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	<title>Archives des Frères musulmans - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Frères musulmans - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 12:21:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[répartition des revenus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/tunisie-peut-on-reduire-la-pauvrete-sans-sattaquer-aux-inegalites/">Tunisie | Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée. En apparence, il y a une unanimité politique : tout le monde veut réduire la pauvreté, ici et maintenant. Aucun parti, aucun gouvernement, aucun responsable public n’ose dire le contraire. Mais dans les faits, personne ne veut toucher aux «acquis» et inégalités structurelles qui génèrent cette pauvreté avilissante, bien ancrée partout en Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18248332"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Depuis quinze ans, chaque plan de développement, chaque loi de finances, chaque discours officiel promet la protection des plus vulnérables et promeut un modèle social généreux et inclusif. Un beau discours, et de belles envolées rhétoriques, mais qui restent lettres mortes, des mots qui se diluent dans l’ambiance et le vacarme des instabilités gouvernementales, ministres, partis, lois, réglementations éphémères.</p>



<p>Ce faisant, la pauvreté progresse, s’installe, se banalise. Ce n’est pas un accident. C’est le résultat logique d’un système politique qui parle de justice sociale sans jamais vouloir en payer le prix politique et institutionnel.</p>



<p>La première vérité dérangeante est celle-ci : la Tunisie post-2011 ne lutte pas contre la pauvreté, elle la gère. Elle la contient quand elle peut, la compense quand elle déborde, mais elle ne s’attaque jamais aux mécanismes qui la produisent. Pourquoi ? Parce que cela impliquerait de toucher aux inégalités. Et les inégalités, en Tunisie, sont un sujet tabou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gini, le chiffre que les politiques occultent</h2>



<p>Il existe pourtant un indicateur simple, froid, têtu et implacable : le coefficient de Gini. Il mesure la répartition des revenus&nbsp;: 0 signifie l’égalité parfaite, 1 l’inégalité extrême.</p>



<p>En Tunisie, ce coefficient oscille depuis plus de vingt ans entre 0,32 et 0,35. Avant 2011, après 2011, avant et après les plans de développement. Autrement dit : la révolution n’a rien, absolument rien modifié la structure des écarts de revenus. Et ce depuis 15 ans…</p>



<p>Cela pose une question fondamentale : comment prétendre réduire durablement la pauvreté dans un pays où les inégalités restent structurellement intactes ?</p>



<p>La réponse est simple : on ne peut pas. On peut distribuer des aides, faire des discours enflammés, repousser les seuils, maquiller les chiffres et engueuler les institutions internationales qui utilisent ces indicateurs. Mais tant que la répartition des revenus ne change pas, la pauvreté revient, sort dans la vie au quotidien, mécaniquement, au moindre choc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2016-2020 : l’illusion de la croissance inclusive</h2>



<p>Le Plan de développement 2016–2020 est un cas d’école. Il promettait une croissance de 5 %, la création de centaines de milliers d’emplois et une réduction de la pauvreté sous les 10 %. Pour devenir ministre, l’économiste Mahmoud Ben Romdhane a prévu un décollage vertical avec 7% de taux de croissance. Et ce type d’expert domine les élites et les penseurs censés être dignes, neutres et objectifs.</p>



<p>Dans la réalité, la croissance moyenne a plafonné autour de 2 % (avec une moyenne annuelle de 0 durant la décennie des Frères musulmans en Tunisie), l’inflation cumulée a dépassé 20 %, et le taux de pauvreté a franchi la barre des 20 %. Le dinar a perdu plus de 60 % de sa valeur de change, en 15 ans, et le tout suit, et devient plus cher et plus inaccessible aux plus démunis.</p>



<p>Mais le plus grave n’est pas l’échec des objectifs. C’est l’absence totale d’autocritique. À aucun moment, le débat public n’a porté sur la fiscalité, sur les rentes, sur la redistribution, sur la concentration des revenus. On a expliqué l’échec par la conjoncture, la crise mondiale, le terrorisme, la pandémie. Tout, sauf les choix structurels.</p>



<p>Pendant ce temps, le coefficient de Gini est resté stable. Traduction : les riches n’ont pas perdu, les pauvres ont augmenté. La crise n’a pas nivelé. Elle a élargi la base.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Après 2021 : le renoncement assumé</h2>



<p>Le Plan de développement 2023–2025 marque une rupture, mais pas celle qu’on croit. Ce n’est pas une rupture économique, c’est une rupture morale. On ne promet plus de réduire significativement la pauvreté. On promet de la&nbsp;<em>«stabiliser»</em>.</p>



<p>Autrement dit : on accepte qu’un Tunisien sur cinq vive sous le seuil de pauvreté, et qu’un Tunisien sur deux vive dans la peur d’y tomber.</p>



<p>Avec une inflation cumulée dépassant 25 % en trois ans, cette promesse est déjà intenable. Les aides sociales augmentent, mais moins vite que le coût de la vie. Les salaires réels baissent. Les subventions sont rationalisées. Et les responsables politiques continuent d’affirmer que les catégories vulnérables sont protégées.</p>



<p>C’est ici que la contradiction devient insupportable : on affirme protéger les pauvres tout en laissant l’inflation faire le travail inverse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande lâcheté : refuser la redistribution</h2>



<p>Pourquoi le coefficient de Gini ne baisse-t-il pas ? Parce que personne ne veut le faire baisser. Les gouvernements préfèrent parler d’aides ciblées plutôt que de fiscalité progressive. De compensation plutôt que de redistribution. De solidarité abstraite plutôt que de transferts réels.</p>



<p>La fiscalité tunisienne reste faiblement progressive. L’évasion fiscale est massive. L’économie informelle prospère sans contribuer équitablement à l’effort collectif. Et l’essentiel de la charge repose sur les salariés formels et les entreprises structurées — c’est-à-dire sur une classe moyenne qui s’effondre lentement.</p>



<p>Voilà la vérité que le discours politique refuse d’assumer : la Tunisie finance la lutte contre la pauvreté en appauvrissant ses classes moyennes, tout en préservant les rentes.</p>



<p>Les propulseurs de la lutte contre la pauvreté sont en quasi-panne. Le système éducatif produit des docteurs et des ingénieurs inemployables et voués au chômage, et on laisse faire, pour éviter les choses qui fâchent l’UGTT.</p>



<p>L’accès au logement social est à son minimum, et les Tunisiens ne peuvent pas payer des taux d’intérêt usuraires de 12 à 15% pour construire ou acquérir un logement. Entassement dans les logements, ce qui réduit le bien-être, et des conditions minimales pour permettre l’épanouissement et le travail pour les enfants, les familles, les aînés et les malades…</p>



<p>Les systèmes éducation, santé et services sociaux sont en état de délabrement continu et leurs prestations deviennent simplement honteuses pour un pays qui a fait sa révolution, justement pour plus de dignité et de prospérité.</p>



<p>Pourquoi la pauvreté ne recule jamais&nbsp;?</p>



<p>Parce que les politiques publiques traitent les symptômes, jamais la cause. Les leaders traitent du sujet avec des discours populistes et de la pensée magique.</p>



<p>Parce qu’on ajoute des programmes sans changer les règles du jeu.</p>



<p>Parce qu’on évite soigneusement tout débat sur la concentration des richesses.</p>



<p>Le coefficient de Gini est absent des discours, absent des objectifs, absent des bilans. Comme si l’égalité n’était pas un indicateur de performance politique. Or, tant que ce chiffre reste stable, toute promesse de réduction durable de la pauvreté est mensongère.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vraie question est politique</h2>



<p>La vraie question n’est donc pas technique. Elle est politique : les dirigeants tunisiens veulent-ils réellement réduire les inégalités, ou simplement éviter une explosion sociale ?</p>



<p>Gérer la pauvreté permet de survivre politiquement. Réduire les inégalités oblige à affronter les intérêts établis. Et jusqu’ici, le choix est clair.</p>



<p>La pauvreté en Tunisie n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un choix collectif : celui de préserver l’ordre économique existant tout en multipliant les discours compassionnels. Les plans de développement échouent parce qu’ils sont conçus pour ne pas déranger.</p>



<p>Tant que le débat public refusera de parler clairement de redistribution, de fiscalité équitable, de rentes et d’inégalités mesurées — tant que le coefficient de Gini restera un chiffre honteux qu’on cache sous le tapis — la pauvreté continuera d’augmenter, avec une régularité presque exemplaire.</p>



<p>La Tunisie n’a pas un problème de diagnostic. Elle a un problème de courage. Au sujet de la lutte contre la pauvreté, les leaders politiques et les médias de Tunis n’ont pas un problème d’auditoire, ils ont un problème de crédibilité… quand il s’agit de parler de pauvreté… ou de l’inégalité telle que mesurée par le coefficient Gini.</p>



<p><em>* Economiste universitaire. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494">Economics for Tunisia</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nXfcwc0T2B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/">Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/embed/#?secret=3Vf4nROqhG#?secret=nXfcwc0T2B" data-secret="nXfcwc0T2B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>La Grande-Bretagne «trop islamiste» au goût des Emiratis   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/13/la-grande-bretagne-trop-islamiste-au-gout-des-emiratis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 12:48:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les dirigeants des Emirats arabes unis ont-ils déroulé le tapis rouge au leader de l’extrême droite britannique Nigel Farage ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/13/la-grande-bretagne-trop-islamiste-au-gout-des-emiratis/">La Grande-Bretagne «trop islamiste» au goût des Emiratis   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le leader de l’extrême droite britannique Nigel Farage s’est affiché le mois dernier lors du Grand Prix de la Formule 1 à Abou Dhabi mais le</em> Financial Times<em> vient de révéler qu’il n’a pas mentionné le véritable motif de sa présence, c’est qu’il a rencontré des responsables des Émirats et qu’ils lui ont payé son voyage. De plus, ce voyage intervient dans un contexte de tension entre les Émirats arabes unis et le gouvernement travailliste britannique de Keir Starmer. Dernier épisode de cette tension, Abou Dhabi a décidé de ne plus délivrer dans l’avenir de bourses universitaires pour le Royaume-Uni par crainte que leurs citoyens ne soient exposés à la radicalisation islamiste sur les campus britanniques. Décision saluée par le vice-président américain J. D. Vance. </em></strong><em>(Ph. Nigel Farage, invité à Abou Dhabi, ne refuse pas l&rsquo;argent des monarchies du Golfe).  </em>  </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18231017"></span>



<p>Dans les colonnes du <a href="https://www.ft.com/content/f4e6e5b4-264f-4593-9542-03d34464ef99" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Anna Gross, Andrew England et David Sheppard ont révélé que les Émirats ont financé un voyage à Abou Dhabi en décembre du député Nigel Farage, chef du Parti de la réforme (Reform UK, extrême droite), afin de rencontrer des responsables émiratis.</p>



<p>Le journal britannique indique que le soutien apporté par les Émirats à la visite d’un leader d’extrême droite confirme leur intérêt pour les mouvements populistes à travers le monde. Les Émirats ont offert à M. Farage un hébergement et l’autorisation d’assister au Grand Prix de Formule 1 qui s’est tenu début décembre.</p>



<p>Le coût du voyage a été estimé à environ 10000 livres sterling pour couvrir les frais de séjour du député britannique.</p>



<p>À l’époque, M. Farage a publié une photo de lui en compagnie de l’homme d’affaires italien et figure de la jet-set internationale Flavio Briatore, accompagnée de la légende <em>«À Abou Dhabi pour la finale de Formule 1»</em>, sans que le véritable motif de sa présence à Abou Dhabi ne soit précisé.</p>



<p>M. Farage a rencontré de hauts responsables émiratis lors de ce voyage de deux jours, qui a eu lieu avant la suspension des travaux parlementaires pour les fêtes de fin d’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haro sur les Frères musulmans et l&rsquo;islam politique</h2>



<p>Selon des sources proches du dossier, le trésorier Reform UK, Nick Candy, qui se rend régulièrement dans les pays arabes pour affaires, a organisé ces rencontres.</p>



<p>D’autres sources bien informées ont ajouté que les dirigeants émiratis souhaitaient s’entretenir avec le chef du parti d’extrême-droite en raison de leur opposition commune aux Frères musulmans. Nigel Farage a déclaré qu’il désignerait ce groupe comme organisation terroriste au Royaume-Uni s’il remportait les élections.</p>



<p>L’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats, la Russie, la Jordanie et la Syrie ont officiellement désigné les Frères musulmans comme organisation terroriste.</p>



<p>Le gouvernement du Premier ministre Starmer n’a pas encore pris de décision concernant cette confrérie mais a indiqué l’année dernière que la question était <em>«examinée de près»</em>.</p>



<p>Le journal souligne que le financement de ce voyage et ces rencontres confirment l’intérêt des Émirats pour le parti d’extrême droite de Farage, crédité de 30% des intentions de vote, contre 16% pour le Parti travailliste au pouvoir. Les Grands Prix de Formule 1 sont souvent l’occasion de nouer des contacts, attirant des personnalités politiques, des chefs d’entreprise et des vedettes du sport et du divertissement.</p>



<p>Il est inhabituel que des gouvernements invitent des dirigeants de partis d’opposition et prennent en charge leurs frais, compte tenu des implications diplomatiques d’un tel acte.</p>



<p>Depuis son accession à la tête du Parti conservateur et de l’opposition en novembre 2024, Kemi Badenoch n’a reçu aucun don pour couvrir les frais de ses rencontres avec des dirigeants étrangers.</p>



<p>À l’inverse, lorsqu’il était dans l’opposition, le gouvernement qatari avait pris en charge les frais de voyage de Starmer à Doha pour rencontrer l’émir après la COP28 tenue à Dubaï en 2023. Le gouvernement qatari avait financé le vol de M. Starmer de Dubaï à Doha, où il avait rencontré l’émir et déclaré à l’époque qu’ils avaient discuté de la guerre à Gaza et de la coopération essentielle entre les deux pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dictatures utilisant l’argent pour obtenir des faveurs</h2>



<p>Steve Goodrich, directeur de la recherche et des enquêtes chez Transparency International, a fait remarquer que l’hospitalité accordée à M. Farage n’était pas sans précédent mais il a ajouté que le financement et l’accueil de parlementaires britanniques par des gouvernements étrangers donnaient l’impression que ces derniers étaient corruptibles. Il a déclaré : <em>«Nous l’avons constaté à maintes reprises, des dictatures utilisant l’argent pour obtenir des faveurs au Parlement et il est temps d’interdire ces pratiques»</em>.</p>



<p>Par le passé, M. Farage a critiqué le gouvernement des Émirats. En 2023, il avait exhorté le Premier ministre conservateur de l’époque, Rishi Sunak, à veiller à ce que son ministre des Affaires étrangères, Lord David Cameron, ne joue aucun rôle dans le projet de vente de <em>Telegraph Media</em> à Redbird IMI, une coentreprise entre la société américaine de capital-investissement Redbird et IMI, détenue par Abou Dhabi, en raison des liens de Cameron avec les Emirats. Farage avait alors déclaré : <em>«Il est inconcevable qu’un gouvernement conservateur permette à de tels actifs de tomber entre de mauvaises mains durant son mandat ou qu’il encourage l’importation de tendances contraires à l’un des piliers de notre démocratie»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La connivence de la gauche avec les islamistes</h2>



<p>Par ailleurs, Farage a annoncé mercredi que Laila Cunningham, conseillère municipale de Reform UK dans le borough (arrondissement) de Westminster serait la candidate du parti à la mairie de Londres en 2027. La capitale britannique dirigée par le travailliste Sadiq Khan est considérée par l’extrême droite comme le bastion de la connivence de la gauche avec les islamistes.&nbsp;</p>



<p>Farage a déclaré : <em>«Nous mènerons une campagne d’envergure pour remporter la mairie de Londres. Ce lieu, autrefois considéré avec une incroyable admiration historique et un sentiment d’exception, fait désormais l’objet de discussions désobligeantes à travers le monde»</em>.</p>



<p>Cunningham, une mère de famille musulmane de sept enfants, a déclaré qu’elle aimait Londres mais qu’elle n’ignorait pas ce qu’elle est devenue, notant que la criminalité a augmenté dans toute la capitale.</p>



<p>Le <em>FT</em> est également revenu sur le dernier épisode de tensions dans les relations bilatérales entre Abou Dhabi et Londres. Les Émirats ont décidé de ne plus délivrer dans l’avenir de bourses universitaires dans les universités britanniques pour leurs citoyens par crainte qu’ils ne soient exposés à la radicalisation islamiste. La décision a été saluée par le vice-président américain J. D. Vance qui a d’ailleurs déclaré dans un tweet publié sur la plateforme X: <em>«Certains de nos meilleurs alliés musulmans du Golfe considèrent l’endoctrinement islamique dans certaines parties de l’Occident comme extrêmement dangereux»</em>.</p>



<p>Le journal britannique a pour sa part estimé cette nouvelle décision est motivée par d’autres raisons et qu’elle serait intervenue en réalité comme une réaction suite à un certain nombre de différends entre les deux pays. D’abord, l’offre de rachat du <em>Daily Telegraph</em> soutenue par Abou Dhabi qui avait avorté mais aussi le soutien présumé des Émirats arabes unis aux forces paramilitaires de Hemedti Dagalo au Soudan (ce que les Émiratis démentent toujours) et la plainte déposée par la Premier League contre le club de football de Manchester City, propriété émiratie, au sujet de ses finances. Toutes ces raisons ont crispé les relations entre les Émirats et le gouvernement travailliste mené par Keir Starmer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZlP8Fu3Tou"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=HreZqEUf3t#?secret=ZlP8Fu3Tou" data-secret="ZlP8Fu3Tou" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 09:47:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à une politique étrangère offensive, les Émirats arabes unis se sont constitué une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Émirats arabes unis mènent une politique étrangère offensive et sont parvenus à se constituer une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique, une stratégie mise en lumière après une rare escalade militaire avec l’Arabie saoudite au Yémen la semaine dernière. Le «rôle» des Émirats suscite interrogations et inquiétudes.</em></strong> <em>(Photo : Fumée s&rsquo;élevant à la suite d&rsquo;une frappe aérienne menée par l&rsquo;Arabie saoudite et qui visait ce qu&rsquo;elle décrivait comme des séparatistes du sud soutenus par les Émirats arabes unis, dans le port de Mukalla, au sud du Yémen).</em> </p>



<p><strong>Imed Bahri </strong>&nbsp;</p>



<span id="more-18211639"></span>



<p>Abou Dhabi a eu recours à des alliances avec des États ou des groupes interposés, à des interventions militaires et à un soutien financier, principalement pour contrer ce qu’il perçoit comme la menace déstabilisatrice de l’islam politique, et plus particulièrement des groupes liés aux Frères musulmans.</p>



<p>De hauts responsables émiratis ont présenté cette stratégie comme un moyen de renforcer les États face aux extrémistes mais des experts de l’Onu et des responsables occidentaux affirment que cette approche a parfois exacerbé les conflits et renforcé le pouvoir des dirigeants autoritaires, une allégation que les Émirats démentent.</p>



<p><a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/uae-foreign-policy-spotlight-after-yemen-escalation-2025-12-31/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a> a fait un tour d’horizon sur l’implication des Émirats dans des pays clés.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Yémen</h2>



<p>Les Émirats ont annoncé le retrait de leurs forces du Yémen en 2019 mais ils ont conservé leur influence par le biais du Conseil de transition du Sud (CTS), une entité sécessioniste qu’Abou Dhabi a formé et armé.</p>



<p>Les Émirats considèrent le CTS comme un partenaire essentiel pour garantir l’accès maritime et un rempart contre le parti Islah, composante clé du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, que les Émirats perçoivent comme une émanation des Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Égypte</h2>



<p>Depuis que les Frères musulmans ont été renversés en 2013, Abou Dhabi est le principal bailleur de fonds du Caire et voit en l’Égypte séculariste un rempart contre le retour des islamistes.</p>



<p>En 2024, le fonds souverain des Émirats, ADQ Holding, a signé un accord de 35 milliards de dollars pour l’aménagement d’une importante portion du littoral méditerranéen égyptien, un apport crucial de devises à un moment où le Caire était confronté à des difficultés financières.</p>



<p>Leur méfiance commune envers les Frères musulmans sous-tend leur alliance politique qui les a vus coordonner leur boycott du Qatar en 2017 et leur opposition à l’influence turque en Libye, sachant que le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, entretient des liens étroits avec les Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soudan</h2>



<p>Le comité des sanctions de l’Onu a décrit les allégations selon lesquelles les Émirats ont fourni un soutien militaire aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan comme crédibles.&nbsp;</p>



<p>Selon des analystes, les Émirats se méfient du commandant des forces armées soudanaises (armée régulière), le général Abdel Fattah Al-Burhan, en raison de la présence, dans ses rangs, d’islamistes issus du régime de l’ancien homme fort soudanais Omar El-Béchir. Les Émirats considèrent Hemedti Degalo comme un contrepoids à Burhan.</p>



<p>Des protagonistes, dont les États-Unis et des organisations de défense des droits humains, ont accusé les FSR de crimes contre l’humanité et de massacres à caractère ethnique dans la région du Darfour.</p>



<p>Les Émirats ont nié catégoriquement avoir fourni des armes aux FSR, déclarant dans des lettres adressées à l’Onu que ces accusations manquaient de preuves et affirmant que leur rôle était purement humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tchad</h2>



<p>Les Émirats ont renforcé leurs liens sécuritaires et économiques avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby en signant un accord de coopération militaire en 2023 et en fournissant des véhicules blindés à cet État du Sahel qu’ils considèrent comme un rempart contre les insurgés islamistes.</p>



<p>L’attention s’est portée sur l’aéroport isolé d’Amdjarass, près de la frontière soudanaise, où Reuters a signalé une forte augmentation du trafic de vols cargo.</p>



<p>Alors que les Émirats affirment y gérer un hôpital de campagne et acheminer de l’aide aux réfugiés soudanais, le comité des sanctions de l’Onu et des responsables occidentaux allèguent que la piste d’atterrissage sert de plaque tournante logistique essentielle pour l’approvisionnement en armes des FSR.</p>



<p>Bien entendu, les Émirats démentent ces accusations, affirmant que leurs opérations sont purement humanitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libye</h2>



<p>Selon des experts de l’Onu, les Émirats ont été le principal soutien étranger du commandant de l’est libyen, Khalifa Haftar, en fournissant un appui aérien et du matériel à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée lors de son offensive de 2019 sur Tripoli.</p>



<p>L’objectif était de renverser le Gouvernement d’union nationale (GNA), internationalement reconnu et basé à Tripoli, qui comprenait des factions liées aux Frères musulmans et bénéficiait du soutien militaire de la Turquie.</p>



<p>Alors que la guerre civile demeure dans une impasse fragile, les Émirats continuent de jouer un rôle de médiation clé en maintenant des liens étroits avec les factions de l’est et la famille Haftar et en poursuivant des efforts diplomatiques pour former un gouvernement exempt de ce qu’ils qualifient de <em>«milices extrémistes»</em>. Cependant, l’alliance de Haftar comprend des groupes salafistes radicaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël</h2>



<p>En 2020, les Émirats ont rompu avec des décennies de consensus arabe en normalisant leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis, une démarche que l’Arabie saoudite a jusqu’à présent refusée sans une perspective d’État palestinien.</p>



<p>L’accord a officialisé une alliance stratégique contre des adversaires communs, notamment l’Iran et les groupes islamistes comme le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas).</p>



<p>Bien que la guerre de Gaza ait entraîné une baisse du soutien populaire, les responsables émiratis ont critiqué à plusieurs reprises la conduite militaire israélienne mais ont maintenu leurs relations diplomatiques avec Israël, considérant cette relation comme un outil important d’influence régionale et un canal privilégié vers Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Somaliland</h2>



<p>Les Émirats se sont efforcés de tisser des liens économiques et sécuritaires étroits avec la république autoproclamée du Somaliland, Abou Dhabi ayant souvent perçu le gouvernement fédéral somalien de Mogadiscio comme étant étroitement lié au Qatar et à la Turquie.</p>



<p>Un élément central de cette stratégie est l’investissement de 442 millions de dollars de DP World pour développer et exploiter le port de Berbera, créant ainsi une alternative stratégique à Djibouti sur le golfe d’Aden.</p>



<p>En 2017, le parlement du Somaliland a voté en faveur de l’autorisation pour les Émirats de construire une base militaire à Berbera. Bien que la base ait été ultérieurement désignée à des fins civiles, les Émirats continuent d’y former des forces de sécurité tout en maintenant une présence consulaire à Hargeisa.</p>



<p>La semaine dernière, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, une avancée diplomatique facilitée par Abou Dhabi, selon Axios, qui cite des responsables israéliens.</p>



<p>Il est également à signer que les Émirats sont le seul État arabe à s’être abstenu concernant la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne de reconnaître le Somaliland.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B4qznpulpp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=IqgRQ1ePz9#?secret=B4qznpulpp" data-secret="B4qznpulpp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 08:38:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Averroès]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Coran européen]]></category>
		<category><![CDATA[extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Chikhaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas d’Aquin]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’infiltration islamo-philosophique poursuit son œuvre dans les marges du savoir occidental depuis... le 13e siècle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/">Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De la lecture d’Averroès par Thomas d’Aquin aux subventions européennes du XXI<sup>e</sup> siècle pour les études coraniques, l’infiltration islamo-philosophique poursuit son œuvre dans les marges du savoir occidental.</em></strong></p>



<p><strong>Sadok Chikhaoui </strong>*</p>



<span id="more-16907279"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure>
</div>


<p>Une panique ancienne s’est saisie de la maison fasciste. Il y a quelques mois, une tempête s’est levée dans un verre d’eau bureaucratique quand des agitateurs de l’extrême-droite surent que l’Union européenne finance un programme de recherche sur le<a href="https://www.univ-nantes.fr/recherche-et-innovation/impact-societal/euqu-the-european-quran-erc-synergy-grant" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Coran en Europe</a>**. Aussitôt, les réactions outrées ont fusé : <em>«influence des Frères musulmans», «offensive théocratique», «réécriture de notre histoire»</em>.</p>



<p>Pourtant, ce que certains feignent de découvrir aujourd&rsquo;hui était déjà à l’œuvre au XIII<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>L’Université de Paris, alors haut lieu du savoir chrétien, abritait en son sein les premières manifestations de cette prétendue infiltration. Saint Thomas d’Aquin, en traduisant Averroès, ouvrait déjà les portes de l’Occident à ce qui serait plus tard dénoncé comme l’entrisme islamique.<br>Quand le docteur angélique découvre la pensée d’Ibn Rushd à travers les traductions venues d’Espagne, il ne se doute pas qu’au XXI<sup>e</sup> siècle, son goût pour la logique aristotélicienne arabe lui vaudrait d’être soupçonné de <em>«salafisme soft»</em> par certains chroniqueurs du matin. Sa ‘‘<em>Somme théologique’’</em>, en intégrant des fragments de pensée islamique, aurait pu figurer, aujourd’hui, dans le viseur de ceux qui traquent l’ennemi de l’intérieur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PjF2ZLL5VW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/">Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/embed/#?secret=nzleofEem1#?secret=PjF2ZLL5VW" data-secret="PjF2ZLL5VW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Averroès, Avicenne, Al-Fārābī : Frères musulmans avant la lettre ?</h2>



<p>À en croire certaines lectures contemporaines — particulièrement celles d’un prof de sport converti en chroniqueur omniscient — les grands philosophes arabes seraient en réalité des agents dormants de l’islam politique. Leur crime ? Avoir transmis les textes grecs à l’Europe, et osé penser Dieu en des termes universels.</p>



<p>Déjà en 2008, Sylvain Gouguenheim opérait un tournant révisionniste en publiant <em>‘‘Aristote au Mont-Saint-Michel’’</em>. Cet ouvrage emblématique d&rsquo;une tendance idéologiquement orientée cherchait à redessiner l’histoire pour affirmer une pureté fantasmée de la civilisation occidentale. Gouguenheim y minimisait — voire niait — le rôle fondamental joué par les penseurs arabes et musulmans dans la transmission du savoir grec à l’Europe médiévale.</p>



<p>Sa thèse, largement contestée par les historiens des sciences et de la philosophie, s’inscrivait dans un courant néo-conservateur, plus politique qu’académique. Le fait que cet auteur ait ensuite conseillé un candidat d’extrême droite comme Éric Zemmour montre à quel point certains travaux, sous couvert d’érudition, peuvent nourrir une rhétorique identitaire, excluante, et dangereusement révisionniste.</p>



<p>On oublie commodément que sans ces penseurs — Avicenne, Al-Fārābī, Averroès — l’édifice même de la scolastique se serait probablement effondré dans un vide théologique. On oublie aussi que les manuscrits de Tolède, de Palerme, de Cordoue sont les véritables ancêtres de la mémoire européenne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xiRPR2qPuZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=i86ewjLSpz#?secret=xiRPR2qPuZ" data-secret="xiRPR2qPuZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De la «science juive» à la philosophie islamique : l’angoisse de l’origine</h2>



<p>L’analogie est frappante : ce que les nazis dénonçaient comme <em>«science juive»</em> — dans la psychanalyse, la théorie de la relativité ou la phénoménologie —, certains détracteurs de l’islam l’appliquent aujourd’hui à la philosophie arabo-musulmane.<br>C’est toujours la même peur : que l’origine du savoir ne soit pas purement européenne; que la rationalité ait transité par d’autres langues, d’autres visages, d’autres lieux. Que la pensée ait traversé l’islam sans s’y abîmer, mais au contraire s’y être élevée.<br>Pour certains cercles crispés sur une identité close, cette généalogie hétérogène est insupportable.</p>



<p>Le débat contemporain sur l’islam, comme naguère sur Freud ou Einstein, est mené par des figures qui ne lisent pas mais qui s’expriment. Wikipedia tient lieu de référence ; un petit <em>«Que sais-je ?»</em> devient certificat de spécialisation; et l’absence de lecture devient, pour un public désarmé culturellement, gage de clarté.</p>



<p>L’Europe, en reniant ses propres filiations intellectuelles, se condamne à l’amnésie et à la stérilité. Refuser la pluralité des sources, c’est se priver de la possibilité de comprendre son histoire — et d’échapper aux fantasmes qui l’empoisonnent.</p>



<p>La philosophie est cet entrisme qui ne dit pas son nom. Elle vient toujours d’ailleurs, par un biais, un écho, un exil.</p>



<p>* <em>Enseignant.</em></p>



<p><em>** Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet visant à étudier l’influence du Coran en Europe du Moyen Age au XIXᵉ siècle, qui a été la cible d’attaques au motif qu’il serait un relais d’influence pour les Frères musulmans. </em>« Des accusations qui paraissent déconnectées de la réalité de la production de ce programme de haut niveau »,<em> écrit notamment </em><a href="https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2025/06/15/coran-europeen-que-contient-vraiment-ce-projet-scientifique-attaque-par-l-extreme-droite_6613237_6038514.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Monde</a><em>.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="diRwGqxkEw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=7QO6JXWtuV#?secret=diRwGqxkEw" data-secret="diRwGqxkEw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/">Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Me Ben Halima prédit la mort de 80% des médias privés en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/14/me-ben-hamila-prevoit-la-mort-de-80-des-medias-prives-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 07:20:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Ben Halima]]></category>
		<category><![CDATA[information libre]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Kaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«L’information en Tunisie est dans un état de mort clinique et je prévois la faillite et la fermeture prochaines de 80% des médias privés», écrit Me Ben Halima. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/14/me-ben-hamila-prevoit-la-mort-de-80-des-medias-prives-en-tunisie/">Me Ben Halima prédit la mort de 80% des médias privés en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un poste facebook publié dimanche 13 octobre 2024, l’avocat, chroniqueur et analyste politique Imed Ben Halima brosse un tableau sombre de la situation politique et médiatique en Tunisie 13 ans après la révolution dite de la liberté et de la dignité. Nous le traduisons ci-dessous.</em></strong></p>



<span id="more-14213485"></span>



<p><em>«On ne doit pas oublier qu’après les élections d’octobre 2011 qui a permis l’accession des Frères musulmans au pouvoir, c’est l’information libre et plurielle qui a affaibli les islamistes aux élections de 2014 et a permis à Béji </em>[Caïd Essebsi] <em>et son parti d’accéder au pouvoir. Et c’est une partie des médias libres qui a ouvert les plateaux pour attaquer l’alliance entre le Makhzen</em> [Etat profond]<em>, les Frérots et la bande de Youssef Chahed, et qui a fait tomber le candidat des islamistes, Youssef Chahed, et Nabil Karoui à la présidentielle de 2019.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima.jpg" alt="" class="wp-image-14213633" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima-300x188.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima-768x480.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima-580x363.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p><em>«Ce sont les mêmes médias qui ont permis à Kaïs Saïed d’être présent et de s’exprimer librement entre 2011 et 2019 et l’a fait ainsi connaître du grand public.</em></p>



<p><em>«Durant toute cette période, beaucoup de gens ont parlé avec audace et ont mis en danger leur liberté et leur vie.</em></p>



<p><em>«Aujourd’hui, cette expérience est terminée et l’oiseau est retourné dans sa cage. Il n’y a plus d’information libre ou plurielle. Tu entends une seule musique jouée sur un seul ton. Les espaces ont été fermés et ce sont les portes de </em>[la prison de]<em> Mornaguia qui ont été ouvertes. Fou celui qui court des risques dans un jeu qui n’est soumis à aucune loi et à aucune règle.</em></p>



<p><em>«L’information est dans un état de mort clinique et je prévois la faillite et la fermeture prochaines de 80% des médias privés </em>[en Tunisie]<em>.»</em> &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XLFFGxvz3v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/aida-hichri-nous-sommes-revenus-au-climat-de-la-peur-et-de-la-censure/">Aïda Hichri : «Nous sommes revenus au climat de la peur et de la censure»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Aïda Hichri : «Nous sommes revenus au climat de la peur et de la censure» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/aida-hichri-nous-sommes-revenus-au-climat-de-la-peur-et-de-la-censure/embed/#?secret=li0RCKvnQS#?secret=XLFFGxvz3v" data-secret="XLFFGxvz3v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/14/me-ben-hamila-prevoit-la-mort-de-80-des-medias-prives-en-tunisie/">Me Ben Halima prédit la mort de 80% des médias privés en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Soudan, la grande tragédie oubliée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/le-soudan-la-grande-tragedie-oubliee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 08:28:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
		<category><![CDATA[Darfour]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[guerre civile]]></category>
		<category><![CDATA[Khartoum]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hamdan Degalo]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Al-Bashir]]></category>
		<category><![CDATA[Omdurman]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13982076</guid>

					<description><![CDATA[<p>La guerre civile au Soudan a fait plus de 150 000 morts et condamne plus de 10 millions de personnes au déplacement forcé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/le-soudan-la-grande-tragedie-oubliee/">Le Soudan, la grande tragédie oubliée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plus de 150 000 morts, plus de 10 millions de personnes condamnés au déplacement forcé sur une population de 49 millions, 25 millions en proie à la famine et aux violences notamment sexuelles sur les mineurs. Les Soudanais subissent l’horreur depuis 16 mois et précisément depuis le 15 avril 2023 à cause d’une guerre pour le pouvoir qui s’éternise entre deux alliés d’hier devenus des ennemis irréductibles en l’occurrence Abdel Fattah Al-Burhan qui dirige l’armée régulière, les Forces armées soudanaises (FAS), et Mohamed Hamdan Degalo qui dirige la puissante formation paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR). Une tragédie hélas oubliée et qui ne bénéficie pas de l’attention du monde.</em></strong> (Illustration : la guerre civile au Soudan condamne 10 millions de personnes au déplacement forcé). </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13982076"></span>



<p>Sur ce conflit soudanais s’est greffé un conflit régional car les puissances régionales et internationales qui soutiennent l’un des deux belligérants lorgnent les richesses de ce pays et en premier lieu l’or.</p>



<p>Le Soudan est devenu le théâtre d’une guerre par procuration pour des puissances cyniques et cupides qui n’ont que faire de la tragédie insupportable et interminable du peuple soudanais.</p>



<p><a href="https://www.ft.com/content/da1c7bd2-3ad9-4a06-8295-e746e4cd3f58" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Financial Times</a> a publié un enquête préparée par Andres Schipani dans laquelle il affirme que la guerre civile au Soudan s’est transformée en un champ de bataille international dans lequel les pays se battent pour l’influence et l’exploitation des sources d’or du Soudan et pour sa situation stratégique. </p>



<p>Au début de l’enquête, Schipani a fait référence à un garçon de 15 ans rencontré dans la ville d’Omdurman qui frissonnait chaque fois qu’il entendait le bruit des coups de feu. Cette année, il jouait au football sur un terrain lorsqu’il a été arrêté par des miliciens affiliés aux FSR. Il a été emprisonné avec plusieurs garçons de son âge et ils ont été exploités en étant initialement utilisés pour servir les combattants FSR comme laver et repasser leurs vêtements et cirant leurs chaussures et après ils ont été violés. Ensuite, ils ont été forcés de se battre contre l’armée soudanaise, ont reçu des stimulants et ont été placés dans une voiture pour les emmener sur le champ de bataille du sud de Khartoum où ils ont pu échapper à une attaque surprise d’un drone et l’armée soudanaise les a arrêtés.</p>



<p>Le garçon, qui se trouve maintenant dans une maison sûre dans la ville d’Omdurman, a déclaré: <em>«J’aurais aimé que cette guerre n’éclate pas»</em>. D’autant qu’elle s’est transformée, depuis le 15 avril 2023, en une guerre féroce dans laquelle deux généraux en désaccord sur le pouvoir mènent des combats fratricides&nbsp;: Al-Burhan et Dagalo, dit Hemedti, dont les forces sont accusées d’opérations de nettoyage ethnique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crimes de guerre</h2>



<p>Les deux hommes s’étaient associés pour renverser Omar Al-Bashir en 2019. Mais ils se disputent désormais le butin, alors que les responsables américains estiment que la guerre a jusqu’à présent tué plus de 150 000 personnes. Tous deux sont accusés d’avoir commis des crimes de guerre alors que les Nations Unies ont prévenu que le Soudan était confronté à une crise sans précédent avec plus de 10 millions de personnes déplacées soit un cinquième de la population du pays.</p>



<p>La moitié des 49 millions d’habitants souffre de faim et d’insécurité alimentaire, les pires conditions que le pays ait connues depuis longtemps. Il s’agit peut-être de la guerre la plus dévastatrice au monde et il n’y a aucun signe d’issue décisive ou de vainqueur clair, encore moins de règlement pacifique. Outre les combattants des pays voisins, cette guerre a attiré une série d’acteurs mondiaux et régionaux, chacun rivalisant d’influence et de pouvoir dans un pays qui est l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QVgJtcuyGw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/la-tunisie-face-a-lafflux-de-refugies-en-provenance-du-soudan/">La Tunisie face à l’afflux de réfugiés en provenance du Soudan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à l’afflux de réfugiés en provenance du Soudan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/la-tunisie-face-a-lafflux-de-refugies-en-provenance-du-soudan/embed/#?secret=gtHJAx4enc#?secret=QVgJtcuyGw" data-secret="QVgJtcuyGw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«La guerre dure depuis 16 mois et nous n’en voyons pas la fin»</em>, déclare Clementine Nkweta Salami, la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour le Soudan. <em>«Ce que nous voyons, ce sont des combats, la faim et la maladie»</em>, ajoute-t-elle.</p>



<p>Comme c’est le cas dans les guerres en Afrique y compris celle dans l’est de la République démocratique du Congo, les événements au Soudan ont continué à se dérouler sous le radar de l’attention internationale. Les conflits en Ukraine et à Gaza, &nbsp;qui sont des conflits stratégiques aux implications géopolitiques évidentes, ont suscité des sentiments de solidarité et des protestations massives et il y a eu peu d’inquiétudes et de tensions à propos du Soudan.</p>



<p>Tout cela malgré le fait que les enjeux sont importants au Soudan notamment en raison de sa situation au bord de la mer Rouge, à proximité du canal de Suez, le corridor commercial mondial.</p>



<p>La Russie et les pays du Moyen-Orient sont accusés d’injecter de l’argent et des armes dans cette guerre. Ahmed Othman Hamza, gouverneur de l’État de Khartoum, déclare:&nbsp;<em>«Le 15 avril 2023 a tout changé au Soudan et cette guerre est contre le peuple»</em>. Les forces de Hemedti contrôlent désormais certaines zones de son principal fief au Darfour (à l’ouest et au sud-ouest du pays). Il a pris le contrôle de la plupart des zones autour de Khartoum l’année dernière. La capitale est assiégée tandis qu’Al-Burhan et ses forces se replient vers Port-Soudan situé à 670 kilomètres au nord-est de Khartoum. 14 des 18 États du Soudan sont désormais en pleine guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Russes, Ukrainiens et Emiratis de la partie</h2>



<p>Le <a href="https://www.ft.com/content/da1c7bd2-3ad9-4a06-8295-e746e4cd3f58" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>FT</em> </a>estime que le contexte géopolitique de cette guerre est complexe. Tandis que des pilotes ukrainiens à la retraite sirotent du jus de mangue et mangent du homard à Port-Soudan aux côtés des dirigeants des forces armées soudanaises, des tireurs d’élite russes entraînent également l’armée de Burhan, selon des officiers des renseignements soudanais.</p>



<p>Pendant ce temps, des généraux soudanais affirment que les FSR ont recruté des mercenaires en provenance de République centrafricaine, du Tchad et du Soudan du Sud. Des rapports récents publiés par Amnesty International et Human Rights Watch indiquent que le nombre d’armes fabriquées par plusieurs pays tels que la Chine, l’Iran, la Turquie, la Russie et les Émirats arabes unis augmente au milieu d’appels croissants en faveur d’un élargissement de l’embargo sur les armes.</p>



<p>Les responsables de Port-Soudan confirment que le financement de la machine militaire des forces armées soudanaises provient en partie des exportations d’or en plus de ce qui reste des énormes sociétés commerciales affiliées à l’armée.</p>



<p>Tout cela est soutenu par les approvisionnements en pétrole russes puisque Moscou a envoyé huit cargaisons de produits pétroliers, pour la plupart du diesel, depuis le début de la guerre. Les experts de l’Onu estiment que les RSF est soutenue par les activités de Hemedti dans le commerce de l’or et par les Émirats arabes unis.</p>



<p>Un comité de l’Onu a présenté ce qu’il a qualifié de preuves <em>«crédibles»</em> selon lesquelles Abou Dhabi fournissait des armes au Soudan. Ce sont des allégations que les Émirats rejettent fermement affirmant qu’ils ont à une position neutre sur la guerre et que ce qui est dit sur leur soutien aux FSR est sans fondement et vise à détourner l’attention des questions fondamentales.</p>



<p>Les observateurs internationaux estiment que le soutien des Émirats à Hemedti est motivé par des soupçons à l’égard d’Al-Burhan selon lesquels il serait proche des islamistes, lesquels étaient dominants durant l’ère Al-Bashir. <em>«Les Émirats arabes unis considèrent les Frères musulmans comme un acteur important au Soudan et c’est ce qui les motive»</em>, explique un haut diplomate étranger.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L0mVcSyDYI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/19/tunis-condamne-fermement-le-pillage-de-la-residence-de-son-ambassadeur-au-soudan/">Tunis condamne fermement le pillage de la résidence de son ambassadeur au Soudan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunis condamne fermement le pillage de la résidence de son ambassadeur au Soudan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/19/tunis-condamne-fermement-le-pillage-de-la-residence-de-son-ambassadeur-au-soudan/embed/#?secret=pptdegTDif#?secret=L0mVcSyDYI" data-secret="L0mVcSyDYI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La guerre a mis en danger les ressources du Soudan, fait dérailler le programme de réformes soutenu par le FMI et affaibli la capacité de Khartoum à rembourser ses créanciers y compris la Chine à un moment où le pays négociait un allègement de sa dette.</p>



<p>L’économie soudanaise a connu un déclin de 40 % l’an passé selon les estimations de Jibril Ibrahim, ministre des Finances des institutions contrôlées par Al-Burhan. Le Soudan est non seulement le plus grand producteur d’or d’Afrique mais il possède également des ressources qui ne sont pas disponibles dans d’autres pays notamment des zones de terres arables le long du Nil. Plus important encore, sa côte s’étend sur 750 kilomètres le long de la mer Rouge jusqu’au canal de Suez où des pays comme l’Iran, la Russie et les Émirats rivalisent pour prendre pied.</p>



<p>Après le renversement d’Al-Bashir qui continuait d’osciller entre l’Iran et l’Arabie saoudite, Al-Burhan a renforcé ses relations avec les Émirats, l’Arabie saoudite et l’Égypte et est même parvenu à un rapprochement avec Israël. Lorsque le dernier conflit a éclaté, Al-Burhan a commencé à chercher des alliés et les généraux ont rétabli les relations avec Téhéran qui a mis des drones à la disposition de l’armée soudanaise. Un diplomate occidental commente: <em>«Il s’agit désormais d’une guerre au Moyen-Orient qui se déroule en Afrique.»</em></p>



<p>Alors que les mercenaires russes du groupe Wagner fournissaient auparavant soutien et formation aux forces FSR de Hemedti, les Russes sont actuellement favorables à Burhan.</p>



<p>Les chefs militaires soudanais et les responsables russes parlent de relancer les projets visant à permettre l’établissement d’une base navale russe sur la mer Rouge. Suleiman Baldo du Centre soudanais pour la transparence et le suivi politique déclare: <em>«Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Iran et la Russie veulent prendre pied au Soudan et&nbsp; la Russie veut l’or soudanais»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accusations contre les deux camps</h2>



<p>L’envoyé américain pour le&nbsp; Soudan Tom Perello a appelé les pays et les forces jouant un rôle négatif en versant de l’huile sur le conflit soudanais à cesser d’alimenter la guerre et d’armer les belligérants. La guerre a déclenché des massacres qui ont conduit les organisations pénales internationales à ouvrir des enquêtes à leur sujet. Les combattants des FSR sont accusés d’avoir commis des massacres dans la guerre actuelle tout comme les Janjawids ont commis avant eux des massacres au Darfour au début de ce siècle.</p>



<p>Le<a href="https://www.ft.com/content/da1c7bd2-3ad9-4a06-8295-e746e4cd3f58" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <em>FT </em></a>a rapporté qu’une jeune fille de 16 ans avait été kidnappée au début de l’année à Omdurman. Elle a déclaré que les combattants de FSR l’avaient ligotée, battue et violée à plusieurs reprises. Le bruit de la torture a été enregistré pour son frère qui a été arrêté pour collaboration avec l’armée et elle ne l’a jamais revu. Cependant, les deux camps sont accusés de violations selon le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.</p>



<p>En dépit des accusations principalement portées contre les FSR, l’armée soudanaise est accusée d’attaques contre des civils, des écoles, des hôpitaux et d’autres infrastructures. Le procureur général associé au gouvernement militaire, Al-Fatih Muhammad Issa Tayfour, a confirmé que les FSR sont responsables de la majorité des massacres. Un homme d’affaires soudanais a déclaré à leur propos: <em>«Ce qui se passe au Soudan ne s’est pas produit depuis le Moyen Âge et il y a eu plusieurs guerres et guerres civiles dans le monde mais personne n’a fait ce que ces hommes ont fait de manière réfléchie.»</em></p>
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		<item>
		<title>Josep Borrel met le pied dans le plat : «Israël a financé le Hamas»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/09/josep-borrel-met-le-pied-dans-le-plat-israel-a-finance-le-hamas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 11:29:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fatah]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Le Hamas a été financé par le gouvernement israélien pour tenter d’affaiblir l’Autorité palestinienne du Fatah», a déclaré Josep Borrel,</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Le Hamas a été financé par le gouvernement israélien pour tenter d’affaiblir l’Autorité palestinienne du Fatah», a déclaré Josep Borrel, vendredi 6 septembre 2024, lors d’une conférence dans une université espagnole.</em></strong></p>



<span id="more-13961018"></span>



<p>Le chef de la diplomatie européenne a ajouté : <em>«Si nous n’intervenons pas fermement, la spirale de la haine et de la violence se poursuivra de génération en génération, de funérailles en funérailles»</em>.</p>



<p>Ces propos n’ont pas manqué de susciter des réactions outrées dans les cercles sionistes européens.&nbsp;</p>



<p>En fait, Borrel n’a fait que rappeler une vérité historique attestée par beaucoup d’historiens, y compris israéliens.</p>



<p><em>«Oui, Israël a soutenu les Frères Musulmans à la base mais le Hamas n’en est qu’une émanation spécifique»</em>, a cru pouvoir nuancer Michel Liégeois, professeur de Relations internationales à l’UCLouvain, cité par<a href="https://www.rtbf.be/article/est-ce-qu-israel-a-cree-et-finance-le-hamas-c-est-plus-complexe-que-cela-selon-un-expert-11316136" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> RTBF</a>. </p>



<p>L’expert apporte des données intéressantes à ce sujet qui méritent d’être mieux connus : <em>«Historiquement, Israël met pour la première fois les pieds à Gaza en 1967, à l’issue de la guerre des Six Jours. Puisqu’avant cela, le territoire gazaoui qui est aujourd’hui la bande de Gaza, ne faisait pas partie de l’Etat d’Israël dans le cadre du plan de partage. C’est, à l’époque, un territoire palestinien»</em>, explique Michel Liégeois. <em>«Pour des raisons de sécurité, Israël maintient sa présence et occupe Gaza. Elle y trouve à ce moment-là une seule organisation un peu structurée : l’organisation des Frères musulmans. Ensemble, ils trouvent un modus operandi. Les Frères Musulmans vont aider Israël à administrer la bande de Gaza. Cela permet à Israël de ne pas devoir y perdre trop d’énergie et d’argent»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>Au fil des ans, la coopération entre les deux parties va s’approfondir, le but d’Israël étant de ne pas avoir affaire à l’OLP. En échange d’une reconnaissance de fait, Israël allait devoir payer une contrepartie : <em>«Israël va, en échange, financer un certain nombre de projets, notamment la construction de mosquées»</em>, explique Michel Liégeois.</p>



<p>Cette <em>«entente»</em> contre-nature, sachant les positions extrémistes des Frères musulmans, dure 20 ans, jusque dans les années 80 : <em>«En 1987, le Hamas est créé. Le Hamas est bien l’émanation politico-militaire, plus radicale, de la mouvance des Frères musulmans. Donc oui, Israël a soutenu les Frères Musulmans à la base mais le Hamas n’est qu’une émanation spécifique, politique, de cette organisation. Il est important de le préciser»</em>, souligne l’expert.</p>



<p>En aidant les ennemis de ses ennemis, c’est-à-dire en jouant la carte des islamistes contre celle des laïques, selon une tactique vieille comme le monde, Israël cherchait à déstabiliser le Fatah,</p>



<p>Peut-on affirmer donc qu’Israël a aidé le Hamas à gagner du terrain contre le Fatah ? Réponse de l’expert qui a dû prendre mille pincettes et couper le cheveu en quatre pour répondre par l’affirmative: <em>«À certains moments, de façon ponctuelle, dans le cadre d’opérations menée par les services secrets israéliens, il n’est pas exclu qu’ils n’aient pas jugé utile d’affaiblir un peu le Fatah, de lui rendre la vie un peu plus difficile. Donc on ne peut pas totalement exclure cette possibilité.»</em> </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<item>
		<title>En Autriche, le calvaire des voix qui combattent l’islamophobie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/30/en-autriche-le-calvaire-des-voix-qui-combattent-lislamophobie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 08:05:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Farid Hafez]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Hongrie]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jörg Haider]]></category>
		<category><![CDATA[Lorenzo Vidino]]></category>
		<category><![CDATA[Opération Louxor]]></category>
		<category><![CDATA[Sebastian Kurz]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13899318</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Autriche est en tête de peloton des pays européens où l’islamophobie est devenue un élément structurant de la politique intérieure. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/30/en-autriche-le-calvaire-des-voix-qui-combattent-lislamophobie/">En Autriche, le calvaire des voix qui combattent l’islamophobie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’heure où l’islamophobie prend de plus en plus de l’ampleur en Occident et s’impose d’une manière on ne peut plus décomplexée, nous avons tendance à observer ce qui se passe aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France ou en Allemagne mais il convient de s’intéresser particulièrement à l’Autriche qui avec la Hongrie est en tête de peloton des pays où l’islamophobie est devenue un élément structurant de la politique de ces pays avec des conséquences graves à l’instar du calvaire subi par le politologue autrichien Farid Hafez et d’autres leaders d’opinion musulmans. Le pays des Habsbourg jadis un empire avec une mosaïque ethnique si riche est aujourd’hui marqué par une politique islamophobe intolérante, violente et injuste. </em></strong> <em>(Illustration : La police a perquisitionné une organisation communautaire à Graz, en Autriche, en 2020, dans le cadre d’une série d’arrestations d’éminents musulmans à l’échelle nationale connue sous le nom d’Opération Louxor. (Erwin Scheriau/APA/AFP via Getty Images). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13899318"></span>



<p>Farid Hafez a publié une tribune dans le magazine américain <em><a href="https://newlinesmag.com/first-person/how-prominent-muslims-in-austria-were-painted-as-enemies-of-the-state/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New Lines</a></em> où il raconte comment il a été malmené et présenté en Autriche comme un ennemi de l’État sachant que son calvaire a été celui de nombreux musulmans autrichiens actifs dans le débat public et la société civile, ceci est intervenu dans un contexte de recrudescence des politiques anti-musulmanes qui ont accompagné la montée de l’extrême droite. L’objectif était de diffamer, de décrédibiliser et de faire taire les voix musulmanes qui pesaient dans le débat public pour laisser libre court aux politiques islamophobes.  </p>



<p>Hafez commence sa tribune en expliquant les détails du raid policier effectué chez lui dans la capitale autrichienne Vienne le 9 novembre 2020. Plus de 30 policiers lourdement armés ont participé à ce raid; ils criaient et pointaient leurs armes sur lui à l’aide de lunettes laser ce qui a terrorisé sa femme et ses trois enfants.</p>



<p>Il a expliqué que ce raid faisait partie d’une action plus large appelée Opération Louxor qui est une campagne à grande échelle ciblant les militants de la société civile musulmane en Autriche où le politologue est né et a toujours vécu. L’homme a grandi dans une petite ville avec une population comptant tout au plus 500 personnes. Avant de devenir commentateur pour les médias publics et universitaire de renom, il écrivait souvent dans la presse sur les questions ayant trait à l’islam pour le public autrichien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Traité comme un criminel et un ennemi de l’État</h2>



<p>Hafez a déclaré qu’il se considérait comme faisant partie du tissu démocratique diversifié qui donnait une voix à ceux qui n’étaient pas entendus. L’Autriche n’était pas seulement pour lui une patrie mais c’était un endroit où il jouissait de la confiance et du respect de ses compatriotes notamment de nombreuses personnalités influentes du gouvernement autrichien et de la société civile mais le matin du raid, tout s’est écroulé et ce sentiment a été brisé.</p>



<p>Lors de la perquisition, il a appris qu’un mandat d’arrêt avait été émis par le ministère public alléguant qu’il était membre d’une organisation criminelle et terroriste (excusez du peu!) et qu’il était un ennemi de l’État autrichien. À ce moment-là, il lui sembla que son identité antérieure avait disparu.</p>



<p>Hafez a déclaré qu’il n’était pas accusé d’avoir commis un crime cette nuit-là et qu’il ne serait pas inculpé à l’avenir mais il a été traité comme un criminel et un ennemi de l’État, son compte bancaire et ses autres avoirs ont été gelés et le la police a confisqué tous ses appareils électroniques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WZMSYAx3lc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/">Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/embed/#?secret=bG7x7yRfDh#?secret=WZMSYAx3lc" data-secret="WZMSYAx3lc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Après un long interrogatoire au commissariat, il a été libéré sous engagement personnel et s’est retrouvé sans le moindre centime. Les médias autrichiens se sont précipités avec enthousiasme pour le qualifier d’extrémiste alors qu’il était depuis longtemps l’auteur de plusieurs de leurs prestigieuses publications.</p>



<p>L’auteur a confirmé que le matin du raid a été un tournant dans sa vie, mais qu’il n’a pas été le seul à en avoir été affecté. L’opération Louxor a visé près de 70 individus et organisations et elle a été réalisée avec près d’un millier de policiers menant de nombreux raids dans 3 États fédérés autrichiens différents.</p>



<p>Ces raids étaient présentés officiellement comme étant dirigés contre les Frères musulmans avec lesquels Hafez n’avait aucun lien. Il a souligné que ces raids faisaient en réalité partie des efforts croissants du gouvernement de droite pour punir et réduire au silence les musulmans autrichiens politiquement actifs.&nbsp;</p>



<p>Il a estimé que son expérience d’appartenance à une minorité ethnique dans la campagne autrichienne tout en sachant qu’il pouvait parfois être marginalisé en raison de sa couleur de peau différente ou parce que son nom était étranger l’avait conduit à une prise de conscience progressive de la race et de l’identité. La découverte des écrits de Malcolm X à l’adolescence lui ont permis de développer une conscience politique puis la lecture l’histoire de l’antisémitisme en Autriche et ensuite aux questions politiques liées à l’immigration et à l’islam.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sIO3Jg7imw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/25/les-americains-musulmans-font-face-a-une-vague-brutale-dislamophobie/">Les Américains musulmans font face à une vague brutale d’islamophobie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains musulmans font face à une vague brutale d’islamophobie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/25/les-americains-musulmans-font-face-a-une-vague-brutale-dislamophobie/embed/#?secret=it3EERdHD3#?secret=sIO3Jg7imw" data-secret="sIO3Jg7imw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces lectures se sont progressivement développées en une carrière universitaire et journalistique largement axée sur l’étude du racisme en particulier contre les musulmans en Europe et il a écrit sur une variété de sujets dans les journaux autrichiens où il s’est fait connaître comme commentateur public, remportant des prix et a donnant régulièrement des interviews à la télévision sur les événements politiques quotidiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’extrême droite sur capitalise le sentiment anti-immigration</h2>



<p>Dans le même temps, l’Autriche connaissait des transformations et des mutations qui allaient progressivement modifier le paysage politique. Jörg Haider était devenu l’un des dirigeants les plus prospères de l’extrême droite promouvant le Parti de la liberté autrichien en capitalisant sur le sentiment anti-immigration, l’instrumentalisant et l’exploitant. Hafez a par la suite constaté que ses recherches étaient bien accueillies par le public dans la mesure où ses critiques portaient sur Haider et d’autres partis d’extrême droite, longtemps considérés comme les principaux vecteurs du racisme dans le pays.</p>



<p>Cette période de lune de miel n’a duré que jusqu’à ce que l’islamophobie devienne politiquement répandue en Autriche. Les politiques anti-musulmanes du Parti autrichien de la liberté ont été progressivement adoptées et mises en œuvre par le Parti populaire autrichien de centre-droit au pouvoir, précisément sous la direction du chancelier Sebastian Kurz, éclaboussé depuis par un scandale de corruption et éjecté du pouvoir. Le travail de Hafez s’est déplacé par conséquent de l’extrême droite au centre droit puisqu’il a commencé à critiquer le parti au pouvoir.&nbsp;</p>



<p>Le Parti populaire autrichien a commencé à mettre en œuvre une longue liste de politiques anti-musulmanes qu’il semble avoir empruntées à Haider et à d’autres considérés comme de dangereux extrémistes. Sous la direction du Parti populaire autrichien, des mosquées ont été fermées, le hijab interdit dans de nombreux établissements d’enseignement et des plans élaborés pour l’interdire à terme aux étudiants universitaires et aux fonctionnaires. La surveillance des associations islamiques par les services de renseignement s’est accrue avec la criminalisation des associations islamiques et la création d’institutions financées par l’État telles que le Centre de documentation sur l’islam politique, une organisation consultative largement considérée comme critique à l’égard de l’islam. En quelques années, la critique de l’extrême droite est devenue inutile et la politique dominante est devenue anti-musulmane.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="u5VZoFS2Ki"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/23/climat-de-peur-aux-etats-unis-la-harvard-law-review-censure-un-article-sur-le-genocide-a-gaza/">Climat de peur aux Etats-Unis : la Harvard Law Review censure un article sur le génocide à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Climat de peur aux Etats-Unis : la Harvard Law Review censure un article sur le génocide à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/23/climat-de-peur-aux-etats-unis-la-harvard-law-review-censure-un-article-sur-le-genocide-a-gaza/embed/#?secret=XL6Kw8UEYx#?secret=u5VZoFS2Ki" data-secret="u5VZoFS2Ki" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette tendance a débuté avec la préparation et la publication de rapports critiques sur les musulmans autrichiens. Le rapport clé qui a jeté les bases de la politique anti-musulmane du Parti populaire autrichien et qui sera cité 14 fois dans le mandat d’inspection de l’Opération Louxor visant l’auteur et d’autres, s’intitulait <em>«Les Frères musulmans en Autriche»</em>. Le rapport a été financé par le gouvernement grâce à une contribution d’environ 100 000 dollars. Il a été rédigé par une personne nommée Lorenzo Vidino.</p>



<p>Hafez souligne que le rapport de Vidino prétendait documenter les activités des Frères musulmans en Autriche mais il était si vaste qu’il mettrait presque tout le monde dans le même sac.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eliminer la société civile islamique en Autriche</h2>



<p>Hafez explique qu’il avait quitté l’Autriche pour les États-Unis après s’être vu proposer un poste d’enseignant dans une université américaine. Bien qu’il n’ait été accusé d’aucun crime, il n’a pas pu travailler dans son pays d’origine et est devenu un paria par le gouvernement et ses médias. Cette expérience lui a laissé un profond impact émotionnel et cet impact a été accru par son manque de compréhension de la façon dont il est devenu la cible d’accusations. Il lui a fallu de nombreuses années pour comprendre les forces qui travaillaient derrière Vidino et les autorités autrichiennes dans leur campagne visant à éliminer la société civile islamique en Autriche.</p>



<p>Ce que l’on constate aujourd’hui dans les pays occidentaux de plus en plus islamophobes ce sont les procédés malsains et pernicieux. Ils font sciemment des amalgames malhonnêtes pour discréditer et diaboliser leurs cibles. Il y a cet amalgame entre musulman et islamiste dont a été victime Farid Hafez. Et il y a aussi l’autre amalgame qui est devenu un atavisme en Occident depuis l’opération Déluge d’Al-Aqsa le 7 octobre 2023, c’est que toute personne, tout organisme ou toute manifestation qui critique Israël et le génocide qu’elle perpètre à Gaza est qualifiée injustement d’antisémite. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les pays où l’islamophobie est la plus développée sont en même temps les plus fervents soutiens d’Israël. Cette corrélation se manifeste en Europe centrale, en Autriche et en Hongrie surtout, deux pays avec des gouvernements aux politiques islamophobes et en même temps qui soutiennent inconditionnellement Israël. Ils considèrent qu’eux et Israël ont le même ennemi. Pour eux, c’est le monde judéo-chrétien qui se bat contre l’islam qu’ils perçoivent comme une menace à leur civilisation. Ils ont une vision strictement identitaire, voient les choses du point de vue du choc des civilisations et se fichent du génocide perpétré par Israël à Gaza. Pour les islamophobes, soutenir Israël c’est soutenir la pérennité de l’Occident judéo-chrétien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="R6AtwYoGaD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/">Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/embed/#?secret=GFv5RMhN1a#?secret=R6AtwYoGaD" data-secret="R6AtwYoGaD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/30/en-autriche-le-calvaire-des-voix-qui-combattent-lislamophobie/">En Autriche, le calvaire des voix qui combattent l’islamophobie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Visé par une OQTF, Ahmed Jaballah un théologien islamiste a quitté la France pour la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/02/vise-par-une-oqtf-ahmed-jaballah-un-theologien-islamiste-a-quitte-la-france-pour-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 21:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Jaballah]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[OQTF]]></category>
		<category><![CDATA[théologien islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le théologien islamiste Ahmed Jaballah, dit proche des Frères musulmans et qui a notamment présidé l&#8217;Union des organisations islamiques de France, faisait l’objet depuis le 30 janvier d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a quitté de sa propre initiative la France pour rentrer en Tunisie. C&#8217;est ce que rapporte Europe 1, ce samedi...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le théologien islamiste Ahmed Jaballah, dit proche des Frères musulmans et qui a notamment présidé l&rsquo;Union des organisations islamiques de France, faisait l’objet depuis le 30 janvier d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a quitté de sa propre initiative la France pour rentrer en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-11842216"></span>



<p>C&rsquo;est ce que rapporte Europe 1, ce samedi 2 mars 2024, en rappelant que Ahmed Jaballah doyen de l’Institut européen des sciences humaines (IESH) de Paris-Saint-Ouen, présenté comme l’un des leaders des Frères musulmans, était sous la menace d’une décision d’expulsion pour situation irrégulière en France et troubles à l&rsquo;ordre public.</p>



<p>La même source ajoute que les autorités françaises ont également décidé une mesure d’interdiction administrative du territoire afin que Jaballah ne puisse pas retourner en France.</p>



<p>Notons par ailleurs que le Parquet de Bobigny a ouvert, en 2020, une enquête sur le financement et les activités de l&rsquo;IESH, dont Jaballah est le doyen, situé en Seine-Saint-Denis et qui bénéficie d&rsquo;une reconnaissance académique délivrée par le rectorat de Créteil.</p>



<p>Rappelons que cette affaire survient une semaine après l’expulsion de l’Imam de Bagnols-sur-Cèze Mahjoub Mahjoubi, le 22 février dernier à la demande du ministre Gérald Darmanin. </p>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g5fGZCUHKb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/22/limam-mahjoub-mahjoubi-expulse-de-france-vers-la-tunisie/">L’imam Mahjoub Mahjoubi expulsé de France vers la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’imam Mahjoub Mahjoubi expulsé de France vers la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/22/limam-mahjoub-mahjoubi-expulse-de-france-vers-la-tunisie/embed/#?secret=lY6VaBrybr#?secret=g5fGZCUHKb" data-secret="g5fGZCUHKb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L&rsquo;imam, qui s&rsquo;oppose à cette décision et qui a affirmé qu&rsquo;il fera tout pour retourner en France où il a vécu pendant 40 ans, est en attente du retour du tribunal administratif de Paris qui devra statuer sur le recours en référé-liberté, déposé par son avocat.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/02/vise-par-une-oqtf-ahmed-jaballah-un-theologien-islamiste-a-quitte-la-france-pour-la-tunisie/">Visé par une OQTF, Ahmed Jaballah un théologien islamiste a quitté la France pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Après dix années de tempête, Erdogan au Caire (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/15/apres-dix-annees-de-tempete-erdogan-au-caire-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 06:42:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Al Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Abdulhamid Dabaiba]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
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		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Morsi]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdodan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réchauffement des relations entre Le Caire et Ankara après plus d’une décennie de violentes turbulences. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/15/apres-dix-annees-de-tempete-erdogan-au-caire-video/">Après dix années de tempête, Erdogan au Caire (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il n’y a ni amitié éternelle ni animosité permanente entre les États, la fameuse formule trouve tout son sens dans le réchauffement des relations entre Le Caire et Ankara après plus d’une décennie de violentes turbulences. Cet épisode illustre que les tendances lourdes de la géopolitique finissent toujours par prendre le dessus sur les contingences politiciennes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-11622070"></span>



<p>Mercredi 14 février 2024, le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé au Caire en compagnie de son épouse Emine pour ouvrir une nouvelle page entre l’Égypte et la Turquie. </p>



<p>Ce n’était pas un orage d’été passager qui aura secoué les relations entre les deux puissances régionales du Moyen-Orient et de la Méditerranée suite à l’éviction du pouvoir de Mohamed Morsi, le 30 juin 2013, par l&rsquo;armée égyptienne et la forte mobilisation populaire qui voulait en finir avec la <em>«Gamaa»</em> (la Confrérie), terme par lequel les Égyptiens désignent les Frères Musulmans. Non, ce fut bien plus qu’un orage, une tempête. Onze ans de crise qui ont plombé les relations égypto-turques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Onze années de tempête</h2>



<p>À l’époque, Erdogan avait adopté une position favorable à Morsi critiquant d’une manière acerbe les mesures prises par l’armée égyptienne et par Abdelfatah Al-Sissi et il avait accueilli dans son pays un certain nombre de dirigeants de l’opposition égyptienne et des Frères musulmans qui avait fui l’Égypte. Beaucoup de chaînes de télévision de la confrérie islamiste diffusaient, également, depuis Istanbul.</p>



<p>La question des Frères Musulmans a empoisonné les relations entre les deux pays mais les différends ne s’arrêtaient pas là. Le Caire et Ankara ont adopté des politiques différentes concernant le dossier libyen. Quand la Turquie soutenait le pouvoir de Faïz Sarraj puis Abdulhamid Dabaiba à Tripoli, l’Égypte appuyait et soutenait le maréchal Khalifa Haftar à Benghazi. Les différends sur le gaz dans la Méditerranée orientale étaient également une autre pomme de discorde entre les deux pays.</p>



<p>Après onze années de tempête, les deux États se sont résolus à inaugurer une nouvelle ère. Les deux présidents s’étaient rencontrés pour la première fois en marge de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football en novembre 2022 à Doha, d’ailleurs le Qatar a joué un rôle de facilitateur de la reprise des relations entre les deux pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wfGSvjpN2k"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/13/sale-temps-pour-les-islamistes-erdogan-se-rapproche-de-legypte-dal-sissi/">Sale temps pour les islamistes : Erdogan se rapproche de l’Égypte d’Al-Sissi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sale temps pour les islamistes : Erdogan se rapproche de l’Égypte d’Al-Sissi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/13/sale-temps-pour-les-islamistes-erdogan-se-rapproche-de-legypte-dal-sissi/embed/#?secret=YRv9hX7kDe#?secret=wfGSvjpN2k" data-secret="wfGSvjpN2k" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ensuite, l’Égypte a fait un geste qui a été apprécié pour sa délicatesse début 2023. Au lendemain du violent séisme qui avait frappé le sud de la Turquie en février 2023, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri s’était rendu à Adana pour exprimer la solidarité de l’Égypte avec le peuple turc. Suite à cela, Erdogan avait dépêché son ministre des Affaires étrangères de l’époque Mevlut Cavusoglu au mois de mars 2023 au Caire et le processus de normalisation s’est enclenché, c’est ainsi qu’en juillet 2023, l’Égypte et la Turquie ont nommé des ambassadeurs dans leurs pays respectifs (le niveau de représentation depuis la crise de 2013 était celui de chargé d’affaires) pour aboutir ensuite à la visite du président turc au Caire.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle page entre les deux pays</h2>



<p><em>«Une nouvelle page dans les relations entre les deux pays»</em>, c’est par ces mots que le président égyptien a souhaité la bienvenue à son homologue turc. De nombreux dossiers épineux étaient sur la table du sommet égypto-turc au premier rang desquels la discussion sur les efforts de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, la crise de l’aide humanitaire et le dossier libyen.</p>



<p>Al-Sissi a déclaré lors de la conférence de presse en compagnie d’Erdogan: <em>«Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue à Son Excellence le président turc Recep Tayyip Erdogan pour sa première visite en Égypte depuis plus de dix ans afin que nous puissions inaugurer ensemble une nouvelle page entre nos deux pays d’une manière qui enrichit notre relation bilatérale et la met sur la bonne voie»</em>. Il a par ailleurs souligné la fierté et l’appréciation de l’Égypte pour les relations historiques avec la Turquie et le patrimoine civilisationnel et culturel communs entre les deux pays. Il a poursuivi en mettant en exergue l’importance du rapprochement entre les deux pays: <em>«Il existe un intérêt à renforcer la coordination conjointe entre l’Égypte et la Turquie et à tirer parti de la position des deux pays en tant que centres de gravité dans la région d’une manière qui contribue à instaurer la paix, à établir la stabilité et à fournir un environnement propice pour parvenir à la prospérité et au bien-être alors que les deux pays sont confrontés à de nombreux défis communs tels que la menace du terrorisme et les défis économiques et sociaux que nous impose la réalité turbulente de la région.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les lourdes tendances de la géopolitique</h2>



<p>Le président égyptien a ajouté: <em>«J’exprime notre fierté du niveau de coopération existant entre l’Égypte et la Turquie pour l’accès rapide de la plus grande quantité possible d&rsquo;aide humanitaire à la population dans la bande de Gaza en tenant compte que les autorités israéliennes restreignent l’entrée de cette aide ce qui fait que les camions d’aide entrent à un rythme lent sans commune mesure avec les besoins de la population de la Bande de Gaza.»</em> Il a affirmé également qu’il était d’accord avec le président Erdogan lors des discussions sur la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza et de parvenir au calme en Cisjordanie.</p>



<p>Pour sa part, le président turc a exprimé sa joie de visiter de nouveau l’Égypte après douze ans, en disant : <em>«Je remercie le président Al-Sissi pour le bon accueil. Nous partageons une histoire commune avec l’Egypte qui remonte à plus de 1 000 ans»</em>. Et d’ajouter: <em>«Nous voulons élever le niveau de nos relations sur la voie appropriée»</em>.</p>



<p>Erdogan a indiqué que ce qui se passe à Gaza a dominé la réunion avec Al-Sissi et a déclaré que le gouvernement Netanyahu poursuivait sa politique de meurtres, de massacres et d’occupation malgré les réactions mondiales, expliquant que l’acheminement de l’aide à Gaza est une priorité absolue car la Turquie a envoyé plus de 31000 tonnes d’aide. Il a exprimé son appréciation pour le soutien des autorités égyptiennes à cet égard et a également exprimé ses remerciements au Croissant-Rouge égyptien, au ministère égyptien de la Santé et à toutes les parties égyptiennes dans ce dossier notant qu’en plus de l’aide humanitaire, plus de 700 Palestiniens blessés et leurs accompagnateurs ont été transférés en Turquie tandis qu’Ankara cherche à construire un hôpital de campagne à Gaza et espère que l’Égypte aidera à sa construction bientôt.</p>



<p>Erdogan a fait une annonce importante quant à l’impulsion qui veut être donné par les deux pays à leur relation bilatérale: <em>«Nous avons élevé le niveau de coopération entre les deux pays. Nous attendons la visite du président Al-Sissi à Ankara pour tenir la première réunion du Conseil de coopération stratégique de haut niveau. Cela marquera une nouvelle étape dans notre relation. Nous nous sommes fixés pour objectif d’atteindre le plus rapidement possible le volume des échanges commerciaux à 15 milliards de dollars»</em>. Il a souligné que le volume des investissements turcs en Égypte a augmenté d’environ 3 milliards. Il est à signaler qu’à l’occasion de cette visite, les deux parties ont signé l’accord qui vise à créer ce Conseil de coopération stratégique de haut niveau. Erdogan a invité Al-Sissi à Ankara pour le mois d’avril prochain et à cette occasion se tiendra la première réunion de ce Conseil de coopération.</p>



<p>Concernant le dossier libyen, Al-Sissi a déclaré que la nécessité de consultations entre les deux pays à ce sujet a été soulignée afin de contribuer à la tenue des élections présidentielles et législatives.</p>



<p>Le rapprochement acté, la réconciliation scellée et la dynamique lancée entre les deux puissances régionales dans un contexte multi-crise ne peut qu’être bénéfique pour le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen.</p>



<p>Les tendances lourdes de la géopolitique ont fini par prendre le dessus sur les contingences politiciennes et les divergences idéologiques et cela rejaillira aussi bien sur les dossiers bilatéraux que sur ceux ayant trait à l’ensemble de la région qui a plus que jamais besoin d’apaisement.</p>



<p><strong><em>Vidéo de la conférence de presse d’Al-Sissi et Erdogan.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="مؤتمر صحفي للرئيس السيسي و نظيره التركي رجب طيب أردوغان بقصر الاتحادية (تغطية كاملة)" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/F9y_4RkNGPw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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