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	<title>Archives des Colibe - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Colibe - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Bochra Bel Haj Hmida écrit de son exil : «Nous nous retrouverons bientôt»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/03/tunisie-bochra-bel-haj-hmida-ecrit-de-son-exil-nous-nous-retrouverons-bientot/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 07:18:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATFD]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[complot contre l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bochra Bel Haj Hmida vient de publier une lettre ouverte à ses «amies et camarades» de son exil parisien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/03/tunisie-bochra-bel-haj-hmida-ecrit-de-son-exil-nous-nous-retrouverons-bientot/">Tunisie | Bochra Bel Haj Hmida écrit de son exil : «Nous nous retrouverons bientôt»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Bochra Bel Haj Hmida, ancienne députée (2014-2019) et présidente de la Commission des libertés individuelles et de l&rsquo;égalité (Colibe, 2017-2019) est citée parmi les accusés dans l’affaire dite de «complot contre l’Etat» dont les audiences vont s’ouvrir demain, mardi 4 mars 2025, à Tunis. Elle vient de publier une lettre ouverte à ses «amies et camarades» sur la revue de l&rsquo;Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), qu’elle avait présidée (1995-2001). Nous reproduisons ce texte ci-dessous, en rappelant que l’avocate défenseure des droits de l’Homme en général et de ceux des femmes en particulier est réfugiée en France depuis 15 mois. </em></strong></p>



<span id="more-15768302"></span>



<p>Mes amies, mes camarades, toutes les militantes de l’Association tunisiennes des femmes démocrates.</p>



<p>Toutes mes amies et tous mes amis où que vous soyez.</p>



<p>J’hésite à écrire cette lettre moi qui ai si peu l’habitude d’hésiter !</p>



<p>Voilà quinze mois que je suis loin de mon pays, de ma famille, des êtres qui me sont chers et de ma vie parmi vous. Que puis-je dire alors que depuis quinze mois, je suis tenue si loin du paysage général de mon pays?</p>



<p>Dois-je partager avec vous mes colères et la tristesse que je ressens dans les conditions actuelles que je vis ? Comment oser en parler quand tant d’autres Tunisiennes, tant d’autres Tunisiens croupissent injustement en prison?</p>



<p>Comment parler de moi-même, de ma situation personnelle alors que Chadha, Abir, Saâdia, Meriem, Sonia et Chérifa sont derrière les barreaux?</p>



<p>Comment pourrais-je, vous décrire la vie que je mène en exil sans vous parler de ce profond sentiment d’injustice qui m’habite au quotidien? Quand tant d’autres sont privé-e-s de leur travail, de leur famille, de leur liberté de circulation?</p>



<p>Peut-être m’avez-vous connue en colère, contestataire et peu accommodante, mais jamais vous ne m’avez vue défaitiste et abattue!</p>



<p>N’est-ce pas à moi qu’il reviendrait plutôt de vous relever le moral; à moi, qu’il reviendrait de semer l’espérance, de rassurer sur l’avenir de notre pays ?</p>



<p>Ne suis-je pas tenue de vous redonner de l’espoir et de vous rassurer sur l’avenir de notre pays? Ne suis-je pas appelée à comprendre plutôt vos soucis, d’être solidaire, de partager avec vous le rire, les réussites, la danse, le chant et aussi, quand elles arrivent, les difficultés et les désillusions?</p>



<p>Mon expérience des luttes en commun m’a appris que la Tunisie, dans toutes les circonstances, et malgré toutes les épreuves s’en sort toujours victorieuse! Que les femmes Tunisiennes n’arrêteront jamais de défendre leurs acquis, de lutter pour plus de droits, plus de libertés, pour avancer vers l’égalité entière et effective.</p>



<p>Debout, résistantes, regardant toujours plus haut, c’est ainsi que nous avons toujours été et nous le resterons.</p>



<p>Nous avons préservé notre unité et notre solidarité en dépit de toutes nos différences et dans la pluralité. Bien plus ce sont ces différences qui nous ont appris la valeur du soutien mutuel, de l’entente en vue de suivre des parcours en commun et de tracer ensemble le chemin qui mène à notre libération. Que l’injustice continue ou que s’embrouillent les motifs qui veulent la justifier, nous serons encore capables d’en traverser encore les étapes les plus dures.</p>



<p>Et c’est pour cette raison que nous nous devons de continuer avec détermination à renforcer ce qui nous unit, à défendre et à protéger notre association.</p>



<p>Et pour terminer, je voudrais dire merci à toutes celles et à tous ceux qui par un mot, par des messages individuels &nbsp;ou collectifs, par une position ou par une &nbsp;action m’ont exprimé leur soutien. Nous nous retrouverons inéluctablement et bientôt dans notre pays, un pays plus beau et plus ouvert !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>B. B. H.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/03/tunisie-bochra-bel-haj-hmida-ecrit-de-son-exil-nous-nous-retrouverons-bientot/">Tunisie | Bochra Bel Haj Hmida écrit de son exil : «Nous nous retrouverons bientôt»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Journée mondiale contre l&#8217;homophobie à Tunis : Etat des lieux, débats et littérature</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/12/journee-mondiale-contre-lhomophobie-a-tunis-etat-des-lieux-debats-et-litterature/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 May 2023 10:45:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Christiane Taubira]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[Droits TGBT]]></category>
		<category><![CDATA[IFT]]></category>
		<category><![CDATA[Journée contre l&#039;homophobie]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Institut Français de Tunisie (IFT) organise une rencontre autour de la Journée mondiale contre l’homophobie, le mercredi 17 mai. La Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie est célébrée le 17 mai de chaque année depuis 1990 pour commémorer la décision de l’OMS de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie. Dans le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/12/journee-mondiale-contre-lhomophobie-a-tunis-etat-des-lieux-debats-et-litterature/">Journée mondiale contre l&rsquo;homophobie à Tunis : Etat des lieux, débats et littérature</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>L’Institut Français de Tunisie (IFT) organise une rencontre autour de la Journée mondiale contre l’homophobie, le mercredi 17 mai.</strong></em></p>



<span id="more-7891781"></span>



<p>La Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie est célébrée le 17 mai de chaque année depuis 1990 pour commémorer la décision de l’OMS de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie.</p>



<p>Dans le cadre de la célébration de cette journée, l’IFT organise une journée de débat avec la participation de plusieurs acteurs de la société civile et de professeurs de droit : Salwa Hamrouni (professeure de Droit public, membre de la COLIBE et présidente de l’ATDC), Hafidha Chekir (professeure de Droit public et militante des droits humains), Ramy Khouili (militant des droits humains et co-auteur de « <em>Article 230 : Une histoire de la criminalisation de l’homosexualité en Tunisie</em> ») et Amen Sabtaoui (activiste et réalisateur du court-métrage « <em>La dernière nuit</em> »).</p>



<p>La table ronde sera précédée d’une lecture d’extraits de : <em>La valse des silences</em> (JC Lattès, 2022), lu par son autrice Malek Lakhal et de <em>Voilà Voilà</em>, poème de Christiane Taubira, lu par Zeineb Henchiri.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/12/journee-mondiale-contre-lhomophobie-a-tunis-etat-des-lieux-debats-et-litterature/">Journée mondiale contre l&rsquo;homophobie à Tunis : Etat des lieux, débats et littérature</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : mouvement de solidarité avec Bochra Belhaj Hmida</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/28/tunisie-mouvement-de-solidarite-avec-bochra-belhaj-hmida/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 07:31:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATFD]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Belhaj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Saïda Garrach]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs associations de défense des libertés lancent des mouvements de protestation en solidarité avec Bochra Belhaj Hmida, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/28/tunisie-mouvement-de-solidarite-avec-bochra-belhaj-hmida/">Tunisie : mouvement de solidarité avec Bochra Belhaj Hmida</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Le crime de Bochra Belhaj Hmida est d’être une femme libre dotée d’une raison et qui pense. On l’implique dans un dossier de complot </em>(contre la sûreté de l’Etat, Ndlr)<em> avec lequel elle n’a aucun lien».</em></strong></p>



<span id="more-7141386"></span>



<p>C’est en ces termes que sa collègue, avocate et militante féministe, ancienne porte-parole de la présidence de la république  entre 2017 et 2019, Saïda Garrach, a exprimé sa solidarité avec l’ancienne député et présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), Bochra Belhaj Hmida, menacée de poursuites judiciaires et qui fait l’objet, sur les réseaux sociaux, d’une vaste campagne de dénigrement menée par des personnes et des groupes qui se réclament tapageusement du président de la république Kaïs Saïed et du processus politique qu’il avait initié en proclamant l’état d’exception, le 25 juillet 2021.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="800" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Post-Saida-Garrach-sur-Bochra-Belhaj-Hmida.jpg" alt="" class="wp-image-7141458" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Post-Saida-Garrach-sur-Bochra-Belhaj-Hmida.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Post-Saida-Garrach-sur-Bochra-Belhaj-Hmida-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Post-Saida-Garrach-sur-Bochra-Belhaj-Hmida-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Post-Saida-Garrach-sur-Bochra-Belhaj-Hmida-768x768.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Post-Saida-Garrach-sur-Bochra-Belhaj-Hmida-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Post-Saida-Garrach-sur-Bochra-Belhaj-Hmida-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Post-Saida-Garrach-sur-Bochra-Belhaj-Hmida-580x580.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Post de Saida Garrach sur Bochra Belhaj Hmida.</em></figcaption></figure></div>


<p>Bochra Belhaj Hmida a quitté la Tunisie le 28 février dernier et ses camarades affirment qu’elle a été harcelée par la police des frontières avant qu’on la laisse prendre l’avion. Elle n’est pas rentrée au pays depuis. Est-ce qu’elle craint d’être arrêtée elle aussi dans le cadre de la campagne d’arrestations ayant touché plus d’une vingtaine d’activistes politiques opposés au président Saïed&nbsp;? C’est très probable, d’autant que <em>«son nom a été cité à plusieurs reprises lors de l’audition de ces activistes par le juge d’instruction, dans une évidente volonté de l’impliquer dans une affaire de complot contre la sûreté de l’Etat»</em>, affirment les avocats des prévenus, dont Samir Dilou dans plusieurs déclarations aux médias.</p>



<p>En solidarité avec Bochra Belhaj Hmida, plusieurs associations de défense des libertés, notamment l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), dont la concernée était l’une des anciennes présidentes, ont annoncé, hier, lundi 27 mars 2023, une série de mouvements de protestation contre les atteintes aux droits et libertés qu’elles attribuent au régime actuellement en place dans le pays. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/28/tunisie-mouvement-de-solidarite-avec-bochra-belhaj-hmida/">Tunisie : mouvement de solidarité avec Bochra Belhaj Hmida</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Mena : La crise du secteur foncier aggravée par la mauvaise gouvernance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/mena-la-crise-du-secteur-foncier-aggravee-par-la-mauvaise-gouvernance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2023 07:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[Doing Business 2020]]></category>
		<category><![CDATA[Ferid Belhaj]]></category>
		<category><![CDATA[Jemna]]></category>
		<category><![CDATA[secteur foncier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie l'accès à la terre fait face aux  plus lourds obstacles, estime un rapport de la Banque Mondiale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/mena-la-crise-du-secteur-foncier-aggravee-par-la-mauvaise-gouvernance/">Mena : La crise du secteur foncier aggravée par la mauvaise gouvernance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon une récente <a href="https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/38384/9781464816611.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête de la Banque Mondiale</a> sur la détérioration des terres dans la région du Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique du Nord (Mena), c&rsquo;est en Tunisie que les plus lourds obstacles pèsent sur l&rsquo;accès à la terre.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amina Mkada</strong> (avec <a href="https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/38384/9781464816611.pdf">BM</a>).</p>



<span id="more-6174969"></span>



<p>La Banque Mondiale (BM) a abordé avec acuité, dans son rapport du 18 janvier 2023, la détérioration des terres souffrant de mauvaise gouvernance, alors qu&rsquo;elles sont déjà gravement affectées par les changements climatiques et la croissance des populations, aussi bien en Tunisie que dans les autres pays du Moyen Orient et d&rsquo;Afrique du Nord (Mena). </p>



<p>Pour la BM, le problème crucial qui se pose est de savoir si une meilleure gouvernance et une meilleure gestion de la rareté des terres, peuvent prévenir ou non une crise imminente du secteur foncier des pays Mena.</p>



<p>Pour Ferid Belhaj, vice-président à la BM de la région Mena, les problèmes fonciers occupent une place importante dans de nombreuses décisions de politique publique, mais ne sont toujours pas explicitement reconnus. Problèmes d&rsquo;autant plus urgents, que les changements climatiques et l&rsquo;accroissement des populations dans cette région viennent aggraver davantage la crise foncière. Car il y a crise&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diminution des terres cultivées</h2>



<p>En effet et selon le rapport, la détérioration continue des terres de la région Mena (désertique à 84%) aggrave les problèmes de la pénurie d&rsquo;eau, d&rsquo;où une menace sur la sécurité alimentaire et le développement économique. Pour preuve, la superficie des terres cultivées a diminué de 2,4% en 15 ans, de 2003 à 2018. Il s&rsquo;agit de la plus forte baisse au monde, quand on sait que la population des pays Mena a bondi de +35% à la même période. Les projections parlent de 650 millions de personnes qui viendront s&rsquo;ajouter (+40%) d&rsquo;ici 2050 ! </p>



<p>Pour ne citer que le contexte foncier de la Tunisie cité dans ce rapport, celui du pays se situe notamment dans le chapitre des obstacles qui ont lourdement pesé sur l&rsquo;accès à la terre. Le rapport pointe du doigt le rôle des relations politiques pour le faciliter; la proportion d&rsquo;entreprises ayant subi de graves contraintes liées à cette situation; l&rsquo;effet du changement de régime (cas du village de Jemna situé sur des terres collectives appropriées aux tribus locales sous la colonisation, puis transférées à l&rsquo;État après l&rsquo;indépendance, et finalement récupérées par les villageois lors du printemps arabe &#8211; Foroudi 2020); l&rsquo;inégalité des richesses; le cas particulier de la femme rurale; etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;inégalité des sexes dans l&rsquo;héritage </h2>



<p>Le cas des femmes est particulièrement <em>«criant»</em> dans la région Mena plus qu&rsquo;ailleurs au monde. Dans la Tunisie rurale, seulement 21% des femmes possédaient des terres au moment de leur décès, contre 87% des hommes. Elles subissent une forte pression sociale pour renoncer à leurs droits d&rsquo;héritage sur la propriété, souvent sans compensation équitable (+70%). Or, une taxe sur les bénéficiaires masculins, lorsque les femmes renoncent à leurs droits de succession sur la propriété, pourrait contribuer à réduire l&rsquo;écart entre les sexes, car l&rsquo;argent collecté pour financer des initiatives favoriserait ainsi leur autonomisation. </p>



<p>Par ailleurs, l&rsquo;égalité des sexes dans les droits fonciers a été promue au niveau international et a inspiré des initiatives, mais les exemples restent limités. En Tunisie, le rapport de la BM fait allusion au <em>«droit d&rsquo;hériter et de posséder des terres et des biens, qui est l&rsquo;épine dorsale des efforts de la réforme législative en Tunisie»</em>. </p>



<p>En fait, en 2018, le président Béji Caïd Essebsi a proposé, sur recommandation du Commission des libertés individuelles et de l&rsquo;égalité (Colibe), un projet de loi instaurant la parité de l&rsquo;héritage entre les femmes et les hommes qui a été approuvé, mais il s&rsquo;est heurté à une forte opposition politique, et n&rsquo;a pas été promulgué, cite le rapport.</p>



<p>Pour ce qui est des pratiques inefficaces d&rsquo;attribution des terres dénoncées par le rapport, motivées par la poursuite des objectifs de l&rsquo;indépendance alimentaire, en Tunisie par exemple, les bénéficiaires du bail peuvent être tenus de s&rsquo;engager dans des types de production, pour lesquels ils peuvent ne pas avoir d&rsquo;avantage comparatif (cas du propriétaire d&rsquo;un terrain adapté à la culture qui doit s&rsquo;engager en partie dans la production laitière !).</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;administration foncière en question</h2>



<p>Du côté de l&rsquo;administration foncière, la Tunisie se porte mieux que les pays Mena, selon la BM. L&rsquo;indice de qualité portant sur un score de 0 à 30 points, positionne le pays en tête du classement avec 13,5 points, alors que la moyenne de la région est de 15,1. Le score couvre la fiabilité des infrastructures, la transparence de l&rsquo;information, la couverture géographique, la résolution des litiges fonciers, l&rsquo;égalité d&rsquo;accès aux droits de propriété (Doing Business 2004-2020). </p>



<p>Par ailleurs, enregistrer une propriété foncière en Tunisie 2020, nécessite 5 jours, pour un coût de 6,1% de la valeur de la propriété foncière. En Syrie, il est de 28%, en Egypte, 11%, alors qu&rsquo;au Maroc, il est de 6,4% et de 7,1% en Algérie. Cependant, des politiques visant à moderniser l&rsquo;administration foncière, sont déjà envisagées ou formulées en Tunisie, rappelle la BM.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Connexion politique et accession aux terres </h2>



<p>Concernant le rapport <em>«politique-entreprises»</em> dans la région Mena  il y a 2 fois plus d&rsquo;entreprises <em>«politiquement connectées»</em> (5,9%) qu&rsquo;en Europe et en Asie centrale <em>(2,4%)</em>. La majeure partie d&rsquo;entre elles sont fortement présentes en Tunisie (27,9 %) où l&rsquo;accès à la terre est un problème majeur, ou une grave contrainte à leurs activités commerciales, si elles n&rsquo;ont pas d&rsquo;attaches avec le milieu politique (30%). </p>



<p>Par contre, les entreprises <em>«politiquement liées»</em> ont moins de contraintes dans l&rsquo;accès à la terre (12%). Cependant cite le rapport, le rôle de certaines connexions politiques a été affaibli ou perdu (32%), avec le changement de régime en 2011. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Les distorsions territoriales</h2>



<p>Dans le chapitre des distorsions territoriales en Tunisie, la répartition des terres agricoles fait que de nombreuses petites fermes occupent une large fraction de la totalité du terrain. La fragmentation des terres agricoles résultant des politiques de redistribution des terres, ou de la division des parcelles suite à l&rsquo;héritage, reste un problème omniprésent dans le pays.</p>



<p>Par ailleurs, les politiques d&rsquo;autosuffisance alimentaire, ont conduit à d&rsquo;importants apports en eau, liés à la production de cultures grande consommatrices d&rsquo;eau suite aux prédictions selon lesquelles le système aquifère arabe sera épuisé d&rsquo;ici les 3 à 14 prochaines décennies. </p>



<p>Compte tenu de tout ce qui précède, des réformes nécessaires ont proposées par la BM dans ce rapport, pour soutenir des décisions plus efficaces par les pays Mena, à savoir établir des processus transparents axés sur le marché pour évaluer et transférer les terres; élaborer des inventaires complets des terres publiques; et améliorer l&rsquo;enregistrement des droits fonciers. </p>



<p>Ces réformes permettront aussi de garantir les fonctions sociales, économiques et fiscales des terres, en région Mena. </p>



<p>Le rapport précise toutefois que la rareté des terres et les problèmes de gouvernance, varient dans la région Mena. Aussi, les pays ont besoin d&rsquo;approches adaptées à leurs propres défis.</p>



<p>Source : </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/mena-la-crise-du-secteur-foncier-aggravee-par-la-mauvaise-gouvernance/">Mena : La crise du secteur foncier aggravée par la mauvaise gouvernance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Adel Kaaniche, candidat à la Cour constitutionnelle, hurle à la libération de Nabil Karoui sur Facebook</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Apr 2021 07:35:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Kaaniche]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Belhadj Hamida]]></category>
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		<category><![CDATA[Cour constitutionnelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Tahya Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Zarrouk]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est sur la page Facebook de son ami, le sulfureux intermédiaire Youssef Zarrouk, qui priait pour la libération de Nabil Karoui, que l’avocat et ancien député RCD Adel Kaaniche, candidat à la Cour constitutionnelle, est venu hurler qu’il fallait libérer l’affairiste incarcéré dans des affaires de corruption et de blanchiment d’argent. Peut-on faire de tels...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/04/adel-kaaniche-candidat-a-la-cour-constitutionnelle-hurle-a-la-liberation-de-nabil-karoui-sur-facebook/">Adel Kaaniche, candidat à la Cour constitutionnelle, hurle à la libération de Nabil Karoui sur Facebook</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Nabil-Karoui-Adel-Kaaniche.jpg" alt="" class="wp-image-344107"/><figcaption><em>Nabil Karoui et Adel Kaaniche ou la république des copains et des coquins. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>C’est sur la page Facebook de son ami, le sulfureux intermédiaire Youssef Zarrouk, qui priait pour la libération de Nabil Karoui, que l’avocat et ancien député RCD Adel Kaaniche, candidat à la Cour constitutionnelle, est venu hurler qu’il fallait libérer l’affairiste incarcéré dans des affaires de corruption et de blanchiment d’argent. Peut-on faire de tels personnages, qui ont une si piètre idée de la loi et de la justice, des gardiens de notre Constitution?</em></strong></p>



<span id="more-344105"></span>



<p>Kaaniche est connu pour ses positions rétrogrades. En 2017, il a dénoncé l’abrogation de l’article 227 du Code pénal relatif aux sanctions punitives appliquées en cas d’attentat à la pudeur. Se moquant de la Commission des libertés individuelles et de l&rsquo;égalité (Colibe) et de sa présidente Bochra Belhadj Hamida, qui préconisaient l’égalité dans l’héritage, il avait écrit sur sa page Facebook qu’il propose que l’épouse impose à son époux son nom de famille.</p>



<p>La candidature de ce rétrograde doublé d’un misogyne est proposée, vous l’avez sans doute deviné, par Qalb Tounes, et soutenue par Ennahdha et Tahya Tounes, auxquels on pourrait aussi ajouter Al-Karama, de quoi obtenir une jolie unanimité !  </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Post-Kaaniche.jpg" alt="" class="wp-image-344106" width="500"/></figure></div>



<p>Les dindons de cette farce appelée Cour constitutionnelle, vous l&rsquo;avez aussi deviné, ce sont 11,5 millions de Tunisiens et de Tunisiennes, bientôt dans la dèche, confrontés à la pire épidémie de leur histoire et auxquels ne manque aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;une Cour constitutionnelle constituée de copains et de coquins&#8230; pour être heureux. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/04/adel-kaaniche-candidat-a-la-cour-constitutionnelle-hurle-a-la-liberation-de-nabil-karoui-sur-facebook/">Adel Kaaniche, candidat à la Cour constitutionnelle, hurle à la libération de Nabil Karoui sur Facebook</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Abir Moussi, leader de fait de l’opposition tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/24/abir-moussi-leader-de-fait-de-lopposition-tunisienne/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2021 11:01:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abir Moussi on l’aime ou on ne l&#8217;aime pas. Le débat semble ouvert et beaucoup essaient de la qualifier, sans souvent aligner de véritables arguments : trop de faux-semblants. La discussion en est faussée. On en oublie presque l’objectif essentiel : que la résistance ne se fait pas dans la dentelle des beaux quartiers. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/24/abir-moussi-leader-de-fait-de-lopposition-tunisienne/">Abir Moussi, leader de fait de l’opposition tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/12/Abir-Moussi-Revolution-des-Lumieres.jpg" alt="" class="wp-image-329724"/></figure>



<p><strong><em>Abir Moussi on l’aime ou on ne l&rsquo;aime pas. Le débat semble ouvert et beaucoup essaient de la qualifier, sans souvent aligner de véritables arguments : trop de faux-semblants. La discussion en est faussée. On en oublie presque l’objectif essentiel : que la résistance ne se fait pas dans la dentelle des beaux quartiers.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Fathi Bchir</strong></p>



<span id="more-342610"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Fathi-Bchir.jpeg" alt="" class="wp-image-337988"/></figure></div>



<p>Doit-on se contenter d’émettre des réserves ou de montrer une certaine réticence à l’égard du leader de fait de l’opposition tunisienne, devenue accessoirement le porte-flambeau implicite du camp progressiste.</p>



<p>Certains entendent réduire la présidente du Parti destourien libre (PDL) juste à une sorte de bélier contre le mouvement islamiste. Mais n’est-ce pas là aujourd’hui le centre du problème? La secte (traduire : le parti islamiste Ennahdha, Ndlr) est devenue aujourd’hui le véritable verrou de tous les problèmes posés à la Tunisie depuis 10 ans, empêchant leur solution.</p>



<p>Je préfère entendre dire ce que sont les différences vraies, et ce qui manque au discours de Mme Moussi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Moussi s&rsquo;installe dans son rôle </h3>



<p>Un, lui faire grief de son passé est absurde. Un, parce que c’est le passé et le principal acteur de cette période, Ben Ali, est mort et enterré. Il ne risque plus de faire du mal qu’aux asticots. Deux, compte tenu de son âge et de la position qu’elle a occupée au sein du RCD (ancien parti au pouvoir sus Ben Ali, Ndlr), on ne peut lui faire le procès de tout ce passé dont il faudra un jour établir le bilan réel. Et puis, les vrais RCD ne sont-ils pas ralliés à Ennahdha?</p>



<p>On reproche de façon insistante à Abir Moussi la question de son opposition à l’égalité dans l’héritage. J&rsquo;ai, personnellement, pris le soin de bien vérifier ce qu’elle à dit à ce sujet. Et finalement, je me range à son avis. La Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) n’était qu’une opération politicienne commandée par l’ex-président Béji Caïd Essebsi pour faire oublier la trahison de sa promesse aux femmes avant son élection. Et c’est un <em>«bazar»</em> trop compliqué juridiquement et fait sans concertation préalable. Et puis, elle a aussi raison: on ne peut pas décider d’une réforme qui soit imposée simplement par une élite de la belle banlieue sans que cela soit le fruit d’une évolution sociologique. Il faut d’abord mener une campagne pour convaincre la population et obtenir une adhésion civile avant de tout fixer dans une loi. Cela vaut aussi pour les autres questions de société : l’homosexualité, les liens hors mariage, etc. Il faudra, là aussi, d’abord convaincre l’opinion avant de légiférer. Et sans doute Moussi a-t-elle elle besoin de dresser un véritable projet si elle veut tout à fait installer son rôle de leader.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un leader politique laissé solitaire à l’avant-garde du combat</h3>



<p>Certains, très convenables – si j&rsquo;ose dire – lui reprochent son<em> «bruit»</em>. Il y a peut-être là du vrai ressenti. Mais peut-on dénier à un parti résistant, qui a besoin de l’excès pour bien marquer sa ferme opposition, de lever le ton jusqu’à tonitruer.</p>



<p>La question du culte de la personnalité : c’est une culture politique tunisienne et elle n’est pas seulement celle de Abir Moussi et des Destouriens. Il y aurait là quelque chose qui est à corriger. Cela se fera graduellement par la pression de la société civile. Il faut cependant d’abord en débattre, et dialoguer.</p>



<p>Peut-on honnêtement reprocher à un leader politique, laissé solitaire à l’avant-garde du combat, de vouloir se mettre en avant et d’ambitionner à diriger le mouvement, alors que tous les autres se dérobent lâchement face à l’obstacle général.</p>



<p>Il faut être juste et non pas mesquin. Parlons vrai et évitons de contribuer par la critique tout azimut à l’affaiblissement de la résistance de Mme Moussi et du PDL menée au nom de tous.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fKIexqSvhW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/15/droits-des-femmes-le-grand-combat-des-progressistes-tunisiens/">Droits des femmes : Le grand combat des progressistes tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Droits des femmes : Le grand combat des progressistes tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/15/droits-des-femmes-le-grand-combat-des-progressistes-tunisiens/embed/#?secret=LOhaw6T0pr#?secret=fKIexqSvhW" data-secret="fKIexqSvhW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/24/abir-moussi-leader-de-fait-de-lopposition-tunisienne/">Abir Moussi, leader de fait de l’opposition tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le coup de pouce de Kaïs Saïed aux islamistes d’Ennahdha</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/02/le-coup-de-pouce-de-kais-saied-aux-islamistes-dennahdha/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 08:36:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son discours d’investiture le 23 octobre 2019 devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le président Kais Saied nous a promis haut et fort qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Mais, rien qu’en suivant ses derniers discours, force est de constater que cette promesse n’est plus d’actualité. Par Chokri Fendri * Entendons-nous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/02/le-coup-de-pouce-de-kais-saied-aux-islamistes-dennahdha/">Le coup de pouce de Kaïs Saïed aux islamistes d’Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Conseil-de-securite-nationale.jpg" alt="" class="wp-image-318350"/><figcaption><em>Réunion du Conseil de sécurité nationale le 28 septembre 2020.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Dans son discours d’investiture le 23 octobre 2019 devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le président Kais Saied nous a promis haut et fort qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Mais, rien qu’en suivant ses derniers discours, force est de constater que cette promesse n’est plus d’actualité.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Chokri Fendri </strong>*</p>



<span id="more-318888"></span>



<p>Entendons-nous d’abord sur le sens du progrès. En effet, on ne peut dissocier le peuple tunisien de l’humanité, l’abolition de l’esclavage dont la Tunisie était pionnière (23 janvier 1846 par Ahmed 1er Bey) est un acquis pour l’humanité entière et aucun ne peut aujourd’hui revenir à l’esclavage, de même l’égalité des droits homme/femme n’a cessé de marquer des points. Pour la peine capitale, le nombre d’Etats qui l’ont aboli l’emporte de loin sur les Etats réticents.</p>



<p>Feu Mohamed Charfi disait dans l’une de ses conférences : aucun de nous n’accepte aujourd’hui de voir le poteau de pendaison à la place de la monnaie près de l’ancien siège de la Banque Centrale à l’embouchure de la rue des Salines, là où il était jadis installé… L’esprit humain évolue.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un niet catégorique contre l’égalité successorale</h3>



<p>Ceci dit, revenons aux derniers discours présidentiels et commençons par le fameux discours du 13 août 2020 lors duquel le M. Saied a donné un niet catégorique contre l’égalité successorale prétextant que le texte sacré dans ce volet ne se prête à aucune discussion. Ainsi un coup de grâce a été donné à la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe).</p>



<p>Dans son livre <em>«Habib Bourguiba le bon grain et l’ivraie» </em>feu Béji Caid Essebsi décrit la ferveur avec laquelle le président Habib Bourguiba voulait introduire les réformes auxquelles il aspirait et ce juste après la proclamation de l’indépendance, le 20 mars 1956 : le Code du statut personnel, l’élimination des cours de justice charaïque, le remplacement des chiffres indiens par les chiffres arabes… et n’eusse était l’opposition de quelques dignitaires, Bourguiba aurait instauré l’égalité successorale (dommage, dirais-je).</p>



<p>Son refus, le président Saied l’a prétexté par le fait que le texte sacré ne se prête à aucune discussion et c’est là que le bât blesse car ainsi le président a apporté de l’eau au moulin des islamistes. En effet, leur point de départ dans l’endoctrinement des jeunes et des moins jeunes est le fait que le texte sacré – le Coran en l’occurrence – ne se prête à aucune interprétation et il est applicable en tout temps et tout lieu (صالح لكل زمان ومكان ) de là on doit appliquer l’amputation de la main du voleur comme on doit répudier les femmes… Tout sens critique quel qu’il soit n’est toléré ce qui facilite la soumission et par la suite l’obéissance aveugle à leurs émirs.</p>



<p>La dimension temps n’a pas de place dans l’esprit des islamistes; ils voient les choses en deux dimensions (plate) et d’ailleurs pour cette raison certains des leurs pensent et insistent sur le fait que la terre est plate. Il y a même eu récemment à ce sujet une thèse de physique soutenue à la Faculté des sciences de Sfax sous la direction d’un enseignant islamiste.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Saïed soutient l’appel des islamistes au retour de la peine de mort</h3>



<p>Le dernier discours présidentiel, prononcé lors du dernier Conseil de la sûreté nationale, le 28 septembre 2020, apporte lui aussi de l’eau au moulin des islamistes, en laissant entendre qu’il est favorable au retour de la peine de mort. En effet, un observateur averti ne peut que constater avant cette réunion une campagne bien orchestrée sur les réseaux sociaux par les islamistes pour le retour – de fait – de la peine capitale profitant d’une certaine naïveté du bon peuple…</p>



<p>Le moratoire observé depuis les années 1991, date de la dernière exécution effectuée en Tunisie sur un condamné à mort, pour l’abolition de la peine capitale va-t-il ainsi s’arrêter court ?</p>



<p>Ainsi, si les islamistes et leurs affidés ont œuvré, depuis leur accession au pouvoir 2011, à l’effritement et à l’affaiblissement de l’Etat tunisien, accélérés par les recrutements des leurs dans la fonction publique, les indemnités distribuées à leurs anciens détenus ou encore le soutien aux mouvements douteux comme celui d’El Kamour, à Tataouine, bloquant depuis le 16 juillet la production pétrolière et gazière dans le sud du pays, par ses dernières déclarations, le président – sans le savoir – leur a donné un coup de pouce pour le volet idéologique de leur action.</p>



<p>* <em>Citoyen</em>.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ufTq89D7jy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/il-etait-pourtant-facile-de-ne-pas-se-tromper-sur-ennahdha/">Il était pourtant facile de ne pas se tromper sur Ennahdha</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Il était pourtant facile de ne pas se tromper sur Ennahdha » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/il-etait-pourtant-facile-de-ne-pas-se-tromper-sur-ennahdha/embed/#?secret=PgsgAZxBYW#?secret=ufTq89D7jy" data-secret="ufTq89D7jy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/02/le-coup-de-pouce-de-kais-saied-aux-islamistes-dennahdha/">Le coup de pouce de Kaïs Saïed aux islamistes d’Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Allah, son Coran et ses hommes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 07:05:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En se prononçant abruptement sur la question controversée de l’héritage en islam, Kaïs Saïed a relancé un débat récurrent qui n’est pas près d’être clos. D’autant qu’il a chargé la barque en se prononçant sur la nature religieuse de l’Etat, mettant en cause l’article 1er de la Constitution, dont il est censé être le premier...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Tunis.jpg" alt="" class="wp-image-312746"/><figcaption><em>Tunis.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>En se prononçant abruptement sur la question controversée de l’héritage en islam, Kaïs Saïed a relancé un débat récurrent qui n’est pas près d’être clos. D’autant qu’il a chargé la barque en se prononçant sur la nature religieuse de l’Etat, mettant en cause l’article 1er de la Constitution, dont il est censé être le premier garant.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-312742"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>La question de l’héritage est revenue en force sur le devant de la scène politique en Tunisie, à la faveur d’une déclaration quelque peu ambiguë du président Kaïs Saïed affirmant à la fois que <em>«l’Etat n’a pas de religion»,</em> mais qui pour fermer la porte aux revendications sur la réforme de l’héritage s’est appuyé en même temps sur le Coran – un texte religieux s’il en est – qui, a-t-il dit, a tranché la question de l’héritage accordant aux héritiers mâles une part double de celle des femmes du patrimoine laissé par le géniteur.</p>



<p><em>«Le Coran est clair à ce sujet et n’accepte pas d’interprétation. Le système de l’héritage en islam n’est pas basé sur l’égalité théorique, mais fondé sur la justice et l’équité. L’égalité dans la pensée libérale est l’égalité formelle qui n’est pas fondée sur la justice comme elle veut bien paraître, de sorte que l’égalité n’est appréciée que par ceux qui sont financièrement capables d’en profiter»,</em> a dit le président, dans son discours du 13 août 2020, date de la célébration de la Journée nationale de la femme.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deux propositions fausses, sinon sujettes à examen</h3>



<p>Les partisans d’une réforme de l’héritage musulman et au delà d’une <em>«révision du dogme islamique»</em>, se sont félicité de la première partie de la déclaration présidentielle : <em>«l’Etat n’a pas de religion»</em>, tout en s’indignant de sa deuxième partie :<em> «le Coran n’accepte pas d’interprétation»</em> concernant l’héritage. Or les deux propositions sont du moins fausses, sinon sujettes à examen.</p>



<p>Il est faux de prétendre en effet que dans le monde les Etats<em> «n’ont pas de religion»</em>. Hormis la parenthèse communiste durant laquelle la religion était combattue violemment en tant qu’<em>«opium du peuple»</em>, selon la vulgate marxiste, devenue elle même l’<em>«opium des masses»</em>, en raison du dogmatisme de ses servants, tous les Etats du monde conservent un rapport plus ou moins fort avec la religion.</p>



<p>En Europe, le régime de religion d’Etat prévaut dans six pays: Danemark, Finlande, Norvège, Grèce (orthodoxie), Grande-Bretagne (anglicanisme en Angleterre, où la reine Elisabeth est le chef de l’Eglise anglicane, presbytérianisme en Ecosse) et Malte (catholicisme). Huit autres appliquent le principe de séparation des Eglises et de l’Etat (Hongrie, Lettonie, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Suède et France), tout en continuant à entretenir avec la religion dominante des rapports de proximité, qui se manifestent à l’occasion des grandes manifestations nationales. Depuis la chute du mur de Berlin, l’Eglise orthodoxe domine la Russie après que l’Etat russe lui a restitué ses privilèges du temps des Tsars.</p>



<p>L’Hexagone est le seul Etat au monde à avoir inscrit dans sa Constitution le principe de laïcité, en lui conférant cependant le sens d’une quête de cohabitation harmonieuse entre les religions (en souvenir des tragiques guerres de religion) et non celui de négation de celles-ci.</p>



<p>Enfin, certains pays connaissent un régime dit concordataire (Allemagne, Autriche, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie et France, en Alsace-Moselle). Le régime concordataire, s’il ne reconnaît pas formellement une «religion d’Etat», désigne la religion prépondérante comme<em> «religion de la majorité des citoyens»</em>, dont il découle quelques obligations pour l’Etat, tout en reconnaissant les religions minoritaires cohabitant dans la même nation sous le même régime.</p>



<p>Aux Etats-Unis, si, au nom de la liberté religieuse, héritage douloureux des persécutions subies par les migrants dans leur pays d’origine avant de s’installer dans leur nouvelle partie, la séparation entre l’Eglise et l’Etat est rigoureusement observée – le président Jefferson auteur de l’amendement l’instituant parle de<em> «mur de séparation» </em>– la spiritualité occupe une place essentielle dans la vie du pays qu’atteste le nombre d’Eglises d’obédiences diverses, se référant ou non à un livre sacré. On y parle de <em>«religion civile»</em>.</p>



<p>Si la question de la religion du président est un débat aussi vieux que l’Amérique elle-même, de surcroît pas encore tranché, puisque il n’a jamais été envisagé d’envoyer un athée à la Maison Blanche et que tout récemment encore on dissertait dans les milieux politiques sur la possibilité pour un musulman d’accéder à la magistrature suprême dans ce pays, le chef de l’exécutif américain doit avant de prendre ses fonctions prêter serment sur la Bible. La devise officielle des Etats-Unis, qui apparaît sur le sceau de l’Etat et qui est inscrite sur le dollar, est, par ailleurs : <em>«In God we trust»</em> (nous avons confiance en Dieu). Sur le chevet de toutes les chambres d’hôtel, le visiteur trouve une Bible à sa disposition.</p>



<p>En Amérique du sud, la plupart des pays évoluent à pas comptés certes, mais sûrement, vers ce qu’on appelle une <em>«laïcité apaisée»</em> – comme au Mexique – mais l’emprise de la religion sur la société et la politique, a défaut de l’Etat, reste très forte. Elle s’impose souvent à ce dernier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ne pas confondre dans le même statut Dieu et sa parole</h3>



<p>Concernant l’héritage en islam, on peut souscrire à beaucoup des arguments opposés au président Kaïs Saïd sur le fond et la forme. L’un des plus pertinents est celui qui consiste à ne pas confondre dans le même statut Dieu et sa parole : Dieu est éternel, mais sa parole, sous certaines conditions, reste contingente. Elle est susceptible d’interprétations divergentes prenant en compte les évolutions survenues dans le monde. <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/le-dogme-islamique-sur-lheritage-nest-plus-de-notre-temps/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Ghazi Riahi rappelle opportunément sur Kapitalis</a>, l’échange entre Ali Ibnou Abi Taleb – cousin et gendre du prophète – et son messager Ibnou Abbès auprès des dissidents Kharidjite à l’aube de l’islam : <em>«Ne les affronte pas avec le Coran, car le Coran est porteur de controverses, à travers lui chacun aura sa propre lecture et ses propres arguments et chacun y verra sa propre vérité».</em> C’est toute la question de la contextualisation du message coranique qui est ainsi posée, et que beaucoup de musulmans réclament contre le littéralisme des intégristes pour lever les obstacles devant une autre compréhension des textes et contrer ainsi l’islamophobie. N’a-t-on pas dans cet esprit aboli les<em> «houdoud»</em> : amputation de la main du voleur, lapidation de la femme adultère, qui ne souffraient aucune interprétation dans le texte coranique, et interdit la polygamie et la répudiation de l’épouse.</p>



<p>De même peut-on partager aussi la conviction de Abdelaziz Kacem dans <em>Leaders News Tunisie</em>, qui estime dépassé l’argument s’appuyant sur ce qui est connu par Maqasid Al-Chariaa (les intentions de la loi islamique) qui, aux yeux des oulémas, voulait en son temps <em>«compenser»</em> par l’inégalité successorale frappant les femmes, les contraintes de l’homme, seul obligé à subvenir aux dépenses de sa famille élargie. <em>«L’argument était sans doute valable à l’époque. Mais les temps ont changé. Aujourd’hui bien des femmes subviennent aux besoins de leurs parents et de leur fratrie et bien des époux dotés de tous les attributs de la virilité émargent à la carte de crédit de leur épouse»</em>, écrit-il à juste titre, en appelant au <em>«bon sens»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Revisiter l’architecture de la famille dans l’esprit d’équité et de justice que prône le Coran</h3>



<p>La controverse n’est pas close pour autant. Car, en modifiant les conditions de l’héritage en faveur de la femme, c’est toute l’architecture de la famille qui doit être revisitée dans le même esprit d’équité et de justice que prône le Coran. On ne peut en effet fermer les yeux sur la place du père comme seul chef de famille dans les faits, sinon en droit, au détriment de la mère, ni sur ses rapports privilégiés avec les enfants du couple, obéissant légalement plus aux injonctions paternelles qu’à celles de la mère.</p>



<p>De même, faut-il regarder de plus près et dans le détail le budget familial pour s’assurer que l’équité est bien réalisée en recettes et en dépenses. Ce qui sur le plan psychologique pose un problème sérieux et restera pour longtemps un motif de suspicion entre deux êtres que l’amour a réunis, mais que l’argent ne doit pas séparer. Le chantier est immense. Il mérite d’être précédé d’un débat national en dehors des ornières populistes et d’autres présupposés qui obscurcissent la vue.</p>



<p>En lançant le débat sous la présidence de Béji Caïd Essebsi (BCE), la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) a sans doute commis l’erreur de confondre dans une même approche, sous le parapluie de l’individualisme à la mode occidentale, des sujets qui auraient été mieux traités séparément. Parce que certains n’ont pas suffisamment mûri (homosexualité), et d’autres (l’enfant adultérin et la femme célibataire), jurent avec un ordre social faisant encore de la famille légale sa cellule de base. Difficile de faire table rase comme le souhaitent les plus engagés.</p>



<p>BCE l’a sans doute très vite compris en donnant son accord verbal au rapport de la Colibe – afin d’en tirer sans doute quelques bénéfices politiques pour sa propre image de disciple fidèle de Bourguiba qu’il cultivait soigneusement – sans cependant le mettre en application pour ne pas provoquer une <em>«fitna»</em> qu’il ne pouvait que redouter à la fin de son règne. Ce qui est certain, c’est que le temps que l’on passerait à réfléchir à une réforme de qualité ne sera pas perdu. C’est d’un projet social au long cours que l’on parle en effet.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles sur le même sujet dans Kapitalis : </em></h4>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="t4IFTHPUna"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/le-dogme-islamique-sur-lheritage-nest-plus-de-notre-temps/">Le dogme islamique sur l’héritage n’est plus de notre temps</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le dogme islamique sur l’héritage n’est plus de notre temps » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/le-dogme-islamique-sur-lheritage-nest-plus-de-notre-temps/embed/#?secret=IdzILRY7tm#?secret=t4IFTHPUna" data-secret="t4IFTHPUna" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="noFTnyMWmM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/19/kais-saied-est-il-un-laic-qui-signore-ou-un-progressiste-timore/">Kais Saied est-il un laïc qui s’ignore ou un progressiste timoré ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kais Saied est-il un laïc qui s’ignore ou un progressiste timoré ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/19/kais-saied-est-il-un-laic-qui-signore-ou-un-progressiste-timore/embed/#?secret=2VQChOApUB#?secret=noFTnyMWmM" data-secret="noFTnyMWmM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9zKmjJ7Fwd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/17/monsieur-le-president-vous-navez-pas-vocation-a-interpreter-la-constitution/">Monsieur le président, vous n’avez pas vocation à interpréter la constitution</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Monsieur le président, vous n’avez pas vocation à interpréter la constitution » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/17/monsieur-le-president-vous-navez-pas-vocation-a-interpreter-la-constitution/embed/#?secret=dgxTS4s7Bs#?secret=9zKmjJ7Fwd" data-secret="9zKmjJ7Fwd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le Prix Visionnaire Fatima Al-Fihria 2019 décerné à Bochra Bel Haj Hmida à Washington</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 10:19:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Washington]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’association Muslims for Progressive Values (Musulmans en faveur des valeurs progressistes), basée aux Etats-Unis, a décerné le Prix Visionnaire Fatima Al-Fihria à l&#8217;ancienne députée Bochra Belhaj Hmida, pour son travail au sein de la Comission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe). La Colibe avait été créée par le défunt président Béji Caid Essebsi, qui...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Bochra-Bel-Haj-Hamida.jpg" alt="" class="wp-image-260698"/></figure>



<p><strong><em>L’association Muslims for Progressive Values (Musulmans en faveur des valeurs progressistes), basée aux Etats-Unis, a décerné le Prix Visionnaire Fatima Al-Fihria à l&rsquo;ancienne députée Bochra Belhaj Hmida, pour son travail au sein de la Comission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe). </em></strong></p>



<span id="more-260675"></span>



<p>La Colibe avait été créée par le défunt président Béji Caid Essebsi, qui en a confié la présidence à Bochra Bel Haj Hmida.</p>



<p>Elle avait été chargée de préparer un rapport sur les réformes législatives relatives aux libertés individuelles et à l&rsquo;égalité, conformément à la constitution de 2014 et aux normes internationales des droits de l&rsquo;homme.</p>



<p>D&rsquo;où le rôle majeur de Bochra dans le plaidoyer pour les réformes législatives sur l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage entre hommes et femmes, la dépénalisation de l&rsquo;homosexualité et l&rsquo;abolition de la peine capitale.  </p>



<p>Le prix que lui a décerné l&rsquo;association américaine porte le nom de Fatima Al-Fihria, une femme arabe qui a fondé l&rsquo;Université Al Karaouiyine à Fès au Maroc en 859 de notre ère, la plus ancienne institution d&rsquo;enseignement au monde, qui fonctionne encore et a décerné son premier diplôme. </p>



<p>Fatima Al-Fihria est née vers 800 après J.-C. dans la ville de Kairouan, en Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A. M.</strong><br></p>
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		<item>
		<title>Kaïs Saïed, un «révolutionnaire» de droite ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/18/kais-saied-un-revolutionnaire-de-droite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2019 11:55:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[élections présidentielles]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[peine de mort]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans parti, sans expérience et sans programme, le nouveau président de la république, Kaïs Saïed, apôtre du droit, droit dans ses bottes, pourrait-t-il mener le pays à bon port avec seulement des valeurs morales pour lesquelles il a été propulsé à la plus haute marche de l’Etat? Mystère et boule de gomme. Par Adel Zouaoui...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Kais-Saied-2.jpg" alt="" class="wp-image-248127"/></figure>



<p><strong><em>Sans parti, sans expérience et sans programme, le nouveau président de la république, Kaïs Saïed, apôtre du droit, droit dans ses bottes, pourrait-t-il mener le pays à bon port avec seulement des valeurs morales pour lesquelles il a été propulsé à la plus haute marche de l’Etat? Mystère et boule de gomme. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Adel Zouaoui </strong></p>



<span id="more-248126"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p> Enfin, on peut souffler. Les élections présidentielles viennent de s’achever après avoir connu moult rebondissements. Kaïs Saïed, maître-assistant en droit constitutionnel à la retraite, est donc le nouveau président de la république tunisienne. Le septième depuis l’indépendance, le cinquième depuis la révolution et le deuxième élu démocratiquement. Outre les péripéties qui ont rythmé le parcours électoral, ces présidentielles ont été atypiques à plus d’un titre. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un cas d’école en matière d’ascension politique</h3>



<p> Et pour cause, Kaïs Saïed n’a pas uniquement gagné les élections, il a surtout écrasé son rival Nabil Karoui, magnat des médias, lequel a été écarté d’une chiquenaude : 72% contre 27% des voix. Une victoire haut-la-main, sans  parti politique, sans argent, sans campagne de communication, sans appui médiatique massif, ni expérience ou  programme. De quoi bluffer et… intriguer ?</p>



<p> Un cas d’école en la matière qui pourrait être enseigné dans les plus prestigieuses universités de sciences politiques de par le monde.</p>



<p> Quelles sont donc les raisons de cette fulgurante ascension ? Kaïs Saïed a-t-il été élu ou plébiscité ? Est-il l’homme-providence qui tombe du ciel par ces temps de traversée du désert pour sauver un pays qui part peu à peu à la dérive? </p>



<p> On l’a déjà seriné à l’envi dans la presse écrite et audiovisuelle. Kaïs  Saïed est un outsider, il incarne l’anti-système. Sa démarche ne participe pas de celle de la classe dirigeante ou de l’opposition. Elle est singulière, à rebours de l’establishment vomi par les masses populaires pour avoir subi ses déboires, ses tâtonnements et ses multiples errements. </p>



<p> Il est vrai que, depuis le  fameux 14-Janvier 2011, la Tunisie est tombée de Charybde en Scylla. La crise socio-économique n’a fait que s’amplifier et aucun gouvernement n’a réussi à sortir le pays de son atonie. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Pourra-t-il faire sortir le pays de la nasse ?</h3>



<p>  Ce sexagénaire, chenu et droit comme un i, impassible et économe de ses émotions, n’a jamais écumé les plateaux de télé pour se faire vendre ou vendre des rêves mirobolants à l’instar de ses compétiteurs. Et même dans les rares occasions où il s’est adressé au peuple, c’est pour critiquer vertement le système de gouvernance en place, à l’origine de toute la débâcle dans laquelle se trouve empêtrée la Tunisie aujourd’hui. Il fustige une classe politique, qu’il accuse d’être plutôt attachée à ses propres privilèges qu’aux intérêts de la nation. Il ne s’arrête pas aux paroles, il met ses profondes  convictions en pratique comme si pour indiquer la voie à  suivre. En ascète, non seulement il finance sa campagne électorale sur ses propres fonds, du reste très limités – du jamais vu; mais aussi promet de rejeter les ors de la république. Il jure de ne pas s’installer au Palais de Carthage et de se contenter de sa propre pension de retraite. Son sacerdoce : faire sortir le pays de la nasse.</p>



<p> Et c’est justement cette image de l’intellectuel réservé et réfléchi,  de surcroît probe et intègre, qui a alléché des milliers de jeunes. Une image lisse qui tranche avec celle d’une classe politique, en pleine déconfiture, réputée pour son goût immodéré du lucre et du pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un côté moins rassurant tout de même</h3>



<p> Ce janséniste du droit, fidèle à sa rhétorique <em>«Al chaab yourid» </em>(<em>«Le peuple veut»</em>) qu’il répète comme une antienne, se veut aussi révolutionnaire. Il envisage  de renverser l’ordre établi institutionnel. Fort convaincu de la désuétude du système de gouvernance actuel, il préconise sa mise à bas et son remplacement par des comités locaux émanant directement du peuple. Lesquels auront la charge d’élire les députés  ou alors de les déchoir de leurs fonctions au cas où ils trahissent les promesses de leurs votants. C’est la pyramide du pouvoir qu’il s’apprête à inverser, du haut vers le bas pour pouvoir réaliser ce qu’il qualifie de  démocratie directe. D’où la grande inquiétude qu’il suscite auprès d’une bonne partie de la population.</p>



<p> Car, d’aucuns  craignent que ce modèle de gouvernance, quelque part copié-collé  sur celui des comités populaires en Libye du temps de Kadhafi, hypothèque les institutions de l’Etat et mène le pays vers plus d’anarchie et de chaos. </p>



<p> Autre crainte et non des moindres, celle du conservatisme socioreligieux et du souverainisme diplomatique étroit que Kaïs Saïed professe.</p>



<p> Ce dernier serait contre le projet de réformes en rapport avec les libertés individuelles préconisé par la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe). Il refuserait d’abolir la peine de mort, de dépénaliser l’homosexualité et en sus, s’opposerait à l’égalité de l’homme et de la femme en matière d’héritage. </p>



<p> Aussi, il serait prêt à reprendre la vieille campagne, celle contre la  prétendue spoliation de nos richesses gazières et pétrolière par des forces obscures. Une manière comme une autre de ne pas heurter la doxa populiste. </p>



<p> Enfin, cerise sur le gâteau, il vient de déclarer dans l’une de ses rares sorties médiatiques que la Tunisie est désormais en situation de guerre contre l’Etat sioniste. Des propos qui caressent dans le sens du poil les islamistes en même temps qu’ils flattent l’ego surdimensionné des défenseurs de la onzième heure d’un certain nationalisme arabe.</p>



<p> Nourrit-on  les  ventres creux de ces milliers de pauvres hères avec des déclarations de guerre ou avec  de slogans  vides de sens?</p>



<p> En fait, nous ne lui connaissons pas un vrai programme pour redresser l’économie ou pour rééquilibrer notre balance commerciale. Puisque, à  la question avez-vous un programme, il répond presque machinalement que c’est au peuple d’en élaborer.</p>



<p> Il y a de tout dans Kaïs Saïed : du Rached Ghannouchi, du Moncef Marzouki, du Béji Caïd Essebsi, du Hamma Hammami, du Ridha Belhaj, de Saïfeddine Makhlouf, etc. Une sorte d’attrape-tout ou viennent s’agglutiner toutes sortes de sensibilités politiques,  allant du radicalisme religieux à la gauche radicale en passant par la laïcité libérale et républicaine.</p>



<p> C’est ce qui expliquerait, probablement, pourquoi il a réussi à battre le rappel de tous les contraires à la fois, gouvernants et gouvernés, partisans de la droite et ceux de la gauche, islamistes radicaux et  laïques convaincus, jeunes et vieux, ruraux et citadins, etc. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’élu des jeunes est un candidat vieux jeu </h3>



<p> Mais qu’à cela ne tienne. Ce qui interpelle le plus, c’est plutôt le ras-de-marais de ces milliers de jeunes et d’étudiants qui l’ont porté aux nues. Ont-ils trouvé en lui l’incarnation de leurs multiples aspirations?</p>



<p> Pas aussi évident que ça, lors du face-face télévisé avec Nabil Karoui, Kaïs Saïed a révélé qu’il n’avait pas de page Facebook et qu’il n’avait pas mis le nez en dehors de la Tunisie depuis 2014, son passeport étant périmé depuis cette date. </p>



<p> Paradoxalement, l’élu des jeunes ne parle pas la langue des jeunes, ni ne partage leurs préoccupations. Il semble être à des années lumières de ce qui les intéresse. C’est plutôt son adversaire au deuxième tour qui a plutôt parlé de cyber-sécurité, de Netflix et des GAFA, tout ce qui pourrait faire partie de leur univers. </p>



<p> Et si toute cette jeunesse n’avait pas voté pour Kaïs Saïed le politique, pour qui aurait-elle voté? Pour Kaïs Saïed l’intellectuel, un brin révolutionnaire, celui qui affectionne de s’exprimer en arabe académique et qui aime à brandir très haut des idéaux pêle-mêle.</p>



<p> Sans parti, sans expérience et sans programme, cet apôtre du droit  pourrait-t-il mener le pays à bon port avec seulement des valeurs morales pour lesquelles il a été propulsé à la plus haute marche de l’Etat?  Mystère et boule de gomme. </p>



<p> Le slogan<em> «Le peuple veut»</em> est-il finalement un simple écran de fumée qui servira à dissimuler une fuite en avant face à tant de maux dont souffre la Tunisie aujourd’hui, ou alors une sincère volonté de mettre le pays sur la  voie du salut? Ne nous hâtons pas pour le moment  d’émettre un jugement de valeur. Attendons quand même de voir la suite.</p>



<p><em>* Sous-directeur, chargé de l&rsquo;organisation des manifestations scientifiques à la Cité des Sciences à Tunis.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F6dQDMqnT4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/31/beji-caid-essebsi-ou-lart-de-faire-de-la-politique-comme-on-joue-aux-echecs/">Béji Caid Essebsi ou l’art de faire de la politique comme on joue aux échecs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Béji Caid Essebsi ou l’art de faire de la politique comme on joue aux échecs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/31/beji-caid-essebsi-ou-lart-de-faire-de-la-politique-comme-on-joue-aux-echecs/embed/#?secret=c19GQSWNCE#?secret=F6dQDMqnT4" data-secret="F6dQDMqnT4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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