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	<title>Archives des cartel des banques - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des cartel des banques - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : la Banque centrale va-t-elle financer directement le Trésor ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/tunisie-la-banque-centrale-va-t-elle-financer-directement-le-tresor/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 11:38:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Beaucoup d'experts tunisiens expriment des criantes quand à l'indépendance de leur banque centrale dans un proche avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/tunisie-la-banque-centrale-va-t-elle-financer-directement-le-tresor/">Tunisie : la Banque centrale va-t-elle financer directement le Trésor ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En approuvant, jeudi dernier, un projet de loi controversé autorisant la Banque centrale à financer le Trésor, dans une démarche visant à financer le déficit budgétaire, le gouvernement a renforcé les craintes exprimées beaucoup d’experts quant à l’indépendance de l’institut d’émission.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-11455824"></span>



<p>La tentation de recourir à ce système de financement direct était trop forte, mais le gouvernement a longtemps hésité à faire le pas, sachant que le pays, qui a du mal à mobiliser des fonds extérieurs pour financer son budget, semble s’y être finalement résigné, tout en étant conscientes des risques qu’une telle pratique pourrait induire, sous la pression d’un déficit budgétaire appelé à s’aggraver dans une conjoncture nationale et internationale peu favorable à la reprise économique.</p>



<p>L’idée de permettre à l’Etat d’aller puiser directement auprès de la banque centrale l’argent dont il a besoin pour financer ses dépenses en continuelle progression, sans devoir passer par l’intermédiation des banques, comme cela se passait jusque-là, était préconisée depuis plusieurs années par beaucoup d’agitateurs politiques dans l’entourage du président de la république. Elle a même été défendue sous la coupole du Palais du Bardo par des députés soi-disant opposés à ce qu’ils appellent le <em>«cartel des banques»</em>, estimant que celles-ci font des bénéfices dans une économie en crise.</p>



<p>Il a cependant fallu attendre le 8 septembre 2023 pour voir enfin le président Kaïs Saïed devenir un fervent défenseur de cette approche, en déclarant que la loi devait être révisée pour permettre à la banque centrale de financer le budget directement en achetant des obligations d’État, une mesure contre laquelle le gouverneur de la banque Marouane Abassi, a mis en garde dans des déclarations publiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m2JT3xuQxs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/">Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/embed/#?secret=fvYBwE1zCA#?secret=m2JT3xuQxs" data-secret="m2JT3xuQxs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les économistes estiment que l’approbation du projet de loi par le gouvernement renforce les spéculations selon lesquelles le gouverneur, en poste depuis six ans, quittera son poste le mois prochain à la fin de son premier mandat.</p>



<p>Les critiques de cette décision ont déclaré que la modification de la loi de 2016 instaurant l’indépendance de la banque centrale indiquait la probabilité d’une intervention accrue de l’État dans les politiques monétaires, en particulier à la lumière du déficit budgétaire croissant, de la rareté des ressources financières et des difficultés d’emprunt à l’étranger.</p>



<p>Abassi avait averti en 2022 que les projets du gouvernement de demander à la Banque centrale d’acheter des bons du Trésor présentaient des risques pour l’économie, notamment une pression accrue sur la liquidité, une inflation élevée et une baisse de la valeur du dinar, la monnaie nationale. Il a aussi déclaré que cette décision augmenterait de manière incontrôlable l’inflation, qui pourrait atteindre trois chiffres, et <em>«un scénario vénézuélien se répéterait en Tunisie»</em>, a-t-il averti.</p>



<p>On s’attend généralement à ce que le projet de loi présenté par le gouvernement soit approuvé sans coup férir par un Parlement aux ordres dans les semaines à venir. Et que le gouvernement, qui a massivement recouru ces deux dernières années à des financements intérieurs à travers les banques de la place, provoquant ainsi une raréfaction des liquidités et un effet d’éviction sur le marché financier aux dépens des entreprises, lesquelles ont de plus en plus mal à se financer, va désormais puiser directement et à satiété dans les fonds de la BCT. Et il y a des craintes à avoir, surtout quand on sait que les besoins du gouvernement en prêts extérieurs vont augmenter dans le budget 2024 pour atteindre environ 5 milliards de dollars, dont 3,2 milliards de dollars dont le gouvernement n’a pas précisé la provenance. Le sait-il d’ailleurs lui-même&nbsp;?</p>



<p><em>«Il est clair que la principale source d’obtention de ces prêts (3,2 milliards de dollars) viendra directement de la banque centrale»</em>, a averti l’économiste Aram Belhadj dans une déclaration à <a href="https://www.reuters.com/world/africa/tunisian-cabinet-approves-bill-allowing-central-bank-finance-treasury-2024-01-26/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a>. </p>



<p><strong><em>Avec Reuters.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zQWHQK3TYj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/28/financement-direct-de-letat-par-la-banque-centrale-a-manier-avec-precaution/">Financement direct de l’État par la banque centrale : à manier avec précaution</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Financement direct de l’État par la banque centrale : à manier avec précaution » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/28/financement-direct-de-letat-par-la-banque-centrale-a-manier-avec-precaution/embed/#?secret=vY46BJooQI#?secret=zQWHQK3TYj" data-secret="zQWHQK3TYj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Alert : «La banque centrale n’est pas indépendante de l’Etat  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/14/alert-la-banque-centrale-nest-pas-independante-de-letat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Sep 2023 07:36:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alert]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
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		<category><![CDATA[économie de rente]]></category>
		<category><![CDATA[politique budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alert estime que la Banque centrale n'est pas indépendante du gouvernement (et ne doit pas l'être). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/14/alert-la-banque-centrale-nest-pas-independante-de-letat/">Alert : «La banque centrale n’est pas indépendante de l’Etat  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans sa guerre contre ce qu’elle appelle «l’économie de rente» et «le cartel des banques», responsables selon elle de tous les maux de l’économie tunisienne, l’organisation Alert soutient la position du président Saïed concernant l’«indépendance» de la Banque centrale. </em></strong>   </p>



<span id="more-9784445"></span>



<p>La Banque centrale de Tunisie (BCT) n’est pas indépendante de l’Etat ou du gouvernement en matière de politique monétaire, a souligné l’organisation Alert, spécialisée dans la lutte contre l’économie de rente, soutenant ainsi la position récemment exprimée par le président de la république à ce sujet et qui a provoqué une vive controverse dans le pays.</p>



<p>Dans une note publiée mardi 13 septembre 2023, Alert souligne que le débat sur l’indépendance de la BCT part d’une approche contradictoire, d’autant que la composition du directoire de la BCT montre que 6 de ses 9 membres sont nommés par décret gouvernemental après examen par un conseil des ministres.</p>



<p>Selon Alert, la BCT n’est pas indépendante du gouvernement, puisque les deux-tiers des membres de son conseil d’administration sont nommés par le gouvernement.</p>



<p>Le directoire de la BCT est composé du gouverneur, du vice-gouverneur, du président du Conseil du marché financier, du directeur chargé de la gestion de la dette publique au ministère des Finances, du directeur chargé de la prévision au ministère du Développement économique, deux professeurs des universités spécialisés en finance et en économie nommés par décret gouvernemental après délibération du Conseil des ministres réuni sur proposition du gouverneur et après avis du ministre de l’Enseignement supérieur, et deux membres ayant travaillé antérieurement dans une banque et ayant au moins 10 ans d’expérience dans le domaine bancaire ou financier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j5607n2KMT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/">Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed va-t-il remettre en question l&rsquo;indépendance de la Banque centrale ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/09/tunisie-kais-saied-va-t-il-remettre-en-question-lindependance-de-la-banque-centrale/embed/#?secret=fw9NXFNpxk#?secret=j5607n2KMT" data-secret="j5607n2KMT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces deux membres sont nommés par décret gouvernemental, le premier sur proposition du Gouverneur et le second sur proposition du président de l’Association tunisienne des &nbsp;professionnels des banques et établissements financiers (ATPBEF).</p>



<p>Selon l’organisation, la composition du conseil d’administration de la BCT corrobore l’idée selon laquelle <em>«la banque centrale n</em><em>’</em><em>est pas indépendante du gouvernement, puisque celui-ci nomme les deux tiers de son conseil d</em><em>’</em><em>administration»</em>, explique Alert.</p>



<p>L’organisation appelle également à mettre fin à <em>«la politique financière schizophrène et contradictoire de la BCT, qui, d’une part, asphyxie l’économie et les citoyens en appliquant des taux d’intérêt excessifs visant à réduire la masse monétaire et, d’autre part, permet l&#8217;emprunt public à travers le financement automatique des bons du Trésor par les banques. Ce qui a maintenu à la hausse les niveaux de l&rsquo;inflation, en raison du recours à la planche à billets pour financer le budget (et les salaires), d&rsquo;un côté, et de l&rsquo;autre, l&rsquo;asphyxie de l&rsquo;économie en raison des taux d&rsquo;intérêt élevé qui dissuadent les entreprises d&rsquo;investir<em>/»</em></em> </p>



<p><em>«Ainsi, la banque centrale a échoué à maîtriser les prix et à soutenir la croissance économique et l&#8217;emploi, deux missions inscrites dans son statut»</em> , conclut Alert. </p>



<p>Lors de sa visite au siège de la BCT, le 8 septembre, le président de la république avait appelé à une révision de l’article 25 des statuts de la BCT, promulgué en 2016.</p>



<p><em>«Le rôle principal de la BCT a été de contrôler l</em><em>’</em><em>inflation. Toutefois, il est nécessaire d</em><em>’</em><em>améliorer et de développer les textes juridiques pour que la banque puisse jouer pleinement son rôle, en tant qu</em><em>’</em><em>établissement public autonome, mais non indépendant de l&rsquo;Etat»</em>, a déclaré le chef de l’Etat, appelant à <em>«distinguer entre indépendance de la politique monétaire et indépendance de la politique budgétaire»</em>, laissant entendre que l’Etat pourrait relever directement auprès de l’Institut d’émission les fonds dont il aurait besoin pour financer son budget, alors que jusqu’ici il devait passer par un emprunt obligataire via les banques de la place. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Saied a également déclaré, dans ce contexte, que les dispositions de la loi de 1958 étaient meilleures que celles de 2016, qui, selon lui, servent les intérêts des banques commerciales.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mDLKyfGviL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/12/tunisie-la-bct-cedera-t-elle-sous-les-assauts-repetes-de-kais-saied/">Tunisie : la BCT cèdera-t-elle sous les assauts répétés de Kaïs Saïed ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la BCT cèdera-t-elle sous les assauts répétés de Kaïs Saïed ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/12/tunisie-la-bct-cedera-t-elle-sous-les-assauts-repetes-de-kais-saied/embed/#?secret=UsVXZez9Lz#?secret=mDLKyfGviL" data-secret="mDLKyfGviL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/14/alert-la-banque-centrale-nest-pas-independante-de-letat/">Alert : «La banque centrale n’est pas indépendante de l’Etat  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Banque centrale de Tunisie, une boîte de Pandore ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/07/la-banque-centrale-de-tunisie-une-boite-de-pandore/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jan 2023 12:09:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[cartel des banques]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt directeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=5983532</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Banque centrale de Tunisie doit rendre des comptes aux citoyens et à  leurs élus. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/07/la-banque-centrale-de-tunisie-une-boite-de-pandore/">La Banque centrale de Tunisie, une boîte de Pandore ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cette semaine, et alors que l’État est techniquement en faillite, à la merci des bailleurs de fonds, on s’attendait à des explications monétaires crédibles et rigoureuses de la part de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Peine perdue, le gouverneur Marouane Abassi a livré une conférence de presse truffée de fausses causalités et de constats approximatifs, dans une large mesure politisés, défendant son bilan personnel, au détriment de celui de la BCT et de la Tunisie dans son ensemble! Ma lecture, preuves à l’appui…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-5983532"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Rien pour redonner de l’espoir aux Tunisiens. Rien pour dire que la BCT fait de son mieux et demande pardon si ses politiques ont été mal comprises ou ont contribué à aggraver le marasme économique actuel. Rien pour parler aux gens déçus par le système bancaire.</p>



<p>Une conférence de presse, en monologue de 2 heures. Avec une communication déstructurée, en franco-tunisois, aride en concepts et maigre en explications fondées sur des données probantes. Le gouverneur n’a pas convaincu, tant sur le fond que sur la forme. Il a multiplié les hors-sujet, les confusions, les amalgames, dans une logique de raisonnement circulaire largement instrumentalisé politiquement.</p>



<p>Le gouverneur savait que le parterre de journalistes présents dans la salle n’était pas totalement content de ses performances. Lui, dont le mandat se termine dans quelques mois, craint forcément pour son maintien en poste. Les médias lui reprochent sa précipitation dogmatique et son va-vite sur l’augmentation du taux d’intérêt directeur. Les études et les faits montraient les méfaits très négatifs et très néfastes de ces hausses automatiques sur l’investissement, sur la création d’emploi et sur la croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Confusion entre corrélation et causalité</h2>



<p>La présentation, de 2 heures et de 23 pages d’acétates, a été marquée par d’incessantes confusions entre corrélation et causalité. Et ce n’est pas anodin, pour un gouverneur de banque centrale, censé avoir compris l’importance de la causalité entre, par exemple, les mesures monétaires et leurs résultats.</p>



<p>Les graphiques et les courbes tendancielles ne sont pas en soi des démonstrations, il en faut des preuves économétriques robustes et hors de tout doute (avec marge d’erreur).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rAnUOeV4Ml"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/la-hausse-du-taux-dinteret-va-envenimer-la-situation-en-tunisie/">La hausse du taux d’intérêt va envenimer la situation en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La hausse du taux d’intérêt va envenimer la situation en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/31/la-hausse-du-taux-dinteret-va-envenimer-la-situation-en-tunisie/embed/#?secret=N4205Nhg3L#?secret=rAnUOeV4Ml" data-secret="rAnUOeV4Ml" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On sait qu’il n’est pas dans une conférence scientifique, mais quand même, s’appuyer uniquement sur des graphiques pour générer des extrapolations et affirmer des causalités entre les variables économiques restent inadmissibles, venant de l’institution d’émission monétaire en Tunisie.</p>



<p>Dommage, et je le dis sans avoir jamais rencontré ou fait affaire avec l’actuel gouverneur en personne. Je le dis sans arrière-pensée et sans aucune ambition politique en Tunisie.</p>



<p>Il a le droit d’être faucon et pas colombe en matière de politique monétaire, Keynésien ou Friedmanien, mais il assume ses choix et il doit les avouer aux Tunisiens et surtout dire ses orientations et ancrages dans la pensée économique.</p>



<p>Je m’exprime à ce sujet, connaissant très bien le contexte économique fort délicat de mon pays natal, et c’est par patriotisme que j’émets ces reproches constructifs. Alors que le pays est saigné à blanc par une politique monétaire erratique qui sacrifie tragiquement l’investissement et qui capitalise sur la dépréciation du dinar.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une boîte de Pandore</h2>



<p>Depuis 2011, la BCT s’est érigée en boîte de Pandore! Énigmatique, instrumentalisée politiquement, même si elle est censée avoir acquis son indépendance depuis 2016.</p>



<p>Dans sa présentation, l’actuel gouverneur tente de défendre son bilan, au mépris de la symbolique et de l’historique de l’institution. Et au mépris des fondamentaux de la science économique et des bonnes pratiques en gouvernance monétaire.</p>



<p>Je reconnais aussi que la BCT de l’ère post-2011 a été malmenée, instrumentalisée par tous les politiciens et partis qui ont gouverné le pays depuis! De Moncef Marzouki à Béji Caïd Essebsi, de Rached Ghannouchi à Kaïs Saïed, passant par tous les intermédiaires du sérail, mi- expert, mi- politicien…</p>



<p>M. Abassi a été recruté par un gouvernement et un parlement dominés par les islamistes de Ghannouchi. Et il n’a pas été nommé à ce poste pour rien!</p>



<p>J’ai visionné l’enregistrement de la conférence de presse deux fois plutôt qu’une, tout le monologue, après avoir lu et relu le document ppt. déposé.</p>



<p>Durant ce monologue, le gouverneur s’est cantonné à sa mandature, comme si il doit convaincre de sa valeur ajoutée, comme s’il voyait le vent tourner. Le FMI reproche à la BCT son manque de transparence, l’inefficacité de ses politiques et surtout son incapacité à retrouver la confiance des Tunisiens et Tunisiennes.</p>



<p>Deux Tunisiens sur trois ne font pas confiance en la BCT, selon le dernier <em>World Value Survey</em> (organisme digne de confiance en recherche et issu des universités américaines). Il y a un problème de confiance et de crédibilité, incarnés par le gouverneur qui n’a rien fait pendant la période de la Covid-19, pour soutenir l’économie à passer au travers la crise, comme l’a fait la Bank Al Maghreb, et le reste des banques centrales dans le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Proxy et pensée magique!</h2>



<p>Les chiffres ne trompent pas. Et donner du sens (<em>sens making</em>) aux chiffres ne peut pas se faire sans ancrage théorique dans la pensée économique, avec toutes ses écoles de pensées.</p>



<p>Je fais ci-dessous une lecture en 7 points de ce que j’ai pu décoder comme imperfections ou éléments fallacieux dans le discours du gouverneur et du document ppt., utilisé comme illustration.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FtWmO2DErd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/25/tunisie-trucages-des-statistiques-monetaires/">Tunisie : trucages des statistiques monétaires</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : trucages des statistiques monétaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/25/tunisie-trucages-des-statistiques-monetaires/embed/#?secret=LqIdRrOBMu#?secret=FtWmO2DErd" data-secret="FtWmO2DErd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>1- Pour contextualiser, le gouverneur tente de convaincre que pour l’économie tunisienne, les conséquences de la guerre en Ukraine sont pires que les conséquences de la pandémie de la Covid-19. Il n’en donne pas la preuve!</p>



<p>Pourtant la pandémie a fait perdre à l’économie tunisienne plus de 13% de son PIB (25 milliards de dinars) en deux ans. Une crise qui a poussé à la faillite plusieurs centaines d’entreprises et mis à la porte plus de 600 000 employés.</p>



<p>Depuis la guerre en Ukraine, la Tunisie a certes subi de l’inflation et des pénuries, mais pas au point de tomber en récession. Au plus, une baisse d’un point de pourcentage en matière de croissance. Le chômage n’a pas explosé. L’inflation est repartie à la hausse, mais cela n’est que monétaire, rien à voir avoir avec l’économie réelle (chômage et fermetures d’entreprises).</p>



<p>La logique implicite du gouverneur vise à plaider les forces majeures (sècheresse, guerre en Ukraine) pour implorer les bailleurs de fonds internationaux, et endetter davantage le pays, alors que par l’ajustement des taux d’intérêt directeur on aurait fait mieux et sans beaucoup plus de dettes.</p>



<p>2- Le gouverneur a plaidé durant son intervention, mais sans preuves, que les hausses du taux directeur ont permis de neutraliser l’inflation (un tant soit peu). Et cela est très loin de la vérité!</p>



<p>L’inflation est importée dans une large mesure, et de nombreuses hausses des taux d’intérêt n’ont fait qu’empirer la situation. L’argumentaire du gouverneur est dénué de preuves économétriques (avec tests de robustesse). Les graphiques donnent lieu à des intuitions et hypothèses. Des graphiques mis en page en dernière minute, sans numéros et sans sources pour les données utilisées, pour des fins de vérification et d’amélioration.</p>



<p>3- Le gouverneur soutient que la hausse du taux directeur a permis de défendre la valeur du dinar (taux de change). Pas de preuve, surtout que la hausse du taux ne peut avoir tous ses effets que dans un laps de temps de 9 à 12 mois, Ce lag n’est pas toujours lisible sur les graphiques présentés.</p>



<p>Or depuis qu’il est à la tête de la BCT (février 2018), le dinar a baissé de plus de 20,8% face au dollar. Les hausses automatiques du taux d’intérêt directeur ont flagellé l’investissement et donc la capacité à produire et à exporter. Pas besoin de dire que cela ne fait qu’éroder la valeur du dinar, puisque le pays importe de plus en plus, et réduit dramatiquement les stocks de devises disponibles et nécessaires pour la défense du dinar.</p>



<p>4- Plusieurs fois durant le speech, le gouverneur commence par parler d’association et passe très vite à des affirmations de causalité (causes -effets) entre les variables décrites par des courbes tendancielles. Exemple&nbsp;: il affirme qu’en Tunisie, les périodes de croissances élevées ont été toutes associées à des taux d’inflation faibles (le propos est aussi le texte ppt distribué aux journalistes) et stables. Une affirmation fausse, soutenue sans preuve !</p>



<p>C’est nier la théorie de l’économiste Philips (courbe de Philips), et sa relation mythique et négative entre ces deux phénomènes (loi keynésienne). Même les monétaristes les plus orthodoxes reconnaissent la présence de lien de causalité positive et significative entre taux d’inflation et taux de chômage (et donc de croissance). La croissance rapide génère de la surchauffe économique et donc de l’inflation. Ce n’est pas l’inverse, comme le laisse entendre le gouverneur de la BCT. De surcroît, les données économiques de la Tunisie depuis l’indépendance, les périodes de forte croissance ont été des périodes d’augmentation de salaires, de revendication et donc d’inflation.</p>



<p>Pour les économistes avertis, plusieurs explications tenues par le gouverneur ne tiennent pas la route. Raison: les déterminants de ces phénomènes sont multipliés, et entre les facteurs explicatifs, on peut rencontrer des problèmes de la colinéarité, de confidence, ou encore d’endogénéité, dans le jargon des spécialistes.</p>



<p>5- Le gouverneur soutient que les augmentations successives du taux directeur n’ont pas impacté négativement les taux d’investissement en Tunisie, ajoutant dans une page du document et quelques minutes après que le taux d’investissement est passé de 26% du PIB en 2011 à moins de 10% du PIB récemment.</p>



<p>La Banque mondiale a publié l’année dernière un rapport montrant que pour 1200 chefs d’entreprises tunisiennes sondés, la principale entrave à l’investissement c’est le coût du financement, à savoir les taux d’intérêt. Et donc les hausses successives du taux d’intérêt directeur de la BCT.</p>



<p>6- Les propos tenus lors de cette conférence de presse donnent l’impression que le gouverneur fait tout pour justifier ses décisions et les hausses abusives du taux d’intérêt directeur. Il soutient parfois qu’il utilise la règle de Taylor (règle de trois basique) pour décider de l’ampleur de l’augmentation du taux directeur et d’autres fois de la méthode du ciblage de l’inflation, une autre approche recommandée par le FMI pour la Tunisie, et principalement à la BCT. Aucune cohérence dans les propos tenus à ce sujet.</p>



<p>7- Deux sujets sont totalement évacués de la conférence. Le premier porte sur le caractère non concurrentiel du système bancaire tunisien. Le cartel de la trentaine de banques présentes en Tunisie dicte ses choix et comportements collusionnaires à la BCT, et à l’économie dans son ensemble. Aucune concurrence pour faire baisser le taux d’intérêt. Et la BCT ne fait rien pour introduire de la concurrence dans le système bancaire.</p>



<p>Le second porte sur la répression financière qui est à l’œuvre pour exclure 60% des citoyens (des droits à un compte bancaire) et pour adopter des pénalisations et des frais bancaires qui frisent l’imaginaire, avec des infractions instituées par un code de change désuet et d’un autre temps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cartel des banques </h2>



<p>Le nombre de banques présente est très élevé au regard de la taille du marché, et c’est pourquoi ces banques vampirisent les entreprises et les épargnants, pour survivre et prospérer.</p>



<p>Tout indique que la BCT adopte un monétarisme de circonstance, un monétarisme instrumentalisé, politiquement opportuniste et qui change au gré des pressions et partis au pouvoir. Un monétarisme sur mesure, et peu fondé sur les évaluations et les données probantes. Et cela depuis 2011.</p>



<p>Les décisions du conseil d’administration de la BCT sont en partie tenues secrètes, on ne sait pas combien ont voté pour ou contre la décision de hausser le taux directeur. Dans les banques centrales qui se respectent, les citoyens sont tenus au courant du détail des délibérations et surtout du nombre de votes pour, et du nombre des votants contre les décisions (sans nommer personnellement les votants).</p>



<p>La BCT doit organiser une conférence de presse ouverte et transparente après chaque réunion de son CA. Soit, au moins une fois par mois! Contre seulement une par an actuellement.</p>



<p>Notons que la BCT a passé toute l’année 2022 sans Plan stratégique, le précédent Plan est venu à échéance en fin 2021. Et le prochain 2023-2025 n’est pas encore publié, on ne sait pas s’il est vraiment élaboré, et comment il l’a été. Surtout que la Tunisie est soumise à une terrible pression, attendant un financement du FMI. Ce dernier demande aux institutions tunisiennes plus de réformes, plus de transparences et moins d’opportunisme politique!</p>



<p>Le président Kaïs Saïed doit demander des comptes à la BCT. Il a intérêt à le faire, rapidement! Il doit comprendre que la plupart des problématiques économiques (pénurie, chômage, pauvreté…) sont expliquées en partie par des politiques monétaires inefficaces et ayant démontré leur échec, depuis un moment.</p>



<p>Aujourd’hui, la BCT est devenue une curieuse boîte de Pandore, incorporant complicité, lobbying et collusions d’intérêts dans le système de prise de décision. Ouvrir cette boîte de Pandore le plus tôt sera le mieux.</p>



<p>La BCT doit faire l’objet de mécanismes de reddition de compte, aux citoyens et leurs élus… et aux élites pouvant comprendre les méandres des politiques monétaires. C’est urgent pour sortir la Tunisie de son marasme économique et pour éviter le pire!</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<p><strong><em><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=678264003849086&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l&rsquo;auteur.  </a></em></strong></p>
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		<title>Tunisie: Kaïs Saïed sacrifie le dinar !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/16/tunisie-kais-saied-sacrifie-le-dinar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Jul 2022 05:57:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cartel des banques]]></category>
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		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[inflation galopante]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle constitution de Kaïs Saïed  évacue l’économique de ses articles et ne veut rien faire pour inverser la tendance baissière du dinar et la paupérisation que génèrent ces interminables vagues de dévaluation de la monnaie nationale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/16/tunisie-kais-saied-sacrifie-le-dinar/">Tunisie: Kaïs Saïed sacrifie le dinar !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Politics as usual! Depuis le 25 juillet 2021, depuis que le président Kais Saied (KS) a monopolisé tous les pouvoirs, le dinar s’est déprécié face au dollar américain, de presque 21%, en 12 mois. Sur l’autel du pouvoir, le dinar est malmené, flagellé, sacrifié… Décryptage!</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-2278055"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>La nouvelle constitution proposée par KS ne change rien pour le dinar, elle entérine les choix monétaristes, voulant imposer à la Tunisie un dinar faible, flexible à volonté et en glissement continu.</p>



<p>Le projet de la nouvelle constitution confirme l’indifférence des élites politiques au sommet de l’Etat face à la déchéance du dinar. KS fait comme ses prédécesseurs, ceux qui ont gouverné depuis 2011, ceux qui ont mené le dinar à sa perte.</p>



<p>Entre 2012 et 2020, le dinar a perdu 50% de sa valeur face au dollar. Créé le 18 octobre 1958, comme monnaie nationale, en remplacement du franc français, le dinar, n’a plus la cote chez tous ces décideurs et politiciens de l’après 2011, toutes tendances et idéologies confondues.</p>



<p>On le laisse s’effondrer, pour faire plaisir aux lobbyistes et bailleurs de fonds… Objectif : se maintenir au pouvoir!</p>



<p>Le dinar va mal et très mal! Et si rien ne change dans les fondamentaux économiques et monétaires de la gouvernance et si les attitudes des politiciens continuent comme elles sont aujourd’hui, d’ici 2025 (voire dans 3 ans), le dinar ne vaudra plus que 20 cents américains (1$=5 dinars), comme le prévoient plusieurs agences américaines. C’est terrible, <a href="https://gov.capital/forex/usd-tnd/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme trajectoire</a>, comme anticipation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Politique d’un dinar faible</h2>



<p>A l’évidence, KS s’inscrit dans la même mouvance qui prône un dinar faible. Une mouvance qui instrumentalise le dinar et l’utilise comme variable d’ajustement entre trois enjeux macro-économiques cruciaux : une stagflation qui perdure, un déficit public hors de contrôle et une dette toxique et insoutenable.</p>



<p>Dans son projet de nouvelle constitution, KS définit la Tunisie au regard de l’islam, la langue arabe, du drapeau, du régime républicain et même de l’hymne national, <em>«Houmat Al-Hima»</em>! Mais la nouvelle constitution ne pipe pas un seul mot au sujet du dinar, comme monnaie nationale, comme devise, comme monnaie d’échange, comme unité de compte et comme réserve de valeur pour l’économie et pour les richesses des citoyens tunisiens. Il faut le faire…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aS9WjQZopf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-hausse-des-taux-directeurs-chute-du-dinar/">Tunisie : Hausse des taux directeurs, chute du dinar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Hausse des taux directeurs, chute du dinar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-hausse-des-taux-directeurs-chute-du-dinar/embed/#?secret=EWhyoUffHA#?secret=aS9WjQZopf" data-secret="aS9WjQZopf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pourtant, le dinar rythme la vie de tous les jours des Tunisien(ne)s et il conditionne leur pouvoir d’achat et leur capacité à consommer et à survivre…</p>



<p>Dit autrement, et selon le projet de constitution proposé au référendum du 25 juillet, dans une dizaine de jour, par KS, la Tunisie ne peut pas changer ou altérer l’hymne national, mais elle peut changer à gré de monnaie ou la valeur de celle-ci. Le projet de la nouvelle constitution occulte la devise nationale dans les choix constitutionnels et stratégiques du pays. KS et les co-rédacteurs de ce projet de constitution savent ce qu’ils font, et ils doivent l’assumer pour l’histoire et devant les citoyens.</p>



<p>C’est gravissime, la constitution de KS entérine implicitement une politique monétaire qui prône un dinar à la merci du cartel des banques, un dinar manipulé derrière des portes closes par la Banque centrale (BCT).</p>



<p>Cette constitution dépouille le dinar de toute symbolique patriotique et mobilisatrice pour la création de la richesse, par le travail, par l’investissement et par l’épargne.</p>



<p>La nouvelle constitution regarde ailleurs, évacuant l’économique de ses articles et ne voulant rien faire pour inverser la tendance baissière du dinar et la paupérisation que génèrent ces interminables vagues de dévaluation de la monnaie nationale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vpQKgllVjb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/01/parite-dollar-euro-quel-impact-sur-le-dinar-tunisien/">Parité dollar-euro : quel impact sur le dinar tunisien?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Parité dollar-euro : quel impact sur le dinar tunisien? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/01/parite-dollar-euro-quel-impact-sur-le-dinar-tunisien/embed/#?secret=HHthYyh10A#?secret=vpQKgllVjb" data-secret="vpQKgllVjb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Descente aux enfers du dinar</h2>



<p>Le dinar valait exactement 3,2 dollars américains en 1959, et désormais, il faut 3,2 dinars pour obtenir un dollar. Ironie de l’histoire…</p>



<p>Une débâcle et une tendance baissière qui ruinent l’investissement, qui tirent vers le bas la création de l’emploi et qui vampirisent le pouvoir d’achat. Avec toujours une inflation indomptable et une dette toxique, devenue insoutenable.</p>



<p>Les textes constitutionnels proposés et les discours populistes tenus par le président KS ne parlent pas de dinar, et ne font rien pour contrer ces politiques monétaristes imposées à la Tunisie.</p>



<p>C’est inquiétant: la nouvelle constitution évite de préciser que le dinar est la devise nationale… et pour ce faire, il doit être une monnaie forte, crédible et à la hauteur de la démocratie ambitionnée par le pays, par les ménages et les nouvelles générations.</p>



<p>Au regard de l’économie et du dinar en particulier, la nouvelle constitution du président KS s’inscrit en continuité de celle de 2014, élaborée par une assemblée dominée par l’islam politique. Il n’y a aucune différence, c’est du pareil au même!</p>



<p>De facto, le président Kaïs Saïed, entérine les choix publics dessinés par les islamistes, qui ont taillé sur mesure l’indépendance de la Banque centrale (Loi 2016). Des choix qui enfoncent le dinar dans une trajectoire tirée par deux principes fondamentaux:</p>



<p>1- On ne touche pas au cartel des banques et on ne questionne pas leur mainmise sur l’économie, où des pans entiers de l’économie sont détenus par une dizaine de familles qui possèdent ces banques et dominent l’essentiel des secteurs rentables au pays. Un cartel de rentiers et pour qui le dinar n’est qu’une pièce, parmi d’autres, dans leur jeu de cartes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pd5X2dVbWs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-la-bct-observe-le-mutisme-face-a-la-forte-depreciation-du-dinar/">Tunisie : La BCT observe le mutisme face à la forte dépréciation du dinar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La BCT observe le mutisme face à la forte dépréciation du dinar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/08/tunisie-la-bct-observe-le-mutisme-face-a-la-forte-depreciation-du-dinar/embed/#?secret=aqAwXIbgbE#?secret=pd5X2dVbWs" data-secret="pd5X2dVbWs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>2- On opte pour une politique monétaire qui utilise le dinar comme variable d’ajustement pour contrer les déficits budgétaires, et pour contrebalancer une politique fiscale génératrice d´une inflation galopante non maîtrisable, fondée sur les déficits budgétaires financés par une dette toxique insoutenable. Faute de réformes économiques et de discipline budgétaire, on dévalue le dinar…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où est passé le patriotisme économique&nbsp;<strong>?</strong></h2>



<p>Kaïs Saïed ferme les yeux sur le sort du dinar et de ses implications latentes et invisibles à l’œil nu. Il ne met pas le dinar sur les rails de la bonne gouvernance et ne se prononce pas au sujet de l’impératif de le protéger contre les dangers de la spéculation et de la dévaluation volontaire, par des opérateurs économiques nationaux ou internationaux.</p>



<p>Cet oubli laisse le champs libre à toutes sortes d’interprétations et ouvre les portes à des risques de revirement qui peuvent, le cas échéant, par exemple, changer la monnaie nationale, faire allégeance à une zone monétaire donnée, ou remplacer carrément la monnaie par une autre monnaie (crypto, digitale, etc.).</p>



<p>Dans la plupart des constitutions, les États définissent leur monnaie et la considèrent comme un vecteur de souveraineté nationale.</p>



<p>Le droit international, public et privé, reconnaît parfaitement la souveraineté monétaire des États et leur compétence exclusive pour définir leur monnaie, définition qui s’impose à toute personne qui choisit d’utiliser ladite monnaie, en vertu du principe dit de la <em>«lex monetae»</em> ou loi monétaire.</p>



<p>Des pays comparables ont précisé dans leur constitution le choix de leur monnaie nationale. Ils ont de facto balisé les compétences monétaires de l’Etat. Cela permet de rassurer les opérateurs économiques, même si on peut comprendre les raisons de la non-convertibilité et les prudences liées.</p>



<p>Certes, la BCT est indépendante de l’Etat tunisien, mais cette institution est devenue tributaire des bailleurs de fonds internationaux, du cartel des banques locales, pour qui les affaires tournent mieux en Tunisie, avec un dinar toujours plus faible, un dinar en chute libre et qui maxime les bénéfices des secteurs exportateurs en réduisant de facto la valeur réelle des coûts de production.</p>



<p>En sacrifiant le dinar, KS trahit ses électeurs et n’honore pas ses promesses électorales, dans tous les domaines ayant trait à l’économie. Les parades, les discours et les visites improvisées en pleine nuit dans les dépôts de spéculateurs ne changent rien à la donne, surtout quand tout le monde sait que le dinar est sans défense et qu’il s’étiole de manière continue… toutes les semaines et tous les mois.</p>



<p>Ce faisant, KS est imputable pour l’histoire, le dinar est en danger, et il fait comme si rien n’était.</p>



<p>On induit en erreur les citoyens en leur promettant des augmentations salariales, ou en leur procurant des subventions, sachant d’avance que le dinar qu’on leur offre s’étiole de jour en jour, pénalisant leur pouvoir d’achat, notamment des plus démunis qui vivent sur l’aide sociale, qui ont des indemnités de retraite fixes ou qui font partie de la classe moyenne.</p>



<p>C’est donner par une main, et prendre de l’autre… C’est l’illusion monétaire en grandeur nature! Et c’est indigne de l’Etat, onze ans après la Révolte du Jasmin.</p>



<p>Le Maroc a fait le choix d’un dirham fort, et il en tire aujourd’hui tous les bienfaits. D’abord en stabilisant le pouvoir d’achat de ses citoyens et ensuite en crédibilisant une politique monétaire articulée, capable d’attirer les investisseurs internationaux et de transiger correctement avec tous les partenaires de l’économie mondiale.</p>



<p>L’économie ne pardonne pas! Elle n’a pas la mémoire courte.</p>



<p>En Tunisie, l’indifférence au pouvoir d’achat et le laisser-faire dans la dépréciation de la valeur de la monnaie nationale ont fini par jeter aux abois bien de personnalités puissantes et dominantes. On peut citer Ahmed Ben Salah, Hedi Nouira, Mohamed Mzali, Habib Bouguiba, Zine El Abidine Ben Ali, Rached Ghannouchi… et la liste n’est pas définitive!</p>



<p>Négliger le dinar c’est dangereux! Ce n’est pas une mince affaire, c’est un enjeu qui interpelle le portefeuille de tous les citoyens. Sa dévaluation constitue une autre façon de réduire les salaires réels de tous travailleurs et ménages liés.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada. </em></p>
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		<item>
		<title>La Tunisie entre quêteurs et raquetteurs !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/03/la-tunisie-entre-queteurs-et-raquetteurs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Apr 2021 07:34:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les élites au sommet de l’État sont à couteaux tirés, l’économie saigne aux quatre veines avec un trésor public exsangue. Sans programme économique, ces élites et partis politiques ferment la porte aux réformes économiques, et se plient en quatre en «quêteux» quémandant toujours plus d’aides internationales et de dettes. La dette est devenue...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Tunisie-Mendicicite-Endettement.jpg" alt="" class="wp-image-343959"/></figure></div>



<p><strong><em>Alors que les élites au sommet de l’État sont à couteaux tirés, l’économie saigne aux quatre veines avec un trésor public exsangue. Sans programme économique, ces élites et partis politiques ferment la porte aux réformes économiques, et se plient en quatre en «quêteux» quémandant toujours plus d’aides internationales et de dettes. La dette est devenue un système, un business à part entière où quêteurs et raquetteurs trouvent leurs comptes. Décryptage…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D.</p>



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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le contexte n’est pas anodin : la Tunisie est en passe de rejoindre le club de ces nations mal-gouvernées et ces États faillis très endettés et qui se dopent par la dette. Ces États qui se mettent à genoux face aux bailleurs de fonds et fournisseurs de l’aide internationale.</p>



<p>Les 3 présidents au sommet de l’État multiplient les rencontres avec les ambassadeurs des pays occidentaux, leurs émissaires et ministres sont en navette entre les capitales européennes et les pays du Golfe… tous les moyens sont bons pour endetter davantage la Tunisie et se maintenir au pouvoir sans rien changer et rien transformer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des signes qui ne trompent pas</h3>



<p>Ces rencontres à répétition et ces couteux voyages internationaux ne se basent sur aucun programme économique annoncé d’avance. Aucun objectif non plus! L’opinion publique est maintenue dans l’ignorance des tenants et aboutissants de ces rencontres suspectes et nébuleuses par leur opacité.</p>



<p>Pour un grand nombre des ambassadeurs occidentaux et moyen-orientaux rencontrés, les élites au pouvoir au sommet de l’État tunisien donnent une image déplorable. Un ambassadeur d’un grand pays occidental m’avouait que «la posture de quêteux adoptée par ces élites au sommet de l’Etat déshonore les ambitions de la Révolte du Jasmin».</p>



<p>Au lieu de se retrousser les manches, l’État tunisien fait quasiment la manche.</p>



<p>On s’obstine et on s’obstine contre des réformes jugées incontournables. Et ici l’État tunisien ne donne pas une impression rassurante, ses élites ne reculent devant rien pour se maintenir au pouvoir! Pour maintenir le statu quo, ne voulant rien changer, et pas toucher aux intérêts des rentiers et oligarchies qui détiennent les rouages de l’économie et qui règnent en maître sur l’essentiel des institutions politiques.</p>



<p>L’urgence est pourtant là, et elle est transitive:<br>A- sans réformes économiques structurelles et consensuelles les préteurs internationaux ferment le robinet de la dette;<br>B- sans le feu vert du FMI et agences de notation, le trésor public tunisien ne pourra pas facilement boucler son budget pour 2021;<br>C- sans budget équilibré et bouclé avant le mois de juin, la Tunisie ne pourra pas honorer ses engagements en salaires et des remboursements de dettes venues à échéance.</p>



<p>L’hypothèse de la banqueroute n’est plus qu’une vue d’esprit. Avec des risques et des conséquences lourdes pour le dinar, pour le pouvoir d’achat, pour l’emploi et pour la stabilité politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les quêteurs au service des raquetteurs</h3>



<p>Pour boucler son budget pour 2021, la Tunisie doit emprunter l’équivalent de 40% des dépenses publiques, requises pour honorer les factures : salaires, subventions des sociétés d’État en quasi faillite, dettes, engagements et services publics essentiels.</p>



<p>La dette cultive la dette, avec l’entremise ces «quêteurs» au pouvoir, et pas loin d’eux des raquetteurs qui vampirisent la filière de la dette et des aides internationales.</p>



<p>Et pour cause : l’argent de la dette colle aux parois des canaux des financements internationaux et le système bancaire lié. Le cartel des banques locales tire profit de l’endettement excessif du pays et capitalise dessus avec la bénédiction des politiques monétaires de la place. Les autres rentiers, oligopoles industriels et monopoles de l&rsquo;import-export profitent aussi des situations de rente et des subventions procurées notamment par l’endettement et les impôts des contribuables.</p>



<p>Par retour d’ascenseurs, les partis et élites en place trouvent leur compte, avec maintien au pouvoir et souvent des dividendes qui coulent dans des comptes bancaires à l’étranger.</p>



<p>Beaucoup de ces élites au pouvoir font aujourd’hui l’objet de rumeurs d’enrichissement illicite et de fortune accumulée en rien de temps.</p>



<p>En Tunisie, la filière de l’endettement est devenue un <em>«business» </em>à part entière, avec adeptes et ses relais dans les administrations et rouages de l’État, tous agissent pour maintenir la filière et ses <em>«raquetteurs»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une mendicité systémique</h3>



<p>D’un montant équivalent à 39% du PIB en 2010, la dette constitue au moins 112% du PIB (État et entreprises publiques). Depuis 2011, la dette publique a triplé en volume et grossit à vue d’œil pour devenir insoutenable par l’économie et par la productivité du travail.</p>



<p>Les gouvernements et les partis politiques ayant gouverné depuis 2011 ont tous, sans exception, entretenu la filière de l’endettement toxique. Ils ont tous laissé faire la mal-gouvernance et occulté le bourrage de l’administration publique (et sociétés d’État) par des dizaines de milliers de leurs partisans et<em> «fidèles»</em>, neutralisant au passage le sens de l’État et noyautant le pouvoir régulateur des administrations publiques.</p>



<p>En Tunisie post-2011, l’addiction à la dette est devenue maladive. L’endettement est passé d’un impératif économique visant à booster l’investissement et la croissance économique à un levier finançant le train de vie ostentatoire de l’État, encourageant la consommation improductive et les gaspillages à grande échelle.</p>



<p>Le gouvernement Mechichi, le 3e depuis 2020 et le 10e depuis 2011, fait comme ses prédécesseurs. Rien pour les réformes économiques, l’objectif consiste à s’agripper au pouvoir, tous les moyens sont bons! Ce chef de gouvernement non élu, désigné pour gouverner à la tête d’un gouvernement de technocrates, s’est mis rapidement à faire de la politique politicienne, laissant tomber les réformes économiques promises lors de son discours d’investiture.</p>



<p>Pis encore, depuis qu’il est au pouvoir (juillet 2020), le gouvernement Mechichi a augmenté les dépenses salariales des fonctionnaires de presque 13%. Il a multiplié les cadeaux fiscaux pour des groupes de pression et particulièrement de certains de corps de métiers de l’État (juges), sans oublier les protestataires (El-Kamour, etc.).</p>



<p>Au lieu d’agir illico presto avec les réformes économiques requises et au lieu de travailler fort pour restaurer la crédibilité de la <em>«démocratie tunisienne»</em>, face aux partenaires (FMI en tête), ces pouvoirs multiplient les gestes de <em>«mendicité» </em>auprès des ambassadeurs européens et des lobbys économiques, toujours dans une posture de sollicitation et de «quêteurs».</p>



<p>Le chef de gouvernement Hichem Mechichi multiplie, et avec insistance peu diplomatique, les rencontres avec les ambassadeurs européens. Tous ses ministres jouent la même partition, tous sollicitent de l’aide sans disposer d’un programme de réformes crédible et précis dans ses échéances et objectifs.</p>



<p>Il y a deux semaines, le ministre des Finances, Ali Kooli est revenu bredouille d’un voyage de cinq jours au Qatar (avec une imposante délégation), pour dit-on mobiliser les investisseurs qataris. Tout un camouflet pour un ministre d’État et pour une mission opaque, sans programme annoncé, sans objectifs officiels et sans reddition de comptes. Les contribuables ne peuvent plus payer pour ce genre de voyage qui aurait coûté au bas mot 200.000 dollars US, soit presque 600.000 dinars tunisiens (5 jours, hôtels de luxe, escortes, logistiques, etc.).</p>



<p>Les prêteurs internationaux ne sont pas dupes et savent que l’État tunisien est très gangréné par le gaspillage, noyauté par les groupes d’intérêts et malmené par des élites égocentriques… Ils déplorent que la dette nourrisse le gaspillage de l’État et de ses fonctionnaires en surnombre et peu productifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une démocratie à crédit, une démocratie au rabais</h3>



<p>La logique de l’endettement à fond la caisse est aussi adoptée par le président du parlement, le religieux Rached Ghannouchi (79 ans). Lui aussi multiplie les rencontres avec les ambassadeurs américain, européens, turc, qatari, etc. Lui aussi fait des pieds et des mains pour solliciter davantage de dettes toxiques pour l’économie et lourdes de conséquences pour les générations futures.</p>



<p>Dans son entourage et au parlement, on apprend que l’argent de lobbyistes américains coule à flots et dans l’opacité pour financer dit-on des stagiaires (producteurs de notes et de rapports confidentiels) et des députés au passage, comme s’il ne manquerait plus que les lobbyistes américains pour financer ces députés belliqueux et dont les scandales font les manchettes des journaux.</p>



<p>Le Palais de Carthage ne fait pas mieux. Lui aussi multiplie ses discours hermétiques et envoie ses émissaires à Paris, à Rome, à Alger… et partout dans les pays du Proche-Orient (sans exception et sans stratégie). Ici aussi, on ne tient pas compte de l’urgence des réformes économiques à initier pour sortir l’économie de sa descente aux enfers, et pour montrer qu’on fait le nécessaire pour déclencher les réformes et relancer l’économie.</p>



<p>Plusieurs observateurs internationaux constatent que l’État tunisien ne semble pas comprendre le cercle vicieux de la dette. Une démocratie à crédit ne peut être qu’une démocratie au rabais!</p>



<p>La Tunisie doit se retrousser les manches au lieu de continuer à faire la manche, au grand désarroi de ses citoyens et citoyennes… La Tunisie doit sortir de la trajectoire de la dette improductive et qui ne fait que pénaliser les jeunes générations.</p>



<p>Les élites au pouvoir au sommet de l’État doivent assumer leur leadership transformationnel et faire le nécessaire pour respecter les aspirations de ceux et celles qui ont donné naissance à la Révolte du Jasmin en Tunisie, il y a déjà 10 ans.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



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