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	<title>Archives des bureaucratie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des bureaucratie - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Un potentiel économique freiné par la bureaucratie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a un potentiel économique qui s'érode au fil des ans par la faute d'une administration publique étouffante.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/">Tunisie | Un potentiel économique freiné par la bureaucratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La bureaucratie n’est pas un détail de gestion. C’est le premier obstacle à l’emploi, à l’investissement et à l’avenir des jeunes. La Tunisie a du potentiel. Tout le monde le dit depuis trente ans — les institutions internationales, les économistes, les hommes politiques. Et ce potentiel, pendant ce temps, s’érode. Les jeunes diplômés partent. Les investisseurs hésitent. Les projets dorment dans des tiroirs en attendant des autorisations qui n’arrivent jamais.</em></strong> <em>(Siège du gouvernement à la Kasbah: la bureaucratie contre l&rsquo;économie). </em> </p>



<p><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-18583337"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le problème n’est pas le manque de ressources naturelles ni l’absence de compétences. Il est administratif. Il est structurel. Et il est évitable.</p>



<p>Entre 2012 et 2018, la Tunisie a perdu 46 places au classement Doing Business de la Banque mondiale. Ce n’est pas une statistique abstraite : c’est la traduction chiffrée de milliers de projets abandonnés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des chiffres qui ne mentent pas</h2>



<p>Créer une entreprise en Tunisie nécessite en moyenne 9 procédures distinctes — contre moins de 5 dans la plupart des pays développés. Obtenir un permis de construction mobilise 18 démarches, contre 13 au Maroc et 9 en France. Exporter un produit tunisien vers l’Europe coûte 50 heures de démarches administratives — contre 13 heures dans les économies avancées.</p>



<p>Ce ne sont pas des chiffres de think tank. Ce sont des données de la Banque mondiale, confirmées par la Banque africaine de développement en 2024 et par le FMI dans ses consultations les plus récentes.</p>



<p>La Tunisie est aujourd’hui classée comme le pays <em>«le plus risqué»</em> du continent africain pour les entreprises, selon le Country Risk Atlas 2026.</p>



<p>Chaque procédure en trop est une raison de plus de ne pas investir. Chaque délai inutile est un emploi non créé. L’administration tunisienne, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, n’est pas neutre : elle est activement défavorable à l’activité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un potentiel réel, une économie bloquée</h2>



<p>La Tunisie n’est pas un pays sans atouts. Son tissu industriel, son secteur agricole, sa main-d’œuvre qualifiée et sa position géographique en font un candidat naturel à une croissance soutenue. Les secteurs porteurs existent : énergies renouvelables, industrie technologique, numérique, agro-industrie.</p>



<p>Mais ces secteurs ne se développeront pas dans un environnement où les autorisations mettent des mois, où l’accès au foncier industriel relève du parcours d’obstacle, et où l’incertitude réglementaire décourage les investisseurs avant même qu’ils ne déposent un dossier.</p>



<p>La dette publique atteint 81 % du PIB en 2024. Le chômage des jeunes dépasse 30 % dans plusieurs régions de l’intérieur. La croissance économique n’a été que de 1,4 % en 2024. Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une malchance conjoncturelle. Ils sont le résultat d’une gouvernance économique qui n’a pas rompu avec ses blocages structurels.</p>



<p>L’économie informelle représente entre 40 et 60 % de l’activité totale en Tunisie. C’est la mesure exacte de l’échec du cadre formel à offrir des conditions viables à ceux qui veulent entreprendre légalement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois réformes concrètes, pas une de plus</h2>



<p>Le diagnostic est posé depuis longtemps. Ce qui manque, c’est l’action. Trois réformes précises, immédiatement réalisables, permettraient de changer la donne sans attendre une hypothétique révolution administrative globale.</p>



<p>Première réforme : la digitalisation réelle des services aux entreprises. Pas les portails en ligne qui reproduisent les formulaires papier en PDF. Un service numérique vrai, avec des délais légaux contraignants, une traçabilité des dossiers et une obligation de réponse. La Banque mondiale a identifié ce levier comme prioritaire pour la Tunisie dans sa stratégie pays 2025. Plusieurs pays africains moins bien dotés ont déjà franchi ce pas.</p>



<p>Deuxième réforme : la mise en place d’un guichet unique opérationnel pour les investisseurs — avec une autorité réelle sur les administrations sectorielles. Les guichets uniques tunisiens existent sur le papier. Ils n’ont pas le pouvoir de débloquer les dossiers quand une administration sectorielle oppose un refus ou simplement n’est pas réactive.</p>



<p>C’est précisément ce pouvoir de coordination qui leur fait défaut.</p>



<p>Troisième réforme : l’instauration de délais légaux opposables pour toute décision administrative à incidence économique. Pas de réponse dans les 30 jours : accord tacite. Ce mécanisme, appliqué dans plusieurs pays méditerranéens, a prouvé son efficacité pour réduire les délais sans dégrader la qualité des décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question politique que personne ne pose</h2>



<p>Ces réformes ne sont pas complexes sur le plan technique. Elles sont complexes sur le plan politique — parce qu’elles remettent en cause des pratiques, des positions de pouvoir et des habitudes institutionnelles solidement ancrées.</p>



<p>La vraie question n’est donc pas <em>«Que faut-il faire ?»</em>. Elle est : <em>«Qui a intérêt à ce que rien ne change ?»</em> La réponse à cette question explique pourquoi les diagnostics se succèdent depuis quinze ans sans que les réformes suivent.</p>



<p>La Tunisie n’est pas condamnée à l’inertie administrative. D’autres pays, avec des points de départ similaires, ont réformé leur environnement des affaires en moins de cinq ans — le Rwanda, la Géorgie, le Maroc sur certains segments — et en ont tiré des gains de croissance mesurables.</p>



<p>Le potentiel de la Tunisie n’est pas une promesse d’avenir. C’est une réalité présente que l’administration empêche de se concrétiser. Changer cela, c’est possible. La question est de savoir si c’est voulu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ingénierie avant les discours</h2>



<p>Chaque grande réforme administrative commence par une décision politique claire, suivie d’un calendrier précis et d’indicateurs de résultat opposables. Pas d’un comité de réflexion de plus. Pas d’un rapport supplémentaire. Une décision, un calendrier, une obligation de résultat.</p>



<p>La Tunisie a aujourd’hui tous les éléments pour construire cela. Les modèles existent. Les compétences techniques sont disponibles. L’urgence est réelle — et croissante.</p>



<p>D’autres pays ont transformé en moins d’une décennie une administration pesante en avantage compétitif. La Tunisie peut faire de même. Mais l’histoire économique ne retient pas les pays qui avaient du potentiel — elle retient ceux qui ont eu le courage de s’en saisir.</p>



<p>Les rapports s’accumulent. Les diagnostics sont posés. Ce qui manque désormais, ce n’est ni l’expertise ni les modèles : c’est la décision. Et le temps presse. **</p>



<p><em>* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.</em></p>



<p><em>** Cet article a été rédigé avec l’appui d’un outil d’intelligence artificielle pour la structuration du texte et la vérification de la cohérence des données. Les analyses, les choix éditoriaux et les prises de position sont ceux de l’auteur.</em></p>



<p><strong><em>Sources</em></strong><em> : Banque mondiale (Doing Business, rapports pays 2024-2025)&nbsp;; Banque africaine de développement (2024-2025)&nbsp;; FMI (consultations Article IV)&nbsp;; Country Risk Atlas 2026&nbsp;; PNUD (déclarations Abdallah Dardari, 2025).</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LyNSyvVsrI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/tunisie-reformer-ladministration-avant-quelle-netouffe-le-pays/">Tunisie | Réformer l’administration avant qu’elle n’étouffe le pays</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Réformer l’administration avant qu’elle n’étouffe le pays » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/tunisie-reformer-ladministration-avant-quelle-netouffe-le-pays/embed/#?secret=Qbe5S4yix1#?secret=LyNSyvVsrI" data-secret="LyNSyvVsrI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/">Tunisie | Un potentiel économique freiné par la bureaucratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Réformer l’administration avant qu’elle n’étouffe le pays</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/tunisie-reformer-ladministration-avant-quelle-netouffe-le-pays/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sortir d'une stagnation économique prolongée, la Tunisie doit faire sauter d'urgence le verrou bureaucratique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/tunisie-reformer-ladministration-avant-quelle-netouffe-le-pays/">Tunisie | Réformer l’administration avant qu’elle n’étouffe le pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie se trouve à un tournant historique. Longtemps saluée pour la diversité de son économie et la qualité de son capital humain, elle pourrait basculer soit dans une stagnation prolongée, soit dans une véritable transformation. Mais pour que ce potentiel se concrétise, il faudra dépasser l’entrave historique que représente l’administration.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-18462435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Contrairement à certains voisins mono-sectoriels, la Tunisie dispose d’un mix industriel, agricole et technologique qui, correctement exploité, peut absorber certains chocs économiques. L’industrie manufacturière, le tourisme, l’agriculture et les services constituent un socle solide, soutenu par une main-d’œuvre qualifiée et une proximité stratégique avec l’Europe.</p>



<p>Pourtant, cette diversification reste fragile : croissance faible, inflation persistante et chômage des jeunes souvent supérieur à 30 %. La dette publique, supérieure à 80 % du PIB, limite la marge de manœuvre de l’État. La diversification seule ne suffit pas : sans réformes structurelles, les atouts du pays resteront largement inexploités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire face au frein bureaucratique</h2>



<p>L’administration tunisienne, héritée d’un État centralisé et renforcée après la révolution de 2011, demeure un obstacle majeur à l’investissement et à la création d’entreprises. Les procédures complexes et la multiplication des autorisations étouffent l’initiative privée et favorisent l’informalité.</p>



<p>Certains diront que la bureaucratie protège les citoyens et encadre l’économie. C’est vrai dans une certaine mesure. Mais l’excès de procédures freine la compétitivité et le développement. La digitalisation, la simplification des licences et la mise en place d’un guichet unique pour les investisseurs pourraient accélérer les projets tout en maintenant la régulation et la transparence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des secteurs porteurs pour relancer l’économie</h2>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="1000" data-id="18462442" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Tunisie-20235.jpg" alt="" class="wp-image-18462442" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Tunisie-20235.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Tunisie-20235-240x300.jpg 240w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Tunisie-20235-768x960.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Tunisie-20235-580x725.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="1000" data-id="18462440" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Relance-Tunisienne.jpg" alt="" class="wp-image-18462440" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Relance-Tunisienne.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Relance-Tunisienne-240x300.jpg 240w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Relance-Tunisienne-768x960.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Relance-Tunisienne-580x725.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</figure>



<p>Plusieurs secteurs – énergies renouvelables, industrie technologique, numérique et agro-industrie – pourraient soutenir une croissance annuelle de 3 à 4 % en Tunisie d’ici 2035. Mais cette trajectoire reste conditionnée par des réformes structurelles, notamment la modernisation de l’administration et la gestion des défis économiques et climatiques.</p>



<p>Si la Tunisie parvient à canaliser ses forces, plusieurs secteurs pourraient devenir les véritables moteurs d’une relance durable d’ici 2035. Imaginez un pays où le désert tunisien n’est plus un obstacle, mais une source de puissance énergétique. Des panneaux solaires étincelants s’étendent sur des hectares, et des éoliennes tournent au rythme des vents méditerranéens, produisant de l’électricité non seulement pour alimenter le pays, mais aussi pour exporter vers l’Europe.</p>



<p>Les énergies renouvelables représentent bien plus qu’une solution écologique : elles sont un levier stratégique pour réduire la dépendance énergétique, attirer des investissements et créer des emplois dans des régions longtemps délaissées.</p>



<p>L’industrie automobile et électronique pourrait devenir un autre pilier de cette transformation. Déjà intégrée aux chaînes européennes, la Tunisie a l’opportunité de se positionner sur les véhicules électriques et les composants high-tech. Chaque usine capable de produire localement des pièces pour l’Europe ou de créer des composants électroniques de pointe est une promesse de modernisation industrielle et de dynamisation de l’exportation, tout en développant des compétences technologiques rares dans la région.</p>



<p>Dans les villes comme Tunis, Sfax et Sousse, le secteur numérique et les startups offre un horizon tout aussi prometteur. Des jeunes ingénieurs et développeurs, formés dans les meilleures écoles tunisiennes, rêvent de transformer l’innovation en valeur économique. Les coûts compétitifs et l’expertise locale peuvent faire naître un véritable écosystème technologique, capable de rivaliser avec les hubs régionaux et d’attirer des investisseurs internationaux.</p>



<p>Enfin, l’agro-industrie modernisée pourrait revitaliser les régions intérieures. Imaginez des champs équipés de systèmes d’irrigation intelligents et de technologies avancées, transformant les produits locaux en biens exportables à forte valeur ajoutée : huile d’olive de qualité, dattes soigneusement sélectionnées, fruits et légumes conditionnés pour les marchés européens. Ce secteur ne serait pas seulement un moteur économique : il offrirait des emplois stables, réduisant les disparités régionales et donnant un nouvel élan aux zones rurales.</p>



<p>Si ces quatre secteurs sont développés de manière cohérente et planifiée, le pays pourrait soutenir une croissance annuelle de 3 à 4 %, ramener le chômage global à environ 10 % et créer des emplois répartis entre le littoral et l’intérieur, donnant enfin vie au potentiel longtemps contenu de la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vigilance face aux risques persistants</h2>



<p>Pourtant, cette projection optimiste n’est pas automatique. La Tunisie doit naviguer avec prudence face à plusieurs obstacles majeurs. La dette publique élevée continue de limiter les marges de manœuvre, freinant les investissements et la construction d’infrastructures vitales. Le chômage des jeunes, toujours très élevé dans certaines régions, reste un facteur de tension sociale et une menace pour la rétention des talents. Et le spectre du stress climatique plane sur l’agriculture et l’industrie agroalimentaire : sécheresses répétées et raréfaction de l’eau pourraient fragiliser la production, ralentissant les ambitions de croissance.</p>



<p>Ces défis ne sont pas insurmontables, mais ils mettent en évidence une vérité simple : le succès dépendra de la cohérence des politiques publiques et de la capacité à réformer l’administration. Sans cette volonté de modernisation et d’action structurée, même les meilleures idées resteront lettre morte, et le potentiel de la Tunisie continuera d’être étouffé par ses propres structures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agir ou périr</h2>



<p>La Tunisie a tous les atouts pour réussir : diversification économique, capital humain qualifié et position stratégique. Mais le temps presse. L’administration doit être modernisée, les procédures simplifiées, et les investissements ciblés et protégés.</p>



<p>Le choix est clair et brutal : soit la Tunisie réforme son administration et libère son potentiel, soit elle condamne ses talents, ses richesses et ses ambitions à mourir sous le poids de ses propres procédures.</p>



<p><em>* Ingénieur informatique, cadre d’une entreprise publique.</em></p>



<p><em>** Un outil d’intelligence artificielle a été utilisé pour affiner la structure, fluidifier le texte et vérifier la cohérence des informations factuelles.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/tunisie-reformer-ladministration-avant-quelle-netouffe-le-pays/">Tunisie | Réformer l’administration avant qu’elle n’étouffe le pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Tunisiens et le prix du temps perdu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-tunisiens-et-le-prix-du-temps-perdu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 06:51:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[capital-temps]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim Tounsi]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie pourrait générer plus de 2 milliards USD de richesse par an, tout en offrant à ses citoyens un quotidien plus serein, plus sûr et plus digne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-tunisiens-et-le-prix-du-temps-perdu/">Les Tunisiens et le prix du temps perdu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Chaque Tunisien le vit au quotidien : des trajets interminables, des dos d’âne surgissant sans signalisation, des nids de poule qu’il faut contourner, et une avalanche de papiers administratifs à faire tamponner. Résultat : des heures entières de vie gaspillées dans les embouteillages et dans les files d’attente, du stress accumulé et une qualité de vie dégradée.</em></strong></p>



<p><strong>Hakim Tounsi *</strong></p>



<span id="more-17393986"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Hakim-Tounsi.jpg" alt="" class="wp-image-322406"/></figure>
</div>


<p>Ce temps perdu ne coûte pas seulement de la fatigue : il coûte des milliards à l’économie tunisienne.</p>



<p>Mettre aux normes les ralentisseurs et supprimer les dos d’âne anarchiques, ce n’est pas seulement fluidifier la circulation, c’est aussi :</p>



<p>&#8211; réduire le stress permanent du stop-and-go;</p>



<p>&#8211; améliorer la sécurité routière, car moins d’arrêts brutaux signifie moins d’accidents;</p>



<p>&#8211; rendre la vie quotidienne plus fluide, plus paisible, et permettre aux citoyens d’arriver au travail moins fatigués, plus concentrés et donc plus productifs.</p>



<p>Un salarié moins stressé et moins usé par ses trajets produit mieux. Une société où les déplacements sont plus fluides, c’est une société où le temps récupéré devient du temps productif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le capital-temps : une richesse trop souvent gaspillée</h2>



<p>L’économiste Yoland Bresson, qui a été chargé en 1970 par Air France pour faire une étude d&rsquo;opportunité économique afin de lancer l&rsquo;avion supersonique Concorde, a développé la théorie du Capital-Temps : chaque heure a une valeur économique mesurable. C’est du PIB potentiel. Bresson fût mon professeur à Paris XII et nous a enseigné <em>«la croissance»</em> et <em>«l’économétrie»</em>, deux matières fondamentales en économie.</p>



<p>En Tunisie, avec environ 3,5 millions d’actifs réellement en emploi, travaillant en moyenne 220 jours par an × 8 heures par jour, cela représente 6,16 milliards d’heures de travail par an.</p>



<p>Avec un PIB estimé à 56,3 milliards USD en 2025, la productivité horaire ressort à seulement 9,1 USD par heure travaillée.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Comparatif international (USD/h, 2023)</strong></p>



<p>&#8211; Tunisie : ~9,1 $/h</p>



<p>&#8211; Maroc : ~8–9 $/h</p>



<p>&#8211; Égypte : ~7–8 $/h</p>



<p>&#8211; Jordanie : ~8 $/h</p>



<p>&#8211; France : ~60 $/h</p>



<p>Chaque minute récupérée en Tunisie pèse donc lourd : elle peut transformer la vie quotidienne et créer de la richesse supplémentaire immédiatement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des milliards qui s’envolent chaque année</h2>



<p>En réduisant le temps perdu sur les routes et dans les formalités administratives, les gains sont mesurables.</p>



<p>&#8211; Scénario prudent : +0,78 Md USD/an (+1,5 % du PIB).</p>



<p>&#8211; Scénario médian : +1,54 Md USD/an (+2,9 % du PIB).</p>



<p>&#8211; Scénario ambitieux : +2,37 Md USD/an (+4,4 % du PIB).</p>



<p>Cela équivaut à 219 à 664 USD de productivité récupérée par actif et par an — sans nouvel endettement, simplement en valorisant le temps existant.</p>



<p>Deux réformes simples, à très haut rendement:</p>



<p>1. Task Force “Routes &amp; Productivité”&nbsp;:</p>



<p>&#8211; supprimer les dos d’âne abusifs;</p>



<p>&#8211; réparer les nids de poule;</p>



<p>&#8211; fluidifier les grands axes interurbains.</p>



<p>2. Digitalisation et simplification de l’administration&nbsp;:</p>



<p>&#8211; supprimer les formalités obsolètes;</p>



<p>&#8211; généraliser la signature électronique et le guichet unique numérique;</p>



<p>&#8211; appliquer la règle du silence vaut accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le temps des Tunisiens vaut de l’or</h2>



<p>La Tunisie pourrait générer plus de 2 milliards USD de richesse par an, tout en offrant à ses citoyens un quotidien plus serein, plus sûr et plus digne.</p>



<p>La vraie réforme n’est pas seulement économique : c’est une réforme de la qualité de vie. En réparant nos routes et en libérant les citoyens d’une bureaucratie archaïque, nous redonnons du temps, du bien-être et de la richesse au pays.</p>



<p>Le capital-temps n’est pas une théorie abstraite. C’est le levier le plus concret, le plus immédiat et le plus rentable dont dispose la Tunisie pour transformer ses heures perdues en heures productives et en croissance.</p>



<p>* <em>Fondateur dirigeant du TO Authentique Voyages à Paris.</em></p>



<p><em><strong>PS : </strong>Le ministère de l’Equipement est responsable de tous ce qui a été déposé sur nos routes comme dos d’âne anarchiques et irrationnels. Ça va d’épaisses cordes tendues par terre à travers les routes à de véritables obstacles hauts de 20 cm sur 50 cm rendant nos routes impraticables pour faire plaisir aux habitants de tous les bourgs de Tunisie. À chacun sa recette et son chef d’œuvre ! C’est l’automobiliste c’est à dire le tunisien moyen qui paie car l’automobile est le moyen de transport incontournable pour tous les Tunisiens. </em></p>



<p><em>Pour ce qui est de l’administration, il y a des pratiques archaïques genre signature légalisée à la mairie ou la certification conforme des documents, qui n’existent que dans certaines anciennes colonies françaises. Des pratiques qui mobilisent des centaines de milliers de personnes tous les jours pour des heures improductives tassées dans les files d’attente à faire travailler des milliers de fonctionnaires pour zéro valeur ajoutée. Un gâchis énorme au détriment de l’économie nationale et de la qualité de vie du citoyen qui croule de stress. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TowregjqEK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/tunisie-la-relance-par-le-travail-et-non-par-la-consommation/">Tunisie : la relance par le travail, et non par la consommation !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la relance par le travail, et non par la consommation ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/tunisie-la-relance-par-le-travail-et-non-par-la-consommation/embed/#?secret=k43q0Ok3m8#?secret=TowregjqEK" data-secret="TowregjqEK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/la-responsabilite-de-larchitecte-face-au-paysage-urbain-degrade-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 07:06:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration]]></category>
		<category><![CDATA[architectes citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
		<category><![CDATA[paysage urbain]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17038881</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui porte la responsabilité du paysage urbain  laid et dégradé dans la plupart des villes tunisiennes ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Alors que nos villes se diluent dans une monotonie inquiétante, que nos quartiers s’étalent sans âme, et que l’espace public se meurt sous les coups conjugués de la spéculation et de la médiocrité, une question s’impose : qui porte la responsabilité de ce paysage urbain laid et en déshérence ?</strong> (<em>Ph. Avenue Hedi Nouira à Ennasr, Ariana)</em>. </p>



<p><strong>Ilyes Bellagha *</strong></p>



<span id="more-17038881"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis trop longtemps, une réponse paresseuse s’imposait dans les cercles professionnels et ui renvoyait la responsabilité de ce gâchis à l’administration publique. L’urbanisme serait entravé par des règlements obsolètes, une bureaucratie aveugle et une corruption rampante. À cela s’ajoute un autre coupable commode : le citoyen, présenté comme ignorant, peu sensible à l’architecture, indifférent à la qualité du cadre de vie.</p>



<p>Mais cette défausse systématique masque une autre vérité, plus inconfortable, plus intime : la démission silencieuse d’une partie du corps des architectes.</p>



<p>C’est dans ce contexte que nous lançons une campagne médiatique nationale, destinée à réveiller les consciences, à exposer les non-dits, et à inviter l’ensemble des acteurs à un sursaut. Il ne s’agit pas de dénoncer pour dénoncer, mais d’appeler à une prise de position lucide, responsable et courageuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une profession en retrait face à ses obligations</h2>



<p>L’architecte est censé être le garant de la qualité de l’environnement bâti. Pourtant, dans la pratique, trop nombreux sont ceux qui se contentent d’exécuter, de valider, de s’adapter, parfois même de se compromettre. Le paysage urbain actuel — fait de volumes incohérents, de matériaux bas de gamme, d’espaces publics délaissés — ne peut pas être uniquement le fruit de décisions administratives ou de choix imposés. Il est aussi le produit d’une chaîne de renoncements professionnels.</p>



<p>L’architecture, par sa nature, n’est jamais neutre. Elle façonne la société autant qu’elle en émane. Lorsqu’elle devient purement décorative ou réduite à un acte commercial, elle cesse d’être un outil de transformation sociale. Cette dérive n’est pas une fatalité : c’est une posture.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une culture du bâti à reconstruire collectivement</h2>



<p>Il est trop facile de dire que <em>«le citoyen ne comprend pas»</em>. La réalité, c’est qu’on ne lui parle plus. L’architecture est absente des débats publics, exclue des écoles, ignorée par les médias généralistes. Qui porte cette responsabilité sinon nous-mêmes, architectes ? Si notre langage s’est refermé sur lui-même, si nos gestes se sont vidés de sens, alors la distance avec le public n’est pas une fatalité, mais le résultat de notre silence.</p>



<p>C’est pourquoi cette campagne s’adresse également aux citoyens, aux journalistes, aux enseignants, aux urbanistes, aux élus. Nous voulons reconstruire un dialogue, recréer un imaginaire collectif autour de la ville, réaffirmer que l’architecture est une affaire publique, pas une simple affaire d’experts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un rempart contre la spéculation foncière</h2>



<p>Dans un contexte où le sol devient une marchandise, où chaque mètre carré est exploité sans vision, l’architecture reste l’un des rares contre-pouvoirs possibles. L’architecte, lorsqu’il assume son rôle, peut ralentir, repenser, proposer d’autres usages, défendre la beauté et la justice spatiale.</p>



<p>Mais cela suppose un engagement, une éthique, un courage. Il ne s’agit pas d’idéalisme, mais de lucidité. Notre métier est politique au sens noble : il engage la cité, il engage notre temps. Le réduire à un service technique, c’est trahir son essence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un appel à la responsabilité partagée</h2>



<p>Nous, architectes citoyens, lançons donc un appel public : aux architectes d’abord, pour qu’ils reprennent la parole, qu’ils assument leurs échecs mais aussi leur potentiel ; à l’administration, pour qu’elle cesse de considérer le projet architectural comme une variable d’ajustement ; aux citoyens, pour qu’ils exigent de meilleurs cadres de vie ; aux médias, pour qu’ils relaient ces enjeux.</p>



<p>Il n’y aura pas de ville durable sans architecture responsable.</p>



<p>Il n’y aura pas de société harmonieuse sans un urbanisme porteur de sens.</p>



<p>Il n’y aura pas de futur commun si nous laissons nos paysages à l’abandon.</p>



<p>* <em>Architecte.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Os7ipta2Zk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/">L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/embed/#?secret=01ebWYCPgg#?secret=Os7ipta2Zk" data-secret="Os7ipta2Zk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : vers un interlocuteur unique pour l’investissement  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/tunisie-vers-un-interlocuteur-unique-pour-linvestissement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 11:04:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[climat d’affaires]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Maddouri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment relancer l'investissement en Tunisie qui est en berne depuis une quinzaine d’années ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/tunisie-vers-un-interlocuteur-unique-pour-linvestissement/">Tunisie : vers un interlocuteur unique pour l’investissement  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’investissement en Tunisie est en berne depuis une quinzaine d’années. Est-ce à cause du cadre réglementaire restrictif et obsolète, de l’instabilité politique régnant dans le pays, du climat d’affaires plutôt pesant ou, comme semble le penser le président Kaïs Saïed, des dysfonctionnements de l’administration et de la multiplicité des agences publiques en charge de ce secteur dont les coûts (en salaires et en frais de fonctionnement) dépassent la rentabilité?</em></strong></p>



<span id="more-15423186"></span>



<p>C’est dans le droit fil de cette approche que Le chef du gouvernement, Kamel Maddouri, a présidé, mardi 4 février 2025, au Palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré au projet de loi <em>«horizontale»</em> relatif à l’incitation aux investissements.</p>



<p>La réunion intervient en concrétisation de la vision du président de la République plaidant en faveur d’un développement économique <em>«global et intégré»</em> axé sur les fondements de la justice sociale et la création de la richesse, lit-on dans un communiqué de la présidence du gouvernement. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le chef du gouvernement a mis l’accent sur la nécessité de mettre en œuvre les recommandations du chef de l’Etat tendant à instaurer une nouvelle approche de développement fondée sur l’instauration d’une économie nationale qui concilie entre l’impératif de garantir les droits des investisseurs et le souci de consacrer les attributs d’un travail décent aux ouvriers.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s8qfU9nr85"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/15/tunisie-linvestissement-ne-veut-pas-se-relancer/">Tunisie : «L’investissement ne veut pas se relancer»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : «L’investissement ne veut pas se relancer» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/15/tunisie-linvestissement-ne-veut-pas-se-relancer/embed/#?secret=uWElPHAga4#?secret=s8qfU9nr85" data-secret="s8qfU9nr85" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce projet, a-t-il ajouté, tend à rompre catégoriquement avec les pratiques qui entravent l’investissement et freinent l’esprit d&rsquo;entreprendre.</p>



<p>Maddouri a tenu à assurer que l’Etat est fermement résolu à promouvoir l’environnement de l’investissement et à impulser les investissements locaux et étrangers à travers une série de réformes visant à renforcer l’infrastructure de base, à adopter des législations audacieuses dans ce domaine, à simplifier et digitaliser les procédures administratives, et à supprimer plusieurs autorisations qui freinent la liberté d’initiative.</p>



<p>Le chef du gouvernement a également rappelé que ce projet de loi constitue un des textes-clés dont il faut finaliser la rédaction dans les plus brefs délais. Il tire son importance majeure, a-t-il expliqué, du fait qu’il va mettre fin au règne d’un ancien régime marqué par une profusion textuelle injustifiée et une sur-administration disparate et hétérogène.</p>



<p>Ce texte va, en outre, adopter un nouveau système capable d’insuffler une dynamique au niveau de l’attraction des investisseurs locaux et étrangers et contribuera certainement au développement de la structure de l’économie nationale à travers l’impulsion des investissements dans les secteurs porteurs et prioritaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une gouvernance unifiée du dispositif de l’investissement</h2>



<p>Un tel objectif, a-t-il dit, va œuvrer à l’amélioration du climat d’affaires, à renforcer l’attractivité de la Tunisie en tant que destination d’investissement et à augmenter les investissements des Tunisiens à l’étranger.</p>



<p>Il importe également de faciliter l’accès aux biens immobiliers d’investissement, de booster l’exportation, de s’intégrer dans les chaînes de valeur mondiales et d’instaurer une gouvernance efficiente et unifiée du dispositif de l’investissement.</p>



<p>Maddouri a, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité de veiller à ce que les réformes relatives aux législations d’investissement répondent aux impératifs de la stabilité organisationnelle, aux règles de transparence et aux procédures administratives simplifiées et digitalisées.</p>



<p>Ces réformes, a-t-il poursuivi, doivent également respecter les règles de la propriété intellectuelle, consolider les mécanismes de règlement des différends commerciaux et d’investissement et conforter la durabilité, la protection et l’incitation aux investissements en matière de transfert des technologies vers la Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0JItrAvc1J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/21/ces-agences-publiques-que-kais-saied-voudrait-dissoudre/">Ces agences publiques que Kaïs Saïed voudrait dissoudre  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ces agences publiques que Kaïs Saïed voudrait dissoudre   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/21/ces-agences-publiques-que-kais-saied-voudrait-dissoudre/embed/#?secret=ISo7V8jjEL#?secret=0JItrAvc1J" data-secret="0JItrAvc1J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans ce contexte, a insisté le chef du gouvernement, un intérêt particulier devrait être porté à la communauté tunisienne à l’étranger à travers la mise sur pied d’une série de mesures spécifiques visant à les encourager à investir dans leur pays et à instaurer un régime incitatif pour les entreprises tunisiennes afin de les aider à explorer les marchés étrangers.</p>



<p>Lors de cette réunion, le ministre de l’Economie et de la Planification a présenté un exposé de motifs du projet de loi en question. Dans ce contexte, il passé en revue ses objectifs, sa structure ainsi que ses orientations générales.</p>



<p>Il a souligné que ce projet de loi répond à deux soucis majeurs&nbsp;: faire de l’investissement un catalyseur à la création de la richesse et renforcer la compétitivité de l’économie nationale.</p>



<p>Pour ce faire, ce projet de loi va consacrer une nouvelle orientation qui tend à substituer le régime d’autorisation des activités économiques par celui des cahiers des charges simplifiés, tout comme il va consacrer un régime d’autorisation unique et spéciale destiné aux projets d’importance nationale.</p>



<p>Une des nouveautés dudit projet, explique encore le ministre, figure la simplification du circuit administratif de l’investisseur dans le cadre d’une seule et unique plateforme numérique nationale.</p>



<p>En vertu de la nouvelle loi, les structures liées à l’investissement seront recentrées dans le cadre d’une seule institution qui fera office d’unique interlocuteur des investisseurs. C’est elle aussi qui va lever les obstacles d’ordre foncier et offrir un réceptacle foncier au service de l’investissement.</p>



<p>Après délibération et discussion, le conseil a recommandé de hâter la finalisation de la version finale du projet de loi à la lumière des observations formulées. </p>



<p><strong><em>D’après communiqué.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kwLrbRmI3P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/22/tunisie-que-faire-pour-redresser-linvestissement/">Tunisie : que faire pour redresser l’investissement ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : que faire pour redresser l’investissement ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/22/tunisie-que-faire-pour-redresser-linvestissement/embed/#?secret=89CrluMdU5#?secret=kwLrbRmI3P" data-secret="kwLrbRmI3P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : une nouvelle mission pour l’armée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/tunisie-une-nouvelle-mission-pour-larmee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 09:02:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[armée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[bassins des Aghlabides]]></category>
		<category><![CDATA[Biat]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[génie militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Sehili]]></category>
		<category><![CDATA[piscine municipale de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Place Pasteur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed semble avoir confié à l’armée nationale la mission d'accélérer la réalisation de certains projets publics qui traînent en longueur.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Kaïs Saïed semble avoir confié à l’armée nationale une mission qui ne lui était pas initialement destinée : accélérer la réalisation de certains projets publics qui, autrement, aurait coûté plus de temps et d’argent aux contribuables, étant donné la bureaucratie qui règne dans les services publics et grippe souvent la machine.</em></strong></p>



<span id="more-14690793"></span>



<p>Recevant, vendredi 22 novembre 2024, au palais de Carthage, le ministre de la Défense nationale Khaled Sehili, le président de la République s’est enquis de l’avancement de plusieurs projets, engagés par le génie militaire, indique un communiqué de la présidence de la république, ajoutant que le chef de l’État <em>«a salué le travail accompli par les forces armées tunisiennes en un temps record, et avec beaucoup de professionnalisme»</em>. Il faisait sans doute allusion à la restauration de la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/saied-se-felicite-de-la-reouverture-de-la-piscine-municipale-du-belvedere/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">piscine municipale du Belvédère</a> et de la Place Pasteur à Tunis, dont les travaux ont été réalisés en quelques mois par le génie militaire grâce à un financement de la Banque internationale arabe de Tunisie (Biat).</p>



<p>Au cours de l’entrevue avec le ministre de la Défense nationale, le président Saïed a pris connaissance des plans d&rsquo;aménagement de la Maison de la Culture Ibn Khaldoun et des places Mongi Bali et Barcelone dans la capitale Tunis, qui devraient être réalisés selon le même schéma et par les mêmes acteurs.</p>



<p>Saïed s’est enquis également du plan d’aménagement et de restauration des Bassins des Aghlabides et de la muraille de la ville de Kairouan, ainsi que de l’installation de l’hôpital de campagne à Bir Ali Ben Khalifa, dans le gouvernorat de Sfax, ajoute le communiqué.</p>



<p>Il s’agit là, à l’évidence, d’une nouvelle orientation politique qui renforce l’armée dans son rôle de vecteur de développement et lui confie la mission de parer aux carences d’une administration publique qui s’empêtre souvent dans les complications juridiques et organisationnelles qu’elle s’inflige elle-même et qui ont pour conséquence de retarder la réalisation des projets dans beaucoup de domaines.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bi31VQb651"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/saied-se-felicite-de-la-reouverture-de-la-piscine-municipale-du-belvedere/">Saïed se félicite de la réouverture de la piscine municipale du Belvédère  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saïed se félicite de la réouverture de la piscine municipale du Belvédère   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/saied-se-felicite-de-la-reouverture-de-la-piscine-municipale-du-belvedere/embed/#?secret=oxzwRUNbw6#?secret=bi31VQb651" data-secret="bi31VQb651" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Comment accélérer la réalisation des projets bloqués ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/22/tunisie-comment-accelerer-la-realisation-des-projets-bloques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2024 09:30:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[grands projets]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Madouri]]></category>
		<category><![CDATA[marchés publics]]></category>
		<category><![CDATA[services publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Kaïs Saïed n’a cessé de déplorer les lenteurs voire les blocages qui empêchent la réalisation des grands projets. Le gouvernement cherche à en accélérer le processus. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed, dont le premier mandat présidentiel prendra fin dans quelques semaines, n’a cessé de déplorer les lenteurs voire les blocages qui empêchent la réalisation des grands projets dont les financements sont pourtant souvent disponibles. Est-ce seulement une question de lois obsolètes ou inadaptées ?  </em></strong></p>



<span id="more-14038400"></span>



<p>La réponse à cette question n’est pas simple, car la réalité est complexe et la bureaucratie ne saurait tout expliquer, ni d’ailleurs la corruption gangrenant &nbsp;les services publics, comme le président de la république ne cesse également de dénoncer et donne l’impression d’être dans l’incapacité d’en venir à bout.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, on ne compte plus le nombre de conseils ministériels restreints consacrés à ce problème sans que l’on perçoive la moindre notable amélioration dans la bonne direction. Le dernier en date a été présidé par le Premier ministre Kamel Madouri, hier, samedi 21 septembre 2024, au Palais du Gouvernement à la Kasbah, et il a porté sur la discussion d’un projet de décret portant adoption de procédures spéciales pour la mise en œuvre des grands projets publics à caractère stratégique. <strong><em></em></strong></p>



<p>La réunion a discuté des procédures et des formules spéciales pour la mise en œuvre de grands projets à caractère stratégique dans les secteurs qui représentent les priorités nationales de développement, indique un communiqué du Premier ministère, ajoutant qu’il s’agit de procédures d’orientation, de suivi, d’achèvement et de passation des marchés, ainsi que de mesures visant à accélérer la mise en œuvre des projets bloqués.<strong><em></em></strong></p>



<p>Le Premier ministre a souligné que le projet de décret fait partie d’un ensemble de réformes proposées par le gouvernement, notamment celles liées au renforcement du climat des affaires.<strong><em></em></strong></p>



<p>Ceci en achevant la simplification des procédures, en fixant des délais de prestation de services dans un cadre juridique précis, en numérisant ces procédures, en adoptant l’accompagnement électronique des entreprises et en revoyant le système de passation des marchés publics pour répondre aux exigences d’efficacité, de faisabilité et de respect des principes de concurrence, de transparence et d’égalité des chances.<strong><em></em></strong></p>



<p>Dans le même contexte, il a également souligné qu’un certain nombre de mesures d’accompagnement sont en cours de finalisation pour aider les acteurs des structures publiques dans le cadre de la mise en œuvre des projets, tout en recommandant que les travaux sur la mise en œuvre de ces mesures avancent rapidement.<strong><em></em></strong></p>



<p>Le Premier ministre a souligné que les marchés publics constituent une locomotive et un levier stratégique pour parvenir au développement économique et social. <em>«Stimuler les investissements publics, notamment à travers la réalisation rapide des projets publics, ainsi que fournir toutes les facilités aux investissements privés, font partie des conditions nécessaires au décollage économique»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Le Premier ministre a souligné la nécessité de travailler à surmonter tous les obstacles et difficultés liés au cadre réglementaire des marchés publics, afin de garantir que les exigences d’efficacité et de faisabilité soient remplies, d’avoir un fort impact sur le tissu économique, d’augmenter la compétitivité des entreprises tunisiennes et renforcer l’attractivité de la Tunisie en tant que destination d’investissement.</p>



<p>On ne sait encore rien de précis sur le nouvelles mesures et procédures proposées, mais on espère que le mille-feuille législatif, dont on est déjà gavé, aidera vraiment à faire avancer les choses et non à les compliquer davantage en ajoutant de la bureaucratie à la bureaucratie, comme c’est souvent le cas malheureusement, l’administration publique ne sachant faire qu’une seule chose&nbsp;: contrôler, accaparer et refroidir les meilleures volontés.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>
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		<item>
		<title>Cornaro : «Le protocole d’accord Tunisie-UE a produit des résultats tangibles»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/cornaro-le-protocole-daccord-tunisie-ue-a-produit-des-resultats-tangibles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 09:26:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[Marcus Cornaro]]></category>
		<category><![CDATA[mémorandum d’accord]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Majoul]]></category>
		<category><![CDATA[TIF 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie dispose d’un immense potentiel de développement et de relations solides avec ses voisins, estime Marcus Cornaro. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Forum d’investissement en Tunisie (TIF) servira de plate-forme unique pour forger de nouveaux partenariats, attirer des investissements et mettre en valeur le vaste potentiel d’investissement de la Tunisie dans divers secteurs, a déclaré l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Tunisie, Marcus Cornaro.</em></strong></p>



<span id="more-13213507"></span>



<p>S’exprimant mercredi 12 juin 2024 à Tunis, à l’ouverture de la 21<sup>e</sup> édition du TIF 2024, le diplomate européen a réitéré l’engagement de l’UE à soutenir et assister le gouvernement tunisien dans ses efforts pour amener le pays à un niveau supérieur. <em>«La Tunisie dispose d’un immense potentiel de développement et de relations solides avec ses voisins»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p>Ce forum a attiré plus de 1 000 participants, avec environ 85 entreprises européennes inscrites à l’événement et prêtes à poursuivre leur coopération avec la Tunisie, a indiqué Cornaro.</p>



<p><em>«L’UE soutient ce forum dans le cadre de la coopération Tunisie-UE et conformément aux engagements que nous avons pris ensemble dans le cadre du mémorandum d’accord signé l’année dernière»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p><em>«Ce protocole d’accord, le premier du genre dans la région, marque une étape importante dans pour les cinq piliers de coopération : la stabilité macroéconomique, l’économie et le commerce, la transition énergétique verte, les contacts entre les peuples, ainsi que la migration et la mobilité. Après neuf mois, ce protocole d’accord a déjà produit des résultats tangibles»</em>, a ajouté Cornaro.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Supprimer les procédures bureaucratiques inutiles</h2>



<p>De son côté, Samir Majoul, président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), a affirmé que si la Tunisie dispose d’un immense potentiel, d’une base manufacturière solide, d’une main d’œuvre qualifiée et d’entreprises très innovantes, il est crucial de mettre en œuvre des politiques appropriées pour stimuler l’investissement et l’innovation. Cela implique de supprimer les procédures bureaucratiques inutiles et de développer le cadre réglementaire pour encourager le dynamisme des entreprises. Majoul a également appelé à l’intégration de l’objectif de croissance dans la politique de la Banque centrale, qui ne doit pas se limiter au contrôle de l’inflation, soulignant la nécessité d’introduire un code des changes moderne, de promouvoir l’internationalisation de l’économie tunisienne et d’attirer les investissements étrangers.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V2o988yldC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/linitiative-team-europe-pour-soutenir-les-reformes-en-tunisie/">L’Initiative Team Europe pour soutenir les réformes en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Initiative Team Europe pour soutenir les réformes en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/linitiative-team-europe-pour-soutenir-les-reformes-en-tunisie/embed/#?secret=Y9xfr94gQZ#?secret=V2o988yldC" data-secret="V2o988yldC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Le gouvernement tunisien entre juridisme étriqué et autocongratulation béate</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/24/le-gouvernement-tunisien-entre-juridisme-etrique-et-autocongratulation-beate/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/24/le-gouvernement-tunisien-entre-juridisme-etrique-et-autocongratulation-beate/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2024 11:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[conseil du gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[juridisme]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le juridisme en vigueur en Tunisie cache les incapacité de ces ministres à solutionner les problèmes économiques brûlants? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/24/le-gouvernement-tunisien-entre-juridisme-etrique-et-autocongratulation-beate/">Le gouvernement tunisien entre juridisme étriqué et autocongratulation béate</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les files d’attentes se multiplient en Tunisie, que les jeunes cherchent par tous les moyens à quitter le pays, que l’investissement s’étiole dangereusement et que la récession perdure, le conseil de ministres multiplie les projets de loi et décret, comme s’il n’y en a pas assez.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>* &nbsp;</p>



<span id="more-12192892"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>On préfère regarder ailleurs que la grave récession économique qui secoue le pays (croissance négative pour deux trimestres successifs). On légifère et on discutaille de tout sauf de l’économique et de la paupérisation du pays et de ses populations. Et comme si les problèmes économiques et déficits budgétaires et incertitudes monétaires se résolvent par des décrets et des lois. Par un trait de crayon…</p>



<p>Tout le monde sait qu’on ne change pas trop au marasme économique par des décrets, par des lois et par de la gesticulation qui donnent l’impression que le gouvernement est en plein rendement et qu’il prépare les textes pour faire fonctionner le parlement et ensuite les administrations publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un «agenda setting», hors sujet!</h2>



<p>Tout le monde en Tunisie sait qu’on légifère et on met des lois qu’on ne peut toujours pas opérationnaliser et mettre en œuvre, puisque improvisées et qui requièrent beaucoup de textes d’application et de moyens pour être mises en œuvre et être utiles.</p>



<p>On superpose les lois, on accumule les décrets, et on multiplie les circulaires… pour se faire bonne conscience. Le tout se fossilise et fait que l’administration publique en Tunisie n’est qu’un fourre-tout de réglementations inutiles et contradictoires.</p>



<p>Mais, c’est mieux que rien, le gouvernement donne l’impression qu’il travaille et qu’il joue son rôle, même si cela ne change rien ou presque aux précarités et indigences des citoyens. Trop loin de leur vie au jour le jour, et sans liens directs des urgences qui paralysent le pays.</p>



<p>Qui fixe l’ordre du jour du conseil de ministres? Dans les pays démocratiques, ce sont les urgences et les pressions liées. Pas la bureaucratie qui s’érige en maître absolu, indépendamment des urgences et des impératifs du contexte. Un conseil de ministres c’est pour solutionner les problèmes des citoyens, dans l’ordre des priorités où ils se présentent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ATHM8aMxYz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/19/tunisie-visites-gouvernementales-et-promesses-sans-lendemain/">Tunisie : visites gouvernementales et promesses sans lendemain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : visites gouvernementales et promesses sans lendemain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/19/tunisie-visites-gouvernementales-et-promesses-sans-lendemain/embed/#?secret=Imn5hgicgJ#?secret=ATHM8aMxYz" data-secret="ATHM8aMxYz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>A lire le communiqué de la dernière réunion du conseil du ministre, on a l’impression que le gouvernement tunisien se plaît dans la gesticulation et la reproduction de ce qui n’a pas marché par le passé comme erreur d’approche et gaspillage de temps et de moyens, pour ne rien changer au quotidien du citoyen. Et cela dure depuis longtemps.</p>



<p>On ne veut surtout pas discuter des sujets qui fâchent. On évite ces problèmes brûlants et on façonne un ordre du jour lissé, fade et à côté de la plaque. Tout le monde est beau, tout le monde est gentil.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’économique, 5<sup>e</sup> roue de la charrette ?</h2>



<p>En Tunisie, l’Etat dominé par les juristes (de la pensée napoléonienne) aime légiférer, multiplier les textes et les procédures, alors que la gouvernance moderne s’appuie sur l’efficience économique, l’efficacité opérationnelle et l’économie dans les ressources (EEE).</p>



<p>Comme toujours, ces réglementations et décrets ne sont pas analysés de façon ex ante, pour mesurer leur impact sur les processus (lenteur, bureaucratie, contrôle) et apprécier le rapport coût/bénéfice de leur rendement et applications. C’est une façon de compliquer la vie des investisseurs qui veulent investir, pour prolonger les processus administratifs, alourdir la bureaucratie et exagérer son pouvoir.</p>



<p>Au Maroc, une loi a été votée il y a 3 ans pour systématiser les évaluations coûts/bénéfices des lois, décrets et réglementations avant leur adoption. Tous les pays occidentaux évaluent ces impacts et leur retombées sur les entreprises, les citoyens, les processus de création de la richesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La bureaucratie en grandeur nature</h2>



<p>La Tunisie continue de traîner cette logique fondée sur un juridisme suranné et dépassé dans les sociétés qui ont compris que le juridisme excessif ne peut que finir par entraver la croissance, l’investissement et la prospérité.</p>



<p>Que du juridisme primaire, aucune annonce d’investissement, aucune mesure à portée économique pouvant donner de l’espoir pour les 700 000 chômeurs, pour donner l’impression que l’Etat cherche à améliorer les services publics, ou à réduire les pénuries et les files d’attentes.</p>



<p>Un gouvernement qui raisonne dans une sorte de tour d’ivoire, loin des préoccupations quotidiennes des citoyens : pénuries, files d’attentes, corruption, pauvreté, perte du pouvoir d’achat… récession gravissime et dette paralysante.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NDvUbSQPs1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/19/tunisie-qui-entrave-lexecution-des-grands-projets-publics/">Tunisie : Qui entrave l’exécution des grands projets publics ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Qui entrave l’exécution des grands projets publics ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/19/tunisie-qui-entrave-lexecution-des-grands-projets-publics/embed/#?secret=gT8StKiMZQ#?secret=NDvUbSQPs1" data-secret="NDvUbSQPs1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Que de la poussière, sans résultat</h2>



<p>Le juridisme en vigueur en Tunisie cache l&rsquo;incapacité des membres de l’élite devenus ministres à solutionner les problèmes économiques brûlants : recul de l’investissement, recul de la productivité, pénurie, exode des jeunes, baisse du pouvoir d’achat, pauvreté, analphabétisme, violence contre la femme…</p>



<p>Pourtant le président Kaïs Saïed ne cesse de répéter que ceux qui ne sont pas capables d’assumer leurs responsabilités doivent rester chez eux. Beaucoup de ministres seraient probablement dans ce cas. Et il faut évaluer leur rendement, plus tôt que tard, et on ne doit pas attendre leur congédiement tardif, comme ce qui vient de se passer pour deux ministres il y a 3 semaines.</p>



<p>Peut-être que politiquement c’est plus intéressant de ne pas évaluer les hauts responsables, et on fonctionne mieux avec les <em>«incompétents»</em>: ils sont dociles, et facilement pointés comme boucs émissaires et ou fusibles à faire sauter pour se protéger contre l’ire de l’opinion publique.</p>



<p>Le dernier conseil des ministres n’a planché que sur des annonces qui augmentent les dépenses budgétaires, sans nécessairement créer de la richesse hors de tout doute. De facto, on creuse les déficits au lieu de les résorber par des coupures et des mesures de rigueur et d’optimisation.</p>



<p>Quatre points figurant dans le communiqué annoncent la création d’<em>«unités de gestion axée sur les objectifs»</em> dans des ministères. Dans les pays occidentaux, on a dépassé la gestion axée sur les objectifs, on est rendu à la gestion axée sur les résultats. Une différence de taille.</p>



<p>Et la création d’une unité dans un ministère n’a pas besoin de passer devant le conseil ministres. Le ministre peut le faire, en respectant les consignes du Premier ministère, ou même le ministère des Finances.</p>



<p>Ces décisions coûtent chers en salaire de fonctionnaires et en bureaucratie. On recrute des gestionnaires, on place ses <em>«amis»</em>, ses proches collègues, on octroie des voitures de fonction, des primes et tout le tralala lié. Le tout avec les taxes des citoyens, le tout pour creuser davantage les déficits budgétaires.</p>



<p>Deux points portent sur la dette, entérinant des accords qui enfoncent encore plus la Tunisie sous le fardeau de la dette et empirent l’addiction du pays aux financements extérieurs, notamment pour couvrir les déficits au lieu de les réduire. On ne précise rien sur les montants, les délais, et les taux d’intérêt. Secret d’Etat.</p>



<p>Une belle partie de la réunion à été réservée aux autocongratulations et de la satisfaction d’usage, mettant en relief la <em>«performance du gouvernement»</em>.</p>



<p>Il suffit de lire le communiqué officiel diffusé par l’agence officielle Tap pour mieux voir et mesurer le retard de notre gouvernance… origine de notre sous-développement endémique!</p>



<p>A des années lumières du progrès et des nouvelles méthodes de gestion et de gouvernance.</p>



<p>Tragique…</p>



<p>* <em>Economiste universitaire. </em></p>



<p>&nbsp;<strong>Blog de l’auteur</strong>&nbsp;: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9KyjFPKR3N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/30/tunisie-ladministration-publique-entre-le-marteau-et-lenclume/">Tunisie : l’administration publique entre le marteau et l’enclume  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l’administration publique entre le marteau et l’enclume   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/30/tunisie-ladministration-publique-entre-le-marteau-et-lenclume/embed/#?secret=Eb8jpcUd2Q#?secret=9KyjFPKR3N" data-secret="9KyjFPKR3N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/24/le-gouvernement-tunisien-entre-juridisme-etrique-et-autocongratulation-beate/">Le gouvernement tunisien entre juridisme étriqué et autocongratulation béate</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ramadan, hausse des prix et intervention de l’Etat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/11/ramadan-hausse-des-prix-et-intervention-de-letat/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 09:16:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les interventions de l'Etat pour maîtriser les prix sont souvent qualifiées d’inefficaces.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le mois de ramadan se caractérise généralement par une hausse de la consommation et… des prix. En Tunisie, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/01/tunisie-les-autorites-interviendront-pour-contenir-les-prix-pendant-ramadan/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Etat a tendance à intervenir </a>pour, espère-t-il, maintenir les prix à des seuils acceptables par les consommateurs. Mais est-ce vraiment efficace, lorsque les prix flambent malgré tout et que l’Etat n’a pas vraiment les moyens de contrôler le marché?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-12053661"></span>


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<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>En économie, les taxes, subventions ou interventions réglementaires se justifient par la présence d’une imperfection de marché. Hors de ce cadre, les interventions sont souvent qualifiées d’inefficaces.</p>



<p>En théorie, elles reviennent en effet à déshabiller Paul pour habiller Jacques tout en augmentant les coûts et en nuisant à la bonne allocation des ressources. Dès lors, quelle peut être l’imperfection de marché propre à la question agricole?</p>



<p>L’idée d’un prix plancher fait écho à un article célèbre de D. Card et A. Krueger de 1994 portant sur le marché du travail dans la restauration rapide. Leur analyse s’appuie sur l’augmentation soudaine du salaire minimum suivant une réforme de 1992 dans l’Etat du New Jersey.</p>



<p>Après avoir scruté plus de 400 fast-foods, leur étude montre que cette hausse n’a eu aucun effet sur l’emploi. Bien que controversé, l’explication a posteriori de ce résultat tient au fait que les fast-foods disposaient d’un pouvoir de monopsone sur le marché du travail (faible nombre de demandeurs contre un grand nombre d’offreurs).</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V53zV3Y3J2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/tunisie-poursuite-de-la-hausse-des-prix-des-produits-alimentaires/">Tunisie : poursuite de la hausse des prix des produits alimentaires</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : poursuite de la hausse des prix des produits alimentaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/tunisie-poursuite-de-la-hausse-des-prix-des-produits-alimentaires/embed/#?secret=d6GBwuJDui#?secret=V53zV3Y3J2" data-secret="V53zV3Y3J2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Risque de surproduction</h2>



<p>Autrement dit, les entreprises pouvaient avant la réforme embaucher à des salaires plus faibles que sur un marché parfaitement concurrentiel. La mise en place d’un salaire minimum aurait alors permis de réduire les rentes de la restauration rapide au profit des travailleurs mais aussi des consommateurs.</p>



<p>Mais quel lien avec l’agriculture ? De fait, le marché agricole est souvent monopolistique (beaucoup d’agriculteurs, peu de transformateurs ou distributeurs) d’où la justification d’un prix minimum. Cependant, le diable se cache dans les détails. Tout d’abord, toutes les filières ne sont pas monopsonistiques et les distributeurs risquent de reporter la hausse des coûts sur leur prix de vente. Ainsi, la note risque d’être en partie payée par le consommateur.</p>



<p>Ensuite, la mise en place d’un prix plancher a pour objectif d’accroître les revenus des agriculteurs. Cependant, si le consommateur ne suit pas à cause de la hausse des prix, une surproduction peut apparaître. Ceci risque d’être d’autant plus le cas que les consommateurs peuvent se reporter sur des produits étrangers.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3iL4QPGBUc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/08/tunisie-les-prix-baisseraient-ils-vraiment-durant-ramadan/">Tunisie : les prix baisseraient-ils vraiment durant ramadan ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les prix baisseraient-ils vraiment durant ramadan ?   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/08/tunisie-les-prix-baisseraient-ils-vraiment-durant-ramadan/embed/#?secret=oXEL57f96R#?secret=3iL4QPGBUc" data-secret="3iL4QPGBUc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>En effet, même si les Français disent vouloir soutenir le secteur, il n’est pas certain que ce patriotisme se retrouve dans les comportements d’achat. La récente baisse des ventes de la filière bio nous rappelle que les bonnes volontés ont aussi un prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le remède plus nocif que le mal</h2>



<p>En outre, contrairement à la restauration rapide, les coûts de production peuvent varier selon les exploitations d’une même filière. Ainsi, le prix plancher risque surtout de privilégier les grandes exploitations alors même que l’objectif initial était de soutenir les petits producteurs.</p>



<p>Enfin, il faut prendre en compte l’angle mort de toute politique interventionniste : les coûts et l’inefficacité potentielle de l’administration, qui, à eux seuls, peuvent rendre tout remède plus nocif que le mal initial.</p>



<p>D’ailleurs, face à la somme des critiques exprimées ici, la martingale consiste à opposer davantage de réglementations, et donc d’administration. Et c’est pourquoi, alors qu’elle est dénoncée par les agriculteurs comme l’un des principaux problèmes à résoudre, <em>«la bureaucratie grandit pour satisfaire les besoins croissants de la bureaucratie grandissante»</em>. </p>



<p><strong><em>Source</em></strong>&nbsp;: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZV-TgHMo7NPx0NI94uGvjGAUEqimLIYMlBhU9-WJh3uxVGRkDt_394TEYXBlcLmaij_eZjLTDbX8CDah7iOL5QCIKXrHt6xo2xE7i31DrAOnfp2tkRxEyDzP0JkC-S0riOGRIwj9ZajtHM4tID72i4IlQQgI5PbSTOC4WCdORmLB3xKIVTJ9PRRzhvU1cScULo&amp;__tn__=-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1GyNYWzGnX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/01/tunisie-les-autorites-interviendront-pour-contenir-les-prix-pendant-ramadan/">Tunisie : les autorités interviendront pour contenir les prix pendant ramadan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les autorités interviendront pour contenir les prix pendant ramadan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/01/tunisie-les-autorites-interviendront-pour-contenir-les-prix-pendant-ramadan/embed/#?secret=3hUALvgffe#?secret=1GyNYWzGnX" data-secret="1GyNYWzGnX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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