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	<title>Archives des création monétaire - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des création monétaire - Kapitalis</title>
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		<title>Crise de confiance mondiale dans les monnaies imprimables</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 07:40:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous assistons à une remise en cause profonde du système monétaire contemporain, fondé sur des monnaies imprimables « à volonté ». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/crise-de-confiance-mondiale-dans-les-monnaies-imprimables/">Crise de confiance mondiale dans les monnaies imprimables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’accélération, sans précédent, ces dernières années de l’érosion du pouvoir d’achat est devenue une réalité quotidienne dans le monde entier. Les salaires réels progressent plus lentement que le coût de la vie, lorsque leur croissance n’est pas simplement négative, tandis que les ménages constatent que l’épargne accumulée perd continuellement de sa valeur. Pour les investisseurs de long terme, il devient clair que la monnaie ne préserve plus la valeur dans le temps. Cette inquiétude générale nourrit une remise en cause plus profonde du système monétaire contemporain, fondé sur des monnaies imprimables «&nbsp;à volonté&nbsp;», dont l’émission dépend davantage des contraintes budgétaires et financières des États que de la création de richesse réelle. Comme l’écrivait John Maynard Keynes, « la monnaie est un lien entre le présent et le futur ». Lorsque ce lien se distend, ce n’est pas seulement un mécanisme économique qui se fragilise, mais la capacité d’une société à se projeter dans le temps, à transformer l’épargne en investissement et la promesse politique en contrat crédible.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18292923"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Dans ce contexte, la confiance qui soutient les monnaies fiduciaires (billets et pièces) s’effrite. La multiplication des crises, l’accumulation des dettes publiques et le recours répété à la création monétaire comme solution par défaut ont progressivement affaibli la crédibilité des promesses économiques.</p>



<p>Lorsque la monnaie peut être produite sans ancrage tangible et sans contrainte effective, elle cesse d’apparaître comme une réserve de valeur fiable et tend à devenir un instrument d’ajustement politique.</p>



<p>Cette évolution pose une question centrale pour les années à venir, un système monétaire reposant sur la capacité illimitée à actionner la planche à billets peut-il encore remplir durablement ses fonctions fondamentales, ou doit-il être réformé afin d’introduire des mécanismes de discipline capables de restaurer la confiance, de protéger l’épargne et de réancrer la monnaie dans des limites économiques crédibles ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la dette ne crée plus de richesse</h2>



<p>L’économie mondiale a progressivement substitué à la dynamique de la croissance réelle une logique d’expansion des bilans publics et privés. La dette mondiale est estimée entre 350-355 mille milliards de dollars en ce mois de janvier 2026, représentant près de 300% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial – une mesure de la richesse – contre environ 210 % au début des années 2000.</p>



<p>Dans le même temps, la croissance réelle moyenne mondiale est restée inférieure à 3 % sur la période 2015–2025, malgré des politiques monétaires exceptionnellement accommodantes.</p>



<p>Cette divergence se reflète dans le rendement macroéconomique de la dette. Aux États‑Unis, les données du Bureau of Economic Analysis et de la Réserve fédérale (Banque Centrale) indiquent qu’un dollar de dette supplémentaire générait en moyenne entre 0,60 et 0,70 dollar de PIB additionnel au début des années 2000, contre moins de 0,30 dollar dans la période récente. En zone euro, où la dette publique moyenne dépasse désormais 90 % du PIB, plusieurs grandes économies ont enregistré une croissance réelle annuelle inférieure à 1 % sur la dernière décennie, signalant une dissociation croissante entre accumulation financière et capacité de production réelle.</p>



<p>Ce phénomène s’apparente à ce que certains économistes qualifient de trappe de l’endettement, un régime dans lequel l’accumulation financière ne génère plus un surplus de capacité productive, mais alimente principalement la valorisation des actifs existants. Dans ce cadre, la croissance devient une variable résiduelle, dépendante non de l’innovation ou du capital humain, mais de la tolérance des marchés à l’expansion continue des bilans publics et monétaires.</p>



<p>Cette trajectoire rappelle une régularité historique en économie, lorsque le ratio de dette publique par rapport au PIB dépasse durablement certains seuils, la croissance potentielle tend à s’affaiblir de manière persistante. L’endettement cesse alors d’être un pont vers l’avenir pour devenir un héritage transmis au présent, dont le service mobilise une part croissante des ressources productives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’endettement comme substitut à la croissance</h2>



<p>Depuis plus d’une décennie, l’endettement est devenu une variable d’ajustement structurelle des politiques économiques, pas pour financer des investissements productifs à long terme, mais pour stabiliser des équilibres budgétaires fragilisés par une croissance insuffisante et des dépenses publiques rigides. Cette évolution a transformé la dette en condition permanente de fonctionnement des États.</p>



<p>Depuis 2008, les politiques dites d’assouplissement quantitatif, qui consistent pour les banques centrales à créer de la monnaie afin de racheter massivement des obligations d’État et des actifs financiers aux banques et aux investisseurs, ont conduit à une multiplication sans précédent de la base monétaire et des agrégats de liquidité.</p>



<p>Aux États‑Unis, la masse monétaire M2 (billets + Pieces + Epargne liquide) a été multipliée par 3 entre 2008 et 2025, tandis que la zone euro a suivi une trajectoire comparable sous l’effet des programmes de rachats d’actifs de la Banque centrale européenne, dont le bilan est passé de moins de 2 000 milliards d’euros à plus de 7 500 milliards. Ce mécanisme a permis de maintenir des taux d’intérêt durablement bas et de contenir les crises financières en finançant des dettes, mais il a aussi réduit la capacité des autorités monétaires à intervenir autrement que par de nouvelles injections de liquidité, rendant le système financier structurellement dépendant de la création monétaire publique.</p>



<p>Cette évolution s’accompagne d’une dissociation croissante entre l’abondance monétaire et la performance économique réelle. Alors que la croissance mondiale est restée en moyenne inférieure à 3 % sur la période 2015-2025, la valorisation des actifs financiers et immobiliers a progressé à des rythmes nettement supérieurs, traduisant une orientation de la liquidité vers les marchés d’actifs plutôt que vers l’investissement productif. Dans plusieurs économies, l’expansion rapide de la masse monétaire a coïncidé avec une hausse du coût de la vie et une pression sur les salaires réels, sans amélioration proportionnelle de la productivité.</p>



<p>Selon la Banque des règlements internationaux, la part de la dette publique mondiale détenue ou refinancée indirectement par les banques centrales a atteint des niveaux historiquement élevés depuis 2020, renforçant l’interdépendance entre politiques budgétaires et politiques monétaires dans plusieurs économies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crise de confiance</h2>



<p>La dissociation entre création monétaire et croissance réelle se traduit par des signaux de marché de plus en plus explicites. Entre début 2023 et janvier 2026, le prix de l’or a progressé de plus de 170%, franchissant des sommets historiques à plus de 5000 dollars l’once, tandis que l’argent a enregistré une hausse cumulée dépassant 332% sur la même période. Ces records traduisent une préférence accrue pour des actifs perçus comme des réserves de valeur face à l’érosion du pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires.</p>



<p>Cette dynamique se reflète également dans les stratégies officielles. Depuis 2022, les banques centrales ont acquis plus de 1 000 tonnes d’or par an, un niveau sans précédent dans l’histoire moderne. Parallèlement, plusieurs monnaies de pays émergents ont subi des dépréciations marquées face aux principales devises. Entre 2022 et 2025, plusieurs monnaies d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie ont perdu entre 20 et 40 % de leur valeur nominale, sous l’effet combiné du resserrement financier mondial, du poids de la dette extérieure libellée en devises fortes et de déficits courants persistants. Cette fragilité alimente une crainte de perte durable de pouvoir d’achat et renforce la perception d’une tension structurelle sur la crédibilité des monnaies imprimables.</p>



<p>Dans une perspective plus longue, ce mouvement rappelle l’observation de Fernand Braudel selon laquelle les sociétés se tournent vers des formes de richesse <em>« hors du temps politique&nbsp;»</em> lorsque la stabilité institutionnelle devient incertaine. L’or n’est alors pas seulement un actif financier, mais une référence symbolique à une valeur qui échappe aux cycles électoraux et aux arbitrages budgétaires de court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Géopolitique et instabilité monétaire</h2>



<p>La résurgence des politiques protectionnistes, la remise en cause des chaînes de valeur mondiales et l’usage des instruments commerciaux comme leviers stratégiques introduisent une incertitude durable dans les anticipations des entreprises et des investisseurs. Les annonces de barrières tarifaires, de restrictions technologiques ou de sanctions financières se traduisent par des ajustements immédiats sur les marchés de change, révélant la sensibilité accrue des monnaies aux décisions politiques.</p>



<p>Dans ce contexte, l’économie mondiale évolue dans un état de déséquilibre structurel marqué par une croissance potentielle affaiblie et des pressions inflationnistes sectorielles persistantes. Les monnaies fiduciaires se trouvent prises dans une triple tension, celle de l’endettement élevé des États, de la nécessité de préserver le pouvoir d’achat intérieur et de la volatilité induite par les chocs géopolitiques. Cette combinaison fragilise leur rôle de repère stable pour le commerce et l’épargne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le modèle monétaire fiduciaire</h2>



<p>Le modèle monétaire fiduciaire repose sur un socle immatériel, celui de la confiance dans la solidité des institutions et la prévisibilité des politiques publiques. Lorsque cette crédibilité se fragilise, la valeur monétaire devient plus sensible aux anticipations qu’aux fondamentaux productifs. En l’absence d’ancrage tangible, l’expansion monétaire ne rencontre d’autre limite que la tolérance des agents économiques à l’inflation, à la dépréciation externe et à la volatilité financière.</p>



<p>La stabilité de la monnaie est une condition de la liberté économique, une monnaie imprimable donc manipulable <em>«&nbsp;à volonté&nbsp;»</em> affaiblit la capacité des individus à planifier, à épargner et à contracter sur le long terme. Dans cette perspective, l’instabilité monétaire ne constitue pas seulement un déséquilibre macroéconomique, mais une contrainte sur l’autonomie économique des sociétés.</p>



<p>Ce cadre montre un paradoxe structurel, celui d’un endettement qui progresse plus rapidement que la richesse qu’il est censé financer. La dette, soutenue par la création monétaire, permet de différer les ajustements réels mais au prix d’une pression cumulative inflationniste et sur la valeur externe des devises. À moyen terme, cette dynamique tend à déplacer le coût de l’équilibre économique vers les détenteurs de monnaie et d’épargne, à travers l’érosion du pouvoir d’achat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives pour l’avenir des monnaies</h2>



<p>Les évolutions récentes suggèrent que l’avenir des systèmes monétaires ne s’inscrira pas dans une rupture brutale mais dans une recomposition progressive des ancrages de confiance. Face aux limites des monnaies exclusivement fiduciaires, les États et institutions peuvent explorer des formes d’adossement partiel à des valeurs réelles, qu’il s’agisse de réserves accrues de métaux précieux, de paniers de matières premières stratégiques ou de dispositifs hybrides associant actifs réels et règles de discipline monétaire renforcées.</p>



<p>Cette recomposition implique également la nécessité d’instaurer des garde‑fous institutionnels empêchant le recours discrétionnaire et répété à la création monétaire, qui conduit naturellement à la dilution de la valeur de la monnaie et à un transfert progressif du coût de l’ajustement vers les détenteurs d’épargne.</p>



<p>La généralisation de la monnaie électronique ouvre la possibilité d’introduire des mécanismes de contrainte et de traçabilité directe sur l’expansion monétaire. Les monnaies numériques de banque centrale permettent d’associer l’émission de nouvelles unités monétaires à des règles programmées, telles que des plafonds quantitatifs ou des conditions macroéconomiques prédéfinies, rendant plus visibles et plus vérifiables les choix de politique monétaire. Cette capacité technique ne saurait toutefois se substituer à une gouvernance crédible. Sans discipline budgétaire et sans cadre institutionnel garantissant la prévisibilité des décisions, la monnaie programmable risque de devenir un outil de contrôle plus qu’un instrument de stabilité. La confiance durable ne naît pas de la technologie seule, mais de la cohérence entre règles d’émission, soutenabilité des finances publiques et responsabilité politique dans l’usage du pouvoir monétaire.</p>



<p>Enfin, l’avenir des monnaies imprimables touche au cœur du contrat social qui lie les États à leurs citoyens et les économies nationales au système mondial. Une monnaie est une promesse de stabilité entre le présent et l’avenir, un lien de confiance entre l’effort productif et la valeur conservée. Lorsque cette promesse est discréditée, les comportements d’épargne, d’investissement et de travail se transforment, révélant une société qui doute de la capacité de ses institutions à préserver la valeur de ce qu’elle produit.</p>



<p>Entre la contrainte de dettes accumulées, la fragmentation géopolitique et les limites d’une création monétaire devenue structurelle, le système fiduciaire est placé devant une exigence de réinvention.</p>



<p>L’enjeu est de redéfinir des cadres où la flexibilité nécessaire à la gestion des chocs s’accompagne de bornes crédibles à l’expansion monétaire. De cette capacité à réancrer la monnaie dans des règles lisibles, des institutions responsables et une discipline budgétaire durable dépend la confiance des sociétés dans la valeur du temps qu’elles investissent, des richesses qu’elles créent et de l’avenir qu’elles transmettent.</p>



<p>Une monnaie stable est une promesse tenue entre générations ; une monnaie instable est une dette transmise dans le temps. Un ordre monétaire qui ne parvient plus à convertir la confiance en investissement productif cesse d’être un moteur de développement pour devenir un simple mécanisme de préservation des équilibres passés, appelant, à terme, une refondation de ses principes et de sa légitimité.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eV29hplAm1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/">La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/embed/#?secret=pBDUJyohvw#?secret=eV29hplAm1" data-secret="eV29hplAm1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Cette bulle monétaire qui appauvrit les Tunisiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2024 07:36:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dinar est de plus en plus dévalorisé par les errements des politiques monétaires et fiscales en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/23/cette-bulle-monetaire-qui-appauvrit-les-tunisiens/">Cette bulle monétaire qui appauvrit les Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La masse monétaire en circulation en Tunisie a récemment connu un surprenant rebond.</em></strong> <strong><em>Une hypertrophie monétaire directement associée à une politique monétaire qui monétise désormais la dette, en épongeant une partie du déficit budgétaire et en injectant toujours plus de cash dans le marché. Résultat : cette bulle de liquidité est en passe de noyer les moteurs de la croissance, menaçant au passage la valeur du dinar. Décryptage…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-12546501"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Sous l’emprise de plusieurs chocs successifs (politique, économique, Covid, sècheresse, etc.), la Tunisie accumule les méfaits et les dérives de ses politiques fiscales et monétaires. La chose et son contraire! D’un côté la création monétaire bat des records avec une hausse de 12%, entre avril 2024 et avril 2023. D’un autre côté, l’économie stagne, avec une récession sur 2 trimestres de suite pour fin 2023. L’inflation flambe et les pénuries se multiplient. Le citoyen a peut-être plus de dinars en poche, mais moins de pouvoir d’achat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’inflation, un phénomène monétaire ?</h2>



<p>Milton Friedman, économiste-concepteur de la théorie monétaire moderne, affirmait que : <em>«l’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire»</em>. Mais, dans le cas de la Tunisie, cette affirmation ne fonctionne qu’à moitié. L’inflation oscille entre 10% et 7,5% et les taux d’intérêt directeur sont inopérants face aux valses des prix.</p>



<p>On peut paraphraser Friedman pour dire qu’en Tunisie et pays similaires, l’inflation est partout un phénomène mixant la mal-gouvernance du monétaire, du fiscal et du budgétaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I1sELMbF3t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/07/les-besoins-financiers-urgents-de-la-tunisie-selevent-a-155-milliards-de-dinars/">Les besoins financiers urgents de la Tunisie s&rsquo;élèvent à 15,5 milliards de dinars</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les besoins financiers urgents de la Tunisie s&rsquo;élèvent à 15,5 milliards de dinars » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/07/les-besoins-financiers-urgents-de-la-tunisie-selevent-a-155-milliards-de-dinars/embed/#?secret=2bf7OrPeax#?secret=I1sELMbF3t" data-secret="I1sELMbF3t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La masse monétaire en circulation a atteint officiellement 21, 5 milliards de dinars. Les vrais chiffres sont inconnus. Une bonne partie de cette masse monétaire se trouvent thésaurisée dans les coffres d’un secteur informel qui produit 45% des richesses du pays, dans l’indifférence des autorités et des élites politiques. Le politique se sert au passage, la corruption arrose de nombreux partis, des juges et surtout les journalistes véreux.</p>



<p>La monnaie véhicule les signaux des prix et des rapports de prix entre plusieurs secteurs et activités. Injecter artificiellement de la monnaie pour payer les fonctionnaires ne fait que perturber les signaux de la rareté et altérer les incitatifs à une allocation efficace des ressources et produits échangés et demandés par les marchés.</p>



<p>C’est comme pour pétrir la pâte d’un pain<em> «tabouna»</em> : il faut de l’eau et de la farine, dans un dosage précis et proportionnel. Mettre plus d’eau dans la farine ne change pas la quantité de farine. Mais la dilue pour la rentre plus liquide, difficile à<em> «prendre»</em> et à cuire. Une pâte trop molle ne colle pas sur les parois de la<em> tabouna</em> (four traditionnel). Le niveau de dilution est important, il faut le juste équilibre : pas trop liquide, pas trop solide.</p>



<p>Le volume de&nbsp;<em>monnaie</em>&nbsp;ainsi créé artificiellement par la Banque centrale se comporte comme l’eau (de trop) qui crée de l’inflation et dilue l’économie dans une marée de billets dont le pouvoir d’achat ne fait que fondre comme neige au soleil.</p>



<p>La création <em>ex nihilo</em> de <em>monnaie</em> par la Banque centrale n’est jamais une création de richesse en elle-même (elle ajoute de l‘eau, pas de la farine). En revanche, c’est l’intérêt et la réaction des agents économiques à cette création monétaire qui peuvent générer un impact économique (taux d’intérêt réel négatif, illusion nominale, suppression du risque de liquidité, etc.).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Cpfp4uItdw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/02/la-tunisie-doit-rembourser-une-dette-publique-de-26-milliards-de-dinars-en-2024/">La Tunisie doit rembourser une dette publique de 26 milliards de dinars en 2024</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit rembourser une dette publique de 26 milliards de dinars en 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/02/la-tunisie-doit-rembourser-une-dette-publique-de-26-milliards-de-dinars-en-2024/embed/#?secret=YqTUzPfAoC#?secret=Cpfp4uItdw" data-secret="Cpfp4uItdw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sur le long terme, la richesse ne peut venir que du rendement de l’argent investi, si ce rendement est supérieur au coût du financement.</p>



<p>L’ajout du cash dans l’économie crée de l’illusion monétaire. Les acteurs <em>«naïfs»</em> se croient plus riches en disposant de plus de billets dans leur poche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changer de monnaie ne change rien à la situation</h2>



<p>On se trompe si on croit qu’il faut changer la monnaie pour canaliser la masse monétaire du secteur informel vers les circuits officiels. Oubliant que la fuite des liquidités vers le secteur informel s’explique par l’évitement des tracasseries bureaucratiques, des instabilités fiscales et la <em>«répression bancaire»</em>, qui applique des frais exorbitants sur les transactions et les dépôts.</p>



<p>Changer de monnaie est une opération périlleuse, dans son coût effectif (2 milliards de dinars) et ne fait qu’ébranler la confiance qui reste chez le citoyen envers son dinar national.</p>



<p>Les Anglais veulent changer leur monnaie pour remplacer la photo de la Reine décédée par &nbsp;celle du nouveau Roi. Mais elle le fait progressivement, en communicant efficacement pour ne pas ébranler la confiance envers la livre sterling. Le Sénégal est sur le point de sortir de la Zone-Franc, et il doit créer sa monnaie. D’autres pays ont changé leur monnaie, parce qu’ils ont changé de système économique, ou parce que leur masse monétaire a subi une forte dépréciation ou encore un déluge de falsification de billets monétaires.</p>



<p>On ne peut pas changer les billets de banque en circulation en claquant les doigts. Et pour cause, la monnaie assume trois fonctions : celle de moyen d’échange (commerce, transactions, etc.), celle d’unité de compte (c’est-à-dire de base commune pour définir les prix) et celle de réserve de valeur (épargne, thésaurisation, etc.). Changer les billets et les pièces de monnaie peut altérer durablement ces trois principaux rôles de la monnaie.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5fyTsffkqt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/02/tunisie-la-monetisation-du-deficit-budgetaire/">Tunisie: la monétisation du déficit budgétaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: la monétisation du déficit budgétaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/02/tunisie-la-monetisation-du-deficit-budgetaire/embed/#?secret=Vvb2bZQDMk#?secret=5fyTsffkqt" data-secret="5fyTsffkqt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Trop de cash brouille la redistribution</h2>



<p>La science économique n’est ni simple ni parfaite : <em>«la distribution»</em> de la <em>monnaie</em> créée en trop ne profite pas de façon homogène et directement à tous les agents. L’hypertrophie monétaire érode le pouvoir d’achat, freine l’investissement et dévalorise le patrimoine et ses actifs.</p>



<p>Actuellement, la monétisation de la dette tunisienne par la BCT finance le budget de l’État, mais introduit des distorsions dans la distribution de la richesse. La <em>monnaie</em> ainsi créée par la BCT est <em>«distribuée»</em> via les dépenses budgétaires qui correspondent légitimement à des priorités gouvernementales (financer les salaires des fonctionnaires improductifs et les sociétés d’État peu efficaces).</p>



<p>La&nbsp;<em>monnaie</em>&nbsp;ainsi injectée dans l’économie est transférée aux agents de manière inégale et biaisée par les postes budgétaires définis par le gouvernement. Elle altère ainsi les prix des biens et services produits, faisant fi des rapports de concurrence spécifiques entre secteurs économiques, entre producteurs et des rapports de force entre salariés et entreprises.</p>



<p>De telles injections monétaires impactent la situation économique des acteurs et des secteurs en fonction de la façon dont ils sont ciblés par les décideurs publics qui définissent les subventions, les impôts, les prix, les revenus et les investissements publics.</p>



<p>Certains regroupements d’agents économiques peuvent être impactés de plein fouet : les détenteurs de stocks d’actifs et patrimoines sont avantagés par rapport à ceux qui doivent partir de zéro (à cause des hausses de prix). Les retraités à rente quasi-fixe sont pénalisés. La classe moyenne et les franges défavorisées s’appauvrissent davantage.</p>



<p>Le dinar, comme unité de compte, vecteur de change et réserve de valeur, est de plus en plus fragilisé, dévalorisé par ces errements des politiques monétaires et fiscales en Tunisie.</p>



<p><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur. </em></strong><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oScqyxz4C7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/">La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/embed/#?secret=rZL8yhRhay#?secret=oScqyxz4C7" data-secret="oScqyxz4C7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/23/cette-bulle-monetaire-qui-appauvrit-les-tunisiens/">Cette bulle monétaire qui appauvrit les Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : les emprunts directs auprès de la BCT ne créent pas de monnaie locale (Mac SA)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/tunisie-les-emprunts-directs-aupres-de-la-bct-ne-creent-pas-de-monnaie-locale-mac-sa/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2024 10:17:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[création monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Mac SA]]></category>
		<category><![CDATA[planche à billets]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de devises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le recours aux emprunts directs auprès de la BCT n’a pas abouti directement à la création monétaire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/tunisie-les-emprunts-directs-aupres-de-la-bct-ne-creent-pas-de-monnaie-locale-mac-sa/">Tunisie : les emprunts directs auprès de la BCT ne créent pas de monnaie locale (Mac SA)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le recours aux emprunts directs auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour répondre aux besoins du budget de l’Etat n’a pas abouti directement à la création monétaire puisque ces montants étaient déduits des réserves de devises pour rembourser la dette extérieure.</em></strong></p>



<span id="more-12462107"></span>



<p>C’est ce qu’indique l’intermédiaire boursier Mac SA dans sa <a href="https://www.macsa.com.tn/#/shop/shop-detail">Note de conjoncture économique</a> en Tunisie, publiée le 12 avril 2024, s&rsquo;inscrivant ainsi en faux contre ceux qui ont accusé la BCT de recourir massivement à la planche à billets pour financer les besoins budgétaires de l&rsquo;Etat via les emprunts obligataires sur le marché intérieur. </p>



<p>Le déficit budgétaire du pays devrait atteindre 10,6 milliards de dinars tunisiens (MMDT). Cela représente un remboursement du principal de 17,9 MMDT (8,1 MMDT de prêts intérieurs et 9,8 MMDT de prêts extérieurs), ajoute la même note.</p>



<p>Ce montant, d’un montant total de 28,5 MMDT, sera financé, comme le prévoit la Loi de Finances 2024, par des emprunts intérieurs (11,7 MMDT) et des dettes extérieures (16,4 MMDT). Les 0,4 MMDT restants seront pris en charge par le Trésor.</p>



<p><em>«L’Etat – face à l’impossibilité d’obtenir des emprunts extérieurs au premier trimestre 2024- a eu recours à des emprunts directs auprès de la BCT pour un montant total de 7 milliards de dinars»</em>, peut-on encore lire dans le document.</p>



<p>Environ la moitié des fonds versés n’ont pas conduit à une création monétaire dépassant les besoins de l’économie, car celle-ci a été compensée par une diminution des réserves de change. La Banque centrale a fourni à l’Etat des fonds en devises et non en dinars tunisiens pour payer ses dettes extérieures, ce qui n’a pratiquement aucun impact sur la création monétaire nette.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Décélération de l’inflation</h2>



<p>Le taux d’inflation, selon Mac SA, s’est établi à 7,5% en février et mars 2024. Cette tendance à la baisse se poursuivra pendant quelques mois, sur la base du niveau d’avant la crise ukrainienne (2021), avant de retomber à près de 7% à la fin de l&rsquo;année. Le taux d’inflation moyen pour 2024 s’établirait alors à 7,3% contre 9,3% en 2023.</p>



<p>L’inflation importée reste importante compte tenu de la pression sur le taux de change liée à un dollar attendu plus fort, le taux directeur américain étant maintenu à 5,25%, et de la hausse des prix internationaux (pétrole, métaux, sucre) même si certains prix ont baissé (céréales).</p>



<p>La composante locale de l’inflation est étroitement liée à la rareté de certaines matières premières et au nombre croissant d’intermédiaires commerciaux.</p>



<p>Ce ralentissement de l’inflation peut favoriser la stabilité du dinar et contribuer à maintenir le pouvoir d’achat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Croissance atone au premier trimestre 2024</h2>



<p>Une croissance lente a été signalée au premier trimestre, a indiqué Mac SA. Ceci est défavorable à la création d’emplois étant donné le manque d’investissements des secteurs public et privé.</p>



<p>Les indicateurs du premier trimestre suggèrent que l’amélioration du secteur agricole est compensée par le déclin de l’industrie, ce qui donne lieu à un taux de croissance relativement faible.</p>



<p>La croissance du PIB au premier trimestre devrait osciller entre 0,5% et 1%, soit une légère hausse par rapport à l’année dernière (0,4%) mais en-deçà de l’objectif fixé pour 2024 (2 %).</p>



<p>La poursuite de la politique de contrôle des importations, la mobilisation de financements extérieurs ou d’investissements directs étrangers à des niveaux similaires à ceux rapportés ces dernières années et la stabilité des prix internationaux aideraient la Tunisie à respecter ses engagements financiers et commerciaux internationaux tout en affichant un niveau acceptable et légère baisse des réserves de change.</p>



<p>Cela présente l’avantage d’éviter de rééchelonner la dette extérieure afin que le pays reste crédible, comme il l’a toujours été.</p>
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		<title>La Tunisie a-t-elle un autre choix dans l’immédiat que la création monétaire?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/04/la-tunisie-a-t-elle-un-autre-choix-dans-limmediat-que-la-creation-monetaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 12:31:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Atuge]]></category>
		<category><![CDATA[création monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Ghorra]]></category>
		<category><![CDATA[Moez Labidi]]></category>
		<category><![CDATA[Mouna Ben Halima]]></category>
		<category><![CDATA[planche à billets]]></category>
		<category><![CDATA[Safouane Ben Aissa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Association des Tunisiens des grandes écoles (Atuge) a organisé le 30 septembre 2021 un webinaire pour débattre de la situation actuelle des finances publiques et des moyens de parvenir à financer les déficits et de boucler le budget 2021. Il s’agissait de discuter de la pertinence de recourir à la planche à billets et de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/04/la-tunisie-a-t-elle-un-autre-choix-dans-limmediat-que-la-creation-monetaire/">La Tunisie a-t-elle un autre choix dans l’immédiat que la création monétaire?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Atuge-Creation-monetaire.jpg" alt="" class="wp-image-365040"/></figure></div>



<p><strong><em>L’Association des Tunisiens des grandes écoles (Atuge) a organisé le 30 septembre 2021 un webinaire pour débattre de la situation actuelle des finances publiques et des moyens de parvenir à financer les déficits et de boucler le budget 2021. </em></strong></p>



<span id="more-365039"></span>



<p>Il s’agissait de discuter de la pertinence de recourir à la planche à billets et de présenter des alternatives à cette solution souvent décriée, face à un panel composé par Moez Labidi, universitaire, économiste, ancien administrateur de la BCT, Safouane Ben Aissa, économiste universitaire et Georges Ghorra, représentant résident de l&rsquo;IFC, le débat étant modéré par Mouna Ben Halima, présidente de l&rsquo;Atuge.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une situation financière catastrophique</h2>



<p>La Loi de finance 2021 (LF2021) a été votée avec beaucoup de difficultés et avec la promesse d’une loi de finances complémentaire qui n’a toujours pas été présentée. Les hypothèses de départ&nbsp;ne se sont pas réalisées. Côté dépenses, le budget a tablé sur&nbsp;un cours du pétrole à 45$ le baril, il frôle actuellement les 80$, soit environ 3 milliards&nbsp;de dinars supplémentaires à trouver.</p>



<p>Côté recettes, le budget s’est basé sur une croissance de 4%, taux qui ne sera pas atteint. Nous avons donc&nbsp;moins de recettes et plus de dépenses, et pour y faire face.</p>



<p>On choisit d’arrêter les investissements publics pour faire face aux dépenses de l’État, principalement les salaires et les caisses de compensation. Ce qui aboutit à des&nbsp;délais de paiement des entreprises privées qui se rallongent&nbsp;et des risques de faillites sur ces entreprises, avec toutes les conséquences sociales et financières.</p>



<p>Face à cette situation, où trouver les financements&nbsp;dans l’immédiat? Peut-on affirmer que le seul choix qui reste est la planche à billets? Quels seraient les risques et comment les minimiser?&nbsp;Quelles en seraient les limites? Quelles sont les alternatives envisageables?</p>



<p>C&rsquo;est en brossant ce tableau catastrophique que Mme Ben Halima a posé les termes du débat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La création monétaire alimente l&rsquo;inflation</h2>



<p>Safouane Ben Aissa&nbsp;explique que le financement direct Banque nationale de Tunisie (BCT)-Trésor public accordé l’an passé à hauteur de 2,8 milliards a alimenté l’inflation avec un effet à retardement.</p>



<p>Aujourd’hui toute création monétaire va servir à la consommation de biens importés, ce qui alimentera encore plus l’inflation.</p>



<p>La dette actuelle pourrait devenir soutenable&nbsp;si les financements se destinaient vers la machine de production, comme cela avait été le cas dans le passé. La dette avait toujours été corrélée à des projets structurants. A titre d’exemple, avant de parler des énergies renouvelables il faudrait penser à une ligne électrifiée sous-marine vers l’Italie pour acheminer notre production vers l’Europe.&nbsp;Ce qui nous manque c’est la rationalité économique&nbsp;pour assurer une relance pérenne et durable.</p>



<p>Nous avons épuisé tous les délais et il est urgentissime d’avoir&nbsp;une feuille de route économique claire, mais également sociale. Il ne pourra pas y avoir de relance si on entame une nouvelle ère de revendications sociales. La partie déjà utilisée des DTS du FMI a servi à payer les salaires de septembre&nbsp;! Les 10 ans écoulés se sont limités à des effets d’annonces en matière de réformes, et même les quelques lois intéressantes votées sont toujours en attente des décrets d’application&nbsp;depuis 2018 : RSE, ESS, crowdfunding…</p>



<p>Si nous entamons de nouveau des discussions avec le FMI, deux chantiers sont incontournables: la convertibilité du dinar de manière progressive pour réduire la bulle entre le taux nominal et le réel; et le ratio masse salariale / PIB, qui doit descendre autour de 14%, soit via un plan social, ce qui est très compliqué à faire accepter aux syndicats, soit via la hausse du PIB si on se remet à produire.</p>



<p>La bonne nouvelle concerne les&nbsp;activités extractives qui accusent une hausse spectaculaire&nbsp;tant pour le gaz que pour le pétrole et le phosphate, nous en ressentirons les bénéfices à moyen terme.</p>



<p>La nomination d’une cheffe de gouvernement a inversé une tendance baissière depuis plusieurs semaines sur les Eurobonds de la dette tunisienne et nous devons concrétiser maintenant ces bonnes intentions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les financements internationaux ne sont plus accessibles&nbsp;</h2>



<p>Prenant la parole à son tour,&nbsp;Moez Labidi&nbsp;rappelle que la crainte du financement direct concerne son instrumentalisation à des fins électorales. Si la question s’impose aujourd’hui parce que la porte du FMI nous est fermée après 2 programmes inachevés, et les marchés internationaux ne sont plus accessibles&nbsp;:&nbsp;le taux d’intérêt sur la dette tunisienne dépasse les 15%!</p>



<p>Le choix de la planche à billets est un&nbsp;choix de lâches&nbsp;des décideurs politiques&nbsp;: lâcheté&nbsp;face aux syndicats&nbsp;ouvriers pour imposer une bonne gouvernance des entreprises publiques; lâcheté&nbsp;face au patronat&nbsp;pour combattre l’économie de rente qui gagne du terrain; lâcheté&nbsp;face à l’informel&nbsp;et au recouvrement, face aux barons du parallèle et au banditisme organisé; et, <em>last but not least,</em> lâcheté&nbsp;face aux blocages administratifs&nbsp;pour développer par exemple les énergies renouvelables.</p>



<p>Les dépenses d’investissements destinées à améliorer la qualité de vie des citoyens (santé, éducation, transport) sont supprimées en faveur des négociations salariales&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pays «amis» pourraient-ils sauver la mise&nbsp;?</h2>



<p>L’alternative&nbsp;au financement direct serait dans des&nbsp;négociations bilatérales avec certains pays <em>«amis»</em>. Le FMI n’acceptera pas d’accord avec un gouvernement provisoire, il recherche la stabilité car son plan s’étale sur 3 ans. Si le gouvernement s’engage sérieusement dans une dynamique de réformes et arrive à convaincre de sa crédibilité, il se pourrait que le FMI nous soutienne en&nbsp;redéployant une partie des droits de tirage spéciaux,&nbsp;(DTS) affectés à d’autres pays riches.</p>



<p>La&nbsp;dette tunisienne est insoutenable&nbsp;parce que notre croissance est anémique et les taux auxquels nous empruntons sont exorbitants. Le rythme d’augmentation des recettes fiscales est nettement inférieur à l’augmentation du service de la dette, et cette situation ne peut durer. La seule solution durable est le retour de la croissance, par la relance de l’investissement.</p>



<p>Pour revenir sur&nbsp;les risques engendrés par le financement direct, l’exemple du Venezuela peut être cité, où le président populiste Maduro a affirmé <em>«imprimer les billets pour corriger les inégalités dans le pays»</em>. L’inflation est passée de 21% en 2012 à 2719% en 2021, le salaire minimum est passé de 476$ à 2,5$ et ne suffit même pas à acheter 1kg de viande. L’autre risque est la&nbsp;dégradation de la note&nbsp;du pays. Il est également probable que&nbsp;l’accord avec le FMI en soit repoussé, surtout si l’on dépasse le seuil des 3 à 4% du PIB en financement direct. Ceci donne une petite marge de manœuvre, particulièrement si le financement direct est dédié à des projets structurants pour l’économie, dans lesquels la transition écologique aurait une part importante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un recours raisonnable à la planche à billets</h2>



<p>De son côté, Georges Ghorra estime le <em>«trou»</em> dans le budget 2021 à 9 milliards de dinars, selon les chiffres présentés par le ministère des Finances. Les bailleurs ont hâte de soutenir la Tunisie mais ont besoin d’un&nbsp;partenariat crédible. La nomination d’une cheffe de gouvernement a été bien accueillie par les marchés et les bailleurs attendent&nbsp;la formation de son équipe et le démarrage d’une dynamique de réformes convaincante&nbsp;pour restaurer la confiance perdue et entamer des discussions, idéalement en faisant participer la société civile. Côté investissements publics et vu le peu de ressources dont dispose l’Etat, il faudrait&nbsp;solliciter le secteur privé via le PPP, pour créer de la croissance et des emplois. Avec une réelle volonté politique, cela peut se faire rapidement, à l’image de plusieurs autres pays&nbsp;: énergie solaire, traitement des eaux, infrastructure, transport…</p>



<p>Si la Tunisie venait à recourir à la planche à billets, dans la limite du raisonnable, il n’y a pas de risques de rupture du soutien des bailleurs.</p>
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