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	<title>Archives des islamistes tunisiens - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des islamistes tunisiens - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : Les islamistes préfèrent le désordre à un nouvel ordre échappant à leur emprise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jun 2021 09:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un entretien, hier, vendredi 18 juin 2021, sur la chaîne Zitouna TV, Abdelkrim Harouni, président de Majlis Choura, le politburo du parti islamiste Ennahdha, a déclaré que l’initiative de dialogue national lancée par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) n’est pas morte et que ce dialogue est encore possible, même s’il faut le tenir...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/19/tunisie-les-islamistes-preferent-le-desordre-a-un-nouvel-ordre-echappant-a-leur-emprise/">Tunisie : Les islamistes préfèrent le désordre à un nouvel ordre échappant à leur emprise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Abdelkrim-Harouni-1.jpg" alt="" class="wp-image-353232"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans un entretien, hier, vendredi 18 juin 2021, sur la chaîne Zitouna TV, Abdelkrim Harouni, président de Majlis Choura, le politburo du parti islamiste Ennahdha, a déclaré que l’initiative de dialogue national lancée par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) n’est pas morte et que ce dialogue est encore possible, même s’il faut le tenir sans le président de la république Kaïs Saïed. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=tuO_KtQ3Go0&amp;feature=youtu.be" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-353231"></span>



<p>Réagissant aux réserves exprimées par le président Saïed, lors de sa réunion, mardi 15 juin, au Palais de Carthage, avec d’anciens chefs de gouvernement, disant accepter l’idée de présider un dialogue national, mais qui ne soit pas une occasion pour donner une légitimité aux parties qui n’en ont pas et pour blanchir les personnes soupçonnées de corruption et de complot contre l’Etat, le chef islamiste a dit que la solution d’élections présidentielles et législatives anticipée est envisageable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les islamistes ne veulent pas reconnaître leur échec</h3>



<p><em>«C’est une solution constitutionnelle et démocratique, mais nous ne nous y résignerons qu’en dernier recours. Car l’organisation d’élections anticipées veut dire que nous avons échoué à régler la crise politique par le dialogue. Or, nous estimons que nous n’avons pas échoué et Ennahdha appelle l’UGTT à avancer dans son initiative de dialogue national avec les partis et les organisations nationales, même sans la participation du président de la république. Si ce dernier veut se joindre ensuite au dialogue, il serait le bienvenu et sa place serait garantie»</em>, a expliqué M. Harouni. Et d’ajouter :<em> «Nous ne pouvons pas attendre encore plus longtemps. Car l’échec du dialogue signifie l’échec de toute la classe politique. Et que ferions-nous après un tel échec ? Irions-nous vers l’affrontement ? Le président ne pourra pas nous imposer de force un système politique qui ouvre la voie au désordre.»</em></p>



<p>M. Harouni fait ici allusion à la proposition du président Saïed de réformer d’abord la constitution et la loi électorale qui sont à l’origine du système politique en place depuis 2015, qui se caractérise par un blocage total des institutions. Et d’aller ensuite vers des élections législatives anticipées, qui éviteraient au pays de se retrouver dans la configuration politique actuellement en vigueur et dont tout le monde déplore le blocage.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ennahdha œuvre pour le maintien du statut-quo</h3>



<p>Ennahdha, principal bénéficiaire du système politique en place, qui lui permet de gouverner derrière les rideaux, en utilisant des pions ou des marionnettes, sans assumer directement et pleinement ses responsabilités, est, bien entendu, opposé à toute réforme constitutionnelle qui ne préserverait pas ses intérêts et ses privilèges. Et pour cause…</p>



<p>Pour le parti islamiste, qui est surtout soucieux de préserver sa mainmise sur les rouages de l’Etat, le maintien du statut-quo est une assurance-vie et tout changement profond pouvant le chasser du devant de la scène ou lui faire assumer ses responsabilités devant l’opinion publique pourrait aboutir à une exigence de reddition des comptes. Et c’est là un cauchemar pour Rached Ghannouchi et sa bande, qui préféreraient l’anarchie à un ordre où ils ne seraient pas les principaux acteurs sinon les ordonnateurs. </p>



<p><strong><em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=tuO_KtQ3Go0&amp;feature=youtu.be" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo. </a></em></strong></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles liés : </em></h4>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/19/tunisie-les-islamistes-preferent-le-desordre-a-un-nouvel-ordre-echappant-a-leur-emprise/">Tunisie : Les islamistes préfèrent le désordre à un nouvel ordre échappant à leur emprise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les islamistes tunisiens entre le doute et le désarroi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jun 2021 10:14:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti islamiste Ennahdha est dans une position extrêmement difficile aux plans national et international. Il est en recul net dans les sondages et très mal en point auprès des siens. Sa base se rétrécissant comme peau de chagrin, ses ténors sont obligés de bomber le torse pour faire illusion. Ils savent cependant que leur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/15/les-islamistes-tunisiens-entre-le-doute-et-le-desarroi/">Les islamistes tunisiens entre le doute et le désarroi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Ennahdha-Base-vieillissante.jpg" alt="" class="wp-image-352697"/><figcaption><em>Une base vieillissante, à l&rsquo;image de son chef Rached Ghannouchi (79 ans)  : hors de l&rsquo;histoire et de la géographie.</em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Le parti islamiste Ennahdha est dans une position extrêmement difficile aux plans national et international. Il est en recul net dans les sondages et très mal en point auprès des siens. Sa base se rétrécissant comme peau de chagrin, ses ténors sont obligés de bomber le torse pour faire illusion. Ils savent cependant que leur parti arrive à une sorte de fin de cycle et doit faire son bilan, et de préférence sous forme d’autocritique, et étudier les moyens de se réformer au plus vite, car sa place n’est plus vraiment garantie sur l’échiquier politique tunisien dans les années à venir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatt</strong>y *</p>



<span id="more-352696"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/quand-les-dirigeants-dennahdha-bombent-le-torse-sachez-quils-sont-dans-de-mauvais-draps/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdelkrim Harouni</a>, le président du Conseil de la Choura du parti islamiste Ennahdha, ne cesse de monter au créneau et, ces derniers temps, ses interventions sont de plus en plus virulentes. Le weekend dernier, il a lancé une véritable mise en garde aux détracteurs de son parti, sans toutefois les nommer… Mais ses menaces s’adressent essentiellement le président de la république Kaïs Saïed, mais aussi, à un moindre degré, au Parti destourien libre (PDL) et à sa présidente Abir Moussi.</p>



<p>Depuis quelques temps, Harouni se détache de la plupart des autres ténors du mouvement islamiste tunisien, se présentant comme le dauphin du cheikh Rached Ghannouchi à la tête du parti, laissant accréditer l’idée qu’il est actuellement la seule personnalité politique capable de sauvegarder l’unité du parti, de plus en plus fissuré et faisant face aux assauts répétés de ses adversaires, à l’intérieur et à l’extérieur, qui plus est dans la situation extrêmement difficile que traverse actuellement la Tunisie, et dont la responsabilité est imputée essentiellement à Ennahdha et à l’incompétence de ses dirigeants, au pouvoir sans discontinuer depuis 2011.</p>



<p>Une ambiance de suspicion et même de peur s’installe au sein du parti islamiste. Car ses cadres se rendent à l’évidence qu’ils n’ont été en mesure de réaliser aucune des promesses qu’ils avaient faites à leurs électeurs et qu’au terme d’une décennie au cœur de l’Etat, leur bilan est foncièrement négatif.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les islamistes se sentent à juste titre dans l’œil du cyclone</h3>



<p>En pleine crise institutionnelle, politique, économique et sociale endémique qu’endure le pays depuis plusieurs années, aggravée, depuis quelques mois, par des divergences profondes sur la conduite des affaires de l’Etat entre, d’une part, un président de la république se considérant comme l’âme de la nation et le garant de la continuité de l’Etat, et d’autre part part, un président du parlement hégémonique et envahissant, Rached Ghannouchi, et son protégé et obligé, le chef de gouvernement Hichem Mechichi, Ennahdha, se sentant dans l’œil du cyclone, semble avoir choisi de réagir vite et fort, pour montrer qu’il n’est pas du genre à se laisser impressionner.</p>



<p>Dans la compétition politique acharnée actuellement en cours, le parti islamiste et son chef savent qu’ils ne sortiront pas indemnes du face-à-face avec un président de la république élu à plus de 72% des suffrages et qui, un an et demi après son investiture, caracole toujours en tête des sondages de popularité, très loin devant tous ses adversaires, et montre sa détermination à être effectivement présent sur la scène politique, refusant que d’autres acteurs politiques lui fassent indûment de l’ombre.</p>



<p>Plus grave encore pour les islamistes, dont la situation est de plus en plus inconfortable : ils sont décriés par des pans entiers de la population, qui les désavouent et les accusent même ouvertement d’avoir causé la dégradation de la situation dans le pays dans pratiquement tous les domaines… Outre leurs interminables manœuvres politiques déstabilisant sans cesse le pays, on leur reproche une gouvernance calamiteuse des affaires de l’Etat, avec les résultats que l’on sait…</p>



<p>Lors de l’audience convoquée il y a quelques jours par le président de la république dans son bureau à Carthage, retransmise à la télévision, micro ouvert, et au cours de laquelle le chef de l’Etat avait sermonné le chef du gouvernement et la ministre de la Justice par intérim, le chef du parti islamiste a été accusé, indirectement et sans être nommé, d’être à l’origine de tous les problèmes du pays. Kaïs Saïed a même accusé les islamistes d’entretenir un climat de crise permanente et de créer sans cesse des problèmes pour prolonger leur domination du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ennahdha cherche à dissiper le doute qui gagne ses troupes</h3>



<p>C’est dans ce contexte délétère que le président du Conseil de la Choura du parti islamiste a cru devoir contre-attaquer, en gesticulant, en bombant les muscles et en lançant des menaces, dans l’espoir de renverser la vapeur. Il a, ainsi, fustigé tous ceux qui, selon lui, œuvrent d’arrache-pied à marginaliser les Nahdaouis et à rayer leur parti de la carte politique de quelque manière que ce soit, civile ou autre, indiquant clairement que son parti ne se laissera pas faire.</p>



<p>Selon lui, Ennahdha est aujourd’hui une grande force politique légitime, qui a accédé au pouvoir de façon démocratique après quelque trente ans de lutte acharnée contre la dictature, en précisant que le mouvement islamiste n’a jamais cherché à exclure qui que ce soit, que tous ceux qui, ces dernières années, ont voulu se mesurer à lui et entraver son ascension ont été marginalisés. Ce plaidoyer vise, on l’a compris, à mobiliser les militants du parti, dont beaucoup ont été gagnés par le doute, se sentant réellement fragilisés et menacés sur un échiquier politique très instable et mouvant.</p>



<p>Tout en mettant également l’accent sur le fait que son parti a démontré qu’il est le plus fort sur le terrain, qu’il y surpasse tout le monde et qu’il serait inutile et inopportun de vouloir lui tenir tête, Harouni a invité implicitement ses adversaires politiques à se faire à cette réalité, en rappelant, à cet effet, la grande manifestation conduite il y a quelques mois par Ennahdha, au centre-ville de Tunis, en ramenant des milliers d’adhérents et de sympathisants de toute la république.</p>



<p>Dans les circonstances actuelles extrêmement difficiles que vit le pays, marquée par une crise institutionnelle, politique, économique et sociale chronique, les vociférations des ténors du parti islamiste risquent d’en rajouter une couche au climat de tension et d’instabilité qui règne dans un pays au bord de l’implosion.</p>



<p>Même si certains analystes sont d’accord pour soutenir que cette attitude est surtout destinée à relever le moral des fidèles du parti, d’autres estiment qu’elle est inappropriée et donc inadmissible car elle contribue à l’aggravation des tensions dans le pays et pourrait mettre le feu au poudre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fin d’un cycle n&rsquo;est pas forcément le début d&rsquo;un autre </h3>



<p>En tout état de cause, tout le monde sait aujourd’hui que le parti islamiste est dans une position extrêmement difficile aux plans national et international. Il est en recul net dans les sondages. Il est très mal en point auprès des siens. Sa base se rétrécit comme peau de chagrin. Il est donc obligé de bomber le torse pour faire illusion et préserver son matelas électoral lors des prochains scrutins.</p>



<p>Ses ténors savent cependant que leur parti arrive à une sorte de fin de cycle et doit faire son bilan, et de préférence sous forme d’autocritique, et étudier les moyens de se réformer au plus vite, car sa place n’est plus vraiment garantie sur l’échiquier politique dans les années à venir. Et pour cause : les Tunisiens ne sont pas seulement des conservateurs, comme on les présente souvent. Ce sont des gens de la mer, libres, ouverts, parfois versatiles, instables, changeants et rebelles… Et ils ont montré par la passé qu’ils sont capables de se réveiller au moment où personne ne les attend pour renverser la table.</p>



<p>* <em>Ancien diplomate.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hjhZIlO3zr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/quand-les-dirigeants-dennahdha-bombent-le-torse-sachez-quils-sont-dans-de-mauvais-draps/">Quand les dirigeants d’Ennahdha bombent le torse, sachez qu&rsquo;ils sont dans de mauvais draps</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quand les dirigeants d’Ennahdha bombent le torse, sachez qu&rsquo;ils sont dans de mauvais draps » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/14/quand-les-dirigeants-dennahdha-bombent-le-torse-sachez-quils-sont-dans-de-mauvais-draps/embed/#?secret=y4ul1wiTZp#?secret=hjhZIlO3zr" data-secret="hjhZIlO3zr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9hYm9KvA0V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/12/pour-un-gouvernement-de-salut-national-capable-de-remettre-la-tunisie-sur-les-rails/">Pour un gouvernement de salut national capable de remettre la Tunisie sur les rails</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour un gouvernement de salut national capable de remettre la Tunisie sur les rails » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/12/pour-un-gouvernement-de-salut-national-capable-de-remettre-la-tunisie-sur-les-rails/embed/#?secret=vdbUkIJLnq#?secret=9hYm9KvA0V" data-secret="9hYm9KvA0V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mfn0mDYpaL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/10/la-violence-policiere-nest-plus-acceptable-sous-aucun-pretexte/">La violence policière n’est plus acceptable sous aucun prétexte</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La violence policière n’est plus acceptable sous aucun prétexte » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/10/la-violence-policiere-nest-plus-acceptable-sous-aucun-pretexte/embed/#?secret=4f5bBlgexQ#?secret=mfn0mDYpaL" data-secret="mfn0mDYpaL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/15/les-islamistes-tunisiens-entre-le-doute-et-le-desarroi/">Les islamistes tunisiens entre le doute et le désarroi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Progressistes tunisiens et socialistes français : la même erreur à 90 ans d’intervalle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 07:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Maréchal Pétain]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[socialistes français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ses relations avec les islamistes en général et ceux d’Ennahdha en particulier, l&#8217;élite laïque et progressiste tunisienne à commis la même erreur que les socialistes français des années 1935-1940, dans leur mangue de fermeté face au nazisme. Une centaine de députés socialistes avaient, à l’époque, voté les pleins pouvoirs au Maréchal Philippe Pétain, qui...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/23/progressistes-tunisiens-et-socialistes-francais-la-meme-erreur-a-90-ans-dintervalle/">Progressistes tunisiens et socialistes français : la même erreur à 90 ans d’intervalle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Beji-Caid-Essebsi-Leon-Blum.jpg" alt="" class="wp-image-342402"/><figcaption><em>Béji Caïd Essebsi / Léon Blum.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Dans ses relations avec les islamistes en général et ceux d’Ennahdha en particulier, l&rsquo;élite laïque et progressiste tunisienne à commis la même erreur que les socialistes français des années 1935-1940, dans leur mangue de fermeté face au nazisme.</em></strong></p>



<span id="more-342401"></span>



<p>Une centaine de députés socialistes avaient, à l’époque, voté les pleins pouvoirs au Maréchal Philippe Pétain, qui a signé l’armistice du 22 juin 1940 avec le Troisième Reich. Marcel Deat, Jacques Doriot et Pierre Laval, anciens socialistes et communistes, étaient devenus les meilleurs collaborateurs de l’Allemagne nazie. Même Léon Blum avait cru jusqu’à 1939 à<em> «plutôt une mauvaise paix, qu’une bonne guerre…» </em>On connaît la suite… Il sera emprisonné par le régime de Vichy, traduit en justice lors d’une parodie de procès à Riom en 1942, puis déporté à Buchenwald.</p>



<p>Jusqu’à 1939, 90% des socialistes français étaient pacifistes, et pétainistes après… Ils seront partisans de la guerre d’Algérie… plus tard. Ce n’est pas un page glorieuse de leur histoire.</p>



<p>En comparaison, et malgré les circonstances différentes, dès 2011, les laïcs et progressistes tunisiens ont composé avec les islamistes. Nous voyons aujourd&rsquo;hui le résultat : le parti Ennahdha, filiale des Frères musulmans, avec lequel ils ont cru pouvoir s’allier pour gouverner les à tous laminés… et pour longtemps. Le cimetière des partis progressistes est plein à craquer : Ettakatol, Al-Moatamar, Nidaa Tounès ont presque disparu de la scène. Afek, Tahya, Attayar, Echaâb, Qalb Tounes sont en réanimation… Et on n’a cité que les plus importants d’entre eux.</p>



<p>Pire encore, les dirigeants de ces partis payent aujourd’hui pour leurs mauvais choix d’hier : les Tunisiens leur font assumer la responsabilité de la faillite actuelle de leur pays et de la profonde crise financière, économique et sociale dont il a du mal à se remettre. C’est ce qui explique leurs très mauvais résultats aux élections de 2019 et le mal qu’ils éprouvent à figurer encore dans les sondages d’opinion.</p>



<p>Et c’est ce qui explique aussi, a contrario, la première place dans ces mêmes sondages du Parti destourien libre (PDL) et la montée irrésistible de sa tonitruante présidente Abir Moussi, qui ont toujours refusé tout dialogue avec les islamistes dont ils rendent responsables de la situation catastrophique actuelle en Tunisie. Et, à y voir de près, sans calculs opportunistes, ils n&rsquo;ont pas tort. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>H. J.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/23/progressistes-tunisiens-et-socialistes-francais-la-meme-erreur-a-90-ans-dintervalle/">Progressistes tunisiens et socialistes français : la même erreur à 90 ans d’intervalle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les Etats-Unis et les islamistes : La tromperie a trop duré</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Dec 2020 07:59:07 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Joe Biden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contrairement à ce qu’espèrent les dirigeants d’Ennahdha, le parti islamiste tunisien, la nouvelle administration américaine conduite par Joe Biden ne renouera pas avec le parti-pris américain en faveur des islamistes, présentés un peu rapidement comme des agents stabilisateurs dans une région où leur unique apport, au cours des dix dernières années, a été, jusque-là, la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/05/les-etats-unis-et-les-islamistes-la-tromperie-a-trop-dure/">Les Etats-Unis et les islamistes : La tromperie a trop duré</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Ghannouchi-Etats-Unis.jpg" alt="" class="wp-image-39953"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi a longtemps eu ses entrées aux Etats-Unis. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Contrairement à ce qu’espèrent les dirigeants d’Ennahdha, le parti islamiste tunisien, la nouvelle administration américaine conduite par Joe Biden ne renouera pas avec le parti-pris américain en faveur des islamistes, présentés un peu rapidement comme des agents stabilisateurs dans une région où leur unique apport, au cours des dix dernières années, a été, jusque-là, la montée du terrorisme islamiste dans le monde.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-326809"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-316611"/></figure></div>



<p>Beaucoup d’adeptes de l’islamisme politique semblent se réjouir de la récente élection à la présidence des Etats-Unis de Joe Biden, ancien vice-président de Barak Hussein Obama, qui a, d’après les révélations de hauts responsables américains dont l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton, a joué un rôle déterminant dans le déclenchement de ce qui a été indûment qualifié de <em>«printemps arabe» </em>et qui a en fait favorisé la mainmise de groupes et partis islamistes sur plusieurs pays arabes.</p>



<p>Cette réjouissance semble avoir été accentuée par le choix (à confirmer ultérieurement) d’Anthony Blinken, ancien secrétaire d’Etat adjoint (2015-2017) durant la présidence d’Obama, au poste de secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères), sous prétexte qu’il connait personnellement Rached Ghannouchi Kheriji, président du mouvement Ennahdha, le parti islamiste tunisien, après l’avoir rencontré à plusieurs reprises.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un fossé sépare les discours des islamistes et leurs pratiques</h3>



<p>Toutefois, certains démocrates américains pensent que le fait que Blinken connaisse personnellement Ghannouchi peut ne pas être à l’avantage de ce dernier rien qu’à voir ce que disent de lui ses plus proches compagnons au sein d’Ennahdha et qui l’accusent de népotisme, de corruption et de danger pour la démocratie et la Tunisie.</p>



<p>Depuis 2011, l’establishment démocrate américain a pu observer le fossé qui sépare les anciens discours fleuris et politiquement corrects des islamistes et leur pratique désastreuse du pouvoir.</p>



<p>Blinken est connu pour être un francophone et même un francophile. Avec la volonté du président élu Biden de renouer avec l’Alliance atlantique, il y a fort a croire qu’avec Blinken, le point de vue de la France, puis de l’Italie, de l’Allemagne et de l’Autriche sur les dangers et les pratiques subversives de la nébuleuse islamiste sera mieux écouté.</p>



<p>De confession juive et issu de familles juives qui ont fui la persécution nazie en Europe, Blinken est connu pour être particulièrement sensible aux dérives qui poussent les gens à l’exil comme c’est le cas de beaucoup de ressortissants arabes qui ont été poussés à l’exil par des régimes islamistes ou des organisations terroristes islamistes occasionnant ainsi une vague migratoire et des comportements considérés subversifs et même terroristes par un nombre croissant de pays européens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dissiper l’illusion entretenue sur l’islamisme et la stabilité régionale</h3>



<p>En Tunisie, ceux qui veulent éviter un renouvellement du parti-pris américain en faveur des islamistes, devront œuvrer à dissiper l’illusion créée par la nébuleuse islamiste et rompre le binôme que les islamistes et leurs suppôts de la gauche et autres <em>«droits de l’hommistes»</em> ont pu établir dans l’esprit des Occidentaux et des Américains en premier lieu entre islamisme-démocratie et islamisme-stabilité régionale qui sont en fait deux oxymorons, autrement dit deux notions mutuellement contradictoires.</p>



<p>Ces deux binômes-oxymorons sont la clé du soutien qu’a pu s’assurer aux Etats-Unis et en Europe l’islamisme politique qui devra dorénavant être perçu comme ce qu’il est en réalité, a savoir une perversion de la foi musulmane et une dérive totalitaire et subversive à l’échelle planétaire.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cey1ZHp9cq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/27/occident-et-freres-musulmans-le-vent-a-t-il-tourne/">Occident et Frères Musulmans, le vent a-t-il tourné?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Occident et Frères Musulmans, le vent a-t-il tourné? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/27/occident-et-freres-musulmans-le-vent-a-t-il-tourne/embed/#?secret=wATTtjNurL#?secret=cey1ZHp9cq" data-secret="cey1ZHp9cq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Seule planche de salut pour la Tunisie : Le départ de Ghannouchi et d’Ennahdha</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/01/seule-planche-de-salut-pour-la-tunisie-le-depart-de-ghannouchi-et-dennahdha/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 14:25:56 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les dirigeants islamistes tunisiens doivent comprendre qu’ils ont échoué sur toute la ligne et qu’ils n’ont plus aucune légitimité pour continuer à conduire les affaires de la Tunisie. De toutes les façons, le compte à rebours a déjà commencé et on peut parier qu’ils seront balayés par un vote sanction humiliant lors des élections de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/01/seule-planche-de-salut-pour-la-tunisie-le-depart-de-ghannouchi-et-dennahdha/">Seule planche de salut pour la Tunisie : Le départ de Ghannouchi et d’Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Ennahdha.jpg" alt="" class="wp-image-314424"/></figure>



<p><strong><em>Les dirigeants islamistes tunisiens doivent comprendre qu’ils ont échoué sur toute la ligne et qu’ils n’ont plus aucune légitimité pour continuer à conduire les affaires de la Tunisie. De toutes les façons, le compte à rebours a déjà commencé et on peut parier qu’ils seront balayés par un vote sanction humiliant lors des élections de 2024.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mondher Azzouzi</strong> *</p>



<span id="more-318786"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mondher-Azzouzi.jpg" alt="" class="wp-image-313238"/></figure></div>



<p>Rached Kheriji plus connu sous le nom de Ghannouchi est sur la scène politique depuis près de cinquante ans dont quarante à la tête de son mouvement, Ennahdha, et dix à la tête de la Tunisie. Il est pratiquement une pièce de musée ou sortie des archives, comme il avait lui-même qualifié l’ancien président Béji Caïd Essebsi. Son mouvement n’a nullement contribué à la révolution populaire de janvier 2011 ayant renversé l’ancien régime et ne peut, de ce fait, revendiquer la moindre légitimité révolutionnaire. On mettra seulement à son actif le fait qu’il était, en cette année 2011, le seul structuré et le seul disposant d’un socle électoral, constitué durant la vingtaine d’années de répression subie sous la dictature de Ben Ali. C’est ce qui lui a d’ailleurs permis de gagner les élections d’octobre 2011 et de prendre le pouvoir grâce à une démocratie en laquelle paradoxalement il n’a jamais vraiment cru. Non seulement il a pris le pouvoir, mais il ne veut plus le lâcher.</p>



<p>De plus, la dépendance d&rsquo;Ennahdha vis-à-vis de certains Etats étrangers, comme la Turquie et le Qatar est un fait indéniable et documenté. Ce qui, normalement, lui dénie tout droit d’exercer le pouvoir en Tunisie ou d’y participer d’une manière ou d’une autre, la souveraineté nationale étant un principe intangible dont les islamistes font peu cas.</p>



<p>Autre élément accablant pour les islamistes tunisiens : l’enrichissement rapide et inexpliqué de leurs dirigeants. Cette richesse est d’autant plus choquante qu’on n’en connaît pas l’origine et qu’elle contraste avec la dégradation du niveau de vie des Tunisiens.</p>



<p>Quand à la conduite des affaires de l’Etat, les islamistes ont montré une incompétence incommensurable : sous leur règne, on a assisté à une détérioration continue de la situation économique du pays et des conditions de vie des citoyens.</p>



<p>On reproche également au mouvement Ennahdha de n’avoir jamais réussi à se débarrasser de sa gangue religieuse pour devenir un parti civil.</p>



<p>Pour toutes ces raisons et pour d’autres, les Nahdhaouis doivent comprendre qu’ils ont échoué sur toute la ligne et qu’ils n’ont plus aucune légitimité pour continuer à conduire les affaires de l’Etat. Pour avoir passé toutes les épreuves et épuisé toutes leurs cartouches, sans enregistrer le moindre succès, ils doivent impérativement se résigner à céder le pouvoir à d’autres plus à même de corriger leurs erreurs, de relancer la machine économique et de calmer la grogne sociale qui monte dans toutes les couches de la société et toutes les régions. De toutes les façons, le compte à rebours a commencé depuis belle lurette et on peut parier qu’ils seront balayés par un vote sanction humiliant lors des élections de 2024.</p>



<p><em>* Cardiologue à Lyon.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vmCnfSixP6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/13/la-hausse-des-honoraires-des-medecins-simpose-t-elle-vraiment-maintenant/">La hausse des honoraires des médecins s’impose-t-elle vraiment maintenant?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La hausse des honoraires des médecins s’impose-t-elle vraiment maintenant? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/13/la-hausse-des-honoraires-des-medecins-simpose-t-elle-vraiment-maintenant/embed/#?secret=bWrUBGUmOo#?secret=vmCnfSixP6" data-secret="vmCnfSixP6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/01/seule-planche-de-salut-pour-la-tunisie-le-depart-de-ghannouchi-et-dennahdha/">Seule planche de salut pour la Tunisie : Le départ de Ghannouchi et d’Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Moussi à ‘‘Jeune Afrique’’ : «Ennahdha n’est pas un parti de souche tunisienne»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/23/moussi-a-jeune-afrique-ennahdha-nest-pas-un-parti-de-souche-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2020 16:30:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
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		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un entretien au magazine ‘‘Jeune Afrique’’ publié aujourd’hui, mercredi 23 septembre 2020, la présidente du Parti Destourien Libre (PDL) juge que la sécurité nationale est impossible tant qu’Ennahdha, le parti islamiste conduit par Rached Ghannouchi est au pouvoir. «Ennahdha n’est pas un parti de souche tunisienne», titre le magazine tunisien citant Moussi, tout en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/23/moussi-a-jeune-afrique-ennahdha-nest-pas-un-parti-de-souche-tunisienne/">Moussi à ‘‘Jeune Afrique’’ : «Ennahdha n’est pas un parti de souche tunisienne»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Rached-Ghannouchi-Abir-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-302272"/></figure>



<p><strong><em>Dans un entretien au magazine <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.jeuneafrique.com/1048486/politique/tunisie-abir-moussi-ennahdha-nest-pas-un-parti-de-souche-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Jeune Afrique’’</a> publié aujourd’hui, mercredi 23 septembre 2020, la présidente du Parti Destourien Libre (PDL) juge que la sécurité nationale est impossible tant qu’Ennahdha, le parti islamiste conduit par Rached Ghannouchi est au pouvoir.</em></strong></p>



<span id="more-317646"></span>



<p><em>«Ennahdha n’est pas un parti de souche tunisienne»</em>, titre le magazine tunisien citant Moussi, tout en soulignant son engagement et celui de son parti contre les islamistes tunisiens, considérés comme des activistes liés à des parties étrangères, notamment l’Organisation internationale des Frères musulmans, aujourd’hui conduite par la Turquie d’Erdogan et financée par l’émirat du Qatar et dont beaucoup de dirigeants d’Ennahdha, y compris Rached Ghannouchi, sont des membres actifs. </p>



<p>Mme Moussi fait aussi allusion au fait que la plupart des dirigeants islamistes ont vécu, avant de retourner en Tunisie en 2011, une bonne partie de leur vie, dans des pays étrangers, en Europe, en Amérique ou au Proche-orient, et beaucoup parlent un dialecte arabe qui n&rsquo;a rien de Tunisien.     </p>



<p><em>‘‘Jeune Afrique’’</em> évoque aussi les nombreuses initiatives de Moussi et de son parti prenant pour cible Ennahdha, notamment la proposition d’une résolution contre l’ingérence turque en Libye et d’une autre pour classer les Frères musulmans parmi les organisations terroristes, ou encore la déposition d’une plainte contre l’Union des savants musulmans de Tunisie, filiale d’une organisation panislamique au service des Frères musulmans, et la dénonciation de <em>«l’infiltration»</em> des institutions tunisiennes par les islamistes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/23/moussi-a-jeune-afrique-ennahdha-nest-pas-un-parti-de-souche-tunisienne/">Moussi à ‘‘Jeune Afrique’’ : «Ennahdha n’est pas un parti de souche tunisienne»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Rached Ghannouchi est le Rouhollah Khomeiny tunisien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2020 07:44:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
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		<category><![CDATA[Imed Khémiri]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Nahdhaouis]]></category>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les islamistes tunisiens qui croient pouvoir dissuader leur guide suprême Rached Ghannouchi de briguer un énième mandat à la tête du mouvement Ennahdha se bercent d’illusions. Pire encore : leur démarche sonnera la fin de l’islam politique en Tunisie qui, de toute façon, ne survivra pas au cheikh. Par Mohamed Sadok Lejri * La guéguerre que...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Rached-Ghannouchi-by-Hanafi.jpg" alt="" class="wp-image-165559"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi, par Hanafi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Les islamistes tunisiens qui croient pouvoir dissuader leur guide suprême Rached Ghannouchi de briguer un énième mandat à la tête du mouvement Ennahdha se bercent d’illusions. Pire encore : leur démarche sonnera la fin de l’islam politique en Tunisie qui, de toute façon, ne survivra pas au cheikh.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>



<span id="more-317545"></span>



<p>La guéguerre que se livrent les Nahdhaouis ne me concerne nullement, mais j’estime que les islamistes d’Ennahdha qui rechignent à voir Rached Ghannouchi modifier les règles internes du parti pour pouvoir briguer un troisième mandat consécutif de quatre ans à la présidence du plus grand parti islamiste du pays ont un peu perdu le sens des réalités. Au-delà de la nature des intérêts qui lient les Noureddine Bhiri, Imed Khémiri, Rafik Bouchleka, etc., au chef du parti, les arguments avancés par la garde prétorienne de Rached Ghannouchi sont loin d’être dénués de fondement.</p>



<p>Les signataires de la pétition contre Ghannouchi ont, durant les trois dernières décades, tellement parlé d’<em>«alternance», </em>de <em>«démocratie»</em> et de <em>«liberté» </em>qu’ils ont fini par y croire. Ils ont poussé l’audace jusqu’à songer à la succession de <em>«Sidi Cheikh»,</em> alors que ce dernier est toujours vivant, comme s’ils appartenaient à une organisation politique… normale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">On n’élit pas démocratiquement un guide religieux, on lui prête serment d’allégeance &nbsp;</h3>



<p>Les contestataires d’Ennahdha oublient que Rached Ghannouchi, avant d’être une éminente personnalité politique, est d’abord un guide religieux auquel on prête serment d’allégeance. C’est le Rouhollah Khomeiny tunisien ! C’est peut-être un Rouhollah Khomeiny sunnite qui a accédé au pouvoir sur le tard, toujours est-il qu’il est le seul leader historique islamiste encore en activité en Tunisie. J’irai même jusqu’à dire que Ghannouchi est le seul leader islamiste qu’aient connu les islamistes tunisiens.</p>



<p>C’est le<em> «marjâ»</em> (la référence absolue) qui possède la plus haute autorité dans l’islam politique tunisien. Le fait de vouloir le déloger avec quelques signatures me paraît davantage relever de l’illusion que d’une volonté politique lucide.</p>



<p>Il faut donc encourager les islamistes à s’accrocher à cette idée suicidaire car l’éviction de Ghannouchi de la présidence d’Ennahdha affaiblira considérablement l’islam politique en Tunisie, étant donné que plus aucun islamiste tunisien ne bénéficiera de l’aura dont jouit  Ghannouchi et tous les ambitieux qui se considèrent comme ses héritiers naturels et légitimes (Ali Laârayeh, Abdellatif Mekki…) font pâle figure face à lui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Après le départ de R’chouda, les Nahdhaouis auront du mal à trouver un successeur</h3>



<p>D’aucuns n’hésiteront pas à recourir à la célèbre citation d’Alphonse Allais et me diront : <em>«Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables.»</em> Il n’en reste pas moins qu’après le départ de R’chouda, les Nahdhaouis auront du mal à trouver un successeur capable de fédérer les énergies islamo-conservatrices du pays et de remplir le vide qu’il laissera derrière lui. Et tant mieux pour le camp adverse ! Même si les Tunisiens laïques sont capables de courir seuls et de finir deuxième… </p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>
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		<title>La Tunisie et ses âmes damnées… islamistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2020 11:29:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Tourabi]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes soudanais]]></category>
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		<category><![CDATA[Khartoum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au moment où le Soudan se réveille de trois décennies d’islamisme destructeur, ayant mis le pays à genou, la Tunisie commence à s’y enfoncer, grâce à l’entregent du président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, marchant sur les pas de son ancien mentor et maître, le Soudanais Hassen Tourabi… Par Sadok Chikhaoui * Le Conseil...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Rached-Ghannouchi-Hassan-Tourabi.jpg" alt="" class="wp-image-299173"/></figure></div>



<p><strong><em>Au moment où le Soudan se réveille de trois décennies d’islamisme destructeur, ayant mis le pays à genou, la Tunisie commence à s’y enfoncer, grâce à l’entregent du président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, marchant sur les pas de son ancien mentor et maître, le Soudanais Hassen Tourabi…</em></strong></p>



<p>Par<strong> Sadok Chikhaoui</strong> *</p>



<span id="more-299169"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure></div>



<p>Le Conseil Souverain qui supervise la période de transition au Soudan se penche en ce moment sur les épais dossiers de corruption des Frères Musulmans, qui ont gouverné le Soudan de 1989 à 2013. Trois décennies ont conduit ce pays à la banqueroute, à la partition et à sa mise au ban des nations. Un travail en profondeur pour saper les bases de l’Etat leur a permis d’en prendre tous les rouages, depuis la fonction publique, infiltrée en profondeur, toutes les institutions en passant par l’économie, la sécurité et la diplomatie.</p>



<p>Les richesses considérables de ce pays, 14 fois plus grand que la Tunisie et probablement un des plus riche d’Afrique, ont été pillées, par une corruption généralisée, servie par un obscurantisme religieux despotique, érigé en système de gouvernement. Les services de renseignements et l’armée, qui absorbent 80% du budget de l’Etat, étaient les outils permettant aux caciques islamistes de dominer et de racketter la société. On estime à 70 milliards de dollars les revenus du pétrole qui se sont évaporés sans laisser de trace.</p>



<p>Expulsé précipitamment du Soudan, Oussama Ben Laden a laissé dans les banques des Frères musulmans une somme colossale, estimée à 300 millions de dollars que les membres de la confrérie se sont empressés de partager. Un certain Abdelbassit Hamza, homme d’affaires proche d’Omar Al-Bachir, dont le procès fait grand bruit en ce moment à Khartoum et qui était le bras droit de Ben Laden, gardien de ses secrets et chargé de la gestion de son empire financier, est accusé du détournement, à son profit et à celui de la Confrérie, d’une somme de 25 millions de dollars.</p>



<p>À cela s’ajoutent des décennies de guerres meurtrières et de répression féroce qui avaient causé la mort de 2 millions de personnes et déplacé 4,5 millions autres. Des milliers d’intellectuels, des syndicalistes, et des cadres, naguère considérés parmi les meilleurs du monde arabe, ont pris le chemin de l’exil si ce n’est celui des geôles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tous à Khartoum : Tourabi, Ben Laden, Ghannouchi et les autres</h3>



<p>En 1983, le colonel Jaafar Numeiry avait tenté, sur les conseils de Hassan Tourabi, l’âme damnée du Soudan, d’imposer la charia à l’ensemble du pays, y compris sur le sud chrétien et animiste. S’en suivit une insurrection qui embrasa le pays pendant vingt-deux ans pour aboutir en 2011 à une partition désastreuse qui priva le Soudan des trois quarts de ses ressources pétrolières.</p>



<p>On peut dire, sans forcer le trait, que le Soudan était devenu le <em>«show-room»</em>, la vitrine à ciel ouvert du fiasco de l’islam politique arabe au pouvoir. </p>



<p>En dépit de cette faillite flagrante, la révolution soudanaise, entendez la prise du pouvoir par un coup d’Etat sanglant en 1989 par Jaafar Numeiry et Hassan Tourabi, était portée aux nues par tout ce que le monde arabe compte d’islamistes et ils sont nombreux. C’était pour eux un modèle, ouvrant à bien d’autres. Les tunisiens étaient, bien sûr, parmi les plus fervents et Rached Ghannouchi, le baladin aux pays nus, y vit le geste triomphal du panislamisme chanté sur tous les tons par son maître et mentor Hassan Tourabi que d’autres surnomment <em>«le pape noir de l’islamisme».</em></p>



<p>Profitant de ce succès, celui-ci avait voulu créer une sorte de Kominterm islamiste, une internationale sur le modèle trotskiste, dont il prendrait le contrôle idéologique et le commandement opérationnel. Il fit venir à Khartoum toute la jet society de l’intégrisme mondial, auquel il attribua généreusement de vrais faux passeports diplomatiques soudanais.</p>



<p>On vit défiler, les Algériens Abbassi Madani et Ali Belhaj, le Philippin Abou Sayyaf, Illich Ramirez Sanchez, dit <em>«Carlos»</em>, qui venait d’être chassé de la Syrie, le Cheikh Omar Abd Al-Rahman, dirigeant du Jihad égyptien qui fut reconnu coupable en janvier 1995 dans le procès de l’attentat du World Trade Center à New York. Et bien sûr Oussama Ben Laden, qui débarqua à Khartoum avec ses quatre femmes, 17 enfants, et 13 milliards de dollars.</p>



<p>Une partie de cette fortune, placée dans les banques islamiques, tombera dans l’escarcelle du parti des Frères musulmans, quand le seigneur de Bora Bora fut brutalement expulsé du Soudan après que Tourabi eut échoué dans sa mise en vente aux Américains.</p>



<p>Aux aguets notre Ghannouchi national arriva d’Algérie avec sa garde rapprochée Salah Karkar, Habib Mokni et bien d’autres. À Alger, il avait officié quelque temps en qualité de conseiller d’Abbassi Madani, mais il prit la poudre d’escampette, quand la guerre civile éclata et que les dignitaires du FIS furent embastillés.</p>



<p>Il resta quelques mois à Khartoum, mais le prurit nomade le reprit. Il reprit le chemin de l’exil en direction de Londres, emportant avec lui la petite sœur de Tourabi comme seconde épouse et un vrai faux vrai passeport diplomatique soudanais qui lui permit de regagner sans encombre les principaux lieux d’implantation de l’organisation frériste en Europe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ghannouchi et la leçon soudanaise</h3>



<p>Ghannouchi, qui a un sens très aigu de ses intérêts, est resté proche, très proche, collé à son maître et beau-frère et à son idéologie panislamiste dont il devint une sorte de VRP, de chef du service après-vente, chargé d’en vanter les mérites à qui veut bien l’entendre surtout aux journalistes occidentaux férus d’exotisme révolutionnaire.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ghannouchi-en-mars-2016-aux-funerailles-de-Tourabi.jpg" alt="" class="wp-image-299174" width="500"/><figcaption><em>Ghannouchi aux funérailles de Tourabi en mars 2016.</em></figcaption></figure></div>



<p>Hassan Tourabi connaissait bien les militants d’Ennahdha depuis les années 70, et nourrissait pour des raisons mystérieuses, une étrange affection pour notre pays. Il lui prophétisait un avenir radieux, sur la voie de l’islam mondial, une fois tombé dans l’escarcelle de sa funeste idéologie. Ça le consolait sans doute un peu du coup de blues provoqué par l’échec dramatique de l’expérience du FIS algérien, dans laquelle il s’était tant investi.</p>



<p>Cela explique, sans doute, l’apostrophe spéciale adressée aux Tunisiens, dans un livre paru en 1997 aux éditions JC Lattès et au titre révélateur <em>‘‘Islam, avenir du monde’’ </em>: <em>«Je dirais donc aux Tunisiens : si le pouvoir laisse les partis islamiques comme Ennahdha libres de leurs mouvements, profitez-en et persuadez une majorité de Tunisiens que l’homme qui exerce le pouvoir s’est égaré. Elisez quelqu’un d’autre. Par contre, s’il bloque le système et s’incruste au pouvoir, demandez-vous si vous pouvez le jeter dehors par la force»</em>.</p>



<p>Il fallut attendre 2011, pour que les prédictions du Thaumaturge des sables, et on imagine bien sa jubilation quand, au crépuscule de sa vie d’agitateur, il vit son gendre et disciple fouler le sol de l’aéroport de Tunis-Carthage, tel le Messie reçu par une populace en transe frénétique pour ramasser les fruits d’une révolution à laquelle, ni lui, ni ses frères ne prirent part.</p>



<p>Fort de son droit d’aînesse et avec l’assurance de ceux qui ont eu raison très tôt, il reprit sa plus belle plume, en octobre 2011, à la veille des élections pour écrire à son gendre désormais homme politique en vue, tutoyant désormais les étoiles, une missive qui sera publiée sur le site en ligne <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.sudaress.com/sudanyiat/22035" target="_blank"><em>«Sudaniyat»</em> </a>du 23 février 2013.</p>



<p>En voici le texte arabe :</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Lettre-Tourabi-Ghannouchi.jpg" alt="" class="wp-image-299171"/></figure></div>



<p>L’Ordonnance du Dr Tourabi est claire comme de l’eau de Zem-Zem, tout est là blanc sur noir : destruction de l’Etat laïc et démolition de ses institutions pour lui substituer la oumma, une équation à plusieurs inconnues, qui ne rassure pas. Le scénario est, hélas, loin d’être une fiction chamanique.</p>



<p>Après un premier acte calamiteux, appelé la Troïka, entre janvier 2012 et janvier 2014, et un court intermède au cours duquel les frérots ont rongé leur frein, en faisant consensus avec Nidaa Tounes et le président Béji Caïd Essebsi (2015-2019), voici revenir les cavaliers de l’Apocalypse sur leurs grands chevaux, plus aguerris, plus riches, pour nous emmener vers l’inconnu.</p>



<p><em>* Enseignant.</em></p>
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		<title>Selon Radwan Masmoudi, les salafistes sont indispensables partenaires de la lutte contre l’extrémisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2020 11:33:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Iyadh]]></category>
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		<category><![CDATA[Radwan Masmoudi]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes extrémistes]]></category>
		<category><![CDATA[Seifallah Ben Hassine]]></category>
		<category><![CDATA[Study of Islam and Democracy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le propre des islamistes d’avancer cachés, dissimulant leur intolérance et leurs objectifs théocratiques sous l’étendard de la démocratie. Radwan Masmoudi ne déroge pas à cette règle. Aussi est-il essentiel de leur enlever ce masque de façon à exposer leurs véritables desseins au grand jour, comme ce projet visant à faciliter la propagation de l’idéologie...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/08/selon-radwan-masmoudi-les-salafistes-sont-indispensables-partenaires-de-la-lutte-contre-lextremisme/">Selon Radwan Masmoudi, les salafistes sont indispensables partenaires de la lutte contre l’extrémisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Abou-Iyadh-Radwan-Masmoudi.jpg" alt="" class="wp-image-298039"/><figcaption><em>Saifallah Ben Hassine, chef du groupe salafiste Ansar Al Charia, a un avocat aux Etats-Unis : le lobbyiste nahdhaoui Radwan Masmoudi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>C’est le propre des islamistes d’avancer cachés, dissimulant leur intolérance et leurs objectifs théocratiques sous l’étendard de la démocratie. Radwan Masmoudi ne déroge pas à cette règle. Aussi est-il essentiel de leur enlever ce masque de façon à exposer leurs véritables desseins au grand jour, comme ce projet visant à faciliter la propagation de l’idéologie islamiste à travers la Tunisie.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Martha Lee</strong> *</p>



<span id="more-298035"></span>



<p>On critique souvent, et à raison, les partis islamistes pour leur double langage: en public, ils proclament leur soutien inébranlable pour la démocratie, tandis qu’en privé, ils préfèrent vilipender tout ce qui offense leur sensibilité et qui, pour eux, revient à insulter l’islam tout court, foulant aux pieds les principes démocratique qu’ils disent pourtant respecter de bon cœur. Il faut bien leur reconnaître une maîtrise sans failles de l’hypocrisie. Un des lauréats de cet art fort douteux n’est autre que Radwan Masmoudi. Ce membre de longue date du parti islamiste tunisien Ennahdha, établi aux Etats Unis, a planché avec une association américaine sur un projet aberrant: il s’agit de proposer aux salafistes tunisiens une place d’honneur dans la lutte contre l’extrémisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les liens douteux d’Ennahdha avec les groupes salafistes</h3>



<p>On croirait rêver, il faudrait donc introduire le loup islamiste dans la bergerie au nom de la lutte contre l’extrémisme? Certes, quand il s’agit de collaborer avec les islamistes radicaux, Ennahdha fait figure de maître.</p>



<p>Rappelons-nous de leur liens, en 2012, avec Ansar Al Charia et leur chef, Seifallah Ben Hassine alias Abou Iyadh : l’organisation terroriste tunisienne proche d’Al Qaida avait, en toute tranquillité, établi ses tentes de <em>«daâwa»</em> (prédication, prosélytisme) dans les villes tunisiennes pendant que le parti, alors à la tête du gouvernement, regardait ailleurs. Sans parler de la tolérance inouïe pour les salafistes qui avaient pris d’assaut les universités tunisiennes, s’attaquaient sans vergogne aux expositions culturelles, et s’en prenaient aux mausolées soufis, sous les yeux compréhensifs de certains membres du parti tunisien.</p>



<p>Le International Center for Religion and Diplomacy (IRCD) a travaillé main dans la main avec le Center for the Study of Islam and Democracy (CSID) de Masmoudi. Le IRCD a pour but de promouvoir la paix en s’appuyant sur les institutions et dignitaires religieux ainsi que sur leurs dogmes. Le fondateur, Douglas Johnston, prend sa mission très au sérieux, s’étant <a rel="noreferrer noopener" href="https://books.google.com/books?id=5-5JpbOqk1wC&amp;pg=PR14&amp;lpg=PR14&amp;dq=%22International+center+for+religion+and+diplomacy%22+%22lebanon%22&amp;source=bl&amp;ots=iztYx5lEnV&amp;sig=ACfU3U1e1SXXTT4gTpkkeLRZGGkELNWgwQ&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwia09qc447pAhVDSK0KHc2lBAcQ6AEwA3oECAoQAQ#v=onepage&amp;q=%22International%20center%20for%20religion%20and%20diplomacy%22%20%22lebanon%22&amp;f=false" target="_blank">gentiment entretenu</a> avec les Talibans ainsi qu’avec les dirigeants de plusieurs madrasas en lien avec des groupes terroristes.</p>



<p>Le <a rel="noreferrer noopener" href="https://icrd.org/wp-content/uploads/2018/02/ICRD-2018-Reimagining-the-Religious-Sector.pdf" target="_blank">rapport du IRCD et du CSID</a> se révèle impressionnant par sa mauvaise foi à toute épreuve. Examinons le donc: publié en février 2018, il s’intitule <em>«Reimagining the Religious Sector»</em> (Ré-imaginons le domaine religieux), et promet une vision nouvelle pour la lutte contre l’extrémisme en Tunisie. Le ICRD y remercie le CSID pour son travail de recherche: ce dernier ayant, en effet, coordonné la collecte et la compilation des données. Chamfort disait qu’il existe des <em>«sottises bien habillées comme il existe des sots bien vêtus»</em>. Bien que le rapport ait bien pris le soin de se revêtir d’un style lisse et se voulant universitaire, les affabulations sautent aux yeux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le CSID «vend» Ansar Al Charia aux Américains</h3>



<p>En résumé, ICRD, et donc CSID, plaident en faveur d’une plus grande participation des acteurs islamistes, y compris les salafistes, avec l’objectif de lutter contre l’extrémisme. Toute opposition à cette idée est balayée par les auteurs qui insistent que si le gouvernement tunisien esquissait des limites à la liberté d’expression des salafistes et à leur prosélytisme, il saperait par là le processus de démocratisation.</p>



<p>On voit ici que, selon le rapport, toute tentative pour contenir la dissémination d&rsquo;idées islamistes, qui vont forcément à l’encontre de la démocratie, remet ipso facto en question la légitimité démocratique du gouvernement élu.</p>



<p>Notons que le rapport prend bien des libertés avec l’histoire tunisienne. Le groupe terroriste Ansar Al Charia y est présenté comme une nébuleuse organisation cachant si bien ses sympathies extrémistes, que certains innocents étaient convaincus qu’il s’agissait là d’une simple association caritative. La même Ansar Al Charia, donc, qui organisant en toute impunité des rassemblements où leurs partisans chantaient<em> «Nous sommes tous les enfants d’Oussama </em>[Ben Laden]» et un des orateurs, Mokhtar Jebali, déclarait que <em>«chaque musulman est un jihadiste, le jihad est une obligation».</em></p>



<p>Plus révoltant encore, le rapport assène qu’en classant Ansar Al Charia comme organisation terroriste, le gouvernement tunisien aliéna ses adeptes, laissant donc ces pauvres jeunes dépourvus de tout soutien social et religieux et privés de leur communauté. La phrase suivante énumère les attaques terroristes des années 2010 qui affligèrent la Tunisie, sous-entendant par là comme un lien de cause à effet.</p>



<p>Nous arrivons donc à la solution: soutenir des islamistes supposés non-violents. Encore que cette non-violence soit bien relative. En effet, les auteurs appellent à différencier les Salafistes qui promeuvent le conflit social et la violence en dehors d’un cadre légal de ceux qui soutiennent les conflits sans forcément préconiser concrètement le recours a des actes violents en particulier.</p>



<p>On atteint, peut-être, ici un pic d’absurdité. Évoquant certains islamistes qui justifient, théologiquement parlant, les conflits à l’étranger, tels ceux se déroulant en Syrie ou en Libye, les auteurs affirment qu’il demeure essentiel de garder ouvertes les<em> «portes du dialogue»</em> à ces acteurs qui ne posent pas de danger immédiat à la sécurité publique. On se rappelle bien que pour Ennahdha, Ansar Al Charia ne posait pas non plus de danger immédiat.</p>



<p>D’après les auteurs, certains Tunisiens craignent que les acteurs religieux n’utilisent leur influence sociale pour promouvoir un agenda politique théocratique. Ce serait apparemment une crainte chimérique car, selon le rapport, Ennahdha aurait soigneusement évité tout ce qui aurait pu donner l’impression que le parti s’en prenait à la laïcité (sécularisme) tunisienne. Etant donné la pléthore d&rsquo;exemples démontrant les visées islamistes d’Ennahdha, il faudrait vraiment être aveugle, ou islamiste, pour prétendre que le parti se serait totalement abstenu d’attaquer les fondements de la laïcité tunisienne.</p>



<p>Mais cela ne semble pas gêner les auteurs outre mesure, toute crainte ou méfiance des Tunisiens vis-à-vis des Salafistes s’expliquant par leur absence de recul. En effet, les auteurs affirment que beaucoup de Tunisiens seraient récalcitrants à l’idée d’engager le dialogue avec les Salafistes à cause de l’image négative du Salafisme dans <em>«l’imaginaire populaire»</em>.</p>



<p>Donc, comment soutenir ces islamistes tunisiens qui tiendraient la solution pour endiguer l’extrémisme ? D’après les sondages effectués sous la supervision du CSID, les Tunisiens interrogés voudraient que l’Etat continue de rémunérer les imams mais en réduisant son rôle dans leurs sélection et dans la réglementation de l’expression religieuse. Selon les auteurs, se basant sur ces soi-disant sondages, les acteurs religieux ne s’opposeraient pas au fait d’être soutenus par le gouvernement mais sont moins intéressées par un contrôle gouvernemental sur l’expression religieuse.</p>



<p>En d’autres termes, les islamistes souhaiteraient bénéficier de la liberté d’expression la plus absolue et ce aux frais du contribuable. Leur désir s’explique facilement, qui refuserait une telle aubaine, mais où serait l’intérêt du gouvernement et plus généralement de la société tunisienne qui mettrait donc la main au portefeuille?</p>



<p>Bien que les conclusions du rapport soient risibles, il y a de quoi s’inquiéter. Masmoudi, qui fait du lobby pour Ennahdha aux Etats Unis, donne désormais l’impression de focaliser ses efforts directement sur la Tunisie. En effet, son CSID y est très actif, organisant événement sur événement, dont un avec <a href="https://www.facebook.com/watch/live/?v=223073352317823&amp;ref=watch_permalink" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdelfattah Mourou</a>, et s’investissant dans la lutte contre le coronavirus.</p>



<p>Il y a à peine quelques jours, <a href="https://www.facebook.com/radwan.masmoudi.1/posts/10158449459977652" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Masmoudi écrivait</a> que la liberté créative et l’art sont inséparables des valeurs et bonnes mœurs (islamiques, on l’imagine). Tout individu dont les valeurs seraient différentes de celles de Masmoudi pourrait facilement se voir accusé d&rsquo;être un <em>«ennemi»</em> de <em>«ce peuple [tunisien] qui adhère à son identité arabe et islamique»</em>. De plus, Masmoudi affirme clairement que Ennahda envisage <em>«les enseignements et les valeurs de l’islam»</em> non seulement comme <em>«une partie essentielle de l&rsquo;identité et de la culture de ce peuple»</em> mais également comme nécessaires à la construction d’une <em>«société prospère, cohésive et développée»</em>.</p>



<p>Pourtant la Tunisie, n’en déplaise à Masmoudi et à son parti, est, comme l’affirme sa constitution, un <em>«État civil, fondé sur la citoyenneté, la volonté du peuple et la primauté du droit»</em>. C’est le propre des islamistes d’avancer cachés, dissimulant leur intolérance et leurs objectifs théocratiques sous l’étendard de la démocratie. Il est essentiel de leur enlever ce masque de façon à exposer leurs véritables desseins au grand jour, comme ce projet visant à faciliter la propagation de l’idéologie islamiste à travers la Tunisie.</p>



<p><em>* Chercheuse américaine à l’Islamist Watch, un projet sous la tutelle du Middle East Forum.</em></p>



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		<title>Entre fausses pistes et ballons d’essai, Ennahdha pousse ses pions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 15:46:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au terme d’un demi-siècle de violence idéologique, de gros mensonges et de petites manœuvres politiciennes, les islamistes tunisiens semblent avoir imposé leur mainmise définitive sur la scène politique tunisienne qu’ils ont totalement neutralisée et mise sous leur coupe. Attention, il y a péril en la demeure ! Par Hechmi Trabelsi * Les islamistes tunisiens, alors...</p>
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<p><strong><em>Au terme d’un demi-siècle de violence idéologique, de gros mensonges et de petites manœuvres politiciennes, les islamistes tunisiens semblent avoir imposé leur mainmise définitive sur la scène politique tunisienne qu’ils ont totalement neutralisée et mise sous leur coupe.</em></strong> <strong><em>Attention, il y a péril en la demeure !</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hechmi Trabelsi</strong> *</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Hechmi-Trabelsi.jpg" alt="" class="wp-image-296517" width="200"/></figure></div>



<p>Les islamistes tunisiens, alors appelés Mouvement de la Tendance Islamique (MTI) ont commencé dès la fin des années 1970 à faire parler d&rsquo;eux : d’abord en tant qu’instigateurs et auteurs d’attaques terroristes (l’épisode du Comité de coordination du PSD à Bab Souika, l’attaque d’hôtels à Sousse et Monastir, alors que Bourguiba était encore au pouvoir et le complot de Baraket Essahel plus tard, sous le régime de Ben Ali). Dans les trois exemples cités, les régimes autoritaires de Bourguiba et de Ben Ali avaient réagi de la seule façon qu’ils connaissaient : la réponse sécuritaire et la répression brutale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La victimisation est la meilleure arme des extrémistes</h3>



<p>De ce fait, et Bourguiba et Ben Ali avaient balisé la première fausse piste qu’emprunteront les islamistes. D’auteurs d’actes barbares, ils sont devenus victimes, posture qu’ils garderont jusqu’à présent. La victimisation est la meilleure arme aux mains de tous les mouvements extrémistes. Le meilleur exemple est celui du Front national en France qui, à force de jouer aux victimes, a fini par s’attirer la sympathie de ceux qu’il combattait en premier lieu : les ouvriers, les syndicats, le Parti communiste français, les <em>«bobos»</em> de l’establishment bien-pensant.</p>



<p>Qu’on regarde les chiffres du Front national (rebaptisé Rassemblement national, tout comme le MTI avait été rebaptisé Mouvement Ennahdha) aux élections européennes et municipales et on comprend le degré de réussite de leur stratégie.</p>



<p>À force de jouer aux victimes, Ennahdha a pu <em>«apitoyer» </em>une petite frange de l’establishment tunisien, regroupée dans des partis tels que le CPR et les groupuscules résultant de ses diverses scissions, dont le Courant démocratique.</p>



<p>Le citoyen lambda aime les <em>«petits»</em> et on à maintes fois entendu des Tunisiens dire (surtout avant les échéances électorales) que les militants d’Ennahdha ont été victimes de la répression sanglante de Ben Ali, connu les affres de la prison et de l’exil et que, de ce fait, ils méritaient un petit coup de pouce. Résultat : Ennahdha est au pouvoir en 2011, avec tous les avatars que l’on connaît.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les islamistes profitent des avantages de la démocratie pour l’abattre</h3>



<p>La deuxième manipulation dont fait usage Ennahdha est le mensonge. Plus il est gros, plus les gens y croient. C’est ainsi que les islamistes se présentent aux élections avec un programme mirobolant, qui promet monts et merveilles, mais qui reste basé sur un pêché original : le mensonge. Leur programme est fait de fausses promesses, donc de mensonges; soit. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient, surtout ceux qui pensent que les islamistes<em> «craignent Dieu»</em> et ne peuvent donc mentir. Eux qui se proclament les hérauts d’un Islam pur et dur, sans peur ni reproche, savent qu’ils ne pourront jamais gouverner comme l’avaient fait avant eux les premiers gouvernants de l’islam, dont ils revendiquent la filiation à cor et à cri. Qu’à cela ne tienne : il existe des mensonges justifiés, <em>«halal»</em> comme dirait l’autre, qui servent à endormir les adversaires, qui visent en dernier recours à utiliser les armes de leurs ennemis pour mieux les abattre. Le mensonge devient une ruse de guerre, ce que les Frères Musulmans appellent <em>«taqiya»</em> (ou l’art de cacher sa vérité), qui leur permet même de s’allier avec le diable.</p>



<p>Du mensonge éhonté découle la duplicité. Les islamistes ne croient pas en la démocratie; elle est l&rsquo;apanage des sociétés occidentales impies. Encore une fois, la <em>«taqiya»</em> rend licite ce que la morale et la religion réprouvent. Les islamistes vont donc profiter des avantages de la démocratie pour mieux l’abattre.</p>



<p>De nouveau, le parallèle avec le Front/Rassemblement national s’impose : ce dernier ne croit pas en l’Europe, mais s’investit à fond pour briguer des députations au Parlement Européen. Une fois assurés d’arriver au pouvoir avec 38% des suffrages, les islamistes s’offrent les services de deux partis censés être laïcs (donc ennemis de l’islamisme) : le CPR de Moncef Marzouki et Ettakatol de Mustapha Ben Jaâfar.</p>



<p>Moncef Marzouki voulait être président de la république, même s’il avait été personnellement élu avec seulement 7.000 voix; Ennahdha, forte de sa majorité parlementaire relative, exauce ses rêves mais le prive de tout pouvoir.</p>



<p>Mustapha Ben Jaâfar voulait lui aussi être président de la république, ce que les islamistes semblaient lui avoir promis; il se contenta de la présidence de l’Assemblée constituante. Ce faisant, il a commis le plus retentissant des suicides politiques et perdit tout le crédit dont il jouissait sur le plan international et national. Son parti est étrillé aux élections de 2014 (avec aucun député à l’ARP) et n’est plus maintenant que le spectre de lui-même.</p>



<p>Les islamistes tunisiens semblent plus pragmatiques et moins doctrinaires que leurs homologues du Moyen-Orient, à commencer par les héritiers de Hassan El Banna et Saïed Qotb. Ils peuvent s&rsquo;allier avec le diable et Dieu reconnaîtra les siens. Ils peuvent ne pas s’afficher mais trouvent toujours qui par cupidité, qui par frustration joueront les comparses. Ils dénichent des<em> «indépendants»</em>, à l&rsquo;image d&rsquo;un professeur de droit qu’on nomme ministre de la Justice, ou un autre illustre inconnu juriste ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi. Ils vont trouver des Kais Saïed, resté pendant toute sa carrière assistant de l’enseignement supérieur, à qui on distribue des «<em>Professeur</em>» par-ci, des «<em>Professeur</em>» par-là, qui se gargarise de mots et dont le seul programme est d&rsquo;être <em>«avalisé»</em> par Ennahdha.</p>



<p>Aux dernières élections, en multipliant les candidatures déclarées ou à peine cachées, Ennahdha semble miser sur l’éparpillement des voix, parce que le mouvement islamiste sait qu’il n’a aucune chance de gagner les présidentielles. Il est prêt à sacrifier son vice-président Abdelfattah Mourou qui est trop ficelle et trop loquace pour contenter les purs et durs du mouvement et ainsi se débarrasser de lui sans avoir l’air d’y toucher.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ennahdha noyaute la fonction publique et place ses pions dans les rouages de l’Etat</h3>



<p>Plus proche de nous, le dernier ballon d’essai : la nomination (proposée et non encore annoncée officielle) de deux conseillers, Imed Hammami et Oussama Ben Salem, auprès du chef du gouvernement Elyès Fakhfakh avec rang et avantages de ministre.</p>



<p>Un chef de gouvernement a besoin de conseillers dans des domaines pointus qu’il ne maîtrise nécessairement pas. Il fait alors appel à des personnes dont la compétence nationale (ou internationale) est bien établie, qui apporteront un plus à l’action du gouvernement. Or les deux nominés ne sont nullement des lumières et ne jouissent d’aucune compétence.<br>Imed Hammami est passé par au moins deux ministères où il n’a pas laissé d’impérissables souvenirs. Ce n’est certainement pas son diplôme de l’Université Zitouna, obtenu dans des conditions le moins qu’on puisse dire suspectes, qui l’habilite à occuper ce poste de conseiller.</p>



<p>Quant à Oussama Ben Salem, son fait d’armes le plus significatif est qu’il a fondé une télévision hors-la-loi, dont le financement occulte laisse supposer une inféodation à des forces obscurantistes qui ne veulent aucun bien à la Tunisie. Comment peut-on alors concevoir qu’une personne qui ne respecte pas la loi, dont la TV diffuse à partir de l’étranger (en devises s’il vous plaît !) peut-il occuper un poste de premier rang dans un gouvernement qui se veut respectueux de la loi et déterminé à combattre la corruption sous toutes formes ?</p>



<p>La seule explication possible réside dans un autre principe si cher aux islamistes, à savoir l’entrisme. Il n’y a pas longtemps, leur chef, Rached Ghannouchi, ci-devant président de l’Assemblée, déplorait le fait que les forces armées et la police n’étaient pas acquises au mouvement Ennahdha. Le moyen trouvé pour contourner cette difficulté passagère a été de noyauter la fonction publique, en plaçant ses pions, en dépit de leur manque de compétence et de leur expérience, et faire main basse sur l’administration, cheville ouvrière par excellence de l’État.</p>



<p>Même si ces nominations ne sont pas confirmées, Ennahdha aura lancé un ballon d’essai pour voir venir les réactions. Je suis convaincu que devant le tollé-général que cette tentative a soulevé, ils se rétracteront, encore une fois, qu’ils crieront à cor et à cris qu’il s’agit de fake news visant à les discréditer auprès de l’opinion publique (encore la victimisation). Mais rien, pour le moment, ne semble pouvoir contrer leurs sombres desseins : la scène politique tunisienne actuelle, avec sa mièvrerie légendaire et, surtout, son opportunisme, est trop légère pour pouvoir changer le cours des choses.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Cs6REaiZQU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/13/ne-vous-fiez-pas-a-cheikh-abdelfattah-mourou-il-est-dangereux/">Ne vous fiez pas à Cheikh Abdelfattah Mourou, il est dangereux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ne vous fiez pas à Cheikh Abdelfattah Mourou, il est dangereux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/13/ne-vous-fiez-pas-a-cheikh-abdelfattah-mourou-il-est-dangereux/embed/#?secret=EbrOa8IsS9#?secret=Cs6REaiZQU" data-secret="Cs6REaiZQU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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