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	<title>Archives des compétences - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des compétences - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>IACE &#124; La réforme des mathématiques est une priorité de l’économie tunisienne  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 11:20:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[capital scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
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		<category><![CDATA[PISA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l'IACE, la réforme des mathématiques doit devenir une priorité économique nationale en Tunisie pour booster la croissance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/iace-la-reforme-des-mathematiques-est-une-priorite-de-leconomie-tunisienne/">IACE | La réforme des mathématiques est une priorité de l’économie tunisienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié, jeudi 10 septembre 2026, une note stratégique intitulée «Le capital scientifique, un levier de croissance&nbsp;» et en sous-titre&nbsp;: «Pourquoi la réforme des mathématiques doit devenir une priorité économique nationale». Première d’une série de trois publications de l’IACE consacrées aux mathématiques, cette note analyse le rôle du capital scientifique dans la capacité de la Tunisie à innover, à créer de la valeur et à renforcer sa compétitivité. Elle met en lumière les conditions nécessaires pour faire du capital scientifique un levier de croissance et de souveraineté économique.</em></strong></p>



<span id="more-19617506"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le recul des performances en mathématiques ne concerne pas uniquement la Tunisie. Les résultats de Pisa 2025 montrent une baisse de 22 points des scores en mathématiques dans les pays de l’OCDE entre 2015 et 2025, soit plus d’une année d’apprentissage, constate d’emblée l’étude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mathématiques sont généralement abordées comme une question relevant du système éducatif. Selon la note, qui propose un changement de perspective, les mathématiques constituent également un enjeu de politique économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une économie fondée sur la connaissance, les compétences scientifiques conditionnent la capacité d&rsquo;un pays à former les talents, à soutenir l&rsquo;innovation, à améliorer sa productivité et à renforcer sa compétitivité. Leur développement relève ainsi d&rsquo;un investissement stratégique dans le capital humain. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un affaiblissement global des compétences scientifiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse de l’IACE montre que la Tunisie est confrontée à une érosion progressive de son capital scientifique. Cette évolution ne résulte pas uniquement des performances scolaires, mais d’un affaiblissement plus global de la capacité du système à produire, renouveler et valoriser les compétences scientifiques nécessaires aux transformations économiques futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, ces compétences ne font pas encore l’objet d’un pilotage stratégique comparable aux autres déterminants de la croissance. L’absence d’indicateurs réguliers et d’un cadre de suivi dans la durée limite la capacité des décideurs à anticiper les fragilités et à orienter les politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation engendre un coût économique largement sous-estimé. Les insuffisances dans les apprentissages scientifiques affectent progressivement le potentiel d’innovation, de productivité et de création de valeur de l’économie nationale, tout en réduisant la capacité de la Tunisie à répondre aux besoins croissants en compétences technologiques et industrielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement du capital scientifique exige ainsi une approche de long terme, dépassant les cycles politiques et budgétaires. Il suppose une vision stratégique, des indicateurs de suivi et une gouvernance capable d’assurer la continuité des choix publics. Au regard de ces constats, trois orientations apparaissent prioritaires :</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Mettre en place un système national de suivi des compétences scientifiques ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Définir une trajectoire nationale de développement du capital scientifique ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Renforcer la gouvernance interministérielle de cette politique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kXX5qPWwdA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/quel-avenir-pour-les-mathematiques-en-tunisie/">Quel avenir pour les mathématiques en Tunisie ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quel avenir pour les mathématiques en Tunisie ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/quel-avenir-pour-les-mathematiques-en-tunisie/embed/#?secret=UKLbWcwehp#?secret=kXX5qPWwdA" data-secret="kXX5qPWwdA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer la qualité des compétences mobilisées par l’économie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la seule question des mathématiques, la note de l’IACE invite à reconnaître le capital scientifique comme une infrastructure immatérielle essentielle de la compétitivité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses messages clés sont les suivants&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Les compétences mathématiques constituent un levier stratégique de compétitivité nationale : dans une économie fondée sur la connaissance, elles conditionnent la capacité à former les talents, soutenir l’innovation et renforcer durablement la productivité&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• La Tunisie connaît une érosion progressive de son capital scientifique : Cette évolution fragilise la capacité du pays à produire les compétences nécessaires aux transformations économiques futures&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Le capital scientifique doit devenir un objet de pilotage stratégique : son développement exige des indicateurs réguliers, une vision de long terme et une gouvernance capable d’assurer la continuité des politiques publiques&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Transformer le capital éducatif en capacité productive constitue l’enjeu central : l’objectif n’est plus seulement d’accroître le nombre de diplômés, mais de renforcer la qualité des compétences mobilisées par l’économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses présentées dans cette note montrent que la capacité d’un pays à développer son capital scientifique constitue désormais un facteur déterminant de sa compétitivité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi tunisien ne réside pas uniquement dans le niveau des ressources consacrées à l’éducation. Il concerne surtout la capacité à transformer cet investissement en compétences capables de soutenir l’innovation, la productivité et la création de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une économie fondée sur la connaissance, la qualité des apprentissages et la maîtrise des compétences scientifiques fondamentales deviennent des conditions essentielles du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capital scientifique doit ainsi être considéré comme une infrastructure immatérielle stratégique. Comme toute infrastructure essentielle, il nécessite une vision de long terme, des mécanismes de suivi et une gouvernance capable d’assurer la continuité des choix publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, l’enjeu n’est donc plus seulement de renforcer l’enseignement des mathématiques. Il est de reconnaître que les compétences scientifiques fondamentales constituent un investissement dans la capacité productive future du pays. Cette reconnaissance constitue une première étape. Elle doit désormais être accompagnée d’une réflexion sur les conditions permettant de préserver et de renouveler durablement ce capital scientifique, en particulier à travers la capacité du système national à former les compétences nécessaires aux générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://iace.tn/images/documents/1789053589142-le-capital-scientifique.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire la note dans son intégralité.</a></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="loJAG6yArE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/lenseignement-des-maths-en-tunisie-a-lere-de-lia/">L’enseignement des maths en Tunisie à l’ère de l’IA</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’enseignement des maths en Tunisie à l’ère de l’IA » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/lenseignement-des-maths-en-tunisie-a-lere-de-lia/embed/#?secret=qWj2dCf4HA#?secret=loJAG6yArE" data-secret="loJAG6yArE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/iace-la-reforme-des-mathematiques-est-une-priorite-de-leconomie-tunisienne/">IACE | La réforme des mathématiques est une priorité de l’économie tunisienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fonction publique &#124; Reclasser les diplômes ou libérer le capital humain de l’État ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/25/fonction-publique-reclasser-les-diplomes-ou-liberer-le-capital-humain-de-letat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 10:01:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agents de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[diplômes]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[qualifications]]></category>
		<category><![CDATA[réforme administrative]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que fait vraiment l'administration tunisienne des compétences, réelles ou supposées, qu'elle emploie, souvent à contre-emploi ?  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/25/fonction-publique-reclasser-les-diplomes-ou-liberer-le-capital-humain-de-letat/">Fonction publique | Reclasser les diplômes ou libérer le capital humain de l’État ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’approche de la nouvelle session parlementaire, le débat autour d’un projet de loi visant à réaffecter et à reclasser certains agents de l’État en fonction de leurs niveaux et qualifications remet sur la table une question que l’administration tunisienne ne peut plus contourner : que faisons-nous réellement de nos compétences ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19501692"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sur le principe, difficile de contester l’objectif. Lorsqu’un agent de l’État dispose d’une qualification universitaire sans que ses fonctions, son grade ou ses responsabilités ne correspondent à son parcours, il existe une situation à examiner et, le cas échéant, à corriger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La régularisation statutaire peut réparer cette anomalie. Mais elle ne suffira pas, à elle seule, à moderniser l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le véritable sujet n’est pas seulement celui du grade, du salaire ou de la carrière. Il est beaucoup plus stratégique : comment transformer les compétences déjà présentes dans l’administration en capacité réelle d’exécution ? C’est là que commence le véritable débat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le diplôme n’est pas une compétence inutilisée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La fonction publique tunisienne dispose d’un capital humain considérable. Des agents recrutés à des niveaux d’exécution ont, au fil des années, obtenu des licences, des maîtrises, des masters ou d’autres qualifications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains cas, ces qualifications peuvent être insuffisamment exploitées au regard des missions exercées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est donc pas nécessairement que les agents soient insuffisamment formés. Il peut résider dans l’écart entre les compétences disponibles et les besoins réels de l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplômé en informatique affecté à des tâches essentiellement répétitives. Un juriste mobilisé sur des opérations qui utilisent peu son expertise. Un économiste consacré à la compilation manuelle de données. Un ingénieur éloigné des fonctions techniques correspondant à son expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces situations, lorsqu’elles existent, ne sont pas seulement frustrantes pour les agents concernés. Elles peuvent aussi représenter un gaspillage de capital humain financé par la collectivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État a investi dans la formation. L’agent a acquis une qualification. Mais l’organisation ne parvient toujours pas à transformer cette qualification en valeur pour le service public. C’est une forme de capital humain sous-utilisé. Et dans une administration confrontée à la transformation numérique, à la complexification des dossiers et à l’accélération des attentes des citoyens et des entreprises, ce gaspillage devient difficilement acceptable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le piège d’une régularisation sans transformation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que le projet de loi doit être regardé avec une exigence particulière&nbsp;: reclasser un agent peut être nécessaire, mais reclasser sans réaffecter, c’est risquer de déplacer le problème. Et reclasser sans revoir les missions, les processus et les responsabilités pourrait produire un effet paradoxal : une évolution statutaire et budgétaire sans amélioration correspondante du service public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit évidemment pas d’opposer la régularisation à la performance. La justice statutaire et l’efficacité administrative ne sont pas contradictoires. Elles doivent être pensées ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question devrait donc être posée pour chaque situation : quelle qualification possède l’agent ? Quelle expérience a-t-il acquise ? Quelles compétences opérationnelles maîtrise-t-il ? Quelle mission exerce-t-il aujourd’hui ? Quelle mission pourrait-il exercer demain ? De quelle formation complémentaire aurait-il besoin ? Et surtout, quel besoin réel de l’administration justifie cette nouvelle affectation ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche change la nature de la réforme. On ne parle plus simplement de reclassement. On parle de gestion stratégique des compétences publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mettre la bonne compétence au bon endroit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration tunisienne n’a pas seulement besoin de recruter. Elle doit d’abord mieux utiliser ce qu’elle possède déjà. Avant de créer un nouveau poste, ne faudrait-il pas vérifier si la compétence nécessaire existe déjà ailleurs dans l’administration ? Avant de lancer une nouvelle formation, ne faudrait-il pas identifier les compétences disponibles mais sous-utilisées ? Avant d’ajouter une nouvelle couche organisationnelle, ne faudrait-il pas regarder où se trouvent les véritables goulots d’étranglement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose de connaître beaucoup mieux le capital humain disponible. Non pas seulement combien d’agents travaillent dans chaque administration, mais qui sait faire quoi, où, avec quelle expérience, avec quelles compétences numériques et pour quels besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un référentiel des emplois et des compétences pourrait devenir un véritable outil de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif ne serait pas de créer une nouvelle couche bureaucratique, ni un énième fichier administratif. Il s’agirait de rapprocher les compétences disponibles des besoins réels et de donner aux responsables publics une vision plus précise de leurs capacités d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On passerait ainsi progressivement d’une administration organisée principalement autour des postes à une administration davantage organisée autour des compétences et des besoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La digitalisation peut accélérer le mouvement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation numérique offre ici une opportunité considérable. Les tâches répétitives, la saisie, la circulation physique de documents ou certaines opérations de contrôle et de consolidation peuvent progressivement être automatisées. Mais l’automatisation ne devrait pas avoir pour seul objectif de supprimer des tâches. Elle doit surtout permettre de réaffecter du temps humain vers des missions à plus forte valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un agent libéré d’une partie de la saisie peut davantage analyser. Un juriste peut consacrer plus de temps à l’interprétation et à la sécurisation des décisions. Un économiste peut travailler sur les données plutôt que sur leur compilation manuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un informaticien peut contribuer à la transformation des processus au lieu d’être mobilisé sur des tâches sans rapport avec son expertise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que la réforme des ressources humaines rejoint directement celle de l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le numérique ne doit pas seulement transformer les outils. Il doit transformer l’utilisation des compétences. Mais cette transformation ne se fera pas automatiquement. Elle suppose une formation adaptée, une mobilité mieux organisée et surtout une définition claire des nouvelles missions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Attention au piège «diplôme = reclassement automatique»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également éviter un autre écueil. Un diplôme ne constitue pas, à lui seul, une garantie de compétence immédiatement opérationnelle. Certains diplômes peuvent être anciens. Les métiers ont évolué. Les technologies ont changé. Les besoins de l’administration aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La qualification doit donc être considérée comme un élément important de l’évaluation, mais pas comme le seul critère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reclassement ou la réaffectation doivent pouvoir prendre en compte la qualification, l’expérience, les compétences effectivement maîtrisées, les besoins du service et, lorsque cela est nécessaire, une mise à niveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également éviter que la formation ne devienne une simple formalité administrative. Une formation n’a de sens que si elle répond à une mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas d’accumuler des certificats. Il s’agit de permettre à un agent de réussir dans une nouvelle fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplôme peut ouvrir une possibilité. La compétence opérationnelle doit permettre de la concrétiser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La réforme doit être pilotée par les résultats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement le point le plus important. Comment saura-t-on que cette politique de réaffectation et de reclassement a fonctionné ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas au seul nombre d’agents reclassés. Pas au nombre de décisions administratives prises. Pas au montant des nouvelles grilles indiciaires. Mais aux résultats produits. Les délais de traitement ont-ils diminué ? Les services ont-ils gagné en capacité ? Les compétences numériques disponibles ont-elles augmenté ? Les postes réellement en tension sont-ils mieux pourvus ? Les agents concernés exercent-ils effectivement des fonctions davantage en rapport avec leurs qualifications et leurs compétences ? Le citoyen bénéficie-t-il d’un meilleur service ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà les indicateurs qui devraient accompagner la réforme. Une réforme administrative qui ne produit aucune amélioration mesurable du service public reste une réforme de structure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la gestion des effectifs à l’ingénierie des compétences</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit désormais changer de logique. Pendant des décennies, la question de la fonction publique a souvent été posée en termes d’effectifs, de recrutements, de départs, de masse salariale et de statuts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions restent importantes. Mais elles ne suffisent plus. Le véritable enjeu est celui de la capacité productive de l’administration. Combien de dossiers peut-elle traiter ? Dans quels délais ? Avec quelles compétences ? Avec quels outils ? Avec quelle qualité de décision ? Et avec quelle capacité d’adaptation ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette approche qui permettrait de transformer une mesure de régularisation en véritable politique publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reclassement deviendrait alors non pas une fin, mais le premier acte d’une démarche plus ambitieuse : identifier les compétences, les repositionner, les former, les responsabiliser et mesurer leur contribution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque serait de manquer une occasion historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose d’un avantage que beaucoup de pays aimeraient avoir : un capital humain important, formé par son système éducatif et déjà présent dans ses institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est donc pas seulement de produire davantage de compétences. Il est de mieux utiliser celles qui existent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où le Plan 2026-2030 appelle à davantage d’efficacité, de transformation numérique et de capacité d’exécution, cette question devient centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une administration qui recrute de nouvelles compétences tout en sous-utilisant celles qu’elle possède déjà reproduit une contradiction coûteuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, une administration capable d’identifier ses talents, de les repositionner et de les faire monter en compétence peut accroître sa capacité d’action sans nécessairement augmenter ses effectifs dans les mêmes proportions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que la réforme peut devenir un levier de productivité publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vraie question que le Parlement devrait poser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat parlementaire ne devrait donc pas se limiter à une question statutaire : combien d’agents seront reclassés et à quel grade ? Il devrait poser une question beaucoup plus exigeante : que fera l’administration de ces compétences une fois qu’elles auront été reconnues ? Car la reconnaissance est nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La valorisation est souhaitable. Mais la mobilisation est indispensable. Si le reclassement s’arrête au changement de grade et à la revalorisation salariale, l’État aura corrigé une situation statutaire. C’est légitime, mais ce ne sera pas encore une réforme de l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si, au contraire, cette reconnaissance s’accompagne d’une identification précise des compétences, d’une réaffectation fondée sur les besoins réels, d’une formation ciblée, d’une transformation des processus et d’une évaluation des résultats, alors la mesure peut changer de nature. Elle ne sera plus seulement une régularisation. Elle deviendra une politique de valorisation du capital humain de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que se situe le véritable enjeu. La Tunisie n’a pas nécessairement besoin de créer une nouvelle administration pour faire plus. Elle doit d’abord apprendre à mieux utiliser celle qu’elle possède déjà. Car le problème n’est pas seulement de savoir combien de diplômes l’État peut reconnaître. Il est de savoir combien de compétences il est capable de transformer en capacité d’action. Et au bout du compte, le citoyen ne jugera pas la réforme au nombre de grades reclassés. Il la jugera au nombre de dossiers traités plus vite, de services améliorés et de problèmes enfin résolus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que se fera la différence entre une régularisation administrative et une véritable réforme de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reconnaître les compétences est une décision. Les mettre au bon endroit est une réforme. En faire des résultats, c’est l’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/la-tunisie-face-au-pari-a-haut-risque-de-lia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 08:08:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a-t-elle les moyens de développer des data centers pour l'industrie IA… SANS production électrique et hydraulique à la hauteur ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/la-tunisie-face-au-pari-a-haut-risque-de-lia/">La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte électrique déjà tendu, avec les récents délestages qui se sont traduits par des coupures intempestives d’électricité en pleine canicule d’été, la Tunisie a-t-elle les moyens de suivre la cadence de développement des data centers à travers le monde… SANS production électrique à la hauteur de ses ambitions ?</em></strong> <em>(Photo: DataXion)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Naamen Bouhamed</strong> *</p>



<span id="more-19439277"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg" alt="" class="wp-image-18614746" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie vient de traverser, durant les 15 premiers jours de juillet 2026, un épisode de délestage électrique sans précédent dans son histoire. Bien que le pays affiche un taux d’électrification de 100 % à l’échelle nationale, ce qui le place parmi les nations les mieux équipées pour fournir une électricité fiable et sécurisée à l’ensemble de sa population, cette crise a révélé des fragilités structurelles insoupçonnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce délestage, provoqué par une combinaison de facteurs&nbsp;(vague de chaleur exceptionnelle, pic de consommation, et rupture de la connexion avec le fournisseur algérien) met en lumière les besoins actuels et futurs en production électrique. Ces besoins ne concernent pas seulement la vie quotidienne, mais aussi les exigences stratégiques du développement économique et industriel, alors que le pays ambitionne de devenir un acteur régional majeur de l’IA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Production actuelle et défis à venir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie produit actuellement&nbsp;7 500 GWh&nbsp;(soit 7,5 TWh) par an, avec un déficit estimé à&nbsp;1 500 MW&nbsp;en puissance installée pour répondre à la demande actuelle. Mais la question centrale est :&nbsp;que deviendront ces équilibres face à la montée en puissance des Data Centers ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines projections, ces infrastructures pourraient absorber&nbsp;30 à 50 % de la production nationale d’électricité, au détriment des besoins des populations et du tissu économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaisons internationales : des signaux d’alerte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Irlande, les data centers devraient représenter&nbsp;30 % de la consommation électrique du pays&nbsp;d’ici 2028–2030, selon les projets en cours dans ce secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, avec&nbsp;264 data centers, consomme environ&nbsp;8,5 TWh par an, soit&nbsp;2 % de sa consommation totale, dont&nbsp;90 % alimentés par le parc nucléaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La consommation électrique de Google est désormais&nbsp;proche de celle de la Grèce. En 2025, le moteur de recherche a signé un volume record de contrats d’énergie décarbonée (12 GW), tout en investissant dans le nucléaire et la géothermie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Amazon, le premier acheteur mondial d’énergies renouvelables, investit également dans de petits réacteurs nucléaires (SMR) et revendique plus de&nbsp;52 000 camions électriques.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tj4SFRISl5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/souverainete-energetique-et-ia-en-afrique-du-nord/">Souveraineté énergétique et IA en Afrique du Nord</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Souveraineté énergétique et IA en Afrique du Nord » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/souverainete-energetique-et-ia-en-afrique-du-nord/embed/#?secret=uakr3rYcBY#?secret=Tj4SFRISl5" data-secret="Tj4SFRISl5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une demande mondiale en explosion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport thématique 2026 d’<a href="https://www.omnegy.com/energy-outlook-juillet-2026-analyse-marches-energie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Omnegy</a>, la consommation mondiale des data centers pourrait atteindre 950 TWh en 2030, contre 485 TWh en 2025 et 415 TWh en 2024, soit une hausse de 17 % par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande électrique des data centers progresse désormais quatre fois plus vite que la consommation mondiale d’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="http://www.capgemini.com/fr-fr/perspectives/capgemini-research-institute/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> du Capgemini Research Institute, <em>“AI meets the grid: shaping the data center power play’’</em>, mené auprès de dirigeants de l’énergie et des data centers dans 21 pays, souligne :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’augmentation rapide de la demande d’électricité ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les contraintes croissantes pour les gestionnaires de réseaux ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’essor de la production d’énergie sur site ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’évolution du mix énergétique (renouvelables, gaz, SMR) ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le potentiel de l’IA pour optimiser les réseaux électriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moratoires et résistances aux États-Unis et en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A New York, la gouverneure Kathy Hochul a décrété un&nbsp;moratoire sur les data centers de plus de 50 MW. On recense aujourd’hui&nbsp;86 moratoires dans 35 États américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Texas, en août 2026, le gouverneur Greg Abbott a ordonné un examen de&nbsp;tous les projets de data centers en attente de raccordement, et&nbsp;suspendu l’ensemble des nouveaux projets. La file d’attente pour le raccordement dépasse&nbsp;474 GW, dont&nbsp;90 % pour des data centers&nbsp;— soit plus de cinq fois la demande maximale jamais enregistrée par le réseau texan en plein été.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, deux décisions judiciaires récentes ont marqué les esprits : à Alixan (Drôme), suspension du permis de construire du projet Sesterce (1,5 milliard d’euros, 40 à 80 MW) par le tribunal administratif, en raison de l’absence d’étude d’impact environnemental&nbsp;; et au Bourget (Seine-Saint-Denis), annulation du permis de construire d’un projet similaire&nbsp;: Segro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), dans sa <a href="https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/impact-environnemental/enquete-annuelle-pour-un-numerique-soutenable-edition-2026.html">5<sup>e</sup> enquête annuelle</a> intitulée <em><a href="https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/impact-environnemental/enquete-annuelle-pour-un-numerique-soutenable-edition-2026.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">“Pour un numérique soutenable</a>”</em>, alerte sur:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une&nbsp;hausse de 38 % de la consommation électrique des data centers en trois ans, atteignant&nbsp;2,7 TWh en 2024&nbsp;(+12 % sur un an)&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; des&nbsp;prélèvements d’eau de 575 000 m³ en 2024, en quasi-totalité&nbsp;potable, générant des conflits d’usage locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pollution provoquée par les géants du numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête du <a href="https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/07/03/les-emissions-de-co-de-google-et-amazon-bondissent-propulsees-par-l-essor-de-l-ia_6718303_4408996.html?srsltid=AfmBOop-hZvlMCEKXMjsfxyApctH7lMf-L4zhxqGBs7lBVSiJO3vfvSt" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Monde</em> (juillet 2026</a>) :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Google&nbsp;a vu ses émissions totales augmenter de&nbsp;82 % depuis 2019, atteignant&nbsp;18,8 millions de tonnes équivalent CO₂&nbsp;en 2025, malgré un engagement de réduction de moitié d’ici 2030&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Amazon a enregistré une hausse de 58 % sur la même période, avec 80,85 millions de tonnes équivalent CO₂, malgré une promesse de neutralité carbone pour 2040.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="400" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1.jpg" alt="" class="wp-image-19439319" style="width:600px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1-300x150.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1-768x384.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1-580x290.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="95bgk0aOxn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/la-dependance-a-lia-us-menace-notre-souverainete/">La dépendance à l’IA US menace notre souveraineté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La dépendance à l’IA US menace notre souveraineté » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/la-dependance-a-lia-us-menace-notre-souverainete/embed/#?secret=fuc5k7OAeR#?secret=95bgk0aOxn" data-secret="95bgk0aOxn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Et la Tunisie dans cette course ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements dans les data centers en Afrique sont estimés à&nbsp;plus de 9 milliards de dollars d’ici 2031.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ambitionne d’en capter une part significative pour devenir une porte d’entrée de l’IA en Afrique et dans le monde arabe. Mais à quel prix ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en est-il de l’état des lieux des data centers (existants ou en projet) en Tunisie&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un data center de 1 MW équipé de refroidisseurs à eau peut consommer jusqu’à 68 000 litres d’eau douce par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie prévoit de porter la part de l’eau dessalée à&nbsp;28 % d’ici 2028, puis&nbsp;35 % d’ici 2030. Mais ces investissements publics posent question : Qui paiera ? À quel coût ? Les financements seraient-ils suffisants ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les data centers dédiés à l’IA redessinent toute la chaîne de valeur de l’électricité. La question stratégique est la suivante :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il investir massivement dans des infrastructures physiques (data centers) qui coûteront des milliards, avec un retour sur investissement risqué ? Ou faut-il plutôt miser sur le capital humain ? Ou faut-il miser sur un mix-hybride&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose d’un vivier d’ingénieurs talentueux, reconnus dans le monde entier. Plutôt que de rivaliser sur les infrastructures lourdes, ne devrait-elle pas :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; renforcer ses besoins propres stratégiques en data centers&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; renforcer ses écoles d’ingénieurs&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; former une nouvelle génération d’experts en IA&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; offrir des perspectives d’emploi à forte valeur ajoutée&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; développer une filière d’énergies propres (solaire, nucléaire au thorium) ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’électricité est le facteur clé de cette course. Mais la valeur ajoutée ne réside-t-elle pas davantage dans les compétences que dans les bâtiments ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Proposition de stratégie alternative : la Tunisie pourrait valoriser ses ingénieurs et ses centres de formation publics et privés. Elle pourrait également développer massivement l’énergie solaire et explorer une filière nucléaire innovante, notamment les réacteurs à sels fondus au thorium, sans déchets radioactifs à base d’uranium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la Tunisie deviendrait un&nbsp;acteur majeur des énergies propres en Afrique, tout en offrant une expertise très recherchée. Elle préserverait ses ressources en eau et en électricité pour des usages prioritaires : agriculture, industrie, et besoins stratégiques nationaux en IA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Talon d&rsquo;Achille de la Tunisie : la fuite des talents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté numérique ne se construit pas sans ingénieurs. La Tunisie forme parmi les meilleurs talents de la région, mais&nbsp;plus de 60 % des diplômés en informatique, et notamment les plus compétents, quittent le pays dans les cinq ans suivant leur formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, aucune infrastructure nationale ne sera durable sans salaires compétitifs, incitations fiscales et parcours attractifs de carrière dans la fonction publique numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est saisissant : le pays mise sur le capital humain pour sa stratégie IA, mais ce capital fuit à l’étranger. Dans la course à l’IA, la Tunisie est déjà un vivier de talents pour les géants mondiaux, sans bénéficier de la valeur ajoutée sur le plan local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A suivre…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* </em><em>Expert en développement international, Ceo Alwen International &#8211; France.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9nf29LHyIE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/data-centers-la-part-mondiale-de-lafrique-bloquee-a-06/">Data centers | La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6%</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Data centers | La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6% » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/data-centers-la-part-mondiale-de-lafrique-bloquee-a-06/embed/#?secret=w9Kdu2ycpU#?secret=9nf29LHyIE" data-secret="9nf29LHyIE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie va se doter d’un répertoire des compétences</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/03/la-tunisie-va-se-doter-dun-repertoire-des-competences/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:19:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[formation professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[GIZ]]></category>
		<category><![CDATA[Riadh Chouad]]></category>
		<category><![CDATA[RNCCFP]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lancement à Tunis des travaux d’élaboration du Répertoire national des compétences et des certifications de la formation professionnelle. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une journée d’information s’est tenue le 2 juin 2026 à l’Académie diplomatique de Tunis, pour marquer le lancement officiel des travaux d’élaboration du Répertoire national des compétences et des certifications de la formation professionnelle (RNCCFP).</em></strong> </p>



<span id="more-18859057"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Organisée dans le cadre du Programme intégré d’appui au secteur de l’éducation (Pase-OS3), cofinancé par l’Union européenne (UE) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ Tunisie, cette rencontre a réuni plus de 100 participants issus des institutions publiques, du secteur privé, des organisations professionnelles ainsi que des partenaires techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élaboration du RNCCFP s’inscrit dans une démarche globale de réforme visant à :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; centraliser, organiser et actualiser les données relatives aux compétences et aux certifications afin de constituer une base d’information fiable au service de l’ensemble des parties prenantes, tout en renforçant la transparence du système et l’harmonisation de la lecture et de la reconnaissance des certifications ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; faire évoluer l’offre de formation et actualiser les spécialités afin de garantir une meilleure adéquation avec les besoins du marché de l’emploi et les transformations économiques et sociales&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; et à unifier le référentiel des compétences dans le domaine de la formation professionnelle afin de l’aligner sur les référentiels nationaux et internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a souligné que le développement du capital humain constitue un choix stratégique pour l’État tunisien dans un contexte marqué par des transformations économiques et technologiques accélérées. Il a rappelé l’importance d’adapter en permanence le système de formation professionnelle aux besoins du marché de l’emploi, à travers des outils modernes et performants garantissant la qualité des parcours de formation et une meilleure orientation vers l’emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce répertoire constituera également une plateforme digitale de référence au service d’une gouvernance plus efficace du secteur de la formation professionnelle. Il contribuera à améliorer les capacités de planification et d’anticipation, à valoriser les compétences nationales et à renforcer le rayonnement du système tunisien de formation professionnelle aux niveaux régional et international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La séance d’ouverture s’est clôturée par l’annonce officielle du lancement des travaux d’élaboration et de développement du RNCCFP, en présence de Aude Galli, représentante de la Délégation de l’UE en Tunisie chargée de la coopération dans les domaines de la migration, de la mobilité et de l’éducation, de Jacqueline Groth, cheffe de la Coopération allemande à l’ambassade d’Allemagne, d’ Ariane Borgstedt, directrice régionale de la GIZ Tunisie et la Libye, ainsi que de représentants des structures publiques, des organisations professionnelles et des acteurs économiques.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> (avec communiqué). &nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rendre la Tunisie moins inhospitalière envers ses enfants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/rendre-la-tunisie-moins-inhospitaliere-envers-ses-enfants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2023 12:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[émigration]]></category>
		<category><![CDATA[expatriés]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisiens résidents à l'étranger]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8190019</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il suffit d’écouter nos expatriés pour découvrir le vaste fossé entre le discours officiel et la réalité d’une Tunisie inhospitalière envers ses enfants.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/rendre-la-tunisie-moins-inhospitaliere-envers-ses-enfants/">Rendre la Tunisie moins inhospitalière envers ses enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’absence de perspectives et l’angoisse généralisée au sujet de l’avenir individuel et collectif que ressent l’écrasante majorité des Tunisiens font du pays un immense vivier de candidats à l’exil. Et il suffit d’écouter nos expatriés pour découvrir le vaste fossé entre le discours officiel et la réalité d’une Tunisie inhospitalière envers ses enfants.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par<strong> Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-8190019"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La proximité de l’été annonce le sempiternel rituel de l’accueil des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) et de leur apport potentiel à l’économie de leur pays d’origine comme si c’était une dette à acquitter qu’ils rechignent à honorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vérité est que, pour l’écrasante majorité des expatriés dont le nombre total dépasserait 1.700.000 Tunisiens, c’est le manque ou, pour beaucoup, carrément l’inexistence de perspectives qui les a poussés à l’exil, en en faisant une proie facile pour les pays développés qui, grâce à un processus officiel ou tacite d’immigration sélective, en retiennent les meilleurs et marginalisent les autres, quitte à les refouler comme une marchandise défectueuse retournée à son fabricant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épreuve des tracasseries bureaucratiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des slogans creux et des institutions et mécanismes obsolètes et rongés par les nombreux maux des deux dernières décennies, ces expatriés sont soumis à des tracasseries bureaucratiques dues à l’obsolescence de certaines pratiques administratives consulaires et à un personnel à recrutement local qui nivelle le traitement accordé aux expatriés tunisiens par le bas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’ils franchissent la barrière des procédures consulaires notamment un passeport d’une validité de cinq ans qui met jusqu’à 80 jours et parfois plus pour être renouvelé, privant ainsi un cadre de toute mobilité en dehors du pays de résidence, les expatriés tunisiens sont soumis à l’épreuve du passage des douanes et de la police des frontières, pour atterrir ensuite dans les dédales de la bureaucratie tunisienne. Si par malheur, ils ont la témérité de vouloir acquérir un bien immobilier ou de lancer un projet économique, alors ils font face à une Tunisie qui s’inspire considérablement de sa proximité géographique avec la Sicile.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eExObra86n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/16/les-expatries-tunisiens-sont-ils-bien-servis-par-les-banques-nationales/">Les expatriés tunisiens sont-ils bien servis par les banques nationales ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les expatriés tunisiens sont-ils bien servis par les banques nationales ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/16/les-expatries-tunisiens-sont-ils-bien-servis-par-les-banques-nationales/embed/#?secret=IJyy6D5ZL3#?secret=eExObra86n" data-secret="eExObra86n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les déceptions amères et les histoires d’horreur sont nombreuses. Il suffit de faire preuve d’écoute et de mettre en place une institution de compilation et d’écoute des expatriés pour découvrir le vaste fossé entre le discours officiel et la réalité d’une Tunisie inhospitalière envers ses enfants expatriés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un immense vivier de candidats à l’exil</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que l’absence de perspectives et l’angoisse généralisée au sujet de l’avenir individuel et collectif que ressent l’écrasante majorité du peuple tunisien font de la Tunisie un immense vivier de candidats à l’exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence d’une politique conséquente de maintien des liens avec la mère patrie ne peut être occultée par le rituel folklorique estival auquel plus personne ne croit, à part quelques bureaucrates et politiciens dépassés par les événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la croissance fulgurante de l’émigration et au processus d’appauvrissement en compétences, la Tunisie est confrontée à quatre défis:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le premier consiste à créer des conditions de formation académique et professionnelle facilitant l’insertion et l&rsquo;épanouissement professionnels en Tunisie avec une réforme en profondeur du modèle socio-économique qui a atteint un stade avancé d’obsolescence;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le deuxième défi consiste à moderniser le travail consulaire en adoptant les nouvelles technologies d’information et de communication et en faisant preuve d’une meilleure appréciation du temps et du respect requis par nos compétences expatriées dont nous avons besoin de préserver l’attachement sentimental à la mère patrie;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le troisième défi consiste, outre les facilités de transfert bancaire et de conseil et d’encadrement des projets, à créer une cellule à la présidence du gouvernement pour servir d&rsquo;écoute et de conseil aux expatriés tunisiens et de recours contre les abus et manœuvres des siciliens de Tunisie qui sont plus nombreux qu’on ne le pense et à des postes de responsabilité insoupçonnés;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le quatrième défi, après avoir subi le <em>brain drain</em> ou la fuite des cerveaux, la Tunisie gagnerait à s’inspirer de la politique indienne et chinoise de <em>«brain gain»</em> ou de récupération et d’attraction des compétences expatriées. Compte tenu de l’exiguïté du marché de l’emploi et du système de mandarinat et des cartels prédominants en Tunisie, de nouvelles zones franches gérées par des entreprises internationales pourraient attirer ces compétences expatriées et en faire un facteur de libération d’un potentiel considérable dans les domaines de l’enseignement, de la médecine, de la pharmacie, de l’électronique, des services par internet et une multitude d’autres activités industrielles et de services.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YoAMRhZR33"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/tunisie-les-envois-de-fonds-des-expatries-depassent-les-recettes-touristiques/">Tunisie : les envois de fonds des expatriés dépassent les recettes touristiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les envois de fonds des expatriés dépassent les recettes touristiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/tunisie-les-envois-de-fonds-des-expatries-depassent-les-recettes-touristiques/embed/#?secret=ZSC1KW7C51#?secret=YoAMRhZR33" data-secret="YoAMRhZR33" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un changement devenu inévitable et salutaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a pas tant besoin de s’endetter auprès du FMI et d’autres pourvoyeurs de fonds que de se débarrasser de pratiques, institutions et cartels obsolètes, en concevant un modèle socio-économique qui libère les énergies et les capacités d’innovation de l’emprise suffocante d’une coalition de bureaucrates et de cartels qui s’opposent farouchement au changement devenu pourtant inévitable et salutaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a les moyens de la relance et de l’excellence. Toujours faut-il qu’elle en ait la vision, la volonté et l’audace.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>* Ancien ambassadeur.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/rendre-la-tunisie-moins-inhospitaliere-envers-ses-enfants/">Rendre la Tunisie moins inhospitalière envers ses enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>L’Union européenne lorgne les compétences tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/lunion-europeenne-lorgne-les-competences-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 07:37:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Marcus Cornaro]]></category>
		<category><![CDATA[migration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Nsibi]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Union européenne lance l'initiative «Partenariat au bénéfice des compétences» pour favoriser la circulation de la main-d’œuvre tunisienne qualifiée dans l’espace européen. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/lunion-europeenne-lorgne-les-competences-tunisiennes/">L’Union européenne lorgne les compétences tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Union européenne, dont la population prend de l’âge, a besoin d’une main d’œuvre jeune et qualifiée pour sauver ses systèmes de sécurité sociale. Et si le Vieux continent se barricade de plus en plus pour contrer les flux de migration clandestine, il multiplie aussi les programmes visant à attirer les travailleurs dont il a besoin dans les secteurs sous tension.</em></strong></p>



<span id="more-6266001"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte, à la fois démographique et économique, que s’inscrit la nouvelle initiative <em>«Partenariat au bénéfice des compétences»</em> que l’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Marcus Cornaro, a présenté mercredi 1er février 2023 au ministre  de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Nasreddine Nsibi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative vise à favoriser la coopération dans la circulation de la main-d’œuvre tunisienne qualifiée dans l’espace européen et à répondre aux besoins du marché international du travail, indique le ministère dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux parties travailleront à la mise en œuvre de cette nouvelle initiative avec toutes les parties impliquées dans la détermination des objectifs et des résultats attendus, ajoute le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Espérons que la bureaucratie, au nord et au sud de la Méditerranée, ne freinera pas la mise en œuvre de cette initiative au moment où, au nord, certains secteurs souffrent d’un manque alarmant de main d’œuvre et où, au sud, les réseaux de la migration clandestine font de juteuses affaires sur le dos des jeunes rêvant de rejoindre l’eldorado européen.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong>     </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/lunion-europeenne-lorgne-les-competences-tunisiennes/">L’Union européenne lorgne les compétences tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Pour anticiper les besoins en compétences en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2022 07:41:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[Koika]]></category>
		<category><![CDATA[OIT]]></category>
		<category><![CDATA[projet STED-AMT]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un grand pas vient d'être fait vers l'anticipation des besoins en compétences en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/04/pour-anticiper-les-besoins-en-competences-en-tunisie/">Pour anticiper les besoins en compétences en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un grand pas vers l&rsquo;anticipation des besoins en compétences en Tunisie : le projet STED-AMT, du bureau de l’Organisation internationale du travail (<a href="https://www.ilo.org/africa/about-us/offices/algiers/lang--fr/index.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OIT</a>) pour l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie, rassemble ses partenaires institutionnels et sociaux à Hammamet, pour finaliser les travaux pour une adéquation de l&rsquo;offre et la demande d&#8217;emploi sur les chaînes de valeur huile d&rsquo;olive, plastique technique, dattes et ses dérivés.</em></strong></p>



<span id="more-1234352"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du projet STED-AMT <em>«Compétences pour le commerce et la diversification économique : alignement des compétences sur les stratégies de développement sectoriel en Algérie, au Maroc et en Tunisie»</em>, financé par l’Agence coréenne de coopération internationale (Koika) et mis en œuvre par l’Organisation internationale du travail (OIT),un atelier prospection technique <em>«Déséquilibres entre offre et perspectives de compétences requises et élaboration des recommandations&nbsp;pour les chaînes de valeurs huile d’olive, dattes et ses dérivés et plastique technique»</em> a été organisé, les 2 et 3 juin 2022 à Hammamet, Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A cette occasion, les sessions de travail ont vu la participation du bailleur de fonds et de l’ensemble des parties prenantes du projet et mandants de l’OIT, dont des représentants du ministère de l&rsquo;Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP) et d’autres départements ministériels et institutions publiques, des représentants de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et de l’Union tunisienne de l&rsquo;industrie, du commerce et de l&rsquo;artisanat (Utica), ainsi que les professionnels et industriels des trois chaines de valeur ciblées en Tunisie par le projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Anticiper les compétences sur les professions en tension </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet atelier avait pour objectif la finalisation des analyses sectorielles STED et la discussion des recommandations qui ont émergé au cours du premier workshop, qui s’est déroulé au mois de mars dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces recommandations ont été développées par l’équipe des experts du projet (coordinateur, expert formation et experts métiers). Ce processus d’étude et de concertation, partie intégrante de la méthodologie STED, a abouti à un certain nombre de résultats, dont une quantification de l’anticipation des compétences sur chacune des professions en tension ainsi qu’à une quantification de l’offre de ces compétences. Les écarts qualitatifs et quantitatifs ont alors été mis en évidence et une analyse des contraintes liées à ces écarts a été discutée dans une approche participative et consensuelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/OIM-Projet-Sted-Koika-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-1234498" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/OIM-Projet-Sted-Koika-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/OIM-Projet-Sted-Koika-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/OIM-Projet-Sted-Koika-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/OIM-Projet-Sted-Koika-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/OIM-Projet-Sted-Koika-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/OIM-Projet-Sted-Koika-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/OIM-Projet-Sted-Koika.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont, par ailleurs, élaboré différentes recommandations qui permettraient, selon eux, de corriger les déficits existants et ont établi un ensemble de critères selon lesquels ils ont entrepris de classer chacune de ces recommandations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une cérémonie de restitution des résultats et recommandations de ces études sera organisée à la fin du mois de juin, en présence de l’ensemble des acteurs concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat final attendu du processus mis en œuvre par le Projet STED-AMT est l’institutionnalisation de cette démarche, et ce par le biais de la mise en place d’un mécanisme national et sectoriel dédiés à la question d’évaluation des besoins en compétences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dégager les déficits existants et futurs en matière de compétences</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet STED-AMT vise à améliorer la compétitivité et la création d’emplois en Algérie, au Maroc et en Tunisie, par la mise en œuvre de stratégies efficaces de développement et d’utilisation des compétences dans certains secteurs d’exportation et le renforcement de la collaboration et de l’apprentissage mutuel entre ces trois pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce faire, il s’appuie sur l’approche méthodologique <em>«STED : Skills for Trade and Economic Diversification»</em> développée par l’OIT, qui, partant d’une vision de développement partagée par les acteurs du secteur, analyse l&rsquo;offre et la demande actuelles de compétences, dégage les déficits existants et futurs en la matière et propose des actions visant à remédier à l’inadéquation offre/demande de compétences à travers le développement et le renforcement des compétences nécessaires à l’accomplissement de sa nouvelle vision pour le futur. Le résultat final attendu est la mise en place d’un mécanisme national et sectoriels dédiés à la question d’évaluation des besoins en compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche adoptée dans le cadre de la mise en œuvre du Projet prévoit l’organisation d’ateliers de travail à des moments clé du processus STED, et ce dans le but de partager les informations collectées et analysées puis débattre et produire les éléments requis pour la suite de ce processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenaires du projet sont, aux côtés de la Koika et de MEFP, l&rsquo;Observatoire national de l’emploi et des qualifications (Oneq), l&rsquo;Agence nationale pour l&#8217;emploi et le travail indépendant (Aneti), le Centre national de formation continue et de promotion professionnelle (CNFCPP), le Centre national de formation de formateurs et d&rsquo;ingénierie de formation (Cenaffif), l&rsquo;Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP/CSFSOP) le ministère de l&rsquo;Industrie, des mines et de l&rsquo;énergie (Mime), le ministère du Commerce et du Développement des exportations (MCDE), le ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), le ministre de l&rsquo;Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime (MARHPM), le ministère de l&rsquo;Economie et de la Planification (MEP), l&rsquo;Institut national de la statistique (INS), l&rsquo;Observatoire national de l&rsquo;agriculture (Onagri), l&rsquo;Agence de vulgarisation et de formation agricole (Avfa), l&rsquo;Union tunisienne de l&rsquo;industrie, du commerce et de l&rsquo;artisanat (Utica), l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT), le Centre dechnique des dattes, le Groupement interprofessionnel des dattes, les Professionnels et industriels de la chaine de valeur huile d’olive, les professionnels et industriels de la chaine de valeur dattes et dérivées, les professionnels et Industriels de la chaine de valeur plasturgie technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Communiqué. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/04/pour-anticiper-les-besoins-en-competences-en-tunisie/">Pour anticiper les besoins en compétences en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Le Courant populaire pour un gouvernement restreint et non partisan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 19:08:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[Courant populaire]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement restreint]]></category>
		<category><![CDATA[système politique]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Hamdi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le secrétaire général du Courant populaire, Zouhair Hamdi, a appelé aujourd&#8217;hui, jeudi 6 août 2020, à mettre en place un gouvernement restreint et non partisan, ainsi qu’à la fusion de certains ministères. C&#8217;est ce qu&#8217;il a annoncé lors d’une conférence de presse, organisée cet après-midi au siège de son parti, en estimant que ceux qui...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/06/le-courant-populaire-pour-un-gouvernement-restreint-et-non-partisan/">Le Courant populaire pour un gouvernement restreint et non partisan</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Zouhair-Hamdi.jpg" alt="" class="wp-image-310904"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le secrétaire général du Courant populaire, Zouhair Hamdi, a appelé aujourd&rsquo;hui, jeudi 6 août 2020, à mettre en place un gouvernement restreint et non partisan, ainsi qu’à la fusion de certains ministères.</em></strong></p>



<span id="more-310902"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce qu&rsquo;il a annoncé lors d’une conférence de presse, organisée cet après-midi au siège de son parti, en estimant que ceux qui appellent à un gouvernement politique de quotas partisans, ceux pour l’élargissement des concertations et ceux qui soutiennent l’exclusion de certaines parties, ne font que mettre la pression sur Hichem Mechichi, chargé de composer le prochain gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Par cette conjoncture, la responsabilité du chef du gouvernement désigné n’est pas des moindres et le pays a besoin de compétences nationales, de patriotes qui ont la volonté politique de sortir la Tunisie de la crise, loin des tiraillements politiques</em>», a-t-il ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autre pat, Zouhair Hamdi a également appelé le président de la république, Kaïs Saïed, à établir un dialogue national avec les différents acteurs politiques et sociaux, sur la réforme du régime politique et l’amendement de la loi électorale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le pays a besoin d’un plan de sauvetage sur une période d’un an, en vue d’unifier le pouvoir exécutif. Par la suite, des élections législatives anticipées devraient être organisées</em>», a-t-il encore lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que le parti de M. Hamdi de tendance nationaliste arabe ne dispose d&rsquo;aucun élu au parlement, ce qui en dit long sur son audience et sa popularité. Il fait partie des 200 et quelques officines qui n&rsquo;existent que par et pour leurs fondateurs.  </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/06/le-courant-populaire-pour-un-gouvernement-restreint-et-non-partisan/">Le Courant populaire pour un gouvernement restreint et non partisan</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Journée à l’Utica sur «la migration des compétences à l’ère du digital»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/13/journee-a-lutica-sur-la-migration-des-competences-a-lere-du-digital/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 12:22:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar Maarouf]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[digital]]></category>
		<category><![CDATA[Infotica]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Sellami]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une journée d’information et de débat sur le thème : «La migration des compétences à l&#8217;ère du digital – ampleur et pistes de solutions», aujourd’hui, jeudi 13 décembre 2018, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica). À l’ouverture des travaux de cette journée, organisée par Infotica, la Chambre nationale...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/13/journee-a-lutica-sur-la-migration-des-competences-a-lere-du-digital/">Journée à l’Utica sur «la migration des compétences à l’ère du digital»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-188710" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Utica-Fuite-des-competence-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Une journée d’information et de débat sur le thème : «La migration des compétences à l&rsquo;ère du digital – ampleur et pistes de solutions», aujourd’hui, jeudi 13 décembre 2018, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).</strong> </em></p>
<p><span id="more-188708"></span></p>
<p>À l’ouverture des travaux de cette journée, organisée par Infotica, la Chambre nationale des sociétés de services et d’ingénierie informatique (SSII), affiliée à l’Utica, en coopération avec le Club DSI Tunisie.</p>
<p>Anouar Maarouf, ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, a affirmé que la problématique de la fuite des compétences, objet de cette journée, revêt une grande importance pour le pays en général et pour les opérateurs économiques du secteur en particulier. Les questions qui se posent sont nombreuses car le sujet est un sujet à controverse.</p>
<h3>Créer les conditions favorables au maintien des compétences</h3>
<p>Pour quoi ne pas créer les conditions favorables au maintien des compétences en Tunisie, s’est interrogé le ministre ajoutant qu’aussi bien le gouvernement que les entreprises du secteur ont une part de responsabilité. Il faut que nous arrivions à vendre et à exporter de la valeur ajoutée et non pas nous limiter à exporter des compétences dont la formation coûte chère au pays.</p>
<p>M. Maarouf a ajouté que le phénomène de la fuite des cerveaux est mondial et n’est pas propre à la Tunisie vu l’écart entre les salaires, la maturité digitale du pays et l’environnement économique et socioprofessionnel en général.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-188711" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Utica-Fuite-des-competences-2.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p>Imed Elabed, président d’Infotica, a affirmé que la fuite des compétences est un phénomène important qu’il convient d’étudier pour lui trouver les solutions adéquates. Le coût de formation de l’ingénieur est très élevé aussi bien pour l’Etat que pour l’entreprise qui l’a employé.</p>
<p>Les autres pays offrent des attractions sociales et pécuniaires qui font que nos ingénieurs quittent le pays par milliers entraînant un manque à gagner énorme aussi bien pour l’entreprise que pour le pays.</p>
<h3>La Tunisie, 2e pays arabe souffrant de la fuite des compétences</h3>
<p>La responsabilité est partagée et nous devons nous remettre en cause pour trouver les solutions et retenir nos compétences qui doivent croire en l’avenir du pays a ajouté M. Elabed.</p>
<p>Hatem Trigui, président Club DSI Tunisie a souligné que la problématique soulevée par la fuite des compétences est une problématique générale et que le phénomène est alarmant sachant que la Tunisie est classée comme deuxième pays arabe qui souffre de cette fuite des compétences. En co-organisant cette journée, Infotica et Club DSI se sont engagés à agir en partenariat pour l’intérêt du pays et proposer des solutions.</p>
<p>Kais Sellami, président Fédération nationale du numérique s’est s’interrogé sur les raisons qui poussent nos compétences à quitter le pays ajoutant qu’il n’est pas certain qu’ils pourront être facilement remplacés.</p>
<p>Les causes sont multiples et nos gisements de compétences se vident ce qui risque d’handicaper le développement digital du pays. Il faut trouver des solutions à cette problématique et la responsabilité est partagée. Il est nécessaire de créer plus de compétences, d’avoir plus de diplômés et de convertir les diplômés du supérieur vers les NTIC et l’Etat doit adopter une politique de ressources humaines qui valorise ses compétences.</p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/13/journee-a-lutica-sur-la-migration-des-competences-a-lere-du-digital/">Journée à l’Utica sur «la migration des compétences à l’ère du digital»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Service public : Bonne gouvernance et mise à la retraite des compétences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2017 06:25:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment relever l’administration tunisienne en se passant des compétences avérées au prétexte d’atteinte de l’âge de la retraite ? Qui voudrait en aggraver la déchéance avérée agirait-il autrement ? Par Farhat Othman * Sous le titre-choc «Fin de mission de quatre ambassadeurs à quelques jours de la fin de l’année : L’administration ne doit pas...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/05/bonne-gouvernance-et-mise-a-la-retraite-des-competences/">Service public : Bonne gouvernance et mise à la retraite des compétences</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-77879 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Retraite.jpg" alt="" width="626" height="380" /><br />
<em><strong>Comment relever l’administration tunisienne en se passant des compétences avérées au prétexte d’atteinte de l’âge de la retraite ? Qui voudrait en aggraver la déchéance avérée agirait-il autrement ?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman *</strong></p>
<p><span id="more-77878"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-26851 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/11/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="300" height="300" />Sous le titre-choc «<em>Fin de mission de quatre ambassadeurs à quelques jours de la fin de l’année : L’administration ne doit pas être un monstre froid»</em>, l’Association des anciens ambassadeurs et consuls généraux dénonce, dans un article paru sur son site internet <a href="http://www.lediplomate.tn/fin-de-mission-de-quatre-ambassadeurs-a-quelques-jours-de-la-fin-de-lannee-ladministration-ne-doit-pas-etre-un-monstre-froid/"><em>‘‘Le diplomate tunisien’’</em></a>, une récente décision polémique du ministre des Affaires étrangères.</p>
<p>En effet, la décision ministérielle, parfaitement légaliste en son apparence, illustre à merveille l’adage «<em>Summum jus, summa injuria</em>» (Excès de justice, excès d’injustice). Elle est générée par une application stricte d’une circulaire du chef du gouvernement, ce qui amène à mettre en cause et l’esprit et la lettre de ce texte circulaire, véritable non-sens.</p>
<p>Récente qui plus est, cette circulaire limite drastiquement le maintien dans le service public après l’âge de la retraite. C’est bien un non-sens, car elle a été édictée par un gouvernement dont on a voulu saluer le volontarisme affiché en vue de sauver l’administration tunisienne de la léthargie mortifère où elle se trouve.</p>
<p>Aussi, dans le sillage de l’article de l’association de nos diplomates, le langage de la vérité impose de dire qu’une telle circulaire fait honte au vrai sens du service public au moment où, plus que jamais, l’histoire démontre que relever toute administration de l’ornière où elle se trouve ne peut se faire que grâce à ses enfants, nonobstant leur âge. Surtout en Tunisie où l’administration est l’ossature de l’État.</p>
<p>Plus que jamais, sauver la patrie doit se faire en retenant ou ramenant dans le giron administratif ses compétences. Or, elles existent bel et bien, mais on veut s’en passer pour un certain nombre de causes, dont la fallacieuse atteinte d’âge de retraite. Comme si l’on n’avait pas nombre de retraités au pouvoir où, en plus, la preuve est faite qu’on peut bien avoir, à 90 ans, le talent et l’énergie de qui n’en a que la moitié ou encore moins !</p>
<p><strong>Une administration exsangue de compétences et de flagrantes injustices </strong></p>
<p>En faisant fi de la compétence des serviteurs de la patrie dans nos administrations, ladite circulaire sacrifie une pléiade de commis de l’État ayant fait la sève de ses services administratifs, son honneur même.</p>
<p>Nombre de ces fonctionnaires ont cultivé et cultivent la vocation du service du public; or, ce sont eux qui sont visés par la circulaire en question. J’en connais qui, malgré l’âge de soixante ans et bien au-delà, ont et gardent la juste conception du mot et la salutaire notion du service public, au plus près de son étymologie (du latin classique <em>«functio»</em> : accomplissement). Pour de telles gens dont on ne veut plus, être fonctionnaire, c’est avoir la passion de quêter l’accomplissement de son être social en veillant à s’acquitter (<em>«fungi»</em>) de son devoir patriotique de servir son pays.</p>
<p>Chez eux, il s’agit d’une essence que rien ne saurait altérer, même pas les avanies que l’injustice humaine fait subir à la carrière. Ainsi, bien qu’un certain nombre d’entre eux aient été victimes des travers de son administration — alors qu’elle était encore bien portante, en son âge d’or, si j’ose dire ! — ils continuent et veulent continuer à servir, soixante ans étant le zénith même de l’activité et non la mort voulue de l’activité administrative. C’est même le début de la sagesse et de l’action, bonifiée par l’expérience, pour un pays dont le salut en dépend.</p>
<p>C’est dire à quel point de telles compétences rares, et les diplomates concernés en sont, sont mal vues par ceux qui ne veulent pas le bien du pays; elles connaissent parfaitement l’administration tunisienne et le mal qui ronge ses services, tout autant que les injustices qui y ont régné et qui y continuent malgré la profession de foi pour une bonne gouvernance. Ce serait même la raison qui fonde la volonté de certains de les bouter dehors, dans leur recherche à ce que notre État ne se relève pas, maintenant malade son administration.</p>
<p>Le chef du gouvernement a tout à fait raison de parler de la nécessité impérative d’une bonne gouvernance dans l’administration tunisienne; elle a atteint, au sortir de la révolution, un niveau bien bas, non seulement dans la mauvaise administration des choses, mais aussi de l’injustice.</p>
<p>Toutefois, si notre administration est aujourd’hui quasiment exsangue de compétences, c’est qu’elle a été vidée des commis de l’État, grands et petits, qui s’y trouvaient et qui étaient sa fierté, faisant sa force, lui donnant son lustre.</p>
<p>Certes, la plupart a exercé sous la dictature, mais en servant plutôt la patrie. C’était même le commode paravent derrière lequel se cachait le régime déchu pour sévir en toute impunité. Il trompait en se servant de telles compétences indépendantes qui ne le servaient pas, ou si peu, et ce juste pour pouvoir servir plutôt leur pays. Car elles relevaient d’un système s’imposant à tous et dont elles atténuaient la rigueur en faveur du commun des mortels du pays.</p>
<p>Une telle force, bien plus neutre qu’on ne veut le reconnaître aujourd’hui, a été injustement traitée, étouffée, harcelée et finalement sacrifiée par les gouvernements idéologiques issus du coup du peuple qu’on a prétendu révolution. Les gouvernants de la «troïka», l’ancienne coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha, se sont acharnés à meubler les services administratifs d’affidés et d’incompétents au prétexte de les réintégrer dans leurs droits, rendant moins la justice que ne commettant de nouvelles injustices, bien vraies cette fois-ci et non simulées !</p>
<p>Durant les dernières années, dans nombre de cas sinon la plupart, on a osé moins lever les injustices en faveur de ceux qui méritaient vraiment la justice que rendre service à des incapables et à des profiteurs dont a été remplie l’administration afin la contrôler en tant qu’épine dorsale de l’État. De véritables injustices ont été ignorées donc ou dont on a cherché à effacer la trace n’ayant été nullement réparées à ce jour.</p>
<p>Ce fut bien le cas d’un certain nombre de compétences avérées qui méritaient avant toutes les autres de retrouver leurs droits spoliés. On en a eu, d’ailleurs, une illustration aux audiences de l’Instance Vérité et Dignité. Cependant, nombre de fonctionnaires ne l’ont point fait, par éthique diplomatique et dignité personnelle.</p>
<p>À ce jour, au lieu de se plaindre publiquement, puisqu’ils peinent toujours à obtenir gain de cause pour lever les injustices flagrantes et avérées les ayant frappés, ils ne continuent pas moins à servir leur patrie comme ils le peuvent. Or, que fait l’État pour eux? Après tant d’autres fallacieux prétextes, enfin abandonnés, il en vient à invoquer le motif vide de sens qu’ils ont atteint l’âge de la retraite! Drôle de logique pour se passer de compétences quand on prétend, dans le même temps, les chercher!</p>
<p>Depuis quand le fait d’avoir atteint soixante ans, de peu qui plus est pour certains, comme les ambassadeurs rappelés le jour de l’an, constitue-t-il donc un empêchement à servir la patrie et ce avec en plus, pour certains, l’injustice subie et la carrière violentée? De tels fonctionnaires, brimés ou non, n’ont-il pas le parfait droit d’être maintenus en activité, ne serait-ce qu’en contrepartie du préjudice subi pour les concernés, mais aussi et surtout en salut à leur compétence pour tous?</p>
<p><strong>Faire bonne gouvernance en gardant ses compétences à l’administration </strong></p>
<p>Si le ministre des Affaires étrangères a été dans l’obligation de rappeler les compétences avérées objet du billet précité, c’est qu’il n’avait pas le choix, la circulaire n°12 du 12 novembre 2016 l’y obligeait. Elle appelle à limiter les cas de maintien en service après la retraite, l’empêchant d’être juste, devenant ainsi injuste.</p>
<p>Il est vrai, la circulaire se limite à mettre l’accent sur le souci d’éviter le maintien en activité dans la fonction publique en le conditionnant à l’avis conforme du chef du gouvernement. Ce n’est toutefois qu’un biais qui n’aboutit qu’à une injustice, à bon droit dénoncée.</p>
<p>Quelle que soit la forme utilisée, ce texte gouvernemental prive de la possibilité d’être maintenu en fonction et de servir son pays tous ceux qui y sont prêts et le font savoir. Ce dont ils restent amplement capables et le prouvent, au moment même où le pays à le plus besoin de ses enfants, les plus honnêtes, les plus aptes à le faire.</p>
<p>N’est-ce pas de la sorte violenter l’esprit et la lettre de la gouvernance dont se réclame le gouvernement qu’on dit être de la dernière chance pour le salut de notre pays? Notre administration ne manque-t-elle pas cruellement de valeurs sûres, surtout dans ce secteur si sensible qu’est la diplomatie du pays? Pourquoi alors s’opposer à ce que les compétences ayant atteint l’âge de la retraite demeurent en service, d’autant plus qu’elles sont prêtes à servir leur patrie et en font bien une demande pressante et réitérée?</p>
<p>N’est-ce pas aller contre la volonté affirmée et réaffirmée par les plus sages dans le pays de repousser l’âge de la retraite à 65 ans, ainsi que cela se fait dans le monde et ainsi que le commande la raison et l’intérêt de notre patrie? Ne se contredit-on pas ainsi, pratiquant juste une politique d’affichage sans consistance réelle?</p>
<p>Ne doit-on pas plutôt pratiquer l’encouragement tous azimuts de toutes les bonnes volontés manifestant clairement la volonté de rester en service, ce qui serait une façon de mettre en œuvre de fait cette loi salutaire, accélérant ainsi son vote pour peu que leur compétence ne fasse nul doute ? Comme on sait que certaines mauvaises volontés ne veulent point le bien du pays, s’évertuant à retarder ou empêcher l’adoption d’un tel projet de loi, ne serait-ce pas le meilleur moyen d’en accélérer l’adoption?</p>
<p>Au ministère des Affaires étrangères qui est aujourd’hui concerné et que je connais bien, y étant entré en 1997 à la sortie de l’université, de réelles volontés sincères et compétentes sont en train d’agir inlassablement pour redonner à la diplomatie tunisienne sinistrée son lustre afin de redevenir l’excellente excellence qu’elle était. On les aidera assurément en libérant le ministre en charge du Département, qui connaît bien la diplomatie étant enfant du département, du devoir de se conformer à cette inique circulaire. C’est ce que mande et commande l’intérêt de la patrie si le souci du chef du gouvernement est bien le sauvetage d’un département sinistré, à l’image de toute l’administration.</p>
<p>La circulaire précitée doit même être modifiée dans le sens contraire si l’on veut tenir compte de la réalité de nos services administratifs, car elle n’aboutit aujourd’hui qu’au résultat inverse de ce qu’elle prétend atteindre, augmentant le sérieux risque de sabotage de la moindre œuvre sincère de sauvetage de nos administrations.</p>
<p>Elle conforte même indirectement cette intention politique maligne chez d’aucuns dont le seul souci est d’écarter, sinon toutes, du moins une écrasante majorité des compétences ne convenant pas à leur couleur politique et/ou idéologique. Comment parler et encore mieux pratiquer de la sorte la bonne gouvernance qui, n’en doutons pas, est le credo du gouvernement?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/05/bonne-gouvernance-et-mise-a-la-retraite-des-competences/">Service public : Bonne gouvernance et mise à la retraite des compétences</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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