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	<title>Archives des Fitch Rating - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Fitch Rating - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Fitch Ratings retire la Tunisie de la liste des pays sous observation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 13:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
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		<category><![CDATA[stabilité politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fitch Ratings a confirmé la notation de la dette à long terme (LT) de la Tunisie à «B-» et l'a retirée de la liste des pays sous observation.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/31/fitch-ratings-retire-la-tunisie-de-la-liste-des-pays-sous-observation/">Fitch Ratings retire la Tunisie de la liste des pays sous observation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>D’après une note récemment publiée et intitulée «Les notations de la dette senior non garantie à long terme sont conformes à la notation de défaut émetteur (IDR) en devises étrangères de la Tunisie», l’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la notation de la dette à long terme (LT) de la Tunisie à «B-» et lui a attribué une note de recouvrement de «RR4», la retirant de la liste des pays sous observation (UCO).</em></strong></p>



<span id="more-18307829"></span>



<p>Pour rappel, Fitch avait relevé, le 12 septembre 2025, la note IDR LT FC de la Tunisie à «B-» avec une perspective stable, en faisant savoir, aussi, qu’elle <em>«table sur une perspective de recouvrement moyenne en cas de défaut, compte tenu de l’absence de facteurs de recouvrement clairement identifiables pour cet État souverain. Ces instruments bénéficient d’une notation de recouvrement de ‘‘RR4’’»</em>.</p>



<p>Par ailleurs, Fitch a souligné que la Tunisie a obtenu <em>«un score de pertinence ESG (RS) de ‘‘5’’ pour la stabilité politique et les droits, ainsi que pour l’état de droit, la qualité institutionnelle et réglementaire et la lutte contre la corruption»</em>.</p>



<p>La Tunisie se situe dans la moyenne des indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale (WBGI), pris en compte dans le modèle de notation souveraine, au 36<sup>e</sup> percentile, <em>«ce qui traduit une faible stabilité politique, un état de droit et des droits de participation au processus politique affaiblis, ainsi qu’une capacité institutionnelle et un niveau de corruption perçue modérés»</em>, a expliqué l’agence.</p>



<p>Fitch a révélé, en outre, que la notation de la Tunisie serait améliorée, à conditions de<em> «réductions durables du déficit budgétaire et du ratio dette publique/PIB (par exemple grâce à une crédibilité accrue des politiques et à un engagement renforcé en faveur de la mise en œuvre des réformes)»</em> et/ou d’une <em>«augmentation continue des réserves de change (par exemple grâce à un resserrement supplémentaire des déficits du compte courant combiné à un accès toujours plus facile à des financements extérieurs durables)»</em>.</p>



<p>En revanche, la notation de la Tunisie peut être dégradée, en cas <em>«d’incapacité à réduire les besoins de financement budgétaire (par exemple en raison d’une réduction des déficits budgétaires inférieure aux prévisions)»</em> et/ou <em>«d’une pression accrue sur les comptes extérieurs se traduisant par une baisse plus importante des réserves de change que prévu ou par une dépréciation monétaire à grande échelle»</em>.</p>



<p>L’agence de notation a enfin précisé que <em>«ces décisions de notation reflètent l’application des nouveaux critères de notation souveraine de Fitch (septembre 2025) et intègrent pour la première fois des hypothèses de recouvrement dans les notations de la dette souveraine»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right">D’après <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/19767130-fitch-ratings" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/31/fitch-ratings-retire-la-tunisie-de-la-liste-des-pays-sous-observation/">Fitch Ratings retire la Tunisie de la liste des pays sous observation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fitch Ratings relève la note de la Tunisie à «B-»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/fitch-ratings-releve-la-note-de-la-tunisie-b/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 10:18:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficits courants]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'agence américaine Fitch Ratings améliore la note de défaut émetteur de la Tunisie et la relève de «CCC+» à «B-»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/fitch-ratings-releve-la-note-de-la-tunisie-b/">Fitch Ratings relève la note de la Tunisie à «B-»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Agence de notation américaine Fitch Ratings a relevé la note de défaut émetteur (IDR) à long terme, en devises et en monnaie locale, de la Tunisie à «B-» contre «CCC+» auparavant, avec une perspective stable. Une amélioration qui rassure sur le court terme, mais qui requiert davantage d’effort en matière de réformes structurelles et d’assainissement des finances publiques.  </em></strong></p>



<span id="more-17460560"></span>



<p>Dans un communiqué, l’agence souligne que cette révision à la hausse reflète l’amélioration continue de la position extérieure de la Tunisie, avec une baisse des déficits courants, la résilience des investissements directs étrangers (IDE) nets et les décaissements des partenaires multilatéraux et bilatéraux.</p>



<p>Toutefois, rappelle&nbsp;encore l’agence, les notations de la Tunisie sont limitées par un accès encore restreint au financement extérieur en l’absence d’accès au marché et par&nbsp;la forte vulnérabilité du budget et des comptes extérieurs face aux chocs des prix des matières premières, en l’absence d’une réforme des subventions.</p>



<p>Il s’agit également de la baisse du déficit courant, qui est passé&nbsp;de 1,5 % en 2024 à 2,2 % du PIB en 2025 et qui devrait atteindre 2,8 % en 2027, en raison de la baisse des prix de l’huile d&rsquo;olive et de la hausse des importations de biens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rebond des entrées d’IDE en 2025</h2>



<p>Ce chiffre reste toutefois bien inférieur à la moyenne de 7,9 % enregistrée entre 2010 et 2022, grâce à une amélioration significative de la balance des services, qui est passée de 10 % du PIB en 2018 à 14 % du PIB en 2023 et 2024, et à l’augmentation des flux de transferts des fonds (de 4 % du PIB en 2018 à 6 % en 2023 et 2024).</p>



<p>S’agissant du financement extérieur, Fitch Ratings a souligné que les entrées nettes d’IDE, qui ont représenté 1,4 % du PIB en 2024, se sont révélées résilientes face aux chocs politiques et extérieurs (moyenne 2010-2019 : 2,1 % du PIB).&nbsp;</p>



<p><em>«Nous prévoyons un rebond des entrées d’IDE en 2025 (1<sup>er</sup> semestre 2025 : +54 % en dollars américains par rapport au 1<sup>er</sup> semestre 2024) et la poursuite des décaissements des partenaires multilatéraux et bilatéraux jusqu’en 2025-2027»</em>, indique Fitch ratings.</p>



<p>De même, l’agence de notation prévoit une réduction des&nbsp;remboursements extérieurs. Ainsi, les flux nets de financement extérieur négatifs devraient passer d’un niveau record de 3,7 % du PIB en 2024 à 1 % en 2027.</p>



<p>Besoins de financement budgétaire élevés</p>



<p>Fitch Ratings, estime que la Tunisie fait face à des besoins de financement budgétaire élevés.<em> «Les besoins de financement budgétaire, hors refinancement de la dette à court terme, passeront de 18 % du PIB en 2024 à 16 % en 2025, 15 % en 2026 et 13,5 % en 2027»</em>, souligne l&rsquo;agence.</p>



<p>Il s’agit également de l&rsquo;appui financier de la Banque centrale de Tunisie (BCT), avec des crédits à taux zéro accordés par l’Institut d’émission au gouvernement en 2024 (4,4 % du PIB) et 2025 (4,1 %), avec une échéance de 10 ans et un délai de grâce de trois ans.&nbsp;</p>



<p>L’agence de notation souligne également le renforcement du lien entre l’État et les banques, dans la mesure où le secteur bancaire national pourrait contribuer à répondre aux besoins de financement de l’État.</p>



<p>En plus d’une baisse des déficits budgétaires, l’Agence de notation prévoit une maîtrise de la masse salariale en 2025. La dette publique devra rester&nbsp;élevée à 83 % du PIB en 2025 contre 84,5 % en 2024. Cette légère baisse est principalement due à la baisse du taux de change du dollar américain par rapport au dinar tunisien.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/fitch-ratings-releve-la-note-de-la-tunisie-b/">Fitch Ratings relève la note de la Tunisie à «B-»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : labeur, larmes et sueur!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/tunisie-labeur-larmes-et-sueur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 12:38:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
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		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Gerhard Schroeder]]></category>
		<category><![CDATA[Margaret Thatcher]]></category>
		<category><![CDATA[Najib Ben Ayed]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Winston Churchill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la crise en Tunisie, quelqu'un peut-il dire aujourd'hui aux Tunisiens : «Je n’ai rien à offrir que du labeur, des larmes et de la sueur».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/tunisie-labeur-larmes-et-sueur/">Tunisie : labeur, larmes et sueur!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Winston Churchill avait dit aux Anglais lors de l&rsquo;entrée du Royaume-Uni dans la deuxième guerre mondiale : «: « Je n&rsquo;ai rien d&rsquo;autre à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur». On devrait pouvoir dire aujourd&rsquo;hui la même chose aux Tunisiens, en enlevant le mot «sang» à dessein car notre pays n&rsquo;est pas en guerre.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Pr.</strong> <strong>Najib Ben Ayed </strong>*</p>



<span id="more-8336317"></span>



<p>Je crois qu’il faut retrouver sa raison et apporter plus de précision. Trop de choses sont dites de façons passionnée et imprécise, au sujet des discussions et montants miroités pour la Tunisie, par l’Union européenne (UE).</p>



<p>1- L’offre de l’UE porte sur un crédit de 900 millions d’euros qui ne sera finalisé qu’après la signature de l’accord de crédit avec le Fonds monétaire international (FMI), et 250 millions d’euros qui seront décaissés tout de suite indépendamment de l’accord avec le FMI. Ces 250 millions serviront à secourir un trésor public exsangue.</p>



<p>2- Tout est conditionné par un accord avec le FMI.</p>



<p>Comme le disait feue Margaret Thatcher: «<em>TINA</em>» (<em>There is no alternative</em>). Et à mon sens c’est la voie de la jeunesse.</p>



<p>Élections ou pas! On n’en a rien à foutre. D’ailleurs l’accord avec le FMI ne résoudra pas nos problèmes. Ce n’est pas une sortie du tunnel. C’est un rayon de lumière. Nécessaire voire vital.</p>



<p>3- L’exposé des motifs de<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/10/fitch-ratings-abaisse-la-notation-se-la-tunisie-a-ccc/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Fitch Rating</a> mentionne ce que nous n’avons cessé de rappeler, à savoir que le budget de l’Etat, qui se démène à trouver 7,7 milliards de $ pour l’année en cours (16% du PIB), devrait se démener pour trouver autant pour le budget 2024, 7,4 milliards de $ soit 14% du PIB. C’est dans 6 mois! On n’est pas prêt à sortir de l’auberge! C’est le tonneau des Danaïdes !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f690Yq8O4A"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/document-declaration-commune-tunisie-union-europeenne/">Document : déclaration commune Tunisie &#8211; Union européenne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Document : déclaration commune Tunisie &#8211; Union européenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/document-declaration-commune-tunisie-union-europeenne/embed/#?secret=6MZfougxeG#?secret=f690Yq8O4A" data-secret="f690Yq8O4A" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>4- Au tout début de ce siècle, et contrairement à ses principaux partenaires européens, qui affichaient une bonne santé économique, l’Allemagne était plongée dans une profonde crise économique : taux de croissance en berne, taux de chômage élevé, excédent commercial qui s’effiloche, bref tous les ingrédients d’une crise économique qui s’annonçait longue et meurtrière. Aux commandes de l’Allemagne, le chancelier Gerhard Schroeder venait d’être réélu pour un nouveau mandat. Qu’a-t-il fait?</p>



<p>Au risque de perdre sa popularité et les élections suivantes, il avait entrepris de réformer en profondeur l’économie allemande. Plus de ligne rouge syndicale qui tienne. Le chômage n’est plus rémunéré qu’au quart de ce qu’il fût. Fini les contrats de travail en plomb.</p>



<p>Résultat : l’Allemagne redémarre. Alors que notre chancelier Schroeder battit des records d’impopularité et perdit les élections suivantes. Ce fut ensuite une vingtaine d’années de prospérité avec la chancelière Angela Merkel, non pas grâce au génie de celle-ci, mais grâce aux réformes de son prédécesseur, le chancelier Schroeder, qui a sacrifié sa carrière personnelle pour le salut de son pays.</p>



<p>5- Bien sûr qu’au point où nous en sommes, notre situation n’a rien à voir avec celle de l’Allemagne au début des années 2000. J’entends par là, que nous sommes dans une situation économique infiniment plus grave. De quoi a-t-on besoin ?</p>



<p>Un Schroeder qui vient secouer gravement le peuplier.</p>



<p>Qui vient nous dire comme Churchill à l’adresse des Anglais pour leur entrée dans la deuxième guerre mondiale : <em>«Je n’ai rien à offrir que du labeur, des larmes et de la sueur»</em>. J’ai enlevé <em>«du sang»</em> à dessein car nous ne sommes pas en guerre.</p>



<p>* <em>Economiste. </em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=767298538278965&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics For Tunisia, E4T</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="92GV3E7DGi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/ursula-von-der-leyen-nous-allons-soutenir-la-tunisie-dans-la-gestion-des-frontieres/">Ursula von der Leyen : «Nous allons soutenir la Tunisie dans la gestion des frontières»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ursula von der Leyen : «Nous allons soutenir la Tunisie dans la gestion des frontières» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/12/ursula-von-der-leyen-nous-allons-soutenir-la-tunisie-dans-la-gestion-des-frontieres/embed/#?secret=qtis2QgZhB#?secret=92GV3E7DGi" data-secret="92GV3E7DGi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie: 2022, l’année du grand bond en arrière!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/29/tunisie-2022-lannee-du-grand-bond-en-arriere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2022 11:42:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2022 a été plutôt un annus horribilis quasiment pour tous les Tunisiens et sur tous les plans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/29/tunisie-2022-lannee-du-grand-bond-en-arriere/">Tunisie: 2022, l’année du grand bond en arrière!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Et si on faisait le bilan de l’année 2022 en Tunisie. Un exercice nécessaire en ces temps d’incertitudes. Pour se dire les 4 vérités, pour signifier au pouvoir ses abus et bévues. Et surtout pour éviter le pire et tenter de faire mieux en 2023. Ce que je pense, en toute franchise…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong></p>



<span id="more-5861088"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure>
</div>


<p>Disons d’emblée que l’année 2022 a été plutôt un <em>annus horribilis</em> quasiment pour tous et sur tous les plans.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed assume l’essentiel des responsabilités de la débâcle économique et de la déconfiture des institutions. Lui, qui a pris tous les pouvoirs en main depuis 18 mois, lui qui est président de la république depuis 2019, il nie ses responsabilités et s’en lave les mains: <em>«Ce n’est pas faute, c’est celles des autres…»</em>. C’est facile, mais c’est indigne d’un président qui s’assume!</p>



<p>Les promesses et rhétoriques présidentielles prononcées en 2022 n’ont rien apporté de palpable dans la poche du citoyen. Le tout se passe alors que les Tunisiens s’appauvrissent et leurs enfants perdent espoir. Les citoyens lambda continuent à marteler que la démocratie à la Tunisienne a négligé le pouvoir d’achat, et n’a rien apporté pour satisfaire des besoins et réaliser les ambitions économiques.</p>



<p>Pour reprendre les termes d’Antonio Gramsci, l’ouvrage institutionnel édifié par Kaïs Saïed en 2022 est simplement <em>«anachronique»</em>,<em> «pelleteur de nuages»</em> et <em>«vide de tout contenu social palpable»</em>. En 2022, le pays a plongé dans une polycrise, avec accumulation de problèmes sur tous les fronts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système autocratique et populiste</h2>



<p>Sur le front politique, le président Kaïs Saïed a certes été hyperactif. Il a dissous le parlement, réécrit seul une nouvelle constitution et une nouvelle loi électorale, mis en œuvre des élections législatives factices, boudées par 90% des électeurs, signifiant de facto le rejet et l’illégitimité de son système autocratique et populiste.</p>



<p>Durant 2022, ce président n’a fait aucun discours public et articulé. Il n’a invité aucun journaliste pour répondre à ses questions et éclairer l’opinion publique au sujet de ses desseins. Pour rassurer au moins! Il est dans son palais, bien gardé et bien nourri; il ne parle à personne, ne fait participer personne; il ne fait qu’à sa tête, avec zéro communication. Dans une sorte de tours d’ivoire, il incarne de facto l’expression du monarque absolu Louis XIV&nbsp;: <em>«L’Etat c’est moi»</em>!</p>



<p>Le président Saïed a été élu avec une large majorité en 2019, sur la base de promesses de gouvernance participative Bottum-Up (du bas vers le haut). En 2022, il a surpris tout le monde en mettant en place une gouvernance présidentialiste, autoritaire, et Top-Down (du haut vers le bas). Reniant ses promesses électorales et mettant en place une gouvernance fondée sur le spectacle du <em>one-man-show</em>!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oQhw9rJvJJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/26/tunisie-le-president-kais-said-joue-au-pere-noel/">Tunisie: le président Kaïs Saïd joue au Père Noël !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: le président Kaïs Saïd joue au Père Noël ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/26/tunisie-le-president-kais-said-joue-au-pere-noel/embed/#?secret=gMAU7ZAhuk#?secret=oQhw9rJvJJ" data-secret="oQhw9rJvJJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Certes, Kaïs Saïed n’a forcé personne pour voter pour lui! Élu démocratiquement, par défaut ou par accident, par des électeurs plutôt naïfs et perméables à la rhétorique populiste, et dont la majorité a moins voté pour lui que… contre son adversaire Nabil Karoui, grande figure de la corruption dans le pays. Les électeurs étaient aussi déçus par tous ses prédécesseurs, ayant gouverné après 2011. Mais, des électeurs immatures pour la démocratie moderne.</p>



<p>Les observateurs s’accordent à déplorer le gâchis tuniso-tunisien. Et pour cause, Autant en juillet 2021, comme en 2019, le président Kaïs Saïed disposait d’un fort appui populaire. En 2022, ce capital de confiance et cet appui ont été dilapidés en rien de temps, par le président en personne!</p>



<p>Kaïs Saïed incarnait pour beaucoup un espoir, mais son inaction économique a transformé progressivement cet espoir en cauchemar, fait d’autocratie, de populisme et de bluffs sans fin! Il aurait pu valoriser cet appui pour lancer des réformes et projets économiques. Il ne l’a pas fait, il a raté une chance inouïe! Le contrat social instauré depuis l’ère Bourguiba est en pas d’être brisé par le régime de Kaïs Saïed. Et cela coûte cher à la Tunisie et aux payeurs de taxes!</p>



<h2 class="wp-block-heading">La débandade économique</h2>



<p>Sur le plan économique, la débandade est encore plus grave et plus ravageuse. La dette extérieure totale, bien calculée, est passée de 40% du PIB en 2010 à plus de 140% en 2022. Les taux de croissance du PIB dépassent à peine le taux de croissance démographique. Négligeable et pas suffisant de créer de nouveaux emplois et de nouvelles richesses.</p>



<p>Depuis que le président Kaïs Saïed a monopolisé tous les pouvoirs, le dinar tunisien a perdu 13% de sa valeur face au dollar. Et la débâcle de la monnaie nationale continue dans l’indifférence totale du chef de l’Etat.</p>



<p>Le chômage ne désarme, à la suite de la débâcle de l’investissement. Les taux d’intérêt sont en moyenne de 13% (4 fois plus qu’au Maroc). Presque un jeune sur deux est au chômage.</p>



<p>Plusieurs dizaines d’investisseurs internationaux ont mis fin à leur activité en Tunisie. C’est le cas des multinationales du secteur pharmaceutique. Des filières entières ont été mises en difficulté (lait, viande, œufs, sucre, etc.), suite à des aberrations dans les politiques de tarification et de gestion de l’offre.</p>



<p>L’inflation, propulsée par l’indiscipline budgétaire de l’État, a ancré les ingrédients d’une stagflation durable et vorace. Le revenu disponible moyen per capita est, en 2022, plus faible que celui de 2010 (en dollar constant). Les citoyens appauvris et déçus se mettent à fuir le pays en masse.</p>



<p>Un citoyen sur deux veut émigrer (48%). Tout un exodus, ignoré par le sommet de l’État.</p>



<p>Sauve qui peut, plus de 40 000 ont choisi l’exil, ont déserté la Tunisie, durant 2022. Ils sont médecins, ingénieurs, universitaires, restaurateurs, plombiers, chômeurs, hommes, femmes et même des enfants claquent la porte! Des centaines sont morts noyés dans leur traversée de la Méditerranée en coulant avec leur felouque de fortune, la rage dans le cœur et la peur dans le ventre.</p>



<p>Il faudra demander des comptes au président Kaïs Saïed, et surtout lui signifier qu’il est temps d’assumer ses responsabilités !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mal-être prend le dessus</h2>



<p>Sur le plan du bien-être, et en 2022, le pouvoir d’achat des citoyens a subi la pire baisse depuis l’indépendance du pays. La forte inflation importée se conjuguant avec l’effondrement du dinar, et aux pénuries internationalisées fait que les Tunisiens et les Tunisiennes sont pris en tenaille entre les spéculateurs du marché et les spéculateurs de la politique. Kaïs Saïed fait partie de ce lot de spéculateurs générateurs d’incertitude. Les étals se vident périodiquement et le rationnement est quasi systématisé : lait, farine, sucre, riz, eau, essence, etc. Le mal-être prend le dessus sur le bien-être conventionnel!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YMiWnh0yaq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/23/tunisie-la-banqueroute-est-de-plus-en-plus-probable/">Tunisie : la banqueroute est de plus en plus probable</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la banqueroute est de plus en plus probable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/23/tunisie-la-banqueroute-est-de-plus-en-plus-probable/embed/#?secret=l4Emv1Wva9#?secret=YMiWnh0yaq" data-secret="YMiWnh0yaq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Dans les régions déshéritées et arides du pays, les gens ne mangent plus à leur faim, la sécheresse de 2022 n’arrange rien! Violence accrue, notamment contre les femmes et délinquances se sont<em> «démocratisées»</em> en 2022. Le tout pour instaurer l’insécurité et un climat de morosité et d’insatisfaction partagée.</p>



<p>Les services publics ont continué leur délabrement et descente en enfer. Les hôpitaux craquent et se craquellent de partout, ils manquant de tout : médicaments, personnel, produits d’entretien, lits, ambulances, les murs s’effritent au grand jour! Le système éducatif ne fait pas mieux et juste pour 2021-2022, plus de 100 000 enfants ont décroché et rejoignent ainsi les hordes d’oisifs et illettrés qui peuplent les rues, 24 heures sur 24. De futures torches à allumer par l’opposition et des mèches courtes pour s’enflammer à la moindre étincelle. Une poudrière!</p>



<p>Incroyable, mais vrai, le président voulait que les Tunisiens mesurent les résultats de ses politiques à l’aune de l’indicateur qu’il a ré-inventé: le BNB (bonheur national brut), au lieu de l’indicateur internationalement connu et qui porte sur le PNB (produit national brut). C’est prendre les gens pour des caves…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les caisses de l’État sont à sec</h2>



<p>Sur le plan budgétaire, les caisses de l’État sont à sec et il a fallu emprunter presque 19 milliards de dinars pour boucler le budget de l’État en 2022. Le budget de l’Etat est sous perfusion continue, par les dons et la dette.</p>



<p>Merci les banques locales, merci les donateurs et prêteurs (internes et externes) et merci la machine à billets!</p>



<p>Pour plusieurs observateurs et bailleurs de fonds internationaux, la Tunisie est techniquement en faillite, insolvable! Pour toutes les agences de notation, la Tunisie est considérée comme un pays spéculatif et insolvable (noté C moins).</p>



<p>Durant 2022, le pays, ses médias et ses économistes s’étaient accrochés à l’espoir d’obtenir un accord avec le FMI, pour pouvoir s’endetter encore et encore, plutôt que de couper dans les dépenses superflues d’un État pléthorique, hiérarchique, boulimique et anachronique. Kaïs Saïed laisse faire plus par incompétence (en gouvernance économique) que par complaisance. Il ne comprend pas le verdict des chiffres macroéconomiques. Il refuse de comprendre qu’une démocratie à crédit est forcément une démocratie au rabais.</p>



<p>Des négociations avec le FMI trébuchent depuis presque deux ans. Et le président Kaïs Saïed dit une chose et fait son contraire, justement pour ne pas licencier au moins 200 000 fonctionnaires fictifs et payés pour ne rien faire. Il refuse aussi de restructurer des sociétés d’État transformées en puits sans fond pour les taxes chèrement payées par les contribuables. Le président Kaïs Saïed préfère le statu quo… le pourrissement !</p>



<p>L’année de 2022 a sacrifié les impératifs de la bonne gouvernance des taxes et impôts chèrement payés par des contribuables de plus en plus pauvres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le naufrage diplomatique</h2>



<p>Sur le plan diplomatique, les tiraillements et les contradictions se sont multipliés en 2022. Le président Kaïs Saïed et la Première ministre, Najla Bouden, ont multiplié les missions diplomatiques pour quêter des dons et quémander des prêts. Prêt à tout pour l’argent frais, de l’argent cache-misère!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="adHxn6MLuQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/19/legislatives-en-tunisie-le-peuple-nen-peut-plus/">Législatives en Tunisie : le peuple n’en peut plus !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Législatives en Tunisie : le peuple n’en peut plus ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/19/legislatives-en-tunisie-le-peuple-nen-peut-plus/embed/#?secret=PshXjGjoOx#?secret=adHxn6MLuQ" data-secret="adHxn6MLuQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Tous les moyens sont bons, on fricote avec la Chine, on fait les yeux doux à Israël, on se jette dans les bras de la France, on joue le jeu de l’Algérie pour contrer le Maroc (pays ami de longue date), on s’approche mordicus aux diverses alliances douteuses des pays du golfe Persique.</p>



<p>La récente visite du président Kaïs Saïed aux États-Unis s’est transformée en une magistrate humiliation au président en personne et à la Tunisie dans son ensemble. Les Américains n’aiment pas les quêteux, donneurs de leçons, verbeux qui crachent dans le ciel!</p>



<p>Ils détestent ceux qui ne tiennent pas à leur promesse. Comparée aux visites d’État des présidents à Bourguiba et Ben Ali aux États-Unis, la visite de Kaïs Saïed a été un fiasco sur toute la ligne. Notre président a été snobé, le pauvre ne savait pas que sa rhétorique sur l’annulation de la dette de la Tunisie était hors sujet, irrecevable en Amérique!</p>



<p>Pour tous ces partenaires historiques, le constat est limpide : la Tunisie de 2022 est entre de mauvaises mains! Des mains qui détruisaient plus que ce qu’elles édifiaient en matière d’institutions démocratiques, de développement économique durable et de progrès social à visage humain.</p>



<p>L’année 2022 a fait tomber les masques. Les partenaires internationaux ont eu une meilleure lisibilité des projets, desseins et comportements du président Kaïs Saïed.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La débâcle monétaire</h2>



<p>Sur le plan monétaire, le portrait est encore moins reluisant. La Banque centrale et la performance de son gouverneur ont été encore une fois mal sanctionnées par des notes de niveau C, par les institutions internationales (Fitch rating, Moody’s, The Banker, etc.).</p>



<p>Durant l’année 2022, le taux directeur a été augmenté plusieurs fois pour faire flamber les taux d’intérêt du marché, et surtout pour dérouter les devises et l’épargne nationale vers le budget de l’État, en vue de payer les salaires des fonctionnaires, au détriment de l’investissement privé, des PME et des moteurs de la croissance.</p>



<p>La Banque centrale a maintenu sa politique de répression financière, imposée par une loi de change obsolète et surannée. Les politiques monétaires et financières excluent de facto plus de 60% de Tunisiens et Tunisiens du droit de détention d’un compte et de moyens de paiements bancaires. La politique monétaire laisse faire le cartel des banques et à contribué indirectement à l’inflation qu’elle est censée combattre. Rien n’a été fait dans ces dossiers cruciaux pour les citoyens et pour la confiance envers le système bancaire.</p>



<p>Ces politiques monétaires ont poussé plusieurs milliers d’entreprises et de citoyens dans les affres des transactions hors circuit bancaires et les marchés parallèles. Presque 40% de la masse monétaire circule dans les marchés informels, au service des contrebandiers de tout acabit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas perdre l’espoir</h2>



<p>Pour finir sur une note positive, je dirai qu’heureusement, la Tunisie profonde excelle toujours et ne sombre pas dans le désespoir! Il suffit de voir Ons Jabeur, cette self-made-woman, qui se bât au plus haut niveau, arrivant à être finaliste dans les finales des plus prestigieux tournois de tennis (Wimbledon, Fluching meadows, etc.).</p>



<p>L’équipe nationale de football a fait rêver et vibrer la Tunisie, lors de la Coupe du monde au Qatar. Des milliers de jeunes chercheurs et jeunes médecins qui excellent en recherche-développement, dans les plus grandes universités du monde.</p>



<p>Des centaines startups, entreprises technologiques issues de la recherche, ont vu le jour en 2022, avec des promoteurs tunisiens, jeunes et talentueux.</p>



<p>Solidaires avec la Tunisie, les 1,7 million d’expatriés font de leur mieux et envoient des mandats à leur famille en Tunisie, dépassant les 3 milliards de $, en 2022. Montants en devises fortes (9% du PIB) et qui dépassent les recettes du secteur touristique dans son ensemble. C’est aussi cela les Tunisiens et les Tunisiennes, solidaires avec leur beau pays!</p>



<p>Cela dit, l’année 2022 restera pour l’histoire une tâche noire, pour toutes les institutions fantoches, factices et illégitimes qu’on a voulu imposer à la Tunisie, de façon populiste et autocratique.</p>



<p>Heureusement que l’histoire est là pour nous rappeler que ce qui est bâti sur le faux est nul et non avenu. Ce qui est imposé par décret et dans une démarche forcée ne survivra pas à son bâtisseur.</p>



<p>Seul regret, et encore une fois, la Tunisie perd du temps et rate des opportunités, au lieu d’avancer, elle recule dramatiquement par sa gouvernance de 2022. En même temps, les autres sociétés comparables avancent et creusent l’écart.</p>



<p>Profitons de cette chronique de fin d’année 2022, pour vous souhaiter la seule chose qui compte : une bonne santé. Comme me le répète souvent mon voisin professeur universitaire en chirurgie, le bonheur, c&rsquo;est le silence des organes.</p>



<p>Je vous souhaite donc une année 2023 très silencieuse de ce point de vue. Et encore merci pour votre soutien à mes chroniques économiques souvent sévères et quelque peu iconoclastes.</p>



<p>Vos commentaires sont bienvenus sur le blog <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=672751911066962&amp;ref=share, sur Facebook" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia</a>.</p>



<p>Bonne année 2023</p>



<p>* <em>Economiste universitaire au Canada.  </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/29/tunisie-2022-lannee-du-grand-bond-en-arriere/">Tunisie: 2022, l’année du grand bond en arrière!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Document : Fitch Ratings explique le relèvement de la note de la Tunisie à CCC+</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 12:22:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[notation]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fitch Ratings annonce le relèvement de la notation par défaut des émetteurs en devises à long terme (IDR) de la Tunisie à «CCC+».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/01/document-fitch-ratings-explique-le-relevement-de-la-note-de-la-tunisie-a-ccc/">Document : Fitch Ratings explique le relèvement de la note de la Tunisie à CCC+</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><a href="https://www.fitchratings.com/research/sovereigns/fitch-upgrades-tunisia-to-ccc-removes-from-uco-01-12-2022#:~:text=Fitch%20Ratings%20%2D%20Hong%20Kong%20%2D%2001,of%20'CCC%2B'%20or%20below." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fitch Ratings </a>a annoncé dans un rapport publié aujourd’hui, jeudi 1<sup>er</sup> décembre 2022, le relèvement de la notation par défaut des émetteurs en devises à long terme (IDR) de la Tunisie à «CCC+» au lieu de «CCC». Nous reproduisons ci-dessous la traduction dudit rapport.  </em></strong></p>



<span id="more-5403313"></span>



<h2 class="wp-block-heading">Facteurs clés de la notation</h2>



<p>Atténuation du risque de liquidité du gouvernement, ancrage des réformes : le relèvement de la note vers «CCC+» reflète l’opinion de Fitch selon laquelle l’accord conclu avec le FMI pour un nouveau mécanisme de financement élargi de 1,9 milliard de dollars sur 48 mois débloquera de grandes quantités de financement officiel des créanciers et soutenir l’assainissement budgétaire, malgré l’incertitude quant à la poursuite du respect du programme.</p>



<p>Le programme du FMI vise à remédier aux principales faiblesses structurelles de la Tunisie (par la mobilisation des recettes, le contrôle de la masse salariale publique, les subventions et les réformes des entreprises du secteur public (EP) et ne nécessitera pas de restructuration de la dette.</p>



<p>L’approbation du programme par le conseil d&rsquo;administration du FMI et les indications d’une forte conformité pourraient renforcer davantage le profil de crédit de la Tunisie.</p>



<p>Besoins de financement du gouvernement probablement couverts : nous prévoyons que les besoins de financement du gouvernement atteindront 16,4% du PIB et 16,8% du PIB en 2022 et 2023, respectivement, poussés par les dépenses supplémentaires importantes pour absorber le choc de la guerre en Ukraine et les échéances de la dette extérieure de 1,4 milliard USD et 2,0 milliards USD, respectivement.</p>



<p>Selon les autorités, un financement d’environ 1,3 milliard de dollars de l’Arabie saoudite, d’Abou Dhabi et d’Afreximbank est au stade final des négociations, ce qui, avec la première tranche du FMI, comblerait le déficit de financement pour 2022.</p>



<p>La Tunisie négocie un autre financement de 1,8 milliard de dollars, principalement des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui, en plus des décaissements prévus du FMI, des créanciers multilatéraux et bilatéraux occidentaux (environ 2,4 milliards de dollars) – débloqués avec l&rsquo;accord du FMI – et du financement du marché intérieur, couvrirait les besoins de financement budgétaire et externe en 2023.</p>



<p>Alors que le plan de financement donne une certaine visibilité sur la capacité de la Tunisie à faire face aux prochaines obligations du service de la dette extérieure, les pressions financières pourraient réapparaître si la Tunisie s&rsquo;écarte des objectifs du programme du FMI, mettant en danger de nouveaux décaissements, ou si les prix des matières premières restent au-dessus de nos prévisions, d’autant plus que la Tunisie sera confrontée à une pic des échéances de la dette extérieure en 2024 (environ 2,6 milliards de dollars, dont 850 millions d’Eurobonds).</p>



<p><strong>Consolidation budgétaire tirée par les réformes</strong> : nous nous attendons à ce que le déficit des administrations publiques diminue à 5,6% du PIB en 2023 et à 3,8% du PIB en 2024 contre 7,3% en 2022, avec la baisse des prix des produits de base et la mise en œuvre des réformes.</p>



<p>Nous prévoyons que les mesures fiscales prévues maintiendront les recettes fiscales dans une fourchette de 25 à 26% du PIB, contre une moyenne de 22,5% au cours des cinq dernières années.</p>



<p>L’accord salarial signé avec le principal syndicat, l’UGTT, en septembre limite la croissance de la masse salariale à 5,5% par an au cours des trois prochaines années, ce qui implique une baisse en termes réels.</p>



<p>Toutefois, les économies qui en résulteront seront largement compensées par l’augmentation des frais d’intérêt.</p>



<p>Des réformes des subventions et des entreprises publiques seront nécessaires pour améliorer le déficit structurel de la Tunisie. La suppression progressive prévue des subventions aux carburants en 2023 sera essentielle à l’assainissement budgétaire de la Tunisie.</p>



<p><strong>La transition politique comporte des risques </strong>: des élections législatives auront lieu le 17 décembre. Après plus d’un an de gouvernement politique sans parlement, les élections pourraient apporter plus de stabilité dans un nouveau régime présidentiel avec un processus législatif rationalisé. Cependant, plusieurs partis d’opposition ont annoncé qu’ils boycotteraient les élections, en réponse à la nouvelle loi électorale votée par décret. Cela pourrait conduire à des troubles sociaux alimentés par l’inflation et un chômage élevé.</p>



<p>Alors que nous nous attendons à ce que l’accord salarial soit maintenu en 2023 et vraisemblablement au-delà, les pressions sociales et l’opposition de l’UGTT pourraient également faire dérailler les subventions prévues pour les produits essentiels et les réformes des entreprises d’État qui sont des éléments clés du programme du FMI.</p>



<p>Historiquement, l’adhésion aux programmes du FMI a été faible et on ne sait toujours pas si cela a changé à mesure que le besoin de réformes est devenu plus largement accepté et que l’environnement politique change.</p>



<p><strong>Les pressions sur la liquidité extérieure demeurent </strong>: nous prévoyons que le déficit du compte courant se creusera sensiblement à 9,3% du PIB en 2022, contre 6,0% du PIB en 2021, en raison de la position d’important importateur net de la Tunisie pour les matières premières exposées à la guerre en Ukraine. Nous prévoyons que le déficit du compte courant restera élevé à 7,5% du PIB en 2023, car la faible croissance en Europe, principale destination des exportations, et la force du dollar compenseront la baisse modérée des prix des matières premières, avant de remonter à 6,9% du PIB en 2024.</p>



<p>L’amortissement de la dette extérieure de 4,4% du PIB en 2023 et de 5,2% du PIB en 2024 ajoutera aux pressions de financement extérieur. À notre avis, l’impossibilité d’obtenir les financements extérieurs prévus aggraverait considérablement les pressions sur la balance des paiements et poserait un risque pour le stock de réserves de change (à 98 jours d’importations en novembre) et, en définitive, pour la monnaie. La dette tunisienne est fortement exposée aux chocs de taux de change. Une dépréciation de 10% de la monnaie augmenterait la dette d’environ 5% du PIB.</p>



<p><strong>L’inflation doit rester élevée</strong> : l’inflation a augmenté tout au long de 2022 pour atteindre 9,2% en octobre. Nous prévoyons que l’inflation moyenne atteindra 10,2% en 2023, stimulée par la hausse des prix du carburant dans le cadre du programme du FMI. Le resserrement de la politique monétaire a été modéré, avec une hausse cumulée des taux attendue de 100 points de base en 2022. Nous pensons que les grands déséquilibres macroéconomiques et l’endettement élevé des entreprises privées limitent la marge de manœuvre de la politique monétaire. Cependant, de nouvelles augmentations de taux à petite échelle sont probables en 2023.</p>



<p><strong>Perspectives de croissance défavorables </strong>: nous prévoyons que la croissance du PIB restera limitée à 2,4% en 2022 et qu’elle ralentira sensiblement à 1,6% en 2023 en raison d’une inflation élevée, d’un dosage des politiques défavorable à court terme pour résoudre les grands déséquilibres macroéconomiques et de l’impact du choc de croissance en Europe.</p>



<p>Nous nous attendons à ce que la croissance reste faible dans une fourchette de 2,0 à 2,5% à moyen terme, car les obstacles à la concurrence restent élevés et constituent un obstacle majeur à la croissance du secteur privé. Un ensemble de mesures ont été identifiées par les autorités pour réduire la rigidité administrative, mais la mise en œuvre et l’impact sur les résultats macroéconomiques restent incertains.</p>



<p><strong>Gouvernance </strong>: La Tunisie a un score de pertinence ESG (RS) de &lsquo;5&rsquo; tant pour la stabilité politique et les droits que pour l’Etat de droit, la qualité institutionnelle et réglementaire et le contrôle de la corruption. Ces scores reflètent le poids élevé que les indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale (WBGI) ont dans notre modèle exclusif de notation souveraine.</p>



<p>La Tunisie a un classement WBGI moyen au 44e centile, reflétant une faible stabilité politique, un Etat de droit et des droits de participation au processus politique établis mais affaiblis et une capacité institutionnelle modérée et un niveau de corruption perçue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sensibilités de la notation</h2>



<p>Des facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une action/déclassement de notation négative :</p>



<p>&#8211; <strong>Finances publiques </strong>: incapacité à obtenir les financements extérieurs prévus, entraînant un stress financier accru, par exemple en raison d’un écart important par rapport à l’agenda des réformes mettant en danger le programme du FMI.</p>



<p>&#8211; <strong>Comptes extérieurs </strong>: des déficits courants plus importants ou d’autres besoins de financement extérieurs inattendus exerçant une pression sur les réserves de change et la viabilité de la dette extérieure.</p>



<p>Facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une action/amélioration positive de la notation :</p>



<p>&#8211; <strong>Finances publiques</strong> : Engagement continu envers la mise en œuvre des réformes soutenant la performance et le financement des programmes du FMI.</p>



<p>&#8211; <strong>Compte extérieur </strong>: risque contenu sur les réserves de change et la devise, par exemple en raison de déficits du compte courant nettement inférieurs ou de coussins accrus pour faire face à d&rsquo;importantes échéances de la dette extérieure à venir.</p>



<p><strong><em><a href="https://www.fitchratings.com/site/re/10111579" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport original en anglais</a></em></strong>. <br><br></p>
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		<title>Tunisie : l&#8217;UGTT honnie et adulée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 12:12:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Chebil]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand les partis politiques sont obnubilés par le repositionnement sur l’échiquier politique, il est tout à fait logique que l’UGTT défende la cause des salariés et des démunis. Et quand l’exécutif refuse de communiquer sur ses programmes, s’il en a, et refuse le principe même de négocier sur quoi que ce soit avec l’UGTT, cette...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Kais-Saied-Noureddine-Taboubi-Mausolee-Hached.jpg" alt="" class="wp-image-372425"/><figcaption><em>Les relations entre Noureddine Taboubi et Kaïs Saïed évoluent en dents de scie, trahissant le malentendu de fond qui les sous-temps sur la politique sociale de l&rsquo;Etat.</em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Quand les partis politiques sont obnubilés par le repositionnement sur l’échiquier politique, il est tout à fait logique que l’UGTT défende la cause des salariés et des démunis. Et quand l’exécutif refuse de communiquer sur ses programmes, s’il en a, et refuse le principe même de négocier sur quoi que ce soit avec l’UGTT, cette dernière se trouve par la force des choses dans l&rsquo;obligation d’exercer la pression sur lui pour qu’il assume ses responsabilités et sorte de sa torpeur pour répondre aux attentes des citoyens.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong> *</p>



<span id="more-385284"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>Les patrons ont l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (Utica) pour défendre leurs intérêts. Tant de législations ont été promulguées, abrogées ou amendées et tant de réformes mises en œuvre en faveur du patronat sous la pression de cette institution. La loi des finances pour l’année 2022 leur a accordé une amnistie fiscale après l’amnistie au titre des cotisations sociales à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Et on n’a pas entendu dire un jour que les exigences patronales n’étaient pas opportunes, étant donné l’état catastrophique de l’économie du pays.</p>



<p>Les agriculteurs ont l’Union tunisienne des l&rsquo;agriculture et de la pêche (Utap) pour défendre leurs intérêts pour plus d’aides, de subventions, d’abattements et d’exonérations. L’opinion a jugé ces mesures salutaires pour encourager un secteur stratégique dont dépend la sécurité alimentaire de la nation.</p>



<p>Les ordres des médecins et des pharmaciens défendent les intérêts de leurs corps respectifs, pour des augmentations des prix, des marges du bénéfice et des honoraires, ainsi que pour de facilités d’importation et pour le recouvrement des créances auprès de la Caisse nationale d&rsquo;assurance maladie (Cnam). Personne ne qualifie leurs demandes d&rsquo;excessives étant donné le déficit des caisses sociales, le déficit des hôpitaux et de la Cnam.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La centrale syndicale diabolisée </h2>



<p>Aux syndicats des riches tout est toléré, mais quand l’Union générale des travailleurs tunisiens(UGTT) demande une bouffée d’oxygène pour des millions de pauvres et de moins pauvres à l’agonie, c’est le tollé général.</p>



<p>L’UGTT était glorifiée pour son rôle déterminant dans la chute de Ben Ali. Elle a été sollicitée de toute part puis louée pour son rôle dans le dialogue national en automne 2013. Tous, sans exception, l’ont utilisée comme cheval de Troie pour torpiller le gouvernement de Habib Essid.</p>



<p>Quand son secrétaire général Noureddine Taboubi s’est opposé au processus d&rsquo;appauvrissement général qui se prépare, ce fut le scandale. Aujourd’hui l’UGTT est diabolisée pour avoir demandé des augmentations salariales en faveur des agents de l’Etat et défendu le maintien de la caisse de compensation pour toutes les catégories sociales défavorisées. Elle est aussi fustigée pour s’être opposée à la privatisation à la va vite des entreprises publiques.</p>



<p>En fait, le gouvernement veut imposer le gel des salaires pendant cinq ans et, en parallèle, supprimer la subvention de certains produits et laisser les prix flamber. En termes simples, il veut éroder le pouvoir d’achat du citoyen déjà à plat et pousser des milliers d’agents et d’ouvriers des entreprises publiques au chômage, donc au dénuement total.</p>



<p>On exige du petit peuple qu’il s’astreigne à la disette et à la misère. Est-ce commettre un sacrilège que de s’y opposer? Doit-on donc s&rsquo;estimer heureux s’il n’y a pas encore de camps de concentration et de chambres à gaz pour y fourrer les pauvres gens?&nbsp;Mes intérêts de prolétaire, mon droit à une vie décente et à la dignité ne peuvent être défendus actuellement que par l’UGTT et surtout pas par Kaïs Saïed qui ne fait que me vendre des chimères.</p>



<p>Tous les indicateurs montrent qu’une augmentation faramineuse du coût de la vie est inéluctable pour l’année 2022 et les années qui suivront. Dans ces conditions, il est tout à fait légitime que l’UGTT défende ses adhérents, les démunis et les laissés-pour-compte qui n’ont personne pour les défendre. Les mouvements de gauche, même, se sont détournés depuis longtemps du prolétariat pour épouser la cause de la démocratie libérale et la cause du nationalisme arabe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Tunisiens subissent la mégalomanie de M. Saïed </h2>



<p>Octobre 2019, Kaïs Saïed est élu président de la république. Jusqu’au 25 juillet 2021, date de son passage en force pour concentrer tous les pouvoirs entre ses mains, il s’est détourné des affaires de l’Etat. Certes le parlementarisme consacré par la constitution de 2014 limite ses pouvoirs en matière de la gestion de l’Etat. Mais en tant que chef de l’Etat, rien ne l’empêchait de s’entourer de conseillers capables de tracer l’état des lieux sur le plan économique et social et d’élaborer des stratégies pour le développement du pays surtout que, depuis son accession à la magistrature, M. Kaïs Saïed planifiait pour la monopolisation des pouvoirs. Il aurait pu réhabiliter le Conseil économique et social (CES) pour harmoniser ses stratégies économiques avec les attentes des partenaires sociaux. Le jour où il devenait maître absolue du pays, il serait à même de former un gouvernement qui s’engagerait sans délai dans des réformes pour faire sortir le pays du chaos. Il a passé 31 mois à Carthage sans même y penser et une écrasante majorité de Tunisiens ne lui en ont même pas voulu, qui continuent à lui faire confiance.</p>



<p>Le 22 septembre, Saïed confirme par&nbsp;décret&nbsp;le prolongement du gel des activités du parlement et s&rsquo;octroie le droit de gouverner par décret, récupérant&nbsp;<em>de facto</em>&nbsp;le pouvoir législatif en plus du pouvoir exécutif.&nbsp;</p>



<p>Le 29 septembre, le président charge Najla Bouden de former un nouveau gouvernement, qui prête serment, avec les membres de son gouvernement, le 11 octobre.</p>



<p>Ainsi, du 25 juillet au 11 octobre, aucune mesure n’a été prise par M. Saïed pour juguler la grave crise par laquelle passe la Tunisie. Il préparait la mainmise définitive du pouvoir et la présidence à vie.</p>



<p>Le gouvernement Bouden est insipide, incolore et inodore qui jusqu’aujourd’hui peine à faire un diagnostic de l’état des entreprises publiques prises individuellement et des produits subventionnés pris produit par produit; que dire des réformes structurelles qui doivent redynamiser l’économie du pays laquelle est gérée au jour le jour.</p>



<p>Le FMI attend toujours le programme du gouvernement qui demeure non élaboré, pourtant le budget de l’Etat a besoin de 6 milliards de dollars pour être bouclé et voilà que la notation de la Tunisie par l’agence Fitch Rating accuse, de nouveau, un recul pour se situer à CCC. Dort l’enfant dort.</p>



<p>Faut-il que le peuple paye la mégalomanie de M. Saïed animé par la seule idée de changer le système politique du pays et de durer au pouvoir? Faut-il supporter indéfiniment les tares d’un cabinet ministériel impotent navigant à vue ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">On ne peut demander aux pauvres d&rsquo;accepter la misère </h2>



<p>Quand les partis politiques sont concentrés sur le repositionnement sur l’échiquier politique, il est tout à fait logique que l’UGTT défende la cause des salariés et des démunis? Quand l’exécutif refuse de divulguer ses programmes, s’il en a, et refuse le principe même de négocier sur quoi que ce soit avec l’UGTT, cette dernière serait par la force des choses obligée d’exercer la pression sur lui pour qu’il assume ses responsabilités et sorte de sa torpeur pour répondre aux attentes des citoyens. S’il n’en est pas capable, et il prouve jour après jour qu&rsquo;il ne l’est pas, qu’il soit limogé d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre. Le peuple n’a plus rien à perdre que ses chaînes. Ses chaînes, il les brisera quelles qu’en soient les conditions et les conséquences.</p>



<p>Si des intellectuels petits bourgeois se plaisent encore dans leur confort, tant mieux pour eux. Mais, ils n’ont pas le droit de demander aux pauvres gens de se résigner à une misère devenue insupportable. Ils n’ont pas le droit d&rsquo;interdire à Taboubi de canaliser et d&rsquo;encadrer la contestation populaire dans le cadre de l’UGTT, d’une part, et de mettre le gouvernement devant ses responsabilités et lui interdire de vendre le pays en catimini, d’autre part. </p>



<p>* <em>Haut cadre à la retrait</em>e. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mjXivT8BAR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/22/tunisie-les-graves-derapages-de-la-guerre-de-saied-contre-les-speculateurs/">Tunisie : Les graves dérapages de la guerre de Saïed contre les spéculateurs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les graves dérapages de la guerre de Saïed contre les spéculateurs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/22/tunisie-les-graves-derapages-de-la-guerre-de-saied-contre-les-speculateurs/embed/#?secret=EDCbMsbt1v#?secret=mjXivT8BAR" data-secret="mjXivT8BAR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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		<item>
		<title>La Tunisie se classe 120e dans le classement mondial du bonheur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 06:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Classement mondial du bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[World Happiness Report]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans surprise, le “World Happiness Report” pour les années 2019-2020-2021, qui vient de paraître, classe la Tunisie au plus bas de l&#8217;échelle mondiale&#160;: 120e sur 142 pays, très loin derrière la Finlande, le 1er pays au classement. &#160; Commentaire désabusé d&#8217;un économiste&#160;: «Doit-on vraiment s’en étonner? Rien qu’aujourd’hui, observons juste la façon dont la Fête...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/World-Happiness-Report.gif" alt="" class="wp-image-384607"/></figure></div>



<p><strong><em>Sans surprise, le “<a href="https://worldhappiness.report/ed/2022/happiness-benevolence-and-trust-during-covid-19-and-beyond/#ranking-of-happiness-2019-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener">World Happiness Report</a>” pour les années 2019-2020-2021, qui vient de paraître, classe la Tunisie au plus bas de l&rsquo;échelle mondiale&nbsp;: 120e sur 142 pays, très loin derrière la Finlande, le 1er pays au classement. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-384604"></span>



<p>Commentaire désabusé d&rsquo;un économiste&nbsp;:<em> «Doit-on vraiment s’en étonner? Rien qu’aujourd’hui, observons juste la façon dont la Fête de l’Indépendance a été célébrée à travers le pays!»</em> Tristement, dans la morosité, la division et l&rsquo;incertitude face à l&rsquo;avenir, qui plus est, deux jours après une nouvelle dégradation de la note souveraine du pays par l&rsquo;agence Fitch Rating&#8230; à <em>«CCC avec perspective négative»</em>. On n&rsquo;est jamais tombé aussi bas ! </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Classement-du-bonheur-Tunisie.gif" alt="" class="wp-image-384606"/><figcaption><em><strong>La Tunisie dans le tréfonds du classement. </strong></em></figcaption></figure></div>



<p>A titre d&rsquo;indication, l&rsquo;indicateur où la Tunisie se classe parmi les 20 premiers pays au monde est, sans surprise aussi, celui de la corruption&nbsp;: une honteuse 13e place.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Classement-mondial-du-bonheur.gif" alt="" class="wp-image-384605"/><figcaption><em><strong>Un seul pays arabe parmi les 23 premiers pays au classement. </strong></em></figcaption></figure></div>



<p>Pour le PIB par tête d&rsquo;habitant, notre pays se classe 89e. Et pour l&rsquo;espérance de vie, elle est 55e. C&rsquo;est le moins déshonorant de ses classements, mais elle le doit à ses efforts au cours des 50 dernières années avant la révolution de 2011, qui s&rsquo;est traduite, jusque-là, par une dégradation générale dans tous les domaines. Merci qui&nbsp;?</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><strong><em><a href="https://worldhappiness.report/ed/2022/happiness-benevolence-and-trust-during-covid-19-and-beyond/#ranking-of-happiness-2019-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport en anglais sur ce lien.  </a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/21/la-tunisie-se-classe-120e-dans-le-classement-mondial-du-bonheur/">La Tunisie se classe 120e dans le classement mondial du bonheur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Mar 2022 09:50:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ciped]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[R&I]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’annonce de la nouvelle dégradation de la notation souveraine de la Tunisie par l&#8217;agence de Fitch de B- à CCC avec perspectives négatives, l&#8217;ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n&#8217;a pas voulu répondre aux questions des journalistes à ce sujet. Il a juste rappelé le post qu&#8217;il avait publié, neuf mois...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/">Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Palais-de-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-233575"/></figure></div>



<p><strong><em>A l’annonce de la nouvelle dégradation de la notation souveraine de la Tunisie par l&rsquo;agence de Fitch de B- à CCC avec perspectives négatives, l&rsquo;ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n&rsquo;a pas voulu répondre aux questions des journalistes à ce sujet. Il a juste rappelé le post qu&rsquo;il avait publié, neuf mois auparavant, à l&rsquo;occasion de la précédente dégradation de cette notation de B à B–. Pour rappeler l&rsquo;époque révolue où notre pays faisait figure de leader africain dans ce domaine. Et pour interpeller les responsables de ce gâchis : les autorités qui ne montrent aucune réactivité au malheur de la Tunisie et de son peuple.**</em></strong></p>



<p>Par <strong>Taoufik Baccar</strong> * </p>



<span id="more-384560"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Taoufik-Baccar.jpg" alt="" class="wp-image-191396"/></figure></div>



<p>Mes excuses auprès des journalistes d’avoir refusé de commenter la nouvelle dégradation. En réalité il n’y plus rien à dire à part l’embrasement de la situation et l’accélération du rythme des baisses .</p>



<p>Voilà ce que j’ai posté un certain 10 juillet 2021 à l’occasion de l’ancienne dégradation</p>



<p>«Tristes records, l’agence de notation Fitch Rating vient d’abaisser la note de défaut émetteur à long terme en devises de la Tunisie, de «B» à «B–» avec des perspectives négatives.</p>



<p>A peine quinze ans auparavant et plus exactement en mai 2007, la Tunisie fêtait le passage de sa notation au grade «A –» assortie de perspectives stables chez l’agence de notation japonaise R&amp;I, confortant ainsi le mouvement continuellement ascendant de cette note depuis l’accès du pays, pour la première fois à une notation souveraine -tenez-vous bien- en 1994, et ce, malgré le fait que ces agences avaient pris l’habitude de nous reprocher les faibles progrès sur le plan de l’ouverture politique ainsi que la centralisation des pouvoirs.</p>



<p>Beaucoup de gens ont nourri des vœux en 2011 que la transition politique mène à une amélioration conséquente de la notation de la Tunisie et à une meilleure perception à l’étranger. Il n’en fut rien hélas, car bien au contraire la notation n’a fait que se dégrader et la perception de la Tunisie n’a cessé de se détériorer dix années durant, sans aucune réaction conséquente de la part des autorités, sinon cette grande erreur stratégique commise en éliminant l’agence Standard &amp; Poor’s. la plus prestigieuse des agences de notation, de la liste des maisons qui notent notre pays oubliant que cette agence garde le droit de procéder de sa propre initiative à des <em>«notations sauvages»</em> et donnant dans la foulée un signal fort au marché et aux observateurs, de manque de transparence et d’audace pour affronter les problèmes réels du pays à travers un programme de réformes à la mesure des défis.</p>



<p>La Tunisie a ainsi perdu en une décennie, sept à huit grades, selon les agences de notation !</p>



<p>Au niveau de notre classement au niveau des rapports et des forums internationaux qui reflètent la perception de notre pays à l&rsquo;étranger, nous avons même enregistré de tristes records. Ainsi le classement de la Tunisie par le Forum de Davos est passé entre 2010 et 2015 de la 32e à 92e place, soit une dégradation de soixante (60) places, la baisse la plus sévère jamais enregistrée depuis la publication du rapport de Davos au cours de la deuxième moitié des années soixante-dix. Une contreperformance digne du livre de Guinness. </p>



<p>Nous avons à maintes reprises proposé dans les publications du Centre international Hédi Nouira de prospective et d&rsquo;études pour le développement (Ciped) et notre livre <em>«Le miroir et l’horizon : Rêver la Tunisie»</em>, une stratégie assortie d’une démarche concrète pour reconquérir une note digne d’une Tunisie qui a toujours fait figure de leader africain dans ce domaine. Malheureusement, les autorités n’ont montré aucune réactivité au malheur de la Tunisie et de son peuple.»</p>



<p>** <em>Le titre est de la rédaction.</em></p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Le déficit de la balance commerciale poursuit sa dégradation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Mar 2022 12:08:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[balance commerciale]]></category>
		<category><![CDATA[commerce extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la Tunisie, les mauvaises nouvelles se suivent et se ressemblent. On ne s&#8217;est pas encore remis de la dégradation de la note souveraine de notre pays par l&#8217;agence Fitch Rating à «CCC», qui équivaut presque à un défaut de paiement en devises, qu&#8217;on apprend que le déficit de notre balance commerciale continue, lui aussi,...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Exportations.jpg" alt="" class="wp-image-83445"/></figure></div>



<p><strong><em>Pour la Tunisie, les mauvaises nouvelles se suivent et se ressemblent. On ne s&rsquo;est pas encore remis de la dégradation de la note souveraine de notre pays par l&rsquo;agence Fitch Rating à «CCC», qui équivaut presque à un défaut de paiement en devises, qu&rsquo;on apprend que le déficit de notre balance commerciale continue, lui aussi, de s&rsquo;aggraver.</em></strong></p>



<span id="more-384491"></span>



<p>En effet, selon les statistiques sur le <em>«Commerce extérieur aux prix courants, Février 2022»</em>, publiées samedi 18 mars 2022, par l&rsquo;Institut national de la statistique (INS), le solde commercial de la Tunisie s’établit à un niveau de -2 614,5 millions de dinars (MDT), au cours des deux premiers mois de 2022 contre -1 894,3 (MDT), durant les deux premiers mois de 2021.</p>



<p>Le taux de couverture, quant à lui, a perdu 0,8 point, par rapport à la même période de 2021, pour s’établir à 77,5%.</p>



<p>Durant les deux premiers mois de l’année 2022, les exportations ont enregistré une hausse de 31,6%, contre une baisse de 10,1%, durant les deux mois de 2021. Elles ont atteint le niveau de 8 999,2 MDT contre 6 839 MDT durant la même période de 2021.</p>



<p>De même, les importations ont enregistré une hausse de 33%, contre une baisse de 12%, durant les deux mois de l’année 2021. En valeur, les importations ont atteint 11 613,7 MDT, contre 8 733,3 MDT durant la même période de l’année 2021.</p>



<p>Ce que l&rsquo;INS ne dit pas dans son rapport – la prospective ne faisant pas partie de ses missions –, c&rsquo;est que l&rsquo;équibre de la balance commerciale risque de se détériorer davantage au cours des prochains mois, et ce pour plusieurs raisons, notamment la hausse des prix des principaux produits d&rsquo;importation de la Tunisie (hydrocarbures, céréales, etc.) et la détérioration du taux de change de la monnaie nationale à cause de lapoursuite de l&rsquo;inflation à un taux relativement élevé (plus de 7%).</p>



<p class="has-text-align-right">I.<strong> B.</strong></p>
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		<title>Tunisie : Mendicité ostentatoire des politiciens et générosité discrète des citoyens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/16/tunisie-mendicite-ostentatoire-des-politiciens-et-generosite-discrete-des-citoyens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jul 2021 10:11:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora tunisienne]]></category>
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		<category><![CDATA[Hajer El Ouardani]]></category>
		<category><![CDATA[Kaissar Sassi]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Bibi]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Rezgui]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Trabelsi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux ravages de la pandémie de la Covid-19 (plus de 16 000 morts), les élites au sommet de l’État tunisien pavanent et bombent le torse, capitalisant ostentatoirement sur leur mendicité et leurs lamentations au niveau international. En face, la société civile et les expatriés notamment se mobilisent de façon altruiste, discrète et humble pour...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/16/tunisie-mendicite-ostentatoire-des-politiciens-et-generosite-discrete-des-citoyens/">Tunisie : Mendicité ostentatoire des politiciens et générosité discrète des citoyens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Aides-sanitaires-internationales.jpg" alt="" class="wp-image-356465"/><figcaption><em>Les responsables de l’État capitalisent ostentatoirement sur leurs mendicité et lamentation au niveau international.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Face aux ravages de la pandémie de la Covid-19 (plus de 16 000 morts), les élites au sommet de l’État tunisien pavanent et bombent le torse, capitalisant ostentatoirement sur leur mendicité et leurs lamentations au niveau international. En face, la société civile et les expatriés notamment se mobilisent de façon altruiste, discrète et humble pour aider la Tunisie à contrer la Covid-19. Une différence et un hiatus qui en disent long sur la fissure entre la gestion des élites politiques au sommet de l’État et celle de l’action collective citoyenne des Tunisiennes et Tunisiens. Témoignage…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D</p>



<span id="more-356462"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Il y a deux jours, la Tunisie a été classée par l’OMS comme le pays le plus impacté par le Covid-19. Le plus impacté de tous les pays en Afrique, pire que les pays en guerre ou encore en situation de famine. Loin derrière de tous les pays arabo-musulmans (MENA).</p>



<p>La même semaine, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/05/30/tunisie-avec-le-c-de-fitch-rating-cest-fichu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fitch Rating </a>a dégradé, pour la 9e fois de suite, la cote de crédibilité de la Tunisie vers B-, avec perspectives négatives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mendicité ostentatoire et indécence…</h2>



<p>Dans le contexte, les élites politiques au sommet de l’État sortent et sans vergogne pour <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/07/12/la-tunisie-reduite-au-statut-detat-mendiant/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quémander des aides, </a>se lamenter de façon indigne, s’abaisser encore et encore pour humilier la fierté nationale et décrédibiliser le processus de la transition démocratique.</p>



<p>Beaucoup de ces élites, élues ou pas, courbent l’échine et perdent leur honneur, en quémandant n’importe quoi et à n’importe qui.</p>



<p>Ils le font avec culot, en voulant à tout prix cacher leur incompétence dans la gestion de la pandémie et occulter leur responsabilité dans la mal-gouvernance sanitaire et économique du pays. Chacun d’eux renvoie la responsabilité aux autres, ils s’en lavent les mains, comme dans le souk, c’est jamais ma faute, c’est toujours la faute des autres…</p>



<p>Ce qui compte pour eux, c’est marquer des points politiques et induire en erreur l’opinion publique, peu importe le nombre de morts que leur mal-gouvernance a généré d’une façon directe ou indirecte.</p>



<p>Dans les médias, ces élites posent de façon honteusement ostentatoire sur le tarmac de l’aéroport de Tunis-Carthage, pour prendre des photos à l’ombre des cartons de vaccins vulnérables à une chaleur de 45 degrés Celsius… Des photos qui frisent le ridicule, des photos de la honte, des photos pour ne si piètre&#8230; histoire!</p>



<p>Face aux donateurs et équipages d’avions chargés de vaccins et d’équipements sanitaires, des ministres du gouvernement et de la présidence de la république font les larbins et se poussent mutuellement pour monopoliser la parole et capitaliser sur les 16&nbsp;000 morts victimes de la Covid-19.</p>



<p>A se demander si ces responsables méritent le respect de leurs citoyens ordinaires. A se demander jusqu’où ils peuvent aller dans la dégradation du branding de la Révolte du Jasmin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Générosité discrète, efficace et humble</h2>



<p>Sur d’autres fronts, loin des caméras et sur la plancher des urgences, des Tunisiennes et les Tunisiens engagés, honnêtes et bien ancrés dans leurs milieux s’organisent, se remuent et se privent de tout pour aider leur pays à s’en sortir de la situation cauchemardesque dans laquelle il s’est trouvé.</p>



<p>L’ingénieur en chef Samia Rezgui installée à Londres, Sami Bibi, docteur en économique installé à Ottawa, Kaissar Sassi, médecin anesthésiste réanimateur opérant en France et bien d’autres multiplient les efforts pour mobiliser les donateurs, envoyer du matériel médical, des vaccins, des lits, des tonnes d’outillages utiles de façon discrète, généreuse et humble. Par des articles d’opinion et des cris de cœur, Samir Trabelsi, professeur universitaire à Toronto, Hajer El Ouardani, universitaire à Tunis, et bien d’autres intellectuels ameutent l’opinion publique internationale pour sortir la Tunisie de ses différentes crises sanitaires, économiques, sociales…</p>



<p>C’est cela le hiatus qui oppose frontalement la Tunisie profonde de celle qui se trouve aujourd’hui au sommet de l’État. Ce hiatus est porteur d’un autre virus, celui de l’instabilité sociale et de la perte de la confiance des jeunes générations envers leurs élites et aînés.</p>



<p>Pourtant, il suffit de peu pour mobiliser et rebondir. Samia Rezgui résumait le succès de son initiative d’aide à la Tunisie à partir de Londres en des mots simples, limpides… mais crédibles, comparativement à ceux des politicards du bled. Elle expliquait :<em> «Pour notre action contre le Covid-19 en Tunisie, notre communauté tunisienne au Royaume Uni s’est organisée spontanément, en équipe de projet, nous avons défini notre stratégie, nos objectifs et nous avons privilégié la célérité de l’action en contexte d’urgence, en toute transparence… Nous avons collecté en deux semaines 400 000 dinars et avons commencé à livrer 50 concentrateurs d’oxygène. Notre but c’est de livrer au moins 5 concentrateurs par gouvernorat en Tunisie. Tout cela est fait par des donateurs discrets, humbles et mordus par l’amour de leur Tunisie de toujours…».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’État doit apprendre de l’action citoyenne</h2>



<p>Les élus politiques et les élites au pouvoir doivent reconnaître leur fiasco dans la gestion de la Covid-19 en Tunisie. Ils doivent assumer leur responsabilité et préparer la passation du relais du pouvoir.</p>



<p>Ces élites et l’administration publique en général doivent valoriser cette crise pour moderniser leurs façons de faire, pour changer de logiciel… pour opter pour un management public axé sur les résultats d’abord.</p>



<p>La crise actuelle est amplifiée par le manque de confiance envers les partis politiques, envers les élus et tous ces gouvernements pléthoriques et instables qui endettent le pays en dégradant chaque jour un peu plus les services publics. L’état des hôpitaux en est la preuve béante et criante.</p>



<p>Les aides de la diaspora sont précieuses. Elles doivent éviter les circuits gouvernementaux et étatiques, largement rongés par la corruption et la malversation.</p>



<p>La diaspora doit s’organiser pour renforcer son appui à la Tunisie, dans une approche de gestion par projet. Les élites de la diaspora doivent être représentées (bénévolement) dans tous ces comités constitués pour gérer la crise sanitaire et la crise économique qui étrangle pays.</p>



<p>Les comités en charge de la lutte à la Covid-19 et ceux en charge de la relance économique doivent compter dans leurs rangs des experts de la diaspora tunisienne à l’international. Cela donnerait plus de crédibilité et plus de rigueur dans la gestion de la crise et la communication autour.</p>



<p>Cela mobilisera plus d’aide internationale, le capital de sympathie manifesté envers de la Tunisie ces derniers jours est avant tout redevable à ces 1,7 millions de Tunisiens et Tunisiennes vivant et travaillant à l’étranger. L’héritage de Bourguiba y est aussi pour beaucoup.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VOjBERnEj3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/04/la-deliquescence-de-letat-en-tunisie/">La déliquescence de l’État en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La déliquescence de l’État en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/04/la-deliquescence-de-letat-en-tunisie/embed/#?secret=g6MhGGv6Dw#?secret=VOjBERnEj3" data-secret="VOjBERnEj3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eP6nRR8oXE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/03/tunisie-face-a-la-crise-letat-manque-de-competence-et-de-courage/">Tunisie : face à la crise, l’Etat manque de compétence et de courage</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : face à la crise, l’Etat manque de compétence et de courage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/03/tunisie-face-a-la-crise-letat-manque-de-competence-et-de-courage/embed/#?secret=9N5ZAKGawB#?secret=eP6nRR8oXE" data-secret="eP6nRR8oXE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/16/tunisie-mendicite-ostentatoire-des-politiciens-et-generosite-discrete-des-citoyens/">Tunisie : Mendicité ostentatoire des politiciens et générosité discrète des citoyens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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