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	<title>Archives des Kaïs Saied - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Kaïs Saied - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’économie tunisienne sous pression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 09:44:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens ne cessent de dénoncer la dégradation de leurs conditions socio-économiques et du niveau de vie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/05/leconomie-tunisienne-sous-pression/">L’économie tunisienne sous pression</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ces derniers mois, les Tunisiens ont manifesté pour dénoncer la dégradation des conditions socio-économiques et du niveau de vie dans le pays. Pourtant, officiellement, les indicateurs de croissance économique sont à la hausse. Que se passe-t-il donc ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sahar Mechmech *</strong></p>



<span id="more-19575529"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech.jpg" alt="" class="wp-image-19575565" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au cours des dernières semaines, des manifestations ont éclaté dans toute la Tunisie pour dénoncer des coupures massives d’électricité et d’eau imposées par le gouvernement en pleine vague de chaleur, alors que les infrastructures du pays peinaient à répondre à la demande énergétique. Ces coupures surviennent dans un climat social tendu, les Tunisiens manifestant déjà contre la hausse du coût de la vie. Ainsi, le 16 mai, des centaines de Tunisiens sont descendus dans la rue pour dénoncer la répression ainsi que la détérioration des conditions socio-économiques et du niveau de vie. Pourtant, fin avril encore, le président Kais Saied vantait le succès de la politique d’autosuffisance de la Tunisie, affirmant qu’elle avait permis de réduire l’inflation et de relancer la croissance. Il n’a pas tort. Officiellement, la croissance s’est quelque peu améliorée, l’inflation a effectivement baissé et la situation de l’emploi s’est légèrement redressée. Qu’est-ce qui alimente alors la colère de la population ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un examen plus approfondi des perspectives et des réalités économiques intérieures de la Tunisie révèle une certaine fragilité, de fortes tensions sociales et des divisions politiques internes, exacerbées — en grande partie — par le fait que les indicateurs économiques ne se reflètent pas dans le quotidien des Tunisiens. Cette situation est toutefois nuancée par le financement croissant des partenaires internationaux qui, tantôt allège les pressions, tantôt les aggrave.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Excès d’optimisme ou triomphalisme prématuré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, le gouvernement ne propose pas de rupture avec les politiques économiques en vigueur avant le 25 juillet 2021 [date de la proclamation de l’état d’exception par Kaïs Saïed, Ndlr], caractérisées par des restrictions des dépenses publiques et des réductions d’impôts pour les entreprises et les hauts revenus. Alors que des réformes fiscales radicales en 2025 avaient amélioré la répartition de la charge fiscale et accru la contribution des entreprises, la loi de finances 2026 échoue à s’attaquer aux problèmes structurels de l’économie tunisienne. La hausse des dépenses sociales ne suffit pas à compenser l’inflation, ce qui se traduit par une réduction implicite des services sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, aucune réforme structurelle profonde ne vise les acteurs en situation de monopole ou de rente qui constituent la trame de l’économie tunisienne. Depuis l’indépendance de la Tunisie dans les années 1950, ce groupe d’acteurs économiques bénéficiant de soutiens politiques a érigé un arsenal de barrières réglementaires à l’entrée dans des secteurs clés et contrôle la majeure partie du financement privé au sein de l’économie. La loi perpétue également une pratique risquée, en vigueur depuis des années, consistant à emprunter auprès de la Banque centrale à un taux d’intérêt de 0 % sans générer une croissance proportionnelle à l’endettement, ce qui menace d’alimenter l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’absence de réformes structurelles, le budget de l’État pour 2026 prévoit une croissance de 3,3 % sur l’année, un chiffre supérieur aux 2,1 % anticipés par le Fonds monétaire international (FMI), ce qui représente un écart significatif. Une croissance plus faible signifie moins de ressources pour l’État afin de répondre à des besoins sociaux croissants en pleine crise du coût de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget table également sur un prix du pétrole avoisinant les 60 dollars le baril, une hypothèse mise à mal par la flambée des coûts de l’énergie consécutive à la guerre en Iran. Le prix a dépassé les 100 dollars le baril à plusieurs reprises cette année et s’établissait autour de 90 dollars le baril au 29 juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie reste un pays importateur d’énergie pratiquant des subventions énergétiques ; la hausse imprévue du prix du pétrole alourdira sa facture d’importation, entamant ainsi ses précieuses réserves de devises (dollars et euros) nécessaires au règlement des importations essentielles auprès de ses partenaires commerciaux. Cette hausse des prix pétroliers augmentera également les dépenses de l’État consacrées aux subventions énergétiques afin de maintenir la stabilité des prix des hydrocarbures sur le marché intérieur. La hausse des prix, supérieure aux prévisions, entraînera un creusement des déficits budgétaires, un besoin accru d’emprunt et, potentiellement, une pression croissante pour réduire les dépenses afin de remédier aux déséquilibres budgétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation mondiale découlant de la guerre impliquant l’Iran menace également d’éroder les envois de fonds des Tunisiens résidant à l’étranger ; ces transferts constituent une source essentielle de devises pour les importations et représentaient 30 % des réserves en 2024. Le conflit suscite de vives inquiétudes quant à l’inflation en Europe — où vit la majeure partie de la diaspora tunisienne — ce qui pourrait entraîner une baisse de ces transferts de fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur du tourisme, autre source majeure de devises, est lui aussi exposé à des risques. Malgré les assurances du gouvernement affirmant que le tourisme tunisien n’était pas affecté par le conflit régional, les premiers indicateurs font état d’un ralentissement et d’une baisse des réservations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions sur les devises compromettent la capacité de la Tunisie à importer des produits de première nécessité — notamment des denrées alimentaires, des médicaments et de l’énergie — et pourraient provoquer des pénuries comparables à celles observées en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les signes de telles restrictions sont déjà manifestes. En mars, la Banque centrale de Tunisie a émis de nouvelles directives visant à limiter les importations afin de préserver ses réserves limitées de dollars et d’euros. Ces directives stipulent que les importations de produits <em>«non essentiels»</em> — tels que les vêtements, le dentifrice et le papier toilette — doivent être réglées au comptant et non à crédit. Cette décision a été critiquée par des organisations influentes comme la Conect, qui représente les employeurs et les entreprises ; celle-ci a qualifié ces directives d’obstacle potentiel à la croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Alert, une organisation luttant contre les monopoles en Tunisie, a averti que ces mesures risquaient d’ancrer davantage les pratiques monopolistiques dans le secteur de l’import-export, les grandes entreprises disposant plus facilement de liquidités que les petites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces restrictions à l’importation menacent d’aggraver les pénuries actuelles de médicaments, de denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fissures naissantes entre la présidence et le parlement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à la montée des pressions économiques, le gouvernement de Saïed fait face à des tensions politiques croissantes. L’Assemblée, qui était étroitement alignée sur Saïed à la suite des élections législatives de 2022, est de plus en plus en désaccord avec le gouvernement sur les questions économiques. En avril 2025, elle a refusé d’approuver un emprunt, invoquant le manque de clarté quant à ses retombées. Lors de l’examen de la loi de finances pour 2026, l’Assemblée a rejeté certaines propositions du ministère des Finances et en a adopté d’autres tout en émettant de vives réserves. Le ministre des Finances a même quitté une séance parlementaire après une vive altercation avec certains députés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des débats sur des contrats de concession controversés dans le domaine de l’énergie solaire, plusieurs députés ont dénoncé ces textes, les qualifiant tour à tour de dangereux, coloniaux, humiliants et contraires à la souveraineté énergétique. En réaction à cette levée de boucliers et avant le vote sur ces concessions, le président Saïed a limogé le ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie ainsi que le directeur général de l’Électricité et des Énergies renouvelables, bien que tous les contrats aient finalement été adoptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, à la suite de coupures massives d’électricité et d’eau survenues en juillet, le Parlement a tenu une séance le 27 juillet pour débattre de la situation ; les députés y ont critiqué la conjoncture ainsi que l’absence de réaction officielle du gouvernement. Ils ont également reproché au gouvernement son absence lors de cette séance, bien qu’un député ait précisé que l’Assemblée n’avait adressé aucune invitation ou convocation officielle au gouvernement pour y participer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces tensions ne doivent pas être interprétées comme une rupture franche avec Kaïs Saïed. L’Assemblée continue de donner la priorité à bon nombre de ses réformes clés — celles qu’il qualifie de <em>«révolution législative»</em> et qui ont profondément restructuré l’arsenal juridique tunisien — et de les adopter. Il convient plutôt de voir dans ces tensions une tentative de l’Assemblée de se démarquer quelque peu de Saïed, dont le bilan économique est jugé insuffisant, alors même que la Tunisie se dirige vers les élections législatives de 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces tensions dépassent le cadre politique pour s’étendre à l&rsquo;espace civique dans son ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les boucs émissaires, anciens comme nouveaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la montée des tensions économiques et politiques, le gouvernement tente de reproduire la stratégie qu’il a appliquée avec succès en 2023 : désigner des boucs émissaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saïed continue d’évoquer de mystérieux saboteurs sans jamais les nommer. Il persiste à sacrifier des membres de son gouvernement pour apaiser la colère populaire, comme en témoigne le limogeage d’un ministre mentionné plus haut. Ses partisans — qu’ils siègent à L’Assemblée, soient présents sur le terrain ou actifs sur les réseaux sociaux — continuent de présenter les migrants subsahariens en situation irrégulière comme un fardeau pour les ressources économiques et une menace pour la sécurité nationale. Le conflit qui l’oppose depuis des années à la principale centrale syndicale du pays, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), s’est intensifié au cours de l’année écoulée. Parallèlement, la répression à l’encontre de la société civile — dont les acteurs sont perçus par Saïed comme des agents de l’ingérence étrangère — s’est accentuée ces derniers mois : les autorités suspendent des organisations, engagent des poursuites pour obtenir leur dissolution définitive et emprisonnent militants, journalistes, magistrats et même des députés dissidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vague d’enquêtes pénales la plus récente vise des fonctionnaires chargés du dossier de l’électricité. Cette initiative, couplée aux déclarations du président qualifiant ces coupures d’<em>«événements inhabituels»</em> et affirmant que <em>«l’État ne restera pas les bras croisés face à quiconque cherche à harceler les citoyens et à attiser les tensions»</em>, semble viser à présenter ces perturbations majeures comme le fruit d’un complot contre le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette interprétation contredit les déclarations du syndicat de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), qui attribue les coupures à une hausse de la demande dépassant les capacités de production lors de la récente vague de chaleur. Le défi de répondre à la demande en électricité est aggravé par le manque d’investissements dans la production, la dernière grande centrale électrique ayant été inaugurée en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour expliquer ce déficit d’investissement, certains experts pointent du doigt l’insuffisance des ressources allouées par l’État, le non-paiement intégral par le gouvernement et les entreprises publiques de leurs dettes envers la Steg pour leur consommation d’électricité, ainsi que le défaut de paiement par le gouvernement des subventions universelles à l’électricité accordées aux citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme en 2023, cette répression vise à détourner l’attention des problèmes économiques chroniques et à vider l’espace politique et civique de toute opposition, laissant Saïed comme seul arbitre des décisions en Tunisie et unique interlocuteur pour les partenaires internationaux du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diplomatie tunisienne en quête d&rsquo;alliances internationales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En contraste avec les divisions internes, la Tunisie intensifie sa coopération et ses emprunts financiers auprès de plusieurs partenaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle régionale, la Tunisie poursuit son rapprochement avec l’Algérie, ayant signé fin 2025 plus de vingt accords de coopération dans des domaines variés, dont un accord controversé de coopération militaire. Récemment, lors d’une interview, le président algérien a tenu des propos fermes liant la sécurité des deux pays et réaffirmant l’engagement de l’Algérie à défendre la Tunisie contre le terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations avec la Libye semblent également s’être intensifiées, marquées par une rencontre de haut niveau entre le Premier ministre tunisien et le président du Parlement libyen, la signature d’un nouveau protocole d’accord sur la coopération en matière de marché du travail, ainsi que l’annonce de projets concernant une nouvelle liaison maritime et la gestion partagée d’une nappe phréatique commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives témoignent de la volonté de la Tunisie de s’affirmer comme un partenaire actif en Afrique du Nord, s’assurant ainsi un accès privilégié aux ressources énergétiques de ses deux voisins riches en hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a par ailleurs renforcé ses liens avec ses partenaires de l’autre rive de la Méditerranée ainsi qu’avec les institutions financières internationales. Cela s’est traduit par l’octroi de nouveaux prêts — notamment de la part de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD)— par le renforcement des accords euro-tunisiens et par la mise à jour de la coopération migratoire avec l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une grande partie de ces financements vise à stabiliser le pays et à réduire la migration irrégulière, la Tunisie étant à la fois un pays d’origine et un pays de transit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les retombées des récentes concessions dans le secteur de l’énergie solaire démontrent clairement que, sans adhésion de l’opinion publique, les financements internationaux risquent de susciter une levée de boucliers et de ne pas apporter de réponse aux tensions sociales et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine des énergies renouvelables, et bien que celles-ci soient indispensables à la sécurité énergétique du pays, la population a le sentiment que le gouvernement et le parlement offrent des contrats avantageux à des investisseurs étrangers et mettent en place un câble sous-marin pour exporter de l’électricité vers l’Italie, alors même que les entreprises tunisiennes peinent à opérer dans un contexte difficile et que le pays subit des coupures de courant à répétition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de la crise pour aller vers la prospérité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’intensification du soutien financier international, le statu quo politique et social en Tunisie demeure extrêmement fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien extérieur ne suffira pas, à lui seul, à stabiliser l’économie tunisienne ou à apaiser la colère sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan intérieur, il est nécessaire de faire preuve de plus de sérieux pour identifier et démanteler les structures qui entravent la concurrence et perpétuent les monopoles, notamment les coûts élevés des prêts à l’investissement ainsi que les barrières administratives complexes et changeantes qui freinent la création et la gestion d’entreprises. Ces mesures permettraient aux petites et moyennes entreprises — véritables moteurs d’une croissance économique durable — de mieux accéder aux opportunités commerciales et aux financements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement doit également rétablir sa crédibilité auprès de la population en investissant judicieusement dans les infrastructures et les dépenses sociales afin de répondre aux besoins des citoyens. Enfin, il doit mettre un terme à toutes les pratiques répressives contre-productives qui n’ont fait qu’attiser la colère et le sentiment de dépossession au sein de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les alliés internationaux de la Tunisie doivent réorienter le financement pour s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière : les problèmes structurels du pays et l’insuffisance des dépenses sociales. Les initiatives de coopération économique, y compris dans le secteur de l’énergie, doivent susciter l’adhésion du public en faisant preuve d’une plus grande transparence concernant la propriété des projets, les tarifs, les créations d’emplois prévues, les recettes publiques et l’impact environnemental. En l’absence de transparence et de redevabilité, les risques de rejet et de tensions continueront de s’accumuler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien extérieur ne suffira pas, à lui seul, à stabiliser l’économie tunisienne ou à apaiser la colère sociale. Seules des réformes structurelles profondes, un nouveau contrat social et un retour à un contexte démocratique et ouvert permettront d’apaiser la colère sociale actuelle et de bâtir une économie stable, durable et inclusive, capable de répondre aux besoins fondamentaux de la population.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Responsable du programme «Économies inclusives» au sein de Tahrir institute for Middle East Policy. (</em><a href="https://timep.org/2026/07/30/power-cuts-protests-and-lack-of-policy-tunisias-economy-under-pressure/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Timep</em></a><em>).</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NU6tBOUm5E"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/">Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=3yyxv6mqTy#?secret=NU6tBOUm5E" data-secret="NU6tBOUm5E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Bourse de Tunis &#124; Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté aidera à les réformer et à réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/">Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article, l’auteur appelle le président de la république Kaïs Saïed à œuvrer pour l’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté pour aider à les réformer, les rendre plus rentables, réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat et, ce faisant, stimuler la croissance économique globale dans le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Benbouhali</strong> *</p>



<span id="more-19356639"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Président peut-il collaborer avec la Bourse de Tunis (BVMT) pour sauver l’économie tunisienne en cette période de malaise économique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela se joue dans un contexte marqué par une forte inflation, un chômage élevé, un endettement important, une croissance économique faible, une détérioration du niveau de vie des familles tunisiennes et une conjoncture économique mondiale incertaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le président refuse de collaborer avec le FMI et les bailleurs de fonds étrangers, il dispose d’une opportunité en or : travailler avec la BVMT. Il pourrait ainsi éviter que les 105 entreprises publiques ne plombent le budget de l’État par leurs déficits en cette période difficile, tout en sauvant l’économie tunisienne dans son ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Pourquoi le gouvernement tunisien ne procède-t-il pas à l’introduction en Bourse des entreprises publiques (CPG, Steg, Etap, Stir, Stam, Sonede, etc.) ? Il pourrait utiliser les liquidités du marché boursier pour financer et réformer ces entreprises, les rendre rentables et stimuler la croissance économique globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas l’économie informelle (ou parallèle) — qui représente 40 % de l’économie réelle — afin de collecter jusqu’à 12 milliards de dinars de recettes fiscales ? Une partie de ces fonds pourrait servir à accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, évitant ainsi au gouvernement de devoir contraindre les banques à octroyer de tels prêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas le système de subventions alimentaires et énergétiques ? Une économie d’environ 5 milliards de dinars sur ce budget permettrait d’accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs ; rappelons que seule 50 % de la population tunisienne a réellement besoin de ces subventions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Pourquoi le gouvernement n’encourage-t-il pas les 65 % de Tunisiens sans compte bancaire à adopter les services bancaires mobiles et à ouvrir un compte ? Cela permettrait d’intégrer au système bancaire les 29 milliards de dinars circulant dans l’économie parallèle, offrant ainsi aux banques davantage de liquidités pour prêter au secteur privé, stimuler la production industrielle et ramener le taux de chômage à 10 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour sortir la Bourse de Tunis de la tourmente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des deux dernières semaines, la Bourse de Tunis a perdu plus de 8,5 % de sa capitalisation boursière par rapport à son pic de 21 550 points atteint début juillet 2026 ; le secteur bancaire, à lui seul, a perdu plus de 11 % de sa valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La perte globale est considérable en termes de dinars : elle équivaut à 4 400 millions de dinars, soit près de 2,6 % du PIB total de 2025 (PIB de 170 milliards de dinars / 4,4 milliards de dinars = 2,6 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix élevés du pétrole brut et de l’énergie vont faire grimper l’inflation et les taux d’intérêt bancaires, ce qui se traduira par une hausse des coûts et une baisse des bénéfices pour le secteur bancaire tunisien. Cela entraînera une nouvelle baisse de l’indice boursier tunisien, tendance qui pourrait se poursuivre tout au long du mois d’août et dans les mois à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recul lent mais constant a débuté début juillet, bien avant l’entrée en vigueur de la loi 2026-148 relative aux prêts sans intérêts ni garanties. Cela indique que d’autres facteurs ont incité les investisseurs à vendre massivement des actions cette semaine, provoquant une chute de 8,5 % de l’indice au cours des quatre dernières semaines et cette perte colossale de 4,4 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons désormais identifier et quantifier les véritables raisons pour lesquelles la Bourse de Tunis a connu deux journées très difficiles, mardi et mercredi derniers :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. l’indice boursier tunisien avait progressé de 65 % depuis le début de l’année ; les investisseurs ont donc souhaité prendre leurs bénéfices avant toute correction brutale, tirant les leçons de la chute de la Bourse sud-coréenne la semaine dernière et du recul d’autres marchés mondiaux en juillet&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier sud-coréen Kospi a perdu 25 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier indien BSE Sensex a perdu 10 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier Nasdaq-100 a perdu 7 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice de la Bourse de Tunis (Tunindex) a perdu 8,5 % de sa valeur en juillet 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le secteur bancaire connaît une liquidité limitée ; on observe une abondance de vendeurs d’actions face à une faible demande cette semaine, ce qui a entraîné une baisse des cours et fait reculer le Tunindex de 3,47 points en une seule journée mardi dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. La réduction de la liquidité bancaire destinée au secteur privé, les restrictions sur les dividendes et la contraction de 8 % du secteur financier en 2025 : la Banque centrale a incité les banques à limiter ou suspendre les versements afin de préserver leurs fonds propres et de restreindre les sorties de devises. Cette mesure a réduit la liquidité disponible pour les prêts et la génération de profits supplémentaires, pesant ainsi sur le cours de leurs actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Par ailleurs, le marasme économique tunisien et la faiblesse des investissements ont freiné la croissance de nombreuses entreprises ; neuf des 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont enregistré des pertes en 2025, affichent des capitaux propres négatifs et n’ont pas publié leurs rapports annuels depuis plus de trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces neuf entreprises représentent 12 % des sociétés cotées ; leurs pertes contribuent à la tendance baissière du marché boursier tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des recommandations en guise de conclusion :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement tunisien peut développer la Bourse de Tunis et générer davantage de richesse pour chaque famille tunisienne en collaborant avec le marché financier pour y introduire des entreprises publiques ; cela permettrait à ces sociétés de lever des capitaux pour investir et se développer, plutôt que de peser sur le budget de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. L’économie tunisienne a besoin de devises étrangères, et non de dinars — un <em>«mini-plan Marshall»</em> d’au moins 3 milliards de dollars est nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut imprimer des dinars, mais pas du pétrole brut. On peut imprimer des dinars, mais pas du gaz naturel. On peut imprimer des dinars, mais pas du blé ni des matières premières&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. En 2025, la Bourse de Tunis a progressé de 35 % et dispose d’importantes liquidités : le gouvernement peut collaborer avec elle et s’appuyer sur les entreprises publiques pour lever des capitaux et leur accorder des prêts destinés à l’investissement et à la croissance économique. Cela permettrait d’attirer davantage de dollars et d’euros, de réduire le niveau d’endettement, de créer des emplois et de stimuler une croissance économique supérieure au taux d’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le gouvernement tunisien peut collaborer avec le ministère des Finances, les banques commerciales et la Banque centrale pour réformer l’économie parallèle et accroître les recettes fiscales de 17 milliards de dinars (12 milliards issus de l’économie parallèle et 5 milliards grâce à la réforme des subventions).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement pourrait alors accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, réduisant ainsi ses besoins d’emprunt auprès des banques commerciales et de la Banque centrale, ce qui contribuerait à ramener l’inflation monétaire à 3 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5. Toutes ces mesures aideront les banques commerciales et le gouvernement à assainir les finances publiques ; les banques disposeront de davantage de liquidités pour prêter au secteur privé et soutenir la croissance économique dans un contexte mondial incertain, tout en améliorant la notation financière (Fitch Ratings) et en réduisant le niveau d’endettement de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que l’adoption des mesures susmentionnées entraînera un afflux croissant de dollars américains et d’euros en Tunisie, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée ainsi que les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. Il s’agit d’une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis ; elle favorisera la création de richesse pour chaque famille tunisienne et permettra de porter le taux d’épargne de 5 % à 15 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que l’afflux de dollars et d’euros augmentera grâce à l’adoption de ces mesures, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée, les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. C’est une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis, tout en générant davantage de richesse pour chaque famille tunisienne.<em>* Expert financier tunisien opérant en Afrique du Sud.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/">Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Russie &#124; Sous le signe de la continuité  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/12/tunisie-russie-sous-le-signe-de-la-continuite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 09:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Zolotov]]></category>
		<category><![CDATA[coopération]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed ali Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Serguei Lavrov]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Khatuntsev]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien qu'elle a toujours été une alliée de l'Occident, la Tunisie a maintenir une coopération étroite avec l’Union soviétique et, aujourd’hui la Russie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/12/tunisie-russie-sous-le-signe-de-la-continuite/">Tunisie-Russie | Sous le signe de la continuité  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En pleine guerre froide, dans les années 1960-1990, la Tunisie a toujours gardé des relations privilégiées avec le monde dit libre, c’est-à-dire les Etats-Unis et l’Europe occidentale, qui restent encore aujourd’hui ses deux principaux partenaires, mais cela ne l’a pas empêchée de maintenir une coopération étroite avec l’Union soviétique et, aujourd’hui la Russie, par souci d’indépendance et de non-alignement. Cet axe fondamental de la diplomatie tunisienne est on ne peut actuel malgré les grands chambardements géostratégiques qu’a connus le monde depuis la chute du Mur de Berlin en 1989.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19213159"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des sept dernières décennies, les relations tuniso-russes se sont développées dans divers domaines alors que de vastes perspectives s’offrent aujourd’hui pour le renforcement de la coopération bilatérale dans les secteurs de l’économie, de la santé, de l’éducation, de la culture, de la science et de la technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que le consul de Russie en Tunisie, Vladimir Khatuntsev, a affirmé lors d’un séminaire organisé le 11 juillet 2026 par l’Association d’amitié tuniso-russe pour marquer le 70<sup>e</sup> anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, sous le thème <em>«Les mutations géopolitiques en cours et le positionnement de la Tunisie dans un nouvel ordre mondial»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement a réuni des universitaires tunisiens, des chefs de missions diplomatiques accrédités en Tunisie ainsi que des personnalités s’intéressant aux affaires régionales et internationales.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dgP0qjeLB2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-tunisie-a-interet-a-developper-ses-liens-avec-la-russie/">La Tunisie a intérêt à développer ses liens avec la Russie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie a intérêt à développer ses liens avec la Russie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-tunisie-a-interet-a-developper-ses-liens-avec-la-russie/embed/#?secret=ySfi2IhmCM#?secret=dgP0qjeLB2" data-secret="dgP0qjeLB2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les échanges commerciaux ont triplé ces dernières années</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le consul de Russie, dont les propos ont été rapportés par <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/1523330/%D8%B3%D8%A8%D8%B9%D9%8A%D9%86%D9%8A%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D9%84%D8%A7%D9%82%D8%A7%D8%AA-%D8%B1%D9%88%D8%B3%D9%8A%D8%A7-%D8%AA%D8%B4%D9%8A%D8%AF-%D8%A8%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D8%A7%D9%83%D8%A9-%D9%85%D8%B9-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaique FM</a>, a expliqué que la Commission mixte tuniso-russe, dont la première remonte à 1999, doit tenir sa neuvième session en Tunisie avant la fin de l’année, avec pour objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération, notamment dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et des infrastructures. Il a également souligné les progrès réalisés en matière de coopération sanitaire, mettant en avant la signature, ces derniers mois, d’un programme de coopération conjointe entre les ministères de la Santé des deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, le diplomate russe a souligné que la Tunisie est devenue l’un des cinq principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique, le volume des échanges entre les deux pays atteignant environ 1,8 milliard de dollars — un chiffre qui a triplé ces dernières années. Il a ajouté que la Russie demeure un fournisseur clé de produits pétroliers et de céréales pour la Tunisie, exprimant l’espoir que l’accord de libre-échange actuellement en négociation avec l’Union économique eurasiatique contribuerait à renforcer la coopération économique et les investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de tourisme, le consul de Russie a souligné que la Tunisie occupe une place privilégiée pour les touristes russes, ce qui favorise le développement du secteur touristique ainsi que l’intensification des échanges humains et culturels entre les deux nations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un millier d’étudiants tunisiens dans les universités russes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également mis en exergue l’importance de la coopération dans le domaine de l’éducation, rappelant que le gouvernement russe octroie chaque année 80 bourses à des étudiants tunisiens, tandis qu’environ un millier d’étudiants tunisiens poursuivent actuellement leurs études dans diverses disciplines au sein d’universités russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que la coopération culturelle connaît également une dynamique soutenue, comme en témoignent la participation de troupes de théâtre russes à des événements culturels en Tunisie et la présence d’athlètes russes lors de compétitions internationales organisées par la Tunisie, parallèlement à la participation de metteurs en scène, journalistes et chefs tunisiens à des festivals et concours organisés en Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Khatuntsev a également souligné l’intérêt croissant pour l’enseignement de la langue russe dans les établissements éducatifs tunisiens, précisant que la fondation Russkiy Mir (Monde russe) a récemment apporté son soutien — notamment sous forme de matériel pédagogique, de livres et de mobilier pour les salles de classe de russe — afin de favoriser les échanges culturels entre les deux nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les domaines de la science et de la technologie, le consul de Russie a souligné les étapes clés de la coopération, rappelant la visite en Tunisie, en avril dernier, du cosmonaute russe Kirill Alexandrovitch Peskov — un événement qui a suscité un vif intérêt pour ses conférences — ainsi que la collaboration ayant abouti au lancement, en 2021, du satellite tunisien Challenge 1 à bord d’une fusée russe depuis le cosmodrome de Baïkonour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplomate a conclu en soulignant que les deux parties poursuivent leurs efforts pour finaliser un accord intergouvernemental de coopération dans l’exploration et l’utilisation de l&rsquo;espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques, reflétant ainsi une volonté commune d’ouvrir de nouveaux horizons au partenariat tuniso-russe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Mohamed Ali Nafti et Sergueï Lavrov, ont échangé, samedi 11 juillet, deux messages de félicitations, dans lesquels ils ont souligné la profondeur et la solidité des relations d’amitié et de coopération qui unissent la Tunisie et la Russie, et qui trouvent leur fondement dans l’ancienneté et l’ancrage des liens historiques et économiques unissant les deux peuples amis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils se sont félicités du niveau privilégié des relations bilatérales, qui n’ont cessé de se développer et qui reposent sur un dialogue fondé sur le respect mutuel, l’intérêt commun et sur une coopération fructueuse dans de nombreux domaines.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c1yx3Z9r84"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/22/la-tunisie-et-la-russie-favorables-a-un-monde-multipolaire/">La Tunisie et la Russie favorables à un monde multipolaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et la Russie favorables à un monde multipolaire » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/22/la-tunisie-et-la-russie-favorables-a-un-monde-multipolaire/embed/#?secret=DFPZlZtixx#?secret=c1yx3Z9r84" data-secret="c1yx3Z9r84" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Explorer de nouvelles opportunités de coopération </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également réaffirmé leur volonté commune de continuer à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, et de les porter vers de nouveaux horizons en explorant de nouvelles opportunités de coopération dans des secteurs prometteurs et à forte valeur ajoutée, afin de répondre aux aspirations des deux peuples amis, tout en poursuivant leurs consultations au sein des différentes organisations et instances régionales et internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l’ambassade de Russie à Tunis a rappelé que l’<em>«Union soviétique»</em> et la Tunisie avaient procédé, dans les années 1960, à la nomination réciproque d’ambassadeurs, marquant ainsi le début d’un développement progressif des relations politiques et économiques bilatérales. Moscou a aussi lancé des programmes pour permettre à des étudiants tunisiens de suivre des études dans les universités soviétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur du tourisme compte actuellement parmi les principaux domaines de coopération entre la Russie et la Tunisie, souligne l’ambassade dans son communiqué et rappelle qu’<em>«en 2019, au pic de la saison touristique, près de 650 000 citoyens russes ont visité la Tunisie»</em>. Ce secteur recèle un fort potentiel de croissance et de renforcement des relations bilatérales, estime l’ambassade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle rappelle la visite du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Tunisie en décembre 2023, au cours de laquelle il a été reçu par le président de la République Kais Saïed, ainsi que sa rencontre avec son homologue tunisien, le 20 décembre 2025, en marge de la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat russe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un ordre mondial juste et multipolaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les deux pays s&rsquo;accordent sur l’importance d’établir un ordre mondial juste et multipolaire, fondé sur le respect total des principes fondamentaux du droit international énoncés dans la Charte des Nations unies, dont au premier lieu le principe de l’égalité dans la souveraineté des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures»</em>, souligne le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, l’ambassadeur de Russie en Tunisie, Alexandre Zolotov, a souligné que la Tunisie constitue un partenaire traditionnel et fiable de la Russie en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, mettant en avant une volonté commune de poursuivre le développement de la coopération bilatérale dans les différents domaines et de renforcer le dialogue politique entre les deux parties.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les messages codés de Rome à Carthage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/les-messages-codes-de-rome-a-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 09:26:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Ghribi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article du journal ‘‘Il Foglio’’ a suscité la polémique à Tunis, parce que la scène politique tunisienne traverse une période de profond vide. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/les-messages-codes-de-rome-a-la-tunisie/">Les messages codés de Rome à Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’article du journal ‘<a href="https://www.ilfoglio.it/esteri/2026/05/01/news/si-cerca-il-successore-di-saied-nella-tunisia-senza-soldi-ne-diritti--324363" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘Il Foglio’’ </a>(droite libérale) a suscité la polémique en Tunisie, non pas par sa force intrinsèque, mais parce que la scène politique tunisienne traverse une période de profond vide. Pour y remédier, il ne faut ni nier les faits ni recourir à des accusations de trahison, mais combler ce vide politique par de véritables alternatives nationales qui relégueront tout article étranger au rang de simple fait divers, et non d’événement fondateur.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sami Jallouli </strong>*</p>



<span id="more-18737201"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">J’ai lu les articles publiés dans le quotidien italien <em>‘‘Il Foglio’’</em> ces derniers jours et j’ai préféré attendre que la situation s’éclaircisse et que la vérité émerge de ce débat avant de formuler une opinion ou une analyse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La parution de cet article dans un journal italien ne saurait être considérée comme arbitraire, surprenante, ni même comme une publicité déguisée, contrairement à ce que certains ont suggéré. L’Italie est le partenaire européen le plus concerné par la situation tunisienne, notamment en matière de migration et de stabilité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Historiquement, la Tunisie et l’Italie partagent des préoccupations communes depuis l’époque de Carthage et de Rome&nbsp;; tantôt l’Italie est préoccupée par nous, tantôt nous par elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’entrer dans les détails, convenons d’un point crucial&nbsp;: tout Tunisien, qu’il réside au pays ou à l’étranger, jouit de la plénitude de ses droits politiques, y compris le droit de se présenter à toute élection, municipale, législative ou présidentielle. Ce droit n’est pas une faveur accordée par quiconque&nbsp;; c’est un droit constitutionnel. Réduire le processus démocratique à des accusations de trahison simplement parce qu’un nom apparaît dans des articles étrangers constitue une simplification excessive de l’action politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Apaiser les tensions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis enclin à croire que la publication de cet article à ce moment précis, et la mention d’une personne en particulier (l’homme d’affaires tuniso-italien <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/29/le-groupe-italien-san-donato-lorgne-le-secteur-de-la-sante-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kamel Ghribi</a>, Ndlr), pourraient constituer une fuite de renseignements servant l’un des deux objectifs suivants : la première possibilité est que l’article ait servi à sonder l’opinion publique et le régime. Les puissances extérieures utilisent souvent la presse pour semer le trouble et observer les réactions. En fonction de ces réactions, des centres de recherche spécialisés évaluent la réaction du régime et le comportement de l’opinion publique, puis formulent des recommandations aux décideurs internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se peut que Kamel Ghribi ne soit pas la cible visée, mais plutôt une figure emblématique de l’économie et un homme aux réseaux transnationaux. C’est une personnalité qui séduit en temps de crise car il ne s’appuie pas sur la politique partisane traditionnelle et a accès aux finances publiques et à des réseaux d’influence internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde possibilité est que l&rsquo;article vise à provoquer un choc politique, forçant le régime en place à prendre conscience de la nécessité d’une véritable transparence face aux tensions actuelles et l’obligeant à modifier son comportement politique afin d’apaiser les tensions avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une polémique effective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la publication de cet article, j’ai constaté que beaucoup s’interrogent sur l’intervention italienne. Il suffit de rappeler les circonstances de la transition de 1987. L’Italie et l’Algérie ont joué un rôle central dans l’orchestration de cette transition, l’objectif étant alors de sécuriser le gazoduc [reliant les deux pays via le territoire tunisien, Ndlr] et d’empêcher toute faction, dans le chaos ambiant, de le saboter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est essentiel de comprendre que tant que le gazoduc transitera par la Tunisie, Rome conservera des intérêts vitaux dans le paysage politique tunisien. À l’inverse, le rôle de la France se résume souvent à une réaction tardive. Prise au dépourvu par les changements de régime de 1987 et 2011, la France n’a eu d’autre rôle que de saisir les opportunités et de participer aux arrangements post-transitionnels par le biais de nominations ponctuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;article d’<em>‘‘Il Foglio’’</em> a suscité la polémique, ce n’est pas par sa force intrinsèque, mais parce que la scène politique tunisienne traverse une période de profond vide. Pour surmonter cette crise, il ne faut ni la nier ni recourir à des accusations de trahison, mais combler ce vide politique par de véritables alternatives nationales qui relégueront tout article étranger au rang de simple fait divers, et non d’événement fondateur.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Conseiller juridique</em>.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Qui est Kamel Ghribi ? </strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SXdAuYYE2A"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/29/le-groupe-italien-san-donato-lorgne-le-secteur-de-la-sante-en-tunisie/">Le groupe italien San Donato lorgne le secteur de la santé en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le groupe italien San Donato lorgne le secteur de la santé en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/29/le-groupe-italien-san-donato-lorgne-le-secteur-de-la-sante-en-tunisie/embed/#?secret=YOxzSC9hGc#?secret=SXdAuYYE2A" data-secret="SXdAuYYE2A" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 09:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[énergie solaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si la Tunisie avait accepté en 2023 le prêt du FMI, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en bien meilleure situation. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie fait partie intégrante de l’économie mondiale et des accords de Bretton Woods. Elle doit collaborer avec les institutions internationales et ne peut s’isoler du système financier et monétaire mondial. Si le président Kaïs Saïed avait accepté, en 2023, le prêt du FMI d’un montant de 1,9 milliard de dollars US assorti d’un taux d&rsquo;intérêt de 3 %, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en meilleure situation et nos entreprises auraient disposé des fonds nécessaires à la réalisation des cinq projets d’énergie solaire récemment attribués à des entreprises étrangères. Et la notation de la Tunisie par Fitch Rating se serait considérablement améliorée pour atteindre, aujourd’hui, BBB-.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Benbouhali</strong> *</p>



<span id="more-18721757"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed aurait pu prendre cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne dans le contexte économique mondial incertain et se préparer aux conséquences de la guerre Iran-États-Unis et aux pénuries de pétrole et de produits alimentaires. Ces mesures, présentées ci-dessous, je les avais proposées depuis 2023. Mais elles n’ont pas retenu l’attention des décideurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement tunisien aurait pu prendre cinq mesures pour aider les entreprises tunisiennes à investir dans des projets d’envergure, réduire le déficit énergétique, générer davantage de devises étrangères et créer des milliers d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 1</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu verser 300 millions de dollars US à Steg pour la construction des centrales solaires de 600 MW, conservé tous les bénéfices en Tunisie, réduit la dette de Steg et le déficit énergétique tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 2</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à l’Etap pour l’exploration de pétrole brut et de gaz naturel en Algérie et en Libye, puis vendu ce pétrole brut et ce gaz naturel sur les marchés mondiaux, et rapatrié les bénéfices en devises étrangères (dollars américains) au Trésor tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’aurait besoin que de 5 puits de pétrole brut en Algérie ou en Libye pour produire 80 000 barils par jour (la consommation quotidienne de la Tunisie est de 110 000 barils par jour, et sa production n&rsquo;est que de 30 000 barils par jour).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 3</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la CPG pour l’acquisition de nouveaux équipements, permettant ainsi une production de 8 millions de tonnes et la génération de bénéfices en dollars américains. Ces bénéfices seraient restés intégralement en Tunisie, réduisant ainsi la dette de CPG et portant les réserves de change à 150 jours d’importation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 4</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à Tunisair pour la location de trois nouveaux avions et pour couvrir les coûts supplémentaires liés au kérosène. Ceci aurait permis d’attirer davantage de touristes en Tunisie, d’accroître les réserves de change, de réduire la dette de Tunisair et de conserver l’intégralité des bénéfices en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 5</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la BNA et à la STB afin de leur permettre d’octroyer davantage de prêts au secteur privé et de stimuler la croissance économique. Les prêts et les investissements du secteur privé auraient permis d’accroître la capacité de production, d’augmenter le produit intérieur brut et de réduire la dette publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gP4lqfZL74"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/">Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/embed/#?secret=XfBHarqTvr#?secret=gP4lqfZL74" data-secret="gP4lqfZL74" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Classement de la liberté de la presse &#124; La Tunisie recule de 8 places  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 07:39:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi 54]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zeghidi]]></category>
		<category><![CDATA[RSF]]></category>
		<category><![CDATA[SNJT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a reculé de 8 places en un an dans le Classement de la liberté de la presse 2026 publié par RSF. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/">Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Reporters Sans Frontières (RSF) a dévoilé le <a href="https://rsf.org/fr/pays/tunisie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Classement de la liberté de la presse 2026</a>. «Plus de la moitié des pays du monde sont en situation “difficile” ou “très grave” : c’est un constat sans précédent dans l’histoire» de ce classement. La Tunisie, pour sa part, a reculé de 8 places en un an, passant du 129<sup>e</sup> rang en 2025 (avec une moyenne de 43,48%) au 137<sup>e</sup> (40,43%). Quand on sait que la Tunisie était classée 72e en 2020, on mesure le recul enregistré en six ans (65 places). Nous reproduisons ci-dessous la fiche Tunisie de ce rapport.</em></strong></p>



<span id="more-18710572"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la révolution de 2011 qui a poussé le président Ben Ali hors du pays, la Tunisie connaît une transition démocratique à rebondissements. Le coup de force du président Kaïs Saïed, en juillet 2021, fait craindre un recul de la liberté de la presse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Paysage médiatique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la révolution de 2011, le paysage médiatique&nbsp;s&rsquo;est diversifié, mais la crise économique a fragilisé l&rsquo;indépendance de nombreuses rédactions, soumises aux intérêts politiques et&nbsp;économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partisans du président Kaïs Saïed ont pris une place prépondérante dans les médias, imposant un discours&nbsp;en sa faveur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pressions sur la presse critique pour imposer le récit officiel sont de plus en plus fortes, et prennent notamment la forme de la suspension des médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la couverture des sujets politiques s’est considérablement réduite dans quasiment tous les médias, la radio&nbsp;<em>Diwan FM</em>&nbsp;arrive à maintenir un traitement pluraliste et critique de l&rsquo;actualité politique. Les podcasts et débats d’<em>Alqatiba</em>, de&nbsp;<em>Rachma</em>&nbsp;et de&nbsp;<em>Nawaat</em>&nbsp;gagnent en audience et le site d’information francophone&nbsp;<em>Business News&nbsp;</em>s&rsquo;impose aussi comme alternative dans un espace médiatique de plus en plus contraint. La télévision est le média le plus&nbsp;suivi devant la radio, dont la principale est&nbsp;<em>Mosaïque FM</em>. La presse en ligne est très suivie, alors que la presse papier est en perte de vitesse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contexte politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise politique qui secoue le pays et l’engagement ambigu de Kaïs Saïed pour la liberté de la presse ont d’importantes répercussions. Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2019, le palais de Carthage ne reçoit plus les journalistes malgré les protestations du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Depuis 2021, le paysage médiatique est dominé par un discours uniforme favorable au président, malgré la résistance de certains médias. Le président de la République est allé jusqu’à convoquer, en 2024 et en 2025, les médias publics pour les inciter à participer à ce qu’il a appelé&nbsp;<em>«la guerre de libération nationale»</em>, en se concentrant sur les questions citoyennes selon sa propre vision.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cadre légal</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle constitution&nbsp;de juillet 2022, dotant le président de larges pouvoirs législatifs au détriment des contre-pouvoirs qui existaient jusque-là, a mis en péril la séparation des pouvoirs et fait peser une lourde menace sur les acquis de la révolution tunisienne en matière de liberté de la presse. L’affaiblissement de l’indépendance du pouvoir judiciaire fait craindre que son interprétation des restrictions en serve des intérêts politiques sous couvert de prétendus impératifs sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, la justice tunisienne continue de se baser sur des textes hérités de l’ère Ben Ali, au lieu de s’appuyer sur les décrets-lois de 2011 plus favorables à la liberté de la&nbsp;presse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;ce contexte de&nbsp;<a href="https://rsf.org/fr/un-rapport-%C3%A0-point-nomm%C3%A9-journalisme-en-tunisie-lheure-de-v%C3%A9rit%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détérioration</a>&nbsp;de l’environnement politique, le&nbsp;<a href="https://rsf.org/fr/un-d%C3%A9cret-loi-sans-pr%C3%A9c%C3%A9dent-criminalisant-les-rumeurs-et-fausses-nouvelles-menace-l-exercice-du" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décret-loi 54</a>&nbsp;de septembre 2022, censé lutter contre les <em>«fausses informations»</em>, représente également une nouvelle menace pour la liberté de la presse dans le pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contexte économique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médias sont tributaires des annonceurs privés, qui détiennent parfois des parts dans leur capital et peuvent être proches du milieu politique. Ce contexte menace l’indépendance éditoriale des rédactions. Leurs revenus publicitaires dépendent également de leur audience, dont le calcul est peu encadré et fortement contesté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin,&nbsp;le modèle économique des médias écrits, basé sur les abonnements, la publicité et les ventes, est en perte de vitesse en raison de la baisse de ces dernières et du rétrécissement du marché publicitaire. L’absence de solutions économiques durables a également poussé plusieurs chaînes privées à se résigner à diffuser un contenu largement consacré à la vente, au détriment de l’information.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contexte socioculturel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux sociaux sont régulièrement utilisés par les partisans du président de la République pour lancer des campagnes de désinformation, décrédibiliser la presse, et instiller méfiance et confusion chez les électeurs. Les violences&nbsp;verbales à l’endroit des médias se sont multipliées ces dernières années.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sécurité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les intimidations envers les journalistes se banalisent. Le harcèlement des journalistes est devenu courant en Tunisie, où les acteurs médiatiques sont arrêtés et poursuivis en justice en raison de leur travail ou même de leur solidarité avec leurs collègues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, un nouveau record a été enregistré avec plus de dix journalistes visés par des procédures judiciaires pour avoir exercé leur travail, à l’instar du journaliste Mourad Zeghidi, détenu depuis le 11 mai 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/">Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne et crise énergétique &#124; 7 milliards de dinars à trouver</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Ben Bouhali]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour gérer la crise énergétique liée à la  guerre israélo-américaine contre l’Iran, la Tunisie a besoin de mobiliser 7 milliards de dinars. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment gérer la crise énergétique engendrée par la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran ? Nous avons besoin de dollars et d’euros, pas de dinars de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Utiliser les fonds de la BCT ferait grimper l’inflation jusqu’à 15 %, pénalisant les classes moyennes et populaires et ruinant le dinar.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Ben Bouhali</strong> *</p>



<span id="more-18459290"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed n’a d’autre choix que de se préparer aux répercussions de la guerre d’Iran :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Plus de 100&nbsp;000 Tunisiens travaillent dans les pays du Golfe, et nous ignorons combien d’entre eux perdront leur emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le prix du pétrole brut a dépassé 92&nbsp;dollars le baril de Brent, et celui du gaz naturel a augmenté de 20&nbsp;% en une seule semaine, ce qui entraînera un déficit énergétique et commercial plus important cette année et l’année prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Les petites et moyennes entreprises auront des difficultés à augmenter leur chiffre d’affaires cette année en raison de la hausse des coûts de l’énergie et de l’augmentation des frais de financement et d’assurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le taux de chômage pourrait atteindre 17 %, et le chômage des jeunes dépasser 40 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 1</strong> : L’article 11 du budget 2026 autorise le gouvernement tunisien à lever 7 milliards de dinars sur le marché obligataire islamique. Le président Kaïs Saïed, avec l’appui de la BCT, pourrait solliciter l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar pour financer le gouvernement tunisien par le biais de ces obligations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 2 :</strong> La Bourse de Tunis a progressé de 35 % en 2025, et la liquidité y dépasse 8 milliards de dinars. Le gouvernement tunisien pourrait introduire en bourse 5 % des actions de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) et 5 % des actions de la la Compagnie des  Phosphates de Gafsa (CPG) afin d’utiliser le produit de cette vente pour combler le déficit budgétaire. Il pourrait également racheter ces actions après cinq ans, une fois l’économie tunisienne redressée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 3</strong> : L’an dernier, j’ai recommandé au gouvernement tunisien de recourir aux services du FMI pour redresser l’économie tunisienne, puisqu’il respectait déjà les conditions du Fonds sans contracter d’emprunts. Aujourd’hui, le gouvernement tunisien pourrait solliciter un financement de 3 milliards de dollars auprès du FMI pour faire face à la crise d’approvisionnement énergétique, porter ses réserves de change à l’équivalent de 150 jours d’importations, renforcer le dinar et relancer l’économie tunisienne.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Kaïs Saïed menace : «Pas de répit pour les traîtres !»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/25/tunisie-kais-saied-menace-pas-de-repit-pour-les-traitre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 11:52:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[Constitution du 25 juillet 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17974658</guid>

					<description><![CDATA[<p>«Le tribunal de l’Histoire a rendu son verdict définitif. Il n’y aura pas de répit pour les traîtres ni de retour en arrière», a menacé le président Kaïs Saïed. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/25/tunisie-kais-saied-menace-pas-de-repit-pour-les-traitre/">Tunisie | Kaïs Saïed menace : «Pas de répit pour les traîtres !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Le tribunal de l’Histoire a rendu son verdict définitif. Il n’y aura pas de répit pour les traîtres ni de retour en arrière», a déclaré le président Saïed, droit dans ses bottes, lors de sa rencontre avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzeri, lundi 24 novembre 2025, au Palais de Carthage.</em></strong></p>



<span id="more-17974658"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la République s’est une nouvelle fois attaqué à ceux qui, au sein de l’administration publique <em>«considèrent leur poste comme une fin en soi et ne cherchent que les privilèges».</em> <em>«Ils n’ont aucune place auprès du peuple tunisien. Le pouvoir est une responsabilité et un lourd fardeau»,</em> a-t-il dit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kaïs Saïed a également insisté sur le fait que <em>«l’État ne restera pas les bras croisés face à ceux qui maltraitent les citoyens, sous quelque forme que ce soit.»</em> Cet avertissement s’adresse à <em>«ceux qui ont hypothéqué le pays, cherché à le diviser ou à brader ses ressources, </em>[et qui] <em>seront poursuivis»</em>, a-t-il menacé. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Chaque responsable œuvre actuellement dans le cadre de la Constitution du 25 juillet 2022 et il doit toujours garder à l’esprit les attentes légitimes du peuple»</em>, a aussi affirmé le locataire du Palais de Carthage, selon  le même communiqué, laissant ainsi entendre que certains hauts responsables œuvrent encore en dehors du système politique qu&rsquo;il avait mis en place au lendemain de la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, et des réformes institutionnelles initiées dans la foulée.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/19513640-le-pr%C3%A9sident-sa%C3%AFed" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/25/tunisie-kais-saied-menace-pas-de-repit-pour-les-traitre/">Tunisie | Kaïs Saïed menace : «Pas de répit pour les traîtres !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>A Gabès, tout bouge pour que rien ne change  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 07:45:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Crise environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[gaz toxique]]></category>
		<category><![CDATA[GCT]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe chimique]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Gabès, les rejets de gaz toxiques des usines chimiques continuent de provoquer des cas d'asphyxie parmi les enfants. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La crise environnementale à Gabès est loin d’être encore résolue, puisque les habitants continuent de manifester en masse contre les rejets de gaz toxique des unités du Groupe chimique tunisien (GCT) et d’exiger leur démantèlement.</em></strong> <em>(Photo : rejet de gaz toxiques des unités du GCT).</em></p>



<span id="more-17910516"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que de nouveaux cas d’asphyxie sont enregistrés (<a href="https://www.facebook.com/reel/1147362580883224" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>), notamment parmi les enfants, et que les parents crient leur colère face à l’indifférence et à l’inaction des autorités régionales et centrales, celles-ci ne semblent pas prêtes à tenir leur promesse faite depuis 2017 de démanteler les usines d’engrais chimiques qui ont fait des ravages sur la santé de la population et les équilibres écologiques de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les incessants appels du président de la république Kaïs Saïed à trouver des solutions urgentes à la crise environnementale à Gabès ne semblent pas suivis d’actions concrètes sur le terrain. Commentaire désabusé d’un activiste&nbsp;: <em>«Trop de paroles, peu d’actions&nbsp;! Les gens sont fatigués d’attendre.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Hier soir, vendredi 15 novembre 2025, les autorités ont répondu aux mobilisations populaires par un renforcement du déploiement sécuritaire autour de unités du CPG, qui continuent de carburer à plein régime.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Kaïs Saïed dénonce la «corruption endémique» dans le secteur éducatif</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/kais-saied-denonce-la-corruption-endemique-dans-le-secteur-educatif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 09:16:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Centre national pédagogique]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée scolaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed a une nouvelle fois dénoncé la «corruption endémique» dans certains établissements éducatifs. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/kais-saied-denonce-la-corruption-endemique-dans-le-secteur-educatif/">Kaïs Saïed dénonce la «corruption endémique» dans le secteur éducatif</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors de sa visite «surprise» au Centre national pédagogique (CNP), jeudi 21 août 2025, à quelques semaines de la rentrée scolaire 2025-2026, Kaïs Saïed a une nouvelle fois dénoncé la «corruption endémique» dans certains établissements éducatifs, dont se sont plaints certains agents du centre.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/1475448416811855" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<span id="more-17304273"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la République a aussi menacé de poursuites judiciaires <em>«quiconque s’est rendu coupable de corruption»</em>. <em>«Il n’y a pas de place pour les criminels au sein des institutions de l’État»</em>, a-t-il plaidé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a en outre appelé à assainir le pays et à traduire en justice tous ceux qui ont commis des <em>«forfaits contre le peuple»</em>, assurant que le processus de réforme, qu’il a initié à partir de la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, se poursuivra malgré les obstacles mis sur son chemin. <em>«L’État ne reculera pas»</em>, a-t-il lancé, ajoutant que les responsables dignes de ce nom sont ceux qui servent l’intérêt général et n’obéissent pas à des ordres occultes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Kais-Saied-Mellassine-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17304368" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Kais-Saied-Mellassine-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Kais-Saied-Mellassine-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Kais-Saied-Mellassine-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Kais-Saied-Mellassine-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Kais-Saied-Mellassine-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Kais-Saied-Mellassine-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Kais-Saied-Mellassine.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La distribution des manuels et cahiers subventionnés ne doit pas être considérée comme une <em>«aide»</em> ou une <em>«faveur»</em>, a affirmé Saïed, ajoutant qu’il s&rsquo;agit d’<em>«un droit légitime pour chaque enfant tunisien et non une charité»</em>. <em>«Je déteste le mot ‘‘aide’’», </em>a-t-il insisté, enadressant un message d’encouragement aux élèves et aux personnes à besoins spécifiques, saluant leurs <em>«remarquables réalisations»</em> et les qualifiant de <em>«personnes exceptionnelles»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Saïed, grand adepte de la théorie du complot, a fustigé, sans les nommer, les parties qui, selon lui, <em>«tentent d’entraver le fonctionnement de l’État et de saboter la marche du pays»</em>. Ce sont ces ombres&nbsp;malfaisantes tapies au cœur de l’Etat qui, à l’en croire, l’empêchent de mettre en œuvre la grande révolution sociale dont il rêve pour la Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/1475448416811855" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="t3PTWkcx4V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/tunisie-kais-saied-occupe-de-terrain/">Tunisie | Kaïs Saïed occupe de terrain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Kaïs Saïed occupe de terrain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/tunisie-kais-saied-occupe-de-terrain/embed/#?secret=S9hoIc6rDK#?secret=t3PTWkcx4V" data-secret="t3PTWkcx4V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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