<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Jean-Guillaume Lozato - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/jean-guillaume-lozato/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/jean-guillaume-lozato/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 08 Jan 2026 08:09:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Jean-Guillaume Lozato - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/jean-guillaume-lozato/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Football &#124; Le Maroc version El Kaabi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/football-le-maroc-version-el-kaabi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/football-le-maroc-version-el-kaabi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 08:09:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Achraf Hakimi]]></category>
		<category><![CDATA[Ayoub El Kaabi]]></category>
		<category><![CDATA[Azzedine Ounahi]]></category>
		<category><![CDATA[Brahim Diaz]]></category>
		<category><![CDATA[CAN 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Noussaïr Mazraoui]]></category>
		<category><![CDATA[Sofyane Amrabat]]></category>
		<category><![CDATA[Walid Regragui]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18211274</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jusqu’à présent, le Maroc a tenu son rang à la CAN 2025. En tant que grande puissance footballistique mondiale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/football-le-maroc-version-el-kaabi/">Football | Le Maroc version El Kaabi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Jusqu’à présent, le Maroc a tenu son rang à la CAN. Comme pays organisateur en raison d’une grande maîtrise logistique et d’enceintes sportives de rêve. En tant que grande puissance footballistique demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde 2022 au Qatar. Avec les projecteurs postés sur sa grande star Achraf Hakimi. Et les exploits d’Ayoub El Kaabi.</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong></p>



<span id="more-18211274"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>D’ordinaire, les spécialistes comme les simples amateurs prononcent immédiatement le nom de Hakimi s’il leur arrive d’évoquer l’équipe nationale de football du Maroc. Pourtant, c’est un autre patronyme qui est venu peupler les esprits et les conversations ces derniers jours. Celui de son partenaire El Kaabi, lequel s’est mis en lumière très rapidement dans cette CAN.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un premier tour rugueux et logique</h2>



<p>Très attendu au premier tour, le Maroc confronté à de multiples pressions a justement produit un jeu multidirectionnel pour terminer premier de sa poule. Ceci en dépit d’assauts constants des équipes adverses. Réguliers comme irréguliers&nbsp;! Le frêle (seulement 62 kilos pour 1,82 mètre) Azzedine Ounahi, gravement blessé et se retrouvant convalescent, en sait quelque chose. Certes, le match nul 1-1 contre des Maliens extrêmement portés sur le jeu physique a atténué certaines ardeurs des supporters du Royaume. Pourtant les rencontres gagnées contre les Comores (2-0) et la Zambie (3-0) ont été rassurantes et ont prouvé que même tendue par l’enjeu la sélection marocaine a gagné en maturité avec des garçons expérimentés comme Sofyane Amrabat et Noussaïr Mazraoui pour encadrer les nouveaux venus qui n’ont pas vécu la grande aventure de 2022.</p>



<p>Puis, de rugueux le chemin emprunté par le Maroc est devenu fougueux. En grande partie au travail constant d’un Brahim Diaz en très grande forme, à l’aise tant dans ses tâches de couverture défensive que dans le renfort offensif (deux buts marqués et à l’origine d’une action de but et de plusieurs autres actions dangereuses), en très grande partie grâce à l’œuvre de Ayoub El Kaabi.</p>



<p>Ce joueur âgé de trente-deux ans ne nous avait pas encore dévoilé toutes les surprises dont il est capable, et les deux buts qu’il a signés sur une prouesse simultanément très technique et très athlétique qu’est le but acrobatique en ciseau ou en retourné ont été un régal pour les yeux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Percée d’El Kaabi et retour de Hakimi</h2>



<p>A partir des huitièmes de finale, deux événements se sont alors combinés sans se concurrencer vraiment. Car c’est ça l’esprit de groupe sur lequel veille jalousement coach Walid Regragui. Le retour de blessure de <em>«Captain Hakimi»</em> est une excellente chose pour son équipe nationale et pour le football en général. Le célèbre numéro 2 a repris ses marques, et cela s’est ressenti à travers le plaisir de contempler ses enchaînements contrôle/passe ainsi que sa facilité déconcertante.</p>



<p>Et El Kaabi&nbsp;? Cette fois-ci l’avant-centre natif de Casablanca n’a pas marqué mais a tout mis en œuvre pour peser sur le jeu adverse, soit sur sa défense soit sur sa construction en brisant les lignes. Son abnégation s’est exprimée sous la forme d’un pressing constant et efficace contre des Tanzaniens défaits 1-0 au cours d’un match épuisant. Au niveau de son apparence, El Kaabi apparaît comme une synthèse entre trois anciennes idoles&nbsp;: le visage général de l’ancien international français Patrick Vieira, le regard de Merry Krimau dont il mesure exactement la même taille (1,82 mètre) et les buts en bicyclette du Franco-guinéen Amara Simba, un nom qui appelle au rugissement pour ce <em>«lion de l’Atlas»</em> qui ne demande qu’à dévorer les filets adverses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle programmation pour les Lions&nbsp;?</h2>



<p>Vendredi soir, les Lions de l’Atlas rencontreront d’autres lions. Les Lions indomptables du Cameroun les défieront à Rabat. La ville du Roi accueillera donc ce sommet du lion, le roi des animaux. Ce duel au sommet entre lions attribuera une place très convoitée de demi-finaliste. Se limitera-t-il à une bataille physico-tactique autour du rond central&nbsp;? À un combat offensif, à sens unique ou <em>box to box</em>&nbsp;?</p>



<p>Les deux hypothèses sont plausibles de par la variété de jeu que peuvent proposer les deux équipes. Le Maroc devra se passer d’Ounahi, bien utile auteur de deux passes décisives. En face, le Cameroun détient une arme en la personne de Bryan Mbeumo capable d’évoluer en vrai neuf et demi.</p>



<p>Une troisième hypothèse existe cependant. Celle d’un duel de couloir entre l’arrière droit Hakimi et son vis-à-vis direct l’arrière gauche Mahamadou Nagida. Avec El Kaabi en arbitre qui pourrait bien se tailler la part&#8230; du lion d’une passe décisive, d’une action provoquant un penalty ou d’une tête sur centre tendu de son capitaine&nbsp;? Non, sur une bicyclette. Ce serait plus logique.</p>



<p>Le Maroc en tant que nation profite d’un dynamisme régional et continental pour asseoir une autorité nationale qui est en train de dépasser les frontières. Cette phase ascensionnelle déteint sur son équipe nationale de football.</p>



<p>Pour exploiter cette dynamique au maximum, les Lions de l’Atlas pourront compter sur leur excellent gardien Yassine Bounou, devant lequel Nayef Aguerd devra se montrer plus concentré, comme ce qu’il avait démontré aux côtés d’Adam Masina. Ce dernier étant peut-être plus adapté pour un travail d’interception que de relance contre le Cameroun mais qui serait plus efficace contre des adversaires comme l’Algérie ou l’Égypte. Un joker existe aussi avec l’intéressant Eliesse Ben Seghir.</p>



<p>Quant à Ayoub El Kaabi, lui qui a été confronté à moult styles de jeu en championnat marocain, chinois, qatari et grec ainsi que dans le très complet championnat turc, il a le profil pour trouver le chemin des filets à tous les matchs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lNf0XSGOeF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/football-lechec-cuisant-de-la-serrurerie-tunisienne/">Football | L’échec cuisant de la serrurerie tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Football | L’échec cuisant de la serrurerie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/football-lechec-cuisant-de-la-serrurerie-tunisienne/embed/#?secret=imZ4hCdhbu#?secret=lNf0XSGOeF" data-secret="lNf0XSGOeF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/football-le-maroc-version-el-kaabi/">Football | Le Maroc version El Kaabi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/football-le-maroc-version-el-kaabi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Football &#124; L’échec cuisant de la serrurerie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/football-lechec-cuisant-de-la-serrurerie-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/football-lechec-cuisant-de-la-serrurerie-tunisienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 07:35:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Abdi]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe d’Afrique des Nations]]></category>
		<category><![CDATA[Elias Achouri]]></category>
		<category><![CDATA[Ellyes Skhiri]]></category>
		<category><![CDATA[équipe de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Firas Chaouat]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[Hannibal Mejbri]]></category>
		<category><![CDATA[Ismael Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ali Ben Romdhane]]></category>
		<category><![CDATA[Sebastian Tounekti]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18207164</guid>

					<description><![CDATA[<p>Débarrassée de la pression, la Tunisie pourrait figurer comme outsider au prochain Mondial de football sous certaines conditions.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/football-lechec-cuisant-de-la-serrurerie-tunisienne/">Football | L’échec cuisant de la serrurerie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Service minimum ne doit pas renvoyer obligatoirement à une philosophie minimaliste, laquelle excuserait les résultats des Aigles de Carthage à la Coupe d’Afrique des Nations de football (Maroc 2025). L’expressivité tunisienne est allée en se désagrégeant, avec comme point d’orgue une élimination à partir des huitièmes de finale.</em></strong> <em>(Ph. Les Tunisiens étrillés par les Nigérians, 0-3, avant de revenir de loin, 2-3. Trop tard, trop peu). </em></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato *</strong></p>



<span id="more-18207164"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Bien partie avec une victoire 3-1 méritée face à l’Ouganda, l’équipe nationale tunisienne avait affiché quelques certitudes à défaut de pouvoir lancer de grandes promesses. Avec la confirmation d’un côté, par un but d’Ellyes Skhiri. Et la nouveauté de l’autre avec la performance d’Elias Achouri auteur d’un doublé, dont l’un des deux buts a célébré à la fois son talent individuel en agissant en renard des surfaces et une force collective portée par les habituels Hannibal Mejbri et Ali Abdi.</p>



<p>On croyait la machine tunisienne lancée, mais des leçons auraient dû être assimilées après la réduction du score en fin de match par les Ougandais. Un but presque anecdotique qui n’en était pas moins annonciateur du ralentissement constaté lors de la défaite 2-3 contre le Nigeria. Une défaite courte mais qui aurait pu se transformer en catastrophe. Le troisième et dernier match de poule, lui, a offert le spectacle de quatre-vingt-dix minutes laborieuses terminées sur un score de parité 1-1 avec la Tanzanie qui a donné à réfléchir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Élimination avant les quarts de finales</h2>



<p>Pour les huitièmes, le passage à forcer était la citadelle érigée par le Mali, sous la forme d’une muraille physique conséquente. Comme un serrurier attelé à son ouvrage, les Tunisiens ont cherché patiemment à forcer l’entrée d’abord en en observant les angles dans une stratégie qui a visé à longer la ligne de touche ou bien en décalant sur les ailes systématiquement depuis l’axe. Mais le jeu tunisien s’en est trouvé plus stéréotypé en seconde période et là encore le résultat n’a pu qu’être 1-1 après une ouverture du score par Firas Chaouat.</p>



<p>Bien que les Aigles de Carthage eussent cadenassé les abords de la défense ainsi que leur axe en général, la sensation de flottement a effectué son grand retour. Ce quatrième match a été le théâtre d’une accumulation de calculs et de limites, pour une formation, il est vrai, handicapée par moments par l’arbitrage.</p>



<p>En général, une léthargie apparaît dès que les Tunisiens ouvrent le score. Ceux-ci doivent comprendre qu’un cadenas ne suffit pas, que pour libérer le jeu penser un verrou plus amovible serait profitable. Ceci pour éviter la tentation de la passivité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une identité à préserver en vue du Mondial</h2>



<p>Un style de jeu tunisien existe. Il est à préserver globalement. La première raison est de ne pas risquer de gâcher certains points forts ou idées assimilées. L’autre raison principale est de ne pas brusquer les choses à quelques mois seulement de l’échéance capitale incarnée par la Coupe du Monde. Il convient donc de respecter un ordre du jour qui inclurait les éléments suivants&nbsp;:</p>



<p><strong><em>&#8211; </em></strong>le dispositif défensif qui a fait ses preuves pendant les éliminatoires de la Coupe du monde est à préserver impérativement ;</p>



<p>&#8211; pour ce qui a trait à la conservation de balle, les Tunisiens étaient jusqu’à présent plus rapides qu’il y a cinq ou six ans, mais ils sont retombés dans certains travers de lenteur, renforcer le point fort de la conservation qui existait au départ est un programme qui s’impose ;</p>



<p>&#8211; des progrès au niveau du jeu de tête offensif ont été notables ces deux dernières années&nbsp;;</p>



<p>&#8211; continuer à s’appuyer sur Abdi et Mejbri pour tirer les corners.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En route pour le Mondial </h2>



<p>En tenant compte de ces données, la sélection nationale se devra d’aborder son Groupe F de Coupe du Monde avec circonspection, avec une humilité non dépourvue de fierté afin d’éviter tout défaitisme. Une sorte de programme à la carte risque de s’imposer au vu des adversaires du premier tour.</p>



<p>Bien que les Pays-Bas se présentent comme l’épouvantail de la poule, les Tunisiens pourront espérer plus de facilités contre les hommes au maillot orange. Et pourraient même ouvrir le score, par exemple sur corner, à condition qu’Ali Abdi soit aidé par ses coéquipiers pour faire barrage à Denzel Dumfries sur son aile.</p>



<p>Le match le plus difficile sera contre le Japon de par la discipline et la vigilance draconienne sur coups de pied arrêtés adverses que les joueurs japonais démontrent. Pour les défier, incorporer d’entrée de jeu des techniciens très vifs comme Sebastian Tounekti, Elias Achouri et Ismael Gharbi est une idée séduisante.</p>



<p>L’autre match les opposera soit à la Suède, soit à l’Ukraine, soit à l’Albanie, ou à la Pologne. Pour un éventuel 0-0 dans le meilleur des cas.</p>



<p>Même si la CAN 2025 n’a pas été formidable pour l’équipe tunisienne, le fait de ne pas affronter immédiatement d’équipe africaine à la World Cup sera le premier avantage dont il faudra profiter. Sans se contenter de verrouiller le jeu, les Aigles pourraient passer d’un statut de serruriers à celui de ferronniers, d’artisans à artistes. Pour basculer du blindage massif à l’ouverture subtile de coffre. De la métallurgie grossière à l’orfèvrerie ciselée.</p>



<p>L’équipe de Tunisie actuelle apparaîtrait-elle comme moins forte que celle de Qatar 2022&nbsp;? Il semblerait qu’une réponse par l’affirmative s’impose. Et l’absence d’Aissa Laïdouni est difficilement palliée. Son retour est à souhaiter au plus vite.</p>



<p>Débarrassée de la pression, elle pourrait figurer comme outsider au prochain Mondial sous certaines conditions strictement précises. Soyons déjà réalistes en tenant compte que le changement de sélectionneur débouche sur l’inconnu. Cela avait réussi au Maroc à quelques mois du Mondial qatari. Mais le cas de figure tunisien diffère de celui marocain.</p>



<p>Visionner de nouveau le très bon match nul de cet automne contre le Brésil tout en analysant les erreurs commises contre le Nigeria définirait le canevas idéal pour les révisions en vue du grand oral nord-américain. Pour un plan d’attaque et pas seulement de défense.</p>



<p>Ainsi, les serruriers tunisiens pourront passer de l’édification d’une forteresse de type <em>«ribat»</em> à l’élaboration d’un château-fort dont le pont-levis les incitera à plus de mobilité. Sinon, le monopole du «<em>riyad»</em> marocain continuera de s’exercer en s’amplifiant pour ce qui est de la représentativité africaine en Coupe du Monde.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/football-lechec-cuisant-de-la-serrurerie-tunisienne/">Football | L’échec cuisant de la serrurerie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/football-lechec-cuisant-de-la-serrurerie-tunisienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Concours Miss France : Sabah Aïb annonce-t-elle une aube franco-maghrébine ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/14/concours-miss-france-sabah-aib-annonce-t-elle-une-aube-franco-maghrebine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/14/concours-miss-france-sabah-aib-annonce-t-elle-une-aube-franco-maghrebine/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 08:45:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[beauté]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Miss France]]></category>
		<category><![CDATA[Nord Pas-de-Calais]]></category>
		<category><![CDATA[Sabah Aïb]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14872286</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Française d'origine franco-algérienne  Sabah Aïb, Miss Nord Pas-de-Calais, sera-t-elle Miss France 2024 ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/14/concours-miss-france-sabah-aib-annonce-t-elle-une-aube-franco-maghrebine/">Concours Miss France : Sabah Aïb annonce-t-elle une aube franco-maghrébine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le concours annuel destiné à élire la plus belle jeune fille de France a lancé ses hostilités et des hostilités. Le point de discorde? La participation de Miss Nord Pas-de-Calais. Envisagée comme l’une des favorites, Sabah Aïb se présente comme une Française d’origine algéro-marocaine. Ce qui ne semble pas plaire à tout le monde.</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato *</strong></p>



<span id="more-14872286"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Miss France. Un titre convoité qui résonne comme le nom d’une institution. Avec tout ce que cela comporte de prestige et de compétition. Créé en 1920, ce concours repose sur des critères d’esthétique et de bienséance bien précis, destinés à représenter la France sous un angle le plus fascinant possible.</p>



<p>Hélas, la bienséance a été malmenée ces dernières semaines à en juger par les réactions des internautes. Parmi ces derniers, certains ont proféré des propos injurieux allant jusqu’à la menace à l’encontre de la représentante de la Région Nord Pas-de-Calais. Chassez le naturel, il revient au galop.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une candidate venue du sud de la France</h2>



<p>Sabah Aïb est née dans l’est de la France, il y a bientôt dix-neuf ans. Puis la vie l’a amenée à poursuivre son existence dans la pointe nordique de la France. Grande (1,73 mètre), belle, mince, les cheveux bouclés dont la luminosité renvoie à la clarté de ses yeux entre le bleu et le bleu-vert, la candidate du jour au titre de plus belle femme de France a déjà accumulé pas mal d’expérience dans le monde si exigeant du mannequinat et des défilés.</p>



<p>Pour ce qui est des projets, la jeune fille passionnée de danse a pour premier objectif le couronnement. Elle caresserait également le projet de devenir avocate. Ce qui n’a rien d’étonnant si on prend en compte du fait qu’elle soit fille d’enseignants. Et à propos de filiation, notons que ses parents sont originaires du Maghreb. Exactement d’Algérie du côté paternel et du Maroc sur le versant maternel. Sans pour autant militer ostensiblement pour le Grand Maghreb, l’actuelle Miss Nord Pas de Calais ne cache pas pour autant l’ethnie de son socle familial. Mais ces considérations de base lancent un débat dans l’Hexagone.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour aux sources</h2>



<p>Nous assistons à une sorte de retour aux fondamentaux. Professionnellement et politiquement, cet événement dans l’événement n’est pas un épiphénomène en ce sens qu’il s’agit d’un type de manifestation protéiforme.</p>



<p>Le comité Miss France cherche apparemment à faire preuve de la plus grande objectivité possible en proposant un panel de femmes aux origines socio-etniques variées. Que ce soit au niveau des candidates retenues ou que ce soit au niveau de l’organigramme incluant la direction, la présidence ou l’équipe chargée du management et de la communication. L’honnêteté, alliée à l’esprit de compétition, est la base de cette course à l’esthétisme.</p>



<p>C’est sur le plan politique et médiatique que cette année 2024 est plus polémique. De l’aveu de Sabah Aïb, elle aurait été l’objet d’incompréhensions, d’insultes et de menaces en raison de ses origines situées en Afrique du Nord. Des agissements intolérables mais hélas si prévisibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Motivations des uns et des autres</h2>



<p>La première des motivations pour toutes les <em>«miss»</em> est de gagner le droit à l’accès de la première marche du podium. La première des motivations pour les sélectionneurs de la société Miss France est de faire rêver à travers la beauté et d’exalter la France à travers une recherche au profit de l’esthétisme.</p>



<p>En parallèle et en porte-à-faux de cet état d’esprit, apparaissent d’autres motivations par d’autres interlocuteurs. Le racisme en fait partie. Avec la possible victoire de ce qui serait la première Miss France d’origine maghrébine, la récupération sera inévitable. D’une part par les apôtres du wokisme ou de la victimisation. D’autre part par l’extrême droite qui aura le choix entre deux tactiques. La première&nbsp;: contester une telle élection au nom de la pureté nationale (gauloise&nbsp;? aryenne&nbsp;?). La seconde en applaudissant à une intégration par l’assimilation esthétique puisque Sabah Aïb n’est pas caractérisée par un physique arabo-berbère prononcé; il s’agit là de la porte ouverte vers un conformisme servant autant les disciples de la mondialisation, jusqu’à ceux de l’extrême gauche tablant sur l’uniformité (souvenons-nous du concept de l’Homo Sovieticus…) comme prétexte au totalitarisme. Oui, la dictature passe aussi par l’apparence. Tout est prétexte au diktat, y compris imposer les canons de la beauté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une aube franco-maghrébine</h2>



<p><em>«La beauté est ce qui désespère»</em>, invoquait Paul Valéry. Ce pourrait être l’axiome régissant désormais un 21<sup>e</sup> siècle où, avec la mondialisation accrue, l’autoroute de la beauté voit des convois roulant à contre-sens au nom d’une concurrence régulant le trafic à la façon d’une piste d’auto-tamponneuses.</p>



<p>Une dialectique reste à construire. La simple participation de Sabah Aïb ouvre déjà la brèche d’une ou plusieurs interrogations. Dans la langue arabe, son prénom correspond à la traduction de <em>«matin» ou «aube»</em>. Espérons qu’il s’agira d’une lumière bénéfique pour montrer la voie de la conciliation, vers la réconciliation. Après le printemps arabe, une aube franco-maghrébine est à souhaiter. Mais la partie est loin d’être gagnée. Puisse le regard passant du bleu au bleu-vert de Sabah nous indiquer cette voie vers un horizon plus dégagé dans ce pays qui a été la patrie, ne l’oublions pas, de la Philosophie des Lumières.</p>



<p>* <em>Enseignant universitaire et écrivain. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/14/concours-miss-france-sabah-aib-annonce-t-elle-une-aube-franco-maghrebine/">Concours Miss France : Sabah Aïb annonce-t-elle une aube franco-maghrébine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/14/concours-miss-france-sabah-aib-annonce-t-elle-une-aube-franco-maghrebine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Football : Italie – France, un match pas comme les autres</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/football-italie-france-un-match-pas-comme-les-autres/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/football-italie-france-un-match-pas-comme-les-autres/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 07:36:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Deschamps]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Baratelli]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Cantona]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Luciano Spalletti]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Platini]]></category>
		<category><![CDATA[Squadra Azzurra]]></category>
		<category><![CDATA[Zinedine Zidane]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14616357</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une séquence de choix s’offre à nous ce dimanche 17 novembre 2024: Italie-France dans une version milanaise automnale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/football-italie-france-un-match-pas-comme-les-autres/">Football : Italie – France, un match pas comme les autres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les oppositions de football entre la France et l’Italie, l’Allemagne, l’Angleterre ou encore l’Espagne ne sont jamais des matchs comme les autres. Une autre séquence de choix s’offre à nous ce dimanche 17 novembre 2024: Italie-France dans une version milanaise automnale. Football et bonne foi se donneraient-ils rendez-vous?</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-14616357"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Une vraie frise chronologique des rivalités sur fonds de défis sportifs existe. Cette temporalité s’exprime particulièrement par rapport à la France, étant donné son emplacement à la croisée des influences régissant la confrérie européenne. Initions l’ouverture de ce catalogue.</p>



<p>France-Angleterre ou Angleterre-France, en football comme en rugby, prend des airs de tournois médiévaux. Cette plongée dans la chevalerie d’antan nous fera irrémédiablement penser aux épisodes mettant en relief les exploits de Richard Cœur de Lion, à la bravoure de Jeanne d’Arc opposée à la présence britannique en sa chère patrie. Concurrence mais polie, installée au fil des siècles, entre le flegme <em>«so british»</em> et la <em>«french touch»</em> autour du <em>«fighting spirit»</em> animant les pelouses sportives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le football à l’épreuve de l’Histoire</h2>



<p>France-Allemagne ou Allemagne-France correspond à un duel plus lourd dans la symbolique. Le problème avec les Germanophones remontant jusqu’au temps des hordes teutoniques. Une époque semblant figée par l’entremise du domaine lexical puisque les Allemands continuent à appeler la France <em>«Frankreich»</em>, c’est-à-dire Empire Franc, comme lorsqu’ils étaient encore des Germains. La fuite des Huguenots quelques siècles plus tard et le conflit franco-prussien de 1870 renforçant ce sentiment général.</p>



<p>Au poids du souvenir des deux grandes guerres mondiales et de l&rsquo;occupation allemande de la France entre 1939 et 1945 a succédé un esprit compétiteur pour l’accession à la suprématie continentale diplomatiquement et économiquement, plus que vraiment sur le plan culturel. Cela s’est traduit footballistiquement chez les Français par un complexe d’infériorité accru au moment d’affronter l’Allemagne de l’Ouest à la Coupe du Monde 1982. Avec l’acte d’antijeu violent commis par le goal de la RFA Harald Schumacher sur le défenseur français Patrick Battiston. L’image la plus traumatisante du Mundial espagnol.</p>



<p>Justement, pour ce qui a trait des rapports avec l’Espagne, le sentiment de revanche est déjà plus tamisé. Espagne et France n’ont jamais eu énormément de divergences notables. Y compris sur le partage colonial dans le Nouveau Monde. Comment ne pas omettre les pensées du souverain Charles Quint ayant affirmé <em>«Je parle en Espagnol à Dieu, en Italien aux femmes, en Français aux hommes, en Allemand à mon cheval».</em></p>



<p>La langue française est là tenue en très haute estime intellectuelle et universaliste. Une portée diplomatique contrastant avec les membres de la <em>«Roja»</em> traitant l’international français d’origine andalouse Luis Fernandez de renégat lors de l’Euro 84. Avec plusieurs années après des sifflets envers l’hymne français de la part des supporters, causés par des déclarations désobligeantes de l’ancien sélectionneur Raymond Domenech. En fait, les rivalités se sont beaucoup plus exprimées à travers les duels entre clubs, du fait de joutes inoubliables entre PSG et Barça.</p>



<p>Juste à côté, les voisins lusophones ont attisé quelques ressentiments beaucoup plus récemment. Il y avait bien eu quelques frayeurs causées par Chalana à l’Euro, puis CR7 au Mondial 2006.Mais lorsque les Portugais ont battu les Français à domicile en finale de l’Euro 2016, alors sont devenues tout à coup moins sympathiques les figures de la gentille concierge et du maçon courageux&#8230;</p>



<p>Maçon, ce poste était à l’origine occupé par énormément d’Italiens avant des flux plus conséquents d’ouvriers lusitaniens et maghrébins. Les nombreux travailleurs italiens de l’entre-deux guerre ont pu goûter aux joies de la victoire finale planétaire de leur équipe nationale, obtenue en 1934 en Italie et en 1938 en&#8230; France !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une spécificité, mais pas une exception</h2>



<p>La transposition des antipathies au niveau du football constituent une réalité tangible. Bien avant cela et le développement de ce phénomène circonscrit au ballon rond, le cyclisme avait été une occasion surprenante de découvrir l’animosité xénophobe de certains spectateurs du Tour de France, dans les années 50, envers des coureurs transalpins qu’ils n’hésitèrent pas à pousser, entraver ou gêner par le jet de projectiles. Expression au grand jour d’un racisme ordinaire qui dura plusieurs générations à l’encontre des Italiens établis en France et de leurs descendants (le film <em>‘‘Interdit aux chiens et aux Italiens’’</em> d’Alain Ughetto, ou encore le roman autobiographique de François Cavanna <em>‘‘Les Ritals’’</em>).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lan5sU2Bwa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/07/football-reveil-italien-a-paris/">Football : réveil italien à Paris</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Football : réveil italien à Paris » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/07/football-reveil-italien-a-paris/embed/#?secret=WeCdPKCHAx#?secret=lan5sU2Bwa" data-secret="lan5sU2Bwa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Après une période d’accalmie, ces altercations débouchant sur des rixes ont regagné en intensité après l’obtention du titre de champion du monde par la <em>«Squadra Azzurra»</em> en triomphant de la bande à Zinedine Zidane. Parmi les conséquences : les deux hymnes sifflés tour-à-tour lors d’autres rencontres et les propos anti-italiens caractérisés de William Gallas jusqu’à l&rsquo;Euro 2008.</p>



<p>Tout récemment, l’Italie l’a emporté 3-1 à dans le si emblématique Parc des Princes pour le compte de la Ligue des Nations. Sans que cela ne provoque de scènes de guérilla urbaine. Et si ce retour à la normale se pérennisait?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les binationaux dans la mêlées</h2>



<p>Les joueurs d’origine italienne ont été très nombreux à peupler les décennies du football made in France. Cette main-d’œuvre sportive hautement qualifiée a compté des gens inoubliables comme Michel Platini, Dominique Baratelli, Eric Cantona, David Ginola, Roger Mario Piantoni.</p>



<p>D’autres équipes nationales ont eu un apport italique, à échelle variable : l’Argentine, le Brésil, la Belgique, l’Irlande, le Luxembourg, la Suisse, les Etats-Unis, l’Australie&#8230; et depuis dix ans l’Algérie avec trois joueurs qui se sont suivis, d&rsquo;origine italienne paternelle : Liassine Cadamuro, Maxime Spano-Rahou, et dernièrement le gardien Anthony Mandrea. Les Fennecs représentent une nation détenant un nombre impressionnant de supporters vivant en France. Cette parenthèse nord-africaine relance le débat sur l’intégration ainsi que sur l’exclusivité d’un type de focalisation.</p>



<p>Bien évidemment, dépasser les frontières de cette toute dernière analyse nous amènerait à constater que non seulement l’Italie n’est pas la seule nation à faire ressentir la priorité d’un défi par la France, mais qu’en plus il existe d’autres duels singuliers entre équipes nationales.</p>



<p>L’évocation des binationaux revêt un aspect aussi conciliateur que disruptif. Admettre que le relationnel avec l’Italie n’est pas la seule problématique hystérisante du foot s’impose à nous au moyen d’épisodes passés lors de confrontations avec la Bulgarie; à partir de l’ère Michel Hidalgo jusqu’à l’Euro 96 disputé en 1996 sous le commandement d’Aymé Jacquet. Vingt années de défiance à l’origine et aux motivations purement sportives. Deux décennies marquées par les vitupérations du fameux commentateur Thierry Rolland lorsque l’arbitre avait accordé un penalty très contestable aux Bulgares, puis par l’élimination de la course à la qualification pour USA 94 (compétition où les hommes des Balkans terminèrent quatrièmes, avec le meilleur buteur de la compétition la star Hristo Stoïchkov).</p>



<p>Ensuite, il est vrai que comme toute grande puissance, la France peut apparaître comme clivante. Ainsi, lors de la finale de Coupe du Monde 2006, les réactions divergèrent selon les endroits du monde. L’Afrique Subsaharienne, par exemple, avait plus eu tendance à soutenir les joueurs français. Tandis que les pays arabes étaient plus tournés vers l’Italie, à l’instar des Turcs, des Espagnols et même des Iraniens (le quotidien sportif italien <em>‘‘La Gazzetta dello Sport’’</em> avait titré <em>«En Iran, ils ont fait la fête pour nous»</em>).</p>



<p>Toutefois, une formation comme celle états-unienne peut faire réagir négativement en certaines circonstances. Pensons à l’appréhension de rencontres avec les équipes d’Iran et du Mexique (il y a plusieurs années, des supporters mexicains s’étaient mis à scander <em>«Oussama! Oussama!»</em> du haut des tribunes, chaque fois que les Américains avaient le ballon, en référence aux attentats du 11 septembre 2001).</p>



<p>Gardons ensuite à l’esprit que des matchs entre Allemagne et Israël ou entre les deux Corées sont éminemment conditionnés par l’Histoire et les guerres. D’autres oppositions encore ont été sulfureuses&nbsp;: entre Suisse et Turquie, entre Allemagne et Turquie, entre Turquie et Grèce, entre Argentine et Brésil, entre Maroc et Algérie, entre Corée et Italie&#8230;</p>



<p>Mais il est évident que le rapport avec l’Algérie serait de loin le plus délicat à gérer pour la FFF. À cause de la période très dure de colonisation, puis l’exportation d’une partie de la violence de la <em>«décennie noire»</em> algérienne vers le territoire hexagonal. À cause du manque de communication et de la crainte des autorités françaises de se mesurer aux<em> «Fennecs»</em> lorsqu’ils étaient en phase ascensionnelle (du sport militant du FLN jusqu’à 1990).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le consensus à travers le sport</h2>



<p>Établir un bilan du manque d’objectivité en football est un travail titanesque. La relation entre les deux pays frontaliers qui s’opposeront dimanche au stade San Siro à Milan renvoie à une liste de griefs à l’incommensurable exhaustivité au cours du temps. Parmi eux, le fait d’avoir rendu inaudible l’hymne français, dans ce même stade, par les tifosis italiens, quelques mois après que l’hymne italien eut été conspué en septembre 2006 en France. Sans constituer pour autant un cas isolé.</p>



<p>Pour en revenir au match de ce dimanche, Italie s’est imposée à l’aller, avec la manière et malgré quelques défaillances. Il incombe aux garçons guidés par Didier Deschamps de se ressaisir, après la parenthèse franco-israélienne. Et à ceux entraînés par Luciano Spalletti de reconfirmer certaines choses après le déplacement en Belgique.</p>



<p>Espérons que le meilleur gagne. Particulièrement après les événements liés à la persistance du hooliganisme survenus à Amsterdam, puis le stress autour de la venue de l’équipe nationale israélienne en France. Il est urgent de penser au consensus à travers le sport, issue moins compliquée a priori que les arcanes diplomatiques. Milan et Paris se disputent régulièrement le titre de capitale de la mode; par conséquent, que tout le monde se montre <em>«classe»</em>. Pour l’exemple, les politiques de formation en école de football ont emprunté la voie du dialogue à plusieurs reprises entre les deux nations européennes (D. Deschamps avait entraîné la Juventus, Calo Ancelotti, le PSG…).</p>



<p>En outre, les ouvertures culturelles sont constantes dans le domaine de la presse spécialisée (les revues franco-italiennes <em>‘‘La Voce’’</em> et <em>‘‘Radici’’</em>) et dans le tissu associatif (Arim de Melun sous l’impulsion de Véronique Béguin, Michel Fernandez Calvo et Monika Bartelt; l’association Amitié Franco-Italienne sous l’égide de Marina Collin-Duparcq et Georges Spido; le Cercle Leonardo Da Vinci présidé par Jean-Raphaël Sessa; le comité Francitalie). </p>



<p><em>«Le sport mène à la camaraderie»</em>, écrivait le français Jean Giraudoux. </p>



<p>* <em>Enseignant universitaire et écrivain italo-français.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EMXCenVTJy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/11/alberto-toscano-la-tunisie-est-un-trait-dunion-entre-la-france-et-litalie/">Alberto Toscano : «La Tunisie est un trait d’union entre la France et l’Italie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Alberto Toscano : «La Tunisie est un trait d’union entre la France et l’Italie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/11/alberto-toscano-la-tunisie-est-un-trait-dunion-entre-la-france-et-litalie/embed/#?secret=woX3LwW6jx#?secret=EMXCenVTJy" data-secret="EMXCenVTJy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/football-italie-france-un-match-pas-comme-les-autres/">Football : Italie – France, un match pas comme les autres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/15/football-italie-france-un-match-pas-comme-les-autres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Maroc &#8211; France : Realpolitik ou reality show?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/maroc-france-realpolitik-ou-reality-show/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/maroc-france-realpolitik-ou-reality-show/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 06:39:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[Rachida Dati]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Belattar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14556274</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entre un gouvernement marocain obséquieusement méthodique et une délégation française frénétique, bigarrée  et disparate.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/maroc-france-realpolitik-ou-reality-show/">Maroc &#8211; France : Realpolitik ou reality show?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La France d’Emmanuel Macron avait rendez-vous avec le Maroc de Mohammed VI. Une visite étalée sur trois jours. Et paradoxalement un aspect précipité ressort de son bilan. La philosophie macroniste du «en-même temps» est bien connue en France. Le temps semble s’être suspendu, il y a quelques jours, en terre marocaine. Entre un gouvernement local obséquieusement méthodique et une délégation française frénétique, bigarrée  et disparate. Pour quel résultat, au-delà des accords d&rsquo;une valeur de 10 milliards d&rsquo;euros agités par les deux parties ?</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-14556274"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dès l’arrivée sur le tarmac, on sentait bien que quelque chose ne tournait pas rond en observant les représentants de la patrie des droits de l’Homme. La disharmonie de la liste d’invités, ajoutée à l’incongruité de certaines présences. Ce qui ressemblait à un casting d’un éventuel remake du film <em>‘‘Dîner de cons’’</em> a atteint son paroxysme par l’intermédiaire d’un maître de cérémonie défavorablement connu de la Justice&nbsp;: Yassine Belattar. Un humoriste bien connu pour ses positions jugées radicalisées sur le plan religieux, et pour avoir proféré des menaces de mort.</p>



<p>Ce contraste avec le faste du palais royal est du plus mauvais goût de la part du plus haut représentant de l’État français. En sa qualité d’incendiaire en chef, le président Emmanuel Macron a recruté là le pyromane idéal pour réactiver les braises de la défiance franco-maghrébine.</p>



<p>Pourquoi ne pas avoir plutôt cherché à miser sur les capacités de Rachida Dati, ministre de la Culture, laquelle a eu le bon goût de lâcher <em>«nous sommes inséparables»</em> à propos de la relation entre ses deux pays de cœur. Une déclaration qui revêt nettement plus de classe que le niveau général de la délégation bleu-blanc-rouge.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Foire, failles et méconnaissances</h2>



<p>Concrètement, des avancées significatives se sont matérialisées avec la confirmation de contrats paraphés à hauteur de plus de 10 milliards d’euros. Il est vrai que France et Maroc représentent deux puissances touristiques et que Marrakech est une ville réputée pour le fait qu’on y entende parler autant arabe que français. Puis le dossier du Sahara Occidental a été abordé et la position marocaine soutenue par le président français en exercice, lors d’échanges orchestrés dans les deux langues vivantes en présence.</p>



<p>Cependant, ce bilinguisme de façade ne reflète pas forcément un langage commun quant aux expectatives. L’entrée dans le débat de la problématique des laisser-passer consulaires est symptomatique des errements en matière de négociations, avec le problème sous-jacent mais récurrent de l’immigration. Une immigration représentée par un certain nombre de personnes d’origine maghrébine, notamment marocaine, dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Dati et Belattar, précédemment cités, en font partie. Tout comme Mounir Mahjoubi et M’Jid El Gherrab (condamné pour violences). Sans oublier Alexandre Benalla, dont le nom rappelle qu’il s’agit là d’une liste hétéroclite et rendue hautement inflammable. Une question se pose&nbsp;: Belattar sera-t-il le nouveau Benalla?</p>



<p>Les prédécesseurs à la fonction présidentielle comme Charles de Gaulle, Jacques Chirac et à un degré moindre François Mitterrand avaient dans leurs bagages intellectuels une plus grande subtilité envers le monde arabe. L’actuel locataire de l’Elysée n’a apparemment pas cette faculté de compréhension. Non pour des raisons exclusivement cognitives. Pour des motifs d’ordre culturel au sens large. Ou plutôt au sens complet du terme.</p>



<p>À l’image de Don Quichotte errant devant une succession de moulins à vent, Don Macron semble ne pas savoir où planter sa hallebarde, devenue de plus en plus encombrante au point de se muer en fléchette de soulagement plantée au hasard un peu partout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les bouffons du roi</h2>



<p>Transposant ce fameux <em>«en même temps»</em> de l’Hexagone&nbsp;à l’Afrique du Nord en faisant quelques haltes dans les esprits qataris. Résultat&nbsp;: les tentatives maladroites de rapprochement avec l’Algérie se sont soldées par de nouvelles déconvenues; se rabattre sur le Maroc place l’État français dans une position de quasi mendicité en matière de rayonnement vis-à-vis de sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui dispose de plusieurs cartes désormais et dont l’image a éclipsé l’amateurisme – ou jemenfoutisme&nbsp;? – présidentiel français ponctué par la longue interview sur la chaîne marocaine 2M, ressemblant à une vague note de synthèse en réunion d’entreprise.</p>



<p>La France est une terre de grands écrivains, de politiciens jadis habiles, avec des institutions universitaires reconnues partout dans le monde, des découvertes qui ont animé la recherche scientifique à bien des époques, le Code Civil et une langue à vocation diplomatique de premier plan. Actuellement apparaît le risque d’une perte de son emprise. Elle est subitement devenue un capharnaüm d’amuseurs publics, de troubadours pathétiques, de… bouffons du roi ne faisant rire aucunement les médiévistes. Car il s’agit là non pas de burlesque, mais de grotesque.</p>



<p>Si Macron voulait absolument axer son pédagogisme sur l’humour, les apports d’une personnalité comme Sami Ameziane, plus connu sous son nom de scène <em>«Le Comte de Bouderbala»</em>, auraient été d’une utilité plus certaine. Seulement, ce dernier, bien que polyglotte et cultivé en apparence, a une caractéristique jugée rédhibitoire&nbsp;: être d’origine algérienne, qui plus est kabyle ce qui a vocation à entraîner la polémique dans le contexte général actuel.</p>



<p>Quant à la Tunisie, il semblerait qu’elle soit reléguée dans les fonds amnésiques. Cet opportunisme coûtera cher à l’influence française dans le Grand Maghreb, et par extension dans toute la sphère arabophone. La relation entre France et Maroc ne se limite pas à un sketch de Jamel Debbouze et de son Jamel Comedy Club. Ou à une saillie humoristique de Booder. Le Maghreb n’est pas qu’un souk du rire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/maroc-france-realpolitik-ou-reality-show/">Maroc &#8211; France : Realpolitik ou reality show?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/maroc-france-realpolitik-ou-reality-show/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France : Vers une «algérianisation» des esprits ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/15/france-vers-une-algerianisation-des-esprits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 12:45:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Jordan Bardella]]></category>
		<category><![CDATA[Kabylie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13572680</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le vote identitaire maghrébin en France est difficilement quantifiable, quelquefois dans ses orientations mais encore plus souvent dans sa représentativité.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/15/france-vers-une-algerianisation-des-esprits/">France : Vers une «algérianisation» des esprits ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plus que l’antisémitisme et l’islamophobie, il semblerait que se profile en France sans faire de bruit un conflit d’une toute autre nature. Qui pourrait presque faire oublier le duel israélo-palestinien, pourtant entré étonnamment dans les argumentaires électoraux. Cette nouvelle problématique naissante est intimement liée à l’Algérie et à son clivage régionaliste arabophones/kabylophones.</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-13572680"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p><em>«Toute la Gaule est divisée en trois parties»</em>. Jules César, in<em> «De Bello Gallico»</em>. Cette description héritée de la conquête romaine s’appliquerait-elle encore aujourd’hui? Bien entendu que non, tant elle est anachronique au niveau de l’aménagement du territoire. Cette division cartographique est encore le compte-rendu logique pour certains pays comme l’Italie ou le Maroc, les Etats-Unis, avec un nord, un centre, et un sud du pays. Un concentré similaire d’idéologie géométrique peut revêtir une formulation nord/sud comme au Portugal ou en Albanie, ou encore une variante est/ouest comme on peut le constater en Tunisie.</p>



<p>Le concept d’éclatement en trois parties peut ensuite conduire à l’observation d’une situation d’écartèlement tant régional que politico-institutionnel à l’image de ce qui se passe en Libye. Ce qui n’est pas fait pour rassurer les esprits lorsqu’on considère le chaos qui règne dans l’ex-domaine privilégié de Kadhafi.</p>



<p>En France, cette fracture n’est pas territoriale exclusivement, étant donné la centralisation jacobine qui l’a marquée. Elle est beaucoup plus sociale et politique. Et psychologique. Dans une nation qui a été touchée de plus en plus fréquemment par les actes de terrorisme. Comme cela avait été le cas dans l’Algérie de 1991 marquée par des élections législatives mettant en prise un parti jugé extrémiste (FIS) à un bloc de gauche (FLN) vu comme peu démocratique par bien des observateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un échafaudage en guise d’assemblée</h2>



<p>Au jeu de course-poursuite entre Rassemblement national (RN) et Nouveau front populaire (NFP) s’est substitué une partie de cache-cache avec la majorité présidentielle. Qui a laissé la place à une épreuve de poker menteur. C’est le portrait que l’on peut brosser de l’appareil gouvernemental en France. Une situation causée par l’instabilité économique et des chiffres en hausse pour ce qui a trait à la délinquance et au terrorisme.</p>



<p>Le pays de Descartes est en train de défier la logique. Les <em>one man shows</em> des politiciens de toutes les tendances y sont pour quelque chose. Avec pour interprètes principaux Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon. Il en ressort un bricolage national à l’échafaudage branlant, aux éléments interchangeables tellement en transparaît le provisoire. Au point que le parti Les Républicains (LR), pourtant devenu très minoritaire, a vu se tourner vers lui plus d’électeurs que prévu, un peu comme les ménages en temps de crise se tournant vers les valeurs refuges comme l’or.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f3YMS2E2vl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/lislam-en-france-et-limage-de-marque-de-la-tunisie/">L’islam en France et l’image de marque de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’islam en France et l’image de marque de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/lislam-en-france-et-limage-de-marque-de-la-tunisie/embed/#?secret=g9tj17k5EP#?secret=f3YMS2E2vl" data-secret="f3YMS2E2vl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’autre conséquence est la consolidation tacticienne du parti du président Macron. Les promesses des uns et des autres ont déçu et ça déconcerte aussi bien les citoyens que les observateurs nationaux ou étrangers. Quand on sait que le vote enseignant traditionnellement si ancré à gauche, particulièrement dans les premier et second degrés, on est étonnés de découvrir que le fait de voter jadis si corporatiste obéit désormais à des urgences protestataires. Le RN aurait attiré un enseignant sur cinq d’après certaines estimations consacrées aux élections européennes et législatives. Ensuite, l’éloignement des préoccupations citadines et paysannes a conduit à une nouvelle variable, lancée suite aux déceptions liées à la politique agricole du système Schengen, c’est-à-dire à l’émancipation du vote rural et de sa déclinaison périurbaine.</p>



<p>Devant ces causes et ces conséquences, vient le moyen, matérialisé par la recherche du vote confidentiel. A ce jeu, le RN et le NFP par l’intermédiaire de La France Insoumise (LFI) sont des experts. Les premiers nommés recherchent l’aspect conflictuel du scrutin. Tandis que les seconds déplacent le curseur sur le plan confessionnel. Contradiction surprenante quand on sait que l’extrême gauche, sous l’influence soviétisante, a toujours proscrit l’affiliation religieuse allant certaines fois jusqu’à verser dans l’anticléricalisme primaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le vote identitaire en vogue</h2>



<p>Le vote est devenu la tribune des doléances avant l’expression de la cohésion nationale ou bien le miroir de convictions profondes. Le pari que Jean-Luc Mélenchon a osé à partir de l’électorat musulman, ou arabo-musulman, selon les convenances, correspond à un jeu périlleux. Cet opportunisme électoraliste a eu pour effet l’instrumentalisation – donc un manquement éthique – d’une catégorie de votants souvent mal informés et pas forcément organisés comme l’est par exemple le vote turco-musulman en Allemagne. A tel point que l’on assiste à une sorte de braderie entre les diverses boutiques politiciennes. Chacune met en avant son alibi issu de la diversité. Pour LR, il s’agit de l’essayiste Naïma M’faddel, et fut un temps Rachida Dati. Même le RN a succombé à cette mode de l’essayiste maghrébine&nbsp; en employant Malika Sorrel. Quant à la liste commune de l’alliance LR/RN en Isère, elle a suivi cette démarche en envoyant sur le front Hanane Mansouri, qui a fini par être élue députée dans la huitième circonscription du département. Pour ce qui est de la grande aile gauche française, Najat Vallaud Belkacem, Sabrina Agresti-Roubache et Rima Hassan ont été hautement médiatisées. Sonia Krimi et Mounir Mahjoubi, eux, sont affiliés à la vague macroniste (LREM puis Renaissance).</p>



<p>Lorsque l’on observe très attentivement cette typologie, nous nous retrouvons confrontés à un organigramme composé quasi exclusivement de femmes, avec une prédominance de l’origine algérienne. Le vote identitaire s’apparente alors à une réalité volatile. Mahjoubi, auteur d’un coming out, n’est pas forcément apprécié des jeunes de banlieue ni par les Musulmans conservateurs. Hassan, d’origine palestinienne, commence à apparaître comme excessive entre le port ostentatoire de son keffieh et ses propos discriminants sur Twitter. M’faddel&nbsp;? Sorrel&nbsp;? Trop intellectuelles. Le sociologue Azouz Beggag, étant le seul à agir en électron libre, passé des socialistes aux républicains avec une halte au Modem.</p>



<p>Le vote identitaire maghrébin est donc difficilement quantifiable, quelquefois dans ses orientations mais encore plus souvent dans sa représentativité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aE3rc078DA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/revoltes-en-france-lislam-et-la-difficile-integration-republicaine/">Révoltes en France : l’islam et la difficile intégration républicaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Révoltes en France : l’islam et la difficile intégration républicaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/revoltes-en-france-lislam-et-la-difficile-integration-republicaine/embed/#?secret=lyez0uq6kf#?secret=aE3rc078DA" data-secret="aE3rc078DA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le problème du vote identitaire en France, c’est qu’il mêle nationalité et origine, culture et religion alors que la laïcité est imprimée dans l’ADN bleu-blanc-rouge. Alors, l’antisémitisme confirmé par le viol d’une malheureuse fille de douze ans à Courbevoie ces dernières semaines est-il le seul fléau à combattre? Pas sûr, au vu des inimitiés se créant au sein de la communauté franco-française et de son homologue arabo-berbère de France.</p>



<p>Depuis l’assassinat de Samuel Paty jusqu’aux menaces suivies d’un <em>«sale chrétien»</em> d’une petite fille de onze ans à l’encontre d’un de ses camarades de classe dans le sud de la France.</p>



<p>Ce passage du champ lexical racial au sujet religieux peut tout aussi bien se produire sous la forme de la déclaration hasardeuse de l’influenceuse française d’origine marocaine Poupette Kenza (<em>«Je ne travaille pas avec les Juifs»</em>),qu’à travers des combats intra-nationaux comme c’est le cas chez les Français d’origine algérienne ou immigrés algériens travaillant ici et là sur Paris, Lille, Lyon, Marseille, Nice ou Strasbourg, pouvant reprocher à tel ou tel sous-groupe régional de ne pas être assez croyant, de s’intégrer par des moyens biaisés ou de manquer de solidarité nationale. Une fluctuation à l’image de changements dans le profil général maghrébin depuis une dizaine d’années. Parmi ses membres, ceux de ‘<em>‘La beurgeoisie d’origine algérienne’’,</em> néologisme titre du livre de Rabah Aït Hamadouche, auteur kabyle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le spectre de l’Algérie</h2>



<p>L’Algérie, c’est le sujet qui fâche par excellence en France.&nbsp;<em>«Nous sommes réputés caractériels»</em>, assume mi-dépité mi-fataliste Khaled K., employé dans un service de comptabilité.&nbsp;<em>«Voilà. En plus vous ne parlez que de votre fierté et à cause de certains d’entre vous des Français vous vomissent et finissent petit à petit par vomir les autres Maghrébins aussi»</em>, lui répond Omar, ingénieur d’origine marocaine travaillant de le domaine des assurances. Les deux hommes sont amis, échangent calmement mais reconnaissent que ce sujet a la faculté de devenir houleux très rapidement avec d’autres interlocuteurs.&nbsp;</p>



<p><em>«L’Algérie, mes beaux-parents n’en parlent jamais. Pas parce qu’ils ont oublié. Juste parce qu’ils ne veulent pas en parler. Et ma femme déteste tout ce qui de près ou de loin a trait au Maghreb»</em>, dit Patrick, universitaire dont l’épouse est fille de rapatriés.&nbsp;</p>



<p><em>«L’Algérie et la France? Oh là là&nbsp;! Il faut se décider à tourner enfin la page d’un conflit ancien. Mais en trouvant de quelle façon le faire»</em>, prône Nadia Belaâla, native de l’est algérien, architecte de formation qui persiste à résider sur Montreuil en dépit de son statut élevé, ceci afin de mieux être en accord avec ses engagements politiques conjuguant sensibilité de gauche et écologique. La dynamique quinquagénaire au sourire éternellement présent contraste avec les communistes de salon et autres démagogues opportunistes qui ont fait de la relation tumultueuse avec l’Algérie un fond de commerce basé sur un arrivisme révoltant.</p>



<p>Alors, l’ancienne colonie est-elle un cadeau empoisonné&nbsp;? On peut relier cette relation à une page d’histoire comme étant l’erreur fatale de la France. Un dossier sur lequel seul le Général Charles de Gaulle a été capable de se montrer clair, sévère mais juste au final. Une malédiction bilatérale est mise à l’épreuve du temps, prolongée par des rendez-vous manqués et l’apparition de figures publiques françaises liées à l’Algérie: Eric Zemmour, juif algérien à l’implantation familiale dans l’Oranie; Jordan Bardella aux origines essentiellement italiennes avec un soupçon d’Algérie&nbsp;de l’est; Gérald Darmanin, aux origines françaises, maltaises et de la partie orientale de l’Algérie. Le dénominateur algérien commun se voit accentué par la notion de berbérité. Si Zemmour est un patronyme étymologiquement berbère bien qu’ancré plus à l’ouest du territoire, les racines des deux autres politiciens cités renvoient à la Kabylie. Le souvenir de ce pays du Maghreb n’est donc plus réactivé uniquement par la présence du nom de famille Le Pen rappelant les épisodes de la décolonisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La situation communautaire en France</h2>



<p>Plus que l’antisémitisme et l’islamophobie, il semblerait que se profile sans faire de bruit un conflit d’une toute autre nature. Qui pourrait presque faire oublier le duel israélo-palestinien, pourtant entré étonnamment dans les argumentaires électoraux depuis la liste Euro-Palestine soutenue activement par Dieudonné aux Européennes de l’année 2003. Cette nouvelle problématique naissante est intimement liée à l’Algérie et à son clivage régionaliste arabophones/kabylophones.</p>



<p>Les Berbères des wilayas de Tizi-Ouzou, Béjaïa ou Jijel sont historiquement très liés à la nation algérienne&nbsp;: insurrection dirigée par le clan des Mokrani en 1871, l’organisation du congrès de la Soummam… La reconnaissance officielle ne s’est jamais manifestée comme les Kabyles, simples citoyens ou combattants, l’auraient souhaité.</p>



<p>Cette lutte ethnolinguistique s’est déplacée du pays d’origine vers la république française à la plus grande liberté d’expression.&nbsp;<em>«Je suis de la race des guerriers»,</em> avait proclamé feu le chanteur Matoub Lounes, porte-parole des revendications séparatistes kabyles. Cette rhétorique traduit l’agressivité qui anime les affrontements politico-administratifs autour de la question dans le pays dirigé par le président Abdelmadjid Tebboune.</p>



<p>Dans la communauté maghrébine installée en France, les Kabyles ont la réputation d’être <em>«mieux placés»</em>, <em>«plus favorisés»</em> selon les autres Africains du Nord, selon l’aveu de certains membres de l’ethnie en question. Réputés pour être des croyants moins observants, plus rarement athées et comptant de plus en plus de convertis au christianisme, ce peuple de l’est algérien se compose majoritairement de montagnards, ce qui a facilité leur intégration. Tout comme les Portugais du Tras-O-Montes assimilés plus rapidement que les Espagnols et Italiens, dans une France conditionnée par un subconscient emprunt de ruralité. Liée à la paysannerie jusqu’à la délimitation actuelle des espaces urbains périphériques, héritée du Moyen-Âge. Y compris dans un endroit tourné vers l’Océan comme le grand ouest allant de la Normandie à la Vendée, avec l’existence d’une marque de beurre appelée <em>Paysan breton</em>. Alors que le maçon italien, l’artisan marocain, l’ouvrier espagnol, le pêcheur de thon tunisien ou le chamelier du Sahara ont mis plus de temps à se faire accepter.&nbsp;Ambivalence = ambiguïté?</p>



<p>Farid, interrogé dans <em>‘‘Le Syndrome du nord magnétique’’</em>, constate de la façon suivante à propos de sa communauté les Kabyles&nbsp;:&nbsp;<em>«En fait, on peut être surprenant en bien comme en mal. Des fois on est super, des fois on est des cons. Nous sommes les Algériens les plus difficiles à définir, y compris par nous-mêmes»</em>.</p>



<p>Tout compte fait, le Kabyle affiche une réussite qui insupporte ses compatriotes des autres régions. La promotion – ou au moins l’acceptation – sociale dans le pays d’accueil peut servir comme desservir.</p>



<p>Rappelons-nous des commerçants coréens si bien intégrés à la vie américaine et victimes des émeutiers lors des événements de 1992 à Los Angeles, leur capacité à bien gagner leur vie ayant été perçue comme une insolence par les Latinos et les Noirs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eZ8hO0IjhF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/06/violences-urbaines-en-france-saint-sarkozy-priez-pour-nous/">Violences urbaines en France : Saint-Sarkozy priez pour nous !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Violences urbaines en France : Saint-Sarkozy priez pour nous ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/06/violences-urbaines-en-france-saint-sarkozy-priez-pour-nous/embed/#?secret=tZrhNADR5R#?secret=eZ8hO0IjhF" data-secret="eZ8hO0IjhF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Des spécialistes craignaient ou prévoyaient une balkanisation ou libanisation de la société française. Une algérisation des esprits est en marche à travers une sorte de jumelage fortuit, théorique et non officiel. En transposant le schéma de la dualité française entre espaces urbains et zones rurales sur une fracture entre gens d’origine algérienne appartenant ou non à l’ethnie kabyle.</p>



<p><em>«Je suis un Kabyle pas débile»</em>. Cette boutade signée d’un retraité habitant en Région Parisienne n’est pas anodine. Elle traduit une volonté d’éclaircissement envers l’Algérie comme la France. Elle renvoie comme un écho à une publication récente de son compatriote berbérophone l’humoriste Fellag, visible sur Facebook et relayée par le site <em>«Les Kabyles à Paris»</em>. Texte autobiographique où le natif d’Azeffoune raconte comment lors de son arrivée enfant à Alger, il a été confronté aux moqueries anti-Kabylie.</p>



<p>L’Algérie et la France, si on dépasse la vision colonialiste et la posture anti-colonialiste, se sont appris des choses mutuellement. Du <em>«butin de guerre»</em> décrit par l’écrivain Kateb Yacine à propos de l’acquisition de la langue française jusqu’à la découverte du Raï, les deux contrées auraient les moyens de construire des ponts au lieu d’éternelles passerelles préfabriquées. Malheureusement, transformer la rente mémorielle non pas en trésor de guerre mais en patrimoine humaniste et culturel ne paraît pas encore à l’ordre du jour. Or, les Algériens représentent la première communauté étrangère installée en France, ce qui estompe le rôle tenu par les autres Nord-africains. Ce qui accentue une visibilité, jusque dans les détails. Comme la particularité d’avoir voté massivement pour le courant mélenchoniste. Comme le particularisme de la division entre Algériens de groupes sémitiques et Algériens de groupes hamitiques. Si les prochaines années ou prochains mois ne voient pas se circonscrire ces tensions régionalistes grandissantes, alors le sursaut conflictuel changera de registre pour arriver à celui de la pratique religieuse entre les deux composantes algériennes établies sur le sol français.</p>



<p>Pour le moment, former un gouvernement sera la priorité d’Emmanuel Macron. Avec quel premier ministre? Nommerait-il François Hollande? Son prédécesseur à la plus haute fonction de l’État est-il revenu sur le devant de la scène par hasard ou bien selon un pacte secret liant les deux hommes? Avec quelles perspectives pour la frange communautariste de l’électorat sur son aile algéro-maghrébine?</p>



<p>Il semble loin le temps où le chanteur kabyle Farid Gaya interprétait son refrain <em>«Cette chanson est pour toi, mais toi tu ne savais pas. Mais ça ne fait rien, nous sommes tous des Algériens»</em>. Un couplet rédigé en langue française… </p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/15/france-vers-une-algerianisation-des-esprits/">France : Vers une «algérianisation» des esprits ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Euro 2024 : La première attaque turque, c’est la défense</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/euro-2024-la-premiere-attaque-turque-cest-la-defense/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 11:40:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[Demiral]]></category>
		<category><![CDATA[Euro 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Kadioglu]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13492618</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Autriche s’est fait surprendre par la Turquie (1-2). Au vu du match, ce n’était pas vraiment une surprise.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/euro-2024-la-premiere-attaque-turque-cest-la-defense/">Euro 2024 : La première attaque turque, c’est la défense</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Euro 2024 en Allemagne. Mardi 2 juillet 2024. L’Autriche s’est fait surprendre par la Turquie (1-2). Défaite plus élimination pour l’équipe de football venue du monde germanique. Au vu du match, ce n’était pas vraiment une surprise.</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-13492618"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’Anschluss du football n’aura pas lieu. Après la fusion des équipes nationales de RFA et de RDA regroupées au sein de la Mannschafft née ou plutôt ressuscitée après la chute du mur de Berlin, l’aire linguistique germanophone s’est réduite à trois équipes nationales. L’Allemagne, l’Autriche et la Suisse en partie. Mais les Turcophones présents à l’Euro comptent parmi leurs ressortissants nombre de locuteurs maîtrisant la langue de Goethe. Un bilinguisme qui s’est transposé dans l’anticipation du jeu adverse. D’où un décodage qui a permis de défaire la bande à Arnautovic.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intensités en série</h2>



<p>Buuuuuuuut!!! C&rsquo;est le cri scandé à partir de la toute première minute d’un match qui n’a pas laissé aux spectateurs le temps de s’endormir. Exploitant très bien un corner concédé très rapidement par leurs adversaires germaniques, les Turcs ont ouvert le score par leur numéro 3 Demiral. Une action construite, précise avec une conclusion pleine de fougue. Le ton de la partie était donné.</p>



<p>La suite du match a vu l’équipe nationale autrichienne ne pas baisser les bras. Elle s’est activée en pratiquant parfois ce qui a pu s’apparenter à du box to box. Ceci rappelant à leurs rivaux d’un soir que rien n’était acquis, et les forçant à la plus grande vigilance. La moindre défaillance pouvant être exploitée, comme avec Lienhardt, le défenseur de Fribourg, qui a mis en évidence de par une de ses actions le rodage auquel était encore soumis le marquage de la défense des hommes aux maillots blancs sur les coups de pieds arrêtés. Au bout de dix minutes, Kokcu a récolté un carton jaune bêtement, et c’est trois minutes plus tard qu’un centre de Guler a remis les choses en ordre en faveur de la <em>«Milli Takim»</em> de par sa dangerosité. Le même joueur étant l’auteur d’une inspiration aussi esthétique que géniale en lançant une parabole mi-transversale mi-ouverture à destination de Kadioglu maître de son couloir gauche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kadioglu l’indispensable</h2>



<p>Kadioglu, nous le retrouverons tout au long de ce huitième de finale endiablé. Derrière, devant, au milieu, avec une trajectoire à 90&nbsp;% verticale, droite, excentrée. Nous faisant remémorer des latéraux de légende comme Cabrini ou Maldini (dans l’élégance, la technique), Gerets (dans les dégagements et l’engagement physique), Amoros (la résistance physique), Trabelsi (au niveau de la contribution offensive) ou encore Lizarazu ou Sagnol (dans l’instinct collectif). Nul doute qu’il ne sera pas de trop pour contrer les ambitions du prochain adversaire, les Pays-Bas.</p>



<p>Lorsque l’on s’aperçoit qu’il est capable de s’improviser milieu axial suite à l’improvisation d’un décrochage en phase de relance au sol/construction (comportement adopté à la 68<sup>e</sup> de jeu), on ne peut qu’objectiver en matière de potentiel à la fois individuel, mais aussi collectif pour ce qui est des armes <em>«secrètes»</em> détenues par le sélectionneur Vincenzo Montella.</p>



<p>Le pensionnaire du Fenerbahçe évolue dans un registre très intéressant, pouvant jouer aussi bien sur le flanc droit en club, que sur la gauche en sélection. Une polyvalence qui ne s’arrête pas là puisqu’il peut alterner entre la fonction d’arrière latéral ou de milieu dans son couloir, un rôle de briseur de ligne rappelant un peu les anciens internationaux marocain Rachid Daoudi et italien Gianluca Zambrotta.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La riposte autrichienne et l’étape hollandaise</h2>



<p>La dernière demi-heure de jeu nous a l’apport de joueurs comme Danso (sait participer sobrement à la construction du jeu tout en remplissant ses tâches relatives à la couverture défensive), Webne, Sabitzer (forcé toutefois de permuter d’une aile à l’autre pour pouvoir s’exprimer pleinement), Arnautovic et surtout Baumgardner (très dangereux à deux reprises en fin de match). Ceci malgré un autre but, dont l’auteur fut de nouveau Demiral (de la tête consécutivement à un autre corner). Avec un très intéressant sursaut des footballeurs venus d’Europe Centrale, en la personne de Gregoritsch ayant réduit le score sur un corner excellemment tiré par Sabitzer.</p>



<p>Signalons pour terminer ce compte-rendu que dans le match, plus tôt dans la journée, opposant la Roumanie et les Pays-Bas, ce sont les Bataves qui se sont qualifiés en gagnant par trois buts à zéro. Les Rouges et Blancs sont prévenus. La couleur orange, confrontée au coloris présent sur l’<em>«ayyildiz»</em> frappé du croissant et de l’étoile, se présente comme une habile synthèse prétendant à la dilution des couleurs nationales ottomanes.</p>



<p>Les Hollandais ont su exploiter les brèches offertes par le 4-1-4-1 psychorigide des Roumains. Tout comme les Turcs ont su profiter des errements dans l’entrejeu des <em>«Rot-Weiss-Roten»</em>. Ces derniers ayant été contraints aux erreurs face à la maîtrise technique des Turcs (la faute de Posch à la 22<sup>e</sup> minute, un peu au ralenti devant la conservation de balle du camp d’en face, l’a démontré). Ce qui, soulignons-le, ne les a pas empêchés de réaliser une série de plusieurs passes consécutives faisant douter le camp adverse (71’).</p>



<p>Les Autrichiens ont été loin de se montrer ridicules. Les Turcs, bien que perfectibles sur le travail de relance axiale et sur le jeu de tête défensif, ont été très bons et percutants à l’image d’Ayhan et Guler et Akturkoglu.</p>



<p>Place au prochain match. Cette opposition néerlando-turque nous révélera-t-elle l’identité d’un des deux finalistes de ce championnat d’Europe des nations&nbsp;?</p>



<p>Pour les quarts de finale, Pays-Bas et Turquie ont rendez-vous avec l’histoire. Les deux nations sont avides de revanche.</p>



<p>Les Pays-Bas devront faire face à une formation aux offensives plus tranchantes et un impact physique plus dur que celui proposé par les Roumains. La Turquie, elle, aura à se mesurer à une équipe qui a peut-être le milieu de terrain le plus cohérent et le mieux adapté à se présenter comme protéiforme parmi tous les pays présents dans la compétition. Les deux équipes ont un point commun: leur première façon de se défendre, c’est d’attaquer.</p>



<p>Osons pronostiquer le score&nbsp;pour ce Pays-Bas-Turquie prometteur en apparence? Les premiers nommés sont indéniablement favoris. Les seconds ont du répondant. Alors pourquoi pas un 4-2&nbsp;? Oui, un nombre élevé de buts constitue une hypothèse plausible. Un 4-2 ou un 2-4. Énormément de paramètres joueront pour ce plus indécis des quarts de finale.</p>



<p>La Turquie du football a été très forte malgré l’absence de sa star Hakan Calhanoglu. Une transition toute trouvée pour passer à un autre Hakan célèbre, l’avant-centre Hakan Sukur qui avait marqué le but le plus rapide de l’histoire du Mondial au bout de onze secondes de jeu (en 2022 en finale de la troisième place). Avec une médaille de bronze en conclusion du tournoi international.</p>



<p>Hier soir, c’est Demiral qui s’est distingué en marquant le but le plus rapide depuis la création de l’Euro (au bout de 57 secondes de jeu). Signe d’un renouveau? Face à une formation au profil différent, marquer les premiers sera peut-être un piège. Et se concentrer uniquement sur les buteurs Gakpo et Malen serait bâcler le travail. Bloquer Schouten et surveiller Dumfries permettrait d’isoler les plus créatifs tout en attaquant. A moins que Montella nous réserve la surprise de réagir beaucoup plus défensivement, avec un 0-0 conduisant aux penalties. Epreuve où brillerait certainement le gardien Gunok, excellent mardi soir, en proposant une réincarnation de Diogo Costa.</p>



<p>Enfin, le suffixe patronymique <em>«oglu»</em> pourrait être mis à l’honneur. D’abord par le retour vraisemblable de l’intériste Calhanoglu, le maître à jouer principal du coach Montella. Puis par Kadioglu dont nous avons développé les qualités. Le stambouliote est né aux Pays-Bas et sera donc doublement motivé. Il a pour prénom Ferdi. Comme le chanteur populaire Ferdi Tayfur, auteur de la chanson <em>«Almanya treni»</em>, titre qui signifie <em>«Train d’Allemagne»</em>. Ferdi Kadioglu sera-t-il celui qui guidera le convoi de la victoire jusqu’en finale face à l’Allemagne pays hôte&nbsp;?</p>



<p>* <em>Universitaire et analyste de football.</em></p>



<p><strong><em>Précédents articles du même auteur sur l&rsquo;Euro 2024: </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8X0g67oPXo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/euro-2024-groupe-d-le-nouveau-groupe-de-la-mort/">Euro 2024 : Groupe D, le nouveau groupe de la mort ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Groupe D, le nouveau groupe de la mort ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/euro-2024-groupe-d-le-nouveau-groupe-de-la-mort/embed/#?secret=eQvWRMXZF0#?secret=8X0g67oPXo" data-secret="8X0g67oPXo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aQ1fy9GEIP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/21/euro-2024-espagne-entreprenante-italie-attentiste/">Euro 2024 : Espagne entreprenante, Italie attentiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Espagne entreprenante, Italie attentiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/21/euro-2024-espagne-entreprenante-italie-attentiste/embed/#?secret=QjpVYW7j6P#?secret=aQ1fy9GEIP" data-secret="aQ1fy9GEIP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vnHgXmz0Jb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/20/euro-2024-turquie-georgie-du-caucase-au-cocasse/">Euro 2024 : Turquie-Géorgie, du Caucase au cocasse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Turquie-Géorgie, du Caucase au cocasse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/20/euro-2024-turquie-georgie-du-caucase-au-cocasse/embed/#?secret=n7MXnA7HIN#?secret=vnHgXmz0Jb" data-secret="vnHgXmz0Jb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="U0UQ909IHV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/euro-2024-les-paris-sont-ouverts/">Euro 2024 : Les paris sont ouverts</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 : Les paris sont ouverts » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/euro-2024-les-paris-sont-ouverts/embed/#?secret=IfFgZvnPPL#?secret=U0UQ909IHV" data-secret="U0UQ909IHV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/03/euro-2024-la-premiere-attaque-turque-cest-la-defense/">Euro 2024 : La première attaque turque, c’est la défense</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La grisaille parisienne n’est pas que climatique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/29/la-grisaille-parisienne-nest-pas-que-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jun 2024 06:29:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Ciotti]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Jordan Bardella]]></category>
		<category><![CDATA[législatives anticipées]]></category>
		<category><![CDATA[Raphael Glucksmann]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13455613</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les législatives anticipées en France ne sont que l’antichambre des présidentielles. Anticipées celles-là aussi. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/29/la-grisaille-parisienne-nest-pas-que-climatique/">La grisaille parisienne n’est pas que climatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sale temps. Sale ambiance. C’est le condensé de la vie parisienne depuis le passage du printemps à l’été. La faute à un climat sociopolitique délétère avant la tenue des législatives anticipées, ce dimanche, des Jeux Olympiques et, probablement aussi, des présidentielles, anticipées celles-là aussi.</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato </strong>*</p>



<span id="more-13455613"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il n’a pas fait très beau en mai et en juin en France. Notamment sur la moitié Nord régie par la capitale, Paris. Pluviosité quotidienne, températures peu élevées pour la saison, ciel bas… Un vrai décor annonciateur d’une contagion par la grisaille amorcée depuis l’appareil étatique gouvernemental. Gris. Comme la couleur du ciel. Gris. Comme la couleur indéfinissable pour rendre compte de la tendance de l’opinion politique générale.</p>



<p>Le diagnostic prévaudrait-il avant la recherche plus ou moins hâtive de solutions?</p>



<p>Les élections européennes suivies des législatives font de la France un cas d’étude prioritaire pour tous les experts et étudiants à l’Institut d’études politiques de Paris&nbsp;(IEP). Un cas qui soulève des débats que l’on tarde à dépassionner, au lieu de prendre sagement le temps d’en détecter ce qui est visible, les causes puis les conséquences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le visible&nbsp;: l’ethnicisation des rapports sociaux</h2>



<p><em>«Sale race!»</em> C’est l’invective qu’a entendu Manon, étudiante. Prononcée à voix basse, elle est l’œuvre d’une dame âgée. Ceci suite à un différend au sujet d’une place assise convoitée dans un wagon de RER bondé. Une interjection adressée à une femme jeune, vraisemblablement maghrébine, voilée. La jeune fille qui a assisté à la scène parle  de <em>«moment inédit»</em> digne d’être <em>«instagrammé»</em>. Manon détaille alors : <em>«Je viens d’un milieu relativement aisé, mais ancré dans la ruralité. Depuis trois ans, j’étudie à Paris et c’est la première fois que j’assiste à un truc pareil. D’habitude c’est plus dans les campagnes, et je dirais même dans les campagnes reculées»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TAPbWhWzuC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/xenophobie-et-racisme-la-france-a-lepreuve/">Xénophobie et racisme : La France à l’épreuve</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Xénophobie et racisme : La France à l’épreuve » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/xenophobie-et-racisme-la-france-a-lepreuve/embed/#?secret=Krleylgg96#?secret=TAPbWhWzuC" data-secret="TAPbWhWzuC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’anecdote qui vient d’être relatée n’est bien sûr que trop précisément contextualisée pour pouvoir bâtir une généralité. Néanmoins, elle s’accorde avec le climat de morosité qui s’est emparée du pays sur le plan des relations sociales. Cet épisode renvoie à l’idée d’ethnicisation des rapports sociaux, phénomène dont l’analyse avait vu son développement initié par l’homme politique, sociologue et écrivain français d’origine algérienne Azouz Begag. Cette tendance s’est confirmée. Elle a présenté quelques mutations. Après s’être présentée comme un simple communautarisme plus ou moins informel au travers de l’entraide, du clientélisme, elle se manifeste de plus en plus en tant que repli sur soi. <em>«Depuis quelque temps, instinctivement, j’ai ressenti un changement de comportement au niveau des enfants. Entre eux, ils parlent de viande halal et de viande de porc, avec un sérieux tranchant avec l’insouciance associée à leur âge»</em>, raconte cette professeure des écoles désirant conserver l’anonymat. Elle poursuit le compte-rendu de ses impressions en ces termes : <em>«Je suis métisse. Un de mes parents est de métropole alors que l’autre est des Antilles. On en arrive à me demander qui est noir, ma mère ou mon père. Question beaucoup plus récurrente de la part des Subsahariens. Encore plus entre eux. Par exemple, j’ai une ancienne collègue de promo qui est métisse afro-française et qui l’a remarqué encore plus que moi. Elle m’a dit que ce sont le plus souvent les enfants d’origine malienne ou sénégalaise qui l’interrogent là-dessus. Ce qui prouve que le religieux est passé par là, c’est qu’ils font référence à l’islam».</em></p>



<p>Le tout est alimenté par une économie moins performante qu’avant, puis par la peur des attentats islamistes.</p>



<p><em>«L’enfer, c’est les autres»</em>, disait l’un des personnages de Jean-Paul Sartre. Le problème c’est donc l’autre, le dissemblable. Autrui n’est plus envisagé comme une solution. Tout au plus comme un moyen. Les fois où il n’est pas perçu comme un obstacle des plus indésirables.</p>



<p>Se faufiler entre les gens et les identités fait envisager l’Hexagone comme une immense piste de ski. Sur laquelle le slalom serait la figure imposée : <em>«J’ai une amie dans le Sud de la France qui s’appelle Naima. Au boulot, elle se fait appeler Noémie»</em>, résume un fonctionnaire, lui aussi désireux de préserver son anonymat car <em>«Marseillais d’origine maghrébine par ma mère et italien par mon père, ça peut me porter préjudice en Île-de-France où je suis étudiant»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cause : l’irruption de l’autre &nbsp;</h2>



<p>Le vieil adage <em>«C’était mieux avant»</em> est-il d’actualité? Oui et non. Une réponse de Normand pour employer une expression typique de la langue de Molière. Ce qui tombe très bien puisque la Normandie figure parmi les régions françaises les plus exposées aux envahisseurs. Une réalité qui est bien antérieure au débarquement de la Seconde Guerre Mondiale. Un coin du territoire où l’assimilation des Vikings a succédé à leur arrivée fracassante. Avec le temps. Avec l’enracinement. Avec l’intégration religieuse progressive d’une communauté au départ païenne. Un accès au Catholicisme</p>



<p>Oui, dans un passé pas si lointain, on vivait mieux en France. Cependant, il existait déjà quelques bémols atténuant un tableau positif sans être pour autant idyllique. Alors non, ce n’était pas forcément mieux sur tous les plans. De facteurs internes en facteurs externes, la problématique a évolué.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZmWYgMZGVY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/24/france-manifestations-feministes-contre-lextreme-droite/">France : manifestations féministes contre l’extrême droite</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France : manifestations féministes contre l’extrême droite » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/24/france-manifestations-feministes-contre-lextreme-droite/embed/#?secret=IDGNCCOk5I#?secret=ZmWYgMZGVY" data-secret="ZmWYgMZGVY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La première des externalités à avoir suscité des interrogations en ce premier quart de 21<sup>e</sup> siècle, ça a été l’attentat du World Trade Center. Le 20<sup>e</sup> siècle a eu son Che Guevara pour les pays en voie de développement et la jeunesse étudiante du monde entier. Après la chute de l’illusion communiste, les islamistes extrémistes ont cherché à substituer à la figure du révolutionnaire latino-américain celle d’Oussama Ben Laden pour les gens du Tiers-Monde ou dont les origines familiales s’y situent. Deux profils pour deux époques distinctes, cloisonnées par une issue de la Guerre Froide qui a laissé un vide idéologique. Et quelle entrée en matière en cet inoubliable 11 septembre 2001!</p>



<p>Plusieurs mois après, Jean-Marie Le Pen et son Front National réalisait une percée historique au second tour de l’élection présidentielle. Le débat général avait pris le chemin d’une problématique religieuse succédant au monopole du simple racisme. Les années 70, 80, 90 avaient été le théâtre d’affaires comme les premières émeutes urbaines de Vénissieux, le ressenti vis-à-vis du passé Algérie/France, l’émergence de SOS Racisme avec sa <em>«Marche des Beurs»</em>, le cas Malik Oussekine et la diffusion du film <em>“Un train d’enfer”.</em></p>



<p>Une nouvelle ère s’est ouverte avec le passage à l’an 2000. Avec la conservation de certains instincts, comme avec l’envahissement du terrain de football à Saint-Denis pendant le match France-Algérie le 6 octobre 2001 se juxtaposant avec la répétition de polémiques autour du port du voile islamique dans les enceintes scolaires.</p>



<p>Après cette première partie immergée de l’iceberg, attaquons-nous à sa base afin de mieux comprendre la psychologie nationale française. La prise en compte des racines antérieures du sujet obéit à un principe d’urgence nécessaire. Pour constater que la mentalité française a été modelée et remodelée suivant les époques, les siècles, les lieux. Passant d’une royauté à une république.</p>



<p>Etrangement, c’est du temps où la France était encore un royaume que le doit du sol aurait été proclamé pour l’acquisition de la nationalité. Puis la Révolution du 14 juillet et la création du Code Civil ont œuvré à une meilleure acceptation des citoyens d’obédience hébraïque. Avec quelques soubresauts rappelant qu’il faudra surveiller constamment le ciment social élaboré sur la base d’un centralisme jacobin, un bon sens paysan, des valeurs républicaines et des unifications linguistiques (l’ordonnance de Villers-Cotterêt), territoriales. Cette édification sera mise à l’épreuve par des épisodes comme les événements en Vendée, caractérisés comme intra-génocidaires. Par des moments comme l’Affaire Dreyfus. Par les revendications basques et corses. Et bien sûr, les soulèvements banlieusards en réaction aux décès de Zineb, Bouna et Nahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La conséquence : une chasse identitaire</h2>



<p>La première des conséquences est le malaise qui s’est installé. D’ordinaire, les Français si peu prolixes sur les origines des uns et des autres, se mettent à explorer des méandres historiques et généalogiques inattendus, inappropriés. Ainsi, ô surprise, l’arbre généalogique de Jordan Bardella a été divulgué. Une indécence motivée par ses détracteurs. Dans quel but? Le mettre mal à l’aise par rapport à son électorat, ses propos sur le droit du sol.</p>



<p>Comment? En révélant que non seulement Bardella est bien d’origine italienne, mais qu’en plus il a du sang algérien (entre un seizième et un trente-deuxième puisque selon les versions son arrière grand-père aurait été soit de père italien et de mère kabyle, soit entièrement algérien). L’Algérie, sujet qui fâche et qui divise depuis l’après-guerre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1qH8RBAOsL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/19/de-la-france-a-lamerique-quand-lextreme-droite-devient-conservatisme-politique/">De la France à l’Amérique, quand l’extrême droite devient conservatisme politique!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De la France à l’Amérique, quand l’extrême droite devient conservatisme politique! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/19/de-la-france-a-lamerique-quand-lextreme-droite-devient-conservatisme-politique/embed/#?secret=TlFLCUCSaQ#?secret=1qH8RBAOsL" data-secret="1qH8RBAOsL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La bataille électoraliste a pris la forme d’une chasse identitaire. Ce qui est un non sens au vu des priorités pré-existantes. L’érosion du pouvoir d’achat préoccupe les citoyens autant que les obsède le chômage. Sans oublier le système d’imposition et l’élargissement de la délinquance. L’immigration, elle, arrive en <em>«guest star»</em>, avec ses sous-parties consacrées à la religion, l’intégration et l’assimilation. Le fond de commerce de l’extrême droite impitoyable, en un mot. Mais aussi un levier d’expression et de diversion pour une extrême gauche très manipulatrice. Avec cet accroissement du cynisme ambiant, pointe un écartèlement des positions des partis politiques. Il s’ensuit une carte électorale brouillée : comment cartographier précisément un collectif à partir d’un vote, lorsque ce dernier est tantôt relié à des aspects territoriaux tantôt à des facteurs plus idéologiques?</p>



<p>Prétendre savoir cartographier l’intime est pour le moins aventureux dans le cadre de cette situation électorale. Le résultat de cet état de fait en est un déferlement d’opinions pas forcément construites, sur fond d’opérations privilégiant la communication à la réflexion.</p>



<p>Nous sommes en présence d’un ensemble conduisant à l’émergence de personnalités clivantes et non plus rassembleuses. Le consensus se présente sous deux formes. Soit une sorte de guerre des gangs à la trivialité dérangeante dans un paysage politique digne de ce nom. Ou alors une matérialisation sous la forme de compromis artificiel, fruit d’assemblages hétéroclites. Un éclectisme dérangeant qui ne renvoie pas forcément à la complémentarité. Un peu de dissensions (le Front Républicain et l’Union des Droites ne reposent ni l’un ni l’autre sur un socle équilibré), quelques luttes intestinales. D’où des alliances pragmatiques ou opportunistes à l’image d’un Raphael Glucksmann contraint de composer avec Jean-Luc Mélenchon et de se voir rappeler l’étymologie du patronyme qu’il porte. A l’instar d’Eric Ciotti (LR) se dirigeant vers le camp du RN, même si le Niçois a toujours affiché une volonté d’appliquer une vision sécuritaire des choses.</p>



<p>Oui, même dans les Alpes Maritimes, la grisaille a été ressentie.</p>



<p>Le vote RN et le vote LFI ont donc motivé une déstructuration de l’électorat habituel. Avec pour première des conséquences un vote désaxé, une fracturation du paysage français de 2024 où toutes les situations y compris les plus improbables deviennent possibles. Tous les mensonges aussi.</p>



<p>Au rayon des inepties offertes en spectacle par la France depuis plus d’une décennie, pensons dans un ordre chronologique à des hommes comme Serge Ayoub ou Jean Messiha. Bien que le premier nommé soit vraisemblablement animé par plus de sincérité que le second, le même fanatisme les anime. Ayoub cultive le paradoxe de s’appeler “Ayoub” et d’avoir été le chef de file des Skinheads de Paris. Messiha, lui, est malgré son âge un nouveau venu sur la scène politique, à force d’opportunisme déguisé en pragmatisme. D’origine égyptienne, copte, il a déclaré être <em>«devenu Français de souche»</em>. Une assertion ridicule et révélant l’esprit calculateur animant sa démarche. Deux hommes prêts à tout pour effacer leurs origines au service d’un combat idéologique qui les perdra eux-mêmes tôt ou tard. Des agissements dictés par le complexe, à tel point qu’on pourrait les qualifier de <em>«complexards»</em>, avec tout ce que le suffixe <em>«ard»</em> contient de déclassement et de péjoratif.</p>



<p>Une cohorte de politicien(e)s risqueront à l’avenir de se voir relégués au rang de figurants répudiés. Dans cette liste non-exhaustive rendue possible par la généralisation d’expressions comme <em>«franco-français»</em> ou <em>«francocide»</em>, peuvent figurer Najet Vallaud-Belkacem, Rachida Dati, Sabrina Agresti-Roubache (qui cumule la particularité d’être d’origine algérienne et de s’être mariée à Jean-Philippe Agresti, Corse d’origine italienne devenu recteur de l’académie de Corse), Rama Yade, Sonia Krimi, Rima Hassan, Mounir Mahjoubi, Christian Estrosi, Xavier Iacovelli, Laurent Iacovelli, dont les noms de famille pourront se voir jugés non conformes, pour ne citer qu’eux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EdopkI3x7e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/elections-europeennes-france-le-coup-de-balai-de-lextreme-droite/">Élections Européennes &#8211; France : Le coup de balai de l’extrême-droite </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Élections Européennes &#8211; France : Le coup de balai de l’extrême-droite  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/elections-europeennes-france-le-coup-de-balai-de-lextreme-droite/embed/#?secret=sEX3mQuOek#?secret=EdopkI3x7e" data-secret="EdopkI3x7e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La France est initialement perçue comme la patrie des Droits de l’Homme. Une notion noble qui n’empêche cependant pas la liberté de jugement, ni le droit à l’erreur. Face à l’archipellisation grandissante de sa société, l’Etat français sera-t-il tenté d’adopter une grille de lecture de en plus racialisée ou confessionnelle?</p>



<p>En ce sens, les détecteurs sont déjà activés, entre celles et ceux qui remarquent que Bardella n’a ni un nom ni un prénom français, entre les électrices et électeurs qui voient que les deux Eric, Ciotti et Zemmour, figures emblématiques de l’extrême droite nationaliste, n’ont que le prénom de lié à la francophonie.</p>



<p>La morosité s’est installée sur la France et sa capitale où siège le gouvernement, alors que la météo connaît une embellie depuis trois jours. Une trêve ? Il semblerait que des orages soient prévus pour dimanche.</p>



<p>La campagne électorale prend des allures de mauvaise fête foraine. Ces législatives ne sont, après tout, que l’antichambre des présidentielles. Anticipées celles-là aussi ?</p>



<p>* <em>Enseignant universitaire français.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XavlCXpgYw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/nous-et-la-forte-avancee-de-lextreme-droite-en-europe/">Nous et la forte avancée de l’extrême droite en Europe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nous et la forte avancée de l’extrême droite en Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/nous-et-la-forte-avancee-de-lextreme-droite-en-europe/embed/#?secret=no9P2I6wKB#?secret=XavlCXpgYw" data-secret="XavlCXpgYw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/29/la-grisaille-parisienne-nest-pas-que-climatique/">La grisaille parisienne n’est pas que climatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jordan Bardella : soigner le mal à la racine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/11/jordan-bardella-soigner-le-mal-a-la-racine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jun 2024 09:17:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Front national]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Jordan Bardella]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Maréchal Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13173225</guid>

					<description><![CDATA[<p>Intronisation progressive, précautionneuse du jeune Jordan Bardella, perçu comme une nouvelle personnalité prometteuse en France. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/11/jordan-bardella-soigner-le-mal-a-la-racine/">Jordan Bardella : soigner le mal à la racine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un épisode politique majeur vient de se dérouler dimanche 9 juin 2024 en Europe. Un événement qui a attiré l’attention vers la France avec pour cinglante information le résultat obtenu par le Rassemblement National (RN). Ceci grâce à l’intronisation progressive, précautionneuse du jeune Jordan Bardella, perçu comme une nouvelle personnalité prometteuse.</strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato </strong>*</p>



<span id="more-13173225"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Un score de 32% qui n’étonne plus personne au vu des sondages. Voilà pourquoi la France n’a pas fermé l’œil après la soirée du verdict des urnes. Ou s’est réveillée KO le lendemain. Selon les tendances. Selon les humeurs. De la France qui se lève tôt, pour emprunter l’expression chère à Nicolas Sarkozy, à celle qui se couche tard.</p>



<p>En cause? Une surprise qui n’en est plus réellement une. Les résultats positifs du RN. De quoi alimenter les discussions dans les débats au point de monopoliser l’espace médiatique pourtant déjà saturé. De quoi animer les conversations quotidiennes dans les moindres recoins de la banalité. Ou de la trivialité.</p>



<p>De la vulgarité à la vulgarisation, ce serait la grande étape atteinte par le parti réputé comme représentatif de l’extrême droite à la Française, crée par Jean-Marie Le Pen. Un groupe au départ quasi confidentiel regroupant ses proches et des anciens combattants, qui s’est ouvert davantage sur l’extérieur au fur et à mesure des montées dans les résultats électoraux. Jusqu’à innover avec Jordan Bardella en étant passé par la transition Marine Le Pen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au l’origine, un orateur de talent</h2>



<p>L’Hexagone détient en la personne de Jean-Marie Le Pen une figure haute en couleur de la droite dure, charismatique selon les périodes. L’ancien militaire parachutiste ayant <em>«guerroyé»</em> en Indochine puis en Algérie a commencé à se faire remarquer sur la scène politique dès les années soixante-dix, pour atteindre un pic aux élections européennes de 1984. Avec pour principal axe de communication la thématique de la lutte contre l’immigration qui serait génératrice de tous les maux. N’oublions pas que la Guerre d’Algérie a laissé une cicatrice béante tant en Afrique du Nord qu’en France. Un conflit sinistre avec des exactions perpétrées des deux côtés.</p>



<p>Dans ce contexte malmené par une ambiance de guérilla urbaine, de revendications de l’OAS et par un carambolage entre le Poujadisme, la récupération de l’extrême gauche, l’ambivalence mitterrandienne et la Grandeur du Général de Gaulle, le leader historique du Front National se construira un argumentaire fort mais sectaire par moments. Avec néanmoins des remarques fondées, servies par les incohérences successives de qui gouvernera la France tour à tour. Une vision illustrée par cette remarque du socialiste Laurent Fabius&nbsp;: <em>«Vraies questions, mauvaises réponses»</em>.</p>



<p>Devenu plus jeune député de France à seulement 28 ans, J.-M. Le Pen représentera le FN aux élections présidentielles de 1974, avec un score plus que modeste (0,75% des voix). Plusieurs années après, il accédera à leur second tour, en 2002. Ce qui prouve qu’un ancrage existe, au moins culturellement. Au gré des opinions qu’il émettra en haranguant la foule, il prouvera ses talents d’orateur, contrairement à d’autres représentants de la mouvance extrémiste comme Bruno Maigret, passant aisément de la truculence à des assertions dignes d’un homme cultivé, ou encore en ayant recours à l’humour inattendu ou à la moquerie enfantine (l’affaire <em>«Durafour-Crématoire»</em>, avec un calembour volontairement ridicule, ce qui dénote une intelligence de la provocation stratégique). Cette effronterie se manifestera par la violence verbale lors de son débat avec Bernard Tapie. Un duel entre deux très fortes personnalités qu’au final seule la sensibilité politique oppose puisque tous deux sont caractérisés par un fort caractère, appartiennent à l’origine à la classe populaire laborieuse et vont jusqu’à mesurer la même taille (1,77 mètre)! Le Pen est un meneur. Un vrai chef de clan.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pCUrlXHYgM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/elections-europeennes-france-le-coup-de-balai-de-lextreme-droite/">Élections Européennes &#8211; France : Le coup de balai de l’extrême-droite </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Élections Européennes &#8211; France : Le coup de balai de l’extrême-droite  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/elections-europeennes-france-le-coup-de-balai-de-lextreme-droite/embed/#?secret=6PFyRhmSrD#?secret=pCUrlXHYgM" data-secret="pCUrlXHYgM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une affaire de famille : l’arrivée d&rsquo;un certain Bardella.</h2>



<p>Antérieurement à son entrée dans la cour des grands politiciens et des présidentiables, l’homme politique breton avait réussi à faire passer lui et sa petite famille à un échelon social plus confortable. Avec l’installation dans une grande et belle demeure située dans une zone résidentielle de l’Ouest Parisien. Un changement de standing qui est intervenu à temps. Car l’ancien domicile familial avait été détruit par un l’explosion d’une bombe (attentat dit de la Villa Poirier à l’automne 1976). Un acte ignoble qui prouve que la personnalité politique visé dérangeait trop. Une formalité pour Jean-Marie l’aventurier&nbsp;?</p>



<p>Le traumatisme est évident pour son épouse de l’époque et les trois filles du couple, plus particulièrement Marine qui restera la sœur la plus médiatisée et la plus proche de son paternel.</p>



<p>Cette continuité politico-familiale dans l’extrême droite se poursuivra avec l’émergence de Marion Maréchal Le Pen, fille de Yann Le Pen, et l’arrivée de Jordan Bardella par le biais de son union avec Nolwenn Olivier, fille de Marie-Caroline.</p>



<p>La famille, le nouveau venu a bien étudié cette notion et a su s’adapter. En intégrant la famille au sens propre. Puis en se voyant adoubé par la famille politique.</p>



<p>Avec détermination et dévotion, le candidat néophyte aux prochaines échéances européennes ne ménage pas ses efforts. Il sait obéir aux instructions tout en paraissant ajouter une touche d’initiative personnelle, conseillé de près à travers le parrainage de Marine Le Pen. Un encadrement qui semble porter de plus en plus ses fruits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jordan Bardella et sa marche à suivre&nbsp;</h2>



<p>A l’heure actuelle, le RN se voit avantagé en attendant les législatives anticipées, conséquence de la dissolution de l’Assemblée Nationale par le Président Macron. Il a acquis des atouts dont les pouvoirs d’imposer des vues, d’être écouté ou tout du moins proposer des négociations voire être supplié d’en recevoir.</p>



<p>Le candidat du parti au flambeau bleu blanc rouge cumule les avantages&nbsp;:</p>



<p>&#8211; il n’a pas encore à son actif de scandales, d’affaires ou de grossières erreurs ayant terni son image;</p>



<p>&#8211; il présente bien, il est jeune, renvoie une image dynamique et volontaire, avec son allure de jeune homme bien élevé;</p>



<p>&#8211; il connaît le terrain puisqu’il a grandi en Seine-Seine-Denis, et sait donc s’adresser à un électorat placé sur un spectre large;</p>



<p>&#8211; il est grand, comme certains présidents français qui ont marqué les esprits&nbsp;: Charles de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac;</p>



<p>&#8211; il maîtrise les outils de communication;</p>



<p>&#8211; il a pour lui le bénéfice du doute;</p>



<p>&#8211; il se trouve sur une phase ascendante.</p>



<p>Néanmoins, quelques failles reviennent à être détectées, comme dans le domaine des propositions économiques. Sera-t-il sur ce point assez compétent pour pouvoir rassurer les investisseurs&nbsp;? Les choses se déroulant très vite en ce moment, le trop jeune Bardella pourrait <em>«risquer»</em> de se voir nommé Premier Ministre, à la place du déjà jeune (35 ans) Gabriel Attal. Dans ce cas, saura-il gérer les mécontentements, les attentes, les impatiences et surtout les critiques incessantes de ses adversaires politiques, LFI en tête&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fHjutXPXNM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/nous-et-la-forte-avancee-de-lextreme-droite-en-europe/">Nous et la forte avancée de l’extrême droite en Europe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nous et la forte avancée de l’extrême droite en Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/10/nous-et-la-forte-avancee-de-lextreme-droite-en-europe/embed/#?secret=uAXyTn7vdR#?secret=fHjutXPXNM" data-secret="fHjutXPXNM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le natif de Saint-Denis n’a jamais caché ses origines populaires, ni ses racines familiales italiennes, sans pour autant y revenir fréquemment afin d’en faire un fond de commerce. Un juste équilibre qui masque mal une brèche dans laquelle plusieurs détracteurs potentiels pourront s’engouffrer. Du côté maternel, ses origines se situent du côté du Piémont, dans les localités de Novara ou Nichelino. Sur le versant paternel, la pente s’avèrerait davantage pluridirectionnelle. En effet, comme son patronyme l’indique, cela prendrait encore la direction de l’Italie du Nord, mais plutôt en Lombardie ou vers Bologne. La surprise proviendrait de son arrière grand-père, selon les rumeurs persistantes dans la communauté maghrébine de France, qui aurait été de père italien et de mère kabyle, une hypothèse plausible puisque dans les quatre premières décennies du 19<sup>e</sup> siècle environ quinze familles d’artisans d’Italie septentrionale aurait résidé dans la zone de Béjaïa.</p>



<p>Alors, avantage ou handicap devant les électeurs pour les prochaines échéances ? Comme il a pu être entendu sur Arte Reportage la semaine dernière, cette caractéristique commence déjà à être récupérée, notamment dans la séquence où un homme sur un marché crie : <em>«C’est un Italien qui se prend pour un Français»</em>.</p>



<p>La France, ancienne nation colonisatrice mais aussi patrie des Droits de l’Homme, ne semble jusqu’ici pas plus raciste que la moyenne à l’échelle européenne. Le même mouvement de fond que sur l’ensemble de l’échiquier européen est perceptible.</p>



<p>Le problème actuel de l’Hexagone est la problématique de quelle politique sécuritaire conduire, avec les Jeux Olympiques qui approchent. A ajouter à la gestion des flux migratoires et de la répétition d’attentats de matrice islamo-radicale. Pour l’efficacité, le RN devra passer d’une image clivante à une attitude plus fédératrice. La nomination de Bardella demeure une possibilité après la dissolution de l’assemblée. Chance ou cadeau empoisonné&nbsp;? Pendant ce temps, Marine Le Pen attend le moment idoine pour surgir en vue des présidentielles&#8230;</p>



<p>Ce paysage national doit être analysé par un œil expert, puis remis en ordre. Sinon, le vote contestataire se verra succédé par le vote idéologique au profit du RN bénéficiant du concours de circonstances provoqué par l’affaiblissement du parti LR conjointement à une tactique présidentielle qui ne cherche que l’évitement et la perte de temps. Une lutte approximative contre une délinquance de plus en plus précoce et les errements en matière d’économie et finances pourront conduire à une sensation d’incompétence généralisée auprès du peuple, de plus en plus lassé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/11/jordan-bardella-soigner-le-mal-a-la-racine/">Jordan Bardella : soigner le mal à la racine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ramadan 2024 ou la Tunisie d’après ‘‘Fallujah’’</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/08/ramadan-2024-ou-la-tunisie-dapres-fallujah/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/08/ramadan-2024-ou-la-tunisie-dapres-fallujah/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Mar 2024 08:12:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fallujah]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Kaouther Ben Hania]]></category>
		<category><![CDATA[Ramadan]]></category>
		<category><![CDATA[Sawssen Jemni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11999437</guid>

					<description><![CDATA[<p>La série télévisée Fallujah l’an dernier a constitué un avertissement à l'intention de tous les Tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/08/ramadan-2024-ou-la-tunisie-dapres-fallujah/">Ramadan 2024 ou la Tunisie d’après ‘‘Fallujah’’</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a un an, à la même période, la Tunisie préparait son entrée dans le mois de ramadan. Des similitudes sont réapparues ou ont persisté en cette année 2024, quant à l’accès aux biens de consommation courants. Une tendance qui frappe certaines denrées prisées pendant ce temps spécial de jeun et de prière. La comparaison ne s’arrête pas là.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-11999437"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Mars 2023 avait été l’occasion d’une grande polémique déclenchée par et autour de la série télévisée réalisée par Sawssen Jemni. Un assemblage d’épisodes réunis sous le titre de <em>‘‘Fallujah’’</em>, appelé ainsi du nom de la ville irakienne décimée par les bombardements. Une désignation choisie pour plonger le téléspectateur dans l’intrigue, le malaise, l’incertitude.</p>



<p>Partant de la situation économique actuelle, tout n’est qu’attente sur l’espace de vie local. Les montants des salaires ne décollent pas, les promesses d’emploi s’évaporent, les perspectives d’avenir jouent à cache-cache avec les jeunes. Avec pour corollaire l’instabilité et la montée des obscurantismes incultes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A l’origine d’un contexte morose</h2>



<p>En s’appuyant sur ces composantes, il n’est pas surprenant du tout que la récente filmographie tunisienne repose désormais sur deux principes. Soit le déni ou l’oubli par l’humour, au moyen de comédies (<em>‘‘Awled el-hay fi-Dubaï’’</em>, <em>‘‘Sabek el-Khir’’, </em>ou bien encore<em> ‘‘Super Tounsi’’</em>), ou de sitcoms ingénus (<em>‘‘Lella Cinderella’’ </em>infantilisant celles et ceux qui regardent. Soit sur la gravité des sujets à l’image du film documentaire <em>‘‘Les filles d’Olfa’’</em> de Kaouther Ben Hania coproduction franco-tunisienne-germano-saoudienne.</p>



<p>Le problème qui s’est posé l’an dernier a été la diffusion d’une série ni crédible ni légère mais liée à la provocation selon bien des critiques cinématographiques ou selon des Tunisiens lambda. Cette réalisation de Sawssen Jemni a bousculé les habitudes ramadanesques tunisiennes. La sérénité et le recueillement ont laissé place au stress, à la colère, à une violence des échanges guidée par une sorte de vent de panique.</p>



<p>De cette façon, le bouleversement n’a pas été que télévisuel. Il a agi activement sur le plan sociétal, à défaut d’influer vraiment culturellement.</p>



<p>Les causes d’un tel mouvement de fond sont en premier à rechercher dans la sphère de vie collective, sur un territoire marqué par une désillusion post-révolutionnaire. Il est vrai que la situation économique y est plus ou moins identique à celle de l’an dernier, moment de cette révélation audiovisuelle. La pénurie de bananes avait sévi, alimenté – du moins abstraitement ! – les conversations. Elle a laissé la vedette à d’autres soucis : l’autoritarisme reproché à un gouvernement s’axant de plus en plus souvent sur l’hyperprésidence, les dénonciations à propos des libertés d’opinion et d’expression…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1voarpYNZW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/fallouja-pas-meme-medellin-ni-palerme-un-debat-stupefiant/">‘‘Fallouja’’?! Pas même Medellin ni Palerme, un débat stupéfiant!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Fallouja’’?! Pas même Medellin ni Palerme, un débat stupéfiant! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/27/fallouja-pas-meme-medellin-ni-palerme-un-debat-stupefiant/embed/#?secret=am1f9ow5br#?secret=1voarpYNZW" data-secret="1voarpYNZW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Logiquement, les conséquences ont été d’abord une curiosité suscitée par une production télévisée iconoclaste, malmenant les réalités du monde enseignant au travers d’un scénario se déroulant dans un lycée rebelle, avec des acteurs campant des personnages polémiques, dépravés, voire en phase avec une délinquance assumée inédite. Très peu de temps après, un vif mouvement de contestation s’est emparée de l’opinion publique, jusqu’à créer une polémique nationale de premier plan. Quelle attitude privilégier semble représenter un message indirect déclinant des possibilités allant du libertinage au liberticide. La démocratie est une énigme à résoudre au terme d’une course d’obstacles politiques autant institutionnels qu’humains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La psyché tunisienne après ‘‘Fallujah’’</h2>



<p>Quelle issue à envisager&nbsp;: un prolongement&nbsp;? Ou des solutions&nbsp;? En élargissant le champ d’action et de visibilité de la Tunisie à l’Afrique du Nord dans son ensemble.</p>



<p>Rechercher une problématique se présente comme une mission à accomplir à la fois vis-à-vis de <em>‘‘Fallujah’’</em> et envers la société tunisienne, plus précisément sa jeunesse. La psyché tunisienne se voit-elle contrainte à un examen de conscience? Il semblerait que le peuple ait été testé sur ses limites exprès pour le mois sacré d’une religion inscrite officiellement dans la Constitution en deux occasions nettes.</p>



<p>Une dynamique de groupe est nécessaire pour les Musulmans immensément majoritaires chez les Tunisiens comme chez les Nord Africains en général. Une étape d’autocritique donc.</p>



<p>Puis après cette réflexion personnelle, le droit à exercer son sens critique interviendrait. Aussi bien culturellement et spirituellement que sur le plan économique. Des dynamiques d’entrecroisements existent, notamment à travers divers cercles de réflexion.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PG09IOmkeK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/">Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/embed/#?secret=wyrf04kH7L#?secret=PG09IOmkeK" data-secret="PG09IOmkeK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>À partir de là, il faudra avoir la sagesse de garder à l’esprit que comparaison ne signifie pas forcément compétition. Le Grand Maghreb reste encore une chimère&nbsp; à construire, avant même sa consolidation en maquette de projet. Entre les malentendus politiques, les réalités linguistiques, les outils de communication et la faible intensité des échanges commerciaux intra-maghrébins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une série qui a valeur d’avertissement</h2>



<p>La série télévisée incriminée l’an dernier au niveau national a constitué un avertissement. À destination de tout(e) citoyen(e). Pour chaque type de croyant(e). Pour toutes les générations et catégories socioprofessionnelles.</p>



<p>La Tunisie a une chance à la base&nbsp;: sa diaspora récemment titrée et la conciliation de la croyance et de la laïcité, exceptionnelle en terre d’islam, à l’exception de la Turquie. Un scandale comme celui provoqué par la fiction évoquée ici a effrayé le public d’un pays jusque-là peu habitué aux excès flagrants de la jeunesse en matière de toxicomanie, de délinquance, de libéralisation excessive des mœurs (allant par exemple jusqu’à la prostitution), de l’irrespect de l’autorité. Ce tout dernier détail est à souligner car les enseignants tunisiens vivent une période des plus compliquées socialement et financièrement.</p>



<p>La Tunisie est un pays pas forcément hybride en comparaison avec les quatre autres pays du Nord de l’Afrique, mais intermédiaire. Un pays différent, par exemple, de la Libye plus bédouine et aux hydrocarbures bien utiles. Différent du Maroc où les cas d’apostasie sont sévèrement réprimés, où il y  a une culture du paradoxe, du contraste. Différent de l’Algérie qui a fait édifier la plus grande mosquée d’Afrique, pays de contradiction et de non-sens où la <em>«réislamisation»</em> effectue une vraie course contre la montre, avec dans le même temps la prolifération des églises en Kabylie toutefois fermées de force par les autorités d’après les récits des régionaux… l’Algérie, la sévérité de sa caste militaire et malgré cela l’éclosion du phénomène protestataire du Hirak, aujourd’hui essoufflé. Espérons que le Hirak n’opérera pas une mutation en Irak, pour éviter qu’après <em>‘‘Fallujah’’</em> vienne <em>‘‘Bagdad’’</em>, Bagdad sous occupation américaine!</p>



<p>Un objectif arrive pour le moment : ni intolérance ni anarchie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OMMiX8XcBt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/04/falloujah-portrait-sombre-dune-jeunesse-tunisienne-a-la-derive/">Falloujah : Portrait sombre d&rsquo;une jeunesse tunisienne à la dérive</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Falloujah : Portrait sombre d&rsquo;une jeunesse tunisienne à la dérive » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/04/falloujah-portrait-sombre-dune-jeunesse-tunisienne-a-la-derive/embed/#?secret=dTw7d7yxQZ#?secret=OMMiX8XcBt" data-secret="OMMiX8XcBt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/08/ramadan-2024-ou-la-tunisie-dapres-fallujah/">Ramadan 2024 ou la Tunisie d’après ‘‘Fallujah’’</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/08/ramadan-2024-ou-la-tunisie-dapres-fallujah/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
