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	<title>Archives des dépenses publiques - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des dépenses publiques - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Les pressions inflationnistes empêchent la relance économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 07:21:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coût de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Benbouhali]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[pressions inflationnistes]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré l’apparente stabilité du taux d’inflation global, le coût de la vie continue d’augmenter et le pouvoir d'achat baisser en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/12/tunisie-les-pressions-inflationnistes-empechent-la-relance-economique/">Tunisie | Les pressions inflationnistes empêchent la relance économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le taux d’inflation en Tunisie s’est maintenu à 5,5% en mai 2026, mais il reste relativement élevé, d’autant plus que cette stabilité a été enregistrée&nbsp;alors que l’indice des prix à la consommation a poursuivi son rythme ascendant, passant de 194,8 points, en avril, à 195,5 points, en mai. Ceci indique que le coût de la vie continue d’augmenter et que les variations des niveaux des prix se poursuivent malgré l’apparente stabilité du taux d’inflation global.</em></strong></p>



<span id="more-18915595"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’expert en gestion d’actifs, Larbi Benbouhali, cité par l’<a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/20274775-la-stabilit%C3%A9-du" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agence Tap</a>, a expliqué que la stabilité du taux d’inflation ne signifie pas une stabilité des prix, mais indique seulement que les prix continuent de progresser à un rythme annuel proche de celui observé au cours des mois précédents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’indice des prix à la consommation de 195,5 points en mai 2026 signifie que le niveau général des prix est devenu supérieur d’environ 95,5 % à celui de l’année de référence 2015, reflétant ainsi la forte hausse du coût de la vie enregistrée au cours de ces dernières années, a encore indiqué M. Bouhali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’économie tunisienne pourrait faire face, au cours de la période à venir, à une nouvelle vague de pressions inflationnistes résultant de l’interaction de plusieurs facteurs internes et externes»</em>, avertit l’expert financier. <em>«Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les éventuelles hausses des prix mondiaux de l’énergie qui pourraient en découler, constituent l’un des principaux risques susceptibles de maintenir l’inflation à des niveaux élevés pendant une période plus longue»</em>, ajoute-t-il. Et d’expliquer que <em>«toute nouvelle augmentation des prix du pétrole ou des coûts du transport maritime et du fret international se répercutera directement sur les coûts de production et d’importation en Tunisie, ce qui pourrait entraîner une transmission des pressions inflationnistes à l’ensemble des secteurs économiques.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne rien arranger, la persistance de l’inflation conduira au maintien d’une politique monétaire prudente, avec des taux d’intérêt relativement élevés afin de limiter les pressions inflationnistes, ce qui pourrait impacter l’investissement et la croissance économique, au cours de la prochaine période, avertit encore M. Ben Bouhali, qui voit aussi des facteurs internes à l’origine des pressions inflationnistes actuelles, dont l’expansion de la masse monétaire au cours des dernières années (+11 % au cours des douze derniers mois), la hausse des coûts des salaires et de production (+ 5 % cette année, soit +3,5 % nette d’impôt) et l’injection par la Banque centrale de Tunisie (BCT)&nbsp;de 20 milliards de dinars dans l’économie au cours des deux dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse des prix est aussi expliquée par les pressions financières liées au déficit budgétaire et au financement des dépenses publiques, notamment les subventions de l’énergie et de l’alimentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon M. Benbouhali, l’inflation cumulée au cours des trois dernières années (2024, 2025 et 2026) s’élève à 18,6 %, en comparaison avec la hausse réelle des salaires des ménages de 5 % en 2026 et l’augmentation des salaires de 2,6 % en 2025 dans le secteur privé. Ce qui signifie que les augmentations salariales ne suffisent pas à compenser la hausse cumulée des prix. Car l’accumulation des hausses de prix sur plusieurs années entraîne une baisse du revenu réel des ménages et une diminution de leur pouvoir d’achat.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/12/tunisie-les-pressions-inflationnistes-empechent-la-relance-economique/">Tunisie | Les pressions inflationnistes empêchent la relance économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sortir de la pauvreté &#124; L’angle mort moral de l’économie mondiale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/sortir-de-la-pauvrete-langle-mort-moral-de-leconomie-mondiale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:16:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ajustement structurel]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[ordre économique mondial]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque l’ordre économique mondial se dérègle, ce sont les familles les plus pauvres et les plus vulnérables qui absorbent le choc.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/sortir-de-la-pauvrete-langle-mort-moral-de-leconomie-mondiale/">Sortir de la pauvreté | L’angle mort moral de l’économie mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lorsque l’ordre économique mondial se dérègle — sous l’effet des tensions géopolitiques, des chocs énergétiques, de la rareté des financements, du ralentissement de la croissance et du retour des disciplines budgétaires imposées — </em></strong><strong><em>qui paiera le prix du grand désordre ?</em></strong><strong><em> On sait qu’à chaque vacillement des équilibres financiers, ce sont les corps les plus exposés, les salaires les plus faibles, les subventions les plus vitales, les familles les plus vulnérables qui absorbent le choc.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18865771"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Quand les États revoient leurs priorités et que l’ajustement devient nécessaire, il faut se rappeler ce que l’économie moderne a toujours exclu de ses équations : <strong><em>les pauvres</em></strong>. Leur dignité est cette frontière morale qui interdit de traiter l’humain comme une variable d’équilibre, de sacrifier les vies au nom des comptes, et de transformer toute souffrance en simple ligne de coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la <em>«pauvreté»</em> n’existe pas dans la vingtaine d’équations fondamentales de la théorie économique. On y trouve l’utilité, le bien-être, le revenu, la préférence, le surplus du consommateur &#8230; On y mesure tout, la propension à consommer, l’élasticité de la demande, la production, l’investissement, la consommation, la balance des paiements, la croissance, le taux d’intérêt&#8230; Mais nulle part, dans les manuels économiques enseignés qui forment les dirigeants d’entreprises, les banquiers et les gouvernants, n’apparaît le mot <em>«pauvreté». </em>Comme si l’absence de mesure valait absence d’existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourtant ce mot-là que portent, cinquante pour cent de la population mondiale qui vivant avec moins de cinq dollars et demi par jour et par personne – ceux que l’on appelle pauvres. Ils demandent que la pauvreté ne soit pas une humiliation quotidienne, qu’on cesse de les traiter comme des coûts budgétaires ou des lignes de bilan. Ils veulent être reconnus comme des vies humaines, des visages, des sujets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre ce que l’économie sait compter et ce que les pauvres demandent de sauver, il y a un abîme, celui de l’angle mort moral de l’économie moderne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pauvre comme variable d’ajustement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le langage économique, le pauvre n’apparaît jamais en tant que tel, il se dissous dans des agrégats. Il est le <em>«ménage à bas revenu»</em>, le <em>«secteur informel»</em>, parfois la <em>«population vulnérable»</em>. Ces mots ont une vertu apparente — la neutralité — et un vice profond, ils effacent le visage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière l’abstraction se joue une inversion morale. Lorsqu’une économie est en difficulté, le modèle cherche la variable la plus <em>«flexible»</em>, celle qui peut absorber le choc au moindre coût pour l’équilibre d’ensemble. Or cette variable, presque toujours, c’est le pauvre, son salaire, sa subvention, sa retraite, son accès au soin et à l’eau potable, son éducation, sa sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le riche dispose de capital mobile, d’avocats, de frontières fiscales ; le pauvre n’a que sa subsistance, et c’est elle qu’on ajuste. L’ajustement <em>«par le bas»</em> est la conséquence logique d’un système qui mesure l’efficience globale et reste aveugle à la dignité particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pauvreté est d’abord une confiscation du temps. Le riche peut attendre, différer ses choix, investir, se tromper, recommencer. Le pauvre, lui, vit dans l’urgence. Il ne choisit pas entre plusieurs avenirs ; il tente d’empêcher l’effondrement du présent. C’est pourquoi l’économie se trompe lorsqu’elle parle de <em>«préférences»</em> là où il n’y a que la contrainte pour la moitié de l’humanité. Le pauvre ne préfère pas ; il est simplement privé du temps long qui rend ces choix possibles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PQvAkKjnLO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/">FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/embed/#?secret=oYC3m1euHf#?secret=PQvAkKjnLO" data-secret="PQvAkKjnLO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’aberration des plans d’ajustement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, sous le nom rassurant de <em>«programme d’ajustement»</em>, <em>«programme d’urgence»</em> ou autres dénominations équivalentes, on a appliqué à des dizaines de pays — singulièrement en Afrique et en Amérique latine — une même ordonnance, dévaluer, couper les dépenses publiques, supprimer les subventions sur le pain et le carburant, privatiser, comprimer les salaires, ouvrir les frontières &#8230; Le diagnostic était comptable ; le remède le fut aussi. Et le résultat, mesuré dans la seule langue du modèle — déficit, inflation, balance des paiements — pouvait parfois sembler bon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais que disait ce résultat des milliers, parfois des millions de vies qui sont précipitées dans l’extrême pauvreté, l’insécurité alimentaire ou le dénuement total.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aberration fut de croire que l’on pouvait assainir des finances publiques en laissant hors de l’équation le vrai coût humain de cet assainissement — et que l’on ait appelé <em>«rigueur»</em> ce qui était, pour des millions de gens, une cruauté administrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On rétorquera que ces plans furent nécessaires, que des États endettés risquent de ne pas rembourser leurs créanciers. C’est exact, il y avait de vrais déséquilibres, de vraies gabegies, de vrais privilèges à défaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le scandale n’est pas qu’il ait fallu corriger ; c’est l’ordre des priorités — l’équilibre budgétaire d’abord, le corps humain ensuite, s’il en reste — et la certitude tranquille des décideurs que la douleur d’autrui était un paramètre, non une limite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libéralisme : la promesse et le glissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Soyons justes avec le libéralisme, à sa source, le libéralisme est une philosophie de la dignité, il affirme que l’individu a le droit de contracter, de posséder, d’entreprendre, de n’être pas soumis à l’arbitraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le glissement s’est produit lorsqu’on a fait du moyen une fin. La liberté économique est devenue la valeur suprême devant laquelle la dignité doit s’incliner. On est passé du <em>«marché pour les hommes»</em> au <em>«hommes pour le marché»</em>. Et dans sa version contemporaine, le libéralisme économique a enfanté une étrange créature, un individu réduit à son capital humain, sommé d’être <em>«entrepreneur de lui-même»</em>, responsable de tout — de son chômage comme de sa maladie. Le pauvre n’est alors plus une victime d’un ordre injuste ; il devient le gestionnaire défaillant de sa propre vie. C’est la forme la plus subtile du mépris, faire porter à l’écrasé la responsabilité de son écrasement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Capitalisme : ce qu’il produit et ce qu’il ne voit pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitalisme est sans doute la machine la plus efficace que l’humanité ait jamais construite pour produire de la richesse. Il a sorti des centaines de millions d’êtres humains de la misère absolue. Le capitalisme optimise une chose, le rendement du capital. Tout ce qui sert ce rendement, il le voit, le compte. Tout ce qui ne le sert pas — la dignité de celui qui ne <em>«rapporte»</em> rien — il le traite, au mieux, comme une externalité ; au pire, comme un obstacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De là vient un paradoxe, celui qu’un système peut accumuler des richesses inouïes tout en appauvrissant moralement ceux qu’il enrichit, et matériellement ceux qu’il ignore. Le pauvre du capitalisme contemporain est celui qui est de trop — l’<em>«inemployable»</em>, le <em>«non-rentable»</em>, celui dont l’existence ne trouve aucune case dans la comptabilité du profit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’enseignement économique ou la fabrique de l’aveuglement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment des esprits brillants, en viennent-ils à administrer la douleur sans la voir ? On n’enseigne pas seulement des modèles ; on enseigne un <em>«regard»</em>. Pendant des années, on apprend au futur décideur que l’agent économique est rationnel et égoïste, que tout a un prix, que l’éthique relève de la sphère privée et n’a rien à faire dans l’analyse économique. On lui apprend, surtout, à raisonner <em>«toutes choses égales par ailleurs»</em> — formule innocente en apparence, et qui consiste à mettre méthodiquement entre parenthèses tout ce qui dérange le modèle, à commencer par la dignité des pauvres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude célèbre a montré que l’enseignement prolongée de l’économie rend plus enclin à des comportements intéressés et moins coopératif. Un certain enseignement économique peut, lorsqu’il se coupe de la philosophie morale, former des intelligences techniquement brillantes mais affectivement désarmées devant la souffrance sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne sort pas indemne d’avoir appris pendant des années que la générosité est <em>«irrationnelle»</em> et la dignité <em>«non quantifiable»</em>. Le diplômé en économie ne devient pas méchant ou cynique, il devient aveugle. Et un aveugle bienveillant qui tient les leviers d’une économie peut faire plus de dégâts qu’un cynique lucide. Voilà pourquoi réformer l’économie n’est pas d’abord une affaire de modèles, mais de <em>formation du regard</em>, on ne fera pas une économie de progrès avec des esprits dressés à ne pas voir la dignité humaine.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pbc4681ElA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/">Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/embed/#?secret=41llp0VQvH#?secret=pbc4681ElA" data-secret="pbc4681ElA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Réinscrire la dignité dans l’équation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire ? Certes, les bons sentiments n’ont jamais nourri personne — mais exiger que l’économie élargisse son <em>regard </em>à la mesure de son pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, faire de la dignité une contrainte, non une variable d’ajustement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, rendre compte de l’invisible. Mesurer ce que coûte vraiment un ajustement sur le plan social. Ce qui se compte finit toujours par compter. Tant que la souffrance des pauvres restera hors-bilan, elle restera la première variable que l’on sacrifie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, rendre la parole à ceux que l’on chiffre. La dignité est aussi le droit d’être un sujet de sa propre histoire, et non l’objet des plans d’autrui. Aucun programme conçu sans les pauvres, sur les pauvres, n’a jamais respecté leur dignité — quelles qu’aient été ses bonnes intentions. Le paternalisme expert est encore une forme de mépris ; il décide du bien d’autrui sans lui demander son avis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On objectera que la dignité ne se met pas en équation. Une science qui ne sait mesurer que ce qui rapporte finira par ne servir que ceux à qui cela rapporte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pauvreté est une confiscation de l’avenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lutter contre la pauvreté au XXIᵉ siècle suppose de la comprendre comme une privation de <em>capacité productive</em> et de <em>pouvoir d’agir</em>. Le pauvre est celui qui ne peut pas produire, négocier, anticiper, se prémunir contre le risque. Or les pays en développement ont souvent réduit la misère sans construire les structures qui rendent la prospérité irréversible. La pauvreté y est devenue une oscillation permanente au bord du gouffre où la moindre sécheresse, maladie ou dévaluation reprécipite des millions de personnes dans l’insécurité vitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Penser la lutte contre la pauvreté, c’est donc penser la résilience structurelle bien plus que l&rsquo;aumône, et substituer à l’obsession du <em>«combien donner»</em>, celle de <em>«quelles capacités installer»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la pauvreté est une <em>expropriation de l’avenir</em>, l’impossibilité faite à un être humain de se projeter. Un État ne peut pas être réduit à un arbitre de coûts, évalué uniquement à sa capacité à satisfaire des créanciers. Il doit être stratège, visionnaire et notamment bâtisseur de conditions durables d’émancipation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces conditions reposent d’abord sur des infrastructures matérielles, qui donnent accès à l’eau, à l’énergie, au logement, à la santé, au transport, au numérique et au financement&nbsp;; ensuite sur des infrastructures juridiques, qui sécurisent la propriété privée, protègent les contrats en sécurisant les relations économiques (pas de corruption pour obtenir un droit, pas de lenteur judiciaire coupable…), formalisent les activités sans les étouffer et garantissent l’égalité devant les opportunités&nbsp;; enfin sur des infrastructures éducatives, qui transforment l’école, la formation professionnelle, l’apprentissage technique et la culture numérique en moteur de mobilité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vaincre la pauvreté, au fond, c&rsquo;est rendre aux pauvres le temps long, et avec lui la dignité d&rsquo;être les auteurs de leur histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, la grande erreur de l’économie moderne aura été de croire qu’une société peut sauver ses équilibres en mutilant ceux qui ont déjà tout perdu. On peut réduire un déficit, rassurer des créanciers ; mais si cette victoire se paie par l’humiliation des pauvres, par l’effacement des visages derrière les agrégats macroéconomiques, alors ce n’est plus une politique économique, c’est une abdication morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le XXIᵉ siècle ne pourra pas se contenter d’une économie qui ajuste plus vite les budgets qu’elle ne répare les destins, qui parle de soutenabilité financière en oubliant la soutenabilité humaine. Le premier devoir d’une pensée économique digne de ce siècle est donc de rendre aux pauvres ce qu’aucun modèle économique, ne devrait leur retirer, un visage, un temps et une place dans l’équation du monde<strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VHVc94QlfI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=1proMa9WmG#?secret=VHVc94QlfI" data-secret="VHVc94QlfI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Rencontre à Tunis &#124; Pression de la dette et politiques d’austérité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/rencontre-a-tunis-pression-de-la-dette-et-politiques-dausterite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 10:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire tunisien de l’économie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18013565</guid>

					<description><![CDATA[<p>Journée d’étude sur le thème «Droits financiers en Afrique du Nord : entre pression de la dette et politiques d’austérité».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/rencontre-a-tunis-pression-de-la-dette-et-politiques-dausterite/">Rencontre à Tunis | Pression de la dette et politiques d’austérité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) organisera à Tunis, <strong><em>le 4 décembre 2025,</em></strong></em></strong> <strong><em>en collaboration avec l’Association marocaine des droits humains (AMDH), une journée d’étude sur le thème «Droits financiers en Afrique du Nord : entre pression de la dette et politiques d’austérité».</em></strong></p>



<span id="more-18013565"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants analyseront les conséquences des politiques d’austérité et du niveau élevé de la dette publique en Tunisie, au Maroc et en Égypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est d&rsquo;examiner la crise de la dette régionale et son impact sur la réduction des dépenses publiques dans les secteurs sociaux, ainsi que d’explorer des alternatives politiques fondées sur la justice fiscale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OTE souligne que, bien que les gouvernements de la région aient signé le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, ils ont adopté des mesures d’austérité, souvent liées aux programmes de prêts du Fonds monétaire international (FMI).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures ont réduit les financements alloués à l’éducation, à la santé et à la protection sociale, limitant ainsi l’accès des citoyens à leurs droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la Tunisie ait rompu ses relations avec le FMI il y a 18 mois, l’Observatoire a indiqué que le pays continue de subir les conséquences des prêts antérieurs, notamment à travers les remboursements de dette en cours et des politiques fiscales restrictives persistantes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/rencontre-a-tunis-pression-de-la-dette-et-politiques-dausterite/">Rencontre à Tunis | Pression de la dette et politiques d’austérité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Une frustration partagée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/25/tunisie-une-frustration-partagee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 10:16:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[kais saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Michkat Slama Khaldi]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaâfrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A chacune de ses sorties, le président Kais Saïed se répète beaucoup, exprimant sa frustration face à l'immobilisme gouvernementale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/25/tunisie-une-frustration-partagee/">Tunisie | Une frustration partagée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A chacune de ses sorties publiques, le président Kais Saïed se répète beaucoup mais si certaines de ses déclarations, redondantes et répétitives à souhait, en lassent certains, elles n’en traduisent pas moins chez lui une obstination à vouloir voir les politiques qu’il préconise mises en œuvre par un gouvernement ou une administration publique pas suffisamment réactifs à son goût.</em></strong></p>



<span id="more-17544531"></span>



<p class="wp-block-paragraph">D’où ce sentiment partagé par les Tunisiens que les choses ne vont pas au rythme souhaité par le chef de l’exécutif. D’où aussi les rumeurs d’un énième remaniement ministériel pour tenter de faire bouger les lignes, le mécontentement exigeant des décisions&nbsp;! &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, la situation en Tunisie est vraiment paradoxale, puisque la frustration s’exprime aussi bien au sein du pouvoir exécutif que de la population sans que l’on sache exactement à quelle partie imputer la responsabilité de l’immobilisme ambiant. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’entretenant, mercredi 24 septembre 2025, au palais de Carthage, avec la Première ministre, Sarra Zaâfrani Zenzeri, et la ministre des Finances, Michkat Slama Khaldi, le chef de l’État a réitéré son appel à ce que le projet de loi de finances 2026 reflète le rôle social de l’État et incarne, à travers ses priorités clés, l’objectif tant recherché de justice sociale. Et tout en soulignant l’urgence d’adopter une réflexion innovante fondée sur de nouveaux concepts et de nouvelles approches&nbsp;; Saïed a défini les priorités de l’Etat pour la période à venir, qui doit se concentrer, selon lui, sur deux objectifs principaux&nbsp;: répondre aux aspirations des jeunes chômeurs, longtemps marginalisés et exclus, et rationaliser les dépenses publiques en réduisant les fonds alloués aux institutions improductives ou inutiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président n’a pas cru devoir désigner les institutions en question, mais depuis le temps qu’il en parle, on ne sait pas si la Kasbah en a déjà établi une liste en vue de les supprimer ou de les intégrer dans d’autres. Sinon, qu’attend-on encore pour le faire&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces institutions improductives et inutiles, le président a cité une nouvelle fois la Commission tunisienne des analyses financières (Ctaf), qui relève de la Banque centrale de Tunisie, regrettant qu’elle n’ait pas rempli son rôle comme prévu, qui consiste, rappelons-le, à traquer les mouvements financiers douteux entrants dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saïed a également abordé les questions de l’évasion fiscale et des réseaux de corruption, réaffirmant la détermination de l’Etat à poursuivre les réformes dans ce domaine. L’histoire, a-t-il souligné, a montré, contrairement à ce que certains prétendent, que le compter-sur-soi est une politique efficace et que les ressources du pays sont loin d’être limitées.<br>Reconnaissant le lourd héritage de décennies de gaspillage et de mauvaise gestion, Saïed s’est engagé à poursuivre son travail acharné pour créer des opportunités pour les jeunes, instaurer la justice et restaurer une croissance véritable, laquelle continue de piétiner autour de 1,5 et 2,5% depuis 2011. Les Tunisiens n’accepteront plus les <em>«demi-mesures»</em> et les <em>«solutions de façade»</em>, a lancé le président, oui, mais où sont les vraies mesures et les vraies solutions&nbsp;qu’on leur promet depuis belle lurette ?</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Saïed poursuit la mise en place de l’Etat social</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/13/tunisie-saied-poursuit-la-mise-en-place-de-letat-social/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 08:55:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage de longue durée]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[logements sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[SNIT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saied examine le projet de décret relatif aux personnes au chômage depuis de longues années, tous niveaux confondus. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/13/tunisie-saied-poursuit-la-mise-en-place-de-letat-social/">Tunisie | Saïed poursuit la mise en place de l’Etat social</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors de la réunion du Conseil des ministres, vendredi 12 juillet 2025, au Palais de Carthage, Kaïs Saïed a abordé notamment le projet de décret relatif aux personnes au chômage depuis de longues années, tous niveaux confondus, et dont le but de leur ouvrir des perspectives de recrutement, surtout dans la fonction publique.</em></strong></p>



<span id="more-17026640"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À ce propos, le chef de l’État a de nouveau souligné la nécessité de solutions radicales, à la hauteur des attentes du peuple tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Tunisie regorge de compétences, et lorsque des perspectives larges&nbsp;seront offertes, ce ne sont pas seulement les bénéficiaires directs qui en tireront profit, mais le pays tout entier»</em>, a-t-il affirmé, appelant ainsi les membres du gouvernement à trouver le moyen de recruter le plus grand nombre de ces chômeurs de longue durée dans la fonction publique étant clairement démontré que ces personnes, dont les formations ne sont pas souvent en adéquation avec les besoins du marché du travail, ne trouveront pas d’emploi en se basant sur leur seule compétence. Un coup de pouce salutaire de l’Etat social ou Etat-providence, que préconise Saïed, serait donc nécessaire, quitte à alourdir les dépenses publiques et, par conséquent, le déficit budgétaire et l’endettement, extérieur et intérieur, de l’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué de la présidence de la république,&nbsp;le Conseil des ministres a examiné deux autres projets de loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier porte sur la modification de la loi n°53 de l’année 1977, relative à la création de la Société de promotion des logements sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet prévoit l’ajout d’une nouvelle disposition permettant la vente des logements sociaux financés par le Fonds de promotion du logement en faveur des salariés, soit par paiement échelonné, soit via des contrats de location-vente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième projet concerne la modification de la loi organique relative à la Société nationale immobilière de Tunisie (Snit), afin d&rsquo;étendre ce même droit aux logements sociaux construits par cette société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux projets, qui seront soumis à l’Assemblée des représentants du peuple, s’inscrivent dans une série de mesures sociales destinées à concrétiser le droit à un logement décent, respectueux de la dignité des citoyens, et accessible à des conditions financières adaptées aux personnes à revenu faible ou moyen.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/13/tunisie-saied-poursuit-la-mise-en-place-de-letat-social/">Tunisie | Saïed poursuit la mise en place de l’Etat social</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La «révolution administrative» de Saïed │ Quand et comment ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/la-revolution-administrative-de-saied-%e2%94%82-quand-et-comment/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 10:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[révolution administrative]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaâfrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le remplacement des mauvais fonctionnaires par des chômeurs de longue durée est-elle vraiment une bonne idée ?  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/la-revolution-administrative-de-saied-%e2%94%82-quand-et-comment/">La «révolution administrative» de Saïed │ Quand et comment ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>On comprend les soucis budgétaires du président Kaïs Saïed, qui doit financer les dépenses publiques récemment décidées dans le cadre de sa politique sociale et qui n’étaient pas prévues dans la Loi de Finances et le Budget de l’Etat pour l’année 2025. Mais les solutions qu’ils croit avoir trouvées nous semblent difficile à mettre en œuvre, en tout cas dans des délais rapides.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-16944694"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces solutions, le président de la république parle, depuis plusieurs mois, de la restructuration de plusieurs institutions publiques qui doublonnent, ne sont pas toujours efficaces et, surtout, <em>«épuisent les finances publiques»</em>, selon les termes qu’il a lui-même utilisés, lors de sa réunion avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzeri, hier, mercredi 2 juillet 2025, au palais de Carthage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de ces <em>«solutions radicales et souveraines»</em>, comme par exemple la suppression de certaines institutions publiques ou leur fusion dans des entités unifiées, plus efficaces et moins budgétivores, ne se ferait pas en un claquement de doigt. Cela nécessiteraient des études préalables et une longue préparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président affirme, dans ce même contexte, qu’il n’hésiterait pas à écarter ceux qui ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités. Il ajoute que les chômeurs de longue durée seraient prioritaires pour remplacer les fonctionnaires écartés. <em>«Ils prendront leur place même s’ils manquent d’expérience, car ils sont animés d’une forte volonté de contribuer à la reconstruction, à l’édification nationale et à la lutte contre la corruption»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du principe, la position du chef de l’Etat est tout à fait défendable : l’administration publique souffre d’un sureffectif endémique et ne brille pas par sa grande efficacité. Les bras cassés et clous rouillés qui hantent ses rouages mériteraient d’être mis à la porte et laisser la place à plus méritants qu’eux. Il reste cependant à mettre des noms sur ces défaillants, à prouver leur incompétence et à mettre en œuvre les mesures prévues par la loi pour pouvoir les licencier, sans que de telles décisions, prises à la hâte, ne soient, par la suite, annulées par un jugement du tribunal administratif. Et, coûter, par conséquent, encore beaucoup d&rsquo;argent à l&rsquo;Etat sous formes d&rsquo;indemnités de licenciement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un autre plan, les chômeurs de longue durée qui, du point de vue du président de la république, devraient prendre la place des recalés, risquent de ne pas offrir, eux non plus, malgré leur supposé patriotisme, des garanties minimales de productivité et d’efficacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela dit, on peut toujours faire du social, c’est politiquement correct et électoralement payant, mais le risque serait de remplacer des inutiles par des incompétents, des irresponsables par des bons à rien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0fEz8VYQnU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/22/tunisie-kais-saied-appelle-a-une-revolution-administrative/">Tunisie | Kaïs Saïed appelle à une «révolution administrative»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Kaïs Saïed appelle à une «révolution administrative» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/22/tunisie-kais-saied-appelle-a-une-revolution-administrative/embed/#?secret=md3ukVKHj5#?secret=0fEz8VYQnU" data-secret="0fEz8VYQnU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/la-revolution-administrative-de-saied-%e2%94%82-quand-et-comment/">La «révolution administrative» de Saïed │ Quand et comment ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie │ Priorités nationales, dépenses publiques et endettement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/tunisie-%e2%94%82-priorites-nationales-depenses-publiques-et-endettement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 08:02:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[emplois]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mechket Slama Khaldi]]></category>
		<category><![CDATA[politiques sociales]]></category>
		<category><![CDATA[réformes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisiens à l’étranger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment le gouvernement va-t-il trouver les financements nécessaires aux politiques ultras sociales du président de la république ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/tunisie-%e2%94%82-priorites-nationales-depenses-publiques-et-endettement/">Tunisie │ Priorités nationales, dépenses publiques et endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors de sa rencontre, lundi 9 juin 2025, au Palais de Carthage, avec la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, Kaïs Saïed a réitéré ce qu’il considère comme des priorités nationales dans le cadre du rôle social de l’Etat qu’il n’a de cesse de défendre à chacune de ses réunions avec les membres du gouvernement.</em></strong></p>



<span id="more-16748132"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces <em>«priorités nationales»</em> devraient être au centre du projet de loi de finances pour le prochain exercice, lequel «<em>doit être élaboré dans le cadre du plan national de développement et refléter la volonté réelle du peuple»</em>, selon les termes du communiqué officiel de la présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les priorités nationales constituent la seule véritable base pour répondre aux attentes des citoyens tunisiens, notamment par la révision des différentes législations fiscales et la création d’emplois pour ceux qui ont longtemps souffert du chômage»</em>, a déclaré le président. Il indique ainsi les deux lignes directrices dudit projet : créer davantage d’emplois, notamment dans les services publics, pour les chômeurs de longue durée, et pour financer l’effort financier que les recrutements programmés exigeront de la part de l’Etat, le président montre la voie qu’il préconise, soit, «<em>la révision des différentes législations fiscales»</em>, soit donc davantage d’impôts, ce qui, on l’imagine, ne va pas aider à relancer la machine économique, grippée depuis 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ordonnant, par ailleurs, de préparer minutieusement le retour des Tunisiens à l’étranger en leur fournissant des services de qualité, en simplifiant les procédures administratives et en garantissant leur transparence totale, le chef de l’Etat semble accorder beaucoup d’importance aux entrées de devises que cette population – représentant plus de 10% de la population nationale – ne manquera d’effectuer. Des recettes dont, soit dit en passant, dépend de plus en plus les équilibres financiers du pays. Et qui lui permettent d’honorer tous ses engagements financiers internationaux, a rappelé Saïed, par allusion aux dettes que la Tunisie continue de contracter pour financer ses dépenses publiques. Ces prêts qui, selon l’aveu même du président de la république, «<em>n’ont pas bénéficié au peuple tunisien comme prévu – fait reconnu par de nombreuses organisations internationales – et sur lesquels la Tunisie continue de payer des intérêts sans en tirer de réel bénéfice»</em>, a-t-il déploré, estimant, au passage, que ces dettes<em> «auraient dû être annulées»</em> par les bailleurs de fonds. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Saïed exprime ainsi, sans trop y insister, une vieille revendication populaire qui attribue le gâchis de l’endettement public non pas à l’Etat qui dépense sans compter mais aux bailleurs de fonds qui ne sont pas assez regardants sur le sort de l’argent qu’ils prêtent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les membres du gouvernement s&rsquo;expriment rarement sur les politiques qu&rsquo;ils mènent, il y a peu de chance que Mme Slama Khaldi, magistrate de son état et peu versée dans les questions financières, nous dise comment elle compte faire pour trouver les financements nécessaires aux politiques ultras sociales du président de la république. Les experts, quant à eux, ne voient que deux moyens : plus d&rsquo;impôt et plus d&rsquo;endettement, l&rsquo;économie étant en panne avec une croissance atone de moins 2% par an. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uYvcY0LJuL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/">Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/embed/#?secret=r2ig8psFgQ#?secret=uYvcY0LJuL" data-secret="uYvcY0LJuL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/tunisie-%e2%94%82-priorites-nationales-depenses-publiques-et-endettement/">Tunisie │ Priorités nationales, dépenses publiques et endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Selon une étude, l’économie tunisienne a tenu le coup sans le FMI</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/selon-une-etude-leconomie-tunisienne-a-tenu-le-coup-sans-le-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 11:22:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Bouzaiene]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Ali Ben Ghedhahem]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
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		<category><![CDATA[FMI]]></category>
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		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a réussi, même en partie, à éviter le lourd impact des diktats du FM. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/selon-une-etude-leconomie-tunisienne-a-tenu-le-coup-sans-le-fmi/">Selon une étude, l’économie tunisienne a tenu le coup sans le FMI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;«La Tunisie a réussi, même en partie, à éviter le lourd impact des diktats du Fonds monétaire international (FMI), qui exigent notamment la suppression des subventions, le gel des embauches dans le secteur public et une réduction de la masse salariale».</em></strong></p>



<span id="more-15332566"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que révèle une étude menée par le Centre Ali Ben Ghedhahem pour la justice fiscale (CAJF) présentée lors d’une conférence de presse à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«En renonçant aux réformes préconisées par le FMI, la Tunisie a contourné en partie la politique d’austérité soutenue par l’institution financière internationale, dont les axes principaux sont le contrôle des équilibres financiers, la réduction des dépenses publiques, le gel des salaires et des embauches dans l’administration publique et dans le secteur public, la suppression des subventions et le contrôle de la masse salariale», explique l’étude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée en 2023 et finalisée en janvier 2025, cette étude a montré que <em>«la Tunisie a maintenu son soutien au système de subvention à des niveaux élevés, passant d’une moyenne de 4 milliards de dinars en 2019 à 12 milliards de dinars en 2022, la masse salariale, de 16,1% du PIB en 2019 à 13% prévu en 2025»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon &nbsp;le chercheur et fondateur du CAJF Amine Bouzaiene, les embauches d’agents publics civils ont également repris, avec 8 000 nouvelles embauches en 2019, 12 500 en 2024 et 21 000 attendues pour 2025, en plus des augmentations du salaire minimum garanti dans les secteurs public et agricole et des pensions de vieillesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Tunisie a également réussi à réduire le déficit budgétaire de 7,4% en 2023 à 6,3% l’année dernière et devrait atteindre 5,5% du PIB cette année, alors que le FMI espérait atteindre ces niveaux en 2026»</em>, a souligné Bouzaiene.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, dit le chercheur, il a été possible d’arrêter la tendance expansionniste de la dette par rapport au PIB, grâce à la décision de la Tunisie de prendre ses distances vis-à-vis du FMI et de ne pas respecter ses diktats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces conclusions, Bouzaiene a estimé que <em>«l’autonomie est importante, mais des efforts supplémentaires doivent être déployés pour établir la justice fiscale et mobiliser les ressources nécessaires à la reprise économique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude souligne également l’absence d’un plan de relance de l’économie nationale sur la base des investissements publics, a souligné le chercheur, ajoutant qu’il est encore possible d’augmenter l’utilisation des ressources propres, notamment fiscales, en élargissant la base imposable sans nuire aux classes moyennes et vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie et le FMI ont conclu un accord de niveau de service le 15 octobre 2022 dans le cadre du mécanisme élargi de financement, mais les négociations ont ensuite été suspendues suite à une décision du président tunisien Kaïs Saïed, estimant que les conditions imposées par le Fonds menaçaient la paix sociale.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : des hausses d’impôt en perspective en 2025  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/tunisie-des-hausses-dimpot-en-perspective-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 09:14:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2025]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[hausses d'impôt]]></category>
		<category><![CDATA[justice sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Maddouri]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On peut d’ores et déjà prévoir de substantielles hausses d’impôt dans le projet de loi de finances pour l’exercice 2025.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/tunisie-des-hausses-dimpot-en-perspective-en-2025/">Tunisie : des hausses d’impôt en perspective en 2025  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le projet de loi de finances au titre de l’année 2025 ne doit pas être porté uniquement par le souci de réaliser les équilibres financiers de l’Etat. Il doit être fondé sur les choix nationaux et la nécessaire réalisation de la justice sociale.</em></strong></p>



<span id="more-14093187"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a recommandé le président de la république Kaïs Saïed, lors de sa rencontre lundi 30 septembre 2024 au Palais de Carthage avec le chef du gouvernement Kamel Maddouri, laissant ainsi entendre que les précédentes lois de finances étaient surtout portées par des choix dictés par les partenaires et bailleurs de fonds étrangers, et que le souci de justice social n’y était pas affirmé avec la détermination que montre aujourd’hui le locataire du palais de Carthage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le chef de l’Etat a souligné la nécessité de revoir un certain nombre de droits de douane, probablement à la hausse pour dégager des fonds pouvant être dépensés pour financer les politiques sociales de l’Etat, dont notamment la création d’un fonds spécial d’assurance pour la perte d’emploi et d’un autre pour la protection sociale des ouvrières dans le secteur agricole, évoqués dans le communiqué de la présidence de la république.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre a également permis d’évoquer un projet de création des lignes de financement des personnes ayant des besoins spécifiques pour lancer des projets qui leur garantissent une intégration totale dans la société, selon les dispositions de l’article 54 de la constitution, étant donné que l’Etat est tenu de protéger les personnes handicapées contre toute discrimination, ajoute le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la république a indiqué que la justice et l’équité exigent que chacun contribue, sous un régime fiscal transparent et équitable basé sur une fiscalité progressive, dont l’efficacité a été prouvée à travers de nombreuses expériences comparatives. Il a également souligné qu’une nouvelle relation entre le citoyen et l’administration basée sur la confiance est le premier prélude dans le domaine fiscal et dans tous les autres domaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance économique étant ce qu’elle est (0,4% en 2024) et les finances publiques si peu propices à la hausse des dépenses publiques, on peut d’ores et déjà prévoir de substantielles hausses d’impôt dans le projet de loi de finances pour l’exercice 2025.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/tunisie-des-hausses-dimpot-en-perspective-en-2025/">Tunisie : des hausses d’impôt en perspective en 2025  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment la Tunisie pourrait-elle sortir de la récession et retrouver la croissance ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/comment-la-tunisie-pourrait-elle-sortir-de-la-recession-et-retrouver-la-croissance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 11:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[emprunts extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises exportatrices]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chkoundali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Préconisations de l'économiste Ridha Chkoundali pour redresser l'économie tunisienne en récession.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/comment-la-tunisie-pourrait-elle-sortir-de-la-recession-et-retrouver-la-croissance/">Comment la Tunisie pourrait-elle sortir de la récession et retrouver la croissance ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"> <strong><em>Pour redresser l’économie tunisienne actuellement en récession, l’économiste universitaire Ridha Chkoundali préconise la réduction des dépenses publiques, la réforme du secteur public (administration et entreprises d’Etat) et une politique volontaire de relance de l’investissement et de la croissance.      </em></strong></p>



<span id="more-11650470"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les facilités qui seront accordées à titre exceptionnel par la Banque centrale de Tunisie (BCT) au Trésor général de Tunisie doivent être orientées vers les dépenses de développement, a recommandé Chkoundali, qui propose également d’entamer des négociations avec les donateurs bilatéraux et les prêteurs multilatéraux afin de rassurer la place financière et de retrouver une dynamique de croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos interviennent dans un contexte caractérisé par une récession de la croissance du pays, qui a atteint 0,4% en 2023, selon les estimations préliminaires de l’Institut national de la statistique (INS), contre 0,9%, selon les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie envisage de lever 500 millions $ auprès de l’Arabie Saoudite, 300 millions $ auprès de l’Algérie et 500 millions $ auprès de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), en plus des obligations subordonnées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MyNeuYSPgF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-le-chomage-augmente-sur-fond-de-crise-economique/">Tunisie : le chômage augmente sur fond de crise économique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le chômage augmente sur fond de crise économique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-le-chomage-augmente-sur-fond-de-crise-economique/embed/#?secret=EhCv52EfT1#?secret=MyNeuYSPgF" data-secret="MyNeuYSPgF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien à l’agence Tap, Chkoundali a souligné la nécessité de dynamiser et de prioriser le secteur des phosphates, à travers le renouvellement du parc ferroviaire, afin d’aider ce secteur à retrouver son élan et de doter l’Etat des ressources en devises dont il a besoin, a-t-il expliqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a, en outre, souligné qu’une réduction du taux d’intérêt directeur de 100 points de base reste nécessaire pour stimuler l’investissement privé, soulignant la nécessité d’inciter les Tunisiens résidant à l’étranger à ouvrir des comptes en devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour donner un nouveau souffle à l’économie, Chkoundali juge nécessaire de réduire les impôts des entreprises exportatrices et d’appliquer une amnistie fiscale totale aux devises circulant sur le marché parallèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a également besoin d’un programme de réformes majeures, basé sur les messages véhiculés par le président de la République, a-t-il dit, estimant que ce programme devrait porter sur trois dossiers clés avec une nouvelle approche tunisienne différente de celle préconisée par le Fonds monétaire international (FMI).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduire le nombre de fonctionnaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est crucial de réformer d’abord la fonction publique en réduisant notamment le nombre de fonctionnaires, a estimé l’expert, en soulignant la nécessité de réformer les entreprises publiques plutôt que les brader, en rationalisant la gestion des fonds publics et en éradiquant la corruption. Et d’améliorer le climat des affaires en rationalisant les procédures administratives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chkondali a souligné que la récession économique a touché tous les secteurs de l’économie, notamment l’agriculture et la pêche, avec une baisse de moins de 11%, ainsi que les mines (-10%). A l’inverse, les secteurs du tourisme et des industries mécaniques et électriques affichent des améliorations de 12,8% et 5,8% respectivement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UWGK6Dvn5d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-croissance-economique-atone-estimee-a-04-en-2023/">Tunisie : croissance économique atone estimée à 0,4% en 2023</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : croissance économique atone estimée à 0,4% en 2023 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-croissance-economique-atone-estimee-a-04-en-2023/embed/#?secret=DK7fBZBUfH#?secret=UWGK6Dvn5d" data-secret="UWGK6Dvn5d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’économiste a impute le ralentissement économique à l’approche adoptée par le gouvernement actuel, qui se concentre sur le remboursement de la dette au détriment de la croissance économique et de la création d’emplois. En conséquence, l’État a subi des pertes supplémentaires d’environ 1 000 millions de dinars (MDT) au titre des ressources fiscales, en plus d’une perte de 1 000 MDT provoquée par la chute de la croissance économique à 0,9% taux retenu dans la Loi de finances rectificative 2023, par rapport aux 1,8% estimés dans la loi de finances initiale pour 2023, a-t-il souligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous n’avons réalisé que moins d’un quart de ce que nous estimions pour 2023, soit 0,4% au lieu de 1,8%, ce qui signifie qu’il existe une réelle menace pour l’économie tunisienne et pour la solidité des finances publiques si nous continuons sur cette voie que nous avons adoptée en 2023»</em>, a expliqué Chkoundali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chiffre alarmant du chômage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce risque s’accroît, a-t-il précisé, d’autant plus que le budget de l’Etat 2024 présente des déficits financiers de 10,3 milliards de dinars, que le ministère des Finances compte couvrir avec des prêts directs de la Banque centrale. Mais dans ce cas, les conséquences pourraient être graves si ces prêts directs ne sont pas destinés à financer des dépenses de développement, a-t-il prévenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième déficit, que <em>«nous n’avons pas encore confirmé, concerne les ressources d’emprunts extérieurs prévues de l’Etat, d’un montant de 1 401 millions de dollars, soit environ 4 400 MDT»</em>, a précisé Chkoundali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-croissance-economique-atone-estimee-a-04-en-2023/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">croissance économique réduite à 0,4%</a> en 2023, contre 1,8% estimé dans le budget initial, a entraîné une augmentation du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-le-chomage-augmente-sur-fond-de-crise-economique/">taux de chômage à 16,4%</a>, a rappelé l’économiste, ajoutant qu’au cours du quatrième trimestre 2023, le taux de chômage a atteint le <em>«chiffre alarmant»</em> de 40,3%, chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, même s’il y a eu une baisse parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, de 24,6% à 23,2%. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/comment-la-tunisie-pourrait-elle-sortir-de-la-recession-et-retrouver-la-croissance/">Comment la Tunisie pourrait-elle sortir de la récession et retrouver la croissance ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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