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	<title>Archives des banques tunisiennes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des banques tunisiennes - Kapitalis</title>
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		<title>Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 08:03:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La panique générale de la séance du 28 juillet 2026 à la bourse de Tunis annonce-t-elle un crash boursier ou un «Mardi noir» tunisien ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/le-mardi-noir-a-la-bourse-de-tunis-bvmt/">Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cinq jours après la publication dans le Jort du décret le décret n°2026-148 faisant obligation aux banques commerciales d’allouer 8% de leurs bénéfices nets de l’exercice 2025 pour accorder des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/aram-belhadj-le-mecanisme-du-pret-dhonneur-est-inapplicable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prêts sur l’honneur</a>, sans intérêts, ni garantis ni frais de dossier, aux ménages à faibles revenus, aux promoteurs de petits projets et aux PME et sociétés communautaires, le mardi 28 juillet, l’indice boursier Tunindex chute de 3,7%, obligeant les autorités de la BVMT à suspendre la séance pour limiter les dégâts et éviter une chute plus brutale des cours des titres bancaires qui ont néanmoins continué à chuter les jours suivants. S’agit-il d’une correction technique suite à l’accroissement de cet indice durant le premier semestre de 2026 et à la prise de bénéfices par les actionnaires, comme l’affirme la présidente de la BVMT, ou d’un «Mardi noir» qui, toutes proportions gardées, rappelle le «Jeudi noir» qu’a connu la Bourse de Wall Street le 29 octobre 1929 et qui a déclenché la Grande Dépression et un chômage massif aux USA et dans toute l’Europe&nbsp;? La question mérite au moins d’être posée et analysée. L’auteur, un économiste, tente de répondre à cette question par une approche universitaire, qui a au moins l’avantage d’appeler les choses par leurs noms et de mettre les points sur les «i», sans ménager les politiciens démagogues.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli</strong></p>



<span id="more-19382935"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 23 juillet 2026, en application des dispositions de la nouvelle loi sur les chèques adoptée le 2 août 2024 (loi n°2024-41), le décret n° 2026-148 faisant obligation aux banques commerciales d’allouer 8% de leurs bénéfices nets de l’exercice 2025 pour accorder des crédits sur l’honneur, sans intérêts, ni garantis ni frais de dossier, aux ménages à faibles revenus, aux promoteurs de petits projets et aux PME et sociétés communautaires, a été publié au Jort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq jours après, soit le 28 juillet , qui tombe un mardi, le Tunindex (indice de la Bourse de Tunis) à chute de 3,7%, obligeant les autorités boursière à suspendre la séance (en vertu d’un mécanisme de coupe-circuit, propre à la BVMT, qui ressemble aux coupures d’électricité que nous connaissons ces-jours-ci lorsqu’il y a une chute de tension dans le réseau électrique&nbsp;!) afin de limiter les dégâts et éviter un effondrement des cours, en particuliers ceux des titres bancaires qui ont chuté ce jour-là de 4% et 11%, tandis que le Tunindex a chuté de 8,7% depuis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agit-t-il d’une coïncidence de dates et d’une correction technique du Tunindex, &nbsp;suite aux prises de bénéfices par les actionnaires et une forte augmentation du Tunindex durant le premier semestre de l’année 2026 (+60,24%) comme l’affirme Sonia Ben Fredj, présidente de la BVMT, pour rassurer les investisseurs et l’opinion publique &nbsp;(voir&nbsp;<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-suspension-de-cotation-a-la-suite-des-fortes-baisses-du-tunindex/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kapitalis</a>), ou d’une panique générale à la suite de la publication de ce&nbsp; décret n° 2026-148 décret et d’un crash boursier annonciateur d’une grave crise financière dans le dernier secteur qui&nbsp; résiste encore à la crise économique que le pays traverse depuis 2011 et demeure malgré tout rentable, celui des banques&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question est d’autant plus importante à se poser et à analyser que l’Histoire nous apprend que le crash de Wall Street (la Bourse de New York&nbsp;) qui s’est produit le jeudi 29 octobre 1929, connu dans les manuels d’Histoire sous le nom du «<em>Jeudi noir</em>» (d’où le titre de cet article, choisi par analogie), a abouti à la Grande Dépression, caractérisée par des milliers de faillites d’entreprises et un chômage massif qui a constitué un terrain fertile pour la propagation de l’idéologie nazie et la prise du pouvoir par Hitler qui a finalement décidé de &nbsp;déclencher la seconde guerre mondiale ayant fait 70 millions de morts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je fais ce rappel historique pour expliquer que les fluctuations boursières ne sont pas seulement une affaire de spécialistes et de traders, mais peuvent être les signes annonciateurs de graves crises économiques et même politiques qui se profilent à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement que la BVMT n’est en rien comparable à celle de New York (NYSE) ni en termes de titres côtés (2500 à NYSE contre ….74 à la BVMT&nbsp;!) ni en termes de volumes des opérations, de sorte qu’en cas de crise dans le secteur bancaire tunisien, elle ne sera que locale et ne fera qu’aggraver la crise économique générale que le pays traverse, plus particulièrement depuis 2019, selon le proverbe bien Tunisien <em>«Kannet techkhir zadet baff</em>&nbsp;!<em>»</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rGN9F0cXnW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-suspension-de-cotation-a-la-suite-des-fortes-baisses-du-tunindex/">Bourse de Tunis | Suspension de cotation à la suite des fortes baisses du Tunindex</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bourse de Tunis | Suspension de cotation à la suite des fortes baisses du Tunindex » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-suspension-de-cotation-a-la-suite-des-fortes-baisses-du-tunindex/embed/#?secret=HOKPEeiBGD#?secret=rGN9F0cXnW" data-secret="rGN9F0cXnW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Importance du secteur bancaire dans la BVMT</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur financier est le pilier central de la Bourse de Tunis. Son importance est à la fois quantitative — par son poids dans la capitalisation et les échanges — et qualitative, parce que les banques et les compagnies financières jouent un rôle majeur dans le financement de l&rsquo;économie tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, les banques et sociétés financières représentent une part considérable des entreprises cotées à la BVMT et les grandes banques tunisiennes figurent parmi les sociétés ayant les plus fortes capitalisations boursières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, banques + assurances + services financiers représentent environ 54,4 % de la capitalisation boursière selon les données de mars 2025 (source&nbsp;: BVMT). À elles seules, les banques représentent près de la moitié de toute la capitalisation de la BVMT.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des transactions, les banques occupent également une place dominante : elles représentaient 38,37 % des capitaux échangés en février 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres permettent de comprendre pourquoi une crise de confiance envers les banques peut provoquer une forte baisse de la BVMT. Si les investisseurs anticipent une diminution des bénéfices bancaires, une augmentation des charges ou une intervention réglementaire susceptible d&rsquo;affecter la rentabilité des banques, tel que ce décret n° 2026-148, les valeurs bancaires peuvent être vendues massivement. Comme elles pèsent très lourd dans l&rsquo;indice et la capitalisation, leur baisse peut entraîner mécaniquement une baisse de l&rsquo;ensemble du marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La rentabilité du secteur bancaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les données de la Bourse de Tunis montrent que les revenus du secteur bancaire coté ont progressé de 4,3 % en 2025, atteignant environ 7,29 milliards de dinars, contre 6,99 milliards en 2024. Parmi les grandes banques, la progression des revenus a été de +7,8 % pour la Biat, +11,2 % pour la BNA et +4,3 % pour Amen Bank, tandis que les revenus ont reculé de 2,8 % pour BH Bank.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, les banques cotées ont enregistré 885,6 millions de dinars de bénéfices au premier semestre 2025, contre 830,8 millions au premier semestre 2024, soit une progression de 6,6 %.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats sont importants pour mon analyse, car ils montrent que, malgré la nouvelle loi sur les chèques qui s’est traduite par un recours massif aux paiements en espèces hors du circuit bancaire, la rentabilité des banques tunisiennes reste importante et leurs actionnaires ne sont pas à plaindre, ce qui n’explique pas la panique qui s’est emparée d’eux le mardi 29 juillet et les jours suivants, qui ne peut donc s’expliquer que par les dispositions arbitraires du décret n°2026-148&nbsp;et leur anticipation de son impact négatif sur la rentabilité future des banques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances économiques du décret n° 2026-148&nbsp; </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mon angle d’analyse est celui d’un universitaire, qui a enseigné durant sa carrière plusieurs disciplines économiques et de gestion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce point de vue, et sans remettre en cause les objectifs sociaux de ce décret, j’ai relevé que ses dispositions et même sa date de publication bafouent les fondamentaux de l’économie, de la finance, du droit et même de la comptabilité, des disciplines universitaires enseignées dans nos facultés de droit et de sciences économiques et nos instituts supérieurs de gestion, au point où j’en suis arrivé à me demander s’il ne vaudrait pas mieux fermer toutes ces facultés et instituts de gestion et gérer ce pays comme on gère une épicerie&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au niveau de l’économie en tant que discipline universitaire, les auteurs de ce décret semblent ignorer la différence entre dinars courants et dinars constants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Stipuler que les bénéficiaires de ces prêts sur l’honneur rembourseront exactement la même somme dans deux ans (plus un possible délai de grâce de six mois) signifie qu’en dinars constats (d’aujourd’hui), ils vont rembourser moins que ce qu’ils ont reçu et ont donc bénéficié d’un taux d’intérêt négatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, dans l’hypothèse où le taux de l’inflation n’augmente pas et reste à son niveau actuel qui est de l’ordre 5% (hypothèse très favorable compte tenu de l’inefficacité prouvée depuis des années de la politique monétaire menée par la BCT, basée à tort sur le taux directeur au lieu du taux de réserve obligatoire des banques – voir mon article ‘‘<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pourquoi-linflation-ne-baisse-pas-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’inflation a-t-elle baissé en Tunisie&nbsp;?</a>’</em>’), rembourser dans deux ans un prêt sur l’honneur de 5000 D, ou 10000 D ou 25000 D (selon le profil des bénéficiaires) revient à rembourser respectivement 4535 D, 9070 D et 22675 D en dinars constants d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, les bénéficiaires de ces prêts sur l’honneur vont rembourser même moins, si on tient compte du concept économique qui est à la base de la Théorie d’allocation optimale des ressources (TAOR) à savoir la «<em>préférence pour le présent de la collectivité nationale». </em>Celui-ci est un taux positif, qui vient s’ajouter au taux d’inflation anticipé pour constituer le taux d’actualisation économique, et qui est d’autant plus élevé que la structure d’âge de la population est vieille (l’objectif étant de permettre aux personnes du troisième âge de bénéficier au maximum des projets d’investissement avant leur décès)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, pour un taux de préférence pour le présent minimum de 3%, compte tenu de la structure d’âge de la population en Tunisie, soit un taux d’actualisation économique de 8%, les bénéficiaires des mêmes prêts sur l’honneur rembourseront en fait respectivement 4286 D, 8573 D et 21433 D&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui n’en voudrait pas&nbsp;? Même les classes moyennes qui ont des difficultés à joindre les deux bouts, et elles sont légion dans notre pays, vont essayer de profiter de ce décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, mon sentiment est qu’on va assister à partir du mois de septembre à une ruée sur les banques et à une gigantesque opération de corruption où les relations personnelles et familiales dans le milieu bancaire vont jouer un rôle déterminant. L’honneur de certain(e)s ne valant pas cher, on peut s’attendre aussi à un très faible taux de recouvrement de ces prêts sur l’honneur avec un impact négatif sur l’équilibre financier des banques et les ratios prudentiels qu’elles sont tenues d’observer, ce qui peut mettre en péril l’ensemble du système bancaire, même si l’enveloppe globale à consacrer à ces prêts sur l’honneur n’est pas à priori très importante (129 millions de dinars, selon certains experts).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances financières du <strong>décret n° 2026-148&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En finances, on apprend aux étudiants que le taux d’intérêt est la rémunération du facteur capital qui doit être positif car il s’agit d’une ressource rare. On leur apprend aussi que pour qu’un projet d’investissement soit rentable, il faut que son Taux de rentabilité interne (TRI) soit supérieur au taux d’intérêt. Si ce dernier est nul, tous les projets deviennent rentables et cela engendra un gaspillage du peu de ressources financières dont le pays dispose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, pour respecter les fondements de la finance en tant que discipline universitaire, et atteindre en même temps les objectifs sociaux de ce décret, il aurait fallu ce décretn° 2026-148associe à ces prêts sur l’honneur un taux d’intérêt aussi faible soit-il mais positif, avec une prise en charge de ces intérêts par le budget de l’Etat ou d’autres sources de financement, de sorte que les bénéficiaires de ces prêts ne paieront pas d’intérêts mais l’orthodoxie financière de l’opération est respectée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre solution technique serait de consacrer les 8% des dividendes des banques pour renflouer les fonds propres et la capacité de financement de la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) ou de la Banque pour le financement des petites et moyennes entreprises (BFPME), deux institutions bancaires qui ont l’avantage d’exister et d’avoir des procédures d’attribution et de recouvrement qui &nbsp;&nbsp;fonctionnent et dont les objectifs et attributions recouvrent ceux de ce décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, les solutions techniques pour atteindre les objectifs sociaux de ce décret, sans mettre en péril l’ensemble du secteur bancaire comme les dispositions de ce décret le font, existent mais c’est l’imagination qui manque et surtout une approche scientifique qui respecte un tant soit peu ce que, moi-même et des milliers d’autres collègues, ont passé leur vie à enseigner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances juridiques du décret n° 2026-148&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de mes études en maîtrise de sciences économiques à la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis, tous mes enseignants de disciplines juridiques (droit public, droit civil, droit constitutionnel, droit commercial, etc.) m’ont appris un principe juridique fondamental et universel&nbsp;: <em>la loi n’est pas rétroactive, </em>c’est-à-dire que ses effets et son application ne peuvent commencer qu’après son approbation par le parlement et sa publication dans le Journal officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cas, comment expliquer que le décret n°2026-148 qui a été publié en juillet 2026, porte sur les bénéfices réalisés par les banques durant l’exercice de 2025 et en affecte 8% à la distribution de crédits sur l’honneur&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la bonne question que j’aimerais poser à notre président, un éminent juriste en droit constitutionnel, ainsi qu’à sa ministre des Finances, qui est aussi juriste de formation et même ancienne juge !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mes enseignants de droit commercial m’ont appris aussi que dans le régime des sociétés anonyme (SA), ce qui est le cas de toutes les banques commerciales, l’Assemblée générale des actionnaires, qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire, est <em>«<strong>souveraine</strong>»</em>, c’est-à-dire que ses décisions s’imposent à tous les acteurs économiques et sociaux, y compris au PDG lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cas, comment expliquer que l’Etat interfère dans les attributions des AG des banques pour affecter par la force de la loi une partie des dividendes, dont la répartition relève exclusivement des attributions des AG d’actionnaires, selon les statuts même d’une SA ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une autre bonne question que j’aimerais poser à notre président et à sa ministre des Finances, qui est la ministre de tutelle du secteur bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si je ne suis pas juriste, j’aurais préféré que, pour préserver la face et respecter un tant soit peu les dispositions et l’esprit du droit commercial, l’Etat crée de nouvelles taxes sur l’activité bancaire ou décide d’augmenter encore plus l’impôt sur les bénéfices des banques, le faisant passer de 40% actuellement à 48%, et affecter les recettes supplémentaires qu’ils en retirent pour financer un fond social tel que le Foprolos ou même l’ex-Fond de Solidarité Social (FSN), pour aider les catégories sociales qu’il veut et sous la forme qu’il veut (dons, prêts avec ou sans intérêts, rénovation d’écoles ou de routes etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat en termes de prélèvement sur les bénéfices des banques pour des objectifs sociaux sera le même, mais dans un cas on applique des techniques de gestion dignes d’un Etat moderne, et dans l’autre cas, on fait du bricolage juridico-financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances comptables du décret n°2026-148&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne terminerai pas cette attaque en règle mais scientifique, qui ne va certainement pas plaire en haut lieu, contre les dispositions et l’esprit même de ce décretn°2026-148, qui va faire vaciller le dernier secteur d’activité qui demeure rentable et tient encore debout dans notre économie moribonde, sans mentionner que les comptables des banques doivent se couper les cheveux en quatre pour savoir comment redresser les comptes de l’exercice 2025 pour y intégrer l’affectation obligatoire de 8% des dividendes à ces crédits sur l’honneur, décrétée en juillet 2026, sachant que la plupart des banques ont déjà tenu leur AG (en général, elles le font vers le mois d’avril) et distribué leurs dividendes à leurs actionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là aussi, mes enseignants de comptabilité m’ont appris que les compte d’un exercice ne doivent prendre en compte que les dépenses et recettes imputables à cet exercice. Comment traiter cette affectation à posteriori des dividendes tout en respectant les mécanismes et règles comptables&nbsp;? C’est un défi pour tous les comptables des banques et l’Ordre des experts comptables de Tunisie (OECT) devrait à mon avis intervenir pour trouver une procédure comptable «<em>de moindre mal</em>» et la recommander à toutes les banques, autrement chacune va inventer sa solution comptable, ce qui engendrera &nbsp;une pagaille et mettra en cause la crédibilité et la fiabilité même des documents comptables des banques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les anticipations rationnelles des investisseurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le célèbre économiste américain et prix Nobel en économie, Robert E. Lucas, a développé la «<em>Théorie des anticipations rationnelles</em>» dans laquelle il explique, entre autres, que les investisseurs, notamment en bourse, ne prennent pas leurs décisions sur la base des valeurs des paramètres socio-économiques et financiers qu’ils observent actuellement sur les marchés, mais sur la base de leur anticipation ou prévision de l’évolution de ces paramètres dans un futur plus ou moins lointain correspondant à l’horizon de la portée de leurs décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est par cette théorie qu’on peut expliquer pourquoi les actionnaires des banques qui viennent de toucher des dividendes confortables et supérieurs à ceux de l’exercice précédent, ont décidé quand même, le mardi 28 juillet et les jours suivants, de vendre leurs actions et de sortir d’un secteur d’activité qui demeure pourtant l’un des rares à être encore rentable en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont le sentiment, à tort ou à raison, que le secteur bancaire est désormais dans le collimateur du président de la république et que, tout comme ce décret n° 2026-148 a fixé à 8% des bénéfices à allouer aux prêts sur l’honneur, un autre décret pourrait être pris, dans un avenir plus ou moins proche, pour porter ce pourcentage à 15% ou pourquoi pas à 30% ou même 40%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont parfaitement conscience de l’arbitraire de ce taux de 8% des bénéfices, fixé par la loi n°2024-41 et repris par le décret n° 2026-148 (sur quelle base et par quelle méthode ce pourcentage a-t-il été déterminé&nbsp;? pourquoi pas 1% ou 10%&nbsp;? etc.), du non-respect des dispositions du droit commercial par l’Etat qui se permet de piétiner sur les attributions des AG d’actionnaires et de l’impact attendu fort négatif de ces prêts sur l’honneur sur les ratios d’équilibre financier, la trésorerie et la rentabilité de tout le secteur bancaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sans être un oiseau de mauvais augure, comme notre président de la république aime qualifier les économistes, ma conclusion est forcément politique, car les liens entre la chose économique et la chose politique sont évidents et ne sont plus à démontrer, au point que la science économique, en tant que discipline universitaire, s’appelait jusqu’au début des années 1950 «<em>économie politique</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cet angle, il me parait évident que la source du problème de l’inadaptation de l’esprit et les dispositions de ce décret n°2026-148, ainsi que de plusieurs autres textes législatifs qui se sont avérés des échecs et qui, non seulement &nbsp;n’ont pas atteint leurs objectifs, mais ont même produit les résultats contraires (voir la nouvelle loi sur les chèques qui a abouti à une utilisation massive des espèces en tant que moyen de paiement alors qu’elle visait à réduire cette pratique, ou la loi sur la sous-traitance qui a finalement abouti à un accroissement du chômage parmi les ouvriers occasionnels…) est à rechercher dans… le taux de participation aux dernières élections législatives qui n’a pas dépassé 11%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce très faible taux a créé selon moi un «<em>syndrome de légitimité</em>» chez nos députés, qui n’oublient pas que neuf Tunisiens sur dix ne les ont pas élus, ce qui les pousse à rechercher cette légitimité et à élaborer souvent dans la précipitation et sans consulter les experts concernés ni aucune étude d’impact, des lois destinées avant tout à accroitre leur popularité et à justifier leurs présence à l’Assemblée et leurs salaires&nbsp;: loi sur le droit de chaque famille, y compris celles résidentes, à acquérir une voiture au régime FCR, loi sur les chèques pour libérer des milliers de prisonniers et forcer les&nbsp;banques à accorder des prêts sans intérêts et sans garanties, contrairement à toutes les pratiques bancaires dans tous les pays du monde, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ces lois bouleversent les secteurs d’activité concernés et mettent leur existence en péril, c’est le dernier de leurs soucis, à partir du moment où ils acquièrent la popularité et la légitimité qu’ils recherchent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, un économiste de la vieille école, au sens propre et figuré, le travail législatif de nos députés n’est pas de l<em>’économie</em>, ni de la <em>politique </em>ni même de <em>l’économie politique</em>, mais de la <em>démagogie politique</em>&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que Dieu sauve ce pays, parce que ses enfants n’en sont pas capables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/le-mardi-noir-a-la-bourse-de-tunis-bvmt/">Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Banques tunisiennes &#124; Retard numérique et illusion de rattrapage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 08:46:47 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18876512</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, les circuits décisionnels sont paralysés, les bases de données fragmentées, et les ingénieurs compétents partent à l’étranger.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/06/banques-tunisiennes-retard-numerique-et-illusion-du-rattrapage/">Banques tunisiennes | Retard numérique et illusion de rattrapage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une tribune publiée ici même le 30 mai dernier, j&rsquo;ai tenté de nommer ce que le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/30/la-transition-numerique-en-tunisie-et-le-syndrome-my-tt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">piratage de My TT</a> a rendu visible : non pas un incident technique isolé, mais le symptôme d&rsquo;une faillite de gouvernance structurelle appelée le «triangle interdit». Des lecteurs m’ont interpellé avec une question simple et redoutable : d’accord pour le diagnostic — mais par où commence-t-on ? C’est à cette question que je tente de répondre aujourd’hui.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-18876512"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis la parution de cette tribune, plusieurs responsables m’ont contacté pour me confirmer, en privé, ce que tout le monde sait mais que personne ne dit officiellement : le triangle interdit n’est pas une exception&nbsp;tunisienne. C’est notre mode de fonctionnement institutionnel par défaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On me répondra que des chantiers sont en cours — et c’est vrai. La Banque centrale de Tunisie (BCT) a engagé des réflexions sur l’interopérabilité. Des appels d’offres de modernisation ont été lancés. Des comités se réunissent. Mais un chantier ouvert n’est pas un chantier livré, et une réflexion institutionnelle n’est pas une décision exécutée. Ce que j’observe de l’intérieur, c’est que la vitesse de ces chantiers reste dictée par le rythme du triangle interdit — non par l’urgence du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat m’a conduit à une conviction que j’assume pleinement :&nbsp;notre plus grand danger aujourd’hui n’est pas le retard numérique. C’est l’illusion du rattrapage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos banques publiques déploient des applications mobiles. Elles annoncent des projets d’intelligence artificielle (IA). Elles recrutent des consultants en transformation digitale. Et pendant ce temps, les circuits décisionnels restent paralysés, les bases de données restent fragmentées, et les ingénieurs les plus compétents continuent de voter avec leurs pieds vers le secteur privé ou l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Numériser le dysfonctionnement ne produit pas une banque moderne. Cela produit un dysfonctionnement à grande vitesse, avec une interface soignée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cela, le piège du miroir : se regarder se transformer sans jamais transformer l’essentiel.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="As1OLk0d3Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/30/la-transition-numerique-en-tunisie-et-le-syndrome-my-tt/">La transition numérique en Tunisie et le syndrome «My TT»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La transition numérique en Tunisie et le syndrome «My TT» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/30/la-transition-numerique-en-tunisie-et-le-syndrome-my-tt/embed/#?secret=cNUP95wELg#?secret=As1OLk0d3Y" data-secret="As1OLk0d3Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que nous refusons de regarder en face</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On cite l’Inde à tort et à travers dans les colloques sur la souveraineté numérique. On me dira que la comparaison est intenable : l’Inde dispose de ressources humaines et financières sans commune mesure avec les nôtres. C’est exact. Mais ce n’est pas la leçon indienne qui m’intéresse ici — c’est sa méthode.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UPI, ce système de paiement instantané qui traite aujourd’hui des volumes comparables à Visa à l’échelle mondiale, n’a pas émergé d’un budget colossal. Il a émergé d’une&nbsp;discipline de séquençage&nbsp;: une décennie d’investissement dans l’invisible avant de lancer le visible. Un système d’identification souverain, des comptes bancaires universels pour les populations non bancarisées, une couche d’interopérabilité construite avant que quiconque ne parle d’application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Inde n’a pas commencé par l’interface. Elle a commencé par le socle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie veut son équivalent de l’UPI. Mais a-t-elle posé sa couche d’identification numérique souveraine ? L’interopérabilité entre le registre civil, les bases fiscales et les systèmes bancaires est-elle aujourd’hui une réalité opérationnelle — ou une promesse de feuille de route dont on reparlera lors du prochain Forum de l’investissement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Estonie, elle, a compris une vérité que nous continuons d’inverser : la transformation numérique de l’État a commencé par une réforme de gouvernance. Les applications ont suivi. Jamais l’inverse. Et si l’on objecte que l’Estonie est un petit pays sans héritage administratif lourd — soit. Mais la leçon n’est pas dans la taille du pays. Elle est dans l’ordre dans lequel les décisions ont été prises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus près de nous, le Maroc a tiré en 2024 une leçon que nous devrions méditer : une seule décision réglementaire ciblée — la fin du monopole de la monétique interbancaire — a libéré plus d’énergie transformatrice que dix ans de stratégies nationales de digitalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos banques privées ont d’ailleurs certains des mêmes blocages organisationnels. Mais les banques publiques portent une responsabilité supplémentaire : elles financent l’économie réelle, les PME, les régions, les secteurs que le privé ne veut pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément parce qu’elles occupent cette position stratégique irremplaçable que leur transformation n’est pas optionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et à l’échelle continentale, le Système de Paiement et de Règlement Panafricain connecte désormais 19 pays et plus de 150 banques commerciales pour permettre les transactions en devises locales, sans passer par des correspondants hors du continent. Le Caire vient d’en devenir le siège. La Tunisie, qui se targue d’ambitions transsahariennes, peut-elle se permettre d’observer cette architecture de l’extérieur ? Rester en marge n’est pas un choix souverain. C’est un abandon de terrain habillé en prudence.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nYzbrqgjJz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/banques-tunisiennes-mirage-du-tout-virtuel-ou-abandon-de-souverainete/">Banques tunisiennes | Mirage du tout-virtuel ou abandon de souveraineté ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banques tunisiennes | Mirage du tout-virtuel ou abandon de souveraineté ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/banques-tunisiennes-mirage-du-tout-virtuel-ou-abandon-de-souverainete/embed/#?secret=niF29ZRv1p#?secret=nYzbrqgjJz" data-secret="nYzbrqgjJz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre ruptures, dans l’ordre où elles doivent venir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trajectoires ne sont pas des modèles à copier. Ce sont des miroirs qui permettent de formuler avec précision ce que nous devons faire — et dans quel ordre. Car l’ordre est tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Première rupture : gouverner avant de déployer.</strong>&nbsp;La matrice Raci n’est que le point de départ. Ce qu’il faut instaurer, ce sont des comités de gouvernance de la donnée et de l’IA rattachés directement aux conseils d’administration. Certains y verront une énième couche bureaucratique. C’est l’inverse : c’est précisément l’absence de ces instances qui force chaque décision technologique à remonter vers des arbitrages informels où le triangle interdit reprend la main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté numérique commence par décider qui, dans notre pays, est responsable de la donnée bancaire nationale. Pas de la gérer. D’en répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deuxième rupture : traiter le core banking comme une urgence nationale.</strong>&nbsp;La dette technologique de nos banques publiques n’est pas un problème budgétaire informatique. C’est un risque systémique. Un système de <em>core banking</em> vieillissant rend toute ouverture API coûteuse et toute interopérabilité avec les fintechs périlleuse. J’entends déjà l’argument des contraintes budgétaires — il est réel. Mais le coût de la non-modernisation est systématiquement omis du calcul : chaque année d’immobilisme rend la migration suivante plus complexe, plus risquée et plus chère. Le vrai luxe que nous ne pouvons pas nous permettre, c’est le statu quo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Troisième rupture : déployer une IA de back-office avant une IA de vitrine.</strong>&nbsp;J’anticipe l’objection des plus impatients : attendre le back-office, n’est-ce pas trop lent face à la concurrence ? Non — parce que déployer une IA sur des données fragmentées et des processus opaques ne produit pas de l’IA. Cela produit de l’<em>automatisation de l’erreur</em>. Les modèles de scoring prédictif pour financer les TPME, la détection d’anomalies dans les flux de paiement, l’automatisation des processus de conformité : ce sont ces outils invisibles qui transforment réellement une institution. Un chatbot ne réforme pas une banque. Une architecture de données souveraine, si.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatrième rupture : renverser le rapport au capital humain.</strong>&nbsp;Je l’écris en sachant que c’est la partie la plus contestée — y compris en interne. On m’objectera que remettre en cause les grilles de rémunération, c’est s’attaquer aux acquis sociaux. Ce n’est pas ce que je propose. Je propose de créer, à côté des statuts existants, des filières spécifiques pour les compétences numériques rares — data engineers, experts en cybersécurité, architectes cloud — avec des conditions attractives. Non pas pour détruire ce qui existe, mais pour cesser de financer la compétitivité de nos concurrents avec nos propres cerveaux formés à nos frais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vraie question de 2026</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays ne se développe pas avec des diagnostics. Il se développe quand quelqu’un, quelque part dans la chaîne de commandement, accepte de porter la responsabilité de l’exécution — avec un nom, un délai, et une obligation de résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>My TT</em>&nbsp;était un avertissement. Il en viendra d’autres, plus graves, si nous continuons de confondre l’affichage numérique avec la transformation numérique. La différence entre les deux n’est pas technique. Elle est de courage institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie Software n’est pas une destination. C’est un choix. Et comme tout choix stratégique qui mérite ce nom, il commence par décider ce à quoi on renonce — les rentes, les monopoles, les matrices de responsabilité floues et les consensus qui ne blessent personne parce qu’ils ne décident rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne bâtit pas une souveraineté numérique avec des intentions. On la bâtit avec des institutions capables de les exécuter. **</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique et cadre de banque. &nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent que leur auteur et ne sauraient en aucun cas refléter la position officielle d&rsquo;une autorité publique ou d’une institution privée.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N0zHcFirHj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/le-capital-humain-talon-dachille-des-banques-publiques-en-tunisie/">Le capital humain, talon d’Achille des banques publiques en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le capital humain, talon d’Achille des banques publiques en Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/le-capital-humain-talon-dachille-des-banques-publiques-en-tunisie/embed/#?secret=qnDIqjvus1#?secret=N0zHcFirHj" data-secret="N0zHcFirHj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/06/banques-tunisiennes-retard-numerique-et-illusion-du-rattrapage/">Banques tunisiennes | Retard numérique et illusion de rattrapage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Banques tunisiennes &#124; Mirage du tout-virtuel ou abandon de souveraineté ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 08:26:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwahed Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[données critiques]]></category>
		<category><![CDATA[informatique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de leur stratégie digitale, les banques tunisiennes sont en train de passer au logiciel par abonnement, hébergé à distance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/banques-tunisiennes-mirage-du-tout-virtuel-ou-abandon-de-souverainete/">Banques tunisiennes | Mirage du tout-virtuel ou abandon de souveraineté ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le Plan de développement 2026-2030 érige la transformation digitale en pilier du redressement national, une mutation silencieuse s&rsquo;opère dans les architectures de nos banques : le passage au logiciel par abonnement, hébergé à distance. Si l&rsquo;agilité promise par cette informatique «prête à l&#8217;emploi» est une arme de séduction massive, elle cache un impensé stratégique : la dépossession progressive de notre patrimoine informationnel financier.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-18686506"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;informatique en tant que service est souvent présentée comme l&rsquo;antidote unique à l&rsquo;inertie technologique. En externalisant les cœurs de métier ou l&rsquo;intelligence artificielle du back-office vers des plateformes globales, la banque semble s&rsquo;affranchir des lourdeurs matérielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, l’argument de la réduction des coûts immédiats (OpEx) est séduisant face aux investissements massifs (CapEx) qu’exigerait une mise à niveau locale. Mais cette efficacité apparente ne doit pas devenir une perfusion étrangère permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’auditeur, le risque n’est pas seulement financier, il est structurel. Adopter ces solutions, ce n’est pas simplement louer un outil ; c’est accepter une dépendance dont les frais de sortie et la facturation en devises pourraient, à terme, peser plus lourd que l&rsquo;effort de souveraineté initiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sécurité informatique vs sûreté nationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On objectera souvent que les géants mondiaux du secteur offrent une protection cybernétique supérieure à nos infrastructures locales. C’est un fait technique, mais c’est un leurre stratégique. Il ne faut pas confondre la sécurité du contenant — la résistance aux attaques — et la sûreté du contenu — la propriété juridique des accès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un coffre-fort impénétrable reste une vulnérabilité si les clés sont détenues par une autorité soumise à des lois extraterritoriales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment le régulateur tunisien peut-il garantir l’étanchéité absolue du secret bancaire si nos données critiques reposent sur des infrastructures dont nous n&rsquo;avons pas la maîtrise ultime ? La modernité ne peut se bâtir sur l&rsquo;aliénation de nos données les plus sensibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une troisième voie tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’alternative n’est pas le repli sur un archaïsme sécuritaire, mais l’émergence d’une souveraineté partagée. Le parlement et les autorités de régulation doivent aujourd’hui dépasser le stade de la simple surveillance pour devenir des architectes du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le salut réside dans un modèle hybride : exploiter la puissance du virtuel pour l’innovation de façade, tout en imposant la localisation des données vitales sur un sol national ou régional. Encourager l&rsquo;émergence d’une offre technologique <em>«Made in Tunisia»</em> est le seul moyen de concilier la rapidité d&rsquo;exécution réclamée par le marché et l&rsquo;exigence de sécurité réclamée par l&rsquo;État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un choix de civilisation économique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La digitalisation ne doit pas être le faux-nez d’une nouvelle forme de colonisation numérique. Si la technologie est un levier d’inclusion financière, elle doit servir l’économie tunisienne sans lui ôter son autonomie de décision. En 2026, la maturité de notre secteur bancaire se mesurera à sa capacité à innover sans se livrer « clés en main » aux puissances technologiques extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agilité est une vertu, mais elle devient un vice dès lors qu’elle nous prive de notre liberté d&rsquo;agir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ingénieur informatique, cadre d’une banque publique.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Banques-tunisiennes-Virtuel-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18686539" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Banques-tunisiennes-Virtuel-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Banques-tunisiennes-Virtuel-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Banques-tunisiennes-Virtuel-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Banques-tunisiennes-Virtuel-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Banques-tunisiennes-Virtuel-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Banques-tunisiennes-Virtuel-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Banques-tunisiennes-Virtuel.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/banques-tunisiennes-mirage-du-tout-virtuel-ou-abandon-de-souverainete/">Banques tunisiennes | Mirage du tout-virtuel ou abandon de souveraineté ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Un négociant tunisien provoque un séisme dans le secteur international de l’huile d’olive  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/18/un-negociant-tunisien-provoque-un-seisme-dans-le-secteur-international-de-lhuile-dolive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 10:06:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[huile d’olive]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Olivenews]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une gigantesque fraude d’une valeur de 80 à 180 millions d’euros fait des victimes parmi des banques tunisiennes et des entreprises européennes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/18/un-negociant-tunisien-provoque-un-seisme-dans-le-secteur-international-de-lhuile-dolive/">Un négociant tunisien provoque un séisme dans le secteur international de l’huile d’olive  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon le site d’information spécialisé grec <a href="https://www.olivenews.gr/el/epilegmena/skandalo-epikentro-tin-tynisia-sygklonizei-ti-mesogeio/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Olivenews.gr</a>, une gigantesque fraude d’une valeur estimée entre 80 et 180 millions d’euros a fait des victimes parmi des banques tunisiennes et plusieurs entreprises européennes.</em></strong></p>



<span id="more-15573344"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un article intitulé <em>«Une arnaque centrée sur la Tunisie fait trembler la Méditerranée»</em>, le site Olivenews parle littéralement d’un <em>«tremblement de terre économique touchant les industries oléicoles espagnole et italienne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le protagoniste de l’histoire serait un célèbre négociant/courtier en huile d’olive tunisien qui a reçu des avances substantielles de la part d’importateurs et d’entreprises de conditionnement et de mise en bouteille principalement espagnols, mais aussi italiens et américains, en échange de livraisons d’huile d’olive, qui n’ont jamais eu lieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, une fois les avances encaissées, grâce à un mécanisme impliquant également les banques tunisiennes, le commerçant a disparu – avec les fonds – sans laisser de trace du produit promis, rapporte Olivenews.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De tels stratagèmes frauduleux étaient déjà apparus dans le passé, notamment en période de pénurie d’huile d’olive, lorsque les entreprises européennes ren étaient très demandeuses. Mais selon la source grecque, l’ampleur de cette arnaque serait gigantesque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une forte baisse des prix de l’huile d&rsquo;olive en Tunisie, l’ensemble du secteur est désormais confronté à une période d’incertitude, la confiance dans le commerce extérieur étant en danger, souligne<em> Olivenews</em>.<strong><em></em></strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/18/un-negociant-tunisien-provoque-un-seisme-dans-le-secteur-international-de-lhuile-dolive/">Un négociant tunisien provoque un séisme dans le secteur international de l’huile d’olive  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les banques tunisiennes adhèrent aux efforts en faveur de la décarbonation et de la transition énergétique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/27/les-banques-tunisiennes-adherent-aux-efforts-en-faveur-de-la-decarbonation-et-de-la-transition-energetique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Sep 2024 08:58:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[CBF]]></category>
		<category><![CDATA[DecarboMed]]></category>
		<category><![CDATA[décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Néji Ghandri]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14073289</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les banques tunisiennes se disent disposées à accélérer l’adoption des technologies bas-carbone et des pratiques durables. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/27/les-banques-tunisiennes-adherent-aux-efforts-en-faveur-de-la-decarbonation-et-de-la-transition-energetique/">Les banques tunisiennes adhèrent aux efforts en faveur de la décarbonation et de la transition énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«En soutenant la transition énergétique, les banques tunisiennes peuvent accélérer l’adoption des technologies bas-carbone et des pratiques durables tout en minimisant les risques économiques liés aux changements climatiques».</em></strong></p>



<span id="more-14073289"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a déclaré Néji Ghandri, président du Conseil bancaire et financier (CBF), à la séance d’ouverture de la 1<sup>ère</sup> édition du Forum méditerranéen de la décarbonation (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/26/la-tunisie-engagee-en-faveur-dun-modele-energetique-durable-affirme-madouri/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DecarboMed</a>) organisé les 24 et 25 septembre 2024 à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions financières devant être le moteur de la transformation économique et environnementale, leur adhésion à cette dynamique doit reposer sur une volonté de mobiliser des ressources financières importantes et avantageuses. <em>«En tant que représentant du secteur bancaire et financier, le CBF s’engage à faciliter l’accès à des financements dédiés à la transition énergétique, en particulier à travers des produits financiers innovants et des mécanismes de garantie adaptés aux besoins des entreprises»</em>, a également indiqué le président du CBF, tout en rappelant que la Tunisie émet actuellement près de 50 millions de tonnes de CO<sub>2</sub> par an et qu’une part importante provient du secteur énergétique et industriel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Ghandri a proposé à cette occasion la mise en place d’une taxe carbone permettant non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre mais également de générer des ressources pour alimenter un fonds national de transition énergétique ou d’autres fonds dédiés au financement des énergies renouvelables, rappelant qu’une taxe carbone sera appliquée à partir de 2026 pour l’export vers l’Union européenne. <em>«Cette taxe combinée à des financements bancaires adaptés et des lignes de crédit obtenues par les bailleurs de fonds extérieurs aiderait les entreprises à se conformer aux nouvelles exigences environnementales et à investir dans les technologies vertes»</em>, a-t-il dit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abordant la question du financement de la décarbonation, Néji Ghandri a affirmé, lors d’une session qu’il a présidée lors de la deuxième journée, que des produits financiers adaptés et intégrés ont été conçus dans le but de pousser les entreprises vers la décarbonation, la maîtrise de leur consommation d’énergie et la mise en place d’un processus d’économie d’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cadres opérant dans le secteur bancaire et financier bénéficient de formations et d’accompagnement à travers des programmes techniques spécifiques. Une politique de commercialisation de ces produits nécessiterait la contribution et le soutien des bailleurs de fonds qui permettraient à la fois de déployer un mécanisme de garantie et une couverture contre les risques de change.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ETzc19CTl0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/26/la-tunisie-engagee-en-faveur-dun-modele-energetique-durable-affirme-madouri/">La Tunisie engagée en faveur d’un modèle énergétique durable, affirme Madouri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie engagée en faveur d’un modèle énergétique durable, affirme Madouri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/26/la-tunisie-engagee-en-faveur-dun-modele-energetique-durable-affirme-madouri/embed/#?secret=4XFkA5RefZ#?secret=ETzc19CTl0" data-secret="ETzc19CTl0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les banques et les établissements financiers font des efforts colossaux pour convaincre leurs clients d’aller vers la décarbonation. Les projets lancés durant les dernières années en sont la preuve après avoir ajusté le cadre réglementaire. Je pense qu’il y a toujours des points à développer par le Gouvernement pour faciliter la transition énergétique, entre autres la création d’une agence foncière pour les énergies renouvelables»</em>, a préconisé le président du CBF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’issue de cette session, il a été recommandé le passage à l’action de toutes les parties intervenantes: le secteur bancaire et financier, les bailleurs de fonds internationaux, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et les autorités publiques pour atteindre les objectifs escomptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre proposition émise a porté sur l’introduction de mécanismes incitatifs plus efficaces pour encourager l’investissement dans les technologies d’infrastructure durable tout en intégrant d’une manière systématique les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement d’outils financiers adaptés comme les solutions de financement hybride et les obligations vertes a également été évoqué à l’occasion du lancement du premier emprunt obligataire en contrepartie d’obligations vertes d’ici la fin de l’année courante. Ce 1<sup>er</sup> Forum Decarbomed a été organisé par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), en partenariat avec l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), l’Agence de coopération allemande pour le développement (GIZ) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) avec l’appui du CBF.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/27/les-banques-tunisiennes-adherent-aux-efforts-en-faveur-de-la-decarbonation-et-de-la-transition-energetique/">Les banques tunisiennes adhèrent aux efforts en faveur de la décarbonation et de la transition énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie non encore affectée par la panne mondiale Microsoft  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/la-tunisie-non-encore-affectee-par-la-panne-mondiale-microsoft/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 10:22:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[compagnies aériennes]]></category>
		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>
		<category><![CDATA[Oaca]]></category>
		<category><![CDATA[panne informatique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13592855</guid>

					<description><![CDATA[<p>La panne informatique mondiale ne semble pas avoir affecté des systèmes importants en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/la-tunisie-non-encore-affectee-par-la-panne-mondiale-microsoft/">La Tunisie non encore affectée par la panne mondiale Microsoft  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La panne informatique ayant touché des infrastructures mondiales utilisant les applications  Microsoft (banques, compagnies aériennes, sociétés de télécommunications, marchés financiers…) ne semble pas avoir affecté des systèmes importants en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-13592855"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Une source du secteur bancaire a affirmé, ce vendredi 19 juillet 2024, que cette panne n’a pas touché les banques tunisiennes, qui n’ont enregistré ce matin aucun dysfonctionnement dans leurs activités habituelles.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca) a, de son côté, indiqué sur son site web que tous les vols programmés aujourd’hui n’ont subi aucun accroc&nbsp;: quelque 42 atterrissages et décollages ont ainsi été enregistrés entre 4h55 et 10h21 dans les aéroports tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que le doute persiste concernant le trafic aérien de et vers certains aéroports internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que des centaines d’entreprises partout dans le monde ont annoncé, ce matin, être touchées par une panne informatique et le géant de la technologie Microsoft a déclaré qu’il était en train de prendre des <em>«mesures d’atténuation»</em> de la crise alors qu’une panne informatique géante touchait des infrastructures dans le monde entier utilisant ses logiciels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreuses entreprises australiennes ont notamment annoncé être concernées par cette panne. La radio-télévision publique ABC a indiqué que ses systèmes ont été paralysés par un problème <em>«majeur»</em>. Certains terminaux de caisse libre-service de l’une des plus grandes chaînes de supermarchés du pays affichaient des messages d’erreur. Enfin, la société de télécommunications Telstra a également déclaré que certains de ses systèmes avaient été perturbés. Des photos publiées en ligne montraient de longues files d’attente à l’aéroport de Sydney, le plus grand aéroport international du pays, qui a indiqué que certaines opérations aériennes et des services aéroportuaires ont été affectés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même chose à l’aéroport de Berlin. <em>«Pour l’instant, nous avons juste comme information que nous avons un incident technique et que par conséquent, il y a des retards dans l’enregistrement et que le service aérien a dû être suspendu jusqu’à 10 heures»</em>, a expliqué sa porte-parole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus important opérateur ferroviaire britannique a lui aussi annoncé être affecté par des problèmes informatiques conduisant à de potentielles annulations de dernière minute, les compagnies ne pouvant accéder à certains systèmes concernant les conducteurs. <em>«D’autres systèmes clés, notamment nos plateformes d’information des clients en temps réel, sont également affectés»</em>, apprend-on aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Bourse de Londres a elle aussi déclaré qu’une partie de ses services étaient affectés. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/la-tunisie-non-encore-affectee-par-la-panne-mondiale-microsoft/">La Tunisie non encore affectée par la panne mondiale Microsoft  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sihem Nemsia : «La Tunisie a payé le service de la dette pour le 1er semestre 2024»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/sihem-nemsia-la-tunisie-a-paye-le-service-de-la-dette-pour-le-1er-semestre-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 07:18:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afreximbank]]></category>
		<category><![CDATA[Attijari]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Biat]]></category>
		<category><![CDATA[budget  de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[service de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Nemsia]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13491425</guid>

					<description><![CDATA[<p>Approbation d’une convention de financement signée par l’Etat tunisien et 16 banques locales pour financer le budget  de l’Etat.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/sihem-nemsia-la-tunisie-a-paye-le-service-de-la-dette-pour-le-1er-semestre-2024/">Sihem Nemsia : «La Tunisie a payé le service de la dette pour le 1er semestre 2024»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté mardi 2 juillet 2024 en séance plénière le projet de loi n° 2024/053 portant sur l’approbation d’une convention de financement signée le 16 mai 2024 par l’Etat tunisien et un groupement de banques locales pour financer le budget  de l’Etat. 85 députés ont voté pour, 5 contre et 18 se sont abstenus.</em></strong></p>



<span id="more-13491425"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d&rsquo;un accord de prêt syndiqué en devises (156 millions € + 16 millions $), soit 570 millions de dinars, qui a été signé le 16 mai 2024 par le ministère des Finances et seize banques locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces banques sont la Banque internationale arabe de Tunisie (Biat), Attijari Bank, la Banque nationale agricole (BNA), Amen Bank, l’Arab Tunisian Bank (ATB), ABC, BH Bank, la Société tunisienne de banque (STB), l’Union bancaire pour le commerce et l’industrie (UBCI), Al Baraka Bank, Tunis International Bank, la Banque Zitouna, Wifak International Bank, la Banque de Tunisie et des Emirats, la North Africa International Bank et la Banque Tuniso-koweïtienne (BTK).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le fardeau de la dette</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains députés ont relevé que leur travail se résume presque à approuver les accords de prêt, déplorant que plusieurs projets de loi qu&rsquo;ils ont proposés dorment dans les tiroirs et sont empêchés de voir la lumière. D&rsquo;autres se sont interrogés sur le recours excessif de l&rsquo;Etat à l&rsquo;endettement, extérieur et intérieur, pour financer son budget, ce qui hypothèque l&rsquo;avenir des jeunes générations qui vont devoir assumer longtemps le fardeau de la dette.     </p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre des Finances, Sihem Nemsia, a déclaré que ce financement s’inscrit dans le cadre de la diversification des sources de financement du budget de l’État en tirant le meilleur parti des ressources provenant des envois de fonds des expatriés dans les banques locales, tout en maintenant la stabilité des avoirs en devises et en atténuant la pression sur le marché financier intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre a souligné l’importance de ce financement pour maintenir l’équilibre de liquidité pour juillet 2024, tout en se félicitant du fait la Tunisie a réussi à honorer ses engagements en matière de service de la dette pour le premier semestre 2024, soit 11,6 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a réussi à payer 54% du service total de la dette, soit 6,6 milliards de dinars sur 12,3 milliards, a-t-elle encore indiqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Respect des engagements financiers </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cela comprend le remboursement en février 2024 d’une euro-obligation de 850 millions ainsi que les échéances d’un prêt du FMI de 305 millions de dollars, une tranche d’un prêt de 35 millions de dollars accordé par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), une tranche d’un prêt saoudien ( 50 millions de dollars) et un autre d’un prêt accordé par le Fonds monétaire arabe (35 millions de dollars).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie s’efforcera également de respecter ses engagements financiers pour le reste de l’année 2024 selon les délais fixés, a assuré la ministre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nemsia a indiqué que le gouvernement prévoit un taux de croissance de 2,1% en 2024 conformément aux hypothèses de la loi de finances, en s’appuyant sur plusieurs facteurs tels que la croissance de la valeur ajoutée dans le secteur agricole par rapport à 2023, la bonne performance enregistrée par les secteurs du tourisme et des transports, la réouverture du poste frontière de Ras Jedir, qui devrait avoir un impact positif sur le tourisme et les industries manufacturières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/sihem-nemsia-la-tunisie-a-paye-le-service-de-la-dette-pour-le-1er-semestre-2024/">Sihem Nemsia : «La Tunisie a payé le service de la dette pour le 1er semestre 2024»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des banques tunisiennes sanctionnées pour pratiques anticoncurrentielles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/31/des-banques-tunisiennes-sanctionnees-pour-pratiques-anticoncurrentielles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 May 2024 06:51:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[conseil de la concurrence]]></category>
		<category><![CDATA[crédits]]></category>
		<category><![CDATA[intérêts supplémentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Loi n° 2015-36]]></category>
		<category><![CDATA[pratiques anticoncurrentielles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13043888</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Conseil de la concurrence a infligé des amendes d’un montant global de plus de 142 MDT, à 17 banques tunisiennes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/31/des-banques-tunisiennes-sanctionnees-pour-pratiques-anticoncurrentielles/">Des banques tunisiennes sanctionnées pour pratiques anticoncurrentielles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil de la concurrence (CC) a annoncé avoir infligé des amendes d’un montant global de plus de 142 millions de dinars (MDT), à 17 banques tunisiennes. </em></strong></p>



<span id="more-13043888"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les amendes varient entre 50 000 et 22 000 MDT, a fait état, dans un communiqué publié jeudi 30 mai 2024, du rejet des poursuites contre 6 autres établissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CC a précisé avoir émis, le 29 mai, une décision préliminaire stipulant la condamnation de plusieurs établissements bancaires pour pratiques anticoncurrentielles, lesquelles ne respectent pas les dispositions de l’article 5 de la Loi n° 2015-36 du 15 septembre 2015, relative à la réorganisation de la concurrence et des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pratiques incriminées concernent l’application d’intérêts supplémentaires sur des crédits dont les échéances ont été reportées pendant la crise de la pandémie de Covid-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CC a décrété l’obligation pour les établissements bancaires de mettre fin à ce genre de pratiques. Il convient de noter que l’enquête sur cette affaire a été lancée dans le cadre d’une auto-saisine, en vue de maintenir l’équilibre général du marché et garantir les droits des consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avec Tap. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/31/des-banques-tunisiennes-sanctionnees-pour-pratiques-anticoncurrentielles/">Des banques tunisiennes sanctionnées pour pratiques anticoncurrentielles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Pas de relance sans réforme du système de la concurrence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/tunisie-pas-de-relance-sans-une-reforme-du-systeme-de-la-concurrence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2024 07:30:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[concurrence]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie entrepreneuriale]]></category>
		<category><![CDATA[relance économique]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12948733</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les plus grands freins à la réforme et à la démocratisation de l’économie en Tunisie pourraient bien être les  cols blancs confortablement installés dans leurs privilèges. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/tunisie-pas-de-relance-sans-une-reforme-du-systeme-de-la-concurrence/">Tunisie : Pas de relance sans réforme du système de la concurrence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Tunisie, il n’est pas excessif de penser qu’aucune relance économique ou démocratie entrepreneuriale ne pourront voir le jour sans une réforme en profondeur du système bancaire et de la concurrence.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-12948733"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans cette profonde crise structurelle avec la conjonction de causes endogènes et exogènes exceptionnellement défavorables, il est quand même désarçonnant de voir le secteur bancaire réaliser des chiffres de croissance et de bénéfices multiples de la croissance économique nationale. **</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, il est de notoriété publique que les banques tunisiennes n’utilisent pas de procédés ou de schémas plus modernes et plus créateurs de richesse que ceux de leurs homologues européennes, asiatiques et américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce mystère, certains vont jusqu’à imputer cette rentabilité et cette croissance hors norme à une situation de rente et des ententes de cartels qui feraient du système bancaire un mécanisme d’appauvrissement de l’entreprise, surtout de la PME, et d’extorsion du contribuable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, il n’est pas excessif de penser qu’aucune relance économique et une démocratie entrepreneuriale ne pourront voir le jour sans une réforme en profondeur du système bancaire et de la concurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plus grands freins à la réforme et à la démocratisation de l’économie pourraient bien ne pas être des contrebandiers ou des spéculateurs tapis dans des dépôts et hangars éparpillés dans l’arrière-pays mais plutôt des cols blancs confortablement installés dans des bureaux luxueux et climatisés avec des primes insolentes et une mentalité de rapace et de charognard.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">** <em>Au 31 décembre 2023, les 19 banques ayant publié leurs états financiers à ce jour ont cumulé  un résultat net de 1 549,7 millions de dinars, en progression de 12,2% par rapport à l’exercice 2022. Le résultat net bénéficiaire de la BH, par exemple, s’est accru, au cours de la même période, de plus de 14%, et celui de la Biat de 10,6%. Sachant que la croissance économique nationale pour 2023 n’a pas dépassé… 0,4%. Nos banquiers sont certes de bons gestionnaires, mais tout de même, cet écart est insolent et signale un grave dysfonctionnement structurel !</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QUaSSYitFf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/">Nouveau rapport de Fitch Ratings sur la situation des banques tunisiennes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouveau rapport de Fitch Ratings sur la situation des banques tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/embed/#?secret=wmXP7Rjb9G#?secret=QUaSSYitFf" data-secret="QUaSSYitFf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/25/tunisie-pas-de-relance-sans-une-reforme-du-systeme-de-la-concurrence/">Tunisie : Pas de relance sans réforme du système de la concurrence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nouveau rapport de Fitch Ratings sur la situation des banques tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Mar 2024 08:23:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Le cadre réglementaire bancaire de la Tunisie est encore à la traîne par rapport à celui de la plupart de ses pairs africains», estime Fitch ratings, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/">Nouveau rapport de Fitch Ratings sur la situation des banques tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Nous publions ci-dessous la traduction française d’un communiqué de presse publié à Londres le 1<sup>er</sup> mars 2024, par l’agence de notation Fitch Ratings, qui estime que «le cadre réglementaire bancaire de la Tunisie est encore à la traîne par rapport à celui de la plupart de ses pairs africains», au moment où les banques locales s’apprêtent à introduire progressivement la norme comptable internationale IFRS 9.</em></strong></p>



<span id="more-11853757"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers états financiers consolidés des banques tunisiennes selon la norme IFRS 9 devraient montrer que les banques ont une capacité suffisante pour absorber les exigences de provisionnement supplémentaires, selon Fitch Ratings, compte tenu des réserves de fonds propres raisonnables et de la période d’introduction progressive que le régulateur est susceptible d’autoriser pour combler les déficits de réserves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous nous attendons à ce que les comptes, attendus d’ici fin avril, mettent en évidence les provisions pour pertes sur prêts et les déficits de couverture en fonction des attentes en matière de pertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques tunisiennes doivent se conformer à un ratio réglementaire Tier 1 minimum de 7% et à un ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) minimum de 10%, qui sont moins stricts que sur de nombreux marchés africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ratio Tier 1 et le CAR moyens du secteur étaient respectivement de 11,7% et 14,6% à la fin du premier semestre 2023, ce qui est élevé par rapport aux normes internationales. Toutefois, ces ratios doivent être considérés à la lumière des risques pays élevés et des concentrations élevées d’un seul débiteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison avec les banques internationales n’est pas simple dans la mesure où les banques tunisiennes calculent leurs ratios d’adéquation des fonds propres selon Bâle I (en utilisant l’approche standard), ce qui permet des pondérations de risque plus favorables pour les expositions souveraines faiblement notées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Réduction des ratios de fonds propres jusqu’à 30 points de base</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’IFRS 9 exige la déduction des pertes de crédit attendues et encourues sur les prêts détenus au coût amorti – un changement important par rapport à l’approche rétrospective précédente. Nous prévoyons que les déficits de réserves pour pertes sur prêts selon IFRS 9 réduiront les ratios de fonds propres jusqu’à 30 points de base. La plupart des banques satisferaient toujours aux exigences réglementaires, mais certaines pourraient avoir besoin de lever de nouveaux capitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fitch considère la couverture des réserves du secteur (à la fin du 1er semestre 2023 : 52%) comme faible compte tenu de la difficulté de réalisation des garanties et des risques élevés liés à l’environnement opérationnel. Nous prévoyons que la plupart des réserves supplémentaires requises seront destinées aux prêts classés au stade 2 selon IFRS 9, c’est-à-dire des prêts pour lesquels le risque de crédit a considérablement augmenté depuis la comptabilisation initiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques tunisiennes disposent d’importants portefeuilles dans ce que l’on appelle localement les catégories B2 et B3, que nous prévoyons d’être classés en Phase 2. Nous pensons que les prêts classés comme dépréciés (Niveau 3 selon IFRS 9) sont déjà assez bien couverts. Il est peu probable que les prêts de la phase 1 nécessitent des réserves supplémentaires substantielles étant donné que la Banque centrale de Tunisie (BCT) a commencé à durcir les règles régissant le calcul des provisions générales en 2021, garantissant une transition plus douce vers IFRS 9. Cependant, certaines banques pourraient avoir besoin de réserves supplémentaires pour la phase 1. Les prêts 1, 2 et 3, en particulier s’ils disposent de données et de modèles faibles pour étayer leurs hypothèses de pertes attendues, ou de normes plus souples en matière d’enregistrement des documents pour étayer la valeur des garanties.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ratio moyen de prêts douteux du secteur se situe autour de 13,5% ces dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques devront respecter un ratio de 7% d’ici fin 2026, ce qui sera difficile pour certaines. L’adoption d’IFRS 9 n’entraînera pas nécessairement une augmentation des niveaux déclarés de prêts douteux (étape 3), mais les prêts de l’étape 2 seront probablement importants compte tenu de la vaste restructuration des prêts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système bancaire encore à la traîne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cadre réglementaire bancaire de la Tunisie est encore à la traîne par rapport à celui de la plupart de ses pairs africains. Les banques calculent le risque de crédit selon Bâle I et le risque de marché et opérationnel selon Bâle II. Les principes de Bâle III sont en cours de discussion mais il est peu probable qu&rsquo;ils soient introduits à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, nous considérons comme positifs les efforts de la BCT pour converger vers les normes internationales et préserver les fonds propres des banques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT a imposé des limites et des conditions aux distributions de dividendes des banques sur la base des ratios de fonds propres à fin 2023, comme elle l’a fait pour fin 2022. Le versement sera limité à 35% du bénéfice net 2023 pour les banques dont le ratio CAR et Tier 1 à fin 2023 (après déduction des dividendes à payer) dépasse les exigences réglementaires minimales de moins de 2,5 points de pourcentage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y aura aucune restriction pour les banques dont les ratios CAR et Tier 1 dépassent les exigences réglementaires minimales d’au moins 2,5 pp et 3,5 pp, respectivement, même si l’approbation préalable de la BCT sera toujours nécessaire. *</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
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