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	<title>Archives des Bachar al-Assad - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Bachar al-Assad - Kapitalis</title>
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		<title>Quinze ans après, le Printemps arabe n’est pas terminé</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 11:33:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quinze après, et malgré le retour de l'autoritarisme, le Printemps arabe n’est pas terminé, et les régimes arabes le savent. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/quinze-ans-apres-le-printemps-arabe-nest-pas-termine/">Quinze ans après, le Printemps arabe n’est pas terminé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Printemps arabe n’est pas terminé, et les régimes arabes le savent. Même si quinze ans après, les gouvernements ont interdit les manifestations, manipulé les élections et réécrit les constitutions pour s’assurer que 2011 ne se reproduise jamais.</em></strong> <em>(Ph. Révolution tunisienne, le 14 jnvier 2011). </em></p>



<p><strong>Mohamad Elmasry</strong> *</p>



<span id="more-18104461"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Mohamad-Elmasry.jpg" alt="" class="wp-image-18104465" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Mohamad-Elmasry.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Mohamad-Elmasry-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Mohamad-Elmasry-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il y a exactement quinze ans, l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi en Tunisie déclenchait un mouvement de protestation panarabe sans précédent, témoignant de l’immense désir du monde arabe d’instaurer des formes de gouvernement plus démocratiques.</p>



<p>Dans des scènes extraordinaires, des millions de manifestants, à travers plusieurs pays, se sont rassemblés contre des dirigeants autoritaires au pouvoir depuis des décennies, contestant des systèmes politiques marqués par la répression, la corruption et l’exclusion.</p>



<p>Les revendications des manifestants portaient sur des structures de pouvoir centralisées qui engendraient corruption et injustice et concentraient les richesses entre les mains d’une minorité. Ce qui suivit ne fut pas simplement une révolte régionale, mais une revendication historique de dignité, de responsabilité et de démocratie.</p>



<p>Comme on pouvait s’y attendre, les régimes réagirent par une répression brutale&nbsp;: de nombreux manifestants furent tués, battus ou arrêtés.</p>



<p>Cependant, le mouvement prodémocratie remporta des succès initiaux significatifs.</p>



<p>En quelques mois, quatre dictateurs de longue date – Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie, Hosni Moubarak en Égypte, Mouammar Kadhafi en Libye et Ali Abdullah Saleh au Yémen – furent renversés.</p>



<p>Dans une poignée de pays – dont le Bahreïn, l’Algérie et l’Irak – les régimes réussirent à étouffer les manifestations, les interrompant avant qu’elles ne prennent de l’ampleur.</p>



<p>Dans d’autres pays, les mouvements de protestation aboutirent à des réformes limitées ou, dans le cas de la Syrie, à une guerre civile prolongée sans changement de régime immédiat.</p>



<p>À l’instar de la Syrie, la Libye et le Yémen finirent par sombrer dans un conflit violent.</p>



<p>L’Égypte et la Tunisie furent les seuls pays du Printemps arabe à pouvoir se prévaloir de succès significatifs à long terme&nbsp;: les deux pays ont rapidement renversé leurs dictateurs et ont entamé presque immédiatement des transitions démocratiques.</p>



<p>Malgré des résultats mitigés, les observateurs ont généralement salué le Printemps arabe comme un moment démocratique révolutionnaire pour une région longtemps engluée dans la tyrannie.</p>



<p>Pourtant, quinze ans plus tard, il est clair que si les revendications populaires en faveur de la démocratie ont persisté, les régimes autoritaires ont appris à s’assurer que de tels soulèvements ne puissent plus jamais aboutir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cas de l’Égypte et de la Tunisie</h2>



<p>En Tunisie comme en Égypte, les transitions démocratiques ont d’abord semblé s’installer : des assemblées constituantes ont été formées, de nouvelles constitutions ont été rédigées, de nouveaux partis politiques et médias ont été créés, et de nouveaux dirigeants politiques ont été élus.</p>



<p>Il est important de noter que, dans les deux pays, les partis formés par les Frères musulmans – qui sont depuis longtemps bien organisés dans une grande partie de la région – ont rapidement acquis de l’influence.</p>



<p>Certains observateurs ont perçu la montée en puissance politique et l’influence des islamistes centristes comme un phénomène bienveillant, voire positif, tandis que d’autres y ont vu un problème.</p>



<p>Abstraction faite des débats sur les mérites ou les lacunes potentiels de l’islam politique, la Tunisie et l’Égypte étaient initialement perçues comme des modèles prometteurs de transformation démocratique arabe, précisément parce qu’elles laissaient entrevoir que l’autoritarisme n’était pas une fatalité arabe.</p>



<p>Bien que leurs transitions aient été marquées par de sérieux défis et parfois de véritables crises, ces deux pays ont démontré que les sociétés arabes modernes étaient capables de construire des systèmes démocratiques, même imparfaits et fragiles.</p>



<p>Plus important encore, peut-être, les exemples de la Tunisie et l’Égypte ont montré que les citoyens arabes étaient désireux de participer aux élections&nbsp;: les taux de participation électorale dans les deux pays étaient comparables à ceux de certaines démocraties occidentales établies.</p>



<p>Mais les apparences et les chiffres de participation étaient, au moins en partie, trompeurs, notamment dans le cas de l’Égypte, où le Parti Liberté et Justice des Frères musulmans et ses représentants ont remporté les référendums et les élections, y compris la présidence, sans pour autant exercer véritablement le pouvoir.</p>



<p>L’<em>«État profond»</em> égyptien – l’armée, la police, les services de renseignement, le système judiciaire et les médias – n’a jamais complètement quitté la scène politique.</p>



<p>L’ancien régime a réussi à saboter deux parlements élus, puis, à l’été 2013, a collaboré avec des libéraux égyptiens anti-islamistes pour renverser le premier président égyptien démocratiquement élu, Mohamed Morsi.</p>



<p>Le coup d’État égyptien de 2013 a représenté un renversement complet de la démocratie, un retour au statu quo d’avant 2011, et sans doute quelque chose d’encore plus autoritaire.</p>



<p>Abdel Fattah Al-Sissi, ancien ministre de la Défense de Morsi, a rapidement consolidé son pouvoir. Il a orchestré des arrestations massives, l’interdiction des partis politiques, la fermeture des médias, des élections contrôlées et la refonte complète du système juridique et politique égyptien.</p>



<p>Des experts ont démontré, à juste titre, que le système autoritaire instauré par Al-Sissi est encore plus autoritaire que celui de Moubarak.</p>



<p>L’expérience démocratique de la Tunisie a duré plus longtemps que celle de l’Égypte, mais a finalement connu un recul similaire.</p>



<p>En 2014, la Tunisie a élaboré une nouvelle constitution et élu son premier président démocratiquement élu, Béji Caïd Essebsi.</p>



<p>Mais l’élection, en 2019, d’un nouveau président, Kaïs Saïed, a marqué le début de la fin de l’expérience démocratique tunisienne.</p>



<p>En juillet 2021, environ deux ans après son entrée en fonction, Saïed a renversé la démocratie tunisienne naissante, s’octroyant les pleins pouvoirs, destituant le Premier ministre et suspendant le Parlement. Depuis lors, Saïed a encore renforcé son pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les leçons tirées d&rsquo;un échec</h2>



<p>Il est clair que les régimes égyptien et tunisien ont tiré au moins une leçon des mouvements de protestation prodémocratie de 2010-2011&nbsp;: leurs dictatures n’étaient pas suffisamment autoritaires.</p>



<p>Dans les deux pays, les cadres politiques et juridiques ont été soigneusement remaniés afin d’empêcher précisément le type de désobéissance civile observé il y a 15&nbsp;ans. La moindre protestation ou opposition n’est pas tolérée.</p>



<p>En Égypte, par exemple, une loi de 2013 sur les manifestations interdit les rassemblements publics&nbsp;; et une loi antiterroriste de 2015 considère comme un acte de terrorisme tout acte d’<em>«intimidation»</em> qui <em>«porte atteinte à l’unité nationale»</em>,<em> «trouble l’ordre public»</em> ou <em>«entrave l’exercice des fonctions des autorités publiques»</em>.</p>



<p>Le régime militaire égyptien post-2013 a également démontré qu’il ne laisserait aucune élection au hasard.</p>



<p>Le gouvernement a orchestré des élections truquées, adopté une loi électorale garantissant l’allégeance du Parlement au président et révisé la Constitution afin de prolonger le règne d’Al-Sissi jusqu’en 2030.</p>



<p>Là où des dissensions ont permis à des figures de l’opposition de se présenter à la présidence, Al-Sissi a usé de son emprise sur le pouvoir pour les faire arrêter ou les contraindre à l’exil définitif.</p>



<p>Des experts ont constaté à quel point le président tunisien Saïed a suivi de près les traces d’Al-Sissi.</p>



<p>Bien qu’il n&rsquo;ait pas instauré en Tunisie une répression comparable à celle d’Al-Sissi, Saïed, à l’instar de son homologue égyptien, a réécrit la constitution, étendu les pouvoirs présidentiels et supprimé les contre-pouvoirs.</p>



<p>Les données recueillies par l’Indice de transformation Bertelsmann montrent que, sur de nombreux indicateurs politiques et économiques, la Tunisie a régressé à son niveau d’avant le Printemps arabe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des failles dans le système</h2>



<p>Quinze ans après le Printemps arabe, les problèmes fondamentaux qui ont conduit aux manifestations – corruption, injustice et difficultés économiques – persistent et sont peut-être plus urgents aujourd’hui qu’à l’époque.</p>



<p>Les pays arabes obtiennent très majoritairement de mauvais résultats à l’Indice de perception de la corruption (IPC) annuel, nombre d’entre eux figurant parmi les derniers du classement mondial, et les États restent englués dans l’injustice.</p>



<p>Par exemple, sur 21 pays arabes récemment évalués par Freedom House, aucun n’a été classé <em>«libre»</em> ; et sur les neuf nations arabes évaluées en 2025 dans le cadre de l’Indice de l’Etat de droit du World Justice Project, la plupart se classent parmi les derniers du classement mondial.</p>



<p>Il est important de noter que, dans son ensemble – pays du Golfe mis à part –, la région arabe reste enlisée dans des difficultés économiques.</p>



<p>Selon la Banque mondiale, le produit intérieur brut (PIB) par habitant demeure extrêmement faible dans la plupart des pays non membres du Conseil de coopération du Golfe, et les Nations Unies indiquent que les pénuries alimentaires et la faim restent des problèmes majeurs dans une grande partie de la région.</p>



<p>Les difficultés économiques de l’Égypte et de la Tunisie sont révélatrices de la situation dans une grande partie du reste de la région.</p>



<p>En Égypte, depuis le soulèvement de 2011, l’empire économique de l&rsquo;armée et les inégalités se sont accrus, tandis que l’inflation et la pauvreté ont progressé.</p>



<p>Parallèlement, l&rsquo;économie tunisienne se détériore également.</p>



<p>Selon un rapport récent de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, la politique économique de Saïed a entraîné une forte augmentation de la dette intérieure et un effondrement de la croissance économique, ainsi qu’une baisse des salaires réels et une hausse du chômage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Démocratie : un sujet tabou</h2>



<p>Ce qui est peut-être le plus alarmant pour les régimes arabes, c’est que leurs citoyens continuent, dans leur immense majorité, d’aspirer à un gouvernement démocratique.</p>



<p>Selon l’Indice d’opinion arabe, plus de 70 % des Arabes interrogés sont favorables à la démocratie, contre seulement 19 % qui y sont opposés.</p>



<p>Les résultats de l&rsquo;enquête suggèrent également que les citoyens arabes portent un jugement négatif sur le niveau de démocratie dans leurs pays&nbsp;; ils ont tendance à associer la démocratie à la liberté, à l’égalité et à la justice&nbsp;; et ils ont une opinion favorable du Printemps arabe.</p>



<p>Un sondage plus récent de l’Arab Barometer aboutit à des conclusions similaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Printemps arabe n’est pas terminé</h2>



<p>En décembre 2024, le dictateur syrien Bachar Al-Assad a été renversé et contraint à l’exil, environ 14 ans après le début du soulèvement contre lui.</p>



<p>Cet événement cataclysmique a démontré, peut-être mieux que tout autre, que les analystes ont peut-être été prématurés en déclarant la fin du Printemps arabe.</p>



<p>Les récentes manifestations de la génération Z au Maroc apportent des preuves supplémentaires que de nombreux Arabes – en particulier les jeunes – sont capables, désireux et prêts à se battre pour le changement.</p>



<p>Il ne s’agit donc peut-être que d’une question de temps avant que la situation ne dégénère et qu’une nouvelle vague de manifestations ne commence.</p>



<p>Les gouvernements savent que le risque est réel. Le régime égyptien d’Al-Sissi en est une nouvelle fois un exemple frappant.</p>



<p>Ces dernières années, Al-Sissi a été contraint de mettre en garde à plusieurs reprises les Égyptiens contre toute manifestation.</p>



<p>Lors d’une allocution publique il y a quelques années, il a déclaré qu’une répétition du soulèvement de 2011 <em>«ne se reproduirait plus jamais»</em> en Égypte.</p>



<p>La paranoïa est bien réelle : l’État profond égyptien ne semble pas disposé à prendre le moindre risque en ouvrant l’espace politique.</p>



<p>Le régime a récemment intensifié son vaste programme de fraude électorale et chercherait, selon certaines sources, à prolonger indéfiniment le règne d’Al-Sissi.</p>



<p>Non content d’éliminer l’opposition intérieure, le gouvernement égyptien s’efforce également de museler l’opposition à l’étranger.</p>



<p>Le régime a tenté de fermer les médias d’opposition basés hors d’Égypte et a cherché à obtenir l’extradition de figures populaires de l’opposition.</p>



<p>Plus tôt cette année, un jeune Égyptien, Anas Habib, a organisé une manifestation pacifique devant l’ambassade d’Égypte à La Haye.</p>



<p>En réponse, le ministre égyptien des Affaires étrangères a exhorté le personnel de l’ambassade à détenir les manifestants et à les faire arrêter. Dans un acte de représailles apparentes, les autorités égyptiennes ont arrêté l’oncle âgé d’Habib en Égypte.</p>



<p>Au-delà de l’Égypte, les États arabes ont récemment intensifié leur coopération en matière de sécurité intérieure, leurs gouvernements recherchant activement les individus recherchés à l’étranger en vue de leur extradition.</p>



<p>Ces mesures extrêmes soulignent la paranoïa ambiante&nbsp;: les régimes arabes semblent comprendre qu’il ne s’agit que d’une pause, et non d’une fin, dans le Printemps arabe.</p>



<p>L’histoire montre que lorsque le mouvement reprendra, il ne sera pas annoncé à l’avance.</p>



<p>Le peuple a presque toujours le dernier mot. Nous ignorons simplement quand il choisira de l’exprimer.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.aljazeera.com/author/mohamad_elmasry_20136308411552451" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Jazeera</a>.</p>



<p><em>* Professeur à l’Institut d’études supérieures de Doha.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ldFyuRDFvu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/tunisie-le-dialogue-est-le-seul-moyen-pour-sortir-de-la-crise/">Tunisie | Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le dialogue est le seul moyen pour sortir de la crise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/tunisie-le-dialogue-est-le-seul-moyen-pour-sortir-de-la-crise/embed/#?secret=qm5kXSwKmo#?secret=ldFyuRDFvu" data-secret="ldFyuRDFvu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>En Syrie, la guerre contre le Captagon est loin d&#8217;être gagnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 07:50:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les usines de Captagon, la drogue qui faisait vivre le régime d'Al-Assad en Syrie, sont loin d'avoir toutes été démantelées.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/26/en-syrie-la-guerre-contre-le-captagon-est-loin-detre-gagnee/">En Syrie, la guerre contre le Captagon est loin d&rsquo;être gagnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Durant la guerre civile syrienne et avec la multitude des sanctions internationales et afin de maintenir son régime financièrement viable, Bachar Al-Assad a transformé la Syrie en narco-État. Le pays est devenu une immense usine de Captagon. Au lendemain de sa chute, des laboratoires de fabrication de cette drogue ont été découverts et filmés dans des sites militaires mais aussi dans des propriétés appartenant à son frère Maher qui chapeautait le trafic.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17331220"></span>



<p>Le Captagon a inondé la Syrie et tout le Moyen-Orient et empoisonné les relations d’Assad avec les pays arabes. C’était l’une des principales raisons de la lassitude de ces pays à l’endroit de son régime qui lui avaient demandé que le trafic cesse mais il avait laissé faire. Huit mois après la chute du régime, l’empire de la drogue légué par Bachar Al-Assad joue sa survie. </p>



<p>Aujourd’hui, bien que le pays soit en gestation, les nouvelles autorités qui ont d’excellentes relations avec les autres pays de la région, mènent une guerre contre cette drogue. Le <a href="https://www.ft.com/content/d81e3c6c-c157-4281-92ec-135d70b497cb"><em>Financial Times</em></a> (<em>FT</em>) a consacré une enquête à cette guerre qui montre que la filière a subi de sérieux revers mais elle est confrontée aux aléas de la réalité syrienne tels que la corruption endémique ou bien la difficulté du nouveau pouvoir à contrôler l’ensemble du territoire.&nbsp;</p>



<p>Par une froide soirée d’hiver de décembre dernier, Ahmed –pseudonyme d’un ancien soldat syrien– déambulait incognito dans les ruelles de Damas. À ce moment-là, le régime sous lequel il avait servi s’était brutalement effondré et les rebelles armés qu’il redoutait depuis longtemps étaient entrés dans la capitale et avait renversé le président Bachar Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’un des plus grands foyers de drogue au monde</h2>



<p>Selon son récit, rapporté par le <em>FT</em>, Ahmed aurait retiré son uniforme militaire pour se déguiser et avalé la moitié d’une pilule de Captagon, comme il l’avait fait des centaines de fois lors de moments de tension. Il aurait dit avec un sourire ironique que cela lui avait donné l’illusion d’avoir l’énergie et le courage d’affronter n’importe quel rebelle. </p>



<p>Cette pilule n’était pas seulement un moyen de fuir la réalité mais plutôt le reflet de l’héritage du régime qui a dirigé la Syrie pendant longtemps.</p>



<p>La journaliste Raya Jalabi rapporte dans son enquête menée essentiellement à Damas, Soueida et Deir Ezzor qu’en 14 ans de guerre, Assad a transformé son pays en l’un des plus grands foyers de drogue au monde, la production de Captagon étant à elle seule évaluée à 5 milliards de dollars par an.</p>



<p>L’usage de la drogue ne se limitait pas au trafic, elle a même atteint l’armée elle-même, les commandants distribuant gratuitement les pilules aux soldats ou les mélangeant à du thé et des gâteaux avant les combats pour lutter contre la faim et l’insomnie.&nbsp;</p>



<p>Toutefois, depuis ce jour de décembre, la Syrie a connu une transformation spectaculaire, représentée par une guerre globale contre la drogue menée par le nouveau président, Ahmed Al-Charaa, qui cherche à démanteler l’empire laissé par Assad.</p>



<p>Selon le <em>FT</em>, Al-Charaa a promis que l’un de ses combats les plus importants serait de <em>«purger la Syrie de la drogue»</em>. Il s’est tenu devant la mosquée des Omeyyades à Damas pour déclarer que <em>«la Syrie était une importante usine de Captagon, et aujourd’hui, par la grâce de Dieu, elle est en cours de purge»</em>.</p>



<p>Une campagne acharnée a effectivement été lancée, aboutissant à la confiscation de 200 millions de comprimés entre janvier et août 2025, soit 20 fois la quantité confisquée l’année précédente, selon le <em>FT</em>, citant le New Lines Institute, un groupe de réflexion américain basé à Washington.</p>



<p>La production et le trafic de drogue en Syrie ont chuté jusqu’à 80% après des raids visant des laboratoires de Captagon dans des bastions de l’ancien régime et la destruction de millions de comprimés, selon des informations citées par l’enquête auprès de trafiquants de drogue, de responsables de la sécurité, de responsables locaux et de chercheurs.</p>



<p>Les laboratoires qui se trouvaient dans l’aéroport militaire de Mezzeh et des villas appartenant à Maher Al-Assad et à ses hommes ont également été détruits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des milices armées continuent d’exploiter des réseaux de Captagon</h2>



<p>L’enquête précise qu’il est bien plus facile de lancer une guerre contre la drogue que de la gagner. Malgré le ralentissement de la production de drogue, producteurs et trafiquants continuent d’échapper aux arrestations, exploitant le vide sécuritaire dans les zones que le nouveau gouvernement ne parvient toujours pas à contrôler.</p>



<p>Un responsable du ministère de l’Intérieur à Deir Ezzor a déclaré au journal britannique que la plus grande menace n’est plus l’EI mais les milices armées qui continuent d’exploiter des réseaux de Captagon. Il a ajouté: <em>«Dans chaque usine de captagon que nous attaquons, nous trouvons un arsenal d’armes»</em>.</p>



<p>Dans le sud, près de la frontière jordanienne, le trafic de Captagon s’est poursuivi par l’intermédiaire de réseaux liés à l’ancien régime. Ces réseaux ont survécu grâce à leurs activités dans des zones échappant au contrôle du gouvernement.</p>



<p>Des pilules sont toujours introduites en contrebande de l’autre côté de la frontière grâce à des méthodes innovantes, notamment des drones et même des ballons télécommandés.</p>



<p>Bien que les tentatives de contrebande aient considérablement diminué, la pauvreté a facilité le recrutement de jeunes hommes comme passeurs, facturant des milliers de dollars pour transporter un sac de 30 kilos de pilules.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des garde-frontières complices ferment les yeux</h2>



<p>Selon le <em>FT</em>, certains gardes-frontières syriens connus pour accepter des pots-de-vin sont restés en poste en raison d’une pénurie de personnel. Un ancien passeur a déclaré au journal : <em>«Nous connaissions les gardes complices et nous n’avons eu affaire qu’à eux. Ils sont toujours en poste à la frontière et ferment les yeux»</em>.&nbsp;</p>



<p>Des failles sont suspectées au sein des unités antidrogue. Un officier de Qalamoun a déclaré au journal qu’il n’avait pas pu arrêter un important trafiquant qui avait transféré ses usines au Liban car il avait reçu des avertissements avant chaque raid.</p>



<p>Loin de la frontière, les Syriens continuent de payer le prix de l’empire de la drogue créé par Al-Assad. Le pays ne compte que quatre centres de traitement des addictions, tandis que les hôpitaux ne dispensent généralement que deux semaines de traitement initial, sans programme de réadaptation.</p>



<p>Le docteur Ghamdi Far’al, directeur de l’hôpital Ibn Rushd de Damas, a déclaré: <em>«Les ressources existantes sont totalement insuffisantes pour faire face à l’ampleur du fléau en Syrie mais l’État a du mal à se le permettre»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le Captagon devenant rare et coûteux, beaucoup se sont tournés vers des alternatives plus dangereuses et moins chères comme la méthamphétamine (crystal meth). Parmi eux figure l’ancien soldat syrien Ahmed, dont la consommation de crystal meth lui a fait perdre plusieurs dents. Ahmed a déclaré au <em>FT</em> : <em>«Le message du nouveau gouvernement est clair : la drogue ne sera pas tolérée dans la nouvelle Syrie. Mais après tout ce que nous avons traversé, cela ne suffit pas à nous dissuader»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eaV9rGT1cU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/">Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/embed/#?secret=fLcYudLqgX#?secret=eaV9rGT1cU" data-secret="eaV9rGT1cU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 10:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Alaouites]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Druzes]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes]]></category>
		<category><![CDATA[Soueida]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La relation exécrable de Ahmed Al-Charaa avec les minorités ethniques soulève les interrogations sur la pérennité de la Syrie en tant qu’État unifié. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Autant le nouveau régime syrien dirigé par Ahmed Al-Charaa est soutenu à l’international, aussi bien par les pays du Moyen-Orient que ceux de l’Occident, autant sur le plan intérieur il est contesté et sa légitimité discutée, peinant à asseoir son pouvoir sur l’intégralité du territoire, alors que sa relation exécrable avec les minorités ethniques soulève les interrogations sur la pérennité de la Syrie en tant qu’État unifié. Le doute est permis. </em></strong><em>(Ph. Les Druzes syriens font leur révolution à Soueida).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17260861"></span>



<p>Dans les colonnes de <a href="https://www.haaretz.com/middle-east-news/2025-08-12/ty-article/.premium/armed-factions-occupation-and-foreign-guests-can-syrias-new-regime-stand-on-its-own/00000198-9d18-d461-afba-bf5ba9100000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>, l’éditorialiste Zvi Bar’el a brossé un tableau de la situation prévalant dans ce pays du Levant et s’est penché sur le défi de l’unité territoriale de plus en plus menacée à cause des conflits confessionnelles. </p>



<p>Huit mois se sont écoulés depuis que les forces d’Ahmad Al-Charaa ont renversé le régime de Bachar Al-Assad et la Syrie peine toujours à se relever. En effet, à Damas, le nouveau chef dirige un gouvernement et d’importantes sommes d’argent commencent à affluer dans les caisses de l’État, notamment en provenance d’Arabie saoudite, du Qatar et de Turquie. En mars, une constitution provisoire a été rédigée, le président s’est rendu dans de nombreux pays, les États-Unis ont levé la plupart de leurs sanctions économiques et Trump a annulé la prime mise sur la tête d’Al-Charaa, considéré jusqu’à lors comme un terroriste notoire. Même le cadre initial d’une armée nationale commence à prendre forme.</p>



<p>Cependant, le régime ne contrôle que 60 à 70% du territoire du pays, des dizaines de milices armées n’ont pas encore rejoint l’armée, les frontières du pays attendent une démarcation définitive et convenue et des forces étrangères sont toujours présentes dans le pays, que ce soit en tant qu’occupants comme la Turquie et Israël ou en tant qu’<em>«invités»</em> comme les États-Unis et la Russie. Trois importantes minorités –les Kurdes, les Druzes et les Alaouites– menacent de déchirer le pays en cantons autonomes. De plus, le régime doit lutter contre les gangs et les milices, comme les unités de l’Etat islamique (EI), dont les activités se sont récemment intensifiées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qZYr656jQj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/embed/#?secret=ZWSQ9crlP5#?secret=qZYr656jQj" data-secret="qZYr656jQj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Comme un entrepôt de pièces détachées</h2>



<p>La Syrie ressemble donc aujourd’hui à un entrepôt de pièces détachées qui aurait pu former un État mais dont les plans d’assemblage ont été perdues en cours de route. Le problème est qu’il n’existe toujours pas de dirigeant alternatif à Al-Charaa, et ses partisans, les dirigeants des pays arabes et occidentaux, doivent continuer à consolider l’échafaudage sur lequel repose son pouvoir et espérer qu’il mènera à bien cette tâche.</p>



<p>L’effort principal consiste désormais à s’attaquer aux forces centrifuges à l’œuvre au sein de l’État. Après le massacre de membres de la minorité alaouite en mars, qui a fait entre 1 500 et 1 700 morts, le régime semble avoir réussi à pacifier le gouvernorat de Lattaquié, où sont concentrés la plupart des Alaouites et des groupes considérés comme des <em>«résidus du régime Assad»</em>. Cependant, les événements de Soueida ont éclaté plus tard et leurs effets ont dépassé le contexte géographique. Le cessez-le-feu, entré en vigueur après les affrontements meurtriers –qui ont également fait environ 1 500 morts selon le Centre de surveillance des droits de l’homme en Syrie, basé à Londres– n’a pas réussi à mettre un terme définitif aux combats.</p>



<p>Soueida est soumise à un siège serré, imposé par les Druzes, tandis que le régime lui-même affirme que les forces locales, en particulier les gangs et les tribus, empêchent les convois d’aide d’atteindre la ville.</p>



<p>Selon les estimations de l’Onu, environ 200 000 personnes ont fui Soueida pour se réfugier dans les villes voisines comme Deraa, d’autres villes proches, voire Damas. Des militants d’organisations humanitaires locales et internationales affirment que sur les routes reliant Damas à Soueida, les forces locales contrôlent les checkpoints. Tantôt elles laissent passer les marchandises, tantôt elles les bloquent, selon leur bon vouloir. Les mafias locales sont paralysées, le carburant arrive au compte-gouttes, les infrastructures d’eau et d’électricité sont détruites, les rayons des hôpitaux et des cliniques sont vides de médicaments et la ville est au bord de la faillite.</p>



<p>Selon l’accord de cessez-le-feu, les forces du régime assureront le passage des marchandises et la sécurité le long des principaux axes routiers.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FqSURryorp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/">En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/embed/#?secret=F6zDiPxEzV#?secret=FqSURryorp" data-secret="FqSURryorp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Druzes en rangs dispersés</h2>



<p>De leur côté, les forces armées druzes, théoriquement sous la protection du régime, sont responsables de la sécurité dans la ville même. Cependant, même au sein de l’establishment politique, militaire et religieux druze, de profondes divisions persistent. Ces divisions ont empêché toute négociation et encore moins tout accord sur un plan d’action mutuellement acceptable.</p>



<p>Jusqu’à la semaine dernière, il semblait que le régime pouvait compter sur le soutien de deux des trois chefs spirituels de la communauté, Cheikh Youssef al-Jarbou et Cheikh Hamoud al-Hinawi, qui ont exprimé leur soutien à l’unité syrienne et aux négociations avec le régime concernant le statut et les droits des Druzes. Cette position contraste avec celle de Cheikh Hikmat al-Hijri qui a sollicité l’aide des forces internationales dont Israël (bien qu’il le considérait auparavant comme un ennemi) et qui considère le régime d’Al-Charaa comme un ennemi déterminé à détruire la communauté.</p>



<p>Cependant, à la fin de la semaine, il est apparu que les deux autres dirigeants avaient rejoint la position d’Al-Hijri. Al-Hinawi a tenu des propos inédits contre les tribus bédouines, les qualifiant d’<em>«émanation du régime»</em> qui avait sapé la confiance des Druzes, les avait poignardés dans le dos et <em>«mis l’épée au-dessus du cou des innocents»</em>.</p>



<p>Le tournant semble s’être produit à la suite d’une réunion tenue vendredi dernier dans la ville kurde de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Organisée par l’Administration autonome kurde, cette réunion a réuni environ 400 délégués représentant les communautés druze, kurde, alaouite et chrétienne. Cheikh al-Hijri a prononcé un discours. Les participants ont exigé des amendements de la constitution intérimaire afin de garantir les droits et le bien-être des minorités. Cependant, l’objectif principal de la réunion, comme indiqué dans la déclaration générale, était de revendiquer la mise en place d’un système décentralisé au sein de l’État, un concept qui implique l’instauration d’une autonomie confessionnelle légale. Il n’est pas tout à fait clair comment ces gouvernements autonomes seraient subordonnés au régime de Damas.</p>



<p>Le régime considère cette réunion comme un affront à l’accord, notamment avec les Kurdes, alors que les parties prévoyaient d’organiser une nouvelle série de négociations cette semaine à Paris sous l’égide de la France et des États-Unis. En réaction, le régime est revenu sur son intention de participer aux pourparlers, qui sont désormais au point mort, tout comme les négociations sur le statut de la minorité kurde dans le pays. Parallèlement, des informations non confirmées font état de préparatifs de l’armée syrienne en vue d’une confrontation avec les forces kurdes.</p>



<p>Au lieu de cette réunion, un sommet tripartite devant se tenir en Jordanie, avec la participation du ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Sheibani, de l’envoyé spécial américain Tom Parker, et du ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, afin de discuter des <em>«moyens de reconstruire la Syrie»</em>. Cette réunion n’a pas pour objectif de trouver des solutions aux problèmes kurdes ou druzes.</p>



<p>La coopération entre Druzes et Kurdes élargit l’arène du conflit entre le régime et les principales minorités armées et renforce l’urgence de définir l’État syrien. S’agira-t-il d’un État unifié, comme le souhaitent les États-Unis et la Turquie, ou d’un État divisé (le régime accuse Israël d’avoir cette intention et cette ambition)?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HztnQ26Fbh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/embed/#?secret=pzmOVDxhoQ#?secret=HztnQ26Fbh" data-secret="HztnQ26Fbh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pressions américaines sur les Kurdes</h2>



<p>En réalité, les États-Unis exercent une pression intense sur les Kurdes pour qu’ils parviennent à un accord avec le régime, sans pour l’instant obtenir de résultats probants. La Turquie manque d’influence sur les Druzes. Concernant les Kurdes, elle tente d’exploiter le processus de réconciliation entamé avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour persuader les Kurdes de Syrie de déposer les armes et de rejoindre l’armée syrienne. Comme les États-Unis, Ankara se trouve dans une impasse. Israël est considéré comme le facteur susceptible d’influencer les Druzes et, à cette fin, Al-Charaa a tenté de convaincre la Russie de permettre aux Druzes de rejoindre le régime et de les encourager à le soutenir. Cette question a même été évoquée lors de l’entretien entre Poutine et Netanyahu à la fin du mois dernier. Lors de cet entretien, le président russe, dans un langage presque menaçant, a souligné la nécessité de <em>«préserver l’unité de la Syrie»</em> face au soutien d’Israël à la minorité druze.</p>



<p>Israël a entendu mais est resté impassible. Parallèlement, la Russie renforce ses liens avec les forces kurdes du nord de la Syrie, transférant du matériel et des avions de sa base de Hmeimim à l’aéroport de la région kurde de Qamichli. Elle a également consolidé ses liens étroits avec les dirigeants de la minorité alaouite du gouvernorat de Lattaquié. Si Moscou semble avoir été écarté du processus décisionnel en Syrie après la chute du régime d’Assad, la rencontre du ministre syrien des Affaires étrangères avec Poutine et avec le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov le mois dernier, pour la première fois depuis la chute du régime d’Assad, témoigne de la volonté russe d’être un protagoniste sur la scène syrienne en utilisant ses outils d’influence et ses relations avec les Kurdes et les Alaouites. Tout cela se produit alors que la Russie accueille Bachar Al-Assad et sa famille, ainsi que des milliers d’officiers syriens réfugiés à Moscou après l’effondrement du régime.&nbsp;</p>



<p>Il semble qu’Al-Charaa se retrouve actuellement l’otage d’un ensemble de pressions et d’influences exercées par divers pays en compétition en Syrie, réduisant ainsi sa marge de manœuvre. Le pays est devenu un terrain de jeu facile pour tous les protagonistes de cette compétition, à l’exception du gouvernement syrien et de ses citoyens.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 08:01:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[bédouins]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Druzes]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Soueida]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sept mois après la chute de Bachar Al-Assad, la Syrie sombre dans une nouvelle vague de violences interconfessionnelles sanglantes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sept mois après la chute de Bachar Al-Assad, la Syrie sombre dans une nouvelle vague de violences interconfessionnelles sanglantes. Un conflit local entre un membre de la communauté druze et des Bédouins qui ont attaqué son camion et braqué sa marchandise a dégénéré et déclenché des affrontements ayant impliqué les forces gouvernementales syriennes. En même temps, des frappes aériennes israélienne ciblant l’armée syrienne ont eu lieu. L’État hébreu prétend voler au secours de la communauté druze. Cet épisode de violence a fait de nombreuses victimes, a davantage compliqué la situation du pays du Levant et montré, s’il faut encore le prouver, le danger vital auquel sont confrontées les minorités religieuses et ethniques syriennes.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17076319"></span>



<p>Dans le <a href="https://www.theguardian.com/world/2025/jul/19/escalating-unrest-in-syria-lays-bare-new-regimes-momentous-challenges" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a>, William Christou est revenu sur cet épisode, affirmant que les violences enregistrées à Soueida rappellent les massacres côtiers de mars, lorsque 1 500 civils, majoritairement alaouites, avaient été massacrés en représailles à l’échec d’une attaque menée par des combattants fidèles à Assad, issus de cette communauté. Ces massacres ont entamé l’enthousiasme suscité par le nouvel État syrien et rappelé cruellement les défis considérables auxquels il est confronté pour unifier le pays après près de 14 ans d’une guerre civile brutale.</p>



<p>Le président syrien, Ahmed Al-Charaa –dont le groupe islamiste sunnite a mené l’offensive ayant renversé Al-Assad– a conquis le cœur de la majeure partie du monde occidental, son succès en diplomatie internationale n’ayant d’égal que ses éclatantes victoires sur le champ de bataille. Donald Trump l’a qualifié de personne séduisante et dure à cuire tandis que l’Union européenne (UE), et la France en tête, se sont empressés de sortir la Syrie de Charaa de son isolement international.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xm4KkjQBNV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/">Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/embed/#?secret=86THAyPX7l#?secret=xm4KkjQBNV" data-secret="xm4KkjQBNV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays encore profondément divisé</h2>



<p>Sur le plan intérieur, cependant, les progrès sont plus incertains. La Syrie reste profondément divisée et les négociations pour intégrer le tiers du territoire contrôlé par les forces kurdes sont au point mort. Les pourparlers pour intégrer pleinement la province de Soueida, à majorité druze, où se déroulent actuellement les violences, avancent lentement.</p>



<p>Al-Charaa s’est engagé à protéger les minorités du pays et a répété à plusieurs reprises que c’est la diversité ethnique et religieuse de la Syrie qui rend le pays si unique. Dans un discours prononcé jeudi, il a promis de traduire en justice quiconque commettrait des abus contre les Druzes soulignant que les lois syriennes garantissent les droits de tous.</p>



<p>Il faudra cependant plus qu’un discours pour surmonter les profondes divisions creusées en Syrie par plus d’une décennie de guerre civile. Également, le décalage entre le discours officiel et la réalité du terrain prouve que le président intérimaire a du mal à asseoir son pouvoir et à imposer la discipline dans les rangs des factions qui le soutiennent et qui ont intégré l’armée.&nbsp;</p>



<p>La semaine dernière, les divisions communautaires ont été relancées au grand jour. L’opération militaire à Soueida, qui opposait les forces gouvernementales majoritairement sunnites et leurs partenaires locaux, les tribus bédouines -également sunnites- d’un côté, et les combattants druzes d’un autre côté, s’est accompagnée de violents discours de haine.</p>



<p>Sur <em>Telegram</em>, des hommes ont échangé des photos de femmes druzes syriennes et ont plaisanté sur les agressions sexuelles qu’elles pourraient subir tandis que les forces tribales avançaient dans la province druze.</p>



<p>Des bagarres ont également éclaté entre étudiants druzes et musulmans à Alep situé à des centaines de kilomètres de Soueida.</p>



<p>La confiance qui déjà battait de l’aile dans le gouvernement de Damas s’est évaporée lorsque les habitants de Soueida sont sortis et ont découvert leurs proches brutalement tués. Un habitant a déclaré préférer mourir dans la dignité plutôt que de rejoindre le nouvel État syrien après l’assassinat de son oncle.</p>



<p>Dès le retrait des forces gouvernementales syriennes jeudi, les milices druzes ont lancé des attaques de représailles contre des familles bédouines ravivant une fois de plus les combats entre les deux groupes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SxITgzJeLO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/">Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/embed/#?secret=o3lKucVvao#?secret=SxITgzJeLO" data-secret="SxITgzJeLO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une armée formée de milices incontrôlables &nbsp;</h2>



<p>La capacité du nouvel État syrien à reconstruire le tissu social du pays est remise en question. La nouvelle armée du pays, un patchwork de milices, semble se déchaîner dès qu’elle est déployée. Lors des massacres côtiers de mars et des violences de cette semaine à Soueida, les forces gouvernementales se sont filmées en train d’abuser des civils.</p>



<p>Face à la violence, certains dirigeants druzes de Soueida ont refusé de déposer les armes laissant entendre que la force ne les amènerait pas à capituler.</p>



<p>L’implication d’Israël, qui s’est présenté comme le protecteur des Druzes de Syrie, sans, &nbsp;semble-t-il, les consulter au préalable, complique encore les choses. Par le passé, Israël comptait sur la Russie pour maintenir une zone tampon à sa frontière avec la Syrie, la menace étant alors constituée par les forces soutenues par l’Iran. Al-Assad lui-même, surnommé affectueusement par les analystes israéliens&nbsp;<em> «le diable que nous connaissons»</em> ne lui posait guère de problème.</p>



<p>Israël se retrouve aujourd’hui sans partenaire de confiance en Syrie. Il a utilisé la situation des Druzes syriens comme prétexte pour une nouvelle intervention militaire et le maintien de sa présence dans le sud du pays.</p>



<p>Depuis la chute d’Assad, Israël occupe de vastes pans du territoire syrien. Cette semaine, il a repris ses frappes aériennes touchant le ministère syrien de la Défense à Damas et des dizaines de cibles militaires syriennes dans le sud.</p>



<p>De nombreux Druzes sont mécontents de l’intervention d’Israël craignant de se voir davantage isolés dans un pays où Israël est méprisé.</p>



<p>On ignore également comment l’intervention militaire israélienne affectera les relations entre Tel-Aviv et Damas, qui, sous l’impulsion des États-Unis, s’étaient réchauffées ces derniers mois. Le président syrien avait même évoqué une possible normalisation des relations avec Israël, une perspective qui semble désormais lointaine.</p>



<p>L’envoyé américain en Syrie Tom Barrack a déclaré dans une interview au <em>New York Times</em> début juillet que les progrès en matière de démocratisation et d’inclusion ne faisaient pas partie des critères américains pour ses relations avec Damas. Il a également condamné les tentatives américaines passées d’ingérence dans les affaires intérieures des pays du Moyen-Orient.</p>



<p><em>«Dans ce voisinage, tout le monde ne respecte que la puissance et le président Trump a fait de la puissance américaine un précurseur incontesté de la paix»</em>, a déclaré Barrack. Cependant, des experts soulignent que seul le dialogue, et non la puissance, apportera la paix en Syrie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="frACkoIaHL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/">En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/embed/#?secret=NuwGM4FWVM#?secret=frACkoIaHL" data-secret="frACkoIaHL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La crainte d’un nouveau cycle de violence</h2>



<p>Vendredi, 57 organisations de la société civile syrienne ont signé une lettre appelant les nouvelles autorités syriennes à redoubler d’efforts pour parvenir à une justice transitionnelle et à garantir l’imputabilité des violences interconfessionnelles à Soueida et ailleurs. La lettre soulignait que le gouvernement n’avait toujours pas publié les résultats de l’enquête visant à établir l’imputabilité des massacres côtiers de mars qui devait être pourtant publiés début juillet.</p>



<p>À Soueida, les affrontements se sont poursuivis tandis que les tribus bédouines se mobilisaient pour envahir la province druze incendiant des maisons au passage. Les appels à la fin des combats ont été ignorés, entraînant la Syrie dans un cycle de violence encore plus profond.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bEJ5aPi6kQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/">Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/embed/#?secret=i75JkfHbgg#?secret=bEJ5aPi6kQ" data-secret="bEJ5aPi6kQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/les-chiites-vont-ils-perdre-le-pouvoir-en-irak/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 08:44:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Axe de la Résistance]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
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		<category><![CDATA[sunnites]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le vent tourne au Moyen-Orient pour l’Axe de la Résistance, l’Irak reste la dernière chasse gardée de la République islamique d’Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/les-chiites-vont-ils-perdre-le-pouvoir-en-irak/">Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que le vent tourne au Moyen-Orient pour l’Axe de la Résistance, l’Irak reste la dernière chasse gardée de la République islamique d’Iran. Aujourd’hui, à l’approche des élections législatives de cette année, il y a une démobilisation de l’électorat chiite dans le centre et le sud et au sein même de certaines formations politiques affidées à Téhéran, certains hommes politiques souhaitent une émancipation de la tutelle iranienne et appellent à ne pas aller à contre-courant de la tendance régionale à l’heure où l’Axe de la Résistance accumule les revers. L’emprise de la République islamique sur l’Irak n’est plus désormais totalement acquise comme ce fut le cas depuis 2003.</em></strong> <em>(Ph. Quel avenir pour les milices chiites irakiennes?)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16748413"></span>



<p>Le quotidien londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%b1%d8%a7%d9%82-%d8%a7%d9%84%d8%b4%d9%8a%d8%b9%d8%a9-%d9%8a%d8%ae%d8%b4%d9%88%d9%86-%d9%81%d9%82%d8%af%d8%a7%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%a3%d8%ba%d9%84%d8%a8%d9%8a%d8%a9-%d8%a7%d9%84/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Quds al-Arabi</a>, qui s’est livré à une anatomie de la scène politique irakienne, indique que les politiciens chiites de la coalition du Cadre de coordination ont commencé à envisager sérieusement de nouveaux plans pour conserver leur position au sein du gouvernement irakien.</p>



<p>Ces plans incluent l’intégration des factions armées dans la vie politique, l’incitation de leurs partisans à renouveler leurs cartes électorales et à participer le plus largement possible aux élections prévues le 11 novembre. L’objectif est de contrer un mouvement sunnite cherchant à obtenir une majorité politique qui lui permettrait de s’emparer du pouvoir et de renverser un équilibre politique convenu depuis 2003.</p>



<p>Il semble que l’affaiblissement de l’influence iranienne en Irak depuis le renversement du régime de Bachar Al-Assad en Syrie, il y a six mois, l’affaiblissement du pouvoir du Hezbollah au Liban et le rôle décroissant de l’Axe de la Résistance soient autant de raisons qui ont incité les factions à envisager de s’engager en politique.</p>



<p>Atheel Al-Nujaïfi, homme politique sunnite irakien et ancien gouverneur de Ninive, estime que le nouveau parlement sera encore plus à l’abri de l’influence iranienne, le front soutenant cette influence ayant perdu une grande partie de ses partisans.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zw0xkg6cXZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que reste-t-il de la dissuasion iranienne? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/embed/#?secret=qRR517BTRm#?secret=zw0xkg6cXZ" data-secret="zw0xkg6cXZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une opposition alternative</h2>



<p>Selon Al-Nujaïfi, le bloc pro-iranien lors de la prochaine législature ne dépassera pas au mieux 30% des sièges du Parlement. Il fonde cet argument sur quatre facteurs, à savoir qu’une grande partie des suffrages exprimés dans le centre et le sud de l’Irak s’étaient déjà opposés à l’influence iranienne lors des dernières élections et ont choisi le mouvement sadriste* et les religieux chiites non alignés sur la République islamique comme le Cadre de coordination.</p>



<p>Cependant le retrait du mouvement sadriste a fait émerger la configuration actuelle du Parlement. Par conséquent, nombre de ces voix d’opposition à l’influence iranienne chercheront une opposition alternative parmi les candidats. </p>



<p>Il a également noté dans un article que les changements régionaux ont renforcé la conviction que l’influence iranienne a considérablement diminué dans la région et que ceux qui seront affidés à cette influence seront confrontés à des crises et des problèmes et ne récolteront ni influence ni gains comme il y a quatre ans.</p>



<p>Il estime également que les performances des blocs vainqueurs n’ont pas été suffisamment satisfaisantes pour que leurs électeurs s’y accrochent, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Volonté de soutenir le changement</h2>



<p>Al-Nujaïfi a également mis en exergue la division du groupe parlementaire qui soutenait l’influence iranienne et la tentative d’une partie de ce groupe de flirter avec les changements qui s’opèrent dans la région et d’éviter de heurter la volonté internationale de soutenir le changement. Il exprime sa conviction que le changement en Irak sera progressif et se fera par le biais d’élections, l’influence d’un parti diminuant tandis qu’un autre se renforçant à ses dépens. Cela ne signifie pas la disparition d’un parti mais simplement que l’influence de l’autre camp s’accentuera.&nbsp;</p>



<p>Les hommes politiques chiites sont au pouvoir en Irak depuis 2003 sans amélioration tangible des services publics qui est pourtant une revendication majeure de la population. Cette situation est aggravée par une corruption généralisée et la mainmise des puissants partis sur les ressources du pays.</p>



<p>Selon la Commission électorale, environ 29 millions d’Irakiens sont en droit de voter le jour du scrutin. Cependant, le nombre de personnes ayant mis à jour leur carte électorale dépasse à peine 21 millions, ce qui signifie qu’environ 8 millions d’Irakiens ne souhaitent pas mettre à jour leurs données.</p>



<p>La perte de ces voix, notamment dans les provinces du centre et du sud, serait importante pour les forces politiques chiites, qui ont donc exhorté leurs partisans à actualiser leur inscription auprès de la commission et à participer aux élections. Ils ont peur de perdre leur siège au gouvernement.</p>



<p>Sadr Al-Din Al-Qabanji, dignitaire religieux chiite et imam de la prière du vendredi à Najaf, a déclaré que la participation électorale dans les provinces de l’ouest à majorité sunnite était plus élevée que dans les régions du centre et du sud considérant cela comme une tentative de <em>«prise de pouvoir»</em> des mains des chiites en Irak.</p>



<p>Fin mai dernier, Al-Qabanji a exhorté chacun à actualiser sa carte électorale, déclarant: <em>«Les statistiques montrent désormais que ceux qui ont opté pour la modernisation dans les provinces de l’ouest sont plus nombreux que dans les provinces du centre et du sud. Il s’agit d’un complot prémédité. Ils ont également déclaré vouloir prendre le pouvoir aux chiites»</em>. Il a ajouté : <em>«Notre position est celle de la Constitution: la majorité politique est celle qui gouvernera indépendamment des discours confessionnels. La Constitution irakienne stipule que la majorité politique a le droit de gouverner»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mbUQfDgbeZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/">Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/embed/#?secret=yCKtHLCsmc#?secret=mbUQfDgbeZ" data-secret="mbUQfDgbeZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Corriger les erreurs passées</h2>



<p>&nbsp;Al-Qabbanji s’est adressé aux chiites en ces termes: <em>«Que chacun renouvelle sa carte électorale et participe activement aux élections afin que nous puissions former la majorité politique. Nous devons nous efforcer de corriger les erreurs électorales passées»</em>. Il a considéré que <em>«les partisans du parti Baas et les ennemis d’Ahl Al-Bayt ** n’accèderont pas au pouvoir tant que nous, les partisans d’Ahl Al-Bayt, serons présents»</em>.</p>



<p>Les craintes chiites de perdre le pouvoir en Irak coïncident avec ce qu’a laissé entendre le député Raad Al-Dahlaki, chef de l’Alliance sunnite Azm dans la province de Diyala. Il a déclaré que les sunnites pourraient accéder au poste de Premier ministre si leurs électeurs participaient à l’actualisation des données électorales soulignant que l’occasion est venue. Dans une déclaration à une station de radio locale, Al-Dahlaki s’est adressé à la population sunnite en ces termes: <em>«Participez aux élections et vous prendrez le poste de Premier ministre»</em>.&nbsp; Il a ajouté: <em>«C’est mon droit lorsque je remporte le plus grand nombre de sièges, que mes régions sont sûres et stables, sans armes, et que je donne à mon peuple la force dont il a besoin. Je garantis aux sunnites que l’occasion est venue. Participez à l’actualisation des données et vous aurez le poste de Premier ministre»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cependant, le député Habib Al-Hilawi, chef du bloc parlementaire Al-Sadiqoun, a affirmé que les tentatives visant à promouvoir l’idée de démettre la principale composante chiite du poste de Premier ministre ne passeront pas, soulignant que cet acquis est intangible.</p>



<p>Al-Halawi a déclaré dans un communiqué au ton très confessionnel relayé par les médias de son bloc: <em>«Ceux qui prônent l’idée d’éjecter la principale composante chiite du poste de Premier ministre ne sont pas seulement de simples rêveurs ou des personnes qui délirent. Nous leur disons clairement : ce sont les gens aux fronts bruns qui dirigent l’Irak, non seulement parce qu’ils constituent la majorité mais aussi parce que ce sont eux qui ont versé leur sang précieux à Mossoul, à Anbar et dans d’autres régions du pays pour préserver l’unité et la souveraineté de l’Irak»</em>.&nbsp; Et Al-Halawi d’ajouter: <em>«Ce sont les enfants de cette composante qui protègent les intérêts de toutes les composantes et non ceux qui ont fui à l’étranger et renoncé à leur patrie en temps de crise»</em>.&nbsp;</p>



<p>Malgré ces affirmations de l’homme politique chiite, des dirigeants de forces politiques tels que Hadi Al-Amiri, chef de l’Organisation Badr, Nouri Al-Maliki, chef de la Coalition pour l’État de droit, Qais Al-Khazali, secrétaire général de l’Asab Ahl Al-Haq et d’autres ont publié des communiqués de presse et des discours télévisés exhortant leurs partisans à participer aux prochaines élections de novembre.</p>



<p>L’affaire ne s’est pas arrêtée là. Le Kataëb Hezbollah (le Hezbollah irakien), dont les membres et les sympathisants sont également membres du mouvement, a également exprimé son soutien au bloc parlementaire Houqouq et à son chef le député Hussein Mounes.</p>



<p>Dans un communiqué publié par le responsable de la sécurité des Kataëb Abou Ali Al-Askari, ce dernier a déclaré: <em>«Les prochaines élections législatives revêtent une importance capitale compte tenu des transformations régionales et internationales qui caractérisent cette période critique. Tout en soulignant la nécessité d’accélérer la mise à jour des cartes d’électeurs et de préparer pleinement les prochaines élections afin de garantir les droits des citoyens et d’assurer leur représentation dans cette compétition effrénée, nous affirmons que les Kataëb Hezbollah soutiendront la liste du Mouvement Houqouq dirigée par notre cher frère Husseïn Mounes compte tenu du dévouement du mouvement à défendre les causes de la nation et les droits de notre cher peuple»</em>.</p>



<p><strong><em>Notes: </em></strong></p>



<p><em>*&nbsp;Mouvement national irakien islamique dirigé par Moqtada Al-Sadr. Il reçoit un large soutien de la part de la société irakienne, en particulier de la population chiite et des pauvres.</em></p>



<p><em>** Terme désignant les descendants du prophète dans doctrine chiite.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QscFHMA2jR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/25/lheure-des-houthis-est-elle-venue/">L’heure des Houthis est-elle venue?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’heure des Houthis est-elle venue? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/25/lheure-des-houthis-est-elle-venue/embed/#?secret=QZPncZWFTs#?secret=QscFHMA2jR" data-secret="QscFHMA2jR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/les-chiites-vont-ils-perdre-le-pouvoir-en-irak/">Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 07:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Joulani]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[combattants étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Front Al-Nosra]]></category>
		<category><![CDATA[Hay’at Tahrir Al-Cham]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les États-Unis exigent l’expulsion des combattants étrangers de Syrie, le nouveau pouvoir syrien conduit par Ahmed Al-Charaa demeure prudent. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/">Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les États-Unis exigent l’expulsion des combattants étrangers de Syrie, le nouveau pouvoir syrien demeure prudent. Étant donné que ces combattants sont nombreux et encore armés, il craint leur réaction surtout que la situation est précaire et que la situation est encore en pleine gestation. Faire des alliés d’hier les ennemis d’aujourd’hui ne ferait qu’affaiblir davantage le président intérimaire Ahmed Al-Charaa. Entre les Américains avec lesquels il est en pleine lune de miel et ses encombrants compagnons d’armes, c’est un vrai dilemme auquel est confronté Al-Charaa.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16692881"></span>



<p>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/05/31/syria-sharaa-foreign-fighters-militants/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a publié une enquête sur le défi auquel est confronté le président syrien Ahmed Al-Charaa à savoir la situation des combattants étrangers qui l’ont aidé à renverser le régime de Bachar Al-Assad. Aujourd’hui, la question de l’avenir de ces combattants islamistes venus d’aussi loin que l’Europe et l’Asie centrale se pose et doit être tranchée par le nouveau pouvoir syrien.  </p>



<p>Al-Charaa a nommé certains d’entre eux à des postes importants au sein du ministère de la Défense et a proposé la naturalisation de nombre d’entre eux notamment des sous-officiers et des soldats. Cependant, l’administration Trump exige l’expulsion de tous les combattants étrangers comme condition à l’assouplissement des sanctions qui ont paralysé l’économie syrienne.</p>



<p>Jerome Drevon, analyste senior à l’International Crisis Group, affirme que le gouvernement syrien a tenté de les isoler mais il est confronté à de réelles difficultés pour mettre en œuvre la demande américaine notamment pour définir qui sont les <em>«terroristes»</em>.&nbsp; Et même s’ils sont expulsés, leurs pays refusent leur retour ce qui représente un problème de taille.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3MeJTSY1Eo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=W40R7huVRe#?secret=3MeJTSY1Eo" data-secret="3MeJTSY1Eo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une fragile phase de transition</h2>



<p>Selon les observateurs qui suivent de près la situation en Syrie, les combattants qui ont participé à une attaque sanglante il y a deux mois contre la communauté alaouite sur la côte syrienne tuant des centaines de personnes sont étrangers. Ces tensions communautaires menacent de déstabiliser la fragile phase de transition et mettent en péril la cohésion sociale et l’unité du pays.&nbsp;</p>



<p>Le <em>WP</em> a rapporté que les combattants étrangers les plus radicaux ont commencé à exprimer leur colère contre leur ancien compagnon d’armes M. Al-Charaa pour son incapacité à imposer la loi islamique en Syrie. Ils l’accusent de coopérer avec les États-Unis et les forces turques pour cibler des factions considérées comme extrémistes.</p>



<p>Un combattant européen qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat lors d’une interview dans la ville d’Idlib, au nord du pays, a déclaré: <em>«Al-Joulani nous attaque depuis le sol et l’Amérique nous attaque depuis le ciel»</em>, utilisant le nom de guerre d’Al-Charaa lorsqu’il combattait l’ancien régime.</p>



<p>Le journal américain rapporte que des dizaines de milliers d’étrangers ont afflué en Syrie et en Irak voisin au cours des deux dernières décennies pour combattre aux côtés des rebelles syriens pendant près de 14 ans de guerre civile. Nombre d’entre eux ont rejoint des groupes extrémistes comme Daech tandis que d’autres ont rejoint des factions moins extrémistes.</p>



<p>Les chercheurs estiment que 5 000 de ces étrangers sont toujours en Syrie. Nombre d’entre eux se sont intégrés aux communautés locales notamment dans l’extrême nord-ouest du pays et sont désormais mariés à des Syriennes et ont des enfants.</p>



<p>Le journal cite des analystes politiques et des combattants qui affirment que le gouvernement de Damas a ordonné aux étrangers de faire profil bas et de s’abstenir de s’exprimer en public tandis que le nouveau président peine à trouver un équilibre apparemment difficile.</p>



<p>Le journal note que ses correspondants ont rencontré des combattants étrangers à trois reprises depuis la chute d’Assad en Syrie dans différentes régions du pays. En décembre dernier, des combattants turcs étaient stationnés sur la route menant à Hama (centre de la Syrie) où se trouve le mausolée de l’imam Ali Zayn al-Abidin tandis que des combattants irakiens parcouraient la ville en se faisant passer pour des touristes.</p>



<p>En mars dernier, des combattants d’Asie centrale ont pris possession d’un poste de contrôle bloquant la route menant au célèbre mont Qasioun à Damas. Puis, début mai, la plupart d’entre eux ont disparu des points de contrôle et des rues du centre et du sud de la Syrie.</p>



<p>Un combattant français, qui a parlé au journal sous couvert d’anonymat et s’identifiant uniquement sous le nom de Mustafa, a déclaré avoir quitté Paris pour rejoindre le combat contre les forces d’Assad en 2013, d’abord avec une petite faction composée principalement d’Égyptiens et de Français puis avec l’ancien Front Al-Nosra avant sa transformation en Hay’at Tahrir Al-Cham qui était dirigé par Al-Charaa.</p>



<p>Un coiffeur du nom de Mohammed Kurdi a déclaré au Washington Post que certains de ses clients étaient des combattants originaires de Biélorussie, de Tchétchénie, d’Ouzbékistan et d’ailleurs.</p>



<p>Cependant, les experts qui suivent les groupes islamistes affirment que les combattants dans leur ensemble sont devenus moins radicaux au fil du temps même si la plupart restent profondément conservateurs. Aucune de ces personnes interrogées par les journalistes du <em>WP</em> ne souhaite quitter la Syrie invoquant le risque d’être arrêtée voire condamnée à mort dans son pays d’origine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zvEYFOLZqr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/">Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/embed/#?secret=DHsmy4LYl5#?secret=zvEYFOLZqr" data-secret="zvEYFOLZqr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La situation pourrait empirer</h2>



<p>Selon l’enquête du journal américain, le gouvernement syrien est actuellement prudent craignant d’être perçu comme ingrat et ciblant les combattants fidèles ou provoquant les militants désillusionnés.</p>



<p>L’analyste Drevon estime que le gouvernement ne souhaite pas les trahir car il ignore leur comportement et leur réaction. Il ajoute qu’ils pourraient disparaître, rejoindre d’autres groupes, se livrer à des violences sectaires et que par ricochet, la situation pourrait empirer.</p>



<p>Le <em>WP</em> estime que le gouvernement d’Al-Charaa pourrait chercher à intégrer la plupart des combattants étrangers dans la nouvelle armée du pays soulignant que six d’entre eux ont déjà été nommés à des postes importants au ministère de la Défense. De plus, ces étrangers ne présentent pas que des inconvénients. Les experts estiment que le président syrien cherche à se protéger contre d’éventuels coups d’État en confiant des postes de sécurité comme sa garde présidentielle à des loyalistes étrangers dépourvus de tout ancrage local.</p>



<p>Également, le pouvoir pourrait créer des unités spécifiques pour les étrangers. Reuters, citant des sources syriennes, rapporte qu’environ 3500 combattants étrangers, pour la plupart des Ouïghours, rejoindront une unité de l’armée syrienne nouvellement formée.</p>



<p>En définitive, la question des combattants étrangers n’a pas été clairement et définitivement tranchée. Elle est à l’image de la Syrie, un pays en gestation où tout peut basculer dans un sens comme un autre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/">Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Avec l’aide d’Israël, le Liban démantèle l’arsenal militaire du Hezbollah</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/avec-laide-disrael-le-liban-demantele-larsenal-militaire-du-hezbollah/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 06:40:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[désarmement]]></category>
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		<category><![CDATA[Ibrahim Al-Moussawi]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
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		<category><![CDATA[Nawaf Salam]]></category>
		<category><![CDATA[Randa Slim]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement libanais est déterminé à désarmer le Hezbollah. Chose complètement impensable il y a moins d’une année.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/avec-laide-disrael-le-liban-demantele-larsenal-militaire-du-hezbollah/">Avec l’aide d’Israël, le Liban démantèle l’arsenal militaire du Hezbollah</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’étoile du Hezbollah continue de pâlir. Après l’épuisement enduré lors de la guerre destructrice de l’automne 2024, son infiltration par le Mossad, la chute de son allié Bachar Al-Assad et l’affaiblissement de l’Iran, le gouvernement libanais est déterminé à désarmer le groupe chiite pro-iranien. Chose complètement impensable il y a moins d’une année.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16685825"></span>



<p>Pis encore, c’est avec des informations israéliennes fournies par les Américains que l’armée libanaise localise et détruit les dépôts d’armes du Hezbollah. Le gouvernement entend étendre ce processus aux factions armées palestiniennes présentes sur le territoire libanais. Le chef du gouvernement Nawaf Salam invoque le monopole de la force légitime ce qui veut dire que seul l’État est habilité à détenir des armes.&nbsp;</p>



<p>Le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/lebanon-hezbollah-weapons-israeli-intelligence-e6d57492" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> a publié une enquête d’Omar Abdel Baqi et d’Adam Shamseddine indiquant que l’armée libanaise, avec l’aide des services de renseignement israéliens, s’emploie à démanteler la force militaire du Hezbollah dans le sud du Liban. Ces progrès, selon le journal américain, contribuent à la préservation du fragile accord de cessez-le-feu entre le Liban et l’État hébreu. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Hezbollah désarmé dans le sud Liban</h2>



<p>L’armée libanaise a largement réussi à désarmer le Hezbollah dans ses bastions du sud du pays. Pour le <em>WSJ</em> mentionne, <em>«ce succès a été obtenu en partie grâce aux services de renseignement israéliens alors que le nouveau gouvernement libanais cherche à mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu qui a mis fin à une vague de violents combats avec Israël l’année dernière»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le journal cite des responsables américains et israéliens qui se disent surpris par l’ampleur des progrès réalisés et les considèrent comme une avancée importante pour la préservation de la fragile trêve conclue en novembre dernier. Cependant ils se posent la question suivante : le gouvernement libanais sera-t-il en mesure de mener à bien cette tâche jusqu’au dans le sud et d’étendre ses efforts au reste du pays ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gXDQaN6bSf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/12/le-hezbollah-perd-le-controle-de-laeroport-de-beyrouth-jadis-sa-chasse-gardee/">Le Hezbollah perd le contrôle de l’aéroport de Beyrouth, jadis sa chasse gardée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Hezbollah perd le contrôle de l’aéroport de Beyrouth, jadis sa chasse gardée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/12/le-hezbollah-perd-le-controle-de-laeroport-de-beyrouth-jadis-sa-chasse-gardee/embed/#?secret=rG2YtCzfn8#?secret=gXDQaN6bSf" data-secret="gXDQaN6bSf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans une déclaration au <em>WSJ</em>, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré: <em>«Dans tout le pays, les armes doivent être entre les mains de l’État»</em>, ajoutant que le gouvernement libanais avait atteint environ 80% de ses objectifs en matière de désarmement des milices dans l’extrême sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’armée libanaise consolide son autorité</h2>



<p>De hauts responsables arabes ont déclaré que les renseignements israéliens ont transmis à l’armée libanaise via des canaux américains les informations qui ont permis de localiser et de détruire les derniers dépôts d’armes et positions militaires du Hezbollah dans le sud. L’armée libanaise a expliqué qu’elle détruisait une partie des armes confisquées au Hezbollah tout en conservant celles en état de marche pour renforcer son arsenal limité.</p>



<p>Le journal ajoute que ces efforts ont permis à l’armée libanaise de consolider son autorité au sud de la rivière Litani où elle contrôle désormais les points d’entrée et de sortie auparavant sous contrôle du Hezbollah.</p>



<p><em>«Nous constatons déjà que l’armée libanaise est plus efficace que prévu dans de nombreuses zones»</em>, a déclaré un responsable militaire israélien ajoutant que <em>«Tsahal se félicite globalement de cette tendance et s’attend à ce qu’elle se poursuive»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GeI6WN2kDL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/pendant-deux-decennies-le-mossad-a-infiltre-le-hezbollah-jusqua-la-moelle/">Pendant deux décennies, le Mossad a infiltré le Hezbollah jusqu’à la moelle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pendant deux décennies, le Mossad a infiltré le Hezbollah jusqu’à la moelle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/pendant-deux-decennies-le-mossad-a-infiltre-le-hezbollah-jusqua-la-moelle/embed/#?secret=NF2hTiFM62#?secret=GeI6WN2kDL" data-secret="GeI6WN2kDL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par ailleurs, le gouvernement libanais promeut un plan en plusieurs phases pour désarmer les groupes armés palestiniens à l’intérieur du pays. Ces groupes sont souvent basés dans des camps de réfugiés surpeuplés. En avril, les responsables de la sécurité libanaise ont lancé une campagne contre une cellule armée palestinienne soupçonnée d’être impliquée dans des tirs de roquettes vers Israël, ce qui a donné lieu à de rares arrestations.</p>



<p>L’accord de cessez-le-feu stipule que les efforts de désarmement doivent commencer au sud du fleuve Litani, à peu près parallèlement à la frontière avec Israël. Nawaf Salam, de concert avec les États-Unis, a appelé au désarmement de ces groupes. De hauts responsables de la sécurité libanaise ont confirmé que le Hezbollah avait partiellement coopéré aux efforts de désarmement dans le sud et, en même temps, avait été contraint d’abandonner le contrôle sécuritaire dans d’autres zones.</p>



<p>Ceux qui connaissent bien le Hezbollah affirment qu’il cherche à marquer des points en politique intérieure en gagnant du temps alors que le Liban sollicite une aide à la reconstruction auprès des pays occidentaux et ceux du Golfe, hostiles au Hezbollah, qui imposent des conditions à leur soutien financier.</p>



<p>Cependant, il est difficile de savoir si le Hezbollah continuera de coopérer aux efforts de désarmement dans d’autres régions du pays. <em>«À moins que le Hezbollah ne soit disposé à se désarmer, je ne peux imaginer un scénario dans lequel le gouvernement déciderait de recourir à la force pour le désarmer. Il devrait plutôt utiliser son refus comme un levier et le lier au processus de reconstruction dans les zones chiites»</em>, a déclaré au journal Randa Slim, chercheuse à l’Institut du service extérieur de l’Université Johns Hopkins.&nbsp;</p>



<p>D’un autre côté, le désarmement du Hezbollah représente un risque politique important pour le gouvernement de Salam, compte tenu du large soutien populaire dont bénéficie le parti au sein de la communauté chiite libanaise. Toutefois, le parti se trouve actuellement dans une position de faiblesse suite à la guerre destructrice de l’automne dernier avec les multiples frappes aériennes et la campagne d’assassinats visant la plupart de ses dirigeants.</p>



<p>Les responsables du Hezbollah ont souligné l’importance de maintenir son arsenal militaire compte tenu de la faiblesse de l’armée libanaise, de la supériorité militaire d’Israël et de la présence de menaces provenant d’autres groupes armés. Ibrahim Al-Moussawi, député du Hezbollah au Parlement libanais, a déclaré: <em>«Les armes du Hezbollah, toujours présentes dans certaines zones, représentent une force pour le Liban»</em>. Des paroles qui ne convainquent pas grand monde.&nbsp;</p>



<p>Dans les faits, le parti rencontre d’importantes difficultés pour reconstituer son arsenal militaire notamment après la chute du régime de Bachar Al-Assad, la fermeture des routes de contrebande en provenance d’Iran via la Syrie et surtout la perte de contrôle de l’aéroport de Beyrouth.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jlEu0YJV2y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/liban-apres-les-funerailles-de-nasrallah-quelle-vision-pour-lavenir/">Liban : Après les funérailles de Nasrallah, quelle vision pour l’avenir ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Liban : Après les funérailles de Nasrallah, quelle vision pour l’avenir ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/liban-apres-les-funerailles-de-nasrallah-quelle-vision-pour-lavenir/embed/#?secret=QExkipC5Fa#?secret=jlEu0YJV2y" data-secret="jlEu0YJV2y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/avec-laide-disrael-le-liban-demantele-larsenal-militaire-du-hezbollah/">Avec l’aide d’Israël, le Liban démantèle l’arsenal militaire du Hezbollah</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Hezbollah perd le contrôle de l’aéroport de Beyrouth, jadis sa chasse gardée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/12/le-hezbollah-perd-le-controle-de-laeroport-de-beyrouth-jadis-sa-chasse-gardee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 May 2025 11:01:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport de Beyrouth]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Aoun]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Nawaf Salam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Hezbollah continue de perdre en influence au Liban, et notamment son contrôle sur l'aéroport de Beyrouth. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/12/le-hezbollah-perd-le-controle-de-laeroport-de-beyrouth-jadis-sa-chasse-gardee/">Le Hezbollah perd le contrôle de l’aéroport de Beyrouth, jadis sa chasse gardée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Huit mois après l’épuisante guerre de l’automne 2024 livrée par Israël et l’assassinat de son chef emblématique Hassan Nasrallah, cinq mois après la chute du régime de son précieux allié Bachar al-Assad, le Hezbollah continue de perdre en influence et semble ne plus souffler le chaud et le froid dans le pays du Cèdre. Le parti chiite libanais est en train de perdre sa mainmise sur l’Aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth, véritable portail du pays et qui a été longtemps sa chasse gardée. Tout un symbole qui en dit long sur la phase critique dans laquelle se morfond le Hezbollah.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16523278"></span>



<p>Le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/lebanon-hezbollah-beirut-airport-control-3188b9b4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> affirme dans une enquête d’Omar Abdelbaqi et d’Adam Shamseddine que le gouvernement libanais, avec le soutien américain, est en train de mettre fin à l’emprise du Hezbollah sur l’aéroport international de Beyrouth. </p>



<p>L’aéroport est situé au cœur d’une zone densément peuplée du sud de Beyrouth qui est en grande partie contrôlée par le Hezbollah. Le groupe armé chiite utilise cette zone depuis de nombreuses années comme canal de contrebande et comme moyen d’affirmer sa domination dans le pays. Aujourd’hui, la donne a changé et le nouveau tandem au pouvoir composé par le président Joseph Aoun et le chef de gouvernement Nawaf Salam qui sont soutenus par les États-Unis tentent de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble des institutions et l’intégralité du territoire libanais.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1J1vlioNOy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/pendant-deux-decennies-le-mossad-a-infiltre-le-hezbollah-jusqua-la-moelle/">Pendant deux décennies, le Mossad a infiltré le Hezbollah jusqu’à la moelle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pendant deux décennies, le Mossad a infiltré le Hezbollah jusqu’à la moelle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/pendant-deux-decennies-le-mossad-a-infiltre-le-hezbollah-jusqua-la-moelle/embed/#?secret=3Dvr5nnS2G#?secret=1J1vlioNOy" data-secret="1J1vlioNOy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Limiter la mainmise du Hezbollah</h2>



<p>L’enquête du <em>WSJ</em>, citant de hauts responsables de la sécurité et de l’armée libanaise, indique que des dizaines d’employés de l’aéroport soupçonnés d’appartenir au Hezbollah ont été évincés. Le nouveau Premier ministre a déclaré que des passeurs ont été arrêtés et que les lois existantes sont désormais appliquées. Le journal noté aussi que les équipes au sol et sur le terrain ne reçoivent plus d’instructions de leurs supérieurs pour exempter certains avions et passagers des contrôles requis tandis que les vols en provenance d’Iran sont suspendus depuis février. Un haut responsable de la sécurité a déclaré que le pays travaillait à l’installation de nouvelles technologies de surveillance intégrant l’intelligence artificielle.</p>



<p>Le journal américain ajoute que ces mesures font partie d’un effort plus large visant à limiter l’influence du Hezbollah et à le priver des revenus qui en ont fait une force dominante dans le pays.</p>



<p>Dans une interview accordée au <em>WSJ</em>, le Premier ministre déclare: <em>«Vous pouvez voir la différence et nous progressons dans la lutte contre la contrebande pour la première fois dans l’histoire moderne du Liban»</em>.</p>



<p>Israël accuse le Hezbollah d’utiliser l’aéroport international Rafic Hariri comme voie de transit pour les armes en provenance d’Iran et, lors de la confrontation avec le Hezbollah, l’Etat hébreu a même menacé de frapper les vols qui, selon lui, approvisionnaient le groupe armé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kw2zCVKTCi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/trois-mois-apres-le-cessez-le-feu-comment-va-le-hezbollah/">Trois mois après le cessez-le-feu, comment va le Hezbollah?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trois mois après le cessez-le-feu, comment va le Hezbollah? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/trois-mois-apres-le-cessez-le-feu-comment-va-le-hezbollah/embed/#?secret=MUNCmCAC68#?secret=kw2zCVKTCi" data-secret="kw2zCVKTCi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer les pouvoirs de l’armée &nbsp;</h2>



<p>Lees mesures prises à l’aéroport font partie des efforts de l’armée libanaise qui, sur un autre plan, œuvrent à démanteler les positions et les dépôts d’armes du Hezbollah dans le sud du Liban, une exigence clé de l’accord de cessez-le-feu que le pays a conclu avec Israël en novembre.&nbsp;</p>



<p>Cet accord a été conclu après la guerre israélienne de deux mois durant l’automne 2024 qui s’est traduite par des opérations du renseignement (explosion des bipeurs), par des frappes aériennes et par une offensive terrestre. Cette guerre a éliminé les principaux dirigeants du Hezbollah et la majeure partie de son arsenal. Les combats ont également entraîné la mort de milliers de civils libanais selon le ministère libanais de la Santé.</p>



<p>Le <em>WSJ</em> estime que la guerre israélienne de l’automne 2024 et le cessez-le-feu ont donné au gouvernement libanais l’occasion de se réaffirmer après de longues années de domination du Hezbollah. Le pays a fini par élire un nouveau président plus tôt cette année après que le parti ait longtemps entravé les efforts pour cette élection.</p>



<p>Le Liban renforce son armée dans l’espoir de contrebalancer la présence massive du groupe armé chiite. Des responsables militaires américains et israéliens ont exprimé leur satisfaction quant aux mesures prises par le gouvernement libanais afin de limiter la mainmise du Hezbollah sur les ports et de réduire la circulation des armes dans le sud même s’ils estiment qu’il reste encore beaucoup de travail à faire.</p>



<p>Les responsables américains ont exprimé un optimisme prudent quant à un contrôle accru de l’État central sous la nouvelle direction technocratique du Liban dans un environnement où le Hezbollah est devenu faible et où l’opposition publique à son égard grandit.</p>



<p>Un responsable américain du comité international supervisant le cessez-le-feu a déclaré au <em>WSJ</em>: <em>«Il y a des raisons d’espérer ici. Cela ne fait que six ou sept mois et nous avons atteint un niveau dont je n’étais pas sûr en novembre dernier qu’il aurait pu être atteint»</em>.</p>



<p>Les forces de sécurité libanaises ont récemment déjoué une tentative de contrebande de plus de 50 livres d’or destiné au Hezbollah via l’aéroport selon un haut responsable de la sécurité.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’arrivée des fonds est compromise</h2>



<p>Les membres du parti admettent qu’ils sont confrontés à de nouvelles difficultés avec la nouvelle situation qui prévaut à l’aéroport. L’arrivée des fonds est compromise.</p>



<p>Le parti a perdu sa principale voie de transfert d’armes, qui provenait d’Iran via la Syrie, après que Bachar Al-Assad a été renversé en décembre et remplacé par un gouvernement hostile à l’Iran et au Hezbollah.</p>



<p>Le Hezbollah est désormais confronté à des difficultés pour remplir ses obligations de reconstruction des biens endommagés pendant les combats, de soins aux blessés et de reconstruction de ses capacités militaires. Sans parler des pertes sur le plan militaire suite à la dernière guerre.</p>



<p><em>«Nous avons subi des coups extrêmement graves avec l’assassinat de nos cadres, l’assassinat de nos dirigeants et la destruction d’une grande partie de notre arsenal militaire»</em>, a déclaré Ibrahim Mousawi, député du Hezbollah.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yiNciZkj5j"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/liban-apres-les-funerailles-de-nasrallah-quelle-vision-pour-lavenir/">Liban : Après les funérailles de Nasrallah, quelle vision pour l’avenir ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Liban : Après les funérailles de Nasrallah, quelle vision pour l’avenir ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/liban-apres-les-funerailles-de-nasrallah-quelle-vision-pour-lavenir/embed/#?secret=w0PqNDFxes#?secret=yiNciZkj5j" data-secret="yiNciZkj5j" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 06:05:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours de l’année écoulée, la capacité de dissuasion de l’Iran s’est érodée alors qu’Israël n’a pas hésité à déployer ses capacités militaires contre Téhéran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au cours de l’année écoulée, la capacité de dissuasion de l’Iran s’est érodée alors qu’Israël n’a pas hésité à déployer ses capacités militaires contre Téhéran. Le régime iranien se retrouve aujourd’hui face à deux choix: soit risquer le tout pour le tout pour acquérir l’arme nucléaire soit se soumettre à la volonté de Tel-Aviv et de Washington. La République islamique traverse la phase la plus difficile depuis sa création en 1979.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16182640"></span>



<p>Dans un article publiée par le magazine américain <a href="https://nationalinterest.org/blog/middle-east-watch/irans-deterrence-dilemma" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The National Interest</a>, John Allen Jay, analyste politique et directeur exécutif de la John Quincy Adams Society for Foreign Policy Scholars aux États-Unis, estime que la puissance de dissuasion de l’Iran semblait suffisante avant avril de l’année dernière car la République islamique possédait une plateforme quadrilatérale capable de répondre aux menaces israéliennes et américaines. </p>



<p>Le premier côté de cette plateforme quadrilatérale est l’arsenal de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones de l’armée de l’air du Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) qui était prêt à frapper n’importe où dans la région. Cet arsenal a été utilisé pour répondre à l’assassinat par les États-Unis du commandant de la Force Al-Qods du CGRI, le général Qassem Soleimani, en 2020, pour frapper des éléments de l’Etat islamique (EI) en Syrie et pour mener des attaques moins connues contre des emplacements de séparatistes kurdes, qui étaient considérés comme des refuges des services de renseignement israéliens dans la région du Kurdistan irakien.</p>



<p>Le deuxième côté est son réseau de groupes armés au Moyen-Orient notamment les Houthis au Yémen, le Hezbollah au Liban, les groupes de volontaires chiites d’Afghanistan et du Pakistan et les groupes armés chiites en Irak et en Syrie.</p>



<p>Le troisième côté est représenté par les opérations secrètes, qualifiées de terroristes. Grâce à ses services de renseignement et parfois en coopération avec le Hezbollah, l’Iran était en mesure de bombarder des bâtiments et d’assassiner des personnalités hostiles dans le monde entier. Par exemple, le Hezbollah a répondu à l’assassinat par Israël de son défunt dirigeant Abbas Musawi en 1992 en bombardant son ambassade à Buenos Aires.</p>



<p>Enfin, le quatrième côté est sa capacité à stopper le flux des approvisionnements en pétrole brut de la région du Golfe arabique vers les marchés mondiaux via le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et un cinquième de ses approvisionnements en gaz naturel liquéfié. L’Iran menace donc constamment de fermer le détroit en réponse à toute attaque visant son territoire. Et il dispose déjà d’une force navale et de missiles capables d’atteindre cet objectif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xfHaTwnYBu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/">Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/embed/#?secret=NzRSdeuW39#?secret=xfHaTwnYBu" data-secret="xfHaTwnYBu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Affaiblissement des les mandataires iraniens dans la région</h2>



<p>Tout cela fournissait à l’Iran un moyen de dissuasion raisonnable Et les États-Unis, plus préoccupés par la Chine et l’Ukraine que par le Moyen-Orient, n’ont pas directement frappé l’Iran (à l’exception de l’assassinat de Qassem Soleimani et même cela s’est produit en Irak, pas en Iran). Washington a également eu recours occasionnellement à une force limitée contre les mandataires iraniens en Irak et en Syrie. Il ne voulait pas mener une bataille majeure contre les mandataires de l’Iran et certainement pas contre l’Iran lui-même.</p>



<p>En même temps, la dissuasion iranienne était partielle. Israël a transformé la Syrie en champ de bataille en frappant les lignes d’approvisionnement iraniennes du Hezbollah à des centaines de reprises. Toujours en Syrie, l’aviation israélienne a pilonné durant l’été 2024 les sites des Gardiens de la révolution et du Hezbollah. A travers ses services de sécurité, l’Etat hébreu a également déjoué à plusieurs reprises des opérations secrètes iraniennes. Il a mené avec succès de nombreuses opérations en Iran qui ont contribué à entraver son programme nucléaire mais n’ont pas réussi à arrêter complètement ce programme. Il lui a également été impossible de frapper ouvertement l’Iran ou de bombarder son programme nucléaire en raison d’une combinaison de facteurs tels que la force des fortifications nucléaires iraniennes, la crainte d’une réponse de Téhéran et de provoquer la colère des États-Unis.</p>



<p>Cependant, 2024 a vu la destruction d’une grande partie du système de dissuasion iranien, les frappes israéliennes ayant brisé de nombreux piliers de la dissuasion iranienne. Tout aussi important, la volonté d’Israël de prendre des risques a considérablement augmenté. Il a bombardé un consulat iranien à Damas, assassiné le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh à Téhéran dans une résidence des Gardiens de la révolution et lancé une série d’attaques contre les dirigeants du Hezbollah y compris l’assassinat de son chef Hassan Nasrallah puis de son successeur potentiel Hachem Safieddine ainsi que de trois généraux des Gardiens de la révolution ce qui laisse désormais l’Iran extrêmement vulnérable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nMRiRSPzhX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/">La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/embed/#?secret=ynAeT0AJWV#?secret=nMRiRSPzhX" data-secret="nMRiRSPzhX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Iran peut-il continuer à ignorer les menaces américaines ?</h2>



<p>John Allen Jay estime que la capacité de dissuasion du CGRI ne semble plus être ce qu’elle était. L’attaque contre Israël avec des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones sous le nom de code True Promise en avril 2024 n’a entraîné que des dégâts mineurs car Israël et ses alliés ont intercepté avec succès la plupart des missiles et des drones. Cela a incité Téhéran à lancer une deuxième attaque utilisant des missiles balistiques, qui a entraîné la mort accidentelle d’un Palestinien en Cisjordanie.&nbsp;</p>



<p>Dans le même temps, les opérations True Promise I et II n’ont pas réussi à empêcher Israël de cibler le Hezbollah libanais et des cibles iraniennes en Syrie au cours de l’année écoulée.</p>



<p>Le pouvoir dissuasif des mandataires de l’Iran dans la région s’est également érodé. Bien que les Houthis aient affronté avec succès les États-Unis pendant des mois, leur contribution à la guerre contre Israël a été limitée même leur campagne pour entraver les exportations vers Israël n’a conduit qu’à une légère augmentation des prix en Israël.</p>



<p>L’Iran a perdu la puissance de dissuasion que le Hezbollah libanais lui avait apportée au fil des ans, ce dernier ayant perdu l’essentiel de sa force dans sa récente guerre contre Israël. Alors que Hassan Nasrallah est sorti victorieux de sa guerre contre Israël à l’été 2006, il est sorti de la guerre la plus récente tué par un bombardement israélien de son quartier général dans la capitale libanaise Beyrouth. Israël affirme avoir détruit 30% des capacités de missiles du Hezbollah. L’effondrement du régime du président syrien Bachar Al-Assad a également rendu extrêmement difficiles les tentatives de l’Iran de fournir des armes au Hezbollah. </p>



<p>Enfin, les anciens outils dont dispose l’Iran pour faire face aux menaces américaines et israéliennes ne sont plus efficaces et sont incapables de dissuader Washington et Israël de l’attaquer comme ce fut le cas il y a plus d’un an. </p>



<p>Le régime iranien n’a donc d’autre choix que de risquer d’ignorer les menaces du président américain Donald Trump et d’Israël et de poursuivre son programme nucléaire dans l’espoir d’obtenir une bombe nucléaire avant que son territoire ne soit attaqué ou d’accepter une solution diplomatique qui implique de renoncer à son rêve nucléaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="k1HaHxNqjR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/29/le-malaise-israelo-americain-sur-le-nucleaire-iranien-persiste/">Le malaise israélo-américain sur le nucléaire iranien persiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le malaise israélo-américain sur le nucléaire iranien persiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/29/le-malaise-israelo-americain-sur-le-nucleaire-iranien-persiste/embed/#?secret=qEPXmk9DP3#?secret=k1HaHxNqjR" data-secret="k1HaHxNqjR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Occupation israélienne du sud syrien &#124; Le règne de la violence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/13/occupation-israelienne-du-sud-syrien-le-regne-de-la-violence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 07:44:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël étend son occupation du sud de la Syrie commencé dès les premières heures de la chute du régime du président Bachar Al-Assad. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/13/occupation-israelienne-du-sud-syrien-le-regne-de-la-violence/">Occupation israélienne du sud syrien | Le règne de la violence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ces dernières semaines, Israël a étendu son occupation du sud de la Syrie commencé dès les premières heures de la chute du régime du président Bachar Al-Assad. L’État hébreu cherche à étendre son contrôle sur les zones frontalières, notamment Quneitra et Deraa. Il a mené des frappes aériennes et des incursions terrestres qui ont fait des victimes civiles, déplacé des centaines d’habitants, tué de nombreux agriculteurs et cherché à semer la discorde au sein du tissu social syrien notamment entre les Druzes et le reste de la population.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16164776"></span>



<p>Le média israélien <a href="https://www.972mag.com/southern-syria-new-israeli-occupation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">972 Magazine</a> a consacré une enquête aux opérations militaires israéliennes menées en Syrie et surtout dans le sud. L’enquête revient également sur la résistance de la population locale notamment dans les zones rurales.</p>



<p>Le journal rappelle d’abord qu’Israël a mené 600 attaques au cours des huit premiers jours de ses opérations militaires contre la Syrie, ciblant d’anciennes positions de l’armée syrienne ainsi que des villes à travers le pays, de Lattaquié et Homs à la campagne de Damas. Les forces terrestres ont également avancé de 20 kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, établissant neuf bases militaires et des infrastructures dans les territoires occupés.<strong></strong></p>



<p>Les forces israéliennes ont commencé à occuper la ville de Rasm Al-Rawadi dans la campagne de Quneitra le 8 décembre 2024, le jour même de la chute de Bachar Al-Assad, prenant d’assaut des maisons, détruisant certaines d’entre elles et forçant des centaines d’habitants à quitter leurs domiciles.&nbsp;<strong></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8Q3cRQsb98"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/07/lexpansionnisme-agressif-nouvelle-strategie-militaire-israelienne/">L’expansionnisme agressif, nouvelle stratégie militaire israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’expansionnisme agressif, nouvelle stratégie militaire israélienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/07/lexpansionnisme-agressif-nouvelle-strategie-militaire-israelienne/embed/#?secret=kxY0Bjiq2B#?secret=8Q3cRQsb98" data-secret="8Q3cRQsb98" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ali Al-Ahmad, un ancien du village âgé de 65 ans, a rapporté que les soldats ont défoncé des portes, fouillé des maisons et en ont démoli certaines puis ont rassemblé de nombreuses familles dans une école abandonnée. Ces pratiques militaires israéliennes se sont poursuivies au cours des quatre derniers mois et le nombre des habitants déplacés du village est estimé à environ 350 personnes. Les forces israéliennes ont également saisi leurs terres à des fins militaires.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël prêt à rester en Syrie indéfiniment</h2>



<p>L’enquête du média israélien note que malgré les déclarations de l’armée selon lesquelles sa présence en Syrie est temporaire, les faits sur le terrain indiquent le contraire. Il y a une intention de maintenir cette occupation. Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a même déclaré que l’État hébreu était prêt à rester en Syrie indéfiniment.</p>



<p>L’avocat Mohammed Fayyad, un militant des droits de l’homme arrêté et agressé par les forces israéliennes en janvier pour avoir révélé leurs opérations, a déclaré: <em>«Les responsables militaires israéliens pénètrent souvent dans les villages dans des véhicules civils blancs pour collecter des données et mener des enquêtes statistiques sous prétexte de fournir une aide humanitaire»</em>.&nbsp;</p>



<p>Il a également révélé les pratiques pernicieuses israéliennes: <em>«Ils nous offrent de la nourriture, des médicaments, de l’électricité et du travail après nous avoir tout pris. Ces derniers mois, ils ont proposé à plusieurs reprises aux habitants locaux au moins 75 dollars par jour pour construire des infrastructures pour les bases militaires mais les habitants rejettent toute intervention visant à diviser la Syrie»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2RlI86FP5Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/embed/#?secret=3mgHOfpfiD#?secret=2RlI86FP5Y" data-secret="2RlI86FP5Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans le village d’Al-Rafid, près de Quneitra, les habitants ont été confrontés à des actes de violence répétés de la part des forces israéliennes. Ils ont déraciné des arbres de plus de 100 ans, ouvert le feu sur quiconque tentant de s’approcher d’un terrain saisi et tué deux jeunes hommes conduisant une moto et portant un pistolet pour protéger le bétail.</p>



<p>Bader Safi, enseignant et habitant du village a déclaré à <em>972 Magazine</em>: <em>«Les soldats attaquent nos terres plusieurs fois par jour et les saisissent de force. Mon ami a perdu ses terres et vit maintenant chez moi. Je l’entends pleurer tous les jours parce qu’ils lui ont volé ses terres, sa maison et tout ce qu’il possède»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les druzes rejettent «l’aide» israélienne</h2>



<p>Évoquant le rejet de l’occupation par les habitants, Cheikh Abu Nasr, 70 ans, originaire de la ville d’Al-Rafid, a dit: <em>«C’est notre terre. Nous y cultivons des vignes et des figues et nous ne reconnaissons pas l’État occupant. Les nouvelles forces gouvernementales syriennes ne sont pas venues à notre secours et nous sommes seuls ici mais nous resterons sur nos terres même si quelqu’un d’autre nous gouverne</em>».&nbsp;</p>



<p>Israël a cherché à exploiter la présence de la communauté druze dans la ville de Jaramana, dans le sud de la Syrie, pour justifier son intervention militaire d’autant plus que certains membres de la communauté servent dans l’armée israélienne.</p>



<p>Cependant, l’avocat Makram Obeid, a nié les déclarations de l’armée israélienne selon lesquelles le gouvernement syrien avait attaqué la communauté et a assuré au journal israélien que les incidents étaient des affrontements individuels et non liés à une menace directe du gouvernement.</p>



<p>De son côté, la communauté druze a rejeté l’aide israélienne, estimant que l’intervention d’Israël vise à inciter à la discorde entre les composantes de la société syrienne. L’universitaire Farid Ayash de Damas a expliqué que l’intervention d’Israël élargit le fossé entre les Druzes et les autres Syriens et accroît les troubles dans les pays voisins, ce qui sert ses intérêts.</p>



<p><em>972 Magazine</em> conclut que les Syriens sont unanimes dans leur résistance à la présence israélienne rapportant les propos de Mohammed Fayyad: <em>«Le sud de la Syrie préservera sa dignité et nous avons des principes clairs. Nous ne voulons pas une répétition des événements de 1967 et nous ne voulons pas abandonner nos maisons et nos terres»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OImMcUvCYB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/embed/#?secret=2ooawtFT4q#?secret=OImMcUvCYB" data-secret="OImMcUvCYB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/13/occupation-israelienne-du-sud-syrien-le-regne-de-la-violence/">Occupation israélienne du sud syrien | Le règne de la violence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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