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	<title>Archives des langue française - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des langue française - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tahar Bekri &#124; De Gabès là où la poésie le mène</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/tahar-bekri-de-gabes-la-ou-la-poesie-le-mene/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 07:06:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sadegh Hedayat]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec Tahar Bekri, grand poète tunisien et lauréat du Prix de la langue et de la littérature françaises de l’Académie française. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/tahar-bekri-de-gabes-la-ou-la-poesie-le-mene/">Tahar Bekri | De Gabès là où la poésie le mène</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tahar Bekri, grand poète tunisien et lauréat du Prix de la langue et de la littérature françaises de l’Académie française, 2019, fut l’un des premiers écrivains et poètes d’Afrique du Nord que j’ai rencontrés dès mes premiers jours à Paris. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=DoQNacBP4hA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>.</em></strong></p>



<p><strong>Mostafa Khalaji</strong></p>



<span id="more-17910282"></span>



<p>Tahar Bekri, maître de conférences honoraire à l’Université Paris-Nanterre, aujourd’hui âgé de soixante-quatorze ans, vit à Paris depuis 1976. Il est l’auteur de dizaines de recueils de poésie, d’essais et de traduction poétique. Ses œuvres ont été traduites en plusieurs langues, notamment, en russe, anglais, italien, espagnol et turc, et ont fait l’objet de recherches universitaires tunisiennes et étrangères.</p>



<p>Le poète appartient à une génération d’intellectuels tunisiens ayant grandi dans le contexte de la modernisation initiée par Habib Bourguiba, père de l’indépendance tunisienne.</p>



<p>Poète bilingue, écrivant à la fois en arabe et en français, il attribue sa maîtrise de ces deux langues à la tradition d’un enseignement moderne, bilingue en Tunisie, instauré bien avant la colonisation.</p>



<p>Bekri a composé ses premiers poèmes à l’âge de treize, quatorze ans, après la mort de sa mère quand il avait dix ans, et ce dans sa palmeraie natale, Gabès, dans le sud tunisien. Il fut très tôt encouragé par ses enseignants à Sfax.</p>



<p>La langue française lui a offert la possibilité d’exprimer plus librement ses émotions et se libérer de la complexité de la tradition poétique et métrique arabe.</p>



<p>Bekri possède une connaissance remarquable de la littérature persane et même turque.</p>



<p>Dans l’entretien que j’ai eu avec lui, à son domicile parisien, il a souligné qu’avant de découvrir la poésie persane, il avait pris connaissance de la culture persane à travers la langue arabe : <em>«Les auteurs persans comptent parmi les fondateurs de la prose arabe, comme Ibn Al-Muqaffa’, il en est de même pour la pensée philosophique»</em>.</p>



<p>En évoquant l’influence de Hafez sur Goethe, Bekri a ajouté qu’un lecteur curieux pouvait découvrir la poésie persane, même à travers la littérature occidentale : <em>«Le XVIIIᵉ siècle occidental a été marqué par la pensée et la poésie persanes. C’est une réalité.»</em></p>



<p>Il connaît également la littérature iranienne contemporaine, notamment, la poésie d’Ahmad Shamlou et les récits de Sadegh Hedayat.</p>



<p><em>«Les poètes iraniens d’aujourd’hui</em>, confie le poète, <em>sont des poètes qui luttent contre l’injustice et le fanatisme. Ils aspirent à la liberté, et les thèmes qu’ils abordent — tels que l’amour de la patrie et l’exil — sont des thèmes modernes, en accord avec les recherches et les explorations de la poésie contemporaine.»</em></p>



<p>Bekri admire la <em>«dimension intérieure»</em> dans la création des Iraniens, pleine <em>«d’amour de la vie et du refus de la mort»</em>, et souligne : <em>«L’univers philosophique de la poésie persane est d’une grande profondeur.»</em></p>



<p>Tout en regrettant de ne jamais avoir voyagé en Iran, il dénonce en revanche <em>«l’islamisme extrémiste, rigide et fanatique»</em> qui s’est imposé après la révolution iranienne, et qui, selon lui, n’utilise la politique que comme un instrument de conquête du pouvoir.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Vidéo de l’entretien.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="گفتگو با طاهر بکری، شاعر تونسی Interview avec TAHAR BEKRI" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/DoQNacBP4hA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/tahar-bekri-de-gabes-la-ou-la-poesie-le-mene/">Tahar Bekri | De Gabès là où la poésie le mène</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Vient de paraître : Une généalogie poétique de la littérature nord-africaine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/20/vient-de-paraitre-une-genealogie-poetique-de-la-litterature-nord-africaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 08:18:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkebir Khatibi]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwahab Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[littérature nord-africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Khaïreddine]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Djaout]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Connolly]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Université de Yale aux Etats-Unis publie une "Une généalogie poétique de la littérature nord-africaine". </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/20/vient-de-paraitre-une-genealogie-poetique-de-la-litterature-nord-africaine/">Vient de paraître : Une généalogie poétique de la littérature nord-africaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘A Poetic Genealogy of North African Literature’’ (</em></strong><strong><em>Une généalogie poétique de la littérature nord-africaine)&nbsp;: </em></strong><strong><em>cet ouvrage </em></strong><strong><em>de Thomas Connolly</em></strong><strong><em> est sérieux, exigeant, bien documenté, à la fois érudit et facile d’accès. Il étudie en sept chapitres, avec de nombreuses références et notes à l’appui, quelques figures importantes de la littérature de langue française du Maghreb.</em></strong></p>



<span id="more-15232654"></span>



<p>Les auteurs qui y sont abordés sont Jean Amrouche, Jean Sénac, Mohammed Khaïr-Eddine, Tahar Djaout, Abdelkebir Khatibi, Abdelwahab Meddeb et un surprenant et pertinent article consacré à Rimbaud et le monde arabo-musulman.</p>



<p>Un effort de recherche fort louable sur les bases, les origines et les contours de la poésie maghrébine francophone, entre racines et modernité, histoire reculée et contemporaine, appartenance identité et ouverture, Bien sûr, il ne s’agit pas d’une anthologie, complète ni exhaustive et on regretterait l’absence de voix comme celles de Mohamed Dib, Tahar Ben Jelloun ou Abdellatif Laâbi mais d’approches cherchant à donner des exemples au lecteur anglophone des clefs pour ouvrir une écriture et un domaine, de plus en plus étudié dans les universités américaines. Est-ce un choix de l’auteur ou un hasard, les auteurs étudiés nous ont tous quittés et ce serait presque un hommage que l’auteur leur rend.</p>



<p>Thomas Connolly est Associate professor de français à la prestigieuse Yale University, à New York, on lui doit aussi d’autres travaux sur la littérature du Maghreb, notamment l’important <em>Volume North African Poetry in french</em> (Yale French Studies, 137-138, 2020, Yale University).</p>



<p>La même université a publié en 2004 une imposante anthologie de 650 pages du 20<sup>e</sup> siècle <em>French Poetry</em> par Mary Ann Caws et où figurent quelques poètes du Maghreb. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><strong><em>‘<a href="http://www.nupress.northwestern.edu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘A Poetic Genealogy of North African Literature’’</a>, Northwestern University Press, USA, 306 p., 2025. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/20/vient-de-paraitre-une-genealogie-poetique-de-la-litterature-nord-africaine/">Vient de paraître : Une généalogie poétique de la littérature nord-africaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ouverture des inscriptions au concours du Prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/28/ouverture-des-inscriptions-du-prix-abdelwaheb-ben-ayed-de-litterature/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 22:38:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[candidature]]></category>
		<category><![CDATA[FABA]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Abdelwaheb Ben Ayed]]></category>
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		<category><![CDATA[recueil]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouverture des inscriptions au concours du Prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/28/ouverture-des-inscriptions-du-prix-abdelwaheb-ben-ayed-de-litterature/">Ouverture des inscriptions au concours du Prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Fondation Abdelwaheb Ben Ayed a l’honneur et le plaisir de vous annoncer l’ouverture des inscriptions au concours du Prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature dans sa troisième édition 2023 et ce à partir du 23 janvier courant.</em></strong></p>



<span id="more-6225012"></span>



<p>Cette troisième édition récompense la meilleure œuvre dans les catégories littéraires suivantes :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Le roman ou le recueil de nouvelles en langue arabe : 20.000 DT</li>



<li>Le roman ou le recueil de nouvelles en langue française : 20.000 DT</li>



<li>L’essai en langue arabe ou française : 20.000 DT</li>



<li>Le recueil de poésie en arabe ou en français : 20.000 DT</li>



<li>Le livre ou bande dessinée adressés à l’enfant et / ou l’adolescent : 10.000 DT<br>• Huit ( 08 ) exemplaires pour chaque catégorie de prix choisie doivent être déposés à l’adresse suivante :<br>Immeuble 1 Skazar 3e étage Rue Alfred Nobel Les Berges du Lac 3 2015 Tunis, Tunisie</li>
</ol>



<p>• Les œuvres concourant au prix doivent être présentées en accord entre l’auteur et l’éditeur.<br>• Le dernier délai de dépôt des œuvres postulantes au prix est fixé au 30 juin 2023.<br>• Les œuvres doivent être publiées en Tunisie ou en coédition avec une maison d’édition tunisienne en 2022-2023.<br>• Les œuvres non retenues ne sont pas retournées.<br>• Les œuvres postulant au prix ne doivent pas avoir été déjà primées dans un autre prix littéraire.<br>• La candidature au prix n’est retenue que si l’auteur s’engage par écrit au moment de l’inscription ou du dépôt des œuvres, comme dernier délai, à coller sur le livre, s’il est primé, un bandeau portant la mention « Prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature », la catégorie du prix, la session et l’année correspondante. Ces bandeaux seront fournis par la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed à l’occasion de la cérémonie de proclamation des résultats, et le chèque n’est remis au gagnant que si cet engagement est respecté.<br>• Une copie du livre sera remise le jour de la remise du chèque à FABA.<br>Pour concourir au prix, nous vous invitons à consulter la charte du Prix publiée sur le site ou la page facebook de la Fondation et à vous y inscrire en remplissant soigneusement le formulaire d’inscription disponible sur le site ou au siège de la fondation dont l’adresse est indiquée ci-dessus.</p>



<p>Lien du formulaire d&rsquo;inscription :<br>https://docs.google.com/…/1FAIpQLSeKN3QiXvSD3n…/viewform</p>



<p>Lien charte en français :<br>https://drive.google.com/…/1E5CW8p9NVz…/view</p>



<p>Site :<br>http://fondation-aba.org/</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/28/ouverture-des-inscriptions-du-prix-abdelwaheb-ben-ayed-de-litterature/">Ouverture des inscriptions au concours du Prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sommet de la Francophonie : Macron regrette le recul du français dans le monde</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/sommet-de-la-francophonie-macron-regrette-le-recul-du-francais-dans-le-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Nov 2022 13:14:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[Maghrébins]]></category>
		<category><![CDATA[Sommet de la Francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Les peuples maghrébins parlent moins français qu’il y a 20 ou 30 ans», a regretté le président français Emmanuel Macron. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/sommet-de-la-francophonie-macron-regrette-le-recul-du-francais-dans-le-monde/">Sommet de la Francophonie : Macron regrette le recul du français dans le monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré, samedi 19 novembre 2022, en marge de l’ouverture du 18<sup>e</sup> Sommet de la Francophonie à Djerba, que la francophonie doit porter un projet de «reconquête de la langue française».</em></strong></p>



<span id="more-5052465"></span>



<p>Rencontrant des jeunes ambassadeurs de la francophonie, M. Macron a souligné que le vrai défi de la francophonie aujourd’hui est de porter un projet de reconquête, voire de résistance, pour <em>«re-rendre cette langue hospitalière et de montrer qu’on peut parler dans tous les pays un français qui n’est pas forcément académique, en particulier dans le continent africain dont la langue ‘‘universelle’’ est la langue française.»</em></p>



<p>Le chef d’Etat français a fait état d’un recul de l’usage de la langue française en dépit du développement démographique, en Afrique, qui a entraîné une augmentation de 7% du nombre des personnes ayant le français en partage. <em>«Les peuples maghrébins parlent moins français qu’il y a 20 ou 30 ans»</em>, a-t-il regretté.</p>



<p>Emmanuel Macron a expliqué que des facteurs politiques qu’il a qualifiés de <em>«hasards, morsures et blessures de l’Histoire»</em> et d’autres en lien avec les difficultés d’apprentissage du français sont à l’origine de ce recul.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IlbVlvdoRn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/au-sommet-de-la-francophonie-kais-saied-se-barricade-dans-son-arabisme/">Au Sommet de la francophonie, Kaïs Saïed se barricade dans son arabisme</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Au Sommet de la francophonie, Kaïs Saïed se barricade dans son arabisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/au-sommet-de-la-francophonie-kais-saied-se-barricade-dans-son-arabisme/embed/#?secret=BVbr8PSbqm#?secret=IlbVlvdoRn" data-secret="IlbVlvdoRn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a, également, évoqué, dans ce sens, la montée des mouvements anticolonialistes et la migration vers la langue anglaise qui, selon ses propos, reste plus accessible que la langue de Molière.</p>



<p>Revenant à son projet de reconquête, le président français a recommandé de miser sur l’éducation, la culture et le sport, en tant que leviers formidables pour la francophonie. Dans ce contexte, il a souligné la nécessité de renforcer le réseau éducatif français partout dans le monde, comme c’est le cas en Tunisie, appelant à miser sur la traduction ainsi que sur la diffusion de livres à très bas prix.</p>



<p>S’adressant aux jeunes qui porteront le flambeau de la francophonie, le président français s’est prononcé en faveur d’une francophonie d’action, appelant à ne pas tomber dans le piège du<em> «ronronnement des sommets»</em>.</p>



<p><em>«La francophonie est un voyage dans le temps et les continents, elle doit être un espace vivant de reconquête et non pas un espace institutionnel»</em>, a-t-il dit. </p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sFyrt4ME0y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/kais-saied-la-volonte-de-la-tunisie-a-prevalu-en-abritant-le-sommet-de-la-francophonie/">Kaïs Saïed: «La volonté de la Tunisie a prévalu en abritant le Sommet de la Francophonie»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed: «La volonté de la Tunisie a prévalu en abritant le Sommet de la Francophonie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/kais-saied-la-volonte-de-la-tunisie-a-prevalu-en-abritant-le-sommet-de-la-francophonie/embed/#?secret=4Hjar6zP03#?secret=sFyrt4ME0y" data-secret="sFyrt4ME0y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/sommet-de-la-francophonie-macron-regrette-le-recul-du-francais-dans-le-monde/">Sommet de la Francophonie : Macron regrette le recul du français dans le monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Au Sommet de la francophonie, Kaïs Saïed se barricade dans son arabisme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/au-sommet-de-la-francophonie-kais-saied-se-barricade-dans-son-arabisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Nov 2022 11:54:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[langue arabe]]></category>
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		<category><![CDATA[nationalisme arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Sommet de la Francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed a-t-il mis le pied dans le plat en lançant aux participants au Sommet de la Francophonie que la langue arabe est sa patrie.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/au-sommet-de-la-francophonie-kais-saied-se-barricade-dans-son-arabisme/">Au Sommet de la francophonie, Kaïs Saïed se barricade dans son arabisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son discours d’ouverture du 18e Sommet de la Francophonie, aujourd&rsquo;hui, samedi 19 novembre 2022, à Djerba, le président de la république, Kaïs Saïed, a déclaré: «Nous n’avons aucun problème avec les langues étrangères», ajoutant&nbsp;: «Ibn Khaldoun, Al-Jahiz et de nombreux érudits et philosophes arabes ont parlé de l’importance de l&rsquo;ouverture aux autres langues.»</em></strong></p>



<span id="more-5051351"></span>



<p>Le chef de l’Etat semblait répondre ainsi aux nationalistes arabes, membres de sa famille politique, dont beaucoup affichent une hostilité épidermique à la langue française et à la France, et n’ont pas apprécié la tenue du Sommet de la Francophonie en Tunisie.</p>



<p>Est-ce pour montrer qu’il n’est pas le professeur de droit froid et revêche qu’on peint souvent que le président tunisien a tenu à montrer qu’il s’y connaît aussi en linguistique qui, selon lui, <em>«appelle à étudier les langues dans leur évolution à travers le temps et les changements qu’elles subissent du fait de l’influence des changements sociaux et des contacts avec les autres langues»</em> ?</p>



<p>M. Saïed, dont les choix littéraires sont plutôt classiques, a indiqué que dans son dictionnaire français préféré <em>Le Littré</em> en l’occurrence, il n’y a pas de terme <em>«francophone»</em>, soulignant que ce terme n’est apparu qu’à la fin du XIXe siècle, une ère bien révolue après l’émancipation des peuples et l’incarnation des principes de liberté et de justice pour l’ensemble de l’humanité. <em>«Nous n’avons aucun complexe envers les langues étrangères. Ibn Khaldoun, Al Jahiz et autres penseurs et sociologues arabes ont parlé des langues et des apports des unes aux autres. avec la revendication de la libération des peuples»</em>, a-t-il dit.</p>



<p><em>«Albert Camus disait que la langue française est sa patrie. Et je dis, à l’occasion du soixantième anniversaire de la fondation de l’Organisation internationale de la Francophonie, que la langue arabe est ma patrie»</em>, a lancé le président Saïed, comme pour lever tout équivoque sur l&rsquo;attachement des Tunisiens à leur identité arabe, au risque de faire grincer quelques dents parmi les présents, qui pourraient prendre cette profession de foi du président tunisien comme un <em>«pied dans le plat»</em>. Le moment et le contexte étaient-ils vraiment bien choisis ? Qu&rsquo;on nous permette d&rsquo;en douter&#8230;  </p>



<p>Comme quoi, chassez le nationaliste arabe, il revient au galop. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="b91kzggYNO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/sommet-de-la-francophonie-mohamed-trabelsi-parle-de-succes-diplomatique-pour-la-tunisie/">Sommet de la Francophonie : Mohamed Trabelsi parle de «succès diplomatique pour la Tunisie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sommet de la Francophonie : Mohamed Trabelsi parle de «succès diplomatique pour la Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/sommet-de-la-francophonie-mohamed-trabelsi-parle-de-succes-diplomatique-pour-la-tunisie/embed/#?secret=m0omNZenJu#?secret=b91kzggYNO" data-secret="b91kzggYNO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bxvY0Lsh1M"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/kais-saied-la-volonte-de-la-tunisie-a-prevalu-en-abritant-le-sommet-de-la-francophonie/">Kaïs Saïed: «La volonté de la Tunisie a prévalu en abritant le Sommet de la Francophonie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed: «La volonté de la Tunisie a prévalu en abritant le Sommet de la Francophonie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/kais-saied-la-volonte-de-la-tunisie-a-prevalu-en-abritant-le-sommet-de-la-francophonie/embed/#?secret=ObX8SnszLK#?secret=bxvY0Lsh1M" data-secret="bxvY0Lsh1M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/au-sommet-de-la-francophonie-kais-saied-se-barricade-dans-son-arabisme/">Au Sommet de la francophonie, Kaïs Saïed se barricade dans son arabisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sommet de Djerba : Quel avenir pour la francophonie en Tunisie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Nov 2022 06:37:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[nationalisme arabe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les Tunisiens, le 18e sommet de la francophonie qui s'ouvre aujourd'hui sera au mieux une opportunité touristique de remplissage d’hôtels à Djerba.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/sommet-de-djerba-quel-avenir-pour-la-francophonie-en-tunisie/">Sommet de Djerba : Quel avenir pour la francophonie en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après une présidence insipide et sans valeur ajoutée de la Ligue arabe et une Ticad qui n’a pas permis à la Tunisie de valoriser et de rentabiliser son positionnement africain, le Sommet de la francophonie semble être un symptôme supplémentaire d’une Tunisie sans cap ni ancrage international et d’une diplomatie dans un état de mort clinique selon de nombreux observateurs tunisiens et étrangers.</em></strong> <em>(Kaïs Saïed se paye un bain de foule, à son arrivée à Djerba, vendredi 18 novembre 2022, pour le Sommet de la Francophonie).</em></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-5047267"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Pour la majorité du peuple tunisien, le 18e sommet de la francophonie qui s’ouvre ce samedi 19 novembre a tout l’air d’un non-événement ou au mieux d’une opportunité touristique de remplissage d’hôtels à Djerba.</p>



<p>Cela est peut-être dû en partie à la proximité de la Coupe du monde de football, qui s’ouvrira mardi 22 novembre au Qatar, mais surtout à la régression de la langue française en Tunisie en tant que moyen d’expression du vécu quotidien des citoyens.</p>



<p>Depuis 2011, la langue française a connu un repli considérable en Tunisie en passant de la deuxième langue au statut de langue étrangère réservée à une élite perçue par certains comme une cinquième colonne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Régression de la langue française</h2>



<p>Cette dégradation de la perception et du statut de la langue française en Tunisie est en grande partie due a la prédominance des courants de pensée islamiste et nationaliste arabe qui ont fait de la langue française un symbole d’aliénation culturelle et même d’inféodation à l’ancien occupant colonial contre lequel certains avaient même tenté de mener une campagne pour demander des réparations pour <em>«pillage colonial»</em> et <em>«crimes contre l’humanité»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BO2swEtAj6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/16/la-diplomatie-tunisienne-a-lepreuve-du-sommet-de-la-francophonie/">La diplomatie tunisienne à l’épreuve du Sommet de la Francophonie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La diplomatie tunisienne à l’épreuve du Sommet de la Francophonie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/16/la-diplomatie-tunisienne-a-lepreuve-du-sommet-de-la-francophonie/embed/#?secret=GIUbUA9g8h#?secret=BO2swEtAj6" data-secret="BO2swEtAj6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le sommet de la francophonie fait malheureusement partie d’une série d’initiatives diplomatiques tunisiennes apparemment dépourvues de réflexion et d’analyse de l’aptitude et de la capacité de la Tunisie de saisir cette opportunité pour améliorer son image et porter son message sur la scène internationale.</p>



<p>Ceux qui pensaient qu’abriter une manifestation internationale se résume à son volet logistique ont compromis la Tunisie avec les pays arabes (présidence insipide et interminable de la Ligue des Etats arabes) de même qu’avec le Japon et les pays africains avec la 8<sup>e</sup> Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l&rsquo;Afrique (Ticad8) tenu récemment à Tunis et qui s’est avéré une opportunité stérile économiquement et préjudiciable diplomatiquement à cause de l’affaire du Sahara Occidental.</p>



<p>La gêne causée par le Sommet de la francophonie est perceptible au plus haut niveau en Tunisie, probablement par crainte d’une éventuelle perception par une certaine base populaire qu’il vise de promouvoir une langue et des intérêts étrangers et de surcroît occidentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie sans cap ni ancrage</h2>



<p>Après une présidence insipide et sans valeur ajoutée de la Ligue arabe et une Ticad qui n’a pas permis à la Tunisie de valoriser et de rentabiliser son positionnement africain, le Sommet de la francophonie semble être un symptôme supplémentaire d’une Tunisie sans cap ni ancrage international et d’une diplomatie dans un état de mort clinique selon de nombreux observateurs tunisiens et étrangers.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YnuV09HoO4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/16/18e-sommet-de-la-francophonie-quel-role-et-quels-enjeux-pour-la-tunisie/">18e Sommet de la Francophonie : Quel rôle et quels enjeux pour la Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 18e Sommet de la Francophonie : Quel rôle et quels enjeux pour la Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/16/18e-sommet-de-la-francophonie-quel-role-et-quels-enjeux-pour-la-tunisie/embed/#?secret=ozq0JEy4Mw#?secret=YnuV09HoO4" data-secret="YnuV09HoO4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>S’il est vrai que la position de la France et l’usage de la langue française ont régressé en Afrique et dans le monde au cours des dernières décennies notamment au profit de l’anglais qui est devenu la lingua franca des affaires, de la science et de la technologie, il n’en reste pas moins que les relations historiques, culturelles, économiques et consulaires avec la France méritent beaucoup plus que l’approche minimaliste et du bout des lèvres, au niveau public et politique, du Sommet de la francophonie qui donne des signes annonciateurs d’un autre rendez-vous raté.</p>



<p>La question fondamentale à se poser serait de savoir si la francophonie linguistique et culturelle sera mieux ancrée en Tunisie après la tenue du sommet de Djerba et si la Tunisie sera plus présente et plus active dans l’espace francophone international à la faveur de ce sommet. Il y a fort à penser que la réponse sera au mieux très réservée.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/19/sommet-de-djerba-quel-avenir-pour-la-francophonie-en-tunisie/">Sommet de Djerba : Quel avenir pour la francophonie en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La tumultueuse idylle d’un écrivain tunisien avec la langue française</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/17/la-tumultueuse-idylle-dun-ecrivain-tunisien-avec-la-langue-francaise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2022 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[littérature tunisienne francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Sommet de la Francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Souvent, en parlant de leur rapport à la langue française, les auteurs maghrébins se présentent comme des «moi» tourmentés, tiraillés, disjoints…</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/17/la-tumultueuse-idylle-dun-ecrivain-tunisien-avec-la-langue-francaise/">La tumultueuse idylle d’un écrivain tunisien avec la langue française</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A l’occasion du 18<sup>e</sup> Sommet de la francophonie, qui se tiendra les 19 et 20 novembre à Djerba, l’auteur nous a fait parvenir cet extrait d’une communication qu’il avait présentée en décembre 2020 à l’Académie tunisienne Beit Al-Hikma, où il parle de son rapport d’écrivain tunisien à la langue français.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Salah El Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-5005781"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Souvent, en parlant de leur rapport à la langue française, les auteurs maghrébins se présentent comme des <em>«moi»</em> tourmentés, tiraillés, voire disjoints… Si écrire est déjà en soi un acte périlleux, chez ces auteurs, écrire dans une langue qui n’est pas la leur et qui est, de surcroît, celle des anciens dominants, apparaît comme une épreuve à la limite du tragique. Chez eux, les enjeux de lisibilité ou de créativité littéraires se retrouvent, ainsi, occultés au profit d’un perpétuel questionnement sur le rapport problématique à la <em>«maudite»</em> langue… Pis encore, devenue centrale, cette question va aussitôt alimenter la curiosité de la critique littéraire qui n’hésitera pas à surfer sur la vague pour se mettre, aussitôt, à gloser laborieusement sur des thèmes comme ceux d’identité, de dualité ou d’altérité…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un désir mortel</h2>



<p>Généralement, ces auteurs dits <em>«francophones»</em>, pour qui l’écriture est vécue comme une expérience peu apaisante, sont soit dans l’auto-flagellation, soit dans la contestation, prêts, disent-ils, à en découdre avec cette langue qui serait <em>«aliénante, prédatrice&nbsp;qu’il</em> (faudrait)<em>, par conséquent, virer»</em> … D’ailleurs, chez certains d’entre eux, le ressentiment est tel qu’il finit, parfois, par s’exacerber et se transformer en hostilité dont la cible dépasserait un champ linguistique particulier pour viser tout un espace culturel élargi. <em>«Quand je danse devant toi, Occident, sache que cette danse est désir mortel»</em>, écrit Abdelkébir Khatibi dans ‘‘<em>La mémoire tatouée’’</em>.</p>



<p>En somme, pour ces auteurs, l’écriture cesse d’être une aventure individuelle et singulière. Loin de là. Dès qu’ils prennent la plume, ces <em>«moi»</em> en crise se sentent dans l’obligation de rendre des comptes à la masse, de se barricader derrière une idéologie dont les contours sont souvent flous et aléatoires et de se positionner dans l’histoire…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ALPQ7wfoqq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/23/les-tunisiens-et-la-langue-francaise-2/">Les Tunisiens et la langue française</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens et la langue française » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/23/les-tunisiens-et-la-langue-francaise-2/embed/#?secret=B5iqnEzHPs#?secret=ALPQ7wfoqq" data-secret="ALPQ7wfoqq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Parfois, on a l’impression que, pour s’auto-légitimer, ces écrivains se sentent obligés de donner des gages à leur public en revendiquant haut et fort leur attachement à leur communauté d’origine et en adoptant la posture de la défiance à l’égard de cette langue venue d’ailleurs qui les fascine et les inquiète, à la fois.</p>



<p>Personnellement, ce récit de la <em>«crise identitaire»</em> ne m’a jamais séduit, ni même préoccupé. D’ailleurs, je le trouve stérile et souvent peu sincère. Quand j’écris en français, je n’ai pas d’autres ambitions que celle de m’offrir du plaisir, un plaisir simple et solitaire…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un acte pour soi</h2>



<p>N’en déplaise à certains, depuis que je pratique cette langue, jamais je n’ai eu le sentiment que mon identité fût menacée comme je n’ai jamais cessé d’être moi-même, c’est-à-dire, une personne ayant un identifiant pluriel. Au contraire, j’ai toujours considéré que l’usage du français est un acte pour soi qui ne souffre aucune indiscrétion. Par conséquent, tous les enjeux qui dépassent ma personne, je les ignore. Toutes les considérations idéologiques, ethniques, historiques, me sont inaudibles et étrangères.</p>



<p>Pourquoi&nbsp;? Je ne sais pas. Peut-être parce que je suis né la veille de l’indépendance du pays et, par conséquent, j’appartiens à cette génération qui n’a pas connu le bruit des bottes étrangères. D’ailleurs, même la <em>«Bataille de Bizerte»</em>, le seul souvenir que j’en garde, est celui du chant patriotique de Oulaya, Place Bab-Souika, diffusé et amplifié par les mégaphones du Parti.</p>



<p>Il est fort possible que cela soit dû, aussi, au fait que j’ai la chance d’appartenir à un pays dont le premier président, à la différence des autres leaders politiques de la région, en préférant la douce séparation à l’amiable avec l’adversaire d’hier plutôt que la répudiation, m’avait, en quelque sorte, épargné de vivre dans le ressentiment et le dépit ou dans la culpabilité.</p>



<p>Et puis, contrairement à d’autres, il se trouve que les premiers Français que j’aie connus et qui aient durablement marqué ma vie de collégien et, plus tard, de lycéen, ne portaient pas de treillis, mais plutôt des blouses blanches. Ainsi, j’ai encore vivant le souvenir de Mme Bourneuf, mon professeur de français, avec son ton maternel, en train de redresser patiemment mes maladresses d’écolier, et, plus tard, celui de M. Ziberlin, mon <em>«prof de philo»</em>, cet agitateur d’idées qui sut me communiquer sa passion pour la contradiction, m’inculquer les vertus du doute et m’inoculer la liberté de pensée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tLlGkGyP6r"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/24/lettre-dun-poete-tunisien-a-la-langue-francaise/">Lettre d&rsquo;un poète tunisien à la langue française</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Lettre d&rsquo;un poète tunisien à la langue française » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/24/lettre-dun-poete-tunisien-a-la-langue-francaise/embed/#?secret=Ip1nbRp0Ks#?secret=tLlGkGyP6r" data-secret="tLlGkGyP6r" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En somme, ma rencontre avec cette langue ne fut jamais problématique et encore moins tragique. Loin d’être un <em>«butin de guerre»</em>, celle-ci fut comme une révélation… Ainsi, mon histoire avec elle fut simple, douce et sans a priori. À la fois, altière et avenante, cette langue était là, jouant de ses charmes quand, un jour, j’allai vers elle, poussé au début par une curiosité toute juvénile avant que je ne succombe à ses appâts. Depuis, je ne la quittai plus comme envoûté, aussi bien par sa vigueur que par sa délicatesse, n’ayant d’autres ambitions que celle de jouir de sa proximité. À l’époque, j’étais tellement épris d’elle que même ses mièvreries me paraissaient captivantes et puis, je me sentais tellement serein en son agréable présence que jamais je n’eus envers elle de la méfiance, car la méfiance est l’ennemi du plaisir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une tumultueuse idylle</h2>



<p>Et ce fut le début d’une longue et tumultueuse idylle faite de rendez-vous, de plus en plus rapprochés, où certes, les moments de doute, d’atermoiements ou d’abattement n’étaient pas rares… Mais ni les caprices de ma délicieuse compagnie, ni ses exigences, ni même ses dérobades ne parvinrent à m’effaroucher, ni à me désespérer ni à m’en éloigner… Il me fallait constamment être patient, ne pas trop heurter sa sensibilité à fleur de peau, ou altérer son humeur. Il fallait plutôt savoir tantôt la câliner pour me faire pardonner certaines de mes infidélités, tantôt me laisser bercer par la douceur de sa musique.</p>



<p>Au cours de nos rencontres, les innombrables histoires qu’elle me racontaient attisaient mon imagination et les chants variés qu’elle me récitait me charmaient … Mieux encore, ce fut à ses côtés que j’eus la chance de voir, jour après jour, s’élargir les limites de mon petit monde d’adolescent et nous voilà, tous les deux, en train de déambuler allégrement d’une contrée à une autre, à la découverte de nouveaux horizons… Steinbeck, Buzzati, Dostoïevski, mais aussi Goethe et Dickens, sans elle, je n’aurais jamais eu l’opportunité de savourer pleinement les charmes de leurs univers respectifs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UM2ALJL57U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/04/la-langue-francaise-composante-essentielle-de-lidentite-des-tunisiens/">La langue française, composante essentielle de l’identité des Tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La langue française, composante essentielle de l’identité des Tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/04/la-langue-francaise-composante-essentielle-de-lidentite-des-tunisiens/embed/#?secret=1ReTmTeKD4#?secret=UM2ALJL57U" data-secret="UM2ALJL57U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Avec le temps, je parvins à mieux connaître mon étrangère, à percer beaucoup de ses secrets, à mériter, peu à peu, sa confiance, et une certaine familiarité finit par s’installer entre nous sans que l’attrait de cet être ne cessât d’agir sur moi… Et un jour, nous finîmes par entrer en intimité. Et comme l’envie de semer me démangeait, je me pressai de mettre en elle ma graine… Et, aussitôt, elle devint mon porte-voix, cette voix encore frêle et hésitante, portant mes confidences, mes récits, voire mes délirantes pensées… Et semence après semence, notre complicité ne put que s’affirmer même si rien n’était acquis et que la tâche restait toujours fort ardue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une curiosité sans bornes</h2>



<p><em>«Traître, vous êtes ! Mais, que fait cette étrangère parmi nous ?»</em>… Et, ainsi, la voix de la discorde, jalouse, se mit à tonner cherchant à troubler ma paisible inclination. <em>«Mais pourquoi tant d’acharnement et de haine ? Pourquoi tant de crispation ?»</em>, demandai-je. <em>«Et pourquoi elle ? Pourquoi cette langue qui est sur le déclin ? C’est l’anglais qui est, désormais, la langue des sciences, la langue de notre époque»</em>, rétorquèrent les plus ingénieux parmi ces orphelins de la raison, comme si le Moyen-Orient, anglophone, était le temple du savoir, de l’intelligence et du progrès. <em>«Et notre identité, qu’est-ce vous en faites?»</em>, fulminèrent, en écho, les voix des prétendus défenseurs de l’authenticité, ces gardiens zélés de la supposée <em>«identité»</em>, tout en maudissant cette langue frondeuse qui devait troubler leurs poussiéreuses certitudes.</p>



<p>Mais, que faire face au tumulte? Faut-il me laisser intimider, renier ma propre passion? Non, il n’est pas question de déserter, de quitter le maquis… Non, il n’est pas question de rougir, de me justifier auprès de la cohue… Je n’ai rien à négocier au nom d’une identité indéterminée et ombrageuse… Et puis, je n’ai pas besoin de m’inventer un ennemi pour me sentir exister ou pour plaire à ces esprits mélancoliques, otages d’une fierté outrancière et stérile… Mon authenticité, je ne la vis pas dans la méfiance ou dans la suspicion, mais en renouant avec ce passé lointain où la curiosité fut sans bornes et où le rapport à l’autre fut synonyme de richesse et d’épanouissement… Et puis, après tout, seule ma propre jouissance compte.  <em>Le texte intégral de la communication, intitulé ‘‘Une histoire particulière’’, a été publié par Beit Al-Hikma en 2021 dans un ouvrage collectif sous le titre ‘‘La littérature francophone en Tunisie’’.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/17/la-tumultueuse-idylle-dun-ecrivain-tunisien-avec-la-langue-francaise/">La tumultueuse idylle d’un écrivain tunisien avec la langue française</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les Tunisiens et la langue française</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 10:36:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alia Baccar Bornaz]]></category>
		<category><![CDATA[Beït al Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Certes, aujourd’hui, l’anglais reste une langue planétaire qui favorise l’échange et la diffusion des savoirs parmi les hommes. Mais, une langue n’est pas uniquement un instrument de médiation et de communication, elle est aussi véhicule d’une culture et de valeurs, surtout lorsque certaines de ces valeurs touchent à l’universel, ce qui est le cas du...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Bait-Al-Hikma-Litterature-francophone-de-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-370895"/><figcaption><em>A droite, siège de Beit Al-Hikma à Carthage. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Certes, aujourd’hui, l’anglais reste une langue planétaire qui favorise l’échange et la diffusion des savoirs parmi les hommes. Mais, une langue n’est pas uniquement un instrument de médiation et de communication, elle est aussi véhicule d’une culture et de valeurs, surtout lorsque certaines de ces valeurs touchent à l’universel, ce qui est le cas du français. En fait, en adoptant une langue, c’est tout un espace culturel qu’on conquiert et qui vient enrichir le nôtre. C&rsquo;est le cas de nous autres Tunisiens dans nos rapports avec la langue française. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-370892"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>



<p>La publication, sous la direction du Pr. Alia Baccar Bornaz, des actes du colloque organisé en décembre 2020 à Beït al Hikma, autour de <em>«La littérature francophone en Tunisie»</em>, constitue à plusieurs titres un événement d’une grande importance. Non seulement la parution de cet ouvrage qui réunit les contributions d’universitaires et d’auteurs aux différentes sensibilités autour de cette question, devrait nous faire, dans une certaine mesure, oublier le honteux report du sommet de la francophonie, initialement prévu pour les 20 et 21 novembre 2021 à Djerba, en Tunisie, avant d&rsquo;être reporté au même mois de l&rsquo;année prochaine, mais aussi, elle offre aux lecteurs une sorte de bilan de quelques décennies de création en langue française dans notre pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Approche apaisée et regard distancié</h2>



<p>Ainsi, l’ensemble des textes que contient l’ouvrage est le fruit d’une rencontre de deux jours faite d’échanges libres, fructueux et sereins sur notre rapport, souvent tumultueux, à la <em>«langue de l’ancien dominant»</em>. Malgré la pandémie, et dans un climat politique morose et agité, les participants à cette rencontre ont eu l’occasion de réfléchir, de témoigner, d’échanger leurs points de vue sur <em>«le passé, le présent et le devenir»</em> de la langue française en Tunisie.</p>



<p>L’ambition des intervenants était de traiter la question de la francophonie en adoptant une approche apaisée et un regard distancié en rupture avec les débats houleux et passionnés où l’idéologique l’emporte sur le bon sens et où l’on est assez souvent, dans la méfiance outrancière et rarement dans la délibération.</p>



<p><em>«Lorsqu’on constate aujourd’hui que des congrès se déroulant en France utilisent uniquement l’anglais, on est en droit de se demander quel est l’avenir de la langue française»</em>, déclare un de nos éminents professeurs, corroborant un discours qui a, depuis quelque temps, les faveurs du grand public, mais qui omet de s’interroger sur l’impact de l’anglophonie sur l’évolution intellectuelle et scientifique de tout le Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dépasser la méfiance à l&rsquo;égard de l’<em>«Autre»</em> </h2>



<p>Certes, aujourd’hui, l’anglais reste une langue planétaire qui favorise l’échange et la diffusion des savoirs parmi les hommes. Mais, une langue n’est pas uniquement un instrument de médiation et de communication, elle est aussi véhicule d’une culture et de valeurs, surtout lorsque certaines de ces valeurs touchent à l’universel, ce qui est le cas du français. En fait, en adoptant une langue, c’est tout un espace culturel qu’on conquiert et qui vient enrichir le nôtre.</p>



<p>Au XIe siècle, quand, un jour, l’imam Al Ghazali, décréta qu’il fallait cesser de traduire les textes dans la langue de <em>«l’Autre»</em>, celle de Ptolémée et d’Aristote, il ne visait pas le grec en tant qu’idiome mais plutôt, la culture qui lui est sous-jacente et qu’il jugeait subversive, menaçant le pouvoir.</p>



<p>Neuf siècles après, si les cibles changent, la méfiance à l’égard de l’<em>«Autre»</em>, hélas, persiste encore tout en prenant des formes différentes.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivain. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis: </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4PRwc9hWP3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/09/par-dela-les-lueurs-de-tahar-bekri-ou-le-recueil-de-lapaisement/">«Par-delà les lueurs», de Tahar Bekri ou le recueil de l’apaisement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Par-delà les lueurs», de Tahar Bekri ou le recueil de l’apaisement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/09/par-dela-les-lueurs-de-tahar-bekri-ou-le-recueil-de-lapaisement/embed/#?secret=zlrEXcipvB#?secret=4PRwc9hWP3" data-secret="4PRwc9hWP3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hlHDvgFITX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/les-annees-parisiennes-dabdeljelil-karoui-un-moi-dans-tous-ses-emois/">Les ‘‘Années parisiennes’’ d’Abdeljelil Karoui : un «moi» dans tous ses émois</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les ‘‘Années parisiennes’’ d’Abdeljelil Karoui : un «moi» dans tous ses émois » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/les-annees-parisiennes-dabdeljelil-karoui-un-moi-dans-tous-ses-emois/embed/#?secret=TcxG08Sr3m#?secret=hlHDvgFITX" data-secret="hlHDvgFITX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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		<title>Tunisie : Les Etats Généraux du Livre francophone annoncent leur programme à la Cité de la Culture de Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 08:39:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Culture de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats généraux du livre en langue française]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[livre francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats généraux du Livre en langue française auront lieu les 23 et 24 septembre courant à la Cité de la Culture de Tunis. Plusieurs débats, rencontres et ateliers de travail sont au programme de cette première édition tunisienne dont le programme détaillé vient d’être dévoilé. Par Fawz Benali Evénement majeur organisé par l&#8217;Institut Français...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Untitled-4-2.jpg" alt="" class="wp-image-362696"/></figure></div>



<p><em><strong>Les Etats généraux du Livre en langue française auront lieu les 23 et 24 septembre courant à la Cité de la Culture de Tunis. Plusieurs débats, rencontres et ateliers de travail sont au programme de cette première édition tunisienne dont le programme détaillé vient d’être dévoilé.</strong></em></p>



<p>Par <strong>Fawz Benali</strong></p>



<span id="more-362597"></span>



<p>Evénement majeur organisé par l&rsquo;Institut Français en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles tunisien, en marge du prochain Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Djerba, Les Etats généraux du Livre francophone qui s’inscrivent dans le cadre du plan d’action du président français Emmanuel Macron pour la langue française et le plurilinguisme verront la participation d’une vingtaine de pays francophones dont la Tunisie, pays hôte.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Tunis, hôte d&rsquo;une première édition qui s&rsquo;annonce exceptionnelle</h4>



<p>La première édition de ce grand rendez-vous est fortement attendue par les différents acteurs du livre francophone (écrivains, éditeurs, libraires …) pour faire rayonner le livre en langue française dans le monde, mais aussi pour envisager des solutions à court et à long terme quant à sa diffusion et à son accessibilité auprès d’un large public appartenant à tous les âges et à toutes les cultures.</p>



<p>Le programme s’étalera sur deux journées qui s’annoncent intenses et décisives pour l’avenir du livre francophone où il sera question de détecter les problématiques et de déterminer les enjeux du livre francophone dans toute sa pluralité (livres jeunesse et livres pour adultes / livre en papier ou numérique / livres écrits par des auteurs français et francophones …). Plusieurs débats seront lancés autour de la traduction, de la structuration de la filière du livre, de la formation des professionnels, du développement du goût de la lecture auprès des jeunes, de la numérisation du livre …</p>



<p>Le programme démarrera le jeudi 23 septembre par un discours d’ouverture à 9h30 et sera suivi par plusieurs séances de débats, de témoignages d’écrivains, mais également une table ronde de partage d’initiatives, et ce, jusqu’à 18h30 du soir. Les enjeux du livre scolaire, les partenariats éditoriaux, les enjeux de la traduction, la transformation de l’industrie du livre et la structuration de la filière seront au cœur d’une grande table ronde prévue d’avoir lieu à 15h15.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Untitled-3-2.jpg" alt="" class="wp-image-362697"/></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading">Un programme intense et décisif pour l&rsquo;avenir du livre francophone</h4>



<p>Le programme se poursuivra le lendemain, vendredi 24 septembre, d’abord avec la présentation des grands axes du cahier des propositions, puis avec les ateliers de travail à partir des propositions prioritaires des leviers identifiés, parmi lesquelles figurent le développement d’une politique publique du livre, le renforcement de l’accès au livres des jeunes, le développement de la coopération entre les éditeurs et les différents acteurs de la chaîne du livre, l’intégration du numérique à tous les niveaux de la chaîne du livre, le renforcement du statut des auteurs, l’élargissement de la diffusion des livres en langue française …</p>



<p>Ces ateliers de travail seront suivis de deux débats, d’abord autour des initiatives fédératrices des acteurs et les innovations du secteur du livre, puis autour de la stimulation de la lecture chez les jeunes. Cette deuxième journée sera également marquée par des tables rondes thématiques autour des romans graphiques, du secteur éditorial des sciences humaines, de la promotion de la lecture jeunesse en Afrique subsaharienne et du rôle des bibliothèques nationales.</p>



<p>La deuxième et dernière journée sera clôturée par la remise du rapport des propositions des Etats généraux. Une soirée de clôture commune avec le Congrès&nbsp; mondial des écrivains de langue française est prévue d’avoir lieu à 20h, toujours à la Cité de la Culture.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/14/tunisie-les-etats-generaux-du-livre-francophone-annoncent-leur-programme-a-la-cite-de-la-culture-de-tunis/">Tunisie : Les Etats Généraux du Livre francophone annoncent leur programme à la Cité de la Culture de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Il sera écrit’’ de Malek Haddad</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/11/le-poeme-du-dimanche-il-sera-ecrit-de-malek-haddad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jul 2021 06:11:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Constantine]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Aragon]]></category>
		<category><![CDATA[Malek Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Garmadi]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je suis venu à l’œuvre du poète et romancier algérien Malek Haddad, qui occupa quelques années de mes recherches universitaires, par la traduction de son roman ‘‘Je t’offrirai une gazelle’’ qu’en a faite le regretté, Salah Garmadi, ‘‘Sa’ahabuki ghazala’’ (MTE, 1968). Né en 1927 à Constantine, Malek Haddad décède à Alger, en 1978. Toute son œuvre,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/11/le-poeme-du-dimanche-il-sera-ecrit-de-malek-haddad/">Le poème du dimanche : ‘‘Il sera écrit’’ de Malek Haddad</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Malek-Haddad-Ban.jpg" alt="" class="wp-image-355852"/></figure></div>



<p><strong><em>Je suis venu à l’œuvre du poète et romancier algérien Malek Haddad, qui occupa quelques années de mes recherches universitaires, par la traduction de son roman ‘‘Je t’offrirai une gazelle’’ qu’en a faite le regretté, Salah Garmadi, ‘‘Sa’ahabuki ghazala’’ (MTE, 1968).</em></strong></p>



<span id="more-355851"></span>



<p>Né en 1927 à Constantine, Malek Haddad décède à Alger, en 1978. Toute son œuvre, écrite, entre 1956 et 1961, est un chant d’amour et de liberté pour l’Algérie, encore colonisée.</p>



<p>L’auteur vécut l’exil en France, connut la censure médiatique dans le contexte de la guerre. Il put, cependant, publier ses textes et collaborer à de nombreuses revues et journaux littéraires anticolonialistes, dont <em>Les Lettres françaises</em>. Il ressentit fortement la douleur de l’exil linguistique, ne pouvant écrire en langue arabe. Aragon parla à son égard de <em>«drame du langage»</em>. Ce sentiment, il l’exprima par un propos, devenu célèbre <em>«La langue française est mon exil»</em>. D’où cette décision grave de <em>«déposer sa plume»</em> dès que l’indépendance sera arrivée, parlant de <em>«suicide littéraire»</em>. Ce qui n’a pas manqué de lui être reproché, parfois avec virulence, notamment, par ses confrères.</p>



<p>On sait maintenant que Haddad a poursuivi l’écriture (il laissa des manuscrits) mais pas la publication. A l’indépendance de l’Algérie, il occupa d’importantes fonctions culturelles officielles et dirigea des revues et des pages littéraires. Son écriture, lyrique et métaphorique, traverse sa poésie et sa narration, non sans proximité avec la poésie française de la résistance. De nombreux mots arabes ou berbères sont greffés au texte de langue française qui foisonne de références historiques et géographiques, cherchant par-là à affirmer une identité algérienne et une personnalité historique autre.</p>



<p>Parmi les œuvres&nbsp;de Haddad : <em>Le malheur en danger</em>, 1956&nbsp;; <em>Ecoute et je t’appelle</em>, 1961; <em>La dernière</em> <em>impression</em>, 1958<em>; Je t’offrirai une gazelle</em>, 1959; <em>L’élève et la leçon</em>, 1960; <em>Le</em> <em>Quai aux fleurs ne répond plus</em>; <em>Les zéros tournent en rond</em>, 1961.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Colombe sur le toit</em></p>



<p><em>Pourquoi</em></p>



<p><em>es-tu oiseau&nbsp;?</em></p>



<p><em>Ma voix sera tranquille</em></p>



<p><em>J’aurai d’autre habitude</em></p>



<p><em>Il me faudra rêver</em></p>



<p><em>Il finira par nous venir</em></p>



<p><em>Ce printemps pressenti au martyr de la rose</em></p>



<p><em>Il finira par nous venir</em></p>



<p><em>Ce matin des journaux clamant sur cinq colonnes</em></p>



<p><em>Que les mains réunies ont beaucoup de talent</em></p>



<p><em>Que les prières se sont jointes</em></p>



<p><em>Que les morts vont en paix</em></p>



<p><em>Il finira par nous venir</em></p>



<p><em>L’étonnement craintif qui suit les requiems</em></p>



<p><em>Le ciel de ma patrie livré à d’autre oiseau</em></p>



<p><em>La joie s’allumera quand cessera le feu</em></p>



<p><em>La liberté de croire aux lignes de la main</em></p>



<p><em>Volonté des fellah nous traçant les sillons</em></p>



<p><em>Il finira par nous venir</em></p>



<p><em>Ce moment qui dira&nbsp;: je sens la Liberté</em></p>



<p><em>J’apporte aux lendemains la chaleur du passé</em></p>



<p><em>Ils finiront par nous venir</em></p>



<p><em>Ces refrains inventés là-haut sur la montagne</em></p>



<p><em>Il finira par être oiseau</em></p>



<p><em>Cet oiseau dessiné</em></p>



<p><em>Au grand Gâchis du ciel.</em></p>



<p><em>Cet amour politique au bout des certitudes</em></p>



<p><em>Les rides et les rues</em></p>



<p><em>Les barbelés sur les regards</em></p>



<p><em>Celui-là qui se terre</em></p>



<p><em>Celui-là qu’on abat</em></p>



<p><em>Dans les yeux de ma mère</em></p>



<p><em>Au cœur de la Casbah</em></p>



<p><em>Cet amour politique comme un baiser de femme</em></p>



<p><em>LE BONHEUR MES AMIS EST UNE SCIENCE EXACTE</em></p>



<p><em>ET NOUS AVONS RAISON.</em></p>



<p><em>Rescapés</em></p>



<p><em>Prunelles de mes yeux</em></p>



<p><em>Je sais&nbsp;:</em></p>



<p><em>La dernière mesure est prise sur la vie</em></p>



<p><em>Il nous reste tout juste</em></p>



<p><em>Le temps de raconter…</em></p>



<p><em>Rochers</em></p>



<p><em>Je compatis&nbsp;!</em></p>



<p><em>Erosion de l’insulte et de l’indifférence</em></p>



<p><em>Quant à vous que voilà orphelins des musiques</em></p>



<p><em>Vous le savez&nbsp;:</em></p>



<p><em>NE FRAPPEZ PAS SI FORT</em></p>



<p><em>JE N’HABITE PAS LA.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Ecoute et je t’appelle, 1961.</em></strong></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B6QtAp8sLE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/25/le-poeme-du-dimanche-quatre-poemes-de-rabah-belamri/">Le poème du dimanche : Quatre poèmes de Rabah Belamri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : Quatre poèmes de Rabah Belamri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/25/le-poeme-du-dimanche-quatre-poemes-de-rabah-belamri/embed/#?secret=sqC1Drst7j#?secret=B6QtAp8sLE" data-secret="B6QtAp8sLE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bVulDAA9Ug"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/11/le-poeme-du-dimanche-liban-ma-rose-noire-de-tahar-bekri/">Le poème du dimanche : ‘‘Liban, ma rose noire’’ de Tahar Bekri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Liban, ma rose noire’’ de Tahar Bekri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/11/le-poeme-du-dimanche-liban-ma-rose-noire-de-tahar-bekri/embed/#?secret=tg6wFQhPpj#?secret=bVulDAA9Ug" data-secret="bVulDAA9Ug" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="p9rBH937vR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/04/le-poeme-du-dimanche-diamantaire-de-abdelwahab-meddeb/">Le poème du dimanche : ‘‘Diamantaire’’ de Abdelwahab Meddeb</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Diamantaire’’ de Abdelwahab Meddeb » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/04/le-poeme-du-dimanche-diamantaire-de-abdelwahab-meddeb/embed/#?secret=UFt9PbZZY1#?secret=p9rBH937vR" data-secret="p9rBH937vR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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