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	<title>Archives des émigration clandestine - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des émigration clandestine - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>‘‘Belles de Nuit’’ de Khedija Lemkecher sort en salles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 11:36:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Belles de Nuit]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Fatma Ben Saïdane]]></category>
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		<category><![CDATA[Séjoumi]]></category>
		<category><![CDATA[Younes Megri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>'‘Belles de Nuit’’, le premier long métrage de la réalisatrice Khedija Lemkecher, est sorti cette semaine dans les salles tunisiennes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/belles-de-nuit-de-khedija-lemkecher-sort-en-salles/">‘‘Belles de Nuit’’ de Khedija Lemkecher sort en salles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘Nawwar Achiya’’ ou ‘‘Belles de Nuit’’, le premier long métrage de la réalisatrice Khedija Lemkecher, est sorti cette semaine dans les salles tunisiennes. Il raconte une histoire qui entremêle sport, marginalisation urbaine et obsession de l’émigration clandestine vers l’Italie chez les jeunes.</em></strong></p>



<span id="more-18212059"></span>



<p>Située à Hay Helal, un quartier populaire de la périphérie de Tunis, l’histoire suit Djo, gérant d’une salle de boxe, usé par la maladie et la désillusion, qui croise le chemin de Yahia, un jeune espoir de la boxe.</p>



<p>Alors que l’entraînement semble lui offrir une lueur d’espoir, le garçon nourrit un tout autre projet : rejoindre illégalement l’Italie en traversant la Méditerranée, à l’instar de nombreux jeunes de son quartier qui rêvent d’une telle évasion.</p>



<p>Le titre fait référence aux fleurs nocturnes qui poussent dans des conditions difficiles et que Yahia aime observer près du lac Séjoumi, un lieu d’attente qui donne au réalisme social du film une dimension plus humaine et plus intime.</p>



<p><em>‘‘Belles de Nuit’’</em> est sorti en salles après un parcours en festivals qui a débuté en 2024, lors duquel le film a été présenté en compétition dans des festivals internationaux au Caire, à Agadir, où il a remporté le prix de la meilleure réalisation et celui du meilleur acteur, décerné à Illiès Kadri (Yahia), selon l&rsquo;agence tunisienne TAP.</p>



<p>La distribution comprend également Younes Megri, Illiès Kadri et Fatma Ben Saïdane.</p>



<p>Née le 16 Janvier 1972 à Tunis, Khedija Lemkecher a étudié le violon au Conservatoire de musique de Tunis avant d’obtenir un diplôme de réalisateur concepteur audiovisuel &#8211; section cinéma de l’Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (Esra, Paris). Elle a commencé sa carrière comme assistante sur plusieurs films, avant de fonder, en 2007, Cercina Films Peoductions avec le cinéaste Moslah Kraïem.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/belles-de-nuit-de-khedija-lemkecher-sort-en-salles/">‘‘Belles de Nuit’’ de Khedija Lemkecher sort en salles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La LTDH appelle à protéger les migrants irréguliers tunisiens en Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/la-ltdh-appelle-a-proteger-les-migrants-irreguliers-tunisiens-en-europe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 08:54:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La LTDH condamne fermement le traitement réservé aux migrants tunisiens en Europe et  appelle les autorités tunisiennes à intervenir pour les protéger.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/la-ltdh-appelle-a-proteger-les-migrants-irreguliers-tunisiens-en-europe/">La LTDH appelle à protéger les migrants irréguliers tunisiens en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a braqué les projecteurs sur les violations subies par les migrants tunisiens en situation irrégulière en Europe, ainsi que «le manque de transparence des accords migratoires et l’inaction des autorités tunisiennes» dans la défense de leurs citoyens.</em></strong></p>



<span id="more-16097285"></span>



<p>Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le 3 avril 2025, la LTDH souligne que ces agressions physiques et morales, ainsi que les conditions de détention inhumaines, sont <em>«en contradiction flagrante avec les conventions internationales »</em>.</p>



<p><em>«Les migrants sont notamment privés d’exercer leur droit de recours contre l’expulsion, en violation de la Convention de Genève et de la Convention européenne des droits de l’homme»</em>, dénonce la LTDH, qui <em>«condamne fermement»</em> ce traitement réservé aux migrants tunisiens et appelle les autorités tunisiennes à intervenir d’urgence pour garantir la sécurité et la dignité des Tunisiens à l’étranger, en adoptant des mesures diplomatiques et judiciaires.</p>



<p>Dans le communiqué, la Ligue demande également la révision des accords migratoires conclus avec les pays européens, dénonçant <em>«leur opacité et leur incompatibilité avec les principes fondamentaux du droit international»</em>.</p>



<p>Dans le même temps, l’ONG appelle à la mise en œuvre de politiques nationales de développement pour offrir aux jeunes Tunisiens des alternatives à l’émigration clandestine. Et elle appelle la société civile et la communauté internationale à lutter contre les violations des droits de l’homme, tout en demandant aux pays européens, notamment l’Italie, la France et l’Allemagne, de cesser leurs pratiques considérées comme <em>«illégales et discriminatoires»</em>.</p>



<p>La protection des migrants et le respect de leur dignité ne sont pas seulement une question juridique, c’est aussi un impératif moral et humanitaire qui requiert l’engagement de toutes les parties intéressées, conclut le communiqué, qui est publié sur fond de polémique sur les réseaux sociaux sur les mauvais traitements auxquels sont soumis les migrants subsahariens en Tunisie et des migrants tunisiens en Europe, ainsi que sur le manque de réactivités des autorités tunisiennes sur ce dossier.  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/la-ltdh-appelle-a-proteger-les-migrants-irreguliers-tunisiens-en-europe/">La LTDH appelle à protéger les migrants irréguliers tunisiens en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Témoignage : le calvaire d’un ouvrier tunisien à Pescara</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/13/temoignage-le-calvaire-dun-ouvrier-tunisien-a-pescara/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:59:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carabinieri]]></category>
		<category><![CDATA[Ecotec]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[faux documents]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Lavoro Subordinato]]></category>
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		<category><![CDATA[Pescara]]></category>
		<category><![CDATA[travailleurs tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Récit poignant d’un ouvrier tunisien en Italie, victime d’un réseau organisé, où exploitation, intimidations, et abus sont le quotidien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/13/temoignage-le-calvaire-dun-ouvrier-tunisien-a-pescara/">Témoignage : le calvaire d’un ouvrier tunisien à Pescara</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’émigration clandestine prend de nouvelles formes, souvent dissimulées sous le voile de promesses d’embauches légales. Cet article reprend le récit poignant d’un ouvrier tunisien, victime d’un réseau organisé, où exploitation, intimidations, et abus sont le quotidien. Son histoire illustre la dure réalité à laquelle font face de nombreux migrants en quête d’une vie meilleure.</em></strong></p>



<p><strong>M. M.</strong></p>



<span id="more-15173042"></span>



<p>Tout commence en Tunisie lorsqu’un chef de chantier, connu sous le pseudonyme Momo, représentant la société Ecotec, propose à un jeune homme une promesse d’embauche en Italie. La procédure semble claire : un acompte de 10 000 dinars (TND) à remettre à un intermédiaire, Hatem (recherché par les autorités tunisiennes), pour obtenir une promesse d’embauche. Après acceptation, Momo exige un second versement de 5 000 TND pour finaliser la démarche.</p>



<p>Le futur migrant, sans autre choix, s’acquitte des sommes demandées et reçoit un visa de travail portant la mention <em>«Lavoro Subordinato»</em>. Il prend ensuite un vol pour Milan Malpensa, le 28 septembre 2024, avant de rejoindre Bologne pour déposer une demande de séjour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Logements insalubres et exploitation</h2>



<p>À son arrivée à Pescara, où se trouve Momo, la réalité s’avère bien différente des promesses initiales. Logé avec cinq autres travailleurs dans un appartement exigu (une chambre et un séjour), sans contrat de location officiel, il découvre que tout l’immeuble est occupé par des migrants dans les mêmes conditions précaires.</p>



<p>Momo fournit à ses travailleurs des codes fiscaux falsifiés, générés via une application en ligne. Aucun contrat de travail n’est délivré, et les ouvriers, au moment d’arriver sur le chantier, reçoivent des consignes sans équipement de sécurité, ni tenue adaptée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Police, menaces et intimidations</h2>



<p>Le 28 octobre 2024, les Carabinieri, accompagnés de traducteurs, effectuent un contrôle dans le chantier où travaille notre témoin. Les autorités interrogent les travailleurs sur leur arrivée en Italie, le montant payé, et les intermédiaires impliqués. Momo est emmené pour être interrogé à la gendarmerie.</p>



<p>Lors de cette intervention, un homme identifié comme Vincenzo est aperçu sur place, suggérant l’existence d’un réseau plus large impliquant des Italiens et des Tunisiens. Après cette opération, les travailleurs sont relâchés, mais leur sort reste incertain.</p>



<p>Face aux révélations des travailleurs lors du contrôle, Momo intensifie ses intimidations. Trois hommes se rendent au domicile de notre témoin, le menaçant de représailles s’il continue de parler ou d’exiger un remboursement des sommes qu’ils leur avaient versées.</p>



<p>Bien que muni d’un certificat médical après une hospitalisation, ce dernier n’a pas pu porter plainte, constamment surveillé et soumis à des pressions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système organisé d’esclavage moderne</h2>



<p>Momo, qui semble intouchable, contrôle entièrement ses ouvriers : il les menace pour les maintenir dans la peur, organise leurs logements de manière à pouvoir les surveiller et leur fournit des faux documents pour leur permettre de travailler illégalement. Cependant, les salaires promis restent souvent impayés : plusieurs ouvriers affirment travailler depuis des mois sans percevoir leur rémunération.</p>



<p>Après un mois de menaces et d’abus, notre témoin quitte Pescara pour une autre région d’Italie, dans l’espoir de trouver une situation plus stable. Il perd contact avec les autres victimes et se retrouve sans papiers ni emploi. Lors d’une tentative de recours auprès d’une association venue lors du contrôle des Carabinieri, il se heurte à une absence de réponses claires&nbsp; de la part de celle-ci.</p>



<p>Ce témoignage met en lumière un système bien rodé d’exploitation des travailleurs tunisiens en Italie, orchestré par des réseaux transnationaux. Les victimes, souvent isolées, se retrouvent sans aide légale et exposées à des menaces constantes.</p>



<p>Il est impératif que les autorités tunisiennes et italiennes prennent des mesures concrètes pour démanteler ces réseaux et offrir une protection effective à ces travailleurs. Les récits comme celui-ci doivent pousser à une prise de conscience collective pour mettre fin à ces pratiques.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NsKz38neWX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/05/les-malheurs-des-travailleurs-reguliers-tunisiens-en-italie/">Les malheurs des travailleurs réguliers tunisiens en Italie  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les malheurs des travailleurs réguliers tunisiens en Italie   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/05/les-malheurs-des-travailleurs-reguliers-tunisiens-en-italie/embed/#?secret=Yq5xUJVUvL#?secret=NsKz38neWX" data-secret="NsKz38neWX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/13/temoignage-le-calvaire-dun-ouvrier-tunisien-a-pescara/">Témoignage : le calvaire d’un ouvrier tunisien à Pescara</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : que de temps perdu à accorder le luth !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/24/tunisie-que-de-temps-perdu-a-accorder-le-luth/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2023 09:20:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Chebil]]></category>
		<category><![CDATA[phosphate]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du moment qu’il ne coûte rien de rêver, on en arrive même, en Tunisie, à fantasmer en couleur, sans craindre le ridicule.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/24/tunisie-que-de-temps-perdu-a-accorder-le-luth/">Tunisie : que de temps perdu à accorder le luth !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Du moment qu’il ne coûte rien de rêver, on en arrive même, en Tunisie, à fantasmer en couleur, sans craindre le ridicule. Le comble c’est lorsqu’on prend ses désirs pour des réalités et qu’on en fait commerce. Tout en continuant à sombrer dans la crise.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong> * &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-8035143"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure>
</div>


<p>Certains de nos compatriotes ont cru comprendre de certains communiqués au ton diplomatique des responsables du FMI que ces derniers se sont enfin inclinés devant les déclarations souverainistes de Kaïs Saïed rejetant les diktats de l’étranger, par allusion à l’institution financière internationale, et appelant les Tunisiens à compter sur eux-mêmes. </p>



<p>Tout un boucan a ainsi été orchestré sur les médias et les réseaux sociaux pour nous faire croire à l’imminence de l’accord de crédit de 1,9 milliard de dollars sollicité par la Tunisie. Cet accord sera signé dans quelques jours, nous disait-on. D’autant que certaines capitales occidentales, Rome en tête, prises de compassion, ont pesé de tout leur poids pour infléchir la position du FMI et l’amener à ne pas exiger les garanties de rigueur. Ceux qui ont cru à cette baliverne pensaient déjà au partage de la manne providentielle. Mais des mois sont passés et on attend toujours le père Noël. Les plus cyniques croyaient tenir l’arme fatale, celle de l’émigration clandestine vers l’Europe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6OhGr5qmRO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/23/la-tunisie-de-mirages-en-desillusions/">La Tunisie, de mirages en désillusions</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, de mirages en désillusions » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/23/la-tunisie-de-mirages-en-desillusions/embed/#?secret=x34hiqqrrz#?secret=6OhGr5qmRO" data-secret="6OhGr5qmRO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le miroir aux alouettes</h2>



<p>Pour ne pas faire perdre espoir à une population en désarroi, et jeter le discrédit sur le guide suprême, on a sorti encore une fois l’habituelle batterie des mirages. On a parlé des improbables nouveaux gisements de pétrole et de gaz, des énormes nappes d’eau souterraines qui allaient verdir les terres désertiques du sud, des <em>«treize milles milliards détournés»</em> du temps de Ben Ali, et quoi encore&nbsp;? </p>



<p>On a parlé aussi du phosphate, dont la production a été divisée par deux voire par trois au cours des dix dernières années, et qui allait, brusquement et sans qu’on ne fasse rien, atteindre de nouveaux sommets. </p>



<p>Bref, il y aurait bientôt de quoi verser une rente à chaque Tunisien pour le restant de sa vie sans qu’il ait à suer au travail. Ni à accepter les <em>«diktats»</em> du FMI, lesquels, soit dit en passant, sont, en réalité, des engagements solennellement exprimés par l’Etat tunisien dans le texte même de la demande de prêt présentée à l’institution financière. &nbsp;</p>



<p>Quant à ceux qui crient déjà famine, on leur a servi les discours habituels sur les comploteurs, spéculateurs, corrompus et autres pêcheurs en eau trouble qui les exploitent&nbsp;et les affament, et que l’Etat va mettre hors d’état de nuire. Si ne c’est pas aujourd’hui, ce serait demain. En attendant, l’argent devient rare, l’inflation flambe, les prix poursuivent leur escalade et les pénuries, y compris celle du pain, deviennent notre pain quotidien.</p>



<p>Il faut laisser au guide suprême le temps pour déjouer les complots qui n’en finissent pas et combattre les ennemis du peuple et les traîtres à la nation, lesquels ne désarment pas et semblent même se multiplier. Pour preuve, les procès intentés aux opposants pour complot contre la sûreté de l’Etat se poursuivent et traînent en longueur, l’inquisition tenant lieu de programme de gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La parole tient lieu d’action</h2>



<p>Aux yeux de ses partisans, le guide suprême, omniscient et omnipotent, n’est en rien responsable du marasme dans lequel le pays est empêtré. C’est l’administration qui entrave ses initiatives. De mèche avec les affameurs du peuple, celle-ci provoque les pénuries et couvre les spéculateurs. Bouc émissaire idéal, elle a bon dos, et mieux encore, elle encaisse et se tait. En attendant des jours meilleurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4YK0Tzo7oJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/23/tunisie-kais-saied-a-du-pain-sur-la-planche/">Tunisie : Kaïs Saïed a du pain sur la planche</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed a du pain sur la planche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/23/tunisie-kais-saied-a-du-pain-sur-la-planche/embed/#?secret=VMw9OReGMq#?secret=4YK0Tzo7oJ" data-secret="4YK0Tzo7oJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Seulement, le guide suprême semble ignorer que l’administration est, généralement,&nbsp;à l’image du pouvoir exécutif. Elle n’a aucune autonomie et n’impose rien. C’est un instrument dont dispose le pouvoir politique pour mettre en œuvre ses stratégies, si tant est qu’il en ait des stratégies. Et dans le régime de confusion des pouvoirs instauré par la constitution de 2022, qui a donné tous les pouvoirs au chef de l’Etat,&nbsp;l&rsquo;administration prend peur et cesse d’agir, en attendant des instructions qui, souvent, ne viennent pas. Ce qui explique l’immobilisme actuel dans le pays, où la parole semble tenir lieu d’action. **</p>



<p><em>* Haut fonctionnaire à la retraite. </em></p>



<p><em>** Le titre reprend un adage bien tunisien qui dit&nbsp;: «Le temps est perdu à accorder le luth».</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/24/tunisie-que-de-temps-perdu-a-accorder-le-luth/">Tunisie : que de temps perdu à accorder le luth !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : démantèlement d&#8217;un réseau d’émigration clandestine vers l’Europe via la Serbie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/25/tunisie-demantelement-dun-reseau-demigration-clandestine-vers-leurope-via-la-serbie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2022 12:12:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[garde nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Metline]]></category>
		<category><![CDATA[Serbie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Démantèlement d'un réseau international d’émigration clandestine vers l’Europe via la Serbie, qui est actif entre la Tunisie et la Turquie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un réseau international d’émigration clandestine vers l’Europe via la Serbie, qui est actif entre la Tunisie et la Turquie, a été démantelé mardi 25 octobre 2022, annonce le porte-parole de la Garde nationale.</em></strong></p>



<span id="more-4633871"></span>



<p>Sept membres du réseau (dont deux sœurs de nationalité étrangère) ont été arrêtés et une somme d’argent estimée à 194&nbsp;000 dinars, 1980 euros et 805 livres turques a été saisie au domicile d’un des suspects dans la région de Metline, gouvernorat de Bizerte.</p>



<p>Le parquet a autorisé la brigade de recherche et d’investigation de la garde nationale de Tunis à mettre en détention les suspects et à engager une action judiciaire à leur encontre pour <em>«constitution d’une entente en vue de transférer illégalement des personnes vers l’Union européenne à travers la Turquie»</em> et pour <em>«traite des êtres humains»</em>.</p>



<p>La direction générale de la garde nationale appelle tous ceux qui disposent de données sur les réseaux de traite des êtres humains les lui transmettre via son site web officiel ou en appelant le numéro : 71860135.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pO3to8dzn6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/24/me-ouanes-la-decision-serbe-dimposer-le-visa-aux-tunisiens-est-souveraine-mais-injuste/">Me Ouanes : «La décision serbe d’imposer le visa aux Tunisiens est souveraine mais injuste»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Me Ouanes : «La décision serbe d’imposer le visa aux Tunisiens est souveraine mais injuste» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/24/me-ouanes-la-decision-serbe-dimposer-le-visa-aux-tunisiens-est-souveraine-mais-injuste/embed/#?secret=NeYVzroRBO#?secret=pO3to8dzn6" data-secret="pO3to8dzn6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>L’étrange histoire de la fillette tunisienne de 4 ans débarquée seule en Italie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/20/letrange-histoire-de-la-fillette-tunisienne-de-4-ans-debarquee-seule-en-italie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Oct 2022 06:38:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Italiee]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'étrange histoire de la fillette tunisienne de 4 ans débarquée en Italie au terme d'une traversée clandestine.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’histoire de la fillette de 4 ans arrivée en Italie à bord d’une embarcation clandestine suscite une vive émotion dans la péninsule, car elle n’était pas accompagnée de ses parents, restés en Tunisie.</em></strong> <em>(Illustration : la fillette tunisienne récupérée par les autorités italiennes). </em></p>



<span id="more-4572961"></span>



<p>L’histoire est à peine croyable. On sait que certains parents tunisiens émigrent clandestinement à bord de barques de fortune en se faisant accompagner de leurs enfants, espérant ainsi se voir faciliter par les autorités italiennes les procédures pour avoir des autorisations de séjour, mais qu’une enfant en bas âge soit ainsi confiée par ses parents à des passeurs dans des circonstances pour le moins étonnantes, voilà qui laisse sans voix.</p>



<p>Les parents n&rsquo;ont visiblement pas pu embarquer dans la même barque pour des raisons qui restent à élucider, mais on peut imaginer d&rsquo;autres scénarios, comme celui d&rsquo;un trafic d&rsquo;enfants. </p>



<p>Aux dernières nouvelles, les autorités tunisiennes, dès qu’elles ont eu vent de l’affaire, ont arrêté les deux parents restés en Tunisie pour les interroger sur leurs intentions derrière cette étrange opération et sur l’identité des intermédiaires auxquels ils ont eu recours, le but étant de remonter la filière. On a aussi appris que les deux prévenus observent encore le silence et refusent de coopérer avec la police en livrant ce qu’ils savent sur l’affaire.</p>



<p>Dans le même temps, des sources en Italie affirment que les autorités de ce pays voudraient retrouver les deux parents pour assurer le regroupement familial, sachant que ces derniers ont un fils de 6 ans resté, lui, avec eux, en Tunisie.</p>



<p>Affaire à suivre… &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
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		<title>Histoire : Des prisons off-shore</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/10/histoire-des-prisons-off-shore/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Jan 2021 08:46:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Ghraib]]></category>
		<category><![CDATA[bagne de Cayenne]]></category>
		<category><![CDATA[Brahim Aouissaoui]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Guantanamo]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Moncef Bey]]></category>
		<category><![CDATA[Notre-Dame de Nice]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Paty]]></category>
		<category><![CDATA[Tarrafal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour faire face aux flux de migration clandestine, les pays européens tentent de renvoyer les délinquants étrangers vers leur pays d’origine. Cette pratique lugubre remonte aux origines des puissances coloniales. La déportation et les sévices étaient le lot des bagnards. Par Mohsen Redissi * La série d’assassinats perpétrés par des immigrants fraîchement arrivés en Europe...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Prisons-occidentales.jpg" alt="" class="wp-image-331484"/><figcaption><em>Bagnes de Tarrafal (Cap Vert), Cayenne (Guyane), Abou Ghraib (Irak) et Guantanamo (Cuba).</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Pour faire face aux flux de migration clandestine, les pays européens tentent de renvoyer les délinquants étrangers vers leur pays d’origine. Cette pratique lugubre remonte aux origines des puissances coloniales. La déportation et les sévices étaient le lot des bagnards.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohsen Redissi</strong> *</p>



<span id="more-331483"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure></div>



<p>La série d’assassinats perpétrés par des immigrants fraîchement arrivés en Europe pointe le doigt accusateur vers les réseaux versés dans le trafic d’êtres humains et pose la question essentielle suivante : sont-ils des tueurs à gages infiltrés ? Ou bien se sont-ils fait laver le cerveau en eaux troubles ou à l’eau de mer le temps d’une traversée ? Difficile de se prononcer. Difficile également de remonter la piste dans ce genre de cas. Brahim Aouissaoui, un tunisien âgé de 21 ans, l’assaillant de la basilique Notre-Dame de Nice le 29 octobre 2020, arrivé le matin même dans cette ville du sud e la France, est le nouveau modèle de tueur <em>«Blitzkrieger»</em>, un tueur éclair : non affiché, il surgit de nulle part. Il est venu, il a vu, il a tué. Une fracture profonde et une facture très salée pour les pays des deux rives de la Méditerranée.</p>



<p>Des victimes fauchées à cause de leur conviction : Samuel Paty parce qu’il croyait en la liberté de la presse, les autres à cause de leur foi. Toutes tombées sur leur lieu de culte : le professeur d’histoire- géographie dans le périmètre du lycée où il enseignait, les autres à l’intérieur de leur église, où à genoux priant le même Dieu que l’assaillant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le renvoi de délinquants vers le pays d’origine</h3>



<p>Le ballet de hauts émissaires européens en Tunisie reflète bien la nouvelle attitude de l’Union européenne (UE) face à cette nouvelle vague de violence sans précédent. Le renvoi de délinquants étrangers vers le pays d’origine avec l’accord préalable de leurs pays respectifs devient la principale demande formulée par une Europe meurtrie.</p>



<p>Les puissances coloniales des siècles derniers telles que la Belgique, la France, le Portugal et le Royaume-Uni ne sont pas à leurs premiers forfaits. Dans le passé, elles ont déporté des leaders nationalistes encombrants et ont fait assigner à résidence surveillée bien d’autres. Elles se sont attaquées aux représentants légitimes des pays colonisés.</p>



<p>Monseigneur Mohamed Moncef Bey, l’avant-dernier bey de Tunis, est destitué en moins d’une année de règne à cause de ses positions nationalistes et ses tentatives de s’éloigner du régime de Vichy. Manque de peu et manque de Pau (1), il meurt de chagrin en exil en France loin du royaume qu’il chérissait et qu’il défendait farouchement auprès du Résident général français en Tunisie l&rsquo;amiral Jean-Pierre Esteva.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La déportation pour mater les endurcis</h3>



<p>Ces puissances coloniales d’antan n’y allaient pas de main morte avec leurs repris de justice. EIles leur faisaient subir les pires sévices, les enrôlaient de force sur les bateaux en partance vers le Nouveau monde ou vers leurs colonies. Les candidats à l’émigration, clandestine ou légale, à l’époque ne se bousculaient pas devants les officines. Les travaux de champs encore en friche manquaient de bras comblés par les forçats, employés aussi dans le traçage des routes, la construction, et l’éternelle quête de l’or.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Papillon</h3>



<p>Les bateaux français, les cales pleines de prisonniers de tous bords, droit commun et prisonniers politiques surtout, en partance pour le bagne de Cayenne en Guyane, changent de cap et font parfois escales au port d’Alger. Les prisonniers endurcis et les politiciens sont acheminés à bord, alourdis par les chaînes s’agrippant au bastingage. Selon les années, entre 20% et 60% des bagnards transportés en Guyane viennent des colonies du Maghreb (2). Les forçats de l’Afrique française se joignent au groupe pour une traversée des plus périlleuses. Si le bateau coule, il sombre corps et biens. La dépouille de celui qui meurt en mer est immergée de peur des épidémies avec une cérémonie funéraire tenue au strict minimum.</p>



<p>Cayenne, une prison multiraciale, un patchwork qui reflète la mosaïque des colonies françaises. Les conditions dans les baraquements étaient inhumaines, le taux de mortalité anormalement élevé. Les sévices sexuels, les châtiments corporels et les privations multiples étaient le pain quotidien des détenus.</p>



<p>La prison était à l’époque un moyen de répression. La France avait un double objectif à cela, se débarrasser de tout élément perturbateur qui dérange le pouvoir en place ou la quiétude de la population en l’éloignant à jamais sans espoir de retour en premier lieu, et peupler des contrées éloignées inhabitées en deuxième lieu. Après avoir purgé leur peine, les condamnés à l’exil sont assignés à résidence en Guyane pour un temps équivalent à la peine, cherchant ainsi à briser en eux toute velléité et tout espoir de revoir la Métropole ou retourner vivre auprès des leurs le reste de leur âge(3). Une double peine bien avant l’heure tant redoutée par une France moderne en ces temps de tension maximale. Certains galériens se voient offrir un lopin de terre pour les inciter à ne plus rêver du retour et de rester travailler leur lopin en toute tranquillité en Guyane. Certains trouvent l’âme sœur et s’installent définitivement sur le sol de leur grande souffrance.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sale Hasard (4)</h3>



<p>La Révolution des Œillets au Portugal en 1974 a mis fin à la fois à la dictature salazariste et à la fermeture définitive de la tristement célèbre colonie pénale de Tarrafal, symbole de la répression du régime de Salazar, sur l’île de Santiago dans l’archipel du Cap Vert et qui perdura de 1936 jusqu’à 1956. Le camp de la mort lente pour ses pensionnaires selon les légendes urbaines. Ses pensionnaires sont triés sur le volet et ne sont sélectionnés que les prisonniers jugés hautement dangereux et les opposants au régime autoritaire instauré par António de Oliveira Salazar. Les déportés entrent et ne sortent que dans un corbillard.</p>



<p>Les tacticiens pénitentiaires portugais se sont longuement penchés sur la conception de ce camp de concentration qui va accueillir les plus durs des impénitents. Un camp en dehors des frontières nationales du Portugal, une sorte de TOM, Territoire Outre-mer. Ses miradors scrutent les eaux, toute approche est signalée et les mouvements suspects sont étouffés. Son éloignement des terres fermes décourage toute tentative d’évasion. Les cris et les souffrances des pensionnaires se noient dans les eaux tourmentées.</p>



<p>Après quelques années d’inactivité, le camp de concentration de Tarrafal rouvre ses portails en 1962 pour accueillir un nouveau genre de pensionnaires, des anticolonialistes africains. Dans les années 60 les mouvements nationaux et de révoltes contre les puissances coloniales se sont multipliés avec la naissance du Mouvement des non-alignés, enfanté par la guerre froide. Plusieurs personnalités africaines sont parmi les pères fondateurs. Ce mouvement appelle les pays dominés à s’unir et à rejeter l&rsquo;occupation et la domination. Certains des leaders sont devenus les premiers présidents ou les premiers ministres de républiques africaines fraîchement libérées du joug colonial. On en cite le ghanéen Kwame Nkrumah, le guinéen Ahmed Sékou Touré ou le tanzanien Julius Kambarage Nyerere. D’autres y ont échappé, mais ont malheureusement fini sous le feu des balles tel le Che Guevara africain Amilcar Cabral, lui dont le père originaire de l’Île de Santiago même. À cette époque, il ne faisait pas bon d’être un défenseur de la liberté. Au total, plus de 500 personnes détenues, dont 340 antifascistes et 230 anticolonialistes ont été détenus dans cette prison (5). Son destin est scellé en 1974 avec la Révolution des œillets.</p>



<p>Le sort s’est acharné sur les pensionnaires, sévices sexuels, paludisme, torture… mais pas sur le camp de concentration sauvé de l’oubli à jamais. Gravé dans la pierre, il est classé patrimoine culturel national par l’Unesco en 2014 grâce à son architecture unique pour effacer son passé peu glorieux et redorer son blason. Il devient en 2016 le nouveau Musée de la Résistance. Entre la torture, la violation des droits de l’homme les plus élémentaires et l’habit de lumière il n y’a qu’une geôle à franchir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">King of the Damned (6)</h3>



<p>Le Nouveau monde a été peuplé de repris de justice et d’aventuriers sans foi ni loi selon ce modèle. La société britannique du 18e siècle croyait dur comme fer que les criminels étaient génétiquement mauvais, toute tentative de les réhabiliter étant vaine. Deux solutions s’opposaient : les tuer ou les exiler. Après la perte de son premier dépotoir, l’Amérique, la découverte de l’Australie bien loin du brouillard londonien vient à point nommé : elle était à l’époque à six mois de navigation des Iles britanniques. Le rêve… <em>«américain»</em> ou plutôt océanien. Aucun espoir de retour. La New South Wales, le Nouveau Pays de Galles du Sud, est une colonie pénitentiaire créée spécialement pour absorber le nombre croissant de repris de justice candidats à l’exil forcé. Au cours de ses 80 ans d’activité plus de 160 000 condamnés, au lieu de l’échafaud, ont été embarqués pour l’Australie du sud (7), le pays en contrebas (<em>land down under</em>). Les quelques évadés sont condamnés à rester sur place et à se mélanger aux populations autochtones, à savoir les kangourous et les aborigènes. Comme en Guyane, les bagnards travaillaient dans les champs et dans les grands travaux d’aménagement, des fois chez les particuliers à la demande. Ils recevaient en fin de peine quelques acres leur seule planche de salut.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rock du bagne</h3>



<p>Une mention spéciale pour les Etats-Unis. L’administration américaine a trouvé un subterfuge juridique. Ses prisonniers sont retenus dans des prisons en<em> «zone franche»</em> sur des terres qu’il occupe militairement suite à une intervention ou par bail : Bagram, base militaire américaine en Afghanistan, Guantanamo, concession à Cuba, Abou Ghraib, complexe pénitentiaire en Irak. Toutes ces prisons sont hors de la juridiction des tribunaux américains. Abusés sexuellement, torturés, privés de sommeil, le but de leurs tortionnaires était de les avilir, leur faire cracher le morceau l’indice qui conduira à la capture de Ben Laden (8). Mort ou vif, plutôt mort que vif.</p>



<p>Des vidéos de prisonniers nus, en laisse, abusés, dominés par des soldats femmes, ont fait plusieurs fois le tour de la planète. D’ailleurs, les Etats-Unis ne reconnaissent pas la Cour pénale internationale (CPI) évitant ainsi à ses ressortissants criminels de guerre d’être poursuivis.</p>



<p>La prison est en général un réservoir de mains d’œuvre, mais aussi un laboratoire d’essai et de maltraitance. La ségrégation raciale, la violence physique et mentale est le pain quotidien de ses pensionnaires. Les barreaux protègent les tortionnaires contre toute atteinte et contre toute intrusion venue de l’extérieur. Sont soumis à la déportation et l’exil ceux qui osent s’opposer à l’ordre préétabli. Des crimes odieux sont commis pour mater les insoumis. Les déportés subissent les affres de l’éloignement et par-delà les régimes politiques, les mêmes châtiments et les mêmes privations. La peine ne suffit-elle pas assez ? La sentence prononcée autorise-t-elle les sévices commis contre ces prisonniers ? Ou sont-ils laissés à l’appréciation et au sadisme de l’agent de surveillance ? À l’autre bout du monde loin de tous les regards ce qui se passe dans le pénitencier doit rester dans le pénitencier.</p>



<p><em>* Ancien fonctionnaire international.</em></p>



<p><strong><em>Notes :</em></strong><br><em>(1) Pau, la ville d’exil où décède Moncef Bey.<br>(2) Coquet, Marine. 2019. <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://journals.openedition.org/anneemaghreb/4569" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Bagnards, «arabes » et porte-clefs en Guyane : Naissance et usages d’un rôle pénal et colonial (1869-1938) ».</a> L’année du Maghreb 20 /2019 : 77-92. <br>(3) Du Bellay, Joachim. «Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage».<br>(4) Jeu de mots entre ‘sale hasard’ et le dictateur António de Oliveira ‘Salazar’<br>(5) Unesco. <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/6102/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Camp de concentration du Tarrafal»</a>.<br>(6) ‘‘King of the Damned’’, film britannique réalisé par Walter Forde, 1935<br>(7) Sood, Suemedha.<a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://www.bbc.com/travel/story/20120126-travelwise-australias-penal-colony-roots#:~:text=New%20South%20Wales%2C%20a%20state,being%20given%20the%20death%20penalty" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> ‘‘Australia’s penal colony roots’’.</a> BBC, 26 January 2012.<br>(8) Référence faite à ‘‘Zero Dark Thirty’’, film réalisé par Kathryn Bigelow, 2012.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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		<item>
		<title>Migration clandestine : Sauvetage de 18 personnes au large de Kerkennah</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/04/migration-clandestine-sauvetage-de-18-personnes-au-large-de-kerkennah/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2020 21:04:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Kerkennah]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La marine nationale et la garde maritime ont sauvé aujourd&#8217;hui, samedi 4 juillet 2020, 18 candidats à la migration clandestine qui étaient à bord d&#8217;une embarcation tombée en panne au large de Kerkennah (Sfax). Parmi les rescapés, 4 personnes font l&#8217;objet de mandats d&#8217;amener émis par la justice, dont un pour meurtre. Le colonel major...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Sfax-migration-clandestine.jpg" alt="" class="wp-image-306563"/></figure>



<p><strong><em>La marine nationale et la garde maritime ont sauvé aujourd&rsquo;hui, samedi 4 juillet 2020, 18 candidats à la migration clandestine qui étaient à bord d&rsquo;une embarcation tombée en panne au large de Kerkennah (Sfax).</em></strong> <strong><em>Parmi les rescapés, 4 personnes font l&rsquo;objet de mandats d&rsquo;amener émis par la justice, dont un pour meurtre.</em></strong></p>



<span id="more-306560"></span>



<p>Le colonel major Houssemeddine Jebabli, porte-parole de la direction générale de la garde nationale (DGGN) a précisé que les opérations de recherche ont été menées depuis 10h00, après avoir reçu un message de détresse du bateau, qu&rsquo;un avion militaire a permis de localiser cet après-midi. </p>



<p>L&#8217;embarcation transportait des Tunisiens, âgés de 18 à 42 ans, ajoute la même source.</p>



<p>«<em>Malgré les conditions météorologiques marquées par des vents forts, les migrants ont pris le large hier soir</em>», déplore le porte-parole de la DGGN, en précisant que parmi les rescapés, il y avait 4 personnes faisant l&rsquo;objet de mandats d&rsquo;amener émis par la justice, pour différents délits, dont un pour une affaire d&rsquo;homicide volontaire.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<item>
		<title>L’Utica accueille l’atelier régional Afrique du Nord sur les entreprises et les migrations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/03/lutica-accueille-latelier-regional-afrique-du-nord-sur-les-entreprises-et-les-migrations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jul 2019 17:08:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[migrations]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Majoul]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les mouvements migratoires des personnes ne peuvent être dissociés des mouvements commerciaux de marchandises et des mouvements financiers de capitaux. Aussi les accords régionaux et les traités d’association ou d’intégration doivent-ils inclure ces trois types de mouvement dans leur agenda. L’Organisation internationale des employeurs (OIE) a organisé les 2 et 3 juin 2019 à Tunis...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/Utica-Entreprises-Migrations.jpg" alt="" class="wp-image-222252"/></figure>



<p><strong><em>Les mouvements migratoires des personnes ne peuvent être dissociés des mouvements commerciaux de marchandises et des mouvements financiers de capitaux. Aussi les accords régionaux et les traités d’association ou d’intégration doivent-ils inclure ces trois types de mouvement dans leur agenda.  </em></strong><br></p>



<span id="more-222249"></span>



<p> L’Organisation internationale des employeurs (OIE) a organisé les 2 et 3  juin 2019 à Tunis un atelier régional intitulé :<em> «Entreprises et migrations : intensifier le dialogue entre le secteur privé et les gouvernements».  </em><br></p>



<p> L’atelier a été organisé dans le cadre des travaux du Forum des entreprises, une initiative coordonnée par l’OIE et qui constitue une plateforme pour renforcer le dialogue public-privé et pour accroître la participation des entreprises internationales à l’élaboration des politiques migratoires.<br></p>



<p> Le programme de l’atelier a été réparti sur  deux sessions. La session préliminaire a été réservée aux organisations des employeurs. La deuxième session officielle, dédiée au dialogue gouvernement-secteur privé,  a été ouverte par Roberto Suarez-Santos, secrétaire général, de l’OIE, Samir Majoul, président de l’Utica, et Austin Fragomen, président de Business Mechanism.<br> </p>



<p><em>«Cet atelier aborde l’un des sujets les plus importants de l’agenda du dialogue euro-méditerranéen avec sa dimension sociale, son contenu économique, son poids politique, et aussi avec ce qu’il représente en terme de défis régionaux qui regroupent à la fois des dimensions  sécuritaires, des implications en terme de droits de l’homme, des facteurs économiques nécessaires au développement de la production et à la création de la valeur ajoutée»</em>, a souligné M. Majoul dans son allocution.<br></p>



<p> Le président de l’Utica a mis aussi l’accent sur la nécessité de distinguer la migration de travail, qui devrait être abordée au sein du dialogue social tripartite entre les partenaires sociaux et les gouvernements, de la migration de l’asile, qui est généralement conjoncturelle et qui fait l’objet de débat politique et de dialogue sociétal.<br></p>



<p> L’Utica, a affirmé M. Majoul, réserve une attention particulière à la migration économique dans les deux sens et la considère comme l’un des facteurs de la croissance économique mondiale. Il a ajouté que pour l’Utica, l’inclusion de la main-d’œuvre expatriée dans les mêmes normes du travail et la même législation que celle appliquée à ses homologues locales est l&rsquo;une des formes les plus importantes d’égalité et de non-discrimination dans l’emploi.<br></p>



<p> La  Tunisie qui a été durant soixante années un pays exclusivement pourvoyeur de main d’œuvre a aujourd’hui, trois nouvelles catégories de population migrante. Des flux migratoires entrants en provenance des pays d&rsquo;Afrique subsaharienne, une deuxième catégorie concerne le phénomène récent de fuite des cerveaux qui s’amplifie et affecte de nombreux domaines scientifiques et professionnels et enfin la croissance du mouvement d&rsquo;émigration clandestine. Ce nouveau paysage migratoire impute de nouveaux éléments pour la politique  socioéconomique et exige le développement d’une stratégie migratoire qui prend en compte tous ces aspects. <br></p>



<p> M. Majoul a ensuite suggéré que cette stratégie adopte de nouveaux mécanismes en termes de gouvernance et de réactivité tout en respectant les normes internationales du travail. Il a souhaité que la stratégie nationale de la migration puisse améliorer l’encadrement de la diaspora tunisienne surtout les nouvelles générations de jeunes entrepreneurs, de startuppeurs qui représentent un modèle de succès, des potentiels d’intégration et de partenariat économique, contribuant ainsi au développement des exportations et à l’attraction des IDE. <br></p>



<p> Le président de l’Utica a conclu en affirmant que les mouvements de circulation de personnes ne peuvent être dissociés des mouvements commerciaux de marchandises et des mouvements financiers de capitaux. Les accords régionaux et les traités d’association ou d’intégration doivent donc inclure les trois types de mouvement dans leur agenda.  <br></p>



<p> Il est à souligner que l’objectif de l’atelier de Tunis est d’offrir une plateforme aux entreprises et aux gouvernements algériens, égyptiens, marocains et tunisiens, afin qu’ils puissent intensifier leur dialogue et ainsi trouver le moyen de promouvoir des filières migratoires sûres, ordonnées et régulières. Les résultats de l’atelier seront présentés au Sommet du FMMD qui se tiendra en novembre prochain à Quito, en Équateur.<br> </p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : communiqué. </p>
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		<title>Kerkennah : Le vrai crime de l’émigration clandestine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2017 10:33:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[émigration clandestine]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Kerkennah]]></category>
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		<category><![CDATA[libre circulation]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 40e jour de la mort des victimes de l’accident de Kerkennah est un moment de recueillement, mais aussi de mise au point concernant ce crime légal qu’est l’émigration clandestine. Par Farhat Othman * Selon la tradition, les familles des victimes de l’accident de la barque des clandestins, qui a eu lieu au large de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-118111" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Kerkennah-migrants-morts.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le 40e jour de la mort des victimes de l’accident de Kerkennah est un moment de recueillement, mais aussi de mise au point concernant ce crime légal qu’est l’émigration clandestine.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-123681"></span></p>
<blockquote><p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-80097 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Farhat-Othman.jpg" alt="" width="200" height="150" />Selon la tradition, les familles des victimes de l’accident de la barque des clandestins, qui a eu lieu au large de Kerkennah (Sfax), célèbrent le 40e jour de leur tragique mort.</p></blockquote>
<p>À cette occasion, il est bon, de rappeler que le vrai crime de l’immigration clandestine n’est pas celui de ces innocents si jeunes, morts en voulant vivre dignement. Le vrai forfait est celui de l’impossibilité qui leur est faite de circuler librement, un droit garanti aussi bien par le droit national qu’international et que bafoue une politique migratoire occidentale obsolète, devenue criminogène.</p>
<p><strong>La clandestinité : un forfait légal</strong></p>
<p>L’image qu’on se fait publiquement du clandestin est le parfait exemple de ce qu’on pourrait qualifier de crime légal que créent les lois et des pratiques publiques injustes.</p>
<p>En effet, franchir aujourd’hui clandestinement la frontière d’un pays est la stricte conséquence logique de sa fermeture abusive au-devant des humains quand on l’ouvre de plus en plus et totalement pour ses créations et son oeuvre, les marchandises et les services.</p>
<p>Certes, il y a bien le visa pour circuler, dira-t-on; mais sa réalité et sa pratique contredisent une telle prétention, son obtention relevant du parcours d’obstacles, sinon du combattant. C’est notamment le cas pour les catégories les moins favorisées, dont les jeunes, qui ont le plus besoin de bouger et qui sont concrètement dans l’impossibilité totale de circuler légalement entre la Tunisie et l’Europe.</p>
<p>Il s’agit d’un espace historiquement naturel de circulation pour le Tunisien. Il fut ainsi un temps où l’on venait même chercher la force nationale de travail au fin fond de nos villages pour la reconstruction d’une Europe dévastée, y compris en allant jusqu’à encourager les arrivées clandestines sur le territoire européen.</p>
<p>Supposée incontournable dans le cadre de la lutte contre la clandestinité, l’impossibilité actuelle de traverser les frontières de l’Europe est bien la cause majeure qui crée cette clandestinité. Et c’est ce qu’il faut dénoncer, surtout que cela génère désormais, quasi quotidiennement, des drames en Méditerranée, un holocauste moderne selon la terrible expression de la maire de Lampedusa (Sicile, Italie), bien placée pour en parler puisque l’île est aux avant-postes de cette tragique réalité.</p>
<p>Une telle politique de l’Europe est devenue immorale et même criminogène; or, notre pays y contribue activement en voulant retenir ses citoyens de circuler librement au risque d’y laisser leur vie, telles ces pauvres victimes de l’accident des îles Kerkennah. Elle doit donc être revue par une mutation radicale de son pur aspect répressif actuel vers une gestion rationnelle qui soit efficace et profitable à tous.</p>
<p>On ne compte plus les opérations de police pour contrer les tentatives des jeunes, allant crescendo, franchissant les frontières. La police a bien plus sérieux à faire avec le péril terroriste. De plus, peut-on contrer le sens de l’histoire ?</p>
<p>Or, il est dans la libre circulation de tout, humains comme marchandises, du fait de l’interdépendance des pays du monde devenu un immeuble planétaire. On ne peut, indéfiniment, ériger des murs entre ses étages, barricader certains de ses appartements tout en exigeant que d’autres soient sans portes fermées, ouverts à la violation au nom de la sécurité de l’immeuble tout entier.</p>
<p><strong>La libre circulation : un droit</strong></p>
<p>Notre vision des tentatives désespérées de nos jeunes pour ce qui est supposé être une émigration clandestine doit impérativement changer afin de mieux convenir à la réalité, éthiquement, mais aussi juridiquement.</p>
<p>Aussi, les actions de contrôle des forces de l’ordre pour empêcher de telles tentatives de la part de nos jeunes relèvent moins d’opérations de véritable maintien de l’ordre que d’une complicité objective avec une politique inepte de l’Europe, de plus en plus dénoncée par les voix justes en Occident même comme étant criminelle.</p>
<p>Au lieu d’être au service d’une telle politique condamnée à évoluer, faisant tous les jours la preuve de son total échec, pourquoi ne pas contribuer à hâter la fatale et inéluctable évolution en arrêtant d’être le supplétif d’une Europe devenue autiste à ses propres valeurs ?</p>
<p>Cela suppose que l’on arrête de harceler encore plus nos jeunes déjà empêchés de vivre paisiblement leur vie en leur propre pays étant toujours brimés par des lois injustes, scélérates même, qui leur interdisent même de s’aimer, échanger un baiser, par exemple.</p>
<p>Notre impératif éthique du moment est de n’être plus les complices actifs des terribles drames transformant la Méditerranée en charnier, en harcelant injustement nos jeunes, principales richesses du pays, dans l’unique intérêt de l’Europe.</p>
<p>Pourquoi donc ne pas exiger d’elle la transformation du visa actuel en visa biométrique de circulation? Oui, au risque de faire hurler les esprits chagrins d’un monde fini, je dis bien exiger, car le droit le permet, mais ne l’empêche qu’une vision de la diplomatie antique et de convenance.</p>
<p>Le libre mouvement humain est un droit fondamental de l’homme, imposé qui plus est par les textes régissant les rapports liant la Tunisie et l’Europe. Il est aussi un outil fiable contre la clandestinité, satisfaisant à tous les réquisits sécuritaires en plus du respect de la légalité internationale bafouée par le prélèvement sans compensation sérieuse des empreintes digitales des candidats au visa.</p>
<p>Car la seule compensation juste en la matière est que cela se fasse contre la délivrance gratuitement du droit à circuler librement pendant une certaine durée, devant être d’une année au minimum, emportant des entrées et des sorties multiples.</p>
<p>Dans l’intérêt de toutes les parties et celui de notre jeunesse aujourd’hui martyrisée, c’est ce que garantit l’outil proposé qui a le mérite, outre de mettre un terme aux drames qu’on déplore en Méditerranée, de se situer dans le sens de l’histoire.</p>
<p>Assurément, il autorisera une sortie souple de l’impasse actuelle du visa de la honte par une ouverture des frontières de façon rationnelle, étant bien encadrée, se faisant sous couvert du visa actuel, mais devenant de circulation sans restrictions ni avanies, une sorte de libre mouvement, mais sans nuls risques, notamment en termes de sécurité, impératif catégorique des réalités du moment.</p>
<p><em>* Diplomate et écrivain. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/15/kerkennah-le-vrai-crime-de-lemigration-clandestine/">Kerkennah : Le vrai crime de l’émigration clandestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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