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	<title>Archives des Compagnie de phosphate de Gafsa - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Compagnie de phosphate de Gafsa - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : L&#8217;UGTT et la faillite des entreprises publiques</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Jan 2022 12:25:44 +0000</pubDate>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/UGTT-Gafsa.jpg" alt="" class="wp-image-378955"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans l&rsquo;allocution qu&rsquo;il a prononcée à l&rsquo;ouverture de la 26e conférence de l&rsquo;Union régionale du travail à Gafsa, vendredi 28 janvier 2022, le secrétaire général de l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a réitéré la position dogmatique de la puissante organisation syndicale concernant la réforme des entreprises publiques qui sont presque toutes en quasi-faillite et coûtent très cher à l&rsquo;Etat, contraint de puiser dans les finances publiques pour alimenter leur trésorerie.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-378954"></span>



<p>L&rsquo;organisation syndicale, on le sait, est formellement opposée à toute tentative de privatisation, qu&rsquo;elle soit totale ou partielle, de ces entreprises publiques défaillantes, pour aider à leur assainissement et à leur relance dans un environnement économique plus ouvert, plus exigeant et plus compétitif. </p>



<p>Pourtant, sous le régime de Ben Ali, avant 2011, l&rsquo;UGTT avait accepté sans broncher plusieurs opérations de privatisation d&rsquo;entreprises publiques, comme celles des cimenteries, qui ont été couronnées de réussite, en rapportant d&rsquo;importantes sommes d&rsquo;argent à l&rsquo;Etat, en préservant ces sociétés de la faillite, en relançant leurs activités, notamment à l&rsquo;international, en augmentant leurs chiffres d&rsquo;affaires, en préservant les emplois existants et en en créant d&rsquo;autres et, cerise sur le gâteau, en accroissant les recettes fiscales de l&rsquo;Etat. C&rsquo;est là tout le bien que l&rsquo;UGTT refuse aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;Etat tunisien, serions-nous tentés de dire ! </p>



<h2 class="wp-block-heading">Impossibles réformes structurelles</h2>



<p>Cette position est très contrariante pour l&rsquo;Etat, qui espère conclure un accord de prêt avec le Fonds monétaire internationale (FMI) au cours des prochains mois pour financer son budget pour l&rsquo;année en cours, et qui doit respecter ses engagements vis-à-vis des bailleurs de fonds, notamment en matières de réformes structurelles.</p>



<p>Outre la réduction de la masse salariale dans le secteur public et la révision du système de compensation, de plus en plus coûteux pour les finances publiques, ces réformes concernent aussi la restructuration des entreprises publiques qui creusent les déficits de l&rsquo;Etat au lieu d&rsquo;accroître ses ressources financières, comme cela fut longtemps le cas, avant qu&rsquo;elles soient menées à la faillite par la mauvaise gouvernance.</p>



<p>Dans son allocution de Gafsa, M. Taboubi a averti que la direction issue du prochain congrès de l&rsquo;UGTT sera confrontée à un important défi, celui de <em>«sauvegarder le secteur public»</em>, lequel, rappelons-le, fournit à l&rsquo;organisation l&rsquo;essentiel de ses troupes et, par conséquent, l&rsquo;essentiel de ses ressources financières, et ce via les côtisations des membres syndicaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La privatisation est une ligne rouge</h2>



<p>Evoquant la situation difficile de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG), fleuron industriel de la région, paralysée par les grèves et les sit-in et dont les recettes ont été divisées par deux et trois depuis 2011 alors que ses effectifs ont été multipliés par deux ou trois au cours de la même période, M. Taboubi a appelé les habitants de la région à préserver cette société, qualifiée de <em>«phare de l&rsquo;économie tunisienne»</em>, en avertissant contre ce qu&rsquo;il a appelé <em>«un plan pour la mettre en faillite»</em>, en appelant à garantir la poursuite de la production, seul moyen de soutenir le développement dans la région.</p>



<p>Quelles sont les parties qui cherchent à <em>«mettre en faillite»</em> cette entreprise&nbsp;publique? Mystère et boule de gomme, mais on peut les deviner. Dans l&rsquo;esprit des dirigeants syndicaux, les opérateurs privés sont des prédateurs qui attendent la faillite des entreprises publiques pour en prendre possession, ce qui pour l&rsquo;UGTT, qui avait elle-même privatisé les entreprises qui étaient en sa possession (hôtel Amilcar, assurance Al-Ittihad&#8230;), est considéré comme une <em>«ligne rouge»</em>, selon l&rsquo;expression consacrée de ses dirigeants.</p>
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		<title>Tunisair, un nouveau PDG pour quoi faire ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/24/tunisair-un-nouveau-pdg-pourquoi-faire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2021 11:52:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie de phosphate de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Chelly]]></category>
		<category><![CDATA[Moez Chakchouk]]></category>
		<category><![CDATA[TAV Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisair, la société tunisienne de transport aérien, jadis si florissante, est en difficulté financière et risque fort d’être en cessation totale de paiement. La gazelle, comme on la nomme, s’est réveillée, le 19 février 2011, paralysée, ne pouvant ni payer ses fournisseurs ni son personnel. Par Mounir Chebil * La société turque TAV Tunisie qui...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Khaled-Chelly-Tunisair-1.jpg" alt="" class="wp-image-342619"/><figcaption><em>Que peut faire Khaled Chelly pour redresser Tunisair ?</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Tunisair, la société tunisienne de transport aérien, jadis si florissante, est en difficulté financière et risque fort d’être en cessation totale de paiement. La gazelle, comme on la nomme, s’est réveillée, le 19 février 2011, paralysée, ne pouvant ni payer ses fournisseurs ni son personnel.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong> *</p>



<span id="more-342618"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>La société turque TAV Tunisie qui exploite les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba a même opéré une saisie arrêt sur tous les comptes de Tunisair pour se faire rembourser une créance de 28 millions de dinars tunisiens (MDT) pour divers services non payés. Actuellement, la TAV a accepté de surseoir à l’exécution de cette saisie ce qui a permis à la compagnie de souffler un peu.</p>



<p>Pourtant, Tunisair était, avant 2011, bénéficiaire. Elle prêtait à l’Etat tunisien pour qu’il puisse équilibrer son budget, tout comme beaucoup d’entreprises publiques. Les voilà toutes à l’agonie, étendues sur le billard, attendant une oxygénation qui ne viendrait pas d’un Etat asphyxié par le gaz moutarde des Frères musulmans au pouvoir depuis dix ans et qui se sont en plus illustrés par une gloutonnerie gargantuesque, et une propension hilalienne la destruction.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La descente en enfer de la compagnie publique tunisienne</h3>



<p>La descente en enfer de Tunisair a commencé depuis l’année 2011. En ce temps, il avait été décidé de la déstructurer en intégrant les agents des filiales et ceux des sous-traitants au sein de la société mère, alignant par la même occasion les salaires de leurs agents sur ceux de Tunisair qui étaient bien supérieurs à la moyenne des salaires du secteur public. Une décision qui avait fait exploser sa masse salariale. De 3500 agents, cette compagnie est passée actuellement à 7.500 avec un chiffre d’affaires qui accuse d’année en année un <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/08/30/tunisair-900-bagagistes-recrutes-apres-2011-sont-devenus-directeurs/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">recul vertigineux</a>.</p>



<p>À ce gavage en personnel, il faudrait ajouter le laxisme des agents nouvellement intégrés et titularisés, les grèves pour tout et pour rien, la politique commerciale défaillante… Il en est résulté que <em>«la compagnie souffre de plusieurs maux qui menacent sa survie sur le très court terme, à savoir un déficit de trésorerie énorme et récurrent, un endettement sans commune mesure avec ses capacités de remboursement, une sous-capitalisation manifeste, une détérioration de la qualité de service et de l’image de marque résultant du <a href="https://lapresse.tn/65280/les-anciens-dirigeants-de-tunisair-lancent-un-appel-pour-la-sauver/#:~:text=Face%20%C3%A0%20la%20crise%20sans,Ben%20Dhahbi%20et%20Raouf%20Essaied" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">vieillissement de la flotte</a>.»</em>.</p>



<p>À l’image de l’instabilité gouvernementale, Tunisair a vu le passage de plusieurs PDG nommés puis limogés au gré des humeurs des partis au pouvoir. Pour couronner le tout, mi janvier 2011, le parti des Frères musulmans, Ennahdha, a parachuté à la tête de cette société agonisante Olfa Hamdi, une jeune farfelue aux diplômes controversés, et sans aucune expérience dans la gestion des grandes entreprises et particulièrement celles en difficulté. Elle finit par sauter comme la grenouille qui se voulait vache hollandaise. Enfin, le 12 mars 2021, monsieur Khaled Chelly, un homme de la boîte est nommé PDG. Mais pourrait-il mettre la gazelle sur pied?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Que peut apporter l’Etat aux entreprises publiques en quasi faillite ?</h3>



<p>Or, avec toute la volonté du monde, aucun PDG ne pourrait mettre en place un plan de sauvetage pour Tunisair et l’exécuter. D’une part, son court passage à la tête de cette compagnie l’en empêcherait. D’autre part, l’absence de volonté de restructuration de la part des pouvoirs publics ainsi que la démagogie populiste ambiante ne lui laisseraient le choix que de parer au plus pressé et encore. D’ailleurs, deux projets de restructuration ont été soumis aux gouvernements de Youssef Chahed et d’Elyes Fakfakh et sont restés sans suite malgré l’accord de l’UGTT pour le licenciement de 1200 agents à l’effet de décongestionner la trésorerie de Tunisair.</p>



<p>En principe, l’Etat se devait d’avoir une stratégie pour rentabiliser les entreprises publiques ou à participations publiques. Pour chaque unité en difficulté tout particulièrement, il devait lui établir un plan de redressement et lui définir un objectif à atteindre pour qu’elle puisse jouer pleinement son rôle économique, social et régional dans le cadre d’un plan général de développement du pays.</p>



<p>L’entreprise publique doit pouvoir arriver à assurer son propre équilibre au moins, faute de dégager au profit de l’Etat un flux lui permettant d’assurer les équilibres budgétaires, la régulation du marché et soutenir l’action de développement de l’Etat et la dynamisation de l’économie du pays en général. En temps de crise, il doit être en mesure de soutenir même les entreprises privées, pour éviter l’effondrement de l’économie du pays et les crises sociales qui en découleraient.</p>



<p>L’Etat doit donc avoir une stratégie pour chaque entreprise publique qui implique l’établissement d’un contrat programme définissant les obligations de l’Etat et les objectifs à atteindre pour le responsable qui serait nommé à la tête de telle ou telle entreprise publique. Son évaluation serait selon ses résultats et ses performances en référence à ce contrat.</p>



<p>Le problème actuellement en Tunisie c’est que même si les PDG ou le ministre de tutelle ont la volonté de redresser l’état de nos entreprises publiques, ils ne trouveront pas le soutien nécessaire de l’Etat. Lors de son dernier passage télévisé en fin février 2021, Moez Chakchouk, ministre du Transport, a montré qu’il maîtrise le dossier du secteur du transport public. Pour Tunisair, le ministre a des objectifs clairs pour le court, le moyen et le long terme. Seulement, l’Etat, désargenté, est incapable d’y injecter les fonds nécessaires à sa restructuration. Par ailleurs, il n’y a aucune volonté politique pour redresser l’économie du pays et par conséquent pour sauver ses entreprises publiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les acteurs politiques post-révolution ont causé la faillite de l’Etat</h3>



<p>Tunisair serait-elle donc vouée à la déchéance comme toutes les entreprises publiques tunisiennes ? Et les PDG qui se succéderaient ne seraient-ils que des torchons avec lesquels les politiciens essuieraient leurs sales pattes avant de les jeter en pâture?</p>



<p>Le mercantilisme primaire du temps de la Mecque, et l’économie de la rente introduits par les frères négociants, ont ouvert les portes à l’économie parallèle et aux activités mafieuses de toutes sortes. L’économie locale s’en est gravement ressentie avec les faillites et les fermetures de plusieurs entreprises, l’arrêt des investissements et la fuite des capitaux à l’étranger.</p>



<p>Par ailleurs, tous les acteurs politiques de la place n’ont fait, depuis 2011, qu’œuvrer d’une manière systématique pour causer la faillite de l’Etat et de ses entreprises publiques après avoir réussi à ébranler ses institutions et saper son autorité. L’exemple le plus édifiant de cette mise en faillite est celui de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG). Elle était, en 2010, cinquième producteur mondial de phosphate, la voilà au bord de la faillite.</p>



<p>La Tunisie de la <em>«barouita»</em> pullule de taupes au service de lobbys devenus un Etat dans l’Etat et qui, en underground, manipulent des partis politiques, des parlementaires, des ministres, des hauts fonctionnaires, des journalistes… pour causer l’effondrement total de l’Etat, de ses institutions politiques et de ses structures économiques. Certains lobbys cherchent à faire main basse sur ses monopoles pour régner en maîtres sur le marché. D’autres, magouillent pour amener l’Etat, devenu totalement insolvable, à vendre ses avoirs au rabais aux <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/03/01/tunisie-proie-facile-pour-les-fonds-vautours/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">fonds vautours étrangers, comme soutenu par Moktar Lamari</a>.</p>



<p>Ce n’est pas gratuit, qu’au moment où la crise économique, politique, sociale et sanitaire est à son paroxysme, les partis de la place, les médias, les <em>«juristes» </em>et les <em>«politologues»</em> sont engagés dans des joutes politiciennes, pour des remaniements ministériels, des élections législatives, des référendum, des révisions de la constitution, des changements du système.</p>



<p>Tant de palabres <em>«cacaphoniques»</em> qui ne feraient qu’aggraver le chaos dans lequel le pays est embourbé, et qui le mènerait aux portes du marché aux puces, et à devenir l’eldorado des milliers de Daéchiens installés en Libye et qu’on voudrait délocaliser, la Libye étant un gros morceau qu’on cherche aujourd’hui à croquer en paix. Déjà, en Tunisie, Frères musulmans, <em>«droits-de-l’hommistes»,</em> journalistes, mignons démocrates… préparent la venue de ces Daéchiens en Tunisie, sous couvert de la nécessité de réhabiliter et intégrer les brebis égarées.</p>



<p>Faut-il espérer voir les fauves et les charognards fuir devant le roulement des tambours et mis au pas par un gouvernement de salut national ? Enfant, j’ai vu dans les campagnes de Msaken, ma ville natale, les sauterelles fuir suite au tintamarre des caissons et s’engouffrer dans les filets qui leur étaient tendus. Les récoltes étaient sauvées et les familles rassurées.</p>



<p>* <em>Ancien haut cadre à la retraite.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Le contentieux environnemental pour contrer les grands pollueurs</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/tunisie-le-contentieux-environnemental-pour-contrer-les-grands-pollueurs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2020 08:54:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie de phosphate de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[contentieux environnemental]]></category>
		<category><![CDATA[droits environnementaux]]></category>
		<category><![CDATA[Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[grands pollueurs]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe chimique tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les activistes du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) appellent au recours aux contentieux environnemental afin de contraindre les grands pollueurs et violateurs des droits environnementaux à changer de modes opératoires et arrêter les dépassements dont ils sont responsables. Le département justice environnementale du FTDES œuvre depuis des années pour la consécration...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Pollution-industrielle.jpg" alt="" class="wp-image-316596"/><figcaption><em>Pollution atmosphérique à Fej Rouissat-Kairouan.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Les activistes du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) appellent au recours aux contentieux environnemental afin de contraindre les grands pollueurs et violateurs des droits environnementaux à changer de modes opératoires et arrêter les dépassements dont ils sont responsables.</em></strong></p>



<span id="more-316595"></span>



<p>Le département justice environnementale du FTDES œuvre depuis des années pour la consécration des droits environnementaux des citoyens et appuyer les mouvements socio-environnementaux dans leurs luttes pour faire valoir leurs droits dans différents domaines : droit à l’eau, droit à un environnement sain et droits des générations futures d’une manière générale.</p>



<p>Pour ce faire, l’équipe du projet <em>«justice environnementale»</em> multiplie les efforts et ne cesse d’innover dans son mode d’action et ses stratégies pour accompagner les mouvements et campagnes pour les droits environnementaux vers plus d’efficacité dans leurs combats au quotidien.</p>



<p>Néanmoins, dans certaines affaires suivies, la situation environnementale est la même depuis des années et les violations ne cessent de se reproduire et de s’accroitre. Aussi, face à des formes de protestation répétitives (sit-in, marche, coupure de routes) et des actions d’appui par la société civile, limitées aux communiqués de soutien et de dénonce, les responsables de ses violations gagnent en confiance et se considèrent de jour en jour au-dessus de la loi.</p>



<p>Partant de ce constat sur l’insuffisance de la défense classique des droits pour installer la justice environnementale souhaitée, le département justice environnementale s’est résolu à passer à la vitesse supérieure à travers le recours aux contentieux environnemental afin de contraindre les grands pollueurs et violateurs des droits environnementaux à changer de modes opératoires et arrêter les dépassements dont ils sont responsables.</p>



<p>Ainsi, l’équipe du département travaille depuis le début de 2020 sur l’axe jurisprudence environnementale pour l’instaurer comme nouvel outil stratégique dans la consécration de la justice environnementale en Tunisie. Le point de départ était l’appui apporté par la section du bassin minier au conseil municipal de Mdhilla dans la plainte qu’il a déposé au mois de janvier contre le Groupe chimique tunisien (GCT) pour la pollution industrielle dont il est responsable et pour ses<a href="https://ftdes.net/ar/le-groupe-chimique-a-mdhilla-la-decision-de-justice-effacera-t-elle-la-violation-de-la-loi/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener"> activités illégales depuis plus de trois décennies</a>. Une autre plainte sera déposée d’ici la fin de l’année contre la Compagnie de phosphate de Gafsa (GPC) pour sa surexploitation de la nappe d’eau et son implication dans les perturbations et coupures d’eau récurrentes dans la ville de Redeyef.</p>



<p>Dans le cadre de partenariat avec d’autres organisations, un deuxième volet de cette stratégie vise à contraindre les entreprises multinationales opérant en Tunisie à avoir des pratiques plus respectueuses envers l’environnement, les ressources naturelles et les communautés et à réduire leurs impacts sur les changements climatiques. Ainsi, le département Justice Environnementale se penche sur l’évaluation des activités des entreprises polluantes dans différentes régions (Tataouine, Kebili, Kerkennah, Monastir, Kairouan, Bizerte, Gabès…) avant de recourir à la justice, quand c’est nécessaire.</p>



<p>Les équipe de Kairouan et Monastir sont également impliqués dans cette nouvelle orientation du département et d’autres affaires en rapport à des dossiers lourds et anciens accompagné par le FTDES, pourront être portées en justice dans les prochains mois, à l’instar de la <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.shemsfm.net/ar/الأخبارأخبار-تونسالأخبار-الجهوية/251623/ممثلون-عن-المجتمع-المدني-يحتجون-على-خلفية-الوضع-البيئي-الكارثي-لخليج-المنستير-ونفوق-الأسماك-بصيادة" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pollution de la baie de Monastir par l’industrie textile et les eaux usées</a> ou la pollution atmosphérique à Fej Rouissat-Kairouan provoquée par l’utilisation du coke pétrolier par une <a href="https://ftdes.net/faj-rouissat-lutte-pour-son-droit-au-developpement-dans-un-environnement-sain/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">cimenterie étrangère</a>. Aussi, le projet Justice Environnementale envisage d’ouvrir le grand dossier de la pollution industrielle à Gabès et pourrait entamer une action judiciaire contre le responsable violateur : le GCT.</p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/16/tunisie-le-contentieux-environnemental-pour-contrer-les-grands-pollueurs/">Tunisie : Le contentieux environnemental pour contrer les grands pollueurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Loi de finances 2020 : Les mesures urgentes pour sortir la Tunisie de la crise</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/04/loi-de-finances-2020-les-mesures-urgentes-pour-sortir-la-tunisie-de-la-crise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 12:26:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[blanchiment d'argent]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie de phosphate de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2020]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Afin d’arrêter au plus vite le processus de dégradation de la situation économique en Tunisie, les partis doivent se mettre d’accord rapidement pour former le gouvernement au lieu de perpétuer les palabres stériles et sans intérêt pour la population et, surtout, pour les jeunes et les acteurs économiques. Par Amine Ben Gamra * Le projet...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Loi-de-finances-2020.jpg" alt="" class="wp-image-252656"/></figure>



<p><strong><em> Afin d’arrêter au plus vite le processus de dégradation de la situation économique en Tunisie, les partis doivent se mettre d’accord rapidement pour former le gouvernement au lieu de perpétuer les palabres stériles et sans intérêt pour la population et, surtout, pour les jeunes et les acteurs économiques. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-252643"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Mohamed-Amine-Ben-Gamra.jpg" alt="" class="wp-image-250347"/></figure></div>



<p> Le projet de la loi de finances 2020 tel que présenté par le gouvernement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) est dénué de tout esprit réformateur et de vision stratégique. La fiscalité tunisienne cible encore les contribuables et les sociétés légales au lieu d’étendre la base du réseau fiscal à ceux qui se situent en dehors des toutes autorités de l’État. Encore des mesures qui manquent d’équité, de simplicité et de stabilité. Cette fiscalité changeante fait fuir les investisseurs qui ne savent plus à quoi s’en tenir. Mais ces dispositions ne répondent pas aux attentes des contribuables et du peuple : ce n’est pas la réforme attendue. Ce projet ne doit pas être voté comme tel. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Pour impulser la dynamique économique et rétablir la confiance</h3>



<p> Aussi proposons-nous dans cet article une série de mesures à prendre urgemment impulser la dynamique économique et rétablir la confiance dont tous les opérateurs ont besoin pour être incités à investir et à se redéployer.</p>



<p> Ces mesures sont les suivantes&#8230; </p>



<p><em><strong> Le redressement de la situation de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) et retour à la production</strong></em>: Etat, patronat, syndicats et société civile doivent s’engager pour trouver une issue à cette crise. Cela passe en premier lieu par un dialogue socio-économique responsable autour de la vision stratégique de la compagnie et du plan d’action y afférent, avec des objectifs réalistes et chiffrés et des mécanismes de mise en œuvre adéquats. À noter que la CPG souffre, depuis 2011, de la baisse de production due aux mouvements sociaux et à la vétusté des équipements.</p>



<p><strong><em> Le rétablissement des équilibres macroéconomiques en diminuant le déficit commercial et la dépréciation conséquente du dinar</em></strong> : il faut stopper toute forme d’importations anarchiques et de délivrance des franchises et relancer l’export surtout dans les secteurs porteurs tels que l’agriculture et les énergies renouvelables. </p>



<p><strong><em> La lutte contre la spéculation et la contrebande</em></strong> : pour ce qui est de l’économie informelle, surtout dans sa composante criminelle, l’Etat doit engager une stratégie complète de lutte contre la corruption, le financement des transactions illicites et de blanchiment d’argent. </p>



<p> <strong><em>La loi sur la déclaration de patrimoine et la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêts dans le secteur public</em></strong> doivent être appliquées avec plus de fermeté, surtout à l’encontre des contrebandiers et des évadés fiscaux qui circulent au vu et au su de tous, continuent d’exercer leurs activités en toute impunité et accumulent des richesses immobilières et de cash considérables.</p>



<p><strong><em> Le renforcement le contrôle des circuits de distribution et de production</em></strong> : il est indispensable de renforcer le dispositif de contrôle des prix chez les vendeurs et les revendeurs et donner plus de pouvoir de sanction aux administrations compétentes.</p>



<p><strong><em> L’attribution des hautes responsabilités aux compétences avérées</em></strong> : il faut viser les compétences dans chaque secteur et instaurer une bonne gouvernance au sein du nouveau gouvernement pour ne pas encore faire subir à notre pays des pertes comme celles causées par le gouvernement actuel. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Privilégier la compétence à l’appartenance politique </h3>



<p> Rappelons, à titre indicatif, le record enregistré cette saison dans le domaine de la production céréalière mais, en raison de l’incapacité du gouvernement de protéger et de stocker les récoltes de blé du pays, l’Office national des céréales a du lancer dernièrement un appel d’offres international pour l’achat de blé tendre afin de combler le manque du aux dommages causées. Ces faits de mauvaise gestion ne doivent plus se répéter et il faut faire attention dans le choix des ministres et la composition du gouvernement.</p>



<p> Les partis politiques doivent se mettre d’accord et former le gouvernement rapidement au lieu de perpétuer les palabres politiques stériles et sans intérêt pour la majorité de la population et surtout pour nos jeunes et nos acteurs économiques. Alors que dans le même temps, nos  problèmes économiques sont en train de s’aggraver de plus en plus chaque jour.</p>



<p><em>* Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l’Ordre des experts comptable de Tunisie.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="syZGtrz6qX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/22/tunisie-le-nouveau-gouvernement-doit-trouver-un-remede-au-desequilibre-budgetaire-flagrant/">Tunisie : le nouveau gouvernement doit trouver un remède au déséquilibre budgétaire flagrant</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le nouveau gouvernement doit trouver un remède au déséquilibre budgétaire flagrant » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/22/tunisie-le-nouveau-gouvernement-doit-trouver-un-remede-au-desequilibre-budgetaire-flagrant/embed/#?secret=UH23q8PcY4#?secret=syZGtrz6qX" data-secret="syZGtrz6qX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie : Émergence d’une forte demande d’environnement sain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/31/tunisie-emergence-dune-forte-demande-denvironnement-sain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 17:52:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Sfax, Gabès, Gafsa et partout ailleurs en Tunisie, on manifeste contre les rejets industriels polluants. L’événement : sous une forte pression encadrée de la société civile, le conseil municipal de Sfax a décidé, dimanche 30 décembre 2018, d’interdire la circulation à l’intérieur de la ville de tout engin transportant des matières polluantes telles que...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/31/tunisie-emergence-dune-forte-demande-denvironnement-sain/">Tunisie : Émergence d’une forte demande d’environnement sain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-191366" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Manifestations-contre-la-pollution.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>A Sfax, Gabès, Gafsa et partout ailleurs en Tunisie, on manifeste contre les rejets industriels polluants.</em></p>
<p><em><strong>L’événement : sous une forte pression encadrée de la société civile, le conseil municipal de Sfax a décidé, dimanche 30 décembre 2018, d’interdire la circulation à l’intérieur de la ville de tout engin transportant des matières polluantes telles que le phosphate et le soufre.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-191365"></span></p>
<p>Elu démocratiquement depuis mai 2018, le conseil municipal, en tant que dépositaire du pouvoir local, comme le stipule la constitution, est habilité à prendre une aussi importante décision tant il est convaincu, tout autant que le reste des citoyens, des effets nocifs de la circulation en ville des engins transportant des produits polluants, notamment du phosphate, sur la santé des Sfaxiens.</p>
<h3>La non-acceptabilité environnementale s’amplifie</h3>
<p>Cette décision vient forcer la main au gouvernement qui, en dépit de ses engagements à ce sujet, a tendance à traîner des pieds avant de transférer en dehors de Sfax les industries polluantes. Intervenant après des mouvements de la société civile à Gafsa, à Gabès et à Tozeur, contre la pollution générée par le phosphate et ses rejets, elle constitue, de toute évidence, la consécration d’une prise de conscience salutaire des Sfaxiens de leur droit légitime à un environnement sain.</p>
<p>Pour mémoire, le conseil municipal de Menzel Habib (gouvernorat de Gabès) avait manifesté, dans un communiqué publié le 4 décembre 2018, son rejet du projet d’enfouissement ou de valorisation, sur son territoire, du phosphogypse, matière extrêmement polluante rejetée par les industries chimiques de transformation de phosphate installées dans cette région.</p>
<p>Ce rejet a été suivi, le 8 décembre 2018, par une grande manifestation des habitants de la délégation d’El-Hamma, dont dépend la mairie Menzel Habib. Les manifestants ont scandé des slogans hostiles au gouvernement, opposant un refus catégorique à ce projet qui, selon leurs propos,<em> «constitue un risque pour toute la localité»</em>.</p>
<p>Les habitants de Gafsa et des villages avoisinants (Bouzayane..), ont, pour leur part, constamment déploré les répercussions négatives sur leur santé de l’extraction et du transport à ciel ouvert du phosphate. Ils accusent la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) et le gouvernement de n’avoir jamais élaboré une étude d’impact de ces industries extractives sur la santé des communautés qui résident à proximité.</p>
<p>Tirant des enseignements de ces dérapages écologiques et anticipant sur les conséquences désastreuses que pourrait avoir le futur gisement de phosphate de Tozeur sur leur santé et sur celle de l’oasis, à l’écosystème très fragile, les oasiens refusent à leur tour l’ouverture d’un gisement de phosphate dans leur région, qui plus est a vocation touristique.</p>
<h3>Le rejet du phosphate aura un coût</h3>
<p>Cette aversion pour le phosphate a tendance à s’ériger en véritable front de refus de toute industrie polluante.</p>
<p>Toutes ces manifestations et décisions viennent illustrer de manière éloquent l’émergence, dans tout le bassin minier et les zones de transformation de phosphate, d’une forte demande sociale pour une meilleure qualité de vie, pour un environnement sain et, surtout, pour une gestion inclusive des ressources naturelles lorsque leur exploitation devient nécessaire.</p>
<p>Une telle prise de conscience environnementale ne sera pas à coup sûr du goût du gouvernement pour une simple raison. Elle va avoir un coût, un coût fort exorbitant en ce sens où, tôt ou tard, il sera obligé de transférer les industries extractives et de transformation polluantes en dehors des zones urbaines.</p>
<p>Lors d’un séminaire sur l’avenir du phosphate, Kais Dali, ancien Pdg de la CPG avait estimé le coût de cette non-acceptabilité environnementale, et son corollaire, les transferts des usines en dehors des villes, à 3 milliards de dinars. À l’époque l’euro s’échangeait contre 2,3 dinars, contre 3,4 dinars actuellement.</p>
<p>Cela pour dire que la décision du conseil municipal de Sfax d’interdire la circulation des engins de phosphate en ville constitue un tournant historique et risque de faire boule de neige. Une nouvelle tendance à suivre…</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bdvM8f0ZeT"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/12/sfax-mobilisation-pour-la-fermeture-de-lusine-de-la-siape/">Sfax : Mobilisation pour la fermeture de l’usine de la Siape</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sfax : Mobilisation pour la fermeture de l’usine de la Siape » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/12/sfax-mobilisation-pour-la-fermeture-de-lusine-de-la-siape/embed/#?secret=VJIJm3izfL#?secret=bdvM8f0ZeT" data-secret="bdvM8f0ZeT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xB5TCyj0Eu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/05/les-impacts-des-pollutions-industrielles-sur-lagriculture-a-gabes/">Les impacts des pollutions industrielles sur l’agriculture à Gabès</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les impacts des pollutions industrielles sur l’agriculture à Gabès » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/05/les-impacts-des-pollutions-industrielles-sur-lagriculture-a-gabes/embed/#?secret=93BsxsOHYK#?secret=xB5TCyj0Eu" data-secret="xB5TCyj0Eu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Q2vQWMO5bl"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/26/mais-quattendons-nous-pour-sauver-gabes/">Mais qu’attendons-nous pour sauver Gabès ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mais qu’attendons-nous pour sauver Gabès ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/26/mais-quattendons-nous-pour-sauver-gabes/embed/#?secret=vigcFNMdP3#?secret=Q2vQWMO5bl" data-secret="Q2vQWMO5bl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/31/tunisie-emergence-dune-forte-demande-denvironnement-sain/">Tunisie : Émergence d’une forte demande d’environnement sain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quel avenir pour l’industrie du phosphate en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/23/quel-avenir-pour-lindustrie-du-phosphate-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 May 2018 13:44:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle Kheireddine]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie de phosphate de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe chimique tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[phosphate]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Société nationale des chemins de fer tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’industrie du phosphate en Tunisie est certes en crise, mais elle a encore de l’avenir, pour peu que la production reprenne et que des investissements publics conséquents soient consentis pour la moderniser et la rentabiliser davantage. Par Khémaies Krimi Au moment où beaucoup de Tunisiens pensent que l’accroissement de la production et de la transformation...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/23/quel-avenir-pour-lindustrie-du-phosphate-en-tunisie/">Quel avenir pour l’industrie du phosphate en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-155717" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Phosphates.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’industrie du phosphate en Tunisie est certes en crise, mais elle a encore de l’avenir, pour peu que la production reprenne et que des investissements publics conséquents soient consentis pour la moderniser et la rentabiliser davantage.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-155714"></span></p>
<p>Au moment où beaucoup de Tunisiens pensent que l’accroissement de la production et de la transformation de phosphate pourrait booster les exportations du pays, atténuer le déficit exorbitant de la balance commerciale et contribuer à la reprise économique, des analyses plus fines de la situation socio-économique dans le bassin minier de Gafsa estiment que c’est le scénario contraire qui pourrait se produire. Autrement dit, c’est le contribuable qui va être obligé, un jour ou l’autre, de mettre la main dans la poche pour financer la restructuration d’un secteur déjà largement sinistré. Et pour cause, l’actuelle non-acceptabilité sociale et environnementale de la production du phosphate et dérivés, matières extrêmement polluantes et, en plus, exploitées de manière inéquitable, risque, pour peu de perdurer, de coûter très cher à l’Etat.</p>
<p>En effet, avec l’émergence, depuis le soulèvement du 14 janvier 2011, d’une forte demande sociale pour une meilleure qualité de vie, pour un environnement sain et pour une gestion inclusive des ressources naturelles du pays, il va falloir, tôt ou tard, accepter soit la fermeture soit le transfert en dehors des zones urbaines de tous les équipements polluants (usines, ports&#8230;).</p>
<p>Ce scénario va avoir un coût. Il est estimé à 3 milliards de dollars par <em>«Mosieur phosphate»</em>, Kais Dali, l’un des meilleurs experts tunisien du phosphate, et ce, pour avoir été, durant de longues années, à la tête de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT).</p>
<p>C’est là une des principales conclusions de la conférence organisée, le 12 mai 2018, par le Cercle Kheireddine, sur le thème: <em>«Le secteur du phosphate tunisien, success story, défis actuel et futur»</em>.</p>
<p>Dans l’exposé des motifs qui l’ont amené à opter pour ce thème, le Cercle Kheireddine a donné déjà le ton en notant que <em>«le phosphate, ressource stratégique par excellence, a longtemps nourri les fantasmes des uns et les désillusions des autres. Glorifié pour son rôle de ‘‘vache à lait’’ permettant d’alimenter le budget de l’Etat en devises, il a été diabolisé pour les dégâts qu’il a causés à l’environnement de la région de Gafsa et pour la mentalité rentière qu’il aurait instillée».</em></p>
<p>C’est dans cet esprit que le <em>think-tank</em> a invité une cinquantaine d’anciens hauts cadres à débattre de la situation du phosphate à la lumière d’une longue conférence faite par Kais Dali sur l’histoire, le présent et l’avenir du secteur du phosphate en Tunisie.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-155718" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Kais-Dali-1.jpg" alt="" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Kais Dali.</em></p>
<h3>Aux origines d’une success story</h3>
<p>Au rayon de l’histoire, le conférencier relève une <em>success story</em> marquée par quatre importantes étapes: la tunisification de la filière du phosphate accompagnée d’une longue période d’apprentissage (1958-1970), les premières modernisations technologiques (1971-1989), la recrudescence de la concurrence internationale, avec l’arrivée sur le marché de nouveaux producteurs (1990-2010) et enfin l’impact du soulèvement du 14-Janvier, avec, comme corollaires, le recul de la production par l’effet des mouvements sociaux. Cette dernière est passée de 8 millions de tonnes en 2010 à 4 millions de tonnes en 2017.</p>
<p>Points d’orgue de cette <em>success story</em>, l’intégration du secteur (création de plusieurs unités spécialisées et complémentaires&#8230;), la diversification géographique (création des industries chimiques de transformation de phosphate à Gabès, Sfax et Skhira&#8230;), l’émergence du groupe chimique en tant qu’entreprise mondiale, la conclusion de partenariats stratégiques avec des partenaires techniques financiers étrangers, la modernisation des méthodes d’exploitation&#8230;</p>
<p>Il s’agit notamment de l’option, depuis 1990, pour le développement des mines à ciel ouvert pour remplacer les mines souterraines. Cette méthode est reconnue comme étant moins coûteuse. Toutes les mines tunisiennes de phosphate sont maintenant de type <em>«à ciel ouvert»</em>. Cette méthode d’exploitation minière a apporté d’importantes économies aux niveaux des coûts de main-d’œuvre et de productivité.</p>
<p>Au cours de la dernière décade, la CPG a vu sa production augmenter pour atteindre plus de 8 millions de tonnes en 2007, alors qu’elle était de 6 millions de tonnes à la fin des années 1980. Et le conférencier de rappeler les performances du secteur : «<em>En 2010, le secteur pesait 2% du PIB, 8% des exportations, 0,3% des emplois, mais seulement 1% de la masse salariale nationale»</em>.</p>
<p>Il a ajouté que bien que la production de phosphate en Tunisie ait atteint son apogée en 2010, elle demeure inférieure à celle de la Chine (85 millions de tonnes), le Maroc (26 millions de tonnes) et les Etats-Unis (26 millions de tonnes).</p>
<p>Au rayon des ratages, le conférencier en a évoqué deux. Il a cité l’année 2008 au cours de laquelle le prix de l’acide phosphorique a connu une flambée sans précédent qui aurait du être accompagnée par de nouveaux investissements, mais cette année là, on a connu de graves troubles sociaux à Redeyef, qui ont empêché toute initiative dans cette perspective. Le Maroc, producteur concurrent, en a profité pour intensifier ses investissements dans cette industrie qui demeure compétitive à l’échelle internationale.</p>
<p>Le deuxième ratage concerne le retard qu’a accusé l’évolution du transport minier par rail et l’absence de nouveaux investissements de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) en matière d’acquisitions de nouveaux wagons ou de rénovation des voies ferrées pour le transport des phosphates, ce qui a favorisé le renforcement du transport du phosphate par camions et augmenté son coût.</p>
<h3>Problématique de la non-soutenabilité sociale et environnementale</h3>
<p>S’agissant du présent, voire des défis actuels, Kais Dali a évoqué le recul, depuis 2011, de la production du phosphate et dérivés par l’effet de la non-acceptabilité sociale et environnementale de ces produits par les communautés jouxtant les sites de production, et ce malgré le recrutement de plusieurs milliers de personnes, l’effectif de tout le secteur phosphatier étant passé de 14.600 en 2010 à 25.758 en 2017. La plupart des emplois ont été créés à fonds perdus dans des sociétés qui devraient en principe améliorer, depuis 2013, la qualité de l’environnement.</p>
<p>Au sujet de la non-acceptabilité environnementale, le conférencier a rappelé, à titre indicatif, le rejet systématique de la société civile de Gabès de toute solution proposée par le Groupe chimique pour atténuer la pollution générée par les industries chimiques. Parmi ces solutions figurent le rallongement des canalisations d’évacuation du phophogypse dans la mer et la proposition d’un site pour l’enterrement de cette matière à 25 kms de la ville.</p>
<p>La solution serait pour lui le transfert, tôt ou tard, des sites de production en dehors des zones urbaines.</p>
<p>À propos de la non-acceptabilité sociale, le conférencier a mis l’accent sur l’extrême précarité que connaissent, particulièrement, les habitants des villes de Redeyef et de Moularès et insisté sur l’enjeu d’assurer, dorénavant, un suivi rigoureux des montants dépensés par la CPG au titre de la responsabilité sociétale au profit des communautés du bassin minier.</p>
<p>Dans ce contexte, il a reproché à l’Etat central d’avoir failli à ses responsabilités en laissant, depuis 2011, le GCT et la CPG gérer tous seuls les mouvements sociaux et les arrêts de travail.</p>
<p>Il a tancé également les autorités centrales en déplorant leur tendance à ne pas traiter, comme elles le faisaient avec le tourisme, le secteur stratégique du phosphate avec autant d’intérêt et d’égards.</p>
<p>Ce sont là deux messages sur lesquels Kais Dali a beaucoup insisté.</p>
<h3>Le phosphate demeure une ressource stratégique rentable</h3>
<p>Le conférencier devait aborder ensuite le futur du phosphate en Tunisie et dans le monde. Trois éléments évoqués méritent qu’on s’y attarde.</p>
<p>Le premier consiste en la persistance du phosphate et ses dérivés en tant que produits stratégiques pendant de longues années, voire des décennies.</p>
<p>Le second réside dans le fait que le sol tunisien engrange d’importantes réserves: Sra-Ouertane avec 1000 millions de tonnes (MT), bassin minier de Gafsa (500 MT), Djerid-Nefta (400 MT) Meknassy (15 MT). De tous ces gisements, seuls ceux du Djérid et de Sra-Ouertane ne sont pas encore exploités.</p>
<p>Selon Kais Dali, le gisement de Sra-Ouertane ne sera rentable que dans une vingtaine d’années lorsque la Chine et les Etats-Unis auront disparu du marché par l’effet de l’épuisement de leurs mines.</p>
<p>Dans cette perspective, la Tunisie pourrait produire, d’ici 2050, capter une bonne part du marché et produire 15 MT par an. À l’horizon 2030, le conférencier estime que, dans le cas des scénarios les plus optimistes, la Tunisie pourrait produire entre 8 et 10 MT.</p>
<p>Le troisième a trait à la problématique des grandes quantités d’eau utilisées pour le lavage du phosphate, et ce, au détriment de l’alimentation des communautés du bassin minier en eau potable. Kais Dali a relevé qu’il y a moyen de réduire cette consommation d’eau de 25 à 50 millions de m3 par an recourant soit à des déshydratants chimiques soit au dessalement de l’eau de mer.</p>
<h3>Le coûteux critère de la soutenabilité sociale et environnementale</h3>
<p>Lors de la discussion, les participants ont relevé plusieurs questions, particulièrement, la tendance du conférencier à privilégier les performances économiques de la filière phosphatière et à occulter les conclusions de deux précieuses études récentes, l’une traitant de l’impact du phosphate sur la santé dans le bassin minier et l’autre sur l’impact des industries chimiques sur l’environnement à Gabès.</p>
<p>D’autres ont reproché au conférencier de ne pas avoir pris en considération les nouveautés apportées par la nouvelle Constitution de 2014, notamment par l’article 12 (souci de justice sociale, développement durable, équilibre entre les régions, exploitation rationnelle des ressources nationales&#8230;) et l’article 13: <em>«Les ressources naturelles appartiennent au peuple tunisien. L’État y exerce sa souveraineté en son nom».</em></p>
<p>Dans sa réponse, Kais Dali a indiqué que la soutenabilité sociale et environnementale est un critère nouveau, qui a besoin de temps et d’argent pour être consacré dans la réalité.</p>
<p>Au final, la conférence a tenu ses promesse et a été fort instructive au point qu’une députée présente est allée jusqu’à inviter Kais Dali à refaire son exposé magistral devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), afin de lui assurer une large diffusion et d’en faire profiter les députés.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wdcQuFCtqR"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/07/cercle-kheireddine-les-defis-du-phosphate-tunisien-selon-kais-dali/">Cercle Kheireddine : Les défis du phosphate tunisien selon Kais Dali</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cercle Kheireddine : Les défis du phosphate tunisien selon Kais Dali » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/07/cercle-kheireddine-les-defis-du-phosphate-tunisien-selon-kais-dali/embed/#?secret=984E3CiIQM#?secret=wdcQuFCtqR" data-secret="wdcQuFCtqR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lpMWlX27y6"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/27/ceci-nest-intox-tunisie-va-importer-phosphate/">Ceci n’est pas une intox : La Tunisie va importer du phosphate !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ceci n’est pas une intox : La Tunisie va importer du phosphate ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/27/ceci-nest-intox-tunisie-va-importer-phosphate/embed/#?secret=fdxfl80Aax#?secret=lpMWlX27y6" data-secret="lpMWlX27y6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="h67tM4h6p5"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/26/phosphates-5000-employes-payes-pour-ne-rien-faire/">Phosphates : 5000 employés payés pour ne rien faire</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Phosphates : 5000 employés payés pour ne rien faire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/26/phosphates-5000-employes-payes-pour-ne-rien-faire/embed/#?secret=w5AXPmDAAW#?secret=h67tM4h6p5" data-secret="h67tM4h6p5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/23/quel-avenir-pour-lindustrie-du-phosphate-en-tunisie/">Quel avenir pour l’industrie du phosphate en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Lotfi Ali dément posséder 100 camions pour le transport du phosphate</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/12/lotfi-ali-dement-posseder-100-camions-pour-le-transport-du-phosphate/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2017 13:17:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie de phosphate de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[phosphate]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Tahri]]></category>
		<category><![CDATA[Union générale tunisienne du travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le député de Nidaa Tounes de Gafsa, Lotfi Ali a démenti possédet 100 camions pour le transport du phosphate. Dans une intervention à Shems FM, aujourd&#8217;hui, jeudi 12 octobre 2017, M. Ali a affirmé que depuis 2014, date de son élection à l&#8217;Assemblée des représentants du peuple (ARP), il ne possède plus de camions dédiés...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/12/lotfi-ali-dement-posseder-100-camions-pour-le-transport-du-phosphate/">Lotfi Ali dément posséder 100 camions pour le transport du phosphate</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-118314" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Lotfi-Ali.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le député de Nidaa Tounes de Gafsa, Lotfi Ali a démenti possédet 100 camions pour le transport du phosphate.</strong></em><span id="more-118310"></span></p>
<p>Dans une intervention à Shems FM, aujourd&rsquo;hui, jeudi 12 octobre 2017, M. Ali a affirmé que depuis 2014, date de son élection à l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP), il ne possède plus de camions dédiés au transport du phosphate et n&rsquo;a pas eu de transaction avec la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG).</p>
<p>Le député de Nidaa Tounes a, par ailleurs, critiqué les déclarations du secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Sami Tahri, qui a déclenché les rumeurs à son propos, l&rsquo;appelant aussi à ne pas croire aux racontars et à rassembler des preuves avant de lancer des accusations.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<p><em><strong>Article lié : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NLf2T7MmhM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/11/sami-tahri-un-depute-possede-100-camions-pour-le-transport-le-phosphate/">Sami Tahri : «Un député possède 100 camions pour le transport le phosphate»</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sami Tahri : «Un député possède 100 camions pour le transport le phosphate» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/11/sami-tahri-un-depute-possede-100-camions-pour-le-transport-le-phosphate/embed/#?secret=JKd96lJPVd#?secret=NLf2T7MmhM" data-secret="NLf2T7MmhM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/12/lotfi-ali-dement-posseder-100-camions-pour-le-transport-du-phosphate/">Lotfi Ali dément posséder 100 camions pour le transport du phosphate</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sami Tahri : «Un député possède 100 camions pour le transport le phosphate»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Oct 2017 07:17:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adnane Hajji]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie de phosphate de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Tahri]]></category>
		<category><![CDATA[transport ferroviaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sami Tahri (UGTT) a dénoncé ce qu’il a appelé «des lobbies qui sont en train de détruire nos richesses comme le phosphate et le blé». Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui parlait à la radio IFM, lundi 10 octobre 2017, a ajouté que, contrairement aux rumeurs, ces lobbies «n’ont...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/11/sami-tahri-un-depute-possede-100-camions-pour-le-transport-le-phosphate/">Sami Tahri : «Un député possède 100 camions pour le transport le phosphate»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-32571" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/12/Sami-Tahri.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Sami Tahri (UGTT) a dénoncé ce qu’il a appelé «des lobbies qui sont en train de détruire nos richesses comme le phosphate et le blé».</strong></em></p>
<p><span id="more-118070"></span></p>
<p>Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui parlait à la radio IFM, lundi 10 octobre 2017, a ajouté que, contrairement aux rumeurs, ces lobbies <em>«n’ont aucune relation avec l’UGTT. Ce qu’on peut dire c’est que les sociétés de transports de phosphate ont des soutiens. La situation est grave. Nous avons appelé à l’amélioration du transport ferroviaire pour réduire les coûts. Pour le moment on n’a pas avancé sur ce dossier stratégique. Le fait qu’un député de l’Assemblée des représentants du peuple possède 100 camions pour le transport des phosphates est significatif de ce point de vue. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas de Adnane Hajji»</em>.</p>
<p>M. Tahri s’est cependant gardé de nommer le député concerné.</p>
<p>La problématique du transport du phosphate par camions date du temps de Ben Ali. La Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) sous-traite cette activité avec des camionneurs privés lesquels employaient des intérimaires.</p>
<p>Après le 14 janvier 2011, ces intérimaires, au nombre de 1.600 environ, ont été intégrés dans la Société de transport de phosphate dans le bassin minier, une filiale de la CPG spécialisée dans le transport de phosphate entre les carrières et les lavoirs. Cette intégration a coûté 45 millions de dinars tunisiens (MDT) à la CPG.</p>
<p>Or le matériel roulant et les équipements acquis par cette société ont été sabotés au cours des cinq dernières années. La CPG a du arrêter un plan de redressement de la situation financière de la société sur deux ans (2016-2017).</p>
<p>Mais pourquoi des camions au lieu de transporter le phosphate par voie ferroviaire comme auparavant avec des coûts beaucoup moins onéreux et une capacité de transport de loin plus élevée que les camions ?</p>
<p>A moyen terme, la CPG envisage d’arrêter définitivement le transport du phosphate par voie routière fin 2017, annonce sa.</p>
<p>Pourquoi l’Etat n’a pas engagé l’effort nécessaire pour réhabiliter le transport ferroviaire du phosphate au lieu de laisser <em>«pourrir»</em> la situation, avec des pertes incommensurables en recettes et en marchés.</p>
<p>Sami Tahri vise-t-il des parties ayant des intérêts à ce que la situation perdure au prix de pertes énormes de la CPG.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>H. M.</strong></p>
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		<item>
		<title>Gafsa : Le gouverneur traque les fonctionnaires absentéistes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/22/gafsa-le-gouverneur-traque-les-fonctionnaires-absenteistes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jun 2017 11:36:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie de phosphate de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Gafsa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouverneur de Gafsa a découvert que certains employés du secteur public exercent un autre métier durant les horaires administratifs. La page officielle du gouvernorat de Gafsa a diffusé une vidéo, le mercredi 21 juin 2017, montrant le gouverneur Mondher Aribi en visite surprise dans un quartier situé au sud de la ville. Divine surprise:...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/22/gafsa-le-gouverneur-traque-les-fonctionnaires-absenteistes/">Gafsa : Le gouverneur traque les fonctionnaires absentéistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-102927" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/gafsa.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le gouverneur de Gafsa a découvert que certains employés du secteur public exercent un autre métier durant les horaires administratifs.</strong></em><span id="more-102918"></span></p>
<p>La page officielle du gouvernorat de Gafsa a diffusé une vidéo, le mercredi 21 juin 2017, montrant le gouverneur Mondher Aribi en visite surprise dans un quartier situé au sud de la ville. Divine surprise: il croise des employés de la délégation des Affaires culturelles et de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) vendant des fruits et légumes et du carburant de contrebande durant les horaires de travail administratif.</p>
<div class="embed">
<div class="video"><iframe loading="lazy" style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FNEWSGAFSA%2Fvideos%2F1600118006667683%2F&amp;show_text=0&amp;width=560" width="560" height="315" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
</div>
<p>Le gouverneur a décidé de prendre les mesures nécessaires à l&rsquo;encontre de ces «<em>fonctionnaires assidus</em>».</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/22/gafsa-le-gouverneur-traque-les-fonctionnaires-absenteistes/">Gafsa : Le gouverneur traque les fonctionnaires absentéistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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