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	<title>Archives des déforestation - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des déforestation - Kapitalis</title>
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		<title>L&#8217;impact dévastateur du tourisme de masse sur l’environnement </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Aug 2025 08:27:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déchets plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
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		<category><![CDATA[tourisme de masse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les avantages économiques du tourisme de masse ne sauraient passer sous silence ses inconvénients environnementaux. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/14/limpact-devastateur-du-tourisme-de-masse-sur-lenvironnement/">L&rsquo;impact dévastateur du tourisme de masse sur l’environnement </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le tourisme de masse est un phénomène mondial en pleine expansion. Il désigne l’afflux massif de visiteurs dans des destinations populaires. Ce qui est le cas de la Tunisie, qui a opté pour ce modèle de tourisme dont les avantages économiques ne sauraient passer sous silence les inconvénients environnementaux. Les infrastructures locales peuvent en effet être mises à rude épreuve et la gestion des flux touristiques devient alors un défi majeur.</em></strong> <em>(Ph. Déchets de plastique sur une plage de Djerba). </em></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-17227329"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure></div>


<p>Le tourisme de masse a un impact particulièrement dévastateur&nbsp;sur l’écosystème. Les destinations populaires souffrent souvent de lasurpopulation. Cela entraîne une pression accrue sur les ressources naturelles. Les écosystèmes fragiles sont souvent menacés par cette affluence. La pollution, la déforestation et la perte de biodiversité sont des réalités. Il est crucial de comprendre ces impacts pour agir.&nbsp;</p>



<p>Le tourisme de masse est un phénomène mondial en pleine expansion. Il désigne l’afflux massif de visiteurs dans des destinations populaires. Ce type de tourisme est souvent associé à des séjours organisés. Les voyageurs recherchent des expériences similaires, créant une forte demande.&nbsp;</p>



<p>Ce modèle de tourisme a des avantages économiques, mais aussi des inconvénients. Les infrastructures locales peuvent être mises à rude épreuve. La gestion des flux touristiques devient alors un défi majeur.</p>



<p>Le forfait tout compris (all inclusive) est une offre courante dans ce secteur, dictée par les TO étrangers pour accorder plus d’avantages à leurs clients, ce qui rend les destinations populaires très souvent des lieux de&nbsp;surconsommation&nbsp;et la cause de la mauvaise gestion des ressources du pays d’accueil : eau, électricité et nourriture. Les impacts sur l’environnement sont souvent négligés : déchets, pollution des eaux des mer. Il est donc essentiel de prendre conscience de ces enjeux.</p>



<p>Le tourisme de masse a connu une croissance rapide depuis les années 1950. L’essor des transports aériens a facilité les voyages internationaux. Les vacances sont devenues accessibles à un plus grand nombre de personnes. Les médias et les réseaux sociaux ont également joué un rôle clé. Ils ont popularisé certaines destinations auprès du grand public. Cependant, cette popularité a des conséquences. Les destinations surpeuplées doivent faire face à des défis environnementaux. La recherche d’alternatives durables est de plus en plus pressante.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6jaVfd4qQ0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/30/la-pollution-plastique-nuit-gravement-a-limage-de-la-tunisie/">La pollution plastique nuit gravement à l’image de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La pollution plastique nuit gravement à l’image de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/30/la-pollution-plastique-nuit-gravement-a-limage-de-la-tunisie/embed/#?secret=hcDCk5TA24#?secret=6jaVfd4qQ0" data-secret="6jaVfd4qQ0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Surconsommation des ressources naturelles</h2>



<p>Le tourisme de masse entraîne une&nbsp;consommation excessive des ressources naturelles. L’eau est l’une des ressources les plus touchées. Les hôtels et les complexes touristiques consomment d’énormes quantités d’eau. Cela peut provoquer des pénuries pour les populations locales. Dans certaines régions, les rivières, les lacs et les barrages s’assèchent à cause de cette demande. Cette situation crée des tensions entre touristes et résidents.</p>



<p>La&nbsp;consommation énergétique&nbsp;est également un problème majeur. Les transports, comme les avions et les voitures, consomment beaucoup d’énergie. Cette consommation contribue aux émissions de gaz à effet de serre. Les infrastructures touristiques nécessitent également une grande quantité d’énergie pour fonctionner. Cela augmente la dépendance aux énergies fossiles, aggravant ainsi le changement climatique. Il est crucial de trouver des solutions durables pour réduire cette consommation.&nbsp;</p>



<p>Le tourisme de masse génère une importante quantité de&nbsp;pollution. Les déchets plastiques sont l’un des problèmes les plus visibles. Les plages et les sites naturels sont souvent jonchés de déchets plastiques qui polluent la mer et nuisent à la faune marine. De plus, leur décomposition prend des centaines d’années. Cela crée un cycle de pollution difficile à briser.</p>



<p>Les&nbsp;émissions de CO<sub>2</sub>&nbsp;sont également un enjeu majeur. Les transports liés au tourisme, comme les avions, émettent d’énormes quantités de dioxyde de carbone. Ces émissions contribuent au réchauffement climatique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des conséquences socio-économiques </h2>



<p>Le tourisme de masse a des effets significatifs sur les sociétés et les économies locales. Ces effets peuvent être à la fois positifs et négatifs qui impactent sur les relations entre les communautés locales et les touristes. Ils influencent la qualité de vie des habitants et la préservation des traditions. C&rsquo;est ce qui pourrait toucher les villes comme Sousse, Monastir, Mahdia et surtout Djerba durant la haute saison, étant donné que notre tourisme est exclusivement balnéaire bon marché.&nbsp;En effet, pendant cette période le taux moyen de remplissage des unités d’hébergement dépasse les 85% selon les régions, tandis que pendant la moyenne saison ce taux ne dépasse pas les 35-40% et 20% en basse saison&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les impacts environnementaux du tourisme de masse augmentent les coûts de la vie. Les prix des biens, des services et des énergies grimpent souvent en raison de la demande accrue. Cela rend la vie quotidienne plus difficile pour les habitants locaux qui&nbsp;peuvent se sentir envahis par les touristes. Cela peut créer des tensions entre les visiteurs et les résidents. Les différences culturelles peuvent également exacerber ces conflits. Les communautés doivent trouver un équilibre entre l’accueil des touristes et la préservation du mode de vie des habitants&nbsp;</p>



<p>Le tourisme de masse a des effets notables sur la culture locale. L’un des principaux problèmes est la perte d’authenticité. Les traditions peuvent être modifiées pour plaire aux touristes. Cela peut entraîner une dilution des pratiques culturelles. Les habitants peuvent se sentir obligés de changer leur mode de vie.</p>



<p>De plus, les traditions peuvent être modifiées pour s’adapter aux attentes des visiteurs. Cela peut créer une version <em>«commerciale»</em> de la culture. Les festivals et événements peuvent perdre leur signification originale. Les impacts environnementaux du tourisme de masse rendent la préservation du patrimoine encore plus difficile. Les communautés doivent donc lutter pour maintenir leur identité culturelle face à ces défis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un tourisme plus durable</h2>



<p>Le tourisme durable est devenu une nécessité dans notre monde moderne. Il vise à réduire l&rsquo;impact dévastateur du tourisme de masse. De plus, la sensibilisation du touriste sur la préservation de l’environnement et de la culture du pays qu’il visite, dans son propre intérêt.&nbsp;</p>



<p>Les acteurs du secteur touristique tunisien doivent s’adapter à cette demande croissante. En intégrant des pratiques durables, ils peuvent attirer une clientèle soucieuse de l’environnement. Ainsi, le tourisme durable représente une opportunité pour un avenir meilleur.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les critères du tourisme durable</h2>



<p>Le tourisme durable repose sur plusieurs&nbsp;<em>principes fondamentaux</em>. Tout d’abord, il s’agit de minimiser l’impact environnemental des activités touristiques. Cela inclut la&nbsp;réduction des déchets et la&nbsp;préservation des ressources naturelles du pays. Ensuite, il est essentiel de respecter les cultures locales. Cela requiert la valorisation des traditions et l’implication des communautés dans le développement touristique.</p>



<p>De plus, le tourisme durable encourage l’éducation des visiteurs. Informer ces derniers sur les enjeux environnementaux et culturels est crucial.</p>



<p>Enfin, il est important de promouvoir des pratiques économiques équitables. Cela permet de garantir que les bénéfices du tourisme profitent aux populations locales.</p>



<p>En appliquant ces principes, nous pouvons créer un tourisme qui bénéficie à tous.</p>



<p>Pour adopter un tourisme durable, plusieurs&nbsp;pratiques recommandées&nbsp;peuvent être mises en œuvre. Tout d’abord, privilégier les modes de&nbsp;transport écologiques. Cela inclut l’utilisation des transports touristiques. Ensuite, choisir des hébergements&nbsp;écoresponsables&nbsp;est une bonne option. Ces établissements adoptent des pratiques respectueuses de l’environnement. De plus, il est conseillé de soutenir les artisans et producteurs locaux. Cela aide à dynamiser&nbsp;l’économie locale&nbsp;et à préserver les savoir-faire.</p>



<p>Enfin, il est important de respecter les sites naturels et culturels. Cela garantit leur préservation pour les générations futures.</p>



<p>En appliquant ces pratiques, chaque touriste peut contribuer à un tourisme plus durable.</p>



<p>Plusieurs pays touristiques commencent à réfléchir sur la rentabilité du tourisme de masse dans les années à venir.</p>



<p>Pour certaines destinations très prisées des voyageurs, il n’est plus question de développer le tourisme, mais plutôt de le limiter. Le terme&nbsp;<em>«surtourisme»&nbsp;</em>(ou<em> «hypertourisme»</em>) est apparu ces dernières années pour désigner le phénomène de&nbsp;saturation des sites touristiques&nbsp;par un nombre grandissant de visiteurs.</p>



<p>D’après l’OMT,&nbsp;95% des touristes mondiaux visitent moins de 5% des terres émergées.&nbsp;À l’échelle de la Tunisie, 75% de l’activité touristique se concentre sur moins de 20% du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un&nbsp;tourisme <em>«quatre saisons»</em>&nbsp;</h2>



<p>En 2023, plusieurs pays lancent un&nbsp;<a href="https://www.economie.gouv.fr/tourisme-une-strategie-nationale-pour-gerer-les-flux-touristiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan national&nbsp;pour réguler les flux touristiques</a>.&nbsp;Il prévoit notamment de&nbsp;promouvoir un&nbsp;tourisme des <em>«quatre saisons»</em>&nbsp;mieux réparti sur le territoire, et des&nbsp;sites moins connus. Ils envisagent également la création d&rsquo;un observatoire national des sites touristiques majeurs afin de mesurer les flux touristiques et leurs impacts.</p>



<p>Les autorités locales doivent adopter des&nbsp;mesures&nbsp;plus restrictives&nbsp;pour protéger les villes et leurs populations : instauration de quotas de visiteurs, création de taxes, fermeture complète de l’accès aux sites ou pratique du <em>«démarketing»</em> (diffusion d’images de plages bondées afin de dissuader les visiteurs, par exemple).</p>



<p>Certains lieux ne sont pas adaptés pour recevoir un trop grand nombre de voyageurs et manquent d’infrastructures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Certaines destinations colmatent les brèches</h2>



<p>À&nbsp;Venise, près de 30&nbsp;millions de personnes visitent chaque année la ville, qui compte moins de 50&nbsp;000 résidents !</p>



<p>Le Comité du patrimoine mondial a décidé en 2023 de ne pas inscrire Venise sur la&nbsp;<a href="https://whc.unesco.org/fr/peril/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Liste du patrimoine mondial en péril</a>&nbsp;car la ville s’engage à mettre en place en 2024 un système de gestion des flux de voyageurs. Depuis 2019,&nbsp;les bateaux de croisière sont interdits dans le centre-ville, les remous qu’ils provoquent fragilisent les fondations de la cité.</p>



<p>Du 25 avril au 14 juillet 2024 est expérimentée une&nbsp;taxe d’entrée&nbsp;de 5 euros pour les touristes de plus de 14 ans souhaitant visiter le centre historique.&nbsp;Elle réduit légèrement la fréquentation et permet de collecter 2,4 millions d’euros.</p>



<p>Entre le 18 avril et le 27 juillet 2025, la ville impose à nouveau aux visiteurs d’un jour ce droit d’entrée, majoré à 10 euros s’ils réservent moins de quatre jours à l’avance.</p>



<p>La&nbsp;Croatie, accueille plus de 20 millions de touristes par an pour une population de moins de 5 millions d&rsquo;habitants.</p>



<p>La municipalité de la cité fortifiée de&nbsp;Dubrovnik a installé un compteur à l’entrée de la ville et limité l’accès à 4&nbsp;000 visiteurs par jour pour préserver l’authenticité de la citadelle.</p>



<p>De plus en plus de sites touristiques menacés par le surtourisme instaurent des&nbsp;quotas de visiteurs&nbsp;pour protéger leur patrimoine culturel, par exemple le&nbsp;parc Güell à Barcelone&nbsp;et la&nbsp;cité Inca du Machu Picchu&nbsp;au Pérou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tourisme qui nuit à la qualité de vie&nbsp;locale</h2>



<p>Barcelone, Rome, Amsterdam… Victimes de leur succès, ces villes voient leur population se multiplier avec la venue des touristes, créant d’importants&nbsp;déséquilibres au niveau local : rues et transports surchargés, nuisances sonores, plages bondées… Les commerces de proximité cèdent la place à des bars et des boutiques de souvenirs. La prolifération d’hôtels et d’hébergements touristiques engendre une pénurie de logements pour les habitants et une hausse des prix de l’immobilier.</p>



<p>Pour lutter contre la pression immobilière liée au tourisme, des villes comme Amsterdam et Barcelone interdisent désormais la construction d’hôtels, d’auberges de jeunesse et d’appartements locatifs dans le centre.</p>



<p>Voilà, Messieurs les responsables du tourisme tunisien, vous êtes prévenus ! Mettez-vous au travail avant qu’il ne soit trop tard !</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZfAaAKWdsA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/vers-un-label-tourisme-durable-pour-maisons-dhotes-en-tunisie-5/">Vers un label « Tourisme durable » pour maisons d’hôtes en Tunisie (5)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vers un label « Tourisme durable » pour maisons d’hôtes en Tunisie (5) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/vers-un-label-tourisme-durable-pour-maisons-dhotes-en-tunisie-5/embed/#?secret=F8UuoCBv4T#?secret=ZfAaAKWdsA" data-secret="ZfAaAKWdsA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/14/limpact-devastateur-du-tourisme-de-masse-sur-lenvironnement/">L&rsquo;impact dévastateur du tourisme de masse sur l’environnement </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Bioheat transforme les déchets des huileries en biocarburant   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/tunisie-bioheat-transforme-les-dechets-des-huileries-en-biocarburant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 07:41:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Noureddine Nasr]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Khelifi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bioheat est une startup tunisienne créée en 2022 par Yassine Khelifi. Elle valorise les déchets provenant de l’extraction de l’huile d’olive. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/tunisie-bioheat-transforme-les-dechets-des-huileries-en-biocarburant/">Tunisie | Bioheat transforme les déchets des huileries en biocarburant   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><a href="https://www.facebook.com/bioheat.tn?__cft__%5b0%5d=AZU_qhFkfSzKBu8UOKvrXju1jV4lKU-2ktGUZwy-Au1zk7nEuBEoFagzrAhhZOfcJ_7wN3FiBxlvhXI-e0JGuCDrb7YvevYcAuBrKi6C6hQ_Dq9r1PXzOTdRybcXGE-dd1gJEbjWSUs5heXjWP_J2ikTU61NDEVXfheo6ATvip-ZkA&amp;__tn__=-%5dK-R">Bioheat</a></em></strong><strong><em> est une startup tunisienne créée en 2022 par </em></strong><strong><em>Yassine Khelifi. </em></strong><strong><em>Elle valorise les déchets provenant de l’extraction de l’huile d’olive et leur </em></strong><strong><em>donne </em></strong><strong><em>une seconde en les transformant en une source d’énergie propre et durable, encourageant ainsi la transition vers des solutions énergétiques respectueuses de l’environnement tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles.</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em></em></strong></p>



<span id="more-16037229"></span>



<p>Les résidus d’olives sont transformés en une pâte épaisse qui est ensuite compactée en briquettes cylindriques. Laissées à sécher pendant un mois au soleil et sous serre, celles-ci sont ensuite emballées et vendues pour être utilisées pour cuisiner et se chauffer, ou comme nourriture pour animaux.</p>



<p>Ce biocarburant trouve un marché auprès des restaurants, des maisons d’hôtes et des écoles des régions intérieures, où les températures hivernales descendent parfois en dessous de zéro.</p>



<p>Mais la majeure partie de la production de Bioheat – environ 60% – est destinée à l’exportation vers la France et le Canada.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16037448" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Noureddine Nasr, expert en agriculture et développement rural, estime qu’environ 600 000 tonnes de déchets d’olives sont produites chaque année en Tunisie, qui sera le troisième producteur mondial d’huile d&rsquo;olive en 2024-2025, avec un rendement attendu de 340 000 tonnes, selon les estimations du Conseil oléicole international.<em> </em><em>«La valorisation de ces déchets peut protéger l’environnement, créer des emplois et générer de la richesse»</em>, a-t-il déclaré à l’agence AFP, ajoutant que la valorisation des déchets d’olives pourrait également contribuer à alléger la forte dépendance de la Tunisie aux importations de carburant, dont elle importe près de 60% de ses besoins, une dépendance qui creuse son déficit commercial et pèse sur les subventions publiques, selon un rapport de la Banque mondiale de 2023.</p>



<p>Au-delà du profit qu’il réalise, Khelifi, ingénieur issu d’une famille d’agriculteurs, a déclaré à l’agence AFP qu’il espère que sa startup contribuera à <em>«réduire l’utilisation du bois de chauffage alors que le pays est confronté à la déforestation et au changement climatique»</em>.</p>



<p>L’entreprise emploie actuellement 10 personnes et vise une production de 600 tonnes de briquettes d’ici à la fin de cette année 2025.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/tunisie-bioheat-transforme-les-dechets-des-huileries-en-biocarburant/">Tunisie | Bioheat transforme les déchets des huileries en biocarburant   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie face à un scénario de soif et de famine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/la-tunisie-face-a-un-scenario-de-soif-et-de-famine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2023 06:49:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sémia Zouari]]></category>
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		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie fait face depuis quelques années à la pire crise hydrique de son histoire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/la-tunisie-face-a-un-scenario-de-soif-et-de-famine/">La Tunisie face à un scénario de soif et de famine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie fait face depuis quelques années à la pire crise hydrique de son histoire. Aussi le gouvernement doit-il engager d’urgence une consultation nationale sur la crise de l’eau et prendre les mesures qui s’imposent pour sauver ce qui peut encore l’être et amortir les effets désastreux de ce qui pourrait être un scénario de soif et de famine.</em></strong> <em>(Illustration : Corvée d&rsquo;eau. Ph. Amine Landoulsi.)</em></p>



<p>Par <strong>Sémia Zouari</strong> *</p>



<span id="more-6040864"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-4519025" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La Tunisie affronte cet hiver 2022-2023 un grave déficit hydrique qui induirait à brève échéance le rationnement de l’eau potable par la Sonede, à raison de deux heures de disponibilité par jour. </p>



<p>En cause : le changement climatique, le pompage sauvage de la nappe phréatique, la déforestation avec la complicité des gardes-forestiers recrutés par qui ont sait après la révolution de 2011, les incendies criminels des forêts par les mafias du charbon alors que ces forêts jouent un rôle essentiel dans la formation des précipitations, à telle enseigne qu’aujourd&rsquo;hui, tout le Nord-Ouest céréalier est totalement sinistré et ne peut espérer de récoltes d&rsquo;aucune sorte&#8230; sans compter la raréfaction des pâturages et des fourrages qui a aggravé la crise de la filière lait et de la nutrition animale dans le contexte international de pénurie et de guerre en Ukraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un sursaut individuel et collectif</h2>



<p>Nous devons tous faire l’effort individuel et collectif d’économiser l’eau, de nous adapter à ce changement, d’aménager en conséquence nos logements et nos infrastructures en prévoyant une collecte rigoureuse des eaux de pluies dans des bâches à eau, et même en récupérant et filtrant les eaux des douches et des lavabos et éviers, en participant aux campagnes de reboisement, en boycottant le charbon, autant dans la cuisine que dans les cafés à chichas, en dénonçant les promoteurs immobiliers qui construisent des parkings souterrains en profondeur jusqu’à arriver à la nappe phréatique qu’il évacuent continuellement par un pompage sauvage alors qu’ils opèrent dans ce qui était des ceintures vertes et des zones agricoles périurbaines.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vES4Ouj5FC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/09/6013899/">Stress hydrique en Tunisie : une crise dont on parle peu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Stress hydrique en Tunisie : une crise dont on parle peu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/09/6013899/embed/#?secret=caady7HTLq#?secret=vES4Ouj5FC" data-secret="vES4Ouj5FC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les structures hôtelières doivent être obligées d’adopter des normes de développement durable et d’économie en eau, avec aménagement de mini stations d’épuration pour récupérer de l’eau pour l’arrosage des jardins et le nettoyage.</p>



<p>Chacun de nous doit participer à l’effort de reboisement de la Tunisie, pour la faire reverdir et ralentir la désertification.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amortir les effets désastreux</h2>



<p>De son côté, l’Etat doit assurer la maintenance et le curage des barrages et la réparation du réseau d’adduction d’eau dont les pertes excèdent les normes admises à l’international.</p>



<p>Les cultures dans les oasis du Sud doivent être encouragées avec le recours à la nappe d’eau fossile notamment via la géothermie.</p>



<p>La situation est grave et nous n’avons plus d’eau potable. Le dessalement de l’eau de mer n’est pas la panacée car il a des effets pervers sur les ressources halieutiques et l’eau reste excessivement chargée en iode.</p>



<p>Le gouvernement doit engager d’urgence une consultation nationale sur la crise de l’eau et prendre en compte les recommandations des experts agricoles et des hydrauliciens pour sauver ce qui peut encore l’être et amortir les effets désastreux de ce qui pourrait être un scénario de soif et de famine, aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines.</p>



<p><em>* Diplomate.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s6fUy7i383"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/13/sous-la-menace-du-changement-climatique-lavenir-de-leau-se-decide-aujourdhui/">Sous la menace du changement climatique, l’avenir de l’eau se décide aujourd’hui</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sous la menace du changement climatique, l’avenir de l’eau se décide aujourd’hui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/13/sous-la-menace-du-changement-climatique-lavenir-de-leau-se-decide-aujourdhui/embed/#?secret=ugDedisMDK#?secret=s6fUy7i383" data-secret="s6fUy7i383" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/la-tunisie-face-a-un-scenario-de-soif-et-de-famine/">La Tunisie face à un scénario de soif et de famine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Les forêts, un patrimoine en danger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 07:53:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les forêts en Tunisie représentent un patrimoine précieux et une richesse considérable actuellement gravement menacées. Les incendies, l’abattage clandestin des arbres forestiers, la dégradation et déforestation, l’urbanisme rampant représentent autant de dangers qui mettent en péril l’existence de nos forêts. Les moyens humains et matériels dérisoires qui leur sont réservés ainsi que la mauvaise gouvernance...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Djebba-El-Olia-Foret.jpg" alt="" class="wp-image-303830"/></figure></div>



<p><strong><em>Les forêts en Tunisie représentent un patrimoine précieux et une richesse considérable actuellement gravement menacées. Les incendies, l’abattage clandestin des arbres forestiers, la dégradation et déforestation, l’urbanisme rampant représentent autant de dangers qui mettent en péril l’existence de nos forêts. Les moyens humains et matériels dérisoires qui leur sont réservés ainsi que la mauvaise gouvernance sont des menaces indirectes favorisant la détérioration de la situation des espaces forestiers, des populations de plus en plus appauvries qui y habitent, des écosystèmes fragilisés et de la biodiversité.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Bergaoui *</strong></p>



<span id="more-384615"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Chaque année, le 21 mars, nous célébrons la Journée internationale des forêts. Cette fête, instituée par l’Assemblée générale des Nations Unis est une occasion pour faire connaître l’importance des forêts et des arbres en général et leur dans le climat et la lutte contre le réchauffement climatique.</p>



<p>La Tunisie compte environ 1,3 million d’hectares de forêts dont 70% se situent dans le nord-ouest et le centre-ouest du pays. Ces forêts sont peuplées essentiellement de chêne liège, chêne zen et pin d’Alep.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle primordial des forêts</h2>



<p>Les forêts jouent des rôles multiples et divers. Les plus importants&nbsp; sont la fourniture du bois et ses dérivés entrant dans la construction, la fabrication des meubles…; la fourniture de produits forestiers non ligneux et produits secondaires; la lutte contre l’érosion, la fixation des sols, la protection des bassins versants et des barrages et la rétention de l’eau de pluie.</p>



<p>Par ailleurs, la forêt abrite une flore et une faune diversifiées et des écosystèmes très riches, source de biodiversité. Les arbres et plantes fixent le CO² et produisent de l’oxygène et rendent la vie sur terre possible. Ils représentent des puits de carbone très importants, le carbone étant un gaz à effet de serre essentiel qui contribue au réchauffement et aux changements climatiques.</p>



<p><em>Last but not least</em>, les forêts représentent des espaces de détente et de loisir et ont un effet bénéfique sur le moral et le bien-être des gens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les produits de la forêt</h2>



<p>Les produits des forêts sont nombreux. Il y les produits forestiers ligneux (PFL) qui concernent toute la chaîne de valeur du bois et les produits forestiers non ligneux (PFNL) qui groupent les produits autres que le bois.</p>



<p>Dans les PFNL on trouve les produits des arbres forestiers (comme le liège, les gousses du caroubier, les graines de pistache, pin pignon et pin d’Alep ou <em>zgougou</em>), les plantes aromatiques et médicinales (PAM), les champignons, les capres, les escargots…</p>



<p>Il y a également le gibier (gros gibier comme le sanglier ou du petit gibier comme le lapin et le lièvre ainsi que les oiseaux). Le miel est également une ressource intéressante provenant soit des colonies d’abeilles sauvages soit des ruches d’élevage.</p>



<p>A côté des randonnées, les escalades et des promenades, la forêt peut être exploitée pour le développement du tourisme naturel et écologique de plus en plus tendance. Les parcs, les réserves naturelles et des écomusées offrent de nombreuses opportunités de loisir pour les amoureux de la nature et de l’écologie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Importance socio-économique des forêts</h2>



<p>Les forêts tunisiennes hébergent une population allant de 750&nbsp;000 à 1 million d’habitants. Cette population vit dans des conditions très difficiles. Le chômage, l’analphabétisme et la pauvreté sont les caractéristiques principales de ces milieux défavorisés. Les produits de la forêt représentent généralement les maigres et seules ressources de ces populations.</p>



<p>Depuis l’indépendance, l’Etat a essayé d’aider ces populations marginalisées. Des programmes nationaux, des organismes internationaux, des ONG et des groupements de développement essayent de créer des sources de revenu pour ces populations à partir des ressources locales et des particularités régionales.</p>



<p>Dans ces milieux, la femme, dès le très jeune âge, représente le pilier principal de la famille et son principal soutien. Elle s’occupe à la fois des tâches ménagères et des enfants et doit trouver également les ressources pour la survie de la famille en s’occupant des animaux, du travail artisanal, de la récolte et de la vente des produits forestiers&#8230; La poterie traditionnelle, la distillation et les huiles essentielles des plantes aromatiques, la vente du pain<em> tabouna</em> et des œufs représentent un complément de revenu.</p>



<p>La femme est également chargée des pénibles corvées comme la cueillette et le transport du bois de chauffe et de cuisine ou l’eau de boisson… Certaines travaillent chez les agriculteurs qui viennent les chercher et les transporter dans des conditions lamentables. D’autres partent travailler dans la capitale comme aides ménagères parfois dans des conditions de servitude et d’exploitation dénoncées à plusieurs reprises par l’Instance nationale de lutte contre la traite (INLTP) et les médias.</p>



<p>Quant aux hommes, soit ils sont chômeurs et tuent leur temps dans les cafés ou à jouer soit migrent vers la capitale et les grandes villes comme main d’œuvre surtout dans la construction.</p>



<p>Beaucoup reste à faire pour améliorer les conditions de ces populations, le plus souvent oubliées, pour leur assurer le minimum d’une vie décente et leur droit à l’éducation, la santé, l’eau&#8230; Tenir compte des aspects socio-économiques particuliers de ces populations est nécessaire pour leur participation et intégration dans la préservation et la gestion de la forêt.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Kais-Saied-Amdoun-incendie-de-foret.jpg" alt="" class="wp-image-310771" width="500"/><figcaption><em>Le président Saïed à Amdoun en août 2020 pour constater les dégâts d&rsquo;un incendie de forêt. </em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Menaces contre les forêts </h2>



<p><strong>1/ Les feux de forêt</strong></p>



<p>Quoique d’autres pays, pratiquement sur tous les continents, sont également touchés ces dernières années par ce fléau très grave en raison du changement climatique, la recrudescence des incendies des forêts en Tunisie reste anormalement élevée.</p>



<p>Depuis la révolution et en raison de l’instabilité politique et de la fragilité et la faiblesse de l’Etat, les <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/08/17/incendies-de-forets-en-tunisie-des-incendiaires-pris-en-flagrant-delit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">incendies de forêt </a>ne cessent de s’intensifier. Ils sont en partie favorisés par un réchauffement global, la sécheresse et des journées de sirocco.</p>



<p>A l’approche de l’été les forêts brûlent, des milliers d’hectares sont, chaque année, incendiés. Ces incendies représentent une grave atteinte à la forêt et les dégâts nécessiteront un grand effort et des frais considérables pour le reboisement et une longue période de régénération. Tous les gouvernorats sont touchés.</p>



<p>Ces incendies prennent parfois des tournures dramatiques surtout que les services forestiers appelés à intervenir, avant l’arrivée de la protection civile, manquent affreusement de moyens humains et matériels (véhicules appropriés et matériel d’extinction et de lutte contre le feu).</p>



<p>Ces incendies peuvent causer des victimes, ravagent des forêts mais également des habitats, parfois du cheptel et détruisent des écosystèmes très fragiles et difficiles à remettre en place. Ils touchent des milliers d’hectares et représentent des pertes inestimables. Ils représentent une source de pollution et une production importante de carbone, gaz à effet de serre.</p>



<p>Ces incendies sont soit spontanés, involontaires ou criminels et prémédités. Les habitants, des forêts, par des pratiques inappropriées, malsaines et mal intentionnées, sont souvent eux mêmes à l’origine de ces incendies.</p>



<p><strong>2/ L’abattage clandestin des arbres</strong></p>



<p>Chaque année des milliers d’arbres forestiers sont abattus anarchiquement et clandestinement par des bandes organisées de malfrats, de bandits et de contrebandiers pour en faire du charbon ou pour les revendre sous forme de bois ou pour dégager des terrains pour la construction.</p>



<p>Ces bandits profitent des périodes de crises et de défaillances des autorités administratives et sécuritaires pour commettre leurs forfaits. Ils bénéficient souvent de la complicité des agents de l’Etat et des gardes forestiers.</p>



<p>Ces <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/05/05/jendouba-enquete-apres-labattage-de-51-arbres-forestiers-dans-la-region-de-bghoura/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">abattages concernent parfois des arbres</a> rares et centenaires. C’est le cas, en 2020, lors des périodes de confinement suite à la pandémie covid-19, où 400 arbres de chêne zen pluricentenaires ont été abattus à la tronçonneuse et déplacés par des engins lourds.</p>



<p>Le chômage, le manque de ressources et la pauvreté sont invoqués fréquemment pour justifier ces abus.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/arbres-zaghouan.jpg" alt="" class="wp-image-295553" width="500"/><figcaption><em>L&rsquo;abattage des arbres et le ramassage du bois pour la cuisine constituent des menaces pour la forêt.  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong>3/ La dégradation de l’espace forestier</strong></p>



<p>Le ramassage du bois pour la cuisine et le chauffage par la population des forêts, le surpâturage surtout par la chèvre (considérée par les forestiers comme l’ennemi principal) qui n’hésite pas à grimper sur les arbres pour brouter quelques feuilles et même les écorces sont des agents directs de la détérioration de l’espace forestier.</p>



<p>La déforestation pour des cultures vivrières, les aires de pâturage ou pour le logement et la construction rurale sont également d’autres raisons de dégradation des forêts.</p>



<p><strong>4/ Urbanisation et constructions anarchiques</strong></p>



<p>L’urbanisme rampant, la rareté et le prix fort des terrains à bâtir encouragent la spéculation et la transformation des aires forestières en parcelles destinées à la construction anarchique et illégale.</p>



<p>De nombreuses forêts ont vu la construction de chalets et de résidences secondaires appartenant à des hommes d’affaires, des politiques et de hauts cadres de l&rsquo;Etat. De nombreux projets officiels et parfaitement réglementaires ont vu également le jour soit pour des aménagements routiers soit pour la construction de zones industrielles ou des réalisations de projets touristiques.</p>



<p><strong>5/ Mauvaise gouvernance</strong></p>



<p>Le domaine forestier, appartenant aussi bien à l’Etat qu’aux privés, est géré par le ministère de l’Agriculture (Direction générale des forêts). Les habitants ont un droit d’usage domestique et non commercial.</p>



<p>Malheureusement, les moyens tant humains que matériels réservés aux forêts sont insuffisants. Les faibles crédits alloués ne peuvent suffire pour réaliser les plans d’aménagement, de reboisement et de développement des zones forestières.</p>



<p>Les services forestiers régionaux trouvent énormément de difficultés à assurer le contrôle et la gestion des domaines forestiers mis à leur disposition. Certaines parcelles forestières ne sont pas enregistrées et sont accaparés par des intrus.</p>



<p>Les ressources financières provenant de la vente des produits forestiers (bois, liège, PAM et autres PFNL) sont très en deçà des potentialités réelles et plusieurs superficies ne sont pas valorisées ce qui représente un important manque à gagner pour l’Etat.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Femmes-rurales.jpg" alt="" class="wp-image-260088" width="500"/><figcaption><em>Les femmes récoltent et vendent des produits forestiers</em>. </figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>La forêt occupe une place importante en Tunisie aussi bien pour les superficie qu&rsquo;elle occupe que sur les plans socio-économiques. Malheureusement la forêt subit des pressions anthropiques importantes aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.</p>



<p><a></a>Les incendies, l’abattage clandestin des arbres forestiers, la dégradation et déforestation, l’urbanisme rampant représentent autant de dangers qui mettent en péril l’existence de nos forêts.</p>



<p>Les moyens humains et matériels dérisoires réservés aux forêts sont des menaces indirectes favorables à la détérioration de la situation des espaces forestiers et des populations qui y habitent. La mauvaise gestion de ces espaces conduit à un manque à gagner important pour l’Etat et un risque important de déséquilibres des écosystèmes et la disparition de la flore et de la faune fragiles.</p>



<p>Le système actuel de gouvernance et de contrôle bureaucratique et statique se révèle inefficace pour faire face aux menaces et défis auxquels les forêts sont exposées. Il est nécessaire d’opter pour une gestion plus souple et plus réactive. Les habitants des forêts doivent être inclus pour préserver et développer ce patrimoine source de vie. L’utilisation du numérique et des technologies comme les drones, les caméras de surveillance… peuvent faciliter la gestion des espaces forestiers.</p>



<p>Les forêts représentent un patrimoine précieux et une richesse considérable actuellement gravement menacées. Il est temps de s’en occuper, de le protéger et le développer. Il y va de l’intérêt de tous : la population forestière qui a besoin d’aide et de soutien, l’économie régionale et nationale et tout le pays jadis connu pour sa verdure et l’étendue de ses forêts.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em> </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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			</item>
		<item>
		<title>Lettre à un ami Camerounais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2020 06:15:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[port en eaux profondes de Kribi]]></category>
		<category><![CDATA[Trans’camerounais]]></category>
		<category><![CDATA[Université Technique de Douala]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon cher Victor, le confinement a quand même été une opportunité pour me remettre à la lecture bienfaisante et instructive, comme il m’arrive aussi de voir des documentaires sur des sites qui ne m’étaient pas familiers comme Youtube, qui sur plusieurs pages m’a fait découvrir un Cameroun que je n’ai pas reconnu. Par Farouk Ben...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Deforestation.jpg" alt="" class="wp-image-300735"/><figcaption><em>Il ne reste plus de 5% de forêt vierge au Cameroun</em>.</figcaption></figure>



<p><strong><em>Mon cher Victor, le confinement a quand même été une opportunité pour me remettre à la lecture bienfaisante et instructive, comme il m’arrive aussi de voir des documentaires sur des sites qui ne m’étaient pas familiers comme Youtube, qui sur plusieurs pages m’a fait découvrir un Cameroun que je n’ai pas reconnu.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farouk Ben Miled</strong> *</p>



<span id="more-300734"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Farouk-Ben-Miled.jpg" alt="" class="wp-image-160525"/></figure></div>



<p>En seulement quelques années, ton pays a changé de statut, un véritable <em>«bond en avant»</em> selon ce cher Mao, et ceci est très significatif de ce qu’un peuple sans complexe peut réaliser en si peu de temps. En ce que je viens de voir, le Cameroun a pensé à ses enfants, ses petits-enfants et même plus. D’ici plusieurs années ces projets d’avenir témoigneront encore.</p>



<p>Vous avez vu loin et très loin, grand et bien, et c’est ce qu’il fallait, parce que, un pays sans infrastructures significatives n’est qu’une pataugeoire !<br>Le<em> «Trans’camerounais»</em> c’est votre <em>«Transsibérien»</em>, l’autoroute Douala-Yaoundé-N’Gaoundéré c’est la<em> «Voie Appiene»</em> qui traversait l’Italie encore visible à Rome, le port en eaux profondes de Kribi c’est une escale majeure entre les continents et c’est là où il faut être, et Kribi n’a pas hésité.<br>N’est-ce pas là aussi une opportunité d’être partenaire sur l’échiquier géopolitique et géostratégique.</p>



<p>En dehors des<em> «hubs» </em>actuels qui sûrs d’eux et de leurs capacités jouent ce rôle, au 19e siècle Aden n’était-elle pas la clef de la Mer Rouge et du Canal de Suez sur la route des Indes.</p>



<p>Kribi l’audacieuse je te salue !</p>



<p>C’est ainsi qu’un pays d’avenir se construit. En persévérant Cameroun, bientôt tu n’auras plus rien à envier aux pays dits développés, et de cela j’en suis sûr.</p>



<p>En étant cosignataire des études et de la réalisation du pont sur le Wouri, l’Université Technique de Douala nous prouve qu’elle est déjà mature.</p>



<p>Quelle formidable démonstration d’intelligence et d’ambition ! J’en suis presque jaloux, et honteux pour notre rétropédalage, nous qui avions des prétentions déplacées.</p>



<p>Nos gouvernants seraient bien inspirés de vous imiter, et j’en ferais autant à la première occasion.</p>



<p>Pourtant, une ombre au tableau, ces interminables convois de cadavres d’arbres géants méchamment arrachés à la <em>«forêt primaire»</em> patrimoine de l’Homme, est-ce là un butin de guerre?</p>



<p>Cher ami je suis admiratif, et je m’incline devant cette leçon de gouvernance.</p>



<p>Bravo Cameroun pour cet exploit !</p>



<p>Bravo encore pour ce pays, assis au pied de son volcan du même nom, appelé jadis <em>«le char des dieux»</em> par Hannon le Carthaginois (1).</p>



<p><em>* Architecte D.P.L.G.</em></p>



<p><em>1- Le Cameroun est le 1er exportateur de bois en Afrique. À elle seule, la production du bois représente 5% du PIB annuel du pays. Selon des études, il ne reste plus de 5% de forêt vierge au Cameroun où il faut 7 siècles pour qu’une forêt renaisse, mais ce n’est pas là une préoccupation majeure pour le gouvernement.</em></p>
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