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	<title>Archives des fuite des cerveaux - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des fuite des cerveaux - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Va-t-on « racketter» les compétences tunisiennes opérant à l’étranger ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/25/va-t-on-racketter-les-competences-tunisiennes-operant-a-letranger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 11:14:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compétences tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Fakhreddine Fadhloun]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[ingénieurs]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[professeurs universitaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un projet de loi fait débat. Il vise officiellement à faire face à l’émigration des compétences tunisiennes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/25/va-t-on-racketter-les-competences-tunisiennes-operant-a-letranger/">Va-t-on « racketter» les compétences tunisiennes opérant à l’étranger ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On laisse les meilleures de nos compétences tunisiennes émigrer vers des pays plus attrayants, et on cherche un moyen pour compenser nos pertes en nous faisant «rembourser» d’une certaine manière les coûts de leur formation par les pays bénéficiaires de cette fuite des cerveaux.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14706900"></span>



<p>Voilà l’idée géniale défendue par le président de la commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la jeunesse et du sport à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Fakhreddine Fadhloun, et qu’il a présentée dans l’émission <em><a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D9%81%D8%B6%D9%84%D9%88%D9%86%3A-%D9%85%D8%A8%D8%A7%D8%AF%D8%B1%D8%A9-%D8%AA%D8%B4%D8%B1%D9%8A%D8%B9%D9%8A%D8%A9-%D9%84%D9%84%D8%AA%D8%B5%D8%AF%D9%8A-%D9%84%D9%87%D8%AC%D8%B1%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%83" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Weekend al-kif’’</a></em> sur Diwan FM, dimanche 24 novembre 2024, ajoutant qu’un projet de loi est à l’étude pour faire face à l’émigration des compétences tunisiennes et qu’il sera bientôt examiné par les parlementaires.</p>



<p>Il y a deux options à cet effet, ou bien ajouter un point au projet de loi de finances pour l’année 2025 relatif à la migration des compétences ou examiner un projet de loi déjà prêt après discussion avec les parties concernées, comme les ordres des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/19/france-3-lemigration-des-medecins-tunisiens-profite-a-la-france/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médecins</a> et des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/la-migration-des-ingenieurs-affecte-gravement-leconomie-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ingénieurs</a> et les ministères de l’Enseignement supérieur et des Finances, a expliqué le parlementaire.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une initiative législative incongrue       </h2>



<p>L’initiative législative vise à rechercher un précédé légal et acceptable sur le plan international pour trouver un arrangement avec les parties bénéficiaires de l’apport des compétences tunisiennes qui préserve les intérêts de notre pays, sans porter atteinte à ceux de ses compétences émigrées, a expliqué Fadhloun, qui ne semble pas saisir l’incongruité de son initiative.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MPzoRLV78D"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/la-migration-des-ingenieurs-affecte-gravement-leconomie-tunisienne/">La migration des ingénieurs affecte gravement l’économie tunisienne   </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La migration des ingénieurs affecte gravement l’économie tunisienne    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/la-migration-des-ingenieurs-affecte-gravement-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=Di2a7ltVIt#?secret=MPzoRLV78D" data-secret="MPzoRLV78D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Il existe aujourd’hui une migration des cerveaux et des compétences tunisiennes, qui ont beaucoup coûté à l’Etat, à la communauté nationale et aux contribuables plus précisément, et qui touche les corps des médecins, des ingénieurs et des professeurs universitaires»</em>, a déclaré Fadhloun, ajoutant que quelque 4000 médecins et 40&nbsp;000 ingénieurs ont émigré au cours des 5 dernières années. <em>«Ce phénomène s’est aggravé depuis 2011 et il y a beaucoup de compétences tunisiennes qui désirent émigrer»</em>, a-t-il ajouté, estimant que la formation d’un médecin ou d’un ingénieur coûte à l’Etat tunisien environ 100&nbsp;000 dinars annuellement.</p>



<p>Le parlement a adopté au cours de l’année dernière un accord pour attirer des médecins chinois, étant donné le manque de médecins dont souffrent beaucoup d’hôpitaux publics en raison de la migration de nos praticiens, a rappelé Fadhloun. <em>«Est-ce raisonnable&nbsp;?»</em>, s’est-il demandé en appelant à trouver des solutions équitables à ce problème, et qui garantissent les droits de toutes les parties.</p>



<p><em>«Les compétences tunisiennes ont le droit de chercher de meilleures conditions de travail et d’essayer d’améliorer leur standing social. La mobilité est aussi un droit humain garanti par les lois. Mais ces compétences font profiter des parties étrangères gratuitement de leurs savoir-faire»</em>, a insisté le député, qui ne doute pas un instant de l’inanité de sa proposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mauvais calcul </h2>



<p>En effet, le marché international de l’emploi est ouvert à toutes les nationalités, et si vous empêchez vos médecins et vos ingénieurs de partir ou que vous rendez leur départ plus difficile, d’autres pays sont prêts à combler le vide ainsi laissé, sans que les pays d’accueil ne soient obligés de faire le moindre effort pour attirer cette main d’œuvre de qualité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gO06EtCC3b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/19/france-3-lemigration-des-medecins-tunisiens-profite-a-la-france/">France 3 : L&rsquo;émigration des médecins tunisiens profite à la France</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France 3 : L&rsquo;émigration des médecins tunisiens profite à la France » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/19/france-3-lemigration-des-medecins-tunisiens-profite-a-la-france/embed/#?secret=CpI7Vb00FR#?secret=gO06EtCC3b" data-secret="gO06EtCC3b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sur un autre plan, ce sont les envois de fonds de cette importante communauté tunisienne à l’étranger qui permet aujourd’hui à notre pays de rééquilibrer, un tant soit peu, ses finances publiques. Ce serait une bien mauvaise idée que de vouloir <em>«racketter»</em>– et c’est le cas de le dire, ceux et celles qui aident beaucoup les leurs restés au pays.</p>



<p>Il serait plus judicieux d’améliorer la situation des hôpitaux publics, de garantir de meilleures conditions de travail aux cadres de la santé et de les inciter ainsi à rester au pays. Le projet de loi défendu par M. Fadhloun ne réglera aucun des problèmes pour lesquels il a été conçu, mais il en créera sans doute d’autres. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/25/va-t-on-racketter-les-competences-tunisiennes-operant-a-letranger/">Va-t-on « racketter» les compétences tunisiennes opérant à l’étranger ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël en proie à la fuite des cerveaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/24/israel-en-proie-a-la-fuite-des-cerveaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 08:06:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Tel-Aviv]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De plus en plus d’Israéliens -surtout la main d’œuvre la plus qualifiée- voient désormais Israël comme un pays instable à l’avenir incertain et décident de le quitter.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis sa création en 1948, Israël et sa population sont habitués aux guerres éclaires. Aujourd’hui avec la guerre qui s’éternise à Gaza et l’entêtement du gouvernement d’extrême-droite de Benjamin Netanyahu d’y mettre fin et avec l’embrasement du front nord frontalier du Liban, de plus en plus d’Israéliens -surtout la main d’œuvre la plus qualifiée- voient désormais Israël comme un pays instable à l’avenir incertain et décident de le quitter. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14048316"></span>



<p>Le journal britannique <a href="https://www.telegraph.co.uk/business/2024/09/21/how-israel-is-feeling-the-economic-pain-of-a-long-war/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Telegraph</a> a révélé que les faibles taux de chômage et d’endettement masquent des pressions croissantes en Israël un an après l’un des conflits les plus sanglants de son histoire notant que de nombreux travailleurs instruits et qualifiés partent et décident d’élever leurs enfants loin des dispositifs d’alerte antimissile ce qui soulève de sérieuses inquiétudes pour l’économie. </p>



<p>Le journal a pris comme exemple Bjørt Kragesteen et son partenaire israélien qui ont déclaré qu’ils emballaient leurs affaires dans des cartons parce qu’ils partiraient la semaine prochaine pour Stockholm, où le chercheur en génétique moléculaire assumera le rôle de professeur adjoint.</p>



<p><em>«Je ne veux plus vivre ici. C’est quelque chose que la guerre a changé pour moi»</em>, affirme Kragesteen, 37 ans. Si une alarme de missile se déclenche, elle et son partenaire ont 90 secondes pour récupérer leur fille de deux ans et courir 150 mètres jusqu’à un abri anti-bombes près d’une aire de jeux. Elle déclare: <em>«J’ai couru tellement de fois avec Ruth au refuge. Je suis toujours en alerte. C’est complètement épuisant.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Construire un avenir meilleur en Europe</h2>



<p>Cette chercheuse confirme que la peur suscitée par la guerre motive de nombreux amis à quitter Israël. <em>«Ils ont tous de jeunes enfants et veulent construire un avenir meilleur en Europe. Certains amis n’ont pas de passeport de l’Union européenne et se sentent perdus et cherchent d’autres moyens pour partir.»</em>&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.telegraph.co.uk/business/2024/09/21/how-israel-is-feeling-the-economic-pain-of-a-long-war/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Telegraph</a> a constaté que ce qui complique le problème est le fait qu’il est difficile d’attirer de nouveaux talents dans un pays en guerre et le scientifique lauréat du prix Nobel de chimie en 2004 Aaron Ciechanover a mis en garde contre une énorme vague de départs. Il a déclaré: <em>«La plupart des médecins seniors quittent les hôpitaux et les universités ont du mal à recruter des professeurs dans des domaines importants. Cette société est très étroite et une fois que 30 000 d’entre eux partiront, nous n’aurons plus d’État ici.»</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="46vYg1ATG1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/23/sara-netanyahu-veritable-dirigeante-disrael/">Sara Netanyahu, véritable dirigeante d’Israël</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sara Netanyahu, véritable dirigeante d’Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/23/sara-netanyahu-veritable-dirigeante-disrael/embed/#?secret=vcTpBY7yDs#?secret=46vYg1ATG1" data-secret="46vYg1ATG1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le départ de travailleurs talentueux est particulièrement inquiétant pour le secteur technologique qui est lucratif pour Israël, alerte Alon Eisenberg, professeur d’économie à l’Université hébraïque de Jérusalem et conseiller de la Banque d’Israël. <em>«La fuite des cerveaux et la perte du capital humain seront inévitables»</em>, a-t-il déclaré. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Cela s’est produit après la guerre d’octobre dans les années 1970, ce fut une expérience dévastatrice qui a eu un effet déstabilisateur sur les gens et il ne fait aucun doute que lorsqu’un pays passe par quelque chose comme ce qui est arrivé le 7 octobre 2023, certaines personnes partent, peut-être temporairement, peut-être pour toujours.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Impact dévastateur de la guerre sur l’économie &nbsp;</h2>



<p>Le journal indique que l’économie israélienne, d’un point de vue financier, s’est contractée de 5,7% au cours des trois derniers mois de 2023 ce qui reflète l’impact de l’opération Déluge d’Al-Aqsa du Mouvement de la résistance islamique Hamas mais qu’elle s’est légèrement redressée et a connu une croissance de 3,4% lors des trois premiers mois de cette année puis un ralentissement de 0,2% au trimestre suivant.</p>



<p><em>«Certains endroits à Tel-Aviv sont fermés mais nous ne le remarquons pas beaucoup»</em>, dit Kragesteen soulignant que le shekel, la monnaie israélienne, s’est déprécie par rapport à l’euro et que les attaques des Houthis dans la mer Rouge ont perturbé les importations ce qui signifie que l’obtention de biens de consommation en provenance de l’étranger est devenu plus coûteux et plus difficile.</p>



<p>Une société de recherche israélienne estime que jusqu’à 60 000 le nombre d’entreprises qui pourraient fermer leurs portes en 2024 car une grande partie de la main-d’œuvre (employeurs ou employés) a été appelée en réserve parfois pendant plusieurs mois.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L6fFPzxdCI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/revelation-israel-utilise-les-migrants-africains-comme-mercenaires-a-gaza/">Révélation: Israël utilise les migrants africains comme mercenaires à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Révélation: Israël utilise les migrants africains comme mercenaires à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/revelation-israel-utilise-les-migrants-africains-comme-mercenaires-a-gaza/embed/#?secret=9HMLAA1A2L#?secret=L6fFPzxdCI" data-secret="L6fFPzxdCI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le journal a rapporté les difficultés du secteur agricole après l’évacuation des populations tant au nord qu’au sud ce qui a entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires en plus de l’augmentation des coûts de guerre ce qui a conduit le gouverneur de la Banque d&rsquo;Israël à avertir que le pays dépenserait environ 67 milliards de dollars en dépenses de défense et civiles entre 2023 et 2025.</p>



<p>Le journal indique que tout cela se produit sans qu’aucune fin ne soit à l’horizon surtout que les craintes d’une escalade plus large augmentent après qu’Israël ait fait exploser les bipeurs utilisés par les membres du Hezbollah au Liban. Eisenberg considère que les mois à venir pourraient entraîner une nouvelle augmentation des coûts ce qui accroît l’incertitude sur l’économie.</p>



<p>Itay Ater de l’Université de Tel Aviv qui préside un forum réunissant d’éminents économistes israéliens se dit très préoccupé par la situation financière et par ce que pourrait signifier une nouvelle escalade d’autant plus que les trois principales agences de notation Fitch, Moody’s et Standard &amp; Poor’s, ont déjà dégradé la note d’Israël depuis le début de la guerre à Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Ici, l’avenir semble très incertain»</em></h2>



<p>Ater affirme que le gouvernement Netanyahu est complètement impuissant avertissant qu’il ne peut pas continuer à augmenter les dépenses dans cette mesure sans prendre des mesures sérieuses estimant que ce gouvernement n’est pas à la hauteur du défi qui se pose et ne prend les décisions difficiles qui s’imposent. Il ajoute qu’une escalade dans nord sera un autre coup dur porté à l’économie israélienne.&nbsp;</p>



<p><em>The Telegraph</em> conclut en affirmant que les gens sont généralement épuisés. Même les seniors se sentent incertains quant à leur avenir en Israël. Bjørt Kragesteen déclare: <em>«La mère de mon compagnon est arrivée de Tripoli en 1967 et a vécu toutes les guerres. C’est la première fois qu’elle veut partir. Ici, l’avenir semble très incertain.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AAB4EHbwyo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/29/la-folie-colonialiste-israelienne-sabat-sur-la-cisjordanie/">La folie colonialiste israélienne s’abat sur la Cisjordanie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La folie colonialiste israélienne s’abat sur la Cisjordanie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/29/la-folie-colonialiste-israelienne-sabat-sur-la-cisjordanie/embed/#?secret=Q9oiPhwcfa#?secret=AAB4EHbwyo" data-secret="AAB4EHbwyo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/24/israel-en-proie-a-la-fuite-des-cerveaux/">Israël en proie à la fuite des cerveaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les autres nous piquent nos compétences, ou c’est nous qui ne savons pas les retenir ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/les-autres-nous-piquent-nos-competences-ou-cest-nous-qui-ne-savons-pas-les-retenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jul 2024 08:01:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compétences tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[ingérence étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13515072</guid>

					<description><![CDATA[<p>On ne peut reprocher aux pays développés de nous prendre nos compétences si nous sommes dans l’incapacité de les retenir au pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/les-autres-nous-piquent-nos-competences-ou-cest-nous-qui-ne-savons-pas-les-retenir/">Les autres nous piquent nos compétences, ou c’est nous qui ne savons pas les retenir ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Parler de l’impact négatif de la fuite des cerveaux sur les carences de gestion observées en Tunisie depuis quelques années est une chose, et trouver des solutions efficaces et durables à ce fléau en est une autre. Les paroles ne suffisent pas, quand ce sont des actes forts qui sont nécessaires. Et dans l&rsquo;urgence. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13515072"></span>



<p>En rencontrant, hier, vendredi 5 juillet 2024 à Carthage, le ministre des Affaires étrangères, Nabil Ammar, le président de la République, Kaïs Saïed a, une nouvelle fois, souligné <em>«l’attachement de la Tunisie à sa souveraineté nationale et son rejet de toute ingérence étrangère dans ses choix.»</em></p>



<p>Evoquant les préparatifs pour l’organisation du traditionnel Forum national des compétences tunisiennes à l’étranger, le chef de l’Etat a déclaré : <em>«La Tunisie regorge de compétences, dont la valeur est inestimable, qui suscitent les convoitises des pays développés. C&rsquo;est la Tunisie qui prête à ces pays et non le contraire»</em>, a-t-il ajouté. Mais face à la fuite à l’étranger des meilleures compétences tunisiennes dans les domaines les plus pointus, comme la médecine ou la technologie, le chef de l’Etat ne nous dit pas quelle politique notre pays entend mettre en route pour essayer de retenir ses meilleures compétences afin qu’elles l’aident à sortir du sous-développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cessons d’imputer nos torts aux autres&nbsp;!</h2>



<p>On ne peut en effet continuer à nous défausser sur les autres et à leur imputer la responsabilité de nos défauts et de nos défaillances. On ne peut également reprocher aux pays développés de nous prendre nos compétences si nous sommes dans l’incapacité de les retenir au pays, de leur garantir une carrière décente et d’assurer leur avenir et celui de leurs enfants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SflsEs3cHm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/27/kamel-sahnoun-vingt-ingenieurs-quittent-la-tunisie-chaque-jour/">Kamel Sahnoun : «Vingt ingénieurs quittent la Tunisie chaque jour»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kamel Sahnoun : «Vingt ingénieurs quittent la Tunisie chaque jour» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/27/kamel-sahnoun-vingt-ingenieurs-quittent-la-tunisie-chaque-jour/embed/#?secret=PabkjGf6PV#?secret=SflsEs3cHm" data-secret="SflsEs3cHm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/la-migration-des-ingenieurs-affecte-gravement-leconomie-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> intitulée <em>«Fuite des cerveaux des ingénieurs en Tunisie : causes, conséquences et propositions de politique économique»</em>, publiée début juillet courant, l’Institut tunisien d’études stratégiques (Ites) a attiré l’attention <em>sur le taux de migration alarmant parmi les ingénieurs tunisiens qui a de graves conséquences sur le développement économique et social ainsi que sur la capacité du pays à gérer ses transitions énergétiques, numériques et écologiques, à assurer la durabilité du modèle économique et à améliorer sa compétitivité internationale.</em></p>



<p>Le rapport souligne que la migration des ingénieurs tunisiens constitue une menace considérable pour la croissance, avec près de 3 000 personnes qui quittent le pays chaque année. Ce nombre a culminé en 2022, atteignant 6 500, ajoute le rapport, en citant des statistiques fournies par l’Ordre des ingénieurs tunisien (OIT).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Par où et par quoi commencer&nbsp;?</h2>



<p>L’Ites identifie, par ailleurs, les actions prioritaires pour la rétention des ingénieurs et la prévention de la fuite des cerveaux. Celles-ci méritent d’être mises en œuvre rapidement. Car la perte sèche d’expertise est en train de prendre une telle ampleur dans notre pays qu’elle semble être l’une des principales causes de l’incapacité que montre l’administration publique, vidée de ses meilleurs éléments, à trouver des solutions aux problèmes quotidiens dans pratiquement tous les domaines.</p>



<p>C’est peut- être par là qu’il faut commencer afin qu’il y ait de bon médecins spécialistes dans nos hôpitaux régionaux, que les équipements tombés en panne dans nos sociétés de transport soient très rapidement réparés et remis en état et que les fuites d’eau dans le réseau de la Sonede soient identifiées et réparées dans les meilleurs délais. Pour cela, on a besoin de bons ingénieurs et d’excellents techniciens, et non de bureaucrates endurcis qui se soucient davantage de la qualité de la climatisation de leur bureau que de la solution des problèmes quotidiens des citoyens. Des bureaucrates qui parlent, mais qui ne font pas grand-chose, comme on en trouve à la pelle dans notre chère administration publique. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fqYk0Mr0mx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/la-migration-des-ingenieurs-affecte-gravement-leconomie-tunisienne/">La migration des ingénieurs affecte gravement l’économie tunisienne   </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La migration des ingénieurs affecte gravement l’économie tunisienne    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/la-migration-des-ingenieurs-affecte-gravement-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=lw2RxwuQQG#?secret=fqYk0Mr0mx" data-secret="fqYk0Mr0mx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>  </p>
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		<title>La migration des ingénieurs affecte gravement l’économie tunisienne   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/la-migration-des-ingenieurs-affecte-gravement-leconomie-tunisienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 11:40:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[climat des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[écosystème entrepreneurial]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[ingénieurs]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Ites]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un taux de migration alarmant parmi les ingénieurs tunisiens a de graves conséquences sur le développement économique et social du pays. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un taux de migration alarmant parmi les ingénieurs tunisiens a de graves conséquences sur le développement économique et social ainsi que sur la capacité du pays à gérer ses transitions énergétiques, numériques et écologiques, à assurer la durabilité du modèle économique et à améliorer sa compétitivité internationale.</em></strong></p>



<span id="more-13500686"></span>



<p>Telles sont les principales conclusions d’une étude intitulée <em>«Fuite des cerveaux des ingénieurs en Tunisie : causes, conséquences et propositions de politique économique»</em> publiée début juillet par l’Institut tunisien d’études stratégiques (Ites).</p>



<p>La migration des ingénieurs tunisiens constitue une menace considérable pour la croissance, avec près de 3 000 personnes qui quittent le pays chaque année. Ce nombre a culminé en 2022, atteignant 6 500, selon les statistiques fournies par l’Ordre des ingénieurs tunisien (OIT).</p>



<p><em>«L</em><em>’</em><em>impact de la migration va au-delà de la génération actuelle, compromettant les opportunités futures (transmission intergénérationnelle des effets)»</em>, a déclaré l’Ites.</p>



<p>La diminution de l’expertise et de l’innovation en Tunisie en est la principale conséquence, estime l’Institut, qui ajoute que l’exode massif d’ingénieurs mine l’expertise et l’innovation dans le pays, ce qui a des conséquences néfastes sur la productivité industrielle, la compétitivité sur les marchés internationaux et les investissements dans la recherche et le développement. <em>«Il en résulte un cercle vicieux dans lequel le manque d’innovation décourage les investissements dans le capital humain et la technologie»</em>, souligne-t-il.</p>



<p>Des divisions plus marquées entre pays industrialisés et pays en développement seront signalées à mesure que la fuite du capital humain érode la base d’expertise pour l’enseignement et la recherche locaux, entravant les initiatives de recherche et de développement et limitant la capacité du pays à répondre aux défis locaux spécifiques.</p>



<p>Les risques de dépendance technologique pour la Tunisie ne peuvent être exclus, car la fuite des ingénieurs met en péril la capacité du pays à développer ses propres solutions pour répondre aux besoins énergétiques, environnementaux et industriels.</p>



<p>L’attractivité de la Tunisie pour les investissements directs étrangers s’en trouverait également affectée, ce qui dissuaderait les investisseurs potentiels et réduirait les financements destinés à la recherche et au développement, ce qui s’accumule dans un cercle vicieux de sous-investissement.</p>



<p><em>«Le manque d</em><em>’</em><em>expertise en ingénierie entrave le développement économique dans des secteurs cruciaux, tels que l</em><em>’</em><em>énergie, l&rsquo;environnement et les industries manufacturières»</em>, peut-on lire dans l’étude. Cela entraîne une dépendance technologique et limite la capacité de la Tunisie à innover, freinant ainsi la compétitivité et la diversification économique.</p>



<p>L’étude identifie les actions prioritaires pour la rétention des ingénieurs et la prévention de la fuite des cerveaux. Cela comprend l’optimisation des conditions de travail, l’amélioration de l’avancement professionnel, l’adaptation du système éducatif aux exigences du marché du travail, le renforcement de la stabilité politique et économique, la modernisation des infrastructures et la stimulation de l’écosystème entrepreneurial.</p>



<p>Des subventions plus élevées à la recherche et au développement, des investissements privés accrus, des régimes fiscaux préférentiels pour les ingénieurs, des incitations fiscales pour les entreprises technologiques et des pratiques de gestion améliorées sont les principales recommandations de l’étude. Ceci en plus de renforcer les partenariats avec des entreprises mondiales et de promouvoir l’intégration des ingénieurs tunisiens expatriés dans les projets locaux. </p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
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		<title>Le legs de ma génération à la génération suivante</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/29/le-legs-de-ma-generation-a-la-generation-suivante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 08:44:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ascenseur social]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[émigration]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que laisse la génération d'après l'indépendance à celle d'aujourd'hui ? Bilan sous forme d'excuses... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/29/le-legs-de-ma-generation-a-la-generation-suivante/">Le legs de ma génération à la génération suivante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si chaque génération transmet à la suivante un monde pire que celui qu’elle a reçu, la civilisation humaine finira par disparaître. Aussi une question s’est-elle imposée à l’auteur : Que laisse ma génération à la génération suivante ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Sadok Zerelli&nbsp;</strong></p>



<span id="more-9561797"></span>



<p>Lorsque qu’on atteint le crépuscule de sa vie (à 74 ans, je peux dire que c’est mon cas), on se rend compte que même si le corps vieillit sous le poids de l’âge et des maladies dites chroniques propres au troisième âge (diabète, arthrose, cholestérol, etc.), l’esprit reste aussi vif qu’à vingt ans et n’arrête pas de <em>«gamberger»</em> dans tous les sens pour trouver des réponses à des questions qu’on ne pensait jamais se poser.</p>



<p>Certaines de ces questions sont d’ordre personnel (Ai-je atteint les objectifs que je m’étais donnés durant ma jeunesse? Ai- je réalisé la carrière dont je rêvais? Ai-je réussi l’éducation de mes enfants ?, etc.), d’autres sont d’ordre métaphysique (Y-a-il une vie après la mort? Le paradis et l’enfer existent-ils vraiment et si oui, où est-ce-que je risque de finir, compte tenu de mes actions sur terre et de mes croyances?, etc.), et d’autres se situent entre les deux, telles que celles-ci: Que laisse ma génération à la génération suivante ? Est-ce-que l’état du monde qu’elle a reçu de la génération de ses parents est meilleur ou pire que celui qu’elle laissera à ses enfants et petits enfants?&nbsp;</p>



<p>La réponse à ces questions varie certainement d’une personne à une autre, selon son vécu, sa conception du sens de la vie sur terre, sa conscience de la mort inévitable qui s’en suivra, ses croyances religieuses ou philosophiques&#8230;&nbsp;</p>



<p>Pour ma part, étant un économiste (il m’arrive quelquefois de regretter de l’être) qui a la déformation professionnelle de raisonner toujours en termes de bilans, j’ai essayé dans ce qui suit de répondre à ces questions en établissant celui de ma génération, ou celui que je crois être, tout en sachant que je suis loin d’être objectif et que beaucoup de lecteurs et de lectrices vont le contester avec des arguments probablement aussi valables que les miens.&nbsp;</p>



<p>Autant dire que les développements qui suivent visent plus à lancer un débat sur ces questions existentielles qu’à asséner des vérités que personne ne détient, moi en premier.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sfXRIbZjTA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/">Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/embed/#?secret=hSLB9254Jj#?secret=sfXRIbZjTA" data-secret="sfXRIbZjTA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Comme chaque bilan doit comporter un actif et un passif, je vais commencer par ce dernier car il est malheureusement le plus lourd et le plus évident à établir :</p>



<p>1- <strong>Une dette publique excessive</strong> : J’avais calculé dans un article précédent publié sur Kapitalis (<em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail</a> !»</em>) que sur la base des chiffres publiés par le ministère des Finances même, la dette publique souveraine (en devises) ou locale (auprès des banques commerciales) s’élève à 30 450 dinars par Tunisien actif occupé, à l’exclusion des enfants, des chômeurs et des personnes âgées.</p>



<p>Cette dette contractée par l’Etat et qui doit être remboursée par tous les contribuables futurs ne fera évidemment que croître avec les nouveaux emprunts que l’Etat compte contracter pour combler&nbsp;son déficit budgétaire (s’il arrive à le faire) et avec la dépréciation continue du Dinar qui ne semble pas s’arrêter.</p>



<p>Compte tenu du niveau des revenus de la nouvelle génération, au cas où elle trouvera un emploi, il lui faudra plusieurs années de travail pour rembourser une dette publique contractée par la génération de ses parents, dont elle n’a pas bénéficié et pour laquelle elle n’a même pas été consultée. Cela pose un véritable problème de société et de justice entre les générations, qui relève d’ ailleurs davantage de la morale et de l’éthique que de l’économique. A telle enseigne, que le célèbre économiste anglais J. M. Keynes avait rédigé à la fin de sa vie un petit livre peu connu intitulé <em>‘‘Lettre à mes petits enfants’’</em> dans lequel il examine l’impact du fonctionnement de l’économie du marché sur la justice sociale non seulement entre catégories sociales de la même génération, mais aussi entre générations différentes et dans lequel il va jusqu’à proposer de changer le nom de l’économie de <em>«science économique»</em> en <em>«science de la morale»</em>.&nbsp;</p>



<p>2- <strong>Un ascenseur social en panne</strong> : Presque toute ma génération, en particulier ceux issus des classes moyennes et pauvres, qui étaient légions, ont bénéficié à fond de la vision moderniste de Bourguiba, qui était certes un dictateur, mais un dictateur éclairé qui a su édifier un État-providence qui prenait en charge les frais de scolarité de tous les enfants, leur fournissait leurs fournitures scolaires, les logeait et nourrissait dans des internats et leur accordait même des bourses pour leur argent de poche.</p>



<p>C’était un système d’enseignement incomparable avec celui en vigueur aujourd’hui où les parents de deux ou trois enfants doivent consacrer au moins la moitié de leur budget pour faire face aux dépenses de scolarité de leurs enfants inscrits, même dans les écoles publiques, et pour payer des cours particuliers que tout enseignant de mon époque digne de ce nom aurait honte de percevoir sur ses élèves parce qu’il les considère contraires à la noble mission d’enseignement dont il se sentait investi.</p>



<p>En travaillant normalement et sans être des génies, nous arrivions presque tous à gravir tous les échelons de l’enseignement et à décrocher&nbsp;nos diplômes pour trouver tout de suite et même avec&nbsp;l’embarras du choix des emplois et des carrières qui nous permettaient de gagner nos vies, faire de belles carrières, fonder nos familles et nous valoriser dans la société.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, avec un taux de chômage de l’ordre de 40% parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, on peut affirmer que cet ascenseur social est en panne, dans le sens où avoir un diplôme est loin de garantir un emploi, comme le dit à juste raison un des slogans des jeunes : <em>«Tu étudies ou pas, il n’y a pas d’ avenir»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9SIONH5JkE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/18/leconomie-expliquee-a-kais-saied-en-quatre-lecons/">L’économie expliquée à Kaïs Saïed en quatre leçons</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’économie expliquée à Kaïs Saïed en quatre leçons » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/18/leconomie-expliquee-a-kais-saied-en-quatre-lecons/embed/#?secret=cXhkInODu8#?secret=9SIONH5JkE" data-secret="9SIONH5JkE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On peut discuter longuement sur les raisons pour lesquelles l’ascenseur social est en panne : est-ce la faiblesse de la croissance économique qui ne crée pas assez d’emplois ou est-ce l’inadaptation entre la formation donnée à ces diplômés et les besoins réels de l’économie? Probablement les deux à la fois. Il n’empêche que la faute revient à ma génération qui n’a pas n’a pas mis en œuvre des politiques de développement économique qui créent assez d’emplois, ou n’a pas su donner à la génération suivante une formation qui correspond aux besoins du marché.&nbsp;</p>



<p>3- <strong>Un système d’enseignement en état avancé de délabrement </strong>: Tous les observateurs, acteurs du système et parents d’élèves reconnaissent que le système d’enseignement primaire, secondaire et supérieur, public et privé confondus, ne cesse de se dégrader d’une année à l’autre et que le niveau moyen des élèves et des diplômés produit par ce système ne cesse de baisser.</p>



<p>&nbsp;Certes, le système semble performant en&nbsp; nombre de diplômés puisque on compte plusieurs centaines de milliers de diplômés, des dizaines de milliers de titulaires d’un master ou même d’un doctorat, mais il faut reconnaître que dans ce domaine la quantité cache la qualité.</p>



<p>D’ailleurs, selon le classement de l’Université de Shanghai des meilleures universités dans le monde, la première université tunisienne arrive au rang de&#8230; 975<sup>e</sup> !&nbsp;</p>



<p>Compter sur l’émergence et le développement des universités privées pour améliorer ce score et la qualité de l’enseignement dans nos universités est un leurre. En effet, à part quelques universités qui se comptent sur les doigts d’ une seule main et qui ont été fondées par d’anciens professeurs universitaires qui sont des passionnés de leur métier, toutes les autres l’ont été par des hommes d’affaires qui n’ont pas enseigné une seule heure de leur vie, qui ne connaissent rien à la pédagogie et à la formation et qui voient dans l’enseignement supérieur avant tout un <em>«créneau»</em> du marché ou une <em>«niche de profit»</em> qui leur permettra de s’enrichir au plus vite en profitant de la dégradation de l’enseignement public et du désarroi qu’elle a provoqué chez les parents des étudiants.</p>



<p>Là aussi, on peut discuter longtemps sur les causes et les responsables de la dégradation du niveau de l’enseignement public et privé, est-ce le système lui-même? Est-ce les programmes qui y sont enseignés? Est-ce le niveau des enseignants eux-mêmes&nbsp;?</p>



<p>Certainement tous ces facteurs à la fois mais cela ne change rien à la conclusion que ma génération (corps enseignant, cadres et ministres de l’éducation nationale ou de l’enseignement supérieur ou simples parents d’élèves) n’a pas su former et préparer la génération suivante pour affronter le phénomène de la mondialisation et faire face à la compétitivité internationale accrue par l apparition de l’Internet.&nbsp;</p>



<p><strong>4- L’émigration n’est plus un choix mais une nécessité : </strong>De mon temps, on émigrait par ambition personnelle, pour faire des études de troisième cycle qu’on ne pouvait pas faire en Tunisie, pour découvrir d’autres horizons et civilisations, mais toujours avec l’intention de revenir un jour ou l’autre au pays.</p>



<p>Aujourd’hui, l’émigration a changé de visage, de motif et de profil. Que ce soit l’émigration légale par avion avec visa et contrat de travail, ou illégale&nbsp;sur des embarcations de fortune, sans visa ni contrat de travail, il y a un air de non retour, de désespoir dans la possibilité de vivre dans ce pays et de son abandon définitif pour aller tenter de refaire sa vie ailleurs. Je n’en veux comme preuve que certains de nos migrants&nbsp;n’hésitent pas à embarquer avec eux femmes et enfants en bas âge et leur font courir le risque de se noyer avec eux, tellement ils ont perdu tout espoir dans ce pays.</p>



<p>Le profil des candidats à l’émigration a changé aussi : ce ne sont plus des ouvriers et des manœuvres qui partent travailler à l’étranger pour envoyer un peu d’argent à leurs familles restées en Tunisie, mais des médecins, ingénieurs, informaticiens et autres cadres supérieurs qui sont soit au chômage, soit qu’ils ne trouvent pas l’environnement professionnel qui leur permet de&nbsp; progresser et de s’épanouir.</p>



<p>Ainsi, certaines sources estiment à 8000 médecins, 6000 informaticiens, 2000 ingénieurs, etc., le nombre de cadres supérieurs que la Tunisie a formé au coût de plusieurs millions de dinars mais dont d’autres pays profiteront pour améliorer les conditions de vie de leurs populations.</p>



<p>Ce gâchis qu’on appelle d’un terme pompeux <em>«la fuite des cerveaux»</em> et qui est devenu depuis quelque temps une véritable <em>«hémorragie des cerveaux»</em> est à mettre incontestablement au passif de la génération qui était aux commandes dans ce pays, à différents échelons et dans divers secteurs, c’est-à-dire ma génération.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YdL9JRwO4M"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/la-banque-centrale-de-tunisie-ou-la-politique-de-la-fuite-en-avant/">La Banque centrale de Tunisie ou la politique de la fuite en avant</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Banque centrale de Tunisie ou la politique de la fuite en avant » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/27/la-banque-centrale-de-tunisie-ou-la-politique-de-la-fuite-en-avant/embed/#?secret=9CBGYRXwzi#?secret=YdL9JRwO4M" data-secret="YdL9JRwO4M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce constat est d autant&nbsp; plus triste à faire que nos enfants ayant fui en Europe, même quand ils sont des cadres supérieurs, sont souvent exploités, sous-payés et victimes de racisme que la montée des partis politiques d’extrême droite qu’on observe partout en Europe et certaines déclarations pour le moins maladroites de notre président Kaïs Saïed, telles que celle-ci&nbsp;: <em>«Les migrants subsahariens sont des hordes qui menacent le caractère arabo-musulman de la population tunisienne»</em> * laissant entendre que les Tunisiens sont eux-mêmes racistes vis-à-vis des migrants subsahariens n’ont fait qu’exaspérer.&nbsp;</p>



<p><strong>5- Un système de santé à double vitesse</strong> : N’étant pas de formation médicale, je ne connais pas grand chose du fonctionnement du secteur médical pour en parler en connaissance de cause. Mais en tant que citoyen, il y a trois choses qui me frappent : la prolifération des cliniques privées, la cherté de tout acte médical et le plafond ridiculement bas fixé par la Cnam pour le remboursement des soins et des médicaments.</p>



<p>Comme la prolifération des universités privées est un signe qui ne trompe pas sur la dégradation de l’enseignement public, la prolifération des cliniques privées est un signe qui ne trompe pas sur la dégradation de la santé publique.</p>



<p>Aujourd’hui, pour le moindre bobo et un séjour même d’une nuit dans une clinique privée, il faut décaisser plusieurs milliers de dinars dont une bonne partie pour des frais de séjour tarifés plus cher que dans un hôtel cinq étoiles.</p>



<p>Tout comme l’enseignement privé, les cliniques privées sont devenues un<em> «business»</em> très rentable où la santé du malade et la vie humaine ne comptent pas devant la recherche du profit.</p>



<p>Alors que l’enseignement et la santé sont des services publics de base que tout Etat est tenu de fournir à toutes les classes sociales, qu’elles soient riches ou pauvres, la nouvelle génération doit vivre dans un système de santé à deux vitesses : un gratuit ou presque, mais de très mauvaise qualité et un autre de bonne qualité mais que seuls les riches peuvent se payer, ce qui crée une injustice sociale de plus à mettre au passif du bilan de ma génération qui était aux commandes de ce pays, qui a laissé faire sinon profité de ce système.&nbsp;</p>



<p><strong>6- Un désert culturel :</strong> Ma génération a grandi avec la radio et, pour les plus riches et plus chanceux, une télévision en noir et blanc avec une seule chaîne nationale. Notre principale distraction, surtout pendant les longues vacances de l’été, était la lecture et on dévorait tout ce qui nous tombait sous la main : littérature française et arabe, histoire, romans policiers, livres illustrés, etc.</p>



<p>Ma génération n’a pas su transmette à la génération suivante l’envie et le plaisir de la lecture. Aujourd’hui, Facebook et les autres réseaux sociaux ne laissent plus de temps de lecture à la &nbsp;génération Y qu’on appelle aussi la génération digitale. Qui de cette génération a lu Zola ou Tolstoï ou Hemingway ou, pour parler de la littérature arabe, Taha Hussein&nbsp;ou Georgy Zeidane ou Taoufiq El-Hakim ? Qui écoute les symphonies de Wagner, de Mozart ou Beethoven? Sur quelle chaîne de télé ils peuvent suivre des émissions telles que<em> ‘‘Les dossiers de l’écran’’</em> ou<em> ‘‘Apostrophes’’</em> ou même <em>‘‘Le commandant Cousteau’’</em>? Ce n’est certainement pas en regardant les soi-disant talk-shows sur les chaînes de télé tunisiennes où les animateurs et les chroniqueurs rivalisent de débilités pour faire de l’audimat ou en allant voir des soi-disant <em>«one man shows»</em> où des artistes ou ceux qui se prennent comme&nbsp; tels, confondent humour et vulgarité, que les jeunes de la nouvelle génération vont pouvoir combler leur vide ou désert culturel.</p>



<p>Le résultat est une jeunesse aux idées uniformes, alignées sur la culture américaine qui transite par l’Europe pour arriver chez nous à travers les réseaux sociaux, pour qui l’apparence physique compte plus que la culture et qui imite même dans sa tenue vestimentaire les tendances qui sont véhiculées par Facebook, Tick Tok, Instagram et autres réseaux sociaux.&nbsp;</p>



<p><strong>7- La dégradation de l’environnement </strong>: La nouvelle génération Y hérite d’une planète Terre où il fait incontestablement moins bon de vivre que celle que nous avons héritée de nos parents : pollution de l air, raréfaction des ressources aquatiques et maritimes, déforestation, trou d’ozone de plus en plus grand, réchauffement climatique, dérèglement des saisons et j’en passe.</p>



<p>Certes, ce n’est pas la faute à la génération précédente seulement, mais à toutes les générations qui se sont succédé depuis la révolution industrielle, mais la mienne avec son modèle de vie basé sur la consommation à outrance a certainement accéléré le processus de dégradation des conditions de la vie sur terre. Au point que certains scientifiques estiment que la température moyenne de la terre augmentera de +1,5 Celsius d’ici 50 ans, entraînant une fonte plus rapide des glaces polaires, de grandes inondations, un relèvement du niveau de la mer qui inondera plusieurs villes côtières, etc. Or, un horizon de 50 ans n’est pas si loin que cela et c’est même l’âge où la génération Y née autour de l’année 2000 aura mon âge !&nbsp;</p>



<p>Face à ce passif très lourd de ma génération et sachant qu’un bilan doit comporter forcément un passif et un actif j’ai essayé d’identifier ce que je pourrais mettre à son actif dont elle pourrait être fière. J’avoue que j ai dû vraiment <em>«me creuser les méninges»</em> pour arriver à en identifier deux, mais je serais heureux si les lecteurs et lectrices en identifient d’autres et qu’ils m’en fassent part dans leurs commentaires:</p>



<p><strong>1- Une plus grande combativité</strong> : Ayant hérité de la génération de leurs parents d’un monde plein d’obstacles et où il est beaucoup plus difficile de faire sa vie et de s’épanouir que celui que ma génération a connu, les jeunes Tunisien(ne)s d’aujourd’hui font preuve d’un courage et d’une combativité qui forcent l’admiration. J’en connais qui sont partis dans les coins les plus reculés d’Afrique et les pays&nbsp;lointains d’Australie, de Nouvelle Zélande ou d’Asie pour livrer le combat et se faire leur chemin dans ce monde.</p>



<p>Cette combativité se ressent d’ailleurs davantage chez les filles qui sont obligées de livrer deux combats : l’un contre toutes les difficultés que tous les jeunes doivent affronter dans le monde que ma génération leur a&nbsp;léguées, et l’autre contre la misogynie et les mentalités patriarcales qui demeurent encore dans notre société arabo-musulmane malgré la promulgation du Code du statut personnel, etc.</p>



<p>J’ai pu observer dans un secteur d’activité que je connais bien, celui du consulting international, que beaucoup de jeunes femmes tunisiennes, ingénieures en génie civil, ayant la trentaine et célibataires, n’hésitent pas à passer deux ou trois mois en pleine brousse africaine pour contrôler des travaux de construction de routes, dans les endroits les plus reculés du monde, où il n’y a pas de <em>«toilettes»</em> ni pour femmes ni pour hommes, dormant dans des containers transformés en chambres d’hôtel et entourées d’ouvriers autochtones qui, pour la plupart, n’ont jamais vu une femme blanche de leur vie.</p>



<p>Ces jeunes femmes constituent une nouvelle race qui n’existait pas lorsque j’ai commencé le métier du consulting il y a 30 ou 40 ans et où tous les ingénieurs en génie civil étaient des hommes.&nbsp;</p>



<p><strong>2- Une plus grande ouverture sur le monde</strong>: Grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) qui n’existaient pas de mon temps, la nouvelle génération est incontestablement plus informée sur l’état du monde, les dernières découvertes technologiques, les dernières tendances dans tous les domaines de la vie. Même s’ils ne connaissent pas tout, ils sont capables par quelques clics sur leur téléphone portable d’accéder à toutes les informations sur n’importe quel sujet.</p>



<p>Malgré cette plus grande connectivité au reste du monde, j’ai hésité à mettre cette plus grande ouverture sur le monde au chapitre des avantages pour la nouvelle génération par rapport à la mienne, parce qu’elle est à double tranchant : elle est un avantage si elle est bien utilisée pour se former et progresser dans la vie, comme elle peut être un inconvénient si elle est mal utilisée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MmxOS0W1mz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=7reU9WgWkR#?secret=MmxOS0W1mz" data-secret="MmxOS0W1mz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En effet, j’ai lu quelque part que 95% des Français&nbsp;utilisent Internet pour se connecter sur des sites pornographiques ou de rencontres pour adultes ! Je n’ai aucune idée sur ce pourcentage en Tunisie, mais je ne serais pas surpris d’apprendre qu’il est assez consistant, surtout parmi nos jeunes, avides de découvrir le monde de la sexualité comme tous les jeunes du monde. Or,&nbsp;j’imagine les dégâts que ces films pornographiques qui réduisent les femmes à des objets sexuels peuvent faire dans l’esprit d’un préadolescent de 13 ou 14 ans et de sa représentativité des relations entre hommes et femmes.&nbsp;</p>



<p>J’ai lu quelque part aussi que 52% des couples en France se sont connus en ligne à travers des sites de rencontres dont l’ordinateur a <em>«matché»</em> les profils. Sans être particulièrement romantique, je trouve que c’est triste pour un homme ou une femme de ne pas connaître durant leurs vies la passion telle que décrite par l’un de plus beaux poèmes de Nizar Qabbani <em>«un regard puis un sourire puis un rendez-vous, puis une rencontre puis une romance»</em>.&nbsp;</p>



<p>En conclusion de cette réflexion personnelle sur le legs de ma génération à la suivante que je partage avec d’autres mais que je ne je ne demande à personne de partager, j’ai bien envie de demander <em>«pardon»</em> à la génération qui a suivi la mienne en espérant qu’elle saura transmettre à la génération qui la suivra un monde meilleur que celui que ma génération lui a transmis. Autrement, si chaque génération transmet à la suivante un monde pire que celui qu’elle a reçu, la civilisation humaine finira par disparaître. C’est peut- être la destinée de l’Humanité et que c’est ainsi que finira la vie sur terre. </p>



<p>*&nbsp;<em>Economiste consultant international.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/29/le-legs-de-ma-generation-a-la-generation-suivante/">Le legs de ma génération à la génération suivante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Europe gagnera à miser sur la force de travail des jeunes tunisiens  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/leurope-gagnera-a-miser-sur-la-force-de-travail-des-jeunes-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jun 2023 10:04:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[migration irrégulière]]></category>
		<category><![CDATA[programme Erasmus]]></category>
		<category><![CDATA[Rjim Maatoug]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Europe ne viendra pas à bout de la migration irrégulière en provenance de la Tunisie tant que plus de 70% des jeunes Tunisiens veulent quitter leur pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/leurope-gagnera-a-miser-sur-la-force-de-travail-des-jeunes-tunisiens/">L’Europe gagnera à miser sur la force de travail des jeunes tunisiens  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Europe pourrait venir au bout des flux migratoires en provenance des côtes tunisiennes en misant plus concrètement, et avec des programmes adaptés, sur la jeunesse de ce pays, qui ne manque pas de compétence et de savoir-faire et dont la force de travail pourrait être très utile pour le vieux continent.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *  </p>



<span id="more-8393455"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Dire qu’environ 70% des jeunes tunisiens veulent quitter la Tunisie pourrait être une sous-estimation statistique car les perspectives d’avenir ne semblent guère rassurantes dans notre pays pour presque tous les jeunes sauf ceux issus des quelques familles nanties qui contrôlent les lambeaux qui restent de l’économie nationale.</p>



<p>Pour éviter cette hémorragie de compétences humaines, principale richesse du pays, en plus d’une révision du modèle économique qui prendra du temps et d’une remise en ordre du système d’enseignement qui est devenu une arène politico-corporatiste, il urge pour l’Etat de mieux encadrer la jeunesse et de l’ancrer davantage dans son pays en demandant aux partenaires européens craignant une recrudescence de la vague migratoire à partir de nos côtes, le lancement d’un programme international pour la jeunesse avec les composantes suivantes:</p>



<p>1- créer un centre de formation professionnelle au niveau du collège avec l’aboutissement de la formation avec un niveau similaire au bac dans chaque délégation du pays, en commençant progressivement par les gouvernorats et les zones les plus défavorisées pour pouvoir offrir une main d’œuvre suffisamment qualifiée pour attirer des investisseurs tunisiens et étrangers;</p>



<p>2- équiper chaque délégation et ultérieurement chaque quartier d’un centre culturel avec une capacité d’encouragement et d&rsquo;encadrement des compétences et vocations dans les domaines artistique, plastique, graphique et numérique;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KuUHdsaNNJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/15/tunisie-europe-developpement-economique-et-ou-chantage-socio-securitaire/">Tunisie-Europe : développement économique et/ou chantage socio-sécuritaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Europe : développement économique et/ou chantage socio-sécuritaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/15/tunisie-europe-developpement-economique-et-ou-chantage-socio-securitaire/embed/#?secret=cT6yV6FlRI#?secret=KuUHdsaNNJ" data-secret="KuUHdsaNNJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>3- lancer un mégaprojet de développement saharien sur le modèle de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/08/le-sahara-pourrait-devenir-une-source-de-prosperite-pour-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rjim Maatoug</a> (succès tuniso-italien) à plus grande échelle notamment dans la zone du Dhaher avec la possibilité de développer, grâce aux ressources hydrauliques souterraines et l’énergie solaire, une zone de plus de 360.000 hectares susceptible d&rsquo;offrir des parcelles de terre à cultiver par près de 150.000 nouveaux jeunes propriétaires;</p>



<p>4- conclure des contrats de gestion pour deux ou quatre nouvelles zones franches modernes avec un accès à des terminaux portuaires et aéroportuaires pour des activités totalement exportatrices en entrepôt franc (composants automobiles et électroniques, services informatiques et médicaux) avec une gestion internationale dans le cadre d’une concession BOT de quarante ans renouvelables et l’engagement à terme de relocaliser en Tunisie 1000 entreprises européennes installées en Asie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pillage des compétences</h2>



<p>Au lieu de la maigre carotte que nous fait miroiter, avec une pointe de cynisme, l’Union européenne surtout avec l’hémorragie et le pillage des compétences à la faveur de la poursuite de l’actuelle fuite des cerveaux ou de son exacerbation sous le programme Erasmus, la Tunisie devrait insister sur le programme ci-dessus à court terme sur 3 à 5 ans en attendant les réformes structurelles qui mettront plus de temps pour pouvoir en atténuer l’impact social et sécuritaire.</p>



<p>Si Ursula von der Leyen, Giorgia Meloni, et l’Union européenne sont sérieuses, elles pourraient se faire les championnes de ce programme au profit de la jeunesse tunisienne en vue de la création de perspectives d’autonomie et d’ancrage dans le pays pour l’écrasante majorité de nos jeunes victimes des horizons bouchés et de décennies d’échec et de cécité politiques et qui voient désormais leur avenir ailleurs que dans leur pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ClZmK6AVhT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/08/le-sahara-pourrait-devenir-une-source-de-prosperite-pour-la-tunisie/">Le Sahara pourrait devenir une source de prospérité pour la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Sahara pourrait devenir une source de prospérité pour la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/08/le-sahara-pourrait-devenir-une-source-de-prosperite-pour-la-tunisie/embed/#?secret=0ZHhahdbuw#?secret=ClZmK6AVhT" data-secret="ClZmK6AVhT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Plus qu’une poignée d’euros, la Tunisie a besoin d’un programme ambitieux d’encouragement et de développement des jeunes compétences afin de se donner les ressorts humains et professionnels de toute relance future.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cynisme des «voisins et frères»</h2>



<p>Quant aux immigrés subsahariens qui traversent plusieurs centaines de kilomètres en Libye et en Algérie avant d’atteindre les frontières tunisiennes, les autorités tunisiennes et européennes seraient bien avisées de faire assumer à ces deux pays la responsabilité de ce flux migratoire déstabilisateur pour la Tunisie et pour l’Europe. Il est grand temps de faire comprendre à ces deux <em>«voisins et frères»</em> que leur passivité, au mieux sinon pire, envers le passage de dizaines de milliers d’immigrés subsahariens vers les frontières tunisiennes est un comportement inamical qui prend de plus en plus l’allure d’une menace à la stabilité de la Tunisie et à sa sécurité.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/leurope-gagnera-a-miser-sur-la-force-de-travail-des-jeunes-tunisiens/">L’Europe gagnera à miser sur la force de travail des jeunes tunisiens  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le cadeau empoisonné de l’Europe à la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/14/le-cadeau-empoisonne-de-leurope-a-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 08:26:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Ghilès]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Ruud]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'offre d'aide de l'Union européenne (UE) à la Tunisie sert surtout les intérêts du Vieux continent au détriment de l'avenir de son voisin du sud. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/14/le-cadeau-empoisonne-de-leurope-a-la-tunisie/">Le cadeau empoisonné de l’Europe à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon deux experts économiques, l&rsquo;offre d&rsquo;aide de l&rsquo;Union européenne (UE) à la Tunisie annoncée il y a quelques jours à Tunis sert surtout les intérêts du Vieux continent au détriment de l&rsquo;avenir de son voisin du sud dont le sort lui importe peu. </em></strong></p>



<span id="more-8351378"></span>



<p>Dans une lettre publiée par le <em><a href="https://www.ft.com/content/b5cbaef8-8113-4da7-a37c-48e0fe21a945?fbclid=IwAR1Lc3vAaxejXP6Jl99HZWvgRkVGBaVtMy9_msGBn_S4_TkYTJK_zpgMnS8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em> aujourd’hui, mercredi 14 juin 2023, Pr Hachemi Alaya, fondateur et éditeur d’Ecoweek (Tunis), et Francis Ghilès, chercheur invité à King’s College (Londres) critiquent l’offre d’aide de l’UE à la Tunisie, annoncée samedi dernier, lors de la rencontre au Palais de Carthage entre le président de la république Kaïs Saïed, d’un côté et de l’autre, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la Première ministre Italienne Giorgia Meloni et le Premier ministre néerlandais Thomas Ruud.</p>



<p>Les deux auteurs parlent d’un <em>«jeu de poker menteur qui illustre l’incapacité de l&rsquo;UE à relever le défi qui se dresse sur sa frontière sud. La situation financière désastreuse de la Tunisie, dont les dirigeants successifs sont responsables, a privé la Tunisie de tout levier sérieux»</em>.</p>



<p>Ils rappellent l’offre d’aide faite par l’Occident, en 2011, à la Tunisie et à l’Égypte, quelques mois après la chute de leurs autocrates Ben Ali et Moubarak, soit 20 milliards de dollars, chiffre qui, selon le président français Nicolas Sarkozy, pourrait être doublé si l’Arabie saoudite et les États du Golfe versaient 10 milliards de dollars.</p>



<p>La différence entre cette somme et celle d’un peu plus d’un milliard de dollars que l’UE a promise à la Tunisie le week-end dernier prouve que la politique de l&rsquo;UE est <em>«guidée par les craintes d’une forte augmentation de l’immigration clandestine en provenance des côtes tunisiennes plutôt que par la volonté de promouvoir un partenariat plus ambitieux avec ce pays.»</em></p>



<p>Selon Alaya et Ghiles, trois points plaident en faveur de cette interprétation du paquet annoncé dimanche par les dirigeants européens à Tunis.</p>



<p><em>«Premièrement, la Tunisie s’engagera à faire en sorte qu’aucun immigrant subsaharien dans le pays ne réussisse à s’installer en Italie, un engagement similaire à celui que Bruxelles a pris avec la Turquie en 2015. L’Algérie et le Maroc ont été inébranlables dans leur refus d’agir en tant que gendarme de l’UE.</em></p>



<p><em>«Deuxièmement, le programme d’aide, axé sur l’investissement industriel, sera axé sur la production d’énergie non renouvelable destinée à l’exportation vers l’Europe, et non pour les besoins locaux.</em></p>



<p><em>«Et troisièmement, l’accès plus facile des Tunisiens au réseau d’échange d’étudiants Erasmus ne peut qu’accélérer ce qui est déjà une énorme fuite des cerveaux, entravant ainsi l’avenir économique de la Tunisie.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/14/le-cadeau-empoisonne-de-leurope-a-la-tunisie/">Le cadeau empoisonné de l’Europe à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rendre la Tunisie moins inhospitalière envers ses enfants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/rendre-la-tunisie-moins-inhospitaliere-envers-ses-enfants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jun 2023 12:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[émigration]]></category>
		<category><![CDATA[expatriés]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisiens résidents à l'étranger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il suffit d’écouter nos expatriés pour découvrir le vaste fossé entre le discours officiel et la réalité d’une Tunisie inhospitalière envers ses enfants.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/rendre-la-tunisie-moins-inhospitaliere-envers-ses-enfants/">Rendre la Tunisie moins inhospitalière envers ses enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’absence de perspectives et l’angoisse généralisée au sujet de l’avenir individuel et collectif que ressent l’écrasante majorité des Tunisiens font du pays un immense vivier de candidats à l’exil. Et il suffit d’écouter nos expatriés pour découvrir le vaste fossé entre le discours officiel et la réalité d’une Tunisie inhospitalière envers ses enfants.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-8190019"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>La proximité de l’été annonce le sempiternel rituel de l’accueil des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) et de leur apport potentiel à l’économie de leur pays d’origine comme si c’était une dette à acquitter qu’ils rechignent à honorer.</p>



<p>La vérité est que, pour l’écrasante majorité des expatriés dont le nombre total dépasserait 1.700.000 Tunisiens, c’est le manque ou, pour beaucoup, carrément l’inexistence de perspectives qui les a poussés à l’exil, en en faisant une proie facile pour les pays développés qui, grâce à un processus officiel ou tacite d’immigration sélective, en retiennent les meilleurs et marginalisent les autres, quitte à les refouler comme une marchandise défectueuse retournée à son fabricant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épreuve des tracasseries bureaucratiques</h2>



<p>Au-delà des slogans creux et des institutions et mécanismes obsolètes et rongés par les nombreux maux des deux dernières décennies, ces expatriés sont soumis à des tracasseries bureaucratiques dues à l’obsolescence de certaines pratiques administratives consulaires et à un personnel à recrutement local qui nivelle le traitement accordé aux expatriés tunisiens par le bas.</p>



<p>S’ils franchissent la barrière des procédures consulaires notamment un passeport d’une validité de cinq ans qui met jusqu’à 80 jours et parfois plus pour être renouvelé, privant ainsi un cadre de toute mobilité en dehors du pays de résidence, les expatriés tunisiens sont soumis à l’épreuve du passage des douanes et de la police des frontières, pour atterrir ensuite dans les dédales de la bureaucratie tunisienne. Si par malheur, ils ont la témérité de vouloir acquérir un bien immobilier ou de lancer un projet économique, alors ils font face à une Tunisie qui s’inspire considérablement de sa proximité géographique avec la Sicile.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eExObra86n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/16/les-expatries-tunisiens-sont-ils-bien-servis-par-les-banques-nationales/">Les expatriés tunisiens sont-ils bien servis par les banques nationales ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les expatriés tunisiens sont-ils bien servis par les banques nationales ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/16/les-expatries-tunisiens-sont-ils-bien-servis-par-les-banques-nationales/embed/#?secret=IJyy6D5ZL3#?secret=eExObra86n" data-secret="eExObra86n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les déceptions amères et les histoires d’horreur sont nombreuses. Il suffit de faire preuve d’écoute et de mettre en place une institution de compilation et d’écoute des expatriés pour découvrir le vaste fossé entre le discours officiel et la réalité d’une Tunisie inhospitalière envers ses enfants expatriés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un immense vivier de candidats à l’exil</h2>



<p>Il faut dire que l’absence de perspectives et l’angoisse généralisée au sujet de l’avenir individuel et collectif que ressent l’écrasante majorité du peuple tunisien font de la Tunisie un immense vivier de candidats à l’exil.</p>



<p>L’absence d’une politique conséquente de maintien des liens avec la mère patrie ne peut être occultée par le rituel folklorique estival auquel plus personne ne croit, à part quelques bureaucrates et politiciens dépassés par les événements.</p>



<p>Face à la croissance fulgurante de l’émigration et au processus d’appauvrissement en compétences, la Tunisie est confrontée à quatre défis:</p>



<p>&#8211; le premier consiste à créer des conditions de formation académique et professionnelle facilitant l’insertion et l&rsquo;épanouissement professionnels en Tunisie avec une réforme en profondeur du modèle socio-économique qui a atteint un stade avancé d’obsolescence;</p>



<p>&#8211; le deuxième défi consiste à moderniser le travail consulaire en adoptant les nouvelles technologies d’information et de communication et en faisant preuve d’une meilleure appréciation du temps et du respect requis par nos compétences expatriées dont nous avons besoin de préserver l’attachement sentimental à la mère patrie;</p>



<p>&#8211; le troisième défi consiste, outre les facilités de transfert bancaire et de conseil et d’encadrement des projets, à créer une cellule à la présidence du gouvernement pour servir d&rsquo;écoute et de conseil aux expatriés tunisiens et de recours contre les abus et manœuvres des siciliens de Tunisie qui sont plus nombreux qu’on ne le pense et à des postes de responsabilité insoupçonnés;</p>



<p>&#8211; le quatrième défi, après avoir subi le <em>brain drain</em> ou la fuite des cerveaux, la Tunisie gagnerait à s’inspirer de la politique indienne et chinoise de <em>«brain gain»</em> ou de récupération et d’attraction des compétences expatriées. Compte tenu de l’exiguïté du marché de l’emploi et du système de mandarinat et des cartels prédominants en Tunisie, de nouvelles zones franches gérées par des entreprises internationales pourraient attirer ces compétences expatriées et en faire un facteur de libération d’un potentiel considérable dans les domaines de l’enseignement, de la médecine, de la pharmacie, de l’électronique, des services par internet et une multitude d’autres activités industrielles et de services.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YoAMRhZR33"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/tunisie-les-envois-de-fonds-des-expatries-depassent-les-recettes-touristiques/">Tunisie : les envois de fonds des expatriés dépassent les recettes touristiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les envois de fonds des expatriés dépassent les recettes touristiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/tunisie-les-envois-de-fonds-des-expatries-depassent-les-recettes-touristiques/embed/#?secret=ZSC1KW7C51#?secret=YoAMRhZR33" data-secret="YoAMRhZR33" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un changement devenu inévitable et salutaire</h2>



<p>La Tunisie n’a pas tant besoin de s’endetter auprès du FMI et d’autres pourvoyeurs de fonds que de se débarrasser de pratiques, institutions et cartels obsolètes, en concevant un modèle socio-économique qui libère les énergies et les capacités d’innovation de l’emprise suffocante d’une coalition de bureaucrates et de cartels qui s’opposent farouchement au changement devenu pourtant inévitable et salutaire.</p>



<p>La Tunisie a les moyens de la relance et de l’excellence. Toujours faut-il qu’elle en ait la vision, la volonté et l’audace.</p>



<p><strong><em>* Ancien ambassadeur.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/02/rendre-la-tunisie-moins-inhospitaliere-envers-ses-enfants/">Rendre la Tunisie moins inhospitalière envers ses enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment éviter le départ en masse des médecins tunisiens ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Feb 2022 06:39:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Kaissar Sassi]]></category>
		<category><![CDATA[émigration]]></category>
		<category><![CDATA[épreuves de vérification des connaissances]]></category>
		<category><![CDATA[EVC]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[médecins tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la tribune ci-dessous, l&#8217;auteur, médecin tunisien exerçant en France, tente d&#8217;expliquer pourquoi les médecins quittent en masse la Tunisie pour aller exercer leur talent à l&#8217;étranger, notamment en Europe, et propose des solutions à ce phénomène qui est en passe de devenir l&#8217;un des principaux problèmes de la santé publique en Tunisie. Par Dr...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/voyageur-tourisme.jpg" alt="" class="wp-image-325951"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans la tribune ci-dessous, l&rsquo;auteur, médecin tunisien exerçant en France, tente d&rsquo;expliquer pourquoi les médecins quittent en masse la Tunisie pour aller exercer leur talent à l&rsquo;étranger, notamment en Europe, et propose des solutions à ce phénomène qui est en passe de devenir l&rsquo;un des principaux problèmes de la santé publique en Tunisie.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Kaissar Sassi </strong>*</p>



<span id="more-379831"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Kaissar-Sassi.jpg" alt="" class="wp-image-283041"/></figure></div>



<p>Je voudrais lever l&rsquo;ambiguïté sur ce que pense l&rsquo;opinion publique suite aux résultats des EVC * : il faut savoir qu&rsquo;une majorité de médecins tunisiens quittent le pays parce qu&rsquo;ils y sont contraints. Soit parce qu&rsquo;ils ont été harcelés moralement ou professionnellement, soit parce qu&rsquo;ils ne peuvent pas gagner leur vie pour subvenir aux besoins essentiels de leur famille, soit parce qu&rsquo;ils travaillent dans des hôpitaux où il est impossible de pratiquer la médecine correctement, soit à cause de l&rsquo;insécurité dans les hôpitaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les causes de départ</h2>



<p>Pour ces causes de départ, je vous donne des exemples concrets. Des conditions nécessaires ne sont pas assurées. Comme la présence d&rsquo;un ascenseur bien entretenu pour ne pas y perdre la vie. Ou la sécurité de ne pas être battu à mort aux urgences. Sachez que lors d&rsquo;un audit, 200 femmes médecins ont déclaré avoir été au moins une fois victime d&rsquo;une agression physique dans les hôpitaux tunisiens.</p>



<p>Le harcèlement professionnel, c&rsquo;est quand un interne est obligé d&rsquo;être de garde un jour sur deux pendant un an pour éviter les problèmes avec sa hiérarchie.</p>



<p>La rémunération, c&rsquo;est quand un professeur agrégé, diplômé depuis 20 ans, n&rsquo;a pas les moyens d&rsquo;acheter une maison ou un appartement pour sa famille.</p>



<p>Et pourtant, malgré tous ces inconvénients, 50% de ces médecins envisagent un retour en Tunisie si les conditions nécessaires sont réunies. La condition majeure reste l&rsquo;autorisation de travailler sur le territoire tunisien.</p>



<p>Prenons l&rsquo;exemple du Dr A. B., qui est parti en Belgique pour se spécialiser dans la chirurgie robotique, inexistante en Tunisie. Pour maîtriser cette technique chirurgicale, il lui faut au moins 10 ans. Pendant cette période, la loi tunisienne lui interdit d&rsquo;exercer la médecine en Tunisie en interdisant la double inscription au Conseil national de l&rsquo;ordre des médecins (CNOM). Le Dr A. B. veut travailler deux semaines en Belgique pour réaliser son rêve et deux semaines dans l&rsquo;hôpital régional de son gouvernorat en Tunisie, mais vu la loi, il ne peut pas assurer ce travail partagé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un véritable problème d&rsquo;Etat</h2>



<p>Résumons donc le problème : nous sommes confrontés à un départ massif des médecins tunisiens, qui sont contraints de partir pour les raisons évoquées, exposant le pays à un véritable problème d&rsquo;Etat.</p>



<p>Comment trouver une solution à ce problème ?</p>



<p>La solution est simple et nous la proposons aux décideurs :</p>



<p>&#8211; activer le CNOM pour établir des partenariats avec les CNOM des pays où la majorité des médecins tunisiens partent;</p>



<p>&#8211; établir au plus vite des règles drastiques dans les hôpitaux publics pour assurer la sécurité des soignants;</p>



<p>&#8211; réaliser un audit national des structures de santé qui se conclura par un rapport détaillant tous les problèmes;</p>



<p>&#8211; créer le cadre juridique qui permettra l&rsquo;exercice de la médecine en Tunisie pour les médecins partis : cela permettra, premièrement, de garantir un bénéfice en devises pour le pays, deuxièmement, de partager l&rsquo;expertise acquise à l&rsquo;étranger avec les jeunes médecins tunisiens en formation, et enfin de lutter contre la pénurie de médecins et les déserts médicaux.</p>



<p><em>* Anesthésiste-réanimateur.</em></p>



<p><em>** Les épreuves de vérification des connaissances (EVC) constituent la première étape de la procédure d&rsquo;autorisation d&rsquo;exercice (PAE) des médecins à diplômes hors Union européenne. Chaque année, beaucoup de médecins tunisiens réussissent ces épreuves et postulent à des autorisations d&rsquo;exercice qui leur ouvrent la voie à l&rsquo;émigration. Et cela alimente le fléau de la fuite des cerveaux dont souffre aujourd&rsquo;hui la Tunisie.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UGAC61aF0P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/09/retour-sur-le-fleau-de-lemigration-des-medecins-tunisiens/">Retour sur le fléau de l&rsquo;émigration des médecins tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Retour sur le fléau de l&rsquo;émigration des médecins tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/09/retour-sur-le-fleau-de-lemigration-des-medecins-tunisiens/embed/#?secret=3poCOY7mRa#?secret=UGAC61aF0P" data-secret="UGAC61aF0P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NXNihpmLrK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/17/pourquoi-les-medecins-tunisiens-quittent-ils-leur-pays/">Pourquoi les médecins tunisiens quittent-ils leur pays ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi les médecins tunisiens quittent-ils leur pays ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/17/pourquoi-les-medecins-tunisiens-quittent-ils-leur-pays/embed/#?secret=RBB0Ick0FH#?secret=NXNihpmLrK" data-secret="NXNihpmLrK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RpSPsjIYhP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/20/tunisie-entreprises-publiques-en-faillite-jawna-fesfes/">Tunisie &#8211; Entreprises publiques en faillite : «Jawna fesfes» !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Entreprises publiques en faillite : «Jawna fesfes» ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/20/tunisie-entreprises-publiques-en-faillite-jawna-fesfes/embed/#?secret=bcDWqOYjeK#?secret=RpSPsjIYhP" data-secret="RpSPsjIYhP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/comment-eviter-le-depart-en-masse-des-medecins-tunisiens/">Comment éviter le départ en masse des médecins tunisiens ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : carrousel politique et toboggan économique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/31/tunisie-carrousel-politique-et-toboggan-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jan 2021 10:36:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité gouvernementale]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rien que pour les 12 derniers mois, la Tunisie a vu défiler 4 chefs de gouvernements, d’illustres inconnus, jamais élus. Dix, depuis la Révolte du Jasmin en 2011. Le carrousel de l’instabilité gouvernementale s’emballe, le toboggan économique s’accélère pour miner les finances publiques, ruiner les PME, paupériser les citoyens, faire fuir les capitaux et les...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Ghannouchi-Assemblee.jpg" alt="" class="wp-image-254772"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi ou Big Brother veillent sur une Tunisie au bord de la faillite.  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Rien que pour les 12 derniers mois, la Tunisie a vu défiler 4 chefs de gouvernements, d’illustres inconnus, jamais élus. Dix, depuis la Révolte du Jasmin en 2011. Le carrousel de l’instabilité gouvernementale s’emballe, le toboggan économique s’accélère pour miner les finances publiques, ruiner les PME, paupériser les citoyens, faire fuir les capitaux et les compétences. Jeux et enjeux…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari,</strong> Ph.D.</p>



<span id="more-334307"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Dans un écosystème politique balkanisé et plombé par la mouvance islamiste, partis et élites politiques se livrent à une guerre d’usure, sans merci, sans trêve et où tous les coups sont permis. Comme du temps des razzias et des guerres tribales d’antan en Tunisie. L’État tunisien est perçu comme une prise de guerre, une tour infernale à conquérir ou à démolir! On y convoite surtout trois ministères clefs : celui de l’Intérieur (police et gendarmerie), celui de la Défense (armée et armement) et celui de la Justice (juges et dossiers brûlants).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ambiance délétère au sommet de l’État</h3>



<p>Le problème : certains de ces partis politiques en <em>«guerre»</em> ont du sang sur les mains, avec des dossiers criminels en instance. D’autres partis et élus ont une feuille de route très trouble : financements illégaux, corruption avérée, allégeances douteuses à cacher et autres filouteries liées.</p>



<p>Au sommet de l’État, partis et acteurs politiques rivalisent d’ingéniosité pour évincer leurs <em>«adversaires politiques» </em>du pouvoir. En ligne de mire : contrôler les processus décisionnels de l’État, redéployer les ressources, placer les «copains» et ultimement siphonner toujours plus de dividendes et de redevances liées.</p>



<p>Depuis 2011, plus de 470 ministres et secrétaires d’État ont géré les ministères d’un pays de 11 millions d’habitants, avec un PIB équivalent au chiffre d’affaires annuel d’Air France (2019).</p>



<p>Un millier de PDG se sont relayés dans les 200 sociétés d’État. La quasi-totalité de ces<em> «décideurs» </em>éphémères ont été sélectionnés à l’aune des critères d’allégeance partisane, aucunement en fonction de leurs compétences en matière de management public et de gouvernance axée sur les résultats. Et depuis 2011, le parti religieux Ennahdha a été omniprésent dans tous les gouvernements (12) et sociétés d’État qui gèrent le pays depuis 2011.</p>



<p>À la guerre, comme à la guerre! Dans cette course folle aux postes ministériels, tous les moyens sont bons: des coalitions pipées, des financements <em>«sales»</em>, des stratagèmes violents, des traîtrises honteuses, des impostures haineuses et des bassesses de tous genres. Résultat: l’État perd de sa crédibilité, le sens du service public s’affaisse, l’économie flanche et les politiques publiques perdent de leur efficacité, de leur lisibilité et de leur lustre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Remaniement ministériel, imposture d’État</h3>



<p>Imposture ? Certainement et pour cause : il est plus facile de changer de gouvernements et de ministres que de changer de politiques publiques. Pour les élites politiques tunisiennes, c’est plus facile de remuer des slogans et de gesticuler avec des promesses tenues par des novices en politique, que d’élaborer des bilans rigoureux, que de concevoir des changements crédibles avec des objectifs et instruments dédiés. C’est aussi plus facile que de faire consensus pour implanter de nouvelles politiques publiques génératrices d’emplois, de valeur ajoutée et du bien-être collectif.</p>



<p>Le changement de gouvernement et les remaniements de ministres et PDG en Tunisie post-2011, n’est rien d’autre qu’un écran de fumée pour placer les siens, pour détourner les regards de la paupérisation du pays, avec le retour exponentiel de l’analphabétisme et des maladies d’antan.</p>



<p>Dans le feu roulant de l’instabilité politique, les médias dominants sont complices. Ils mettent de l’huile sur le feu, plutôt que d’apaiser les ardeurs et d’éteindre les foyers d’incendie. Ils trouvent leur compte, se politisent et tirent souvent des ficelles. Les principaux partis au pouvoir ont leurs télés, radios et journalistes mercenaires et porte-étendards.</p>



<p>En duo, média agenda et policy agenda jouent, main dans la main, pour amener l’opinion publique à mordre dans l’hameçon de la diversion et la perversion.</p>



<p>Certains médias noyautés et infestés par la corruption, se régalent : l’instabilité gouvernementale leur procure de la matière à traiter et leur permet de mousser une mayonnaise toxique, permettant d’imposer ou de gommer des figures politiques, des projets de réformes pour privilégier le statu quo et tuer dans l’œuf des réformes structurelles et des changements bénéfiques aux plus démunis dans la Tunisie profonde.</p>



<p>Dans ces interminables remaniements ministériels, les diverses cérémonies et protocoles pervers constituent une occasion en or pour mettre en scène ces députés de tout acabit qui adorent discutailler, pinailler et gesticuler, durant de longues heures transmises à la télévision, sans se rendre compte que leurs discussions sont stériles et insensées pour le commun des mortels en Tunisie.</p>



<p>Dans ce décorum et dans ces débats funestes pour l’économie, le parti islamiste Ennahdha règne en maître de cérémonie, avec comme chef d’orchestre, le fondateur du parti des Frères musulmans en Tunisie, Rached Ghannouchi (79 ans).</p>



<p>Le pire c’est que dans ces toxiques débats parlementaires, on parle de tout sauf des véritables enjeux: programmes d’actions, évaluation des résultats, détermination des objectifs, consensus sur les urgences, modalités de financements et autres éléments clefs pour mettre en œuvre des politiques qui créent la richesse et qui mettent de l’argent frais dans la poche des citoyens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Méfaits de l’instabilité politique</h3>



<p>Cinq indicateurs pour donner les résultats de cet infernal carrousel politique en Tunisie. Le revenu per capita a chuté de 34% entre 2011 et 2021 ($US constant). Pendant la même décennie, le dinar a perdu 45% de sa valeur face aux devises fortes, la dette publique a triplé, passant de 39% du PIB à 112% (État et sociétés publiques).</p>



<p>L’investissement a été divisé par trois, passant de 26% du PIB en 2008, à 8% du PIB en 2020. Face aux gonflements de la taille de l’État, consommateurs, investisseurs et opérateurs économiques se réfugient dans le marché informel (45% des employés recensés).</p>



<p>L’indice de la production industrielle a perdu plus 25% en 10 ans, sacrifiant les niches productives ayant une plus forte valeur ajoutée et ayant longtemps permis de renflouer la balance commerciale.</p>



<p>La pauvreté avance au lieu de reculer, l’analphabétisme augmente de façon exponentielle avec presque 150.000 jeunes (15% des jeunes en âge de scolarisation) qui décrochent de l’école annuellement. Les élites claquent la porte, annuellement plus de 900 médecins et plus de 2000 ingénieurs et universitaires quittent le pays.</p>



<p>Du point de vue de l’économie-politique, l’instabilité gouvernementale traduit l’absence d’une vision cohérente au niveau des dirigeants politiques. Étant perçus comme un partage du gâteau, les remaniements ministériels enveniment les conflits et alimentent la discorde entre les élites et entre les partis politiques. Ces discordes débouchent souvent sur des violences et des contestations dans la rue. Plus de 800 contestations publiques recensées, rien que pour 2020 (2 à 3 par jour).</p>



<p>Et si rien n’est fait, de telles contestations entre partis politiques, entre clans et entre<em> «tribus»</em> peuvent amener la Tunisie, et très prochainement vers une guerre civile, comme en Libye voisine, comme en Syrie, comme au Yémen, comme au Mali, etc.</p>



<p>L’instabilité gouvernementale et le chaos politique ambiant en Tunisie ne favorise pas l’émergence d’une économie prospère, et ne fait rien pour créer un climat de confiance et d’apaisement propice pour les investissements et la productivité.</p>



<p>L’instabilité gouvernementale actuelle attise le feu de l’inefficacité économique. Et cela se fait par quatre effets dévastateurs distincts.</p>



<p><strong>Effet-retard.</strong> L’économie tunisienne accuse le coup par un <em>«effet-retard»</em> : l’instabilité gouvernementale imprime une incertitude sur les politiques économiques (fiscales, monétaires, sécuritaires, etc.), nourrissant les anticipations négatives des agents économiques averses aux risques, et poussant les investisseurs à retarder <em>sine die </em>leurs décisions créatrices d’emplois. Et cet effet se manifeste par la fuite des capitaux et la fuite des cerveaux vers des pays plus stables politiquement, ralentissant ainsi la croissance économique. Plus de 2000 personnes hautement qualifiées quittent le pays annuellement. Les investisseurs expatrient l’équivalent de 5% du PIB pour les investir ailleurs dans le monde, notamment en France, au Canada et ailleurs dans le monde.</p>



<p><strong>Effet-rupture</strong>. L’instabilité gouvernementale entraîne de graves ruptures dans les chaînes de conception et de mise en œuvre des politiques économiques. En moyenne, la longévité moyenne des 12 gouvernements ayant gouverné le pays depuis 2011 est de 10 mois. Et cela comprend 3 ou 4 mois, en moyenne, pour les passations de pouvoir et la gestion par intérim après la destitution.</p>



<p>Une longévité nette de 6 mois (en moyenne) ne peut pas permettre aux ministres de prendre connaissance des dossiers et de vrais enjeux pour agir en connaissance de cause. Mais, le temps est compté, souvent un ministre tente de mettre en place des réformes en quelques mois, sachant d’avance que son successeur va les balayer du revers de la main.</p>



<p>Ces interminables remaniements ministériels démotivent aussi les centaines de hauts fonctionnaires et conseillers de l’État.</p>



<p><strong>Effet-resquille</strong>. Dans le feu roulant des remaniements ministériels, le citoyen et les opérateurs économiques ne savent plus à quel saint se vouer. Ils attendent longtemps pour en savoir plus sur les nouveaux décrets et circulaires régissant les nouvelles règles et orientations de ces gouvernements qui changent et ces ministres qui roulent comme des valises sur le carrousel de l’instabilité gouvernementale. C’est pourquoi ces ministres renoncent à laisser leurs empreintes sur les politiques publiques. C’est un effet resquille qui concerne les ministres, ceux-ci se laissent emporter par les vagues de l’instabilité pour surfer sur le <em>wait and see</em>.</p>



<p>Les payeurs de taxes et les contributeurs dans les caisses sécurité sociales emboitent le pas et s’abstiennent de faire leurs devoirs : taxes, contributions sociales, impôts, etc. Ils tentent de passer par les mailles des filets, se disant demain c’est un autre jour… le prochain gouvernement sera plus clément et on aura probablement des amis qui fermeront les yeux quand ils deviennent ministres ou PDG.</p>



<p>Plus grave encore, l’instabilité gouvernementale fait augmenter la dette publique. Les gouvernements et les ministres pris dans le carrousel politique ne vont jamais oser demander des coupures des dépenses et des restrictions budgétaires. Ils préfèrent quémander l’aide internationale, et manigancer des prêts à hauts taux d’intérêt auprès de prêteurs internationaux. Une solution de facilité qui hypothèque les générations futures, en lui faisant payer les errements et la mal-gouvernance de leurs aînés.</p>



<p><strong>Effet-rétorsion</strong>. Mais, il fallait s’y attendre, le retour de manivelle est manifeste, brandi par ces jeunes au chômage, ces milliers de docteurs et ingénieurs, très bien éduqués et ayant les vraies valeurs requises, mais victimes des politiques de recrutement de l’ère du post-2011 et dont les places au sein des administrations publiques ont été déjà attribuées injustement aux hordes de militants et amis des partis ayant gouverné pendant la période allant de 2012 à 2014.</p>



<p>Ces jeunes et autres écœurés par l’instabilité gouvernementale finissent par passer à l’acte pour manifester leur défiance et leur mécontentement violents. Ceux-ci bloquent les secteurs économiques vitaux (pétrole, gaz, phosphate, etc.) pour revendiquer des postes d’emploi et des revenus permanents, souvent pour des emplois fictifs, octroyés sans contrepartie en termes de présence ou de productivité. Les honorables juges, médecins, ingénieurs, enseignants jouent la même partition et demandent aussi des augmentations salariales, chacun pour soi… tant pis si l’État doit s’endetter pour défrayer la facture.</p>



<p>En attendant que l’État mette de l’ordre dans ses rangs, et en attendant que le carrousel politique s’arrête, investisseurs et opérateurs économiques attendent pour voir!</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada</em>.</p>



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