=SGA1VeFrlQ#?secret=WZ5Mff7P0A" data-secret="WZ5Mff7P0A" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il faut reconnaître que les rapports personnels ont joué un rôle politique important. Ainsi le ministre britannique des Affaires étrangères n’avait pas supporté de l’entendre rire quand étant en conférence, ils avaient appris le revirement de la Jordanie contre la volonté anglaise et son renoncement à adhérer&nbsp;au pacte de Bagdad. Et puis, il y eut le fameux rire de Suez qu’Anthony Eden considéra comme une insulte après la nationalisation du Canal.</p>



<p>Quant à Christian Pineau, le ministre français des Affaires étrangères, la capture par les Français de résistants algériens entraînés en Egypte deux mois après s’être entendu jurer sur l’honneur qu’il n’en était rien, lui avait fait considérer le raïs comme un personnage peu crédible et dénué de scrupules.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le péché d’orgueil du raïs égyptien</h2>



<p>Il ne faut cependant pas exonérer le raïs du péché d’orgueil. Il n’avait&nbsp;pas apprécié de se voir critiqué par l’ambassadeur américain peut être un peu éméché durant un cocktail, pas plus que son absence lors de son retour triomphal de la conférence des non-alignés de Bandung. Cependant c’est bien lui qui en avait ouvert la porte de la conférence aux représentants algériens Ait Ahmed, Yazid et Lahouel, qui recherchaient des appuis internationaux au FLN algérien. Et c’est par le biais de Zhou Enlai qu’il a pu obtenir de la Tchécoslovaquie&nbsp;avec bien sûr l’assentiment soviétique, l’armement qu’il jugeait nécessaire à la défense de l’Egypte après <em>«l’incursion»</em> israélienne à Gaza en 1955 (déjà&nbsp;?).</p>



<p>Nasser voulait le barrage de retenue d’eau à Assouan pour développer l’agriculture et l’électrification du pays et il voulait des armes pour se défendre contre les Israéliens. Les Américains ont subordonné l’un et l&rsquo;autre à un accord de paix avec Israël et il s’est ainsi tourné vers les Soviétiques. C’est pour subventionner la construction du barrage qu’il a nationalisé le Canal de Suez.</p>



<p>Il reste à savoir si les Américains agissant ainsi n’avaient pas en vue la réaction de Nasser et la crise internationale qui affaiblirait les anciennes puissances coloniales anglaise et française au point de les chasser du Moyen-Orient et du Maghreb. Toujours est-il qu’il s’attendait à une attaque anglo-française, mais nullement à celle d’Israël, et en cela il semble avoir partagé l’analyse américaine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NhorfP9OSf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/05/la-guerre-des-six-jours-six-jours-de-guerre-50-ans-doccupation/">La guerre des Six jours : Six jours de guerre, 50 ans d&rsquo;occupation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre des Six jours : Six jours de guerre, 50 ans d&rsquo;occupation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/05/la-guerre-des-six-jours-six-jours-de-guerre-50-ans-doccupation/embed/#?secret=kpsbr7wyW1#?secret=NhorfP9OSf" data-secret="NhorfP9OSf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Finalement ce sont ces mêmes Américains associés aux Russes, en pleine guerre froide, qui ont exigé et obtenu le retrait des trois pays assaillants, permettant ainsi au raïs d’obtenir une victoire diplomatique de grande ampleur et d’acquérir cette stature de héros, de l’Océan au Golfe. Mais en fin de compte, avec la doctrine Eisenhower, les Etats Unis se donnaient l’opportunité de remplacer au Moyen-Orient le parapluie&nbsp;anglais désormais troué, et d’envoyer les Marines parader à Beyrouth en 1958 pour protéger Camille Chamoun et le Roi Hussein, après la révolution irakienne et le lynchage de Nouri Saïd.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Etats-Unis tombent le masque</h2>



<p>Comment dès lors Nasser en est-il arrivé à la guerre des Six jours de Juin 1967? sans doute se jugeait-il encore une carte indispensable du jeu américain. En réalité, à Washington, on ne voulait plus du neutraliste tiers-mondiste ni du nationaliste arabe unioniste de la République arabe unie. C’était le précipiter dans les bras des Soviétiques une nouvelle fois, mais après Juin 1967, les Etats-Unis avaient jeté le masque.</p>



<p>On peut donc comparer Nasser à Fidel Castro; tous deux avaient bénéficié du soutien américain pour prendre le pouvoir et tous deux avaient été des autocrates, étaient devenus anti-impérialistes, tous deux avaient fini dans l’alliance soviétique, l’un, Nasser, par patriotisme égyptien, l’autre, Castro, prétendument par conviction idéologique, tous deux avaient finalement servi de prétexte à l’impérialisme américain qu’ils prétendaient combattre pour asseoir sa présence dans leurs zones respectives.</p>



<p>Mais si on en revient à la question essentielle, sur le mobile qui a animé le raïs dans toutes les entreprises dans lesquelles il s&rsquo;est engagé à la&nbsp;tête de son pays, on répondra sans grande chance de se tromper que sa haine de l’Angleterre, qui avait asservi son pays depuis la révolution de Orabi en 1882 et créé l’Etat&nbsp;d’Israël, n’y a pas été pour rien.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p>** <em>Voir son livre <a href="https://ia801004.us.archive.org/26/items/milescopelandthegameofnationstheamoralitzlib.org/%5BMiles_Copeland%5D_The_game_of_nations%3B_the_amoralit%28z-lib.org%29.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘The Game of Nations: The Amorality of Power Politics’’ </a> (éd. Simon &amp; Schuste, New York, 15 mai 1970, 317 pages), où un ancien officier de la CIA décrit comment se joue le jeu de l’espionnage, en faisant particulièrement référence à l’Égypte de l’ère Nasser.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/31/suez-1956-nasser-un-patriote-egyptien-antibritannique-entre-americains-et-russes/">‘‘Suez 1956’’ : Nasser, un patriote égyptien antibritannique, entre Américains et Russes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie et francophonie: «Je t’aime, moi non plus!»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 08:25:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[Walid Sahnoun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire qui a donné à la Tunisie la langue française, imaginer que l’on puisse en changer d’un claquement de doigt est un leurre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/01/tunisie-et-francophonie-je-taime-moi-non-plus/">Tunisie et francophonie: «Je t’aime, moi non plus!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est l’histoire qui a donné à la Tunisie la langue française, imaginer que l’on puisse en changer d’un claquement de doigt est un leurre, et rappelons-nous qu’une langue appartient à celui qui la parle et non à un pays.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Walid Sahnoun</strong> *</p>



<span id="more-5399346"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Walid-Sahnoun.jpg" alt="" class="wp-image-5399478" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Walid-Sahnoun.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Walid-Sahnoun-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Walid-Sahnoun-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le 18<sup>e</sup> sommet de la francophonie vient de se tenir à Djerba les 19 et 20 novembre 2022. Les locuteurs de la langue française des quatre coins de la planète, cinquième langue de par le monde, se sont réunis pour débattre, en marge du sommet, de la compétitivité de la francophonie économique. Une façon peut-être de donner un sens plus réaliste à l’ensemble francophone, dans un domaine où il faut bien le dire l’anglophonie règne en maître, l’anglais dominant le monde moderne y compris en France, où la langue utilisée, même entre Français au sein des grandes entreprises est l’anglais, dont le parler courant est devenu obligatoire pour pouvoir être embauché.</p>



<p>On s’est alors inévitablement interrogé sur la question de savoir si en Tunisie, la langue française doit-être maintenue à sa place actuelle de seconde langue officielle après l’arabe, bien que nous soyons conscients que pour notre pays, le problème ne peut pas être qu’économique compte tenu de sa configuration historique.</p>



<p>L’anglais doit-il se substituer totalement au français, comme d’aucuns le préconisent depuis l’indépendance de la Tunisie, en 1956, ou avoir seulement la place qui lui revient au même titre que n’importe quelle autre langue&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’usage d’une langue ne se décrète pas</h2>



<p>Dans les gouvernements qui ont dominé la dernière décennie, certainement en partie sous l’influence du leader du parti dominant (Ennahdha, Ndlr) et à raison d’un rejet endémique de l’ancien colonisateur, il avait été fortement question de substituer l’anglais au français, déjà au niveau de l’enseignement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uKfVqa6yIo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/francophonie-quoiquils-fassent-bourguiba-na-pu-etre-efface-du-sommet-de-djerba/">Francophonie : Quoiqu’ils fassent, Bourguiba n’a pu être effacé du sommet de Djerba…</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Francophonie : Quoiqu’ils fassent, Bourguiba n’a pu être effacé du sommet de Djerba… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/francophonie-quoiquils-fassent-bourguiba-na-pu-etre-efface-du-sommet-de-djerba/embed/#?secret=glil2P19m1#?secret=uKfVqa6yIo" data-secret="uKfVqa6yIo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais en matière de langue, le problème est infiniment plus compliqué qu’il ne paraît et le pur rapport de force ne suffit pas à emporter la conviction.</p>



<p>Une langue doit être indéfectiblement liée à la culture d’un pays, à ses mœurs, à son histoire.</p>



<p>Et en cela l’histoire de la Tunisie, avec le protectorat à partir de 1881, a fait de la langue française la seconde langue du pays, une langue qui est parfaitement parlée par un bon nombre de Tunisiens et qui se trouve intégrée à la vie du pays, y compris dans ses éléments essentiels comme l’administration et l’enseignement, où de nombreux cours sont enseignés en français. Pour s’en convaincre, il suffit de se promener à travers Tunis et d’observer les enseignes des commerces où l’on en trouvera très rarement une écrite dans la seule langue arabe.</p>



<p>L’utilisation de deux langues courantes dont l’une est européenne est une richesse pour notre pays qui en tirera le plus grand bénéfice, ne serait-ce que pour se préserver d’un isolement toujours préjudiciable. Il n’est nullement besoin de disserter longuement sur le sujet pour s’en convaincre. Des intellectuels arabes, tel Tariq Ramadan, qui après 2011 venait en Tunisie donner des conférences, s’exprimait en français, ce qui lui avait été reproché et qui le conduisit à dire que la connaissance des langues est <em>«une ouverture sur le monde qu’il faut la plus large possible»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un jour je t’aime, un jour je te déteste</h2>



<p>C’est un fait et rien d’autre, c’est l’histoire qui a donné à la Tunisie la langue française, imaginer que l’on puisse en changer d’un claquement de doigt est un leurre et rappelons-nous qu’une langue appartient à celui qui la parle et non à un pays.</p>



<p>Mais comme toujours la difficulté vient de ce qu’avec la France, les relations seront toujours viciées par le fait qu’elle a été le pays qui nous a colonisés et à qui l’on ne pardonne pas cette domination pendant trois quart de siècle, même si de nombreux Tunisiens ne semblent pas lui en conserver rancune et partent volontiers faire leur vie en France, y faire des études, s’y soigner, y faire du tourisme… et c’est justement grâce à la langue qu’ils s’y trouvent nullement dépaysés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d3lgLAdQU0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/sommet-de-djerba-de-la-francophonie-des-discours-a-celle-des-actes/">Sommet de Djerba : de la francophonie des discours à celle des actes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sommet de Djerba : de la francophonie des discours à celle des actes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/sommet-de-djerba-de-la-francophonie-des-discours-a-celle-des-actes/embed/#?secret=HScknXR2XO#?secret=d3lgLAdQU0" data-secret="d3lgLAdQU0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Un jour je t’aime, un jour je te déteste»</em> c’est toute l’histoire de nos relations avec l’ancien colonisateur, avec des hauts et des bas selon la personnalité des dirigeants des deux pays.</p>



<p>Ainsi, au décès du président Béji Caïd Essebsi, le président Emmanuel Macron fut le seul chef d’Etat occidental à s’être déplacé en juillet 2019 à Tunis pour assister aux obsèques du défunt président, alors qu’il était déjà venu l’année précédente lors d’une visite d’état en février 2018, à l’occasion de laquelle il avait remonté la rue Jemaa El Zitouna avec son épouse, sous les interpellations fraternelles d’une foule tunisienne venue l’accueillir, pratiquement sans la moindre intervention du service de sécurité de toute façon submergé.</p>



<p>En quelque sorte le <em>«Je t’aime moi non plus»</em> de Serge Gainsbourg, une chanson qui a fait florès de par le monde tant elle correspond bien à la nature humaine dans tous les domaines de la vie.</p>



<p>Bref, la francophonie est un cadre privilégié pour assurer le développement politique économique touristique culturel et cultuel</p>



<p><em>* Président de l&rsquo;Utica d’El Menzah</em>.  </p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Sep 2022 06:49:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Charles III]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippe le Bel]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe le Bon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Seul un accident de l’Histoire a empêché Charles III, l’actuel Roi d’Angleterre, d’être aussi celui de France. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/">‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Seul un accident de l’Histoire a empêché Charles III, l’actuel Roi d’Angleterre, d’être aussi celui de France. Il n’était pas inéluctable qu’il y eût en Europe ces deux pays ainsi indépendants dont les mêmes Seigneurs parlaient la même langue, le français, et possédaient de part et d’autre du bras de mer les séparant. Ce l’était d’autant moins que le Duc de Normandie Guillaume le conquérant avait envahi l’Angleterre en 1066, dont il était devenu le Roi.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-4257091"></span>



<p>Le premier problème est né de ce qu’en France ses possessions et celles de ses successeurs ne fissent pas partie de sa couronne anglaise ainsi conquise mais de celle du Roi de France.</p>



<p>Le second, de ce que par le jeu des alliances matrimoniales et des héritages, Edward III le Roi d’Angleterre se soit trouvé détenir de plein droit près de la moitié du territoire Français actuel, tout en étant par sa mère Isabelle le petit-fils du Roi de France Philippe le Bel. Il avait prétendu à ce titre que la couronne en France lui revenait de droit, tant bien même celle-ci eût été saisie par le cousin de sa mère. Et il avait trouvé des alliés en Bretagne, en Bourgogne (Belgique et Pays Bas, Franche Comté), et en Navarre (Pays Basque) pour appuyer ses revendications.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chevalerie française engluée dans la boue</h2>



<p>Les archers anglais avaient décimé les lourds chevaliers français à Crécy en 1346; ils avaient récidivé à Poitiers en 1356, et la chevalerie française engluée dans la boue et impuissante avait été massacrée à la hache et à la masse d’armes par les Anglais à Azincourt en 1415, en dépit de toutes les règles régissant la guerre féodale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LvsdbngVWB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/10/langleterre-dalfred-le-grand-a-charles-iii-lattarde/">L’Angleterre, d’Alfred le Grand à Charles III «l’Attardé»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Angleterre, d’Alfred le Grand à Charles III «l’Attardé» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/10/langleterre-dalfred-le-grand-a-charles-iii-lattarde/embed/#?secret=uiqYM0Cup5#?secret=LvsdbngVWB" data-secret="LvsdbngVWB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par le traité de Troyes le Roi de France Charles VI avait alors écarté de la couronne son propre fils qualifié de Dauphin en reconnaissant comme successeur légitime le Roi d’Angleterre Henry V et lui avait accordé la main de sa fille Catherine ainsi que la souveraineté sur tous les territoires de France.</p>



<p>Du Royaume de France souverain il ne resterait que le territoire réduit aux mains du Dauphin qualifié de Royaume de Bourges que celui-ci s’apprêterait à abandonner après une ultime défaite, il suffirait aux Anglais de traverser la Loire pour occuper le reste du Royaume. On a prétendu qu’une bergère dénommée Jeanne d’Arc les en aurait empêchés à la tête de l’armée du Roi de Bourges et qu’elle aurait pour cela payé le prix fort en étant brûlée vive sur le bûcher après avoir été jugée par des juristes et des théologiens français acquis à la cause de l’Anglais.</p>



<p>Mais qu’importe ! l’échec devant Orléans avait été pour les sujets du nouveau Roi Henry VI d’Angleterre le début du grand reflux qui les conduirait pendant plus de vingt ans de défaite en défaite jusqu’à celle de Castillon et à la perte de toutes les possessions françaises, excepté Calais.</p>



<p>Les historiens français, toujours en quête de merveilleux, ont attribué ce renversement de situation à la naissance du sentiment national français. C’est oublier que Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, le plus puissant noble de France, tout autant que cousin du Roi de Bourges, visait à créer un royaume indépendant au Nord et à l’Est de la France,&nbsp; et que les Gascons au Sud Ouest, jusqu’à la fin les fidèles sujets du Roi d’Angleterre, avaient eu plus intérêt à commercer avec Londres que Paris.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="njHGne2zGg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/">«The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/embed/#?secret=grNYxja1mI#?secret=njHGne2zGg" data-secret="njHGne2zGg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Si les armées françaises avaient causé autant de dégâts dans le pays que ses ennemis pour ne pas s’aliéner les loyautés, le fisc royal n’avait pas lésiné sur les impositions en pressurant les populations. La peste et la variole avaient taillé des coupes sombres sur les rescapés de la famine.</p>



<p>Est-ce l’usage de l’artillerie sur le champ de bataille qui a renversé le cours de la guerre? C’est possible en admettant que les adversaires n’eussent pas disposé&nbsp;des mêmes moyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cette entité politique unique qualifiée de France</h2>



<p>En fait, il semble que le reflux anglais eût été dû moins à la lassitude de devoir traverser à chaque fois la Manche pour guerroyer, qu’au conflit qui ravagerait l’Angleterre même de 1451 à 1483, entre les familles cousines de Lancaster et de York, dont l’enjeu serait la Couronne, et qui serait connu sous le nom de Guerre des Deux Roses.</p>



<p>Déjà en 1399 le Comte de Derby, fils du duc de Lancaster, s’était élancé du territoire français pour renverser son cousin Richard II, fils d’Edward de Woodstock, et ceindre la couronne sous le nom de Henry IV. Et si encore on peut admettre qu’il y eût une logique historique et géographique, une logique insulaire, au pays appelé Angleterre, on ne comprendra pas, en dehors des jeux de bascule de quelques familles comme les Valois, les Evreux, les Bourbons, les Armagnacs, les Bourgogne, tour à tour alliés et adversaires du Roi d’Angleterre, comment des territoires si disparates que rien n’unissait ont finalement pu se fondre de l’Escaut aux Pyrénées et de l’océan aux Alpes dans cette entité politique unique qualifiée de France et gouvernée de Paris. La conclusion de la guerre de Cent Ans ne l’explique certainement pas. </p>



<p>* Médecin de libre pratique. </p>



<p><strong><em>‘ La guerre de cent ans’’, de Jean Favier, éd. Fayard, Paris, 1980, 672 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/">‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Histoire :  »The Anarchy » : la Sarl, les traîtres et l&#8217;Empire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/13/histoire-the-anarchy-la-sarl-les-traitres-et-lempire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Feb 2022 07:29:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[East India Company]]></category>
		<category><![CDATA[Empire Moghol]]></category>
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		<category><![CDATA[Pax Britannica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;histoire tumultueuse de la conquête de l&#8217;Inde par les Anglais,, où les militaires étaient soutenus par les banquiers, nous enseigne qu&#8217;à l’ère de la mondialisation, et de l&#8217;économie globale, la question de la loyauté des banques et des milieux d’affaires vis-à-vis de leurs peuples ne peut pas être ignorée, dans les pays du monde entier....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/13/histoire-the-anarchy-la-sarl-les-traitres-et-lempire/">Histoire :  »The Anarchy » : la Sarl, les traîtres et l&rsquo;Empire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Conquete-Inde-par-les-Anglais.jpg" alt="" class="wp-image-380559"/></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;histoire tumultueuse de la conquête de l&rsquo;Inde par les Anglais,<strong><em>, où les militaires étaient soutenus par les banquiers,</em></strong> nous enseigne qu&rsquo;à l’ère de la mondialisation, et de l&rsquo;économie globale, la question de la loyauté des banques et des milieux d’affaires vis-à-vis de leurs peuples ne peut pas être ignorée, dans les pays du monde entier.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-380558"></span>



<p>Une société anonyme à responsabilité limitée est-elle par la force des choses une entité pacifique seulement soucieuse des dividendes de ses actionnaires ?</p>



<p>Il y a 420 ans, la Reine Elisabeth Ière d’Angleterre avait concédé à des marchands londoniens le droit de se constituer en société dans le but de réaliser des bénéfices grâce au commerce avec les Indes Orientales, à l’instar de leurs collègues hollandais, qui prospéraient. Près d’une quarantaine de personnes souscrivirent au capital. Plus de 150 années plus tard, l’East India Company, soucieuse de respecter la légalité, profitait de l’effondrement de l’Empire Moghol, après les deux batailles de Plassey et Buxar, s’assurant ainsi, par le traité d’Allahabad, le droit de gérer la province du Bengale et d’y collecter les impôts au nom de l’Empereur. Quelques années plus tard, elle défaisait les armées de Tippu, le Sultan du Mysore, qui attendait l’aide de la France, à Seringaptanam, puis celles de la Confédération Mahratte, pourtant équipées de manière moderne et entraînées par des officiers français, à Assaye, éliminant ainsi les derniers pouvoirs susceptibles de contrecarrer sa domination sur le sous-continent Indien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Compagnie finance les guerres et les trahisons</h2>



<p>Cette entreprise militaire qui a duré une cinquantaine d’années a eu ceci de particulier qu’elle a été réalisée par des soldats indiens salariés, entraînés par quelques officiers anglais eux-mêmes rémunérés par la Compagnie. C’est grâce aux richesses arrachées au Bengale que la Compagnie a trouvé les ressources nécessaires pour financer les guerres, et les trahisons qui, face à des adversaires beaucoup plus nombreux, ont permis le succès final de ses armées.</p>



<p>Le pillage du Bengale s’était d’abord fait par des actes de prédation des marchands anglais, et il avait abouti à la terrible famine qui avait éliminé la moitié de la population. Il s’était poursuivi grâce aux taxes instaurées, prélevées en faveur de la Compagnie par des collecteurs hindous. Les personnes incapables de s’en acquitter voyaient leurs biens confisqués et vendus. Toute l’ancienne élite musulmane de l’Inde passa ainsi à la trappe. Une classe de riches propriétaires et de banquiers hindous s’est constituée, à l’ombre de la <em>«Pax Britannica»</em>, en finançant la conquête de la totalité du territoire indien.</p>



<p>Après la conquête de Delhi, en 1803, la Compagnie se trouvait débitrice de l’équivalent de 1 milliard de Livres, en leur faveur et était ainsi menacée de faillite. Le Gouverneur Richard Wellesley, fut donc destitué par son directoire, dont l&rsquo;image de marque ne fut pas améliorée pour autant. La famine du Bengale, attribuée à l’avidité de ses agents, ne contribua pas peu, après la fin de la guerre de Sept Ans, au soulèvement des colons américains, qui suspectaient le gouvernement anglais de vouloir livrer l’exploitation de l’Amérique à la Compagnie des Indes, et ne voulaient pas connaître le sort des habitants du Bengale. La Tea Party de Boston, le&nbsp;premier acte du soulèvement américain, vit d’ailleurs des cargaisons de thé en provenance d’Inde jetées à la mer. La perte de l’Amérique par les Anglais convainquit d’ailleurs le Général Cornwallis, le signataire de la reddition britannique face aux Américains et depuis lors passé en Inde, d’empêcher l’installation dans ce pays de colons anglais, afin de ne pas risquer la perte de cette colonie, qui assurait à l’Angleterre sa puissance et sa prospérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La conquête de l’Inde, une entreprise mercantile</h2>



<p>Le parlement anglais commença par abolir certains monopoles commerciaux établis en Inde. Finalement la Compagnie fut dissoute après le grand soulèvement indien qualifié de Grande Rebellion, et l’administration du pays fut depuis lors assumée directement par le gouvernement britannique, jusqu’à l’indépendance en 1947.</p>



<p>La conquête de l’Inde fut donc une entreprise mercantile menée par une société privée. Mais sans la participation des soldats et des banquiers hindous, elle n’aurait probablement jamais été couronnée de succès. Que cette collaboration eût seulement visé à détrôner les musulmans installés à la tête de l’Hindoustan depuis le XIe siècle, ainsi que le suggère la propagande actuelle des nationalistes hindous, est douteux. Les Mahrattes étaient eux-mêmes hindous, et reconnaissaient même nominalement la souveraineté de l’empereur Moghol musulman; et cependant tout autant ils ont fait les frais de la conquête.</p>



<p>Le plus probable est que les banquiers bengalis aient d’abord cherché à tirer profit et à accroître leurs bénéfices et qu’ils aient jugé le parti anglais le plus apte à le garantir. Cependant, à l’ère de la mondialisation, et de l&rsquo;économie globale, la question de la loyauté des banques et des milieux d’affaires vis-à-vis de leurs peuples ne peut pas être ignorée, dans les pays du monde entier.  </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>« The Anarchy: The East India Company, Corporate Violence, and the Pillage of an Empire », de William Dalrymple, 576 pages, éd. Hardcover, septembre 2019</em></strong>. </p>



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		<title>«The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Feb 2022 05:45:14 +0000</pubDate>
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<p><strong><em>L’identité britannique a été le fruit d’un cheminement historique dont une part demeure nimbée d’ombre. On ne saura toujours pas pourquoi, ce qu’on nomme aujourd’hui Angleterre, occupée par les Romains pendant quatre siècles, parle aujourd’hui une langue germanique, issue de l’invasion saxonne. On le saura d’autant moins, que l’Est du pays avait plus tard été colonisé durablement par les Vikings Danois, que la Christianisation du pays avait été le vecteur de la pérennisation de la langue latine à partir du Ve siècle dans les lieux du culte, que de 1066 à 1485 les Normands parlant français ont dominé le pays et que jusqu’en 1214 tout l’ouest de l’actuelle France avait fait partie de leur domaine.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<p> </p>



<span id="more-379825"></span>



<p>C’est uniquement après la perte des territoires de France que les Rois (Edward 1er) ont commencé par se définir comme Anglais, ou d’Angleterre. Et ce n’est peut être pas un hasard si la Magna Carta, cette garantie limitant les prérogatives du pouvoir royal obtenue par les barons du royaume et l’Eglise (catholique), a été accordée en 1215, peu avant la mort de Jean Sans Terre, alors que le Roi de France Louis VII s’apprêtait à se faire couronner à Londres pour prendre sa succession. Mais il fallait encore que les Rois d’Angleterre se débarrassent définitivement de leur rêve de conquête de la couronne française; ce serait la Guerre de cent ans, pour le financement de laquelle ils s’appuieraient sur le Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Angleterre devient anglaise</h2>



<p>C’est uniquement avec la fin de <em>«la guerre des deux roses»</em> et l’avènement de la dynastie Tudor que les Rois d’Angleterre commenceraient à se comporter en Rois Anglais, soucieux des intérêts de la seule Angleterre. Avec la décision d’instaurer l’usage de la langue anglaise (de Londres) partout dans l’administration, à partir de 1548, l’élaboration de la grammaire, et l’enseignement de la langue dans les écoles à partir de 1580, la présence obligatoire à la messe le dimanche, les sujets du Royaume parleraient désormais une langue commune, issue des envahisseurs saxons, et la langue celte serait condamnée à disparaître.</p>



<p>La diffusion de la langue anglaise connaîtrait un nouvel essor avec le schisme religieux, la création de l’église anglicane, l’usage de l’anglais dans la liturgie au détriment du latin, et la traduction de la Bible. Et la domination de l’ensemble des îles britanniques consoliderait la mainmise anglaise.</p>



<p>Déjà annexé depuis Henri II, le Pays de Galles le serait quatre siècles plus tard <em>«de jure»</em> sous Henri VIII Tudor.</p>



<p>L’Irlande catholique et dans une large mesure gaélique serait conquise en 1536 et transformée en colonie après le soulèvement de 1645, avec l’installation de colons écossais protestants en Ulster. Cela n’empêcherait pas les Irlandais de participer activement aux guerres civiles anglaises, ce dont ils payeraient le prix.</p>



<p>L’Ecosse, un Royaume dans tout le sens du terme depuis le Xe siècle, situé au nord, disposant d’un Roi et d’un Parlement, faisant usage dans sa partie sud protestante (presbytérienne) d’un dialecte anglais proche de celui du Northumberland, ferait peser une menace militaire constante de par son alliance avec la France, sur le Royaume Anglais. La question écossaise évoluerait avec l’avènement au trône d’Angleterre de James I Stuart, le Roi d’Ecosse. Les Stuart porteraient ainsi jusqu’à la fin la double couronne anglo-écossaise sur leurs têtes, ce qui n’empêcherait pas Charles I, de perdre la sienne sur le billot, avant Louis XVI. Et c’est le parlement Anglais qui pendant plus d’un siècle, empêcherait l’union des deux couronnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle crucial du parlement</h2>



<p>Il faut dire que l’importance du parlement ne cesserait de croître. Henri VII Tudor en ferait un outil de sa politique, en particulier pour voter les impôts. Mais c’est sous Charles I Stuart que, obéissant à ses membres puritains, il lèverait une armée contre le Roi en 1640, le ferait exécuter, proclamerait la république, et s’auto dissoudrait. Et finalement, après l’exécution du Roi, son fils Charles II, déjà reconnu roi d’Ecosse, serait proclamé Roi d’Angleterre.</p>



<p>Le parlement jouerait un rôle crucial dans l’avènement au trône d’Angleterre en 1689, de William I d’Orange, le Stadhouder de Hollande, et surtout dans celle de Georges I de Hanovre, un Allemand qui ne parlait pas un mot d’anglais. Ces deux rois auraient d’autres soucis que de s’occuper des affaires anglaises et ne résideraient pas sur l’île, pour le plus grand bonheur de la chambre des Lords et de celle des Communes.</p>



<p>L’union de 1704 entre les deux couronnes anglaise et écossaise serait ratifiée par les parlements de Westminster. On dit que le parlement d’Edinburgh fut convaincu de le faire grâce à l’or anglais, alors que l’opinion publique y était hostile. Cela n’empêcherait pas les highlanders de s’enrôler dans l’armée du prétendant Charles Stuart dit Bonie Prince Charlie, et d’être victimes en 1746 d’un véritable génocide commis par l’armée du Duc Cumberland. En 1815, ce sont ces mêmes highlanders qui dans l’armée britannique de Wellington, un Irlandais, mettraient un terme final aux ambitions de Napoléon Bonaparte, un Corse, à Waterloo.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, l’union des deux couronnes anglaise et écossaise, et la mise au pas de l’Irlande grâce à un projet colonial, supprimerait tout danger de guerre interne et d’intervention française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Marine et commerce à la conquête du monde</h2>



<p>Disposant d’une marine hors pair, des connaissances nécessaires pour son développement, et d’un capitalisme commercial (importé de Hollande), l’Etat et le parlement, devenus britanniques, ne cesseraient pour autant pas d’être subordonnés aux intérêts des classes possédantes anglaises, en se lançant à la conquête du monde.</p>



<p>Quand il est question de démocratie parlementaire, il faut donc avoir conscience qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit nullement d&rsquo;un déterminisme historique, par lequel toute nation doive cheminer. Le parlement pour avoir un sens suppose une menace d&rsquo;invasion, la nécessité de financer des ambitions royales territoriales, un particularisme issu d&rsquo;un schisme religieux et d&rsquo;une langue que nul autre ne parle, une oligarchie, une île, une marine, un capitalisme agressif de conquête et une révolution industrielle et scientifique. Il faudrait quand même s&rsquo;en souvenir quand nos propres puritains prétendent en tirer leur légitimité.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>* « The Isles », de Norman Davies, éd&lt;. Mc Millan Libri, octobre 2000. </em></strong></p>



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