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	<title>Archives des homosexualité - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des homosexualité - Kapitalis</title>
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		<title>Homosexualité en Tunisie l Quand la peur gouverne l’intime </title>
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		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 09:25:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La question de l’homosexualité revient au centre du débat public en Tunisie comme un point de friction révélateur de tensions plus profondes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/homosexualite-en-tunisie-l-quand-la-peur-gouverne-lintime/">Homosexualité en Tunisie l Quand la peur gouverne l’intime </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis quelques semaines, des Tunisiennes et des Tunisiens descendent chaque samedi dans la rue pour défendre les libertés fondamentales. Cette mobilisation, parmi d’autres, rappelle une question centrale : qu’est-ce qu’une société libre ? Et surtout, qui a réellement accès à cette liberté ? Comme souvent, la question de l’homosexualité est revenue au centre du débat public. Non pas comme une réflexion apaisée, mais comme un point de friction révélateur de tensions plus profondes. </em></strong><em>(Illustrations : D&rsquo;après la page Facebook de l&rsquo;association <a href="https://www.facebook.com/mawjoudin.tn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mawjoudin We Exist</a>).</em> </p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18123766"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>En Tunisie, parler d’homosexualité, ce n’est pas seulement parler de sexualité.&nbsp;C’est parler de loi, de religion, de société.&nbsp;Mais plus profondément encore, c’est parler de ce que nous choisissons de faire à l’autre.&nbsp;Car derrière chaque rejet se cache un choix : celui de la stigmatisation.&nbsp;L’orientation sexuelle, elle, n’est jamais un choix conscient.&nbsp;Qui choisirait la peur, l’exclusion et le mensonge ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La loi protège ou abolit des droits naturels ? </h2>



<p>Le fameux&nbsp;article 230 du Code pénal transforme l’intimité en affaire d’État.&nbsp;Le corps devient un territoire surveillé, le désir un danger potentiel.&nbsp;Se taire, se cacher, mentir deviennent des stratégies rationnelles de survie.&nbsp;</p>



<p>À un premier niveau, cette loi est perçue comme une protection morale.&nbsp;À un autre niveau, elle révèle un paradoxe : un État qui prétend préserver l’ordre social, tout en produisant de l’invisibilité et de la peur.&nbsp;</p>



<p>Rousseau rappelait que la liberté individuelle est le fondement du contrat social.&nbsp;Une société n’est libre que si elle rend chacun de ses membres capable de l’être.&nbsp;C’est seulement à cette condition que la notion de volonté générale a un sens.&nbsp;</p>



<p>Quand l’État devient une menace&nbsp;(arrestations arbitraires, examens humiliants, chantage) la loi cesse de protéger; elle fracture.&nbsp;</p>



<p>La société tunisienne reste largement organisée autour de repères forts :&nbsp;le mariage,&nbsp;la filiation,&nbsp;l’honneur&nbsp;familial. Dans&nbsp;ce cadre, l’homosexualité est souvent vécue par la famille comme une honte, un échec éducatif ou une transgression morale ou religieuse.&nbsp;</p>



<p>Beaucoup craignent le rejet, la violence, l’exclusion, parfois la rupture définitive des liens.&nbsp;Se cacher devient alors une manière de préserver son corps, sa dignité, et parfois sa survie.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Homosexualite-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18123840" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Homosexualite-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Homosexualite-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Homosexualite-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Homosexualite-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Homosexualite-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Homosexualite-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Homosexualite-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le Coran parle-t-il vraiment d’orientation ou excès ? </h2>



<p>Les textes religieux sont fréquemment convoqués pour condamner l’homosexualité. Le récit du peuple de Loth est au cœur de ces discours.&nbsp;Le verset souvent cité dit :&nbsp;<em>«Et Loth dit à son peuple :&nbsp;Commettez-vous une turpitude que nul, parmi les mondes, n’a commise avant vous ?&nbsp;Vous assouvissez vos désirs sur les hommes au lieu des femmes.&nbsp;Vous êtes un peuple qui outrepasse les limites»</em>&nbsp;(Al-A’arf&nbsp;80-81). &nbsp;</p>



<p>Ce passage est fréquemment utilisé comme une condamnation directe de l’homosexualité.&nbsp;Or, une lecture attentive du texte coranique invite à un déplacement fondamental.&nbsp;Le Coran ne parle pas d’orientation.&nbsp;Il parle de&nbsp;<em>fâḥisha</em>.&nbsp;Ce qui&nbsp;ne désigne pas une identité, mais un acte excessif, une rupture de la mesure, une transgression de la Loi intérieure.&nbsp;</p>



<p>La&nbsp;<em>fâḥisha</em>&nbsp;n’est pas le désir en soi, mais le débordement du désir hors de toute limite, hors de toute responsabilité.&nbsp;L’<em>isrâf</em> est&nbsp;l’excès, la transgression, la perte de mesure. Il décrit une dynamique collective de violence, de domination, de négation de l’altérité. Le désir n’y est pas relation, mais pouvoir.&nbsp;</p>



<p>Le texte ne condamne pas une orientation, mais une forme de jouissance qui transforme l’autre en objet.</p>



<p>Le texte met en garde contre&nbsp;l’excès,&nbsp;contre&nbsp;un désir&nbsp;imposé, non symbolisé. Un désir&nbsp;sans conscience, sans limite, sans Loi intérieure. Un désir&nbsp;peut devenir destructeur.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’un point de vue psychologique  </h2>



<p>La psychologie clinique est claire : l’homosexualité n’est ni une maladie ni un trouble mental (DSM&nbsp;5; CIM&nbsp;11).&nbsp;</p>



<p>Mais ce que les&nbsp;spécialistes de la santé mentale&nbsp;observent, en Tunisie, ce sont les effets du rejet social : anxiété, dépression, isolement, double vie, parfois idées suicidaires.&nbsp;Cette souffrance ne vient pas du désir, mais du conflit permanent entre l’identité intime et les exigences sociales.&nbsp;</p>



<p>Freud rappelait que la sexualité humaine est polymorphe par nature.&nbsp;Lacan, plus radical encore, montre que la perversion n’est pas une orientation, mais une structure du rapport à la Loi et à l’Autre : utiliser l’autre comme objet plutôt que comme sujet.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Donc un sujet hétérosexuel peut être pervers. Un sujet homosexuel peut ne pas l’être du tout.&nbsp;En effet, la perversion est structurelle, pas&nbsp;orientationnelle.&nbsp;Elle commence là où l’autre cesse d’être reconnu comme sujet.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vivons cachés, vivons fragmentés  </h2>



<p>Mariages de façade, relations clandestines, exil rêvé ou réel, invisibilité organisée : ces stratégies permettent de survivre&nbsp;là où la&nbsp;loi&nbsp;est&nbsp;répressive et&nbsp;la&nbsp;lecture religieuse&nbsp;est&nbsp;rigide.&nbsp;Cela n’est pas&nbsp;sans&nbsp;un coût psychique élevé.&nbsp;À la surface,&nbsp;ces stratégies&nbsp;permettent de tenir&nbsp;tout en&nbsp;produisant des vies scindées :&nbsp;une identité sociale conforme,&nbsp;une identité intime clandestine.&nbsp;En profondeur, elles révèlent une société fragmentée, bâtie sur le non-dit et le mensonge institutionnalisé.&nbsp;</p>



<p>Ce que je trouve le plus violent n’est pas l’interdit en soi, mais l’obligation au mensonge :&nbsp;mentir pour être aimé, mentir pour être en sécurité, mentir pour rester vivant socialement.&nbsp;</p>



<p>Ce n’est pas la différence qui fragilise une société. C’est l’obligation institutionnelle au&nbsp;déni et&nbsp;au mensonge.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Penser autrement  </h2>



<p>Reconnaître l’existence de ces citoyens ne signifie ni encourager ni promouvoir.&nbsp;Cela signifie assumer une responsabilité collective :&nbsp;limiter la violence symbolique et psychique produite par le déni.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le silence imposé ne guérit rien.&nbsp;Il déplace&nbsp;seulement&nbsp;la souffrance, la rend invisible et parfois explosive.&nbsp;</p>



<p>Une société ne se fragilise pas en acceptant la différence. Elle se fragilise lorsqu’elle transforme la peur en mode de gouvernance.&nbsp;</p>



<p>Le jour où la société tunisienne comprendra que reconnaître ces existences ne menace ni la foi, ni la famille, ni la culture ;&nbsp;mais apaise la violence intérieure collective ;&nbsp;le besoin de se cacher tombera de lui-même.&nbsp;</p>



<p>Dans chaque loi, chaque regard, chaque silence, un choix se&nbsp;rejoue&nbsp;:&nbsp;la peur ou la liberté.&nbsp;</p>
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		<title>Entretien avec Hamid Grine &#124; Lumière brisée de Jean Sénac</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/entretien-avec-hamid-grine-lumiere-brisee-de-jean-senac/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Bella]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Taleb-Ibrahimi]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Hamid Grine]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Houari Boumédiène]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Sénac]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hamid Grine revient sur l’assassinat mystérieux, en 1971, de Jean Sénac, poète engagé et fervent défenseur d’une Algérie libre et fraternelle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/entretien-avec-hamid-grine-lumiere-brisee-de-jean-senac/">Entretien avec Hamid Grine | Lumière brisée de Jean Sénac</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son dernier ouvrage, ‘‘Sénac et son diable’’ (coédité par Rives, Alger, Algérie, et Gaussen, Marseille, France, en mars 2025), Hamid Grine * revient sur l’assassinat mystérieux de Jean Sénac, poète engagé et fervent défenseur d’une Algérie libre et fraternelle, dont la vie et la mort restent entourées de zones d’ombre.</em></strong></p>



<p>Entretien réalisé par <strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16035832"></span>



<p>À travers cette enquête, l’auteur s’attache à déconstruire les récits romancés qui ont longtemps entouré cette affaire pour restituer une vérité plus nuancée. Crime politique ou crime de mœurs ? Figure mythifiée ou poète incompris ? Sénac était-il un martyr ou un homme en décalage avec son époque ? Autant de questions auxquelles l’auteur tente de répondre en s’appuyant sur des témoignages inédits et des documents d’archives.</p>



<p>Dans cet entretien, Hamid Grine nous plonge au cœur de son investigation, tout en interrogeant la place de l’intellectuel en Algérie et la mémoire parfois sélective d’une nation en quête de vérité.</p>



<p><strong><em>Kapitalis : Pourquoi avoir choisi de revenir sur le crime de Jean Sénac plus de 50 ans après sa mort ? Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?</em></strong></p>



<p><strong>Hamid Grine</strong> : Deux raisons m’ont motivé. La première est sentimentale. Jean Sénac a marqué ma jeunesse à travers son émission <em>‘‘Poésie sur tous les fronts’’</em> (1967-1971), que je suivais assidûment. Il me faisait rêver, et je fais partie de ceux qui n’oublient jamais les rêves de leur jeunesse. Son assassinat a été un choc immense pour le jeune lycéen que j’étais alors. On avait tué une possibilité de rêve et d’évasion.</p>



<p>La seconde raison est liée à mon insatisfaction vis-à-vis des différentes versions biographiques sur son assassinat. J’ai vécu dans l’Alger de Sénac, que j’ai connu furtivement, et la ville qu’il décrivait ne correspondait pas à celle que je connaissais. J’ai voulu creuser plus profondément.</p>



<p><strong><em>Dans votre enquête, vous affirmez que l’assassinat de Sénac n’était pas un crime politique mais un crime de mœurs. Qu’est-ce qui vous permet d’en être certain ?</em></strong></p>



<p>J’ai eu la chance, juste après la mort de Sénac, d’assister à un dîner en présence d’un officier de police ayant participé à l’enquête. Il nous a fourni des arguments solides : Sénac n’était pas un opposant politique, bien au contraire, il soutenait le régime. S’il avait été perçu comme une menace, il aurait été expulsé vers la France.</p>



<p>L’officier nous a aussi expliqué que Sénac était très imprudent. Il draguait ouvertement des hommes dans une société machiste et mettait chez lui des amants de passage qu’il connaissait à peine. Son fils adoptif, Jacques Miel, l’avait averti à plusieurs reprises du danger qu’il courait et lui conseillait de rentrer en France.</p>



<p>Quant à l’hypothèse d’un crime islamiste, elle ne tient pas la route : les islamistes n’étaient pas encore une force structurée en 1973. Ce mouvement n’a émergé qu’en 1976, lors du débat sur la Charte nationale, comme l’a confirmé le général-major Benyelles dans ses mémoires.</p>



<p><strong><em>Quels ont été les éléments les plus marquants ou surprenants que vous avez découverts au cours de votre recherche ?</em></strong></p>



<p>Deux rencontres ont été cruciales. La première, avec l’assassin présumé, que personne n’avait interrogé auparavant. La seconde, avec Ahmed Taleb-Ibrahimi, ministre de l’Information et de la Culture à l’époque de Sénac, qui m’a apporté un éclairage inédit sur la perception du poète par le pouvoir.</p>



<p><strong><em>Pouvez-vous nous en dire plus sur l’enquête judiciaire qui a eu lieu à l’époque ?</em></strong></p>



<p>La police algérienne a mené une enquête rigoureuse. Aucun suspect n’a été ignoré. Certains amants de Sénac, même ceux résidant à 400 km d’Alger, ont été interrogés à plusieurs reprises. Ses proches ont dû fournir des alibis.</p>



<p>Un diplomate, qui avait accompagné Sénac en chasse de <em>«chair fraîche»</em> en Oranie un mois avant le meurtre, témoigne du sérieux de l’enquête. Pourtant, certains continuent de nier la nature crapuleuse du crime sans aucun argument solide.</p>



<p><strong><em>Comment cette enquête a-t-elle été perçue par les proches de Sénac et par la société ?</em></strong></p>



<p>Ses proches, pour la plupart, ont refusé d’admettre la culpabilité du jeune homme arrêté. Ils reprennent le narratif de Sénac lui-même, qui se voyait mourir en Lorca.</p>



<p>Quant à la société, Sénac n’était connu et apprécié que d’une élite culturelle. Un poète proche de lui a reconnu dans un quotidien algérien le caractère homophobe du crime et le sérieux de l’enquête.</p>



<p><strong><em>L’annulation de la condamnation de l’accusé par Houari Boumediene a suscité des spéculations. Quel impact cette décision a-t-elle eu ?</em></strong></p>



<p>Elle a semé le doute chez les proches et les biographes de Sénac, en raison du manque de communication des autorités. Pourtant, il n’y avait rien de mystérieux : la justice a suivi ses procédures et l’accusé a été libéré après une révision de son procès.</p>



<p><strong><em>Jean Sénac apparaît comme un poète engagé mais aussi profondément solitaire. Comment son rapport à la société algérienne a-t-il évolué ?</em></strong></p>



<p>Sénac n’était pas un solitaire. Il était toujours entouré d’amis et d’amants. Mais il a connu trois périodes distinctes : sous Ahmed Ben Bella, il était un acteur culturel central; sous Boumediene, ses relations au pouvoir se sont étiolées.</p>



<p>Après son départ de la radio en 1971, il a sombré dans la dépression et l’excès, se sentant mis à l’écart.</p>



<p><strong><em>Sa marginalisation, notamment due à son homosexualité, a-t-elle influencé son parcours ?</em></strong></p>



<p>Hamid Grine : Absolument. Son homosexualité affichée et provocatrice lui a porté préjudice dans une société conservatrice. S’il avait été plus discret, son sort aurait peut-être été différent.</p>



<p><strong><em>Quel message espérez-vous transmettre avec ce livre ?</em></strong></p>



<p>Je voulais raconter un homme tel qu’il était, loin des clichés et des fantasmes. C’est un livre de bonne foi, comme dirait Montaigne.</p>



<p><strong><em>Pensez-vous que votre livre contribuera à la réhabilitation de la mémoire de Sénac ?</em></strong></p>



<p>L’avenir nous le dira. Aujourd’hui, en Algérie, on parle peu de Sénac, et quand on le fait, c’est davantage pour son assassinat que pour son œuvre.</p>



<p>* <em>Hamid Grine, né le 20 juin 1954 à Biskra, est un écrivain, romancier et ancien journaliste algérien. Auteur d’une œuvre riche et variée, il s’est illustré aussi bien dans le roman que dans l’essai, explorant des thématiques allant de l’identité à la mémoire, en passant par le pouvoir et la société algérienne contemporaine.</em></p>
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		<title>‘‘Aimer dans l’Espagne médiévale’’. Communautés de mœurs, destins divergents </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Jun 2024 07:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Charfi]]></category>
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		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
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		<category><![CDATA[polygamie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Espagne était le seul lieu géographique en Europe réunissant juifs, chrétiens et musulmans dans une vie commune. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pourquoi&nbsp;l’Espagne médiévale? Sans doute parce que c’était le seul lieu géographique en Europe réunissant juifs, chrétiens et musulmans dans une vie commune,&nbsp;on ne dira pas cohabitation. Il eut d’ailleurs mieux valu parler des Espagne puisque c’est uniquement à la fin du XVe siècle que la réunification du pays a été assurée, et encore, sans inclure, sauf à de rares moments, le Portugal.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-13467021"></span>



<p>Cependant, ce livre démontre que l’amour étant donné ses répercussions sociales et économiques n’a jamais échappé au champ politique ni&nbsp;à la religion. Et on peut affirmer que chaque communauté eut d’abord&nbsp;à travers lui l’ambition de se perpétuer (cas des juifs), mais aussi de s’étendre (musulmans et chrétiens).</p>



<p>Mis à part cela les trois communautés partagèrent souvent les mêmes habitudes, en particulier la polygamie, officielle chez les juifs et les musulmans, ou bien clandestine plus ou moins tolérée chez les chrétiens, en particulier chez les gens de l’Eglise et les personnalités (Mansebas et Barraganas).</p>



<p>L’esclavage fut également très largement répandu en donnant aux maîtres un droit absolu conformément aux anciennes habitudes issues de Rome qu’aucune communauté ne remit en cause. Néanmoins la préservation de la vie des esclaves et des enfants fit peu à peu son chemin dans les esprits en tant que principe social et il faut reconnaître que c’est plutôt du côté des chrétiens qu’une telle évolution se manifesta avec plus de netteté, eux qui avaient l’habitude de recueillir les enfants abandonnés et les mères célibataires dans les monastères avant la création des hôpitaux. Il est vrai que le principe de la protection des enfants avait été énoncé dans le Coran avec l’interdiction de les tuer, particulièrement les fillettes, ou de les abandonner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Homosexualité, polygamie, adultère, divorce, avortement, inceste…</h2>



<p>Quant au judaïsme, c’est à dire l’enseignement issu du Talmud,&nbsp;il ne considérait pas l’avortement, interdit par les deux autres religions, comme illicite, le fœtus étant selon lui dépouillé d’âme. C’est un argument qui fera plus tard florès pour légaliser à l’époque moderne les interruptions volontaires de grossesse.</p>



<p>Il reste que d’une manière générale l’homosexualité fut combattue chez les chrétiens, condamnée chez les juifs, condamnée mais tolérée chez les musulmans. Il est vrai que beaucoup de juifs et de chrétiens mozarabes (arabophones) avaient adopté le mode de vie musulman.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kUUWKkanXf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/locean-atlantique-musulman-le-rendez-vous-manque/">‘‘L’océan Atlantique musulman’’ : le rendez-vous manqué</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘L’océan Atlantique musulman’’ : le rendez-vous manqué » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/locean-atlantique-musulman-le-rendez-vous-manque/embed/#?secret=cE69G4JEGt#?secret=kUUWKkanXf" data-secret="kUUWKkanXf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’adultère considéré comme un crime et l’un des péchés les plus grands fut partout passible de punitions corporelles sévères, du fouet à la lapidation,&nbsp;étant perçu comme un danger pour la cohésion sociale susceptible de provoquer les plus grands conflits.</p>



<p>Néanmoins les chrétiens, c’est-à-dire la frange la plus fortunée, eurent&nbsp;souvent recours aux compensations financières afin de résoudre les conflits qui pouvaient en résulter, en particulier sur les droits d’héritage. Et il semble bien que chez les musulmans, la vieille obsession arabe de la pureté du nom, et de l’inceste comme conséquence possible de l’adultère en vertu des arguments canoniques, cachait en réalité des considérations plus terrestres, celles de la préservation de l’héritage&nbsp;accordant au garçon le double de la part de la fille. Chez les juifs les filles sont déshéritées quand elles se marient ou quand il existe des héritiers mâles, et le fils aîné hérite d’une part double par rapport à chacun de ses frères.</p>



<p>L’inceste fut par ailleurs également interdit par les trois religions. Néanmoins sa définition différait largement. L’Eglise interdisait les mariages lorsque les liens de parenté au 4<sup>e</sup> degré ou même plus étaient établis, ce dont se servaient souvent les seigneurs pour répudier leurs épouses, et obtenir le droit de se remarier. Chez les juifs, les mariages entre cousins ne sont toujours pas permis par les rabbins&nbsp;alors qu’ils sont licites chez les musulmans. Il n’en demeure pas moins que le mariage légal était partout reconnu comme étant la voie exemplaire pour l’amour&nbsp;et la procréation, avec quatre épouses chez les musulmans ou les juifs, alors que chez les chrétiens, la polygamie d’abord déconsidérée mais tolérée finit par être interdite en étant passible de sanctions pénales; c’est sans doute le droit romain qui ne tolérait qu’une épouse et qui reconnaissait le divorce qui finit par prévaloir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PMYKre35QD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/">‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/embed/#?secret=bTqsoiU4Nx#?secret=PMYKre35QD" data-secret="PMYKre35QD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Paradoxalement, le divorce reconnu chez les musulmans et les juifs finit par être interdit par l’Eglise catholique romaine. Le mariage étant le reflet d’alliances entre les familles devait évidemment en être cautionné. Et le refus entraînait parfois le rapt de la femme afin d’obliger la communauté à accepter le fait accompli.</p>



<p>Quant au viol la suite donnée dépendait des conditions sociales du coupable et de la victime. En général dans l’Espagne catholique les plaintes émanaient&nbsp;la plupart du temps des chrétiennes, et des arrangements financiers les concluaient&nbsp;lorsque la fortune du coupable et sa condition sociale le permettaient. Mais les relations sexuelles entre des membres de communautés différentes donnaient souvent lieu aux plus grandes sanctions, qui pouvaient aller jusqu’au bûcher.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une philosophie partagée de la vie</h2>



<p>En Espagne musulmane les viols n’étaient sans doute pas moins fréquents mais rares étaient les femmes qui osaient s’en plaindre d’autant que, esclaves ou libres, elles étaient tenues de satisfaire leurs maris et maîtres et de taire toute autre relation, peut être tolérée sur le plan social mais considérée face au&nbsp;Qadi comme un adultère;&nbsp;la littérature arabo-andalouse, si prodigue dans la description des plaisirs, ignore le viol.</p>



<p>En conclusion, l’amour a été politisé en tant qu’élément essentiel&nbsp;dans ses manifestations sociales et ses conséquences juridiques de l’identité communautaire. C’est d’ailleurs grâce à la fidélité à ses lois que la communauté juive a maintenu son existence.</p>



<p>Quant à savoir s’il existe un droit civilisé et un autre barbare, le débat ne sera jamais clos.</p>



<p>En réalité l’Europe chrétienne a hérité du droit romain par essence païen où elle a puisé l’ensemble de son corpus juridique. Quant au droit musulman, c’est au contact des civilisations de la Mésopotamie (code de Hammourabi), de la Perse (Chosroes Anocherwan) qu’il a élaboré sa doctrine, tout en subissant l’influence hellénistique et romaine, au même titre que la loi juive.</p>



<p>Peut-on dès lors parler d’une communauté plus civilisée qu’une autre? C’est grâce aux attitudes des différentes confessions face à l’amour en Espagne au Moyen-âge qu’on réalise que les différences établies les unes par rapport aux autres ne sont que factices et poursuivent des buts essentiellement politiques. Dans un pays confronté à huit siècles de guerre, les fossés confessionnels n’ont pu abolir une philosophie partagée de la vie conjurant l’angoisse de la mort.<strong><em></em></strong></p>



<p><strong><em>‘‘Aimer dans l’Espagne médiévale; plaisirs licites et illicites’’ d’Adeline Rucquoi, éd. Belles Lettres,&nbsp;9 mai 2008, 284 pages. </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w3iH3VCDpD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/14/reflexion-sur-lhistoire-des-arabes-en-europe-de-charles-martel-a-la-statue-de-sel/">Réflexion sur l’histoire des Arabes en Europe, de Charles Martel à la statue de sel</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réflexion sur l’histoire des Arabes en Europe, de Charles Martel à la statue de sel » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/14/reflexion-sur-lhistoire-des-arabes-en-europe-de-charles-martel-a-la-statue-de-sel/embed/#?secret=jW8XghHsyS#?secret=w3iH3VCDpD" data-secret="w3iH3VCDpD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/30/aimer-dans-lespagne-medievale-communautes-de-moeurs-destins-divergents/">‘‘Aimer dans l’Espagne médiévale’’. Communautés de mœurs, destins divergents </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘Les écrits corsaires’’: Le limes, la consommation, et le fascisme de Giorgia Meloni</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/25/les-ecrits-corsaires-le-limes-la-consommation-et-le-fascisme-de-giorgia-meloni/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jun 2023 06:26:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[fascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Pier Paolo Pasolini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Giorgia Meloni arbore comme un fétiche le fascisme caduc de Mussolini tout en servant celui bien vivant de la consommation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/25/les-ecrits-corsaires-le-limes-la-consommation-et-le-fascisme-de-giorgia-meloni/">‘‘Les écrits corsaires’’: Le limes, la consommation, et le fascisme de Giorgia Meloni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On ne peut évidemment pas être d’accord avec toutes les idées de Pasolini. On ne peut non plus les rejeter en bloc, pour ce qu’il est de nature. Néanmoins, il semble avoir trouvé une cohérence dans les évènements vécus par l’Italie à son époque. Beaucoup de ses conclusions demeurent pertinentes mêmes dans des contextes&nbsp;différents, tels ceux vécus plus tard par la Tunisie avant 2011.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> * &nbsp;</p>



<span id="more-8530636"></span>



<p>Il y a peu, la visite de la chef du gouvernement italien Giorgia Meloni avait suscité quelques commentaires sur l&rsquo;opportunité de traiter avec une représentante du fascisme. Lequel? La lecture de l&rsquo;ouvrage (un ensemble d’articles publiés dans la presse au début des années 70) du cinéaste, poète, écrivain, dramaturge, critique politique, et militant homosexuel italien Pier Paolo Pasolini, démontre que la réponse n’est pas aussi simple. Selon lui, il y a un fascisme caduque, celui de Mussolini, un autre plus récent, celui de la démocratie (purement formaliste) chrétienne de l’après-guerre, enfin le dernier, transnational, celui du marché mondial de la consommation, qui nivelle les valeurs et les cultures en les uniformisant, et en imposant des normes vestimentaires et comportementales supprimant du moins en apparence les différences de classes ou d&rsquo;opinions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le fascisme de la consommation</h2>



<p>Pasolini a qualifié de génocide la disparition des catégories différentes de la population, avec leurs codes et leurs habitudes, en particulier les paysans et le sous-prolétariat urbain, sous l’effet des nouvelles normes du marché imposées à l’insu de tous par la télévision.</p>



<p>Evidemment, à l’époque, le marché global et la mondialisation n’existaient pas encore. Et l’auteur a donc fait preuve&nbsp; d’un sens prophétique véritable en ayant l’intuition trois années avant son échéance de l’affaire Aldo Moro (l’article des lucioles), et en annonçant bien avant l’Internet que le développement de l’information, des télécommunications et des transports bouleverserait la nature du pouvoir et de l’autorité au point d’en priver les hommes politiques démocrates chrétiens qui croyaient gouverner l’Italie, et qui en réalité ne le faisaient que nominalement, au profit du marché de la consommation. Selon lui, dans ce nouveau fascisme de la consommation, faussement tolérant puisqu’il impose clandestinement les goûts et les besoins en les uniformisant, les anciennes valeurs (la religion, le travail, la famille, la patrie, la vertu, l’épargne) n’ont plus aucune utilité.</p>



<p>Pasolini qualifie sans doute à juste titre l’Église catholique d’ignorante, et accuse la bourgeoisie, c’est-à-dire le parti Démocrate chrétien qui en est l’allié, d’être de surcroît&nbsp;indifférentiste&nbsp;(irrationnelle, pragmatique, et formaliste). Néanmoins il établit une différence nette entre l’Eglise, institution impérialiste mue par les ambitions politiques terrestres où l’invocation de Dieu n’est que circonstancielle, et l’enseignement&nbsp; profondément humain et tolérant du Christ sans distinction&nbsp;de classe, de race et de culture.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les limites du pouvoir de l’Eglise</h2>



<p>C’est l’invocation de la tolérance qui amène l’écrivain et le cinéaste iconoclaste à évoquer l’homosexualité dont il se reconnaît être un adepte. Selon lui son rejet est un choix du marché consumériste intolérant, dont le couple hétérosexuel constitue la norme. Cela paraît assez discutable. Même dans l’Italie devenue laïque du fait de l’irréligion de l’Eglise et de la Démocratie chrétienne, certaines normes bibliques imprègnent&nbsp;à ce point les relations sociales qu’elles ne peuvent disparaître ainsi. C’est en tous cas ce que l’on serait enclin à croire.</p>



<p>Néanmoins, la publicité d’un pantalon jean appelé Jésus, usant comme publicité l’injonction évangélique<em> «Qui m’aime me suive»</em>, en dépit des protestations de l’Eglise, prouve que les imprécations de celle-ci ne sont prises en considération que dans les limites qu’on veut bien lui concéder, celles qui ne dérangent pas l’argent et le business.</p>



<p>L’intolérance de la majorité contre ce que Pasolini nomme <em>«une minorité»</em> n’est selon lui le fait que de ceux qu’il nomme <em>«les nazis»</em>, les foules manipulées par la télévision qui ont abandonné le monde archaïque de la campagne, sans devenir pour autant des bourgeois, même petits, des villes.</p>



<p>Naturellement l’écrivain use d’une rhétorique marxiste, mais pour autant qu’il le soit, il reconnaît que Staline, un campagnard qui a gagné la ville, a persécuté en URSS les <em>«différents»</em> sans&nbsp;pour autant être un nazi substantif, tout autant que l’a fait Hitler, qui lui l’est; Staline ne tolérait pas la désobéissance organisée à la ligne du Parti, et Hitler voulait des enfants aryens, autrement dit&nbsp;pour les blondes allemandes des blonds maris, et non des concurrents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau «fascisme» est né</h2>



<p>Pasolini a été massacré en 1975 dans des conditions qui demeurent obscures. Néanmoins, près de 50 ans après, ses thèses ont été institutionnalisées dans pratiquement l’ensemble du monde occidental, ainsi qu’en Inde. Les <em>«minorités»</em> ont acquis ces droits qu’il évoquait, et la question du genre est devenue politique. L’intolérance a&nbsp;même changé de camp; désormais les parents qui veulent éduquer leurs enfants dans le respect des valeurs traditionnelles, celles inévitablement hostiles à l’homosexualité, encourent des poursuites judiciaires et le risque de se voir arracher la garde de leurs enfants par les services sociaux de l’Etat. Un nouveau<em> «fascisme»</em> est donc né, le <em>«fascisme»</em> homosexuel et du genre, dont les enfants sont cette fois les otages.</p>



<p>Evidemment la question demeure de savoir pourquoi le Marché Global préfèrerait désormais le couple homo à celui hétérosexuel. On ne peut pour l’expliquer, qu’en revenir au mariage et à la procréation, selon la méthodologie comparative que l’auteur italien avait fixée,&nbsp;mais cette fois à rebours,&nbsp;contre lui. Il avait qualifié l’avortement de massacre, ce qu’on ne peut objectivement lui reprocher, même s’il l’a fait pour ce qu&rsquo;il estimait être la bonne cause, la sienne. Or si les Etats européens dont la préoccupation principale est toujours de combler des déficits financiers encouragent l’homosexualité, c’est d’une part pour économiser les coûts de la maternité, de la contraception et de l’avortement, d’autre part ceux des écoles et des universités nécessaires pour les former, ainsi que les hôpitaux pour les soigner. Il est en effet plus avantageux&nbsp;de piller le vivier des diplômés au chômage des pays sous-développés en&nbsp;les privant de leurs élites.</p>



<p>Enfin, rares sont les musulmans qui acceptent facilement une législation sexuelle aussi contraignante et le risque de se voir privés de leurs enfants à la moindre opposition. Que les lois sur le genre désormais en vigueur en Occident&nbsp;promeuvent ainsi une minorité sexuelle au détriment d’une autre, religieuse, prouve à tout le moins qu’il ne s’agit pas que de la défense du droit des minorités, mais plutôt de les mettre en opposition, et surtout d’instaurer des entraves à l’extension de l’une, la minorité musulmane, jugée à tort ou à raison menaçante. Autrement on ne comprendrait pas pourquoi l’homophobie devrait être combattue, et l’islamophobie (presque) tolérée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dictature à l’épreuve de l’Internet</h2>



<p>On ne peut évidemment pas être d’accord avec toutes les idées de Pasolini. On ne peut non plus les rejeter en bloc, pour ce qu’il est de nature. Néanmoins, il semble avoir trouvé une cohérence dans les évènements vécus par l’Italie à son époque, celle des Brigades Rouges, de la stratégie de la tension, des massacres de Milan et Bologne, du coup d’état&nbsp;noir du prince Borghese, du Gladio et de la Mafia. Beaucoup de ses conclusions demeurent pertinentes mêmes dans des contextes&nbsp;différents, tels ceux vécus plus tard par la Tunisie avant 2011 avec la perte par Ben Ali de son pouvoir réel avant même sa destitution au profit des milieux d’affaires dont les chefs de file étaient sa propre belle-famille, puis après avec l’arrivée d’Ennahdha à la tête du pays, l’islam formel mondialisé des <em>«Afghans»</em> chaussés des baskets Nike, les assassinats, le terrorisme, la démocratie et la liberté politique purement formelles, la crise économique, et enfin le dernier durcissement du pouvoir qui malgré toutes les mesures restrictives ne peut pas instaurer une dictature parce que l’Internet ne le permet plus.</p>



<p>La diffusion récente sur les réseaux sociaux d’un mariage dans les milieux huppés prouve en tous cas, outre&nbsp; l’indifférentisme, que le Tunisien a intériorisé les valeurs de la consommation, et que celles de l’Islam ne sont plus que formelles.</p>



<p>Après son discours des cheveux, Pasolini, s’il avait vécu, aurait pu parler pour ce mariage d’un discours de la danse. Et il aurait&nbsp;signifié ceci: <em>«Je fais partie d’un milieu auquel vous ne pourrez jamais accéder, mais il ne me gêne pas de vous faire rêver et de personnifier vos espérances par des vidéos publiées sur l’internet, un outil transnational sur lequel votre État ne possède aucun contrôle,&nbsp;et si ce dernier n’a plus d’argent, nous, nous en avons, et la crise économique dont vous souffrez tous ne nous atteint pas.»</em></p>



<p>Il semble que Giorgia Meloni, qui arbore comme un fétiche le fascisme caduc de Mussolini tout en servant celui bien vivant de la consommation, et du <em>«limes»</em>, connaisse en fin de compte la Tunisie qui compte, beaucoup mieux qu’on ne le croit.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/25/les-ecrits-corsaires-le-limes-la-consommation-et-le-fascisme-de-giorgia-meloni/">‘‘Les écrits corsaires’’: Le limes, la consommation, et le fascisme de Giorgia Meloni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Damj &#038; Shams dénoncent la maltraitance de 4 jeunes et leur arrestation fondée sur leur orientation sexuelle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/30/tunisie-damj-shams-denoncent-la-maltraitance-de-4-jeunes-et-leur-arrestation-fondee-sur-leur-orientation-sexuelle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Dec 2022 22:24:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Damj]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
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		<category><![CDATA[orientation sexuelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Shams]]></category>
		<category><![CDATA[trans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisie : Damj &#038; Shams dénoncent la maltraitance de 4 jeunes et leur arrestation fondée sur leur orientation sexuelle</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>L&rsquo;Association tunisienne Damj pour la justice et l&rsquo;égalité et Shams pour la dépénalisation de l’homosexualité et la défense des droits des homosexuels en Tunisie ont fermement dénoncé l&rsquo;arrestation de 4 personnes de la communauté LGBTQI+, dont deux ayant été condamnées à la prison ferme, sur la base de l&rsquo;article 230.</strong></em></p>



<span id="more-5876704"></span>



<p>Les associations ont affirmé que les concernés ont également subi des maltraitance sur la base de leur orientation et leur identité sexuelles, en expliquant qu&rsquo;une descente policière, en coordination avec le parquet, a été effectuée dans la nuit du 11 au 12 décembre 2022 dans une maison à Hammamet, où 4 jeunes amis habitent ensemble.</p>



<p>Cette descente a été faite sur la base de l&rsquo;article 230, et uniquement parce que les jeunes qui y habitent sont «suspectés». d&rsquo;homosexualité : <em>«l&rsquo;infâme article 230 du Code pénal tunisien, qui criminalise l&rsquo;homosexualité et qui est contraire à la constitution et tous les accords internationaux signés par l’État tunisien».</em>, dénoncent les associations.</p>



<p>«<em>Arrêtés comme des criminels</em>, ils<em> ont été maltraités, humiliés et intimidés</em>», dénoncent encore Damj et Shams, en affirmant même que Maya, transgenre, s&rsquo;est fait raser les cheveux de force, et que la maltraitance s&rsquo;est poursuivie au centre de détention à Bouchoucha.</p>



<p>Privés d&rsquo;un procès équitable et présentés, le 21 décembre 2022, devant le tribunal de première instance de Grombalia, deux accusés ont été acquittés, un deuxième a écopé d&rsquo;une peine d&rsquo;un an de prison ferme, et un 3e a été condamné à la peine maximale soit 3 ans de prison : «<em>3 ans de prison pour la jeune trans horrifiée, dans une prison pour hommes (</em>Mornaguia<em>), dans une cellule collective…!</em>». s&rsquo;inquiète Shams, qui estime que <em>«la Tunisie reste un pays dangereux pour les #LGBT+</em> 🏳️‍🌈.».</p>



<p>De son côté, Damj a réclamé la libération immédiate des deux personnes emprisonnées, en dénonçant un procès injuste sur la base d&rsquo;un article honteux et illégal et a également appelé la LTDH et l’Instance nationale de prévention de la torture à rendre visite aux détenus, et en particulier la communalité LGBTQ en prison, tout en tenant pour responsable la direction pénitentiaire, le ministère de la Justice et les autorités compétentes, de la sécurités des concernés.</p>



<p>Damj a par ailleurs rappelé que le test anal (ordonné par la justice pour vérifier la nature des pratiques sexuelles) est une atteinte à la dignité et une pratique contraire aux droits de l&rsquo;Homme, qui s&rsquo;apparente à de la maltraitance humaine et à de la torture.</p>



<p>Quant à l&rsquo;Association Shams, elle a alerté les Institutions internationales sur les violations quotidiennes «contre les droits de l&rsquo;homme en général et des minorités en particulier, en Tunisie».. De son côté le fondateur et ancien président de Shams, Mounir Baatour, qui est réfugié en France, a indiqué qu&rsquo;après «<em>cette énième violation des dispositions fondamentales du droit international, il va œuvrer auprès de l&rsquo;Union européenne pour conditionner toute aide à la Tunisie par la dépénalisation de l&rsquo;homosexualité»</em>..</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Me Baatour dénonce : «L&#8217;Ordre des avocats de Tunisie n&#8217;assume pas de m&#8217;avoir condamné pour mon homosexualité»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/me-baatour-denonce-lordre-des-avocats-de-tunisie-nassume-pas-de-mavoir-condamne-pour-mon-homosexualite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Nov 2022 21:31:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CIB]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Baatour]]></category>
		<category><![CDATA[Onat]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des avocats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Me Baatour dénonce : «L'Ordre des avocats de Tunisie n'assume pas de m'avoir condamné pour mon homosexualité»</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Me Mounir Baatour a déploré le refus de l&rsquo;Ordre des avocats de Tunisie de lui remettre une copie de la mesure disciplinaire d&rsquo;une suspension de 6 mois émise à son encontre en 2015 (suite à sa condamnation à 3 mois de prison pour homosexualité), qu&rsquo;il désire transmettre à la Conférence Internationale des Barreaux (CIB) pour réclamer son annulation.</em></strong></p>



<span id="more-5076522"></span>



<p>Le fondateur et ancien président de l&rsquo;association tunisienne Shams, pour la dépénalisation de l&rsquo;homosexualité et la défense des droits des LGBTQ+, désormais réfugié en France et qui exerce aux Barreaux de Marseille, a exprimé sa colère suite au refus émis par l&rsquo;Ordre des avocats de Tunisie et son bâtonnier Hatem Mziou fraîchement élu, estimant que cette mesure disciplinaire est injuste et qu&rsquo;il a été lésé à cause de son orientation sexuelle.</p>



<p>Par ce refus, Me Baatour estime que l&rsquo;Ordre des avocats n&rsquo;assume pas cette mesure disciplinaire et rappelle qu&rsquo;il est de son droit de réclamer la copie de cette décision, qu&rsquo;il souhaite faire annuler par la CIB, a-t-il indiqué dans une déclaration ce dimanche 20 novembre 2022 à Kapitalis, en rappelant qu&rsquo;il a exercé la profession d&rsquo;avocat en Tunisie pendant 25 ans et qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais commis ni dépassement, ni abus… C&rsquo;est donc pour le principe qu&rsquo;il souhaite l&rsquo;annulation de la mesure disciplinaire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/mbaatour.jpg" alt="" class="wp-image-5076702" width="500" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/mbaatour.jpg 720w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/mbaatour-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/11/mbaatour-580x773.jpg 580w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>
</div>


<p>«<em>J&rsquo;exhorte les structures de la profession ainsi que les anciens bâtonniers à intervenir auprès de Me Hatem Mziou pour me délivrer une copie de la décision. Autrement cela sera considéré comme une atteinte à mes droits, notamment à l&rsquo;accès aux motifs de ma condamnation</em>», a-t-il indiqué, en ajoutant : <em>«Honte a l&rsquo;Ordre des avocats de Tunisie de ne pas faire la différence entre une faute pénale et une faute professionnelle et honte à lui encore d&rsquo;entraver l&rsquo;accès d&rsquo;un avocat aux motifs de sa condamnation».</em></p>



<p>Mounir Baatour ne cache pas sa colère et ne comprend pas qu&rsquo;il doive accepter d&rsquo;être condamné pour son orientation sexuelle, et voit en cela une <em>«homophobie flagrante<em>»</em></em>, a-t-il dénoncé. </p>



<p>Et de conclure : <em>«Oui je suis un avocat homosexuel mais je n&rsquo;ai commis aucune faute professionnelle, durant 25 ans d&rsquo;exercice de ma profession en Tunisie… Mon homosexualité relève de ma vie privé et n est pas une faute professionnelle !».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/me-baatour-denonce-lordre-des-avocats-de-tunisie-nassume-pas-de-mavoir-condamne-pour-mon-homosexualite/">Me Baatour dénonce : «L&rsquo;Ordre des avocats de Tunisie n&rsquo;assume pas de m&rsquo;avoir condamné pour mon homosexualité»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les petites guerres de l&#8217;ayatollah du Kram</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Sep 2021 11:14:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Laayouni]]></category>
		<category><![CDATA[fonds zakat]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[le Kram]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chez Me Fathi Laayouni, le maire du Kram, ville balnéaire de la banlieue nord de Tunis, le toit d&#8217;une école s&#8217;est effondré. Simple fait divers sans doute, qui ne l&#8217;empêchera pas de dormir la nuit. Par Mounira Aouadi * Qu&#8217;importe à celui qui est surnommé «le mollah du Kram» (par allusion à son appartenance au...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Fathi-Laayouni-Toit-effondree-ecole-du-Kram.jpg" alt="" class="wp-image-363659"/><figcaption><em>Le faux plafond effondré dans une école du Kram n&#8217;empêchera pas son maire islamiste de dormir. Il a d&rsquo;autres priorités&#8230; </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Chez Me Fathi Laayouni, le maire du Kram, ville balnéaire de la banlieue nord de Tunis, le toit d&rsquo;une école s&rsquo;est effondré. Simple fait divers sans doute, qui ne l&#8217;empêchera pas de dormir la nuit.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounira Aouadi</strong> *</p>



<span id="more-363658"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Mounira-Aouadi.jpg" alt="" class="wp-image-363660"/></figure></div>



<p>Qu&rsquo;importe à celui qui est surnommé <em>«le mollah du Kram»</em> (par allusion à son appartenance au parti islamiste Ennahdha, Ndlr) un lieu de culture et de savoir, occupé qu&rsquo;il est par les tests anaux (infligés aux jeunes pour <em>«débusquer» </em>leur homosexualité, Ndlr) : <em>«Est-il normal qu&rsquo;on discute des droits des homosexuels dans un pays musulman? Les homosexuels ne peuvent pas habiter au Kram étant une ville conservatrice, car leur place est soit en prison , soit à l&rsquo;hôpital»</em>, avait-il déclaré il n&rsquo;y a pas longtemps (en faisant part de sa volonté de faire du Kram une <em>«ville sans homos»</em>, Ndlr).</p>



<p>Le Kram, une ville conservatrice ? On voit bien qu&rsquo;il ne connaît pas le Kram d&rsquo;antan, celui du cinéma à ciel ouvert, de Cacciola, des tenues fluides et élégantes des femmes, de la courtoisie des hommes, des veillées nocturnes, de cette légèreté dans l&rsquo;air qui rend tout beau, de cette joie de vivre qui englobe tout&#8230; De la fraternité et de la tolérance&#8230;</p>



<p>Qu&rsquo;en est-il de son fonds de «zakat» (aumône islamique), celui de la discorde? (qu&rsquo;il avait créé au sein de la municipalité malgré l&rsquo;opposition du gouvernement, Ndlr) Et de la chasse effrénée aux produits israéliens (qu&rsquo;il avait aussi annoncée dans un élan populiste, Ndlr) ? Et quelle monstrueuse tortue ! Pauvre <em>Caretta caretta</em> ! On voulait te protéger, on t&rsquo;a enlaidie&#8230; Passons&#8230; On attend sa prochaine merde&#8230; Qui lui sera flanquée à la gueule&#8230;</p>



<p>Rien que pour le narguer, le président (de la république, Kais Saied, Ndlr) devrait aller faire sa prière à la mosquée du coin&#8230; <em>«Chmeta&#8230;»</em> Ce sera l&rsquo;affront de trop qui le poussera à rejoindre ses frères talibans en Afghanistan&#8230; Qui sait&#8230; Ou l&rsquo;Iran des ayatollahs&#8230; ses semblables.</p>



<p>* <em>Ancienne journaliste.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles de la même auteure dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wxG1Gxl2Iw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/29/nabil-karoui-lhomme-lige-de-beji-rached-essebsi-et-rached-caid-ghannouchi/">Nabil Karoui, l’homme lige de Béji Rached Essebsi et Rached Caïd Ghannouchi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nabil Karoui, l’homme lige de Béji Rached Essebsi et Rached Caïd Ghannouchi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/29/nabil-karoui-lhomme-lige-de-beji-rached-essebsi-et-rached-caid-ghannouchi/embed/#?secret=HkLrQiFOE8#?secret=wxG1Gxl2Iw" data-secret="wxG1Gxl2Iw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tEh5cBlWct"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/19/recu-a-lassemblee-nationale-francaise-ghannouchi-et-le-developpement-du-terrorisme/">Reçu à l’Assemblée nationale française : Ghannouchi et le développement du terrorisme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Reçu à l’Assemblée nationale française : Ghannouchi et le développement du terrorisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/19/recu-a-lassemblee-nationale-francaise-ghannouchi-et-le-developpement-du-terrorisme/embed/#?secret=q0NQHSCqWL#?secret=tEh5cBlWct" data-secret="tEh5cBlWct" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MDybXBpjs4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/01/agressee-a-sidi-bouzid-la-guerriere-abir-moussi-sen-sortira-plus-forte/">Agressée à Sidi Bouzid, la guerrière Abir Moussi s’en sortira plus forte</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Agressée à Sidi Bouzid, la guerrière Abir Moussi s’en sortira plus forte » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/01/agressee-a-sidi-bouzid-la-guerriere-abir-moussi-sen-sortira-plus-forte/embed/#?secret=cnBzVeTStF#?secret=MDybXBpjs4" data-secret="MDybXBpjs4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Des associations dénoncent l’oppression des LGBTQI en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 May 2021 09:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[article 230]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif civil pour les libertés individuelles]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQI]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQI-phobes]]></category>
		<category><![CDATA[projet Twensakifkom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la LGBTQI-phobie, le 17 mai 2021, le Collectif civil pour les libertés individuelles (CCLI) a rendu publié le communiqué suivant où il alerte l’opinion sur l’oppression subie par les LGBTQI en Tunisie, et qui a été aggravée par la pandémie la Covid-19....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/19/des-associations-denoncent-loppression-des-lgbtqi-en-tunisie/">Des associations dénoncent l’oppression des LGBTQI en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/LGBTQI-en-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-349315"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la LGBTQI-phobie, le 17 mai 2021, le Collectif civil pour les libertés individuelles (CCLI) a rendu publié le communiqué suivant où il alerte l’opinion sur l’oppression subie par les LGBTQI en Tunisie, et qui a été aggravée par la pandémie la Covid-19.</em></strong></p>



<span id="more-349314"></span>



<p>Le Collectif civil pour les libertés individuelles (CCLI) célèbre, pour la sixième fois, la journée mondiale de lutte contre la LGBTQI-phobie en Tunisie. Cette année, la célébration de cette journée revêt une importance particulière, parce qu’elle met en exergue une période critique pour la communauté LGBTQI+ tunisienne, qui continue à subir une grande marginalisation économique et sociale, aggravée par la pandémie Covid-19 et son impact sur les conditions de vie de cette communauté, ainsi que par l’impunité dont bénéficient les auteur.e.s de crimes LGBTQI-phobes.</p>



<p>En effet, l’État tunisien s’acharne à maintenir la criminalisation de l’homosexualité et à rejeter la diversité du tissu social et la reconnaissance des différentes sexualités, identités et expressions de genre.</p>



<p>Cette célébration coïncide avec une réalité éminemment discriminatoire, haineuse et violente contre la communauté LGBTQI+, qui se reflète à travers de nombreuses arrestations et procès pour<em> «homosexualité et transidentité»,</em> en se basant sur les articles anticonstitutionnels 226, 226 bis, 227 bis, 230 et 231 du Code pénal.</p>



<p>Depuis 2011, le ministère de la Justice (1) a recensé 1225 personnes emprisonnées sous prétexte de l’infraction de l’article 230 du Code pénal, dont l’introduction dans ce dernier date de 1913 durant la période coloniale.</p>



<p>Les associations membres du Collectif civil ont également recensé pas moins de 29 plaintes pour torture, mauvais traitements et atteinte à la dignité déposées par des membres de la communauté LGBTQI+ au cours des deux dernières années contre des agents de police. Toutes les plaintes déposées sont restées sans suite.</p>



<p>Cette discrimination institutionnelle expose les personnes LGBTQI+, lesbiennes, gays, bisexuel.le.s, personnes trans, queer, intersexué.e.s, asexué.e.s et ++, à des peines privatives de liberté, à des violations de leurs droits et libertés individuelles à travers des pratiques discriminatoires et relevant de la torture, dont principalement les examens anaux forcés.</p>



<p>Dans ce contexte, le Collectif civil pour les libertés individuelles déclare son soutien à la campagne de sensibilisation <em>«Non au confinement à perpétuité»</em>, lancée le 14 mai par l’équipe du projet <em>Twensakifkom</em> (Tunisien.ne.s comme vous) sur les différents réseaux sociaux.</p>



<p>L’objectif de la campagne<em> «Non au confinement à perpétuité» </em>est d’impliquer les différentes institutions de l’état de droit dans la protection des personnes LGBTQI+ contre toutes les formes de discriminations et de violences qu’elles subissent par les différents organes de l’Etat, qu’ils soient sécuritaires, judiciaires ou législatifs.</p>



<p>Cette action de plaidoyer dénonce les violences institutionnelles quotidiennes subies par les membres de la communauté LGBTQI+ à savoir les discriminations, les violences, la répression policière et les abus de pouvoir, qui se croisent avec celles subies par la majorité des citoyen.ne.s dans l’exercice de leurs droits et libertés individuelles, leur imposant ainsi un confinement quasi perpétuel.</p>



<p>Ainsi, et à l’occasion de cette journée internationale, les soussigné.e.s membres du Collectif Civil pour les Libertés Individuelles :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>rappellent à l’Etat tunisien l’obligation de respecter les différentes dispositions de la constitution de 2014 et les engagements découlant des conventions internationales ratifiées qui soutiennent le droit à la pleine égalité et la garantie de la dignité et de l’intégrité physique ;</li><li>appellent le parlement tunisien à abroger immédiatement les articles 226, 226 bis, 227 bis, 230 et 231 du code pénal et à appliquer les recommandations des deux rapports finaux de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) et de la Commission nationale pour la prévention de la torture (CNPT) demandant l’abrogation de ces articles anticonstitutionnels et portant atteinte aux libertés individuelles;</li><li>appellent les représentant.e.s du peuple à relancer le débat autour du projet du Code des droits et des libertés individuelles et son adoption au plus tôt au vue de l’importance qu’il revêt pour la garantie des libertés individuelles en général et des droits des personnes LGBTQI+ en particulier;</li><li>exigent des pouvoirs judiciaires et des services médico-légaux l’arrêt immédiat du recours aux examens anaux et de tout autre examen portant atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale, et de se conformer à la position officielle du Conseil de l’ordre des médecins tunisien.ne.s et de l’Instance nationale de la prévention de la torture, qui assimilent ces pratiques à de la torture, les considérant contraires à la déontologie et l’éthique et qui plus est, sont dénuées de toute valeur scientifique ;</li><li>rappellent à l’État son manquement aux engagements pris auprès de la communauté internationale et le non-respect des déclarations faites lors de l’Examen périodique universel de 2017 au Conseil des Nations Unies, à savoir son acceptation de la recommandation relative à la protection des membres de la communauté LGBTQI+, la suspension des examens médicaux humiliants qui leurs sont infligés; et appellent par conséquent l’Etat Tunisien à mettre immédiatement en application lesdits engagements.</li></ul>



<p><em>1- Deux demandes d&rsquo;accès à l&rsquo;information concernant le nombre de détenu.e.s en application de l&rsquo;article 230 du Code pénal ont été déposées auprès du ministère de la Justice, lequel a répondu à chacune d’elles par des chiffres contradictoires.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Associations et organisations signataires :</h3>



<p><em>SNJT &#8211; Syndicat National des Journalistes Tunisiens<br>LTDH &#8211; La Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme<br>ATFD &#8211; Association Tunisienne des Femmes Démocrates<br>DAMJ, L’association tunisienne pour la justice et l’égalité<br>ASF &#8211; Avocats Sans Frontières<br>L’ADLI – L’Association Tunisienne pour la Défense des Libertés Individuelles<br>FTDES – Le Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux<br>Initiative Mawjoudin pour l’Egalité<br>DCS – Danseurs Citoyens Sud<br>L’ATP+ &#8211; L’Association Tunisienne pour la Prévention Positive<br>EuromedRights Tunis<br>Attalaki pour les Libertés religieuses<br>OMCT &#8211; Organisation Mondiale de Lutte contre la Torture<br>PDMT – Psychologues du Monde Tunis<br>Association Tahadi<br>Association Mnemty<br>Association Intersection pour les droits et les libertés<br>L’ADD – L’Association pour la promotion du Droit à la Différence<br>L’Association Shams<br>OCTT- L’Organisation Tunisienne pour la Prévention de la Torture<br>Association Citoyenneté, Développement, Cultures &amp; Migrations Des Deux Rives<br>ACDR &#8211; L’Association Arts et Cultures des deux Rives<br>Forum tunisien pour l’autonomisation des jeunes<br>Association de solidarité civique – Tunisie.<br>Organisation du Martyr de la Liberté Nabil Barkati<br>Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie – Belgique<br>CRLDHT &#8211; Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie<br>Association Weshm<br>Coordination Tunisienne de la Marche Mondiale des Femmes<br>Histoires et mémoires communes pour la liberté et la démocratie<br>L’association Perspectives El 3amel Ettounsi<br>ATAC &#8211; L’association tunisienne de l’action culturelle<br>Free Sight Association<br>L’ATCA &#8211; Association Tunisienne de la Culture Amazighe<br>Nachaz<br>Le Groupe Tawhida Ben Cheikh<br>Association NESS pour la prévention combinée<br>LET &#8211; La ligue des Electrices Tunisiennes<br>AswatNissa<br>Article 19</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/19/des-associations-denoncent-loppression-des-lgbtqi-en-tunisie/">Des associations dénoncent l’oppression des LGBTQI en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La commune du Kram, à l’ombre des talibans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 07:27:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Laayouni]]></category>
		<category><![CDATA[fonds zakat]]></category>
		<category><![CDATA[homophobie]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Kram]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Qaradawi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’instauration du fonds Zakat, incompatible avec le caractère civil de l’Etat, au niveau de sa commune, la conversion du local de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) en celui d’une association coranique, puis l’appel lancé à la filiale tunisienne de l’Union internationale des oulémas musulmans de Youssef Qaradawi, accusée de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/30/la-commune-du-kram-a-lombre-des-talibans/">La commune du Kram, à l’ombre des talibans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Fathi-Layouni-1.jpg" alt="" class="wp-image-169767"/><figcaption><em>Le maire taliban du Kram poursuit sur sa lancée obscurantiste, avec la complicité des autorités de l&rsquo;Etat. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Après l’instauration du fonds Zakat, incompatible avec le caractère civil de l’Etat, au niveau de sa commune, la conversion du local de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) en celui d’une association coranique, puis l’appel lancé à la filiale tunisienne de l’Union internationale des oulémas musulmans de Youssef Qaradawi, accusée de prêcher le terrorisme, à venir installer son siège au Kram, Fathi Laayouni, maire de cette cité balnéaire au nord de Tunis, a déclaré qu’il ne tolérerait pas désormais que les homosexuels puissent s’installer dans son fief ainsi transformé en émirat. C’est ainsi que, tous les jours, à travers le pays, les élus islamistes font glisser la société tunisienne un peu plus du droit civil vers celui de la chariâ divine.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-343329"></span>



<p>Il faut reconnaître à Fathi Laayouni, maire du Kram, un rôle pionnier dans l’usage de la religion à des fins politiques, au niveau des communautés locales. À la tête de sa commune depuis 2018, il y avait déjà instauré ce que l’on a appelé le fonds Zakat, inconstitutionnel parce qu’incompatible avec le caractère civil de l’Etat, mais pour le moment du moins aucune autorité n’a pris l’initiative d’en ordonner la fermeture.</p>



<p>Selon un schéma qui évoque l’expropriation des terres dans les territoires palestiniens occupés, un fait accompli est ainsi créé, puis les éventuelles plaintes en provenance de la société civile se perdent pendant plusieurs années dans les méandres de la justice administrative, dont les jugements sont finalement souvent ignorés par les autorités de tutelle, parce que le chef du gouvernement a besoin pour se maintenir au pouvoir d’une majorité parlementaire, et qu’il doit en payer le prix politique, et parce que l’affaire finit par être oubliée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La société glisse du droit civil vers celui des amis de Dieu</h3>



<p>Il en est ainsi de toutes ces initiatives qui tous les jours à travers le pays font glisser la société un peu plus du droit civil vers celui des amis de Dieu. Et il faut reconnaître que les lois héritées de la dictature sont d’un grand apport dans ce processus.</p>



<p>M. Laayouni a ainsi annoncé, il y a quelques jours, sur les ondes d’une radio, que grâce à l’application de la loi, il ne tolérerait pas que les homosexuels puissent s’installer dans sa commune. Il se référait sans aucun doute à la loi inquisitoriale faisant obligation aux suspects d’homosexualité de se soumettre à un test anal, afin de prouver leur innocence, le refus étant considéré comme un élément à charge.</p>



<p>Après la conversion du local de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) en celui d’une association coranique, puis l’appel lancé à la filiale tunisienne de l’Union internationale des oulémas musulmans de Youssef Qaradawi, accusée de prêcher le terrorisme, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/03/15/affaire-de-lunion-des-oulemas-mieux-vaut-avoir-affaire-a-dieu-qua-ses-saints/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">à venir installer son siège au Kram,</a> ses intentions n’ont jamais été aussi claires d’instaurer un certain type de société parmi ses ouailles. Or quelles que soient les critiques que l’on puisse faire à un tel projet, l’instauration de la vertu ne fait pas partie des prérogatives liées aux fonctions d’un maire, particulièrement quand elle use d’un diktat privant une catégorie de citoyens de leurs droits, tel que venir habiter où que ce soit dans leur pays, au même titre que tous les autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Application de lois d&rsquo;apartheid au nom de la religion </h3>



<p>Cela rappelle dans une certaine mesure les lois d’apartheid, ou bien les mesures racistes adoptées par les mairies et empêchant les citoyens musulmans de s’installer en Europe dans les résidences de leurs choix. Monsieur le maire n’a bien sûr pas formulé les choses ainsi, il a simplement promis d’appliquer les lois, qui soit dit en passant existent depuis l’époque de Ben Ali, et bien avant, et que évidemment depuis 10 ans, les députés qui se sont succédé à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) n’ont eu de cesse d’ignorer dans leur prétendu souci d’instaurer la démocratie et de changer le régime politique. C’est ainsi qu’on condamne la dictature, Abir Moussi, et le Parti destourien libre (PDL), qui, soit dit en passant, plafonne dans les sondages d’opinion, mais on prend bien soin de conserver les lois obsolètes et en nette contradiction avec la nouvelle Constitution de 2014; tout en plaçant les députés au-dessus de celles auxquelles sont soumis le commun des mortels, afin d&rsquo;insuffler parmi eux un comportement de barbouze.</p>



<p>On aurait donc compris les propos de M. Laayouni, à qui beaucoup reconnaissent le mérite d’exercer ses responsabilités avec compétence, si toutefois, il n’avait pas été spécifique. On pensera tout ce qu’on voudra de l’homosexualité. Et il est vrai que rares seraient ceux parmi nous qui pourraient être fiers de compter parmi leurs enfants ou dans leurs familles des compatriotes du prophète Loth, mais dans ce cas seule l’éducation serait de mise, et nullement celle promettant les châtiments bibliques prônés par M. Qaradawi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Historiquement, la société islamique n&rsquo;est pas  homophobe  </h3>



<p>Dans le cas d&rsquo;espèce, les propos du maire ne peuvent pas être passés sous silence parce qu’ils évoquent et banalisent clairement des mesures discriminatoires qui visent d’autres citoyens. Et si l’on s’en réfère à l’Histoire, les homosexuels n’étaient frappés d’aucune mesure d’ostracisme à la Mecque, Bagdad ou Cordoue à l’âge d’or de l’islam, et les poèmes d’Omar Ibn Abi Rabiaa, d’Abou Nawas et d’Omar Khayyam sont là pour le prouver. Les courants politiques revivalistes prennent bien soin de glorifier cette époque de l’islam en tant que référence de civilisation, de grandeur et de puissance, mais dans le même temps on s’efforce de créer une société rigoriste, intolérante, étouffante, où la consommation de drogue peut valoir à un jeune 30 ans de prison en vertu de textes en vigueur hérités de la dictature que l’ARP n’envisage pas de changer, mais où les trafiquants jouissent d’une impunité de fait s’ils en font partie. Est-ce un hasard si les jeunes de ce pays préfèrent risquer leurs vies en traversant la Méditerranée sur des embarcations de fortune ?</p>



<p>Il est vrai que les drogués condamnés à de lourdes peines ont été libérés après les avoir vues commuées. Il est vrai aussi qu’il y a longtemps qu’on n’entend plus parler de tests anaux à travers le pays. Il n’empêche. Tant que ces lois ne seront pas abrogées, l’autorité ne manquera pas d’en faire un usage politique, même à l&rsquo;échelon local, les ignorant en temps de calme, et les ressortant opportunément des oubliettes dans des périodes de tensions sociales et de contestations, pour réprimer les manifestants et pour effrayer la population.</p>



<p>Le plus grave c’est que l’application de ces lois devienne un enjeu politique pour tous les mouvements brandissant la bannière de l’identité et de la religion. Le 1er article de la Constitution évoquant un État de religion musulmane pose déjà en lui-même suffisamment de problèmes, par l’interprétation que d’aucuns ne manquent pas de vouloir lui donner, y compris au détriment de son caractère civil. Mais en envisageant de persécuter les homosexuels et en les privant de leurs droits, au nom de la loi, M. Laayouni ne ferait après tout que se conformer à la Constitution.</p>



<p>Le problème c’est que rien ne l’empêcherait demain, lui ou son successeur, au nom de cette même Constitution et de la religion de l’Etat, de poursuivre les prostitué(e)s, les couples illégitimes, ceux ayant choisi de vivre librement, ou seuls avec leurs chiens, ainsi que les Yazidis, les Ahmadis ou les Baha&rsquo;is.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, dans la mesure où le test anal soit le moyen technique par lequel, grâce à la loi, et mis à part les vétérinaires, certains gynécologues ou urologues apporteraient leur contribution scientifique à la construction de l’ordre moral, en ignorant le serment d’Hippocrate, il faudrait se demander pourquoi nul n’aurait un jour l’idée de réclamer son application sur les femmes mariées, afin de débusquer les maris faisant secrètement allégeance à Sodome et Gomorrhe. Ce ne serait que la moindre des équités si dans la répression contre les déviances morales, arroseurs et arrosés soient enfin unis dans une même crainte de Dieu et de la Loi.</p>



<p><em>* Médecin libre pratique.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eQJE4kKR6X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/10/abir-moussi-ou-le-retour-du-discours-nationaliste/">Abir Moussi ou le retour du discours nationaliste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Abir Moussi ou le retour du discours nationaliste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/10/abir-moussi-ou-le-retour-du-discours-nationaliste/embed/#?secret=eGoCmkLi4G#?secret=eQJE4kKR6X" data-secret="eQJE4kKR6X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/30/la-commune-du-kram-a-lombre-des-talibans/">La commune du Kram, à l’ombre des talibans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L&#8217;Association Shams répond à Fathi Layouni et dénonce «son discours daéchiens mettant en danger les homosexuels»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/25/lassociation-shams-repond-a-fathi-layouni-et-denonce-son-discours-daechiens-mettant-en-danger-les-homosexuels/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Mar 2021 22:57:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[association Shams]]></category>
		<category><![CDATA[Daéchiens]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Layouni]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[homosexuels]]></category>
		<category><![CDATA[Kram]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ]]></category>
		<category><![CDATA[maire islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après que le maire islamiste du Kram, Fathi Layouni, ait indiqué que les homosexuels doivent être placés soit dans les hôpitaux soit dans les prisons tout en affirmant qu&#8217;ils n&#8217;ont pas le droit d&#8217;accéder au Kram, l&#8217;association Shams pour la dépénalisation de l&#8217;homosexualité a lancé une procédure pour demander une interdiction d’accès à l’espace Schengen...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/25/lassociation-shams-repond-a-fathi-layouni-et-denonce-son-discours-daechiens-mettant-en-danger-les-homosexuels/">L&rsquo;Association Shams répond à Fathi Layouni et dénonce «son discours daéchiens mettant en danger les homosexuels»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Shams-homosexualite-Layouni.jpg" alt="" class="wp-image-342883"/></figure>



<p><strong><em>Après que le maire islamiste du Kram, Fathi Layouni, ait indiqué que les homosexuels doivent être placés soit dans les hôpitaux soit dans les prisons tout en affirmant qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas le droit d&rsquo;accéder au Kram, l&rsquo;association Shams pour la dépénalisation de l&rsquo;homosexualité a lancé une procédure pour demander une interdiction d’accès à l’espace Schengen à son encontre, et a appelé le ministère public à intervenir, estimant que «son discours daéchiens représente une menace pour les homosexuels».</em></strong></p>



<span id="more-342878"></span>



<p>Dans un communiqué publié ce jeudi 25 mars 2021, l&rsquo;association a indiqué que le discours homophobe du maire est extrémiste et va contre les principes des droits et des libertés garantis par la constitution tunisienne, pis encore il s&rsquo;apparente à un appel à la haine et à la violence qui met en danger les homosexuels et toute la communauté LGBTQ (lesbiennes, gays, bisexuels transsexuels et queer), en Tunisie.</p>



<p>De ce fait Shams appelle le ministère public à intervenir en rappelant que l&rsquo;impunité permet à ceux qui ne respectent pas la loi de poursuivre leurs abus, tout en demandant à tous les intervenants de cesser de blanchir ce genres de dépassements.</p>



<p>L&rsquo;association Shams a par ailleurs indiqué que ledit maire s&rsquo;est spécialisé <em>«depuis 2011 dans les discours extrémistes et daéchiens est devenu rebelle contre l’État de droits»,</em> en rappelant que ce n&rsquo;est pas la première fois qu&rsquo;il se permet d&rsquo;exclure la ville du Kram, aussi bien pour des activités associatives qu&rsquo;autres, citant notamment l&rsquo;affaire du bureau de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) qu&rsquo;il avait forcé en décembre dernier, pour être remplacé par une association islamiste. Cette affaire, rappelons-le a été portée en justice par la Ligue.</p>



<p>Shams rappelle que le droit au déplacement et du travail associatif sont garantis par la constitution et les traités internationaux ratifiés par l&rsquo;État tunisien.</p>



<p><em>«On notera qu&rsquo;il ne fait pas un visa pour se rendre au Kram, tout comme pour toutes les autres villes et régions de la Tunisie et que personne ne peut imposer aux citoyennes et citoyens des limites à leurs déplacements. Sauf si nous parlons vraiment de l’Émirat du Karma, qui s&rsquo;est retourné contre l&rsquo;État, ses institutions et ses lois», </em>ajoute l&rsquo;association qui fait porter la responsabilité de l&rsquo;intégrité physique de ses membres et activistes aux autorités à qui elle demande de mettre fin à ses abus qui vont contre le principe de la civilité de l’État et de la démocratie.</p>



<p>On rappellera à ce propos, que l&rsquo;Union Européenne avait récemment sanctionné et décidé de ne plus subventionner six communes polonaises qui ont adhéré à un programme mettant en place des zones dites <em>«sans LGBT</em>», se revendiquant «libérés de l&rsquo;idéologie LGBTQ».</p>



<p>D&rsquo;ailleurs Shams portera l&rsquo;affaire devant l&rsquo;expert spécial chargé des la lutte contre les discriminations basées sur les SOGI (sexual orientation and gender identity) auprès de l&rsquo;ONU, précise Mounir Baatour, dans une déclaration ce soir à Kapitalis.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EUIdeQRgKY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/25/le-maire-islamiste-du-kram-fathi-laayouni-tient-des-propos-injurieux-a-lencontre-des-homosexuels/">Le maire islamiste du Kram, Fathi Laâyouni, tient des propos injurieux à l&rsquo;encontre des homosexuels</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le maire islamiste du Kram, Fathi Laâyouni, tient des propos injurieux à l&rsquo;encontre des homosexuels » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/25/le-maire-islamiste-du-kram-fathi-laayouni-tient-des-propos-injurieux-a-lencontre-des-homosexuels/embed/#?secret=HvVC7tHCnv#?secret=EUIdeQRgKY" data-secret="EUIdeQRgKY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MTh2uCCtlR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/12/fathi-layouni-force-le-siege-de-la-ltdh-au-kram-et-le-remplace-par-une-organisation-coranique/">Fathi Layouni force le siège de la LTDH au Kram et le remplace par une organisation coranique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fathi Layouni force le siège de la LTDH au Kram et le remplace par une organisation coranique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/12/fathi-layouni-force-le-siege-de-la-ltdh-au-kram-et-le-remplace-par-une-organisation-coranique/embed/#?secret=XmsMXRVXXg#?secret=MTh2uCCtlR" data-secret="MTh2uCCtlR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/25/lassociation-shams-repond-a-fathi-layouni-et-denonce-son-discours-daechiens-mettant-en-danger-les-homosexuels/">L&rsquo;Association Shams répond à Fathi Layouni et dénonce «son discours daéchiens mettant en danger les homosexuels»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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