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	<title>Archives des Gordon Gray - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Gordon Gray - Kapitalis</title>
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		<title>La Tunisie peut encore être un catalyseur de réformes démocratiques mondiales</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 09:42:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La protection de la démocratie tunisienne constituerait une lueur d’espoir, écrit l’ancien ambassadeur américain en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/11/la-tunisie-peut-encore-etre-un-catalyseur-de-reformes-democratiques-mondiales/">La Tunisie peut encore être un catalyseur de réformes démocratiques mondiales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les conflits au Moyen-Orient ont depuis longtemps des répercussions effrayantes sur la sécurité et la stabilité internationales. La protection de la démocratie tunisienne constituerait une lueur d’espoir, écrit l’ancien ambassadeur américain en Tunisie.</em></strong> <em>(Illustration : les Tunisiens n&rsquo;ont pas fini de manifester pour les libertés et la démocratie). </em></p>



<p>Par <strong>Gordon Gray</strong> *</p>



<span id="more-12436143"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray.jpg" alt="" class="wp-image-5917520" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La Tunisie, où j’ai eu le privilège de servir comme ambassadeur des États-Unis pendant sa révolution et les premières étapes de sa transition démocratique, présente une opportunité unique pour les États-Unis et l’Union européenne de démontrer leur engagement en faveur de la démocratie.</p>



<p>Après avoir défendu la révolution et la transition démocratique du pays, les États-Unis et l’UE doivent désormais réaffirmer leur soutien à la voie démocratique de la Tunisie.</p>



<p>Lorsque la Commission européenne offre des fonds à la Tunisie dans le cadre d’un accord sur la migration et le développement, elle doit s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une solution à court terme et que ces fonds ne finissent pas directement entre les mains du président, mais qu’ils soient liés aux conditions d’un développement durable, d’une solution à long terme de reconstruction de la démocratie en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La démocratie ne peut échapper aux Tunisiens</h2>



<p>La Tunisie joue un rôle extrêmement important dans la détermination de la progression de la démocratie à l’échelle mondiale.</p>



<p>C’est la nation qui a donné naissance au Printemps arabe en renversant Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de régime devenu de plus en plus despotique.</p>



<p>Les Tunisiens ne se sont pas seulement unis pour renverser un dictateur; ils se sont ensuite réunis pour rédiger une constitution et élire des dirigeants qui ont choisi le compromis plutôt que la coercition.</p>



<p>Mais ne me croyez pas sur parole. Je me souviens très bien du regretté sénateur John McCain qui m’avait dit, lors de sa visite en Tunisie peu après la révolution, que <em>«si elle ne peut réussir ici, elle ne pourra réussir nulle part»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1BghASvwE0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/la-tunisie-face-au-role-determinant-des-etats-unis/">La Tunisie face au rôle déterminant des Etats-Unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face au rôle déterminant des Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/la-tunisie-face-au-role-determinant-des-etats-unis/embed/#?secret=xSPo9JgovL#?secret=1BghASvwE0" data-secret="1BghASvwE0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La démocratie en Tunisie est cependant en déclin sous le président Kaïs Saïed. Sa dissolution de facto du Parlement en juillet 2021, l’abandon de la constitution et le ciblage des dirigeants de l’opposition, des médias et des militants sont des signes clairs que la Tunisie n’est plus une démocratie.</p>



<p>Cependant, alors que la Tunisie se prépare aux élections cette année, l’administration Biden devrait clairement exprimer – tant dans ses déclarations publiques que dans ses échanges diplomatiques privés – son espoir que le scrutin présidentiel tunisien de 2024 se déroulera de manière aussi transparente que l’ont été ceux de 2019 et 2014.</p>



<p>Il devrait exprimer son désir de voir la libération des dirigeants politiques emprisonnés sur la base de fausses accusations – allant de l’islamiste Rached Ghannouchi à l’ancienne adepte de Ben Ali, Abir Moussi. Et appeler à la fin du harcèlement des journalistes, qui perdure depuis les années Ben Ali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chaud et le froid avec l’argent étranger</h2>



<p>En outre, l’administration Biden pourrait utiliser toute une série de carottes et de bâtons économiques pour encourager le président Kaïs Saïed à ramener la Tunisie sur sa trajectoire démocratique postrévolutionnaire.</p>



<p>L’une de ces incitations serait de relancer le contrat de 498,7 millions de dollars (459,3 millions d’euros) de la Millennium Challenge Corporation, une agence américaine d’aide étrangère qui accorde des subventions aux pays dotés de politiques et d’un potentiel économiques forts.</p>



<p>Approuvé juste avant la prise de pouvoir du président Saïed, le 25 juillet 2021, et suspendu depuis, il soutiendrait des améliorations indispensables dans les secteurs des transports, du commerce et de l’eau en Tunisie.</p>



<p>Aider la Tunisie à redresser son économie est essentiel au succès de la démocratie. Comme l’indique le dernier sondage du Baromètre arabe, <em>«les Tunisiens sont plus susceptibles d’associer la démocratie  à la satisfaction des nécessités économiques»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lMXoS4vNJ4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/27/la-situation-en-tunisie-fait-debat-aux-etats-unis/">La situation en Tunisie fait débat aux Etats-Unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La situation en Tunisie fait débat aux Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/27/la-situation-en-tunisie-fait-debat-aux-etats-unis/embed/#?secret=k3uDV03d5b#?secret=lMXoS4vNJ4" data-secret="lMXoS4vNJ4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le président Kaïs Saïed alterne le chaud et le froid sur le programme de prêt de 1,9 milliard de dollars (1,75 milliard d’euros) du Fonds monétaire international – le dénonçant comme un <em>«diktat étranger»</em>, même si c’est son propre gouvernement qui l’a négocié.</p>



<p>Cependant, le fardeau de la dette internationale de plus en plus lourde de la Tunisie pourrait éventuellement le contraindre à accepter le plan pour éviter un défaut de paiement. Si et quand cela se produit, le programme de prêts fournirait un levier important aux appels occidentaux en faveur d’élections véritablement équitables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tous les regards tournés vers Washington</h2>



<p>Il est ici crucial de noter que pour que les États-Unis puissent lutter contre le recul démocratique dans les pays clés, ils doivent mettre de l’ordre dans leurs propres affaires.</p>



<p>Le dysfonctionnement politique au Congrès ne fait qu’alimenter le discours propagé par les autoritaires selon lequel les démocraties sont incapables de répondre aux besoins de leur peuple. Il est donc impératif de donner la priorité aux intérêts des électeurs américains plutôt qu’aux gains politiques à court terme pour restaurer la confiance mondiale dans les institutions démocratiques.</p>



<p>En outre, il est essentiel de planifier la fin des conflits, comme la guerre à Gaza. L’administration Biden doit composer avec des réalités géopolitiques complexes tout en respectant les principes démocratiques et les valeurs humanitaires.<br>La surveillance mondiale de la diplomatie américaine ne fera que s’intensifier à mesure que cette horrible guerre se prolonge. Les États-Unis soutiendront-ils une occupation israélienne non démocratique et une Autorité palestinienne non démocratique?</p>



<p>La manière dont l’administration Biden répondra à ces questions (par ses actions, et pas seulement par ses paroles) sera le véritable test de son engagement à faire progresser les normes démocratiques dans le monde entier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nQGn3Yyp7M"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/25/gordon-gray-ou-le-diplomate-americain-qui-a-eu-la-chance-rare-de-voir-le-peuple-tunisien-profiter-de-sa-reussite/">Gordon Gray ou « le diplomate américain qui a eu la chance rare de voir le peuple tunisien profiter de sa réussite »</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gordon Gray ou « le diplomate américain qui a eu la chance rare de voir le peuple tunisien profiter de sa réussite » » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/25/gordon-gray-ou-le-diplomate-americain-qui-a-eu-la-chance-rare-de-voir-le-peuple-tunisien-profiter-de-sa-reussite/embed/#?secret=QOA7Pf7fNq#?secret=nQGn3Yyp7M" data-secret="nQGn3Yyp7M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Même si les défis posés par les conflits à Gaza et en Ukraine, ainsi que par la montée en puissance de la Chine, sont importants, les États-Unis ne peuvent pas se permettre de négliger la lutte contre le recul démocratique et l’autoritarisme, qui sont des facteurs clés de déstabilisation de nations et de régions entières.</p>



<p>Il est particulièrement crucial de soutenir la démocratie au Moyen-Orient pour favoriser la stabilité, promouvoir les droits de l’homme et atténuer le risque d’une aggravation de l’instabilité et des conflits régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Protéger la démocratie tunisienne, une lueur d’espoir</h2>



<p>Si Freedom House a, à juste titre, tiré la sonnette d’alarme sur les menaces qui pèsent sur la démocratie dans le monde, elle a également noté que <em>«même si les régimes autoritaires restent extrêmement dangereux, ils ne sont pas imbattables»</em>.</p>



<p>Le peuple tunisien l’a prouvé en lançant la Révolution du Jasmin. Les amis de la démocratie partout dans le monde doivent se souvenir de cette leçon et continuer à les soutenir.</p>



<p>Les conflits au Moyen-Orient ont depuis longtemps des répercussions effrayantes sur la sécurité et la stabilité internationales.</p>



<p>La protection de la démocratie tunisienne constituerait une lueur d’espoir. Cela offrirait un modèle convaincant pour que l’ensemble de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord progresse vers la paix et la prospérité, et mettrait en valeur le pouvoir transformateur des idéaux démocratiques dans une période tumultueuse.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> :<a href="https://www.euronews.com/2024/04/09/tunisia-can-still-be-a-catalyst-for-global-democratic-reform"> Euronews.</a> </p>



<p>* <em>Professeur à l’Elliott School of International Affairs de l’Université George Washington. Ambassadeur des États-Unis en Tunisie au début du Printemps arabe et ancien secrétaire d’État adjoint chargé des Affaires du Proche-Orient.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Article de Gordon Gray dans Kapitalis : </em></h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fbfXV440FS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/laffaiblissement-des-institutions-democratiques-en-tunisie/">L’affaiblissement des institutions démocratiques en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’affaiblissement des institutions démocratiques en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/laffaiblissement-des-institutions-democratiques-en-tunisie/embed/#?secret=U23XqJTdW8#?secret=fbfXV440FS" data-secret="fbfXV440FS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/11/la-tunisie-peut-encore-etre-un-catalyseur-de-reformes-democratiques-mondiales/">La Tunisie peut encore être un catalyseur de réformes démocratiques mondiales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La realpolitik migratoire maintient l’Europe aux côtés d&#8217;une Tunisie isolée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/10/la-realpolitik-migratoire-maintient-leurope-aux-cotes-dune-tunisie-isolee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Oct 2023 08:39:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
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		<category><![CDATA[Sophie in ‘t Veld]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’est pas une démocratie. Elle n’est pas non plus un État autoritaire fonctionnel. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/10/la-realpolitik-migratoire-maintient-leurope-aux-cotes-dune-tunisie-isolee/">La realpolitik migratoire maintient l’Europe aux côtés d&rsquo;une Tunisie isolée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis et l’Union européenne (UE) sont préoccupés par l’état de la démocratie en Tunisie, mais ils finiront par conserver leurs liens avec le pays maghrébin, estiment les analystes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Simon Speakman Cordall </strong></p>



<span id="more-10100729"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall.jpg" alt="" class="wp-image-5906128" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Simon-Speakman-Cordall-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le président Kaïs Saïed a marqué les esprits depuis son arrivée au pouvoir en 2019, depuis la suspension du parlement et le limogeage du gouvernement en 2021 – considéré par ses opposants comme un <em>«coup d’État»</em> – jusqu’à l’emprisonnement de nombreux dirigeants de l’opposition, l’atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire et une rhétorique à laquelle a été imputée une vague de violence contre les réfugiés et les migrants en Tunisie.</p>



<p>Au cours de son mandat, l’économie a continué de s’affaiblir. Les prix ont augmenté et les aliments subventionnés dont beaucoup dépendent se font rares. Les réfugiés de tous bords continuent de partir par milliers, essayant de rejoindre l’Europe sur des bateaux dangereux.</p>



<p>Saïed a fait réviser la constitution pour donner plus de pouvoir au président. Texte qui a été adopté par référendum marqué par un record de faible participation électorale.</p>



<p>Les observateurs internationaux ont suivi de près l’évolution de la situation, observant la transformation du pays, passé de l’espoir suscité par les manifestations du Printemps arabe en 2011 à une situation contre laquelle les groupes de défense des droits de l’homme ont mis en garde à plusieurs reprises, alors que les libertés démocratiques sont restreintes et que la population risque de plus en plus de souffrir de la faim.</p>



<p>La monnaie du pays, le dinar, ne représente actuellement qu’une fraction de sa valeur antérieure et la Tunisie continue de fonctionner avec un déficit budgétaire. En mars, la dette publique s’élevait à 37,7 milliards de dollars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des inquiétudes internationales</h2>



<p>Les bouées de sauvetage potentielles, telles qu’un plan de sauvetage de près de 2 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI) et un programme d’aide convenu en juillet avec l’Union européenne, dépendent du respect des réformes et de certaines conditions. Mais Saïed n’a jusqu’à présent montré que peu d’indications quant à son intention de les respecter.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7PNrDiD4mF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/tunisie-union-europeenne-business-as-usual/">Tunisie – Union européenne : Business as usual&#8230;</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Union européenne : Business as usual&#8230; » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/tunisie-union-europeenne-business-as-usual/embed/#?secret=fFAwe7nyar#?secret=7PNrDiD4mF" data-secret="7PNrDiD4mF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Alors que la Tunisie cherche à rejoindre le bloc en pleine expansion des économies émergentes des Brics, les États-Unis et l’Europe ont historiquement eu plus d’influence dans ce pays d’Afrique du Nord. De plus, l’opinion politique des États-Unis compte, car ce pays est l’actionnaire principal du FMI. Saïed a cependant parfois semblé s’efforcer de s’aliéner l’un de ses principaux alliés.</p>



<p>Rejetant toute critique américaine en faveur d’une fixation sur la souveraineté du pays, ses actions ont conduit les États-Unis à envisager de réduire l’aide à la Tunisie et d’arrêter de nombreux projets de développement.</p>



<p>Un assistant du parlementaire Chris Murphy, président de la sous-commission des relations étrangères du Sénat américain sur le Proche-Orient, l’Asie du Sud, l’Asie centrale et la lutte contre le terrorisme, a déclaré à Al Jazeera qu’un certain nombre de sénateurs étaient <em>«très préoccupés par le recul démocratique survenu en Tunisie au cours des deux dernières années»</em>.<em> «Ce qui était autrefois une démocratie prometteuse a désormais pratiquement dégénéré en une autocratie»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Cependant, selon des analystes tels que Hamza Meddeb, du Carnegie Middle East Centre, basé à Tunis, les inquiétudes internationales quant à l’orientation politique de la Tunisie sont antérieures à la destitution du Parlement par Saïed.</p>



<p>Alors que de nombreuses personnes en Occident avaient défendu ce qui était salué comme la transition démocratique post-révolutionnaire de la Tunisie, les inquiétudes d’organismes tels que le FMI concernant l’économie totalement non reconstruite du pays, la dette nationale et les divisions sans fin des politiciens exprimées avant 2021.</p>



<p>À cette époque, malgré d’importantes réticences, certains à l’étranger en sont venus à considérer la prise de pouvoir de Saïed comme presque inévitable. <em>«Beaucoup espéraient que l’homme fort prendrait les choses en main et réformerait enfin l’économie, et pourquoi pas ?»</em> a déclaré Meddeb.</p>



<p>Beaucoup en Occident, y compris l’UE, <em>«ont fait pression sur le président pour qu’il entame un dialogue avec ses opposants et publie sa feuille de route de réforme, plutôt que de s’opposer à la façon dont il a pris le pouvoir»</em>, a ajouté Meddeb. Au lieu de cela, Saïed a activement résisté aux appels à la réforme.</p>



<p><em>«Il semble y avoir deux choses différentes qui se produisent»</em>, a déclaré l&rsquo;ancien ambassadeur américain en Tunisie Gordon Gray, qui a contribué à façonner la politique américaine à l’égard du pays au cours des années tumultueuses de 2009 à 2012. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«D’une part, c’est comme s’il n’avait aucune prise de conscience de l’importance de la communauté internationale pour la Tunisie. D’un autre côté, j’ai du mal à accepter qu’un homme instruit puisse croire cela. Peut-être qu’une meilleure question serait de savoir s’il s’en soucie, et si l’on considère sa politique économique, je dirais que non, ce n’est pas le cas.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les avantages de la migration</h2>



<p>La seule grâce économique salvatrice de Saïed semble être la migration.</p>



<p>Selon le ministère italien de l’Intérieur, 42 719 personnes sont parties cette année de Tunisie vers l’Europe. Alors que les bateaux débarquaient, des politiciens populistes de toute l’Europe, notamment d’Italie, ont attisé les flammes de la panique, plaçant la Tunisie en tête de l’agenda politique européen, quelles que soient les ambitions autoritaires du président.</p>



<p>Alors qu’un grand nombre de ceux qui effectuent la traversée périlleuse vers l’Europe sont des Tunisiens fuyant l’impasse économique dans leur pays, d’autres viennent d’Afrique subsaharienne, fuyant la Tunisie après que le président ait évoqué les efforts visant à changer la démographie tunisienne dans un discours de février, largement dénoncé comme raciste. Saïed a accusé les Africains subsahariens d’apporter <em>«la violence, la criminalité et les pratiques inacceptables»</em> en Tunisie. Une vague d’attaques contre les réfugiés et les migrants a suivi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N6aeUaZzyh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/28/accord-tunisie-union-europeenne-sur-la-migration-un-marche-de-dupes/">Accord Tunisie-Union européenne sur la migration : un marché de dupes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Accord Tunisie-Union européenne sur la migration : un marché de dupes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/28/accord-tunisie-union-europeenne-sur-la-migration-un-marche-de-dupes/embed/#?secret=VqBsmgpiNx#?secret=N6aeUaZzyh" data-secret="N6aeUaZzyh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Même si ce discours, qualifié de <em>«malentendu»</em> par les autorités tunisiennes, a suscité de vives critiques de la part du monde entier, y compris de l’Union africaine, la question migratoire a fait gagner un peu de temps à la Tunisie.</p>



<p>Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, s’est rendue en Tunisie en juillet et a annoncé que l’UE lui accorderait 105 millions d’euros (113 millions de dollars) pour l’aider à renforcer la sécurité de ses frontières. La commission a également prévu 150 millions d’euros (161 millions de dollars) pour maintenir son économie.</p>



<p>Mais cette décision a été controversée. Cette annonce a été critiquée par de nombreux membres du Parlement européen, notamment la députée néerlandaise Sophie in &lsquo;t Veld, qui a qualifié Saïed de<em> «cruel»</em> et de <em>«dictateur»</em> dont les actions avaient augmenté le nombre de départs.</p>



<p>Un autre, Michael Gahler, de l’Union chrétienne-démocrate allemande, a déclaré à Al Jazeera ce que l’UE attendait désormais de la Tunisie. <em>«Ils continueront bien sûr à accepter notre soutien financier, destiné de facto à limiter l’immigration depuis leurs côtes, mais ne suivront aucune des demandes</em> [du Parlement européen] <em>visant à remédier aux problèmes politiques, en premier lieu le retour à l’ordre constitutionnel»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p>La Commission européenne a toujours considéré l’accord comme si de rien n’était. <em>«Notre partenariat est basé sur les principes et les valeurs de la démocratie, de l’État de droit et des droits de l’homme»</em>, a déclaré un porte-parole à Al Jazeera. <em>«C’est sur la base de </em>[ces] <em>prémisses solides que nous abordons les défis politiques, socio-économiques et migratoires en Tunisie»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Saïed est cependant constamment accusé de porter atteinte à ces valeurs, isolant ainsi le pays.</p>



<p><em>«Prise à elle seule, la Tunisie est un petit État relativement marginal»</em>, a déclaré Meddeb. Et d’enchaîner&nbsp;: <em>«Il y avait la démocratie, c’est la seule chose qui mettait le pays sous les projecteurs et augmentait sa pertinence. Il s’en est débarrassé et l’a réduit à un état paria.»</em></p>



<p><em>«Il y avait un cliché selon lequel la Tunisie s’était perdue dans la transition. C’est toujours le cas. La Tunisie est encore perdue dans les transitions. Ce n’est pas une démocratie, et ce n’est pas un État autoritaire fonctionnel</em>»<em>»</em>, a souligné le chercheur tunisien en conclusion.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.aljazeera.com/news/2023/8/26/analysistunisiaisolated-but-migration-realpolitik-keeps-europe-onside" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Jazeera</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/10/la-realpolitik-migratoire-maintient-leurope-aux-cotes-dune-tunisie-isolee/">La realpolitik migratoire maintient l’Europe aux côtés d&rsquo;une Tunisie isolée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’affaiblissement des institutions démocratiques en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2023 10:31:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une économie saine augmente les chances d’une transition politique réussie, principe qui s'applique pleinement à la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/laffaiblissement-des-institutions-democratiques-en-tunisie/">L’affaiblissement des institutions démocratiques en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une économie saine augmente les chances d’une transition politique réussie. Imaginons où nous en serions aujourd’hui si les États-Unis avaient investi une fraction de la somme d’argent qu’ils ont dépensée en Irak au cours des deux dernières décennies pour soutenir les sociétés en transition vers des démocraties, comme la Tunisie.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Gordon Gray</strong> *</p>



<span id="more-7203511"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray.jpg" alt="" class="wp-image-5917520" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>L’invasion américaine de l&rsquo;Irak a commencé le 20 mars 2003. En Tunisie, le 20 mars résonne pour une raison différente. C’est la date en 1956 où la Tunisie a obtenu son indépendance de la France. Les deux événements affirment deux leçons importantes qui peuvent sembler évidentes, mais qui sont trop souvent négligées. Premièrement, les gens veulent contrôler leur destin politique. Deuxièmement, les étrangers, quels que soient leurs efforts, ne peuvent pas imposer un système politique.</p>



<p>J’ai été diplomate en Irak, puis ambassadeur des États-Unis en Tunisie lorsque le printemps arabe a commencé, et j’ai vu l’importance de ces leçons de première main. Le mécontentement généralisé à propos de la répression, de la corruption et de la stagnation économique a conduit à la révolution qui a renversé le dirigeant autoritaire de longue date Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011.</p>



<p>Une vague similaire de colère populaire contre la corruption et le manque de progrès économique depuis la révolution a porté le professeur de droit constitutionnel Kaïs Saïed à la présidence en octobre 2019.</p>



<p>Ces deux événements apportent une troisième leçon : la stabilité économique est essentielle pour une transition réussie vers la démocratie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Tunisiens ont besoin de soutien</h2>



<p>Le gouvernement tunisien – qui a entamé ces dernières semaines une période de recul démocratique sans précédent pour les Tunisiens depuis avant le printemps arabe – a besoin d’un rappel de la première et de troisième leçon. Et la communauté internationale devrait penser à appliquer chacun de ces principes dans sa réponse à l’érosion démocratique, qui est urgente et menace d’éteindre la dernière flamme de la démocratie dans la région.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9QpKkzBP5N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/ou-vont-les-relations-americano-tunisiennes-apres-le-desastreux-decembre-de-saied/">Où vont les relations américano-tunisiennes après le désastreux décembre de Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où vont les relations américano-tunisiennes après le désastreux décembre de Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/ou-vont-les-relations-americano-tunisiennes-apres-le-desastreux-decembre-de-saied/embed/#?secret=aBBgjoSbGs#?secret=9QpKkzBP5N" data-secret="9QpKkzBP5N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les Tunisiens ont besoin de notre soutien. Avec la hausse des taux d’inflation et de chômage, le pays ne peut pas payer ses importations et les pénuries d’articles de base sont devenues la norme. Le président Saïed ne montre aucun signe de compréhension de la gravité des défis économiques de son pays, ce qui fait douter de l’utilité de l’aide internationale à son gouvernement.</p>



<p>Alors que le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) prévoyait de discuter d’un prêt urgent de 1,9 milliard de dollars à la Tunisie en décembre dernier, il a brusquement retiré ce sujet de son ordre du jour quelques jours avant la réunion. Comme l’a rapporté Reuters plus tôt ce mois-ci,<em> «Saïed n’a ni publiquement adopté un accord ni ne s’est engagé à en signer un s’il est approuvé, ce qui laisse les donateurs inquiets qu’il puisse rejeter le prêt, annuler les réformes après l’arrivée de l’argent ou les blâmer pour toute difficulté économique qui en résulterait»</em>.</p>



<p>Plutôt que d’accepter la critique, Saïed a suivi le chemin d’autres autocrates et a pointé son doigt ailleurs. Il a arrêté des dirigeants de partis d’opposition et des critiques de premier plan, dont le directeur de la station de radio la plus populaire de Tunisie, les dénonçant comme des <em>«terroristes»</em> et des <em>«traîtres»</em>.</p>



<p>Lorsque les critiques pensaient qu’il ne pouvait pas aller plus avant, Saïed leur a prouvé le contraire en jouant la carte du racisme, une carte malheureusement populaire chez les autocrates. Il a affirmé que les migrants d’Afrique subsaharienne apportaient avec eux <em>«la violence, le crime et les pratiques inacceptables»</em> et faisaient partie d’un complot visant à changer la démographie de la Tunisie.</p>



<p>Comme le FMI, le reste de la communauté internationale a réagi rapidement à ce recul. Le président de la Banque mondiale a annoncé qu’il reporterait indéfiniment une réunion du conseil d’administration pour examiner l’engagement stratégique avec la Tunisie. L’administration Biden a réduit son soutien financier à la Tunisie, démontrant sa <em>«préoccupation constante face à l’affaiblissement des institutions démocratiques»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Les sanctions restent improductives</h2>



<p>Un programme d’aide américain encore plus important – le montant de 498 millions de dollars du Millennium Challenge Corporation pour la Tunisie – reste également dans les limbes en raison du régime de plus en plus autoritaire de Saïed. Pour la même raison, la Tunisie n&rsquo;a pas reçu d’invitation au Sommet 2021 pour la démocratie et a été exclue de la liste des invités pour le second sommet <em>(29 mars 2023, Ndlr)</em>. Jusqu’à présent, Saïed a été insensible aux sanctions financières ou symboliques de son parcours autoritaire, et il n’y a aucune raison de croire que la pression extérieure affectera sa politique à l’avenir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oCTRBJjeXX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/25/gordon-gray-ou-le-diplomate-americain-qui-a-eu-la-chance-rare-de-voir-le-peuple-tunisien-profiter-de-sa-reussite/">Gordon Gray ou « le diplomate américain qui a eu la chance rare de voir le peuple tunisien profiter de sa réussite »</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gordon Gray ou « le diplomate américain qui a eu la chance rare de voir le peuple tunisien profiter de sa réussite » » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/25/gordon-gray-ou-le-diplomate-americain-qui-a-eu-la-chance-rare-de-voir-le-peuple-tunisien-profiter-de-sa-reussite/embed/#?secret=NkfuMqAwmt#?secret=oCTRBJjeXX" data-secret="oCTRBJjeXX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Puisqu’il appartient entièrement au peuple tunisien de décider de son avenir, les États-Unis et les autres amis du pays devraient concentrer leurs efforts sur le soutien des groupes de la société civile plutôt que sur le gouvernement. La visite de la secrétaire d’État adjointe Barbara Leaf en Tunisie – destinée à <em>«réaffirmer le soutien des États-Unis au peuple tunisien et à ses aspirations à une gouvernance démocratique et responsable»</em> – est un pas dans la bonne direction. Désormais, les États-Unis devraient profiter du second Sommet pour la démocratie pour mobiliser le soutien international à la société civile tunisienne.</p>



<p>S’exprimant à Varsovie il y a un an, peu après l’invasion russe de l’Ukraine, le président Joe Biden a décrit une <em>«grande bataille pour la liberté : une bataille entre la démocratie et l&rsquo;autocratie»</em>. Si le monde libre veut l’emporter dans cette lutte, les États-Unis devront développer une stratégie durable pour soutenir les pays en transition vers des démocraties. La dure vérité est qu’une économie saine augmente les chances d’une transition politique réussie, qui devrait être la base d’une telle stratégie. Imaginez où nous en serions aujourd’hui si les États-Unis avaient investi une fraction de la somme d’argent qu’ils ont dépensée en Irak au cours des deux dernières décennies pour soutenir les sociétés en transition vers des démocraties, comme la Tunisie.**</p>



<p>Source : <a href="https://www.newsweek.com/support-civil-society-tunisia-opinion-1790653" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Newsweek</a>. </p>



<p><em>* Gordon Gray est professeur à la Penn State’s School of International Affairs. Il a été ambassadeur des États-Unis en Tunisie au début du printemps arabe et sous-secrétaire d’État adjoint aux affaires du Proche-Orient.</em></p>



<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/laffaiblissement-des-institutions-democratiques-en-tunisie/">L’affaiblissement des institutions démocratiques en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Où vont les relations américano-tunisiennes après le désastreux décembre de Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/ou-vont-les-relations-americano-tunisiennes-apres-le-desastreux-decembre-de-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2023 09:28:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[Ned Price]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Gordon Gray, Kaïs Saïed ne jouit plus de la confiance des électeurs ou de la légitimité politique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/ou-vont-les-relations-americano-tunisiennes-apres-le-desastreux-decembre-de-saied/">Où vont les relations américano-tunisiennes après le désastreux décembre de Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour le président tunisien Kaïs Saïed, décembre a été un mois particulièrement difficile. Les revers majeurs ont commencé avec sa toute première visite à Washington, DC, pour assister au Sommet des dirigeants américano-africains et ont continué à s’accumuler depuis.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Gordon Gray </strong>*</p>



<span id="more-5917476"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray.jpg" alt="" class="wp-image-5917520" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Gordon-Gray-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>D’abord, le 14 décembre, le Fonds monétaire international (FMI) a reporté l’examen d’un accord de prêt de 1,9 milliard de dollars dont la Tunisie a un besoin critique. Initialement prévu pour le 19 décembre, le conseil d’administration du FMI a reporté cet examen sine die parce que la Tunisie n’a pas fourni suffisamment de détails sur un paquet de réformes économiques.</p>



<p>Ensuite, la rencontre de Saïed, le 14 décembre, avec le secrétaire d’État Antony Blinken ne s’est apparemment pas bien déroulée. Comme le montre la vidéo du département d’État des treize premières minutes de la réunion, Blinken a fait de courtes remarques liminaires tandis que le président tunisien ronronnait &nbsp;encore et encore, avec ses faibles tentatives d’humour tombant à plat et ses commentaires plutôt défensifs. Personne n’a accusé Saïed d’être un orateur doué.</p>



<p>Et de trois, la rencontre de Saïed avec le comité de rédaction du <em>Washington Post</em> plus tard le même jour a été un désastre de relations publiques. Le<em> Post</em>, un fervent partisan de la Tunisie et de sa démocratie naissante après l’éviction de Ben Ali, a rapporté que Saïed avait eu recours à la tactique éculée des autocrates consistant à dénoncer des <em>«forces étrangères»</em> non identifiées qui, selon lui, tentaient de susciter l’opposition à son régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Apathie des électeurs et boycott de l’opposition</h2>



<p>Après le retour de Saïed en Tunisie, les choses ont empiré. Peu d&rsquo;électeurs ont pris la peine de voter lors des élections législatives du 17 décembre en raison d’une combinaison d’apathie des électeurs et de boycott de l’opposition. Comme l’a tweeté Zaid Al-Ali (l’auteur de <em>Arab Constitutionalism</em>) le lendemain, <em>«le taux de participation aux élections tunisiennes de 2022 a été inférieur à celui des élections afghanes de 2019»</em>. L’élection a vu un taux record de participation électorale : soit 8,8% (chiffre initial) ou 11,2% (chiffre ajusté par la suite, qui a suscité un scepticisme considérable puisque la commission électorale n’est plus indépendante). Aucun des deux chiffres ne suggère que Saïed jouit de la confiance des électeurs ou de la légitimité politique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1zLjAEL8Vt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/02/un-saied-affaibli-seme-le-trouble-en-tunisie/">Un Saïed affaibli sème le trouble en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un Saïed affaibli sème le trouble en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/02/un-saied-affaibli-seme-le-trouble-en-tunisie/embed/#?secret=TtUuGGu5Nf#?secret=1zLjAEL8Vt" data-secret="1zLjAEL8Vt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Jusqu’à la prise de pouvoir de Saïed le 25 juillet 2021, la Tunisie et les États-Unis entretenaient depuis longtemps des relations amicales. En décembre 1805, Thomas Jefferson a organisé le premier <em>iftar</em> (repas de rupture du jeûne pendant le Ramadan) à la Maison Blanche en l’honneur d’un envoyé tunisien en visite. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le consul américain en Tunisie – Hooker Doolittle – a gagné la gratitude et l’amitié de Habib Bourguiba, un leader du mouvement indépendantiste tunisien et son premier président (une rue du centre-ville de Tunis porte son nom, faisant de lui le seul Américain ainsi honoré en Tunisie). Près de 2 500 Américains ont servi dans toute la Tunisie dans le Peace Corps de 1962 à 1996.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Désapprobation américaine des actions de Saïed</h2>



<p>La relation bilatérale a prospéré dans la décennie qui a suivi l’éviction de Ben Ali jusqu’à ce que Saïed suspende le Parlement le 25 juillet 2021. Dans sa déclaration du 28 juillet 2022 sur le référendum constitutionnel en Tunisie, tenu trois jours plus tôt, Blinken a dénoncé <em>«une érosion alarmante des normes démocratiques» </em>et<em> «la suspension de la gouvernance constitutionnelle, la consolidation du pouvoir exécutif et l’affaiblissement des institutions indépendantes»</em>. Et les niveaux d’aide des États-Unis à la Tunisie ont chuté, reflétant la désapprobation des actions de Saïed par le pouvoir exécutif et le Congrès.</p>



<p>Compte tenu à la fois des bonnes relations historiques entre les deux pays et du fort intérêt des États-Unis à voir la démocratie tunisienne survivre à une époque de renouveau autocratique mondial, que devrait faire l’administration Biden ?</p>



<p>Alors que Saïed semble imperméable aux conseils, même venant d’amis, l’administration Biden devrait chercher à façonner son comportement en utilisant son influence sur le conseil d’administration du FMI pour attacher des conditions à des réformes non seulement économiques mais aussi politiques.</p>



<p>Jusqu’à ce que Saïed progresse dans la restauration de la démocratie en Tunisie, les États-Unis devraient inviter des membres de la société civile tunisienne (mais pas des représentants du gouvernement tunisien) au deuxième Sommet pour la démocratie, qui se tiendra les 29 et 30 mars 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que doit faire Washington ? </h2>



<p>Le Département d’État doit également resserrer ses déclarations publiques. Le porte-parole du Département d&rsquo;Etat <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/27/tunisie-washington-entre-indulgence-et-impatience/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ned Price</a> a été mal inspiré de commencer sa déclaration du 18 décembre en disant que les élections législatives étaient <em>«une première étape essentielle vers la restauration de la trajectoire démocratique du pays»</em>. Rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité, et de nombreux Tunisiens ont lu la déclaration comme une approbation américaine des actions anticonstitutionnelles de Saïed.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d9fv5LdJJG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/26/saied-na-pas-change-le-recit-de-washington-sur-la-situation-en-tunisie/">Saïed n’a pas changé le récit de Washington sur la situation en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saïed n’a pas changé le récit de Washington sur la situation en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/26/saied-na-pas-change-le-recit-de-washington-sur-la-situation-en-tunisie/embed/#?secret=mwaFVpJl2u#?secret=d9fv5LdJJG" data-secret="d9fv5LdJJG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette interprétation inexacte des élections législatives a diminué l’accent plus important de la déclaration sur la nécessité de <em>«réformes inclusives et transparentes, y compris l’habilitation d’une législature élue, l’établissement de la Cour constitutionnelle et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous les Tunisiens»</em>.</p>



<p>Tant que la Tunisie ne reviendra pas clairement sur une voie démocratique, la Millennium Challenge Corporation (MCC) ne pourra pas poursuivre son projet de pacte de 498 millions de dollars pour, entre autres, <em>«rendre le commerce avec la Tunisie plus facile et moins coûteux en investissant dans la gestion, l’expansion et la numérisation du Port de Radès.»</em> C’est exactement le type d’assistance dont la Tunisie a besoin, car le commerce extérieur stimulera l’emploi. Le gouvernement américain devrait continuer à maintenir le pacte du MCC sur la table comme une incitation à la réforme démocratique.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Article traduit de l&rsquo;américain. </em></p>



<p><em>* Professeur à la Penn State’s School of International Affairs, ancien ambassadeur des États-Unis en Tunisie au début du printemps arabe et sous-secrétaire d’État adjoint aux affaires du Proche-Orient.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://nationalinterest.org/feature/whither-us-tunisian-relations-after-saied%E2%80%99s-disastrous-december-206054?fbclid=IwAR0HYR8c9fkwVdabaPcb4dFL-Ddg-35k-dLnsu00tZUYjX_kkXGG0urL_gI" target="_blank" rel="noreferrer noopener">National Interest</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/ou-vont-les-relations-americano-tunisiennes-apres-le-desastreux-decembre-de-saied/">Où vont les relations américano-tunisiennes après le désastreux décembre de Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie absente du sommet de la démocratie à Washington : faut-il s&#8217;en offusquer ?</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 09:32:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Gordon Gray, l&#8217;ancien ambassadeur américain en Tunisie (2009-2012), a annoncé dans un tweet sur son compte Twitter que la Tunisie ne sera pas invitée au sommet de la démocratie que les États-Unis d&#8217;Amérique accueilleront les 9 et 10 décembre prochain à Washington. Une absence pour laquelle il semble avoir fortement œuvré. Par Imed Bahri Il...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Kais-Saied-joe-Biden.jpg" alt="" class="wp-image-361290"/><figcaption><em>Kais Saied / Joe Biden.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Gordon Gray, l&rsquo;ancien ambassadeur américain en Tunisie (2009-2012), a annoncé dans un tweet sur son compte Twitter que la Tunisie ne sera pas invitée au sommet de la démocratie que les États-Unis d&rsquo;Amérique accueilleront les 9 et 10 décembre prochain à Washington.</em></strong> <strong><em>Une absence pour laquelle il semble avoir fortement œuvré</em></strong>. </p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-368918"></span>



<p>Il est prévu que le sommet, convoqué par le président américain Joe Biden, se concentrera sur trois axes principaux : la lutte contre la tyrannie, la lutte contre la corruption et le renforcement du respect des droits humains.</p>



<p>Gordon Gray, qui s&rsquo;interroge dans son tweet sur la présence à ce sommet des <em>«groupes méritants de la société civile tunisienne»</em>, notamment ceux qui sont financés et instrumentalisés par les États-Unis (c&rsquo;est nous qui apportons cette précision), semble se féliciter de l&rsquo;absence du gouvernement tunisien à ce sommet. Et on le comprend…</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Gordon-Gray.jpg" alt="" class="wp-image-368920"/></figure></div>



<p>Le diplomate américain, rappelons-le, avait été enrôlé par son vieil ami Radwan Masmoudi, président du Centre&nbsp;pour l&rsquo;étude de l&rsquo;islam&nbsp;et de la&nbsp;démocratie (Csid), basé à Washington et à Tunis et financé par le Département d’État américain, dans la campagne de dénigrement menée par ce dernier contre le président de la république Kaïs Saïed, accusé de coup d’État pour avoir gelé un parlement vomi par la majorité des Tunisiens.</p>



<p>Quel crédit donner à ce tweet et à l&rsquo;information qu&rsquo;il apporte et qui prouve, s&rsquo;il prouve quelque chose, c&rsquo;est que M. Gray s&rsquo;est beaucoup dépensé, dans le cadre de la campagne de lobbying financée par le parti islamiste Ennahdha aux États-Unis, contre la Tunisie et son président. Et qu&rsquo;il a sans doute œuvré, pour plaire à ses amis islamistes, pour que notre pays ne soit pas invité à ce sommet, où d&rsquo;ailleurs il n&rsquo;aurait absolument rien à faire. Et rien à prouver. Et pour cause&nbsp;: la démocratie que défend les États-Unis a toujours senti le soufre. Car, partout où elle a été imposée par l&rsquo;armée yankee, elle n&rsquo;a causé que des désordres, des guerres et des massacres.</p>



<p>Cette démocratie là n&rsquo;a jamais autant servi les peuples qui l&rsquo;ont <em>«subie»</em> que… les intérêts géostratégiques américains. Demandez aux Afghans, aux Irakiens, aux Syriens, aux Libyens… et ils vous diront ce qu&rsquo;ils en pensent…</p>
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		<title>Donald Blome, un Américain qui comprend la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 06:41:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Paterson]]></category>
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		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Gordon Gray]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S&#8217;il y a une personne qui a su préserver jusque-là les relations tuniso-américaines en dépit de toutes les tentatives de les parasiter, si la position d&#8217;exécutif américain (l&#8217;administration Biden) demeure pondérée et mesurée malgré tout le lobbying agressif des Frères Musulmans qui n&#8217;ont pas cessé de la manipuler pour qu&#8217;elle considère les décisions salvatrices du...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Donald-Blome.jpg" alt="" class="wp-image-367051"/><figcaption><em>Donald Blome reçu le 14 octobre par le président Saied. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>S&rsquo;il y a une personne qui a su préserver jusque-là les relations tuniso-américaines en dépit de toutes les tentatives de les parasiter, si la position d&rsquo;exécutif américain (l&rsquo;administration Biden) demeure pondérée et mesurée malgré tout le lobbying agressif des Frères Musulmans qui n&rsquo;ont pas cessé de la manipuler pour qu&rsquo;elle considère les décisions salvatrices du 25 juillet comme un coup d’État et si la position de l&rsquo;administration demeure tempérée par rapport au Congrès (pouvoir législatif) ce n&rsquo;est sûrement pas grâce à la diplomatie tunisienne et à l&rsquo;ambassade de Tunisie à Washington aux abonnées absents depuis le 25 juillet malgré nos appels incessants pour qu&rsquo;ils réagissent mais grâce à Donald Blome, ambassadeur des États-Unis en Tunisie, dont les rapports à ses supérieurs ont du sûrement peser dans la balance.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>



<span id="more-367050"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Celui qui est la courroie de transmission entre Tunis et Washington et qui rapporte tout ce qui se passe ici pour que l&rsquo;exécutif de son pays forge ses positions officielles est jusque-là parvenu à préserver nos relations bilatérales et encore mieux, il veille à la solidité du partenariat militaire, économique et financier pour qu&rsquo;il ne soit pas mis à mal par les vicissitudes politiques. Toutefois, ceci ne l&#8217;empêche pas d&rsquo;avoir un langage de vérité avec les autorités tunisiennes sur la nécessité d&rsquo;engager les réformes économiques vitales.</p>



<p>Dans une déclaration à Mosaïque ce jeudi 21 octobre 2021, M. Blome a déclaré en réponse à une question concernant les interventions américaines en faveur de la Tunisie auprès des institutions financières internationales, surtout suite aux récentes classifications économiques (notations souveraines), que son pays continue de soutenir la l&rsquo;économie tunisienne mais il y a une responsabilité qui incombe au gouvernement de Najla Bouden qui doit aller de l&rsquo;avant dans la mise en œuvre du programme des réformes qui a trop tardé et de prendre la décision de sauver la situation économique, même si la décision est difficile.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Blome-Us-aide-Défense.jpg" alt="" class="wp-image-302336" width="500"/><figcaption><em>L&rsquo;aide militaire a été l&rsquo;un des plus importants axes de la coopération bilatérale sous le mandat de Blome à Tunis. </em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Accusations fallacieuses, bêtes et méchantes</h2>



<p>Il est donc nécessaire de rappeler le rôle-clé de quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;œuvre pas contre les intérêts de notre pays à l&rsquo;heure même où de prétendus Tunisiens parmi les islamistes, les crypto-islamistes et la cinquième colonne des pseudo-démocrates œuvrent à saboter les relations tuniso-américaines ainsi qu&rsquo;avec nos autres partenaires étatiques et institutionnels. Il est également regrettable de voir cet homme diffamé sur Facebook et accusé injustement de <em>«magouiller avec Ghannouchi pour plonger le pays dans le chaos»</em>, que <em>«c&rsquo;est pour cela que Kaïs Saïed l&rsquo;a reçu l&rsquo;autre jour et que c&rsquo;est suite à cela qu&rsquo;il sera transféré au Pakistan»</em>.</p>



<p>D&rsquo;abord ces accusations fallacieuses sont bêtes, méchantes et relèvent d&rsquo;une grande ignorance car si elles étaient vraies, il aurait été déclaré immédiatement <em>persona non grata</em>. C&rsquo;est un diplomate et non un voyou pour agir de la sorte. Ensuite, quelle ingratitude de l&rsquo;accuser à tort du contraire même de ce à quoi il œuvre depuis le 25 juillet contre vents et marées.</p>



<p>Enfin, au début de l&rsquo;année prochaine, il terminera son mandat de 3 ans à Tunis. Et même s&rsquo;il ne l&rsquo;a pas terminé et qu&rsquo;il ait été transféré au Pakistan, c&rsquo;est une promotion qui montre que c&rsquo;est un diplomate chevronné car le Pakistan est un pays stratégique par excellence surtout pour Washington, qui plus est, avec les Talibans aujourd&rsquo;hui au pouvoir en Afghanistan. Rappelons également qu&rsquo;il vient tout juste d&rsquo;être nommé à ce nouveau poste ce qui signifie que cela doit être validé par le Congrès puis le pays d&rsquo;accréditation doit accepter son agrément par conséquent, il reste encore à Tunis pour un bon bout de temps.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/Donald-Blome-ambassadeur-US-et-sa-femme-Tunis.jpg" alt="" class="wp-image-222319" width="500"/><figcaption><em>Donald Blome avec son épouse dans un café du centre-ville de Tunis, en juillet 2019, peu de temps après sa prise de poste à Tunis. On avait peu <em>vu</em></em> auparavant <em>des diplomates américains dans les rues des villes tunisiennes.  </em></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Maintenir un partenariat solide avec les États-Unis</h2>



<p>Il est nécessaire de rappeler que le président Saïed a reçu M. Blome et non convoqué (une convocation a lieu aux Affaires étrangères et par le secrétaire général ou un directeur général) et ceci pour lui faire part de sa déception de l’audition consacrée à l&rsquo;examen de la situation en Tunisie au Congrès et ça n&rsquo;avait rien d&rsquo;anti-américain et rien contre la personne de l&rsquo;ambassadeur.</p>



<p>Rappelons aussi que si on avait une ambassadrice comme Anne Paterson (grande amie des Frères Musulmans qui les a solidement soutenus quand elle était en poste au Caire) ou bien Gordon Gray (ancien ambassadeur américain à Tunis grand ami d&rsquo;Ennahdha et de Radwan Masmoudi qui relaye aujourd&rsquo;hui la propagande islamiste à Washington), vous auriez vu comment les relations avec Washington n&rsquo;auraient pas été préservées comme elles le sont avec Donald Blome.&nbsp;</p>



<p>Il faut comprendre que nos appels à la non-ingérence, au respect de notre souveraineté et au refus catégorique de toute menace n&rsquo;ont rien d&rsquo;anti-américain. Au contraire, nous tenons à une relation amicale et à un partenariat solide avec les États-Unis mais qu&rsquo;ils se comportent en amis car on ne menace pas ses amis comme le font certains membres du Congrès manipulés par les Frères Musulmans déguisés en associations représentatives des musulmans aux États-Unis ou en associations défendant les droits humains.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Donald-Blome.jpg" alt="" class="wp-image-351381" width="500"/><figcaption><em>Donald Blome a souvent partagé les joies des Tunisiens et assisté à leurs festivités. </em> </figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Diversifier les alliances dans un monde multipolaire</h2>



<p>Également, notre appel à diversifier nos alliances et nos relations est nécessaire et vital dans un monde multipolaire même si les relations avec Washington étaient historiques et exceptionnelles. Avoir de meilleures relations avec la Fédération de Russie et la Chine ne veut en rien compromettre nos relations avec Washington. C&rsquo;est la configuration géopolitique actuelle qui l&rsquo;exige.</p>



<p>Sur un autre plan, les Américains doivent comprendre qu&rsquo;entre 2011 et 2021 il n&rsquo;y avait pas de démocratie en Tunisie contrairement au récit romantique erroné et très répandu mais que le pays était pris en otage par un système de corruption comprenant des partis politiques, des affairistes, des syndicalistes véreux et des relais dans les médias et qu&rsquo;ils se sont servis et n&rsquo;ont pas servi la Tunisie. Ces derniers ont bloqué l&rsquo;instruction des dossiers de corruption.</p>



<p>Les Américains doivent comprendre qu&rsquo;il ne peut pas y avoir une démocratie dans un contexte de corruption généralisée.</p>



<p>Les Américains doivent comprendre que pour soutenir la démocratie, ils doivent soutenir la lutte contre la corruption.</p>



<p>Les Américains doivent comprendre que ceux parmi les protagonistes de la décennie noire 2011-2021 qui vient de s&rsquo;écouler et qui hurlent aujourd&rsquo;hui avec beaucoup de mauvaise foi à la démocratie en danger qu&rsquo;ils ont en réalité peur pour leurs privilèges et surtout qu&rsquo;ils ont peur de rendre des comptes.</p>



<p>Les Américains doivent comprendre que la situation était explosive et que si Kaïs Saïed n&rsquo;avait pas réagi le 25 juillet, ça aurait été le chaos.</p>



<p>Les Américains doivent enfin comprendre que les islamistes n&rsquo;incarnent pas l&rsquo;islam et qu&rsquo;ils les manipulent pour avoir leur soutien afin de se maintenir au pouvoir.&nbsp;</p>



<p>J&rsquo;espère en conclusion que Kaïs Saïed recevera Donald Blome et le décorera avant son départ pour Islamabad. Sachons gagner des amitiés et les préserver parmi les diplomates qui ont œuvré aux bonnes relations avec la Tunisie même après leur départ et souhaitons à M. Blome tout le succès dans l&rsquo;accomplissement de sa future mission au Pakistan.&nbsp;</p>



<p>* <em>Juriste.</em></p>
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