<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Gabès - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/gabes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/gabes/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 16 Apr 2026 08:21:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Gabès - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/gabes/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tunisie &#124; Dahar sur la Liste des géoparcs de l’Unesco</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/16/tunisie-dahar-sur-la-liste-des-geoparcs-de-lunesco/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/16/tunisie-dahar-sur-la-liste-des-geoparcs-de-lunesco/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 08:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dhia Khaled]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Géoparc Dahar]]></category>
		<category><![CDATA[Médenine]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18642053</guid>

					<description><![CDATA[<p>Inscription du Géoparc de Dahar, dans le sud-est de la Tunisie, sur la Liste mondiale des géoparcs de l’Unesco.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/16/tunisie-dahar-sur-la-liste-des-geoparcs-de-lunesco/">Tunisie | Dahar sur la Liste des géoparcs de l’Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États membres du Conseil exécutif de l’Unesco ont approuvé à l’unanimité l’inscription du Géoparc de Dahar, situé à cheval sur les gouvernorats de Tataouine, Médenine et Gabès dans le sud-est de la Tunisie, sur la Liste mondiale des géoparcs de l’Unesco.</em></strong></p>



<span id="more-18642053"></span>



<p>Cette inscription annoncée au terme de la 224<sup>e</sup> session dudit conseil, qui se tient actuellement à Paris, est la première en Tunisie et la troisième sur le continent africain. Elle est l’aboutissement d’une coordination étroite entre plusieurs ministères, organismes publics, collectivités territoriales et acteurs privés et de la société civile.</p>



<p>Le Géoparc de Dahar couvre une superficie de 6 000 km². Il se distingue par l’extraordinaire diversité de ses milieux naturels, de ses ressources géologiques et de ses activités socio-économiques et culturelles locales.</p>



<p>Lors de son discours devant le Conseil exécutif de l’Unesco, le Délégué permanent de la Tunisie, l’ambassadeur Dhia Khaled, a souligné l’importance stratégique de l’inscription du Géoparc de Dahar sur la liste pertinente de l’Unesco, insistant sur le fait qu’elle témoigne de l’engagement ferme de la Tunisie à préserver et à promouvoir son patrimoine géoculturel.</p>



<p>Cette inscription insufflera un nouveau dynamisme au développement régional et local et renforcera la position de la Tunisie parmi les destinations touristiques de premier plan en matière de tourisme culturel, alternatif et responsable, a-t-il ajouté.</p>



<p>Il convient de souligner que les géoparcs sont des espaces géographiques uniques et intégrés où des sites naturels d’importance géologique internationale sont gérés selon une approche globale qui allie protection, éducation et développement durable, tout en impliquant les communautés locales dans leur gestion et leur mise en valeur.</p>



<p>Le Réseau mondial des géoparcs de l’Unesco comptait 229 sites en 2025, répartis dans 50 pays et couvrant une superficie totale de 816 629 km². Douze nouveaux sites (géoparcs) ont été intégrés au réseau par décision de la session actuelle du Conseil exécutif. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/16/tunisie-dahar-sur-la-liste-des-geoparcs-de-lunesco/">Tunisie | Dahar sur la Liste des géoparcs de l’Unesco</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/16/tunisie-dahar-sur-la-liste-des-geoparcs-de-lunesco/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:54:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alarm Phone]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Lampedusa]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Sea Watch]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583939</guid>

					<description><![CDATA[<p>47 migrants secourus par le bateau d'une ONG après 'être réfugiés sur une plateforme offshore abandonnée au large de la Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/">Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le navire Aurora de l’ONG Sea Watch a récemment quitté le port de Lampedusa, en Sicile (Italie) et s’est dirigé vers la plateforme offshore abandonnée de Didon, située dans les eaux entre la Tunisie et la Libye, pour secourir des migrants qui y ont trouvé refuge. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-18583939"></span>



<p>Selon Alarm Phone, 47 personnes se sont réfugiées à bord de la structure abandonnée depuis plusieurs jours <em>«pour survivre à la tempête avec très peu de nourriture et d’eau»</em>. <em>«Aucun pays ne leur est venu en aide»</em>, a expliqué Sea Watch, citée par l’agence italienne <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2026/04/03/sea-watch-in-mare-per-salvare-47-migranti-su-una-piattaforma-abbandonata_3a523b17-7ce4-49d6-83d1-74959a549da6.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</p>



<p>Le champ pétrolier Didon est situé à 78 km au large du Golfe de Gabès. Découvert en 1975 et foré en 1985. Suite à la baisse de la production journalière, l’Etap, l’entreprise publique tunisienne qui en est propriétaire, a décidé de suspendre la production fin 2017. Une étude et technico-économique, réalisée en 2019, a conclu que le champs pourrait encore être exploité pour une période de 15 ans. Encore faut-il que l’Etap trouve les investissements nécessaires. En attendant, la plateforme est à l’abandon, comme de nombreux projets rentables en Tunisie. Cherchez l’erreur !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/">Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gabès bientôt débarrassé de la pollution industrielle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/gabes-bientot-debarrasse-de-la-pollution-industrielle/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/gabes-bientot-debarrasse-de-la-pollution-industrielle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 10:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe chimque tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Abid]]></category>
		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18569616</guid>

					<description><![CDATA[<p>Serait-ce bientôt le bout du tunnel pour les habitants de Gabès, aux prises depuis des décennies avec des problèmes environnementaux et sanitaires ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/gabes-bientot-debarrasse-de-la-pollution-industrielle/">Gabès bientôt débarrassé de la pollution industrielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Serait-ce bientôt le bout du tunnel pour les habitants du gouvernorat de Gabès aux prises depuis au moins trois décennies avec des problèmes environnementaux et sanitaires en raison des rejets toxiques des usines du Groupe chimique tunisien (GCT) ? C’est tout ce que nous souhaitons pour les braves Gabésiens qui sont fatigués de souffrir et de protester en vain. </em></strong></p>



<span id="more-18569616"></span>



<p>La situation environnementale du gouvernorat de Gabès bénéficie, en fin, d’initiatives dans le cadre d’un programme global visant à réaménager le littoral, améliorer la qualité de vie dans la région et résoudre des problèmes environnementaux persistants.</p>



<p>Ce programme, présenté par le ministre de l’Environnement, Habib Abid, lors d’une session parlementaire, le 27 mars 2026, prévoit le réaménagement de huit plages, dont Chott Zarat, actuellement à l’étude afin d’évaluer l’impact d’un projet de port de pêche et d’une usine de dessalement.</p>



<p>Parmi les autres plages concernées figurent Lamaya, qui accueillera une nouvelle zone de loisirs&nbsp;; Aichoun, qui sera équipée d’un éclairage solaire&nbsp;; et Kettana, qui comprendra également une zone de loisirs. Chott Métouia sera aménagée avec des campings pour répondre à la forte demande touristique, tandis que le front de mer de la ville sera valorisé par la création d’une plage de 400 mètres et la mise en place de mesures de protection contre l’érosion du sable.</p>



<p>Le ministre a expliqué que les retards dans le lancement de certains projets étaient dus à des complexités administratives qui ont persisté pendant près de sept mois aux niveaux régional et municipal, mais a confirmé que le financement avait été inscrit au budget 2026.</p>



<p>Il a également annoncé l’approbation par l’Italie du financement du projet de réaménagement de la plage de Gabès, soutenant ainsi les efforts nationaux en matière d’environnement.</p>



<p>Concernant le coke de pétrole, un combustible fossile utilisé par le complexe chimique de Gabès et responsable de la pollution des plages du gouvernorat, M. Abid a indiqué que le problème remontait à 2009, date à laquelle les subventions sur les carburants pour les cimenteries ont été supprimées, entraînant des importations de plus de 700&nbsp;000 tonnes par an via les ports de Gabès et de Bizerte. Il a souligné que la réduction de l’impact environnemental exigeait des solutions alternatives, notamment la conversion des déchets en combustibles de substitution. Dans ce contexte, l’utilisation d’environ 2,8 millions de tonnes de déchets est proposée, s’appuyant sur des expériences réussies telles que le réemploi de vêtements usagés et d’autres matériaux.</p>



<p>Le ministre a souligné la nécessité de revoir le cadre juridique afin de permettre aux usines d’utiliser ces matériaux tout en respectant des réglementations environnementales strictes et de remédier au taux d’humidité élevé des déchets, qui peut atteindre 60 %, grâce à des technologies de séchage appropriées.</p>



<p>Abid a souligné que plus de 60 projets pour Gabès sont inscrits dans le plan de développement 2026-2030, qui s’inscrit dans un programme national regroupant plus de 900 projets pour un coût total d’environ 7 milliards de dinars. Il a précisé que leur réalisation dépend de la disponibilité des financements.</p>



<p>Concernant l’érosion côtière, il a expliqué qu’il s’agit d&rsquo;un phénomène naturel dans le sud tunisien, mais que l’activité humaine peut l’aggraver.</p>



<p>Une initiative de nettoyage des plages a été récemment lancée en collaboration avec les institutions touristiques, ainsi qu’une étude conjointe avec l’Italie pour s’attaquer au problème.</p>



<p>D’importantes interventions sur le terrain ont également été menées, notamment l’enlèvement de plus de 10&nbsp;000 mètres cubes de déchets de construction, le nettoyage de la zone de Chatt Essalem et la mise en place d’un système de surveillance continue de la qualité de l’air, assorti de poursuites judiciaires contre les contrevenants.</p>



<p>La coopération internationale est également en cours, avec notamment un projet avec le Japon pour le traitement et la réutilisation des eaux usées industrielles, afin de réduire la pression sur les ressources en eau, ainsi que la mise en œuvre du programme de dépollution du complexe chimique, a indiqué le ministre. Cette approche reflète une stratégie holistique visant à concilier développement économique et protection de l’environnement, dans le but d’améliorer la durabilité des ressources naturelles dans le Gouvernorat de Gabès, a-t-il conclu.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/gabes-bientot-debarrasse-de-la-pollution-industrielle/">Gabès bientôt débarrassé de la pollution industrielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/gabes-bientot-debarrasse-de-la-pollution-industrielle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Italie va financer un projet de réaménagement des plages de Gabès</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/litalie-va-financer-un-projet-de-reamenagement-des-plages-de-gabes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/litalie-va-financer-un-projet-de-reamenagement-des-plages-de-gabes/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 10:21:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Abid]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[réaménagement des plages]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18543906</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'Italie va financer le réaménagement de huit plages affectées par la pollutions industrielle dans le gouvernorat de Gabès.     </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/litalie-va-financer-un-projet-de-reamenagement-des-plages-de-gabes/">L’Italie va financer un projet de réaménagement des plages de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ces dernières années, la région de Gabès, dans le sud-est de la Tunisie, a été au cœur d’importantes mobilisations environnementales liées à la pollution industrielle engendrée par le Groupe chimique tunisien (GCT), actif depuis 1972 dans la production de phosphates et d’engrais. Dans le cadre des efforts pour faire face à cette pollution, l’Italie va financer un projet de réaménagement des plages de Gabès.</em></strong> <em>(Photo: Les plages de Gabès polluées par les rejets de phosphogypse de l&rsquo;usine chimique).</em> </p>



<span id="more-18543906"></span>



<p>Lors d&rsquo;une séance de questions au Parlement, le 27 mars 2026, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a annoncéqu’un <em>«programme intégré»</em> a été élaboré pour Gabès, prévoyant le réaménagement de huit plages. Parmi celles-ci figurent Zarat, qui fait l’objet d&rsquo;une étude d’impact sur la construction d’un port de pêche et d’une usine de dessalement ; Lamaya, où une zone de baignade sera aménagée ; Aichoun qui sera équipée d’un éclairage solaire&nbsp;; Ketana qui accueillera une aire de détente.</p>



<p>Le plan prévoit également des travaux à Chenini, avec la stabilisation des dunes sur 1,5&nbsp;kilomètre et la création d’une zone de baignade d’un kilomètre.</p>



<p>À Metouia, des emplacements de camping seront aménagés, ainsi que le long du front de mer, une zone de baignade de 400&nbsp;mètres sera créée et des mesures de prévention de l’envasement seront mises en place.</p>



<p>Le ministère de l’Environnement œuvre à l&rsquo;échelle nationale, a expliqué Abid, pour protéger plus de 380 kilomètres de côtes tunisiennes des dangers de l’érosion, notamment par la mise en place de digues en enrochement. <em>«Nos plages sont exposées aux risques d’érosion et de montée du niveau de la mer»</em>, a confirmé le responsable gouvernemental, soulignant qu’«un programme de travail exhaustif a été élaboré pour mettre en œuvre des mesures de prévention et de protection, revoir les procédures d’autorisation des ouvrages temporaires, et remédier aux infractions.</p>



<p>Abid a attribué les retards dans le lancement de certains projets à des <em>«complications administratives qui ont duré environ sept mois au niveau local»</em>, précisant que les fonds étaient inscrits dans la loi de finances 2026.</p>



<p>Au total, plus de 60 projets sont prévus à Gabès dans le cadre du plan de développement 2026-2030, qui s’inscrit dans un programme national comprenant plus de 900 interventions d’une valeur totale d&rsquo;environ 7 milliards de dinars.</p>



<p>Concernant le phénomène d’envasement, le ministre a souligné qu’il s’agit d’un processus naturel dans le sud tunisien, toutefois aggravé par l’activité humaine.</p>



<p>Des initiatives de nettoyage des plages ont été lancées et des études menées en collaboration avec des partenaires italiens.</p>



<p>Enfin, le ministre de l’Environnement a mis en avant une série d’interventions directes déjà en cours, notamment l’enlèvement de plus de 10 mètres cubes de déchets de construction, le nettoyage du cours d’eau de l&rsquo;Oued Essalem et la surveillance continue de la qualité de l&rsquo;air, ainsi qu’un projet mis en œuvre avec le Japon pour la réutilisation des eaux usées.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/litalie-va-financer-un-projet-de-reamenagement-des-plages-de-gabes/">L’Italie va financer un projet de réaménagement des plages de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/litalie-va-financer-un-projet-de-reamenagement-des-plages-de-gabes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tahar Bekri &#124; De l’errance et la sérénité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 06:10:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Appollinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Machta]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18542339</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ‘‘Le battement des années’, Tahar Bekri invite le lecteur à une déambulation à travers un Paris transformé par l’imagination du poète. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/">Tahar Bekri | De l’errance et la sérénité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>D’un bout à l’autre du dernier recueil de Tahar Bekri, ‘‘Le battement des années’’, le lecteur est invité à suivre, pas à pas, une sorte de déambulation à travers un Paris transformé par l’imagination créatrice du poète en un lieu correspondant parfaitement à son état d’âme. Cette promenade est loin d’être celle d’un touriste à la recherche du pittoresque. Les lieux parisiens sont plutôt transfigurés par le regard d’un poète en quête du plus profond de lui-même, dans un espace intime, dans lequel il fut contraint de passer une grande partie de sa vie, d’une part et d’autre, ces mêmes lieux renferment tant de mystère, ne cessent de l’interpeller. </em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Moncef Machta *</strong></p>



<span id="more-18542339"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Moncef-Machta.jpg" alt="" class="wp-image-16264519" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Moncef-Machta.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Moncef-Machta-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Moncef-Machta-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il s’agit donc d’une poésie de l’errance qui rappelle cet accent lyrique dans le vers de Guillaume Apollinaire, extrait de<em> ‘‘La chanson du mal-aimé’’</em>&nbsp;:</p>



<p><em>«J’erre à travers mon beau Paris sans avoir le cœur d’y mourir».</em></p>



<p>Cette errance semble n’avoir aucune motivation particulière, à part celle mobilisée par l’état d’âme du poète qui éprouve un profond sentiment de mal-être, d’être, en quelque sorte, dans l’entrave, dans l’impossibilité de prendre son élan, de revenir sur les mêmes lieux, les mêmes rues, les mêmes monuments&nbsp;:</p>



<p><em>«D’une rue à l’autre</em></p>



<p><em>&nbsp;L’errance jamais souveraine&nbsp;»</em></p>



<p><em>Nous découvrions les mêmes lieux</em></p>



<p><em>Les mêmes devantures les mêmes portes&nbsp;»</em></p>



<p><em>Nous déambulions».</em></p>



<p>Le poète est comme empêché dans son mouvement, se compare aux péniches qui longent la Seine, fixées au bord, enchainées à l’anc<em>re&nbsp;:</em></p>



<p><em>«Les péniches qui vont et viennent</em></p>



<p><em>Les cordes qui nous enchainent à l’ancre&nbsp;».</em></p>



<p>Les lieux de la déambulation sont nommés, les uns après les autres, tantôt ils ont une consonance particulière&nbsp;; <em>«Rue Gît-le-Cœur&nbsp;», «Rue Saint-André des arts»</em>, tantôt, ils font référence à des artistes, comme Picasso et son atelier. Les lieux se réfèrent aussi à l’Histoire, au nom ancien de la capitale&nbsp;: <em>«A Lutèce»</em>. Le passé surgit du fin fond de l’Histoire.</p>



<p>D’autres lieux se référent à des personnages historiques&nbsp;; comme Voltaire, Bonaparte ou à des poètes comme Apollinaire, Victor Hugo, Verlaine ou Baudelaire, Sartre et Simone de Beauvoir, Rimbaud, le poète aux semelles de vent. A travers cette errance, le poète met ses pas dans les leurs, va sur leur trace dans les lieux qu’ils avaient fréquentés.</p>



<p>Au hasard de la déambulation, il va à la rencontrer du marchand de châles de Russie, et c’est l’occasion de s’évader vers les terres lointaines, les paysages du Nord, cela, à la simple vue d’objets sur les étals :</p>



<p><em>«Poils de chèvres cachemire de laine</em></p>



<p><em>Petrouchka chapka gants</em></p>



<p><em>Et peaux de rennes &nbsp;</em></p>



<p><em>D’étal en étal</em></p>



<p><em>Nous abolissions les frontières»</em></p>



<p>Cette écriture représente les différents visages du poète. Le poème se veut à la fois, une traversée dans le besoin de rejoindre l’autre et dans le même temps, un pont qui permet de rejoindre l’autre rive. Le poète est, de ce fait, tantôt celui qui agit, tantôt, celui qui regarde agir. Il est aussi bien celui qui se laisse porter par les flots, que celui qui tient le gouvernail. Il est celui qui se définit par son caractère aérien qui lui permet de maintenir la tête hors de l’eau que celui qui renonce à poursuivre sa route, de peur d’être englouti par les flots.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La peur de ne plus se retrouver</h2>



<p>A travers cette errance, le poète nous révèle la crainte de perdre ses repères jusqu’à ne plus se reconnaître, ni reconnaître le monde qui l’entoure. C’est la peur de ne plus être en mesure de reconnaître les choses les plus familières. Cette difficulté se traduit par la récurrence de tous les termes en rapport à une certaine difficulté à retrouver les repères, voire, les nommer&nbsp;: <em>«nommer les arbres sans les reconnaître»</em>.&nbsp;Récurrence des termes en rapport à la mémoire et à l’amnésie&nbsp;: <em>«Marcher sur l’oubli»</em>, titre d’un autre recueil.</p>



<p>Il se produit ainsi une véritable course éperdue à la recherche du mot juste, à même de traduire, de définir avec exactitude les sensations qu’il éprouve. D’où cet inventaire de mots qui expriment ce dont on est incapable d’exprimer&nbsp;:</p>



<p><em>«Mots qui tombent</em></p>



<p><em>Comme des pétales dans la rue»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">La quête d’un paradis perdu</h2>



<p>Mais le poète se rend compte qu’en définitive, tous les mots qu’il recherche ne font que converger vers ce qui est susceptible de fonder son être, à savoir, le pays natal. Et là, ce sont les retrouvailles heureuses avec Gabès, la ville qui l’a fait naître. Evocation de son enfance et des palmiers de son grand-père&nbsp;: <em>«Je te retrouve»</em>. Un îlot, un havre, un espace de quiétude, plein de sensations susceptibles de mobiliser tous ses sens. Chaleur et lumière du couchant, paix, silence, frémissement des arbres, odeur de henné. De là, des envolées lyriques&nbsp;s’adressant aux éléments comme s’ils étaient des êtres vivants :&nbsp;<em>«De quelle mélancolie es-tu faite, terre&nbsp;?», «Je reviens te voir, jardin».</em></p>



<p>Le désir de retrouvaille avec le pays natal est associé à la douleur ressentie devant les atteintes portées par l’homme à la nature. Il semble trembler devant les dégâts subis par la palmeraie, dus à la pollution causée par l’industrie chimique.</p>



<p>L’évocation, d’une part, de moments de bonheur marqués par <em>«l’allégresse juvénile»</em> et d’autre, de moments plus douloureux marqués par la maladie de la mère&nbsp;: <em>«Mère souffrante et douleur retenue»</em>. Il y a comme une jonction dans la douleur, la souffrance&nbsp;:</p>



<p><em>«Voici la mer qui vomit ses algues</em></p>



<p><em>Tant de sables alourdis d’huile gluante»</em></p>



<p>Ce qu’il souhaite, par contre, c’est de retrouver sa terre natale par les étés brûlants, la mer&nbsp;<em>«sans algues gluantes, sans soufre, sans fumées»</em> noires ou jaunes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le battement des années</h2>



<p>En définitive, toute cette quête se trouve constamment travaillée par le rythme des années qui passent, dont les résonances se font au plus profond de soi. Les <em>«battements des années»</em> sont associés au rythme du cœur, <em>«vibrant de mille mélancolies»</em>, où la liberté est toujours présente. Ils rappellent les battements d’ailes d’un oiseau, à la recherche d’un envol qui déploie une grande sérénité, une ouverture sur le monde.</p>



<p>Le recueil est une poésie qui invite à la contemplation, qui résiste au fracas du monde, appelle à la dimension solaire, empreinte de clarté, laissant de côté ce qui a trait au brouillard et à la confusion. C’est une poésie où la mélancolie et l’écriture de l’exil opposent à la tourmente, un besoin de paix verlainienne, qui n’est pas loin de rappeler ses vers&nbsp;:</p>



<p><em>«Le ciel est par-dessus le toit</em></p>



<p><em>Si bleu si calme»</em>.</p>



<p><em>* Universitaire</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/">Tahar Bekri | De l’errance et la sérénité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Subvention japonaise pour un projet solaire à Gabès</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/subvention-japonaise-pour-un-projet-solaire-a-gabes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/subvention-japonaise-pour-un-projet-solaire-a-gabes/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 06:51:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crédit carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Marubeni Corporation]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
		<category><![CDATA[Tozeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18493468</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Japon va subventionner un projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès dans le cadre du Mécanisme d’échange de crédits carbone. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/subvention-japonaise-pour-un-projet-solaire-a-gabes/">Subvention japonaise pour un projet solaire à Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Ambassade du Japon en Tunisie a annoncé qu’un projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès a été sélectionné, en février 2026, pour bénéficier d’une subvention du Gouvernant du Japon dans le cadre du Mécanisme d’échange de crédits carbone (MCC).</em></strong></p>



<span id="more-18493468"></span>



<p>Ce mécanisme vise à encourager le lancement de projets contribuant la réduction de gaz à effet de serre en accordant une subvention plafonnée à 2 milliards de yens (soit environ 37 millions de dinars).</p>



<p>Ce projet sera mis en œuvre par l’entreprise japonaise Marubeni Corporation, en partenariat avec une entreprise française, et constitue le quatrième projet initié par le MCC en Tunisie, faisant suite aux deux projets photovoltaïques à Sidi Bouzid et un à Tozeur.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/subvention-japonaise-pour-un-projet-solaire-a-gabes/">Subvention japonaise pour un projet solaire à Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/subvention-japonaise-pour-un-projet-solaire-a-gabes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Stop Pollution » &#124; Appel à une mobilisation devant le tribunal de Gabès</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/stop-pollution-appel-a-une-mobilisation-devant-le-tribunal-de-gabes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/stop-pollution-appel-a-une-mobilisation-devant-le-tribunal-de-gabes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 22:46:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[activistes]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe chimique tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[poursuites judiciaires]]></category>
		<category><![CDATA[Stop Pollution]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18488299</guid>

					<description><![CDATA[<p>À la veille de la comparution de plusieurs militants de Gabès devant la justice, le collectif « Stop Pollution » lance un appel à la solidarité. Un rassemblement est ainsi prévu ce mercredi 18 mars 2026 à 9h pour défendre le droit à la protestation pacifique et dénoncer la dégradation environnementale de la région. Militants,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/stop-pollution-appel-a-une-mobilisation-devant-le-tribunal-de-gabes/">« Stop Pollution » | Appel à une mobilisation devant le tribunal de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À la veille de la comparution de plusieurs militants de Gabès devant la justice, le collectif « Stop Pollution » lance un appel à la solidarité.</em></strong></p>



<span id="more-18488299"></span>



<p>Un rassemblement est ainsi prévu ce mercredi 18 mars 2026 à 9h pour défendre le droit à la protestation pacifique et dénoncer la dégradation environnementale de la région.</p>



<p>Militants, activistes des droits de l&rsquo;homme et citoyens sont invités à se réunir devant le Tribunal de première instance de Gabès pour soutenir les jeunes de la région faisant face à des poursuites judiciaires suite à leurs activités militantes, indique le collectif, dans un communiqué.</p>



<p>Et d&rsquo;ajouter : « <em>Votre présence est la continuité d&rsquo;un long parcours de lutte et un soutien essentiel au droit de manifester pacifiquement </em>».</p>



<p>Cette audience intervient dans un climat de tension persistante lié au dossier du Groupe chimique tunisien (GCT) et de l&rsquo;impact dévastateur des unités industrielles sur la santé des riverains et l&rsquo;écosystème local, sachant que les militant poursuivent leur engagement pour le démantèlement des unités polluantes .</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/stop-pollution-appel-a-une-mobilisation-devant-le-tribunal-de-gabes/">« Stop Pollution » | Appel à une mobilisation devant le tribunal de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/stop-pollution-appel-a-une-mobilisation-devant-le-tribunal-de-gabes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Des choses qui ne se vendent pas’’ d’Ahmed Laghmani</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/le-poeme-du-dimanche-des-choses-qui-ne-se-vendent-pas-dahmed-laghmani/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/le-poeme-du-dimanche-des-choses-qui-ne-se-vendent-pas-dahmed-laghmani/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 06:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Laghmani]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18475096</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ahmed Laghmani est l’une des voix poétiques les plus marquantes de la seconde moitié du 20e siècle en Tunisie.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/le-poeme-du-dimanche-des-choses-qui-ne-se-vendent-pas-dahmed-laghmani/">Le poème du dimanche | ‘‘Des choses qui ne se vendent pas’’ d’Ahmed Laghmani</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1923 à Zarat, dans la région de Gabès, Ahmed Laghmani est l’une des voix poétiques les plus marquantes de la seconde moitié du 20<sup>e</sup> siècle en Tunisie.   </em></strong></p>



<span id="more-18475096"></span>



<p>Il a été enseignant dans le primaire, puis inspecteur. Il a travaillé au ministère de la Culture et a dirigé la Radio Nationale, avant de rejoindre l’Alecso.</p>



<p>Il a publié son premier recueil&nbsp;<em>Un cœur sur les lèvres</em>, en 1981.</p>



<p>Sa proximité avec le Président Bourguiba était notoire, bien que profonde et sincère. Restée fidèle à la métrique arabe classique ; sa poésie tente néanmoins, de moderniser les thèmes hérités des genres poétiques traditionnels, panégyrie, élégie, nature, événements et circonstances, dans un langage limpide et lyrique. Il décède en 2015.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><strong><em>1- L’amour</em></strong></p>



<p><em>L’amour, &#8211; ô mon pauvre&nbsp;! – ne se vend pas dans les marchés.</em></p>



<p><em>As-tu jamais vu un commerce pour l’amour</em></p>



<p><em>Où sont exposés les battements du cœur&nbsp;?</em></p>



<p><em>As-tu entendu une fois un appel</em></p>



<p><em>Pour la marchandise des amants&nbsp;?</em></p>



<p><em>Pour un amour qui croît dans les tréfonds&nbsp;?</em></p>



<p><em>Pour un amour enflammé de désir et de passion ?</em></p>



<p><em>L’amour – ô mon pauvre&nbsp;!- est une offrande sans contrepartie.</em></p>



<p><em>Offert par les grands cœurs libres</em></p>



<p><em>Les petites âmes peuvent-elles supporter&nbsp;</em></p>



<p><em>D’offrir sans compensation&nbsp;?</em></p>



<p><em>Sois heureux&nbsp;de ton petit rêve ! O petit&nbsp;!</em></p>



<p><em>Les rêves des petites âmes sont toujours petits&nbsp;!</em></p>



<p><strong><em>2- La gloire</em></strong></p>



<p><em>La gloire ne s’obtient jamais par le mensonge</em></p>



<p><em>Ni par la ruse</em></p>



<p><em>Les enfants ont atteint l’âge adulte&nbsp;!</em></p>



<p><em>Il n’y a plus parmi eux ni handicapé ni menteur</em></p>



<p><em>La gloire est une tragédie,</em></p>



<p><em>Et point de tragédie pour les petites âmes&nbsp;:</em></p>



<p><em>Celles qui rêvent de monter entre les astres</em></p>



<p><em>En plein jour&nbsp;!</em></p>



<p><em>La gloire&nbsp;! Toute la gloire</em></p>



<p><em>Pour le cœur bon, la main propre</em></p>



<p><em>Pour celui qui porte l’amour des gens</em></p>



<p><em>Et celui qui œuvre pour le bien des humains.</em></p>



<p><em>La gloire toute la gloire&nbsp;;</em></p>



<p><em>Pour les êtres bons modestes,</em></p>



<p><em>Ceux qui agissent dans l’ombre,</em></p>



<p><em>Sans parade ni hypocrisie,</em></p>



<p><em>Leurs visages inconnus et anonymes.</em></p>



<p><em>Quelles que soient leurs œuvres</em></p>



<p><em>Quel que soit leur combat&nbsp;;</em></p>



<p><em>Leurs nouvelles sont tues par le journal d’information.</em></p>



<p><em>Gloire &nbsp;à ceux-là.</em></p>



<p><strong><em>3- La conscience</em></strong></p>



<p><em>La conscience des êtres libres n’est pas liée à la convoitise</em></p>



<p><em>Ni repoussée par la menace et la terreur</em></p>



<p><em>La conscience des êtres libres est une force&nbsp;:</em></p>



<p><em>Fait trembler les montagnes</em></p>



<p><em>Détruit les forteresses</em></p>



<p><em>La conscience des êtres libres nul oppresseur ne la fait soumette</em></p>



<p><em>Car elle est plus noble que les ambitions serviles</em></p>



<p><em>Plus violente que la violence</em></p>



<p><em>Au-dessus de toute volonté stupide</em></p>



<p><em>La conscience des êtres libres</em></p>



<p><em>N’est ni marchandise ni bagage</em></p>



<p><em>Exposés aux fortunés</em></p>



<p><em>Ceux qui rêvent toujours de vente et d’achat</em></p>



<p><em>Et montrent chèques et billets</em></p>



<p><em>Qui font courir les avides</em></p>



<p><em>S’agglutiner les futiles stupides</em></p>



<p><em>La conscience des êtres libres n’est pas chose inutile</em></p>



<p><em>Fière&nbsp;: sa fierté du ciel</em></p>



<p><em>Généreuse&nbsp;: donner sans promettre ni calculer</em></p>



<p><em>Franche&nbsp;: ne sait ni tromper ni cacher</em></p>



<p><em>Pure&nbsp;: sa page plus claire que le ciel</em></p>



<p><em>La conscience des êtres libres &#8211; ô toi à la conscience morte &#8211;</em></p>



<p><em>N’est pas chose futile.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Octobre, 1974.</em></p>



<p><em>Traduit de l’arabe par <strong>Tahar Bekri</strong></em></p>



<p><strong><em>‘‘Dharratu milhin ‘ala jurhin’’ (Une pincée de sel sur une blessure), Cérès, 2001.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FedYr6FOPK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/le-poeme-du-dimanche-les-deux-palmiers-de-ahmed-laghmani/">Le poème du dimanche : «Les deux palmiers» de Ahmed Laghmani</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «Les deux palmiers» de Ahmed Laghmani » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/le-poeme-du-dimanche-les-deux-palmiers-de-ahmed-laghmani/embed/#?secret=yWihBqdcPT#?secret=FedYr6FOPK" data-secret="FedYr6FOPK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/le-poeme-du-dimanche-des-choses-qui-ne-se-vendent-pas-dahmed-laghmani/">Le poème du dimanche | ‘‘Des choses qui ne se vendent pas’’ d’Ahmed Laghmani</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/le-poeme-du-dimanche-des-choses-qui-ne-se-vendent-pas-dahmed-laghmani/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nouveau prêt de la BM pour lutter contre les inondations en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/nouveau-pret-de-la-bm-pour-lutter-contre-les-inondations-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/nouveau-pret-de-la-bm-pour-lutter-contre-les-inondations-en-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 10:30:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AFD]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[ResCat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18446261</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Banque mondiale allouera 50 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre les risques d’inondation en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/nouveau-pret-de-la-bm-pour-lutter-contre-les-inondations-en-tunisie/">Nouveau prêt de la BM pour lutter contre les inondations en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Banque mondiale allouera 50 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre les risques d’inondation. C’est un nouveau soutien au programme ResCat, axé sur l’ouest de Tunis, Gabès et Djerba qui bénéficiera à 660 000 personnes supplémentaires.</em></strong></p>



<span id="more-18446261"></span>



<p>La Banque mondiale a annoncé un financement supplémentaire de 50 millions de dollars pour la Tunisie afin de renforcer la résilience du pays face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles, dans le cadre de son Programme intégré de résilience aux catastrophes (ResCat), doté initialement d’un budget de 125 millions de dollars.</p>



<p>Ces nouvelles ressources serviront à étendre la protection contre les inondations urbaines dans trois zones considérées comme particulièrement exposées&nbsp;: l’ouest de Tunis, Gabès et Djerba.</p>



<p>Ce dispositif s’appuiera sur l’expérience déjà acquise dans les villes de Bizerte, Monastir et Nabeul, couvertes par le programme initial.</p>



<p>Cette intervention est annoncée alors que la Tunisie demeure exposée à de graves risques d’inondation, exacerbés par le changement climatique. La BM cite notamment les graves inondations de janvier 2026, qui, dans certaines régions, ont enregistré les plus fortes précipitations depuis soixante-dix ans, provoquant d’importantes perturbations dans plusieurs régions du pays.</p>



<p>Selon l’institution financière, l’extension du programme devrait bénéficier à plus de 660&nbsp;000 personnes supplémentaires, notamment dans les zones urbaines densément peuplées et les principaux pôles économiques. L’objectif affiché est de réduire les interruptions de service et les pertes économiques, de maintenir l’activité des entreprises, de préserver les emplois et de créer de nouveaux emplois locaux, en particulier dans la gestion et l&rsquo;entretien des infrastructures de protection contre les inondations.</p>



<p>Ce nouveau financement s’appuie sur un programme lancé en 2021 et soutenu par la BM et l’Agence française de développement (AFD). D’après la Banque, le projet initial a déjà permis de protéger près de 170&nbsp;000 personnes vulnérables dans plusieurs villes tunisiennes et a soutenu le déploiement de systèmes pilotes d&rsquo;alerte précoce.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/nouveau-pret-de-la-bm-pour-lutter-contre-les-inondations-en-tunisie/">Nouveau prêt de la BM pour lutter contre les inondations en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/nouveau-pret-de-la-bm-pour-lutter-contre-les-inondations-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gabès et la nouvelle culture protestataire en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/27/gabes-et-la-nouvelle-culture-protestataire-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/27/gabes-et-la-nouvelle-culture-protestataire-en-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[complexe chimique]]></category>
		<category><![CDATA[Crise environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[culture contestataire]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Manich Msameh]]></category>
		<category><![CDATA[Sofiane Jaballah]]></category>
		<category><![CDATA[Stop Pollution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18410135</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment la campagne Stop Pollution–Gabès transforme-t-elle un épisode de pollution aiguë en conflit socio-écologique structuré ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/27/gabes-et-la-nouvelle-culture-protestataire-en-tunisie/">Gabès et la nouvelle culture protestataire en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Comment la campagne Stop Pollution–Gabès transforme-t-elle un épisode de pollution aiguë en conflit socio-écologique structuré ? C’est pour répondre à cette question que l’auteur a réalisé une étude publiée en anglais publiée sur le site de l’<a href="https://www.arab-reform.net/fr/publication/gabes-et-la-nouvelle-grammaire-du-politique-en-tunisie/">Arab Reform Initiative</a>, dont nous avons traduit les extraits ci-dessous.</em></strong></p>



<p><strong>Sofiane Jaballah *</strong></p>



<span id="more-18410135"></span>



<p>Depuis l’implantation du complexe chimique en 1972,Gabès s’est imposée comme l’un des foyers emblématiques de la conflictualité écologique en Tunisie. La dégradation progressive des oasis, la pollution atmosphérique et marine, la multiplication des maladies respiratoires et des cancers ont façonné, chez une partie de la population, le sentiment de vivre dans un territoire sacrifié au nom d’un modèle de développement imposé d’en haut. Cette situation nourrit un vécu d’injustice environnementale et de vulnérabilité sociale, où se croisent enjeux sanitaires, économiques, territoriaux et symboliques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un moment de rupture</h2>



<p>Les épisodes d’asphyxie collective de l’automne 2025, touchant notamment des élèves, s’inscrivent dans ce contexte de crise prolongée, mais prennent la forme d’un moment de rupture : un événement qui rend visible ce qui était déjà ressenti, et qui transforme un risque chronique en sujet de conflit public.</p>



<p>C’est dans cette séquence que la campagne Stop Pollution–Gabès&nbsp;se déploie, au croisement entre mobilisation citoyenne, production de contre-discours et remise en cause du modèle chimico-industriel dominant.</p>



<p>Ce papier analytique et critique, se propose d’interroger ce que cette campagne fait à la fois au conflit écologique local, et à la culture contestataire tunisienne. Il s’agit d’en analyser les formes d’action, les cadrages, les acteurs et les registres de politisation qu’elle met en jeu, dans un contexte national marqué par la fermeture du champ politique et la recomposition des modes de protestation.</p>



<p>Les questions de recherche peuvent être formulées ainsi : Comment la campagne Stop Pollution–Gabès transforme-t-elle un épisode de pollution aiguë en conflit socio-écologique structuré ? Quels cadrages du problème, quels adversaires, quels horizons de solution construit-elle, et avec quels répertoires d’action ? Comment cette campagne redéfinit-elle les formes de politisation en Tunisie post-2011, en contestant moins un gouvernement qu’un modèle de développement, et en faisant de la revendication d’un air respirable et d’une vie sans cancer un nouveau langage du politique ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recomposition de la culture contestataire </h2>



<p>La séquence ouverte à Gabès à l’automne 2025 montre que l’on ne peut plus saisir les mobilisations locales uniquement à partir des vieux schèmes de la <em>«protestation sociale»</em> pour l’emploi ou contre la cherté de la vie.</p>



<p>En transformant un épisode aigu de pollution, des asphyxies d’élèves, des fuites de gaz, une panique sanitaire, en campagne de mouvement social structurée, Stop Pollution-Gabès donne à voir une recomposition profonde de la culture contestataire tunisienne.</p>



<p>La campagne ne surgit ni dans le vide, ni sur le seul registre de l’émotion : elle s’inscrit dans une histoire longue d’injustice environnementale documentée par la recherche, dans des décennies de sacrifices imposés au nom de l’industrialisation, et dans un sentiment durable de relégation territoriale. C’est parce que ce <em>«déjà-là»</em> scientifique, sanitaire et social existe que l’événement de 2025 peut fonctionner comme bifurcation et non comme simple fait divers.</p>



<p>L’analyse a montré que Stop Pollution-Gabès répond aux critères d’une campagne de mouvement social au sens de Tilly et Tarrow : séquence de revendications publiques continues, cadrage cohérent du problème, désignation d’adversaires, répertoire d’action diversifié, alliances multi-sectorielles, inscription dans la durée.</p>



<p>Le travail de cadrage est central : diagnostic d’un modèle de développement toxique, identification de responsables (complexe chimique, choix étatiques, déni institutionnel), formulation d’un horizon alternatif fondé sur le droit à la vie, à la santé et à un environnement non mortifère. Cette opération de framing permet de passer d’une indignation localisée à une cause partagée, trans-classe et trans-générationnelle, dont les slogans, les visuels et les hashtags fixent la grammaire («<em>Nous voulons vivre»&nbsp;; «Gabès s’asphyxie»&nbsp;; «Démanteler les unités&nbsp;</em>»).</p>



<p>Loin d’être <em>«apolitique»</em>, cette campagne repolitise autrement : non pas en se positionnant sur l’axe classique régime/opposition, mais en contestant le cœur des politiques publiques de développement.</p>



<p>La comparaison avec la [campagne protestataire antérieure] Manich Msameh éclaire cette spécificité. Là où Manich Msameh visait un objectif défensif et ad hoc, empêcher une loi de réconciliation perçue comme un retour des élites corrompues, Stop Pollution–Gabès porte un projet de transformation radicale du modèle socio-économique. Moins politisé en apparence (absence de partis, de mots d’ordre sur le changement de régime, revendication d’<em>«apolitisme»</em>), le mouvement est en réalité plus politique dans son contenu : il ne conteste pas seulement un texte de loi ou un gouvernement, mais un régime de production du social qui accepte la maladie et la mort comme externalités ordinaires de la croissance. La revendication ne porte plus sur <em>«plus d’emplois»</em> dans un complexe chimique premier employeur de la région, mais sur le refus d’un emploi et d’une richesse qui tuent. En ce sens, Gabès propose une bifurcation écologique de la contestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un projet de transformation radicale</h2>



<p>Le rôle de certains acteurs collectifs et individuels, comme l’UGTT régionale et des figures civiques, apparaît décisif dans cette transformation. La centrale syndicale confère au mouvement un surcroît de légitimité, de capacité d’organisation et de puissance numérique, en certifiant que la cause écologique relève aussi de la justice sociale et du monde du travail. De son côté, un ingénieur-activiste comme Ammar incarne la montée en puissance d’un leadership expert qui articule contre-expertise scientifique, indignation morale et répertoires numériques, reliant l’échelle locale à des registres transnationaux de justice environnementale. Ensemble, ces ressources prolongent le conflit au-delà du moment de crise, le traduisent en campagne d’un mouvement social et lui donnent une épaisseur stratégique qui dépasse largement la seule réaction à l’événement.</p>



<p>Enfin, la trajectoire de la relation entre Stop Pollution-Gabès et la présidence de la République montre comment un conflit socio-écologique peut reconfigurer les lignes de la légitimité politique.</p>



<p>En ouvrant la <em>«boîte de Pandore»</em> par un second discours qui criminalise implicitement la mobilisation, le président rompt symboliquement avec une partie de la population de Gabès qui voyait encore en lui un possible allié. Celui qui se disait porteur de la volonté populaire devient, pour beaucoup, l’incarnation d’un État qui persiste à asphyxier une région au nom de la rentabilité industrielle.</p>



<p>La politisation se déplace alors : du modèle de développement vers la figure présidentielle elle-même, sans que le mouvement ne bascule pour autant dans une opposition partisane classique. C’est là l’un des apports majeurs de ce cas : montrer comment, dans la Tunisie post-2011, la conflictualité écologique devient un nouveau langage du politique, capable de déplacer les frontières entre gouvernants et gouvernés, entre<em> «peuple»</em> et <em>«élites»</em>, entre centre et périphérie.</p>



<p>Cet article invite à considérer Gabès non comme une <em>«exception écologique»</em>, mais comme un laboratoire socio-politique. Il suggère que les futurs conflits centraux ne porteront peut-être plus d’abord sur le partage du pouvoir institutionnel ou sur la seule question de l’emploi, mais sur la possibilité matérielle de vivre, de respirer et de rester sur place. Autrement dit, la lutte de Gabès ne réclame pas seulement la fermeture d’unités polluantes : elle met en scène, au présent, une bataille pour définir ce que <em>«vivre dignement»</em> signifie dans une Tunisie traversée par la crise climatique, les inégalités territoriales et l’épuisement des modèles de développement hérités.</p>



<p>Au-delà de l’analyse rétrospective, la séquence ouverte par Stop Pollution–Gabès invite à une projection prudente mais sociologiquement fondée. Par sa structuration horizontale, son inscription territoriale profonde et la nature même de ses revendications, la campagne semble porteuse d’un horizon stratégique difficilement neutralisable par les instruments classiques du pouvoir.</p>



<p>Revendiquer le droit de respirer, de vivre sans maladie et sans mort prématurée, ne renvoie ni à une idéologie ni à une doctrine religieuse, il s’agit d’une exigence vitale, transversale, qui excède les clivages politiques ordinaires et échappe aux dispositifs habituels de délégitimation.</p>



<p>Forte de plus d’une décennie d’expérience militante, de savoirs accumulés, de mémoire des promesses non tenues et de pratiques de mobilisation éprouvées, Stop Pollution–Gabès ne se contente plus de réagir aux crises ; elle anticipe, documente, organise et inscrit le conflit dans la durée.</p>



<p>Face à un système politique qui multiplie les tactiques de court terme sans proposer de stratégie crédible de sortie du modèle extractiviste, la campagne dessine progressivement un futur possible : celui d’une ville affranchie du complexe chimique, non comme utopie abstraite, mais comme trajectoire construite par la praxis collective. En ce sens, Gabès avance, lentement, <em>«conflictuellement»,</em> mais résolument, vers la reconfiguration de son destin urbain, écologique et social, faisant de la justice environnementale non plus une revendication marginale, mais un principe organisateur du devenir politique local.**</p>



<p><em>* Sociologue, chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC-Tunis).</em></p>



<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/27/gabes-et-la-nouvelle-culture-protestataire-en-tunisie/">Gabès et la nouvelle culture protestataire en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/27/gabes-et-la-nouvelle-culture-protestataire-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
