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	<title>Archives des Jeune Afrique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Jeune Afrique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Adieu Frida Dahmani, tu nous manqueras beaucoup !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 08:39:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellaziz Dahmani]]></category>
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		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Frida Dahmani, correspondante du magazine parisien Jeune Afrique à Tunis de 2007 à 2026, nous quittés le 25 mars 2026, à l’âge de 68 ans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/adieu-frida-dahmani-tu-nous-manqueras-beaucoup/">Adieu Frida Dahmani, tu nous manqueras beaucoup !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Frida Dahmani, correspondante du magazine parisien Jeune Afrique à Tunis de 2007 à 2026, nous quittés le 25 mars 2026, à l’âge de 68 ans. Elle était la nièce d’un autre grand journaliste, Abdelaziz Dahmani. Ce dernier, qui avait aussi travaillé pour le même magazine dans les années 1970-80, a écrit dans un post Facebook : «Au-delà de la parenté, Frida est une femme de très hautes qualités morales, courageuse, ayant foi en la justice sur terre».</em></strong> <em>(Photo : Frida Dahmani interviewant Beji Caïd Essebsi pour </em>Jeune Afrique<em>). </em>   </p>



<span id="more-18524466"></span>



<p><em>«Elle était Tunis»</em>, à écrit, de son côté, Marwane Ben Yahmed, actuel directeur de <em>Jeune Afrique</em>, en titre de l’hommage posthume qu’il a consacré à Frida Dahmani.</p>



<p><em>«Pendant près de vingt ans, cette journaliste d’exception a raconté la Tunisie de l’intérieur, avec une acuité, une fidélité et une humanité rares»</em>, a-t-il ajouté, en louant ses qualités humaines et professionnelles, et en soulignant son exigence, sa rigueur et sa loyauté, mais aussi sa sincérité et sa drôlerie.</p>



<p>En cette douloureuse circonstance, toute l’équipe de Kapitalis, et particulièrement son directeur, Ridha Kefi, qui a connu de près la défunte, avant qu’elle ne lui succède comme correspondante de <em>Jeune Afrique</em> à Tunis, présente ses plus sincères condoléances à la famille Dahmani ainsi qu’à tous les Tunisiennes et les Tunisiens auxquels elle manquera aussi beaucoup. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B.</strong></p>
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		<title>In memoriam &#124; Il y a un an nous quittait Abdelaziz Barrouhi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 11:54:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Barrouhi]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Reuters]]></category>
		<category><![CDATA[Tap]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abdelaziz Barrouhi, décédé il y a un an jour pour jkour, «défendait le droit de dire, d’écrire, de résister — même dans le silence imposé.»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/22/in-memoriam-il-y-a-un-an-nous-quittait-abdelaziz-barrouhi/">In memoriam | Il y a un an nous quittait Abdelaziz Barrouhi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Il y a un an, le 21 juillet 2024, mourait le journaliste Abdelaziz Barrouhi, ancien rédacteur à la la Tap, Reuters et Jeune Afrique. Ses neveux nous ont fait parvenir ce texte où ils rendent un vibrant hommage à cet homme qui «</strong></em><strong><em>défendait le droit de dire, d’écrire, de résister — même dans le silence imposé.»</em></strong></p>



<span id="more-17083014"></span>



<p>Il y a un an, Abdelaziz s’éclipsait en silence, laissant derrière lui une aura de sagesse et d’engagement. Et parce qu’il ne brillait jamais seul, son souvenir s’accompagne naturellement de celui de quatre autres étoiles : Hamda, qu’il appelait avec respect Sidi, Hamida, mère aimante, Ali, père vaillant appelé Essayid, et Halima, tante vive et lumineuse.</p>



<p>Ils étaient les piliers invisibles d’une vérité vécue. Chacun portait une part de ce que nous sommes devenus.</p>



<p>Hamda, l’oncle aîné noble, portait l’histoire avec calme. Sa parole était pleine de racines et ses silences habités de profondeur. On l’écoutait comme on lit un poème ancien.</p>



<p>Hamida, notre maman douce et forte, semait en nous des graines de bienveillance et de constance. Elle nous a appris que l’amour est la force la plus subtile et la plus puissante qui soit. Elle nous a aussi transmis la fierté de compter sur soi, avec foi et dignité, même dans l’adversité.</p>



<p>Ali, notre père généreux, marchait humblement, mais éclairait largement. Défenseur des cœurs fragiles et des vies discrètes, il nous a légué le courage de ceux qui refusent l’indifférence.</p>



<p>Halima, notre tante au rire franc et au regard vif, incarnait la joie simple et la profondeur cachée. Bonne vivante au cœur tendre, elle alliait humour spontané et sensibilité sincère. Dans ses éclats de rire résonnait une tendresse immense pour les autres — et dans ses gestes, un amour discret mais constant.</p>



<p>Abdelaziz, enfin, l’oncle benjamin, transforma tout cela en récits. Son journalisme était un acte de vérité, un cri doux pour les voix étouffées. Il croyait profondément en une presse libre, indépendante, et en la démocratie comme socle de toute dignité humaine. Il défendait le droit de dire, d’écrire, de résister — même dans le silence imposé.</p>



<p>Parti en silence… il faisait du bannissement et de l’exil des récits journalistiques plus pénétrants que la couverture des événements.</p>



<p>Tous les cinq nous ont quittés entre l’été et l’automne, ces saisons de bascule et de lumière particulière.</p>



<p>L’été, avec sa chaleur persistante, porte les départs comme une braise vive, pleine d’éclat. L’automne, lui, accompagne les absences dans une lente métamorphose, où les feuilles tombent comme des souvenirs, et où la lumière, plus douce, devient mémoire.</p>



<p>À travers lui, leur lumière s’est intensifiée. À travers eux, son combat prenait racine. Et à travers nous, leur héritage continue de vibrer.</p>



<p>Ce texte n’est pas un adieu. C’est une étoffe de mémoire.</p>



<p>C’est le reflet d’un ciel intérieur que nous portons &nbsp;où cinq étoiles brillent sans faiblir, où le passé devient repère, où l’amour devient direction.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3XnvwBmofR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/23/abdelaziz-barrouhi-tel-que-je-lai-connu/">Abdelaziz Barrouhi tel que je l’ai connu</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Abdelaziz Barrouhi tel que je l’ai connu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/23/abdelaziz-barrouhi-tel-que-je-lai-connu/embed/#?secret=20wetYJiVM#?secret=3XnvwBmofR" data-secret="3XnvwBmofR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Abdelaziz Barrouhi tel que je l’ai connu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/23/abdelaziz-barrouhi-tel-que-je-lai-connu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 10:29:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Barrouhi]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le journaliste Abdelaziz Barrouhi nous a quittés, dimanche 21 juillet 2024, aussi discrètement qu’il a vécu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/23/abdelaziz-barrouhi-tel-que-je-lai-connu/">Abdelaziz Barrouhi tel que je l’ai connu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Notre confrère Abdelaziz Barrouhi nous a quittés, dimanche 21 juillet 2024, aussi discrètement qu’il a vécu, sans bruit. Pour l’avoir longtemps côtoyé, j’éprouve un immense regret pour n’avoir pas appris sa mort à temps pour assister à ses obsèques.</strong></em></p>



<p><strong>Ridha Kefi &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-13614029"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Le défunt était journaliste à l’agence <em>TAP</em> avant de rejoindre l’agence <em>Reuters</em> en tant que correspondant à Tunis, puis directeur de son bureau en Tunisie. Mais c’est dans les bureaux de l’hebdomadaire <em>Jeune Afrique</em>, à Tunis et à Paris, où j’ai travaillé moi-même comme rédacteur en chef délégué entre 1994 et 2006, que j’ai appris à mieux le connaître et à apprécier ses qualités humaines et professionnelles.</p>



<p>Abdelaziz Barrouhi était plus âgé que moi et, bien sûr, plus expérimenté, et j’ai beaucoup appris auprès de lui. Son humilité, sa bonhomie et sa grande discrétion facilitaient beaucoup ses contacts avec ses collègues, même si la réserve et la distance qu’il affichait étaient souvent assimilées à de l’indifférence voire de la froideur.</p>



<p>En fait, l’homme était très affable et même parfois chaleureux et cordial quand on l’approchait sans préjugé ni parti-pris. Il avait une sorte de timidité qui ne l’empêchait pas de briser la glace par l’humour, souvent sarcastique. Je revois encore ce sourire qui éclairait son visage et exprimait, chez lui, comme une demande d’amitié qu’il ne donnait pas facilement.</p>



<p>Je mentirais si je disais que nos relations n’ont pas connu de nuages, et les nuages, aucune rédaction au monde n’en est exempte, mais nous avons toujours gardé une distance de respect qui n’interdisait pas un chouia de franchise et de sincérité. C’est ainsi qu’il m’est arrivé d’être critiqué par lui et de le critiquer moi-même parfois pour une position mal exprimée ou un mot qui n’était pas à sa place. Mais, à la fin, on se comprenait et on se pardonnait, car, dans ces années 1990-2000, nous étions, comme tous nos confrères de l’époque, soumis aux pressions pas toujours amicales et parfois même aux sautes d’humeur des régimes autoritaires en place dans les pays que nous couvrions pour le magazine, la Tunisie bien sûr, mais aussi les pays du Madhreb et du Machreq. Mais, au final, je garde de Si Abdelaziz le souvenir d’un grand frère auprès de qui on trouvait le réconfort quand on se sentait mal, et qui n’hésitait pas, malgré sa réserve naturelle, de vous ouvrir lui aussi son cœur.</p>



<p>La dernière fois où j’ai rencontré Abdelaziz, c’était aux obsèques de son frère aîné, en 2008 je crois. Il y avait du monde et on n’a pas pu vraiment parler ni évoquer nos souvenirs communs. Je regrette aujourd’hui de n’avoir pas essayé de le revoir depuis. Et je mesure ce que j’ai perdu toutes ces années où nous ne nous sommes pas vus.  </p>



<p>Nous ne faisons tous que passer. Nos traces respectives parleront de nous. </p>



<p>Repose en paix cher ami, et à bientôt.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/23/abdelaziz-barrouhi-tel-que-je-lai-connu/">Abdelaziz Barrouhi tel que je l’ai connu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Média : Afif Ben Yedder reçoit le prix AMLS pour sa carrière</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/11/media-afif-ben-yedder-recoit-le-prix-amls-pour-sa-carriere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 May 2024 05:53:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afif Ben Yedder]]></category>
		<category><![CDATA[African Banker]]></category>
		<category><![CDATA[African Business]]></category>
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		<category><![CDATA[béchir ben yahmed]]></category>
		<category><![CDATA[IC Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[New African]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Ben Yedder]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Tunisien Afif Ben Yedder a reçu un prix pour l’ensemble de sa carrière, lors du Sommet panafricain des leaders des médias. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/11/media-afif-ben-yedder-recoit-le-prix-amls-pour-sa-carriere/">Média : Afif Ben Yedder reçoit le prix AMLS pour sa carrière</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le fondateur, éditeur et rédacteur en chef d’IC Publications, le Tunisien Afif Ben Yedder, a reçu un prix pour l’ensemble de sa carrière, lors du Sommet panafricain des leaders des médias (8-10 mai 2024, à Nairobi, Kenya), annonce le groupe IC Publications dans un communiqué publié à Londres, le 9 mai 2024.</em></strong></p>



<span id="more-12778258"></span>



<p>Afif Ben Yedder, lauréat du prix AllAfrica Media Leaders Summit (AMLS) de cette année pour l’ensemble de sa carrière, est un géant pionnier dans le monde de l’édition panafricaine. Au début des années 1960, avec son ami et collègue <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/03/il-y-a-deux-ans-mourait-bechir-ben-yahmed-lafricain-capital/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Béchir Ben Yahmed</a>, décédé en 2022, il a pris la décision, alors extraordinaire, de créer des périodiques panafricains à une époque où l’aube de l’indépendance se levait à peine pour la plupart des pays africains.</p>



<p><em>«Nous devons nous efforcer d’obtenir le meilleur et ne pas être freinés par la tyrannie des faibles attentes. L’Afrique est riche et pleine de ressources et nous devons lutter contre les forces internes et externes qui entravent le progrès»</em>, dit-il</p>



<p>L’ensemble des publications qui ont vu le jour ont innové dans le monde de l’édition et, au fil des décennies, ont servi de modèle à une multitude d’autres titres et médias centrés sur l’Afrique.</p>



<p><em>«Nous voulions produire des publications internationales de très grande qualité en français et en anglais, en choisissant l’exemple des meilleurs magazines au monde, pour raconter l’histoire de l’Afrique du point de vue de l’Afrique»</em>, se souvient-il.</p>



<p>En 1974, Afif Ben Yedder s’est lancé sur le marché anglophone en créant IC Publications, un groupe de presse international basé à Londres et à Paris. Ses titres phares, <em>New African</em>, <em>African Business</em> et plus tard <em>African Banker</em>, ont placé la barre très haut en matière de qualité journalistique. <em>«Nous avons eu la chance de pouvoir compter sur un grand nombre de journalistes et de rédacteurs en chef exceptionnels»</em>, relate-t-il.</p>



<p>La profondeur et l’ampleur de l’analyse politique, économique et sociale des magazines, l’éventail des activités couvertes et les entretiens exclusifs avec les personnalités qui façonnent la nouvelle Afrique ont fait de ces publications des incontournables, non seulement en Afrique, mais aussi dans les cercles décisionnels mondiaux et dans le monde universitaire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Omar-Ben-Yedder-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-12778484" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Omar-Ben-Yedder-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Omar-Ben-Yedder-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Omar-Ben-Yedder-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Omar-Ben-Yedder-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Omar-Ben-Yedder-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Omar-Ben-Yedder-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/05/Omar-Ben-Yedder.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>C’est Omar Ben Yedder, qui dirige le groupe aux côtés de son père, qui reçut le prix en son nom et prononça, à l’occasion, un discours de remerciement.  </em></figcaption></figure>
</div>


<p>Afif Ben Yedder est né et a grandi à Tunis, la capitale de la Tunisie. Il a fréquenté ce qui était reconnu comme la meilleure école du pays, le Collège Sadiki, où un environnement bilingue (arabe et français) s’est développé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans l’intérêt de l’Afrique</h2>



<p>Après avoir obtenu son baccalauréat, il s’est rendu à Paris pour étudier à HEC, la célèbre école de commerce française. Plus tard, en 1969, il a complété ses ambitions académiques en participant au Program for Management Development de la Harvard Business School.</p>



<p>Alors qu’il étudiait à HEC Paris, il était déjà engagé dans le panafricanisme et, après avoir obtenu son diplôme en 1963, il a ouvert les bureaux parisiens du magazine pionnier <em>Jeune Afrique</em>, fondé par Béchir Ben Yahmed. Il en est le directeur général jusqu’en 1971, date à laquelle il s’installe à Londres pour lancer <em>Africa magazine</em>, une publication sœur de <em>Jeune Afrique</em> en anglais.</p>



<p>Au fil des décennies, le groupe a diversifié ses activités. Il dispose d’un département événementiel et d’un service de relations avec les médias. Il conseille également les institutions africaines et internationales sur les questions de communication stratégique en Afrique. IC Events organise des conférences, des ateliers et des cérémonies panafricaines, dont les prestigieux <em>Trophées African Banker</em>.</p>



<p>Le contenu éditorial et l’orientation du groupe ont toujours été axés sur l’évolution du continent dans tous les domaines, en recherchant activement et en défendant le meilleur tout en ne ménageant pas ses efforts lorsqu’une critique constructive s’impose.</p>



<p><em>«Nous nous efforçons également de fournir aux Africains une plateforme leur permettant d’exprimer leurs opinions et d’élaborer un programme africain. Nous avons également entrepris d’amplifier la voix d’un continent souvent marginalisé, ainsi que de mettre en valeur et de célébrer la diversité et les cultures vibrantes du continent africain»</em>, explique-t-il.</p>



<p>Afif Ben Yedder a toujours donné à ses équipes toute latitude pour s’exprimer et faire preuve de créativité. Cependant, on reconnaît aussi en lui sa rigueur, insistant sur le respect des délais et de la précision, ainsi que sur la responsabilité financière. <em>«Mes principes directeurs sont l’authenticité, l’intégrité et le fait de placer les intérêts de l’Afrique au centre de tout notre travail»</em>, dit-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Combattre les stéréotypes</h2>



<p>Anver Versi, qui travaille pour le groupe depuis le début des années 1980 et qui a occupé la charge de rédacteur en chef de chacun des titres, à un moment ou à un autre, et qui est actuellement rédacteur en chef d’<em>African Banker</em>, résume le rôle d’Afif Ben Yedder en tant qu’éditeur : <em>«Afif a pris son rôle d’éditeur très au sérieux. Il ne s’agissait jamais pour lui d’un projet de vanité. Il a toujours insisté sur le fait que nous étions une entreprise et que le lecteur passait avant tout. Sans lecteurs, pas d’annonceurs, pas de publication. Nous devions offrir un bon rapport qualité-prix. Les lecteurs devaient apprécier le contenu et être informés. L’écriture et la conception devaient être de première classe, à chaque fois. Il était toujours la personne la plus active du bureau et vous obteniez une réponse et une décision immédiates, quelle que soit l’heure à laquelle vous l’appeliez pour lui faire part de votre problème.»</em></p>



<p>Afif Ben Yedder a également été salué pour son sens des affaires exceptionnel dans un domaine considéré comme l’un des plus difficiles et des plus complexes. <em>«Mon conseil aux entreprises de médias africaines est de se concentrer sur la durabilité. Au cours de ma vie, j’ai vu de nombreuses marques de médias se lancer et échouer à cause d’un manque d’intérêt pour la durabilité. C’est un message important à faire passer aux futurs propriétaires de médias»</em>, explique-t-il</p>



<p>Parce qu’il a grandi dans l’Afrique de l’après-indépendance et qu’il est conscient des défis et du potentiel du continent, les idéaux panafricains de Kwame Nkrumah et Habib Bourguiba ont profondément influencé la vision du monde d’Afif Ben Yedder et continuent de l’animer, aujourd’hui encore. Il a toujours été un fervent défenseur du génie africain et s’est battu contre les stéréotypes négatifs de l’Afrique qui subsiste malheureusement dans certains milieux.</p>



<p>Un jour, alors qu’un célèbre auteur africain se moquait des dirigeants africains et suscitait des rires, il s’est levé et a prononcé un discours passionné sur le fait que, face à des défis similaires, peu de dirigeants mondiaux auraient été en mesure de s’attaquer aux problèmes du continent comme l’ont fait bon nombre de nos dirigeants. Il a été ovationné.</p>



<p>Au cours de sa carrière, Afif Ben Yedder a rencontré pratiquement tous les dirigeants politiques et économiques africains, ainsi que les grands artistes du continent. Il a toujours eu l’heureux don de se faire des amis instantanés parmi eux. Il l’a reconnu un jour en expliquant que c’était facile car <em>«ils m’intéressent toujours beaucoup et c’est toujours un plaisir de rencontrer quelqu’un qui travaille pour l’amélioration du continent»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Afrique que nous voulons</h2>



<p>Grâce à ses publications, il a profondément influencé le cours intellectuel du continent et a eu un impact positif sur de nombreuses vies sur le continent et au-delà. Son succès en tant qu’éditeur, après avoir traversé des périodes extrêmement difficiles avec un courage et une détermination incroyables, est en soi un exemple qui montre que si le rêve est suffisamment fort, il se réalisera.</p>



<p>Les revers ne l’ont jamais découragé. Ses mots d’ordre sont la persistance, la résilience et l’audace, et ce sont des traits de caractère qu’il s’efforce d’inculquer à ceux qui l’entourent et à la communauté africaine. <em>«Nous devons nous efforcer d’obtenir le meilleur et ne pas être freinés par la tyrannie des faibles attentes. L’Afrique est riche et pleine de ressources et nous devons lutter contre les forces internes et externes qui entravent le progrès»</em>, considère-t-il.</p>



<p>Après avoir parcouru le monde, lorsqu’il repense à sa carrière, l’aspect le plus gratifiant du travail en Afrique est sans doute de voir et de vivre l’humanité et la beauté intérieure incomparables de notre merveilleux continent.</p>



<p>L’année dernière, il a célébré 60 années d’aventure, de tempête et parfois d’exaltation dans le monde des affaires. Il a menacé de prendre sa retraite il y a plus de dix ans, mais l’encre des imprimeurs qui coule dans ses veines et le sentiment qu’il reste encore beaucoup à faire ne lui ont pas vraiment permis de s’éloigner des deux amours de sa vie : la presse et l’Afrique.</p>



<p>Le rêve d’Afif Ben Yedder a toujours été celui d’une Afrique renaissante, vivant en paix avec elle-même et avec les autres et éliminant peu à peu tous les défis hérités pour émerger comme une force majeure pour le bien dans notre monde troublé. Il n’a jamais dévié de ce rêve et, année après année, il doit se réjouir du fait que le continent se rapproche de plus en plus de l’<em>«Afrique que nous voulons»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">L’avenir appartient à l’Afrique</h2>



<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le discours d’acceptation d’Afif Ben Yedder qu’il avait fait parvenir par vidéo.</em></strong></p>



<p>Bonjour à tous,</p>



<p>Lorsque j’ai appris que le AllAfrica Media Leaders Summit avait décidé de me décerner un prix pour l’ensemble de ma carrière, j’ai été à la fois surpris, ravi et honoré.</p>



<p>C’est généralement nous, les éditeurs, qui remettons d’habitude les prix à des personnalités brillantes et célèbres.</p>



<p>Malgré le mythe des magnats des médias tout-puissants la plupart d’entre nous travaillent souvent de manière ingrate dans les coulisses, veillant à ce que les délais soient respectés, à ce que les équipes soient satisfaites et à ce que les factures soient payées.</p>



<p>Notre rôle est de rechercher, d’employer et d’entretenir les talents créatifs africains – les écrivains, les analystes, les critiques, les concepteurs, les artistes, les dessinateurs – et de les réunir avec les rédacteurs en chef, les secrétaires de rédaction, les correcteurs et les imprimeurs afin que le meilleur de la pensée africaine parvienne aussi loin que possible dans tous les coins de notre continent bien-aimé.</p>



<p>Certains d’entre vous se souviennent peut-être de l’époque coloniale où la liberté et le développement n’existaient pas pour les Africains.</p>



<p>La plupart de nos réflexions ont été faites pour nous par les maîtres coloniaux. Notre histoire a été racontée par des écrivains coloniaux. Notre monde a été décrit par des penseurs coloniaux.</p>



<p>Tout progrès humain est le résultat de l’exploitation d’idées nouvelles. Nos idées n’ont pratiquement jamais reçu l’oxygène de la vie par le biais d’une publication destinée aux masses.</p>



<p>Avec les indépendances des années soixante, le temps était venu de changer le statu quo et de donner une voix panafricaine à notre continent.</p>



<p>Il était indispensable de reprendre notre propre récit et de raconter nos propres histoires avec nos propres mots.</p>



<p>C’est ce que j’ai essayé de faire toute ma vie avec l’aide de deux générations d’excellents professionnels, non seulement les meilleurs journalistes, mais aussi les meilleurs dans tous les départements de la presse : publicité, marketing, ventes, production ou comptabilité…. Et c’est toujours un travail en cours avec la merveilleuse floraison de talents journalistiques et professionnels africains et les rivières d’idées et de concepts qui ont coulé depuis.</p>



<p>La lutte pour savoir qui doit raconter l’histoire de l’Afrique se poursuit, et je crois que nous sommes en train de gagner.</p>



<p>Des organisations telles qu’AllAfrica, dirigée par mon jeune frère Mahtar – dont la société a organisé ce merveilleux événement – remportent victoire sur victoire.</p>



<p>Mon propre groupe, IC Publications, aujourd’hui entre les mains expertes de mon fils Omar, s’oriente vers de nouveaux horizons à la lumière des énormes progrès technologiques qui bouleversent le monde des médias.</p>



<p>Les nouvelles technologies nous ont fourni des outils encore plus puissants pour générer et traiter des idées et des concepts. Les jeunes générations, à qui nous passons maintenant le relais, ont encore beaucoup de choses à nous apprendre.</p>



<p>Alors que je termine ce discours, je suis frappé par la coïncidence que mon pays d’origine, la Tunisie, était connu sous le nom d’Africa dans l’Antiquité et a donné son nom au continent.</p>



<p>Il n’est donc pas étonnant que j’aime l’Afrique, que je sois fier d’être Africain et de toutes les réalisations de ce grand continent au cours des 60 dernières années.</p>



<p>Je suis convaincu que l’avenir appartient à l’Afrique.</p>



<p>Il y a seulement 40 ans, la Chine et l’Orient étaient considérés comme des pays pauvres ayant désespérément besoin d’aide ; aujourd’hui, ils sont le moteur de l’économie mondiale.</p>



<p>En comparaison, l’Afrique dispose de beaucoup plus de ressources humaines et naturelles et l’élan de l’histoire est de notre côté – alors oui, ce siècle nous appartient.</p>



<p>Certains disent qu’il y a beaucoup de différentes Afriques. Je ne suis pas du tout d’accord. Il n’y a qu’une seule Afrique et nous sommes tous des Africains, quelles que soient nos races, nos langues, nos religions ou nos nationalités. Partout où je vais en Afrique, je suis heureux et chez moi.</p>



<p>N’oubliez pas que notre espèce humaine est née en Afrique avant de se répandre sur toute la planète. Au fond, tout le monde a donc une origine africaine.</p>



<p>En acceptant ce prix, je remercie tous les membres d’IC Publications, anciens et actuels, qui ont contribué à l’édification de notre groupe de presse. Ce prix leur revient à tous</p>



<p>Un dernier mot de gratitude va à l’amour de ma vie, Emena, qui m’accompagne depuis plus de 60 ans.</p>



<p>Que Dieu vous bénisse tous et merci.</p>



<p><strong><em>Discours d&rsquo;acceptation sur Youtube.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="&quot;The future belongs to Africa&quot; - Afif Ben Yedder" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/i9RAnoGNufA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Il y a deux ans, mourait Bechir Ben Yahmed, l’«Africain capital»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/03/il-y-a-deux-ans-mourait-bechir-ben-yahmed-lafricain-capital/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 May 2023 07:32:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bechir Ben Yahmed]]></category>
		<category><![CDATA[François Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Marwane Ben Yahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Smail]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Bessis]]></category>
		<category><![CDATA[subsahariens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En cette journée mondiale de la liberté de la presse, une pensée pour Bechir Ben Yahmed, l’un des plus grands journalistes et patrons de presse des cent dernières années en Tunisie, en France et dans le monde, qui nous a quittés il y a deux ans jour pour jour. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/03/il-y-a-deux-ans-mourait-bechir-ben-yahmed-lafricain-capital/">Il y a deux ans, mourait Bechir Ben Yahmed, l’«Africain capital»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Coïncidence ou clin d’œil du destin, le 3 mai 2021, journée mondiale de la liberté de la presse, mourait Bechir Ben Yahmed, l’un des plus grands journalistes et patrons de presse des cent dernières années en Tunisie, en France et dans le monde. Il a rendu l’âme à l’hôpital parisien Lariboisière à Paris des suites d’une contamination au Covid-19. Il avait 93 ans.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-7727915"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>BBY, comme on aimait l’appeler au sein de la rédaction de <em>Jeune Afrique</em>, était l’un des plus importants témoins de l’Afrique des indépendances à la période postcoloniale et qui a eu la chance de connaître ou de côtoyer la plupart des personnalités emblématiques du continent africain, mais aussi du Maghreb, du Monde arabe et du tiers-mode en général, de Bourguiba à Nasser, en passant par Che Guevara, Ho Chi Minh, Franz Fanon, Ben Bella, Lumumba,&nbsp;Senghor, Houphouët-Boigny, Mobutu, Hassen II, Bouteflika ou Caïd Essebsi… pour ne citer que ceux-là.</p>



<p>A sa mort, François Soudan, son collaborateur depuis longtemps, devenu son successeur à la tête de la rédaction de <em>Jeune Afrique</em>, aux côtés de son fils Marwane Ben Yahmed, a salué la mémoire d’un<em> «Africain capital»</em>, qui réussit <em>«une foisonnante traversée du siècle qui vit, dans un singulier alignement de planètes, coïncider la vie d’un homme, la réussite d’une entreprise et l’émergence d’un continent»</em>, phrase qui aurait constitué la plus belle épitaphe pour cet enfant de Djerba, qui a marqué de son empreinte la vie d’une Afrique à laquelle il crût très tôt et qu’il servit sa vie durant avec le même dévouement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un journal panafricain pour les Noirs et les Arabes</h2>



<p>Bechir Ben Yahmed était le benjamin d’une fratrie nombreuse, diplômé de HEC Paris et que sa famille destinait à une carrière dans le commerce, comme le reste de ses frères. Mais il a découvert, presque en même temps, la politique, le journalisme et l’Afrique. Et son destin s’est noué le jour où, jeune étudiant à Paris, membre du Néo-Destour, il a été chargé par Mohamed Masmoudi d’assurer la liaison entre Bourguiba et la délégation&nbsp;tunisienne, présidée par Tahar Ben Ammar qui négociait, en avril 1955 à Paris, l’autonomie interne puis l&rsquo;indépendance de la Tunisie. </p>



<p>Rentré au pays le 1<sup>er</sup> juin de la même année dans le bateau qui ramenait Bourguiba au port de la Goulette, son avenir sera tracé. Le plus jeune secrétaire d’Etat chargé de l’information dans le Premier cabinet Bourguiba, à 28 ans, il créera et dirigera l’hebdomadaire <em>L’Action, </em>mais il ne tardera pas à se sentir à l’étroit dans le nouveau rôle qui lui est attribué. Un éditorial où il critiquait le sort réservé à Tahar Ben Ammar déclencha la colère de Bourguiba, qui lui interdit l’utilisation du titre <em>L’Action</em>, dont il prétendait posséder les droits. Et c’est ainsi qu’il dût démissionner et rééditer l’hebdomadaire, deux ans plus tard, sous une nouvelle appellation d’<em>Afrique Action</em>. C’était en 1960. Entretemps, il avait créé une entreprise de travaux publics et mit les premiers jalons de ce qui deviendra par la suite l’hôtel Africa, au centre-ville de Tunis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gwwLTpkhcv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/04/la-tunisie-saura-t-elle-honorer-dignement-la-memoire-de-bechir-ben-yahmed/">La Tunisie saura-t-elle honorer dignement la mémoire de Béchir Ben Yahmed ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie saura-t-elle honorer dignement la mémoire de Béchir Ben Yahmed ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/04/la-tunisie-saura-t-elle-honorer-dignement-la-memoire-de-bechir-ben-yahmed/embed/#?secret=XM075dW4iZ#?secret=gwwLTpkhcv" data-secret="gwwLTpkhcv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Témoignant de son état d’esprit de l’époque&nbsp;lorsqu’il avait opté pour le titre <em>Afrique Action</em>, BBY a écrit dans ses mémoires intitulés <em>‘‘J’assume’’</em>, parues en 2021, peu de temps avant sa mort&nbsp;: <em>«Un journal panafricain pour les Noirs et les Arabes. Plus j’avançais, plus je sentais qu’il n’y avait pas de différence de civilisation entre eux. Durant tous mes échanges avec Lumumba, je m’étais senti en parfaite harmonie. Ce sentiment de fraternité ne s’explique pas. Il était profondément ancré en moi»</em>. <em>«A l’époque,</em> se souvient encore Ben Yahmed,<em> l’Afrique, ça n’existe pas, moi, je ne la connaissais pas. Pourtant, avec une grande insouciance, je me suis dit qu’il fallait un journal pour tout le continent»</em>. <em>«L’Afrique était jeune et belle. Nous aussi»</em>, dira-t-il aussi, en évoquant les discussions qu’il eût à l’époque à ce propos avec Tom Brady, correspondant du <em>New York Times</em> à Tunis, Jean Daniel, qui sera blessé à la guerre de Bizerte et deviendra directeur du <em>Nouvel Observateur</em>, Mohamed Ben Smail, et Guy Sitbon qui furent parmi les premiers rédacteurs en chefs de l’hebdomadaire.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="1000" data-id="7728189" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri.jpg" alt="" class="wp-image-7728189" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri.jpg 1000w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-768x768.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-580x580.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Ben-Ammar-Ben-Yahmed-Mestiri-860x860.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="1000" data-id="7728190" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Nixon-Bechir-Ben-Yahmed-Mongi-Slim.jpg" alt="" class="wp-image-7728190" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Nixon-Bechir-Ben-Yahmed-Mongi-Slim.jpg 1000w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Nixon-Bechir-Ben-Yahmed-Mongi-Slim-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Nixon-Bechir-Ben-Yahmed-Mongi-Slim-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Nixon-Bechir-Ben-Yahmed-Mongi-Slim-768x768.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Nixon-Bechir-Ben-Yahmed-Mongi-Slim-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Nixon-Bechir-Ben-Yahmed-Mongi-Slim-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Nixon-Bechir-Ben-Yahmed-Mongi-Slim-580x580.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bourguiba-Nixon-Bechir-Ben-Yahmed-Mongi-Slim-860x860.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>
</figure>



<p><em><strong>Ph.1 </strong>: Habib Bourguiba, Abdallah Farhat, Bechir Ben Yahmed et Ahmed Mestiri. <strong>Ph.2 </strong>: Habib Bourguiba, Richard Nixon, Béchir Ben Yahmed et Mongi Slim. </em></p>



<p>C’est finalement un éditorial sur la guerre de Bizerte paru en octobre 1961 où il parlait d’<em>«orgueil»</em>, de<em> «mépris»</em> et de <em>«pouvoir personnel»</em> qui allait sceller la rupture avec Bourguiba. <em>«Tes arguments sont valables,</em> admet ce dernier<em>, mais ils ne s’appliquent pas dans mon cas, je saurai éviter les pièges que tu décris.»</em> On saura, par la suite, ce qu’il sera advenu du <em>«pouvoir personnel»</em> de celui qui n’allait pas tarder à se faire appeler <em>«Le Combattant Suprême»</em>. Mais si la rupture eût lieu entre les deux hommes, elle ne sera pas définitive parce que, comme le dira l’éditeur de presse, ils ont toujours eu beaucoup d’estime l’un pour l’autre et Bourguiba l’a toujours considéré comme un second fils.</p>



<p>Pour Ben Yahmed, toutefois, cette rupture n’en sera jamais une, puisque tout en partant pour Rome en 1962 pour créer <em>Jeune Afrique</em>, puis en installant son hebdomadaire à Paris, en 1964, pour être plus près de l’Afrique francophone dont le sort se jouait à l’époque dans la capitale française, l’éditeur de presse a gardé des liens très forts avec la Tunisie jusqu’à mort.</p>



<p>Entre les années soixante et quatre-vingt du siècle dernier qui furent celles des indépendances africaines, <em>Jeune Afrique</em> connût ses années les plus fastes. Sa rédaction réunissait la fine fleur de l’intelligentsia africaine et arabe de cette époque, de Kateb Yacine à Amin Maalouf, en passant par Ibrahima Signaté, Georges Henein, Justin Vieyra, Sennen Andriamirado, Siradou Diallo, Habib Boularès, Hamid Barrada, Sophie Bessis ou encore Hamza Kaidi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conscience collective d’un continent entier</h2>



<p>BBY, qui dirigeait l’équipe rédactionnelle la plus internationale et, si je puis dire, la plus colorée de la place parisienne, savait gommer les différences, créer des synergies, développer des liens transversaux permettant un dialogue permanent, parfois houleux, entre les composantes d’une rédaction qui était au tiers composée d’Européens, de Maghrébins et d’Africains subsahariens.</p>



<p>Et à ce propos, je citerai volontiers une phrase de Bechir Ben Yahmed dans un entretien de 2010&nbsp;où il expliquait l’origine du succès de son magazine auprès des Subsahariens: <em>«C’est ma grande fierté, c’est la grande réussite de ce journal. Je suis prémuni contre le racisme depuis mon enfance. Je ne sais pas ce que c’est. Et ça aide beaucoup»</em>.</p>



<p>Il faut dire que durant son enfance à Mahboubine à Djerba, il avait côtoyé deux minorités&nbsp;: les juifs et les noirs. Il témoigne dans le même entretien à propos des juifs de son île natale&nbsp;: <em>«Je suis d’une île, Djerba, où la présence juive est millénaire. Ils étaient très pauvres, plus pauvres encore que les musulmans. Je les voyais vivre. Ils étaient travailleurs, et volontaires bien que quasiment analphabètes. A Djerba, nous avons aussi – héritage de l’Histoire – une petite&nbsp; minorité noire totalement intégrée.&nbsp;Je suis donc prémuni contre le racisme et l’antisémitisme»</em>. </p>



<p>Ces propos ont une résonnance particulière, surtout aujourd’hui où la Tunisie semble tourner le dos au continent auquel elle a donné son nom et où le racisme décomplexé s’exprime désormais aux plus hautes sphères de l’Etat. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>A propos des relations, tour à tour, heurtées et apaisées, de Ben Yahmed avec les dirigeants du continent, Hervé Bourges, l’ancien dirigeant de l’audiovisuel français, dans son <em>Dictionnaire amoureux de l’Afrique</em>, avait eu cette belle phrase qui explique cet attachement réciproque malgré les incompréhensions et les malentendus passagers&nbsp;: <em>«Il fut le premier en Afrique à exercer ce noble métier. Le confident, l’interlocuteur quotidien, le partenaire </em>[des dirigeants du continent]<em> dans cette construction de l’expression africaine nouvelle. Bien sûr, ils ont parfois interdit son journal, l’ont autorisé à nouveau, ils se sont brouillés avec lui, l’ont aimé ou l’ont détesté. Ils l’ont toujours estimé.» </em>Et il conclut que <em>Jeune Afrique</em> <em>«en est venu à représenter une forme de conscience collective d’un continent entier, que la presse internationale avait du mal à comprendre. Rôle exigeant, impossible à tenir. Et pourtant, le défi a été non seulement relevé, mais atteint.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LVxKjgW51n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/">In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/embed/#?secret=emYXAN4SD1#?secret=LVxKjgW51n" data-secret="LVxKjgW51n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ben Yahmed explique&nbsp;en parlant des Africains subsahariens : <em>«Ils ont compris que nous avons fait nôtres leur cause et leur combat, et que nous sommes liés par une communauté de destin. Et je crois qu’ils ont eu raison parce que c’est vrai. Il n’y a pas de différence entre la guerre du Vietnam, la guerre d’Algérie ou la guerre du Congo. C’est la lutte pour l’indépendance. Ils l’ont bien senti.»</em> Et il ajoute&nbsp;: <em>«Les Subsahariens qui arrivent à </em>Jeune Afrique<em> se sentent chez eux. Je connais évidemment mieux l’Afrique du Nord et les problèmes du Moyen-Orient, mais je ne fais pas de différence. Tout au long de son histoire et jusqu’à ce jour, </em>Jeune Afrique<em> a compté dans ses rangs des Africains – noirs et blancs –, des Juifs, des Arabes, des musulmans, des animistes, des chrétiens et des athées. Cela marche assez bien parce que </em>Jeune Afrique<em> n’est pas un journal de Blancs qui emploient des Noirs. Ce n’est pas du tout ça.»</em></p>



<p>On peut penser que l’esprit humaniste qui fût derrière le parcours exceptionnel de cet homme qui a incarné plus que tout autre, entre 1958 et 2021, cette communauté de destin entre les peuples du nord et du sud du Sahara, aurait une dimension générationnelle et qu’aujourd’hui, les données géopolitiques et les conditions historiques ont changé, mais une telle explication, si elle renferme une petite part de vérité, ne devrait en aucun cas justifier&nbsp;la montée du racisme et du nationalisme que l’on observe aujourd’hui, et pas seulement en Tunisie, ni dérober, à nos yeux, l’importance de l’engagement personnel contre ces fléaux contre lesquels on devrait tous s’<em>«immuniser»</em> pour utiliser le terme de Ben Yahmed.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/03/il-y-a-deux-ans-mourait-bechir-ben-yahmed-lafricain-capital/">Il y a deux ans, mourait Bechir Ben Yahmed, l’«Africain capital»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les correspondants étrangers condamnent la violence de la police tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2022 08:50:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[libération]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Galtier]]></category>
		<category><![CDATA[violence policière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Association des correspondants étrangers en Afrique Nord (NAFCC) condamne, dans le communiqué suivant, les violences exercés par les forces de sécurité sur les journalistes qui couvraient les mobilisations d&#8217;hier, vendredi 14 janvier 2022 dans la capitale tunisienne. Un niveau de violence jamais connu depuis la création de NAFCC en 2014. Notre confrère Mathieu Galtier, correspondant de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Mathieu-Galtier-Tunis.jpg" alt="" class="wp-image-377120"/><figcaption><em>Mathieu Galtier. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;<a href="http://www.northafricacorrespondents.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Association des correspondants étrangers en Afrique Nord (NAFCC)</a> condamne, dans le communiqué suivant, les violences exercés par les forces de sécurité sur les journalistes qui couvraient les mobilisations d&rsquo;hier, vendredi 14 janvier 2022 dans la capitale tunisienne. Un niveau de violence jamais connu depuis la création de NAFCC en 2014.</em></strong></p>



<span id="more-377118"></span>



<p>Notre confrère Mathieu Galtier, correspondant de<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/01/14/manifestation-a-tunis-liberation-condamne-lagression-de-son-journaliste-par-la-police-et-demande-louverture-dune-enquete/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <em>Libération</em></a> et <em>Jeune Afrique</em> en Tunisie, a été violemment agressé par des policiers alors qu&rsquo;il filmait une arrestation musclée sur l&rsquo;avenue de Mohamed V. Il s’était pourtant identifié comme journaliste, en présentant l&rsquo;accréditation accordée par les autorités tunisiennes, plusieurs policiers l’ont alors soulevé et traîné entre deux fourgonnettes.</p>



<p><em>«À l&rsquo;écart de la manifestation, j&rsquo;étais recroquevillé au sol et ils m&rsquo;ont frappé avec leurs pieds. L&rsquo;un d&rsquo;eux m&rsquo;a aspergé d&rsquo;une bombe lacrymogène à bout portant. Pendant tout ce temps, je leur criais que j&rsquo;étais journaliste. Ils ont réussi à m&rsquo;arracher mon téléphone et ma carte de presse»</em>.</p>



<p>Après avoir reçu les premiers soins par les pompiers, il a ensuite été emmené dans un commissariat proche où ses ses effets personnelles lui ont été rendus. La carte SD de son téléphone, sur laquelle étaient enregistrées les images et vidéos de son reportage, a été retirée.</p>



<p>Aux urgences, un médecin a constaté une écorchure de 10 centimètres de diamètre sur le front, une ecchymose au bras droit, des contusions au niveau du dos, de la partie supérieure et abdominale et un œdème au pied gauche. Il lui a prescrit quinze jours de repos.</p>



<p>Mathieu Galtier a fait preuve de professionnalisme et son expérience du terrain depuis ces six dernières années en Tunisie n’est plus à prouver.</p>



<p>Nous condamnons fermement ces agissements, qui ne sont pas cas isolés: un photographe a été notamment matraqué et une vidéo-journaliste a été bousculée et empêchée de filmer.</p>



<p>Nous demandons aux autorités qu&rsquo;une enquête soit ouverte sans délai.</p>



<p class="has-text-align-right"> <em><strong>Association des Correspondants Étrangers en Afrique Nord (NAFCC).</strong></em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié : </em></h4>



<p>http://kapitalis.com/tunisie/2022/01/14/manifestation-a-tunis-liberation-condamne-lagression-de-son-journaliste-par-la-police-et-demande-louverture-dune-enquete/<br></p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Ces 20 000 hauts responsables que Kaïs Saïed veut «nettoyer» !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 07:16:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[conseil supérieur de la magistrature]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un article consacré à la Tunisie paru dans son dernier numéro, Jeune Afrique titre : «Kaïs Saïed compte épingler 20 000 hauts responsables», une affirmation qui semble tenir de la supputation plus que de l&#8217;information, car ce chiffre représente à peu près le nombre total de cadres de l&#8217;ensemble de l&#8217;administration publique. Par Imed Bahri...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/12/tunisie-ces-20-000-hauts-responsables-que-kais-saied-veut-nettoyer/">Tunisie : Ces 20 000 hauts responsables que Kaïs Saïed veut «nettoyer» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Palais-de-la-Kasbah.jpg" alt="" class="wp-image-335723"/><figcaption><em>Palais du gouvernement.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Dans un article consacré à la Tunisie paru dans son dernier numéro, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1293538/politique/tunisie-kais-saied-compte-epingler-20-000-hauts-responsables/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jeune Afrique</a> titre : «Kaïs Saïed compte épingler 20 000 hauts responsables», une affirmation qui semble tenir de la supputation plus que de l&rsquo;information, car ce chiffre représente à peu près le nombre total de cadres de l&rsquo;ensemble de l&rsquo;administration publique.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-376697"></span>



<p>L&rsquo;article en question évoque la guerre que mène actuellement le président de la république contre la corruption, et qui demeure pour le moment purement incantatoire.</p>



<p><em>«Le chef de l’État tunisien s’apprête à demander des comptes à 20 000 responsables des sphères publiques et privées qui ont été en poste ces vingt dernières années durant la dernière décennie du régime Ben Ali, puis celle de la révolution, dès 2011»</em>, écrit le magazine parisien, en citant de bien vagues <em>«sources à la Kasbah»</em>, siège du gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tous les corrompus doivent rendre des comptes</h2>



<p>Cette <em>«bande»</em> de présumés corrompus, auxquels Kaïs Saïed voudrait demander de rendre des comptes, comprend, selon le magazine <em>«des hommes d’affaires ayant des &lsquo;créances accrochées&rsquo; (impayées auprès des banques)»</em>, mais aussi <em>«les PDG des banques publiques et privées, les responsables gouvernementaux étatiques, dont les ministres et les gouverneurs, mais aussi tous les grands noms du secteur privé.»</em></p>



<p>Cela fait beaucoup de personnes qui <em>«devront démontrer qu’ils ne se</em> <em>sont pas rendus coupables d’exactions financières ou d’enrichissement illicite», </em>croit savoir<em> Jeune Afrique, </em>en ajoutant que les avoirs de ces présumés corrompus <em>«seraient confisqués jusqu’à ce que chaque dossier soit examiné et que chacun apporte la preuve de son innocence.»</em></p>



<p>S&rsquo;il n&rsquo; y a aucun doute sur les intentions du président Saïed, qui parle ouvertement depuis un certain temps de l&rsquo;assainissement d&rsquo;un pays gangrené par la corruption, dont la soi-disant transition démocratique est en train de dégénérer en une tragi-comédie et qui est désormais au bord de la faillite, incapable de trouver des bailleurs de fonds pour financer son budget de l&rsquo;Etat pour l&rsquo;exercice en cours, c&rsquo;est le chiffre avancé de <em>«</em><em>20 000 hauts responsables» </em>qui nous semble quelque peu exagéré. A moins que les <em>«fins limiers»</em> du palais de Carthage n&rsquo;aient brassé large, en additionnant les listes de malfrats en cols blancs souvent publiées par les réseaux sociaux et dont les dossiers d&rsquo;accusation, une fois remis entre les mains des juges, ne tiendraient pas la route et seraient balayés d&rsquo;un revers de la main.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kaïs Saïed entre impatience et impuissance</h2>



<p>Cette opération <em>«Mani Puliti»</em> à la Tunisienne aurait d&rsquo;autant plus de mal à aboutir que M. Saïed peine à y entraîner des magistrats qu&rsquo;il ne cesse d&rsquo;accuser de manquement à leur mission voire de complicité active avec les lobbys politiques et les groupes d&rsquo;intérêt. Ce <em>«</em><em>bras de fer»</em> entre le président de la république et les instances représentatives de la justice, notamment le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), et qui commence à prendre l&rsquo;allure d&rsquo;une chasse aux sorcières, <em>«s’est transformé en guerre ouverte, avec les juges, qui refusent de traiter des affaires sans preuves ou de revenir sur les dossiers déjà traités voire jugés»</em>, écrit d&rsquo;ailleurs <em>Jeune Afrique</em>, qui peut se montre, au passage, très indulgent vis-à-vis des juges.</p>



<p>Ces derniers se barricadent, en effet, derrière leur soi-disant indépendance pour se dérober à leur responsabilité dans la lutte contre la corruption, condition sine qua non pour la réussite de la transition démocratique, ou pour assurer l&rsquo;impunité à ceux d&rsquo;entre eux qui sont mouillés jusqu&rsquo;au cou dans des affaires peu ragoutantes. La démocratie naissante en Tunisie étant en passe d&rsquo;être dévoyée par un corporatisme de mauvais aloi,</p>



<p>D&rsquo;où, d&rsquo;ailleurs, l&rsquo;impatience que montre le président de la république dans les interminables monologues, seule forme de communication politique qu&rsquo;il affectionne, et qui traduit, en réalité, un sentiment d&rsquo;impuissance face à l&rsquo;ampleur de la tâche et les faibles moyens dont il dispose pour la mener à terme.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles liés : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="94ByiOp8x9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/08/tunisie-kais-saied-face-a-la-pieuvre-de-la-corruption/">Tunisie : Kais Saïed face à la pieuvre de la corruption</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kais Saïed face à la pieuvre de la corruption » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/08/tunisie-kais-saied-face-a-la-pieuvre-de-la-corruption/embed/#?secret=M6MIjQ3wjy#?secret=94ByiOp8x9" data-secret="94ByiOp8x9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rK0zIEG5FS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/20/kais-saied-et-les-juges-qui-a-peur-de-qui/">Kais Saïed et les juges : qui a peur de qui ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kais Saïed et les juges : qui a peur de qui ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/20/kais-saied-et-les-juges-qui-a-peur-de-qui/embed/#?secret=WSzhMsVdDJ#?secret=rK0zIEG5FS" data-secret="rK0zIEG5FS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jjYlCn8xAo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/18/tunisie-limpossible-pari-de-kais-saied/">Tunisie : L&rsquo;impossible pari de Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : L&rsquo;impossible pari de Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/18/tunisie-limpossible-pari-de-kais-saied/embed/#?secret=zgcfzxmtHQ#?secret=jjYlCn8xAo" data-secret="jjYlCn8xAo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/12/tunisie-ces-20-000-hauts-responsables-que-kais-saied-veut-nettoyer/">Tunisie : Ces 20 000 hauts responsables que Kaïs Saïed veut «nettoyer» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Jeune Afrique et Israël : La chute d&#8217;un tabou de 65 ans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/29/jeune-afrique-et-israel-la-chute-dun-tabou-de-65-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Dec 2021 10:41:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[béchir ben yahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La ligne éditoriale du magazine Jeune Afrique est-elle en train de changer depuis le décès, le 3 mai 2021, de Béchir Ben Yahmed, son fondateur et principal dirigeant pendant plus de soixante ans ? On pourrait être tenté de le penser après la publication, dans le dernier numéro du magazine hebdomadaire parisien (N° 3108 &#8211;...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/29/jeune-afrique-et-israel-la-chute-dun-tabou-de-65-ans/">Jeune Afrique et Israël : La chute d&rsquo;un tabou de 65 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/JA-Israel-1.jpg" alt="" class="wp-image-375153"/></figure></div>



<p><strong><em>La ligne éditoriale du magazine Jeune Afrique est-elle en train de changer depuis le décès<strong><em>, le 3 mai 2021</em></strong></em></strong>,<strong><em> de <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Béchir Ben Yahmed</a>, son fondateur et principal dirigeant pendant plus de soixante ans ? On pourrait être tenté de le penser après la publication, dans le dernier numéro du magazine hebdomadaire parisien (N° 3108 &#8211; janvier 2022), d&rsquo;un dossier spécial intitulé « Israël &#8211; Afrique&nbsp;: session de rattrapage » avec de la publicité israélienne&#8230; C&rsquo;est en tout cas un tabou, vieux de 65 ans, qui vient de tomber&#8230;</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-375149"></span>



<p>Comme il n&rsquo;y a eu aucun mot officiel de la part de la direction actuelle pour justifier ou du moins expliquer ce radical changement de cap qui, dans la vie d&rsquo;un journal, a une très forte signification et pourrait même avoir d&rsquo;importantes répercussions sur ses relations futures avec son lectorat, on peut lire dans cette omission une certaine gêne vis-à-vis non seulement de ce lectorat, mais aussi de l&rsquo;histoire du magazine, de son image et de ses engagements tels que définis et défendus par son fondateur, feu BBY, qui, de son vivant, n&rsquo;a jamais voulu de dossier avec publicité venant de deux pays : l&rsquo;Afrique du Sud du temps de l&rsquo;apartheid et Israël au temps des colonies palestiniennes. Et on ne sait pas ce qu&rsquo;il aurait pu penser, là-haut, d&rsquo;un tel changement de cap initié par ses successeurs.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/JA-Israel-2.jpg" alt="" class="wp-image-375154" width="500"/></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Les temps changent</h2>



<p>Bien entendu, les temps changent&#8230; Et les lecteurs ont constaté que le dossier défend bec et ongle&nbsp;la <em>«nouvelle coopération»</em> entre Israël et l&rsquo;Afrique, alors que, rappelons-le, le prochain sommet de l&rsquo;Union africaine (UA) va remettre sur le tapis – et cette fois avec vote – l&rsquo;admission d&rsquo;Israël comme Etat observateur au sein de l&rsquo;organisation panafricaine.</p>



<p><em>«Cette tentative est la 3e, après 2013, 2016 et 2021. Mais cette fois, la stratégie va changer : la décision sera soumise à un vote à la majorité, où Israël dispose de 46 voix sur 55. Ce vote permettra de passer outre l&rsquo;opposition farouche de 9 pays, dont l&rsquo;Algérie, la Tunisie, la Libye et l&rsquo;Afrique du Sud. Le Maroc qui soutient cette méthode – qui avait servi à l&rsquo;admission de la RASD en 1982 – va batailler pour»</em>, fait remarquer à ce propos un fin observateur des affaires africaines. En rappelant que&nbsp;<em>«pour JA comme pour le Maroc, l&rsquo;UA compte 54 pays membres, et non 55 (avec la RASD).»</em></p>



<p>La nouvelle équipe de JA prend donc acte des changements géopolitiques survenus dans le monde et des évolutions en cours dans le continent africain, non seulement pour accompagner ces évolutions ou les expliquer, mais pour les anticiper et même les préparer et les accélérer, y compris son ouverture progressive sur les nouvelles puissances médianes ou régionales comme Israël, la Turquie ou la Chine. Dans ce dossier, l’Afrique est même qualifiée de <em>«nouvelle terre promise»</em> pour les Israéliens…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les lecteurs avaient droit à une explication </h2>



<p>Le fait que plusieurs pays arabes, notamment dans le Golfe, ont récemment noué des relations diplomatiques, sécuritaires et économiques avec Israël semble aussi avoir pesé dans le changement de cap éditorial de JA. </p>



<p>Le fait surtout que le Maroc ait renoué ses relations avec Israël a sans doute également joué dans la décision de JA, qui entretient des relations historiques avec ce pays, lesquelles ont évolué très positivement avec l&rsquo;avènement du roi Mohammed VI, évolution concrétisée par la reconnaissance désormais officielle par JA de l&rsquo;appartenance du Sahara au Royaume chérifien. </p>



<p>Cela se comprend, certes. Mais une explication en direction du lectorat du magazine n&rsquo;aurait pas été superflue, comme l&rsquo;aurait peut-être dit BBY.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3oo6a5bdLJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/">In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/embed/#?secret=YUNY0AH8ht#?secret=3oo6a5bdLJ" data-secret="3oo6a5bdLJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/29/jeune-afrique-et-israel-la-chute-dun-tabou-de-65-ans/">Jeune Afrique et Israël : La chute d&rsquo;un tabou de 65 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie saura-t-elle honorer dignement la mémoire de Béchir Ben Yahmed ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/04/la-tunisie-saura-t-elle-honorer-dignement-la-memoire-de-bechir-ben-yahmed/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 May 2021 10:39:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Allala Laouiti]]></category>
		<category><![CDATA[Azzouz Mathari]]></category>
		<category><![CDATA[béchir ben yahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Fawzia Zouari]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba Jr.]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Malek Chebel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=347832</guid>

					<description><![CDATA[<p>Romancière, essayiste et chroniqueuse à ‘‘Jeune Afrique’’ depuis le milieu des années 1990, Fawzia Zouari a réagi à chaud hier, lundi 3 mai 2021, à l’annonce du décès du fondateur du magazine parisien, par un post Facebook que nous reproduisons ci-dessous et qui témoigne d’une grande amitié pour celui que ses collaborateurs appellent affectueusement BBY,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/04/la-tunisie-saura-t-elle-honorer-dignement-la-memoire-de-bechir-ben-yahmed/">La Tunisie saura-t-elle honorer dignement la mémoire de Béchir Ben Yahmed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Bechir-Ben-Yahmed-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-347834"/><figcaption><br><em>Rencontre à l’Hôtel Plaza New York, 22 Novembre 1956. À droite Allala Laouiti, Baccar Ayachi, Habib Bourguiba, Simone Ayachi, Habib Bourguiba Jr. À gauche Mustapha Abdessalem, Azzouz Mathari, Béchir Ben Yahmed (Ph. Fondation Habib Bourguiba).</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Romancière, essayiste et chroniqueuse à ‘‘Jeune Afrique’’ depuis le milieu des années 1990, Fawzia Zouari a réagi à chaud hier, lundi 3 mai 2021, à l’annonce du décès du fondateur du magazine parisien, par un post Facebook que nous reproduisons ci-dessous et qui témoigne d’une grande amitié pour celui que ses collaborateurs appellent affectueusement BBY, une amitié faite d’un mélange de gratitude, de respect et d’affection.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Fawzia Zouari</strong></p>



<span id="more-347832"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Fawzia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-298661"/></figure></div>



<p>Il y a des personnes qu’on croit éternelles. Et elles s’en vont. Béchir Ben Yahmed en fait partie. Jamais je n’aurais cru qu’il mourrait un jour. Notre dernière réunion de la rédaction remonte à quelques semaines. Il était là, vif et alerte, de corps et d’esprit. Il tenait la barre de la même main de maître, décidant de tout avec le même mordant et la même exigence.</p>



<p>Plus qu’un patron, c’était un ami, un père, un mentor pour moi. C’est dire si je ne me sens pas professionnellement orpheline. Je me sens orpheline tout court.</p>



<p>Je l’ai côtoyé pendant près d&rsquo;un quart de siècle. Brillant, sévère, direct, une discipline sans faille. Tout le monde le craignait, mais il nous fascinait tous. On finissait par aimer ses ordres, ses colères, ses provocations.</p>



<p>Je me souviens du jour où je suis entrée pour la première fois dans son bureau. Il m’avait posé un ultimatum. C’était l’IMA ou<em> ‘‘Jeune Afrique’’.</em> Je brûlais les vaisseaux et il m’engageait.</p>



<p>Des années dans la «piscine» à apprendre le métier de journaliste dont je n’avais aucune idée. Et je me noyais souvent. Et je pleurais aussi, lorsqu’il jetait mes papiers dans la poubelle ou me disait que je n’étais pas faite pour ce métier. Certaines fois, quand j’en avais assez, j’allais le voir et demandais un répit. Je quittais le journal pendant des mois puis je revenais. Sa porte était toujours ouverte. Je recommençais. Il ne me complimentait pas pour autant. Il ne faisait pas de compliments. Le jour où il vous dit<em> «Votre papier est publiable» </em>vous pouvez être sûr que vous venez d’écrire le meilleur texte de votre carrière. Le jour où il vous appelle par votre prénom, vous pouvez considérer que c’est un bon jour.</p>



<p>Me concernant, quelque chose me faisait penser que, au fond, il m’aimait bien. Qu’il avait compris que j’étais du genre à ne pas mettre sous cloche. Que je pouvais partir et revenir dans la cage à ma guise. Que j’étais «incontrôlable» selon ses termes, mais loyale et honnête.</p>



<p>En réalité, derrière la façade de tyran, il y avait l’homme. Son cœur gros comme ça. Sa tendresse enfouie. Lorsque vous tombez, BBY vous relève. Il l’a fait avec des journalistes éprouvés par les aléas de la vie, le chômage ou la maladie. Il l’a fait lorsque Malek Chebel est venu le voir quelques mois avant de décéder d’une grave maladie.<em> «J’ai encore des choses à dire, lui avait confié l’islamologue, et je n’ai pas la force de le faire». </em>BBY avait tout mis en branle pour que Malek puisse réaliser son vœu d’écrire ses dernières pensées. Il m’avait alors chargée de faire ce travail qu’il avait publié à ses frais.</p>



<p>L’écrivaine et la journaliste que je suis lui doivent beaucoup. La Tunisienne aussi. Notre pays doit être fier d’avoir engendré un tel homme. Car il ne naît pas tous les jours un Ben Yahmed dans le monde. Nous attendons de voir, justement, comment la Tunisie, fût-elle aux prises avec des difficultés en tous genres, saura honorer dignement sa mémoire.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié :</em></h4>



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<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NE67sPjnug"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/15/les-tunisiens-de-letranger-payeront-ils-la-jizya/">Les Tunisiens de l’étranger payeront-ils la jizya ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens de l’étranger payeront-ils la jizya ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/15/les-tunisiens-de-letranger-payeront-ils-la-jizya/embed/#?secret=iOeAfNpfz3#?secret=NE67sPjnug" data-secret="NE67sPjnug" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fy41mcEYqb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/12/abir-moussi-est-le-seul-mec-de-la-tunisie/">Abir Moussi est le seul «mec» de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Abir Moussi est le seul «mec» de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/12/abir-moussi-est-le-seul-mec-de-la-tunisie/embed/#?secret=3OY6Qvkpt4#?secret=fy41mcEYqb" data-secret="fy41mcEYqb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 May 2021 13:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[béchir ben yahmed]]></category>
		<category><![CDATA[François Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Smail]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Slim]]></category>
		<category><![CDATA[Zyad Limam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Béchir Ben Yahmed, directeur fondateur de Jeune Afrique, un grand journaliste et un fin analyste des affaires du monde, vient de nous quitter ce matin, lundi 3 mai 2021, dans un hôpital parisien. Il avait 93 ans. Sa mort intervient le jour de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Bechir-Ben-Yahmed.jpg" alt="" class="wp-image-347733"/><figcaption><em>Ph. Bruno Lévy</em>.</figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Béchir Ben Yahmed, directeur fondateur de Jeune Afrique, un grand journaliste et un fin analyste des affaires du monde, vient de nous quitter ce matin, lundi 3 mai 2021, dans un hôpital parisien. Il avait 93 ans. Sa mort intervient le jour de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse et cette coïncidence est très symbolique de son parcours et de ses combats. En cette douloureuse circonstance, je voudrai partager ce modeste témoignage sur un homme, qui a beaucoup compté dans mon parcours professionnel et humain.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-347740"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>J’ai eu la chance de connaître de près Feu Mohamed Ben Smail, fondateur de Cérès éditions, qui a édité certains de mes livres et c’est grâce à lui que j’ai eu la chance de connaître Béchir Ben Yahmed, son ami de toujours, et de travailler sous sa direction rigoureuse et éclairée.</p>



<p>Avant de connaître de près les deux hommes, qui, dans les années 1970-1980 étaient déjà au faîte de la notoriété, j’étais jeune écrivain et journaliste débutant et ils étaient pour moi des maîtres, des modèles sinon même des idoles.</p>



<p>J’ai dit que c’est Si Mohamed qui m’a recommandé à Si Béchir. C’était en 1994. Souhayer Belhassen et Sophie Bessis qui ont longtemps couvert la Tunisie pour<em> ‘‘Jeune Afrique’’ </em>étaient parties. Le magazine avait besoin de quelqu’un pour remplir le vide laissé à Tunis et Tunis comptait beaucoup pour le magazine.</p>



<p>À l’époque, j’étais rédacteur en chef adjoint du journal<em> ‘‘Le Temps’’</em> et j’avais maille à partir avec Abdelwaheb Abdallah, le chien de garde de Ben Ali, qui a exigé de la direction de Dar Assabah et a même obtenu que je n’écrive plus d’éditoriaux ou de chroniques. J’étais frustré et Si Mohamed était mon confident. C’est ainsi que sa recommandation m’a ouvert les portes de <em>‘‘Jeune Afrique’’.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ma première rencontre avec BBY</h3>



<p>Je me souviendrais toujours de ma première rencontre avec Béchir Ben Yahmed, dans son bureau de la rue d’Auteuil, dans le 16e arrondissement parisien. J’allais passer douze ans dans cette maison, les plus belles années de ma vie de journaliste.</p>



<p>On dit que la première impression est toujours la bonne et le premier quart d’heure que j’ai passé avec BBY, comme l’appellent tous ses journalistes, a été décisif. L’homme m’a paru exactement à l’image qu’on a de lui : rigoureux, concis et précis dans ses questions, attentif aux moindres hésitations, à l’affût de tout signe qui lui permettrait de confirmer une première appréciation. J’étais immédiatement recruté, car il avait beaucoup d’amis à Tunis et il s’était informé. J’apprendrai plus tard qu’il ne s’est pas contenté de jeter un coup d’œil à mon CV ou à la sélection d’articles que je lui avais envoyée, il m’avait demandé une lettre manuscrite et avait fait réaliser mon analyse graphologique. L’une de ses trois secrétaires me le montrera, plusieurs années plus tard.</p>



<p>C’est un aspect qui m’a surpris de la part de cet homme rationaliste, dialecticien, féru de science et de technologie. Il faisait alors faire des études graphologiques des collaborateurs qu’il allait recruter. Mais pas seulement. Il le faisait aussi, parfois, avec certains de ses invités ou même des dirigeants politiques dont il parvenait à avoir un texte manuscrit : c’est un élément d’appréciation supplémentaire pour appréhender les hommes, leurs qualités, leurs défauts, ou leurs destins. Et pour un journaliste ce sont des informations importantes à connaître pour mieux apprécier les hommes et leurs actions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ni trop près ni trop loin des hommes politiques</h3>



<p>Pour revenir aux débuts de Si Béchir dans la politique et dans la presse, je dirai qu’il a eu la chance inouïe de se retrouver à Paris, étudiant dans une école du commerce, au milieu des années 1950, à un moment où les dirigeants Tunisiens négociaient l’indépendance. C’est ainsi qu’il a côtoyé les Habib Bourguiba, Tahar Ben Ammar, Mongi Slim et d’autres. Il a été pour ainsi dire aux premières loges, car il n’était jamais loin de la salle où se passaient les négociations tuniso-françaises. Et transmettait souvent à Bourguiba des détails importants sur les points d’achoppement des discussions. Il avait même, m’a-t-on appris, fait le chauffeur pour Bourguiba. C’est donc tout naturellement qu’au lendemain de l’indépendance, il s’est retrouvé membre d’un gouvernement formé en majorité de jeunes.</p>



<p>Cependant, si BBY était fasciné par la politique, il n’a jamais été ce qu’on peut appeler un politicien. Il était un bon chef d’équipe et un bon chef d’orchestre, qui aimait diriger des hommes et des femmes pour les aider à tirer le meilleur d’eux-mêmes, mais il n’avait pas l’âme ni la vocation d’un leader. Il ne se voyait pas faire un discours ou haranguer une foule de gens lors d’un meeting populaire. D’ailleurs, il prit rapidement ses distances vis-à-vis de la politique politicienne et trouva sa voie dans l’information et la presse. Il sera donc un médiateur, un homme d’observation et d’analyse, ni trop près ni trop loin de la politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un difficile exercice d’équilibriste </h3>



<p>En fondant <em>‘‘L’Action’’</em>, qui deviendra<em> ‘‘Afrique Action’’</em> puis<em> ‘‘Jeune Afrique’’</em>, Si Béchir a creusé son sillon, définitivement. Il a compris aussi qu’en restant en Tunisie, il n’aura pas la distance critique nécessaire pour faire son travail en toute indépendance, mais en partant pour Rome, où il passera deux ans, puis à Paris où il s’installera définitivement, il a gardé des liens très forts avec les autorités tunisiennes. Ces dernières l’aideront d’ailleurs beaucoup dans son entreprise et cette aide se poursuivra pratiquement sans interruption jusqu’à récemment, et je peux personnellement en témoigner.</p>



<p>D’ailleurs, les positions de <em>‘‘Jeune Afrique’’</em> par rapport à ce qui se passe en Tunisie n’ont jamais été bien comprises : souvent critiquées par les différents acteurs, le pouvoir comme l’opposition. Cet exercice d’équilibriste est très difficile, mais Si Béchir a toujours su se maintenir sur une ligne de crête, avec les risques que l’on imagine.</p>



<p>Soucieux de son indépendance mais sans jamais rompre avec les acteurs politiques, à l’écoute de ces derniers et attentif à leurs doléances mais sans jamais se soumettre à leurs diktats, BBY et<em> ‘‘Jeune Afrique’’ </em>sont, à cet égard, un modèle du genre. D’ailleurs, je me souviens d’une boutade que je vais raconter de mémoire: un jour, un journaliste a trouvé que la ligne de <em>‘‘Jeune Afrique’’</em> changeait souvent au gré des événements (par exemple, complètement pro-Saddam lorsque ce dernier a occupé le Koweït, en 1991, puis fortement hostile à ce dernier, au moment de l’occupation américaine de l’Irak, en 2003). Au journaliste qui reprochait à <em>‘‘JA’’</em> de ne pas avoir une ligne claire, BBY a répondu avec un sourire goguenard : <em>«Beaucoup de journaux sont parus après ‘‘JA’’. Ils avaient une ligne claire et même rigide. Certains ont disparu, mais ‘‘JA’’ est toujours là.»</em></p>



<p>Il faut comprendre cette réponse par rapport à la personnalité de BBY : cet homme de grande culture, curieux de tout, dont le plus grand plaisir demeure la lecture (il a d’ailleurs peu de distraction, même en vacances, il passe sa journée à lire et à s’informer), était le contraire d’un idéologue.</p>



<p>C’était un homme réaliste et pragmatique, il ne se gênait pas de changer d’idée ou de position pour peu qu’on réussit à le convaincre. D’ailleurs, et c’est tout à son honneur, il faisait lire souvent ses éditoriaux avant leur parution par certains rédacteurs en chef, chacun selon sa spécialisation, et souvent (j’en ai fait personnellement l’expérience), il prenait en considération leurs remarques et parfois même leurs critiques. Et cet exercice, il y soumettait aussi tous ses collaborateurs, car nous passions tous la moitié de notre temps à lire et à annoter nos articles les uns les autres. Nous nous corrigions. Et c’est le journal qui y gagne en clarté et en précision. Et ce sont, bien sûr, les lecteurs qui en sont, au final, les vrais gagnants.</p>



<p>C’est grâce à cette rigueur que <em>‘‘Jeune Afrique’’ </em>a assuré sa pérennité. D’ailleurs, des collègues français me disaient que la maison de BBY a une bonne réputation dans milieu de la presse en France en tant qu’école de journalisme. Beaucoup de jeunes journalistes y viennent parfois pour parfaire leur formation avant d’aller faire carrière dans les grands magazines de l’Hexagone. C’est une sorte de passage obligé. D’ailleurs, beaucoup de grands journalistes français ont fait leurs premières armes à la rue d’Auteuil.</p>



<p>Je pourrais dire encore plein de choses sur BBY et égrener des souvenirs, mais il suffit de dire qu’il était un homme exceptionnel, célèbre mais méconnu, car très discret et plus soucieux d’apprendre, de comprendre, de s’exprimer et de contribuer à la réflexion sur l’état du monde que de s’épancher sur sa propre personne. </p>



<p>En cette douloureuse circonstance, mes pensées vont pour son épouse (et compagnon de route) Danielle et ses enfants (et disciples) : Amir et Marwane, qui prit la direction de la rédaction en 2007, poursuivant avec la même rigoureuse abnégation l’œuvre de son père. Mais aussi pour Zyad Limam, François Soudan et tous les autres que la mort de BBY laissera aussi orphelins.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/03/in-memoriam-bechir-ben-yahmed-celebre-et-meconnu/">In memoriam : Béchir Ben Yahmed, célèbre et méconnu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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