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	<title>Archives des Libye - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Libye - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Des entreprises étrangères réclament plus de 130 milliards de dollars à la Libye !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/des-entreprises-etrangeres-reclament-plus-de-130-milliards-de-dollars-a-la-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 06:50:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cabinets d’avocats]]></category>
		<category><![CDATA[dettes]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Saleh al-Zahaf]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Jallouli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de 100 affaires internationales sont en cours contre la Libye qui doit 130 milliards de dollars aux entreprises étrangères. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/des-entreprises-etrangeres-reclament-plus-de-130-milliards-de-dollars-a-la-libye/">Des entreprises étrangères réclament plus de 130 milliards de dollars à la Libye !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’État libyen est aujourd’hui confronté à un véritable défi juridique et financier&nbsp;: plus de 100 affaires internationales sont en cours, allant des jugements définitifs et des injonctions d’exécution aux saisies d’actifs, sans compter des dizaines d’autres dossiers en préparation…</em></strong></p>



<p><strong>Sami Jallouli</strong> *</p>



<span id="more-18701084"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Les dettes déclarées par des entreprises étrangères s&rsquo;élèvent à environ 130 milliards de dollars… Le professeur de droit libyen Saleh al-Zahaf a alerté sur cette situation et l’absence de solutions…</p>



<p>L’ampleur de ces chiffres reflète une réalité terrifiante. Derrière ces dossiers, des millions de dollars sont détournés au profit de cabinets d’avocats et de sociétés de conseil étrangères, en toute impunité, tandis que l’État subit des pertes considérables qui dépassent le simple cadre financier et engendrent des risques économiques et de souveraineté, alarmants.</p>



<p>Il est de notoriété publique que les cabinets d’avocats étrangers facturent à l’heure, avec des tarifs dépassant souvent 1&nbsp;000 dollars de l’heure. Cela signifie que chaque appel téléphonique, chaque courriel, chaque recherche juridique, chaque avis juridique, chaque requête ou réponse rédigée, chaque dossier déposé et chaque audience de procédure représente une facture exorbitante payée par les fonds publics libyens, sans compter les frais d’enquête, de traduction et d’experts.</p>



<p>Chaque mois qui passe sans accord avec les créanciers ajoute des millions de dollars d’intérêts légaux à la dette principale, faisant exploser le montant des indemnités à plusieurs fois leur valeur réelle.</p>



<p>Des avions, des navires, des actifs financiers et des biens immobiliers situés dans les capitales les plus prestigieuses du monde sont saisis ou menacés de saisie, privant ainsi l’État de la possibilité d’utiliser ces actifs ou de bénéficier de leurs retombées en matière de développement.</p>



<p>Les litiges juridiques en cours concernant ces actifs entraînent leur détérioration physique et une baisse progressive de leur valeur marchande, engendrant des pertes cumulatives.</p>



<p>Ces dernières années, de nombreuses banques internationales ont automatiquement gelé les fonds libyens en raison de soupçons de corruption ou des répercussions de procédures judiciaires en cours. Il en résulte le gel et la fermeture de comptes, ainsi qu’un refus quasi systématique d’ouvrir de nouveaux comptes pour les entités libyennes, les citoyens libyens, ou les entreprises et personnes physiques étrangères ayant des liens avec la Libye.</p>



<p>La poursuite de ces conflits place la Libye parmi les pays à haut risque, ce qui augmente les coûts d’assurance et entrave les opérations des institutions financières nationales dans leurs transactions internationales.</p>



<p>Une économie stable ne peut se construire dans un contexte de procédures judiciaires incessantes. Les investisseurs étrangers privilégient la sécurité juridique au profit financier, et un environnement juridique instable constitue le principal frein à l&rsquo;investissement.</p>



<p>Confier des dossiers à des cabinets d’avocats étrangers pendant des années alimente les intérêts financiers des réseaux transnationaux qui profitent de la prolongation du conflit sans chercher à le résoudre.</p>



<p>Pour sortir de cette impasse, il est nécessaire d’adopter une stratégie de règlement amiable fondée sur les principes suivants&nbsp;:</p>



<p>&#8211; établir des canaux de communication directs avec les créanciers ou leurs représentants, en contournant les cabinets d&rsquo;avocats étrangers qui profitent de la poursuite du litige&nbsp;;</p>



<p>&#8211; privilégier une approche de règlement moins coûteuse au regard du droit international, car elle interrompt immédiatement la course aux intérêts et permet la libération des actifs&nbsp;;</p>



<p>&#8211; mettre fin aux pertes engendrées par les litiges internationaux et aux frais juridiques, aux intérêts courus et aux perturbations des activités économiques ou souveraines causées par les saisies d&rsquo;actifs&nbsp;;</p>



<p>&#8211; reprendre le contrôle total des investissements libyens à l&rsquo;étranger et les réintégrer dans le cycle économique…</p>



<p>Poursuivre cette bataille juridique perdue d’avance constitue un gaspillage délibéré de fonds publics. Le véritable courage aujourd’hui réside dans le règlement des différends et la transformation des créanciers d&rsquo;adversaires en partenaires…</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p><em>* Conseiller juridique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/des-entreprises-etrangeres-reclament-plus-de-130-milliards-de-dollars-a-la-libye/">Des entreprises étrangères réclament plus de 130 milliards de dollars à la Libye !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 08:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aïn Amenas]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De nombreux témoignages sur les réseaux sociaux révèlent un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Sami Jallouli</strong> *</p>



<span id="more-18680429"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le premier noyau de ce réseau se forme à Agadez, au nord du Niger, d’où les migrants se dirigent vers la frontière algérienne via Aïn Amenas ou bifurquent vers Tombouctou et Gao, au Mali, zones hors de contrôle officiel où des structures hybrides, composées de bandes de passeurs et d’organisations armées, organisent des convois de la mort à bord de camions et de véhicules tout-terrain.</p>



<p>La traversée du désert est l’étape la plus lucrative pour les passeurs. Les migrants paient entre 500 et 2&nbsp;000 dollars pour le transport et la protection jusqu’à Tamanrasset, plaque tournante logistique du voyage.</p>



<p>À Tamanrasset, ils deviennent ouvriers au marché noir, travaillant dans le bâtiment et l’agriculture pour financer la suite du voyage, dont le coût oscille entre 300 et 600 dollars. Une fois l’argent réuni, les clients passent d’un passeur à l’autre et entament leur périple vers le nord, en direction d’Ouargla, principal centre de tri. De là, certains rejoignent la Libye via Ghadamès, tandis que d’autres poursuivent leur route vers Tébessa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trafic d’êtres humains et frontières poreuses&nbsp;!</h2>



<p>À Tébessa, des guides spécialisés dans les sentiers de montagne facilitent le passage des migrants à travers des zones accidentées et non officielles, moyennant une somme allant de 100 à 250 dollars, avant de les déposer en territoire tunisien près de Kasserine.</p>



<p>Une fois la frontière franchie, les réseaux de passeurs tunisiens prennent le relais et transportent les migrants de nuit jusqu&rsquo;à Sfax pour 500 dinars par personne. Aux abords de Sfax, les passeurs disparaissent, laissant la place à des intermédiaires locaux… et des ateliers de construction de bateaux en fer prospèrent, vendant ces embarcations entre 30&nbsp;000 et 40&nbsp;000 dinars pièce, générant d’immenses profits pour les courtiers locaux qui ont acheté des loyautés et recruté des informateurs pour se protéger des descentes de police.</p>



<p>Face à ce réseau de passeurs, qui communiquent par codes numériques, GPS et guides experts, son démantèlement par les méthodes de sécurité traditionnelles est quasiment impossible, d’autant plus que la plupart de ces individus sont entrés par la frontière algérienne avec la complicité de réseaux transnationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Migration irrégulière et tissu urbain tunisien</h2>



<p>S’attaquer au problème de la migration irrégulière à une telle échelle au sein du tissu urbain tunisien est extrêmement complexe et presque impossible d’un point de vue sécuritaire et logistique.</p>



<p>La solution réside dans le bouclage de tous les points de passage frontaliers grâce à des systèmes de surveillance avancés et des drones de reconnaissance couvrant les terrains accidentés et les zones vulnérables, ainsi que dans la traque des chefs des réseaux locaux de passeurs.</p>



<p>Il est donc devenu essentiel de concentrer les efforts sur la zone frontalière. Il faut stopper net le flux migratoire à la frontière. Ces efforts doivent s’accompagner d’une documentation numérique et juridique précise de chaque passage, non seulement pour contrôler la frontière, mais aussi pour définir les responsabilités internationales et régionales et responsabiliser chaque partie quant à ses obligations en matière de protection des frontières communes.</p>



<p><em>* Expert juridique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="i51LdWT9Oh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/">Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=vNusM5mdbX#?secret=i51LdWT9Oh" data-secret="i51LdWT9Oh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Trafic de migrants &#124; Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 09:41:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ilaria Salis]]></category>
		<category><![CDATA[Leoluca Orlando]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement européen]]></category>
		<category><![CDATA[trafic de migrants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rapport européen sur le «Trafic de femmes orchestré par l’État : violences sexistes et vente de migrants noirs de Tunisie vers la Libye». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/">Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le rapport intitulé «Trafic de femmes orchestré par l’État&nbsp;: violences sexistes et vente de migrants noirs de Tunisie vers la Libye» a été présenté, mercredi 22 avril 2026, au Parlement européen. Ce document a été préparé par RR(x), un groupe de recherche international qui a souhaité conserver l’anonymat et utiliser un pseudonyme collectif.</em></strong></p>



<span id="more-18677153"></span>



<p><em>«Ce rapport met en lumière un système de trafic d’êtres humains, une chaîne de vente organisée de migrants entre la Tunisie et la Libye. L’État tunisien, avec la contribution et le financement de fonds européens, joue un rôle clé dans ce contexte&nbsp;: des couloirs humanitaires doivent être ouverts, des enquêtes indépendantes doivent être menées et, surtout, la Tunisie ne peut être considérée comme un pays sûr»</em>, a commenté Ilaria Salis, députée européenne AVS, en marge de la conférence de presse de présentation du rapport au Parlement européen.</p>



<p>S’appuyant sur 33 entretiens avec des victimes d’expulsions et de traite des êtres humains, le rapport couvre la période de juin 2023 à décembre 2025.<em> «Nous sommes confrontés à une traite criminelle orchestrée par des États»</em>, a souligné Leoluca Orlando, député européen du groupe AVS. <em>«L’externalisation des politiques migratoires contribue clairement à alimenter ce type de criminalité : maintenant que le rapport est publié, l’Union européenne ne peut plus rester silencieuse»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Les témoignages ont permis d’estimer qu’entre juin 2023 et décembre 2025, environ 7 400 personnes ont été victimes de ce trafic, un chiffre probablement sous-estimé car il ne prend en compte que les opérations directement documentées, souligne le rapport qui identifie les plaques tournantes clés de ce trafic d’êtres humains en Tunisie et en Libye. Les victimes sont soumises à l’extorsion et à l’esclavage. Pour les femmes, le sort est souvent la prostitution forcée, considérée comme le seul moyen de <em>«rembourser la dette»</em> contractée auprès des trafiquants.</p>



<p>Selon Ilaria Salis, <em>«ce qui se dessine n’est pas une série d’incidents isolés, mais un système de trafic d’êtres humains, une chaîne organisée de capture, de déportation et de trafic d’êtres humains à travers la frontière entre la Tunisie et la Libye, qui touche particulièrement les femmes, les exposant à des violences systématiques, au viol et à l’exploitation.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>



<p><strong><em>Sources </em></strong>: <a href="https://www.eunews.it/en/2026/04/22/state-sponsored-trafficking-rrx-report-on-migrant-smuggling-from-tunisia-and-libya-presented-to-the-eu-parliament/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Eunews</a> et <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/politica/2026/04/22/presentato-al-pe-il-rapporto-di-rrx-su-traffico-di-migranti-tra-libia-e-tunisia_db2dfb51-d5c8-4c12-be3a-d7f9bc09e272.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/">Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Non à la captation du patrimoine de la Tunisie !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/20/non-a-la-captation-du-patrimoine-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 11:09:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Bella]]></category>
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		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Numides]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie (l’ancienne Ifriqiya) a toujours été le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région du Maghreb. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/20/non-a-la-captation-du-patrimoine-de-la-tunisie/">Non à la captation du patrimoine de la Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’enseignement de l’histoire devient un outil détourné de </em></strong><strong><em>légitimation politique</em></strong><em> <strong>plutôt qu’une discipline de recherche scientifique. </strong></em><strong><em>Le débat sur l’usurpation vient souvent du fait que les frontières d’aujourd’hui ne correspondent pas aux réalités historiques durant des siècles. Une grande partie du patrimoine «numide» ou «punique» est partagée entre la Tunisie et ses voisins de l’Est comme de l’Ouest. Cependant, la Tunisie (l’ancienne Ifriqiya) a toujours été le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18663318"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Faut-il rappeler encore à ceux qui se confinent dans une posture pathétique et feignent d’ignorer que notre pays possède une identité étatique propre, bien antérieure à la colonisation (1881), et ce contrairement à beaucoup d’autres pays&nbsp;? Faut-il répéter que la Tunisie actuelle est l’aboutissement d’une longue succession de civilisations qui ont chacune contribué à son assise territoriale et culturelle&nbsp;? Depuis des millénaires, elle possède l’une des identités étatiques les plus anciennes et les plus continues au monde, dépassant largement le cadre des frontières coloniales du dernier siècle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">1- La Tunisie (Ifriqiya) le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région</h2>



<p>La justesse de l’approche exige de dépasser un exercice trop contemporain, qui envisage une souveraineté territoriale définie seulement par des frontières, à savoir le <em>«contour extérieur d’une nation pleinement consciente d’elle-même»</em> <sup>(1)</sup>.</p>



<p>Pratiquement, durant des siècles, l’autorité d’un État s’exerçait non sur un espace borné par des frontières identifiées, mais également sur son rayonnement culturel. Les limites de l’État enfermeraient aussi celles, mouvantes, des terrains de parcours de ces tribus vassales à un État.</p>



<p>Carthage (IX<sup>e</sup>-II<sup>e</sup> siècle av. J.-C.) avait déjà structuré le territoire sous une forme étatique puissante, avec une administration, une monnaie et une diplomatie propre. Ce n’était pas seulement une cité, mais le centre d’un empire maritime thalassocratique qui comprenait la majeure partie de la Tunisie actuelle (le Zeugitane et la Byzacène). L’empire s’étendait sur toutes les côtes de la Méditerranée occidentale, de l’actuelle Libye (Tripolitaine) jusqu’au sud de l’Espagne, en passant par la Sardaigne, la Corse, la Sicile et les côtes actuellement algériennes et marocaines.&nbsp;</p>



<p>Quant à Thugga (actuelle Dougga) <sup>(2)</sup>, elle est reconnue par les historiens comme l’une des premières capitales, foyer majeur du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">royaume Massyle</a> au IV<sup>e</sup> siècle av. J.-C. Elle est décrite par Diodore de Sicile comme une <em>«ville d’une belle grandeur»</em>, servant de résidence royale avant l’unification des différentes tribus. Cette dynastie était traditionnellement une alliée de Carthage. Les rois Massyles participaient grâce à ses cavaliers, réputés au combat, avec les troupes carthaginoises, notamment en Sicile ou en Espagne. Les textes des auteurs de l’antiquité soulignent que des rois comme Zelalsen (grand-père de Massinissa) ou l&rsquo;ancêtre Aylimas y avaient établi leur centre de pouvoir. Le roi Gaïa, père de Massinissa, maintenait cette alliance étroite, envoyant même son fils combattre aux côtés des Carthaginois en Espagne contre Rome. La cavalerie numide, considérée comme l’une des meilleures cavaleries légères de l’Antiquité, reposait sur une organisation unique centrée sur la mobilité extrême et une symbiose parfaite entre le cavalier et sa monture. </p>



<p>L’influence carthaginoise à Thugga était manifeste à travers l’architecture et les inscriptions. Le célèbre Mausolée libyco-punique témoigne de ce mélange des cultures libyque et punique au sein de la noblesse massyle. Les Massyles occupaient la région entre l’Ampsaga (correspondant aujourd’hui à l’Oued el-Kebir, dont le Rhummel est le principal affluent en Algérie actuelle) et les terres carthaginoises, avec pour capitale Sarim Batim (actuelle Constantine) qui était le nom donné à la ville par les Carthaginois lorsqu’ils y ont établi un comptoir commercial, bien avant qu’elle ne devienne à une certaine époque la capitale de la Numidie.Né à Thugga, Massinissa servit d’abord dans les rangs de l’armée carthaginoise avant de s’allier à Rome en 206 av. J.-C. après avoir été évincé de son trône par Syphax (roi des Massæsyles soutenu par Carthage). Sa victoire lui avait permis d’unifier les deux royaumes.</p>



<p>Le revirement de Massinissa a été l’un des tournants majeurs de l’histoire antique. Ce n’était pas une défection soudaine, mais une décision stratégique dictée par la survie du royaume de ses ancêtres mais aussi pour des motifs personnels.&nbsp;Plusieurs facteurs avaient poussé Massinissa à abandonner l’alliance carthaginoise pour rejoindre Scipion l’Africain (Rome). À la mort de son père Gaïa, le trône massyle était disputé entre les héritiers. Les suffètes de Carthage, au lieu de soutenir Massinissa (pourtant l’un de leurs généraux en Espagne), jouèrent double jeu pour garder le contrôle sur la Numidie.</p>



<p>Massinissa était d’abord fiancé à la belle Sophonisbe, fille du général carthaginois Hasdrubal Gisco. Pour sceller une alliance politique plus <em>«utile»</em>, Carthage la donna finalement en mariage à son rival, Syphax (roi des Massæsyles). Humilié et spolié de ses terres par Syphax avec l’appui de Carthage, Massinissa rompit définitivement. En combattant en Espagne, il put observer de près la puissance militaire de Rome. Il comprit que le vent tournait et que Rome était un allié plus solide pour réaliser son ambition. Après la guerre, il annexa les territoires de Syphax et unifia les tribus sous un seul sceptre, de la Moulouya jusqu’aux frontières de Carthage. Il poursuivit la sédentarisation des populations et développa l’agriculture. Les quartiers <em>«numides»</em> à Thugga, sous le forum romain, montrent que la ville était déjà une cité organisée et prospère sous son règne.</p>



<p>Après la chute de Carthage en 146 av. J.-C., les Romains conservèrent cette unité territoriale. Le nom <em>«Africa»</em> désignait spécifiquement la Tunisie avant de s’étendre à tout le continent. Situé au cœur de la Méditerranée, le territoire constituait une entité historique qui contrôlait des contrées s’étendant à travers l’Afrique du Nord et la Méditerranée. Cela correspondait au nord et à l’est de la Tunisie actuelle, avant de s’étendre pour inclure l’actuelle Tripolitaine (Libye) et une partie de l’Est actuellement algérien (Constantinois).</p>



<p>Massinissa était donc né à Dougga (Thugga). Pour les historiens, c’est un enfant du pays, à savoir la Tunisie. Pourtant, quelques faussaires prétendent que Massinissa serait <em>«le père de l’État algérien moderne»</em>, puisqu’il avait unifié les tribus numides. Une statue lui a d’ailleurs été érigée au cœur d’Alger en 2021, ce qui a été perçu comme une tentative de <em>«captation»</em> d’une figure massyle, issue d’une dynastie établie à Thugga.&nbsp;</p>



<p>La seconde <em>«captation»</em> est celle de Saint Augustin qui était certes né à Thagaste (Souk Ahras, en Algérie actuelle). Thagaste est située à environ 240 km de Carthage, mais elle faisait partie d’une région profondément <em>«punicisée»</em>. Saint Augustin lui-même, bien que citoyen romain de culture latine, se revendiquait fier de ses origines puniques. Car le punique était encore parlé par les populations rurales autour de Thagaste au IV<sup>e</sup> siècle apr. J.-C., soit plus de 500 ans après la chute de Carthage.</p>



<p>Augustin s’était formé intellectuellement à Carthage, y avait enseigné et avait passé une grande partie de sa vie dans la sphère d’influence carthaginoise. Il se définissait lui-même comme un <em>«fils de Carthage»</em> <sup>(3)</sup>, ce qui pousse les historiens tunisiens à rappeler que son héritage philosophique et théologique appartient à l’école de pensée de l’actuelle Tunisie.</p>



<p>À l&rsquo;époque, il se considérait comme un <em>«Africain»</em> au sens de la province d’Africa (Tunisie), et non selon des frontières nationales nées en 1962.</p>



<p>Même si ces grandes figures appartenaient à une époque où les frontières actuelles n’existaient pas formellement (la Numidie ou l’Afrique proconsulaire), leur existence résulte d’une culture et d’une civilisation punique incarnées par Carthage. Les transformer en <em>«citoyens»</em> d’un pays parce qu’ils auraient vécu, à un certain moment, dans des villes <em>«recouvrées»</em> est une incongruité.</p>



<p>Quelques mythomanes invétérés mènent aujourd’hui une politique active de <em>«patrimonialisation»</em> (colloques sur Massinissa, promotion du circuit de Saint Augustin) pour assoir une profondeur historique nationale qui fait défaut dans le récit colonial.&nbsp;Il est indubitable que même leurs concitoyens en Algérie, qui font preuve de discernement, ne peuvent que se dissocier de leurs supercheries. Saint Augustin et Massinissa ont agi dans un cadre géographique et politique dont Tunis-Carthage était le pôle majeur.</p>



<p>Cette territorialisation de l’histoire, où un pays cherche par tous les moyens à construire un récit national exclusif, est un anachronisme qui sert surtout des agendas politiques douteux. L’objectif serait vraisemblablement de créer un lien fictif direct. Il y a une inexactitude géographique qui utilise les frontières actuelles, imposées par le colonialisme, pour diviser des empires (Carthage, la Numidie, la Proconsulaire).</p>



<p>L’enseignement de l’histoire devient un outil détourné de légitimation politique plutôt qu’une discipline de recherche scientifique. Un exemple parmi d’autres, le Haut-Commissariat à l&rsquo;Amazighité en Algérie milite activement pour l’unification de ces concepts dans les manuels afin de consacrer l’image d’un État numide précurseur de l’Algérie ! Le débat sur l’usurpation vient souvent du fait que les frontières d’aujourd’hui ne correspondent pas aux réalités historiques durant des siècles. Une grande partie du patrimoine <em>«numide»</em> ou <em>«punique»</em> est partagée entre la Tunisie et ses voisins de l’Est comme de l’Ouest. Cependant, la Tunisie (l’ancienne Ifriqiya) a toujours été le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région. </p>



<p>Une mise au point sur la situation de toutes ces figures historiques et du patrimoine, permet de distinguer les faits historiques des dynamiques de <em>«nationalisation»</em> de l’histoire.</p>



<p>Le concept d’Ifriqiya est un patrimoine centralisé à Tunis. Par contre historiquement, le terme<em> «Algérie»</em> est une création administrative bien plus tardive, alors que le terme Ifriqiya (dont dérive le nom Tunisie) désignait un ensemble cohérent incluant l’Est algérien actuel et la Tripolitaine.&nbsp;Quant à la controverse historique sur Cirta, j’ai eu l’occasion de l’aborder amplement dans un article précédent (4).</p>



<p>Ce procédé apocryphe appliqué à la géographie et à l’histoire sert à faire des raccourcis pour imposer une lecture biaisée. Cela s’apparente à de l’instrumentalisation ou <em>«mésusage»</em> de l’histoire et de la géographie. Lorsqu’on simplifie à l’extrême ou qu’on manipule ces disciplines, l’objectif est généralement de créer un récitqui semble, de premier abord, indiscutable parce qu’il s’appuie sur des <em>«faits»</em> — même si ces derniers sont sortis de leur contexte.</p>



<p>On projette arbitrairement des concepts modernes (nations, frontières…) sur des époques anciennes où ils n’existaient pas réellement sous ces formes. Le fait d’utiliser des toponymes anciens ou spécifiques pour nier l’identité actuelle d’un lieu, en modifiant légèrement le curseur, on transforme une analyse complexe en un outil de triviale propagande.</p>



<p>Après les guerres puniques, Carthage fut reconstruite par Rome, devenant l’une des provinces les plus prospères (Africa proconsulaire 146 av. J.-C. &#8211; 439 ap. J.-C.). Puis, elle a été envahie par les Vandales, suivie de la reconquête byzantine sous Justinien I<sup>er</sup> en 533. L’année 698 marqua un tournant définitif avec la fin de l’influence byzantine en Afrique du Nord. La confrontation décisive opposa les armées du Hassan Ibn Numan, aux forces de l’Exarchat de Carthage. Plutôt que de reconstruire Carthage, trop exposée aux attaques maritimes de la flotte byzantine, Tunis fut choisie en tant que site plus protégé.</p>



<p>En 705, Kairouan devint officiellement la capitale de l’Ifriqiya et la base de rayonnement au Maghreb. Sous la dynastie Aghlabide (800–909), la Tunisie connut une prospérité immense. On lança la conquête de la Sicile, le pays devient une puissance maritime majeure. Kairouan dirigeait la Tunisie, l’Est algérien, la Tripolitaine et avait même conquis la Sicile et Malte. L’Ifrîqiya proprement dite, comprenait les anciennes Proconsulaire (ou Zeugitane) et Byzacène, séparées depuis Dioclétien, d’autre part le Zâb (une province stratégique entre le Sahara et la Méditerranée, servant de carrefour commercial majeur). On rencontre également l’expression d’<em>«Ifrîqiya proprement dite»</em> chez H. R. Idris qui écrit : <em>«À l’Ifrîqiya proprement dite, ensemble de plaines où les communications sont faciles, rares les passages obligés et les massifs fermés, pays fortement organisé autour de Kairouan, s’oppose le Maghreb central, complexe de massifs montagneux, plus ou moins anarchiquement isolés les uns des autres»</em> <sup>(5)</sup>. Il retrouve là une distinction strictement géographique, voire topographique, qui rejoint implicitement des considérations plus politiques (opposition entre l’<em>«organisation»</em> autour de Kairouan et l’<em>«anarchie»</em> à l’ouest).</p>



<p>En 909, une nouvelle dynastie s’établit. L’Empire Fatimide avait englobé tout le Maghreb.&nbsp;Il fonda une nouvelle capitale sur la côte, Mahdia, avec son port militaire fortifié. Les Fatimides finirent par partir conquérir l’Égypte pour y fonder Le Caire, laissant la Tunisie sous la gestion des Zirides. Lorsque ces derniers rompirent avec le Caire, le calife fatimide envoya les tribus bédouines des Banu Hilal et des Banu Salim pour punir l’Ifriqiya. Avec les invasions hilaliennes (XI<sup>e</sup> siècle), c’était un tournant dramatique. Ces invasions entrainèrent une désorganisation immense, notamment de l’agriculture sédentaire.</p>



<p>Tunis devint la capitale de la Tunisie (Ifriqiya) en deux étapes majeures : elle fut d’abord promue sous les Almohades en 1159, puis son statut est définitivement scellé sous la dynastie des Hafsides en 1228. Les Almohades (1121-1269) chassaient les Normands Tunisie (qui occupaient les côtes) et unifiait le Maghreb. Au cours de cette période la notion de territoire tunisien <em>«central»</em> se cristallisa le mieux sous le nom d’Ifriqiya. L’empire almohade, affaibli militairement et idéologiquement, se désagrégea, perdant sa cohésion sous le règne d’Al-Ma’moun (1227-1232). C’est dans ce contexte de déclin que la Tunisie s’émancipa de fait sous la tutelle de la dynastie hafside.</p>



<p>En 1229, les Hafsides rejettent l’autorité des Almohades et deviennent maîtres de l’Ifriqiya. L’Empire Hafside (1229-1574) représenta l’âge d’or de l’État tunisien médiéval. À son apogée, le royaume hafside de Tunis s’étendait de Bougie (Béjaïa en Algérie actuelle) à l’ouest jusqu’à Tripoli à l’est. Tunis était alors la capitale culturelle et politique incontestée du Maghreb central et oriental. C’était sans doute la période la plus stable et la plus riche de la Tunisie médiévale. Des liens commerciaux intenses se nouèrent avec les cités italiennes (Venise, Gênes) et l’Espagne. La capitale Tunis était devenue l’une des cités les plus peuplées et les plus riches, au rayonnement intellectuelreconnu. C’est l’époque du grand historien et philosophe Ibn Khaldoun, père de la sociologie moderne.&nbsp;</p>



<p>Pour le pouvoir central de Tunis, la frontière incluait la province de Bougie, avec à sa tête un gouverneur doté de compétences élargies. Les premiers souverains hafsides maintinrent un contrôle direct sur cette région. Dès 1280 le sultan nomme son fils gouverneur de Bougie et de sa région, avec une autonomie de commandement (<em>Ibar</em>, VI, p. 685, <em>Berbères</em>, II, p. 384), reconnaissant la nécessité de donner à ce gouverneur les moyens de faire face à la menace des Abdelwadides ou des Mérinides à l’ouest. Vers 1370, le sultan de Tunis nomma à son tour à Bougie son fils aîné. Il lui céda son autorité sur les impôts et sur l’armée<em> (Ibar</em>, VI, p. 88, <em>Berbères</em>, III, p. 88.), lui donna <em>«le commandement absolu </em>[de sa ville et de sa province] <em>et la permission de prendre le titre, le cérémonial et les insignes de la royauté»</em> (<em>Ibar</em>, VI, p. 876, <em>Berbères</em>, III, p. 90.). Ces prérogatives exceptionnelles ne sont pas sans risque. On connaît le passage de la <em>Muqaddima </em>dans lequel Ibn Khaldûn explique que <em>«toute dynastie est plus forte à son centre qu’à ses frontières»,</em> où se manifeste souvent en premier la perte de vitalité de la dynastie <sup>(6)</sup>.</p>



<p>Cette situation provoqua en effet, à plusieurs reprises, des sécessions par rapport à Tunis. Néanmoins ces dernières étaient davantage motivées par les prétentions des émirs de Bougie au sultanat que par une réelle volonté d’indépendance, donc par un sentiment centrifuge. Lorsque le sultan Abû Zakariyâ’ (1228-1249) confie à son fils et héritier Abû Zakariyâ’ Yahyâ le gouvernement de Bougie, il étend la domination de ce dernier à l’ensemble des anciens territoires hammadides, avec des villes comme Alger, Constantine, Bône, et le territoire du Zâb : <em>«il donna à son fils le gouvernement de la marche de Bougie, capitale du royaume des Banû Hammâd et lui confia l’administration de l’ensemble de sa région»</em> (<em>Ibar</em>, VI, p. 619, <em>Berbères</em>, II, p. 329).</p>



<p>Ibn Khaldûn définit donc ce territoire frontière avant tout par un ensemble de villes dominées par Bougie, avec leurs arrière-pays. L’allégeance de ces villes envers le pouvoir central se manifeste par l’acceptation des gouverneurs envoyés par le souverain et par la <em>bay‘a</em> prononcée au moment de l’accession au trône de ce dernier, renouvelée régulièrement par la <em>khutba </em>prononcée en son nom.</p>



<p>La délimitation du territoire de cette marche occidentale repose donc sur une autre unité de base, la tribu. Mais il serait erroné de considérer ces tribus d’un point de vue purement ethnique, sans référence à l’espace<sup>(7)</sup>. Outre le fait que certaines de ces tribus sont sédentaires, le nomadisme n’exclut nullement la conscience d’un territoire tribal articulé autour de points d’eau et de zones de pâturages, à l’intérieur duquel se font les déplacements saisonniers. Il n’exclut pas plus le fait que ce territoire soit perçu comme faisant partie de l’espace de souveraineté d’un pouvoir d’État auquel la tribu faisait allégeance <sup>(8)</sup>.</p>



<p>Il s’agit de relever un fait authentifié, sous les Aghlabides, les Fatimides puis l’État Hafside qui s’étendait sur l’Ifriqiya, ce qui signifie que la Tunisie englobait des territoires allant de Bougie (Béjaïa) jusqu’aux environs de Tripoli, et incluait des zones de la Grande Kabylie notamment Alger et contrôlant des territoires jusqu’à la Grande Syrte (1228 à 1574). Le pays avait maintenu une autonomie politique forte, centrée sur Mahdia, Kairouan puis Tunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2- Alerte, face aux tentatives d&rsquo;expropriation mémorielle</h2>



<p>En 1574, la Tunisie fut appariée à l’Empire Ottoman, avant d’acquérir une autonomie relative à partir de 1705. Le règne de Hammouda Pacha (1782-1814) marqua l’apogée de la dynastie husseinite en Tunisie. Son autorité a été testée par plusieurs conflits armés contre la Régence d’Alger, où Mustapha Pacha a été assassiné et les chroniques mentionnent Ahmed II Pacha comme successeur, une période marquée par de forte agitation et de successions rapides. La milice des janissaires jouait un rôle prédominant dans la destitution ou l’assassinat des deys d’Alger, rendant le pouvoir instable.</p>



<p>Cherchant à mettre fin au tribut versé à Alger, Hammouda Pacha fit réparer les remparts de la Médina de Tunis, de la Kasbah, et fit construire de nouvelles casernes comme celle d’El Attarine. Il déclara la guerre au Dey d’Alger en 1807. Le conflit culmina lors de la bataille de Constantine, où les troupes d’Alger subirent une défaite décisive. La victoire la plus emblématique contre les Algériens (ou plutôt Algérois) a été celle de juillet 1807. Le vizir Youssouf Saheb Ettabaâ intercepta l’armée algérienne à l’Oued Sarrat et l’écrasa, l’obligeant à fuir et à abandonner son artillerie. Cette victoire permit à la Tunisie de ne plus payer le tribut annuel à Alger. Une seconde guerre éclata en 1813. Les défenses tunisiennes ont tenu bon. Les troupes algériennes ont tenté de pénétrer en Tunisie mais ont été maintenues à la frontière. Le conflit s’est achevé par un traité en décembre 1813, signé par le Dey Hadj Ali d’Alger et le Bey Hammouda Pacha de Tunis.</p>



<p>Avec les Husseinites, la Tunisie avait agi comme un État quasi indépendant du pouvoir ottoman, avec ses propres traités internationaux et son premier texte constitutionnel en 1861 (le premier de la sphère proche orientale).&nbsp;Il est documenté que cette quête d’autonomie s’est manifestée par des actions symboliques, les navires tunisiens utilisaient leur propre pavillon et refusaient de se conformer strictement à l’usage des fanions ottomans, surtout lors de la période d’autonomie croissante sous Ahmed Bey I (1837-1855). Mais, avec la signature du Traité du Bardo en 1881, la Tunisie fut placée sous domination française.</p>



<p>À travers ce rapide périple historique, il a été possible de constater que, depuis l’antiquité et durant des siècles, le pouvoir central sur une vaste superficie était basé à Carthage-Dougga, Le Kef, Kairouan, Mahdia puis à Tunis. Par conséquent, son autorité se déployait sur des espaces territoriaux plus vaste que ceux de la Tunisie actuelle, aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest. Des villes comme Annaba (Hippone) ou Constantine étaient administrativement et culturellement rattachées à la mouvance tunisienne. Cette antériorité historique explique pourquoi de nombreux Tunisiens perçoivent les digressions actuelles comme une tromperie et une forme d’expropriation mémorielle.&nbsp;Dès la fin du Moyen Age, le discours comme la pratique montrent l’émergence d’une appréhension politique de l’espace, qui se développe à l’époque moderne et contemporaine. La marche de Bougie à l’époque hafside en offre un bon exemple <sup>(9)</sup>.</p>



<p>Depuis quelques années, de nombreux Tunisiens relèvent avec étonnement la diffusion de contrevérités instillées notamment sur les réseaux sociaux, traduisant des tentatives de captation du patrimoine tunisien par certains individus qui manquent de tact et souffrent d’une carence éducative. Cette posture fourbe touche au cœur de l’identité nationale et de la légitimité historique, elle représente une tentative de réappropriation patrimoniale. Ajoutant à ces divagations, les propos d’un ancien parlementaire algérien et expert économique, du nom de Houari Tigharsi, qui ont suscité une vive controverse. En juillet 2022 <sup>(10)</sup>, lors d’une intervention télévisée, ce quidam a qualifié la Tunisie de <em>«wilaya»</em> (province ou gouvernorat) de l’Algérie, dans une interview accordée à la chaîne <em>Sky News Arabia</em>.</p>



<p>Bien que ces propos n’engagent pas -heureusement- l’État algérien, ils ont provoqué une vague d’indignation et ont été largement relayés par des médias comme une ébauche de velléités hégémoniques. Certains observateurs notent que ce type de discours (qualifier la Tunisie de <em>«wilaya»</em>) circule parfois dans des cercles proches du pouvoir des voisins de l’Ouest sans être ouvertement approuvé, ce qui contribue à alimenter les critiques sur une volonté d’hégémonie régionale qui avancerait à pas de loup. Cette <em>«maladresse»</em> n’est pas un hasard. Elle répondrait à un besoin intériorisé de forger une identité nationale (sur le dos des autres) dans une profondeur historique mythique dépassant l’ère coloniale. Surtout, il n’y a pas eu de dénonciation officielle spécifique du gouvernement algérien concernant ces propos, alors qu’ils avaient provoqué une vive indignation en Tunisie, les autorités n’ont pas émis de condamnation publique directe à propos de ses déclarations.</p>



<p>Au-delà de ce personnage, la même expression est parfois utilisée de manière condescendante dans certains débats médiatiques algériens. En mai 2023, l’ambassadeur d’Algérie en Italie avait déclaré que Rome et Alger s’entendaient pour <em>«préserver la stabilité de la Tunisie»</em>, une phrase perçue à Tunis comme une forme d’ingérence (D’aucuns diront&nbsp;: de quoi je me mêle).</p>



<p>L’absence de justifications est précisément ce qui alimente régulièrement la rancœur d’une partie importante de l’opinion tunisienne, qui n’y voit non pas un dérapage isolé, mais le reflet d’une certaine perception condescendante persistante.</p>



<p>L’ancien diplomate Elyes Kasri <sup>(11)</sup> a été l’une des voix les plus critiques, alertant sur ce qu’il perçoit comme une <em>«dérive»</em>, certains observateurs allant jusqu’à évoquer ironiquement une transformation en <em>«70<sup>e</sup> wilaya algérienne»</em>. Il a récemment remis sur le tapis la question des territoires frontaliers (environ 20 000 km²) qui ont été intégrés à l’Algérie après l’indépendance, perçus par certains Tunisiens comme une spoliation historique.</p>



<p>Cette perception d’une <em>«main basse»</em> sur le patrimoine tunisien alimente effectivement de vifs débats, où la question de l’appropriation culturelle est devenue un sujet de tension récurrent.</p>



<p>Le conflit le plus emblématique concerne la zone saharienne et la célèbre Borne 233 (Garet El Hamel).&nbsp;La Tunisie revendiquait une bande de territoire au sud-ouest, s’étendant de la borne 222 (Fort Saint) jusqu’à la borne 233. Ce territoire, riche en ressources pétrolières (gisement d’Edjelé), aurait permis à la Tunisie d’étendre sa souveraineté sur environ 20 000 km². En plein conflit de Bizerte (1961), le président Habib Bourguiba a tenté de matérialiser cette souveraineté en envoyant un commando planter le drapeau tunisien sur la borne 233. Un affrontement armé avec les troupes françaises stationnées sur place fit 13 morts côté tunisien.</p>



<p>Il y a lieu de souligner que la frontière tuniso-algérienne a été historiquement une zone complexe, avec des barrages érigés pendant la guerre d’Algérie et des conflits territoriaux passés (1628, 1807). Les frontières actuelles sont en partie le résultat de négociations laborieuses, notamment le traité de 1628 entre la Régence indépendante de Tunis et la Régence du Dey d’Alger, qui est resté la base jusqu’à ce que les autorités militaires françaises en Algérie ne le remettent en cause en 1845.&nbsp;Les frontières modernes commencent à se dessiner, souvent au prix de conflits avec la Régence d’Alger à l’ouest (appelé traité d’Es-Settara), qui mit fin à la guerre et confirma la fixation de l’Oued Serrat comme frontière ouest. Les traités successifs ont fini par fixer les limites que nous connaissons aujourd’hui, bien que les tribus frontalières aient longtemps circulé librement.</p>



<p>L’examen des documents cartographiques coloniaux révèle que le tracé des frontières actuelles est le produit d’une série de conventions et de décisions administratives françaises qui ont systématiquement favorisé l’Algérie (alors considérée comme un prolongement de la métropole) au détriment de la Régence de Tunis.&nbsp;La Convention de 1901: un procès-verbal entre le gouverneur général d’Algérie et le résident général de France en Tunisie amorce le détachement de portions territoriales au profit de l’administration algérienne.</p>



<p>La Convention de Tripoli (1910)signée entre le Bey de Tunis et l’Empire Ottoman (pour la Tripolitaine), délimite la frontière sud. Bien qu’elle reconnaisse la borne 233 <sup>(12)</sup> (Garet El Hamel) comme point ultime du territoire tunisien, la France refusa par la suite d’appliquer strictement ce tracé pour conserver le contrôle sur des zones qu’elle considérait comme stratégiques.</p>



<p>Le grignotage du Sahara s’est effectué à travers les conventions successives en 1910 et 1929 qui ont entériné un<em> «découpage imaginaire»</em>. Avant que la France et l’Italie ne figent les frontières par des traités (comme celui de 1910 avec la Libye), les tribus et populations (comme les Werghemma) évoluaient dans un espace fluide, défiant les tentatives coloniales de fixer des limites territoriales strictes.</p>



<p>Il est clairement établi que la France privilégia l’unité administrative de son<em> «département algérien»</em>, annexant de facto des zones de parcours de tribus tunisiennes (comme les Frachich) pour garantir la sécurité des colons en Algérie.&nbsp;Le contentieux majeur portait donc sur une étendue de près de 20 000 km² (soit la superficie d’un pays comme la Slovénie) située au sud.&nbsp;Ce territoire englobe des zones riches comme El Borma, Ouargla et Berkine, piliers de l’actuelle puissance pétro-gazière algérienne.</p>



<p>Quant à la Borne 233, elle demeure le symbole de la spoliation. La France avait juridiquement reconnu son appartenance à la Tunisie, mais a maintenu une ambiguïté pour protéger le triangle stratégique Bir Romane &#8211; Borne 233 &#8211; Fort Saint.&nbsp;</p>



<p>L’accord de 1964, lors de la conférence du Caire, représentait un arrangement entre Habib Bourguiba et Ahmed Ben Bella. Il prévoyait la restitution de ces 20 000 km² à la Tunisie. Après la chute de Ben Bella en 1965, le nouveau pouvoir algérien (Boumediene) a refusé d’honorer cet accord, s’appuyant astucieusement sur le principe de l’OUA concernant <em>«l’intangibilité des frontières héritées du colonialisme»</em> pour sanctuariser ces gains territoriaux.&nbsp;</p>



<p>Ces documents montrent que la cartographie n’était pas un simple relevé géographique, mais un outil de gestion des conflits et d’expansion coloniale, transformant des limites de parcours tribaux en frontières d’État rigides au profit de l’entité la plus <em>«française»</em> du Maghreb à l’époque.&nbsp;</p>



<p>On ne peut que constater que la Tunisie a dû faire face à des tensions territoriales significatives avec ses voisins, principalement liées au legs de l’administration coloniale française qui avait favorisé l’Algérie (considérée comme un prolongement de la métropole) au détriment de la Tunisie.&nbsp;</p>



<p>Finalement, le pouvoir tunisien abandonna ses revendications pour préserver la paix, par des accords successifs : celui de 1970 sur le tracé sud (Bir Romane &#8211; Fort Saint)&nbsp;et celui de 1983 sur le tracé nord (Méditerranée &#8211; Bir Romane).&nbsp;</p>



<p>En dépit de toutes ces péripéties, Tunisiens et Algériens dans leur ensemble partagent des liens profonds et sont pour une coexistence pacifique. Car la proximité n’est pas seulement géographique, elle est humaine. Les familles transfrontalières, les mariages mixtes et l’histoire commune de la lutte pour l’indépendance créent un sentiment d’appartenance commune qui dépasse les discours politiques ou les polémiques de réseaux sociaux.&nbsp;</p>



<p>Les populations des deux pays aspirent avant tout à la paix, au développement économique et à la libre circulation sans arrière-pensées hégémoniques. La coexistence paisible est perçue comme la seule voie viable pour la prospérité régionale dans un monde de plus en plus instable.</p>



<p>Pourtant, ces <em>«fauteurs de troubles»</em> qui cherchent à semer la discorde, bénéficient souvent d’une visibilité disproportionnée sur internet, mais ils ne représentent pas la volonté des millions de Tunisiens et d’Algériens qui cultivent le respect et l’amitié au quotidien. Cette notion grotesque de <em>«grand frère»</em> est souvent perçue comme paternaliste et ne correspond pas aux aspirations des sociétés modernes qui privilégient le partenariat et l’égalité.</p>



<p>Une logique de respect mutuel est essentielle pour plusieurs raisons. Chaque nation a son propre parcours, ses défis et sa souveraineté à protéger. Le respect de ces spécificités est la base de toute relation saine et durable, c’est le meilleur rempart contre les malentendus. En se traitant d’égal à égal, la coopération devient plus efficace. Il ne s’agit pas de <em>«donner des leçons»</em>, mais de partager des solutions. Les termes de supériorité ou les tentatives d’ingérence sont souvent ceux qui alimentent les réactions de rejet. Toute tentative perçue comme hégémonique risque de compromettre les relations en brisant la confiance et en créant un déséquilibre qui génère inévitablement résistance et conflits. Ce qui crée un terrain propice aux blocages de communication, nuisant à la relation sur le long terme.</p>



<p>En somme, la force de la relation entre deux États souverains et ses citoyens réside dans cette capacité à se considérer comme des partenaires stratégiques, sans qu&rsquo;une tutelle morale ou politique ne vienne entacher cette amitié. À bon entendeur, salut&nbsp;!</p>



<p><em>* Ecrivain.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>1- Lucien Febvre, “Frontières : le mot et la notion”, Bulletin du Centre International de Synthèse, XLV, 1928, repris dans Pour une histoire à entière, Paris, 1962, p. 17-18.</em></p>



<p><em>2- Dougga (Thugga). Études épigraphiques<strong> &#8211; </strong>Sous la direction de Mustapha Khanoussi et Louis Maurin, Ausonius Éditions,1997, 278 pages.</em></p>



<p><em>3- Saint Augustin, numide universel, La Vie, 16/04/2026.</em></p>



<p><em>4- Carthage, la Tunisienne (1-2), Nos ancêtres les Massyles, Kapitalis, 5 et 6 juillet 2025.</em></p>



<p><em>5</em>&#8211; <em>Hady-Roger Idris, La Berbérie orientale sous les Zirides, X<sup>ème</sup>-XII<sup>ème</sup> siècle, Paris, 1962, p. 409.</em></p>



<p><em>6- Ibn Khaldûn, Discours sur l’Histoire universelle. Al-Muqaddima, trad. Vincent Monteil, Paris, 1967-8, p. 318.</em></p>



<p><em>7- Voir notamment les réflexions de Laroussi Amri, et sa critique des thèses d’É.-F. Gautier, Pour une sociologie 8 &#8211; des ruptures. La tribu au Maghreb médiéval, Tunis, 1997, p. 189 sqq.</em></p>



<p><em>8- Sur ce rapport entre allégeance et territoire, voir notamment Vincent Geisser, Rapport préliminaire à l’atelier «formes d’allégeances et territorialisation», Villes et territoires au Maghreb, op.cit., p. 115-117.</em></p>



<p><em>9 &#8211; Cf. Dominique Valérian, Bougie, port maghrébin à la fin du Moyen Age, thèse d’université, Université Paris I, décembre 2000.</em></p>



<p><em>10- Tunisie numérique, 18 juillet 2022.</em></p>



<p><em>11 &#8211;</em> <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/carthage-la-tunisienne-1-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carthage Tunisienne</a>, <em>Kapitalis, 2 nov. 2025.</em></p>



<p><em>12- Ben Salem, Mohamed Mémoire DES de Droit Public : l&rsquo;affaire de la borne 233</em>&#8211;<em>Faculté Droit de Tunis-1971-1972.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fmsJcYGVfb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/">Carthage, la «Tunisienne» | Nos ancêtres les Massyles (2-2)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Carthage, la «Tunisienne» | Nos ancêtres les Massyles (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/embed/#?secret=xdeOCO7syZ#?secret=fmsJcYGVfb" data-secret="fmsJcYGVfb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Guerres, hégémonies et génocides &#124; Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Koweït]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Pnud]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Bourjini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘Une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ est le titre des mémoires de l'ambassadeur Salah Bourjini. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/guerres-hegemonies-et-genocides-les-memoires-de-lambassadeur-salah-bourjini/">Guerres, hégémonies et génocides | Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘Mémoires d&rsquo;une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ (Editions Nirvana, Tunis, 2026) est le titre que le Docteur Salah Bourjini, ancien ambassadeur des Nations Unies, a choisi pour l’ouvrage de mémoires où il évoque ses cinquante ans de <strong><em>carrière diplomatique </em></strong>dont environ trente ans aux Nations Unies. </em></strong></p>



<p><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-18633974"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p>L’auteur ayant&nbsp;servi&nbsp;de 1981 à 2010 comme Représentant coordonnateur des Nations Unies dans&nbsp;un Irak en&nbsp;pleines guerres&nbsp;au Koweït post-libération,&nbsp;en Libye sous Kadhafi&nbsp;et en Algérie sous Ben Jedid, et&nbsp;comme&nbsp;directeur&nbsp;des Programmes pour le développement&nbsp;dans les pays arabes au siège&nbsp;du Pnud&nbsp;à New York, son ouvrage paraît dans&nbsp; le contexte&nbsp; géopolitique international&nbsp;très tendue, marqué par la guerre russe contre l’Ukraine, la guerre israélienne contre Gaza et la guerre américano-israélienne contre l’Iran&nbsp;avec&nbsp;leurs répercussions&nbsp;sur la paix et la sécurité dans le monde. &nbsp;</p>



<p>Fort de l’expérience&nbsp; qu’il avait&nbsp;acquis durant&nbsp;plusieurs années en étant aux premières loges de cette région&nbsp;chaude du Moyen-Orient et du Golfe, souvent instable, qui plus est à des périodes cruciales de son histoire, l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;nous mène dans un voyage&nbsp;géopolitique extrêmement&nbsp;mouvementé au cours duquel avait&nbsp;été&nbsp;quotidiennement&nbsp;sur le qui-vive&nbsp;et aux prises&nbsp;avec&nbsp;des situations difficiles, aussi bien&nbsp;dans&nbsp;ses contacts dans les hautes sphères&nbsp;aux Nations Unies à New-York&nbsp;qu’en accomplissant des missions&nbsp;dans ces pays, qui dépassaient&nbsp;souvent, et&nbsp;de loin, celles&nbsp;d’un ambassadeur&nbsp;en poste en période ordinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans les arcanes de la politique moyen-orientale &nbsp;</h2>



<p>Sur&nbsp;une distance de quelques 500 pages, l’auteur en consacre&nbsp;environ les&nbsp;deux-tiers pour&nbsp;l’Irak, le Koweït et la Libye, décrivant&nbsp;avec&nbsp;force&nbsp;détails&nbsp;les situations&nbsp;dramatiques&nbsp;vécues&nbsp;dans ces pays&nbsp;par suite de guerres meurtrières, d’embargos économiques, de pénuries&#8230; en raison de la&nbsp;piètre&nbsp;gestion&nbsp;des affaires publiques&nbsp;par les différents gouvernements.&nbsp;</p>



<p>A&nbsp;la lecture&nbsp;de&nbsp;cet&nbsp;ouvrage&nbsp;passionnant,&nbsp;le lecteur découvre les&nbsp;expériences, à la fois excitantes et frustrantes, vécues&nbsp;par&nbsp;l’auteur lors de ses immersions diplomatiques dans les méandres de la politique au Moyen-Orient,&nbsp;se fait&nbsp;une&nbsp;idée&nbsp;de ses&nbsp;multiples&nbsp;contacts&nbsp;avec&nbsp;les dirigeants&nbsp;de&nbsp;ces&nbsp;pays, les nombreuses&nbsp;contraintes&nbsp;auxquelles&nbsp;il avait fait face, parfois au&nbsp;risque de sa vie, en temps&nbsp;de guerre&nbsp;et sous les&nbsp; bombardements, tout comme&nbsp;les efforts déployés&nbsp;par ses services pour&nbsp;aider ces&nbsp; pays&nbsp;à se relever&nbsp;en dépit&nbsp; des contextes&nbsp;extrêmement&nbsp;difficiles qu’ils ont traversés.</p>



<p>Le lecteur&nbsp;se fait également&nbsp;une idée&nbsp;de la manière dont les puissances occidentales, États-Unis en tête,&nbsp;traitent&nbsp;les gouvernements&nbsp;de ces pays, en bafouant souvent le droit international qu’elles appliquent à la tête du client.&nbsp;</p>



<p>L’auteur, qui décrit&nbsp;de manière objective&nbsp;les difficultés endurées&nbsp;par ces pays&nbsp;en en identifiant les responsables,&nbsp;préfère souvent laisser&nbsp;le&nbsp;lecteur&nbsp;se faire sa&nbsp;propre idée&nbsp;sur&nbsp;les causes objectives des multiples drames vécues&nbsp;par ces pays, se gardant&nbsp;d’en imputer&nbsp;les responsabilités aux seules grandes puissances.</p>



<p>Il n’omet, toutefois, pas de souligner que pour ces grandes puissances, les pays du Moyen-Orient ne valent&nbsp;que par&nbsp;leurs ressources naturelles, invitant&nbsp;au passage ces pays à tirer&nbsp;un meilleur profit&nbsp;de leur position géopolitique&nbsp;pour&nbsp;faire entendre leurs&nbsp;voix dans le nouvel&nbsp;ordre&nbsp;international en cours de construction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du Kef à New York en passant par Tunis</h2>



<p>Fort de son extraordinaire expérience internationale, appréciée et reconnue, l’ambassadeur Bourjini développe des réflexions pertinentes sur&nbsp;l’évolution de la situation&nbsp;politique&nbsp;en Tunisie&nbsp;au lendemain&nbsp;des changements&nbsp;survenus après le 14&nbsp;janvier 2011, tenant&nbsp;la&nbsp;classe&nbsp;politique&nbsp;post-révolution, toutes&nbsp;tendances confondues et plus particulièrement les Islamistes, pour responsable&nbsp;des déboires&nbsp;et échecs&nbsp;de la Tunisie au cours des douze dernières années, notamment dans&nbsp;le domaine&nbsp;économique.&nbsp;</p>



<p>Le diplomate&nbsp;consacre&nbsp;également&nbsp;plusieurs&nbsp;pages&nbsp;au&nbsp;drame&nbsp;palestinien, qualifiant&nbsp;de génocide&nbsp;les destructions massives et les souffrances inhumaines infligées par&nbsp;Israël aux Palestiniens&nbsp;depuis le 7&nbsp;octobre 2023, face à une communauté internationale&nbsp;sinon complice du moins passive et impuissante. &nbsp; &nbsp;</p>



<p>Les analyses&nbsp;et appréciations de&nbsp;l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;sont à la fois pertinentes et équilibrées, frappées du sceau de l’honnêteté et de la sagesse. Elles font&nbsp;de&nbsp;son livre une référence pour celles et ceux, historiens, journalistes, diplomates, étudiants, qui&nbsp;veulent mieux connaître&nbsp;les arcanes de la politique étrangère&nbsp;des grandes puissances, le rôle&nbsp;des Nations Unies&nbsp;et les conditions d’avènement&nbsp;d’un&nbsp;nouvel ordre&nbsp;international&nbsp;dont personne&nbsp;ne&nbsp;pourra&nbsp;pour l’heure&nbsp;entrevoir clairement les contours.</p>



<p>Les mémoires de l’ambassadeur Bourjini consacrent également des chapitres à ses débuts&nbsp;dans sa ville natale le Kef à laquelle il&nbsp;est resté toujours attaché.</p>



<p>Né dans&nbsp;une Tunisie&nbsp;en lutte pour son indépendance dans une famille militant dans les rangs du Parti destourien,&nbsp;il s&rsquo;était rapidement investi en politique en s’activant au sein de l’Uget. Muni d&rsquo;une licence de mathématiques,&nbsp;il a pu&nbsp;rejoindre les États-Unis d’Amérique où il&nbsp;avait obtenu son doctorat en économie. Il a cependant préféré rejoindre la Tunisie&nbsp;où&nbsp;il avait été conseiller des ministres du Plan&nbsp;et de l’Economie du temps d’Ahmed Ben Salah et&nbsp;Chedly Ayari, puis directeur adjoint de la coopération multilatérale au ministère des Affaires étrangères&nbsp;entre 1975 et 1980,&nbsp;et professeur d’économie et planification à la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis. A ce titre, il était en charge de la préparation,&nbsp;en coopération avec les départements ministériels concernés,&nbsp;des dossiers de la coopération multilatérale et avait représenté&nbsp;la Tunisie dans des dizaines de conférences internationales.&nbsp;</p>



<p>Cet ouvrage relate la vie et l’œuvre d’un homme d’expérience,&nbsp;généreux&nbsp;dans l’effort et dévoué aux autres, qui&nbsp;a toujours&nbsp;servi la Tunisie et les Nations-Unies, avec discrétion et efficacité, comme tour diplomate qui se respecte, ce qui lui a valu&nbsp;les félicitations&nbsp;de nombreuses personnalités&nbsp;internationales, qui lui ont rendu&nbsp;hommage et, à travers lui, à son pays&nbsp;et à peuple.&nbsp;</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<item>
		<title>Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:54:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alarm Phone]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
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		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Sea Watch]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>47 migrants secourus par le bateau d'une ONG après 'être réfugiés sur une plateforme offshore abandonnée au large de la Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/">Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le navire Aurora de l’ONG Sea Watch a récemment quitté le port de Lampedusa, en Sicile (Italie) et s’est dirigé vers la plateforme offshore abandonnée de Didon, située dans les eaux entre la Tunisie et la Libye, pour secourir des migrants qui y ont trouvé refuge. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-18583939"></span>



<p>Selon Alarm Phone, 47 personnes se sont réfugiées à bord de la structure abandonnée depuis plusieurs jours <em>«pour survivre à la tempête avec très peu de nourriture et d’eau»</em>. <em>«Aucun pays ne leur est venu en aide»</em>, a expliqué Sea Watch, citée par l’agence italienne <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2026/04/03/sea-watch-in-mare-per-salvare-47-migranti-su-una-piattaforma-abbandonata_3a523b17-7ce4-49d6-83d1-74959a549da6.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</p>



<p>Le champ pétrolier Didon est situé à 78 km au large du Golfe de Gabès. Découvert en 1975 et foré en 1985. Suite à la baisse de la production journalière, l’Etap, l’entreprise publique tunisienne qui en est propriétaire, a décidé de suspendre la production fin 2017. Une étude et technico-économique, réalisée en 2019, a conclu que le champs pourrait encore être exploité pour une période de 15 ans. Encore faut-il que l’Etap trouve les investissements nécessaires. En attendant, la plateforme est à l’abandon, comme de nombreux projets rentables en Tunisie. Cherchez l’erreur !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/">Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Libye &#124; Le pétrole creuse la fracture entre Tripoli et Benghazi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:20:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arkenu Oil]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question du pétrole et des dépenses publiques en Libye oppose les gouvernements en place à Tripoli et Benghazi. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/libye-le-petrole-creuse-la-fracture-entre-tripoli-et-benghazi/">Libye | Le pétrole creuse la fracture entre Tripoli et Benghazi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La question du pétrole et des dépenses publiques en Libye entre les gouvernements en place à Tripoli et Benghazi entre dans une nouvelle phase de conflit politique. Le Fonds libyen pour le développement et la reconstruction, dirigé par Belgassem Haftar, ayant annoncé, le 31 mars 2026, son rejet anticipé des conclusions des réunions du comité économique réuni récemment en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-18583787"></span>



<p>Les participants à la réunion, présentés comme représentant l’Est et le Sud, ne sont pas réellement représentatifs et leurs conclusions ne sont pas contraignantes pour ledit Fonds, a tranché Haftar. Alors que l’agence de presse officielle libyenne <em>Lana</em> et <em>The Libya Observer</em> ont notamment pointé du doigt Rifaat al-Abbar et Fakher Boufrane.</p>



<p>Ce différend porte sur des négociations qui, selon des sources libyennes citées par les médias locaux, se déroulent ou sont en voie de finalisation à Tunis sous l’égide des États-Unis.</p>



<p>Ces négociations porteront sur le suivi de la mise en œuvre du programme de développement unifié et aborderont l’élaboration d’un budget national unique, sujet qui demeure le véritable nœud du conflit entre Tripoli et Benghazi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;économie pour baliser le dialogue politique  </h2>



<p>Le 28 mars, le président du Conseil présidentiel, Mohamed al-Menfi, a rencontré Belgassem Haftar à Derna, appelant à l’unification des institutions, à une gestion financière saine et à un budget général unique.</p>



<p>La rencontre de Tunis fait suite à une série de contacts déjà tenus à Rome et à Paris, dont l’existence a été confirmée ces derniers mois par des sources américaines et des médias libyens.</p>



<p>La voie économique promue par la Manul ne surgit pas de nulle part. En janvier, la mission onusienne avait identifié l’unification du budget national et la réforme de la gouvernance des recettes pétrolières comme des priorités du dialogue structuré.</p>



<p>Cette même ligne a été réitérée par les partenaires internationaux, notamment l’Italie, qui, en novembre, a salué l’accord du 18 novembre sur le <em>«Programme unifié de développement»</em> comme un outil pour renforcer la Compagnie nationale de pétrole, la Banque centrale et la stabilité financière.</p>



<p>Le 26 mars, l’ambassade des États-Unis a également insisté sur la pleine mise en œuvre de ce programme et la nécessité d’un budget unifié, a rapporté <em>Libya Herald</em>. Il s’agit d’un enjeu économique plutôt qu’institutionnel.</p>



<p>Le 22 février, le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah a demandé à la Banque centrale de geler tous les financements de projets pour 2026, dénonçant le fait que les dépenses parallèles avaient dépassé 70 milliards de dinars.</p>



<p>Quelques jours auparavant, devant le Conseil de sécurité, la Représentante spéciale des Nations Unies pour la Libye, Hanna Serwaa Tetteh, avait averti que l’absence de budget unifié, le manque de coordination des dépenses et la baisse des recettes pétrolières fragilisaient les réserves, le dinar et le niveau de vie, dans un contexte d’inflation, de pénuries de carburant et de mécontentement social croissant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Absence d&rsquo;accord sur le contrôle des flux pétroliers</h2>



<p>En toile de fond, la question d’Arkenu Oil pèse lourdement&nbsp;: cette compagnie privée a mis fin au monopole historique de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) sur les exportations de pétrole brut et, selon un rapport de l’Onu de décembre&nbsp;2025, était indirectement contrôlée par Saddam Haftar, qui demandait des paiements vers des comptes étrangers en dehors des circuits habituels de la Banque centrale.</p>



<p>Parallèlement, le <em>Libya Observer</em> a rapporté que Dbeibah avait demandé à la NOC de suspendre un accord de développement controversé avec Arkenu, signe d’une nouvelle répression sur la question énergétique la plus sensible du pays.</p>



<p>Pour la Tunisie, qui avait déjà accueilli en janvier le mécanisme consultatif tripartite avec l’Algérie et l’Égypte sur la crise libyenne, la perspective d’une table ronde à Tunis confirme son rôle de plateforme de médiation régionale. Mais le signal en provenance de Benghazi est clair : sans accord sur le contrôle des flux pétroliers, des fonds de développement et du processus décisionnel entre la NOC, la Banque centrale et les centres de pouvoir locaux, la question économique risque de rester le principal facteur de fragmentation de la Libye.</p>



<p>D’après <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/politica/2026/04/03/libia-petrolio-e-bilancio-riaprono-la-frattura-tra-est-e-ovest-nuovo-tavolo_219e38ea-61a0-417e-b0bf-644eb3a9943b.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/libye-le-petrole-creuse-la-fracture-entre-tripoli-et-benghazi/">Libye | Le pétrole creuse la fracture entre Tripoli et Benghazi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:13:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Cepex]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Abid]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie va lancer des études pour un projet de corridor terrestre continental vers l’Afrique subsaharienne, en coordination avec la Libye.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie a annoncé le lancement d’études pour un projet de corridor terrestre continental vers l’Afrique subsaharienne, en coordination avec la Libye. Il s’agit toutefois d’un projet encore au stade préparatoire, et non d’une infrastructure opérationnelle.</em></strong></p>



<span id="more-18579249"></span>



<p>Cette initiative a été présentée par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors du Forum économique Tunisie-Niger, tenu mercredi 1<sup>er</sup> avril 2026, au Centre de promotion des exportations (Cepex), à Tunis, en présence d&rsquo;e M. Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce de l&rsquo;Industrie du Niger. Le corridor projeté devrait relier le point de passage de Ras Jedir aux marchés du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina Faso et de la République centrafricaine. L’objectif est de réduire les coûts logistiques et de raccourcir les délais de transport des marchandises tunisiennes à destination du sud du Sahara. Et l’enjeu politique et économique est que Tunis transforme en infrastructure un axe stratégique annoncé de longue date, à savoir, renforcer sa présence commerciale en Afrique.</p>



<p>Dans son rapport gouvernemental 2025 à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Tunisie désigne l’Afrique comme l’un des marchés prioritaires de sa politique commerciale, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). La ratification de l’accord par la Tunisie a été finalisée le 7 août 2020, et le pays participe également à l’initiative de développement commercial pilotée par le secrétariat de la Zlecaf.</p>



<p>Assurer la continuité logistique</p>



<p>Cette annonce intervient alors que Cepex a déjà prévu un programme fortement axé sur l’Afrique pour 2026, avec 65 actions promotionnelles et le soutien d’environ 1&nbsp;250 entreprises tunisiennes, notamment des rencontres d’affaires et des initiatives dédiées aux marchés subsahariens. Dans ce contexte, le corridor terrestre est présenté comme un outil permettant d’assurer la continuité logistique d’une présence commerciale qui a déjà généré environ 400 transactions d’exportation dans le cadre de la Zlecaf, en particulier dans les secteurs des composants mécaniques et électroniques, du textile et de l’agroalimentaire.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si le dossier a été présenté au forum avec le Niger, un partenaire qui, actuellement, représente encore une part limitée des échanges bilatéraux&nbsp;: selon les données de &nbsp;2024, les exportations tunisiennes vers Niamey s’élevaient à 5,28 millions de dollars. Le corridor, selon Tunis, devrait précisément servir à combler ce manque, en transformant la frontière de Ras Jedir en une porte d&rsquo;entrée commerciale vers le Sahel et l’arrière-pays africain.</p>



<p>Il ne s’agit pas de l’ouverture immédiate d’une nouvelle route commerciale déjà fonctionnelle, mais plutôt de la transition vers une phase plus concrète, celle des études et de la planification, d’une stratégie par laquelle la Tunisie tente de réduire sa dépendance aux marchés européens traditionnels et de s’imposer comme une plateforme pour le commerce entre la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B. </strong></p>
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		<title>Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 09:01:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le Monopoly de la subversion internationale, les Emirats se sont positionnés comme les sous-traitants d’Israël et des Etats-Unis.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Parmi les premiers enseignements à tirer de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, l’effondrement des Emirats arabes unis ou tout au moins du modèle de développement et de l’image de succès de ce conglomérat d’émirats qui ont su se forger une stature de havre pour les capitaux, entrepreneurs et touristes, pour finir par perdre, dès les premiers jours des hostilités dans la région, leur image et les entrepreneurs et touristes qui ont fait leur succès fulgurant.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18477989"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Il faut dire que cette guerre, menée sous la houlette d’une Amérique radicalement transformée par Donald Trump, se présente de plus en plus comme une accélération des bouleversements géostratégiques déjà perceptibles à la faveur des mouvements tectoniques en Europe de l’Est, en Afrique et en Asie.</p>



<p>Non contents d’être devenus la Suisse du Moyen-Orient, enivrés par leur succès et voulant se tailler une place dans la table des joueurs de Monopoly géostratégique, des monarchies pétrolières, lassées d’acheter des casinos, hôtels et immeubles à travers le monde, se sont mises à financer des mercenaires armés ou civils bon marché et des mouvements subversifs surtout dans des pays offrant des opportunités de sédition, comme le Yémen, le Soudan ou la Libye, aujourd’hui livrés à des conflits sans fin.</p>



<p>Dans ce Monopoly de la subversion internationale, les dirigeants des Emirats se sont positionnés comme les sous-traitants d’Israël et de leur appendice politico-militaire américain.</p>



<p>Toutefois, à la suite de l’intensification des hostilités dans la région du Golfe, les Emirats ont découvert qu’ils n’étaient qu’un comparse de second ordre et que le bouclier israélo-américain était plus une promesse qu’une réalité en situation de crise et d’urgence.</p>



<p>Il n’est pas excessif de penser qu’à l’instar d’une entreprise, un pays comme les Emirats aura causé sa propre perte en se trompant de positionnement et de modèle de gestion et de gouvernance internationaux.</p>



<p>Quand on veut attirer les touristes et les investisseurs étrangers en se présentant comme un havre de stabilité, il devient suicidaire de s’incruster dans les querelles des autres et de se mettre sous la coupe de qui que ce soit même si c’est la première puissance mondiale, car l’heure de vérité finit toujours par arriver avec son lot de chacun pour soi et de lâchage sur un ton de prière du mort.</p>



<p>A bon entendeur salut&nbsp;!</p>



<p><em>* Ancien diplomate.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IwpcAEwXPp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/">Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/embed/#?secret=QlyDWlE7nq#?secret=IwpcAEwXPp" data-secret="IwpcAEwXPp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>2 510 migrants débarqués en Italie en février 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/2-510-migrants-debarques-en-italie-en-fevrier-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:34:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[HCR]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Lampedusa]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[OIM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2 510 migrants illégaux ont débarqué sur les côtes italiennes en février 2026, en provenance de la Libye (85 %) et de la Tunisie (10%).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/2-510-migrants-debarques-en-italie-en-fevrier-2026/">2 510 migrants débarqués en Italie en février 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le Haut comité pour les réfugiés (HCR), 2&nbsp;510 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes en février 2026. Ce chiffre représente une augmentation de 72 % par rapport au mois précédent (1&nbsp;457), mais une baisse par rapport à 2025. Ces migrants illégaux étaient partis de Libye et de Tunisie, mais la Libye est, au cours du mois indiqué, le principal pays de départ, représentant environ 93 % des arrivées par voie maritime en Italie.</em></strong></p>



<span id="more-18434064"></span>



<p>Selon les statistiques publiées le 3 mars par le HCR, 64 % des personnes arrivées en février ont débarqué à Lampedusa. Parmi les autres ports de débarquement figurent Pozzallo, Livourne, Ravenne, Pantelleria, Vibo Valentia, Trapani, Catane, Tarente et Marsala.</p>



<p><em>«Au moins six personnes sont décédées»</em>, indique l’agence onusienne, d’après les témoignages recueillis par son personnel concernant deux incidents survenus en février près des côtes italiennes, sur la route de la Méditerranée centrale. <em>«Ce chiffre est sous-estimé car il repose uniquement sur les informations recueillies par les équipes du HCR lors du débarquement en Italie»</em>, souligne l’agence.</p>



<p>Au cours des deux premiers mois de l’année, 3&nbsp;967 arrivées par voie maritime ont été enregistrées, soit une baisse par rapport à la même période en 2025 (6&nbsp;808). Depuis début 2026, la Libye est le principal pays de départ, représentant 85&nbsp;% des arrivées par voie maritime en Italie (93&nbsp;% au cours des deux premiers mois de 2025). La Tunisie demeure le deuxième pays de départ, représentant 10&nbsp;% des arrivées par voie maritime (3&nbsp;% au cours de la période janvier-février 2025).</p>



<p>En 2026, la Sicile demeure la région la plus touchée par les arrivées par la mer à l’échelle nationale, notamment Lampedusa, qui a enregistré 63 % de ces arrivées au cours des deux premiers mois de l’année (contre 82 % sur la même période en 2025).</p>



<p>Concernant les nationalités d’origine, les plus représentées en février étaient le Bangladesh (20 %), la Somalie (9 %), le Pakistan (7 %), l’Égypte (6 %), le Soudan (5 %), l’Algérie (5 %), la Guinée (3 %), l’Iran (2 %), la Côte d’Ivoire (1 %) et la Tunisie (1 %).</p>



<p>En février, les mineurs non accompagnés représentaient 13 % des arrivées par la mer en Italie, contre 11 % sur la même période l’année précédente. De janvier à février 2026, 16 % des personnes ont été secourues par des ONG en Méditerranée.</p>



<p>D’après les données de l’Organisation internationale pour les réfugiés (OIM &#8211; Projet sur les migrants disparus), 606 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée au cours des deux premiers mois de 2026 (hors route du Nord-Ouest africain), dont 503 sur la route centrale (83 %). À la même période l’année précédente, on dénombrait 287 décès, dont 141 sur la route centrale.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2026/03/03/unhcr-2.510-arrivi-a-febbraio-nel-mediterraneo-centrale-e-almeno-6-morti_0309aaf3-555c-4310-92b2-81c1a32be9bc.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ANSAmed</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/2-510-migrants-debarques-en-italie-en-fevrier-2026/">2 510 migrants débarqués en Italie en février 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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