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	<title>Archives des Gardiens de la révolution - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Gardiens de la révolution - Kapitalis</title>
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		<title>Révélations &#124; Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 09:35:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ahmadinejad est actuellement assigné à résidence en Iran après que les les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/">Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est une bombe. Le <a href="https://www.nytimes.com/2026/07/13/us/politics/israel-mahmoud-ahmadinejad-iran.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a révélé ce lundi 13 juillet 2026 que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été recruté par le Mossad ! Les Israéliens ont commencé à s’intéresser à lui quand ses relations se sont dégradées avec le défunt Guide suprême Ali Khamenei. Ahmadinejad a été empêché à trois reprises de se présenter de nouveau à l’élection présidentielle ce qui a nourri chez lui un profond ressentiment contre le régime et a forgé sa conviction que son retour au pouvoir ne pourrait avoir lieu qu’avec la chute de ce régime. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19221788"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête intitulée <em>«Dans les coulisses de l’opération secrète d’Israël pour recruter Ahmadinejad»</em> et menée par quatre journalistes Mark Mazzetti, Julian E. Barnes, Farnaz Fassihi et Ronen Bergman, le <em>New York Times</em> a révélé, lundi 13 juillet 2026, que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad est assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution après que les autorités iraniennes ont découvert ses contacts avec Israël.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal américain, Israël a mené pendant des années une opération secrète visant à recruter Ahmadinejad dans le but de l’installer à la tête de l’Iran après la chute du régime. L’enquête s’appuie sur des sources américaines, israéliennes et iraniennes connaissant les détails de l’opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début 2024, un haut responsable du gouvernement hongrois de l’époque a demandé au professeur Gergely Deli, président de la Ludovika University of Public Service (Université Ludovica de l’administration publique) à Budapest, d’inviter Ahmadinejad à une conférence sur le changement climatique. Selon Deli, on lui a indiqué que cette conférence servirait en réalité de couverture à des discussions secrètes entre Ahmadinejad et des responsables des services de renseignement israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ses craintes de nuire à sa propre réputation et à celle de l’université, il accepta, estimant que si les deux parties étaient disposées à dialoguer, il fallait leur en donner l’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête rapporte que les gardes du corps d’Ahmadinejad ont déclaré qu’il avait réussi à disparaître au moins deux fois durant sa visite pour assister à de longues réunions. Interrogé, il affirma rencontrer des professeurs d’université. Lors de la conférence, Ahmadinejad prononça un discours en anglais, évoquant <em>«l’humanité commune»</em> et un <em>«ordre mondial en mutation»</em>. Il surprit l’auditoire en ne commençant pas son discours par un verset du Coran. Comme il l’avait fait tout au long de sa présidence, il offrit même au recteur de l’université un exemplaire du ‘‘<em>Livre des Rois</em>’’ * du grand poète persan du X<sup>e</sup> siècle Ferdowsi et reçut de sa main l’emblème de l’université.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LysIeYYNR8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/">La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/embed/#?secret=bGer3eyIIx#?secret=LysIeYYNR8" data-secret="LysIeYYNR8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La mue d’Ahmadinejad</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deli admet avoir servi d’intermédiaire pour faciliter des réunions secrètes. Selon des sources américaines, l’ancien chef du Mossad David Barnea s’était personnellement rendu à Budapest pour rencontrer Ahmadinejad. Le Mossad a ensuite informé la CIA qu’Israël avait financé ses frais d’hébergement et de voyage ces dernières années et que des responsables du renseignement israélien l’avaient rencontré à plusieurs reprises hors d’Iran. Selon l’enquête, Ahmadinejad, qui a été président de l’Iran de 2005 à 2013 et considéré à l’époque comme l’une des figures les plus importantes de la ligne dure –partisan du programme nucléaire iranien, appelant régulièrement à la destruction d’Israël– a progressivement modifié son image après avoir quitté ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête indique qu’Ahmadinejad a commencé à adoucir son discours anti-israélien, critiquant l’appareil sécuritaire et la corruption gouvernementale. Il a adopté une apparence plus occidentalisée, appris l’anglais, rencontré fréquemment des civils et s’est présenté comme un homme politique plus modéré. Selon l’un de ses anciens conseillers, Abdolreza Davari, la motivation d’Ahmadinejad n’était pas l’argent mais plutôt le désir de revenir au pouvoir. Un proche collaborateur a déclaré au journal qu’après avoir été disqualifié de la course présidentielle à trois reprises, Ahmadinejad avait conclu qu’il ne pouvait pas revenir au pouvoir tant que le régime en place resterait en fonction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renverser le régime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la même source, Ahmadinejad craignait qu’en cas de guerre et de renversement du régime, les États-Unis et Israël choisissent d’installer un opposant exilé depuis l’étranger. C’est pourquoi il s’est présenté comme quelqu’un capable de diriger le pays de l’intérieur, à l’instar de Boris Eltsine en Russie au lendemain de la chute de l’URSS. La même source a affirmé qu’Ahmadinejad avait déclaré à ses conseillers que s’il dirigeait de nouveau l’Iran, le pays reconnaîtrait Israël et normaliserait ses relations avec ce pays dans le cadre des accords d’Abraham négociés par le président Donald Trump.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon deux sources sécuritaires israéliennes, les services de renseignement israéliens ont suivi de près l’escalade des tensions entre Ahmadinejad et le Guide suprême Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables du régime, notamment après son inéligibilité répétée à la présidence. Parallèlement, selon des sources iraniennes, les services de renseignement des Gardiens de la révolution ont commencé à douter de sa loyauté bien avant ses contacts avec les Israéliens, précisément quand il a&nbsp;adressé des messages publics à Trump en 2017 puis au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visite au Guatemala</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’enquête, les premiers contacts entre Ahmadinejad et Israël auraient eu lieu lors de sa visite au Guatemala en 2023, où il était invité à participer à une conférence sur l’environnement. Les autorités iraniennes ont tenté de l’empêcher de quitter le pays mais après qu’il se soit barricadé à l’aéroport pendant des heures et ait rendu l’incident public, il a finalement été autorisé à partir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, l’opération a culminé fin février de cette année, au début du conflit israélo-iranien. Ce récit journalistique indique qu’une attaque israélienne a endommagé la résidence d’Ahmadinejad à Téhéran, précisément le bâtiment de sécurité et son véhicule blindé. Peu après, une Peugeot noire est arrivée sur les lieux, Ahmadinejad y est monté et a pris la fuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources américaines et iraniennes ont affirmé que la voiture transportait des agents du Mossad qui l’ont conduit vers un lieu secret en Iran. Cependant, selon ces mêmes sources, Ahmadinejad aurait été déçu par l’opération de sauvetage et le plan visant à le réinstaller au pouvoir. Il a ensuite quitté les lieux dans des circonstances mystérieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à cela, il est allégué que les services de renseignement iraniens ont commencé à enquêter sur ses liens avec Israël et ont recueilli de nombreux renseignements sur ses activités. Selon quatre sources iraniennes de haut rang citées dans l’enquête, Ahmadinejad a été retrouvé et il est actuellement assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution, après que les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son arrestation, il n’était pas apparu en public jusqu’à la semaine dernière, lorsqu’il a brièvement assisté aux funérailles du Guide suprême Ali Khamenei. Des vidéos de la cérémonie le montrent debout, la tête baissée, entouré de gardes du corps. Les anciens présidents iraniens Hassan Rouhani et Mohammad Khatami n’ont pas assisté aux obsèques. Le Mossad n’a pas répondu aux questions du <em>NYT</em> à ce sujet, de même qu’un porte-parole d’Ahmadinejad.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le Livre des Rois ou Shâhnâmeh est une épopée retraçant l’histoire de l’Iran depuis la création du monde jusqu’à l’arrivée de l’Islam.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N00YVeJA3v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/">En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/embed/#?secret=cwGgWl76NP#?secret=N00YVeJA3v" data-secret="N00YVeJA3v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Iran &#124; Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 09:44:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei sont un répit alors que les tensions n’en finissent au sein du régime en Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei et des membres de sa famille assassinés le samedi 28 février 2026 au premier jour de la guerre israélo-américaine déclenchée contre l’Iran ont débuté le vendredi 3 juillet -journée dédiée aux condoléances des délégations officielles étrangères- et se poursuivront jusqu’au jeudi 9 juillet, jour de l’enterrement du Guide suprême dans la ville sainte de Mashhad. Cette semaine funéraire est une sorte de répit alors que les tiraillements et les tensions n’en finissent pas concernant les négociations avec les Américains.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19155842"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les dirigeants iraniens et les plus hauts gradés de l’armée se sont réunis pour rendre un dernier hommage au défunt Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des funérailles nationales qui ont débuté vendredi 3 juillet, l’objectif était de projeter une image de force, de résilience et d’unité au lendemain de la guerre contre les États-Unis et Israël, écrit le <a href="https://www.nytimes.com/2026/07/04/world/middleeast/iran-supreme-leader-funeral-divisions.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fanfare militaire a joué l’hymne national et des responsables qui n’étaient pas apparus ensemble en public depuis la guerre ont défilé côte à côte, notamment le président de la République, le président du Parlement, le chef du pouvoir judiciaire et les hauts commandants des Gardiens de la révolution, a souligné le journal américain, ajoutant que cette scène a offert un bref répit après des semaines et des jours de luttes intestines ouvertes et amères entre hauts responsables et personnalités politiques iraniennes au sujet des négociations avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rivaux s’accusaient mutuellement de délire, de trahison, de complot en vue d’un coup d’État, de désobéissance au nouveau Guide suprême et de manipulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin de vengeance ou de négociation ?</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je crache sur cette époque où notre guide est assassiné et où on discute ensuite de paix avec les États-Unis»</em>, déclara Hassan Rahimpour Azghadi, idéologue radical de premier plan, lors d’un rassemblement à Téhéran. Il ajouta que <em>«ce dont nous avions besoin, c’est de la&nbsp; vengeance et non des négociations»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ayatollah Mojtaba Khamenei tenta d’apaiser la controverse en publiant une déclaration écrite soigneusement formulée, mais cela ne fit qu’exacerber la crise. Lors de leurs rassemblements nocturnes, ses partisans radicaux scandèrent qu’ils ne céderaient pas tant que le Guide suprême n’apparaîtrait pas en personne ou ne diffuserait pas un enregistrement audio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mojtaba va-t-il apparaître à Mashhad ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore encore si Khamenei, âgé de 56 ans, assistera aux funérailles de son père cette semaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était également absent mercredi de la cérémonie commémorative en l’honneur de son épouse, tuée avec leur fils adolescent et plusieurs autres membres de leur famille le premier jour de la guerre, lorsque les forces américaines et israéliennes ont bombardé leur résidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs des funérailles ont néanmoins tenté de présenter la cérémonie comme un adieu au père, tout en réaffirmant leur allégeance au fils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux membres des Gardiens de la révolution et une personne impliquée dans l’organisation des funérailles ont indiqué que Mojtaba Khamenei avait fait part aux autorités de son souhait d’y participer. Ils ont expliqué qu’il souhaitait assister à l’inhumation au mausolée de l’imam Reza* à Mashhad le 9 juillet et diriger la prière funéraire pour son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khamenei avait déclaré, lors de sa première allocution publique après son entrée en fonction en mars, avoir vu le corps de son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces personnes, qui ont requis l’anonymat car elles n’étaient pas autorisées à s’exprimer sur les mesures de sécurité, ont ajouté que les services de sécurité avaient jusqu’à présent rejeté l’idée de sa participation, craignant qu’Israël ne tente de l’assassiner pendant la cérémonie ou de suivre ses déplacements pour localiser sa cachette.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujMX0I2uSe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=VVAKJv9OIs#?secret=ujMX0I2uSe" data-secret="ujMX0I2uSe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Divisions au sein du mouvement conservateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de Khamenei a soulevé des questions quant à savoir qui dirige réellement le pays et a fait ressurgir des divisions internes d’une manière inédite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, la retransmission en direct du discours du président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf a été brutalement interrompue alors qu’il expliquait les détails de l’accord de cessez-le-feu et il a été retiré de l’antenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident a déclenché une vague de critiques, avec des appels à la destitution du directeur de la télévision d’État, un partisan de la ligne dure nommé par le défunt Guide suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des mois, la télévision d’État ne cesse d’amplifier ses attaques contre l’équipe de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de rassemblements nocturnes à Téhéran, les conservateurs ont exigé que les négociateurs soient jugés, voire exécutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi qui avait participé aux négociations, a également été accueilli par des chants hostiles lors de sa visite dans un sanctuaire chiite en Irak, pendant une partie des cérémonies funéraires. Des images vidéo ont montré des pèlerins iraniens scandant : <em>«Mort aux négociateurs!»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique radical Fouad Izadi a qualifié le gouvernement et l’équipe de Ghalibaf à la télévision d’État d’<em>«imbéciles sans cervelle»</em> et qu’ils se faisaient des illusions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran est depuis longtemps en proie à d’intenses rivalités politiques qui éclatent parfois au grand jour. Cependant, ces divisions opposaient traditionnellement les conservateurs aux réformistes, les uns attachés à l’idéologie anti-occidentale de la Révolution islamique, les autres aspirant, souvent en vain, au changement. Aujourd’hui, après la mort du Guide suprême, qui détenait l’autorité suprême sur toutes les questions majeures, les conservateurs eux-mêmes sont divisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une faction se dit pragmatique, arguant que la survie du régime exige la fin des hostilités avec les États-Unis et l’ouverture de l’économie. L’autre faction, une minorité de radicaux, rejette toute concession à Washington, y compris sur la question nucléaire, et estime que l’Iran peut l’emporter en poursuivant la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre hauts responsables iraniens et deux membres des Gardiens de la révolution affirment que ces divisions publiques ne sont qu’un aspect d’une lutte plus profonde qui se déroule en coulisses. Ils décrivent une bataille acharnée où chaque camp tente de gagner les faveurs du nouveau Guide suprême et de contrôler l’avenir du système politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, selon eux, la faction pragmatique, qui comprend de hauts commandants des Gardiens de la révolution, Ghalibaf, le président Massoud Pezeshkian et le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a l’avantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette faction a ignoré les clameurs des conservateurs et a fait pression pour des décisions cruciales, notamment l’acceptation d’un cessez-le-feu, l’engagement de négociations directes avec le vice-président américain J.D. Vance, et la signature d’un accord avec le président Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables iraniens, le rejet de l’accord par les conservateurs les plus radicaux s’explique en partie par leur conviction que les négociations actuelles vont au-delà de l’accord nucléaire de 2015 et pourraient ouvrir la voie à des changements fondamentaux si l’Iran et les États-Unis parviennent à une réconciliation après 47 ans d’hostilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous voulons un accord global qui écarte la menace de guerre et nous permette de prospérer économiquement»</em>, a déclaré Mehdi Rahmati, analyste proche du gouvernement. <em>«Les gens veulent simplement vivre»</em>, a-t-il ajouté. Selon lui, le président Pezeshkian a récemment déclaré que Khamenei avait accepté la décision de parvenir à un accord diplomatique avec les États-Unis et qu’il rejetait la soumission à la volonté d’une minorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, il reste difficile de crier victoire définitivement dans les négociations car les pourparlers sont au point mort, Trump a menacé de reprendre la guerre et la région a connu de brèves escarmouches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela a donné aux conservateurs les plus radicaux l’occasion d’affirmer que faire confiance aux États-Unis est naïf et que Khamenei, loin d’être naïf, n’aurait jamais pu accepter cette ligne de conduite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Y a-t-il un coup d’État?»</em> a demandé le religieux et parlementaire conservateur Mahmoud Nabavian sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Profond malaise au sein du régime </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message vidéo, le député Kamran Ghazanfari a déclaré que <em>«le gouvernement complotait pour maintenir le Parlement fermé afin que les députés ne puissent pas s’opposer au quasi-coup d’État en cours contre le Guide suprême»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la guerre, les Gardiens de la révolution ont consolidé leur pouvoir et dirigent de facto le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Signe du passage d’un pouvoir absolu sous le père à une approche plus collective sous le fils, le vice-président chargé des affaires exécutives, Mohammad Jafar Ghaempanah, a déclaré que le nouveau Guide suprême n’avait pas le dernier mot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a expliqué que l’avis du Guide suprême devait être discuté et pris en compte au même titre que celui des autres responsables, ajoutant : <em>«Si nous ne faisions qu’appliquer les décisions du Guide suprême, à quoi bon avoir un parlement et un Conseil suprême de sécurité nationale ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">De telles déclarations auraient été impensables sous le défunt Guide suprême.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0sivqNnRkB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/embed/#?secret=Rfyyauh9pQ#?secret=0sivqNnRkB" data-secret="0sivqNnRkB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Gouverner à distance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de Khamenei de la scène publique et son incapacité à résoudre le conflit interne ont suscité des interrogations au sein des cercles politiques iraniens quant à la viabilité de son maintien au pouvoir à distance, selon quatre responsables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son premier véritable défi a été de mener les négociations avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la phase finale des négociations, alors que Khamenei hésitait à approuver l’accord de cessez-le-feu initial, le président Pezeshkian lui a rendu visite, selon quatre responsables au fait des détails de la rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a informé le Guide suprême que la situation économique était catastrophique, que le blocus naval américain paralysait le pays et qu’il démissionnerait si l’accord était rejeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemmati, a écrit à Khamenei pour l’informer que le pays était confronté à une grave crise budgétaire et que les stocks essentiels de nourriture et de médicaments seraient épuisés d’ici la fin août si le blocus naval se poursuivait. Il a expliqué que l’Iran n’était plus en mesure de vendre son pétrole ni de trouver d’autres routes commerciales pour les volumes nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables, ces lettres ont été un facteur déterminant dans la décision finale de Khamenei de soutenir l’accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une brève déclaration, le Guide suprême a indiqué qu’il s’opposait à l’accord <em>«par principe»</em> mais a chargé le président de poursuivre les démarches s’il obtenait l’aval du Conseil suprême de sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pezeshkian a déclaré que le Conseil avait approuvé l’accord par 12 voix contre 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les funérailles de son père, Mojtaba Khamenei devra prendre une série de décisions importantes, notamment la nomination d’un nouveau chef du pouvoir judiciaire, du directeur de la télévision d’État, du commandant des Basij et de d’un nouveau chef d’état-major.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables iraniens, ces nominations révéleront le camp qu’il privilégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Gardiens de la révolution et Ghalibaf comptent parmi ses plus proches alliés et ont soutenu son accession au pouvoir, tandis que les conservateurs les plus radicaux ont soutenu un autre candidat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous assistons à une véritable période de tensions politiques, une lutte pour l’avenir du pays»</em>, a déclaré Vali Nasr, expert iranien et professeur à l’université Johns Hopkins. Il a ajouté : <em>«Si les pragmatiques l’emportent, les conservateurs les plus radicaux seront marginalisés et c’est pourquoi ils se battent avec autant d’acharnement»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le mausolée de l’imam Reza situé dans la ville sainte de Machhad dans le nord-est de l’Iran abrite la tombe d’Ali al-Reza, le 8<sup>e</sup> des douze iams du chiisme duodécimain et attire chaque année entre 20 et 30 millions de visiteurs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/liran-renforce-son-influence-sur-le-hezbollah/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 10:39:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Nasrallah]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[république islamique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les nouveaux leaders en Iran, les Gardiens de la révolution, ont renforcé leur influence sur le Hezbollah au Liban. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vendredi 19 juin 2026, Israël et le Hezbollah se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu. Les États-Unis ont fait pression sur l&rsquo;État hébreu car les Iraniens ont exigé que le nouvel accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran englobe le Liban. Lequel a failli être mis en péril par le regain de violences au Liban ces derniers jours.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18995456"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode montre que l’importance stratégique du Hezbollah demeure intacte pour la République islamique mais plus encore, le nouveau leadership à Téhéran, dominé par les Gardiens de la révolution, a renforcé l’influence qu&rsquo;il exerce sur le mouvement chiite libanais qui commence à se relever après la débandade de l’automne 2024 ayant vu décimer l’ensemble de son état-major politique et militaire et à sa tête son ancien dirigeant Hassan Nasrallah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em><a href="https://www.ft.com/content/ecb41250-08ba-4d12-a355-13a74fc5eba7?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em> rapporte dans son enquête sur le groupe chiite libanais que depuis un an et demi, Mohsen Abou Zeinab était désabusé. Ce charpentier, fervent partisan du Hezbollah, se disait humilié par la retenue du parti face aux attaques israéliennes quotidiennes. Cependant, lorsque la guerre a repris le 2 mars, il a vu <em>«une occasion de rectifier le tir et de rappeler à Israël que nous n&rsquo;accepterons pas son agression»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme de 47 ans raconte avoir perdu sa maison, son village natal et plusieurs proches sous les bombardements israéliens, mais ajoute : <em>«J’ai le sentiment que le Hezbollah a repris le dessus»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une confiance retrouvée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confiance retrouvée reflète l’état d’esprit qui règne au sein du Hezbollah et parmi ses sympathisants suite à l’accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran. L’Iran a imposé un cessez-le-feu au Liban comme condition préalable à cet accord.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait d’une démonstration de soutien remarquable de la part des parrains du Hezbollah à Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de deux ans après avoir subi l’attaque la plus dévastatrice de son histoire de la part de son ennemi traditionnel, Israël, le Hezbollah est sorti de ce dernier conflit nettement plus confiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Analystes, experts, diplomates et responsables estiment que ses performances sur le terrain, conjuguées à une confiance retrouvée en Iran même, ont contribué à faire remonter le moral au sein du Hezbollah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci est dû en grande partie à la priorité accordée par Téhéran à la guerre au Liban. Le conflit a mis à l’épreuve la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et est devenu un point de pression crucial autour duquel s’articulent les efforts diplomatiques concernant le conflit dans sa globalité.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kmStXbfy0f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/">L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/embed/#?secret=HEOPFnM4YY#?secret=kmStXbfy0f" data-secret="kmStXbfy0f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le Hezbollah revitalisé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions iraniennes ont revitalisé le groupe chiite, notamment après le lancement par Téhéran de missiles balistiques sur Israël ce mois-ci en représailles à une attaque israélienne sur Beyrouth, une première pour l’Iran qui intervient directement dans la défense du Hezbollah. Les partisans du parti ont salué cette initiative, eux qui considéraient auparavant l’Iran comme un pays qui les néglige.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Hezbollah est sorti de cette guerre plus déterminé»</em>, a déclaré Nicholas Blanford, expert du Hezbollah à l’<em>Atlantic Council</em>. Il a ajouté : <em>«Je ne dirais pas qu’il est devenu plus fort mais il est devenu plus déterminé. Les relations entre le Hezbollah et l’Iran se sont clairement resserrées. Pour la première fois, les Iraniens sont intervenus pour aider le Hezbollah. D’habitude, c’est plutôt l’inverse !»</em>. Une source proche du parti a déclaré : <em>«Il nous faut maintenant attendre de voir comment le Hezbollah et l’Iran exploiteront cette confiance retrouvée»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre totale entre Israël et le Hezbollah en 2024 a décimé une grande partie des rangs et de l’arsenal militaire du parti chiite et son secrétaire général Hassan Nasrallah a été tué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, beaucoup, au Liban comme à l’étranger, considéraient le parti comme totalement vaincu, d’autant plus qu’il n’avait jamais riposté pendant les quinze mois de frappes israéliennes quasi quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces israéliennes ont continué de cibler ce qu’elles qualifiaient d’infrastructures du Hezbollah, tuant des centaines de combattants et de civils, malgré un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, après son entrée en guerre aux côtés de l’Iran le 2 mars, le Hezbollah a renversé la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profitant de l’accalmie précédente, le Hezbollah s’est reconstitué et réorganisé avec l’aide de conseillers iraniens, une évolution qui a surpris de nombreux officiers israéliens qui ne s’attendaient pas à ce que ses capacités militaires restent aussi importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apport des drones kamikazes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe a eu de plus en plus recours à des drones kamikazes inspirés de ceux utilisés lors de la guerre d&rsquo;Ukraine. Ces drones se sont révélés plus efficaces pour pénétrer les défenses israéliennes au Sud-Liban et dans le Nord d&rsquo;Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi 17 juin, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ces drones avait touché cinq soldats israéliens au Sud-Liban dont un grièvement blessé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah a également continué de lancer des roquettes de manière intermittente sur Israël. Ces attaques ont tué quatre civils israéliens et 28 soldats et ont fait des dizaines de blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces opérations ont clairement démontré que le Hezbollah ne reviendrait pas à la politique de retenue qu’il avait adoptée entre les deux guerres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les experts, cela est dû en grande partie à l’influence iranienne croissante au sein de l’organisation, notamment dans son appareil militaire et sécuritaire, une influence qui semble vouée à perdurer. Ils ajoutent que des membres des Gardiens de la révolution se sont profondément infiltrées dans la structure organisationnelle du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Téhéran s’estime victorieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre américano-israélienne contre l’Iran a représenté la plus grave crise qu’ait connue la République islamique depuis des décennies mais le régime de Téhéran estime en être sorti victorieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des experts et des proches du parti affirment que l’Iran souhaite clairement que le Hezbollah reste armé. Cela rend le parti moins enclin à faire des concessions sur le plan intérieur libanais où les critiques à l’égard de son rôle ont refait surface avec force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais, fortement soutenu par la communauté internationale, souhaite désarmer le Hezbollah et mène également des négociations à Washington avec Israël sous supervision américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah s’oppose à ces négociations auxquelles il ne participe pas et considère tout accord conclu entre les deux gouvernements comme une<em> «trahison»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y81gqzPKZy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/">Le Hezbollah en pleine restructuration financière !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Hezbollah en pleine restructuration financière ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/embed/#?secret=NFcWsm5p6o#?secret=Y81gqzPKZy" data-secret="Y81gqzPKZy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement libanais contourné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais s’était engagé à empêcher le Hezbollah d’opérer dans les zones pilotes* du sud et à poursuivre ses efforts de désarmement du groupe. Mais l’accord américano-iranien stipule un cessez-le-feu total, ce qui a compromis les efforts initiaux de Beyrouth.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance du Hezbollah a également été renforcée par l’initiative directe de Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt ce mois-ci, le président américain a déclaré avoir discuté avec le Hezbollah via des intermédiaires, une première pour un président américain étant donné que le mouvement est classé terroriste par Washington.&nbsp; <em>«Ils considèrent cela comme une victoire majeure»</em>, a confié une source proche du Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de cela, les relations entre le Hezbollah et le gouvernement libanais restent tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables du Hezbollah ont toutefois affirmé publiquement ces derniers jours qu&rsquo;ils ne cherchaient pas à renverser le gouvernement. <em>«Parler de désarmement est désormais quasiment impossible»</em>, a déclaré Blanford.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines actions du Hezbollah dépendront probablement du comportement d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’annonce de l’accord, Israël a poursuivi ses frappes aériennes tandis que le Hezbollah a riposté en tirant sur les forces israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question la plus importante demeure la présence des forces israéliennes au Sud-Liban, où elles contrôlent actuellement des centaines de kilomètres carrés après avoir détruit des dizaines de villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que le maintien de l’occupation du Sud par Israël constituait une violation de l’accord, tandis que le Hezbollah a affirmé qu’il poursuivrait le combat tant que l’occupation se poursuivrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu a annoncé que l’armée israélienne resterait à l’intérieur de la <em>«zone de sécurité»</em> au Sud-Liban <em>«aussi longtemps que nécessaire pour protéger les habitants du Nord d’Israël»</em>. Il a ajouté : <em>«L’Iran voulait que nous nous retirions de là et cela ne s’est pas produit. J’ai été très ferme sur cette question et je pense que nos amis américains respectent cette fermeté et cette détermination»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, le projet d’accord publié mercredi par les États-Unis stipule que Washington et Téhéran garantiraient <em>«l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La base populaire du Hezbollah a été la plus durement touchée par les opérations israéliennes au Sud-Liban. Près de 4 000 personnes ont été tuées, près d’un million déplacées et des dizaines de villages détruits, affectant de manière disproportionnée la communauté chiite du Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont ceux qui ont été contraints de fuir vers d’autres régions du Liban où diverses communautés locales accusent le Hezbollah d’avoir déclenché une guerre non désirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans bien des cas, cette colère s’est étendue à l’ensemble de la communauté chiite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la loyauté au sein de la base populaire du Hezbollah n’est pas entamée. Le parti a longtemps exploité les peurs sectaires pour cultiver son image de protecteur de la communauté chiite. <em>«Ils nous ont rendu notre fierté»</em>, a déclaré Mohsen Abou Zeinab.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Les zones pilotes dans le Sud-Liban sont des zones où les Forces armées libanaises (FAL) déploient un contrôle exclusif pour exclure les acteurs non étatiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Comment l’Iran exploite-t-il l’IA développée par l’Occident ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les hackers (pirates informatiques) iraniens utilisent avec habilité l'arme redoutable des modèles d’intelligence artificielle (IA) américains.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/comment-liran-exploite-t-il-lia-developpee-par-loccident/">Comment l’Iran exploite-t-il l’IA développée par l’Occident ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les hackers (pirates informatiques) iraniens utilisent avec habilité une nouvelle arme redoutable : les modèles d’intelligence artificielle (IA) américains. L’usage de l’IA ne se limite pas au hacking. Les Gardiens de la révolution l’ont intégrée à leurs missiles et drones. L’IA est aussi utilisée dans le travail des services de sécurité mais aussi à des fins de propagande.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18860279"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête du <a href="https://www.ft.com/content/4f18256e-a58f-4411-97e4-ac5e5eb055aa?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> (FT), des programmes comme ChatGPT, Gemini et d’autres outils d’IA occidentaux ont considérablement renforcé les cyber-opérations iraniennes, leur permettant de développer des logiciels malveillants, de concevoir des courriels d’hameçonnage en hébreu et en arabe avec une précision quasi parfaite et de lancer des attaques avec une rapidité et une ampleur sans précédent, selon des experts en cybersécurité et des entreprises technologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous constatons des indices montrant qu’ils utilisent l’IA à chaque étape dans les opérations de piratage. Cela leur a vraiment permis de passer à la vitesse supérieure»</em>, a déclaré un analyste d’une grande entreprise de cybersécurité sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution a permis à l’Iran, qui vit sous une trêve fragile avec Israël et les États-Unis depuis début avril, de maintenir une pression numérique sur ses adversaires plus avancés en recherchant constamment des vulnérabilités et en réduisant ses propres faiblesses internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran utilise également l’IA pour créer de fausses identités convaincantes afin de tromper des cibles aux États-Unis et en Israël.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C85I6HQtDG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/">L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/embed/#?secret=PGExDzl0uE#?secret=C85I6HQtDG" data-secret="C85I6HQtDG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Courriels d’hameçonnage et messages frauduleux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis, qui ont subi des milliers d’attaques de missiles et de drones pendant la guerre, affirment être confrontés quotidiennement à plus d’un demi-million de cyberattaques, facilitées par ChatGPT d’OpenAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les Israéliens reçoivent des vagues successives de courriels d’hameçonnage et de messages frauduleux, certains les incitant à coopérer avec les services de renseignement iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hackers iraniens expérimentent l’IA depuis des années mais les modèles les plus récents et les plus performants les rendent bien plus dangereux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Tout est automatisé»</em>, explique Gil Messing de la société israélienne de cybersécurité Check Point, qui ajoute: <em>«Ils utilisent tous les outils disponibles pour accélérer leurs efforts en matière d’IA»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les attaques iraniennes consistent souvent à inciter les victimes à cliquer sur des liens malveillants. Or, établir une relation de confiance sous une fausse identité peut prendre des semaines de conversation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si vous êtes à Téhéran et que vous essayez de vous faire passer pour un recruteur d’une entreprise de défense, il est très difficile de communiquer avec quelqu’un pendant un mois comme si vous viviez réellement en Californie»</em>, a déclaré un analyste en cybersécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un jeu du chat et de la souris sans fin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Peu avant le déclenchement de la guerre fin février, Google a découvert que le groupe de pirates informatiques APT42, soutenu par l’État iranien, utilisait le modèle Gemini précisément à cette fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises occidentales ont tenté d’empêcher les Iraniens d’utiliser ces modèles mais la détection de nouveaux comptes est devenue un jeu du chat et de la souris sans fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Lorsque nous détectons une activité malveillante, nous prenons des mesures immédiates, notamment la désactivation des comptes et la suppression des accès ou la restriction des fonctionnalités utilisées à mauvais escient»</em>, a déclaré OpenAI dans un communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise a ajouté que ses modèles les plus avancés ne sont pas largement disponibles et qu’elle continue de détecter et de perturber les tentatives des hackers liés à l’Iran d’exploiter ses services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise a expliqué que des entités iraniennes utilisaient ses modèles à des fins telles que la recherche, la traduction, le débogage de code et l’écriture de scripts, soulignant que les modèles protégés ne confèrent pas de <em>«nouvelles capacités cybernétiques surhumaines»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, Google a constaté que les pirates informatiques iraniens utilisaient ses robots intelligents bien plus fréquemment que leurs homologues russes, nord-coréens ou chinois, pourtant plus avancés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe APT42 a notamment utilisé Gemini pour étudier comment brouiller les avions de chasse américains F-35.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’intégration de l’IA dans le domaine militaire iranien ne se limite pas à la cyberguerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse du <em>FT</em> portant sur près de 300 études militaires iraniennes menées au cours des cinq dernières années a révélé des recherches sur l’utilisation de l’IA pour améliorer la guerre électronique, accélérer la prise de décision dans les salles d’opérations et optimiser le guidage des drones et le ciblage sous-marin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicole Grajewski, spécialiste des affaires militaires iraniennes à Sciences Po Paris, a déclaré : <em>«L’Iran souhaite rester au même niveau que les armées les plus avancées»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les progrès technologiques occidentaux ont également permis à l’Iran de rattraper son retard sur ses adversaires. Face à la maîtrise limitée de l’anglais et du russe au sein des services de sécurité iraniens, Google Traduction a permis aux Iraniens d’étudier plus rapidement les recherches militaires occidentales, selon Farzin Nadimi, spécialiste des affaires militaires iraniennes au Washington Institute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, le recours par Washington à l’IA dans sa campagne contre l’Iran lui a permis de mener des frappes à un rythme beaucoup plus rapide, affirment les experts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis s’appuient sur la plateforme de commandement de terrain MavenSmart de Palantir et sur le modèle génératif Cloud d’Anthropic pour analyser les renseignements, suggérer des cibles et fournir un retour d’information en temps réel pendant les combats.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cX0KZ6x9Jv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/iran-babak-zanjani-le-basij-economique/">Iran | Babak Zanjani, le «Basij économique»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Babak Zanjani, le «Basij économique» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/iran-babak-zanjani-le-basij-economique/embed/#?secret=YBn3dot6wr#?secret=cX0KZ6x9Jv" data-secret="cX0KZ6x9Jv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une considérable capacité d’innovation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran, affaibli par les sanctions économiques, reste largement en retard sur les États-Unis dans ce domaine. Cependant, le pays a fait preuve d’une capacité d’innovation considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains experts estiment que l’Iran a remporté un succès notable dans la guerre de propagande numérique, les comptes officiels publiant régulièrement des vidéos générées par IA se moquant du président américain Donald Trump, qui deviennent virales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran affirme également avoir intégré l’IA à ses missiles et drones. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme posséder des missiles de croisière dotés de systèmes de guidage, de navigation et d’évitement basés sur l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nademi estime que le CGRI est théoriquement capable d’utiliser ces technologies mais on ignore s’il les a déjà employées au combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, certains indices laissent penser que l’Iran a pu utiliser des formes rudimentaires d’IA pour planifier ses frappes dans le Golfe. Le ciblage répété des premières frappes suggère l’implication de l’IA, selon Grajewski. Elle a ajouté que l’Iran pourrait également avoir utilisé l’intelligence artificielle à des fins d’analyse prédictive et pour localiser les forces américaines avant de les cibler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, l’Iran développe une plateforme nationale d’IA capable de rester opérationnelle même en cas de déconnexion du pays d’Internet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette plateforme a été développée par l’Université de technologie Sharif de Téhéran, un établissement soumis à de sévères sanctions occidentales en raison de ses liens avec l’armée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Investir dans l’IA est un véritable programme de modernisation de la sécurité nationale»</em>, a déclaré Alex Leslie, consultant chez Recorded Future, spécialiste de l’utilisation de l’IA en Iran. Il a ajouté que cet investissement vise également à aider l’Iran à contourner les sanctions économiques et à atténuer les effets des perturbations liées à la guerre, affirmant : <em>«C’est un impératif stratégique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des frappes israéliennes et américaines menées début avril ont gravement endommagé le centre de données hébergeant l’infrastructure de la plateforme ainsi que les laboratoires de recherche en IA de l’Université Sharif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il est peu probable qu’Israël et les États-Unis parviennent à maîtriser la situation. Gil Messing a déclaré : <em>«Il s’agit d’un pays développé et doté d’outils de pointe. Il est prêt à payer le prix fort pour obtenir ce qu’il y a de mieux»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Iran &#124; Babak Zanjani, le «Basij économique»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 07:33:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Babak Zanjani]]></category>
		<category><![CDATA[cryptomonnaies]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Rostam Ghasemi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’homme d’affaires Babak Zanjani, figure de proue des efforts déployés par l’Iran pour contourner les sanctions internationales. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des couloirs de la mort au monde des cryptomonnaies. Tel est le destin romanesque de l’homme d’affaires et intermédiaire iranien Babak Morteza Zanjani qui s’est imposé comme une figure de proue des efforts déployés par l’Iran pour contourner les sanctions et ce, malgré sa condamnation à mort il y a dix ans. L’intermédiaire jongle avec maestria dans le monde des cryptomonnaies et c’est ce qui lui a permis de retrouver sa liberté à tel enseigne qu’il pourrait écrire le ‘‘Dictionnaire amoureux des cryptomonnaies’’ !&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18745913"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une récente enquête du <em><a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/how-irans-chief-sanctions-buster-went-from-death-row-to-crypto-51424fe7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> </em>(WSJ), le département du Trésor américain a imposé à Zanjani des sanctions en janvier 2026, ajoutant que deux plateformes d’échange de cryptomonnaies qui lui sont liées –Zedcex et Zedxion– ont traité plus de 94 milliards de dollars de transactions depuis 2022, y compris des transactions pour des portefeuilles liés au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Pour sa part, Zanjani nie ces accusations. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le département du Trésor a également qualifié ces plateformes d’<em>«avoirs terroristes»</em> et a déclaré que Zanjani s’était livré à du blanchiment d’argent et avait financé des projets du CGRI.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le «soldat économique» du régime iranien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Zanjani s’est exprimé publiquement sur les réseaux sociaux et lors d’interviews concernant son rôle dans le contournement des sanctions occidentales par l’Iran, se décrivant lui-même comme un <em>«soldat économique»</em> du régime. Il a récemment déclaré sur la plateforme X : <em>«Même une petite structure économique est plus puissante que n’importe quel navire de guerre. Il est clair aujourd’hui que développer une économie peut placer un pays au même niveau qu’une superpuissance»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sollicité par le <em>WSJ</em>, Zanjani a nié avoir utilisé des plateformes de cryptomonnaies pour transférer des fonds aux Gardiens de la révolution, qualifiant l’information de fausse.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un homme parti de rien et devenu très riche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de Zanjani est celle d’un homme parti de rien et devenu riche, ayant amassé une fortune en tant qu’intermédiaire avisé pour un régime iranien sous pression. Puis, il est tombé en disgrâce, avant de réapparaître l’année dernière comme si de rien n’était.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né dans une famille ouvrière du sud de Téhéran, il a gagné ses premiers revenus en vendant des bijoux au Bazar, selon une interview accordée au journal <em>Aseman</em> en 2013. Il a ensuite travaillé comme chauffeur pour le gouverneur de la banque centrale et s’est lancé dans le trading de devises, gagnant jusqu’à 17 000 dollars par jour grâce aux écarts de prix entre le marché officiel et le marché parallèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zanjani a ensuite fondé une société d’import-export, exportant notamment des peaux de mouton vers la Turquie. Il a déclaré avoir utilisé ses relations internationales pour conclure des contrats pétroliers d’une valeur allant jusqu’à 90 millions de dollars pour <em>Khatam Al-Anbiya</em>, la holding des Gardiens de la révolution. Ses compétences ont attiré l’attention du patron de la holding Rostam Ghasemi qui devint plus tard ministre du Pétrole sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zanjani est rapidement devenu le chef du plus important réseau de blanchiment d’argent connu de l’histoire moderne de l’Iran, injectant des milliards de dollars dont le pays avait désespérément besoin dans son système bancaire en difficulté. Avant ses 40 ans, il contrôlait un réseau d’une soixantaine de sociétés, dont des banques, des compagnies aériennes et des entreprises de cosmétiques, dont beaucoup servaient de façade pour dissimuler les flux financiers et pétroliers.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Babak-Zanjan-Proces-2016i-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18745946" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Babak-Zanjan-Proces-2016i-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Babak-Zanjan-Proces-2016i-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Babak-Zanjan-Proces-2016i-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Babak-Zanjan-Proces-2016i-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Babak-Zanjan-Proces-2016i-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Babak-Zanjan-Proces-2016i-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Babak-Zanjan-Proces-2016i.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Babak Zanjani pendant son procès pour corruption à Téhéran en mars 2016.  </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Son travail, contourner les sanctions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2013, il a déclaré : <em>«C’est mon travail: contourner les sanctions! J’ai travaillé pour le pays»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’il n’ait jamais servi dans l’armée, il a tissé des liens étroits avec les Gardiens de la révolution, se présentant comme un <em>«Basij économique»</em>, en référence à la milice de volontaires organiquement rattachée aux Gardiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au plus fort de ses activités, il vendait du pétrole via l’île malaisienne de Labuan, un paradis fiscal, où des navires iraniens transbordaient le pétrole sur des pétroliers affrétés par des sociétés écrans battant pavillon étranger. Il a également acquis des participations majoritaires dans une banque malaisienne et créé une banque au Tadjikistan, selon le département du Trésor américain. Ces banques ont facilité le transfert de fonds vers la Turquie, où ils étaient convertis en or puis introduits clandestinement en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la corruption est endémique mais où l’étalage de richesse est mal vu, Zanjani a suscité l’indignation en apparaissant dans les médias avec des montres Rolex, au volant de voitures de luxe et utilisant un jet privé, tout en profitant des sanctions qui pesaient sur les Iraniens ordinaires. L’Union européenne lui a imposé des sanctions en 2012, suivie par les États-Unis en 2013.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, il a également suscité une certaine admiration. En 2013, les lecteurs de deux journaux iraniens l’ont classé troisième dans leur sondage <em>«Personnalité de l’année»</em>, après le président Hassan Rouhani et son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tard cette année-là, après l’élection de Rouhani sur un programme anticorruption, Zanjani a été arrêté pour avoir prétendument détourné 2,7 milliards de dollars de fonds publics. Zanjani a affirmé que les sanctions internationales empêchaient le remboursement de cet argent. En 2016, il a été condamné à mort pour <em>«corruption sur terre»</em>, une accusation rarement utilisée dans les affaires financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, la justice a commué sa peine de mort en 20 ans de prison, en raison de sa coopération au recouvrement des avoirs. Cette décision est intervenue alors que l’Iran se préparait à l’éventualité d’un retour au pouvoir de Trump et du rétablissement des sanctions européennes. À peu près au même moment, la propriété de son groupe Surent a été transférée à la Compagnie nationale iranienne du pétrole, selon des documents obtenus par Kharon Securities. Il a été libéré l’année suivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plateformes de cryptomonnaie de Zanjani ont permis à l’Iran de continuer à soutenir des milices à l’étranger, facilitant des transferts de plus de 10 millions de dollars à un homme d’affaires yéménite sous sanctions américaines afin de financer un réseau de contrebande pour les Houthis, selon TRM Labs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les sommes importantes traitées, la société a suivi près d’un milliard de dollars entre 2024 et 2025, en plus de montants plus modestes en 2023, dont environ 56% étaient liés au CGRI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plateforme Zedxion a été enregistrée en 2021 à une adresse du centre de Londres au nom de Zanjani (utilisant son deuxième prénom Morteza) et Zedcex a été enregistrée à la même adresse en 2022. Ces dates suggèrent qu’il aurait pu travailler pour le régime depuis sa prison, bien que les flux financiers aient été limités jusqu’en 2024. Suite à l’imposition de sanctions, les autorités britanniques ont entamé une procédure de dissolution des deux sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il faut des Zanjani pour briser le blocus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’utilisation des cryptomonnaies par l’Iran illustre l’évolution des sanctions, selon Afshon Ostovar, spécialiste des Gardiens de la révolution. Il explique que la complexité de l’empire militaro-économique iranien permet au régime de s’adapter aux pressions extérieures. <em>«Il est donc difficile de renverser le régime car il ne s’agit pas d’une simple personne ou d’un groupe d’officiers mais d’un réseau complexe d’individus, d’institutions, de comptes, de partenaires et de portefeuilles numériques»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, Zanjani a refait surface, affichant ses transactions sur les réseaux sociaux, une pratique rare pour les personnalités fidèles au régime. Il a également critiqué les <em>«systèmes parallèles»</em> en Iran, les accusant de ne pas comprendre la situation des manifestants et a dénoncé les restrictions d’accès à Internet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses activités ne se limitent pas aux cryptomonnaies. Quelques mois après sa libération, il a annoncé un contrat de 800 millions de dollars avec la compagnie ferroviaire nationale, le qualifiant de <em>«plus important investissement du secteur privé de l’histoire des chemins de fer iraniens»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa nouvelle entreprise, DotOne, opère dans les secteurs des cryptomonnaies, de la logistique, des transports, de l’aviation et des télécommunications, et possède des filiales à Dubaï, notamment une société d’investissement et un service de taxis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ses désaccords passés avec le régime, les analystes estiment que sa libération confirme son importance pour l’Iran, en particulier compte tenu des pressions économiques exercées par les États-Unis et Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il faut des gens comme Zanjani pour briser le blocus»</em>, a déclaré le politologue italien Emanuele Ottolenghi. Il a ajouté: <em>«Avoir quelqu’un qui possède ces compétences et cette capacité d’adaptation aux nouvelles technologies est judicieux. C’est pourquoi ils l’ont fait sortir de prison»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wuYbsl8Cgx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/liran-utilise-dubai-pour-transferer-largent-au-hezbollah/">L’Iran utilise Dubaï pour transférer l’argent au Hezbollah</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran utilise Dubaï pour transférer l’argent au Hezbollah » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/liran-utilise-dubai-pour-transferer-largent-au-hezbollah/embed/#?secret=ki3086QIgO#?secret=wuYbsl8Cgx" data-secret="wuYbsl8Cgx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Iran &#124; Divisions à propos des négociations avec les Américains</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/iran-divisions-a-propos-des-negociations-avec-les-americains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 07:08:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araghchi]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmad Vahidi]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[J.D. Vance]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Bagher Ghalibaf]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Wittkopf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des tensions au sein du pouvoir iranien concernant les négociations avec les États-Unis ont éclaté au grand jour. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/iran-divisions-a-propos-des-negociations-avec-les-americains/">Iran | Divisions à propos des négociations avec les Américains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les tensions au sein du pouvoir iranien concernant les négociations avec les États-Unis qui ont éclaté au grand jour soulignent la difficulté pour le président Donald Trump d’obtenir la percée diplomatique qu’il recherche pour mettre fin à la guerre et s’extraire du bourbier iranien.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18695763"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/irans-leadership-divisions-frustrate-efforts-to-make-progress-in-talks-f87fac3a" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> indique que ces désaccords étaient déjà manifestes lors du premier cycle de pourparlers début avril. Selon des sources proches du dossier, les médiateurs ont indiqué que l’Iran était resté vague lorsque les États-Unis ont insisté pour obtenir des précisions sur les points que Téhéran s’était dit prêt à aborder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est désormais clair que de profondes divisions existent au sein du pouvoir iranien quant à l’ampleur des concessions qui pourraient être faites pour parvenir à un accord avec les Américains. Ces divisions inquiètent les médiateurs qui tentent d’organiser un deuxième cycle de pourparlers après l’annulation d’une réunion prévue la semaine dernière en raison de l’escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La porte-parole de la Maison-Blanche Carolyn Leavitt avait déclaré que les envoyés américains Steve Wittkopf et Jared Kushner se rendraient à Islamabad pour des entretiens avec des responsables iraniens ajoutant que le vice-président J.D. Vance était prêt à les rejoindre en cas de progrès. Finalement, Donald Trump a annulé le voyage prévu de ses deux émissaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une cohésion qui s’érode</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s’est rendu à Islamabad mais les médias d’État iraniens ont rapporté qu’aucune rencontre n’était prévue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agence de presse Tasnim, affiliée aux Gardiens de la révolution, a accusé les États-Unis de diffuser des informations inexactes, affirmant : <em>«Il n’y a actuellement aucune négociation avec les Américains et la visite d’Araghchi n’a rien à voir avec des négociations».&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la guerre, les dirigeants iraniens ont fait preuve de cohésion dans leur discours politique et ont maintenu un contrôle strict sur leurs forces armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette cohésion a commencé à s’éroder à mesure qu’ils s’orientaient vers la recherche d’un allègement des sanctions par le biais d’un accord avec Washington, ce qui impliquerait des concessions difficiles. Une lutte de pouvoir interne oppose actuellement les conservateurs -dont l’influence s’est accrue- aux responsables soucieux de relancer une économie exsangue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conservateurs exercent une pression croissante sur les négociateurs afin qu’ils s’abstiennent de toute concession. Ils utilisent les médias locaux et les réseaux sociaux pour attaquer des négociateurs clés notamment le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi pour avoir accepté d’aborder le volet nucléaire lors du premier round de négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le député conservateur Mahmoud Nabavian, membre de la délégation iranienne au Pakistan, a critiqué la gestion des négociations par Ghalibaf, déclarant : <em>«Nous avons commis une erreur stratégique en mettant la question nucléaire à l’ordre du jour car cela a enhardi l’ennemi».&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources bien informées, le commandant des Gardiens de la révolution Ahmad Vahidi s’est également opposé à toute concession significative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que ces désaccords au sein du régime iranien compliquent le processus de négociation et ralentissent les progrès.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La recherche d’un consensus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier cycle de négociations s’était poursuivi tard dans la nuit au Pakistan. Jared Kushner s’était entretenu avec Donald Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio avant que les États-Unis ne réitèrent leur exigence d’un moratoire de vingt ans sur l’enrichissement d’uranium par l’Iran, ce qui a finalement conduit à l’échec des négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le processus décisionnel au plus haut niveau est entravé par l’hésitation et la lenteur et les débats internes sur les intérêts de l’Iran retardent la recherche d’un consensus», </em>a déclaré Mohammad Amirsi, spécialiste du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cela, les dirigeants iraniens se sont empressés de nier l’existence de divisions<em>. «Il n’y a ni extrémistes ni modérés en Iran, nous sommes tous Iraniens et révolutionnaires»</em>, a affirmé Ghalibaf, tandis qu’Araghchi et le président Massoud Pezeshkian ont publié des déclarations quasi identiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains experts estiment que cette divergence apparente pourrait être une tactique visant à accroître la pression sur les États-Unis lors des négociations afin de les inciter à assouplir les sanctions ou à faire des concessions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Différents cercles de pouvoir cherchent à obtenir les meilleures conditions avant tout accord formel et feignent l’hésitation pour renforcer leur position de négociation»</em>, a déclaré le chercheur Saeed Golkar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la poursuite de ce débat public comporte des risques internes car elle pourrait donner une image de faiblesse du régime aux yeux de l’opinion publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Absence d’un leadership décisif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces divisions sont exacerbées par l’absence d’un leadership fort et décisif. Depuis son accession au pouvoir après l’assassinat de son père au début de la guerre, le nouveau Guide suprême Mojtaba Khameneï n’est pas apparu en public et serait isolé, possiblement malade et incapable de communiquer librement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence d’une figure décisive à ce stade complique considérablement la prise de décision en Iran, contrairement à la situation à la fin de la guerre Iran-Irak en 1988, lorsque l’ayatollah Khomeini avait pris la difficile décision de mettre fin au conflit. Comme l’a dit un expert : <em>«Contrairement à 1988, personne n’est aujourd’hui prêt à boire dans le calice empoisonné».</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1IdCDAHqpD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/embed/#?secret=Sj7jn5GKKX#?secret=1IdCDAHqpD" data-secret="1IdCDAHqpD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/27/iran-divisions-a-propos-des-negociations-avec-les-americains/">Iran | Divisions à propos des négociations avec les Américains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Etats-Unis &#8211; Iran &#124; Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[avoir gelés]]></category>
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		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[J.D. Vance]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Bagher Ghalibaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le détroit d’Ormuz cristallise aujourd’hui le bras de fer entre les États-Unis de Donald Trump et l’Iran des Gardiens de la révolution.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le détroit d’Ormuz devrait être rebaptisé le détroit du chantage. Il cristallise aujourd’hui le bras de fer entre les États-Unis de Donald Trump et la République islamique d’Iran des Gardiens de la révolution.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18634461"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran a voulu utiliser le détroit comme une carte dans les négociations avec Washington tenues au Pakistan mais les Américains qui exigent le rétablissement immédiat de la libre navigation ne l’entendent pas de cette oreille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’inflexibilité de l’Iran, Trump a annoncé un blocus maritime du détroit dont l’objectif est de paralyser les exportations du pétrole iranien, blocus entré en vigueur dans l’après-midi du lundi 13 avril 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À part le détroit, la question de l’uranium et celle du déblocage des avoir gelés à l’étranger demeurent des points de divergence entre les deux belligérants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran se sont terminés dimanche 12 avril 2026 à l’aube au Pakistan sans qu’un accord de cessez-le-feu permanent ne soit trouvé. Les Américains ont affirmé avoir présenté leur meilleure offre finale, rejetée par l’Iran, a rapporté le <a href="https://www.nytimes.com/2026/04/11/world/middleeast/iran-strait-of-hormuz-uranium-stockpile-sticking-points.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>. <em>«Nous avons clairement indiqué nos lignes rouges, les points sur lesquels nous sommes prêts à faire des concessions et ceux sur lesquels nous ne sommes pas prêts à transiger»</em>, a déclaré le vice-président J.D. Vance après 21 heures de réunions avec de hauts responsables iraniens à l’hôtel Serena d’Islamabad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Positions très éloignées sur des points cruciaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Vance n’a pas précisé la nature de ces lignes rouges. Dans les jours ayant précédés les pourparlers, les deux parties ont publié des déclarations publiques indiquant qu’elles restaient très éloignées sur plusieurs points cruciaux. Elles n’ont même pas réussi à s’entendre sur la question de savoir si la trêve de deux semaines, conclue mardi 7 avril, incluait les combats au Liban, un désaccord qui a failli paralyser la réunion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche matin, trois points de désaccord majeurs persistaient, selon des responsables iraniens proches des négociations : la réouverture du détroit d’Ormuz, le sort de quelque 408 kg d’uranium hautement enrichi et la demande de l’Iran de débloquer environ 27 milliards de dollars de ses avoirs gelés à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis exigeaient la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz à toute navigation. Cependant, l’Iran a refusé de renoncer à cette voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, affirmant qu’il ne le ferait qu’après la conclusion d’un accord de paix définitif, selon deux responsables iraniens s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité des négociations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Téhéran cherche à financer la reconstruction</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran réclamait également des réparations pour les dommages causés par six semaines de frappes aériennes et exigeait le déblocage des recettes pétrolières gelées en Irak, au Luxembourg, à Bahreïn, au Japon, au Qatar, en Turquie et en Allemagne, afin de financer la reconstruction, ont indiqué les responsables. Les Américains ont rejeté ces demandes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre point de blocage résidait dans l’exigence du président Trump que l’Iran cède ou vende la totalité de son stock d’uranium enrichi. L’Iran a formulé une contre-proposition mais les deux parties n’ont pas réussi à trouver un compromis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Lorsque deux équipes sérieuses se réunissent dans le but de parvenir à un accord, celui-ci doit être mutuellement avantageux»</em>, a déclaré Mehdi Rahmati, analyste à Téhéran, lors d’un entretien téléphonique avec le <em>NYT</em>. Il a ajouté : <em>«Il est illusoire de penser que nous puissions sortir de cette situation sans faire de concessions importantes, cela vaut également pour les Américains»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le premier contact direct depuis 1979  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les réunions se soient terminées sans accord, leur simple tenue constituait en soi un signe de progrès. Six semaines auparavant, les États-Unis et Israël avaient assassiné le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, lors d’une frappe aérienne, et les autorités iraniennes avaient juré vengeance. À ce moment-là, la perspective d’une rencontre de haut niveau entre responsables iraniens et américains semblait hautement improbable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, commandant militaire influent, dirigeait la délégation iranienne et rencontra Vance en personne. Les deux hommes se serrèrent la main et, selon les autorités iraniennes, les discussions furent décrites comme amicales et apaisées. Malgré l’absence de percée diplomatique, un tabou, forgé par des décennies d’hostilité, de rhétorique acerbe et de slogans comme <em>«Mort à l’Amérique»</em> en Iran, fut brisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre entre Vance et Ghalibaf constitua le contact direct le plus important entre des représentants iraniens et américains depuis la rupture des relations diplomatiques en 1979, suite à la révolution islamique et à la prise d’otages de diplomates américains à l’ambassade américaine de Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vali Nasr, professeur et spécialiste des affaires iraniennes à l’université Johns Hopkins, qui demeure optimiste, a déclaré : <em>«Il s’agit des pourparlers directs les plus sérieux et les plus soutenus entre les États-Unis et l’Iran et ils témoignent de la volonté des deux parties de mettre fin à ce conflit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le moment, les négociations sont au point mort même si le très fragile cessez-le-feu de 15 jours se poursuit et que les efforts des médiateurs pour qu’un nouveau round de négociations ait lieu sont en cours.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QpJU1ywKx7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=4pjWVFJpBE#?secret=QpJU1ywKx7" data-secret="QpJU1ywKx7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Iran &#124; Un des deux pilotes de F-15 secouru (sources américaines)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 07:59:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’un des deux pilotes du chasseur biplace américain F-15E abattu en Iran a été secouru par les forces américaines, a annoncé Trump. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/iran-un-des-deux-pilotes-de-f-15-secouru-sources-americaines/">Iran | Un des deux pilotes de F-15 secouru (sources américaines)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’un des deux pilotes du chasseur biplace américain F-15E abattu en Iran a été secouru par les forces américaines. Deux responsables américains l’ont confirmé à CBS News. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent pour retrouver le second membre d’équipage, ont indiqué à Axios des sources proches du dossier.</em></strong></p>



<span id="more-18587134"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Au cours des dernières heures, l’armée américaine a mené à bien l&rsquo;une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des États-Unis, pour venir en aide à l’un de nos incroyables officiers d’équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté»</em>, a écrit le président américain sur&nbsp;<a href="https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/116350133044957842" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son réseau Truth Social</a>, précisant que le militaire avait été blessé et que l’opération de sauvetage avait mobilisé <em>«des dizaines d’appareils»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé, samedi 4 avril 2026, avoir abattu un F-35 américain au-dessus du centre de l’Iran, publiant sur Twitter des images du siège du pilote <em>«intact»</em> comme preuve qu’il était vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, selon une analyse d’expert citée par CNN, la photo du siège <em>«correspond»</em> à celle du F-15E.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne de télévision iranienne Irib a diffusé un message s’adressant aux habitants de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad : <em>«Capturez le ou les pilotes ennemis et remettez-les vivants aux autorités contre une forte récompense.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont confirmé la destruction d’un avion de chasse américain au-dessus de l’Iran, rapporte le <em>New York Times</em>, citant des responsables américains. Il s’agit du premier incident de ce type contre les États-Unis depuis le début de la guerre contre l’Iran le 28 février.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/iran-un-des-deux-pilotes-de-f-15-secouru-sources-americaines/">Iran | Un des deux pilotes de F-15 secouru (sources américaines)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à la guerre que lui livrent les États-Unis et Israël, l’Iran n'a jamais autant profité de sa manne pétrolière. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/">Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La guerre livrée depuis le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël à la République islamique d’Iran profite à cette dernière et précisément au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) car la manne pétrolière n’a jamais été aussi rentable avec la hausse des prix du pétrole et surtout que le pétrole iranien, contrairement à celui de ses voisins, continue de franchir le détroit d’Ormuz. Cette bonne santé financière donne du souffle au régime iranien pour pouvoir poursuivre la guerre actuelle qui s’est transformée en véritable guerre d’usure contre les Américains et les Israéliens.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18578246"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête intitulée <em>«Comment l’Iran profite de la guerre de Donald Trump pour s’enrichir considérablement?»</em>, <em><a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2026/03/29/how-iran-is-making-a-mint-from-donald-trumps-war" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> commence par rappeler que pendant un demi-siècle, les monarchies pétrolières du Moyen-Orient se sont présentées comme des fournisseurs fiables de pétrole à bas prix. Cependant, la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran, qui dure depuis cinq semaines, a brisé cette image. Le détroit d’Ormuz étant en grande partie fermé, près de 15% du pétrole mondial ne peut plus atteindre ses destinataires. Tous les États de la région ont réduit leur production et leurs recettes d’exportation se sont effondrées. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran remporte la guerre énergétique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tous, sauf un. Tandis que ses pétroliers continuent de naviguer dans le détroit, l’Iran engrange désormais près du double de ses ventes quotidiennes de pétrole d’avant les bombardements américains et israéliens du 28 février. S’il subit des pertes sur le champ de bataille, il remporte la guerre énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déterminer le nombre de barils exportés par le plus grand pays qui contourne les sanctions au monde est complexe. Ses pétroliers sont plus discrets que jamais, les sociétés commerciales d’imagerie satellitaire ont cessé de mettre à jour leurs images de la région et le brouillage électronique plonge le Golfe dans un brouillard informationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une source proche du dossier pétrolier iranien, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de <em>The Economist</em>, a confirmé que le pays exporte actuellement entre 2,4 et 2,8 millions de barils par jour de pétrole et de produits pétroliers, dont 1,5 à 1,8 million de barils de pétrole brut. Ce volume est équivalent, voire supérieur, à la moyenne des exportations de l’année dernière. Les prix de vente sont par ailleurs nettement plus élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, le système pétrolier iranien s’est adapté pour mieux résister aux frappes et aux sanctions. La majeure partie des recettes est désormais versée au CGRI, la force d’élite du régime. La Chine joue également un rôle actif pour garantir ces flux financiers.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Convertir le pétrole en argent liquide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le commerce pétrolier iranien repose sur trois piliers : les intermédiaires, le transport maritime et le système bancaire parallèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commençons par la puissance de vente. Comme dans la plupart des pays producteurs de pétrole, les exportations de pétrole iranien sont officiellement gérées par la Compagnie nationale iranienne du pétrole (Nioc). Mais la réalité est tout autre. Dans un pays en proie à une pénurie de devises, le pétrole constitue une source de liquidités. Diverses institutions gouvernementales, du ministère des Affaires étrangères à la police, se voient attribuer des quotas pétroliers qu’elles peuvent vendre. Certaines institutions religieuses détiennent également des quotas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs sources iraniennes, toutes ces institutions sont contrôlées par une vingtaine de personnalités influentes qui utilisent leurs réseaux pour convertir le pétrole en argent liquide. Certaines figures importantes, comme Ali Shamkhani, ancien chef du Conseil suprême de sécurité nationale, sont décédées. D’autres sont encore en vie. Le fils d’Ali Shamkhani, Hossein Shamkhani, dirige un empire commercial et maritime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entourage de Mojtaba Khamenei, fils et successeur désigné du défunt Guide suprême, tué dès le premier jour de la guerre, est également impliqué dans le commerce du pétrole. Certains négociants sont liés à Gholam Hossein Mohseni Ejei, un haut magistrat du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombre de ces individus sont liés au CGRI. Emma Lee, de la société de suivi des navires Vortexa, estime que cette force, qui exploite ses propres champs pétroliers, est à l’origine de la majeure partie de la récente croissance des exportations de pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fils et le gendre de Mohsen Rezaï, ancien commandant et père fondateur des Gardiens de la révolution devenu conseiller militaire de Mojtaba Khamenei en mars, seraient impliqués dans le transport de grandes quantités de pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Force Qods, branche des Gardiens chargée des opérations extérieures, contrôle également 25% de la production iranienne de pétrole brut. Cette structure décentralisée la rend difficile à démanteler par des frappes aériennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emprise des Gardiens sur le détroit d’Ormuz</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la guerre, les Gardiens de la révolution ont également renforcé leur emprise sur le transport maritime, second pilier du commerce pétrolier. Ils contrôlent le détroit d’Ormuz ainsi que les transports et les communications dans une grande partie du Golfe. Des sociétés d’apparence privée mais appartenant en réalité aux Gardiens de la révolution ou liées à leur société holding Khatam al-Anbiya* coordonnent la plupart des opérations maritimes avec la Nioc. Parmi ces sociétés figurent Sahand Industrial, Sahara Thunder Trading, Pasargad Financial, Admiral Shipping (propriété de la famille Shamkhani) et Gulf Petrochemical Industries Company. Toutes sont soumises à des sanctions américaines en tant que sociétés écrans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des experts iraniens en logistique s’efforcent de protéger les pétroliers des dangers. Leur cargaison peut valoir entre 150 et 200 millions de dollars, soit cinq à dix fois la valeur des navires eux-mêmes. Sur l’île de Kharg, d’où est habituellement exporté 90% du pétrole iranien, les navires amarrés au quai extérieur fonctionnent selon des procédures d’urgence leur permettant de larguer leurs amarres et de partir immédiatement sans assistance. L’utilisation du quai d’Azarabad, plus important, a également été réduite pour des raisons de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, des pétroliers continuent d’assurer la navette entre l’île de Kharg et les îles voisines, ainsi que les navires de stockage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont bombardé des installations militaires sur l’île de Kharg et menacé de s’en emparer et les Gardiens de la révolution semblent se préparer à cette éventualité. Des ports plus petits comme Jask, Lavan et Siri fonctionnent à pleine capacité et accumulent des quantités record de marchandises. On estime que ces ports réunis pourraient traiter 25% des exportations actuelles de l’île de Kharg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les détails concernant les navires –cargaison, noms des membres d’équipage et destinations– sont transmis aux Gardiens de la révolution par l’intermédiaire d’agents au moment du départ. Après autorisation, un code de transit est attribué. À l’approche du détroit d’Ormuz, les navires sont tenus de diffuser ce code par radio et, s’ils sont autorisés, sont escortés par des navires des Gardiens de la révolution. Ils empruntent souvent un étroit chenal le long de la côte iranienne, permettant aux Gardiens de les surveiller de plus près. Certains pétroliers sont contraints de payer des millions de dollars de frais et leurs dispositifs de suivi sont temporairement activés pour éviter les collisions avant d’être désactivés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la récente décision de Washington d’alléger les sanctions, les pétroliers iraniens continuent d’employer des tactiques trompeuses : usurpation d’identité, falsification de documents et manipulation de leur position. Les cargaisons sont souvent transbordées en mer, au large des côtes malaisiennes ou singapouriennes, sur d’autres navires afin de dissimuler leur origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine, destinataire final, est à la manœuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La destination finale est souvent la Chine, qui absorbe plus de 90% du pétrole iranien. Une centaine de petites raffineries indépendantes de la province du Shandong achètent ce pétrole. Officiellement, ces raffineries sont distinctes des grandes entreprises d’État mais la réalité est plus complexe, certaines étant liées à des sociétés d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la guerre, ces raffineries bénéficiaient de remises importantes sur le pétrole iranien. Désormais, avec la diminution des approvisionnements du Golfe, ces remises ont diminué et le pétrole iranien, une fois les frais de transport ajoutés, est plus cher que le Brent. Les prix mondiaux ont également augmenté, ce qui a considérablement accru les revenus iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces prix compriment les marges bénéficiaires des raffineries chinoises, notamment en raison du plafonnement des prix des carburants imposé par le gouvernement. Néanmoins, certaines raffineries d’État envisagent d’acheter du pétrole iranien dans le cadre de la dérogation américaine, ce qui pourrait officialiser davantage le rôle de la Chine dans le commerce pétrolier iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième pilier est le système de paiement. Les acheteurs, chinois et étrangers, paient via des comptes <em>«fiduciaires»</em> temporaires ouverts à cet effet auprès de petites banques en Chine ou à Hong Kong, sous le nom de sociétés écrans. Les fonds sont ensuite transférés à leurs destinations finales par le biais d’un réseau complexe de comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie de l’argent reste en Chine pour l’achat de biens, tandis que le reste est transféré à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> a révélé les noms d’entreprises chinoises récemment utilisées pour transférer des fonds provenant du pétrole iranien et il a été constaté qu’elles traitaient avec des entreprises en Inde, au Kazakhstan et en Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce réseau est géré par des départements spécialisés au sein d’entreprises liées au ministère de la Défense ou aux Gardiens de la révolution, fonctionnant comme des banques informelles. La densité de ces réseaux, qui comprennent des milliers de comptes, les rend extrêmement résistants aux pressions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières semaines, les Émirats arabes unis ont fourni aux États-Unis des informations détaillées sur les réseaux financiers liés à l’Iran, contraignant Téhéran à redistribuer ses fonds via de nouveaux canaux. Les transactions s’effectuent désormais par le biais de multiples sociétés écrans et avec une extrême prudence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré des retraits effectués sur certains comptes contenant entre 6 et 7 milliards de dollars, de nombreux paradis fiscaux subsistent, notamment des comptes en Asie de l’Est et en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette complexité complique le suivi des fonds, même pour la banque centrale iranienne, mais permet simultanément à certains acteurs du secteur pétrolier d’engranger des profits supplémentaires. Le système pétrolier continue néanmoins de fonctionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moins d’une attaque d’envergure contre les infrastructures énergétiques iraniennes –qui pourrait inciter l’Iran à riposter en frappant des installations dans les pays du Golfe–, il sera difficile de paralyser ce système.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Khatam al-Anbiya est une société holding géante détenue par les Gardiens de la révolution avec qui contrôle plus de 812 sociétés enregistrées à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Iran. À ne pas confondre avec une autre structure, le commandement militaire Khatam al-Anbiya, commandement unifié des forces armées iraniennes.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="67gyxiMm8x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/guerre-diran-un-moment-de-bascule/">Guerre d’Iran | Un moment de bascule ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Un moment de bascule ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/guerre-diran-un-moment-de-bascule/embed/#?secret=GdrdFgFmkJ#?secret=67gyxiMm8x" data-secret="67gyxiMm8x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Iran révèle les limites de la puissance américaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A ce stade de la guerre au Moyen-Orient, c’est que l'Iran qui a révélé au monde les limites de la superpuissance américaine. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La «pause» de cinq jours voulue par Donald Trump dans les frappes militaires prévues contre l’Iran, ciblant spécifiquement les infrastructures énergétiques et électriques, offre un répit au système militaire iranien décentralisé et donne à Trump l’occasion de réfléchir à la manière de s’extraire du piège iranien dans lequel il est tombé. Si un enseignement doit être tiré de cette guerre, à ce stade, c’est que la République islamique a révélé au monde les limites de la superpuissance américaine.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18517979"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Sam Kiley, rédacteur en chef chargé de la politique internationale du journal britannique <a href="https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/trump-iran-us-war-pause-ceasefire-strait-of-hormuz-b2944293.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Independent</a>, a estimé qu’en reportant sa menace de <em>«détruire»</em> le système énergétique iranien si Téhéran n’ouvrait pas le détroit d’Ormuz, le président américain a révélé les limites de la puissance américaine, limites que ses ennemis comprennent – et sans doute aussi beaucoup de ses généraux – mais que lui ne comprenait pas jusque-là. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump affirme que cette <em>«pause»</em> de cinq jours dans son projet de destruction du réseau électrique iranien est le fruit de <em>«discussions très fructueuses»</em> avec Téhéran, discussions niées par l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réaction calibrée de Téhéran</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain a toutefois dû prendre en compte la réaction calibrée de Téhéran à sa menace. <em>«Faites cela et nous ferons sauter toutes les usines de dessalement qui permettent à vos alliés du Golfe de survivre dans le désert, nous bloquerons le détroit d’Ormuz jusqu’à ce que vous répariez toutes nos infrastructures bombardées et nous nous en prendrons à Israël avec encore plus de vigueur»</em>, a rétorqué l’Iran dans un premier temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, Téhéran a semblé revoir ses menaces à la baisse, dans une tentative inhabituelle de se donner une image morale, après que l’Onu a estimé que la destruction des systèmes d’approvisionnement en eau pouvait constituer un crime de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a déclaré qu’il concentrerait ses efforts sur la destruction des centrales électriques du Golfe, lesquelles fournissent l’énergie nécessaire au dessalement de l’eau de mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le président américain, menteur, a prétendu que les Gardiens de la révolution projetaient d’attaquer les usines de dessalement et de causer des souffrances aux populations des pays de la région»</em>, a déclaré le gouvernement iranien par le biais des médias d’État. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Nous sommes déterminés à répondre à toute menace avec la même force de dissuasion qu’elle engendre… Si vous coupez l’électricité, nous la couperons»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <em>«pause»</em> permet aux pays du Golfe de tenter de reconstituer leurs défenses aériennes qui s’amenuisent rapidement. Elle offre un répit au système militaire iranien, désormais très décentralisé, face à une éventuelle offensive. Et elle donne à Trump l’occasion de réfléchir, s’il en est capable, à la manière de s’extraire du bourbier que Téhéran lui a préparé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les attaques israélo-américaines contre l’Iran ont provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz naturel et menacent de déclencher une récession mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche des élections de mi-mandat en novembre, Trump peut difficilement se permettre une telle hausse des prix dans les stations-service américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cycle de menaces énergétiques a été initié par Israël qui, imitant les tactiques russes en Ukraine, a bombardé le champ gazier iranien de South Pars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Qatar tire sa richesse des mêmes gisements souterrains et, tandis que les prix du gaz naturel liquéfié continuaient de grimper, Trump exigeait qu’Israël cesse ses attaques contre l’Iran. Ces attaques constituent probablement des crimes de guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une superpuissance peut être vaincue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis et Israël pensaient pouvoir bombarder l’Iran pour provoquer un changement de régime. Ils ont oublié les leçons de l’histoire récente : la menace d’une superpuissance est bien plus efficace que l’exercice de cette puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les limites des opérations militaires menées par les États-Unis pour atteindre des objectifs politiques ont été cruellement démontrées lors de l’invasion de l’Irak en 2003.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’incompétence des dirigeants des forces d’occupation sous commandement américain a créé les conditions d’une insurrection sanglante qui a conduit à la création de ce qu’on appelle l’État islamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a également permis au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien et à ses alliés en Irak, à Damas (le régime d’Assad) et au Liban (le Hezbollah) de prospérer pendant deux décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Gardiens de la révolution iraniens ont combattu en Irak et ont vu les forces menées par les États-Unis en Afghanistan s’enliser et subir de lourdes pertes et ont appris qu’une superpuissance mondiale peut être vaincue à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les leçons tirées, il y avait la <em>«menace»</em> proférée par le président Barack Obama d’utiliser la force contre Bachar El-Assad, alors dirigeant de Damas si ses forces employaient des armes chimiques. Assad a utilisé ces armes, interdites internationalement, et les États-Unis sont restés passifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a peut-être été jugé opportun de laisser Assad au pouvoir et d’abandonner les forces démocratiques et révolutionnaires qui tentaient de le renverser, par crainte de favoriser l’expansion d’Al-Qaïda et de Daech.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pas agir était peut-être la bonne décision, mais Assad et ses commanditaires à Téhéran l’ignoraient. Ils ont pris un risque et ils ont gagné. Les États-Unis n’ont pas eu le courage ni la force d’intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à la menace proférée par Trump le week-end dernier de <em>«détruire»</em> les champs pétroliers iraniens, Téhéran a déclaré : <em>«Toute tentative d’attaque des côtes ou des îles iraniennes entraînera le minage de toutes les voies d’accès dans le Golfe avec divers types de mines marines, y compris des mines flottantes pouvant être larguées depuis la côte. Dans ce cas, l’ensemble du Golfe se trouvera pratiquement dans une situation similaire à celle du détroit d’Ormuz pendant longtemps»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La tactique insurrectionnelle iranienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’une tactique insurrectionnelle de laquelle les États-Unis et Israël, pourtant forts d’une longue expérience de la lutte contre les insurrections, n’ont pas tenu compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il pourrait également s’agir d’un mensonge. Les Iraniens n’ont peut-être plus la capacité de paralyser l’économie mondiale de cette manière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La menace de Téhéran était aussi un défi. Les États-Unis prendraient-ils vraiment le risque de parier sur la capacité de l’Iran à bloquer l’accès à 20% du pétrole mondial, à la majeure partie du gaz européen et sur la capacité réelle des Gardiens de la révolution à fermer les usines du Golfe qui produisent au moins 80 % du pétrole de la région ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a sa propre approche subversive de la communication. Elle déstabilise ses alliés et sert ses ennemis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il laisse entendre tour à tour qu’il met fin à la guerre américaine en Iran, puis menace d’une escalade. Il demande l’aide de ses alliés pour ouvrir le détroit d’Ormuz puis les congédie y compris la Grande-Bretagne, les traitant de lâches et désormais inutiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays du Golfe ont été entraînés dans la guerre contre l’Iran du fait qu’ils accueillent des bases américaines. Leurs villes resplendissantes ne sont habitables que grâce au gaz et au pétrole. Leur soif n’est étanchée qu’en désalinisant l’eau de mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique étrangère de l’Iran, sous les Guides successifs, est guidée par une interprétation fondamentaliste du chiisme duodécimain. Ils estiment que l’Iran doit rester une théocratie conservatrice pour créer les conditions nécessaires à la révélation de l’Imam Mahdi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela a engendré une haine obsessionnelle envers l’Amérique et Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran s’est placé au centre de l’Axe de la Résistance, qui comprenait les Houthis, le Hezbollah, le Hamas, le régime d’Assad et les milices irakiennes. Aujourd’hui, Téhéran n’est pas seulement au centre de cet axe, il est le foyer de la <em>«résistance»</em>. Et c’est le président américain qui semble céder.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran semble avoir autorisé le passage de certains pétroliers indiens et pakistanais dans le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran est peut-être encore sous le choc des frappes aériennes qui ont tué le guide suprême Ali Khamenei et blessé son fils et successeur, Mojtaba, mais le pays exploite les occasions pour isoler Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien n’indique que le régime iranien est en train de s’effondrer ni que sa population, longtemps opprimée et victime de violences, se soulève contre lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran tente de faire payer au monde une guerre déclenchée par Trump et Netanyahu, un prix que nul de ses alliés ne veut payer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a montré comment vaincre une superpuissance.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eyaV5xr1hD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/iran-comment-netanyahu-et-le-mossad-ont-ils-manipule-trump/">Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/iran-comment-netanyahu-et-le-mossad-ont-ils-manipule-trump/embed/#?secret=2YvEah0vK2#?secret=eyaV5xr1hD" data-secret="eyaV5xr1hD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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