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	<title>Archives des Gardiens de la révolution - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Gardiens de la révolution - Kapitalis</title>
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		<title>Etats-Unis &#8211; Iran &#124; Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le détroit d’Ormuz cristallise aujourd’hui le bras de fer entre les États-Unis de Donald Trump et l’Iran des Gardiens de la révolution.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le détroit d’Ormuz devrait être rebaptisé le détroit du chantage. Il cristallise aujourd’hui le bras de fer entre les États-Unis de Donald Trump et la République islamique d’Iran des Gardiens de la révolution.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18634461"></span>



<p>Téhéran a voulu utiliser le détroit comme une carte dans les négociations avec Washington tenues au Pakistan mais les Américains qui exigent le rétablissement immédiat de la libre navigation ne l’entendent pas de cette oreille.</p>



<p>Face à l’inflexibilité de l’Iran, Trump a annoncé un blocus maritime du détroit dont l’objectif est de paralyser les exportations du pétrole iranien, blocus entré en vigueur dans l’après-midi du lundi 13 avril 2026.</p>



<p>À part le détroit, la question de l’uranium et celle du déblocage des avoir gelés à l’étranger demeurent des points de divergence entre les deux belligérants.&nbsp;</p>



<p>Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran se sont terminés dimanche 12 avril 2026 à l’aube au Pakistan sans qu’un accord de cessez-le-feu permanent ne soit trouvé. Les Américains ont affirmé avoir présenté leur meilleure offre finale, rejetée par l’Iran, a rapporté le <a href="https://www.nytimes.com/2026/04/11/world/middleeast/iran-strait-of-hormuz-uranium-stockpile-sticking-points.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>. <em>«Nous avons clairement indiqué nos lignes rouges, les points sur lesquels nous sommes prêts à faire des concessions et ceux sur lesquels nous ne sommes pas prêts à transiger»</em>, a déclaré le vice-président J.D. Vance après 21 heures de réunions avec de hauts responsables iraniens à l’hôtel Serena d’Islamabad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Positions très éloignées sur des points cruciaux</h2>



<p>M. Vance n’a pas précisé la nature de ces lignes rouges. Dans les jours ayant précédés les pourparlers, les deux parties ont publié des déclarations publiques indiquant qu’elles restaient très éloignées sur plusieurs points cruciaux. Elles n’ont même pas réussi à s’entendre sur la question de savoir si la trêve de deux semaines, conclue mardi 7 avril, incluait les combats au Liban, un désaccord qui a failli paralyser la réunion.</p>



<p>Dimanche matin, trois points de désaccord majeurs persistaient, selon des responsables iraniens proches des négociations : la réouverture du détroit d’Ormuz, le sort de quelque 408 kg d’uranium hautement enrichi et la demande de l’Iran de débloquer environ 27 milliards de dollars de ses avoirs gelés à l’étranger.</p>



<p>Les États-Unis exigeaient la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz à toute navigation. Cependant, l’Iran a refusé de renoncer à cette voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, affirmant qu’il ne le ferait qu’après la conclusion d’un accord de paix définitif, selon deux responsables iraniens s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité des négociations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Téhéran cherche à financer la reconstruction</h2>



<p>L’Iran réclamait également des réparations pour les dommages causés par six semaines de frappes aériennes et exigeait le déblocage des recettes pétrolières gelées en Irak, au Luxembourg, à Bahreïn, au Japon, au Qatar, en Turquie et en Allemagne, afin de financer la reconstruction, ont indiqué les responsables. Les Américains ont rejeté ces demandes.</p>



<p>Un autre point de blocage résidait dans l’exigence du président Trump que l’Iran cède ou vende la totalité de son stock d’uranium enrichi. L’Iran a formulé une contre-proposition mais les deux parties n’ont pas réussi à trouver un compromis.</p>



<p><em>«Lorsque deux équipes sérieuses se réunissent dans le but de parvenir à un accord, celui-ci doit être mutuellement avantageux»</em>, a déclaré Mehdi Rahmati, analyste à Téhéran, lors d’un entretien téléphonique avec le <em>NYT</em>. Il a ajouté : <em>«Il est illusoire de penser que nous puissions sortir de cette situation sans faire de concessions importantes, cela vaut également pour les Américains»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le premier contact direct depuis 1979  </h2>



<p>Bien que les réunions se soient terminées sans accord, leur simple tenue constituait en soi un signe de progrès. Six semaines auparavant, les États-Unis et Israël avaient assassiné le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, lors d’une frappe aérienne, et les autorités iraniennes avaient juré vengeance. À ce moment-là, la perspective d’une rencontre de haut niveau entre responsables iraniens et américains semblait hautement improbable.</p>



<p>Pourtant, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, commandant militaire influent, dirigeait la délégation iranienne et rencontra Vance en personne. Les deux hommes se serrèrent la main et, selon les autorités iraniennes, les discussions furent décrites comme amicales et apaisées. Malgré l’absence de percée diplomatique, un tabou, forgé par des décennies d’hostilité, de rhétorique acerbe et de slogans comme <em>«Mort à l’Amérique»</em> en Iran, fut brisé.</p>



<p>La rencontre entre Vance et Ghalibaf constitua le contact direct le plus important entre des représentants iraniens et américains depuis la rupture des relations diplomatiques en 1979, suite à la révolution islamique et à la prise d’otages de diplomates américains à l’ambassade américaine de Téhéran.</p>



<p>Vali Nasr, professeur et spécialiste des affaires iraniennes à l’université Johns Hopkins, qui demeure optimiste, a déclaré : <em>«Il s’agit des pourparlers directs les plus sérieux et les plus soutenus entre les États-Unis et l’Iran et ils témoignent de la volonté des deux parties de mettre fin à ce conflit»</em>.</p>



<p>Pour le moment, les négociations sont au point mort même si le très fragile cessez-le-feu de 15 jours se poursuit et que les efforts des médiateurs pour qu’un nouveau round de négociations ait lieu sont en cours.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="i0WPyPwcLs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=rIcGBZTPq3#?secret=i0WPyPwcLs" data-secret="i0WPyPwcLs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Iran &#124; Un des deux pilotes de F-15 secouru (sources américaines)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 07:59:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’un des deux pilotes du chasseur biplace américain F-15E abattu en Iran a été secouru par les forces américaines, a annoncé Trump. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/iran-un-des-deux-pilotes-de-f-15-secouru-sources-americaines/">Iran | Un des deux pilotes de F-15 secouru (sources américaines)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’un des deux pilotes du chasseur biplace américain F-15E abattu en Iran a été secouru par les forces américaines. Deux responsables américains l’ont confirmé à CBS News. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent pour retrouver le second membre d’équipage, ont indiqué à Axios des sources proches du dossier.</em></strong></p>



<span id="more-18587134"></span>



<p><em>«Au cours des dernières heures, l’armée américaine a mené à bien l&rsquo;une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des États-Unis, pour venir en aide à l’un de nos incroyables officiers d’équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté»</em>, a écrit le président américain sur&nbsp;<a href="https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/116350133044957842" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son réseau Truth Social</a>, précisant que le militaire avait été blessé et que l’opération de sauvetage avait mobilisé <em>«des dizaines d’appareils»</em>.</p>



<p>Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé, samedi 4 avril 2026, avoir abattu un F-35 américain au-dessus du centre de l’Iran, publiant sur Twitter des images du siège du pilote <em>«intact»</em> comme preuve qu’il était vivant.</p>



<p>Cependant, selon une analyse d’expert citée par CNN, la photo du siège <em>«correspond»</em> à celle du F-15E.</p>



<p>La chaîne de télévision iranienne Irib a diffusé un message s’adressant aux habitants de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad : <em>«Capturez le ou les pilotes ennemis et remettez-les vivants aux autorités contre une forte récompense.»</em></p>



<p>Les États-Unis ont confirmé la destruction d’un avion de chasse américain au-dessus de l’Iran, rapporte le <em>New York Times</em>, citant des responsables américains. Il s’agit du premier incident de ce type contre les États-Unis depuis le début de la guerre contre l’Iran le 28 février.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
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		<title>Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à la guerre que lui livrent les États-Unis et Israël, l’Iran n'a jamais autant profité de sa manne pétrolière. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/">Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre livrée depuis le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël à la République islamique d’Iran profite à cette dernière et précisément au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) car la manne pétrolière n’a jamais été aussi rentable avec la hausse des prix du pétrole et surtout que le pétrole iranien, contrairement à celui de ses voisins, continue de franchir le détroit d’Ormuz. Cette bonne santé financière donne du souffle au régime iranien pour pouvoir poursuivre la guerre actuelle qui s’est transformée en véritable guerre d’usure contre les Américains et les Israéliens.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18578246"></span>



<p>Dans une enquête intitulée <em>«Comment l’Iran profite de la guerre de Donald Trump pour s’enrichir considérablement?»</em>, <em><a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2026/03/29/how-iran-is-making-a-mint-from-donald-trumps-war" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> commence par rappeler que pendant un demi-siècle, les monarchies pétrolières du Moyen-Orient se sont présentées comme des fournisseurs fiables de pétrole à bas prix. Cependant, la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran, qui dure depuis cinq semaines, a brisé cette image. Le détroit d’Ormuz étant en grande partie fermé, près de 15% du pétrole mondial ne peut plus atteindre ses destinataires. Tous les États de la région ont réduit leur production et leurs recettes d’exportation se sont effondrées. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran remporte la guerre énergétique</h2>



<p>Tous, sauf un. Tandis que ses pétroliers continuent de naviguer dans le détroit, l’Iran engrange désormais près du double de ses ventes quotidiennes de pétrole d’avant les bombardements américains et israéliens du 28 février. S’il subit des pertes sur le champ de bataille, il remporte la guerre énergétique.</p>



<p>Déterminer le nombre de barils exportés par le plus grand pays qui contourne les sanctions au monde est complexe. Ses pétroliers sont plus discrets que jamais, les sociétés commerciales d’imagerie satellitaire ont cessé de mettre à jour leurs images de la région et le brouillage électronique plonge le Golfe dans un brouillard informationnel.</p>



<p>Une source proche du dossier pétrolier iranien, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de <em>The Economist</em>, a confirmé que le pays exporte actuellement entre 2,4 et 2,8 millions de barils par jour de pétrole et de produits pétroliers, dont 1,5 à 1,8 million de barils de pétrole brut. Ce volume est équivalent, voire supérieur, à la moyenne des exportations de l’année dernière. Les prix de vente sont par ailleurs nettement plus élevés.</p>



<p>De plus, le système pétrolier iranien s’est adapté pour mieux résister aux frappes et aux sanctions. La majeure partie des recettes est désormais versée au CGRI, la force d’élite du régime. La Chine joue également un rôle actif pour garantir ces flux financiers.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Convertir le pétrole en argent liquide</h2>



<p>Le commerce pétrolier iranien repose sur trois piliers : les intermédiaires, le transport maritime et le système bancaire parallèle.</p>



<p>Commençons par la puissance de vente. Comme dans la plupart des pays producteurs de pétrole, les exportations de pétrole iranien sont officiellement gérées par la Compagnie nationale iranienne du pétrole (Nioc). Mais la réalité est tout autre. Dans un pays en proie à une pénurie de devises, le pétrole constitue une source de liquidités. Diverses institutions gouvernementales, du ministère des Affaires étrangères à la police, se voient attribuer des quotas pétroliers qu’elles peuvent vendre. Certaines institutions religieuses détiennent également des quotas.</p>



<p>Selon plusieurs sources iraniennes, toutes ces institutions sont contrôlées par une vingtaine de personnalités influentes qui utilisent leurs réseaux pour convertir le pétrole en argent liquide. Certaines figures importantes, comme Ali Shamkhani, ancien chef du Conseil suprême de sécurité nationale, sont décédées. D’autres sont encore en vie. Le fils d’Ali Shamkhani, Hossein Shamkhani, dirige un empire commercial et maritime.</p>



<p>L’entourage de Mojtaba Khamenei, fils et successeur désigné du défunt Guide suprême, tué dès le premier jour de la guerre, est également impliqué dans le commerce du pétrole. Certains négociants sont liés à Gholam Hossein Mohseni Ejei, un haut magistrat du régime.</p>



<p>Nombre de ces individus sont liés au CGRI. Emma Lee, de la société de suivi des navires Vortexa, estime que cette force, qui exploite ses propres champs pétroliers, est à l’origine de la majeure partie de la récente croissance des exportations de pétrole.</p>



<p>Le fils et le gendre de Mohsen Rezaï, ancien commandant et père fondateur des Gardiens de la révolution devenu conseiller militaire de Mojtaba Khamenei en mars, seraient impliqués dans le transport de grandes quantités de pétrole.</p>



<p>La Force Qods, branche des Gardiens chargée des opérations extérieures, contrôle également 25% de la production iranienne de pétrole brut. Cette structure décentralisée la rend difficile à démanteler par des frappes aériennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emprise des Gardiens sur le détroit d’Ormuz</h2>



<p>Durant la guerre, les Gardiens de la révolution ont également renforcé leur emprise sur le transport maritime, second pilier du commerce pétrolier. Ils contrôlent le détroit d’Ormuz ainsi que les transports et les communications dans une grande partie du Golfe. Des sociétés d’apparence privée mais appartenant en réalité aux Gardiens de la révolution ou liées à leur société holding Khatam al-Anbiya* coordonnent la plupart des opérations maritimes avec la Nioc. Parmi ces sociétés figurent Sahand Industrial, Sahara Thunder Trading, Pasargad Financial, Admiral Shipping (propriété de la famille Shamkhani) et Gulf Petrochemical Industries Company. Toutes sont soumises à des sanctions américaines en tant que sociétés écrans.</p>



<p>Des experts iraniens en logistique s’efforcent de protéger les pétroliers des dangers. Leur cargaison peut valoir entre 150 et 200 millions de dollars, soit cinq à dix fois la valeur des navires eux-mêmes. Sur l’île de Kharg, d’où est habituellement exporté 90% du pétrole iranien, les navires amarrés au quai extérieur fonctionnent selon des procédures d’urgence leur permettant de larguer leurs amarres et de partir immédiatement sans assistance. L’utilisation du quai d’Azarabad, plus important, a également été réduite pour des raisons de sécurité.</p>



<p>Pendant ce temps, des pétroliers continuent d’assurer la navette entre l’île de Kharg et les îles voisines, ainsi que les navires de stockage.</p>



<p>Les États-Unis ont bombardé des installations militaires sur l’île de Kharg et menacé de s’en emparer et les Gardiens de la révolution semblent se préparer à cette éventualité. Des ports plus petits comme Jask, Lavan et Siri fonctionnent à pleine capacité et accumulent des quantités record de marchandises. On estime que ces ports réunis pourraient traiter 25% des exportations actuelles de l’île de Kharg.</p>



<p>Tous les détails concernant les navires –cargaison, noms des membres d’équipage et destinations– sont transmis aux Gardiens de la révolution par l’intermédiaire d’agents au moment du départ. Après autorisation, un code de transit est attribué. À l’approche du détroit d’Ormuz, les navires sont tenus de diffuser ce code par radio et, s’ils sont autorisés, sont escortés par des navires des Gardiens de la révolution. Ils empruntent souvent un étroit chenal le long de la côte iranienne, permettant aux Gardiens de les surveiller de plus près. Certains pétroliers sont contraints de payer des millions de dollars de frais et leurs dispositifs de suivi sont temporairement activés pour éviter les collisions avant d’être désactivés.</p>



<p>Malgré la récente décision de Washington d’alléger les sanctions, les pétroliers iraniens continuent d’employer des tactiques trompeuses : usurpation d’identité, falsification de documents et manipulation de leur position. Les cargaisons sont souvent transbordées en mer, au large des côtes malaisiennes ou singapouriennes, sur d’autres navires afin de dissimuler leur origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine, destinataire final, est à la manœuvre</h2>



<p>La destination finale est souvent la Chine, qui absorbe plus de 90% du pétrole iranien. Une centaine de petites raffineries indépendantes de la province du Shandong achètent ce pétrole. Officiellement, ces raffineries sont distinctes des grandes entreprises d’État mais la réalité est plus complexe, certaines étant liées à des sociétés d’État.</p>



<p>Avant la guerre, ces raffineries bénéficiaient de remises importantes sur le pétrole iranien. Désormais, avec la diminution des approvisionnements du Golfe, ces remises ont diminué et le pétrole iranien, une fois les frais de transport ajoutés, est plus cher que le Brent. Les prix mondiaux ont également augmenté, ce qui a considérablement accru les revenus iraniens.</p>



<p>Cependant, ces prix compriment les marges bénéficiaires des raffineries chinoises, notamment en raison du plafonnement des prix des carburants imposé par le gouvernement. Néanmoins, certaines raffineries d’État envisagent d’acheter du pétrole iranien dans le cadre de la dérogation américaine, ce qui pourrait officialiser davantage le rôle de la Chine dans le commerce pétrolier iranien.</p>



<p>Le troisième pilier est le système de paiement. Les acheteurs, chinois et étrangers, paient via des comptes <em>«fiduciaires»</em> temporaires ouverts à cet effet auprès de petites banques en Chine ou à Hong Kong, sous le nom de sociétés écrans. Les fonds sont ensuite transférés à leurs destinations finales par le biais d’un réseau complexe de comptes.</p>



<p>Une partie de l’argent reste en Chine pour l’achat de biens, tandis que le reste est transféré à travers le monde.</p>



<p><em>The Economist</em> a révélé les noms d’entreprises chinoises récemment utilisées pour transférer des fonds provenant du pétrole iranien et il a été constaté qu’elles traitaient avec des entreprises en Inde, au Kazakhstan et en Turquie.</p>



<p>Ce réseau est géré par des départements spécialisés au sein d’entreprises liées au ministère de la Défense ou aux Gardiens de la révolution, fonctionnant comme des banques informelles. La densité de ces réseaux, qui comprennent des milliers de comptes, les rend extrêmement résistants aux pressions.</p>



<p>Ces dernières semaines, les Émirats arabes unis ont fourni aux États-Unis des informations détaillées sur les réseaux financiers liés à l’Iran, contraignant Téhéran à redistribuer ses fonds via de nouveaux canaux. Les transactions s’effectuent désormais par le biais de multiples sociétés écrans et avec une extrême prudence.</p>



<p>Malgré des retraits effectués sur certains comptes contenant entre 6 et 7 milliards de dollars, de nombreux paradis fiscaux subsistent, notamment des comptes en Asie de l’Est et en Europe.</p>



<p>Cette complexité complique le suivi des fonds, même pour la banque centrale iranienne, mais permet simultanément à certains acteurs du secteur pétrolier d’engranger des profits supplémentaires. Le système pétrolier continue néanmoins de fonctionner.</p>



<p>À moins d’une attaque d’envergure contre les infrastructures énergétiques iraniennes –qui pourrait inciter l’Iran à riposter en frappant des installations dans les pays du Golfe–, il sera difficile de paralyser ce système.</p>



<p><em>* Khatam al-Anbiya est une société holding géante détenue par les Gardiens de la révolution avec qui contrôle plus de 812 sociétés enregistrées à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Iran. À ne pas confondre avec une autre structure, le commandement militaire Khatam al-Anbiya, commandement unifié des forces armées iraniennes.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="67gyxiMm8x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/guerre-diran-un-moment-de-bascule/">Guerre d’Iran | Un moment de bascule ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Un moment de bascule ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/guerre-diran-un-moment-de-bascule/embed/#?secret=GdrdFgFmkJ#?secret=67gyxiMm8x" data-secret="67gyxiMm8x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Iran révèle les limites de la puissance américaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A ce stade de la guerre au Moyen-Orient, c’est que l'Iran qui a révélé au monde les limites de la superpuissance américaine. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La «pause» de cinq jours voulue par Donald Trump dans les frappes militaires prévues contre l’Iran, ciblant spécifiquement les infrastructures énergétiques et électriques, offre un répit au système militaire iranien décentralisé et donne à Trump l’occasion de réfléchir à la manière de s’extraire du piège iranien dans lequel il est tombé. Si un enseignement doit être tiré de cette guerre, à ce stade, c’est que la République islamique a révélé au monde les limites de la superpuissance américaine.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18517979"></span>



<p>Sam Kiley, rédacteur en chef chargé de la politique internationale du journal britannique <a href="https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/trump-iran-us-war-pause-ceasefire-strait-of-hormuz-b2944293.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Independent</a>, a estimé qu’en reportant sa menace de <em>«détruire»</em> le système énergétique iranien si Téhéran n’ouvrait pas le détroit d’Ormuz, le président américain a révélé les limites de la puissance américaine, limites que ses ennemis comprennent – et sans doute aussi beaucoup de ses généraux – mais que lui ne comprenait pas jusque-là. </p>



<p>Trump affirme que cette <em>«pause»</em> de cinq jours dans son projet de destruction du réseau électrique iranien est le fruit de <em>«discussions très fructueuses»</em> avec Téhéran, discussions niées par l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réaction calibrée de Téhéran</h2>



<p>Le président américain a toutefois dû prendre en compte la réaction calibrée de Téhéran à sa menace. <em>«Faites cela et nous ferons sauter toutes les usines de dessalement qui permettent à vos alliés du Golfe de survivre dans le désert, nous bloquerons le détroit d’Ormuz jusqu’à ce que vous répariez toutes nos infrastructures bombardées et nous nous en prendrons à Israël avec encore plus de vigueur»</em>, a rétorqué l’Iran dans un premier temps.</p>



<p>Par la suite, Téhéran a semblé revoir ses menaces à la baisse, dans une tentative inhabituelle de se donner une image morale, après que l’Onu a estimé que la destruction des systèmes d’approvisionnement en eau pouvait constituer un crime de guerre.</p>



<p>L’Iran a déclaré qu’il concentrerait ses efforts sur la destruction des centrales électriques du Golfe, lesquelles fournissent l’énergie nécessaire au dessalement de l’eau de mer.</p>



<p><em>«Le président américain, menteur, a prétendu que les Gardiens de la révolution projetaient d’attaquer les usines de dessalement et de causer des souffrances aux populations des pays de la région»</em>, a déclaré le gouvernement iranien par le biais des médias d’État. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Nous sommes déterminés à répondre à toute menace avec la même force de dissuasion qu’elle engendre… Si vous coupez l’électricité, nous la couperons»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cette <em>«pause»</em> permet aux pays du Golfe de tenter de reconstituer leurs défenses aériennes qui s’amenuisent rapidement. Elle offre un répit au système militaire iranien, désormais très décentralisé, face à une éventuelle offensive. Et elle donne à Trump l’occasion de réfléchir, s’il en est capable, à la manière de s’extraire du bourbier que Téhéran lui a préparé.</p>



<p>Les attaques israélo-américaines contre l’Iran ont provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz naturel et menacent de déclencher une récession mondiale.</p>



<p>À l’approche des élections de mi-mandat en novembre, Trump peut difficilement se permettre une telle hausse des prix dans les stations-service américaines.</p>



<p>Ce cycle de menaces énergétiques a été initié par Israël qui, imitant les tactiques russes en Ukraine, a bombardé le champ gazier iranien de South Pars.</p>



<p>Le Qatar tire sa richesse des mêmes gisements souterrains et, tandis que les prix du gaz naturel liquéfié continuaient de grimper, Trump exigeait qu’Israël cesse ses attaques contre l’Iran. Ces attaques constituent probablement des crimes de guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une superpuissance peut être vaincue</h2>



<p>Les États-Unis et Israël pensaient pouvoir bombarder l’Iran pour provoquer un changement de régime. Ils ont oublié les leçons de l’histoire récente : la menace d’une superpuissance est bien plus efficace que l’exercice de cette puissance.</p>



<p>Les limites des opérations militaires menées par les États-Unis pour atteindre des objectifs politiques ont été cruellement démontrées lors de l’invasion de l’Irak en 2003.</p>



<p>L’incompétence des dirigeants des forces d’occupation sous commandement américain a créé les conditions d’une insurrection sanglante qui a conduit à la création de ce qu’on appelle l’État islamique.</p>



<p>Elle a également permis au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien et à ses alliés en Irak, à Damas (le régime d’Assad) et au Liban (le Hezbollah) de prospérer pendant deux décennies.</p>



<p>Les Gardiens de la révolution iraniens ont combattu en Irak et ont vu les forces menées par les États-Unis en Afghanistan s’enliser et subir de lourdes pertes et ont appris qu’une superpuissance mondiale peut être vaincue à long terme.</p>



<p>Parmi les leçons tirées, il y avait la <em>«menace»</em> proférée par le président Barack Obama d’utiliser la force contre Bachar El-Assad, alors dirigeant de Damas si ses forces employaient des armes chimiques. Assad a utilisé ces armes, interdites internationalement, et les États-Unis sont restés passifs.</p>



<p>Il a peut-être été jugé opportun de laisser Assad au pouvoir et d’abandonner les forces démocratiques et révolutionnaires qui tentaient de le renverser, par crainte de favoriser l’expansion d’Al-Qaïda et de Daech.</p>



<p>Ne pas agir était peut-être la bonne décision, mais Assad et ses commanditaires à Téhéran l’ignoraient. Ils ont pris un risque et ils ont gagné. Les États-Unis n’ont pas eu le courage ni la force d’intervenir.</p>



<p>En réponse à la menace proférée par Trump le week-end dernier de <em>«détruire»</em> les champs pétroliers iraniens, Téhéran a déclaré : <em>«Toute tentative d’attaque des côtes ou des îles iraniennes entraînera le minage de toutes les voies d’accès dans le Golfe avec divers types de mines marines, y compris des mines flottantes pouvant être larguées depuis la côte. Dans ce cas, l’ensemble du Golfe se trouvera pratiquement dans une situation similaire à celle du détroit d’Ormuz pendant longtemps»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La tactique insurrectionnelle iranienne</h2>



<p>Il s’agit d’une tactique insurrectionnelle de laquelle les États-Unis et Israël, pourtant forts d’une longue expérience de la lutte contre les insurrections, n’ont pas tenu compte.</p>



<p>Il pourrait également s’agir d’un mensonge. Les Iraniens n’ont peut-être plus la capacité de paralyser l’économie mondiale de cette manière.</p>



<p>La menace de Téhéran était aussi un défi. Les États-Unis prendraient-ils vraiment le risque de parier sur la capacité de l’Iran à bloquer l’accès à 20% du pétrole mondial, à la majeure partie du gaz européen et sur la capacité réelle des Gardiens de la révolution à fermer les usines du Golfe qui produisent au moins 80 % du pétrole de la région ?</p>



<p>Trump a sa propre approche subversive de la communication. Elle déstabilise ses alliés et sert ses ennemis.</p>



<p>Il laisse entendre tour à tour qu’il met fin à la guerre américaine en Iran, puis menace d’une escalade. Il demande l’aide de ses alliés pour ouvrir le détroit d’Ormuz puis les congédie y compris la Grande-Bretagne, les traitant de lâches et désormais inutiles.</p>



<p>Les pays du Golfe ont été entraînés dans la guerre contre l’Iran du fait qu’ils accueillent des bases américaines. Leurs villes resplendissantes ne sont habitables que grâce au gaz et au pétrole. Leur soif n’est étanchée qu’en désalinisant l’eau de mer.</p>



<p>La politique étrangère de l’Iran, sous les Guides successifs, est guidée par une interprétation fondamentaliste du chiisme duodécimain. Ils estiment que l’Iran doit rester une théocratie conservatrice pour créer les conditions nécessaires à la révélation de l’Imam Mahdi.</p>



<p>Cela a engendré une haine obsessionnelle envers l’Amérique et Israël.</p>



<p>L’Iran s’est placé au centre de l’Axe de la Résistance, qui comprenait les Houthis, le Hezbollah, le Hamas, le régime d’Assad et les milices irakiennes. Aujourd’hui, Téhéran n’est pas seulement au centre de cet axe, il est le foyer de la <em>«résistance»</em>. Et c’est le président américain qui semble céder.&nbsp;</p>



<p>L’Iran semble avoir autorisé le passage de certains pétroliers indiens et pakistanais dans le détroit d’Ormuz.</p>



<p>Téhéran est peut-être encore sous le choc des frappes aériennes qui ont tué le guide suprême Ali Khamenei et blessé son fils et successeur, Mojtaba, mais le pays exploite les occasions pour isoler Trump.</p>



<p>Rien n’indique que le régime iranien est en train de s’effondrer ni que sa population, longtemps opprimée et victime de violences, se soulève contre lui.</p>



<p>L’Iran tente de faire payer au monde une guerre déclenchée par Trump et Netanyahu, un prix que nul de ses alliés ne veut payer.</p>



<p>L’Iran a montré comment vaincre une superpuissance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eyaV5xr1hD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/iran-comment-netanyahu-et-le-mossad-ont-ils-manipule-trump/">Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/iran-comment-netanyahu-et-le-mossad-ont-ils-manipule-trump/embed/#?secret=2YvEah0vK2#?secret=eyaV5xr1hD" data-secret="eyaV5xr1hD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 06:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Axe de la Résistance]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Nasrallah]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des commandants iraniens ont aidé le Hezbollah à réarmer, à ré-entraîner et à réorganiser son personnel militaire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/">L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Chassez le Hezbollah, il revient au galop ! Alors que tout le monde le croyait agonisant, le Hezbollah a entrepris une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restructuration financière</a>. Concomitamment, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a reconstruit le commandement militaire du Hezbollah après les lourdes pertes subies face à Israël en 2024. Le mouvement libanais surnommé «le joyau de la couronne» de l’Axe de la Résistance a pu ainsi panser ses plaies et se relever vaille que vaille. </em></strong><em>(Photo : Le Hezbollah poursuit ses attaques contre le nord d&rsquo;Israël). </em> </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18509229"></span>



<p><a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/how-irans-irgc-rebooted-lebanons-hezbollah-be-ready-war-2026-03-21/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a> a révélé dans une enquête se basant sur deux sources proches du CGRI que le commandement du Hezbollah a été renforcé par l’intégration d’officiers iraniens avant de procéder à une restructuration totale du mouvement libanais et d’élaborer des plans pour la guerre qu’il mène actuellement aux côtés de Téhéran. </p>



<p>Il s’agit de la première restructuration de ce type au sein du Hezbollah, organisation chiite fondée par le CGRI en 1982.</p>



<p>Cette opération témoigne d’une approche directe et intensive après la douloureuse guerre de 2024 qui a notamment vu l’assassinat de son chef Hassan Nasrallah et d’autres hauts commandants.</p>



<p>L’investissement iranien s’est avéré payant, puisque le Hezbollah a pu reconstituer ses capacités de combat à temps pour s’engager dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés de Téhéran après avoir été attaqué par les États-Unis et Israël.</p>



<p>Reuters avait déjà rapporté début mars que le Hezbollah considérait une nouvelle guerre comme inévitable et s’y préparait depuis des mois.</p>



<p>Cette enquête de l’agence met en lumière le rôle du CGRI dans ces préparatifs en se basant sur les témoignages de six sources anonymes ainsi que d’un expert du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recyclage des combattants et supervision du réarmement</h2>



<p>Deux sources proches des activités du CGRI ont indiqué que les Gardiens, étroitement impliqués auprès du Hezbollah depuis sa création, ont dépêché des officiers pour recycler ses combattants et superviser son réarmement.</p>



<p>Elles ont ajouté que des officiers du CGRI ont également restructuré les structures de commandement du Hezbollah, infiltrées par les services de renseignement israéliens, un facteur qui a permis à Israël d’assassiner plusieurs dirigeants du groupe.</p>



<p>Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré le 12 mars que le Hezbollah demeurait une force importante et dangereuse malgré les pertes subies ces trois dernières années.</p>



<p>Depuis son entrée en guerre le 2 mars, le Hezbollah a tiré des centaines de roquettes sur Israël, provoquant une offensive israélienne qui a fait plus de 1 000 morts au Liban. Les combattants du groupe affrontent les soldats israéliens dans le sud du pays.&nbsp;</p>



<p>On ignore encore comment le Hezbollah, dont la puissance a diminué depuis son apogée il y a quelques années, réagirait à une invasion israélienne de grande ampleur.</p>



<p>Le bureau de presse du Hezbollah, le ministère iranien des Affaires étrangères et le cabinet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’ont pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters.&nbsp;</p>



<p>En janvier, Netanyahu avait déclaré que le Hezbollah s’efforçait de se réarmer et de reconstruire son infrastructure avec le soutien de l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Démantèlement de la structure pyramidale&nbsp;</h2>



<p>Selon deux sources, des officiers des Gardiens de la révolution chargés d’assister le Hezbollah sont arrivés peu après le cessez-le-feu de novembre 2024 et ont commencé leurs opérations malgré la poursuite des frappes israéliennes.</p>



<p>L’une d’elles a précisé que l’opération mobilisait une centaine d’officiers.</p>



<p>Parmi les changements mis en œuvre sous leur direction, on note le remplacement d’une structure de commandement pyramidale par un système décentralisé composé de petites unités ayant une connaissance limitée des opérations des autres, ce qui contribue à maintenir le secret des opérations.</p>



<p>Ces sources ont ajouté que les officiers des Gardiens de la révolution ont également élaboré des plans pour des attaques simultanées de missiles contre Israël lancées depuis l’Iran et le Liban, un scénario mis en œuvre pour la première fois le 11 mars.</p>



<p>Une source sécuritaire libanaise de haut rang a déclaré que des commandants iraniens ont aidé le Hezbollah à réentraîner et à réorganiser son personnel militaire, ajoutant qu’à son avis, les Iraniens sont davantage impliqués dans la gestion du rythme du conflit actuel que dans le choix des cibles.</p>



<p>Une autre source proche du dossier a indiqué que les Gardiens de la révolution avaient dépêché des officiers au Liban en 2024 afin de mener une évaluation complète du Hezbollah après la guerre et avaient pris en charge la supervision directe de sa branche militaire.</p>



<p>Deux autres sources ont affirmé que les Gardiens de la révolution avaient également introduit des conseillers spéciaux au sein du Hezbollah l’année dernière pour l’aider à gérer ses affaires militaires.</p>



<p>Andreas Krieg, maître de conférences au département d’études de sécurité du King&rsquo;s College de Londres, a déclaré que les Gardiens de la révolution avaient restructuré le Hezbollah en un système plus décentralisé, contrairement à la structure politique hiérarchique qui s’était formée autour de Nasrallah avant sa mort.</p>



<p>Il a ajouté : <em>«Ce modèle décentralisé mis en place aujourd’hui est assez similaire à ce qu’était le Hezbollah dans les années 1980 à savoir de très petites cellules»</em>. Il l’a décrit comme une <em>«défense en mosaïque»</em>, également utilisée par les Gardiens de la révolution actuellement en Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Liban demande le départ des GGRI</h2>



<p>Les efforts des Gardiens de la révolution ont coïncidé avec la campagne du gouvernement libanais et de son armée, soutenue par les États-Unis, pour désarmer le Hezbollah, soulignant ainsi les difficultés considérables rencontrées pour atteindre cet objectif.</p>



<p>Selon un responsable libanais qui s&rsquo;est confié à Reuters, le Liban estime qu’entre 100 et 150 Iraniens présents dans le pays entretiennent des liens avec le gouvernement iranien qui dépassent le cadre des missions diplomatiques traditionnelles, notamment avec les Gardiens de la révolution.</p>



<p>Ce responsable a indiqué que le gouvernement avait demandé à ces personnes de quitter le Liban début mars.</p>



<p>Deux sources proches des activités des Gardiens de la révolution ont affirmé que des officiers de ce corps figuraient parmi les plus de 150 Iraniens ayant quitté Beyrouth à bord d’un vol pour la Russie le 7 mars.</p>



<p>Des membres des Gardiens de la révolution comptent parmi les quelque 500 personnes tuées lors d’attaques israéliennes au Liban durant les 15 mois séparant le cessez-le-feu de 2014 du début du nouveau conflit.</p>



<p>Une douzaine d’autres personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, notamment lors d’une attaque contre un hôtel de Beyrouth le 8 mars, selon ces mêmes sources.</p>



<p>Le CGRI entretient des liens étroits avec le Hezbollah depuis sa fondation dans la vallée de la Bekaa, à l’est du pays, afin d’exporter la révolution islamique iranienne et de contrer les forces israéliennes qui avaient envahi le Liban en 1982.</p>



<p>Qassem Soleimani, commandant éminent du CGRI tué en 2020 par une frappe de drone américaine, a collaboré avec Nasrallah durant la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël. Lorsque des frappes aériennes israéliennes ont coûté la vie à Nasrallah dans sa cachette de la banlieue sud de Beyrouth, un général iranien figurait parmi les victimes.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/">L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Iran &#124; Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 06:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larijani]]></category>
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		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Ali Aziz Jafari]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accession de Mojtaba Khamenei à la tête de l'Iran, entre intrigues, conciliabules, jeux de pouvoir et rivalités. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/">Iran | Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’accession de Mojtaba Khamenei, qui demeure encore invisible depuis son élection, au poste de Guide suprême de la République islamique d’Iran pourrait paraître simple voire prédestinée. Pourtant, il n’en est rien. Entre intrigues, conciliabules, jeux de pouvoir et rivalités, la succession a été tout sauf facile ! De plus, sans le soutien précieux des puissants Gardiens de la révolution, il n’aurait jamais pu devenir Guide car aujourd’hui en Iran ce n’est plus le régime des Mollahs -vieux cliché français périmé- mais le régime des Gardiens !</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18489794"></span>



<p>Selon le <a href="https://www.nytimes.com/2026/03/16/world/middleeast/iran-mojtaba-khamenei-election-supreme-leader.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, l’ascension de Mojtaba Khamenei au poste suprême n’est intervenue qu’après une lutte de succession acharnée. Ce processus à haut risque a transformé la République islamique en une version iranienne de Game of Thrones* avec tous les ingrédients qui vont avec : un trône vacant, un conseil de religieux et deux dynasties rivales, la famille Khamenei et la famille Khomeini. Les politiciens se sont disputés le pouvoir, les commandants militaires ont défendu leurs positions et un ancien chef des services de renseignement, tristement célèbre pour avoir orchestré des assassinats, s’est immiscé dans la bataille.</p>



<p>La succession de l’ayatollah Ali Khamenei qui avait dirigé le pays depuis 1989 à travers des décennies de troubles a été ardue. Et durant la guerre contre les États-Unis et Israël, alors que les bombes pleuvaient et que les explosions secouaient la terre, le choix d’un successeur pour un poste à vie devint une véritable épreuve pour la survie du régime.</p>



<p>Le <em>NYT</em> précise que le récit des réunions internes, des luttes de pouvoir et des rivalités qui ont propulsé le fils solitaire de l’ayatollah Khamenei, âgé de 56 ans, à la tête du pouvoir, s’appuie sur des entretiens avec cinq hauts responsables iraniens, deux religieux, deux Iraniens proches du bureau du Guide suprême ainsi que trois membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) connaissant le processus de sélection. Tous ont requis l’anonymat, n’étant pas autorisés à s’exprimer publiquement sur les délibérations internes au sein du régime.</p>



<p>Selon tous les témoignages, Mojtaba Khamenei n’aurait pas pu accéder à ce poste si son père était décédé de cause naturelle. L’ayatollah Khamenei avait proposé trois noms de successeurs potentiels à ses proches conseillers et son fils n’en faisait pas partie.</p>



<p><strong>Réunions secrètes</strong></p>



<p>Le 3 mars, l’Assemblée des experts –organe composé de 88 hauts dignitaires religieux et constitutionnellement chargé de désigner le Guide suprême– a tenu une réunion virtuelle secrète afin d’entamer un processus qui prendrait fin lorsqu’un candidat obtiendrait une majorité des deux tiers.</p>



<p>Plus tôt dans la journée, Israël avait bombardé le siège de l’Assemblée à Qom, ville où résident et enseignent de nombreux religieux dans des séminaires chiites, tuant ainsi des membres du personnel administratif.</p>



<p>Depuis l’assassinat de l’ayatollah Khamenei, le 28 février, lors de frappes aériennes le premier jour de la guerre, des factions politiques rivales et des commandants des Gardiens de la révolution s’efforçaient de promouvoir leurs candidats et de consolider leur pouvoir, selon de hauts responsables, des religieux et des membres du CGRI.</p>



<p>Les tenants de la ligne dure préféraient ignorer les appels à un changement de régime, tant au niveau national qu’international. Ils souhaitaient s’inscrire dans la continuité de l’ayatollah Ali Khamenei et poursuivre sa politique.</p>



<p>La faction modérée, quant à elle, prônait la rupture, prônait un nouveau style de gouvernement et la fin des hostilités avec les États-Unis.</p>



<p>Mojtaba Khamenei bénéficiait du soutien d’alliés puissants : le CGRI et son nouveau commandant en chef, le général Ahmad Vahidi mais aussi le général Mohammad Ali Aziz Jafari, stratège du CGRI durant la guerre en cours, le général Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et ancien du CGRI. Hossein Taeb, ancien chef des services de renseignement du CGRI et cerveau des assassinats à l’étranger, était également de son côté.</p>



<p>Cependant, l’opposition à Khamenei émergea de milieux inattendus. Ali Larijani**, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien et dirigeant de facto du pays, déclara à certains membres de l’Assemblée des experts qu’il estimait que le pays avait besoin d’un dirigeant modéré capable d’unifier le pays et que Mojtaba Khamenei serait une source de division.</p>



<p>Le président Massoud Pezeshkian, lui-même modéré, ainsi que plusieurs hauts responsables et religieux, ont rejoint l’opposition à la candidature de Mojtaba.</p>



<p>Le camp modéré défendait des candidats potentiels : l’ancien président de 2013 à 2021, Hassan Rouhani dont l’influence avait diminué mais qui était un centriste et avait mené les négociations ayant abouti à l’accord nucléaire de 2015 avec les États-Unis mais aussi Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur du régime, l’ayatollah Rouhollah Khomeini, proche des partis réformistes.</p>



<p>Les modérés proposaient également Alireza Arafi, érudit religieux et juriste, comme candidat de compromis. C’est une figure aux solides convictions religieuses mais sans influence politique ou militaire, ce qui le rendait plus facile à gérer.</p>



<p>Alors que les discussions au sein de l’Assemblée des experts se poursuivaient concernant les candidats, des responsables ont indiqué que la colère envers le président américain et le Premier ministre israélien alimentait un fort désir de revanche, affaiblissant les efforts des modérés.</p>



<p>Au fil des débats, les membres de l’Assemblée semblaient moins préoccupés par la recherche d’un dirigeant capable de sortir le pays de sa crise profonde que par la quête d’une nouvelle incarnation de leur chef martyr afin de venger son assassinat.</p>



<p>L’ayatollah Mahmoud Rajabi, membre du conseil de l’Assemblée des experts, a précisé lors d’un entretien avec la télévision d’État qu’il y avait différents profils et a déclaré : <em>«Certains ont une vision sociale et politique forte, d’autres une plus grande autorité religieuse, d’autres encore de solides compétences administratives et d’autres enfin la sagesse»</em>, ajoutant que l’Assemblée avait tenté de se réunir en présentiel à cinq ou six reprises mais que les séances avaient été annulées pour des raisons de sécurité.</p>



<p>Lors du premier tour de scrutin, le 3 mars, Mojtaba Khamenei a obtenu la majorité des deux tiers requise, signe de la victoire des généraux des Gardiens de la révolution. L’Assemblée des experts en a informé les responsables gouvernementaux, qui ont à leur tour prévenu les médias d’État de se préparer à l’annonce de la succession à l’aube du 4 mars mais les choses vont prendre une autre tournure.&nbsp;</p>



<p>Résistance en coulisse&nbsp;</p>



<p>Larijani a bloqué l’annonce de l’accession de Mojtaba Khamenei au poste de Guide suprême, arguant que cela mettrait sa vie en danger, le président Trump et le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, ayant menacé d’assassiner tout successeur. Il a suggéré d’attendre la fin de la guerre.</p>



<p>Ce blocage a permis au camp modéré de tenter une dernière fois de faire pression sur l’Assemblée des experts afin qu’elle revienne sur sa décision. Cependant, la tenue de nouvelles élections exigeait des raisons impérieuses.</p>



<p>Larijani, proche confident d’Ali Khamenei, a soutenu qu’un vote virtuel pour Mojtaba Khamenei était illégal, la Constitution imposant un vote en présentiel. L’Assemblée fut alors informée que Mojtaba Khamenei, qui se remettait de blessures reçues lors du premier jour de la guerre, ne souhaitait absolument pas ce poste. Pour des raisons de sécurité, tout contact direct avec lui était impossible. <em>«Lorsqu’on lui a annoncé son élection, il a déclaré: Je ne veux pas accepter ce poste. Choisissez quelqu’un d’autre»</em>, a indiqué Abdolreza Davari, un homme politique proche de lui, lors d’un entretien téléphonique depuis Téhéran. Et d’ajouter : <em>«C’est une tradition chiite chez les religieux, où une personne décline poliment une charge pour signifier qu’elle ne recherche pas le pouvoir puis l’accepte ultérieurement»</em>.</p>



<p>Les membres du camp modéré informèrent alors le conseil qu’ils avaient découvert une nouvelle directive importante de l’ayatollah Ali Khamenei et demandèrent une rencontre en personne avec la direction du conseil. Lors de la réunion, deux des plus proches collaborateurs de l’ayatollah Khamenei –un conseiller militaire de haut rang et Asghar Hejazi, son chef de cabinet– témoignèrent que Khamenei leur avait confié ne pas souhaiter que son fils ni aucun autre membre de sa famille lui succède. Ils expliquèrent qu’il avait interdit la succession héréditaire car elle contredisait l’essence même de la révolution islamique de 1979 qui avait renversé la monarchie. Ils présentèrent ensuite un testament écrit reprenant ce message et demandèrent au conseil d’annuler le vote initial.</p>



<p>Cette décision soudaine choqua les religieux présents à la réunion, selon des responsables et des religieux. Ils demandèrent un délai pour consulter les autres membres. Cette situation a également alarmé les généraux des Gardiens de la révolution, partisans de Mojtaba Khamenei, qui ont lancé une contre-attaque.</p>



<p>Dans une allocution télévisée, l’ayatollah Ali Moallemi, membre de l’Assemblée des experts, a dénoncé les agissements des modérés, les qualifiant de <em>«coup d’État»</em>. Il a déclaré : <em>«On a tenté de modifier l’opinion des membres de l’Assemblée et de nous entraîner dans une autre direction. Des forces extérieures à l’Assemblée ont essayé de nous infiltrer et de nous influencer»</em>.</p>



<p>Les généraux imposent Mojtaba&nbsp;</p>



<p>Le 7 mars, le président Pezeshkian a annoncé que l’Iran cesserait ses attaques contre les États arabes du Golfe et a présenté ses excuses. Il a précisé que la décision de désamorcer les tensions avec ses voisins arabes émanait d’un conseil de transition composé de trois personnes, dont il était membre, assumant temporairement les pouvoirs du Guide suprême jusqu’à l’élection d’un nouveau.</p>



<p>Cette décision a provoqué la colère des généraux des Gardiens de la révolution, qui mènent la guerre et soutiennent Mojtaba Khamenei, selon des responsables iraniens et des membres des Gardiens.</p>



<p>Les généraux Ahmad Vahidi et Aziz Jafari ont fait pression sur l’Assemblée des experts pour qu’elle se réunisse immédiatement afin de procéder à un vote final et de proclamer Mojtaba Khamenei nouveau Guide suprême.</p>



<p>Hossein Taeb, ancien chef du service de renseignement des Gardiens de la révolution, a contacté les 88 membres de l’Assemblée des experts et les a exhortés à voter pour Khamenei. Il a affirmé que voter pour le fils de l’ayatollah était un devoir moral, religieux et idéologique.</p>



<p>L’Assemblée s’est réunie à nouveau le 8 mars, également virtuellement, pour examiner les questions soulevées par les modérés. Certains membres ont déclaré qu’ils devaient respecter les souhaits de l’ayatollah Khamenei et exclure son fils. D’autres ont fait valoir que la Constitution ne les obligeait pas à suivre la volonté de l’ancien Guide suprême et qu’ils avaient l’autorité nécessaire pour prendre une décision indépendante. Tous ont convenu que les circonstances de la guerre permettaient de considérer le vote virtuel comme légitime.</p>



<p>Chaque religieux a inscrit le nom de son candidat sur un morceau de papier, l’a plié et l’a placé dans une enveloppe scellée à la cire. Des messagers ont ensuite remis les bulletins en main propre à une commission chargée du dépouillement et de la vérification des votes.</p>



<p>Mojtaba Khamenei a obtenu 59 voix sur 88, soit la majorité des deux-tiers requise mais loin de l’unanimité.</p>



<p>Peu avant minuit, les médias d’État ont annoncé l’élection d’un nouveau Guide suprême en Iran. Les messages de félicitations et les témoignages de loyauté ont afflué pour Mojtaba Khamenei, même de la part de ceux qui avaient tenté d’entraver son accession au pouvoir. Du moins publiquement, les institutions du régime iranien se sont ralliées au nouveau Guide suprême qui n’a pas encore fait d’apparition publique.</p>



<p><em>*Game of Thrones est une série télévisée mettant en scène neuf familles nobles qui rivalisent pour le contrôle du Trône de Fer dans les sept royaumes de Westeros.</em></p>



<p><em>** L’armée israélienne a annoncé mardi 17 mars 2026 l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">assassinat d’Ali Larijani</a> et du général Gholamreza Soleimani, chef des Basij, lors d’une frappe aérienne la veille.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ewdsuSzMUV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=bUb8NKHyZ2#?secret=ewdsuSzMUV" data-secret="ewdsuSzMUV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Israël affirme avoir tué Ali Larijani lors d’un raid sur Téhéran</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 12:27:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’armée israélienne affirme avoir frappé et tué Ali Larijani, le puissant dirigeant iranien, lors d’un raid nocturne sur Téhéran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/israel-affirme-avoir-tue-ali-larijani-lors-dun-raid-sur-teheran/">Israël affirme avoir tué Ali Larijani lors d’un raid sur Téhéran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le site d’information israélien Ynet a annoncé, ce mardi 17 mars 2026, que l’armée israélienne a tué, lors d’un raid nocturne sur Téhéran, Ali Larijani, le tout-puissant secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, considéré comme l’homme le plus influent du régime des ayatollahs, plus influent encore que le Guide suprême actuel Mojtaba Khamenei, demeuré invisible, et considéré comme le dirigeant de facto de la République islamique.</em></strong> <em>(Photo : dernière apparition  en public de Ali Larijani, vendredi 13 mars, en participant à un rassemblement à Téhéran).</em></p>



<span id="more-18486685"></span>



<p>Larijani est également largement tenu pour responsable de la répression brutale des manifestations en Iran en janvier dernier.</p>



<p>Le média israélien, qui affirme avoir reçu confirmation de cette information du ministre israélien de la Défense, Israël Katz.</p>



<p>L’armée israélienne affirme également avoir tué, lors d’une attaque sur Téhéran, Gholamreza Soleimani, le chef des milices Bassidj, affiliées aux Gardiens de la révolution et responsables de la violente répression des manifestants en janvier, ainsi que d’autres officiers, alors qu’ils se trouvaient dans un quartier général de fortune installé après la destruction de leur QG officiel.</p>



<p>Dans le même temps, le commandant adjoint des Bassidj, Qassem Quraishi, aurait également été tué lors d’une attaque à Shiraz, a rapporté Ynet, citant des sources militaires. <em>«L’armée de l’air israélienne, agissant sur la base de renseignements, a ciblé et éliminé Gholamreza Soleimani, qui commandait l’unité Bassidj, les forces faisant partie de l&rsquo;appareil armé du régime iranien, depuis six ans»</em>, a-t-elle déclaré, ajoutant que lors des manifestations internes en Iran, en particulier ces derniers temps, marquées par une intensification des protestations, les forces Bassidj sous le commandement de Soleimani ont mené les principales opérations de répression.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
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		<title>Iran &#124; L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/iran-lultime-bataille-des-gardiens-de-la-revolution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:07:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[CGRI]]></category>
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		<category><![CDATA[Force Al-Qods]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Bagher Ghalibaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La survie du régime des ayatollahs en Iran dépend largement de celle des Gardiens de la révolution qui en est le pilier armé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/iran-lultime-bataille-des-gardiens-de-la-revolution/">Iran | L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au lendemain de l’avènement de la révolution islamique en Iran et de son accession au pouvoir, l’ayatollah Khomeini était méfiant à l’endroit de l’armée régulière, héritière de celle du Shah. Il avait décidé de fonder une entité, composée de ses plus fidèles affidés, nommée le Corps de Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dont la mission est d’assurer la pérennité du régime. Au fil des décennies, des guerres, des révoltes réprimées mais aussi à force que le défunt ayatollah Ali Khamenei avançait dans l’âge, le CGRI n’a cessé de gagner en puissance. Aujourd’hui, les Gardiens de la Révolution doivent faire face au feu et à la fureur de la machine de guerre israélo-américaine. C’est la survie du régime et par ricochet la leur qui est menacée.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18433583"></span>



<p>Dans une enquête consacrée au CGRI publiée dans le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-iranian-force-built-to-defend-the-regime-now-faces-the-ultimate-test-8a1a2cfe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, David S. Cloud et Benoît Faucon considèrent que les frappes aériennes américaines et israéliennes ont certes tué plusieurs hauts dirigeants iraniens en seulement quelques heures dont le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, cependant, le vaste appareil sécuritaire qu’ils supervisaient pour assurer la survie du régime demeure intact.&nbsp;</p>



<p>Le CGRI est principalement connu comme une force armée comptant quelque 200 000 membres paramilitaires. Mais il fonctionne également comme un gouvernement parallèle et une puissance économique, sa mission principale étant de défendre le régime islamique établi après la révolution de 1979 et d’étendre son influence au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Etat dans l’Etat</h2>



<p>À moins d’être vaincu ou réorienté d’une manière ou d’une autre, le CGRI conservera sa capacité à générer des revenus par des activités illicites et à soutenir des groupes interposés comme les Houthis au Yémen qui harcèlent les États-Unis et leurs alliés.</p>



<p>Le CGRI possède ses propres branches militaires et de renseignement, distinctes des forces armées traditionnelles, et est profondément implanté dans les secteurs économiques du pays.</p>



<p>La Force Al-Qods, unité clandestine, gère les relations de l’Iran avec les groupes armés mandataires de la région, tandis que d&rsquo;autres composantes du CGRI sont responsables du programme de missiles et de la sécurité intérieure.</p>



<p>Selon des analystes et des dirigeants de l’opposition iranienne, paralyser le CGRI pourrait nécessiter des semaines, voire des mois, de frappes aériennes supplémentaires et d’autres actions militaires. Sans de telles mesures, le régime iranien risque de se maintenir au pouvoir et de devenir encore plus répressif, car les éléments les plus radicaux ayant survécu jusque-là aux frappes américaines et israéliennes vont s’appuyer sur la loyauté du CGRI dans l’espoir d’assurer la pérennité du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un État militaire plus fermé</h2>



<p>Mohammed Al-Basha, fondateur de Basha Report, un cabinet de conseil en gestion des risques basé à Washington, estime que l’assassinat de Khamenei renforce les éléments les plus radicaux et militaristes du régime. <em>«Aucune opposition organisée n’est prête à saisir cette opportunité. Le résultat le plus probable n’est pas une réforme mais une consolidation du pouvoir, nous rapprochant d’un État militaire fermé»</em>.</p>



<p>Samedi, le président Donald Trump a appelé les Gardiens de la révolution et la police à <em>«s’intégrer pacifiquement»</em> et à <em>«collaborer»</em> avec les citoyens iraniens opposés au gouvernement. <em>«Nous entendons dire que nombre de membres des Gardiens de la révolution, de l’armée, des forces de sécurité et de la police ne veulent plus combattre et recherchent l’immunité»</em>, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un noyau dur d’irréductibles</h2>



<p>Cependant, les analystes estiment qu’une rupture des Gardiens de la révolution avec 47 ans de régime islamique rigoriste et d’hostilité envers les États-Unis est le scénario le moins probable à court terme.</p>



<p>Il existe des pragmatiques au sein des Gardiens de la révolution mais leur attachement au fondamentalisme religieux n’en est pas moins fort que celui de Khamenei et des religieux qui ont gouverné à ses côtés. Nombre de leurs dirigeants ont été formés comme combattants lors de la sanglante guerre contre l’Irak dans les années 1980, une période qui a consolidé le rôle central des Gardiens dans le soutien au régime. Sous Khamenei, la domination idéologique s’est encore renforcée, selon les analystes.</p>



<p>Le système politique iranien pourrait évoluer vers une forme de dictature militaire sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Les analystes estiment difficile d’imaginer l’émergence d’une figure comme Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela, qui s’est alignée sur Washington depuis l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’un raid américain début janvier.</p>



<p>Kasra Aarabi, directeur de la recherche sur les Gardiens de la révolution au sein de United Against Nuclear Iran, une organisation politique opposée au régime iranien, se montre tout aussi pessimiste : <em>«Les Gardiens de la révolution constituent une force très radicale et dogmatique. L’idée qu’ils changent de camp me paraît donc peu probable»</em>.&nbsp;</p>



<p>À Téhéran, les Gardiens de la révolution supervisent des bases dans chacun des 22 arrondissements de la ville. Ces bases sont gérées par des membres du Basij, un groupe paramilitaire de volontaires qui a mené la répression gouvernementale contre les manifestants en janvier, selon un rapport d’Aarabi et de Saeid Golkar, professeur associé à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Quelque 3 000 installations plus petites des Basij sont également disséminées dans la plupart des quartiers de Téhéran. Et il existe une infrastructure similaire à travers le pays.</p>



<p>Richard Fontaine qui dirige le Center for a New American Security, un groupe de réflexion basé à Washington, déclare sur les réseaux sociaux qu’il serait <em>«extrêmement difficile de renverser le régime sans occuper le pays ni déployer de troupes au sol»</em>. Il ajoute : <em>«Les Gardiens de la révolution et les Basij conserveront les armes, contrairement au peuple».</em>&nbsp;</p>



<p>Alors que les frappes américaines et israéliennes en Iran se poursuivent et s’intensifient, les forces de sécurité ont pris des mesures pour empêcher les manifestants anti-régime de descendre dans la rue, comme ils l’avaient fait en grand nombre en décembre et janvier avant la répression sanglante. La police a installé des points de contrôle dans tout Téhéran, tandis que les Basij organisaient des manifestations anti-américaines dans les universités, souvent foyers de contestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie de «défense mosaïque»</h2>



<p>Les dirigeants iraniens se préparaient à une attaque contre le régime susceptible d’entraîner l’effondrement de la chaîne de commandement. En février, les Gardiens de la révolution ont annoncé leur intention de réactiver leur stratégie dite de <em>«défense mosaïque»</em>, qui permet aux commandants de donner des ordres d’une manière indépendante à leurs unités. Cette stratégie visait spécifiquement à renforcer la résilience du pays face aux attaques extérieures.</p>



<p>Des responsables iraniens ont déclaré que la République islamique avait préparé quatre niveaux de relève pour chaque poste important, y compris les commandants militaires, en prévision d&rsquo;une campagne militaire prolongée.</p>



<p>Outre Khamenei, les attaques américaines et israéliennes de samedi ont tué le commandant en chef des Gardiens de la révolution Mohammad Pakpour laissant penser que les États-Unis cherchent à affaiblir les Gardiens de la révolution. Cependant, Pakpour a été aussitôt remplacé par Ahmad Vahidi qui affiche à son compteur 47 ans au sein des CGRI qu’il a intégré à leur fondation en 1979. Vahidi a dirigé la Force Al-Qods de 1990 à 1997, il a également dirigé l’appareil de renseignement des CGRI et il a occupé les postes de ministre de la Défense et de ministre de l’Intérieur, un dur parmi les durs.&nbsp;</p>



<p>Le <em>WSJ</em> rapporte que, selon les analystes, les attaques contre les installations des Gardiens de la révolution pourraient démanteler leur contrôle sur les éléments de rang inférieur et réduire leur capacité à réprimer la dissidence interne.</p>



<p>Dans un communiqué publié après l’annonce de la mort de Khamenei, les Gardiens de la révolution ont juré de <em>«s’opposer fermement aux complots internes et externes et de punir ceux qui attaquent la patrie»</em>. Et des responsables politiques ont déclaré que le régime avait élaboré des plans d’urgence en prévision de la mort de Khamenei.</p>



<p>Des fidèles du régime affirment que les services de renseignement iraniens avaient élaboré des plans pour qu’un commandant militaire prenne le pouvoir. La transition d’un régime théocratique vers un régime plus militariste est en cours depuis des années, les Gardiens de la révolution ayant pris le contrôle d’une grande partie de l’économie, établi des groupes qui leur sont fidèles dans les universités et les institutions et infiltré l’armée régulière et le gouvernement.</p>



<p>Il est à signaler qu’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et Mohammad Bagher Ghalibaf, l’actuel président du Parlement, appartiennent au CGRI et leur nom circule dans la course à la succession d’Ali Khamenei.&nbsp;</p>



<p>Dans un message publié samedi sur la plateforme X, Larijani a promis que l’Iran infligerait à Israël et aux États-Unis <em>«une leçon inoubliable»</em>. Quant à Ghalibaf, il a joué un rôle dans la coordination de la riposte militaire lors de l’attaque israélienne et américaine contre l’Iran en juin.</p>



<p>Cependant, Golkar, estime que l’instauration d’un régime militaire n’était pas inévitable, surtout si Larijani, Ghalibaf ou leurs successeurs étaient tués.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L3RpO0SF3a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=gwuHgmPCEt#?secret=L3RpO0SF3a" data-secret="L3RpO0SF3a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Iran à l’instant de vérité &#124; Le drapeau rouge et le vide </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Guide suprême]]></category>
		<category><![CDATA[imam Husseïn]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mort d’Ali Khamenei ne referme pas une époque : elle l’ouvre brutalement. L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu. </p>
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<p><strong><em>La mort d’Ali Khamenei, annoncée le 1ᵉʳ mars 2026 dans le sillage de frappes israélo-américaines visant des centres stratégiques iraniens, ne referme pas une époque&nbsp;: elle l’ouvre brutalement. L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu&nbsp;: entre cuirasse et métamorphose. Une métamorphose qui suppose un risque plus grand encore&nbsp;: celui d’exister sans ennemi.</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18426477"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis 1989, le Guide suprême n’était pas seulement un chef religieux. Il était le point d’agrégation des tensions, l’instance d’arbitrage ultime, le filtre symbolique entre la nation et le chaos du monde. Sa succession ne sera pas uniquement religieuse&nbsp;; elle sera stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La faille du système</h2>



<p>Khamenei n’occupait pas seulement une fonction institutionnelle. Il tenait une place psychique totale. Il était ce pare-excitation freudien par lequel la nation métabolisait l’agression du monde. Il absorbait l’angoisse extérieure pour la transformer en discours, en Loi, en direction. Dans l’imaginaire collectif, il portait l’archétype du Père primordial&nbsp;: celui qui tient la frontière, qui nomme l’ennemi, qui garantit la continuité. Et, lorsque le Père tombe, les projections se retirent brutalement. La structure reste debout mais la peau se fissure. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie psychique d’Etat</h2>



<p>Depuis la guerre Iran-Irak (1980–1988), la République islamique a structuré sa matrice autour d’un mot <em>«résistance»</em>&nbsp;: résistance militaire, résistance économique, résistance culturelle. Et cette doctrine n’est pas pure rhétorique. Elle a produit une dissuasion asymétrique (missiles, réseaux régionaux alliés), une adaptation prolongée aux sanctions, une autonomie relative dans certains secteurs stratégiques.</p>



<p>Mais toute architecture défensive finit par devenir structure mentale. Ce qui fut stratégie est devenu identité et ce qui fut réponse est devenu réflexe. La résistance est devenue une économie psychique d’État&nbsp;: le monde attaque, la nation souffre, la souffrance prouve l’existence, l’existence justifie la rigidité. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Moi-peau rigide &nbsp;</h2>



<p>Didier Anzieu parlait du Moi-peau comme de cette enveloppe qui protège le sujet contre la désintégration. L’Iran a construit un Moi-peau collectif solide, épais, presque cuirassé. La protection est devenue rigidité, la cohésion compression et la peau trop épaisse a fini par étouffer la respiration interne. Toute fissure peut être vécu comme une écorchure menaçant la survie même du corps national.</p>



<p>La mort du Guide est une entaille majeure&nbsp;: elle traverse la cuirasse et expose la vulnérabilité longtemps contenue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une architecture sous tension &nbsp;</h2>



<p>Le régime iranien repose sur une structure duale&nbsp;: institutions élues (présidence, Parlement) et tutelle théocratique exercée par le Guide suprême, le Conseil des gardiens et le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI).</p>



<p>Depuis 1989, Khamenei jouait le rôle d’équilibriste entre ces pôles. Son autorité personnelle limitait les conflits ouverts entre conservateurs pragmatiques, factions sécuritaires et religieux doctrinaires. Son décès redistribue les lignes de force&nbsp;:</p>



<p>&#8211;&nbsp;le CGRI pourrait consolider son poids politique et économique&nbsp;;</p>



<p>&#8211; les factions conservatrices chercheront à verrouiller la continuité idéologique&nbsp;;&nbsp;</p>



<p>&#8211; les segments réformistes, marginalisés ces dernières années, pourraient tenter de rouvrir un espace discursif.</p>



<p>La transition ne sera pas un simple passage de témoin. Elle redéfinira l’équilibre entre autorité religieuse, pouvoir sécuritaire et légitimité populaire. &nbsp; &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le drapeau rouge</h2>



<p>À Jamkaran, le drapeau rouge s’est levé. Il renvoie au sang injustement versé, à Karbala, au martyre de l’imam Hussein, à cette mémoire qui ne meurt pas.</p>



<p>Dans la tradition chiite, ce n’est pas un simple étendard&nbsp;: c’est une invocation. Le sang appelle justice. Sur le plan géopolitique, le message est double&nbsp;:</p>



<p>&#8211; à l’extérieur&nbsp;: signaler que la réponse sera calibrée&nbsp;;</p>



<p>&#8211; à l’intérieur&nbsp;: transformer le deuil en unité, la sidération en mobilisation.</p>



<p>Mais psychiquement, le geste va plus loin. Le drapeau rouge agit comme un activateur collectif. Il simplifie l’angoisse. Il canalise la colère. Il soude la communauté autour d’une équation archaïque&nbsp;: le sang appelle le sang. La blessure cesse d’être effraction brute, elle devient message.</p>



<p>Hisser le drapeau rouge, c’est passer du chaos à la mise en scène. Lier l’énergie traumatique. Ce qui était sidération devient rituel. Ce qui était perte devient Loi.</p>



<p>Freud parlait de compulsion de répétition&nbsp;: on rejoue ce que l’on ne parvient pas à transformer en souvenir. À force de répéter le trauma, on finit par en faire une identité.</p>



<p>Ce drapeau est ambivalent&nbsp;: il unit et il enferme. Il offre une cohésion immédiate par la colère, mais il installe la nation dans une boucle mémorielle où la vie ne se conçoit qu’à travers la répétition du sacrifice.</p>



<p>Or une société ne peut vivre indéfiniment dans la dramaturgie du martyre sans épuiser ses forces vitales. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question existentielle &nbsp;</h2>



<p>La résistance est l’architecture d’État iranien et son identité profonde. Pourtant, la faille ouverte par la disparition de Khamenei contient une possibilité&nbsp;: <em>«La blessure est l’endroit par où la lumière entre.»</em> Encore faut-il accepter que la lumière transforme ce qu’elle éclaire.</p>



<p>La disparition du Père confronte l’Iran à son ombre collective&nbsp;: violence refoulée, désir de reconnaissance, fatigue générationnelle, aspiration à la normalité, mais aussi fierté nationale et refus de l’humiliation.</p>



<p>Les questions sont désormais existentielles. Le régime colmatera-t-il la brèche par la répétition aveugle&nbsp;? Ou acceptera-t-il que cette déchirure devienne un espace de transformation&nbsp;? Peut-on passer de la mémoire du sang à un projet de vie&nbsp;? Peut-on survivre autrement qu’en résistant&nbsp;?</p>



<p>L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu&nbsp;: entre cuirasse et métamorphose. Une métamorphose qui suppose un risque plus grand encore&nbsp;: celui d’exister sans ennemi.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hw2FdxWlrW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/khomeini-et-khamenei-%e2%94%82-a-la-recherche-du-masque-poetique/">Khomeini et Khamenei │ A la recherche du masque poétique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Khomeini et Khamenei │ A la recherche du masque poétique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/khomeini-et-khamenei-%e2%94%82-a-la-recherche-du-masque-poetique/embed/#?secret=i16pH4Sz0n#?secret=hw2FdxWlrW" data-secret="hw2FdxWlrW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Israël &#124; Le bureau de Netanyahu ciblé par une frappe iranienne  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 12:08:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[missiles Khyber]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le bureau de Benjamin Netanyahu a été ciblé par une frappe iranienne ce lundi rapporte l'agence iranienne Tasnim.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/02/israel-le-bureau-de-netanyahu-cible-par-une-frappe-iranienne/">Israël | Le bureau de Netanyahu ciblé par une frappe iranienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’agence de presse iranienne <a href="https://www.tasnimnews.ir/en/news/2026/03/02/3529294/netanyahu-s-fate-unclear-as-iran-hits-israeli-pm-office" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tasnim</a> a annoncé, citant le service de relations publiques des Gardiens de la révolution, que le bureau du «Premier ministre criminel du régime sioniste » a été «durement touché par les forces armées de la République islamique lors de la dixième vague d’attaques ciblées et surprises menées par des missiles Khyber.»</em></strong></p>



<span id="more-18426680"></span>



<p><em>«Le sort du Premier ministre du régime sioniste est désormais incertain»</em>, écrit l’agence ce lundi 2 mars 2026, ajoutant que des sources israéliennes ont annoncé <em>«l’annulation de sa visite prévue à Beit Shemesh, dans les territoires occupés, ville visée par des missiles iraniens la veille.»</em></p>



<p>La dernière vidéo diffusée de Netanyahu, d’une durée de quelques minutes, remonte à plusieurs heures. <em>«Depuis, aucune autre vidéo ni photo de lui n’a été publiée»</em>, rappelle Tasnim, ajoutant qu’ <em>«aucune information détaillée concernant Netanyahu n’a encore été publiée par la presse hébraïque.»</em></p>



<p>L’Iran a mené des frappes de missiles de représailles contre les territoires occupés après l’offensive militaire conjointe israélienne et américaine de samedi.</p>



<p>À ce jour, l’Iran a mené dix vagues d&rsquo;attaques de drones et de missiles contre des bases israéliennes et américaines dans la région.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/02/israel-le-bureau-de-netanyahu-cible-par-une-frappe-iranienne/">Israël | Le bureau de Netanyahu ciblé par une frappe iranienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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