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	<title>Archives des Hollywood - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Hollywood - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Robert Redford s’éteint à 89 ans &#124; Une légende du cinéma indépendant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 07:08:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Acteur, réalisateur, militant écologiste et défenseur d’un cinéma libre via son festival Sundance, Robert Redford est mort à 89 ans.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Acteur, réalisateur, militant écologiste et défenseur d’un cinéma libre via son festival Sundance, Robert Redford est mort mardi 16 septembre 2025, à l’âge de 89 ans, dans sa maison de Sundance (Utah), entouré de ses proches. Avec lui disparaît l’un des derniers grands visages d’Hollywood, mais aussi un esprit rebelle qui a donné à l’Amérique une image contrastée : celle des grands espaces et des héros lumineux, sans jamais cesser d’en dénoncer les dérives.</em></strong></p>



<span id="more-17499393"></span>



<p>Né à Santa Monica en 1936, Redford accède à la célébrité à la fin des années 1960 grâce à <em>‘‘Butch Cassidy and the Sundance Kid’’</em> aux côtés de Paul Newman, puis confirme son statut de star dans <em>‘‘The Sting’’</em>, <em>‘‘Out of Africa’’</em>, ou encore <em>‘‘All the President’s Men’’</em>, plongée haletante dans le scandale du Watergate.</p>



<p>Charismatique, blond solaire et discret, il incarne un idéal américain, celui d’une liberté indomptée, mais aussi d’une conscience morale face aux excès du pouvoir et de la société de consommation.</p>



<p>Sa carrière prend une autre dimension lorsqu’il passe derrière la caméra. En 1981, il obtient l’Oscar du meilleur réalisateur pour <em>‘‘Ordinary People’’</em>, un drame familial d’une justesse implacable. Ses films suivants – <em>‘‘A River Runs Through It’’</em> ou <em>‘‘Quiz Show’’</em> – confirment une mise en scène élégante et un goût pour les récits où se croisent fragilité intime et critique sociale.</p>



<p>Au-delà du cinéma, Redford s’impose comme un pionnier de la cause écologique. Défenseur acharné de l’environnement, il a utilisé sa notoriété pour sensibiliser à la préservation des territoires sauvages et soutenir des associations militantes.</p>



<p>Mais son héritage le plus durable reste sans doute la fondation du Sundance Institute en 1981, puis du festival du même nom, devenu en quelques décennies le sanctuaire du cinéma indépendant mondial. C’est à Sundance qu’ont émergé des cinéastes comme Quentin Tarantino, Steven Soderbergh ou Kelly Reichardt. Redford y voyait une mission : offrir un espace de liberté aux voix nouvelles, loin du diktat des studios.</p>



<p>Sa disparition laisse un vide immense. Le défunt cinéaste aura incarné l’élégance d’Hollywood, la rigueur du réalisateur et l’engagement de l’homme de convictions. Dans une Amérique souvent prisonnière de ses contradictions, il restera cette figure rare qui, du western au thriller politique, a su relier l’art au sens, le mythe au réel, l’intime à l’universel.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>D. G.</strong></p>
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		<title>Dhafer El Abidine primé à Hollywood  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/23/dhafer-el-abidine-prime-a-hollywood/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2024 08:03:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dhafer el abidine]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du film arabe]]></category>
		<category><![CDATA[For my son]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le long-métrage saoudien ‘‘For my son’’ du réalisateur et acteur tunisien Dhafer El Abidine remporte deux prix au Festival du film arabe de Hollywood.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le long-métrage saoudien ‘‘For my son’’ (‘‘Ila Ibni’’) de l&rsquo;acteur et réalisateur tunisien Dhafer El Abidine a remporté deux prix au Festival du film arabe de Hollywood dont la troisième édition s’est tenue du 17 au 21 avril 2024 au Look Cinemas Glendale à Hollywood.</em></strong></p>



<span id="more-12546820"></span>



<p><em>‘‘For my Son’’ </em>a reçu le prix spécial du jury pour le scénario coécrit avec la Tunisienne Safé Messadi et du prix du meilleur film décerné par l’association du Festival du film arabe de Hollywood.</p>



<p>Sortie en Tunisie depuis le 12 avril, <em>‘‘Ila Ibni’’</em> est la deuxième œuvre cinématographique réalisée par Dhafer El Abidine après sa première expérience <em>‘‘Ghodwa’’ </em>en 2021.</p>



<p>A travers l’histoire d’un père saoudien et de son fils qui retournent au pays natal, après avoir passé longtemps à l’étranger, et qui se termine par un accident tragique&#8230; ce sont des sujets liés notamment à l’identité, l’appartenance, les sentiments complexes que vit l’émigré, l’attachement à la famille dominée par un père autoritaire qui refuse de dialoguer en forçant l’avenir de ses enfants&#8230;</p>



<p>Outre Dhafer El Abidine comme acteur principal, le casting réunit les acteurs saoudiens Ibrahim Al Hassaoui, Summer Shesha, Ida Alkusay, Khairia Nazmi, Sarah Al Yafei ainsi que l’acteur jordanien Adam Abu Sakha, l’actrice britannique Emilia Fox et la star montante libanaise d’origine saoudienne Adam Zahr.</p>



<p>Tap. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pMYbtuhjXd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/01/dhafer-el-abidine-recoit-le-star-award-au-hollywood-arab-film-festival/">Dhafer El Abidine reçoit le « Star Award » au Hollywood Arab Film Festival</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dhafer El Abidine reçoit le « Star Award » au Hollywood Arab Film Festival » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/01/dhafer-el-abidine-recoit-le-star-award-au-hollywood-arab-film-festival/embed/#?secret=vkEVOhxXJz#?secret=pMYbtuhjXd" data-secret="pMYbtuhjXd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Enjeu de l’image et responsabilité des cinéastes face au monde</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/29/enjeu-de-limage-et-responsabilite-des-cineastes-face-au-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 10:24:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yoav Galant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment aborder la complexité des problèmes du monde avec toutes leurs nuances en usant d’arguments et non de paravents sensationnels?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/29/enjeu-de-limage-et-responsabilite-des-cineastes-face-au-monde/">Enjeu de l’image et responsabilité des cinéastes face au monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La confection des stéréotypes procède d’une propagande orchestrée, répétitive, systématique selon les principes pavloviens. Au nom de l’universalité, le cinéma et Hollywood en particulier fabriquent des lieux communs à la chaîne. Comment aborder la complexité des problèmes du monde avec toutes leurs nuances en usant d’arguments et non de paravents sensationnels?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hichem Ben Ammar</strong> *</p>



<span id="more-11791885"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-7473513" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Qu’a-t-on le droit de dire haut et fort à l’ensemble du monde quand on est originaire d’un pays du Sud, anciennement colonisé? Quel propos est-on autorisé à formuler et sur quel ton pour pouvoir accéder aux réseaux de grande visibilité? A quelle idéologie doit-on se conformer? A-t-on le droit de valoriser des archétypes universels et humanistes en se basant sur des spécificités culturelles ou est-on contraint à produire de la couleur locale et des stéréotypes réducteurs, car accessibles à l’entendement du large public, lui-même conditionné par un matraquage incessant?</p>



<p>La confection de ces stéréotypes procède d’une propagande orchestrée, répétitive, systématique selon les principes pavloviens. Au nom de l’universalité, le cinéma et Hollywood en particulier fabriquent des lieux communs à la chaîne. Rappelons-nous comment a été façonnée l’image des Amérindiens pour justifier et légitimer leur extermination. N’oublions pas la caricature du communiste lors de la guerre froide, à travers les films d’espionnage. Souvenons-nous aussi des représentations de l’ennemi dans la pléthore de films de guerre américains et autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La supposée supériorité de l’homme occidental</h2>



<p>Le cliché du noir, de l’oriental, de l’immigré, du résistant, du terroriste et de tant d’autres figures sont soumises à des déformations fantaisistes, à l’exagération, à la falsification et dans le meilleur des cas à l’approximation pour ancrer des préjugés et des idées indélébiles confirmant la supériorité de l’homme occidental. Le cinéma est un des moyens d’influence les plus puissants pour nous rappeler la loi du plus fort.</p>



<p>Prétendre que le cinéaste est totalement libre est une illusion, une naïveté. Le créateur ou la créatrice sont encadrés par une meute d’experts. Il/elle intègre les conseils qu’on leur donne quand il/elle ne se fait pas manipuler au point de devenir de simples prête-noms.</p>



<p>En tant que produit industriel le film passe par de nombreux filtres exactement comme dans les usines où il y a un contrôle qualité en amont et en aval. Du script-docteur, au distributeur, en passant par les bailleurs de fonds et les directeurs artistiques de festivals, le système impose ses normes. Mais c’est le producteur qui est le garant du suivi de ce contrôle du contenu car c’est lui qui flaire les tendances du moment et qui anticipe les tenants et aboutissants du marché dominé (et ce n’est un secret pour personne) par le lobby sioniste.</p>



<p>Les producteurs israélo-américains Menahim Golan et Yoram Globus, ex-pilotes de guerre de Tsahal [l&rsquo;armée israélienne, Ndlr], devenus producteurs à Hollywood dans les années 90, sont d’excellents exemples de cette mainmise sur l’industrie du divertissement. Quant au producteur américain Anron Milchan (<em>‘‘Pretty Woman’’</em>) qui a avoué être un espion du Mossad [le service de renseignements israélien, Ndlr] , il n’est certainement pas le seul à être infiltré dans la nomenclature, un club très fermé où on n’entre que si on a montré patte blanche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une forme de censure qui ne dit pas son nom</h2>



<p>L’enjeu de l’image est géopolitique. Ne pas vouloir le reconnaître c’est faire preuve d’aveuglement ou de complicité avec un système qui écarte, discrédite ou récupère toute tentative de résister aux formatages, cette forme de censure qui ne dit pas son nom. La propagande en question a pour but, par exemple, de préparer le terrain à une phrase monstrueuse comme celle de Netanyahu : <em>«Les palestiniens de Gaza sont des animaux qu’il faut exterminer» </em>[en fait, pour être plus précis, c’est le ministre israélien de la Défense, Yoav Galant, qui a déclaré : <em>«Nous imposons un siège total contre la ville de Gaza. Il n’y a pas d’électricité, pas de nourriture, pas d’eau, pas de carburant. Tout est fermé. Nous combattons les animaux humains et nous agissons en conséquence»</em>, Ndlr].</p>



<p>L’affirmation d’une telle énormité a été possible car l’impact sournois de la manipulation quotidienne de l’opinion mondiale a depuis fort longtemps consisté à rendre admissible une telle énonciation afin qu’elle ne choque pas, ayant été préalablement justifiée par des preuves présumées, des faits, des situations, des exemples, fournis par les faiseurs d’images et notamment ceux des pays arabes, en l’occurrence.</p>



<p>Cela veut-il dire que nous devons occulter les problèmes de nos pays, ne pas dénoncer, ne pas dévoiler? Comment formuler la critique pour qu’elle ne tombe pas dans le dénigrement contre-productif ? Comment aborder la complexité des problèmes avec toutes leurs nuances? Comment éveiller les consciences en usant d’arguments et non de paravents sensationnels? Telle est notre passionnante responsabilité de cinéastes face au monde. Seules les images peuvent dire si nous méritons ou pas notre indépendance dans le concert des nations, car faire des images déontologiques c’est d’abord revendiquer la dignité.**</p>



<p>* <em>Réalisateur et critique de cinéma.</em></p>



<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
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		<title>‘‘Le royaume de leurs rêves’’: comment les juifs de Hollywood ont inventé l’Amérique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/03/le-royaume-de-leurs-reves-comment-les-juifs-de-hollywood-ont-invente-lamerique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Sep 2023 07:01:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[chrétiens]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma américain]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>
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		<category><![CDATA[juifs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans quelle mesure le cinéma américain a-t-il été un bastion du pouvoir juif? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/03/le-royaume-de-leurs-reves-comment-les-juifs-de-hollywood-ont-invente-lamerique/">‘‘Le royaume de leurs rêves’’: comment les juifs de Hollywood ont inventé l’Amérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans quelle mesure le cinéma américain a-t-il&nbsp;été un bastion du pouvoir juif? La lecture de ce livre passionnant nuance certainement la réponse. </strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-9629835"></span>



<p>Ce sont évidemment des immigrés juifs d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est qui ont contribué d’une manière décisive à la création des <em>«majors»</em> du cinéma d’Hollywood, la Paramount, MGM, Universal, Columbia, la Warner, et la Fox. Mais les choses n’ont pas été faciles, il a fallu du temps pour en arriver là.</p>



<p>Ceux qui sont devenus les tycoons du cinéma (Zucor, LB Mayer, Cohn, Fox, les frères Warner) étaient tous pour la plupart d’origine étrangère, hongroise, russe, allemande, polonaise, et avaient souvent débarqué en Amérique avec leurs parents au début du XXe siècle. Dénués d’éducation et de culture ils avaient dû faire leurs preuves. Cordonniers, pelletiers, tailleurs, ferrailleurs, videurs, escrocs, ils n’avaient pu compter que sur leurs aptitudes à survivre, parfois en gagnant les complicités nécessaires pour s&rsquo;assurer une aisance matérielle relative, qu’ils avaient constamment essayé de consolider. Mais dans leur quête de l’argent, ils avaient vite réalisé que le spectacle particulièrement à New York constituait une source considérable de profits, et cela les avait poussés à y investir, quitte à sacrifier parfois des réussites professionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour quelques dollars de plus</h2>



<p>En ces temps-là le théâtre et le music hall constituaient le spectacle les plus prisés, naturellement accessibles à la catégorie éduquée de la population, celle qui disposait en outre de revenus suffisants pour ses loisirs. Mais comme les salles de spectacle se situaient toujours dans les quartiers du centre-ville, les classes laborieuses et le sous-prolétariat, résidant dans les banlieues périphériques, en étaient privés. Le trait de génie de ces entrepreneurs fut de comprendre que moyennant des droits d’entrée modiques, cette catégorie de la population pouvait assurer des recettes considérables. L’introduction des saynètes dans les music-halls, des pièces filmées de très courte durée souvent comiques, ou érotiques, en fut l’illustration concrète.</p>



<p>C’est ainsi que le cinéma débuta, par des projections de quelques secondes, et des salles furent louées à cet effet dans des endroits de plus en plus reculés, souvent un succès commercial indéniable, la distribution des films s’avérant encore plus rentable.</p>



<p>Mais personne ne réalisait encore la nécessité de filmer des longs métrages, et les acteurs de théâtre sollicités refusaient. Cela finit par se faire, et les salles de spectacle pour des raisons de rentabilité se transformèrent en salles de cinéma, où les films étaient projetés pendant qu’un orchestre musical jouait.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vu8wXnuqZS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/05/la-controverse-de-sion-la-palestine-le-watergate-et-la-dette-du-sionisme-au-conspirationnisme/">‘‘La controverse de Sion’’ : la Palestine, le Watergate et la dette; du sionisme au conspirationnisme?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La controverse de Sion’’ : la Palestine, le Watergate et la dette; du sionisme au conspirationnisme? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/05/la-controverse-de-sion-la-palestine-le-watergate-et-la-dette-du-sionisme-au-conspirationnisme/embed/#?secret=FEE9LPTqkW#?secret=Vu8wXnuqZS" data-secret="Vu8wXnuqZS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>A cet effet, Roxy fut l&rsquo;un des spécialistes du spectacle qui diffusèrent les airs célèbres de la musique classique dans le public. Mais en fin de compte, le cinéma sonore entraîna naturellement la disparition des orchestres, et en 1926 l’apparition des procédés de synchronisation son-image consacra le triomphe du cinéma parlant auprès du public.</p>



<p>Le développement des nouveaux moyens techniques nécessaires à l’industrie cinématographique fut la cause de problèmes juridiques inédits, comme la tentative de la compagnie Edison, fabricant des projecteurs et les bandes des films, de s’assurer un monopole sur l’usage de leur matériel, et cela aurait signifié évidemment la mort de l’industrie naissante, une éventualité&nbsp; que l’existence de lois anti trust ne permit pas.</p>



<p>Néanmoins, avant&nbsp; le crash boursier de 1929, des grandes compagnies comme la MGM, une fusion de trois sociétés, s’étaient constituées et s’étaient assurées le contrôle de la production par le biais de studios de tournage, de la distribution, ainsi que de l’exploitation par des milliers de salles de projection, et disposaient de ressources financières importantes, permettant de faire face aux coûts importants, mais aussi aux échecs commerciaux qui n’étaient pas rares, parfois grâce à l’introduction dans les conseils d’administration de représentants de groupes financiers ou industriels.</p>



<p>De fait,&nbsp;chaque film constituait un investissement important dont il fallait au préalable déterminer les chances de succès ou d’échec dès la lecture du scénario, autrement dit d’anticiper par le producteur la réaction du public, et cela faisait appel à la connaissance profonde de la société que l’origine sociale souvent modeste des dirigeants assurait.</p>



<p>Mais la plupart des compagnies de cinéma s’étaient fixées en Californie parce que le prix des terrains pour l’installation des studios y était moins cher, mais aussi parce que pour des juifs, les structures sociales y étaient plus ouvertes que celles établies sur la côte est.</p>



<p>En effet, si le cinéma obéit dès le début à des mobiles lucratifs, la reconnaissance sociale y constitua souvent pour des immigrés originaires de l’Europe de l’Est un puissant ressort, et la richesse considérable qu’ils finirent par acquérir leur servit à reproduire dans la vie le faste de la grande bourgeoisie anglo-saxonne dont ils étaient exclus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les aspirations des immigrés</h2>



<p>Clubs privés, élevage de chevaux, soirées, grandes demeures, belles voitures, habits distingués, fourrures et bijoux pour leurs épouses ou leurs maîtresses, ces nababs ne s’épargnèrent rien pour acquérir et consolider leur prestige. Et les jeux de hasard auxquels ils s’adonnèrent tous avec passion furent pour eux le moyen de défier le sort qui leur avait été si favorable et dont ils pressentaient que vivant dans un pays de gentils, de non-juifs, ils pourraient tout y perdre. Ainsi la question de leur identité ne cessa pour eux de se poser, entre la nécessaire assimilation, et les liens imposés par leur mémoire. Et si pour leurs enfants, éduqués selon les normes américaines et issus souvent d’institutions universitaires huppées, la question ne se posa pas, eux, furent divisés entre ceux qui comme Harry Cohn et Jack Warner, par hasard considérés comme les plus durs et les plus cyniques en affaires, voulaient reléguer aux oubliettes toutes les traditions juives qui empêchaient leur intégration et leur réussite professionnelle, et d’autres comme LB Mayer, assez paternaliste, qui s’y attachaient au moins dans leur sphère privée.</p>



<p>Dans le cinéma, les scénarios choisis ne firent souvent que refléter l’expérience de la vie des immigrés ou leurs aspirations. Mayer inventa une Amérique imaginaire, bourgeoise,&nbsp; avec des familles stables, honnêtes, respectueuses de la loi, soucieuses du bien-être de leurs enfants, une Amérique moralisatrice unie autour des valeurs chrétiennes humanistes où le bien finissait toujours par triompher.</p>



<p>En revanche, les scénarios de la Warner ou de la Columbia reflétaient une Amérique de la rue ,du sous-prolétariat, et des immigrés, de la corruption de la police et de la justice, de l’humiliation, où il fallait s’arracher à sa condition et changer la réalité par l’action, en se référant à des valeurs vaguement éthiques, souvent sans succès.</p>



<p>Néanmoins le cinéma finit par constituer la mémoire collective dépositaire des valeurs communes partagées par les Américains de toutes les catégories sociales, et dans une société émiettée par la concurrence et la course effrénée à l’argent, il conféra à l’Amérique, dans ce rôle unificateur autour de valeurs devenues nationales, celles de la liberté d’entreprise, de la réussite, du respect des lois, un visage que les deux guerres mondiales allaient largement répandre hors de ses frontières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;american way of life</h2>



<p>Le phénomène est que les Américains se reconnurent dans la vision de leur société revue et corrigée par une poignée de juifs d’origine étrangère dénués d’éducation et de culture. Il serait certes faux de leur en attribuer tout le mérite, le cinéma étant une entreprise collective où la sélection des scénarios et le tournage donnaient lieu souvent à des débats âpres, et les tycoons déléguèrent souvent la responsabilité de la production parfois à des non-juifs tel le metteur en scène italien d’origine Frank Capra qui imprima à la Columbia une touche personnelle&nbsp;chrétienne humaniste. Ils se consacraient&nbsp;ainsi au volet financier et administratif de la profession. Néanmoins et en dernier ressort, la décision leur revenait toujours. Ainsi, si les juifs de Hollywood le furent dans les moments importants de la vie, à titre privé, les films tournés sous leur égide ne le furent que rarement.</p>



<p>En plus que cela, pendant la seconde guerre mondiale, s’ils évitèrent au départ d’apparaître comme nageant à contre-courant de l’isolationnisme, ils s’engagèrent résolument dans la propagande de guerre après Pearl Harbour en 1941, et mirent à la disposition de l’armée leurs immenses ressources en produisant des films glorifiant le rôle et l’héroïsme des soldats américains, et en envoyant des personnalités du show business, des acteurs et des actrices, rendre visite aux soldats sur le front afin de les encourager.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9jKttiDxZc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/22/georges-w-bush-mensonges-guerres-et-paix/">Georges W. Bush : mensonges, guerres et paix</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Georges W. Bush : mensonges, guerres et paix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/22/georges-w-bush-mensonges-guerres-et-paix/embed/#?secret=JkKZrDmQBC#?secret=9jKttiDxZc" data-secret="9jKttiDxZc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Ce fut ainsi le début d’une étroite collaboration avec le Pentagone qui s’est perpétuée bien après la fin des hostilités. Néanmoins avec le début de la Guerre Froide et la menace du communisme, Hollywood se retrouva sur la sellette lorsque le Comité des activités anti-américaines, noyauté par des chrétiens conservateurs du Sud, l’accusa, sur la foi de témoignages douteux, de financer les activités du parti communiste américain, réputé être constitué dans une large mesure par des militants juifs.</p>



<p>En réalité, beaucoup de jeunes scénaristes juifs de Hollywood étaient frustrés de la manière dure et cynique avec laquelle ils étaient traités dans les grandes compagnies du cinéma pour qui ils travaillaient par leurs coreligionnaires fortunés, et avaient cherché à s’organiser syndicalement afin d’obtenir la satisfaction de leurs revendications professionnelles, et quelques-uns parmi eux étaient il est vrai membres du parti communiste.</p>



<p>Évidemment cette affaire raviva la frayeur, qui&nbsp;n’a jamais quitté les pontes juifs du cinéma, de voir leurs biens confisqués par les antisémites jaloux de leur réussite ainsi que cela s’était passé en Allemagne, et en 1947, ils durent donner des gages de leur loyalisme en privant de travail les personnes sur qui pesait la moindre suspicion d’activités anti-américaines, même quand il ne s’agissait que de simples rumeurs ou de dénonciations calomnieuses .</p>



<p>Quand il s’est agi de défendre leurs intérêts de classe, il n’ont pas hésité à sacrifier leur solidarité communautaire. Ce fut ce qu’on a appelé la chasse aux sorcières, le Maccarthysme, et l’époque des listes noires. Néanmoins après la guerre leurs contributions financières au bénéfice des organisations sociales juives ont été incessantes et importantes, c’était pour eux l’empathie minimale qu’ils devaient à leurs origines qu’ils avaient voulu gommer et oublier, en allant jusqu’à changer leurs noms, et naturellement les sionistes ne se sont pas fait faute d’en tirer profit en tentant de jouer sur le registre de la culpabilité collective, et pas toujours avec bonheur, ainsi que l’a démontré le véritable agacement de LB Mayer face au discours hargneux de Golda Meir venue collecter des fonds au bénéfice de l’Etat sioniste.</p>



<p>Mais à la fin des années 50, les fondateurs de Hollywood avaient presque tous disparu, et les grandes compagnies avaient été rachetées pour la plupart par de grands groupes industriels ou financiers qui y avaient trouvé des opportunités d’investissement intéressantes, et leurs enfants&nbsp;diplômés&nbsp;des plus grandes universités américaines faisaient désormais partie de l’élite à laquelle leurs pères malgré leur incontestable réussite n’avaient jamais pu accéder.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les valeurs chrétiennes humanistes</h2>



<p>En fin de compte, les pontes de Hollywood furent-ils juifs ou américains? Il est certain que étant étrangers ils durent prêter un regard scrutateur au milieu américain dans lequel ils s’étaient immergés et qu’ils ne connaissaient, au départ, pas. Cela leur permit de saisir des opportunités dont ils n’anticipèrent pas toujours les développements ultérieurs qu’ils surent finalement utiliser au mieux pour réaliser les bénéfices financiers qu’ils espéraient mais aussi s’assurer la reconnaissance sociale sans laquelle ils pouvaient être remis en question. Mais dans la concurrence impitoyable qu’ils se livrèrent pour se tailler une part importante du marché, ils demeurèrent solidaires, plus contre les milieux qui leur étaient interdits, que du fait d’origines communes qu’ils préféraient la plupart du temps faire oublier. Mais les films qu’ils tournèrent ne furent que rarement juifs dans le sens de l’autoglorification. Néanmoins ils véhiculèrent souvent des valeurs chrétiennes humanistes protestantes, mettant en exergue un substrat moral commun avec le judaïsme signifiant l’identité des valeurs.</p>



<p>Cet état des choses fonderait toute la politique américaine au Moyen-Orient et c’est l’Etat d’Israël,<em> «seule démocratie dans la région»</em> (sic), qui en tirerait bénéfice.</p>



<p>Ce passage de la condition de juif à celle d’Américain n’entraînait&nbsp;ainsi aucun bouleversement fondamental des principes moraux, et n’empêchait nullement d’anticiper avec succès les réactions du public face aux œuvres projetées avant même leur production. Les juifs n’ont pas inventé les valeurs américaines; en réalité ils les ont révélées à un public qui n’en était probablement pour la plupart pas conscient. Mais la condition de minoritaire ne peut à elle seule tout expliquer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fabrication de la vérité et du pouvoir</h2>



<p>On peut toujours supputer les raisons qui ont conduit les juifs vers le succès dans le monde du spectacle, et pas les Irlandais, les Italiens, ou les Noirs. En réalité, la mémoire collective joue, et depuis les temps les plus anciens, l’effort d’un peuple souvent privé de sécurité et enclin à transporter ses richesses pour émigrer, a toujours porté sur les activités assurant les bénéfices les plus rapides.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="75T8tLUeqF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/20/genius-devil-l-amerique-de-la-democratie-a-la-ploutocratie/">«Genius devil» : L&rsquo; Amérique, de la démocratie à la ploutocratie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Genius devil» : L&rsquo; Amérique, de la démocratie à la ploutocratie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/20/genius-devil-l-amerique-de-la-democratie-a-la-ploutocratie/embed/#?secret=2RFzvlDnUK#?secret=75T8tLUeqF" data-secret="75T8tLUeqF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il ne faut par ailleurs pas oublier ce que la domination du modèle socio-économique américain dans le monde doit aux films issus de Hollywood. A cet égard, l’une des comparaisons qui vient à l’esprit est la similitude entre les studios de Hollywood et les cliniques, dont les propriétaires, parfois en étant des actionnaires majoritaires&nbsp;plus puissants que des nababs, sont concurrents et pourtant solidaires. Si les premiers assurent la célébrité des acteurs liés par contrat selon leurs seules volontés, les seconds fabriquent souvent de toutes pièces les réputations des médecins dans le cadre d’associations informelles&nbsp; en écartant les réfractaires à leur autorité.</p>



<p>On rétorquera&nbsp;que c’est la compétence qui fait d&rsquo;abord la réputation du médecin, issue de son savoir et de son expérience. Il ne serait pas opportun ici de parler de la fabrication des compétences, à laquelle la participation aux congrès médicaux financés par l’industrie médico-pharmaceutique et mis en scène par les sociétés savantes, ainsi que l’adoubement par les comités des lectures des revues spécialisées, contribue d’une manière décisive. Mais tout cela relève comme le cinéma de la fabrication de la vérité et du pouvoir, à la différence près que la sanction scientifique qui la consacre, la fait considérer avec les yeux de la foi; autrement dit la compétence participe elle-même largement d&rsquo;un mythe.</p>



<p>La réalité est que l’ascension de personnes issues de milieux modestes&nbsp;vers la réussite professionnelle semble imposer les mêmes techniques de manipulation, d’organisation, de monopolisation, de recours aux soutiens, de contreparties, et de propagande, afin d’exclure du champ d’activité toute concurrence et pérenniser une domination. Lorsque ces techniques sont utilisées dans le champ scientifique ou médical, celui-ci est inévitablement discrédité. Et si Hollywood a été l’illustration de l’éclatante réussite de parvenus, elle n’en fit là non plus pas l’invention.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Le royaume de leurs rêves’’. La Saga des Juifs qui ont fondé Hollywood’’ de Neal Gabler, éd. Calman-Lévy, Paris, 16 hévrier 2005, 572 pages. </em></strong>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/03/le-royaume-de-leurs-reves-comment-les-juifs-de-hollywood-ont-invente-lamerique/">‘‘Le royaume de leurs rêves’’: comment les juifs de Hollywood ont inventé l’Amérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Harcèlement sexuel : Le mouvement #EnaZeda ne s’arrêterait pas en si bon chemin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moncef Dhambri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 13:04:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[EnaZeda]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement sexuel]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>
		<category><![CDATA[MeToo]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Yerkes]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Makhlouf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le collectif #EnaZeda, qui s’est mobilisé en Tunisie autour de l’idée de briser le silence imposé aux victimes de la violence machiste sous toutes ses formes, n’a pas dit son dernier mot. Certes, le député Zouhair Makhlouf, accusé de harcèlement sexuel sur une lycéenne, serait «passé entre les mailles du filet»… mais le mouvement n’a...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Manif-Femmes.jpg" alt="" class="wp-image-259139"/></figure>



<p><strong><em>Le collectif #EnaZeda, qui s’est mobilisé en Tunisie autour de l’idée de briser le silence imposé aux victimes de la violence machiste sous toutes ses formes, n’a pas dit son dernier mot. Certes, le député Zouhair Makhlouf, accusé de harcèlement sexuel sur une lycéenne, serait</em></strong> «<strong><em>passé entre les mailles du filet</em></strong>»<strong><em>… mais le mouvement n’a pas baissé les bras pour autant.</em></strong></p>



<span id="more-259087"></span>



<p>Au contraire, nombre d&rsquo;observateurs estiment qu&rsquo;il est non seulement promis à un bel avenir en Tunisie, mais il a également des chances de  <em>«s&rsquo;exporter»</em> dans la région &#8211; en Afrique du nord, à travers le continent africain et dans les pays du Moyen Orient.</p>



<p>Telle la conclusion à laquelle parvient une analyse publiée aujourd&rsquo;hui, mercredi 27 novembre 2019, par le site « <a href="https://www.ozy.com/around-the-world/can-the-birthplace-of-the-arab-spring-spur-a-metoo-for-africa/246997/">Ozy »</a>. L’auteur de cette réflexion, Nick Fouriezos, prévient que ce qui s’est passé en Tunisie n’était pas un simple effet de mode, un suivisme ou une pâle imitation de ce qui s’est passé aux Etats-Unis, avec le mouvement #MeToo, ou en Europe, avec l’action #BalanceTonPorc: «<em>C’est bien plus sérieux et bien plus profond que cela. Le #EnaZeda tunisien a commencé par de simple tweets relayés, par l’ouverture d’une page Facebook privée, puis un groupe Facebook, pour devenir un collectif et finir en un mouvement structuré qui revendique le nombre de 25.000 membres – hommes et femmes – décidés d’en découdre avec quiconque barrerait leur route.</em>»</p>



<p>Cette rapide évolution laisse à penser, selon Fouriezos, que, de la même manière que le Printemps arabe a commencé en Tunisie pour se répandre un peu partout en Afrique du nord et au Moyen Orient, le #EnaZeda tunisien pourrait lui aussi suivre le même parcours et élire domicile dans tous les pays voisins de la Tunisie, et bien au-delà.</p>



<p>Sarah Yerkes, spécialiste américaine en affaires tunisiennes auprès du Carnegie Endowment for International Peace, soutient l&rsquo;idée que «<em>le mouvement #EnaZeda tunisien est nettement plus évocateur que ce que l&rsquo;on a connu aux Etats-Unis, où l&rsquo;impact s&rsquo;est presque limité à Hollywood&#8230; En Tunisie, c&rsquo;est un phénomène nettement plus profond&#8230;</em>» </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>M. Ch.</strong>  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/27/harcelement-sexuel-le-mouvement-enazeda-ne-sarreterait-pas-en-si-bon-chemin/">Harcèlement sexuel : Le mouvement #EnaZeda ne s’arrêterait pas en si bon chemin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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