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	<title>Archives des Gabès - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Gabès - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; L’extension de l’usine de dessalement de Djerba en quête de financement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/tunisie-lextension-de-lusine-de-dessalement-de-djerba-en-attente-de-financement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 11:31:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dessalement de l’eau de mer]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzeddine Ben Cheikh]]></category>
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		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un projet en attente de financement pour passer l’usine de dessalement d’eau de mer de Djerba, construite en 2018, de 50 à 75 mètres cubes par jour. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/tunisie-lextension-de-lusine-de-dessalement-de-djerba-en-attente-de-financement/">Tunisie | L’extension de l’usine de dessalement de Djerba en quête de financement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’usine de dessalement d’eau de mer de Djerba, la première à grande échelle en Tunisie, construite en 2018 et dotée d’une capacité de production de 50 mètres cubes par jour, devra bientôt être dotée d&rsquo;une troisième ligne, offrant une capacité supplémentaire de 25 mètres cubes par jour, ce qui portera la production totale à 75 mètres cubes. &nbsp;Encore faut-il lui trouver les financements internationaux requis et en lancer rapidement les travaux, car le stress hydrique dont souffre l’île s’aggrave sans cesse. &nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-19659691"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a approuvé la procédure accélérée de décaissement des fonds destinés à ces travaux d’extension qui comprennent également le renforcement du réseau d’adduction et de distribution d’eau, grâce à la pose d’environ 60 kilomètres de nouvelles conduites et au remplacement des canalisations vétustes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à une question parlementaire, le ministère Ezzeddine Ben Cheikh a indiqué que le coût total du projet est estimé à environ 200 millions de dinars tunisiens : 95 millions de dinars pour l’extension de l’usine et 105 millions pour le renforcement du réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet, mis en œuvre par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) avec le financement de la banque allemande de développement KfW et de l’Agence française de développement (AFD), a été spécifiquement conçu pour réduire la dépendance de l’île aux eaux souterraines et garantir une source supplémentaire d’eau potable, y compris durant les pics d’affluence touristique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en confirmant l’objectif d&rsquo;une capacité finale de 75 mètres cubes par jour, la Sonede souligne le rôle crucial de l’usine pour répondre aux besoins de la population insulaire et soutenir les activités économiques, notamment le tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, près de dix ans après l’inauguration de l’usine, la hausse de la consommation et la dégradation des ressources conventionnelles ont rendu nécessaire la réalisation de cette extension, déjà envisagée dans le projet initial. Le problème se fait particulièrement sentir durant les mois d’été, période où l’augmentation de la population temporaire liée au tourisme s’ajoute à la demande des communautés locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le député Ghassen Yamoun a évoqué les fréquentes interruptions de l’approvisionnement en eau potable et la pression croissante sur les ressources hydriques, appelant à accélérer ce projet pour lequel, selon le ministère, les études techniques nécessaires ont déjà été réalisées. Toutefois, le projet d’extension est conditionné par la mobilisation de fonds et la conclusion d’accords de prêt avec des organismes de financement, notamment la KfW et la Banque mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le député, les négociations n’ont pas encore suffisamment progressé. L’accélération annoncée par le ministère vise donc à lever l’un des principaux obstacles ayant jusqu’ici freiné l’augmentation des capacités de production&nbsp;: le financement qui reste à mobiliser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer le recours aux eaux non conventionnelles </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier de Djerba s’inscrit dans une stratégie plus large par laquelle la Tunisie cherche à accroître la part des ressources en eau non conventionnelles dans le système national. La première étape de cette politique a été l’usine de Djerba, suivie de la station de Zarat, dans le gouvernorat de Gabès, inaugurée en juillet 2024 par le président Kaïs Saïed. Après l’achèvement de la phase expérimentale, cette usine, dotée d’une capacité de 50 mètres cubes par jour, a été conçue pour desservir environ 1,1 million de personnes et constitue le premier projet majeur réalisé dans le cadre du programme national de dessalement lancé les années précédentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième grande usine opérationnelle est celle de Sfax, officiellement inaugurée le 18 juin 2026 par le ministre de l’Agriculture. Elle est entrée en service avec une capacité initiale de 100 mètres cubes par jour et une extension ultérieure jusqu’à 250 mètres cubes par jour est prévue. Construite dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise, elle représente l’un des projets les plus importants du programme national de diversification des ressources en eau et vise à renforcer l’approvisionnement de Sfax et de ses environs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La station de Sfax n’est toutefois pas considérée comme un projet clos. Les autorités ont déjà prévu des travaux d’extension supplémentaires dans le cadre du plan 2026-2030. Les études de conception initiales sont terminées et une partie des infrastructures nécessaires a déjà été construite, tandis que la capacité pourra être augmentée progressivement. Parallèlement, la Sonede œuvre au renforcement du réseau de distribution de la région, avec un projet soutenu par la Banque mondiale visant à améliorer la surveillance des conduites et à détecter plus rapidement les fuites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de Sousse est encore plus proche de la phase opérationnelle. L’usine de dessalement de la ville, dont la capacité prévue est de 50 mètres cubes par jour, a vu ses quatre composantes principales achevées et est entrée dans la phase d’essais techniques en août 2026. Ces essais portent sur le prétraitement de l’eau et sur la vérification de la conformité de l’eau produite aux normes requises. Ce n’est qu’une fois ces tests et vérifications terminés que l’usine sera prête pour une exploitation effective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du dessalement répond à une transformation structurelle de la problématique de l’eau en Tunisie. Les ressources en eau conventionnelles sont soumises à une pression croissante en raison de la sécheresse, de l’irrégularité des précipitations et de l’augmentation de la consommation, tandis que les eaux souterraines — en particulier dans le sud et les zones côtières — ne peuvent plus répondre seules à la demande. La stratégie vise donc à intégrer le dessalement de l’eau de mer, les transferts interbassins, la réutilisation des eaux usées traitées et l’entretien des infrastructures existantes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une thèse de doctorat en Egypte sur la poésie de Tahar Bekri</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/une-these-de-doctorat-en-egypte-sur-la-poesie-de-tahar-bekri/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 06:42:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Eslam Hamza Ibrahim Al Dassouky]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Banha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chercheur égyptien Eslam Hamza Ibrahim Al Dassouky soutient sa thèse de doctorat sur le poète tunisien Tahar Bekri.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/une-these-de-doctorat-en-egypte-sur-la-poesie-de-tahar-bekri/">Une thèse de doctorat en Egypte sur la poésie de Tahar Bekri</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chercheur égyptien Eslam Hamza Ibrahim Al Dassouky s’apprête à soutenir sa thèse de doctorat qui a pour thème : «La configuration de l’espace dans la poésie de Tahar Bekri» à la Faculté des lettres et des arts de l’Université de Banha, en Egypte (Département de français). </em></strong><em>Ph. Anne Savate.</em></p>



<span id="more-19658286"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Né le 7 juillet 1951 à Gabès et vivant en France depuis les années 1980, Tahar Bekri est un poète, essayiste et critique littéraire tunisien de langues française et arabe. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, sa poésie, saluée par la critique, est traduite en plusieurs langues, notamment le russe, l’anglais, l’italien, l’espagnol et le turc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soutenance aura lieu le samedi 19 septembre 2026 à 11h.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/une-these-de-doctorat-en-egypte-sur-la-poesie-de-tahar-bekri/">Une thèse de doctorat en Egypte sur la poésie de Tahar Bekri</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le Dahar, 1er géoparc tunisien inscrit sur le réseau mondial</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/le-dahar-1er-geoparc-tunisien-inscrit-sur-le-reseau-mondial/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 12:30:42 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Dahar, 1er géoparc tunisien inscrit sur le réseau mondial de l'Unesco recèle 250 millions d’années d’histoire de la Terre. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>S’étendant sur plus de 6 000 km² dans le sud-est de la Tunisie, à travers les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine, le Dahar recèle 250 millions d’années d’histoire de la Terre. Il est devenu en 2026 le premier géoparc tunisien inscrit par l’Unesco sur le Réseau mondial des géoparcs — et le troisième en Afrique, après le M’Goun au Maroc et le Ngorongoro-Lengai en Tanzanie.</em></strong></p>



<span id="more-19463252"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dahar est une archive naturelle qui préserve 250 millions d’années d’histoire terrestre, offrant un panorama de fossiles marins, de vestiges de l’ancienne Pangée, de paysages désertiques, de villages troglodytes et de greniers fortifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un article de l’agence Tap, le territoire couvre 6 375 kilomètres carrés répartis entre les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine ; une vaste zone alliant patrimoines géologique, paléontologique, naturel et culturel. L’Unesco mentionne plus précisément une superficie d’environ 600 000 hectares et une population avoisinant les 330 000 habitants. Le cœur scientifique du géoparc est le Djebel Tebaga, dans le gouvernorat de Médenine ; il abrite le seul affleurement marin du Permien supérieur connu en Afrique, contenant des fossiles vieux de plus de 250 millions d’années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les formations du Dahar témoignent également d’une phase cruciale de l’histoire géologique de la planète : il y a environ 200 millions d’années, la région a été le théâtre de processus liés à l’ouverture de l’océan Téthys et à la fragmentation de la Pangée en Gondwana et Laurasia. C’est un patrimoine qui va bien au-delà des simples roches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt-huit géosites ont été recensés sur le territoire, présentant des preuves paléontologiques — notamment des restes de dinosaures — aux côtés de canyons, de plateaux, de vallées et de formations caractéristiques en <em>«cuestas»</em>. Le projet de géoparc met en avant le dinosaure Tataouinea hannibalis — dont les restes ont été découverts dans la région — comme l’une de ses découvertes les plus emblématiques. La géologie y est intimement liée à l’histoire de l’adaptation humaine à un environnement aride marqué par la rareté de l&rsquo;eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Unesco considère les <em>ksour</em> (anciens greniers fortifiés), les habitations troglodytiques, les pressoirs à huile traditionnels et les <em>jessour</em> (systèmes de barrages et de terrasses conçus pour capter les rares précipitations) comme des éléments indissociables de l’identité du Dahar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance par l’Unesco, approuvée en 2026, intègre le Dahar au Réseau mondial des géoparcs, qui compte actuellement 241 territoires répartis dans 51 pays. Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une inscription sur la Liste du patrimoine mondial, mais plutôt d’une désignation distincte de l’Unesco pour des territoires d’importance géologique internationale, gérés selon des critères alliant conservation, éducation et développement durable. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, c’est l’occasion de tirer parti de ce label international comme levier de développement pour ses régions du sud. Le projet met l’accent sur les circuits de géotourisme, la randonnée, la formation de guides locaux, l’artisanat, l’agriculture et des solutions d’hébergement décentralisées — notamment les habitations troglodytiques, les maisons d’hôtes rurales et les structures gérées par les communautés. Cette valorisation du Dahar offre une alternative au tourisme balnéaire traditionnel, en orientant une partie des flux de visiteurs vers l’intérieur du pays et en faisant de la préservation du paysage et du patrimoine géologique un moteur économique potentiel pour les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aq1NqeaarA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/23/tunisie-%e2%94%82-le-geoparc-dahar-une-richesse-geologique-culturelle-et-touristique/">Tunisie │ Le Géoparc Dahar, une richesse géologique, culturelle et touristique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Le Géoparc Dahar, une richesse géologique, culturelle et touristique » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/23/tunisie-%e2%94%82-le-geoparc-dahar-une-richesse-geologique-culturelle-et-touristique/embed/#?secret=75jibZAetm#?secret=aq1NqeaarA" data-secret="aq1NqeaarA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/le-dahar-1er-geoparc-tunisien-inscrit-sur-le-reseau-mondial/">Le Dahar, 1er géoparc tunisien inscrit sur le réseau mondial</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Protection des îles Kneiss dans le golfe de Gabès</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/tunisie-protection-des-iles-kneiss-dans-le-golfe-de-gabes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 12:38:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[érosion marine]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
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		<category><![CDATA[PIK]]></category>
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		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les îles Kneiss, entre Sfax et Gabès, ont bénéficié d'un projet visant à protéger la biodiversité de l’archipel aux équilibres fragiles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/tunisie-protection-des-iles-kneiss-dans-le-golfe-de-gabes/">Tunisie | Protection des îles Kneiss dans le golfe de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le projet Pik («Préserver les îles Kneiss») visant à renforcer la protection de cet archipel de petites îles situées situé dans le golfe de Gabès, à quelques kilomètres des côtes et cinquante kilomètres au sud de Sfax, vient d’être achevé par un atelier à Tunis, organisé le mardi 11 août 2026 par l’Association pour la Continuité des Générations (ACG).  </em></strong></p>



<span id="more-19440572"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Pour protéger la biodiversité de l’archipel, ce projet financé par le Programme de microfinancements du Fonds pour l’environnement mondial (PMF-FEM) a mis mené une série d’actions&nbsp;dont la mise en place de nids artificiels pour favoriser la reproduction des oiseaux, le suivi des herbiers marins, la restauration de la végétation côtière, la collecte de déchets plastiques et la plantation de salicornes pour lutter contre l’érosion. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Situées à environ 25 kilomètres au sud-est de Mahrès, dans le gouvernorat de Sfax, les îles Kneiss constituent l’une des zones humides les plus précieuses de Tunisie sur le plan écologique. Le site est reconnu comme zone humide d’importance internationale au titre de la convention de Ramsar et figure sur la liste des Aires spécialement protégées d’importance méditerranéenne (Aspim).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’archipel peut accueillir jusqu’à 330 000 oiseaux hivernants et est considéré comme un site d’hivernage régional clé pour diverses espèces d’oiseaux d’eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des écosystèmes les plus fragiles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet Pik s’est concentré tout particulièrement sur des solutions fondées sur la nature afin de renforcer la résilience de l’écosystème face aux effets du changement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière. Des nids artificiels ont été installés sur l’île d’El Bassila pour améliorer les conditions de reproduction d’espèces telles que la spatule blanche, le flamant rose et l’huîtrier pie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les responsables du projet, les premières observations indiquent que les oiseaux ont déjà commencé à utiliser ces structures et à s’y adapter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre volet du projet a porté sur le suivi scientifique des herbiers de <em>Zostera noltii</em> (une espèce de zostère naine), un habitat marin d’une importance capitale pour l’archipel. La cartographie de ces herbiers permet de suivre l’évolution d’écosystèmes qui servent de zones de nurserie pour de nombreuses espèces de poissons et contribuent à stabiliser les fonds marins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la réintroduction de la salicorne — une plante halophile capable de consolider le sol et de réduire l&rsquo;érosion — a été expérimentée le long du littoral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les participants à ces activités figuraient l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), la Direction générale des forêts, l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), The MedFund et des communautés locales de la délégation de Ghraiba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet comprenait également des opérations de collecte de déchets plastiques sur les îles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les îles Kneiss sont depuis longtemps au cœur de programmes de conservation de la biodiversité. Des initiatives antérieures, soutenues par le Programme de microfinancements du FEM, avaient déjà identifié l’archipel comme une zone prioritaire pour la protection des habitats marins, de l’avifaune et des ressources naturelles locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats du projet PIK devraient désormais contribuer au processus de création de la future aire marine et côtière protégée des îles Kneiss, dans le but d’assurer une gestion plus durable de l’un des écosystèmes les plus fragiles et les plus importants du golfe de Gabès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/tunisie-protection-des-iles-kneiss-dans-le-golfe-de-gabes/">Tunisie | Protection des îles Kneiss dans le golfe de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/tunisie-que-peut-on-serieusement-attendre-de-la-visite-de-saied-a-gabes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 08:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[engrais chimiques]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[GCT]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les solutions pratiques au problème de la pollution industrielle à Gabès tardent à être mises en œuvre par les pouvoirs publics.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/11/tunisie-que-peut-on-serieusement-attendre-de-la-visite-de-saied-a-gabes/">Tunisie | Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les solutions pratiques au problème de la pollution industrielle à Gabès et de ses conséquences sur l’environnement et la santé des habitants, notamment la hausse des affections respiratoires, des cancers et d’autres maladies, tardent à être mises en œuvre et les nombreuses visites des responsables politiques dans la région n’ont pas été suivies d’une amélioration notable de la situation. Au contraire : les Gabésiens, se sentant sacrifiés, s’impatientent et le font tapageusement savoir.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19419173"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed a effectué, hier soir, lundi 10 août 2026, une <em>«visite surprise»</em> dans le gouvernorat de Gabès, au sud-est de la Tunisie, pour faire le point sur la situation environnementale de la région et constater sur place les problèmes majeurs dont se plaignent les habitants, en particulier la pollution industrielle induite par les usines du Groupe chimique tunisien (GCT), qui produisent des engrais chimiques et rejettent quotidiennement dans l’air, le sol et la mer des tonnes de déchets chimiques très nocifs pour la santé et l’économie de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette visite M. Saïed a souligné, selon l’agence officielle Tap, la nécessité d’adopter des<em> «mesures immédiates et efficaces pour s’attaquer aux sources de pollution et en limiter les conséquences sur la population et l’environnement»</em>. Selon la même source, le président a réaffirmé que la situation environnementale à Gabès devait être traitée par une <em>«intervention globale, capable d’agir tant sur les sources de la pollution que sur ses répercussions»</em>, tout en parlant de <em>«solutions structurelles à long terme»</em>. L’objectif, a-t-il expliqué, est de mettre fin aux causes de l’urgence environnementale plutôt que de se limiter à en gérer les effets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La<em> «Tchernobyl de la Méditerranée»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Gabès, ville de la côte sud-est de la Tunisie historiquement connue pour son oasis maritime, où prospéraient l’agriculture, la pêche et le tourisme, la situation environnementale et sanitaire a atteint un stade critique. Surnommée la<em> «Tchernobyl de la Méditerranée»</em>, la région subit depuis des décennies l’impact de l’industrie lourde des phosphates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’origine de la crise environnementale de Gabès remonte à 1972, avec l’installation du pôle industriel du GCT, destiné à la transformation des phosphates en acide phosphorique et en engrais destinés à l’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des décennies, l’activité industrielle a eu un impact majeur sur l’environnement, notamment par le rejet en mer d’importantes quantités de phosphogypse — un résidu du traitement des phosphates contenant, entre autres, des métaux lourds, du fluor et des éléments radioactifs — ainsi que par des émissions atmosphériques de dioxyde de soufre, d’ammoniac et de composés fluorés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution a également affecté les ressources en eau, en raison de l’exploitation progressive des nappes phréatiques par le complexe industriel et de ses conséquences sur l’écosystème de l’oasis côtière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation est revenue au cœur de l’actualité après des épisodes de forte pollution atmosphérique ayant provoqué, depuis septembre dernier, des intoxications et des hospitalisations : selon des sources locales, plus de 120 personnes ont nécessité des soins pour des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des évanouissements ainsi que des irritations oculaires et des voies respiratoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La population au bord de la crise de nerfs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, des associations écologistes et des militants organisent régulièrement des marches de protestation, à Gabès mais aussi à Tunis, devant le siège du GCT, pour dénoncer les conséquences de la pollution industrielle sur la santé des populations locales, notamment l’augmentation des pathologies respiratoires, des cancers et d’autres maladies. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement écologiste <em>«Stop Pollution»</em> a organisé de nombreuses mobilisations pour réclamer la fin de la pollution industrielle et la délocalisation des installations du GCT. La pression croissante de la population a replacé la question environnementale de Gabès parmi les priorités de l’agenda institutionnel national. Kaïs Saïed avait déjà chargé un groupe de travail d’élaborer des propositions pour répondre en urgence à la crise environnementale dans la région. Le rapport final et les recommandations du groupe avaient été présentés au président en janvier 2026. Mais on attend toujours des mesures concrètes pour faire face au fléau de la pollution industrielle à Gabès. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines annonces ont été faites ces derniers mois pour calmer la colère des habitants, mais elles sont davantage des déclarations d’intention que des décisions exécutives. Et les Gabésiens qui avaient espéré voir la visite du chef de l’Etat d’hier soir s’accompagner de la mise en route de mesures concrètes de lutte contre la pollution et ses conséquences socio-économiques en ont finalement eu pour leur frais. Beaucoup ont d’ailleurs scandé d’une seule voix au passage du président :<em> «Le peuple veut le démantèlement des unités industrielles»,</em> détournant ainsi, ironiquement, le slogan de la campagne présidentielle de Saïed en 2019 :<em> «Le peuple veut»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusque-là, on ne peut pas dire que les cris de détresse des Gabésiens ont été entendus ou que les visites des responsables dans la région aient été suivies d’une amélioration de leur situation. Il faut dire que pour l&rsquo;Etat tunisien, la marge de manœuvre est très étriquée : la crise financière qu&rsquo;il traîne depuis 2011 ne lui permet pas de se passer des recettes des exportations d&rsquo;engrais chimiques. C&rsquo;est la quadrature du cercle, en somme. </p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Restauration et réaffectation d’édifices religieux abandonnés</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/tunisie-restauration-et-reaffectation-dedifices-religieux-abandonnes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 12:14:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[édifices religieux]]></category>
		<category><![CDATA[églises]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[synagogues]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisie : d'anciens édifices religieux juifs et chrétiens abandonnés seront restaurés et transformés en espaces culturels. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/tunisie-restauration-et-reaffectation-dedifices-religieux-abandonnes/">Tunisie | Restauration et réaffectation d’édifices religieux abandonnés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a lancé un recensement des églises et synagogues dans les différentes régions du pays, dans le but de clarifier leur statut juridique et foncier et faire un l’état des bâtiments. Un plan d’entretien, de restauration et de mise en valeur est prévu ainsi que de nouvelles affectations pour des activités à caractère culturelle. </em></strong><em>(Photo: Eglises catholiques de Sfax et Gabès).</em></p>



<span id="more-19392628"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué du ministère des Affaires culturelles — qui ne précise pas le nombre total de biens concernés —, ce travail devra permettre d’actualiser les informations disponibles sur chaque bâtiment, d’en vérifier la situation juridique et d’identifier les éventuels problèmes liés à la propriété, à l’affectation ou aux modalités de gestion. Ce recensement servira également à établir un ordre de priorité pour les interventions, en tenant compte des caractéristiques architecturales et historiques de chaque édifice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme prévoit des contrôles des infrastructures ainsi que la mise en place d’opérations d’entretien périodique ou de restauration, dans le respect des normes techniques applicables à la conservation des monuments historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit de renforcer le nettoyage, l’entretien et le suivi régulier de ces sites, considérés comme faisant partie intégrante de la mémoire nationale et comme un témoignage de la pluralité culturelle et religieuse ayant marqué l’histoire de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sont concernés de nombreux édifices construits à différentes époques et qui ne sont pas toujours affectés au culte aujourd’hui. Dans plusieurs cas, les autorités envisagent leur transformation en bibliothèques, médiathèques ou espaces culturels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les projets encore à l&rsquo;étude figure la reconversion de l’ancienne église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Sfax, construite entre 1940 et 1953, un chantier lancé en 2016 mais ralenti par des problèmes techniques et fonciers. En mars dernier, le ministère a annoncé la création d’un comité de pilotage chargé de relancer les travaux et de définir un nouveau calendrier opérationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancienne église de Gabès, construite à partir de 1886, précédemment utilisée comme bibliothèque publique, est aussi concernée. Inscrit en janvier 2024 à l’inventaire des monuments du gouvernorat, l’édifice nécessite, selon le ministère, une régularisation de son statut foncier ainsi que des travaux structurels avant de pouvoir rouvrir au public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’église Santa Croce, construite en 1837 dans la médina de Tunis, constitue un précédent significatif : restaurée grâce à la contribution de la Coopération italienne, elle a été reconvertie en espace culturel municipal. L’ensemble accueille aujourd’hui des expositions, des ateliers et des spectacles, tout en préservant les éléments principaux de son architecture d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce patrimoine religieux pluriel figure également parmi les éléments ayant conduit, en 2023, à l’inscription de Djerba sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Outre les mosquées historiques de l’île, le dossier inclut la synagogue de la Ghriba ainsi que les églises catholique et orthodoxe, considérées comme l’expression de la stratification culturelle et religieuse du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités parlent de d’assurer une gestion pérenne de ces édifices qui, même lorsqu’ils ne conservent plus leur fonction religieuse initiale, demeurent partie intégrante du patrimoine historique et architectural tunisien.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie face à son déficit énergétique &#124; L’hydrogène vert est-il la panacée ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/la-tunisie-face-a-son-deficit-energetique-lhydrogene-vert-est-il-la-panacee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 07:57:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Acwa Power]]></category>
		<category><![CDATA[ammoniac]]></category>
		<category><![CDATA[déficit énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[énergie éolienne]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire]]></category>
		<category><![CDATA[Eren Groupe]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[hydrogène vert]]></category>
		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[TotalEnergies]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le développement d'une industrie d’hydrogène vert sera-t-il la réponse adéquate au déficit énergétique tunisien ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/la-tunisie-face-a-son-deficit-energetique-lhydrogene-vert-est-il-la-panacee/">La Tunisie face à son déficit énergétique | L’hydrogène vert est-il la panacée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a perdu beaucoup de temps avant de prendre des mesures concrètes pour faire face à son déficit énergétique qui se creuse d’une année à l’autre, dépassant aujourd’hui 60%. Heureusement que ses partenaires européens sont là pour lui rappeler ses urgences et lui proposer des projets structurants de partenariat énergétique, presque clé en main. Mais ces projets, notamment ceux relatifs à la production et à l&rsquo;exportation de l&rsquo;hydrogène vert vers l&rsquo;Europe, ne sont pas, dans leur majorité, éco-friendly. Au contraire, leur impact sur l’environnement risque d’être important et la lourde facture sera payée par les générations futures…</em></strong> <strong><em>Quand on laisse aux autres le soin de régler nos problèmes, on accepte tout ce qu&rsquo;ils nous proposent et on en subit forcément les conséquences. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi &nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19363377"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie s’apprête à transformer son potentiel solaire et éolien en une nouvelle industrie de l’hydrogène vert, principalement destinée au marché européen, grâce à deux grandes initiatives internationales et à un projet de production d’ammoniac vert dans la zone industrielle de Gabès, ce qui ne va pas, on l’imagine, faire plaisir aux Gabésiens, qui souffrent déjà de la pollution industrielle induite par les installations du Groupe chimique tunisien (GCT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier projet repose sur un accord signé avec la société saoudienne Acwa Power, spécialisée dans les énergies renouvelables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet, structuré en trois phases, prévoit à terme une capacité de production d’environ 600 000 tonnes d’hydrogène vert par an, destinées à l’exportation vers l’Europe. L&rsquo;initiative devrait inclure de grandes installations solaires et éoliennes, des électrolyseurs ainsi que des infrastructures de traitement de l’eau et de transport du produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second projet, baptisé H2 Notos, est développé par TE H2 — une coentreprise entre TotalEnergies et Eren Groupe — en partenariat avec la compagnie d’électricité autrichienne Verbund.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’hydrogène sera produit dans les régions du sud</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le protocole d&rsquo;accord avec le gouvernement tunisien a été signé en mai 2024. Le plan prévoit une première phase portant sur environ 200 000 tonnes d’hydrogène vert par an, avec la possibilité d’atteindre ultérieurement un million de tonnes. L’hydrogène sera produit dans le sud de la Tunisie par des électrolyseurs alimentés par des installations solaires et éoliennes, à partir d’eau de mer dessalée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les estimations relayées par la plateforme spécialisée Attaqa, les investissements pour H2 Notos pourraient s’élever à environ 8 milliards d’euros lors de la phase initiale et atteindre jusqu’à 40 milliards d’euros à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit toutefois d’évaluations préliminaires : le projet en est encore au stade des études techniques, financières et de faisabilité, et aucune décision finale d’investissement n’a encore été prise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième volet de la stratégie tunisienne, comme le souligne le journal gouvernemental <em>La Presse</em>, concerne la production d’ammoniac vert, principalement utilisé dans l’industrie des engrais. Une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-tunisie-mise-sur-lhydrogene-vert-bientot-une-usine-dammoniac-a-gabes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">première unité pilote</a>, raccordée aux installations du GCT, est prévue dans la zone industrielle de Gabès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet devrait comprendre un parc photovoltaïque de 8 mégawatts, une usine de dessalement, un électrolyseur et une unité de synthèse d’ammoniac. La capacité initiale indiquée dans la feuille de route est d’environ 220 tonnes d’hydrogène et 630 tonnes d’ammoniac vert par an, destinées principalement au marché intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’installation constituerait donc une première expérience industrielle, plutôt qu’un mégaprojet comparable aux initiatives d’Acwa Power et d’H2 Notos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces projets s’inscrivent dans la stratégie nationale pour l’hydrogène vert, élaborée par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie avec le soutien de l’agence de coopération pour le développement allemande GIZ. Le plan vise une production totale d’environ 8,3 millions de tonnes d’hydrogène vert et de ses dérivés d’ici 2050, dont 6 millions de tonnes destinées à l’exportation et 2,3 millions de tonnes au marché intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour atteindre l’Europe, Tunis mise principalement sur le <a href="https://www.south2corridor.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SoutH2 Corridor</a> — un axe énergétique d’environ 3 300 kilomètres conçu pour relier l’Algérie et la Tunisie à l’Italie, puis à l’Autriche et à l’Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette infrastructure, portée notamment par l’entreprise italienne Snam, devrait s’appuyer largement sur des gazoducs existants convertis pour le transport d’hydrogène et afficher une capacité supérieure à quatre millions de tonnes par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet a reçu le soutien politique de la Tunisie, de l’Algérie, de l’Italie, de l’Autriche et de l’Allemagne, officialisé par une déclaration signée à Rome le 21 janvier 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conséquences environnementales pour la région de Gabès</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des études de faisabilité sont actuellement menées par les opérateurs, la mise en service des installations étant prévue pour le début de la prochaine décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de ces programmes reste conditionnée par la disponibilité de financements, le développement de dizaines de gigawatts de nouvelles capacités d’énergie renouvelable, l’établissement d’une réglementation régissant l’usage des sols et de l’eau, ainsi que la construction d’infrastructures d’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attention particulière est portée à l’impact du dessalement dans un pays confronté à une pénurie d’eau croissante, ainsi qu’aux conséquences environnementales pour la région de Gabès, déjà affectée par la pollution issue des industries chimique et du phosphate.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UVFtVkaU79"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/28/lhydrogene-vert-en-tunisie-un-nouveau-mecanisme-de-pillage-et-dexploitation/">L’hydrogène vert en Tunisie : Un nouveau mécanisme de pillage et d’exploitation</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’hydrogène vert en Tunisie : Un nouveau mécanisme de pillage et d’exploitation » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/28/lhydrogene-vert-en-tunisie-un-nouveau-mecanisme-de-pillage-et-dexploitation/embed/#?secret=Lg7VlhIIRI#?secret=UVFtVkaU79" data-secret="UVFtVkaU79" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/la-tunisie-face-a-son-deficit-energetique-lhydrogene-vert-est-il-la-panacee/">La Tunisie face à son déficit énergétique | L’hydrogène vert est-il la panacée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Djerba &#124; Le 1er bateau de pêche propulsé par énergie solaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/01/djerba-le-1er-bateau-de-peche-propulse-par-energie-solaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 11:08:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ajim]]></category>
		<category><![CDATA[batterie rechargeable]]></category>
		<category><![CDATA[décarbonation]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Ghannouch]]></category>
		<category><![CDATA[pêche artisanale]]></category>
		<category><![CDATA[WWF North Africa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Ajim, Djerba, premier voyage d’un bateau de pêche artisanale propulsé entièrement à l’électricité d’origine solaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/01/djerba-le-1er-bateau-de-peche-propulse-par-energie-solaire/">Djerba | Le 1er bateau de pêche propulsé par énergie solaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a inauguré, le lundi 29 juin 2026, le premier voyage d’un bateau de pêche artisanale propulsé entièrement à l’électricité d’origine solaire. Menée par le Fonds mondial pour la nature (WWF North Africa) dans la zone d’Ajim, sur l’île de Djerba, cette initiative constitue une première environnementale et technologique pour la région méditerranéenne.</em></strong></p>



<span id="more-19106510"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet pilote s’inscrit dans le cadre de l’initiative <em>«Décarbonation du secteur de la pêche artisanale en Tunisie : promotion des énergies propres pour des communautés côtières durables»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Financé par le ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO), le projet vise à soutenir la transition vers les énergies renouvelables au sein du secteur de la pêche traditionnelle et à réduire les émissions polluantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle pilote utilise un moteur électrique conçu pour les bateaux de pêche côtière et une batterie rechargeable, associés à des stations de recharge solaire installées pour le compte des coopératives de développement de la pêche à Ghannouch (gouvernorat de Gabès) et à Ajim (gouvernorat de Médenine), selon un communiqué du WWF North Africa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative constitue <em>«la première démonstration concrète en Tunisie de la faisabilité de l’utilisation de l’énergie solaire électrique comme alternative aux moteurs traditionnels à combustibles fossiles, positionnant ainsi le pays comme un leader méditerranéen dans la décarbonation du secteur de la pêche artisanale»</em>, affirment l’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative devrait contribuer à réduire les coûts de carburant pour les pêcheurs et à limiter les émissions de dioxyde de carbone ainsi que les pollutions marine et sonore, tout en renforçant la résilience des communautés côtières face aux défis économiques et environnementaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déployé sur une année entière dans la région du golfe de Gabès, le projet prévoit l’équipement de huit bateaux de pêche artisanale avec des systèmes de propulsion solaire-électrique, la formation de plus d’une centaine de pêcheurs et de représentants d’institutions concernées, ainsi que l’élaboration d’études et de recommandations pour soutenir les politiques nationales de transition énergétique dans le secteur de la pêche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables de ce projet pilote visent à en faire un modèle reproductible dans les régions côtières de la Tunisie et dans les pays du bassin méditerranéen, soutenant ainsi l’économie bleue et faisant progresser les Objectifs de développement durable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/01/djerba-le-1er-bateau-de-peche-propulse-par-energie-solaire/">Djerba | Le 1er bateau de pêche propulsé par énergie solaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hedi Ghrib fait une radioscope du secteur du phosphate en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 07:41:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[GCT]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Ghrib]]></category>
		<category><![CDATA[phosphate]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hedi Ghrib publie une étude sur les causes de la décadence de l'industrie du phosphate en Tunisie et propose des voies pour sa relance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/hedi-ghrib-fait-une-radioscope-du-secteur-du-phosphate-en-tunisie/">Hedi Ghrib fait une radioscope du secteur du phosphate en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Hedi Ghrib vient de publier un essai intitulé ‘‘Le phosphate en Tunisie&#8230; cette manne qui nous échappe !’’ où il analyse les conditions de la décadence d’une industrie nationale en perte de vitesse (et le mot est faible) alors qu’il y a une quinzaine d’année seulement elle contribuait largement à la richesse nationale&nbsp;: l’extraction et la transformation de phosphate.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19070004"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En 1995-1996, deux fleurons de l’industrie tunisienne, la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe chimique tunisien (GCT), fusionnent pour former un groupe prospère qui deviendra rapidement un géant mondial de la chimie industrielle lourde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce groupe industriel public se développera très rapidement et maîtrisera les différents process d’enrichissement et de valorisation du phosphate. Il se placera rapidement au 5<sup>e</sup> rang mondial de son secteur, avec des ambitions renouvelées. Avant que cet élan ne soit stoppé net par les crises sociales aggravées par la <em>«révolution»</em> de 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production s’arrête. L’absence de l’Etat aggrave la situation. Le bassin minier de Gafsa va subir des actes de vandalisme, des sit-in à n’en plus finir et une paralysie totale de l’activité. Cette situation, que l’on croyait passagère, va perdurer enfonçant les deux fleurons de l’industrie tunisienne dans une crise où ils tardent encore de sortir. D’année n année, l’extraction, la transformation et l’exportation, les trois principales activités du groupe, reculent nettement. Conséquences&nbsp;: baisse de production, perte de marchés, chutes des recettes et endettement chronique, sur fond d’interminable crise financière, sociale et environnementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mauvaise gouvernance chronique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Hedi Ghrib, les problèmes du secteur remontent aux années 1980. Mais ils ont été masqués par ses bons résultats momentanés. Les soubresauts sociaux de la <em>«révolution»</em> de 2011 n’ont fait qu’aggraver et accélérer un processus de dégradation déjà engagé par une mauvaise gouvernance chronique. Au lieu de continuer à développer un secteur vital pour le pays et suivre ses évolutions à travers le monde, les responsables ont préféré dormir sur leurs lauriers. Et le réveil a été brutal. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet ouvrage, Hedi Ghrib fait le diagnostic du mal profond qui gangrène le secteur du phosphate, notamment la dégradation et le vieillissement des outils de production, et propose des solutions pour le sauver et le relancer sur de nouvelles bases et dans un contexte plus concurrentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, les violences sociales ne sont pas les seules à blâmer, pas plus que les mauvais choix politiques post-révolution, notamment l’achat de la paix sociale par le suremploi et les emplois fictifs dans le secteur du phosphate. Le secteur souffre aussi de problèmes endogènes pour n’avoir pas suivi le rythme d’évolution du secteur à travers le monde où la concurrence est devenue rude avec l’avènement de nouveaux acteurs. Une question sous-tend la réflexion de l’auteur&nbsp;: le secteur du phosphate a-t-il encore un avenir en Tunisie, eu égard surtout ses incidences catastrophiques sur l’environnement, comme en témoigne le désastre écologique provoqué par les usines du CPG à Gabès ? &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hédi Ghrib, ingénieur de son état, a passé 35 ans de sa vie professionnelle au sein de la CPG. Il aussi étudié, en autodidacte, la géologie et les travaux miniers. Sa connaissance du secteur est fine et ses propositions pour sa relance méritent d’être étudiées et, pourquoi pas, mises en œuvre.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="r3euOBGNEJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/la-tunisie-et-la-difficile-reforme-du-secteur-du-phosphate/">La Tunisie et la difficile réforme du secteur du phosphate</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et la difficile réforme du secteur du phosphate » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/la-tunisie-et-la-difficile-reforme-du-secteur-du-phosphate/embed/#?secret=iqKFPRTlMZ#?secret=r3euOBGNEJ" data-secret="r3euOBGNEJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La Tunisie enquête sur la fraude fiscale dans le secteur du sel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/la-tunisie-enquete-sur-la-fraude-fiscale-dans-le-secteur-du-sel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:47:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[fraude fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
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		<category><![CDATA[Zarzis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des opérations de contrôle et d’analyses financières visent 14 entreprises d’exploitation des marais salants en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/la-tunisie-enquete-sur-la-fraude-fiscale-dans-le-secteur-du-sel/">La Tunisie enquête sur la fraude fiscale dans le secteur du sel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des opérations de contrôle et d’analyses financières visent 14 entreprises d’exploitation des marais salants, suite à des soupçons de fraude fiscale de plusieurs centaines de millions d’euros.</em></strong> <em>(Photo : Marais salant à Monastir).</em></p>



<span id="more-19012708"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis début 2026, la police fiscale a lancé une vaste enquête sur le secteur de la production et de l’exportation de sel, dans le cadre de sa révision de la gestion des ressources naturelles nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une source haut placée au ministère des Finances a indiqué à l’agence de presse nationale Tap que les opérations de contrôle et les analyses financières concernent 14 entreprises d’exploitation des marais salants, majoritairement étrangères, réparties sur plus de 20 sites le long du littoral tunisien, notamment dans les gouvernorats de Sfax, Gabès, Zarzis, Monastir, Mahdia et Sousse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités examinent les mécanismes de production et de commercialisation du sel, un secteur très lucratif qui fait l’objet de soupçons de manipulation financière, de fraude fiscale et de pertes économiques importantes pour l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête, ouverte en début d’année, comprend un audit approfondi et continu de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investigations ont déjà mis au jour un système présumé de transfert de bénéfices à l’étranger par le biais de pratiques de <em>«prix de transfert»</em>. Selon une source au sein du ministère des Finances, certaines entreprises étrangères opérant en Tunisie vendent le sel extrait à des sociétés mères ou filiales étrangères à des prix inférieurs à sa valeur réelle, puis le revendent sur les marchés internationaux à des prix bien plus élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme réduit artificiellement les recettes déclarées en Tunisie, privant ainsi les caisses de l’État de recettes fiscales et de devises importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pertes pour l’économie tunisienne sont estimées à plusieurs centaines de millions d’euros par an, avec des répercussions sur le déficit commercial et la balance des paiements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lutter contre ce phénomène, les autorités appliquent les normes internationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), déjà intégrées au droit tunisien, qui exigent des critères scientifiques pour la détermination des prix des transactions entre entreprises liées. Les enquêteurs ont commencé à saisir et à vérifier des documents relatifs aux volumes de production, aux conditions de vente et aux flux financiers des vingt dernières années, afin de reconstituer les prix réels et d’identifier les sources potentielles de fraude fiscale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La police fiscale, créée en 2017 et opérationnelle depuis janvier 2018 sous le contrôle du pouvoir judiciaire, est chargée d’identifier les infractions fiscales et de recueillir des preuves. Elle peut agir sur mandat judiciaire ou d’office.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie produit environ deux millions de tonnes de sel par an, principalement destinées à l’exportation, notamment du sel de table et du sel industriel soluble. Une part importante de la production est contrôlée par des entreprises étrangères ou à capitaux étrangers. Le ministère des Finances a toutefois précisé que les audits en cours n’ont pas pour but de décourager les investissements étrangers, mais de garantir le respect des accords internationaux, la protection des ressources nationales et la transparence des relations avec les partenaires économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fin 2025, l’Unité de recherche et de lutte contre la fraude fiscale avait recensé une fraude fiscale estimée à environ 1,8 milliard de dinars (environ 540 millions d’euros) dans la production et le commerce des boissons alcoolisées.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/la-tunisie-enquete-sur-la-fraude-fiscale-dans-le-secteur-du-sel/">La Tunisie enquête sur la fraude fiscale dans le secteur du sel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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