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	<title>Archives des Fitch - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Fitch - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Fitch Ratings souligne l’environnement difficile des banques tunisiennes  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/30/fitch-ratings-souligne-lenvironnement-difficile-des-banques-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 11:48:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les banques tunisiennes évoluent dans un environnement difficile: inflation élevée, croissance atone et taux d’intérêt élevés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/30/fitch-ratings-souligne-lenvironnement-difficile-des-banques-tunisiennes/">Fitch Ratings souligne l’environnement difficile des banques tunisiennes  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les banques tunisiennes continuent d’évoluer dans un environnement difficile, marqué par une inflation élevée, une croissance économique atone et des taux d’intérêt élevés, a indiqué l’agence de notation américaine Fitch Ratings.</em></strong></p>



<span id="more-17770421"></span>



<p>En effet, la croissance du crédit (0,6 % sur les cinq premiers mois de 2025) traduit à la fois une demande de financement modérée et une forte absorption des ressources par l’État, réduisant ainsi l’accès des autres secteurs économiques aux crédits, a expliqué l’agence dans une analyse publiée mardi 28 octobre 2025.</p>



<p>A rappeler qu’en septembre 2025, Fitch Ratings a relevé la note souveraine de la Tunisie à «B-» avec perspective stable. Toutefois, cette amélioration ne devrait pas se traduire par une amélioration significative des conditions d’exploitation des banques, malgré la révision à la hausse de la note de l’environnement opérationnel, explique l’agence de notation.</p>



<p>Le taux des créances douteuses (NPL) du secteur a atteint 14,7 % fin mars 2025, soit le plus haut niveau depuis quatre ans (contre 13,1 % fin 2021). Une part importante de ces créances correspond toutefois à des actifs hérités de périodes antérieures, ce qui laisse entrevoir un potentiel de réduction substantielle du ratio de NPL à moyen et long termes, précise l&rsquo;agence.</p>



<p>La rentabilité du secteur demeure modeste, avec un rendement moyen des capitaux propres (ROE) de 10,6 % sur la période 2022–T1 2025.</p>



<p>Au premier semestre 2025, le résultat net cumulé des dix principales banques a progressé de 13 % en glissement annuel, mais cette évolution a été pondérée par la hausse du coût du risque (+21 %) et par une augmentation des charges d’exploitation (+8 %).</p>



<p>Les conditions de liquidité restent satisfaisantes et devraient être maintenues en 2026. Les dépôts de la clientèle, principale source de financement des banques, ont progressé de 3 % sur les cinq premiers mois de 2025 (contre 10 % en 2024), tandis que les encours de crédit n’ont augmenté que de 0,6 %. Le refinancement auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) représentait 5 % du passif sectoriel à fin mai 2025.</p>



<p>Les conditions de liquidité favorables devraient se maintenir, soutenant une augmentation progressive de l’exposition des banques à la dette souveraine en 2026, estime la même source, précisant que cette tendance est soutenue par une faible demande de crédit privé et des rendements ajustés du risque attractifs sur les titres publics.</p>



<p>D’après <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/19413694-les-banques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/30/fitch-ratings-souligne-lenvironnement-difficile-des-banques-tunisiennes/">Fitch Ratings souligne l’environnement difficile des banques tunisiennes  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Des prix indomptables qui obscurcissent l’horizon politique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/tunisie-des-prix-indomptables-qui-obscurcissent-lhorizon-politique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 10:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les prévisions proposées par Fitch au sujet de l’évolution des prix à la consommation en Tunisie sont plutôt inquiétantes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/tunisie-des-prix-indomptables-qui-obscurcissent-lhorizon-politique/">Tunisie | Des prix indomptables qui obscurcissent l’horizon politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les prévisions proposées par Fitch au sujet de l’évolution des prix à la consommation en Tunisie sont plutôt inquiétantes voire affolantes. Le rapport de l’agence de notation publié la semaine dernière pour le Q2 2025 brosse des évolutions structurelles des prix, et contre lesquelles les politiques monétaires de la Banque centrale ne changent quasiment rien. Des évolutions qui ne fléchiront pas d’ici 2029.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-15556173"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>La politique monétaire, menée par la Banque centrale de Tunisie est récessive puisque axée sur des taux d’intérêt hypertrophiés et peu justifiés, aggrave l’impasse économique plutôt que de la débloquer.</p>



<p>Dans sa conception actuelle, la politique monétaire s’entête à faire plus de ce qui n’a pas marché dans le passé. S’obstinant à maintenir des taux d’intérêt très élevés, le conseil d’administration de la BCT ne rend pas service à la Tunisie. Surtout que le pays fait face à un marasme économique qui perdure et qu’aucun parmi la quinzaine de gouvernements de l’ère du post-2011 n’a pu endiguer pour relancer la machine de production.</p>



<p>Cinq problèmes structurels expliquent ce marasme et ces tendances haussières des prix quasi immuables et qui n’augurent rien de rassurant pour l’avenir du pays et des générations montantes. Ces hausses des prix érodent le pouvoir d’achat, appauvrissent les populations les plus vulnérables et menacent l’instabilité sociopolitique. Et pour cause…</p>



<p>&#8211; Un: l’économie tunisienne est paralysée par une grave érosion de la productivité globale des facteurs. Les travailleurs ne font pas le nécessaire pour produire plus et mieux. L’esprit vindicatif insufflé par un syndicalisme rétif aux réformes n’aidant pas le travail et la productivité. Et le sens du travail s’effrite de plus en plus.</p>



<p>&#8211; Deux: la propension marginale à consommer des Tunisiens est en hausse continue. L’occidentalisation des modes de consommation amplifie les demandes et les ambitions des familles et des travailleurs. Le salaire moyen des travailleurs est de 950 dinars par mois. On ne peut plus épargner, ni avoir un logement décent.</p>



<p>&#8211; Trois: une bonne partie de l’inflation est importée. Et par deux canaux. Le déficit commercial alimentaire et le croissement continu des effectifs de Tunisiens expatriés et revenant périodiquement en Tunisie avec des revenus moyens allant jusqu’à dix fois ceux des Tunisiens. Un Tunisien sur six est expatrié (2 sur 12 millions).</p>



<p>&#8211; Quatre: les taux d’intérêts élevés n’aident pas l’investissement et donc la création des entreprises innovantes, compétitives et permettant de dynamiser la croissance et le progrès social. Des taux d’intérêt qui frôlent la moyenne de 13%, soit 4 à 5 fois plus élevés que les mêmes taux au Maroc, ou en Europe.</p>



<p>&#8211; Cinq: l’État et les politiques publiques continuent de privilégier la demande au détriment de l’offre. Les politiques de la demande sont plus rentables politiquement que celles de l’offre parce qu’elles procurent plus de votes, même si l’État s’endette de plus en plus et alourdit la facture de la dette à transférer aux générations futures.</p>



<p>Le tableau ci-dessous réalisé par Fitch (en anglais) indique les hausses de prix moyens de 8 à 12% annuellement quasiment pour tous les éléments constitutifs du panier quotidien des ménages tunisiens, d’ici 2029.</p>



<p>Regardez ces taux, pour mieux comprendre l’impasse des politiques monétaires actuelles et les contradictions des politiques économiques quand il s’agit de créer et répartir la richesse.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="898" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hausse-des-prix-des-produits-alimentaires-Tunisie-898x1024.jpg" alt="" class="wp-image-15556249" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hausse-des-prix-des-produits-alimentaires-Tunisie-898x1024.jpg 898w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hausse-des-prix-des-produits-alimentaires-Tunisie-263x300.jpg 263w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hausse-des-prix-des-produits-alimentaires-Tunisie-768x876.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hausse-des-prix-des-produits-alimentaires-Tunisie-1347x1536.jpg 1347w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hausse-des-prix-des-produits-alimentaires-Tunisie-580x661.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hausse-des-prix-des-produits-alimentaires-Tunisie-860x981.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hausse-des-prix-des-produits-alimentaires-Tunisie-1160x1323.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hausse-des-prix-des-produits-alimentaires-Tunisie.jpg 1433w" sizes="(max-width: 898px) 100vw, 898px" /></figure></div>


<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong>&nbsp;: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZWMg_5r5NJyG1YSlGNUgc4Ajuys80o7t5TQhwGjKtq0Im1Qj2U_aELEIcjfkSs0OtwxegxHtQj7tMbS6Eq4ymAk3ib07YzMFLM-AAoUm3XnO3WNI2ijYzwaynfYwelvSzRTgdbhWkAvw1CvwKwntI8gqzhPIXJ6UQaPApI6ab_d-w&amp;__tn__=-UK-R"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/tunisie-des-prix-indomptables-qui-obscurcissent-lhorizon-politique/">Tunisie | Des prix indomptables qui obscurcissent l’horizon politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fitch prévoit le maintien du taux directeur en Tunisie à 8% jusqu’à la fin de  2025  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/28/fitch-prevoit-le-maintien-du-taux-directeur-en-tunisie-a-8-jusqua-la-fin-de-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 06:14:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fitch Solutions ne prévoit pas un desserrement de la politique monétaire de la Tunisie en 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/28/fitch-prevoit-le-maintien-du-taux-directeur-en-tunisie-a-8-jusqua-la-fin-de-2025/">Fitch prévoit le maintien du taux directeur en Tunisie à 8% jusqu’à la fin de  2025  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son rapport intitulé ‘‘Emerging Markets Monitor’’ publié le 29 juillet 2024, dont nous traduisons l&rsquo;extrait-ci-dessous, Fitch Solutions ne prévoit pas de changement dans la politique monétaire de la Tunisie en ce qui concerne le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie, jugé élevé et peu favorable à l’investissement et à la croissance par la plupart des économistes.   </em></strong></p>



<span id="more-13878179"></span>



<p>Nous nous attendons à ce qu’une inflation persistante incite à la Banque centrale de Tunisie (BCT) maintiendra son taux directeur à 8,00% jusqu’à fin 2025. Lors de son conseil d’administration du 20 juin, la BCT a maintenu son taux directeur inchangé au plus haut depuis 2006 pour la neuvième réunion consécutive.</p>



<p>Malgré un ralentissement par rapport à une moyenne de 10,0&nbsp;% en glissement annuel au premier semestre 2023 à 7,4% en glissement annuel au premier semestre 2024, nous nous attendons à ce que la croissance des prix se stabilisera autour de 7,2% au deuxième semestre 2024 et atteindra un moyenne de 7,6 % en 2025.</p>



<p>Malgré la baisse des prix du Brent en d’ici 2025, nous nous attendons à une hausse des prix du blé et de l’eau, des pénuries persistantes de biens sur le marché intérieur et des pressions dépréciatives sur le dinar au 1<sup>er</sup> semestre 2025, ce qui maintiendra l’inflation en Tunisie au-dessus de la moyenne 2015-2019 de 5,6%. Nous pensons que cela découragera la BCT de suivre la tendance régionale et mondiale en assouplissant sa politique monétaire.</p>



<p>Nous ne pensons pas non plus que la BCT relèvera les taux pour éviter d’exacerber les pressions budgétaires, par le biais de paiements d’intérêts plus élevés, étant donné que le gouvernement est de plus en plus porté à compter sur les banques nationales et la BCT elle-même pour financer ses déficits budgétaires et du compte courant.</p>



<p>De plus, des préoccupations d’un nouvel étouffement de l’activité économique après que l’économie ait affiché une croissance de seulement 0,4% en 2023 et de 0,2% en glissement annuel en 2023. </p>



<p>Le premier trimestre 2024 dissuadera encore davantage le resserrement de la politique monétaire.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/28/fitch-prevoit-le-maintien-du-taux-directeur-en-tunisie-a-8-jusqua-la-fin-de-2025/">Fitch prévoit le maintien du taux directeur en Tunisie à 8% jusqu’à la fin de  2025  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 07:55:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand les agences de notation causent des dommages économiques aux pays africains.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La nécessité d’agences de notation pour un pays africain en quête de levée de capitaux sur les marchés internationaux est indiscutable. Cependant, le discernement dans l’approche ou les contrats avec ces agences est impératif. Un équilibre délicat doit être maintenu, où l’aspiration à des notations favorables à un moment donnée pour lever à cout réduit des capitaux, coexiste avec les craintes à terme de dommages économiques liés aux probables dégradations futures de ces notations.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya </strong>*</p>



<span id="more-11375923"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>C’est dans cette dualité que réside le défi, mais aussi l’opportunité pour le continent, de se forger un avenir économique et financier solide et durable, le rendant moins dépendant de ces agences. Cet avenir dépend de la création d’une grande agence de notation africaine, le lancement d’une monnaie unique, les développements de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance solide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dommages des mauvaises notations</h2>



<p>L’impact négatif des mauvaises notations de la solvabilité de pays africains par les agences Standard &amp; Poor’s, Moody’s ou Fitch, est dévastateur pour le développement économique et social du continent. Pour rappel, ces trois grandes agences internationales contrôlent 96% du marché mondial. Elles appartiennent à des fonds américains de gestion d’actifs.</p>



<p>Aujourd’hui, tous les investissements en Afrique sont considérés, selon ces agences, comme spéculatifs, voire totalement perdants, à l’exception de ceux au Botswana (deuxième producteur mondial de diamants).</p>



<p>Des alertes internationales, à grandes diffusions sur l’insolvabilité des Etats africains sont relayées par les médias dans le monde entier. C’est une situation dramatique, surtout pour ceux qui n’ont pas demandé d’être notés… mais qui avaient la malchance d’avoir eu un contrat avec&nbsp; l’une de ces agences.</p>



<p>Les<em> «jugements»</em> de ces agences sur la solvabilité des emprunteurs sont considérés comme des opinions, donc celles-ci sont protégées par le premier amendement de la Constitution américaine relative à la liberté d’expression. Autrement dit, elles sont juridiquement inattaquables.</p>



<p>Ces notations constituent un indicateur clé de prise de décision des bailleurs de fonds, des investisseurs et des partenaires économiques et financiers. Elles servent à évaluer le risque de crédit ou capacité de remboursement, associé à un émetteur de dette, qu’il s’agisse d’un Etat, d’une entreprise ou d’une institution financière. Cependant, elles vont au-delà de simples évaluations de solvabilité, et ont des répercussions significatives sur le destin des pays africains. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ILGkTUtEut"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/">Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/embed/#?secret=Rw80koXlHL#?secret=ILGkTUtEut" data-secret="ILGkTUtEut" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une note dégradée signifie un coût élevé de l’endettement entraînant des taux d’intérêt plus élevés en raison d’un prétendu risque de défaut, un surcoût dans les opérations financières de cautionnement de confirmation de lettres de crédit bancaires ou d’assurance étrangère, une limitation des investissements, des difficultés pour mobiliser des financements d’infrastructures, un frein à l’innovation en décourageant les initiatives novatrices, une perte de confiance engendrant une fuite des capitaux, une dépréciation de la monnaie locale avec une perte du pouvoir d’achat, une croissance économique entravée,des dommages à la réputation des pays, en un mot une déstabilisation économique.</p>



<p>Une notation plus nuancée de ces agences, contrairement à leur vision trop simpliste et stéréotypée du continent, permettrait aux Etats africains d’économiser annuellement sur leurs emprunts environ 90 milliards USD à comparer aux 100 milliards de leurs besoins annuels d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La piètre fiabilité des évaluations des agences de notation</h2>



<p>Le monde se rappelle de la manière irresponsable dont ces agences avaient noté les obligations liées aux subprimes à l’origine de la crise financière de 2008, avec 80% des titres adossés à ces crédits qui étaient notés, soi-disant, AAA (meilleure cotation) par ces mêmes grandes agences, d’où les interrogations justifiées quant à leur capacité d’évaluer les risques réels.</p>



<p>Le FMI (en septembre 2010) a évalué uniquement le coût de cette crise, en termes de dépréciations d’actifs aux USA, Europe et Japon, à 8 700 milliards USD. Les coûts directs et indirects dans le monde (récessions et autres) sont gigantesques. La réponse à cette défaillance <em>«technique»</em> des agences s’est simplement réduite à une réglementation sur leurs relations avec leurs actionnaires et filiales.</p>



<p>Cette légèreté de jugement et de comportement moutonnier aggravant à la caricature sans nuance les pires scenarii ont conduit ces mêmes agences à dissuader tout investissement en Afrique, à titre d’exemple d’absurdité, le 28 janvier 2023, Moody’s a attribué une notation «Caa2» (ultra spéculatif) à la Tunisie et le 24 octobre 2023 «B3» (très spéculatif) à l’Angola, se focalisant sur des défis du passé sans tenir compte des grandes réformes structurelles en cours, des initiatives positives et des énormes opportunités de croissance qui émergent dans ces pays.</p>



<p>Cette notation de Moody’s sur la Tunisie a d’ailleurs été contredite au Forum de Davos, ce mois-ci par la directrice du FMI, Kristalina Georgieva,&nbsp;considérant que <em>«la Tunisie fait partie des pays qui ont réussi à obtenir des résultats positifs sur les plans économique et financier»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modèles d’évaluation inadaptés au contexte africain</h2>



<p>Il est reconnu que de nombreuses imperfections caractérisent les modèles de ces agences et lorsqu’appliqués à l’Afrique, ils révèlent des lacunes significatives.</p>



<p>La première imperfection majeure réside dans la tendance à adopter des modèles standardisés, calqués sur des paradigmes économiques occidentaux de pays vieillissant avec de nombreuses sources statistiques. Ces modèles, souvent déconnectés des réalités complexes des économies africaines, ne tiennent pas compte de leurs multiples forces et potentialités.</p>



<p>La deuxième imperfection est la dépendance excessive aux données historiques. Les modèles se basent souvent sur des tendances passées pour prédire l’avenir, ce qui ne tient pas compte des changements rapides et des opportunités émergentes sur le continent africain. Les dynamiques économiques en Afrique évoluent rapidement, et les modèles qui ne s’adaptent pas à ces changements risquent de fournir des évaluations dépassées et inexactes.</p>



<p>La troisième imperfection ou faille critique réside dans la nature même de ces modèles, basés sur des paramètres établis dans des contextes bien éloignés des réalités africaines. A titre d’exemple – et je m’excuse de l’usage d’une terminologie <em>«barbare»</em> dans cet unique paragraphe – d’un point de vue technique&nbsp;: la modification du <em>«niveau de significativité statistique»</em> (multiplié par 2) pour les facteurs qui impactent la solvabilité des pays africains (appelés par les agences&nbsp;: <em>«marchés immatures»</em>), le choix des <em>«facteurs de soutien et de stress»</em> qui ont un impact fort sur la solvabilité, souvent l’omission des interférences entre ces facteurs lors du choix du modèle – une vraie sanction des pays africains, appelée par les agences&nbsp;: <em>«approche conservative»</em> – ainsi que la correction injustifiée des données pour les soi-disant <em>«marchés immatures»</em>, les écarts non corrigés entre la <em>«matrice de défaut empirique»</em> et celle théorique (passage d’un niveau de notation à un autre), la sélection, proche de l’arbitraire des coefficients de la <em>«fonction de défaut»</em> après le <em>«calibrage»</em> du modèle sur un échantillon de <em>«pays similaires»</em> (souvent en défaut), sont et de façon non exhaustive autant de biais&nbsp; de ces modèles qui jettent un discrédit sur leurs résultats pour les soi-disant<em> «marchés immatures»</em>.</p>



<p>L’Afrique, riche de ses diversités économiques, culturelles et politiques, ne peut être réduite à des équations simplistes. Les modèles mathématiques, en privilégiant la linéarité, négligent les interactions subtiles entre différents facteurs et les spécificités propres à chaque nation africaine.</p>



<p>La quatrième imperfection majeure réside dans la dépendance excessive à des indicateurs financiers classiques. En se focalisant sur des indicateurs isolés, ces modèles passent à côté de la richesse des interconnexions et des influences croisées qui caractérisent les systèmes économiques réels. Ainsi ces modèles économétriques ont souvent tendance à privilégier des indicateurs tels que le PIB (Produit intérieur brut), l’inflation, la dette, les réserves de change, le taux de croissance économique, le chômage, les exportations et les importations… Ces modèles surévaluent le poids su respect des engagements financiers passés et l’environnement politique. Ils sous-évaluent le poids des facteurs sociaux (niveau d’éducation, stabilité sociale, inégalités économiques et cohésion sociale), ainsi que les évènements externes.</p>



<p>Leurs scénarii des <em>«situations économiques»</em> sont entachés de préjugés, négligeant de nombreux facteurs de solvabilité favorables.</p>



<p>La cinquième imperfection majeure de ces modèles réside dans leur propension à généraliser l’Afrique comme une entité unique. Cette approche monolithique ignore les disparités considérables entre les pays africains, chacun possédant ses propres réalités, défis et opportunités. En considérant le continent comme un ensemble homogène, les modèles échouent à intégrer la richesse et la diversité des marchés africains.</p>



<p>Enfin, la sixième imperfection incontestable réside dans la difficulté à intégrer des facteurs qualitatifs, tels que la confiance et la perception du risque. Ces modèles, souvent axés sur des données quantifiables, peinent à rendre compte des aspects immatériels qui jouent un rôle déterminant dans la dynamique économique. Ignorer ces éléments conduit à une sous-estimation des forces motrices du changement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hAxJ0Jd9lW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/">PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/embed/#?secret=D16bjCV6oU#?secret=hAxJ0Jd9lW" data-secret="hAxJ0Jd9lW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">La perception du risque en Afrique</h2>



<p>Sur le continent la perception du risque diffère totalement de celle des grandes agences de notation.</p>



<p>&nbsp;Le risque en Afrique n’est pas une menace contre laquelle il faut se protéger, mais un catalyseur d’opportunités, de gains et un partenaire incontournable dans notre quête de progrès économique.</p>



<p>Chaque investissement, chaque projet, est une négociation avec l’incertitude et la rentabilité, une étreinte avec le risque. Et pourtant, c’est dans cette étreinte que se façonne le potentiel de croissance, là où l’audace et la prudence se rencontrent.</p>



<p>Dans le contexte africain, où les défis coexistent avec les opportunités, encourager une culture de prise de risques et d’audace est une condition préalable pour libérer le vaste potentiel économique du continent. Les Etats, les entrepreneurs sont les architectes du changement, et en embrassant le risque, ils deviennent les bâtisseurs d’un nouveau paysage économique de prospérité.</p>



<p>L’Afrique, terre de promesses et de défis, connaît une diversité de risques qui exigent une vision holistique intégrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Création d’une monnaie unique</h2>



<p>Le choix stratégique d’une monnaie unique africaine, le développement de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance jouent un rôle crucial dans le soutien de cet esprit entrepreneurial.</p>



<p>La création d’une monnaie unique africaine catalysera un développement économique sans précédent et insufflera une dynamique nouvelle au destin commun de tous les Africains.</p>



<p>L’établissement de cette monnaie résoudra bon nombre des défis économiques auxquels le continent est actuellement confronté. Il favorisera une stabilité monétaire accrue, facilitant ainsi les échanges commerciaux intra-africains. Les coûts liés aux fluctuations des taux de change seront réduits, encourageant un environnement commercial plus prévisible et propice à l’investissement.</p>



<p>Cette monnaie commune créera des marchés financiers intégrés, renforçant la capacité des Etats et des entreprises à lever des fonds à des taux d’intérêts acceptables – déterminés par la future banque centrale d’Afrique – et à investir dans des projets structurants. Les flux de capitaux intra-africains seront facilités, ouvrant la voie à une redistribution plus équitable des ressources financières sur l’ensemble du continent.</p>



<p>Cette monnaie unique constitue également un facteur puissant pour l’intégration économique. En libérant les économies des contraintes liées aux taux de change fluctuants, elle facilitera le commerce intra-africain, encourageant une croissance économique plus durable et équilibrée.</p>



<p>Enfin, mais non des moindres, une monnaie unique africaine affirmera la place du continent sur la scène internationale. Elle renforcera la capacité du continent à négocier des accords commerciaux avantageux et à jouer un rôle plus influent dans les institutions financières internationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AkXuGeCcvb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/">Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/embed/#?secret=MAKY0ikokr#?secret=AkXuGeCcvb" data-secret="AkXuGeCcvb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Attendre la convergence des économies africaines pour la création de la monnaie unique reviendrait à admettre que l’économie est une science exacte et qu’il n’existe aucun mécanisme de rattrapage d’un pays plus riche par un pays à faible revenu. Ce qui est totalement erroné. Dans la zone euro d’aujourd’hui, plus aucun pays ne respecte les quatre critères de convergence établis par le traité européen de Maastricht. Cela n’a pas empêché l’euro de garder sa parité avec le dollar américain et n’a pas engendré un écart significatif des revenus dans cette zone.</p>



<p>L’heure est venue de transcender les frontières monétaires qui ont longtemps entravé le potentiel collectif africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de marchés financiers africains</h2>



<p>Les marchés financiers sont les artères vitales de toute économie prospère. Ils permettent l’allocation efficiente des ressources, la mobilisation du capital et la création d’opportunités d’investissement. L’Afrique est aujourd’hui sous-représentée sur la scène financière mondiale, avec des marchés fragmentés et des institutions souvent enclines à la prudence excessive.</p>



<p>L’intégration financière et la création de marchés plus robustes, renforcera la capacité des économies à attirer des investissements et à financer des projets d’infrastructures indispensables. Cela favorisera également la diversification économique, réduisant ainsi la vulnérabilité aux fluctuations des prix des matières premières.</p>



<p>Le développement des marchés financiers africains requiert une approche globale, allant de la consolidation des institutions financières à l’intégration des technologies de pointe. Le socle de cette approche est la mise en place d’un cadre réglementaire clair et d’une bonne gouvernance, favorisant ainsi la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de l’industrie de l’assurance</h2>



<p>Les développements de l’industrie de l’assurance et des marchés financiers ont été les oubliés, à tort, des décideurs africains et de leurs partenaires de développement.</p>



<p>Pourtant ils doivent constituer une priorité qui s’explique par le stade de développement atteint par les économies africaines et par les possibilités réelles de mobilisation d’une épargne, privée ou publique continentale.</p>



<p>Les marchés financiers sont le lieu où la prudence de l’assureur rencontre l’audace de l’entrepreneur, favorisant ainsi des investissements éclairés et des projets novateurs.</p>



<p>Sans l’industrie de l’assurance, la plupart des entreprises ne pourraient envisager d’opérer efficacement dans de nombreuses activités, beaucoup de projets de développement ne pourraient aboutir.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance est un facteur de croissance économique, de maîtrise des risques et de résilience face aux multiples aléas.</p>



<p>Un environnement réglementaire propice et un cadre juridique clair, transparents et adaptés sont essentiels pour susciter la confiance des investisseurs et des consommateurs.</p>



<p>Il est primordial de promouvoir la diversification des produits d’assurance pour répondre aux besoins variés des populations et des entreprises africaines, notamment contre les risques liés à la santé, aux mauvaises récoltes, aux cyber-attaques, aux catastrophes naturelles&#8230;</p>



<p>La technologie, en particulier les plateformes numériques, peut transformer radicalement le paysage de l’assurance en Afrique, en permettant l’accessibilité, en améliorant l’efficacité des opérations et en réduisant les coûts administratifs. L’intégration de l’intelligence artificielle et de la blockchain renforcent la transparence et la sécurité des transactions dans le secteur de l’assurance.</p>



<p>Avec l’avènement de l’Intelligence Artificielle (IA), les assureurs doivent utiliser l’analyse des données pour anticiper les tendances, identifier les risques émergents et adapter leurs produits en conséquence. A titre d’exemple, des capteurs connectés peuvent être intégrés aux produits d’assurance pour offrir des alertes préventives, que ce soit dans le domaine de la sécurité automobile ou de la prévention des sinistres.</p>



<p>L’industrie de l’assurance devra dépasser son rôle traditionnel de simple réparateur de sinistre. Elle doit être l’architecte d’une vision proactive, préventive, façonnant un avenir où les risques sont anticipés, atténués et où la stabilité financière devient une réalité partagée.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance en Afrique est un impératif stratégique pour bâtir une économie résiliente et prospère. Il faut supprimer les barrières des frontières géographiques au secteur de l’assurance, pour réaliser des opportunités d’expansion, des partenariats pour tirer profit des synergies régionales et des alliances stratégiques pour créer un réseau robuste d’acteurs assurantiels partageant une vision commune.</p>



<p>Par ailleurs, il est essentiel de comprendre que l’assurance et les marchés financiers sont des partenaires naturels dans la gestion du risque. L’assurance, en tant que filet de sécurité financière, permet à l’économie de prospérer en dépit des incertitudes qui jalonnent son chemin. Les marchés financiers, quant à eux, offrent à l’industrie de l’assurance un terrain fertile pour réaliser des investissements dans des instruments financiers appropriés, créant ainsi une symbiose inextricable entre ces deux secteurs.</p>



<p>Enfin, la création d’une monnaie unique, le développement des marchés financiers et l’épanouissement du secteur de l’assurance sont les piliers fondamentaux de&nbsp;&nbsp; l’émergence d’une Afrique prospère, résiliente et dynamique. L’Afrique peut se forger un avenir annihilant les préjugés des agences de notation où elle ne sera pas seulement un spectateur comme aujourd’hui, mais un acteur majeur sur la scène internationale.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>R&#038;I de dégrade la notation de la Tunisie de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/ri-de-degrade-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b-avec-perspectives-negatives/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Aug 2022 09:04:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch]]></category>
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		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[R&I]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après Moody’s et Fitch, c’est au tour de l’agence japonaise R&#038;I de dégrader la notation souveraine de notre pays de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/ri-de-degrade-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b-avec-perspectives-negatives/">R&#038;I de dégrade la notation de la Tunisie de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les portes du financement extérieur se ferment les unes après les autres devant la Tunisie, qui traverse l’une de ses plus difficiles crises financières. Après Moody’s et Fitch, c’est au tour de l’agence japonaise <a href="https://www.r-i.co.jp/en/rating/about/rating_method.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">R&amp;I </a>de dégrader la notation souveraine de notre pays de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives. Nous traduisons ci-dessous l’analyse publiée le 10 août 2022 par l’agence pour justifier cette notation.</em></strong></p>



<span id="more-3014349"></span>



<p>La Tunisie traverse une situation économique difficile face à la détérioration de l’environnement extérieur et la hausse de l’inflation provoquée par l’invasion russe de l’Ukraine. À la lumière de l’augmentation pressions financières qui en a découlé, il faudra probablement du temps au gouvernement pour assurer une réduction constante du ratio de la dette publique, qui avait bondi à son niveau actuel sous la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Compte tenu de ces facteurs, ainsi que de l’augmentation du déficit du compte courant et de la vulnérabilité croissante aux facteurs externes, R&amp;I a abaissé la note d’émetteur en devise étrangère pour la Tunisie à B.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Approfondissement de l&rsquo;incertitude politique et sociale</h2>



<p>R&amp;I estime que pour renouer avec la stabilité en matière d’évaluation de sa notation souveraine, la Tunisie a besoin de parvenir à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) au terme des pourparlers sur l’aide financière demandée par le gouvernement tunisien. Ces pourparlers étant encore en cours, il est difficile, à ce stade, d’affirmer que le gouvernement peut assurer un accès continu à l’aide financière du FMI, quand bien même les deux parties parviendront à un accord, compte tenu de l&rsquo;approfondissement de l&rsquo;incertitude politique et sociale. C’est pourquoi la perspective de la notation est négative.</p>



<p>Le produit intérieur brut (PIB) réel a connu une croissance de 3,1% en 2021, marquant un rebond par rapport à la contraction considérable en 2020 en raison de l’impact négatif de la pandémie de Covid-19. Cependant, le PIB reste à un niveau bien inférieur à celui de la période pré-pandémique.</p>



<p>En 2022, la situation économique du pays est marquée par une croissance entravée par la pression exercée par des facteurs restrictifs tels que l’accélération de l’inflation alimentée par la hausse des prix mondiaux de l’énergie et des denrées alimentaires, ainsi que par le ralentissement économique en Europe, qui est un grand importateur de biens et produits tunisiens.</p>



<p>L’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie jette une ombre sur l’avenir du tourisme, source importante de devises pour le pays.</p>



<p>L’économie sera probablement ralentie par rapport à l’année précédente et le gouvernement a annoncé une révision à la baisse des prévisions de croissance du PIB réel pour cette année, qui est maintenant projetée à 2,6%, contre une prévision du FMI de 2,2%.</p>



<p>A partir de 2023, le pays devrait connaître une croissance du PIB à un rythme modéré de 2 à 3%, qui pourrait changer en fonction de l’évolution de la demande extérieure et de la situation politique intérieure.</p>



<p>&nbsp;La hausse des prix de l&rsquo;énergie et de l’alimentation élèvera probablement le déficit du compte courant à près de 10% du PIB en 2022, alors que ce déficit était tombé à 6% en 2021, reflétant la diminution du déficit commercial résultant de la faiblesse de la demande intérieure à cause de la pandémie de Covid-19, entre autres facteurs.</p>



<p>Le déficit pourrait se maintenir à un niveau élevé en fonction de l’évolution des prix des matières premières. La dette extérieure est énorme, se situant à court terme à un niveau qui pèse très lourdement sur la réserve de change.</p>



<p>&nbsp;Le déficit budgétaire est tombé à 7,7% du PIB en 2021, après avoir explosé à 9,7% en 2020 sous l’effet de la stagnation économique et en raison des dépenses budgétaires imposées par la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Pour 2022, le gouvernement a projeté un déficit budgétaire de 6,7%. La hausse des prix de l’énergie entraîne une hausse des taxes et les recettes non fiscales, qui s’accompagnent d’une augmentation des dépenses de subventions.</p>



<p>Bien que le gouvernement essaie de freiner les dépenses, le déficit budgétaire augmentera probablement à un niveau bien supérieur à sa projection initiale. Il devrait se maintenir à un niveau élevé à partir de 2023, à moins que des mesures audacieuses ne soient prises pour limiter les dépenses en subventions et en salaires des fonctionnaires, afin d&rsquo;atténuer les pressions sur le solde budgétaire.</p>



<p>La dette publique a bondi à 79,4% du PIB fin 2021, résultant de la détérioration du solde budgétaire au cours des dernières années. Il devrait dépasser 80% d’ici la fin de 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des problèmes structurels empêchent une croissance durable </h2>



<p>R&amp;I estime qu’il faudra un certain temps avant que le ratio d’endettement public commencer à baisser à un rythme régulier, en partie parce que l’économie est moins susceptible d’assurer une croissance durable élevée en raison des problèmes structurels.</p>



<p>&nbsp;Le gouvernement tunisien sollicite un soutien financier du FMI. Pour un pays qui gère simultanément des déficits fiscal et du compte courant, il est essentiel d’assurer un soutien financier du FMI afin de maintenir un environnement de financement stable.</p>



<p>Le gouvernement envisage de mettre en place des politiques visant à réduire les dépenses de subventions, à réduire la masse salariale des fonctionnaires et à réformer les entreprises publiques, entre autres mesures. S’il est mis en œuvre à grande échelle, le programme pourrait produire des résultats positifs en allégeant la charge budgétaire et en renforçant le potentiel de croissance de l’économie.</p>



<p>Cependant, il est difficile de prévoir à ce stade si le gouvernement dirigé par le président, qui &nbsp;bénéficie d’une plus grande autorité à la faveur de la nouvelle constitution, est en mesure de faire avancer les mesures prévues tout en préservant la stabilité sociale.</p>



<p>Les yeux sont donc tournés vers l’évolution des pourparlers avec le FMI sur l’aide financière, ainsi que la situation politique et socio-économique du pays.</p>



<p><strong><em><a href="https://www.r-i.co.jp/en/rating/about/rating_method.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le rapport R&amp;I en anglais. </a></em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4VLNZtZwPR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/30/tunisie-fmi-fitch-ratings-reste-dubitatif/">Tunisie – FMI : Fitch Ratings reste dubitatif</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – FMI : Fitch Ratings reste dubitatif » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/30/tunisie-fmi-fitch-ratings-reste-dubitatif/embed/#?secret=zfUAzlrxWP#?secret=4VLNZtZwPR" data-secret="4VLNZtZwPR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K4LWfx3vbK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/27/moodys-pourrait-degrader-savantage-la-note-souveraine-de-la-tunisie/">Moody&rsquo;s pourrait dégrader davantage la note souveraine de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Moody&rsquo;s pourrait dégrader davantage la note souveraine de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/27/moodys-pourrait-degrader-savantage-la-note-souveraine-de-la-tunisie/embed/#?secret=OMpFa1AncB#?secret=K4LWfx3vbK" data-secret="K4LWfx3vbK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/ri-de-degrade-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b-avec-perspectives-negatives/">R&#038;I de dégrade la notation de la Tunisie de ‘‘B+’’ à ‘‘B’’ avec perspectives négatives</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Fitch Ratings : «Les réserves internationales de la Tunisie s&#8217;érodent»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2022 12:01:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afreximbank]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fitch Ratings estime que le gouvernement tunisien et l'influente UGTT pourraient forger un consensus sur des réformes économiques qui pourraient débloquer le financement du FMI. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/31/fitch-ratings-les-reserves-internationales-de-la-tunisie-serodent/">Fitch Ratings : «Les réserves internationales de la Tunisie s&rsquo;érodent»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Fitch Ratings estime que le gouvernement tunisien et l&rsquo;influente Union générale tunisienne du travail (UGTT) pourraient forger un consensus sur un ensemble de réformes économiques qui pourraient débloquer le financement du Fonds monétaire international (FMI) et soutenir la position de financement extérieur du pays, mais les tensions sur la future configuration institutionnelle, par allusion au projet de réforme constitutionnelle initié par le président de la république Kaïs Saïed, entravent cet accord.</em></strong></p>



<span id="more-1115917"></span>



<p><em>«Cela augmente les risques pour notre scénario de base de l&rsquo;entrée de la Tunisie dans un programme du FMI d&rsquo;ici la fin du 3e trimestre 2022»,</em> a souligné l&rsquo;agence dans une note publiée lundi 30 mai.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie pourrait «échouer» devant le Club de Paris</h2>



<p>Dans un scénario sans réforme, la Tunisie pourrait finalement être considérée comme nécessitant un traitement de la dette du Club de Paris avant de devenir éligible à un financement supplémentaire du FMI, avec des implications pour les créanciers du secteur privé, a indiqué Fitch.</p>



<p><em>«Malgré la montée des risques financiers et politiques, nous nous attendons toujours à ce que la Tunisie présente un plan de réforme crédible au FMI, avec un financement important des créanciers officiels décaissé d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année»</em>, a indiqué l&rsquo;agence.</p>



<p><em>«L&rsquo;annonce par l&rsquo;UGTT, le 23 mai, qu&rsquo;elle ne participerait pas à un dialogue national proposé par le président pour soutenir les réformes politiques et qu&rsquo;elle organiserait une grève nationale du secteur public a mis en évidence des divergences de vision sur le processus de réforme»</em>, a-t-il rappelé.</p>



<p><em>«L&rsquo;adhésion de l&rsquo;Union renforcerait la crédibilité d&rsquo;un programme de réforme économique et augmenterait considérablement la probabilité d&rsquo;un accord de financement avec le FMI»</em>, a expliqué Fitch, ajoutant que <em>«le président Kais Saied reste populaire, mais adopter des réformes politiques et économiques sans le soutien de l&rsquo;UGTT serait difficile.»</em></p>



<p>L&rsquo;agence pense que l&rsquo;UGTT conditionnera son soutien aux réformes économiques à la préservation de son rôle politique influent dans le cadre du nouvel ordre institutionnel. Néanmoins, il existe un risque que les réformes ne soient pas convenues à temps pour garantir un programme du FMI avant que les tensions sur les liquidités externes ne s&rsquo;aggravent, même si l&rsquo;UGTT finit par les soutenir, estime Fitch.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déficit courant de 8,4% du PIB en 2022</h2>



<p>L&rsquo;agence a rappelé qu&rsquo;<em>«une commission constitutionnelle a également été mise en place pour faire avancer les réformes, et un référendum sur une nouvelle constitution devrait avoir lieu en juillet, avec des élections législatives fin 2022»</em>.</p>



<p>Les décaissements récents, de la Banque mondiale, de l&rsquo;Union européenne et d&rsquo;Afreximbank, ont atténué l&rsquo;impact à court terme sur la position extérieure de la Tunisie des sorties plus fortes du compte courant causées par la hausse des prix mondiaux des matières premières, telles que le pétrole et le blé, en raison de la guerre en Ukraine. <em>«Nous prévoyons que le pays affichera un déficit du compte courant de 8,4 % du PIB en 2022 (contre 6,3 % en 2021)»</em>, souligne Fitch, en ajoutant que la hausse des prix à l&rsquo;importation a également aggravé les pressions inflationnistes et alourdi la facture des subventions du gouvernement.</p>



<p><em>«En conséquence, nous prévoyons que le déficit budgétaire se creusera à 8,5% du PIB en 2022, contre 7,8% en 2021. La banque centrale a relevé son taux directeur de 75 points de base en mai à 7%, ce qui pourrait contribuer à refroidir la demande, mais il est peu probable que la Tunisie attire beaucoup d&rsquo;investissements privés internationaux, compte tenu des défis économiques auxquels le pays est confronté»</em>, avertit encore l&rsquo;agence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on encore sauver la Tunisie d&rsquo;une banqueroute annoncée</h2>



<p>Fitch avait abaissé la note de la Tunisie à «CCC » de «B-» en mars 2022, en raison de risques accrus de liquidité budgétaire et externe après de nouveaux retards dans la conclusion d&rsquo;un nouvel accord avec le FMI à la suite de changements politiques en juillet 2021 qui ont vu le président suspendre le parlement et révoquer le Premier ministre.</p>



<p><em>«En l&rsquo;absence d&rsquo;un accord avec le FMI, qui est nécessaire pour accéder à l&rsquo;aide budgétaire de la plupart des créanciers publics, nous nous attendrions à ce que les réserves internationales de la Tunisie s&rsquo;érodent progressivement (de 8,4 milliards de dollars à fin avril 2022) et que le dinar se déprécie»</em>, conclue Fitch, dont l&rsquo;avertissement risque de tomber dans des oreilles de sourds, car ni le président Saïed ni le secrétaire général de l&rsquo;UGTT, Noureddine Taboubi, ne semble disposés à trouver un modus vivendi pour sauver le pays d&rsquo;une banqueroute annoncée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/31/fitch-ratings-les-reserves-internationales-de-la-tunisie-serodent/">Fitch Ratings : «Les réserves internationales de la Tunisie s&rsquo;érodent»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Attijariwafa bank élue «banque la plus sûre au Maroc et en Afrique en 2021» par Global Finance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/29/attijariwafa-bank-elue-banque-la-plus-sure-au-maroc-et-en-afrique-en-2021-par-global-finance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 08:22:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Attijariwafa bank]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch]]></category>
		<category><![CDATA[Global Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Giarraputo]]></category>
		<category><![CDATA[Moody&#039;s]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de son 30ème classement annuel des banques les plus sûres au monde, Global Finance, magazine américain de référence internationale dans le domaine de l’actualité financière, vient de dévoiler son classement des banques les plus sûres au monde en 2021, et c’est Attijariwafa bank qui a remporté le prestigieux prix de la «banque...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/29/attijariwafa-bank-elue-banque-la-plus-sure-au-maroc-et-en-afrique-en-2021-par-global-finance/">Attijariwafa bank élue «banque la plus sûre au Maroc et en Afrique en 2021» par Global Finance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Attijariwafa-Bank.jpg" alt="" class="wp-image-175804"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans le cadre de son 30ème classement annuel des banques les plus sûres au monde, Global Finance, magazine américain de référence internationale dans le domaine de l’actualité financière, vient de dévoiler son classement des banques les plus sûres au monde en 2021, et c’est Attijariwafa bank qui a remporté le prestigieux prix de la «banque la plus sûre en Afrique», et ce, pour la 2ème année consécutive.</em></strong></p>



<span id="more-364449"></span>



<p>Le magazine a sélectionné les banques sur la base d’une évaluation des notations à long terme des devises étrangères &#8211; de Moody&rsquo;s, Standard &amp; Poor’s et Fitch &#8211; des 500 plus grandes banques dans le monde.</p>



<p>Joseph Giarraputo, éditeur et directeur éditorial de Global Finance a déclaré que «<em>l&rsquo;année écoulée a démontré une résilience notable du secteur bancaire, qui s&rsquo;est tenu comme un rempart contre l&rsquo;effondrement pendant la pandémie de coronavirus, fournissant des financements d&rsquo;urgence aux clients</em>».</p>



<p>«<em>Les banques les plus sûres sont des modèles de stabilité et continuent d&rsquo;apporter le soutien nécessaire aux gouvernements et aux communautés qui cherchent à se remettre des chocs de la pandémie</em>», a-t-il ajouté</p>



<p>Cette distinction vient s’ajouter aux prix de la «meilleure banque d’investissement au Maroc», octroyé par ce même magazine en 2021.</p>



<p>«Global Finance» est un magazine mensuel américain, du groupe «Class Editori», fondé en 1987 et basé à New York. Il est distribué dans plus de 191 pays, édité en langue anglaise en 50.050 exemplaires à travers le monde. Le magazine traite de sujets relatifs au secteur de la finance à l’échelle mondiale notamment la finance d’entreprise, joint-ventures, les fusions-acquisitions, les marchés de capitaux, les devises, la banque, le management du risque, etc.</p>



<p>Le public de Global Finance comprend des cadres supérieurs d&rsquo;entreprise et financiers chargés de prendre des décisions d&rsquo;investissement et stratégiques dans des entreprises multinationales et des institutions financières. Son site Web &#8211; GFMag.com &#8211; propose des analyses et des articles qui sont l&rsquo;héritage de 33 ans d&rsquo;expérience sur les marchés<br>financiers internationaux Global Finance sélectionne régulièrement les plus performants parmi les banques et autres prestataires de services financiers. Ces prix sont devenus une norme d&rsquo;excellence de confiance pour la communauté financière mondiale. Global Finance est aussi un partenaire média privilégié des réunions annuelles du FMI.</p>



<p><em><strong>Source :</strong></em> Communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/29/attijariwafa-bank-elue-banque-la-plus-sure-au-maroc-et-en-afrique-en-2021-par-global-finance/">Attijariwafa bank élue «banque la plus sûre au Maroc et en Afrique en 2021» par Global Finance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pour quand la reprise économique en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/pour-quand-la-reprise-economique-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 09:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[code des changes]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch]]></category>
		<category><![CDATA[Moody's]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[relance économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l&#8217;économie mondiale se remet peu à peu de la crise induite par la pandémie de la Covid-19 et que la croissance reprend un peu partout dans le monde, la Tunisie continue de se morfondre dans la crise, incapable d&#8217;assainir son économie et de mettre en œuvre les réformes nécessaires à sa reprise, pourtant...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Tunisie-Croissance-Economique.jpg" alt="" class="wp-image-363012"/></figure></div>



<p><em style=""><b>Alors que l&rsquo;économie mondiale se remet peu à peu de la crise induite par la pandémie de la Covid-19 et que la croissance reprend un peu partout dans le monde, la Tunisie continue de se morfondre dans la crise, incapable d&rsquo;assainir son économie et de mettre en </b></em><strong><em>œuvre les réformes nécessaires à sa reprise, pourtant bien identifiées par les experts et admises par les autorités.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-363010"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Amine-Ben-Gamra-1.jpg" alt="" class="wp-image-360984"/></figure></div>



<p>La Tunisie marche actuellement sur le fil du rasoir. Les réserves en devises ont baissé de 8% entre fin décembre 2020 et fin mars 2021. Les agences de notation Moody&rsquo;s et Fitch viennent de successivement dégrader la note de défaut en devises étrangères à long terme de notre pays , de B2 à B3 pour la première et B à B- pour la seconde, en assortissant cette baisse de perspectives négatives. Et on n&rsquo;est plus qu&rsquo;à une marche de la note C qui signifierait un défaut de paiement. Pour ne rien arranger, le produit intérieur brut devrait chuter en 2021 pour la seconde année consécutive et l’endettement et le déficit budgétaire vont continuer de se creuser dangereusement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tous les clignotants sont au rouge</h3>



<p>La dette publique tunisienne, dont 70 % est extérieure, a atteint 90% du PIB en 2020, tout en poursuivant son inquiétante tendance à la hausse. En 2011, elle était près de deux fois moins importante en pourcentage du PIB. La Tunisie est vulnérable aux chocs exogènes, principalement aux risques de change, en raison de la forte concentration de la dette extérieure dans la dette totale. Le coût du service de la dette absorbe environ 28% du budget, aux dépens des dépenses de développement nécessaires pour l&rsquo;amélioration de la compétitivité à long terme du pays.</p>



<p>Les difficultés financières des institutions et entreprises publiques sont une autre source d’inquiétude. À la fin 2019, la dette des entreprises publiques représentait 13% du PIB.</p>



<p>Pour l’heure, tous les indicateurs socio-économiques de la Tunisie sont au rouge vif. Et eu égard l’état actuel de son économie et la crise sévissant encore sur le plan international, malgré des prémices de reprise, la Tunisie ne pourra pas s’en sortir sans un plan de relance économique et des réformes structurelles profondes, notamment une révision du code des changes, l’augmentation de la productivité du port de Radès, principal poumon économique du pays, l’accélération de la réalisation des projets dans les régions, l&rsquo;assainissement des entreprises publiques, la modernisation de l’administration fiscale, la révision du régime fiscal forfaitaire qui prive les caisses de l&rsquo;Etat d&rsquo;importantes ressources, la dynamisation de l’investissement, le soutien des startups et des projets innovants, l&rsquo;encouragement du décashing, l&rsquo;intégration du marché parallèle dans le circuit officiel, la lutte contre l’évasion fiscale et le renforcement des contrôles économiques et fiscaux.</p>



<p>La reprise est tributaire des actions qui seront mises en oeuvre pour changer le modèle de développement économique et social et repositionner la Tunisie dans son environnement régional et international profondément touché par la pandémie de la Covid-19.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Guérir ou mourir</h3>



<p>Avec l’amenuisement des ressources financières et sous la pression de la crise, beaucoup de décisions doivent être prises très rapidement par les pouvoirs publics qui sont aujourd’hui dos au mur. Or, l&rsquo;immobilisme que nous observons depuis plusieurs mois est, à cet égard, synonyme de suicide pour une économie gravement malade, dont on a diagnostiqué les maux et les remèdes mais qu&rsquo;on tarde, paradoxalement, à soigner.</p>



<p>Si on fait le nécessaire pour assainir la situation et relancer la machine de production, la crise pourrait être <em>«la balle de délivrance»</em> pour le pays, prisonnier d’un modèle de développement archaïque, à bout de souffle et exigeant des réformes structurelles radicales et, nécessairement, douloureuses. Si on retarde les soins, les perspectives de la guérison s&rsquo;éloigneraient et son coût serait très élevé.</p>



<p>* <em>Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts comptables de Tunisie.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hePZevu3Lf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/relance-economique-lamnistie-des-entreprises-est-elle-la-solution/">Relance économique : l&rsquo;amnistie des entreprises est-elle la solution ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Relance économique : l&rsquo;amnistie des entreprises est-elle la solution ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/10/relance-economique-lamnistie-des-entreprises-est-elle-la-solution/embed/#?secret=1GYlJMxB3Q#?secret=hePZevu3Lf" data-secret="hePZevu3Lf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8cTh6EoYRZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/31/fuite-des-capitaux-et-monopoles-deux-fleaux-de-leconomie-tunisienne/">Fuite des capitaux et monopoles : deux fléaux de l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fuite des capitaux et monopoles : deux fléaux de l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/31/fuite-des-capitaux-et-monopoles-deux-fleaux-de-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=XlWJ3WTxMW#?secret=8cTh6EoYRZ" data-secret="8cTh6EoYRZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XYYo6rk1hd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/24/le-statu-quo-actuel-en-tunisie-ne-plaide-pas-en-sa-faveur-aupres-du-fmi/">Le statu quo actuel en Tunisie ne plaide pas en sa faveur auprès du FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le statu quo actuel en Tunisie ne plaide pas en sa faveur auprès du FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/24/le-statu-quo-actuel-en-tunisie-ne-plaide-pas-en-sa-faveur-aupres-du-fmi/embed/#?secret=aHMtoPyp2V#?secret=XYYo6rk1hd" data-secret="XYYo6rk1hd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Un rapport inquiétant du Crédit Agricole sur la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/24/un-rapport-inquietant-du-credit-agricole-sur-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jul 2021 10:33:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crédit agricole]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[kais saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la série de ses analyses économiques, le Groupe du Crédit Agricole (France) a publié un rapport sur la Tunisie intitulé «Nouvelle dégradation de rating : sans choc salutaire, un défaut sur la dette externe est assez probable» (N°21/259 – 19 juillet 2021) où les auteurs brossent un tableau sombre des perspectives de notre pays...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/24/un-rapport-inquietant-du-credit-agricole-sur-la-tunisie/">Un rapport inquiétant du Crédit Agricole sur la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Palais-de-la-Kasbah-Credit-agricole.jpg" alt="" class="wp-image-357136"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans la série de ses analyses économiques, le Groupe du Crédit Agricole (France) a publié un rapport sur la Tunisie intitulé «Nouvelle dégradation de rating : sans choc salutaire, un défaut sur la dette externe est assez probable» (N°21/259 – 19 juillet 2021) où les auteurs brossent un tableau sombre des perspectives de notre pays où la crise financière et économique et l’instabilité gouvernementale alimentent la grogne sociale et nourrissent la défiance des créanciers extérieurs.</em></strong></p>



<span id="more-357135"></span>



<p>L’agence de rating Fitch vient à nouveau de dégrader à B- le rating de la Tunisie et maintient un <em>«outlook»</em> négatif sur ce niveau de notation, ce qui veut dire que la probabilité d’une nouvelle baisse est sérieusement envisagée par l’agence. Elle rejoint donc Moody’s dans son appréciation de la qualité du risque tunisien (perspective négative comprise). Les deux agences ont baissé de sept crans le niveau de notation du souverain depuis 2011, en raison de l’instabilité politique et sociale et des dérives économiques depuis dix ans (endettement, croissance, politique monétaire, secteur bancaire).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dérives macro-économiques effraient les investisseurs étrangers</h2>



<p>Actuellement, le système politique éclaté et antagoniste empêche toute réforme – voire toute prise de décision – et les tensions sociales, notamment avec le syndicat des fonctionnaires UGTT, entraînent des dérives macro-économiques de plus en plus préoccupantes et qui effraient les investisseurs étrangers. Les tensions entre le président Saïed et le Premier ministre Mechichi sont très fortes. Huit postes ministériels sur vingt-sept sont toujours non pourvus depuis de nombreux mois, soit parce que la présidence en a refusé la validation, soit semble-t-il faute de candidats compétents.</p>



<p>De plus, le pays a beaucoup souffert de la crise de 2020 : une récession de 8,8%, un déficit budgétaire de 11,4% du PIB et un déficit courant de 6,7% du PIB, faisant progresser le double surendettement public (89% du PIB) et externe (2,7 fois les exportations) à des niveaux très alarmants. L’effondrement de l’épargne va maintenir le déficit courant au-delà de 6% du PIB cette année.</p>



<p>La recrudescence de la pandémie de coronavirus en juin 2021 est exponentielle : les cas positifs ont progressé de 8 000 à 46 000 en un mois et les décès à presque 800 par semaine. Le système de santé est saturé et ne peut plus prendre en charge les contaminés. Des reconfinements partiels et localisés ont été décidés pour contenir la progression du virus. Un léger impact sur la croissance est probable au troisième trimestre.</p>



<p>Cette situation compromet aussi totalement la saison touristique de cet été et le manque à gagner va être très élevé pour la deuxième année consécutive, alors que le pays a besoin de 4 milliards de dollars de ressources en devises pour servir sa dette externe d’ici à la fin de l’année. La Tunisie a déjà fait l’objet d’un plan de soutien du FMI depuis 2015, mais le Fonds s’impatiente devant l’absence de réformes.</p>



<p>Le gouverneur de la Banque centrale vient de lancer un cri d’alarme contre le gouvernement pour lui demander d’agir sur le niveau des subventions et les salaires des fonctionnaires. Effectivement, la réforme la plus urgente à réaliser est celle de l’État, mais les gouvernements successifs semblent y renoncer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La perspective d’un défaut sur la dette externe singulièrement accentuée</h2>



<p>De son côté, la BCT essaie de défendre la parité de change du dinar pour éviter une inflation importée qui accentuerait encore un peu plus l’instabilité sociale. Les réserves en devises ont baissé de 8% entre fin 2020 et fin mars 2021 à 8,4 milliards de dollars. C’est un signal très inquiétant, d’autant plus que 49% de ces réserves sont constituées des quatre prêts du FMI encore actifs.</p>



<p>La perspective d’un défaut sur la dette externe s’est donc singulièrement accentuée ces dernières semaines, en l’absence d’accord politique sur les réformes urgentes à mettre en œuvre et ouvrant la porte à une nouvelle aide du FMI. Bien que l’aide actuelle représente déjà 11% du PIB du pays, une extension semble indispensable pour résoudre les tensions de liquidité externe. Pour l’instant, le gouvernement se refuse à envisager une telle restructuration de dette. Effectivement, sur les 40 milliards de dollars de dette externe du pays (soit 105% du PIB), seulement 17 milliards sont portés directement par le souverain. Une crise de liquidité pourrait alors prendre une l’intensité très sévère et entraîner une contagion aux acteurs endettés en devises. Une restructuration affecterait principalement les créanciers des entreprises et des banques. Elle obligerait le pays à entrer dans une douloureuse négociation avec les créanciers du secteur privé. Si le pays devait tomber dans les catégories de CCC, un phénomène auto-réalisateur pourrait se matérialiser par fermeture totale des marchés internationaux de refinancement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réponses à la crise ne vont pas dans la bonne direction</h2>



<p>Notre opinion&nbsp;: spirale inflation-salaire sous la pression des partenaires sociaux, dérive du coût de la dette à 25% des dépenses budgétaires, monétisation des déficits publics par la Banque centrale sous la pression du gouvernement : les réponses à la crise ne vont pas dans la bonne direction. Et cela nourrit à la fois l’instabilité gouvernementale et la défiance des créanciers extérieurs.</p>



<p>À l’instar du Liban, les créanciers externes habituels (FMI, multilatéraux, pays européens et pays du Golfe) sont de plus en plus réticents à aider les pays émergents où les blocages politiques (et non une crise externe comme celle du Covid) les entraînent dans une spirale de difficultés. Par ailleurs, et comme dans le cas de Beyrouth, seul un accord préalable avec le FMI pourra débloquer les fonds des pays amis disposés à soutenir financièrement Tunis.</p>



<p><em>* Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/24/un-rapport-inquietant-du-credit-agricole-sur-la-tunisie/">Un rapport inquiétant du Crédit Agricole sur la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Islam politique et déni économique en Tunisie</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 07:54:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré ses 40 ans d’existence et ses 10 ans au pouvoir, Ennahdha ne dispose d’aucun programme économique structuré et structurant. Le colloque organisé, le 5 juin 2021, à Ghammarth, par le parti islamiste, dévoile les incohérences et les lacunes de la pensée économique de l’islam politique en Tunisie. Au moins cinq enjeux économiques vitaux sont...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Seminaire-Ennahdha.jpg" alt="" class="wp-image-352462"/><figcaption><em>Bling-bling, discours mielleux et communications à l’eau de rose, relayés par les réseaux d’El-Jazeera.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Malgré ses 40 ans d’existence et ses 10 ans au pouvoir, Ennahdha ne dispose d’aucun programme économique structuré et structurant. Le colloque organisé, le 5 juin 2021, à Ghammarth, par le parti islamiste, dévoile les incohérences et les lacunes de la pensée économique de l’islam politique en Tunisie. Au moins cinq enjeux économiques vitaux sont occultés. Ni vus ni connus…Il faut dire que ce colloque est organisé dans un contexte d’une crise économique étranglante, jamais vécue en Tunisie depuis 66 ans.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari, </strong>Ph.D. *</p>



<span id="more-352461"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Malgré le bling-bling, les discours mielleux et les communications à l’eau de rose, relayés par les réseaux d’El-Jazeera, les propos dépassent l’entendement. Les documents de cadrage sont lissés à l’extrême et les économistes qui ont pris la parole lors de colloque n’ont fait que caresser le Cheikh Rached Ghannouchi, le puissant président du mouvement, dans le sens du poil.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Motus et bouche cousue!</h3>



<p>Quasiment tous les économistes du parti et autres invités indépendants «intéressés» ont tourné autour du pot, évitant les débats d’idées et les enjeux qui dérangent.</p>



<p>Motus et bouche cousue au sujet de 5 enjeux économiques qui asphyxient l’économie du pays. À savoir :<br>i) l’endettement et ses néfastes impacts;<br>ii) l’effondrement du pouvoir d’achat et paupérisation liée;<br>iii) l’emprise d’un monétariste dévastateur pour l’investissement;<br>iv) la croissance exponentielle des emplois fictifs au sein de l’État;<br>v) la corruption et ses méfaits sur le sens de l’État et services publics.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«More of the same»</h3>



<p>On reste sur sa faim, rien de consistant dans ce colloque passé sous silence par les médias tunisiens. Aucun bilan, aucune rétrospective, aucun punch et aucun débat crédible, constructif pour dire «what next?».</p>



<p>Le parti Ennahdha n’a pas perdu ses réflexes de clandestinités et d’entourloupes.</p>



<p>La Tunisie et ses partenaires internationaux s’attendaient à des décisions courageuses, mais peine perdue! Aucun positionnement ferme et aucune décision résolue.</p>



<p>Sans positionnement clair relativement à ces enjeux et sans communication transparente de la part des islamistes, le pays ne peut ni réformer son économie, ni mobiliser ses opérateurs économiques, et encore moins mériter la confiance des institutions internationales : FMI, Fitch, Moody’s, etc.</p>



<p>En démocratie, les partis politiques qui se respectent assument leur échec et agissent pour faire mieux. Ils prennent des risques en prenant les décisions requises avec célérité, avec un leadership assumé et avec une combativité affichée pour contrer les crises économiques.</p>



<p>Ce n’est pas le cas d’Ennahdha! Alors que l’économie tunisienne est techniquement en faillite, le parti islamiste regarde ailleurs et laisse faire. Le parti véhicule une démocratie de façade, sans propositions courageuses, étudiées et articulées autour d’une vision économique assortie d’objectifs, de moyens conséquents, avec des couleurs distinctives et avec un ancrage idéologique limpide et résolu dans la durée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Du «wishfull thinkings»!</h3>



<p>De la pensée fataliste et résignée avec toujours plus d’inchallah! Que du<em> wishfull thinking</em>, sans démonstrations économétriques. Rien pour annoncer un sauvetage crédible, pour avouer un <em>mea-culpa</em>, avec un changement de cap et avec des engagements fermes, rassurants pour dire quoi faire pour éviter la faillite de l’État et comment renflouer un Trésor public qui manque, officiellement, 19 milliards de DT pour boucler le Budget 2021, en fait 23 milliards de DT selon des calculs plus fins ?</p>



<p>Aucune compassion avec les victimes de la crise économique: quasiment un jeune actif (16-24 ans) sur deux est sans emploi et est hors des systèmes éducatifs. La même semaine, l’Unesco inaugure à Zarzis le cimetière de milliers de jeunes anonymes morts noyés en tentant de fuir le chômage, en se jetant dans la mer pour rejoindre l’Italie, coûte que coûte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ambiguïté et opportunisme de circonstance</h3>



<p>Plus grave encore, les documents économiques et les intervenants du colloque n’annoncent pas leurs couleurs et ne se positionnent pas sur le spectre idéologique gauche-droite. Ils ne précisent pas le rôle de l’État face aux mécanismes du marché.</p>



<p>Tous pataugent au centre du spectre politique et n’osent pas prendre position avec une vision économique pro-cyclique ou contre-cyclique, sans repères étayés 360 degrés pour convaincre et mobiliser.</p>



<p>Dominant au parlement, le parti islamiste Ennahdha n’a pas jugé bon de faire une synthèse évaluative de ses 10 ans au cœur du pouvoir. Pas de bilan, pas de recommandations disant quoi changer, quand et comment (instruments et modalités de financement). Pourtant, un bilan aurait aidé à crever l’abcès… Et celui qui n’apprend pas de ses erreurs, il est obligé de les refaire à répétition.</p>



<p>Les faucons du parti ne veulent pas fâcher leurs lobbies et alliés radicalisés dans la sphère politique tunisienne, mais aussi dans les pays du Moyen-Orient.</p>



<p>Tout est fait pour grappiller toujours plus de votes centristes. L’électeur médian est au cœur des convoitises. Cet électeur médian est plutôt jeune, issu du monde rural, du genre masculin, peu éduqué, peu ouvert aux valeurs de la modernité de l’État et des services publics.</p>



<p>Le parti Ennahdha dispose déjà d’un vivier assuré par un électorat religieux, un électorat ultraconservateur, acquis au statu quo et qui tire profit des rentes en place. Pour ce beau-monde, pas besoin de réformer…</p>



<h3 class="wp-block-heading">La dette, de «l’argent magique»!</h3>



<p>Le parti Ennahdha a été le principal parti au pouvoir depuis 2011 : avec 10 gouvernements et 467 ministres majoritairement nommés par le parti islamique.</p>



<p>Tous ces gouvernements ont fait jouer la carte de crédit du pays, pour se maintenir au pouvoir et pour faire payer la facture aux contribuables.</p>



<p>Le pourcentage de la dette par rapport au PIB est passé de 39% en 2010 à 112% aujourd’hui (dette de l’État et des sociétés publiques). Plus de 30 milliards de $US ont été obtenus en dons, sans savoir comment ils étaient utilisés.</p>



<p>Aujourd’hui, l’État est exposé à une cessation de paiement de ses dettes. Il est rendu à quêter et à quémander de quoi payer sa dette et les salaires de sa pléthorique fonction publique. Les stratégistes et les leaders d’Ennahdha sont responsables de l’addiction du pays à l’endettement international. Mais, ils ne bougent pas d’un iota au regard de cet enjeu toxique pour l’avenir de la Tunisie et sa transition démocratique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’État, une «prise de guerre»!</h3>



<p>Alors que 800 000 fonctionnaires (25% de la population active occupée) et presque un million de retraités ne savent pas si leurs salaires et pensions du mois de juillet et août seront versés ou pas, le parti Ennahdha et les débats de ce colloque sont hors-sujet, comme si de rien n’était! Le parti veut cacher ses responsabilités dans le bourrage des services de l’État par les partisans du parti.</p>



<p>La crise budgétaire de l’État tunisien a été amplifiée par le recrutement injustifié de presque 200 000 employés fantômes dans la fonction publique tunisienne. En 2010, le pays compte 490 000 fonctionnaires, 3 ans après, et sous le règne des Nadhadouis, l’effectif a bondi à plus de 700 000.</p>



<p>Des emplois fantômes, des emplois improductifs, payés par les impôts des contribuables et depuis peu par une dette publique payée avec 5% à 8% de taux d’intérêt.</p>



<p>Pour les islamistes d’Ennhadha, l’État est désormais une prise de guerre, où il faut placer les siens coûte que coûte! Peu importe les impacts liés : lourdeur administrative, corruption, absentéisme, inefficacité, etc.</p>



<p>La corruption est décriée par tous les économistes qui se respectent et par toutes les instances internationales. Ce n’est pas l’avis des économistes islamistes de Ghannouchi. La lutte contre la corruption n’est dans leur agenda.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Orthodoxie monétariste, l’arme du taux d’intérêt directeur</h3>



<p>Alors que l’islam politique prohibe le principe <em>«usuraire»</em> du taux d’intérêt, le parti islamiste Ennahdha n’a pas jugé utile de dénoncer l’orthodoxie monétariste prônée, depuis 2016, par Banque centrale de Tunisie (BCT), dont il espère qu’elle continue à actionner la planche à billets.</p>



<p>Le parti Ennahdha se dope et se maintient au pouvoir par l’addiction du pays à une dette toxique payée par les intérêts pourtant prohibés par l’islam politique.</p>



<p>Une dette génératrice de dévaluation du dinar (de 40% face au dollar et l’euro), une dette porteuse d’inflation et de taux d’intérêt bancaires répressifs pour l’investissement et pour le PIB.</p>



<p>Le cheikh Ghannouchi (79 ans) sait que pour maintenir ouverte la manne de la dette, il faut donner carte blanche à la BCT pour qu’elle applique à la lettre les consignes du FMI et des bailleurs de fonds liés. Tant pis pour l’investissement et tant pis pour les demandeurs d’emploi.</p>



<p>Ennahdha et ses économistes n’ont rien contre des taux d’intérêt à deux chiffres, rien contre ce «riba» usuraire et dévastateur pour l’économie ! Ce qui compte pour eux c’est l’argent magique procuré par un endettement providentiel pour se maintenir au pouvoir, quoi qu’il en coûte.</p>



<p>Le colloque confirme que le monétarisme orthodoxe, appliqué depuis 2016 par la BCT, arrange les leaders et adeptes d’un islamisme religieux qui n’a pas de programme économique défendable.</p>



<p>Une arme manipulée à gré par la BCT, le taux d’intérêt directeur est aujourd’hui fixé à 6,25%, quatre fois plus que celui du Maroc. Les taux d’intérêt bancaire pour les PME oscillent entre 11 et 14%, soit 5 à 6 fois les taux en vigueur au Maroc, en Jordanie ou au Sénégal.</p>



<p>Dans les documents de cadrage de la réflexion sur l’économie, pas un seul mot sur les taux d’intérêt et sur les ravages de l’actuelle politique monétaire : pour l’investissement, la croissance, la destruction de l’emploi, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pouvoir d’achat, un angle mort!</h3>



<p>Ennahdha plaide pour une finance islamique, mais en attendant elle ferme les yeux sur les ravages de l’orthodoxie monétariste inspirée par le FMI et exécutée par la BCT. Et pour cause, Ennahdha accepte de sacrifier le pouvoir d’achat. Les enjeux liés à la perte du pouvoir d’achat sont évacués des débats et des documents du colloque. En moyenne, et depuis 2010, la famille moyenne a perdu 40% de son pouvoir d’achat.</p>



<p>Les chiffres de la Banque mondiale le confirment : l’indicateur mesurant le PIB par habitant en Tunisie a chuté de 40% entre 2010 et 2021 (en $US). Les mêmes données confirment l’avancement de la paupérisation et le laminage continu de la classe moyenne en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«It is the economy stupid»!</h3>



<p>On se rappelle de cette réplique légendaire de Bill Clinton en 1992, lors d’un célèbre débat électoral, l’opposant au républicain George W. Bush. Cette réplique enseignée dans toutes les universités du monde martèle l’importance de l’économie dans la prospérité et la déchéance des nations.</p>



<p>Ces mêmes enjeux économiques mènent aussi les partis politiques vers leur déchéance, quand ceux-ci ne disposent pas de programme économique porteur de bien-être et de prospérité.</p>



<p>L’islam politique dans le monde arabe n’a pas encore intégré l’importance de l’économique dans ses schèmes de pensée. Le parti Ennahdha ne fait pas exception, au grand malheur de la Tunisie.</p>



<p>Plusieurs pays arabes, ayant été gouvernés par des partis inspirés par l’islam politique, ont fini par déconstruire l’économie avant de se trouver en guerre civile fratricide : Soudan, Liban, Yémen, Libye…</p>



<p>Les islamistes tunisiens seraient dans la même trajectoire, ils jouent une démocratie de façade. Une démocratie à crédit ne peut être qu’une démocratie au rabais.</p>



<p>Le déni des enjeux économiques en Tunisie continue d’alimenter la contestation, de nourrir la déception et d’aggraver la paupérisation des populations.</p>



<p>Ennahdha fait appauvrir les Tunisiens, au lieu de les enrichir. Ce parti se maintient au pouvoir grâce à une dette toxique, il reproduit le statu quo au lieu de redonner de l’espoir par des réformes courageuses et par des innovations propices à la concurrence dans les échanges, à la productivité du travail et à la compétitivité économique.</p>



<p>Les préteurs internationaux, le FMI en tête, encourent un grave risque moral en voulant conditionner leurs prêts aux réformes, alors que les partis politiques auxquels ils viennent en aide recyclent cette dette pour se maintenir au pouvoir et pour ne rien réformer au final. Ces prêts toxiques finissent par reporter sine die les réformes attendues. Un cercle vicieux que le FMI doit prendre en compte, ici et maintenant!</p>



<p>La Tunisie mérite mieux, son économie ne peut plus supporter davantage de mal-gouvernance.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Ali-Kooli-Ennahdha.jpg" alt="" data-id="352466" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/ali-kooli-ennahdha/" class="wp-image-352466"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Ali Kooli.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Abdessalem-Abassi.jpg" alt="" data-id="352468" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/abdessalem-abassi-2/" class="wp-image-352468"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Abdessalem Abassi.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Faycal-Derbel.jpg" alt="" data-id="352469" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/faycal-derbel-2/" class="wp-image-352469"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Fayçal Derbel.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Mohsen-Hassan.jpg" alt="" data-id="352470" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/mohsen-hassan/" class="wp-image-352470"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Mohsen Hassan.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Ridha-Saidi.jpg" alt="" data-id="352471" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/ridha-saidi/" class="wp-image-352471"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Ridha Saïdi.</em></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Rached-Ghannouchi-1.jpg" alt="" data-id="352472" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Rached-Ghannouchi-1.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/islam-politique-et-deni-economique-en-tunisie/rached-ghannouchi-1-4/" class="wp-image-352472"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption"><em>Rached Ghannouchi.</em></figcaption></figure></li></ul></figure>



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