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	<title>Archives des Libye - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Libye - Kapitalis</title>
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		<title>Libye &#124; Saddam Haftar, dauphin de Cyrénaïque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question de la succession de Khalifa Haftar à l'est de la Libye se fait de plus en plus pressante surtout avec la montée en puissance de son fils Saddam. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/libye-saddam-haftar-dauphin-de-cyrenaique/">Libye | Saddam Haftar, dauphin de Cyrénaïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le maréchal Khalifa Haftar, commandant en chef de l’Armée nationale libyenne (ANL) et homme fort de l’Est de la Libye (Cyrénaïque) fêtera le 7 novembre prochain son 83<sup>e</sup> anniversaire et la question de sa succession se fait de plus en plus pressante surtout avec la montée en puissance de son fils Saddam, 35 ans, nommé le 11 août 2025 commandant en chef adjoint de l’Armée nationale libyenne et dont le rôle dépasse aujourd’hui le seul champ militaire, son rôle diplomatique et politique s’accentue de plus en plus. Toutefois, rien n’est joué d’avance, les allégeances des tribus ne sont pas tranchées et la rivalité avec ses frères Khaled (chef d’état-major de l’ANL) et Belgassem (qui dirige le Fonds libyen de développement et de reconstruction, le bras financier de la Cyrénaïque) peuvent peser sur la succession.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19827401"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%D8%B5%D8%AF%D8%A7%D9%85-%D8%AD%D9%81%D8%AA%D8%B1-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%B7%D8%B1%D9%8A%D9%82-%D8%AE%D9%84%D8%A7%D9%81%D8%A9-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%87-%D9%85%D8%A8%D8%A7%D9%8A%D8%B9/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds al-Arabi</a>, la question de la succession du maréchal Khalifa Haftar qui dirige d’une main de fer l’est de la Libye ne relève plus de simples spéculations liées à son âge avancé. Les manœuvres de son fils, Saddam, dessinent désormais une trajectoire claire visant à réorganiser les centres de pouvoir au sein du camp oriental. Cette stratégie combine nominations militaires, rencontres diplomatiques de haut niveau, mobilisation de soutiens tribaux ainsi qu’une extension de l’influence politique et économique. Si ces démarches témoignent d’une volonté d’assurer une transmission du pouvoir au sein de la famille, elles soulèvent également des interrogations quant à la capacité de Saddam à hériter des alliances tissées par son père et quant à la disposition de ses frères —ainsi que des dirigeants militaires et tribaux— à l’accepter comme chef pour la phase à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dispositions revêtent une importance particulière alors que Khalifa Haftar aura 83 ans le mois prochain et que ses fils occupent une place croissante dans la gestion des dossiers militaires, économiques et politiques. L’avenir de l’est de la Libye se trouve ainsi lié aux rapports de force au sein de la famille Haftar ainsi qu’à la nature des alliances qui ont assuré la cohésion du camp Haftar depuis 2014.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fabrique d’un héritier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La date du 11 août 2025 a marqué un tournant décisif dans l’ascension de Saddam Haftar. Son père a en effet pris la décision de le nommer adjoint, une mesure qui lui confère une position de premier plan dans la chaîne de commandement des forces armées basées dans l’est de la Libye, faisant de lui, sur le plan institutionnel, le mieux placé pour assumer le commandement en cas d’absence de son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nomination s’inscrit dans une série de changements incluant la désignation de son frère, Khaled Haftar, à la tête de l’État-major général et le transfert d’Abdelrazzaq al-Nadori au poste de conseiller à la sécurité nationale. Une réorganisation qui a permis une redistribution des prérogatives militaires entre l’ancienne génération de dirigeants et les fils de Haftar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces changements ne se limitaient pas à une simple restructuration administrative, ils s’accompagnaient d’une extension des prérogatives de Saddam. Ce dernier avait déjà dirigé des unités militaires de premier plan, notamment la brigade Tariq ibn Ziyad, avant de s’imposer progressivement comme l’une des figures centrales chargées des dossiers militaires et sécuritaires ainsi que des relations extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nature de ces nouvelles fonctions témoigne d’une volonté d’institutionnaliser le transfert d’influence au sein de la famille plutôt que de laisser la question de la succession à la merci des équilibres militaires et tribaux en cas de disparition du père. Toutefois, ces mesures en faveur de Saddam ne suffisent pas, à elles seules, à garantir une transition en douceur du pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gOlhmAMjPd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/">L’avenir de la Libye en suspens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’avenir de la Libye en suspens » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/embed/#?secret=iQ1LdptO74#?secret=gOlhmAMjPd" data-secret="gOlhmAMjPd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les allégeances tribales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La préparation de Saddam ne s’est pas limitée à l’appareil militaire, elle s’est étendue à la base sociale qui constituait l’un des piliers de la puissance de son père. Ainsi, sa nomination au poste de commandant adjoint a coïncidé avec des célébrations et des rencontres tribales exprimant un soutien explicite à ces nouveaux arrangements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 août 2025, la ville de Syrte a été le théâtre d’une manifestation de soutien à la nomination de Saddam, en présence de représentants du Conseil social des tribus de Syrte, ainsi que de cheikhs, de notables et de responsables locaux. Cette initiative visait à démontrer une acceptation sociale de la décision, au-delà de la ville de Benghazi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la cérémonie de son investiture a vu la participation de figures tribales, suivie d’entretiens avec des représentants des tribus Awlad Suleiman et Darsa. Saddam a également reçu une délégation de cheikhs issus des tribus égyptiennes Awlad Ali venus le féliciter pour ses nouvelles fonctions. Ces démarches se sont étendues au sud du pays, où, à Sebha, des rencontres ont eu lieu avec des représentants de tribus et de composantes sociales influentes —notamment les Gaddafa, les Magarha, les Ziyadin, les Ouled Bou Saif, les Warfalla et les Mashashia— dans le but de renforcer les liens avec des régions dotées d’un poids social et militaire significatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que certaines manifestations de soutien aient pris une tournure s’apparentant à une allégeance politique, les déclarations publiques ne confirment pas l’existence d’une allégeance formelle et globale de la part de ces tribus envers Saddam en tant que successeur de son père. Elles attestent plutôt d’un soutien, exprimé par des délégations et des chefs tribaux, à sa nomination et à l’élargissement de son rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’importance de ces manœuvres réside dans le fait que la loyauté des tribus envers Khalifa Haftar ne s’est pas construite en une seule fois, elle est le fruit d’années d’alliances sécuritaires et politiques ainsi que d’une répartition des influences et des intérêts. Par conséquent, le transfert de ces loyautés à son fils n’est nullement garanti d’autant plus que les positions des notables et des dirigeants locaux peuvent diverger au sein même d’une seule tribu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le sud de la Libye —marqué par une rivalité entre groupes armés et par l’enchevêtrement des intérêts tribaux et économiques— constitue un défi supplémentaire pour Saddam qui doit démontrer sa capacité à préserver les alliances nouées par son père.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Présence sur la scène internationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à ces activités internes, la présence de Saddam Haftar sur la scène internationale s’est intensifiée. Il est devenu un interlocuteur clé lors de rencontres avec des responsables occidentaux, russes et arabes, ce qui semble s’inscrire dans une stratégie visant à le présenter comme l’un des principaux décideurs dans l’est de la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, en janvier 2026, il a mené des entretiens avec des responsables français au palais de l’Élysée, ses contacts avec Paris s’étant par la suite multipliés au cours des mois suivants. En juin, il a rencontré le secrétaire d’État américain Marco Rubio à Washington, en présence du conseiller du président américain Massad Boulos, afin de discuter de l’initiative américaine concernant la crise libyenne et de la possibilité d’unifier les institutions militaires et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’est également rendu à Moscou en août, où il a rencontré le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, pour discuter de coopération militaire et sécuritaire. Cette démarche témoigne de la volonté du camp Haftar de maintenir des canaux de communication avec les puissances internationales qui rivalisent d’influence en Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présence offre à Saddam une plus grande marge de manœuvre, dépassant le rôle traditionnel d’un commandant militaire, et lui permet de tisser un réseau de relations directes avec des acteurs qui, par le passé, traitaient principalement avec son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, ces rencontres ne signifient pas nécessairement qu’il a obtenu une reconnaissance internationale en tant que successeur de Haftar, elles sont également liées aux intérêts sécuritaires et politiques de ces États, ainsi qu’à leur besoin d’interagir avec les personnalités qui pèsent sur les rapports de force actuels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rivalités entre frères</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les avancées de Saddam sur les plans militaire et diplomatique, la répartition de l’influence au sein de la famille Haftar fait apparaître d’autres centres de pouvoir susceptibles de devenir des sources de rivalité à l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son frère Khaled occupe le poste de chef d’état-major, une position qui lui confère une présence significative au sein de l’institution militaire, ainsi que des liens directs avec les commandements et les unités qui en dépendent. De son côté, son autre frère Belgacem supervise le Fonds pour le développement et la reconstruction de la Libye, qui gère des projets chiffrés en milliards de dinars libyens ce qui lui confère une influence économique et un vaste réseau de relations avec des entreprises, des entrepreneurs et des acteurs aussi bien locaux qu’étrangers. L’une des prérogatives du Fonds est de sceller les contrats avec des entreprises étrangères (notamment égyptiennes, turques et émiraties) pour mener à bien les grands chantiers d’infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette répartition illustre un modèle où le pouvoir militaire s’entremêle avec les ressources économiques et les fonctions politiques, chaque frère conservant ainsi sa propre sphère d’influence, liée à des institutions, des individus et des intérêts distincts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des rapports de presse ont fait état de divergences entre Saddam et ses deux frères, Khaled et Belgacem, concernant certains choix politiques et la répartition des prérogatives. Ces tensions surviennent notamment alors que le rôle de Saddam s’élargit dans la gestion des relations extérieures et dans le remodelage des équilibres politiques dans l’est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gravité de ces divergences réside dans le fait que, tant que le père est présent, il constitue une référence commune permettant de trancher les différends. En revanche, sa disparition pourrait rouvrir le débat sur le partage du pouvoir et des ressources ainsi que sur le commandement des unités armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, évoquer un conflit militaire imminent entre les frères reste prématuré, faute d’indices tangibles d’une scission directe des forces entre les membres de la famille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éviction d’Aguila</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les récents développements au sein de la Chambre des représentants ont ajouté une nouvelle dimension politique aux arrangements liés à la succession. Le 6 octobre, Benghazi a été le théâtre de l’élection d’un nouveau bureau de présidence, une manœuvre qui, selon ses initiateurs, met fin à la présidence d’Aguila Saleh à la tête de l’institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces événements surviennent dans un contexte marqué par des informations faisant état du rôle joué par Saddam Haftar dans le soutien aux démarches visant à changer la présidence du Parlement. Cela témoigne d’une implication croissante de sa part dans des dossiers politiques qui, pendant des années, étaient étroitement liés aux relations que son père entretenait avec les institutions en place dans l’est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éviction d’Aguila Saleh revêt une importance particulière, étant donné qu’il a été l’un des principaux alliés politiques de Haftar depuis 2014. Il bénéficie, en outre, de solides réseaux tribaux dans l’est du pays et de liens régionaux influents, notamment avec l’Égypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le maintien de Saleh à son poste lui conférait une capacité d’influence sur la législation et les accords politiques relatifs à l’avenir du pouvoir, y compris sur toute disposition susceptible d’affecter la position de la famille Haftar au sein des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’élection d’une nouvelle direction a suscité des objections et des recours juridiques donnant lieu à une controverse sur la légitimité de la procédure et sur le quorum requis dans un contexte marqué par une division persistante des institutions judiciaires et étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, cette tentative de recomposition du Parlement pourrait offrir à Saddam Haftar une marge de manœuvre politique accrue, elle comporte néanmoins le risque d’accentuer les clivages au sein du camp de l’Est surtout si les différends entre les dirigeants politiques et tribaux se cristallisent en factions rivales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les enjeux d’un règlement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les tractations autour de la succession s’inscrivent également dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour parvenir à un règlement entre l’est et l’ouest de la Libye. Dans ce contexte, Saddam Haftar est apparu comme un acteur impliqué dans les discussions liées à l’initiative portée par Massad Boulos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certains rapports, des scénarios non officiels envisageraient un partage des postes exécutifs entre les deux camps, incluant l’attribution d’une fonction présidentielle à Saddam Haftar, en échange du maintien de l’influence du camp d’Abdelhamid Dbeibeh au sein du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces pistes n’ont pas abouti à un accord formel et se heurtent toujours à des obstacles liés à la légitimité constitutionnelle, aux positions des différentes parties politiques et militaires ainsi qu’à l’avenir du processus électoral.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage de Saddam d’une position de commandement militaire à un rôle politique national exige des consensus qui dépassent les zones d’influence de son père. Cela soulève également des interrogations quant à la possibilité d’intégrer les forces de l’Est au sein d’une institution militaire unifiée sans pour autant maintenir les centres de pouvoir existants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AY5sXVtHTE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/les-etats-unis-ouvrent-un-nouveau-chapitre-avec-khalifa-haftar/">Les États-Unis ouvrent un nouveau chapitre avec Khalifa Haftar</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les États-Unis ouvrent un nouveau chapitre avec Khalifa Haftar » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/les-etats-unis-ouvrent-un-nouveau-chapitre-avec-khalifa-haftar/embed/#?secret=8crCersOH0#?secret=AY5sXVtHTE" data-secret="AY5sXVtHTE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’avenir de la succession</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble de ces manœuvres révèle que la préparation de Saddam Haftar s’opère via des axes parallèles: consolidation de sa position militaire, élargissement de son ancrage tribal et diplomatique, et, à terme, influence sur la refonte des institutions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la réussite de ces arrangements successoraux dépend de facteurs qui ne sauraient être tranchés par de simples nominations. Il s’agit notamment de la pérennité de la loyauté des chefs militaires, des positions des tribus, de l’équilibre des intérêts entre les frères, sans oublier les calculs des acteurs régionaux et internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Khalifa Haftar s’appuie sur un réseau de relations tissé au fil de plus d’une décennie de conflits et d’alliances, Saddam, quant à lui, en est encore à transformer une influence héritée en une autorité fondée sur sa propre position et sur sa capacité à gérer les équilibres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où les institutions demeurent fragmentées et où le processus électoral se heurte à des obstacles politiques et juridiques, la question de la succession dans l’est de la Libye pourrait bien passer du statut d’affaire familiale à celui de facteur déterminant dans la reconfiguration du paysage du pouvoir. Ainsi, la question ne se limite plus à savoir si Saddam est préparé à succéder à son père, elle porte davantage sur la capacité des alliances militaires, tribales et politiques sur lesquelles repose le camp de Haftar à perdurer sous une nouvelle direction. Il s’agit également de déterminer si cette transition du pouvoir préservera l’équilibre actuel ou si elle ouvrira la voie à des rivalités internes susceptibles de remodeler le paysage dans l’est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/libye-saddam-haftar-dauphin-de-cyrenaique/">Libye | Saddam Haftar, dauphin de Cyrénaïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 08:20:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[commerce transfrontalier]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la nouvelle dynamique diplomatique autour de la Libye, la Tunisie doit veiller éviter qu'un changement extérieur ne se transforme en vulnérabilité intérieure. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/">Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La nouvelle dynamique diplomatique autour de la Libye place la Tunisie devant une question qui dépasse la seule politique étrangère : comment éviter qu’une évolution extérieure ne se transforme en vulnérabilité intérieure ?</em></strong> <em>(Photo: Poste frontalier de Ras Jedir).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19754656"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis cherchent à rapprocher les autorités de l’Est et de l’Ouest libyens, à favoriser l’unification des institutions et à ouvrir la voie à des élections nationales. La Turquie, l’Égypte et les puissances européennes poursuivent parallèlement leurs propres objectifs. Cette recomposition peut contribuer à stabiliser la Libye. Elle peut aussi modifier les équilibres sécuritaires, économiques et diplomatiques autour de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait toutefois réducteur de considérer cette séquence comme une simple rivalité entre puissances. Le véritable enjeu pour Tunis est de savoir si elle dispose de suffisamment de marges de manœuvre pour tirer profit d’une éventuelle stabilisation libyenne, absorber ses effets négatifs et défendre ses intérêts lorsque les décisions se prennent ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté ne consiste pas à ne dépendre de personne. Elle consiste à disposer de suffisamment de ressources, de partenaires, de compétences et d’instruments pour que la dépendance ne devienne pas une vulnérabilité subie. C’est à cette aune qu’il faut apprécier la nouvelle stratégie américaine en Libye.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas confondre stabilisation et solution automatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première réaction devrait être pragmatique. Pourquoi la Tunisie rejetterait-elle une initiative susceptible de rapprocher les Libyens et de mettre fin à une division qui nourrit l’insécurité ? Après des années d’échec, toute avancée vers l’unification des institutions et l’organisation d’élections mérite d’être encouragée. Washington dispose de canaux de discussion et d’une capacité d’influence que Tunis ne possède pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une stabilisation annoncée ne constitue pas encore une stabilité acquise. Un accord politique peut rester fragile, une coordination sécuritaire peut demeurer incomplète et une réunification institutionnelle peut ne pas produire d’autorité effective sur l’ensemble du territoire. Les effets réels d’un règlement se mesureront moins aux déclarations qu’à la capacité des institutions libyennes à contrôler les frontières, à garantir la circulation et à prévenir les crises locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a donc aucun intérêt à s’opposer par principe à l’initiative américaine. Elle doit la soutenir lorsqu’elle favorise un processus inclusif, libyo-libyen et placé dans un cadre multilatéral. Mais elle doit aussi se préparer à plusieurs scénarios, y compris celui d’une transition incomplète, d’une stabilisation partielle ou d’un nouvel équilibre dominé par des acteurs extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté tunisienne commence ici : ne pas confondre l’espoir d’une solution avec la disparition du risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière, premier canal de transmission du risque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, la Libye n’est pas un dossier diplomatique lointain. Elle constitue une réalité économique, sociale et sécuritaire quotidienne. Les régions du Sud vivent au rythme des échanges transfrontaliers, des mouvements de personnes et de l’activité du poste de Ras Jedir. Chaque fermeture, chaque tension locale et chaque changement dans le rapport de force libyen se répercute immédiatement sur les familles, les commerçants et les entreprises des deux côtés de la frontière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait considérer Ras Jedir comme un problème bilatéral et administratif, distinct des grandes négociations géopolitiques. Ce serait une erreur. La frontière est précisément le point où les arrangements politiques libyens deviennent une réalité tunisienne. Si l’unification institutionnelle ne garantit pas une autorité stable sur les postes-frontières, une chaîne de commandement identifiable et des règles commerciales prévisibles, elle restera incomplète du point de vue tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit donc traiter la frontière comme une infrastructure stratégique. Cela suppose de sécuriser les accès, moderniser les procédures douanières, améliorer la traçabilité des flux et maintenir des canaux permanents avec les autorités locales libyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre les trafics doit être renforcée, mais elle ne peut pas se traduire par une fermeture indiscriminée qui pénaliserait les populations et l’économie légale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maîtrise du risque ne consiste pas à supprimer les échanges. Elle consiste à rendre les échanges plus transparents, plus prévisibles et moins dépendants des rapports de force locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une éventuelle stabilisation de la Libye pourrait relancer les échanges et soutenir l’économie du Sud tunisien. Mais cette opportunité ne se concrétisera pas automatiquement. Si le commerce transfrontalier reste informel, concentré sur quelques points de passage et dépendant de décisions sécuritaires imprévisibles, la Tunisie continuera à subir les crises au lieu de bénéficier de la reprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc construire des amortisseurs économiques : développer des plateformes logistiques, renforcer les entreprises locales, formaliser une partie des échanges et créer des mécanismes de soutien pour les opérateurs touchés par les fermetures temporaires. La diversification des débouchés est également indispensable. Les régions frontalières ne peuvent pas dépendre d’un seul passage, d’un seul marché ou d’une seule configuration politique à Tripoli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est pas de réduire le lien avec la Libye. Elle est de faire en sorte que ce lien devienne une force économique organisée plutôt qu’une dépendance exposée à chaque tension.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2ivEpmZCrR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/">La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/embed/#?secret=NO4fF477jG#?secret=2ivEpmZCrR" data-secret="2ivEpmZCrR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La neutralité comme capacité de choix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tunis a raison de préserver une position équilibrée à l’égard des différents acteurs libyens. Dans un pays encore divisé, choisir prématurément un camp réduirait sa marge de manœuvre et exposerait ses intérêts à un changement de rapport de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la neutralité n’a de valeur que si elle permet de choisir. Une neutralité passive risque de transformer la Tunisie en simple observatrice d’un processus conduit par Washington, Ankara, Le Caire et les institutions internationales. Elle conserverait ses relations avec tout le monde, mais pèserait réellement sur personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne consiste pas à multiplier les déclarations de souveraineté. Elle consiste à renforcer les instruments qui donnent un contenu à cette souveraineté : expertise sur les questions frontalières, capacité de négociation, coordination interinstitutionnelle, présence diplomatique régulière en Libye et propositions concrètes sur la sécurité et le commerce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne peut pas imposer une solution. Elle peut toutefois rendre certaines solutions plus crédibles et certaines dérives plus coûteuses. Sa proximité géographique, ses relations avec l’Ouest libyen et son expérience des échanges transfrontaliers lui donnent une utilité spécifique. Encore faut-il la convertir en influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle architecture sécuritaire libyenne impliquera nécessairement des partenaires extérieurs. La Tunisie a besoin de coopération avec la Libye, l’Algérie, les institutions internationales et, sur certains dossiers, les États-Unis et la Turquie. Refuser cette coopération au nom d’une souveraineté abstraite serait irréaliste. Mais coopérer ne signifie pas accepter une architecture conçue ailleurs. Si les priorités sécuritaires sont définies principalement par Washington ou Ankara, Tunis pourrait se retrouver devant des décisions déjà prises concernant la surveillance des frontières, la présence étrangère, la lutte contre les trafics ou la gestion des migrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ici appliquer le même principe que dans les relations économiques : la diversification n’est pas le rejet d’un partenaire, mais la condition d’un partenariat plus équilibré. La Tunisie doit parler avec tous les acteurs qui comptent, éviter de dépendre d’un seul canal et faire en sorte que les engagements sécuritaires soient transparents, ciblés et compatibles avec ses intérêts propres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté moderne ne signifie pas l’autarcie. Elle signifie pouvoir choisir ses dépendances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cadre régional : un instrument, pas un substitut à la stratégie tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne dispose ni du poids militaire de la Turquie, ni de la profondeur stratégique de l’Égypte, ni des ressources diplomatiques des États-Unis. Elle peut toutefois compenser cette faiblesse relative par une diplomatie de coalition. Le mécanisme de concertation avec l’Algérie et l’Égypte doit devenir un instrument opérationnel, et non rester un cadre de déclarations générales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les divergences entre les trois pays sont réelles. L’Algérie regarde prioritairement vers sa profondeur sahélienne et ses impératifs de sécurité. L’Égypte est davantage attentive à l’Est libyen. La Tunisie est directement exposée à l’Ouest, à Ras Jedir et aux flux transfrontaliers. Cette différence de perspective ne condamne pas la concertation ; elle impose de lui donner un agenda limité et concret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sécurité des frontières, continuité des passages, lutte contre les trafics, échanges d’informations et soutien à un processus politique inclusif peuvent constituer ce socle commun. Tunis doit toutefois y défendre sa propre voix et ne pas se fondre dans une position régionale uniforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a souvent abordé le dossier libyen sous l’angle de la prévention : empêcher l’instabilité de franchir la frontière, limiter les effets économiques des crises et éviter de s’impliquer dans les rivalités libyennes. Cette prudence était compréhensible. Elle ne suffit plus dans une phase où de nouveaux équilibres sont en train de se former.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains objecteront que Tunis doit d’abord résoudre ses propres difficultés économiques et institutionnelles avant de prétendre jouer un rôle régional. Mais la question libyenne n’est pas un luxe diplomatique. Elle touche directement la sécurité, le commerce, l’emploi, les migrations et la stabilité des régions frontalières. Investir dans une politique libyenne plus structurée relève donc de la protection des intérêts fondamentaux du pays.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GYhVK1AT0m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/">L’avenir de la Libye en suspens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’avenir de la Libye en suspens » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/embed/#?secret=fL0N7Nx4dy#?secret=GYhVK1AT0m" data-secret="GYhVK1AT0m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Tunis doit passer d’une diplomatie de réaction à une diplomatie d’initiative. Cela implique de proposer un agenda tunisien pour la frontière, de défendre une solution politique inclusive, de diversifier les partenariats et de faire de la stabilité de Ras Jedir un intérêt régional reconnu par tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a pas vocation à imposer une solution à la Libye. Elle a en revanche le devoir de ne pas laisser d’autres acteurs définir seuls un règlement qui touchera directement sa sécurité, son économie et sa cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La neutralité peut rester le principe directeur de la politique tunisienne. Mais elle doit être une neutralité engagée, organisée et capable de produire des résultats. Dans la nouvelle séquence libyenne, la véritable faiblesse de la Tunisie ne serait pas de manquer de puissance. Ce serait de confondre la retenue avec l’effacement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté tunisienne ne se proclamera pas au moyen d’une rupture avec ses partenaires. Elle se construira par des frontières mieux administrées, des échanges mieux organisés, des alliances diversifiées et une capacité accrue à transformer la proximité géographique en influence politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux recompositions libyennes, Tunis ne doit ni choisir un protecteur ni prétendre pouvoir agir seule. Elle doit construire les marges de manœuvre qui lui permettront de dialoguer avec tous, de dépendre de plusieurs et de subir moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informaticien, cadre de banque publique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/quel-role-pour-la-tunisie-dans-la-gestion-de-la-crise-en-libye/">Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Naufrage de migrants au large de la Tunisie  &#124; 28 rescapés, 2 morts et 6 disparus</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/naufrage-de-migrants-au-large-de-la-tunisie-28-rescapes-2-morts-et-6-disparus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:45:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alarm Phone]]></category>
		<category><![CDATA[Aurora]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[plateforme Hasdrubal]]></category>
		<category><![CDATA[Sea Watch]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y aurait 28 rescapés, 2 morts et 6 disparus dans le naufrage d'un canot pneumatique de migrants secourus au largue de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/naufrage-de-migrants-au-large-de-la-tunisie-28-rescapes-2-morts-et-6-disparus/">Naufrage de migrants au large de la Tunisie  | 28 rescapés, 2 morts et 6 disparus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le navire Aurora de l’ONG Sea Watch a repéré un canot pneumatique quasi dégonflé — signalé par Alarm Phone dans la zone SAR libyenne — transportant 5 personnes et 2 corps sans vie, dont celui d’un enfant selon les témoins, indique l’agence</em></strong></em></strong> <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2026/09/29/sea-watch-2-morti-e-6-dispersi-in-un-naufragio-tra-libia-e-tunisia_af82ba8c-2468-44de-b903-7af3debc9a31.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em><u><strong><em>Ansa</em></strong></u></em></strong></a><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong></p>



<span id="more-19727918"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Environ 25 personnes s’étaient accrochées à la plateforme Hasdrubal pour échapper au naufrage. Deux femmes ont raconté avoir perdu leurs enfants dans les vagues»</em>, explique l’ONG.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«</em><em>Le canot se trouvait à la limite des zones SAR libyenne et tunisienne ; ce sont les 5 survivants qui nous ont indiqué que d</em><em>’</em><em>autres personnes avaient réussi à atteindre la plateforme pétrolière après le naufrag</em><em>e»</em>, souligne Sea Watch, ajoutant que&nbsp;<em>«p</em><em>armi les deux corps sans vie se trouvait celui d&rsquo;un enfant.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir récupéré les 5 survivants et les deux corps, l’Aurora a rejoint la plateforme avec l’autorisation des autorités tunisiennes et a commencé le transfert des personnes à bord. <em>«Il y a aussi un nouveau-né parmi eux»</em>, précise l’ONG. <em>«En discutant avec les survivants à bord de l</em><em>’</em><em>Aurora, nous avons appris qu</em><em>’</em><em>il y a six disparus, dont trois enfants.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le navire a fait débarquer les personnes secourues à Lampedusa, Italie. Elles sont au nombre de 28 : 5 secourues depuis le canot pneumatique et 23 depuis la plateforme de production de gaz et de pétrole offshor. Parmi elles figurent cinq femmes et un jeune enfant. Deux corps étaient également à bord de l&rsquo;Aurora.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/naufrage-de-migrants-au-large-de-la-tunisie-28-rescapes-2-morts-et-6-disparus/">Naufrage de migrants au large de la Tunisie  | 28 rescapés, 2 morts et 6 disparus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘Mon Imam’’ de Sabyl Ghoussoub fait descendre Moussa Sadr de l’affiche</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/09/mon-imam-de-sabyl-ghoussoub-fait-descendre-moussa-sadr-de-laffiche/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 06:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Shariati]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mouammar Kadhafi]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Sadr]]></category>
		<category><![CDATA[Sabyl Ghoussoub]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un demi-siècle après la disparition de l'imam Moussa Sadr, Sabyl Ghoussoub retrouve ce qui subsiste de l’homme derrière le personnage construit par les autres.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/09/mon-imam-de-sabyl-ghoussoub-fait-descendre-moussa-sadr-de-laffiche/">‘‘Mon Imam’’ de Sabyl Ghoussoub fait descendre Moussa Sadr de l’affiche</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une affiche peut-elle finir par remplacer un homme ? C’est la question qui traverse ‘‘Mon Imam’’, le nouveau roman de Sabyl Ghoussoub, paru le 19 août 2026 aux éditions Stock, en France.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala </strong></p>



<span id="more-19597319"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 31 août 1978, Moussa Sadr disparaît en Libye après sa rencontre avec Mouammar Kadhafi. Pas de corps, pas de tombe. Le vide nourrit bientôt les hypothèses, puis la légende. Au fil des décennies, la représentation publique prend peu à peu le dessus sur la personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près d’un demi-siècle plus tard, Ghoussoub ne prétend pas résoudre ce vide. Il choisit une voie plus littéraire : retrouver ce qui subsiste de l’homme derrière le personnage construit par les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dieu comme personnage préféré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’écrivain n’entre pas dans cette histoire par la biographie classique. Il commence par une scène presque burlesque, dans une école liée au Hezbollah, après son voyage en Israël. Costume gris mal coupé, bagues en rubis, regards méfiants : quelques détails suffisent à installer l’atmosphère. À la question <em>«Quel est votre personnage de fiction préféré ?»</em>, Ghoussoub répond : <em>«Dieu»</em>. Puis il explique qu’il écrit sur Moussa Sadr, dont la figure est affichée partout. Quelques instants plus tard, sa page Wikipédia est vandalisée. On l’accuse notamment d’écrire sur <em>«le sexe et la reproduction»</em> et d’être un <em>«journaliste pornographique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène prête à sourire, mais révèle surtout la difficulté de toucher à une figure devenue sacrée. Dès qu’un écrivain s’empare d’un personnage religieux et politique, la littérature se retrouve confrontée aux frontières du sacré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rawa, sa petite-cousine de vingt ans, pro-Hezbollah <em>«par contradiction»</em>, étudiante aux Beaux-Arts, bisexuelle, non baptisée en attendant <em>«la libération de Jérusalem»</em>, apporte une autre tonalité. Elle rêve d’ouvrir un café à Cuba tout en restant au Liban. Sa présence donne au récit une énergie décalée et fait apparaître un pays traversé de contradictions, où les convictions collectives se heurtent aux désirs individuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est partout : dans les quartiers chiites de Beyrouth et du Sud, à l’aéroport, sur les banderoles, les posters ou les silhouettes en carton-pâte. Turban noir, yeux verts, sourire ou gravité : quelques traits suffisent désormais à identifier celui dont le nom appartient à plusieurs générations de Libanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette bascule qui intéresse Ghoussoub. Moussa Sadr appartient à une époque antérieure à la création du Hezbollah. Le rappeler permet de mesurer ce qui s’est déplacé entre l’homme de 1978 et la représentation construite autour de lui. L’auteur évoque un héritage marqué par le dialogue entre communautés, la justice sociale et l’ouverture, notamment à travers la pensée d’Ali Shariati.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension dépasse largement le cadre libanais. Elle renvoie à une époque où les luttes anticoloniales, le socialisme et la recherche d’une voie politique propre traversaient une grande partie du monde arabe et du tiers-monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La littérature contre l’énigme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ghoussoub ne cherche pas à substituer une lecture à une autre. Il montre plutôt comment un personnage peut être simplifié, récupéré et progressivement enfermé dans une fonction qui finit par masquer ses nuances. Pour retrouver une personnalité, il faut alors rouvrir les possibles que le temps a refermés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les archives cessent de fournir des réponses, le roman prend le relais. Le passeport, la valise et les vêtements retrouvés à Rome ouvrent la porte à une autre possibilité. Une Vespa apparaît, 0puis une Fiat 500 bleu ciel sur la Via Pontina. Umberto Tozzi, Googoosh et, finalement, Sperlonga entrent dans le récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de là, Ghoussoub ne prétend plus savoir. Il imagine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Sperlonga, ville blanche au bord de la mer, son Moussa Sadr rêvé existe, débarrassé de sa fonction publique. Plus de turban, plus de tribune, plus de foule. Il écoute de la musique, conduit, fréquente les chats errants, aime et partage une maison dont la porte reste ouverte. Ces détails donnent au personnage ce que les récits collectifs lui avaient retiré : une vie ordinaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rita lui demande : <em>«Tu ne crois plus en Dieu ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si, toujours, mais c’est en moi que je ne crois plus.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La phrase déplace l’enquête historique vers une interrogation existentielle. Que devient un homme lorsqu’il ne peut plus échapper au rôle que les autres ont construit autour de lui ? À la plage, plusieurs possibilités se présentent : se noyer, partir au bout du monde ou retourner à Beyrouth. La fuite cesse alors d’être seulement géographique. Elle devient une manière de questionner l’identité, la foi et le poids du regard collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réel et la fiction avancent ainsi côte à côte. Autofiction, enquête, politique, humour et rêverie amoureuse se mêlent sans frontière étanche. Le livre accepte cette circulation et en fait sa force.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que le symbole recouvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette liberté romanesque n’efface pas la portée politique du récit. Elle permet au contraire de la déplacer. La référence à Ali Shariati rappelle qu’une autre histoire du chiisme politique a existé, loin des classifications contemporaines. Sa <em>«troisième voie»</em>, à distance du marxisme comme du libéralisme, associait la pensée religieuse à la justice sociale et à l’émancipation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’auteur s’intéresse surtout à la façon dont les morts finissent par être réduits à quelques signes : un nom, une photographie, une date, une formule. La dédicace à Hussein donne à cette réflexion une résonance particulière. Mort le 26 novembre 2024 sous les bombardements, il appartient au présent, à cette génération de vies interrompues qui risque elle aussi d’être rapidement transformée en symbole avant même que son existence ait été racontée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement avec Moussa Sadr reste discret, mais il éclaire le projet du livre. Une vie singulière peut être absorbée par le récit que les autres fabriquent autour d’elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Mon Imam’’</em> ne résout donc pas l’énigme du 31 août 1978. Ce n’est d’ailleurs pas son ambition. Ghoussoub accepte le manque laissé par les archives et utilise la littérature pour l’explorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son pari pourrait sembler provocateur : imaginer à Moussa Sadr une Vespa, une Fiat 500, des amours, des doutes, des chansons et même l’envie de partir encore. Pourtant, cette désacralisation n’est pas une destruction. Elle restitue au personnage ce que le temps lui a progressivement retiré : la possibilité d’être contradictoire, fragile, désirant et simplement humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que le titre prend tout son sens. Faire descendre Moussa Sadr de son affiche ne revient pas à effacer ce qu’il représente. Cela signifie refuser qu’une représentation suffise à raconter une existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le symbole, Sabyl Ghoussoub cherche une voix. Derrière le personnage public, une vie. Et derrière cet effacement, la possibilité de retrouver un homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/09/mon-imam-de-sabyl-ghoussoub-fait-descendre-moussa-sadr-de-laffiche/">‘‘Mon Imam’’ de Sabyl Ghoussoub fait descendre Moussa Sadr de l’affiche</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ben Guerdane &#124; Obsèques de 11 migrants irréguliers noyés sur fond de tensions</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/ben-guerdane-obseques-de-11-migrants-irreguliers-noyes-sur-fond-de-tensions/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 07:34:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Médenine]]></category>
		<category><![CDATA[migrants irréguliers]]></category>
		<category><![CDATA[noyade]]></category>
		<category><![CDATA[obsèques]]></category>
		<category><![CDATA[Zarzis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les obsèques des 11 jeunes de Ben Guerdane morts dans le naufrage au large de Zarzis, se sont déroulées sur fond de tensions. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/ben-guerdane-obseques-de-11-migrants-irreguliers-noyes-sur-fond-de-tensions/">Ben Guerdane | Obsèques de 11 migrants irréguliers noyés sur fond de tensions</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les obsèques hier, mercredi 26 août 2026, de 11 jeunes de Ben Guerdane morts dans le naufrage au large de Zarzis a rassemblé des centaines d’habitants de cette ville frontalière de la Libye dont l’unique ressource reste le commerce transfrontalier pour ne pas dire la contrebande. L’absence des responsables locaux et nationaux à cette cérémonie a été relevé par les observateurs.</em></strong></p>



<span id="more-19515892"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La tragédie a suscité des protestations et des tensions à Ben Guerdane, dans le gouvernorat de Médenine, où des dizaines de jeunes ont bloqué des routes et allumé des feux lors de manifestations nocturnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les corps de 11 jeunes de la ville, tous tunisiens, morts dans le naufrage d’une embarcation de migrants irréguliers survenu au large de Zarzis, ont été inhumés au cimetière Khalif de Ben Guerdane, après que leurs corps repêchés et identifiés aient été restitués à leurs familles pour qu’elles puissent les enterrer et faire leur deuil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi dernier, 22 août, la Garde nationale a annoncé le naufrage d’une embarcation au large de Zarzis transportant 15 jeunes, dont la plupart étaient originaires de Ben Guerdane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le témoignage de l’unique survivant, 15 jeunes se trouvaient à bord de l’embarcation, partie des côtes de Zarzis mercredi 19 août, entre 12h et 13h. Onze passagers portaient des gilets de sauvetage, tandis que quatre en étaient dépourvus. L’embarcation aurait sombré environ cinq heures après le départ, après que de l’eau a commencé à s’y infiltrer. Le jeune homme a raconté être resté en mer plus de deux jours, nageant et tentant de se maintenir à flot dans des conditions extrêmement difficiles, affrontant les vagues, la faim et la soif. Il a finalement été repéré par un navire libyen en provenance de Misrata et faisant route vers le port de Zarzis, avant d’être remis aux autorités tunisiennes. Le survivant, hospitalisé à l’hôpital régional de Zarzis, souffre de brûlures au premier degré. Dans son récit, il a attribué le naufrage à la détérioration des conditions météorologiques et à la surcharge de l’embarcation, qui transportait également une vingtaine de bidons de carburant et d’eau. Les autorités tunisiennes ont ouvert une enquête judiciaire sur les circonstances de l’organisation de cette traversée clandestine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche 23 août, les habitants de la ville ont pris part au cortège funèbre des trois premières victimes retrouvées. Le drame a par ailleurs suscité des protestations et des tensions à Ben Guerdane, à la frontière avec la Libye, où des dizaines de jeunes ont bloqué des routes et allumé des feux lors de manifestations nocturnes. Les forces de sécurité sont intervenues en faisant usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Les habitants de la région ainsi que des partis politiques ont réclamé des interventions urgentes et des solutions structurelles pour le développement de la zone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce naufrage s’inscrit dans un contexte de pression migratoire croissante le long des côtes sud-est de la Tunisie, d’où continuent de partir sporadiquement des embarcations à destination de l’Italie, transportant souvent des jeunes originaires des zones frontalières et du sud-est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données du ministère italien de l’Intérieur, les débarquements de migrants sur les côtes italiennes enregistrent une nette baisse en 2026 : du début de l’année jusqu’au début de la semaine, on a dénombré 18 900 arrivées, contre 41 000 sur la même période en 2025 et 39 000 en 2024. Ce chiffre met en évidence une diminution d’environ 54 % par rapport à 2025 et de 52 % par rapport à 2024. Cette diminution est e fruit de la coopération des gardes maritimes tunisiens avec leurs collègues italiens pour contrôler plus rigoureusement les flux des barques de migration irrégulière. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les 18 900 arrivées en Italie depuis le début de l&rsquo;année, les ressortissants tunisiens représentaient 5 % du total. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/ben-guerdane-obseques-de-11-migrants-irreguliers-noyes-sur-fond-de-tensions/">Ben Guerdane | Obsèques de 11 migrants irréguliers noyés sur fond de tensions</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ben Guerdane &#8211; 12 morts et 2 disparus &#124; Comment est-on arrivé là ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 07:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
		<category><![CDATA[commerce informel]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[économie transfrontalière]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[migration irrégulière]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[Zarzis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment en est-on arrivé à ce que des jeunes de Ben Guerdane voient davantage d’espoir dans une embarcation précaire que dans leur propre pays ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/25/ben-guerdane-12-morts-et-2-disparus-comment-est-on-arrive-la/">Ben Guerdane &#8211; 12 morts et 2 disparus | Comment est-on arrivé là ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment en est-on arrivé à ce que des jeunes de Ben Guerdane voient davantage d’espoir dans une embarcation précaire et la Méditerranée que dans leur propre pays ? C’est la question que pose le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) dans le <a href="https://crldht.com/ben-guerdane-douze-morts-deux-disparus-et-une-jeunesse-sans-horizon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> suivant, publié le 24 août 2026, où  il exprime sa profonde douleur et sa solidarité avec les familles et les populations de Ben Guerdane et de Zarzis frappées par le naufrage d’une embarcation transportant quinze jeunes Tunisiens qui tentaient de rejoindre l’Italie.</em></strong></p>



<span id="more-19500824"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le dernier bilan communiqué par la Direction générale de la Garde nationale,&nbsp;douze corps ont été repêchés, deux personnes restent portées disparues et une seule personne a survécu. Quatorze des quinze personnes à bord étaient originaires de Ben Guerdane et une de Zarzis. L’embarcation avait quitté les côtes le 19 août et a sombré à environ 14 milles marins au large de Zarzis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT présente ses condoléances aux familles des victimes et partage l’angoisse de celles qui attendent encore de connaître le sort de leurs enfants. Il demande que les recherches se poursuivent sans interruption jusqu’à ce que les deux derniers disparus soient retrouvés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette tragédie ne peut être réduite à un nouveau fait divers de la migration dite irrégulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est pas seulement de savoir comment ces jeunes sont morts. Elle est aussi de comprendre pourquoi des jeunes, âgés pour plusieurs d’entre eux de 18 à 25 ans, ont estimé qu’il ne leur restait d’autre horizon que de prendre la mer au risque de leur vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ben Guerdane : sécurité sans développement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui à Ben Guerdane, il faut revenir sur les profondes transformations qu’a connues cette région frontalière au cours de la dernière décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre le terrorisme et la sécurisation de la frontière tuniso-libyenne étaient des nécessités incontestables, particulièrement après les événements de mars 2016 : les affrontements d’El Aouija du 2 mars, puis surtout&nbsp;l’attaque de grande ampleur menée par Daech contre Ben Guerdane, le 7 mars 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La population de Ben Guerdane avait alors joué, aux côtés des forces militaires et sécuritaires, un rôle déterminant dans la résistance aux assaillants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les réponses apportées aux problèmes de la région sont restées&nbsp;principalement sécuritaires, sans véritable politique économique et sociale à la hauteur de ses besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction et le renforcement du dispositif militaire frontalier, l’intensification des contrôles et les restrictions apportées aux échanges ont directement affecté l’économie transfrontalière, y compris le commerce informel qui constitue depuis longtemps une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Restreindre cette économie sans construire simultanément des alternatives crédibles revenait à exposer une partie croissante de la population au chômage, à la précarité et à l’absence de perspectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutent les difficultés persistantes liées au passage frontalier de&nbsp;Ras Jedir, véritable artère économique et sociale de Ben Guerdane. Fermetures, réouvertures, restrictions, difficultés de passage et décisions changeantes ont fragilisé encore davantage les activités dont dépendent de nombreuses familles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contrôler les départs ne peut remplacer l’obligation de sauver</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tragédie interpelle également les politiques migratoires mises en œuvre par la Tunisie, notamment dans le cadre de sa coopération avec l’Union européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, des moyens importants sont consacrés au contrôle des côtes, à la surveillance des zones de départ et à l’interception des embarcations. Les dispositifs sont d’abord conçus pour&nbsp;empêcher les départs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT rappelle pourtant que&nbsp;la protection de la vie humaine et le sauvetage en mer doivent constituer une priorité absolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment expliquer que des moyens importants soient mobilisés pour surveiller les côtes, empêcher les départs et intercepter les embarcations, alors qu’un bateau transportant quinze personnes peut disparaître et qu’un survivant peut rester près de deux jours en mer avant d’être découvert par un navire commercial ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame de Ben Guerdane ravive inévitablement le souvenir du&nbsp;naufrage de Zarzis de septembre 2022. Quatre ans plus tard,&nbsp;les familles restent mobilisées pour connaître toute la vérité sur la disparition de l’embarcation, les conditions des recherches et la gestion des dépouilles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle tragédie survient aujourd’hui dans la même région maritime et pose à nouveau la question des enseignements réellement tirés de Zarzis et de l’efficacité des dispositifs de recherche et de sauvetage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette responsabilité ne s’arrête pas aux frontières tunisiennes.&nbsp;Les politiques migratoires européennes portent également une part de responsabilité dans les drames et les disparitions en Méditerranée.&nbsp;La lutte contre les départs ne peut continuer à primer sur la protection des vies, tandis que des milliers de personnes meurent ou disparaissent en mer et que leurs familles restent parfois des années sans savoir ce qu’elles sont devenues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Silence politique et réponse policière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour,&nbsp;aucune prise de parole publique significative du gouvernement ou de la Présidence de la République sur cette tragédie, ses causes et la situation de Ben Guerdane n’est à relever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Garde nationale communique sur les opérations de recherche et indique qu’elles font l’objet d’un suivi au plus haut niveau. Mais cela ne remplace pas une parole politique adressée aux familles et à la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce silence contraste avec la réponse apportée aux manifestations qui ont éclaté à Ben Guerdane. Pendant deux nuits, des habitants et des jeunes sont descendus dans la rue. Leur mobilisation exprimait d’abord l’angoisse devant la disparition des leurs, puis plus largement le chômage, les difficultés de Ras Jedir, les projets de développement bloqués et l’absence de perspectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette colère,&nbsp;les forces de sécurité sont intervenues, ont chargé des manifestants et fait usage de gaz lacrymogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste est saisissant : silence politique face au drame et à ses causes, intervention policière lorsque la colère s’exprime dans la rue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Établir les responsabilités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête judiciaire ouverte est indispensable, mais elle ne peut se limiter aux organisateurs de la traversée et aux éventuels passeurs. Elle doit aussi établir&nbsp;les circonstances du naufrage, la chronologie des alertes et des recherches, les moyens de surveillance et de sauvetage mobilisés et les éventuelles responsabilités, y compris institutionnelles. Un bilan des mesures prises depuis le naufrage de Zarzis de 2022 doit également être rendu public.&nbsp;Les familles ont droit à la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CRLDHT appelle parallèlement à une&nbsp;révision profonde des politiques concernant les régions frontalières, particulièrement Ben Guerdane et Ras Jedir, ainsi que des politiques migratoires tunisiennes et européennes, afin que&nbsp;le sauvetage et la protection des vies disposent des moyens nécessaires. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les douze victimes ne sont pas seulement des <em>«migrants irréguliers»</em>.&nbsp;Ce sont des jeunes Tunisiens qui cherchaient une possibilité de vivre autrement.&nbsp;Quand le commerce frontalier se réduit sans alternative, que le chômage et les restrictions s’accumulent et que tout horizon se ferme, la mer finit par apparaître comme une issue, au risque de devenir un tombeau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une question demeure :&nbsp;comment en est-on arrivé à ce que des jeunes de Ben Guerdane voient davantage d’espoir dans une embarcation précaire et la Méditerranée que dans leur propre pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/25/ben-guerdane-12-morts-et-2-disparus-comment-est-on-arrive-la/">Ben Guerdane &#8211; 12 morts et 2 disparus | Comment est-on arrivé là ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le TGV Bizerte-Ben Guerdane verra-t-il, un jour, le jour ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/tunisie-le-tgv-bizerte-ben-guerdane-verra-t-il-un-jour-le-jour/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 12:27:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[SNCFT]]></category>
		<category><![CDATA[TGV Bizerte-Ben Guerdane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand les Tunisiens verront-ils la concrétisation du projet de TGV Bizerte-Ben Guerdane ? Dans vingt ou trente ans ? Ou jamais ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/tunisie-le-tgv-bizerte-ben-guerdane-verra-t-il-un-jour-le-jour/">Tunisie | Le TGV Bizerte-Ben Guerdane verra-t-il, un jour, le jour ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A défaut de pouvoir inaugurer de vraies infrastructures qui améliorent la vie des gens ou, tout au moins, allègent leurs souffrances quotidiennes, les autorités tunisiennes se contentent d’annoncer des plans, des stratégies ou des projets dont on sait pertinemment qu’ils ne seront réalisés que dans vingt ou trente ans ou ne seront jamais réalisés. Les effets d’annonce leur tiennent lieu de… bilan.</em></strong></p>



<span id="more-19479306"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), qui fait face à de lourdes difficultés financières et a du mal à faire circuler convenablement ses vieux trains, a annoncé avoir lancé la phase de faisabilité du corridor ferroviaire nord-sud, pompeusement appelé TGV Bizerte-Ben Guerdane, et des liaisons avec l’Algérie et la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <em>«première étape concrète»</em> vers la réalisation d’un grand corridor ferroviaire à hautes performances destiné à relier Bizerte, à l’extrême nord du pays, à Ben Guerdane, dans le sud-est, près de la frontière libyenne, selon les termes utilisés par les médias, consiste en la publication d’un avis de présélection de cabinets d’études spécialisés pour la première phase du projet de <em>«corridor ferroviaire Nord-Sud»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On n’en est clairement encore qu’au stade préliminaire de ce projet présenté comme le futur <em>«TGV tunisien»,</em> annoncé par le président de la République Kaïs Saïed, lors de sa campagne pour les présidentielles de 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La SNCFT entend donc sélectionner des entreprises et des groupements tunisiens et internationaux spécialisés dans le secteur ferroviaire pour leur confier l’étude de faisabilité ainsi que les premières études d’ingénierie de ce projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 24 septembre à 11 heures, l’ouverture publique des offres devant avoir lieu quinze minutes plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet s’inscrit dans le cadre des grandes infrastructures stratégiques prévues par le Plan de développement tunisien 2026-2030. L’axe devrait relier Bizerte à Ben Guerdane en desservant les principaux pôles urbains, ports, centres de fret et zones logistiques du pays, avec pour objectif de renforcer les liaisons entre le nord et le sud et d’accroître le rôle du rail dans le transport de marchandises. Une dimension régionale est également envisagée. Vers l’ouest, une connexion avec le réseau algérien en direction d’Annaba est à l’étude via l’axe Tabarka-Nefza-Mateur-Jdeida. Au sud, le corridor pourrait être prolongé jusqu’au poste-frontière de Ras Jedir, à la frontière libyenne, en passant par Mareth et Médenine, avec une bifurcation vers le port de Zarzis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À terme, ce projet pourrait constituer l’un des principaux axes ferroviaires pour passagers et marchandises du Maghreb.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le tracé définitif, les caractéristiques techniques, les coûts et la viabilité économique restent encore à définir : le lancement des travaux n’a pas été décidé et dépendra des résultats des études qui viennent de faire l’objet d’un appel d’offres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question : quand les Tunisiens verront-ils la concrétisation et l’inauguration de ce projet ? Dans vingt ou trente ans ? Ou jamais ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on sait que les premières études relatives au port en eau profondes d’Enfidha remontent aux années 1990 et que, près de trente ans après, ce projet est encore dans les cartons, on est en droit d’esquisser un sourire de scepticisme face aux vaines agitations de ces ronds de cuir de l’administration publique, des incompétents notoires qui croient pouvoir nous berner avec des effets d’annonce qui n’engagent que ceux qui y croient.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-la-libye-relancent-leur-cooperation-energetique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 09:47:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[Joint Oil]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Moyes & Co]]></category>
		<category><![CDATA[Ola Energy]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique par l’exploration d’une zone offshore située entre les deux pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-la-libye-relancent-leur-cooperation-energetique/">La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique en Méditerranée grâce à un nouvel appel d’offres international portant sur l’exploration d’une zone offshore d’environ 3 000 kilomètres carrés et sur la mise en valeur du gisement de pétrole et de gaz de Zarat, à cheval sur la frontière maritime entre les deux pays : une zone offshore située dans le bassin prolifique de Gabès-Tripoli, au centre de la Méditerranée. </em></strong></p>



<span id="more-19457842"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opportunité est proposée par la Joint Oil Exploration, Exploitation and Petroleum Services Company (Joint Oil) — une coentreprise tuniso-libyenne active depuis 1988, chargée de la gestion des ressources en hydrocarbures dans la zone offshore partagée — avec le cabinet de conseil en amont Moyes &amp; Co. agissant en tant que conseiller désigné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’appuyant sur des informations communiquées par Joint Oil et son conseiller stratégique, <a href="https://www.moyesco.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Moyes &amp; Co</a>, <a href="https://www.energy-pedia.com/news/general/joint-oil-announces-new-bid-round-schedule-for-zarat--development-and-joint-oil-block-exploration-acreage-204938" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Energy-Pedia</a> a dévoilé le calendrier de l’opération : le processus débute le 7 septembre et s’achève le 31 décembre 2026, les entreprises intéressées devant soumettre leurs offres au plus tard le 8 janvier 2027. Le résultat sera annoncé le 26 février, et l’attribution définitive des contrats pour le 30 avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet comprend deux volets distincts. Le premier concerne le <em>«bloc Joint Oil»</em>, une zone d&rsquo;environ 3 000 kilomètres carrés située dans le bassin offshore Gabès-Tripoli, par des profondeurs d’eau allant de 80 à 120 mètres. Le partenaire sélectionné devra poursuivre l’exploration de nouvelles structures pétrolières et gazières dans le cadre d’un accord de partage de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ 6 500 kilomètres de données sismiques 2D et 1 900 kilomètres carrés de relevés 3D sont déjà disponibles pour cette zone, auxquels s’ajoutent les données issues de cinq puits d’exploration forés entre 1976 et 2010.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second volet porte sur Zarat, un gisement avéré s’étendant de part et d’autre de la frontière maritime tuniso-libyenne ; Joint Oil entend le développer comme une ressource pétrolière et gazière unique, via des accords de développement, d’unification (<em>«unitization»</em>) et de gestion conjointe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La zone se trouve également à proximité d’infrastructures et de gisements déjà en production — notamment Bouri, Al Jurf et Bahr Essalam côté libyen, ainsi qu’Ashtart, Miskar, Didon et Hasdrubal côté tunisien — une proximité susceptible de réduire les coûts de traitement et de transport des nouveaux hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joint Oil est détenue conjointement par des entreprises publiques des deux pays : l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (Etap) pour la Tunisie et Ola Energy Holdings pour la partie libyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société a chargé le groupe américain Moyes &amp; Co. de rechercher des partenaires internationaux expérimentés dans le développement offshore. C&rsquo;est un cabinet de conseil international spécialisé dans l’amont pétrolier et actif depuis 1983. Enregistrée au Texas, l’entreprise opère à l’échelle mondiale depuis ses bureaux de Houston, Dallas, Londres et Singapour, fournissant des services de conseil en transactions et en marketing au secteur de l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouvel appel d’offres offre aux sociétés internationales d’exploration et de développement l’opportunité de participer à la prochaine phase d’exploration et de mise en valeur du bassin offshore partagé, avec la découverte de Zarat et le bloc Joint Oil au cœur de l’offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle démarche marque la relance d’un projet présenté au marché en 2023, mais qui n’avait pas suscité un intérêt suffisant de la part des investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier annoncé au printemps — qui prévoyait initialement le lancement de l’appel d’offres au 1<sup>er</sup> août — a depuis été reporté au mois de septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joint Oil a souligné le potentiel du bloc pétrolier conjoint et de la découverte de Zarat, stratégiquement situés le long de la marge sud du bassin pélagien et dans le prolongement géologique du bassin de Sabratha-Gabès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La zone se trouve à proximité de plusieurs gisements majeurs en production, de part et d’autre de la frontière maritime tuniso-libyenne. Il s’agit notamment des champs d’Al Jurf, Bahr Essalam et Bouri au large de la Libye, ainsi que d’Ashtart, Didon et Miskar au large de la Tunisie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette proximité avec des actifs productifs établis et des infrastructures régionales offre un accès potentiel à des capacités opérationnelles existantes, à des synergies d’infrastructure et à des voies d’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bloc pétrolier conjoint et la découverte de Zarat sont également bordés par des zones d&rsquo;exploration libyennes actives et des concessions offshore majeures, ce qui met en évidence le potentiel global en hydrocarbures du bassin offshore partagé entre la Tunisie et la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Tunis, cette initiative revêt une importance particulière compte tenu du déclin continu de la production nationale. Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’énergie, la production tunisienne de pétrole brut a reculé de 6 % en glissement annuel à fin juin 2026, tandis que le taux d’indépendance énergétique du pays est tombé à 34 %, contre 38 % à la même période en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cet appel d’offres ne signifie ni l’annonce d’une nouvelle découverte ni le démarrage immédiat de la production. À ce stade, l’objectif est de sélectionner des opérateurs et de réunir les capitaux nécessaires pour transformer le potentiel de la zone offshore partagée — ainsi que la découverte de Zarat, déjà identifiée — en un projet industriel économiquement viable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler dans ce contexte que lors d&rsquo;une visite, le 16 mars 2023, à l’Etap, le président de la république Kaïs Saïed avait déclaré que dans l’affaire du partage du plateau continental avec la Libye, <em>«la Tunisie a reçu des miettes»</em>. Et à réclamer un partage du gisement pétrolier d’El Bouri et du plateau continental à parts égales entre les deux voisins. Selon lui, avec ses 23 000 barils par jour, le gisement, situé à 120 kilomètres des côtes libyennes, peut couvrir les besoins de la Tunisie et au-delà.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-la-libye-relancent-leur-cooperation-energetique/">La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Libye &#124; Vers la facilitation du transport terrestre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/tunisie-libye-vers-la-facilitation-du-transport-terrestre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 10:57:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fadlallah Rafallah Ashour]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[marchandises]]></category>
		<category><![CDATA[postes-frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Bouazizi]]></category>
		<category><![CDATA[transport terrestre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et la Libye discutent du développement du transport terrestre des passagers et des marchandises. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie et la Libye ont discuté des moyens d’étendre la coopération dans le domaine du transport terrestre et de faciliter la circulation des passagers et des marchandises entre les deux pays.</em></strong> <strong><em>Ces pourparlers se sont tenus lors d’une réunion du comité technique mixte chargé du transport terrestre, organisée à Tunis les 11 et 12 août 2026.</em></strong> <em>(Photo: Poste frontalier de Ras Jedir). </em></p>



<span id="more-19444424"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation libyenne était conduite par Fadlallah Rafallah Ashour, vice-ministre des Transports chargé du secteur terrestre, tandis que la délégation tunisienne était dirigée par Tarek Bouazizi, directeur général du transport terrestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Libye a présenté des propositions visant à développer son système de transport terrestre et a souligné la nécessité de mettre en œuvre l’accord bilatéral sur le transport routier de passagers et de marchandises, signé le 31 juillet 1996.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux parties ont également débattu de l’amélioration des services et de la simplification des procédures de transport aux postes-frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles ont réaffirmé les liens étroits unissant la Libye et la Tunisie, ainsi que l’importance d’une coordination continue pour faciliter la circulation des personnes et des marchandises et pour améliorer les services aux postes-frontières.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> (d&rsquo;après <a href="https://libyaobserver.ly/economy/libya-tunisia-discuss-expanding-land-transport-cooperation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Libya Observer</a>). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/tunisie-libye-vers-la-facilitation-du-transport-terrestre/">Tunisie-Libye | Vers la facilitation du transport terrestre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Caméras sur 200 km le long de la frontière libyenne avec la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 11:35:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Assa]]></category>
		<category><![CDATA[caméras thermiques]]></category>
		<category><![CDATA[Eubam]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[surveillance électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Tripoli]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Projet de surveillance électronique couvrant 200 km de la frontière occidentale de la Libye, le long de la frontière avec la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/cameras-sur-200-km-le-long-de-la-frontiere-libyenne-avec-la-tunisie/">Caméras sur 200 km le long de la frontière libyenne avec la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Garde-frontière libyenne, qui relève du ministère de l’Intérieur du Gouvernement d’unité nationale de Tripoli, a lancé la première phase d’un projet de surveillance électronique destiné à couvrir environ 200 kilomètres de la frontière occidentale de la Libye, le long de la frontière avec la Tunisie.</em></strong> <strong><em>Est-ce que cela va se traduire par une baisse des flux de migrants illégaux subsahariens vers la Tunisie ? On attendra pour voir si ce machin, entre les mains des gardes frontières libyens, va servir à cela ou&#8230; à autre chose de plus inavouable.  </em></strong> </p>



<span id="more-19392390"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative, communiquée par la Garde-frontière libyenne sur sa page Facebook officielle et relayée par le ministère libyen de l’Intérieur,  est menée en collaboration avec la mission de l’Union européenne (UE) d’assistance à la gestion intégrée des frontières en Libye (Eubam), précise l’agence italienne Ansa, ajoutant qu’une délégation conjointe s’est rendue dans le secteur frontalier d’Al-Assa, dans la partie nord de la frontière libyo-tunisienne, pour vérifier la mise en œuvre des travaux prévus dans le cadre de cette première phase.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet comprend l’installation d’un système de surveillance optique et thermique reposant sur des caméras et des technologies de pointe, conçu pour surveiller la zone frontalière 24 heures sur 24, de jour comme de nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la Garde-frontière libyenne, ces équipements devraient améliorer les capacités d’observation et de détection précoce des menaces, tout en renforçant la préparation opérationnelle des unités déployées dans la zone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système vise également à soutenir la lutte contre la contrebande, la migration irrégulière et la criminalité transfrontalière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération dans la zone d’Al-Assa avait déjà été identifiée comme prioritaire en 2024, lors de la première réunion du comité conjoint entre les autorités libyennes et l’Eubam. Les parties avaient convenu de concentrer une première phase d’interventions sur le renforcement des capacités libyennes à Al-Assa et au poste-frontière de Ras Jedir, principal point de passage terrestre entre la Libye et la Tunisie. Eubam est une mission civile de l’UE chargée d’aider les autorités libyennes à gérer les frontières terrestres, maritimes et aériennes, ainsi qu’à lutter contre la traite des êtres humains, le trafic de migrants, la criminalité transfrontalière et le terrorisme. Son mandat actuel a été prorogé jusqu’en juin 2027.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
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