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	<title>Archives des Kaïs Saïed - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Kaïs Saïed - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/les-chances-de-kais-saied-de-gagner-les-presidentielles-de-2029-selon-trois-ia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 09:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ChatGPT]]></category>
		<category><![CDATA[Gemini]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Meta.ai]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielles de 2029]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed gagnerait-il les élections présidentielles de 2029 en Tunisie ? Réponses de ChatGPT, Meta.ai et Gemini.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/les-chances-de-kais-saied-de-gagner-les-presidentielles-de-2029-selon-trois-ia/">Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Dans le monde d’aujourd’hui, encore plus dans celui de demain, la fracture sociale et économique ne sera plus entre prolétaires/capitalistes, cols blancs/cols bleus, riches/pauvres, etc. mais entre ceux/celles qui ont su intégrer cet outil extraordinaire d’analyse et de réflexion qu’est l’IA dans leur environnement professionnel et même familial pour les aider à prendre les bonnes décisions, et ceux/celles qui ne savent pas ou ne veulent pas le faire. Dans cet article l’auteur, économiste de formation, exploite trois algorithmes d’IA différents et indépendants les uns des autres (ChatGPT, Meta.ai et Gemini)</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>pour explorer l’avenir politique de la Tunisie à l’horizon 2029 et apporter un éclairage sur les résultats probables des élections présidentielles prévues à cette date.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sadok Zerelli</strong><strong>&nbsp;*</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19844340"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup de personnes âgées, il m’arrive souvent de me réveiller vers trois ou quatre heures du matin et de ne pas pouvoir me rendormir. Alors, je prends mon smartphone et je <em>«</em><em>surfe</em><em>»</em>&nbsp;comme disent les jeunes, non pas sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou TicTok ou Instagram, dont je trouve les informations et vidéos débilitantes, mais en utilisant les outils de l’AI pour apprendre des tas de choses sur le monde et l’histoire de la civilisation humaine mais quelquefois même sur la vie des fourmis ou des abeilles ou des baleines&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hier matin, j’ai voulu tester la pertinence, la cohérence et la précision des réponses de trois algorithmes d’IA parmi les plus connus (ChatGPT, Meta.ai at Gemini) à une même question posée dans exactement les mêmes termes à chacun d’entre eux : &nbsp;<strong>«</strong><strong><em><strong><em>Selon toi, quelle est la probabilité que Ka</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s Saïd gagne les prochaines élections présidentielles de 2029</em></strong></em></strong><em>&nbsp;?»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En procédant à cet exercice, mon objectif est triple :</p>



<p class="wp-block-paragraph">a) Tirer profit de la neutralité de ces trois IA puisqu’elles ne votent pas et de leur capacité extraordinaire à recueillir les informations partout où elles existent sur la vie économique, sociale et politique de la Tunisie, les analyser et les structurer dans le cadre d’un raisonnement pour arriver à des estimations auxquelles on peut adhérer ou pas, car&nbsp;«<em>nul n’est prophète»,</em>&nbsp;y compris une IA aussi intelligente et puissante soit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">b) Mettre en concurrence la capacité de réflexion et la pertinence d’analyse de trois&nbsp;algorithmes d’IA indépendants, basés sur des bases de données différentes et un fonctionnement totalement diffèrent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">c) M’éclairer sur un sujet qui nous tient tous à cœur, certain(e)s avec inquiétude sur le sort de la démocratie et de l’alternance du pouvoir politique en Tunisie, d’autres avec résignation, d’autres en renouvelant leur confiance dans un seul homme, certes <em>«intègre»</em>, mais je fais remarquer en passant qu’il n’est pas le seul à l’être dans ce pays et que nous sommes quelques millions à l’être aussi, mais dont le bilan socio-économique ne peut être qualifié que de catastrophique sur la base des chiffres officiels en termes de réalisation de projets concrets de développement, de taux de croissance économique qui demeure atone,&nbsp;de maîtrise de l’inflation qui dépasse toujours les 5%, de lutte contre le &nbsp;chômage qui reste à 15%, et d’endettement de l’État qui a atteint un record historique de 83,4% du PIB, sans parler de l’isolement diplomatique du pays sur la scène internationale et de son image dégradée dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci étant et en vue de respecter l’objectivité et la distance que m’impose mon rôle d’analyste, je reproduirai d’abord l’intégralité des réponses de chacune des trois IA questionnées, afin de permettre aux lecteur (ce)s de juger par eux/elles-mêmes la pertinence et la vraisemblance de chacune des analyses, avant de procéder à un recoupement des résultats et conclure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>I-</strong> La réponse de ChatGPT :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À mon avis, la probabilité que Kaïs Saïed soit réélu président de la Tunisie en 2029 est actuellement assez élevée, mais il faut distinguer deux questions : ses chances de remporter le scrutin et la probabilité que l’élection se déroule dans des conditions réellement libres et concurrentielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’existe pas, à ma connaissance, de sondage fiable permettant aujourd’hui de calculer précisément ses chances de réélection. Toute estimation chiffrée doit donc être considérée comme une analyse politique, et non comme une prévision scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1\. Ce que nous apprennent les faits</em><em>&nbsp;:</em> en octobre 2024, Kaïs Saïed a obtenu 90,7 % des suffrages exprimés, mais avec une participation de seulement 28,8 %. Ce résultat ne signifie donc pas que 90 % des Tunisiens le soutiennent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan politique, l’affaiblissement de l’opposition, les poursuites contre des figures politiques et les restrictions des libertés ont réduit la capacité des adversaires du président à lui faire concurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique et social, les difficultés quotidiennes et le mécontentement s’accumulent. Le 17 octobre 2026, une importante manifestation réunissant des opposants, des représentants de la société civile et des citoyens a dénoncé la gouvernance du pays et la dégradation des conditions de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces éléments dessinent un paradoxe : le président conserve un avantage institutionnel considérable, mais sa victoire électorale écrasante ne suffit pas à démontrer une adhésion populaire majoritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2\. Mon estimation</em> <em>personnelle</em> <em>de ses chances en 2029</em><em>&nbsp;:</em>&nbsp;à partir de la situation politique connue au 21 octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Probabilité estimée de réélection<strong><em><strong><em>&nbsp;: entre 70 à 85 %</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Estimation conditionnelle : Kaïs Saïed se représente et les rapports de force actuels évoluent sans rupture majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ses chances restent élevées :</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Il bénéficie des avantages liés à sa position de président sortant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* L’opposition reste fragmentée et peine à s’accorder sur une candidature commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Les institutions électorales et le cadre politique actuels ne garantissent pas une compétition équilibrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fourchette est un jugement analytique, pas un résultat de sondage.&nbsp;Elle pourrait changer sensiblement d’ici 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3\.</em> <em>C</em><em>e qui pourrait faire échouer sa réélection</em> <em>:</em> la grande inconnue est la capacité du mécontentement social à se transformer en mobilisation électorale. Les manifestations du 17 octobre 2026 montrent que la contestation peut réunir des milieux différents, mais elles ne permettent pas, à elles seules, de mesurer le soutien électoral dont dispose le président.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4\. Mon pronostic politique</em><em>: j</em>e distinguerais trois scénarios :</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Scénario 1 — Continuité : l’opposition reste divisée et le cadre institutionnel demeure similaire. La réélection de Kaïs Saïed devient très probable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Scénario 2 — Rupture sociale : la crise économique s’aggrave et les contestataires parviennent à se rassembler. Ses chances diminuent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Scénario 3 — Ouverture politique : une compétition réellement pluraliste s’organise, avec un candidat alternatif populaire. L’issue devient nettement plus imprévisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon avis, Sadok : je considère aujourd’hui Kaïs Saïed comme le favori, mais pas comme un vainqueur certain. Le risque pour lui ne vient pas nécessairement d’un parti d’opposition déjà puissant ; il vient de la possibilité que le mécontentement économique, la demande de libertés et le rejet d’un pouvoir trop concentré finissent par converger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste également une question essentielle : celle des conditions de l’élection. La probabilité qu’un président sortant soit réélu et la légitimité démocratique de cette réélection sont deux choses différentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II- La réponse de Meta.ai</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun sondage fiable ne permet de donner un chiffre aujourd’hui &#8211; on&nbsp;est à 3 ans du scrutin, prévu d’ici octobre 2029.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu&rsquo;on peut analyser, c’est le cadre légal et les facteurs qui feront monter ou baisser sa probabilité :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Le cadre légal : il est éligible</em><em>:</em> après sa réélection du 6 octobre 2024 avec 90,69% des voix, la question de 2029 s’est posée. Selon l’interprétation dominante de la Constitution de 2022, le mandat 2024-2029 est considéré comme le premier mandat sous la nouvelle Constitution, ce qui rendrait Kais Saïed éligible pour un nouveau mandat en 2029, alors qu’il avait déjà effectué le mandat 2019-2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains juristes contestent cette lecture, mais l’instance électorale (Isie)&nbsp;est allée dans ce sens. Juridiquement, la candidature est donc possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2- Les facteurs qui augmentent la probabilité d’une victoire :</em></p>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Avantage du sortant : contrôle de l’appareil d’État, visibilité, capacité à fixer l’agenda depuis son coup de force de juillet 2021 où il s’est octroyé les pleins pouvoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Opposition fragmentée : en 2024, les principales figures de l’opposition étaient soit en prison, soit inéligibles, soit appelant au boycott. Si ce schéma se maintient, le vote contestataire se disperse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Base électorale fidèle : même avec une faible participation, il a conservé un noyau dur qui voit en lui le garant anti-système.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. Les facteurs qui pourraient la faire baisser</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contexte socio-économique : c’est le facteur cité lui-même comme axe de son second mandat. Inflation, chômage des jeunes, dette et négociations avec le FMI pèsent lourd. Une dégradation forte érode tout président sortant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Usure du pouvoir : en 2029,&nbsp;il aura 71 ans et 10 ans de pouvoir. L’histoire tunisienne montre que la demande d’alternance revient vite après une période de concentration du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participation : le taux de participation de 2024 était très bas. Si la participation remonte en 2029, avec une candidature d’union de l’opposition ou d’une nouvelle figure, l’équation change complètement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question de la succession : certains analystes parlent déjà d’une architecture politique construite pour permettre une prolongation, ce qui peut mobiliser davantage contre lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors, quelle probabilité&nbsp;?</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on devait résumer à date :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Scénario statu quo (même règles, même opposition divisée, participation faible) : sa probabilité de gagner reste très élevée. Scénario rupture (crise économique majeure + candidat d’union crédible + forte participation) : sa probabilité baisse significativement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, avec les informations publiques, il part favori en tant que sortant éligible, mais à 3 ans, en Tunisie, beaucoup de choses peuvent bouger. Impossible de mettre un % sérieux sans sondages et sans connaître les candidats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Moi&nbsp;: Indique une probabilité quand même</em><em>:</em><em>&nbsp;</em>Ok, si tu veux un chiffre même avec beaucoup d’incertitude, voilà comment je le pose &#8211; comme un modèle, pas comme une prédiction certaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 3 ans du scrutin, toute proba est fragile. Mais si on force une estimation aujourd’hui, sur la base de ce qu’on sait :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Kais Saïed est candidat en 2029 : Je le mettrais à <strong>environ 65% de chances de gagner.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas 90% comme en 2024, parce que l’usure de 10 ans au pouvoir + le facteur économique vont peser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas 50% non plus, parce que l’avantage du sortant en Tunisie sous la Constitution de 2022 est très fort, et qu’il est juridiquement considéré comme éligible pour 2029, le mandat 2024-2029 étant compté comme son premier sous la nouvelle Constitution, avec un scrutin prévu d’ici octobre 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Probabilité globale qu</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>il soit président après 2029 (candidat + gagne) : Plutôt 55-60%.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pourquoi moins que 65% ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">90% de chance qu’il se présente s’il le souhaite &#8211; le cadre légal le permet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">65% de chance qu’il gagne s’il se présente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste un 10-15% d’aléas majeurs d’ici là : santé, décision de ne pas se représenter, crise politique ou économique qui change tout, ou changement de règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clair :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&gt;70% : il gagne si l&rsquo;opposition reste divisée et la participation faible;</p>



<p class="wp-block-paragraph">∼50% : il y a un candidat d’union crédible et la participation remonte</p>



<p class="wp-block-paragraph">&lt;40% : grosse crise socio-économique + front uni contre lui;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 65% aujourd’hui est une photo de l’avantage structurel du sortant, pas un soutien. D’ici 2027-2028, ce chiffre bougera énormément en fonction de l’inflation, du chômage et de qui émerge en face.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III- La réponse de Gemini</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Donner une probabilité mathématique ou chiffrée pour un scrutin présidentiel prévu en 2029 (à trois ans de distance) n’a aucune base scientifique, car la situation politique, économique ou institutionnelle d’un pays peut évoluer radicalement d’ici là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, si l’on devait évaluer les rapports de force actuels en se basant sur le paysage politique tunisien, les dynamiques à l’œuvre dessinent de grandes tendances :</p>



<p class="wp-block-paragraph">*Un scénario de reconduction ou de continuité (forte probabilité si l’on regarde le système en place);</p>



<p class="wp-block-paragraph">*Compte tenu du contrôle institutionnel actuel, de la refonte du système politique et de l’affaiblissement structurel de l’opposition organisée, tout en gardant à l’esprit qu’il exerce déjà un second mandat, le pouvoir en place dispose de leviers considérables. Si Kaïs Saïed venait à se représenter (ou si son camp politique maintenait sa trajectoire), les observateurs s’accordent à dire que la balance pèserait lourdement en sa faveur dans les conditions politiques actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">*L’aléa de l’horizon temporel (forte incertitude) : &nbsp;à&nbsp;un horizon de plusieurs années, de nombreux facteurs imprévisibles (la situation socio-économique, l’inflation, les équilibres sociaux, ou des facteurs liés à la santé et aux choix personnels du président) peuvent complètement rebattre les cartes, rendant toute estimation précise caduque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Moi&nbsp;: Peux-tu indiquer au moins des fourchettes de probabilité&nbsp;?</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même en l’absence de sondages officiels ou de modèles prédictifs scientifiques à un horizon aussi lointain (2029), on peut traduire les dynamiques politiques actuelles en <em>«</em><em>fourchettes de probabilité hypothétiques</em><em>»</em>&nbsp;basées sur les rapports de force institutionnels et politiques en Tunisie :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Scénario de maintien du pouvoir ou de continuité (probabilité estimée <em>:</em> <strong><em><strong><em>entre 70 % à 85 %)</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ce que cela recouvre</em>&nbsp;: si Kaïs Saïed se représente (ou si son système et son camp politique dictent la transition), les leviers institutionnels actuels (contrôle de l’appareil de l’État, modification de la Constitution, affaiblissement prononcé et morcellement de l’opposition) placent le pouvoir en place dans une position de force écrasante, similaire à celle observée lors de sa réélection en octobre 2024 (où il a obtenu 90,7 % des voix dans un contexte de faible participation).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pourquoi cette fourchette haute</em>&nbsp;: dans un système hyper-présidentiel où les contre-pouvoirs sont verrouillés, la probabilité de reconduction du statu quo ou d’une transition favorable au régime en place reste structurellement la plus élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Scénario d&rsquo;alternance ou de rupture (<strong>p</strong><strong>robabilité estimée : 15 % à 30 %</strong>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<em>Ce que cela recouvre</em>&nbsp;: une transition politique inattendue, un retrait pour des raisons personnelles ou de santé, ou un basculement soudain de l’opinion publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pourquoi cette fourchette</em>&nbsp;: cette part d’incertitude repose entièrement sur des facteurs exogènes et imprévisibles à longue échéance : une aggravation majeure de la crise socio-économique (inflation, pénuries, chômage), des tensions sociales aiguës ou des pressions extérieures majeures susceptibles de fragiliser l’édifice politique en place d’ici 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fourchettes ne constituent en aucun cas une certitude mathématique, mais elles reflètent le contraste entre la solidité institutionnelle du régime en place et la fragilité inhérente aux équilibres socio-économiques à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>IV-</strong> Recoupement des résultats :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion et selon les trois IA consultées, les chances pour Kais Saïed de garder le pouvoir après 2029 sont <strong>au moins de 65%</strong>&nbsp;: <em>entre 70 % à 85 % pour Gemini, 65% pour Meta.ai et entre 70 à 85 % pour ChatGPT.</em><em></em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kQjZhnyXEv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/">Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/embed/#?secret=TZsJi73ukH#?secret=kQjZhnyXEv" data-secret="kQjZhnyXEv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au<strong>&nbsp;</strong>scénario d’alternance ou d’élection d’un nouveau président,&nbsp;sa probabilité ne dépasse pas 15 % à 30 % selon Gemini. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats vont décevoir les opposants à Kais Saïed et tous ceux et celles qui espèrent une alternance du pouvoir à l’horizon de 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut certes mettre en doute la fiabilité d’une IA et son <em>«intelligence»</em>&nbsp;même, contester sa capacité à réfléchir par elle-même et créer ses propres pensées et développer ses propres arguments, capacité réservée jusqu’à maintenant aux seuls humains, mais lorsque trois IA arrivent par trois algorithmes différents et indépendants aux mêmes conclusions, c’est que celles-ci sont hautement probables et crédibles et il serait présomptueux voir <em>«idiot»</em>&nbsp;de les ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, comme l’indiquent&nbsp;les trois IA qui se montrent très prudentes dans leurs estimations, les élections présidentielles sont prévues dans trois ans et d’ici là beaucoup d’événements peuvent se produire, y compris une explosion sociale identique ou même plus grave que celle de 2011 ou une aggravation de l’impact des guerres en Ukraine ou dans le Golfe, voire même une troisième guerre mondiale qui viendrait bouleverser toutes les données géopolitiques, mais ignorer ces prédictions de l’IA dans l’action politique serait à mon avis «<em>suicidaire</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*</em> <em>Ė</em><em>conomiste universitaire et consultant international.</em><em></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/les-chances-de-kais-saied-de-gagner-les-presidentielles-de-2029-selon-trois-ia/">Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>OTE &#124; La Tunisie s&#8217;enfonce dans la spirale de l’endettement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/ote-la-tunisie-senfonce-dans-la-spirale-de-lendettement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 10:45:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[emprunts extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[OTE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie continue de s'enfoncer dans la spirale de l'endettement, en contractant 35 prêts en seulement deux années parlementaires.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/ote-la-tunisie-senfonce-dans-la-spirale-de-lendettement/">OTE | La Tunisie s&rsquo;enfonce dans la spirale de l’endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le contexte des discussions en cours sur la crise de l’endettement, à l’occasion des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) a republié son rapport en arabe intitulé : «La spirale de l’endettement en Tunisie : 35 prêts en deux années parlementaires», consultable sur <a href="https://www.economie-tunisie.org/sites/default/files/monitor_de_la_dette_2025_vf_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son site web</a>. Ce rapport met en lumière le volume des prêts approuvés au cours des années parlementaires 2023/2024 et 2024/2025, ainsi que les bailleurs de fonds et les conditions d’emprunt. Il interroge, par ailleurs, les répercussions de ces engagements sur la souveraineté financière et sur les priorités économiques et sociales en Tunisie. Nous traduisons ci-dessous l&rsquo;introduction et la conclusion de cette étude. </em></strong></p>



<span id="more-19838469"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la dernière décennie, la Tunisie a connu une série de crises économiques et financières, aggravées par un endettement devenu un lourd fardeau pour les Tunisiens, qui pèse sur les générations actuelles et futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le volume de la dette publique a atteint des niveaux records, s’élevant à 136 682 millions de dinars en 2024, contre 47 292 millions en 2015. Cette hausse rapide — la dette a triplé en dix ans — reflète une politique gouvernementale caractérisée par une dépendance croissante de l’État à l’égard de l’emprunt pour financer son budget, tout en développant, dans le même temps, un discours soporifique – mais qui n’endort personne, sur le <em>«compter sur soi»</em> et la <em>«souveraineté nationale»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse de l’endettement extérieur et dépendance de l’étranger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 2011 et 2024, les ressources empruntées annuellement par la Tunisie pour le financement de son budget ont augmenté d’environ 4 %. Elle a également connu une augmentation de la charge du service de la dette publique, qui a été multipliée par environ six entre 2011 et 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux de progression le plus élevé a été enregistré en 2023, atteignant 44,9 %. Cette hausse est principalement due à l’augmentation du remboursement du principal de la dette, consécutive à l’échéance d’emprunts obligataires émis sur les marchés financiers, ainsi qu’à l’accumulation d’importants montants exigibles. Cela résulte d’un recours accru aux emprunts à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, la Tunisie s’est orientée vers un recours croissant à l’emprunt intérieur pour couvrir les besoins budgétaires. La part de la dette intérieure dans les ressources d’emprunt destinées au soutien du budget est ainsi passée d’une moyenne de 30 % sur la période 2015-2019 à une moyenne de 62 % sur la période 2020-2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à l’emprunt intérieur a atteint un pic de 82 % en 2024, notamment suite à l’autorisation accordée à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’accorder des facilités au Trésor public pour un montant de 7 000 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution s’explique également par un accès limité aux financements extérieurs et par le rétrécissement des options de financement internationales, survenu après la décision de la Tunisie, fin 2020, de cesser tout emprunt auprès du FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, il devient de plus en plus important de suivre les emprunts approuvés par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) depuis le début de son mandat en avril 2023 ; en effet, l’endettement constitue un levier auquel l’État a recours pour combler le déficit budgétaire ou financer des projets et programmes publics, compte tenu de la rareté des ressources propres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">64 % de ces emprunts destinés au soutien du budget de l’État</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses effectuées dans le cadre de ce rapport ont mis en évidence plusieurs caractéristiques des emprunts approuvés au cours des deux années parlementaires, notamment une forte orientation vers le financement intérieur — qu’il provienne de la BCT ou des banques commerciales — ainsi que l’émergence de nouveaux créanciers pour la Tunisie, suite à l’abandon du recours au FMI. Elles ont par ailleurs révélé que plus de 64 % de ces emprunts étaient destinés au soutien du budget de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces prêts étaient assortis de conditions financières parfois onéreuses, dont la sévérité variait selon le créancier. Dans certains cas — comme celui du prêt accordé par le gouvernement italien, dont les conditions sont jugées très favorables (remboursement sur 30 ans et absence d’intérêts) — ces facilités ne sont toutefois pas accordées sans contrepartie ; elles sont liées à des conditions non financières, explicites ou implicites, qui revêtent généralement une dimension politique ou économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les documents exposant les motifs des projets de loi relatifs à ces emprunts, ainsi que certains débats au sein de la commission des finances du Parlement, ont révélé l’existence de conditions non financières susceptibles de porter atteinte à la souveraineté de l’État et aux intérêts du pays. Cette perspective demeure néanmoins partielle, car le contrat de prêt n’est généralement pas communiqué aux députés, ce qui donne une vision incomplète de ces conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le processus de ratification des lois relatives aux emprunts au sein de l’Assemblée révèle des défis structurels profonds, liés à la transparence et à la qualité du processus décisionnel en matière d’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lacune la plus manifeste réside dans l’incapacité structurelle à garantir une transparence suffisante : bien souvent, le projet de loi d’emprunt est soumis sans être accompagné du contrat de prêt lui-même, se limitant à fournir des détails généraux dans l’exposé des motifs. Cette situation empêche les députés ainsi que l’opinion publique d&rsquo;évaluer avec précision le contenu des accords et leurs conditions réelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une «commercialisation trompeuse» des prêts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le défaut majeur réside toutefois dans l’absence d&rsquo;une logique d’investissement claire et d&rsquo;un enchaînement cohérent des décisions ; une problématique qui se manifeste dans la manière dont les projets sont programmés, leurs besoins évalués et leur financement assuré. À cela s’ajoute l’émergence d’un phénomène que l’on pourrait qualifier de <em>«commercialisation trompeuse»</em> (<em>mismarketing</em>) des prêts : les objectifs de ces derniers sont reformulés, voire politiquement amplifiés, afin de paraître alignés sur des priorités populaires — comme c’est le cas pour les crédits destinés aux projets d’énergies renouvelables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la répétition de ces critiques, elles n’aboutissent que rarement au rejet des emprunts ou à une modification substantielle de leur contenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de deux législatures, tous les emprunts soumis au Parlement ont été approuvés, à une seule exception près sur un total de 34 dossiers. Cela témoigne de la portée limitée du rôle de contrôle du Parlement, une situation qui s’explique structurellement par les restrictions imposées par la Constitution à ses prérogatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement se limitant à approuver ou à rejeter les accords — sans pouvoir formuler de réserves ni exiger du gouvernement une révision — la procédure de ratification parlementaire se réduit, en pratique, à un simple espace d’enregistrement d’observations. Elle ne permet pas d’exercer un véritable pouvoir de veto ou de renégocier les conditions, surtout en l’absence de clauses garantissant la transparence ou exigeant une concertation préalable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/ote-la-tunisie-senfonce-dans-la-spirale-de-lendettement/">OTE | La Tunisie s&rsquo;enfonce dans la spirale de l’endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Les entreprises communautaires choyées par l’État aux dépens des contribuables</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 07:45:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[budget de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises communautaires]]></category>
		<category><![CDATA[exonération fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Salah Ayari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce que l’État tunisien ne ferait pas pour aider les entreprises communautaires, qui peinent encore à démarrer. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/tunisie-les-entreprises-communautaires-choyees-par-letat-aux-depens-des-contribuables/">Tunisie | Les entreprises communautaires choyées par l’État aux dépens des contribuables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Qu’est-ce que l’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>É</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>tat tunisien ne ferait pas pour aider les entreprises communautaires, dont le président de la république Kaïs Saïed attend monts et merveilles pour relancer une économie tunisienne en panne, sauf que malgré les privilèges fiscaux, les aides administratives et financières et les coups de pouce institutionnels, dont elles bénéficient et dont sont privées les autres types d’entreprises, ces «chères privilégiées» peinent à démarrer. Et, en dépit du bon sens, on continue à les doper par de nouveaux «cadeaux» pas toujours mérités&#8230; &nbsp;</em></strong></em></strong>&nbsp;</p>



<span id="more-19825949"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit de nouvelles mesures visant à poursuivre le soutien aux entreprises communautaires et à accélérer leur création, comme s’il n’y en a pas assez qui vivotent difficilement. Cela passe par l’allocation de crédits supplémentaires de 35 millions de dinars à une ligne de financement dédiée à ces structures, ainsi que par la mise en place d’une ligne de financement de 5 millions de dinars destinée à appuyer l’autofinancement de leurs promoteurs.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="n6txBFduJd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/societes-communautaires-mirage-ou-solution-miracle/">Sociétés communautaires | Mirage ou solution miracle ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sociétés communautaires | Mirage ou solution miracle ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/societes-communautaires-mirage-ou-solution-miracle/embed/#?secret=c1XYCgLqxC#?secret=n6txBFduJd" data-secret="n6txBFduJd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui a fait réagir le conseiller fiscal Mohamed Salah Ayari qui, dans une déclaration faite à la radio <a href="https://diwanfm.net/news/%D8%A7%D9%82%D8%AA%D8%B5%D8%A7%D8%AF/9-%D9%85%D8%A4%D8%B3%D8%B3%D8%A7%D8%AA-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%A9-%D8%AA%D8%B1%D9%88%D9%91%D8%AC-%D9%84%D8%B2%D9%8A%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D8%B2%D9%8A%D8%AA%D9%88%D9%86-%D9%88%D8%A7%D9%84%" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Diwan FM</u></a>, a estimé que les résultats de l’expérience des entreprises communautaires ne se sont pas encore révélés positifs, tout en soulignant qu’elles pourraient générer une rentabilité satisfaisante si elles étaient gérées correctement et sur des bases saines. Et tout en appelant à soutenir davantage les entreprises communautaires, afin qu’elles puissent contribuer à l’économie nationale et atteindre les objectifs pour lesquels elles ont été créées, M. Ayari a salué l’article 22 du projet de loi de finances pour 2027, qui prévoit la prolongation de l’exonération fiscale accordée aux entreprises nouvellement créées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure concerne les entreprises ayant obtenu un certificat de dépôt de déclaration d’investissement auprès des services compétents durant la période allant du 1<sup>e</sup><sup>r</sup>&nbsp;janvier 2027 à fin décembre 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le conseiller fiscal a précisé que cette mesure avait déjà été instaurée dans le cadre de la loi de finances pour 2018, soulignant qu’elle a contribué à la création de nouvelles entreprises, favorisant ainsi l’investissement et encourageant le lancement de projets. Espérons qu’elle donnera encore une fois ses fruits et que ces générosités consenties par les contribuables -ou imposées à eux- seront utiles pour ceux et celles qui vont en profiter. Ce dont beaucoup doutent, à juste titre&#8230;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<ol style="list-style-type:upper-roman" class="wp-block-list"></ol>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; L’agrégation des frustrations et des colères</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/18/tunisie-lagregation-des-frustrations-et-des-coleres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2026 07:12:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détenus politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après la grande marche de protestation du 17 janvier 2026 à Tunis, le pouvoir ne peut faire comme si rien ne s’était passé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/18/tunisie-lagregation-des-frustrations-et-des-coleres/">Tunisie | L’agrégation des frustrations et des colères</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des milliers de Tunisiens ont défilé dans la capitale, samedi 17 octobre 2025, pour protester contre le président Kaïs Saïed, dénonçant la dégradation des conditions de vie et les restrictions imposées aux libertés politiques. Au-delà du nombre de manifestants, qui était tout de même assez important et aurait même pu l’être davantage si les forces de sécurité n’ont pas bouclé certaines artères menant au centre-ville de Tunis, le pouvoir ne peut faire comme si rien ne s’était passé et poursuivre dans sa politique de fermeté et de fermeture qui ont mené à la situation de blocage actuelle où se trouve le pays sur fond de crise économique et sociale et de colère touchant désormais pratiquement toutes les couches de la société. &nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-19815683"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Ridha-Kefi-Portrait-2.jpg" alt="" class="wp-image-18359481" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Ridha-Kefi-Portrait-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Ridha-Kefi-Portrait-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Ridha-Kefi-Portrait-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">On notera d’abord que la marche de protestation a drainé militants et citoyens de toutes obédiences politiques pour une fois unis dans un même élan de protestation contre le pouvoir en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On notera aussi que cette marche s’est déroulée dans le calme et la discipline, les manifestants comme les agents de l’ordre, qui étaient très nombreux, ont évité les contacts physiques et les heurts, contrairement aux manifestations qui eurent lieu, le même jour, dans plusieurs villes de France, et qui ont été marquées par des violences, des pillages, des destructions, des incendies, des blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre et plus de 1200 arrestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre leçon&nbsp;: les neuf organisations de la société civile ayant appelé à manifester – soutenues par les partis politiques, lesquels ont su mobiliser leurs militants et faire taire leurs divergences doctrinales et leurs différends politiques –, ont prouvé une grande capacité de mobilisation. Pour une fois, libéraux, nationalistes, islamistes et progressistes de gauche ont défilé ensemble, côte à côte, estimant peut-être que le blocage actuel dans le pays ne sert les intérêts d’aucune frange de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un sphinx nommé UGTT</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la puissante centrale syndicale que le pouvoir issu du coup de force du 25 juillet 2021 avait cru avoir muselé et définitivement réduit à l’impuissance, a été hier au four et au moulin, prouvant par la même occasion sa capacité à rassembler les oppositions et agréger les forces sociales dans un même élan de protestation politique et de revendication sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tunis et les autres villes de l’intérieur ont certes connu ces derniers mois plusieurs marches de protestation, mais la mobilisation d’hier a été de loin la plus importante, en nombre et en portée, les divergences politiques habituelles n’ayant pas empêché les forces d’opposition d’agréger leurs forces et de scander les mêmes slogans réclamant la libération des détenus politiques et d’opinion et la levée des restrictions pesant sur les droits syndicaux. Les pancartes portant des slogans tels que <em>«Pas de démocratie sans libertés»</em> et <em>«Pas de dignité avec la pauvreté»</em> illustraient les revendications politiques et économiques au cœur de cette manifestation où des avocats, des médecins, des journalistes et des chômeurs se sont côtoyés en exprimant les mêmes revendications.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="19815858" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-4-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19815858" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-4-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-4-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-4-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-4-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-4-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-4-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-4.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="19815845" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-Journalistes-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19815845" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-Journalistes-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-Journalistes-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-Journalistes-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-Journalistes-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-Journalistes-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-Journalistes-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Marche-du-17-octobre-2026-Journalistes.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Desserrer la vis qui enserre la vie publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de blocage politique et de difficultés économiques durables, marquées par une croissance atone ne dépassant guère 2,5%, une inflation dépassant 5%, un endettement autour de 83%, un déficit budgétaire de 5,2%, un chômage persistant autour de 15%, une érosion du pouvoir d’achat, et surtout une absence de visibilité et de perspective d’avenir, la succession des mouvements de protestation et l’agrégation des colères ne présage rien de bon. Ce qui apelle la responsabilité du pouvoir exécutif (dans toutes ses composantes) et requiert un début d’ouverture de sa part ou, tout au moins, un desserrage de la vis qui enserre la vie publique et la maintient dans un étau étouffant.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w7oOKeb31R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/marche-du-17-octobre-a-tunis-lopposition-sera-t-elle-entendue/">Marche du 17 octobre à Tunis | L’opposition sera-t-elle entendue ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marche du 17 octobre à Tunis | L’opposition sera-t-elle entendue ?   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/marche-du-17-octobre-a-tunis-lopposition-sera-t-elle-entendue/embed/#?secret=rolu87i8tz#?secret=w7oOKeb31R" data-secret="w7oOKeb31R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Début de la marche à Tunis pour une Tunisie libre et digne  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2026 12:21:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19809789</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des milliers de Tunisiennes et de Tunisiens ont répondu à l’appel de l'opposition pour une marche de protestation à Tunis contre le pouvoir.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/debut-de-la-marche-a-tunis-pour-une-tunisie-libre-et-digne/">Début de la marche à Tunis pour une Tunisie libre et digne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des milliers de Tunisiennes et de Tunisiens ont répondu à l’appel des neufs organisations nationales, dont l&rsquo;UGTT, le SNJT, l’Ordre des avocats, la LTDH et le FTDES, pour une marche de protestation à Tunis, ce samedi 17 octobre 2026, sous le slogan rassembleur : «La Tunisie d&rsquo;abord, et le peuple avant tout» (ou «Travail, liberté, dignité nationale»).</em></strong></p>



<span id="more-19809789"></span>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a5gCLXN1aR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/marche-du-17-octobre-a-tunis-lopposition-sera-t-elle-entendue/">Marche du 17 octobre à Tunis | L’opposition sera-t-elle entendue ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marche du 17 octobre à Tunis | L’opposition sera-t-elle entendue ?   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/marche-du-17-octobre-a-tunis-lopposition-sera-t-elle-entendue/embed/#?secret=MuYUl2alCE#?secret=a5gCLXN1aR" data-secret="a5gCLXN1aR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le rassemblement a commencé au milieu de la matinée devant le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), place Mohamed Ali, au centre-ville de la capitale, et la foule des manifestants a grossi au fil des heures et s’est rassemblée devant le théâtre municipal de Tunis. La marche pacifique se déroule encore ans heurts notables et les slogans scandés dénoncent le pouvoir en place, incarné par l’hyperprésidence de Kaïs Saïed, et son refus de tout dialogue politique ou social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestants protestent aussi contre la détérioration de la situation socio-économique et politique, des libertés publiques et appellent à l’indépendance de la justice et la libération des détenus d&rsquo;opinion.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/debut-de-la-marche-a-tunis-pour-une-tunisie-libre-et-digne/">Début de la marche à Tunis pour une Tunisie libre et digne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Marche du 17 octobre à Tunis &#124; L’opposition sera-t-elle entendue ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/marche-du-17-octobre-a-tunis-lopposition-sera-t-elle-entendue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2026 10:26:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[LTDH]]></category>
		<category><![CDATA[marche du 17 octobre]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des avocats]]></category>
		<category><![CDATA[SNJT]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La marche de protestation prévue ce samedi 17 octobre 2026 à Tunis ferait-elle bouger les lignes politiques dans une Tunisie en crise ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/marche-du-17-octobre-a-tunis-lopposition-sera-t-elle-entendue/">Marche du 17 octobre à Tunis | L’opposition sera-t-elle entendue ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une marche de protestation est prévue ce samedi 17 octobre 2026 à Tunis, organisée à l’appel d’organisations nationales et de partis politiques de différentes obédiences. Mise sous le slogan : «La Tunisie d’abord, et le peuple avant tout», elle vise à protester contre la détérioration de la situation économique, sociale et politique et la concentration des pouvoirs entre les mains de l’exécutif et exiger le respect des droits et des libertés et la libération des détenus politiques et d’opinion.</em></strong> <em>(Photo d&rsquo;archives: Manifestation anti-Saïed du 20 août 2026).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19809161"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La marche a été décidée et annoncée, le 29 septembre, suite à une réunion des principales organisations nationales&nbsp;: l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et le Conseil de l’ordre des avocats tunisiens (Coat), qui avaient reçu le Prix Nobel de la Paix en 2015 pour leur rôle dans la réussite du dialogue national avant alors sauvé le pays d’une grave crise politique. Elle a reçu le soutien de plusieurs autres organisations, tel que le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), ainsi que de partis politiques de diverses obédiences dont les militants vont devoir défiler sans arborer leur appartenance partisane, une manière de taire leurs divergences doctrinaires et politiques et présenter le visage d’une opposition unie face aux périls menaçant le pays. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette marche n’est pas la première du genre, elle fait suite à plusieurs autres qui partaient d’un même constat&nbsp;: la détérioration de la situation générale dans le pays marquée par la baisse du pouvoir d’achat, la hausse du chômage et la précarité croissante de franges importantes de la population. Sans oublier la dégradation des services publics (santé, éducation et transport) et les inquiétudes quant aux libertés publiques et individuelles, notamment la liberté d’expression et d’association et le droit de manifester pacifiquement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contexte tendu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en insistant sur l’indépendance de la justice et le droit à un procès équitable et en rejetant toute restriction aux activités politiques, associatives et syndicales, les initiateurs de la marche défendent le droit à un travail décent, à une rémunération équitable et à une vie digne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La marche d’aujourd’hui intervient dans un contexte tendu. Les relations entre l’UGTT et les autorités sont dégradées depuis des années et le dialogue social est quasiment à l’arrêt. La centrale syndicale a d’ailleurs annoncé une grève générale pour le 21 janvier 2026, invoquant la défense des libertés syndicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Estiment ne plus être entendues par le pouvoir politique, aujourd’hui incarné par l’hyperprésidence de Kaïs Saïed, en poste depuis 2019, les organisations nationales ont choisi la rue pour faire entendre leurs voix et leurs revendications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste cependant à savoir si la mobilisation d’aujourd’hui, quelle que soit son ampleur, trouvera un écho auprès du locataire du palais de Carthage, qui est resté, jusque-là, totalement indifférent aux protestations populaires, assimilant ses opposants à des agents de l’extérieur traitres à la nation, dont il pense être l’unique incarnation.    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/17/marche-du-17-octobre-a-tunis-lopposition-sera-t-elle-entendue/">Marche du 17 octobre à Tunis | L’opposition sera-t-elle entendue ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Réunion à Paris en soutien à la marche du 17 octobre à Tunis  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/reunion-a-paris-en-soutien-a-la-marche-du-17-octobre-a-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 07:19:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[LTDH]]></category>
		<category><![CDATA[marche du 17 octobre]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des avocats]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réunion publique à Paris<br />
vendredi 16 octobre 2026, en soutien à la marche nationale de Tunis du 17 octobre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/reunion-a-paris-en-soutien-a-la-marche-du-17-octobre-a-tunis/">Réunion à Paris en soutien à la marche du 17 octobre à Tunis  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le samedi 17 octobre 2026, une marche de protestation, qualifiée de «nationale, unitaire et populaire» se tiendra à Tunis avec pour mot d’ordre : «La Tunisie d’abord… Le peuple au-dessus de toute considération», appelant ainsi à dépasser les divergences idéologiques et les divisions politiques ayant toujours traversé les rangs de l’opposition.</em></strong></p>



<span id="more-19785552"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Décidée le 29 septembre au siège de l’UGTT par une coordination réunissant l&rsquo;UGTT, la Ligue tunisienne de défense des droits de l&rsquo;homme (LTDH), l’Ordre national des avocats de Tunisie et de nombreuses autres organisations de la société civile, cette marche succède à plusieurs autres organisée au cours des derniers mois pour protester contre la dégradation des conditions de vie de la population sur fond de crise sociale et économique (recul des services publics, érosion du pouvoir d’achat, chômage, précarité, pénuries d’eau, de médicaments et de produits de base).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs entendent aussi protester contre l’impuissance du pouvoir mis en place par Kaïs Saïed au lendemain du <em>«coup de force»</em> du 25 juillet 2021 face aux difficultés dont souffrent les citoyens, et exiger la restauration des libertés muselées et de la démocratie démantelée, selon leurs termes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les acquis de la révolution de la liberté et de la dignité sont presque totalement remis en cause. Les libertés de la presse, d&rsquo;expression, de création et d’association ont été successivement attaquées ; la justice est instrumentalisée ; les procès et les condamnations se multiplient contre militant·es, avocat·es, journalistes, syndicalistes et opposant·es. Les organisations qui défendent les droits, dont la LTDH, l’UGTT et l’Ordre des avocats, sont entravées, menacées ou suspendues»</em>, lit-on dans un appel à une réunion publique de solidarité à Paris<br>vendredi 16 octobre 2026, de 19h à 22h, au Maltais Rouge (<a href="https://www.google.com/maps/search/40+rue+de+Malte,+75011?entry=gmail&amp;source=g">40 rue de Malte, 75011</a>), en soutien à la marche nationale de Tunis du 17 octobre, signé par le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), la Fédération des tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), l’Association démocratique des tunisiens en France (ADTF), l’Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT) et l’Association défendre la justice en Tunisie (ADJT), et soutenu par seize associations françaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Aujourd&rsquo;hui, c’est le droit de manifester pacifiquement, dernier espace d’expression collective, qui est frontalement visé : arrestations nocturnes, poursuites contre de simples participant·es, pénalisation de la solidarité elle-même»</em>, ajoutent les auteurs dudit appel, qui exigent, par ailleurs, entre autres revendications, <em>«la libération immédiate de toutes les prisonnières et de tous les prisonniers politiques et d’opinion»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/reunion-a-paris-en-soutien-a-la-marche-du-17-octobre-a-tunis/">Réunion à Paris en soutien à la marche du 17 octobre à Tunis  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; La marche des diplômés chômeurs se termine en queue de poisson</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/08/tunisie-la-marche-des-diplomes-chomeurs-se-termine-en-queue-de-poisson/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 08:12:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[diplômés chômeurs]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[loi n° 18/2025]]></category>
		<category><![CDATA[Menzel Bouzaiane]]></category>
		<category><![CDATA[secteur public]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La marche des diplômés chômeurs s’est terminée en queue de poisson aux portes de Tunis sans que les marcheurs n’aient obtenu satisfaction. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/08/tunisie-la-marche-des-diplomes-chomeurs-se-termine-en-queue-de-poisson/">Tunisie | La marche des diplômés chômeurs se termine en queue de poisson</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Partie le 27 septembre</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>2026</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>de Menzel Bouzaiane, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, en direction du palais présidentiel de Carthage, la marche des diplômés chômeurs réclament l&rsquo;application de la loi n° 18 du 22 décembre</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>2025 relative au recrutement exceptionnel dans fonction</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>et</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>les entreprises publiques,</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>des diplômés de l’enseignement supérieur restés longtemps sans emploi, s’est terminée en queue de poisson sans que les marcheurs n’aient pu obtenir satisfaction.</em></strong></em></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19767982"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation, qui comptait initialement 23 personnes, a progressivement rallié de nouveaux participants en cours de route. Selon le comité de coordination, le nombre de participants a dépassé les 120 personnes, incluant des chômeurs venus d’autres gouvernorats ainsi que des membres de leurs familles ayant choisi de les accompagner.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous voulons l</em><em>’</em><em>application de la loi, pas une rencontre avec le président»</em>, a déclaré à la presse Nesma Mahfoudhi, l’une des coordinatrices de la marche, résumant ainsi la position des participants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un emploi offert sur un plateau d’argent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La revendication porte sur l’ouverture de la plateforme numérique prévue par la réglementation, la définition d’un calendrier de recrutement et le lancement de la première tranche avant la fin de&nbsp;2026, le recrutement devant se faire&nbsp;sur une période maximale de trois ans&nbsp;et selon des critères prenant notamment en compte l’âge — avec une priorité accordée aux personnes de plus de 40 ans —, l’année d’obtention du diplôme, la situation sociale et le principe d’un seul bénéficiaire par famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A leur arrivée aux portes de Tunis, après une marche de quelque 300  kilomètres à pieds, marquée par une grande fatigue et des problèmes de santé &#8211; plusieurs participants ayant dû recevoir des soins lors des différentes étapes -, les marcheurs ont été empêchés d’avancer davantage et sommés de rentrer au bled les mains vides. L’une des marcheuses, qui s’est montrée intraitable dans la défense de ce qu’elle considère comme un droit, a été arrêtée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Votre appel a été entendu par le président de la république»</em>, leur a-t-on dit, et des mesures seront prises bientôt pour accélérer l’application de la loi n° 18/2025, qui engage le gouvernement à recruter les diplômés chômeurs par tranches.&nbsp;Mais comme ils se sont lassés des promesses non tenues et qu’ils traînent leur détresse depuis plusieurs années, certains depuis 15 ans et plus, les diplômés chômeurs de Menzel Bouzaiane, l’un des berceaux de la révolution de 2011, rechignent à donner foi à la nouvelle promesse. Et le malaise reste entier. Le malentendu aussi. Car toute cette affaire est né d’un malentendu qu’il va être difficile de lever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, les membres de l’Union des diplômés chômeurs (UDC), qui sont derrière la <em>«Marche de la dignité»</em><em>,</em> pensent, sans doute à tort, qu’un diplôme ouvre automatiquement la voie à un recrutement dans la fonction publique qui, de ce point de vue, devient un droit inaliénable. Or, on le sait, cela est totalement faux. Un diplôme, quel qu’il soit, est à peine une ligne dans un CV, un indicateur de mérite parmi d’autres. Un emploi ne s’offre pas, il se mérite, par la motivation, le talent, l’expérience et la confiance que l’on inspire à l’employeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplômé ne doit donc pas dormir sur ses lauriers et attendre un hypothétique emploi dans la fonction publique qui risque de ne jamais venir : son diplôme ne vaut rien s’il n’est pas complété par des formations, des acquis, des savoir-faire&#8230; C’est ce que les responsables auraient dû expliquer à ces jeunes diplômé(e)s dont certain(e)s sont presque quinquagénaires. Et non succomber à un populisme de mauvais aloi, dicté par des calculs électoralistes, en leur faisant miroiter la perspective d’un emploi offert sur un plateau d’argent.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="U1WUTmtcjG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/tunisie-la-marche-des-diplomes-chomeurs-reprend-apres-un-arret-a-jelma/">Tunisie | La marche des diplômés chômeurs reprend après un arrêt à Jelma  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | La marche des diplômés chômeurs reprend après un arrêt à Jelma   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/tunisie-la-marche-des-diplomes-chomeurs-reprend-apres-un-arret-a-jelma/embed/#?secret=xZARoREzSv#?secret=U1WUTmtcjG" data-secret="U1WUTmtcjG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une loi populiste qui n’aurait pas dû être promulguée </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Disons les choses clairement et sans détour : la fameuse<em> </em>loi n° 18/2025, qui a été défendue par tous les partis politiques et les organisations de la société civile, y compris l&rsquo;UGTT, la centrale ouvrière, et portée par le président Kaïs Saïed, n’aurait jamais dû être promulguée parce qu’elle est inapplicable dans un pays faisant face à une grave crise financière et dont le déficit budgétaire continue de se creuser sur fond d’endettement, intérieur et extérieur, d’inflation structurelle et de croissance économique atone peinant à atteindre 1,5 ou 2 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette loi est d’autant plus inapplicable, également, que la fonction publique en Tunisie emploie plus de 700 000 salariés &#8211; là où des pays d’une même grandeur démographique se contenteraient de 200 000 ou 300 000. Près du tiers de ces salariés sont payés d’ailleurs pour ne rien faire, des employés fantômes percevant des salaires fictifs et protestant régulièrement pour exiger des augmentations salariales. Beaucoup d’entre eux ont du reste un second emploi, réel celui-là, dans la contrebande et le marché parallèle qui nuit à l’économie nationale et grève les recettes de l’État par l’évasion fiscale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu de faire de vagues promesses et de prendre des engagements solennels qu’il n’est pas en mesure de respecter, l’État &nbsp;aurait dû jouer, plus efficacement et avec plus de détermination, le rôle qui est censé être le sien dans la gestion des affaires publiques : &nbsp;mettre en place les conditions requises pour impulser l’investissement, la croissance, la création de richesses et d’emplois, seul moyen pour réduire le déficit budgétaire, l’endettement et le chômage structurel qui touche, bon an mal an, autour de 15% de la population active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A notre connaissance, l’humanité n’a pas inventé d’autres moyens pour sortir du sous-développement, de la pauvreté et de la dépendance de l’aide étrangère qui sont aujourd’hui le lot des Tunisiens soixante-dix ans après leur indépendance. Et c’est dommage&#8230; &nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/08/tunisie-la-marche-des-diplomes-chomeurs-se-termine-en-queue-de-poisson/">Tunisie | La marche des diplômés chômeurs se termine en queue de poisson</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Les slogans ne remplissent pas le panier de la ménagère</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/tunisie-les-slogans-ne-remplissent-pas-le-panier-de-la-menagere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 07:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[autosuffisance]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chkondali]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19688208</guid>

					<description><![CDATA[<p>Souveraineté nationale, autosuffisance, pas de retour en arrière… autant de slogans qui ne remplissent pas le panier du Tunisien</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/tunisie-les-slogans-ne-remplissent-pas-le-panier-de-la-menagere/">Tunisie | Les slogans ne remplissent pas le panier de la ménagère</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Souveraineté nationale, autosuffisance, pas de retour en arrière… autant de slogans entonnés à longueur de journée par les autorités publiques, mais qui ne remplissent pas le panier du Tunisien, lequel finit par se lasser des grands discours qu’il ne voit pas concrètement traduit dans sa vie quotidienne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Chkondali</strong> *</p>



<span id="more-19688208"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Ridha-Chkondali-2.jpg" alt="" class="wp-image-19688213" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Ridha-Chkondali-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Ridha-Chkondali-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Ridha-Chkondali-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Il semble que les Tunisiens commencent à se lasser du discours sur la souveraineté nationale et l’autosuffisance lorsqu’ils n’en perçoivent pas les retombées concrètes dans leur vie quotidienne. En effet, le citoyen ne mesure pas la souveraineté à l’aune des slogans, mais à celle de ce qu&rsquo;il trouve sur le marché, de sa capacité à nourrir sa famille, de la régularité de l’approvisionnement en eau et en électricité, de sa mobilité et de ses possibilités de travail, ainsi que de la disponibilité des carburants, des médicaments et des produits de première nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que signifie l’autosuffisance lorsque le citoyen peine à se procurer certains produits de base et, quand il y parvient, doit les payer à des prix exorbitants ? Le prix des tomates vertes, par exemple, avoisine ou dépasse les 3 800 millimes le kilogramme sur certains marchés, tandis que celui des piments excède les 4 000 millimes. Quant aux fruits, la situation est tout aussi préoccupante : des prix très élevés qui, bien souvent, ne sont pas justifiés par la qualité du produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas simplement d’une question de cherté. C’est une question de capacité de l’économie à fournir aux citoyens des denrées alimentaires à des prix raisonnables et d’une qualité acceptable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vient ensuite le dossier de l’énergie, qui soulève la même question avec une urgence accrue. Aujourd’hui, à l’approche de la grève du secteur du transport d’hydrocarbures annoncée pour les 23 et 24 septembre, de longues files d’attente se sont reformées devant les stations-service ; il semble que la simple annonce d’une interruption potentielle de deux jours du transport de carburant suffise à susciter inquiétude et perturbations sur le marché. À ce jour, la grève reste toutefois maintenue, bien que des efforts soient toujours en cours pour en éviter la tenue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déficit commercial se creuse de plus de 3 milliards de dinars chaque année</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la question fondamentale ne se résume pas à savoir si la grève aura lieu ou sera évitée. La véritable interrogation est la suivante : pourquoi notre économie est-elle devenue si vulnérable face à une perturbation localisée sur un seul maillon de la chaîne d’approvisionnement ? Plus inquiétant encore, les chiffres officiels du secteur de l’énergie ne permettent pas de reléguer cette question au rang de simple impression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, selon les données de l&rsquo;Institut national de la statistique, le déficit énergétique a atteint 8,9 milliards de dinars au cours des huit premiers mois de 2026, soit la moitié du déficit commercial global enregistré jusqu’à fin juillet 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes donc confrontés à un paradoxe qui mérite que l’on s’y attarde : nous prônons l’autosuffisance alors que notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur s’accentue, tant pour l’énergie que pour l’alimentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous invoquons la souveraineté nationale alors que notre déficit commercial se creuse de plus de 3 milliards de dinars chaque année ; comment combler ce déficit avec le dinar tunisien ? Cette monnaie ne nous permet pas d’acheter des céréales ou du carburant à l’étranger ; nous sommes contraints de recourir à l’endettement extérieur et, la rupture avec le Fonds monétaire international (FMI) ayant eu lieu, cet endettement nous coûtera plus cher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous parlons de souveraineté nationale alors que la sécurité alimentaire, l’énergie et l’approvisionnement en produits de base demeurent de véritables points faibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous évoquons la souveraineté nationale alors que notre déficit commercial avec l’Algérie et l’Égypte s’aggrave d’année en année, et nous parlons de bâtir un nouveau modèle économique alors que le citoyen est confronté au quotidien à des problèmes d’approvisionnement, de prix, de transport et de services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté économique ne consiste pas à rejeter l’extérieur. La véritable souveraineté économique réside dans notre capacité à négocier avec l’étranger en position de force, grâce à une économie productive, une énergie sécurisée, un approvisionnement alimentaire assuré, une industrie capable de répondre à nos besoins essentiels et des réserves de devises nous permettant de faire face aux chocs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, être dans l&rsquo;incapacité de fournir certaines denrées alimentaires ou céder à la panique dans les stations-service à la simple évocation d’une grève de deux jours ne relève ni de la souveraineté nationale ni de l’autosuffisance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une dépendance économique en contradiction avec notre discours de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autosuffisance ne signifie pas le repli sur soi. Elle implique avant tout de disposer d’une économie capable de produire, d’investir, d’exporter, de créer de la valeur et de garantir l’approvisionnement en denrées alimentaires, en énergie et en produits de première nécessité, pour ensuite s’ouvrir au monde en position de force, et non de fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le citoyen est las des grands discours qui ne se traduisent pas concrètement dans son quotidien. Il ne veut plus de slogans ; il aspire à une alimentation disponible à des prix abordables, à une énergie et des médicaments garantis, à un approvisionnement régulier en eau et en électricité, à des transports fiables, ainsi qu’à une économie génératrice de richesses et d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici qu’il convient de poser la véritable question : sommes-nous réellement en train de bâtir une économie plus souveraine et plus autonome, ou bien sommes-nous en train de reproduire une vulnérabilité économique en contradiction avec le discours que nous tenons ? Car la souveraineté nationale ne se mesure pas à ce que nous disons de nous-mêmes, mais à notre capacité de production, à ce que nous pouvons offrir à nos citoyens et à notre aptitude à affronter les crises lorsqu’elles surviennent.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;arabe</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert économique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/tunisie-les-slogans-ne-remplissent-pas-le-panier-de-la-menagere/">Tunisie | Les slogans ne remplissent pas le panier de la ménagère</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’envolée des prix en Tunisie depuis 2011</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/lenvolee-des-prix-en-tunisie-depuis-2011/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 09:46:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cherté de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des prix]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Evolution des prix des produits alimentaires courants en Tunisie, en comparaison avec ceux en vigueur avant la «révolution» de 2010-2011. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/lenvolee-des-prix-en-tunisie-depuis-2011/">L’envolée des prix en Tunisie depuis 2011</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les régimes dictatoriaux des «pays frères» qui, craignant la contagion, ont misé sur l’échec de la transition démocratique en Tunisie, et y ont beaucoup contribué de diverses manières, doivent pavoiser. L’échec du «Printemps arabe» dans le pays même qui l’a déclenché les remplit aujourd’hui de joie. Comme pour donner une preuve tangible de cet échec, <a href="https://www.aljazeera.com/news/2026/9/1/how-prices-in-tunisia-have-skyrocketed-since-the-arab-spring">Al Jazeera</a> a suivi l’évolution des prix des produits alimentaires courants dans notre pays et les a comparés aux tarifs en vigueur avant la «révolution» de 2010-2011. La crise du coût de la vie, qui avait contribué à renverser l’ancien régime, a perduré bien après sa chute, conclut le média qatari dans son article que nous reproduisons ci-dessous.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong>Alia Chughtai</strong> &amp; <strong>Marium Ali</strong></p>



<span id="more-19637398"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 décembre 2010, le vendeur ambulant Mohamed Bouazizi s’immolait par le feu à Sidi Bouzid après des années de harcèlement policier, déclenchant une vague de contestation alimentée par le chômage, la corruption, la hausse du coût de la vie et les violences policières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement, baptisé <em>«Printemps arabe»</em>, a fini par renverser le président de longue date Zine El Abidine Ben Ali ainsi que quatre autres dirigeants du monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de 16 ans plus tard, toutefois, les Tunisiens sont toujours confrontés à une crise du coût de la vie que certains jugent pire que jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour illustrer l’évolution des prix au quotidien, <em>Al Jazeera</em> a relevé le coût de produits alimentaires courants et l’a comparé aux tarifs pratiqués en 2010.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dinar a perdu la moitié de sa valeur face au dollar</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En décembre 2010, un dollar américain permettait d’acheter 1,47 dinar tunisien. Aujourd’hui, il en faut 2,93 ; cela signifie que chaque dinar ne vaut plus que la moitié (49 %) de sa valeur en dollars d’il y a 15 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie importe une grande partie de ses denrées alimentaires, qu’elle règle en dollars et en euros. La dépréciation du dinar renchérit le coût de ces achats, une hausse que les consommateurs constatent directement en caisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix pratiqués en supermarché illustrent bien la situation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="770" height="962" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera.webp" alt="" class="wp-image-19637437" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera.webp 770w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera-240x300.webp 240w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera-768x959.webp 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera-580x725.webp 580w" sizes="auto, (max-width: 770px) 100vw, 770px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">En 2010, avec huit dinars tunisiens, on pouvait acheter 4 kg de tomates, un demi-kilo de poulet et un litre d’huile de cuisson. Aujourd’hui, cette même somme permet d’acheter moins de la moitié de ces quantités. Le prix des tomates a augmenté de 113 %, celui du poulet de 118 % et celui de l’huile de cuisson de 129 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix des légumes ont connu une hausse encore plus spectaculaire. Les carottes coûtent désormais 428 % plus cher (soit plus de cinq fois le prix de 2010) et les pommes de terre 268 % de plus. Le bœuf, déjà l’article le plus onéreux de la liste, a vu son prix grimper de 290 % (presque quadrupler) pour atteindre 52,5 dinars le kilo, soit environ 18 dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abdessattar*, 55 ans, originaire d’El Jem, affirme qu’à l’exception des produits subventionnés, les hausses de prix sont flagrantes. <em>«On a l’impression que 20, 30 ou 40 dinars ne permettent plus d’acheter grand-chose»</em>, confie-t-il à <em>Al Jazeera</em>. Le beurre, le fromage, les produits d’entretien et les collations scolaires ont tous vu leur prix augmenter depuis l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le graphique ci-dessous compare les prix moyens de 2010, issus du bulletin mensuel de statistiques tunisien, à ceux relevés cette semaine.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie subventionne les produits alimentaires de base depuis 1970, date de la création de la Caisse générale de compensation. L’État maintient les prix de certains produits essentiels en dessous du cours du marché et verse la différence aux producteurs et aux importateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des décennies, toutefois, certains produits ont été retirés de la liste. Fin 2022, le gouvernement a accepté de supprimer progressivement les subventions alimentaires universelles au profit de transferts monétaires ciblés afin d’obtenir un prêt du FMI, mais le président Kaïs Saïed a suspendu la mise en œuvre de ces mesures en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en résulte une situation à deux vitesses : les produits subventionnés ont conservé leurs prix fixes, tandis que les prix des denrées non subventionnées ont grimpé en flèche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Les résultats ont été vraiment, vraiment décevants»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Hamed el-Matri est ingénieur et militant politique ; il vit aujourd’hui au Qatar. Il se trouvait en Tunisie lors du soulèvement de 2010 et affirme avoir été en première ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. El-Matri se souvient que le soulèvement était motivé par des revendications socio-économiques, notamment l’emploi, la liberté et la dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les attentes étaient très élevées à l’époque. Mais quand je vois la situation actuelle, ou même celle des quinze dernières années, les résultats ont été vraiment, vraiment décevants»</em>, confie-t-il à <em>Al Jazeera</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon M. El-Matri, ces quinze années ne peuvent être considérées comme une période unique. Il décrit la période allant de 2011 à 2021 comme <em>«une transition démocratique laborieuse»</em> et ce qui a suivi comme <em>«une sorte de régime totalitaire populiste, avec une rhétorique très agressive mais une politique assez floue»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. El-Matri affirme qu’au cours des cinq dernières années, le système économique tunisien s’est considérablement affaibli, voire s’est effondré. Il explique que les investissements ont pratiquement cessé et que l’économie est au bord de la stagnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Yassine*, 44 ans, père de famille à Tunis, explique que la préparation de la rentrée scolaire de ses enfants est devenue une source d’angoisse. Les cahiers subventionnés et autres fournitures scolaires bon marché ont disparu des magasins, dit-il, et les familles se revendent désormais entre elles des livres et du matériel d’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les transports constituent une autre source de préoccupation. <em>«Les transports publics ne sont plus fiables, nous sommes donc contraints d’utiliser des moyens de transport privés. C’est devenu un souci majeur pour tous les Tunisiens»</em>, déclare-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Les gens ne peuvent plus subvenir à leurs besoins fondamentaux»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il cite l’exemple de l’huile de cuisson : alors qu’elle coûtait autrefois un dinar le litre, elle n’est plus vendue qu’en une version à cinq dinars le litre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions se font sentir à tout moment. Lors des récentes fêtes de l’Aïd, raconte Yassine, la plupart de ses connaissances n’ont pas pu célébrer l’événement dignement, et beaucoup ont acheté des vêtements d’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hanen*, 45 ans, ouvrière dans une usine à Tunis, a confié à <em>Al Jazeera</em> que les prix avaient augmenté si rapidement que <em>«les gens ne peuvent plus subvenir à leurs besoins fondamentaux»</em>. La viande rouge, qui se vendait autrefois 20 dinars le kilo, en coûte désormais 60 ou plus, explique-t-elle, tandis que le prix des médicaments grimpe chaque jour. Les produits de base — comme les tomates en conserve, le sucre et l’huile de cuisson — ont tous connu une forte hausse, tout comme les fruits et légumes. <em>«La flambée des prix est extrême. C’est anormal »</em>, déclare-t-elle.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Source : <a href="https://www.aljazeera.com/news/2026/9/1/how-prices-in-tunisia-have-skyrocketed-since-the-arab-spring" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Jazeera</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Certains prénoms ont été modifiés pour préserver l&rsquo;anonymat.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/lenvolee-des-prix-en-tunisie-depuis-2011/">L’envolée des prix en Tunisie depuis 2011</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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