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	<title>Archives des Emna Chargui - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Emna Chargui - Kapitalis</title>
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		<title>Ennahdha – PDL : deux visages, un seul profil</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 10:04:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis des mois, la parole libre est hypothéquée, prisonnière des querelles que les vieilles chapelles, en l’occurrence, Ennahdha et le Parti destourien libre (PDL), fortes du soutien de leurs fidèles, cherchent à alimenter pour amuser la galerie, occuper l’espace médiatique et mobiliser leurs adeptes. Par Salah El-Gharbi En effet, aujourd’hui, critiquer Ennahdha, parler de ses...</p>
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<p><strong><em>Depuis des mois, la parole libre est hypothéquée, prisonnière des querelles que les vieilles chapelles, en l’occurrence, Ennahdha et le Parti destourien libre (PDL), fortes du soutien de leurs fidèles, cherchent à alimenter pour amuser la galerie, occuper l’espace médiatique et mobiliser leurs adeptes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong></p>



<span id="more-311599"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>



<p>En effet, aujourd’hui, critiquer Ennahdha, parler de ses pitoyables louvoiements et de ses manœuvres mesquines qui menacent la stabilité politique du pays vous exposerait à la malédiction de ces esprits enturbannés capables de déverser sur vous le pire des invectives, tout en vous accusant être un <em>«spahi»</em> à la solde de <em>«hizb frança»</em>, des <em>«azlams»</em> ou des Emirats arabes unis !</p>



<p>De même, oser s’attaquer à la chapelle d’en face où, Abir Moussi, la nouvelle prêtresse dite «destourienne», officie depuis deux ans, est devenu une gageure. Osez dénoncer celle qui tient sa seule légitimité politique du fait qu’elle ne porte pas dans son cœur les <em>«Khwanjias» </em>(Frères musulmans), et vous voilà proie à l’acharnement d’une foule d’adorateurs surexcités qui n’hésiteront à vous intimider, à vous insulter tout en vous taxant de <em>«vendu aux Frères»</em>. Pour parer à de tels actes malveillants, vous n’avez qu’à répéter avec la masse que<em> «Ennahdha-Ikhwan»</em> serait <em>«le mal absolu»</em>, que le nouveau<em> «Messie»</em>, qu’incarne la gardienne du temple destourien, serait venu sauver le peuple de la damnation, et qu’il suffisait d’adhérer à la foi nouvelle pour que votre futur soit meilleur. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Tentation hégémonique, esprit grégaire et culte du chef</h3>



<p>Ainsi, balloté entre ces deux vieilles chapelles, la majorité silencieuse est réduite à l’attentisme. Elle se devait de subir stoïquement les manigances cyniques des Nahdhaouis et les gesticulations ridicules savamment feuilletonnées par Abir Moussi, et ce dans le but avoué de déstabiliser <em>«l’ennemi»</em> et bloquer le <em>«système»</em>.   </p>



<p>En fait, si ces deux forces fanatisées qui se détestent cordialement, agissent de la sorte, c’est qu’elles sont mal à l’aise avec la transition démocratique que le pays vit depuis 2011. Ni l’une ni l’autre ne sont parvenues à s’adapter au nouveau climat politique dont les valeurs de droit et de liberté, d’égalité et de tolérance sont les fondements. Car, toutes les deux ont dans leurs gènes la tentation hégémonique, l’esprit totalitaire, le culte du chef, l’esprit grégaire qui fait place à l’esprit de contradiction, l’ostracisme et l’arbitraire régissant leur approche du pouvoir.</p>



<p>Ces deux obédiences se moquent de la notion de représentativité. D’un côté, les<em> «Nahdhaouis»</em> qui, durant des décennies, et au nom de la<em> «démocratie»,</em> s’acharnaient sur le régime destourien, arrivés au pouvoir qu’ont-ils fait d’autre que d’assassiner l’espoir de voir le pays entrer dans une ère réellement nouvelle où le mot <em>«démocratie» </em>ait un sens ? Ainsi, à l’épreuve du pouvoir, ces anciens <em>«militants démocrates» </em>se sont révélés cupides, arrogants et incompétents,<em> «sans foi ni loi»</em>…, ce qui, d’ailleurs, allait précipiter leur déchéance. Le vrai ennemi d’Ennahdha, c’est Ennahdha et non pas Abir Moussi, comme certains aiment nous le faire croire.</p>



<p>Côté PDL, le malaise, nourri par le dépit, est à son summum. <em>«Je mène le jeu ou je fous le bordel»</em>, semble proclamer Abir Moussi. Ainsi, la jeune femme, un sous-produit du <em>«régime RCD»</em>, si elle multiplie les simagrées en profitant de son statut de députée, cherchant à immobiliser le fonctionnement de l’Assemblée, c’est plus fort qu’elle. Ayant vécu dans un régime despotique, elle n’a jamais appris ce qu’est une élection libre et démocratique, n’a jamais compris qu’on doit respecter le verdict des urnes quel que soient les résultats, n’a jamais admis qu’on ne change pas les règles du jeu d’une manière intempestive en renversant la table&#8230;</p>



<p>En somme, les deux clans n’ont pas saisi le sens du 14 janvier 2011. Ils ont du mal à admettre que cette date, qui signe la faillite d’un certain modèle de gouvernance politique, devenu obsolète, marque un tournant décisif et se présente comme la promesse d’une ère nouvelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les islamistes veulent se substituer au RCD qui se rebiffe et se replace</h3>



<p>Alors que les islamistes ont vu dans ce séisme politique, une opportunité afin de réaliser un profond souhait, celui de se substituer eux-mêmes au <em>«RCD»</em>, mettre au pas la population, bâillonner la liberté de s’exprimer, embrigader la jeunesse…, les<em> «Destouriens»</em>, nostalgiques, ruminant le récit de <em>«l’âge d’or»</em> où l’on était dans le meilleur des mondes possibles, ont vécu ce moment historique comme une sorte de malédiction. Et ils vont crier au scandale, à la trahison… Constamment dans la dénégation, ils cherchent à focaliser l’attention de public sur<em> «les Frères musulmans»</em>, stigmatisant Ghannouchi et les <em>«khwanjias»</em>, l’incarnation du mal qui nous menace à laquelle cette bonimenteuse serait l’unique rempart. «Point de salut sans la lionne», scande-t-on…</p>



<p>Au-delà des apparences, les deux formations politiques ne sont pas seulement conservatrices, elles sont toutes deux réactionnaires. Avez-vous jamais entendu Mme Moussi, la <em>«moderniste»</em>, la<em> «progressiste»</em>, la <em>«bourguibiste»</em> évoquer le <em>«droit»</em>, s’indigner du sort de Emna Chargui, de Farid Lalibi, par exemple, ou s’exprimer à propos des manifestants d’El-Kamour où des séditionnistes fanatisés malmènent l’autorité de l’État?</p>



<p>Les deux partis ne se projettent pas dans le futur, mais rêvent plutôt de <em>«restaurer»</em>. Si l’ambition des <em>«Frères»</em> consiste à redonner vie à un monde qui n’a jamais existé, les seconds, nostalgiques, sont dans le reniement et ont du mal à admettre que la <em>«révolution de la brouette»</em>, comme ils aiment l’appeler, est l’expression de la faillite d’un régime obtus qui, durant au moins trois décennies, n’a jamais su se remettre en question, se renouveler. Ils s’obstinent, ainsi, à ne pas admettre que si le 7 novembre 1987 signait l’échec d’un pouvoir sénile, le 14 janvier 2011 est venu annoncer la mort d’un régime qui agonisait… Assurément, après Bourguiba, Ben Ali, puis le trublion Abir Moussi, quelle dégringolade !</p>



<h3 class="wp-block-heading">On empêche l’émergence d’une troisième voie offrant une vraie alternative</h3>



<p>Le plus désolant, c’est que les voix de ces deux entités dominent l’espace médiatique, empêchent l’émergence d’une troisième voie qui offrirait un vrai projet alternatif de véritable refondation. Avec elles, on n’est jamais dans un débat franc et direct. De part et d’autre, il n’y a de place qu’aux menaces, aux invectives, à l’incantation.</p>



<p>Malgré les coups d’éclat des deux côtés, ce faux combat pour l’hégémonie est perdu d’avance. Ni Ennahdha ni le PDL ne sauraient l’emporter. Ne déplaise à nos esprits éclairés, séduits par les prouesses et <em>«le courage de la Lionne»</em>, ce n’est pas en faisant le trublion qu’on parvient à endiguer la menace islamiste, mais plutôt en contribuant à consolider la base d’un système démocratique encore vulnérable. La promesse d’éliminer le mouvement islamiste du paysage politique est un mensonge éhonté. Même déplumé, le mouvement islamiste continuera à compter, qu’on le veuille ou non, dans l’échiquier politique. Par conséquent, se prémunir contre les risques de sa nuisance, ne se fera pas en réhabilitant la mémoire de Ben Ali ou en agitant comme un totem le souvenir de Bourguiba mais en regardant devant soi, être dans la proposition, dans une démarche constructive, et non dans l’invective et l’outrance.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivain.  </em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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			</item>
		<item>
		<title>Islam politique : la liberté d’expression, jusqu’à la prochaine station</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 14:51:16 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/islam-politique-la-liberte-dexpression-jusqua-la-prochaine-station/">Islam politique : la liberté d’expression, jusqu’à la prochaine station</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Emna-Chargui-Taoufik-Ben-Brik-Hattab-Ben-Othman-Lotfi-Abdelli.jpg" alt="" class="wp-image-311325"/><figcaption><em>Emna Chargui, Taoufik Ben Brik, Hattab Ben Othman, Seifeddine Makhlouf, Lotfi Abdelli</em>.</figcaption></figure>



<p><strong><em>En essayant de se poser opportunément en champions des libertés constitutionnelles et contre la dictature, les dirigeants du parti islamiste Ennahdha, habituellement peu soucieux des libertés publiques, ainsi que l’avait démontré la condamnation d’une jeune fille à une peine de prison pour avoir reproduit une fausse sourate sur les réseaux sociaux, poursuit trois buts, la récupération des électeurs en vue d’éventuelles élections anticipées, le discrédit de ses adversaires associés au retour du RCD ou au spectre d’un régime de type Sissi, et l’intimidation afin de paralyser les enquêtes en cours.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-311324"></span>



<p>Selon la vision qu’un certain nombre de partis politiques veulent imposer à l’opinion publique, le processus démocratique dans son ensemble est menacé par deux tendances: le césarisme, qu’on attribue au président de la république, du fait de ses visites répétées dans les casernes et sa prétention à nommer le chef du gouvernement en dehors des équilibres parlementaires; l’autoritarisme partisan dont beaucoup estiment Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), le dépositaire le plus achevé.</p>



<p>Dans cette optique un certain nombre d’affaires ont acquis valeur de symbole de la confrontation en cours entre les forces qui prétendent défendre la démocratie, et celles à qui leurs adversaires attribuent des intentions dictatoriales.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les défenseurs autoproclamés de la démocratie&#8230; jusqu&rsquo;à la prochaine station</h3>



<p>Il faut d’abord comprendre que pour ces «démocrates», la dernière fronde contre le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, ne relève pas d’une quelconque subordination de son secrétariat à des impératifs partisans violant sa nécessaire neutralité, ni à la confusion entretenue entre les prérogatives inhérentes à l’exercice simultané des fonctions à la tête du parlement et d’un parti politique, en l’occurrence Ennahdha. En fin de compte, après toutes les péripéties qui ont conduit à une motion de défiance rejetée de justesse, le président du parlement a finalement accepté de se défaire de son homme de confiance, Habib Kheder, auquel beaucoup ont attribué la responsabilité des dysfonctionnements du cabinet de l’ombre dont il assumait la direction au bénéfice de son commanditaire. En acceptant de démissionner, et de servir de bouc émissaire, M. Kheder a du même coup fait passer à l’arrière plan la délicate question des relations obscures de M. Ghannouchi avec la Turquie et la Libye, ainsi que celle de l’empiètement sur les prérogatives du président de la République.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que, dans les mêmes milieux, on a claironné que cette démission honorait son auteur, qualifié de propre, contrairement à celle du chef du gouvernement, condamné sans procès, et qui continue d’expédier les affaires courantes bien qu’une commission parlementaire, au sein de laquelle il n’avait pas que des amis, l’ait reconnu politiquement coupable des faits qui lui sont reprochés, à savoir le conflit d’intérêts. Et comme il a été choisi par le président de la république, on a évidemment incriminé la responsabilité de ce dernier, non seulement dans ce choix, mais aussi dans celui à venir, et on y a vu une preuve de sa volonté de gouverner par-dessus le jeu parlementaire, c’est-à-dire d’instaurer la dictature.</p>



<p>Il y a donc une évidence qui s’impose : les défenseurs autoproclamés de la démocratie ne sont en réalité que ceux de la subordination de la présidence de la république au pouvoir du parlement, c’est-à-dire à des jeux parlementaires par lesquels un parti politique auquel personne n’avait jusqu’ici délivré le label de la probité, Qalb Tounès, accepte de trahir la confiance de ses électeurs en confiant la responsabilité de la présidence du parlement à M. Ghannouchi, avec toutes les conséquences qui en ont résulté.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parlementarisme malhonnête se situant de facto au dessus des lois</h3>



<p>Mais en s’obstinant à prêter au chef de l’Etat des intentions dictatoriales, les tenants du parlementarisme ont argué d’une arrestation qu’ils ont jugée abusive, celle d’un greffier du tribunal pour insulte contre le président de la république, après que ce dernier eût publiquement fait état de la disparition du tribunal d’un dossier se rapportant à un accident qui avait fait grand bruit, celui de la fille d’un ex-ministre nahdhaoui, Anouar Maarouf, conduisant une voiture de l’administration. L’opinion publique avait attribué l’impunité dont elle avait jusque-là bénéficié aux relations de son père, issu d’un parti politique bien connu, membre de la coalition gouvernementale, et cette affaire était devenue le symbole d’un parlementarisme malhonnête se situant de facto au dessus des lois.</p>



<p>Ainsi donc si l’évocation de ce dossier n’était pas innocente, celle de sa disparition avait une autre signification, se rapportant à la probité d’une partie de la justice, celle des greffiers, et à la responsabilité administrative et politique du ministre. Et le président de la république étant lui-même un professeur de droit constitutionnel, son épouse une ancienne juge, on peut supposer qu’il savait de quoi il parlait. En tous cas, comme par miracle, le dossier disparu a resurgi, et un sombre greffier du tribunal, se présentant comme un membre du syndicat de sa profession, n’a pas manqué de dénoncer, invocation de versets du Coran à l’appui, l’inexactitude des propos tenus par le Chef de l’Etat, déshonorant l’ensemble de la corporation des greffiers. Le choix des versets du Coran invoqués pouvant laisser entendre que le président de la république, ou ceux chargés de lui rapporter les informations, soient dépourvus de crédibilité morale, l’équivoque entretenue n’a pas suffi, et le greffier a donc été incarcéré.</p>



<p>Renseignement pris il s’est avéré que le syndicat au nom duquel ledit greffier s’était exprimé était affilié au parti islamiste Ennahdha et ne faisait pas partie de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le syndicat quasi majoritaire, qui s’est empressé de s’en désolidariser.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’hypothèse de plus en plus crédible d’une justice aux ordres</h3>



<p>Ainsi donc cette affaire a révélé une troisième réalité, la plus grave, celle d’un syndicat islamiste opérant au sein du tribunal et capable d’occulter les dossiers au bénéfice de ses commanditaires. Le spectre d’une justice aux ordres capable de dissimuler des preuves dans les nombreuses affaires non résolues d’assassinats politiques et de terrorisme passait ainsi du stade du récit fantastique, à celui de l’hypothèse raisonnable, imposant une enquête interne approfondie, à tout le moins au sein du tribunal de Tunis. Le transfert récent du dossier de l’assassinat de Mohamed Brahmi, par la Cour de Cassation, vers le tribunal d’Ariana, semble d’ailleurs démontrer que le ministère de la Justice en est désormais bien conscient. Dans ces conditions l’arrestation de ce greffier ne reposerait pas simplement sur des interprétations divergentes du Coran, ni sur des propos injurieux à l’encontre de l’autorité, ou des manquements graves au respect de la liberté d’expression, ainsi qu’en font désormais état des partis politiques gravitant dans la sphère islamiste.</p>



<p>En essayant de se poser opportunément en champions des libertés constitutionnelles et contre la dictature, la mouvance islamiste, habituellement peu soucieuse des libertés publiques, ainsi que l’avait démontré la condamnation d’une jeune fille à une peine de prison pour avoir reproduit une fausse sourate sur les réseaux sociaux, poursuit donc trois buts, la récupération des électeurs en vue d’éventuelles élections anticipées, le discrédit de ses adversaires associés au retour du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) ou au spectre d’un régime de type Sissi, et l’intimidation afin de paralyser les enquêtes en cours, notamment sur les assassinats de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi où sont impliqués des personnes issues de la nébuleuse islamiste.</p>



<p>L’irruption de l’affaire Lotfi Abdelli, un humoriste obsédé dans les termes les plus vulgaires par l’anatomie de Mme Moussi et dont certains spectacles ont été annulés, démontre jusqu’à quel degré de cynisme, de mauvais goût, et de mauvaise foi, certains députés islamistes sont prêts à aller afin de déchaîner les instincts les plus vils de leurs compatriotes et à les induire en erreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une affaire de liberté d’expression en cache d’autres</h3>



<p>Evidemment on a argué du droit de M. Abdelli de présenter ses spectacles au nom de la sacrosainte liberté d’expression, et on s’est interrogé pour savoir pourquoi tous ceux qui avaient défendu Taoufik Ben Brik, un blogueur opposant de longue date de Ben Ali et récemment condamné par la justice pour des propos tenus sur un plateau télévisé, n’avaient pas cette fois bougé en faveur de l’humoriste.</p>



<p>Il y a quand même une différence entre des propos tenus une seule fois, exprimant une opinion dont on doive se justifier, et un spectacle constitué de propos orduriers à l’encontre d’une personnalité politique, qu’on répète à longueur d’année plusieurs soirées par semaine dans plusieurs villes de la république. C’est la même différence qu’il y a entre le nu exposé dans une galerie de peinture ou les versets pas si blasphématoires que cela dans leur contenu, relayés par une adolescente sur le facebook, et les grossièretés et les jurons de charretiers dont on agresse nos oreilles et nos êtres à longueur de journée qui rendent impossible toute perspective de vie digne dans nos villes et nos villages, et dont nos islamistes se sont bien gardés d’obtenir des condamnations exemplaires.</p>



<p>On en arrive à cette hypothèse étonnante: dans la lutte contre le blasphème, d’aucuns sont plus intéressés par le pouvoir de le désigner à la vindicte publique, selon leur bon vouloir, que par sa suppression. Mais l’intimidation ne se résume pas qu’en la comparaison de ce qui n’est pas comparable. Tout ceci crée un environnement propice aux dépassements de toutes sortes visant avant tout l’autorité de l’Etat, des soldats assassinés par les contrebandiers sur la frontière sud du pays, au secrétaire général d’une faculté marqué au visage, devant chez lui, au couteau, en passant par les épreuves de baccalauréat dont le déroulement anormal cette année en dehors de l’habituelle surveillance policière, a été plusieurs fois rapporté. L’existence d’un corporatisme républicain au sein de la police en rend la collaboration désormais plus ardue dans le sens où c’est souvent elle qui définit ses tâches prioritaires.</p>



<p>Mais cela contribue aussi à la déliquescence de l’autorité de l’Etat qui semble être finalement l’objectif commun que se sont assignés tous ceux qui prétendent au sein du parlement lutter pour la démocratie, dont autant leurs références mentales qu’idéologiques demeurent pourtant fort éloignées, et qui excitent pour arriver à leur fin la misogynie de la rue, et son agressivité, pour le moment verbale.</p>



<p>Erdogan reprenant sans doute des propos de Lénine, avait bien dit : <em>«Nous prendrons le train de la démocratie, et quand il nous aura menés là où nous voulons, nous en descendrons!».</em></p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/10/islam-politique-la-liberte-dexpression-jusqua-la-prochaine-station/">Islam politique : la liberté d’expression, jusqu’à la prochaine station</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Affaire de la sourate Corona : Six mois de prison et une amende de 2.000 dinars pour Emna Chargui</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/14/affaire-de-la-sourate-corona-six-mois-de-prison-et-une-amende-de-2-000-dinars-pour-emna-chargui/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2020 14:16:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Chargui]]></category>
		<category><![CDATA[Sourate Corona]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré les critiques qui ont accompagné les poursuites judiciaires envers Emna Chargui, pour avoir partagé une parodie de sourate coranique sur son profil facebook, la troisième chambre correctionnelle près du Tribunal de première instance de Tunis&#160;l&#8217;a condamnée aujourd&#8217;hui, 14 juillet 2020, à 6 mois de prison et 2.000 dinars d&#8217;amende. Le scandale de l&#8217;Etat se...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/14/affaire-de-la-sourate-corona-six-mois-de-prison-et-une-amende-de-2-000-dinars-pour-emna-chargui/">Affaire de la sourate Corona : Six mois de prison et une amende de 2.000 dinars pour Emna Chargui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Emna-Chargui.jpg" alt="" class="wp-image-307925"/></figure>



<p><strong><em>Malgré les critiques qui ont accompagné les poursuites judiciaires envers Emna Chargui, pour avoir partagé une parodie de sourate coranique sur son profil facebook, la troisième chambre correctionnelle près du Tribunal de première instance de Tunis&nbsp;l&rsquo;a condamnée aujourd&rsquo;hui, 14 juillet 2020, à 6 mois de prison et 2.000 dinars d&rsquo;amende. Le scandale de l&rsquo;Etat se confirme&#8230;</em></strong></p>



<span id="more-307916"></span>



<p>La jeune femme a été condamnée pour des pseudo-crimes, décrits dans des texte de lois moyenâgeux, à l&rsquo;instar de «<em>l&rsquo;appel à la haine entre les religions</em>» et «<em>l&rsquo;atteinte au sacré et aux bonnes mœurs</em>».</p>



<p>Au bout du compte, il ne s&rsquo;agissait que d&rsquo;excuses minables pour violer la liberté d&rsquo;expression des citoyens et pour nous rappeler qu&rsquo;il est encore trop tôt pour prétendre que la Tunisie est un pays démocrate.</p>



<p>Le pire est que ce jugement est dénudé de bon sens, car Emna Chargui n&rsquo;a fait que partager une publication que des centaines, voire des milliers, d&rsquo;autres Tunisiens ont partagée, avant elle et après elle. C&rsquo;est à se demander si la justice tunisienne connait vraiment la signification du mot «<em>justice</em>».</p>



<p>D&rsquo;après Mosaïque FM, les avocats de Chargui ont décidé de faire appel.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6gPJxKoxZZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/">Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/embed/#?secret=GqMDtewY0K#?secret=6gPJxKoxZZ" data-secret="6gPJxKoxZZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4x5yxRbKEl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/02/affaire-emna-chargui-report-du-verdict-au-13-juillet/">Affaire Emna Chargui : Report du verdict au 13 juillet</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire Emna Chargui : Report du verdict au 13 juillet » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/02/affaire-emna-chargui-report-du-verdict-au-13-juillet/embed/#?secret=SueaWckHyA#?secret=4x5yxRbKEl" data-secret="4x5yxRbKEl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Affaire Emna Chargui : Report du verdict au 13 juillet</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/02/affaire-emna-chargui-report-du-verdict-au-13-juillet/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 14:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Chargui]]></category>
		<category><![CDATA[Sourate Corona]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La troisième chambre correctionnelle près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, ce jeudi, 2 juillet 2020, de reporter l&#8217;annonce du verdict relatif à l’affaire d&#8217;Emna Chargui&#160;au 13 juillet prochain pour&#160;délibérations. C&#8217;est ce qu&#8217;a indiqué Mohsen Dali, substitut du procureur de la République et porte-parole de cette juridiction. Notons que le 29 mai...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/02/affaire-emna-chargui-report-du-verdict-au-13-juillet/">Affaire Emna Chargui : Report du verdict au 13 juillet</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/emna-chargui-avec-ses-avocats.jpg" alt="" class="wp-image-306256"/><figcaption><em>Emna Chargui, entourée de ses avocats.</em></figcaption></figure>



<p><em><strong>La troisième chambre correctionnelle près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, ce jeudi, 2 juillet 2020, de reporter l&rsquo;annonce du verdict relatif à l’affaire d&rsquo;Emna Chargui&nbsp;au 13 juillet prochain pour&nbsp;délibérations.</strong></em></p>



<span id="more-306252"></span>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a indiqué Mohsen Dali, substitut du procureur de la République et porte-parole de cette juridiction.</p>



<p>Notons que le 29 mai dernier, la même chambre avait décidé le report, au 2 juillet 2020, du procès de Mme Chargui, tout en la maintenant en état de liberté.</p>



<p>Pour rappel, Emna Chargui est une jeune femme tunisienne poursuivie par la justice pour avoir simplement partagé sur facebook une parodie de sourate coranique, baptisée <em>«Corona»</em>. Un pastiche de sourate que des centaines d&rsquo;autres Tunisiens ont partagée avant et après cette affaire. Ce qui ridiculise davantage la justice tunisienne qui viole ainsi la liberté d&rsquo;expression de ses citoyens, tout en s&rsquo;acharnant gratuitement et injustement sur cette fille&#8230; ce bouc émissaire.</p>



<p>Rappelons également que, selon une déclaration d’Amnesty International, Emna Chargui avait été interrogée, le 6 mai dernier, pendant une demi-heure, par un groupe de 7 membres du bureau du procureur, notamment au sujet de sa foi, ce qui transgresse la constitution tunisienne garantissant la liberté de conscience. Pire encore, cet interrogatoire avait été mené sans permettre à son avocat de l&rsquo;accompagner. </p>



<p>Le procureur du tribunal de première instance de Tunis a ensuite accusé Emna Chargui de diffusion de la haine envers les religions par des moyens hostiles ou par la violence, au titre des articles 52 et 53 du décret-loi relatif à la liberté de la presse, de l’impression et de l’édition. Des infractions passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et    2.000 dinars d&rsquo;amende.</p>



<p>Comme au 28 mai dernier, un sit-in a été organisé devant le tribunal de première instance de Tunis en soutien à Emna Chargui et au principe de la liberté d&rsquo;expression en Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/procès-Emna-Chargui-3.jpg" alt="" data-id="306260" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/procès-Emna-Chargui-3.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=306260" class="wp-image-306260"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/procès-Emna-Chargui-1.jpg" alt="" data-id="306262" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/procès-Emna-Chargui-1.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=306262" class="wp-image-306262"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/procès-Emna-Chargui-2.jpg" alt="" data-id="306261" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/procès-Emna-Chargui-2.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=306261" class="wp-image-306261"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/procès-Emna-Chargui-7.jpg" alt="" data-id="306258" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/procès-Emna-Chargui-7.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=306258" class="wp-image-306258"/></figure></li></ul></figure>



<p class="has-text-align-right"><strong>Cherif Ben Younès</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NlBrJNV5Qc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/02/article-19-appelle-a-larret-des-poursuites-a-lencontre-de-la-bloggeuse-emna-chargui/">Article 19 appelle à l&rsquo;arrêt des poursuites à l’encontre de la bloggeuse Emna Chargui</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Article 19 appelle à l&rsquo;arrêt des poursuites à l’encontre de la bloggeuse Emna Chargui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/02/article-19-appelle-a-larret-des-poursuites-a-lencontre-de-la-bloggeuse-emna-chargui/embed/#?secret=bmV2KudTzR#?secret=NlBrJNV5Qc" data-secret="NlBrJNV5Qc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7SqylVgP8V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/">Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/embed/#?secret=WaPydhVOLU#?secret=7SqylVgP8V" data-secret="7SqylVgP8V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/02/affaire-emna-chargui-report-du-verdict-au-13-juillet/">Affaire Emna Chargui : Report du verdict au 13 juillet</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Article 19 appelle à l&#8217;arrêt des poursuites à l’encontre de la bloggeuse Emna Chargui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 08:42:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Article 19]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi n° 115-2011]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Chargui]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Sourate Corona]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article 19 condamne les poursuites judiciaires, en Tunisie, à l’encontre de Emna Chargui, pour «atteinte aux cultes religieux autorisés» et «incitation à la haine entre les religions». «Ces interprétations abusives du décret-loi n° 115-2011 menacent les acquis de la Tunisie post révolutionnaire en matière de liberté d’expression. De telles pratiques sont contraires à la Constitution...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/02/article-19-appelle-a-larret-des-poursuites-a-lencontre-de-la-bloggeuse-emna-chargui/">Article 19 appelle à l&rsquo;arrêt des poursuites à l’encontre de la bloggeuse Emna Chargui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Sourate-Corona.jpg" alt="" class="wp-image-297871"/><figcaption><em>La sourate Corona partagée par la blogueuse sur sa page Facebook.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Article 19 condamne les poursuites judiciaires, en Tunisie, à l’encontre de Emna Chargui, pour «atteinte aux cultes religieux autorisés» et «incitation à la haine entre les religions».</em></strong></p>



<span id="more-306193"></span>



<p><em>«Ces interprétations abusives du décret-loi n° 115-2011 menacent les acquis de la Tunisie post révolutionnaire en matière de liberté d’expression. De telles pratiques sont contraires à la Constitution tunisienne garante des libertés et droits fondamentaux et aux normes internationales relatives à la liberté d’expression</em>», souligne l’ONG.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une accusation dénuée de base juridique suffisante</h3>



<p>Le 2 mai 2020, Emna Chargui, une jeune bloggeuse, a partagé sur son compte Facebook un texte satirique intitulé <em>«sourate Corona»</em>, évoquant la pandémie du Covid-19 et imitant le format d’une page d’un texte coranique.</p>



<p>Deux jours après, soit le 4 mai, elle a été convoquée par la police judiciaire pour être interrogée. Le 6 mai, elle a comparu devant le bureau du procureur qui a décidé de la poursuivre sur la base des articles 52 et 53 du décret-loi n°115-2011 relatif à la liberté de la presse, pour <em>«atteinte aux cultes religieux autorisés»</em> et <em>«incitation à la haine entre les religions»</em>. Le tribunal de première instance de Tunis a décidé, le 28 mai 2020, le report du procès d’Emna Chargui au 2 juillet 2020.</p>



<p>Article 19 souligne que cette accusation n’a pas de base juridique suffisante, les articles 52 et 53 étant incompatibles avec les dispositions de la Constitution de la Tunisie et l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civiles et politiques ratifié par cette dernière.</p>



<p>La Constitution tunisienne garantit le droit à la liberté d’opinion, de pensée et d’expression en vertu de son article 31. L’article 49 de la Constitution dispose que les restrictions à ce droit ne doivent pas<em> «porter atteinte à leur essence».</em> Il dispose de surcroît que leur établissement doit reposer sur une base légale et doit «répondre aux exigences d’un État civil et démocratique, et en vue de sauvegarder les droits d’autrui ou les impératifs de la sûreté publique, de la défense nationale, de la santé publique ou de la moralité publique tout en respectant la proportionnalité entre ces restrictions et leurs justifications».</p>



<h3 class="wp-block-heading">La définition de l’incitation à la violence</h3>



<p>La Constitution tunisienne a repris les exigences de ces engagements internationaux en matière de liberté d’expression. Ainsi le Pacte international relatif aux droits civils et politiques prévoit dans son article 19-3, que toute restriction à la liberté d’expression doit reposer sur une base légale suffisamment claire et prévisible, poursuivre des objectifs légitimes, et respecter le principe de proportionnalité, c’est-à-dire que les bénéfices des intérêts protégés l’emportent sur les préjudices à la liberté d’expression, y compris concernant les sanctions qu’elles autorisent. Par ailleurs, ces moyens de contrôle des restrictions s’appliquent aussi aux cas d’incitation.</p>



<p>L’article 52 du décret-loi 115 prévoit une peine allant jusqu&rsquo;à 3 ans de prison à l’encontre de quiconque <em>«aura, directement, incité à la haine entre les genres, les religions ou les populations, et ce en appelant à la discrimination et en utilisant des procédés hostiles ou la violence ou la propagation d’opinions fondées sur la ségrégation raciale»</em>.</p>



<p>Article 19 regrette que la disposition susmentionnée n’ait pas repris la définition prévue par les normes internationales de manière plus précise. Elle rappelle en outre qu’afin d’éviter toute application abusive, et que la restriction à la liberté d’expression demeure une exception, la législation nationale doit éviter le recours à des définitions vagues et larges.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La limitation du risque d’une interprétation abusive</h3>



<p>Ainsi, à l’échelle internationale, la définition de l’incitation a été clairement établie et fait référence à des déclarations sur des groupes nationaux, raciaux ou religieux qui créent un risque imminent de discrimination, d’hostilité ou de violence envers des personnes appartenant à ces groupes. Cet aspect de la définition de l’incitation à la violence est malheureusement absent de l’article 52 du décret-loi 115.</p>



<p>Article 19 insiste sur l’importance de la recommandation du Plan d’action de Rabat pour le travail des procureurs et autorités judiciaires, notamment pour les aider à justifier l’interdiction de l’incitation en utilisant un <em>«test de seuil élevé»</em> moyennant un examen comportant six étapes. Outre la limitation du risque d’une interprétation abusive et arbitraire, ce test de seuil élevé, permet de lutter contre l’impunité d’un appel réel à la haine discriminatoire, pouvant mener vers un résultat proscrit (un problème qui touche en particulier les minorités).</p>



<p>Article 19 regrette en outre, que le procureur n’ait pas pris en compte le risque imminent d’hostilité et de violence à l’encontre de l’accusée, étant donné qu’elle avait reçu de nombreux messages haineux et des menaces de mort et de viol. Il apparaît, de même, que le caractère satirique du texte de l’accusée n’a pas été pris en compte. Or ce dernier aspect est essentiel afin de déterminer l’élément intentionnel de toute infraction relative à l’incitation à la violence.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une atteinte injustifiée à la liberté d’expression</h3>



<p>Par ailleurs, Article 19 estime que la publication en question, reprenant les codes d’un verset coranique, ne constitue pas une atteinte au culte religieux, dans la mesure où elle n’affecte en rien le droit de le pratiquer. Par ailleurs, même si cette publication est considérée comme étant choquante ou un manque de respect, leur pénalisation et sanction allant jusqu’à 3 ans d’emprisonnement constitue une atteinte injustifiée à la liberté d’expression garantie par la Constitution.</p>



<p>Article 19 insiste sur le fait qu’aux termes des standards internationaux, la restriction de la liberté d’expression, y compris, les interdictions des manifestations de manque de respect à l’égard d’une religion ou d’un autre système de croyances, y compris les lois sur le blasphème ne sont compatibles avec le Pacte international relatif aux droits civiles et politiques, que s’ils respectent strictement les conditions spécifiques de l’article 20-2 et des conditions stricts de l’article 19-3, dudit pacte.</p>



<p>Au vu de ce qui précède, Article 19 invite le tribunal à endosser son rôle de garant de la protection des droits et libertés, en interprétant le décret-loi conformément à la lettre et à l’esprit de la Constitution et aux engagements internationaux de la Tunisie en termes de droits humains.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : communiqué.</p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TxlXfkw6Ok"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/28/sit-in-devant-le-tribunal-de-premiere-instance-de-tunis-en-soutien-a-emna-charki-video/">Sit-in devant le tribunal de première instance de Tunis en soutien à Emna Chargui (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sit-in devant le tribunal de première instance de Tunis en soutien à Emna Chargui (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/28/sit-in-devant-le-tribunal-de-premiere-instance-de-tunis-en-soutien-a-emna-charki-video/embed/#?secret=T97xz4l6E9#?secret=TxlXfkw6Ok" data-secret="TxlXfkw6Ok" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JuBJuputZv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/">Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/embed/#?secret=uhkrEcJKcT#?secret=JuBJuputZv" data-secret="JuBJuputZv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GeJqflJ2D4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/07/cherif-ferjani-soyons-tous-solidaires-avec-emna-chargui/">«Soyons tous solidaires avec Emna Chargui !»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Soyons tous solidaires avec Emna Chargui !» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/07/cherif-ferjani-soyons-tous-solidaires-avec-emna-chargui/embed/#?secret=jtBYEIH4MG#?secret=GeJqflJ2D4" data-secret="GeJqflJ2D4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/02/article-19-appelle-a-larret-des-poursuites-a-lencontre-de-la-bloggeuse-emna-chargui/">Article 19 appelle à l&rsquo;arrêt des poursuites à l’encontre de la bloggeuse Emna Chargui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sit-in devant le tribunal de première instance de Tunis en soutien à Emna Chargui (Vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/28/sit-in-devant-le-tribunal-de-premiere-instance-de-tunis-en-soutien-a-emna-charki-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2020 11:38:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Chargui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Accusée par les autorités tunisiennes d’atteinte au sacré pour avoir partagé une parodie de sourate coranique sur facebook, Emna Chargui comparaît aujourd&#8217;hui, jeudi 28 mai 2020, devant le tribunal de première instance de Tunis. En parallèle, un sit-in y a lieu actuellement en l&#8217;honneur de la liberté d&#8217;expression et pour protester contre ce vrai scandale...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/28/sit-in-devant-le-tribunal-de-premiere-instance-de-tunis-en-soutien-a-emna-charki-video/">Sit-in devant le tribunal de première instance de Tunis en soutien à Emna Chargui (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/sit-in-emna-charki.jpg" alt="" class="wp-image-301059"/></figure>



<p><strong><em>Accusée par les autorités tunisiennes d’atteinte au sacré pour avoir <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/">partagé une parodie de sourate coranique</a> sur facebook, Emna Chargui comparaît aujourd&rsquo;hui, jeudi 28 mai 2020, devant le tribunal de première instance de Tunis. En parallèle, un sit-in y a lieu actuellement en l&rsquo;honneur de la liberté d&rsquo;expression et pour protester contre ce vrai scandale d&rsquo;Etat.</em></strong></p>



<span id="more-301051"></span>



<p>Les résidus d&rsquo;une dictature qui a accompagné l&rsquo;histoire de la Tunisie jusqu&rsquo;en 2011 (année de la révolution) et d&rsquo;une culture arabo-islamique connue pour sa répression et sa violation des libertés individuelles se font donc particulièrement sentir ces jours-ci. Et heureusement que cela ne passe pas inaperçu.</p>



<center><figure><iframe loading="lazy" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fassociationdeslibrespenseursecsa%2Fvideos%2F271161110669528%2F&amp;show_text=0&amp;width=560" width="560" height="315" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowtransparency="true" allowfullscreen="true"></iframe></figure></center>



<p>En effet, plusieurs citoyensة indignés des poursuites judiciaires à l&rsquo;encontre de la jeune femme, ont répondu à l&rsquo;appel de l&rsquo;Association des libres penseurs (ALP) et ont manifesté aujourd&rsquo;hui pour appeler à la liberté d&rsquo;Emna Chargui et surtout pour condamner cet agissement de l&rsquo;Etat tunisien qui menace sérieusement les droits de l&rsquo;homme. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IHNjcEgEe6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/">Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/embed/#?secret=KVyTtbOYUh#?secret=IHNjcEgEe6" data-secret="IHNjcEgEe6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3SDk5R54aJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/07/cherif-ferjani-soyons-tous-solidaires-avec-emna-chargui/">«Soyons tous solidaires avec Emna Chargui !»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Soyons tous solidaires avec Emna Chargui !» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/07/cherif-ferjani-soyons-tous-solidaires-avec-emna-chargui/embed/#?secret=ImFjxCBcTm#?secret=3SDk5R54aJ" data-secret="3SDk5R54aJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sD5URTumPD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/10/des-faux-versets-du-coran-sur-la-toile-devenus-viraux/">Des faux versets du Coran sur la toile devenus viraux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des faux versets du Coran sur la toile devenus viraux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/10/des-faux-versets-du-coran-sur-la-toile-devenus-viraux/embed/#?secret=PvXfxigxdR#?secret=sD5URTumPD" data-secret="sD5URTumPD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/28/sit-in-devant-le-tribunal-de-premiere-instance-de-tunis-en-soutien-a-emna-charki-video/">Sit-in devant le tribunal de première instance de Tunis en soutien à Emna Chargui (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Violences à cause de la «Sourate Corona» : Le Coran n’interdit pourtant pas l’imitation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/12/violences-a-cause-de-la-sourate-corona-le-coran-ninterdit-pourtant-pas-limitation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2020 15:14:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Chargui]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de conscience]]></category>
		<category><![CDATA[musulman]]></category>
		<category><![CDATA[sacralité du Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Sanaa Bendimerad]]></category>
		<category><![CDATA[Sourate Corona]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Coran est certes sacré pour les musulmans, ce que personne ne remet en question. Cependant, au XXIe siècle, la vie de l’être humain, sa liberté d’expression et de conscience sont également sacrées pour tous. Par Razika Adnani * Deux jeunes filles, une Algérienne, Sanaa Bendimerad, et l’autre Tunisienne, Emna Chargui, sont menacées de violence...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/12/violences-a-cause-de-la-sourate-corona-le-coran-ninterdit-pourtant-pas-limitation/">Violences à cause de la «Sourate Corona» : Le Coran n’interdit pourtant pas l’imitation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Sourate-Corona.jpg" alt="" class="wp-image-297871"/><figcaption>«L&rsquo;arme du crime».</figcaption></figure>



<p><strong><em>Le Coran est certes sacré pour les musulmans, ce que personne ne remet en question. Cependant, au XXIe siècle, la vie de l’être humain, sa liberté d’expression et de conscience sont également sacrées pour tous.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Razika Adnani</strong> *</p>



<span id="more-298638"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Razika-Adnani.jpg" alt="" class="wp-image-298640"/></figure></div>



<p>Deux jeunes filles, une Algérienne, Sanaa Bendimerad, et l’autre Tunisienne, Emna Chargui, sont menacées de violence et de mort par plusieurs individus sur les réseaux sociaux pour avoir partagé un texte qui porte le titre de <em>«Sourate Corona»</em> dont elles ne sont pas les autrices.</p>



<p>Pour leurs agresseurs, le texte en question est une atteinte au Coran. Or, sa lecture permet de constater qu’il ne s’agit en aucun cas d’une déformation d’une sourate ou d’un verset coranique. Il évoque le coronavirus et comment s’en protéger, un sujet qui n’a rien à avoir avec le Coran. En aucun moment dans le texte, Dieu, le prophète, le Coran ou les musulmans ne sont mentionnés. Le texte n’est pas non plus attribué à Dieu. On ne peut donc pas parler d’atteinte à Dieu ou de diffamation du livre fondateur de l’islam. En revanche il a repris les codes du texte coranique et son style littéraire, ce que certains ont considéré comme une imitation du Coran, donc une violation de sa sacralité.</p>



<p>Le Coran n’interdit pas l’imitation de ses sourates ou de ses versets<br>Même si l’on considère qu’il s’agit réellement d’une imitation (ou d’un pastiche, pour utiliser un mot plus littéraire) des sourates du Coran, celui-ci n’interdit pas de le faire. Bien au contraire, il exhorte dans plusieurs versets le prophète à demander, dans une forme de défi, aux non-croyants d’essayer de formuler ou d’imiter ses sourates. Pour le Coran, cela leur permettra de se rendre compte de l’inimitabilité des textes coraniques et sera pour eux une preuve de leur erreur et de la véracité du message coranique.</p>



<p>Parmi ces versets, nous pouvons citer le numéro 88 de la sourate 17, <em>‘‘Voyage nocturne’’</em> : <em>«Dis : même si les humains et les djinns s’unissaient pour obtenir un Coran pareil, ils ne le pourraient même s’ils se soutenaient les uns les autres.»</em> Le numéro 23 de la sourate 2,<em> ‘‘La Vache’’</em> : <em>«Si vous doutez de la véracité du message que nous avons révélé à notre serviteur, donnez en une sourate semblable et faites venir vos témoins autres que Dieu si vous êtes véridiques»</em>. Le verset 38 de la sourate 10, <em>‘‘Younes’’ : «S’ils disent quand même il l’a inventé, dis : apportez donc une sourate qui lui soit semblable et invoquez qui vous pouvez en dehors de Dieu si vous êtes véridiques.»</em> Le verset 13 de la sourate 11,<em> ‘‘Houd’’ : «Ils diront il l’a inventé. Dis-leur apportez seulement une dizaine de sourates ressembles et demandez l’aide de qui vous pouvez en dehors de Dieu si vous êtes véridiques».</em></p>



<p>Ainsi, le Coran invite à l’imitation des sourates comme un chemin qui mène à davantage de réalisation de son message. Le dogme de l’inimitabilité du Coran (<em>«iadjaz»</em>) n’a été établi qu’au IXe siècle et l’histoire de l’islam n&rsquo;est pas dépourvue de textes qui imitent les sourates du Coran et son style. Certains sont connus comme la sourate de <em> »L&rsquo;éléphant »</em> et celle de <em> »La grenouille » </em>et sans doute le plus célèbre de notre époque est celle du cheikh <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.youtube.com/watch?v=UlB5fXoPc-g qu’il a intitulée" target="_blank">El-Arifi</a><em> «La sourate la pomme»</em>. Ce dernier est pourtant un prédicateur qui continue de s’adresser aux musulmans.</p>



<p>Une question se pose donc : si le Coran n’interdit pas l’imitation ou la tentative d’imiter une sourate coranique et que bien au contraire il invite à le faire, pourquoi les musulmans considèrent-ils cela comme une offense à l’islam ?</p>



<p>D’aucuns pourront dire que le Coran a permis une telle chose uniquement aux non croyants alors que ces deux jeunes filles sont censées être des musulmanes. De ce fait, celui qui le fait est considéré comme apostat. Dans ce cas, ce n’est pas l’imitation du Coran qui pose problème mais l’apostasie, autrement dit la liberté de conscience. Sur ce sujet, il y aurait aussi beaucoup de choses à dire. La première qui est à souligner, lorsqu’on aborde la question de l’apostasie, est le nombre de versets attestant la liberté de croire ou de ne pas croire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour les musulmans la liberté de conscience ne concerne que les non-musulmans</h3>



<p>Cependant, les musulmans ont décidé que cette liberté de conscience ne devait concerner que les non-musulmans qui sont libres d’adhérer à l’islam ou de ne pas y adhérer. Ainsi, le principe coranique souvent mis en avant : <em>«Il n’y a pas de contrainte dans la religion»</em> ne concerne finalement pas les musulmans, qui n’ont pas le droit de quitter leur religion au risque d’être accusés d’apostasie. Cela explique pourquoi les lois dans les pays musulmans stipulent la garantie de la liberté de conscience, mais interviennent pour punir les individus au nom de la violation du sacré.</p>



<p>Les <em>«docteurs»</em> de la religion expliquent cela par le fait que l’apostasie nuit à la communauté musulmane. Le Libanais Mohamed Hassan Al-Amine affirme à ce propos que <em>«l’athéisme n’est pas puni par la charia, ce qui est puni c’est le fait de l’exprimer»</em>.</p>



<p>Le problème est donc moins un souci de foi ou de respect du Coran mais plutôt de politique qui veut veiller à ce que tous les membres de la communauté aient les mêmes comportements. Selon cette logique, la personne n’a pas à avoir peur de Dieu, mais de celui qui dispose de l’autorité politique ou sociale. Les individus peuvent donc faire semblant d’être musulmans, être hypocrites à leur aise sans que cela ne dérange tant qu’ils ne gênent pas la communauté. C’est un phénomène qui est très répandu dans les sociétés musulmanes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au lieu de veiller à la sécurité des individus, l’État protège la sacralité d’un texte religieux</h3>



<p>On en déduit donc que la conception que les musulmans ont de l’islam et leur manière de le pratiquer répondent à leurs valeurs morales et sociales et à leur conception de la société et de la politique. Pour cela ils ont, d’une part, interprété les textes selon ces critères socio-politiques et, d’autre part, mis en pratique ceux qui les intéressaient en négligeant d’autres. Par exemple, pour justifier et légitimer la violence, ils mettent en avant des versets du Coran tel le numéro 33 de la sourate 5, <em>‘‘La Table servie’’ </em>: <em>«La seule récompense à ceux qui font la guerre à la religion de Dieu et à son prophète, et qui provoquent le désordre sur terre, est qu’ils soient mis à mort…» </em>En revanche, ils négligent le verset 125 de la sourate 16, <em>‘‘Les abeilles’’</em>, invitant à l’échange et à la discussion : <em>«Discute avec eux de la meilleure façon, car ton Seigneur est très au courant sur celui qui a perdu son chemin, comme il est le plus informé sur ceux qui ont pris le droit chemin»</em>, et le verset 105 de la sourate 5,<em> ‘‘La Table servie’’</em>, recommandant à chacun de s’occuper de ses propres actes: <em>«Ô les croyants! Vous êtes responsables de vous-mêmes! Celui qui s’égare ne vous nuira point si vous, vous avez pris la bonne voie.»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Coran est sacré pour les musulmans, la vie de l’être humain, sa liberté d’expression et de conscience sont sacrées pour tous</h3>



<p>Le fait que la police soit intervenue en Algérie pour se saisir de l’affaire de la publication de la «Sourate Corona» et qu’en Tunisie la brigade de la protection sociale ait convoqué Emna pour l’interroger sur le sujet signifie que dans ces deux pays, au lieu de veiller à la sécurité des individus et notamment lorsqu’ils subissent des violences, l’État protège la sacralité d’un texte religieux. Au lieu que les individus soient égaux devant la loi, celle-ci se met au service d’une catégorie de la population qui revendique un islam conservateur. Le problème se pose en réalité dès lors que l’État se présente comme protecteur de la religion, car cela implique immédiatement ces questions: Quelle religion? Et quel islam? Étant donné qu’au sein de la société il y a plusieurs religions et plusieurs islams.</p>



<p>Or, le premier article de la constitution algérienne précise que l’Algérie est une République et de même pour la Tunisie. Cependant, l’Algérie précise dans l’article 2 que l’islam est la religion de l’État et la Tunisie affirme dans l’article 1 de sa constitution que l’islam est sa religion et dans l’article 6 que l’État protège la religion.</p>



<p>Ces ambiguïtés au sein des institutions de l’État de beaucoup de pays musulmans sont dues au fait que les musulmans n’arrivent pas à séparer la religion de la politique. Or, soit l’islam est une politique et à ce moment-là il tombe dans le domaine du profane et l’État n’intervient plus pour punir au nom de la sacralité du texte coranique. Soit il est une religion alors il faut le séparer de la politique.</p>



<p>Pour conclure, il est important de rappeler que le Coran est certes sacré pour les musulmans, ce que personne ne remet en question. Cependant, au XXIe siècle, la vie de l’être humain, sa liberté d’expression et de conscience sont également sacrées pour tous.</p>



<p><em>* Philosophe spécialiste des questions liées à l’islam et membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France, du Conseil scientifique du CEFR et du groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles de la même auteure dans Kapitalis : </h3>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pov5xfhxrj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/01/egalite-successorale-quest-ce-qui-gene-les-musulmans/">Egalité successorale : Qu’est-ce qui gêne les musulmans ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Egalité successorale : Qu’est-ce qui gêne les musulmans ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/01/egalite-successorale-quest-ce-qui-gene-les-musulmans/embed/#?secret=nZOYVkMqHN#?secret=Pov5xfhxrj" data-secret="Pov5xfhxrj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/12/violences-a-cause-de-la-sourate-corona-le-coran-ninterdit-pourtant-pas-limitation/">Violences à cause de la «Sourate Corona» : Le Coran n’interdit pourtant pas l’imitation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>«Soyons tous solidaires avec Emna Chargui !»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2020 12:56:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cherif Ferjani]]></category>
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		<category><![CDATA[Emna Chargui]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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		<category><![CDATA[Sourate Corona]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;auteur appelle les Tunisien(ne)s à partager le document ayant coûté des poursuites judiciaires contre jeune internaute, Emna Chargui, pour «offense au Coran». «Nous devons tous partager ce document et demandons à la justice de nous poursuivre tou(te)s», écrit-il dans un post facebook. Par Cherif Ferjani * Ce document circule depuis le mois de mars 2020...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/07/cherif-ferjani-soyons-tous-solidaires-avec-emna-chargui/">«Soyons tous solidaires avec Emna Chargui !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Sourate-Corona.jpg" alt="" class="wp-image-297871"/><figcaption><em>Le pastiche est un genre littéraire en vogue partout dans le monde. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>L&rsquo;auteur appelle les Tunisien(ne)s à partager le document ayant coûté des poursuites judiciaires contre jeune internaute, Emna Chargui, pour «offense au Coran». «Nous devons tous partager ce document et demandons à la justice de nous poursuivre tou(te)s», écrit-il dans un post facebook.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Cherif Ferjani</strong> *</p>



<span id="more-297870"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Cherif-Ferjani-2-1.jpg" alt="" class="wp-image-295247"/></figure></div>



<p>Ce document circule depuis le mois de mars 2020 sur internet, comme beaucoup d’autres documents de même genre qui circulent depuis des années et qui sont publiés par des sites se réclamant de l’athéisme, de la libre pensée et s’inscrivant dans un genre qui ne date pas d’aujourd&rsquo;hui : Mutanabbi, Ma’arrî, Harîri, Adonis, Bayram Tounsi, pour ne citer que les noms d’auteurs revendiquant des textes relevant de ce genre, sont des exemples parmi d’autres, dans les mondes de l’islam, et dans d’autres mondes.</p>



<p>Incriminer une jeune internaute, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Emna Chargui, pour offense au Coran</a> tout simplement parce qu’elle a partagé ce texte, est une mascarade. On peut aimer ou non; on peut être légitimement choqué; mais on ne peut pas empêcher les autres de s’exprimer librement, ou de partager ce qu’il trouve drôle ou ce qui leur plait, au nom des sentiments de ceux qui étendent le champ de leur sacré et veulent l’imposer aux autres, surtout lorsqu’ils ne s’interdisent pas profaner le sacré des autres ou ne réagissent pas contre des actes de profanations (destruction des statue de Bouddha en Afghanistan classés comme patrimoine de l’humanité, destructions d’églises, de temples, de synagogues, et autres véritables atteintes au sacré des autres, etc.)</p>



<p>Pour manifester notre solidarité avec cette jeune internaute, nous devons tous partager ce document et d’autres textes relevant du même genre et demandons à la justice de nous poursuivre tou(te)s comme on a osé le faire pour elle.</p>



<p><em>* <em>Universitaire et écrivain</em>, auteur de plusieurs ouvrages dont, notamment, ‘‘Islamisme, laïcité et droits de l&rsquo;homme’’ (1991), ‘‘Les Voies de l&rsquo;islam : approche laïque des faits islamiques’’ (1996), ‘‘Le Politique et le religieux dans le champ islamique’’ (2005), ‘‘Pour en finir avec l&rsquo;exception islamique (2017), ‘‘De l’islam d’hier et d’aujourd’hui’’ (2019).</em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZmwoiKWo1x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/">Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire de la parodie de sourate coranique : Quand l&rsquo;Etat exerce une tutelle pseudo-morale sur ses citoyens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/06/affaire-de-la-parodie-de-sourate-coranique-quand-letat-exerce-une-tutelle-pseudo-morale-sur-ses-citoyens/embed/#?secret=xxE6tlUxLq#?secret=ZmwoiKWo1x" data-secret="ZmwoiKWo1x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/07/cherif-ferjani-soyons-tous-solidaires-avec-emna-chargui/">«Soyons tous solidaires avec Emna Chargui !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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